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EDITORIAL
LE
COMBATTANT MEURT,
LE COMBAT CONTINUE
Débarrassons-nous de l'anecdote : même des
dignitaires du régime ont tenu à marquer de leur présence
les funérailles de notre Président, le regretté Ahmed
Dini. Ce qui nous touche : la compassion est effectivement
une valeur universelle. Toutefois, comme l'honnête homme,
nous ne pouvons manquer d'émettre au moins une réticence
qu'impose le bon sens : celle qui consiste à se demander
comment peut-on tour à tour insulter la personne du
vivant et saluer la mémoire du défunt ?
Car
l'anecdote a sa morale : c'est peut-être ce qui explique
que le parti au pouvoir ait en même temps assuré la sécurité
policière du cortège funéraire en ce dimanche soir,
tout en laissant sa télévision diffuser des chansons
quelque peu déplacées.
Cette
indécence festive officielle venant polluer des condoléances
personnelles, donc sincères, montre dans tout son cynisme
et dans toute sa mesquinerie le despotisme du pouvoir en
place : il est futile de feindre regretter la disparition
d'un tel homme d'Etat, hier présenté comme l'irréductible
ennemi à abattre. Mais il ne s'agit pas de rêver : un
dirigeant qui n'a d'Histoire qu'usurpée et extorquée n'a
pas la grandeur nécessaire pour honorer comme il se doit,
et comme l'avait souhaité nos concitoyens, celui qui a
proclamé l'Indépendance de notre pays !
Eu
égard justement à la profonde et unanime tristesse de
nos concitoyens, rappelons l'importance cruciale du
contexte dans lequel survient ce qui est véritablement vécu
comme une tragédie nationale : l'horizon obscur de la
prochaine élection présidentielle. La précipitation
dans laquelle le régime a déjà concentré tous ses
efforts vers cette échéance fondamentale suffit à démontrer
qu'avant ce drame, il ne considérait nullement sa
victoire acquise.
Car,
entre un candidat à sa propre succession, réduisant la
mission politique à une grossière comédie sur fond de
distribution de khat, au passé connu de tous et au passif
enduré par presque tous, et un leader indépendantiste
unanimement considéré pour son engagement sans faille
dans la construction d'une Nation Djiboutienne
respectueuse de sa diversité, pour qui tout dirigeant
digne de ce nom doit avant tout se respecter pour prétendre
mériter la confiance de ses concitoyens, le verdict était
indéniablement connu d'avance.
Si,
toutefois, la volonté populaire n'était pas étouffée,
comme dans le passé, par les différents baillons
administratifs, militaro-policiers et constitutionnels.
Mais,
Gloire à Lui, le Tout-Puissant qui prédétermine notre
destinée en avait décidé autrement, et c'est ainsi la
fin d'une époque qu'illustre si pitoyablement ceux du régime
: celle où le chef charismatique guidé par ses
convictions est prétendument supplanté par le caïd
accidentel et le figurant circonstanciel. (Suite en page
4)
C'est
pourquoi terminons par l'essentiel : contrairement a ce
qu'a inconsidérément propagé une dépêche de presse
complaisante et orientée vers la consommation externe, le
regretté Ahmed Dini n'avait absolument pas été
pressenti pour une quelconque candidature, ni par son
parti, ni encore moins par l'opposition démocratique
regroupée au sein de l'Union pour l'Alternance Démocratique.
Tout
simplement parce qu'il y a une différence fondamentale
entre compétition sportive et compétition électorale :
contrairement à la première, il ne s'agit pas dans la
seconde de tout juste participer, surtout quand il n'y a
ni règles ni arbitre impartial. En clair, on entre dans
l'arène politique pour gagner, pas pour être spolié !
Or,
en l'état actuel de l'environnement institutionnel
djiboutien, et considérant l'ampleur organisée et le
caractère systématique des fraudes qui ont discrédité
les dernières législatives de janvier 2003, rien ne
pourrait justifier un changement miraculeux des fraudeurs
patentés. Coupables de surcroît d'une inacceptable
violation de l'Accord de Paix du 12 mai 2001 : le régime
djiboutien voudrait être le seul au monde à consolider
la paix en aggravant les causes du conflit civil.
Quand
on ambitionne un destin politique, la première rigueur
consiste à ne pas mentir à ses concitoyens, à ses
sympathisants et à ses électeurs : puisqu'il est
clairement établi que, dans le système tel qu'il
s'impose aujourd'hui, seul l'ancien parti unique au
pouvoir et ses alliés à géométrie variable peuvent
remporter une consultation électorale quelle qu'elle
soit, il est de notre devoir d'en prendre acte… en acte
! Et d'en informer toutes celles et tous ceux qui voient
en nous une chance d'alternance démocratique pacifique.
Ce
débat traverse l'opposition depuis quelque temps et la
question devra être tranchée dans un proche avenir : il
n'est pas sérieux de donner d'infondés espoirs lorsque
la mécanique frauduleuse est si profondément implantée,
qui plonge ses racines dans le déni des droits
fondamentaux tels que la citoyenneté et le travail. Il
faut donc impérativement définir la stratégie
qu'implique la situation : si une vaste prise de
conscience agissante de toutes nos concitoyennes et de
tous nos concitoyens peut se dresser contre cette
dictature sortie des urnes, il faut en définir les
modalités pratiques, en procédant à l'évaluation la
plus précise de toutes les variables à prendre en considération.
Restons donc tous mobilisés et refusons la régression
que ce régime prétend nous imposer !
Le
seul fait de nous lire en cette douloureuse circonstance
est la preuve la plus éclatante que, si le Combattant
meurt, la Lutte continue. Nous en avons toujours été
intimement convaincus et le sommes encore plus
aujourd'hui.
Merci
de nous en assurer.
La Nation
perd un de ses plus illustres fils
AHMED DINI AHMED 1932- 12 SEPTEMBRE 2004
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Rappelé
à Dieu le dimanche 12 septembre 2004, Ahmed Dini a
rejoint sa dernière demeure accompagné par tout un
peuple profondément attristé. En ces moments difficiles
mais surmontables, nos lecteurs, amis et concitoyens ne
trouveront pas dans nos colonnes une hagiographie de
l'honnête combattant que fut notre maître et compagnon.
" Réalité " rappelle sommairement le parcours
exceptionnel d'un croyant engagé et d'un homme d'Etat.
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"Quand le croyant parle, il entend dire la vérité, et
quand on lui parle, il croit entendre la vérité "
Cette phrase prononcée en octobre 2002 par le regretté
Président de l'ARD pourrait résumer l'intensité de
l'engagement politique de cet homme d'action au-dessus du
commun des mortels, par la Grâce du Tout-Puissant.
Ahmed Dini aimait également à répéter : " Le
faible est celui qui ment, pas celui auquel on ment "
Elevé dans une famille pieuse et lettrée, il a très tôt
acquis le goût de la lutte et l'aversion pour toute forme
d'injustice.
Arrivé
très tôt dans la Capitale, son caractère batailleur le
conduit tout naturellement au militantisme syndical, puis
à l'action politique. Son combat politique commencé au début
des années 50 lui permettra en 1959 de devenir, à l'âge
de 27 ans, vice-président du conseil, la plus haute
responsabilité accessible à un autochtone en ces temps.
En
seulement treize mois de " pouvoir ", Ahmed Dini
marque de son empreinte la vie politique nationale, en
faisant de l'africanisation des cadres son principal
cheval de bataille. L'administration coloniale réclame et
obtient alors son limogeage en juin 1960. En démocrate
convaincu, Ahmed Dini se retire élégamment après le
vote d'une motion de défiance contre lui à l'Assemblée
Territoriale.
De
1960 à 1970, il devient une personnalité incontournable
connue pour sa combativité indéfectible et sa droiture
morale. Ses passages aux affaires restent éphémères et
remarqués, mais ce sont surtout ses longues périodes
dans l'opposition à la direction de l'UDA qui feront
connaître et apprécier l'homme de conviction que fut
Ahmed Dini et qui lui vaudront sa notoriété nationale.
A
partir de 1971, Ahmed Dini sera à la pointe du combat
pour l'émancipation et l'unité nationale. La Ligue
Populaire Africaine pour l'Indépendance (LPAI) qu'il
dirige aux côtés de Hassan Gouled et du regretté Cheiko
devient en 1975 le grand parti de masse avec lequel le
pouvoir colonial sera contraint de négocier l'Indépendance
de notre pays.
Ahmed
Dini est ainsi le premier leader politique djiboutien à
faire autour de sa personne une unanimité qui dépasse
les clivages ethniques. C'est tout naturellement, qu'après
le référendum du 8 mai 1977, il accède à la fonction
de premier Président de la nouvelle Assemblée Nationale.
A ce titre, lui échoit l'honneur historique de proclamer
l'Indépendance de la République de Djibouti le 27 juin
1977 à minuit.
Devenu
premier Premier ministre en juillet 1977, il démissionne
de ce poste cinq mois plus tard pour marquer sa désapprobation
avec les dangereuses dérives sectaires initiées par son
pourtant ami et compagnon de lutte, le Président Hassan
Gouled Aptidon.
Il
entre alors en opposition et tente de créer un parti
d'opposition véritablement national avec un vétéran de
la lutte indépendantiste, Moussa Ahmed Idriss, épaulés
par MM. Abdallah Kamil, Hachi Abdillahi Orah, Mohamed Saïd
Saleh et tant d'autres. Ils seront tous emprisonnés pour
être relâchés quelques mois plus tard, après
l'instauration du parti unique.
Ahmed
Dini se retire alors à Obock et assiste, pendant plus
d'une décennie, à la destruction de notre pays. Ainsi,
qu'il l'avait prévu et déploré dès sa rupture consécutive
aux exactions de décembre 1977, c'est de là qu'il a
suivi attristé les déchirements de l'année 1991.
Contraint
en novembre 1991 de quitter sa ville entièrement désertée
par ses habitants fuyant les exations gouvernementales, il
s'est réfugié en décembre de cette année dans le nord
d'Obock, en zone contrôlée par la rébellion du FRUD.
Coopté à l'unanimité par le mouvement rebelle en
janvier 1992, comme son porte-parole, Ahmed Dini s'est
engagé à l'âge de 60 ans dans le combat pour la démocratie
et l'égalité.
Une
décennie d'exil après, le leader nationaliste a retrouvé
sa terre natale en mars 2000, à la faveur d'un accord de
paix signé le 7 février à Paris. Qui aboutira, après
de difficiles négociations au cours desquelles il devra
faire preuve de toute sa sagesse, pour éviter au pays un
nouveau déchirement, à l'Accord de Paix du 12 mai 2001
signé à Djibouti et que le Chef de l'Etat s'était
solennellement engagé à scrupuleusement respecter, tout
en décorant Ahmed Dini de la plus haute distinction
nationale.
La
violation systématique et éhontée de cet Accord
historique par la partie gouvernementale au plus haut
niveau, a certainement et négativement pesé sur sa santé
qu'avaient déjà fragilisée plus de deux décennies de
trahisons et de reniements dont il fut victime.
La
création de l'ARD, partie prenante de l'opposition
nationale regroupée au sein de l'UAD, a été son ultime
tentative pour œuvrer à l'édification d'une Nation
Djiboutienne véritablement démocratique et enfin réconciliée
avec elle-même.
Terrassé
par la maladie, c'est enfin entouré de l'amour des siens,
de la considération de ses compagnons de l'UAD et du
respect unanime de ses compatriotes, qu'Ahmed Dini s'est
éteint à Djibouti le 12 septembre 2004, sans avoir
assisté à la concrétisation de ses idéaux, mais apaisé
d'avoir tenté, jusqu'à la fin de ses jours, d'établir
entre tous les Djiboutiens la Paix des cœurs comme le prône
l'Islam.
Dini
le mortel est parti, Allah l'Eternel reste !
Inna Illaah Wa Innaa Ilayhi Raaji'uun
Messages et
témoignages
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Union pour l'Alternance Démocratique
(ARD, UDJ, MRD, PDD)
Au
nom de l'Union pour l'Alternance Démocratique et en mon
nom personnel, j'adresse mes condoléances les plus
attristées à la famille de notre très regretté Président
Ahmed Dini Ahmed. Homme de parole et combattant de la
Liberté, Ahmed Dini Ahmed a toujours été en première
ligne pour la défense des valeurs chères à tout peuple
et à toute personne : la Justice, les Droits de l'Homme,
la Liberté et l'Unité Nationale.
Pieux, l'Homme d'Etat que nous avons connu était une
personnalité exceptionnelle.
A
nos concitoyennes et concitoyens nous promettons que le
Droit et la Justice vaincront l'arbitraire.
En ami convaincu de la justesse de son combat, je ne puis
que garantir la poursuite du juste combat qui nous a unis,
pour consolider les idéaux de Paix, de Justice et de Démocratie
dans l'Unité retrouvée.
Qu'Allah l'abreuve en Son Paradis.
Pour
l'UAD
Ismael Guedi Hared
Front
pour La Restauration de l'Unité et de la Démocratie
(FRUD)
C'est
avec stupeur et grande tristesse que nous avons appris le
décès de Monsieur AHMED DINI AHMED, intervenu dans l'après-midi
du 12 septembre 2004.
Avec
la disparition d'AHMED DINI, le pays perd un grand homme
d'Etat qui s'est toujours distingué, en première ligne
dans les combats pour les causes justes : comme l'Indépendance,
la Démocratie et la Justice. Je sais pour l'avoir côtoyé
quelque temps, son sens élevé de l'Etat, sa vaste
culture et sa ferveur pour la religion musulmane qu'il
pratiquait avec piété et humilité.
Je
présente au nom du FRUD et en mon nom personnel nos
condoléances les plus attristées à sa famille et à ses
proches et à ses amis.
"
INNA LILLAH WA INNA ILEYHI RAJIOUN "
Le
Président du FRUD
Ali Mohamed Daoud
Ligue
Djiboutienne pour la Défense des Droits Humains
(LDDH)
La
République a perdu, le 12 septembre 2004 vers 15 heures,
un grand homme d'Etat, un sage et courageux patriote Ahmed
Dini Ahmed. C'est au nom de la LDDH et en mon nom
personnel que j'adresse mes sincères condoléances à la
famille et aux proches du regretté Ahmed Dini Ahmed. Il
fut, pour moi, un compagnon de lutte pour l'indépendance
de notre pays. Porte-Parole et Directeur du journal "
Le Populaire ", j'ai été, lors de ces heures
glorieuses, son proche collaborateur en charge de
l'administration du parti indépendantiste, la Ligue
Populaire Africaine pour l'Indépendance - LPAI.
Puis,
entre le 8 mai 1976 et le 27 juin 1977, c'est en tant que
Secrétaire du Bureau de l'Assemblée Nationale, et sous
la Présidence de Ahmed Dini Ahmed, Président du pouvoir
législatif, que j'ai travaillé dans la commission mixte
composée de la France et du gouvernement de transition.
Toujours animé d'une intégrité
intellectuelle et morale sans faille, Ahmed Dini Ahmed,
une personnalité politique exceptionnelle, avec qui j'ai
toujours entretenu d'excellentes relations était, à tous
égards, le véritable Père de la Nation. Il était le
principal artisan des textes fondamentaux de notre République
et des Accords de coopération avec la France dans ces années-là.
Courageux,
persévérant, ferme, dans ses décisions et brillant
orateur (dans toutes les langues de notre pays), il fut
celui qui avait réussi à mobiliser l'ensemble de la
population djiboutienne, dans l'Unité, pour l'accession
à notre souveraineté nationale et internationale. J'ai
connu cet homme de parole qui a toujours respecté ses
engagements dans la patience et l'abnégation. Fin négociateur,
il avait réussi à mener avec doigté le long et
difficile processus des pourparlers avec l'administration
coloniale entre 1975 et 1977. Je rends ici hommage à mon
compagnon, à l'homme d'Etat, au grand Homme qui m'a
appris que la fermeté et l'intransigeance doivent
toujours guider toute question relevant de la défense des
Libertés et des Droits fondamentaux. Pour lui, ce n'était
qu'ensemble que nous pouvions combattre avec efficacité
en faveur du Bien-être de nos populations rassemblée
contre l'arbitraire et l'injustice.
Depuis
la création de la LDDH le 9 mai1999 jusqu'à la signature
de l'Accord Cadre à Paris du 7 février 2000, grâce à
ses impulsions démocratiques, à sa foi et ses
convictions personnelles, il n'avait pas manqué, quelles
que soient les circonstances, de consulter les Défenseurs
des Droits de l'Homme de la LDDH, pour le respect des
Libertés, sur toutes les questions relevant du respect
des Droits de l'Homme, surtout en cette période difficile
où les exactions sur les populations civiles du nord et
sud-ouest étaient des pratiques régulières et courantes
du régime, pratiques intolérables, insoutenables et
inadmissibles.
Avec
sa disparition, nous perdons aujourd'hui, le négociateur
hors pair, actuellement le seul homme politique
clairvoyant et soucieux de la promotion de l'intérêt général
dans un pays qui sort d'une guerre fratricide de dix ans.
Il appartient aujourd'hui à tout responsable politique et
principalement au gouvernement de réaliser les vœux de
notre regretté, compagnon et ami populaire, Ahmed Dini
Ahmed : l'application effective des accords de paix du 12
mai 2001, car Ahmed Dini Ahmed n'a jamais failli à ses
engagements.
Mon
frère Ahmed Dini Ahmed, je peux t'assurer que le peuple
est reconnaissant et compatissant.
Adieu
frère Ahmed Dini Ahmed, que Dieu Tout-puissant garde ton
âme en Paix. Amin
Le
Président de la LDDH
Jean-Paul Abdi Noël
COMMUNIQUÉ DE L'ARD
En
cette douloureuse occasion qu'est la disparition d'Ahmed
Dini, Père de la Nation, la Direction de l'ARD partage sa
tristesse avec l'ensemble de la population djiboutienne.
La
Direction de l'ARD remercie toutes ses concitoyennes et
tous ses concitoyens pour l'émouvant hommage rendu à la
mémoire du regretté Ahmed Dini et les exhorte à
continuer son juste combat pour l'édification d'une
Nation harmonieuse, juste et démocratique.
Enfin,
la Direction de l'ARD demande à ses militants de rester
mobilisés et de continuer les travaux au sein des annexes
pour préparer le futur congrès du parti.
La
Direction de l'ARD
REMERCIEMENTS
La
famille du regretté Ahmed Dini remercie toutes celles et
tous ceux qui, par leurs messages, témoignages, prières,
présence et soutien, lui ont témoigné leur sympathie en
cette douloureuse circonstance.
Qu'ils
trouvent ici l'expression de sa plus sincère gratitude.
Inna
Lillaah Wa Innaa Ilayhi Raaji'uun
Au
nom de toute la famille
Cassim Ahmed Dini
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