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Dernières nouvelles
- Édition en Ligne d'Août 2006
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Directeur de
Publication : ALI MAHAMADE HOUMED Codirecteur
: MAHDI IBRAHIM A. GOD Email : realite_djibouti@yahoo.fr
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23/08/2006 Diffusion
d'information de la LDDH le 23 août 2006
18/08/2006 Diffusion
d'information de la LDDH le 17 août 2006
14/08/2006 L'avocat de Mme
Borrel dénonce "une mascarade de justice"
10/08/2006 Communiqué de
l'Union djiboutienne du travail (UDT)
09/08/2006 Rapport d'enquête
internationale de la FIDH : Djibouti : Les défenseurs des
droits économiques et sociaux paient le prix fort
09/08/2006 L'Éthiopie sous les eaux:
211 morts, des centaines de disparus (Le Monde)
06/08/2006
La famille Guidar a obtenu sa
régularisation administrative à Brest
01/07/2006 Message de l'Association
Afar community association uk
Diffusion d'information de la LDDH le 23 août 2006
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DIFFUSION D’INFORMATION
DU 23
AOÛT 2006
SUR LA
SITUATION D’IMPUNITÉ AU SOUDAN |
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très préoccupée
de la situation alarmante qui prévaut au Soudan, en
particulier au Darfour.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel urgent
à la Communauté Internationale pour mettre fin au génocide au
Soudan, d’une manière générale, au Dafour, en particulier.
La situation
d’Impunité imposée actuellement au Darfour est inadmissible et
intolérable.
M. NOEL ABDI
Jean-Paul
Diffusion d'information de la LDDH le 17 août 2006
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DIFFUSION D’INFORMATION
DU 17 AOÛT 2006 SUR LE RAPPORT DE LA MISSION DE LA
FIDH
A DJIBOUTI ON FAIT LA
MAIN BASSE SUR UN PEUPLE SANS DÉFENSE AVEC LA
COMPLICITÉ DES BAILLEURS DE FONDS ? |
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) publie dans cette
diffusion la Première Partie du Rapport de la Mission
d’Enquête Internationale de la FIDH publié en août 2006.
Cette
Mission d’Enquête avait séjourné en République de Djibouti
en août 2005.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) remercie toutes les
autorités et personnalités qui les ont globalement bien
accueilli.
Grâce à
eux, ce rapport ne peut que encourager le peuple
Djiboutien à combattre sans relâche et le plus rapidement
possible contre les détournements des deniers publics et
des biens sociaux, sources des fléaux de la pauvreté.
Aux
bailleurs de fonds, l’Histoire nous dira si le peuple
Djiboutien aura droit à des poursuites internationales
contre les crimes organisés avec le soutien et la
complicité de certains bailleurs de fonds.
M. NOEL
ABDI Jean-Paul
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L'avocat de Mme Borrel dénonce "une mascarade de
justice"
Olivier Morice, avocat de la veuve du juge Borrel,
réagit à la saisine de la Cour internationale de
justice:
«Une mascarade de justice»
Par Brigitte VITAL-DURAND
QUOTIDIEN : Lundi 14 août 2006 - 06:00
L'avocat parisien Olivier Morice défend les
intérêts d'Elisabeth Borrel, la veuve du juge
retrouvé mort à Djibouti en 1995. Il réagit à la
décision de la Cour internationale de justice
(CIJ) à La Haye qui vient de se saisir de ce
dossier.
Que pensez-vous de cette nouvelle
procédure ?
Le procureur de la République de Djibouti, Djama
Souleiman, est impliqué personnellement dans le
dossier. Un juge d'instruction de Versailles a
d'ailleurs demandé à l'entendre en tant que témoin
assisté pour «subornation de témoin», et il
a refusé de déférer à cette convocation. A Paris, la
juge d'instruction Sophie Clément s'oppose en toute
logique à la transmission du dossier à Djibouti, qui
le réclame. Elle veut empêcher que Djama Souleiman
puisse avoir connaissance d'un certain nombre
d'éléments qui le mettent en cause. Or qui va être
le représentant de la République de Djibouti devant
la cour de La Haye, censément pour défendre les
intérêts de son pays ? Djama Souleiman. On est
devant une véritable mascarade de justice. La
demande de Djibouti à la Cour de La Haye n'est qu'un
artifice supplémentaire pour savoir ce qu'il y a
dans le dossier d'assassinat.
Qui va
défendre les intérêts de l'État français ?
Alors que le Quai d'Orsay fait pression sur
la juge pour qu'elle donne le dossier aux autorités
de Djibouti, c'est la directrice des affaires
juridiques au ministère des Affaires étrangères,
Edwige Belliard, qui va représenter la France à la
CIJ. C'est la deuxième raison pour laquelle on peut
réellement parler de mascarade. Au surplus, le
directeur des affaires criminelles et des grâces au
ministère de la Justice, Jean-Marie Huet, a
récemment prétendu qu'il n'y avait pas de suspension
de la coopération judiciaire entre la France et
Djibouti, alors que le procureur Souleiman prétend
l'inverse. Qui du procureur de Djibouti ou du
directeur des affaires criminelles a menti à la juge
d'instruction française ? Quoi qu'il en soit, nous
avons demandé l'audition comme témoin du directeur
des affaires criminelles et des grâces, afin
d'éclaircir cette situation des plus scandaleuse.
Tout est mis en oeuvre pour empêcher l'autorité
judiciaire française de mettre en cause les
commanditaires et les exécutants de l'assassinat de
Bernard Borrel, qui pourraient se trouver dans
l'entourage de l'actuelle présidence de la
République de Djibouti.
Que pouvez-vous faire ?
Nous allons demander aux autorités françaises
qu'Elisabeth Borrel soit entendue à La Haye en
qualité de témoin, afin d'expliquer les pressions
exercées sur la justice française.
Quel retentissement peut avoir cette
procédure internationale ?
Tout cela participe à de nouvelles pressions.
Djibouti fait pression sur l'État Français
notamment en suspendant les missions de coopérants
français sur son territoire. Le porte-parole du Quai
d'Orsay, alors Hervé Ladsous, avait fait pression
sur le magistrat instructeur en assurant qu'une
copie du dossier serait «prochainement transmise
à la justice djiboutienne». Des pressions, et
aucun soutien : alors que la justice française est
aujourd'hui convaincue de l'assassinat du juge
Bernard Borrel, il nous paraît inadmissible que le
garde des Sceaux n'ait jamais reçu Elisabeth Borrel,
elle-même magistrate. Malgré tout cela, la
détermination d'Elisabeth Borrel est intacte car
elle est convaincue que la vérité est en marche.
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Communiqué de l'Union djiboutienne du travail (UDT)
Djibouti, le 10 août 2006
Mr AHMED SOULEIMAN MOHAMED,
ancien responsable du syndicat du personnel de la STID,
conseillé du secrétaire général de l’UDT, licencié en 1997
pour ses activités syndicales, est depuis mercredi 10 août
2006 à 22h 30 arrêté et détenu à la brigade nord de la
gendarmerie nationale.
En fait,
le camarade en question travaillait en qualité d’agent
journalier dans un cabinet privé vendant des services
bureautiques et de secrétariat appelé communément à
Djibouti « écrivain public ». L’activité du cabinet
consiste : saisie des textes - préparation des devis -
rédaction des plaintes, des demandes, des déclarations –
photocopie des documents – etc.
Avant
hier, un client s’est présenté à leur cabinet afin qu’on
lui fasse la saisie d’un lettre adressée au directeur de
la sécurité nationale. Le client est un ancien sergent de
l’armée nationale djiboutienne actuellement à la retraite.
Quoi qu’il
en soit, la cause de l’arrestation de notre camarade est
plus que douteuse voire arbitraire.
Aujourd’hui en fin de matinée, il a été transféré à la
prison civile de Djibouti sous mandat de dépôt. Nous
sollicitons une solidarité internationale pour sa
libération immédiate.
ADAN MOHAMED ABDOU
Secrétaire général de l'UDT
mercredi 9
août 2006
L’Observatoire pour la
protection des défenseurs droits de l’Homme, programme
conjoint de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT)
et de la Fédération internationale des ligues des droits de
l’Homme (FIDH), publie aujourd’hui un rapport de mission
d’enquête intitulé Djibouti : Les défenseurs des droits
économiques et sociaux paient le prix fort. Ce rapport est le
fruit d’une mission qui s’est tenue en République de Djibouti
du 20 au 28 août 2005 et qui avait pour mandat de rencontrer
les autorités nationales et la société civile afin d’évaluer
le respect des droits économiques et sociaux dans le pays et
de faire le point sur la situation des défenseurs des droits
de l’Homme, particulièrement des syndicalistes.
RÉSUMÉ EXÉCUTIF
Les défenseurs
des droits économiques et sociaux, et particulièrement les
syndicalistes indépendants, sont depuis plus de dix ans la
cible des autorités djiboutiennes en raison de leur combat
pour faire respecter les droits des travailleurs et la liberté
syndicale. Malgré les nombreux engagements internationaux pris
par Djibouti, (9 conventions internationales sur les droits de
l’Homme et 67 conventions de l’Organisation internationale du
travail - OIT), les autorités de ce pays stratégique de la
corne d’Afrique ne respectent pas les droits économiques et
sociaux les plus élémentaires, notamment les droits des
travailleurs. En l’absence d’alternance démocratique, les
organisations de défense des droits de l’Homme et les
syndicats sont devenus au fil des ans la seule forme
d’expression critique et indépendante de la société civile.
Leurs dénonciations sur l’opacité de la gestion économique et
sociale des entreprises publiques notamment les ont placées
dans la ligne de mire d’un pouvoir politique ayant fait
main-basse sur les ressources du pays.
Une
économie minée par la corruption et l’affairisme
Djibouti est
un pays riche mais les Djiboutiens sont pauvres. La position
géostratégique de Djibouti a attiré la plupart des armées
occidentales (USA, France, Hollande, Espagne) qui apportent
près de 80 millions d’euros par an au budget de l’État. Tout
comme les recettes issues de ces bases étrangères, les revenus
du port de Djibouti ne semblent pas tous figurer au budget de
l’État, un document jugé « pas tellement important » par le
président de l’Assemblée nationale. Pourtant, la Chambre des
comptes a dressé un constat accablant de la gestion des
recettes publiques : les 65 millions d’euros évaporés en
quatre ans des finances publiques démontrent que « la
corruption est partout et l’impunité est totale », selon les
propres mots d’un haut fonctionnaire.
Cette
appropriation des ressources de l’État à des fins personnelles
donne, selon un journaliste, « l’image d’autorités ne voulant
qu’une chose : traire le peuple ». Pour le Fonds monétaire
international (FMI), « la mauvaise gouvernance a été
identifiée comme un obstacle majeur à la réduction de la
pauvreté et à une croissance économique soutenue à Djibouti ».
Or, l’extrême pauvreté des Djiboutiens est en nette
progression depuis 10 ans, jusqu’à atteindre en 2002 plus de
42% de la population. Le chômage est officiellement de 70% et
ceux qui ont un travail ne sont plus garantis d’avoir un
salaire minimum décent depuis l’entrée en vigueur, le 28
janvier 2006, du nouveau Code du travail qui supprime le
salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), qui était
de 100 dollars par mois.
Les
organisations indépendantes de la société civile - syndicats
et associations de défense des droits de l’Homme - qui
dénoncent ces violations manifestes des droits économiques et
sociaux font face à l’arbitraire d’un pouvoir d’autant plus
prompt à faire taire toutes voix discordantes que les
élections sont proches. [1]
2005 -
2006 : Recrudescence des attaques contre les défenseurs des
droits économiques et sociaux
Depuis
l’émergence de puissantes centrales syndicales indépendantes
en 1995, les défenseurs des droits économiques et sociaux
paient un lourd tribut : arrestations, licenciements, actes de
harcèlement policiers et judiciaires, menaces, etc. Rien ne
leur est épargné pour tenter de leur faire renoncer à défendre
les droits des Djiboutiens.
Après avoir
licencié la plupart des dirigeants syndicaux (1995-1997), créé
des organisations syndicales « clonées » (1999), coupé toutes
communications des centrales syndicales (de 1999 à 2003), les
autorités ont, en 2005 et 2006, multiplié les attaques contre
les défenseurs, par le biais d’arrestations et de poursuites
judiciaires multiples.
Ainsi, fin
février 2006, quatre dirigeants de la centrale syndicale la
plus représentative du pays, l’Union djiboutienne du travail (UDT),
ont été emprisonnés pendant plus d’un mois pour avoir organisé
la participation de deux d’entre eux à un stage de formation
syndicale à l’invitation d’une centrale syndicale
israélienne. [2]
La pression internationale en faveur de leur libération a
probablement permis qu’ils soient relâchés le 6 avril 2006,
mais ils demeurent poursuivis pour « intelligence avec une
puissance étrangère » et n’ont pu venir présenter leurs
recommandations devant la 95ème session de la Conférence
internationale du travail (CIT) en juin 2006 , en raison du
fait que leurs passeports sont confisqués depuis le 20 février
2006 et qu’ils sont placés sous contrôle judiciaire.
De même, les
négociations demeurent à Djibouti une pratique risquée. En
septembre 2005, la direction a boycotté les négociations
entamées par les organisations syndicales du Port de Djibouti
pour mettre fin à une grève, et a fait arrêter 156 grévistes :
60 d’entre eux ont été licenciés (dont 11 syndicalistes) et
120 autres ont reçu un « dernier avertissement avant
licenciement » [3]
11 dirigeants syndicaux ont finalement été condamnés à une
peine de un à deux mois d’emprisonnement avec sursis. Ces
exemples de la répression des syndicalistes indépendants à
Djibouti viennent illustrer les 10 ans d’intimidations, de
harcèlement policier et judiciaire, d’emprisonnements et de
licenciements qui sont le lot quotidien des syndicalistes
indépendants à Djibouti.
La capacité
des syndicats à jouer pleinement leur rôle est aujourd’hui
d’autant plus limitée que le nouveau Code du travail [4]
permet aux autorités, depuis le 28 janvier 2006, de contrôler
ou de refuser la création d’un syndicat. En effet, si le droit
d’adhérer et de constituer un syndicat n’est pas remis en
cause, le régime d’autorisation préalable par le gouvernement
est renforcé : le nouveau Code prévoit en son article 215 que
le syndicat doit obtenir l’autorisation des ministères de
l’Intérieur, de l’Emploi, de la Justice ainsi que de
l’Inspection du travail et du Procureur de la République pour
pouvoir être légalement enregistré. À la demande des
ministères intéressés, ce dernier pourra d’ailleurs dissoudre
un syndicat sur simple décision administrative.
Ce nouveau
Code du travail a d’ailleurs été très peu discuté avec les
partenaires sociaux et les instances internationales. En
effet, les différents services du Bureau international du
travail (BIT) et plusieurs Commissions de la Conférence
internationale du travail (CIT) ont à plusieurs reprises et
depuis de nombreuses années demandé à Djibouti de leur faire
part du projet du Code du travail. Ces demandes répétées sont
restées vaines. Le Code du travail a d’ailleurs été adopté par
une Assemblée composée à 100% de membres des partis au
pouvoir.
Les différents
organes de l’Organisation internationales du travail (OIT)
saisis par la Confédération internationale des syndicats
libres (CISL) et par l’Observatoire pour la protection des
défenseurs des droits de l’Homme se sont d’ailleurs déclarés
« préoccupés » par la situation syndicale à Djibouti. Ainsi,
en juin 2006, le Comité sur la liberté syndicale a noté « avec
une profonde préoccupation les nouvelles allégations récemment
formulées par la CISL » et l’Observatoire concernant
« l’ingérence grave du gouvernement dans les activités et les
affaires internes syndicales », et face aux menaces et actes
de harcèlement dont sont victimes les organisations syndicales
indépendantes, le Comité a démontré l’importance et l’urgence
qu’il accorde à la situation à Djibouti en demandant au
gouvernement djiboutien d’accepter « une mission de contacts
directs ». De même, à la 95ème session de la Conférence
internationale du travail qui s’est tenue à Genève en juin
2006, la Commission d’application des normes a « souligné les
liens étroits existant entre le principe de pleine
consultation et de participation directe des partenaires
sociaux (...) et les principes supérieurs de la liberté
syndicale et de la négociation collective », tandis que la
Commission de vérification des pouvoirs a demandé au
gouvernement djiboutien de « soumettre pour la prochaine
session de la Conférence un rapport détaillé et étayé de
documents pertinents sur la procédure utilisée pour désigner
le délégué des travailleurs et ses conseilleurs techniques »
afin de permettre aux syndicats indépendants représentatifs de
pleinement participer aux travaux de la Conférence.
Le blocage
politique, économique et social de la société djiboutienne a
déjà mené dans le pays, dans un passé récent, à un conflit
interne. L’incapacité du pouvoir à mettre en œuvre les
réformes démocratiques - et notamment la liberté syndicale -
qui permettraient de répondre aux causes profondes de ce
conflit (confiscation du pouvoir, sous-développement de larges
parties du pays, pouvoir judiciaire sous tutelle, liberté de
la presse et d’expression limitée, etc.) attise chaque jour un
peu plus les tensions d’hier.
C’est
pourquoi l’Observatoire pour la protection des défenseurs des
droits de l’Homme, face à ces violations manifestes des
conventions internationales de protection des droits de
l’Homme ratifiées par Djibouti, recommande aux autorités
djiboutiennes de :
. Mettre
fin à toute forme de harcèlement et de représailles à
l’encontre de l’ensemble des membres ou responsables de
syndicats et des défenseurs des droits de l’Homme à Djibouti,
afin qu’ils puissent mener leur activité de défense des droits
de l’Homme librement et sans entrave ;
.
Réintégrer tous les dirigeants et militants syndicaux
licenciés du fait de leurs activités syndicales ;
. Mettre
pleinement en œuvre les recommandations, préconisations et
conclusions des différents organes de l’OIT et notamment
celles adoptées lors de la 95ème session de la Conférence
internationale du travail en juin 2006 ;
. Mettre en
place un cadre légal de dialogue social entre les syndicats et
le pouvoir afin de discuter sur les stratégies de
développement de l’Etat de droit tel que prévu par les
engagements contractés par Djibouti lors de sa candidature à
l’élection du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies
en prévoyant la création d’un Ombudsman ;
. Mettre en
œuvre les engagements pris dans le cadre de la candidature de
la République de Djibouti à l’élection du Conseil des droits
de l’Homme des Nations unies, notamment le respect des règles
internationales en matière de droits de l’Homme et de droit
des réfugiés ; de ratifier la Convention sur l’élimination de
toutes les discriminations raciales et les Protocoles
additionnels à la Convention sur le droit des enfants ;
. Adopter
un nouveau Code du Travail, dont le projet aura été concerté
avec les syndicats et représentants de la société civile, qui
intègre les dispositions régionales et internationales de
protection des droits de l’Homme ratifiées par Djibouti ;
. Se
conformer aux dispositions de la Déclaration sur les
défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée
Générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus
particulièrement son article 1 qui dispose que “chacun a le
droit, individuellement ou en association avec d’autres, de
promouvoir la protection et la réalisation des droits de
l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et
international”, ainsi que son article 12.2, qui dispose que
“l’Etat prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que
les autorités compétentes protègent toute personne,
individuellement ou en association avec d’autres, de toute
violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de
jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de
l’exercice légitime des droits visés dans la présente
Déclaration” ;
. Plus
généralement, se conformer strictement aux dispositions de la
Déclaration universelle des droits de l’Homme, ainsi qu’aux
instruments internationaux et régionaux de protection des
droits de l’Homme auxquels Djibouti est partie, et
particulièrement les conventions n°87 et 98 de l’Organisation
internationale du travail portant sur la liberté syndicale et
les négociations collectives.
[1]
Les élections présidentielles et régionales se sont
respectivement tenue le 8 avril 2005 et le 1er avril 2006.
[2]
Cf. Appel urgents de l’Observatoire DJI001/0206/OBS 016.1,
016.2 et 016.3.
[3]
Cf. Rapport annuel 2005 de l’Observatoire.
[4]
Adopté le 28 janvier 2006 par l’Assemblée nationale (loi
N°133/AN/05/5ème L).
Source
FIDH
Sommaire du
Rapport
final
INTRODUCTION
Données générales
Repères historiques
PARTIE I – UNE ECONOMIE MINEE PAR LA CORRUPTION ET L’AFFAIRISME
1. Une économie florissante mais
«extrabudgétaire»
A/ Une présence militaire étrangère payée au prix fort
B/ Le port de Djibouti : le trésor fantôme
i) Une « privatisation » opaque
ii) Vous avez dit social ?
C/ Le budget de l’Etat : un document « pas tellement important
» pour le président de l’Assemblée nationale
D/ La corruption instituée en système
i) La chambre des comptes publie les irrégularités mais reste
impuissante face aux coupables
ii) Treize milliards évaporés en quatre ans
2. Une pauvreté omniprésente
A /Une misère générale
B/ Des bailleurs de fonds complaisants
PARTIE II - RECRUDESCENCE DES ATTAQUES CONTRE LES DÉFENSEURS
DES DROITS DE L’HOMME
1. Les syndicats paient chèrement leur indépendance depuis
1995
A/ Un constat : les organisations indépendantes de protection
des droits et des libertés font exception
B/ 1995 : Répression et conséquences des grandes
manifestations syndicales
C/ 1999 : la tentative de reprise en main du mouvement
syndical par le pouvoir
D/ 2001 : le volet « syndical » des accords de paix
2. Résurgence en 2005 et 2006 de la criminalisation de
l’action des défenseurs des droits de l’Homme
A/ Arrestation et détention arbitraire du président de la
Ligue djiboutienne des droits humains
B/ Licenciements abusifs, arrestations et détentions
arbitraires des syndicalistes indépendants
i) Licenciement abusif de M. Hassan Cher Hared et harcèlement
du Syndicat des postiers
ii) Répression violente de la grève du Syndicat des transports
en octobre 2005
iii) Détentions arbitraires et licenciements abusifs des
membres de l’Union des travailleurs du port
en réponse à la grève des travailleurs du Port de septembre
2005
iv) Arrestations arbitraires et inculpations judiciaires de
syndicalistes ayant suivi une formation
en Israël
C/ Un avenir encore plus sombre pour le droit syndical : Le
projet restrictif du nouveau Code du travail
3. Dénonciation des violations du droit syndical devant l’
Organisation internationale du travail
A / Les plaintes devant la Commission de vérification des
pouvoirs
B / Les plaintes devant le Comité de la liberté syndicale
C/ La Commission de l’application des normes
Conclusion et recommandations
Annexe
L'Éthiopie sous les
eaux: 211 morts, des centaines de disparus (nouveau bilan)
AFP 09.08.06 | 10h23
Au
moins 211 personnes ont été tuées et plusieurs centaines
sont encore portées disparues après les inondations ayant
frappé le 6 août la ville de Dire Dawa et ses environs,
dans l'est de l'Éthiopie, selon un dernier bilan annoncé
mercredi par la police.
"Hier
(mardi), l'armée et la police ont retrouvé 11 corps et les
ont transporté à l'hôpital (...). Cela porte le bilan à
211 morts selon nos chiffres", a déclaré mercredi à la
presse l'inspecteur de police Beniam Fikru, ajoutant que
le nombre des disparus était d'au moins 300.
Mais
l'inspecteur a averti que ce bilan pourrait être plus
élevé.
"Ce bilan
ne recense que les victimes dont la mort a été confirmée à
l'hôpital et par la police. Il ne comprend pas les
victimes qui ont été enterrées par leurs familles et qui
n'ont pas été transportées à l'hôpital", a-t-il précisé.
Un
précédent bilan de source policière mardi faisait état
d'au moins 200 morts et quelque 10.000 déplacés, qui sont
actuellement logés dans des écoles ou des bâtiments
gouvernementaux de Dire Dawa, ville située à environ 500
km à l'est d'Addis Abeba.
Mardi, la
Croix-Rouge éthiopienne avait annoncé que le bilan des
morts était d'entre 210 et 215. "Les recherches continuent
aujourd'hui (mercredi) pour trouver de nouveaux corps,
toujours jusqu'à 30 à 40 km en aval des rivières et dans
certaines parties de leurs lits", a précisé l'inspecteur.
Ces
inondations ont été provoquées par le débordement dimanche
vers 02H00 locales (23H00 GMT samedi) des rivières Dechatu
et Dire Dawa traversant Dire Dawa, après des pluies
torrentielles qui ont duré plus d'une heure et demie.
La saison
des pluies va de juin à septembre en Éthiopie. Le sud et
l'est de l'Éthiopie ont été frappés plusieurs fois ces
dernières années par des inondations dramatiques.
Source
Le Monde
06/08/2006 La famille Guidar a obtenu sa régularisation à
Brest
Aujourd'hui 6 août 2006 la famille djiboutienne de
Brest M. et Mme Mohamed Guidar a obtenu sa régularisation
administrative par la préfecture du Finistère. C'est une
victoire de la mobilisation contre la menace d'expulsion
qui avait pesé sur cette famille. La persévérance a fini
par payer. Félicitations.
La Rédaction.
Message de l'association Afar community association uk
AFAR COMMUNITY ASSOCIATION UK
P.O. Box: 432 69 London E14 7WL
Telephone & Fax No: 020 7377 6353
E-mail: afar_community@hotmail.com
Community News – London 31/07/2006
Afar Folkdances organized for the children of Sir William Burrough School in Tower Hamlets.
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Afar Community Association UK was pleased
to organise Afar Folkdances for the children of Sir
Williams Burrough School on 14th July 2006, upon the
request of Ms. Avril Newman, the Head Teacher. The
initiative aimed to promote learning and understanding
of Afar Community’s cultures, values and traditions in
the Borough.
“Many thanks for organising your wonderful
dances for the children of Sir William Burrough School”,
said Ms. Avirl Newman, the Head Teacher of the School.
“We were delighted and honoured to be asked to
organize Afar folkdances for the children of Sir
William Borrough School”, said, Mr. A. Yusuf,
Chairperson of Afar Community Association UK “to build
a greater sense of understanding and to promote
cultural exchange between different communities in the
London Borough of Tower Hamlets”.
Ms. Avril Newman, pictured in the middle,
stated that, “(Afar Folkdances Teams) all looked
stunningly beautiful and the children were happily
delighted”. “It is a fantastic folkdance, thanks for
that”, added Mr. Alex, Assistant Head Teacher of the
School.
Afar Community Association UK wishes to work closely in
partnership with other educational institutions,
hospitals, cultural industries,, cultural department of
Tower Hamlets Council and other voluntary and community
organisations planning cultural and social events for
the purpose of promoting, representing community
traditions and folkdances and to help raise awareness of
the diverse communities in the UK. Any organisations
wishing to book the Afar Folkdances Group are welcome to
contact us on the above address.
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