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Dernières nouvelles - Édition en Ligne d'Août
2008
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Directeur
de publication : Mohamed Ali Abdou. Codirecteur :
Mahdi Ibrahim A. God. Email :
realite_djibouti@yahoo.fr
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26/08/2008 Visite du
Président du MRD en Grande Bretagne
20/08/2008 Les Afars et la
dictature djiboutienne, par Ali Coubba
17/08/2008 Note
d'information de
la LDDH:
pourquoi les
élections sans
démocratie ni
bonne gouvernance
à Djibouti
?
07/08/2008 Note d'information
de la LDDH : ARHIBA : le ghetto des combattants en
perpétuelles déportations.
05/08/2008 Communiqué de
presse de l'Alliance républicaine pour le développement
(ARD)
Visite du
Président du
MRD en
Grande Bretagne
Dans le cadre
de la lutte pour l’État de droit et la Démocratie à Djibouti,
lutte que mène depuis des années le Mouvement pour le
Renouveau démocratique et le Développement (MRD), le président
du parti, Daher Ahmed Farah (DAF), s’est rendu en ce mois
d’août 2008 en Grande Bretagne. Il y est arrivé samedi 2 août
pour une longue visite de deux semaines.
Au cours de
son séjour, essentiellement destiné à rencontrer la communauté
d’origine djiboutienne de ce pays, il a été chaleureusement
accueilli par des hommes et des femmes enthousiastes. Il a
commencé sa tournée par Birmingham, seconde ville de Grande
Bretagne.
Dès dimanche 3
août 2008, il y a tenu une grande rencontre à laquelle ont
pris part près de cent cinquante personnes parmi lesquelles
des représentants de partis somaliens. C’est par une sourate
de Coran que s’est ouverte la réunion. Puis le président DAF a
été introduit par l’un des organisateurs du meeting, Mahamoud
Ahmed Farah, un ancien responsable du djiboutien Parti
national démocratique (PND), exilé depuis 1999 en Grande
Bretagne et qui adhère aux idées du MRD.
Prenant la
parole, le président du MRD a vivement remercié les
participants avant d’entamer son message par un bref rappel
historique pour rafraîchir les mémoires sur les origines de la
confiscation de l’État et de la non-édification nationale à
Djibouti. Il a ensuite retracé la lutte pour la démocratie à
laquelle le PRD devenu MRD et lui-même se consacrent aux côtés
du reste de l’opposition.
Il n’a pas
omis d’évoquer la récente dissolution arbitraire du MRD. A ce
sujet, les gens se doutaient bien déjà que, tout comme les
autres persécutions que subit ce grand parti depuis sa
fondation, son interdiction du 9 juillet 2008 s’explique par
l’incapacité du pouvoir à jouer le jeu démocratique.
L’existence d’un parti croyant en la possibilité d’une autre
République de Djibouti, fraternelle, juste, démocratique et
prospère, est tout simplement insupportable au régime.
Puis la parole
a été donnée aux participants. Ils ne se sont pas privés de
poser toutes sortes de questions à DAF, sans tabou ni
complaisance. A la satisfaction du président du MRD qui a
apprécié la qualité et la sincérité des interventions et y a
répondu de bonne grâce.
L’état de
l’opposition, la situation du MRD et de sa lutte, son projet
politique et sa position sur le conflit frontalier avec
l’Érythrée, le problème du tribalisme, la participation
populaire et de la diaspora au combat pour le changement, le
dialogue politique inter-djiboutien, l’avenir national, les
relations avec les pays voisins, notamment avec le Somaliland,
etc. de nombreux thèmes ont été abordés.
Avec la
participation des représentants des partis politiques
somalilandais qui ont pu prendre la mesure de la culture
démocratique du MRD, formation qu’ils ont remerciée au passage
pour son souci de la fraternité entre les peuples et du bon
voisinage.
A cette
occasion, Monsieur Daher Ahmed Farah, qui a de nouveau
sincèrement regretté les morts et blessés du conflit
frontalier avec l’Érythrée, a réaffirmé que le MRD ne tolère
aucune agression extérieure de notre pays, la République de
Djibouti, et qu’il est très attaché à l’indépendance et à
l’intégrité territoriale nationales.
Le débat s’est
clos dans une atmosphère chaleureuse, empreinte de fraternité.
Poursuivant
ses contacts, le président du MRD s’est rendu de Birmingham à
Northampton puis à Londres. Dans l’une comme dans l’autre de
ces deux villes, il a rencontré de nombreuses personnes
d’origine djiboutienne auxquelles il a délivré un message de
rassemblement et d’espoir.
«Djibouti sera
ce que nous en ferons», a-t-il insisté. A Londres, DAF a
retrouvé son ami et compagnon de lutte, Mahdi Ibrahim Ahmed
God, qui y vit en exil depuis maintenant plus de deux ans.
Ensemble, ils ont rencontré des membres de la diaspora
djiboutienne qu’ils ont invités à contribuer au changement
démocratique à Djibouti.
C’est au cours
de son séjour à Londres que le président du MRD s’est adressé
aux médias. Il a été interviewé par une télévision
internationale de langue somalie, Raad (Rugta Aqoonta iyo
Akhbaarta Dunida). Au microphone d’un ancien journaliste du
service somali de la BBC, Abdoulsalam Hereri, Daher Ahmed
Farah s’est longuement exprimé sur la situation à Djibouti.
Il a notamment
évoqué le conflit frontalier avec l’Érythrée, réitérant sa
compassion et ses condoléances aux familles des soldats morts
lors des combats des 10 et 11 juin 2008 entre militaires
djiboutiens et érythréens.
Le président
du MRD est rentré de Grande Bretagne en Belgique le samedi 16
août 2008.
La lutte
continue.
Les Afars et la dictature djiboutienne, par Ali Coubba
"Cette ville
(Djibouti) où la colère est en train de macérer et de monter
sourdement" (Abdourahman A. Wabéri, Cahier nomade, Le Serpent
à plumes, 1996)
Notre parti
politique milite pour une alternance démocratique pacifique.
Ses moyens politiques se limitent à écrire, dénoncer et
revendiquer la liberté, la démocratie et l’égalité pour tous
les citoyens djiboutiens. Une véritable résistance débute par
le dialogue et l’information. Afin d'asséner quelques vérités
qui font mal à nos compatriotes et faire œuvre didactique,
nous n'allons pas nous priver de notre liberté d'expression.
Dans ce numéro
d'Uguta-Toosa, nous allons provoquer colères et
mécontentements. Nous disons crûment des vérités que le régime
a intérêt à cacher ou à enrober derrière d’une phraséologie à
caractère unitaire. Ce n’est pas en usant de la langue de bois
que l’opposition djiboutienne va faire avancer le débat
démocratique.
Les acquis
historiques
En affirmant
que les rivalités afro-somali (issa) résident principalement
dans la redistribution de la richesse nationale, Yussuf Yassin,
intellectuel afar d'origine éthiopienne, met en exergue un
fait important. « Malgré les tensions ethniques…, répond-il,
[les Issa et les Afars de Djibouti] ne se tirent pas dessus à
vue comme ils le font dans l’Éthiopie voisine » (Cf. Les
Nouvelles d’Addis, n°56, 15 mars au 15 ami 2007). En effet, le
peuple djiboutien dispose de quelques acquis historiques dont
il peut légitimement être fier.
Au lendemain
de l’indépendance du pays en 1977, alors qu’on prédisait la
fin de Djibouti, la Ligue populaire pour l’’indépendance (LPAI),
dominée pourtant par les leaders somali, a eu la sagesse de ne
pas se jeter dans les bras de Mohammad Siyad Barré de la
Somalie. Ce faisant, la république de Djibouti a pu devenir un
Etat indépendant, pas tout à fait uni mais indivisible.
Durant un
siècle (1896-2008), les Arabes, les Somalis et les Afars ont
tant bien que mal cohabité dans une relative paix. Au point
que le tribalisme dans lequel s’est fourvoyé Hassan Gouled
(1977-1999) a lézardé l’unité nationale mais ne l’a pas
détruire. Sous le coup de butoir du clanisme délirant d’Ismail
Omar Guelleh (1999–…), notre nation chancelle, s’effrite
chaque jour un peu plus, mais elle tient toujours la route.
La république
de Djibouti est-elle un Etat "issa" ?
Pour
Uguta-Toosa, le processus engagé par Ismail Omar se traduit
comme une tentative de somaliser le pays. C'est un fait
incontestable.
L’unité
nationale est fragilisée par les errements d'un tribalisme que
nous connaissons bien. C’est l'idéologie clanique qui a déjà
détruit la Somalie. C’est l’allégeance clanique et tribale au
nom de laquelle Ismail Omar Guelleh combat la communauté afar
et essaie de bâtir une dictature à la somalienne, en caressant
dans le sens du poil sa communauté. Pas de chance pour lui.
Les Somalis de Djibouti ne croient pas au "danger afar", mais
pour les mater, il a fait appel aux Issa d’Éthiopie et de la
Somalie voisine.
Il n’est pas
dans l’intention de notre parti, Uguta-Toosa, d’ostraciser les
membres de la confédération issa de la corne de l’Afrique.
Mais il faut dire la vérité : les Issa d’Éthiopie et de
Somalie ne sont pas des Djiboutiens. Un jour, ils le
deviendront peut-être ? Car, la corne de l’Afrique a vocation
tôt pu tard de devenir un seul ensemble politique homogène.
Dans le contexte actuel, ces étrangers usurpent la nationalité
d’un pays. Les droits dont ils jouissent sont ceux dont Ismail
Omar Guelleh a dépouillé les véritables citoyens. Instruments
d’une dictature sans avenir mais qui prône l’affrontement, ils
ne sont pas les bienvenus.
La
somalisation rampante de la république de Djibouti
Travaillé par
le tribalisme et le clanisme, l’avenir de notre pays est
menacé. Le pays se dénature. L’administration se « somalise »,
les mentalités aussi. L’armée est à 80% d’origine somali-issa.
« Pensez-vous que les Afars sont aveugles et qu’ils vont se
laisser faire ? » Cette phrase aurait eu plus d’impact dans la
bouche d’un Djiboutien somali. Je le dis non pas parce que je
suis afar mais parce que je suis contre tout type d'injustice.
Je suis un démocrate et la marginalisation d'une communauté
est inacceptable.
Croire qu’on
peut frustrer une communauté pendant trente ans et que cela
durer ad vitam aeternam, il n’y a que des fous pour y croire.
Ismail Omar en fait partie. Croire que cela va se terminer par
des embrassades et des farandoles, ce serait se tromper
lourdement. En général, les frustrations et les humiliations
ne sont pas bonnes conseillères. Jusqu’à la preuve du
contraire, les extrémistes existent partout. Les démocrates
djiboutiens doivent agir ensemble et vite.
Si notre parti
prône une résistance pacifique à la dictature, c’est parce que
nous voulons éviter l’irréparable. En dépit d'une frustration
de trente ans ! nous rejetons la guerre parce qu'elle mène à
l'"auto-destruction", comme l'écrit Nurrudin Farah. De plus,
la dictature d'Ismail Omar Guelleh ne tient en réalité qu'à un
fil. Et il serait dommage que nos frères se livrent à une
guerre fratricide pour nourrir la mégalomanie d’une poignée
d’individus qui prétend œuvrer pour l’hégémonie issa.
Que pense un
Afar moyen de la situation de Djibouti ?
Pour un
Djiboutien d’origine afar, la situation que nous vivons n’a
rien inédit. Pour lui, notre pays présente dangereusement la
même configuration que celle de la Somalie avant son
implosion. Pour lui, c'est l'oeuvre non pas de quelques
individus mais de la communauté issa tout entière.
Son discours
est rôdé : « Nous les Djiboutiens sommes en train de re-vivre
la tragédie somalienne. Sauf qu’ici, ce ne sont pas les
Maréhane (clan de Siyaad Barré) qui tiennent le rôle
d’aristocratie, ce sont les Issa. Tous les Issa. Parce que les
Somalis sont incapables de diriger une nation moderne. Comme
ils n’ont jamais eu d’État centralisé dans leur passé, ils ne
comprennent pas ce qu’on appelle le contrat politique autre
que celui basé sur la tribu, le ‘xer issa’.
La preuve en
est que tous les dirigeants issa, de Hassan Gouled à Ismail
Omar Guelleh, sont obsédés par leur propre création, un ennemi
imaginaire intérieur appelé "Afar". Comme ils éprouvent une
haine inextricable envers nous, ils mènent aussi une guerre
contre les Afars d’Éthiopie.
Comment
pourraient-ils d’ailleurs admettre une co-existence pacifiée
et un partage des pouvoirs à Djibouti avec les Afars, alors
ils vouent aux gémonies leurs frères issak et gabadouri ? Ce
que les Issa veulent, c’est faire de Djibouti un « État issa
». Si cette option n'aboutit pas, ils préfèrent détruire la
république que de partager la richesse nationale avec les
Afars.
De la même
manière que le clan de Siyad Barré l’a fait avec la Somalie.
De toute manière, si Djibouti disparaît en tant qu'État, les
Afars n'ont rien à perdre alors que pour les Issa, ce sera la
fin de tout à cause des animosités qu'ils ont créés avec tous
leurs voisins. »
Ces commentaires ont cours dans certains milieux afar. Est-ce
de la caricature ? S’agit-il des préjugés sans fondement ?
Toute généralisation est excessive. Y-t-il déterminisme en ce
domaine ? Je ne le pense pas. Le peu des leaders issa que je
connais - Hassan Goueld et Ismail Omar – corrobore plutôt ces
portraits simplistes.
Quand aux
chiffres, ils vont dans le sens de ces propos et montrent la
somalisation à outrance de la société. Ismail Omar Guelleh ne
cherche même pas à les cacher. Que certains Djiboutiens issa
refusent de les regarder, c’est autre chose. Chacun est libre
de cultiver ses démons.
Je ne souscris
pas à l’idée d’une transposition du cas somalien sur notre
pays. Il n’empêche que certaines similitudes sont troublantes.
Vouloir absolument et obsessionnellement imposer son clan à
l’ensemble du pays, cela fait penser indubitablement à Syaad
Barré. Ismail Omar Guelleh s’inspire de cette idéologie, c'est
une vérité pure et simple.
Faire mentir
ces propos ?
L’opposition
djiboutienne ne doit pas avoir peur de (se) dire certaines
vérités. Le véritable pouvoir se concentre entre les mains
d’un seul homme. Mais l’administration, l’armée, la police et
les entreprises semi-publiques sont noyautées par les Issa. En
disant cela, je ne cherche pas à culpabiliser personne. C’est
la vérité. Ceux qui pensent que ce processus va s’aggraver ont
raison.
Ceux qui
pensent que ce processus est irréversible, ils ont tort. Rien
n’est irréversible en politique. Ce qu’un dictateur a fait, on
peut le défaire. Je l'avais déjà dit et je le répète ici. Et
aucun problème ne résiste à des dialogues ouverts sur l'avenir
et aux hommes de bonne volonté. Des exemples abondent qui nous
montrent la voie à emprunter. La façon dont l’apartheid
sud-africain (cas extrême) a été démantelé nous donne un très
bon exemple.
Uguta-Toosa lutte pour la démocratie et l’instauration d’une
société de droit où tous les Djiboutiens jouiront de mêmes
droits.
Uguta-Toosa a
une vision globale du destin de notre pays et de l'avenir de
la corne de l'Afrique. Quand nous voyons une injustice, nous
le désignons en tant que telle. Quand nous voyons un chat
noir, nous ne disons pas, pour complaire à je ne sais qui, que
c’est un chat blanc.
Ali Coubba
Président de Uguta-Toosa
U.T. juillet 2008
Note d'information de la LDDH: pourquoi les élections sans
démocratie ni bonne gouvernance à Djibouti ?
|

Le Président |
NOTE D’INFORMATION
DU 17 AOÛT 2008
Pourquoi des élections sans Démocratie
ni bonne gouvernance à Djibouti ? |
« Qui vole un œuf, vole un bœuf ? » « Il faut s’attendre à
tout, c’est la moindre des choses ».
Pourquoi des élections sans Démocratie ni bonne
gouvernance à Djibouti ?
Est-ce que des nouvelles dispositions
dangereuses sont prêtes ?
En République de Djibouti, les textes
fondamentaux paraissent être conformes en grande partie
aux Instruments internationaux avec, malheureusement dès
le début de l’Indépendance, une volonté affichée à bafouer
sans vergogne tous les textes, pourtant, présentés par le
gouvernement et adoptés sous forme de Loi.
Seules sont applicables les décisions verbales
du Chef de l’État.
C’est la forme la plus directe de la dictature
sournoise, qui adopte un très grand nombre de « textes
ronflants » pour faire plaisir à l’opinion internationale
avec une vérité toute autre quant à ses applications.
Évidemment, l’actuel Représentant du PNUD à Djibouti ne
peut que considérer ces « textes » comme des textes
positives, tout en oubliant certainement de dire, voir
même de mentionner, que tous les textes « dits
fondamentaux » sont de la poudre aux yeux sans application
aucune.
a – suffrage universel.
La panoplie des textes existe, elle est presque
parfaite concernant les élections présidentielles et
législatives, mais, dans la pratique, en complète
violation à la Constitution de 1992, aux Lois Électorales
et à celles sur les Partis de 1992.
Concernant la Décentralisation l’Assemblée
monocolore a adopté un Texte qui a unilatéralement violé
les dispositions aux Accords de Paix de 2001.
b – inexistence du droit à l’égalité devant la
Loi, d’autant plus que les libertés et les droits
fondamentaux sont constamment violés en République de
Djibouti, et que la Justice Djiboutienne est loin d’être
indépendante.
Flash sur les fausses « élections démocratiques
» en République de Djibouti.
1. les organes électoraux nationaux
indépendants et impartiaux sont inexistants ;
2. l’environnement propice pour le bon
fonctionnement de ces organes électoraux est pollué par
les assistances politiques et financières ciblées dans le
strict intérêt des forces armées des Puissances
étrangères, comme la France et les États-unis ;
3. les mécanismes nationaux pour régler les
contentieux électoraux : actuellement rien à part celui
des armes avec tous les risques d’une anarchie à la
Somalienne ;
4. le code de conduite pendant les
élections est décidé par le Premier Magistrat
cumulativement candidat à la Présidence, au Parlement pour
l’équipe des fidèles ;
5. les observateurs externes pendant les
élections : alors là il faut toujours s’attendre à des
encadrements par le Protocole de la Police Politique pour
« un meilleur aperçu et une interprétation guidée sur le
bon déroulement des élections ».
6. l’accès équitable aux médias populaires
pendant les élections est muselé: seule la RTD et le
Journal la Nation, sous coupole de la mafia électorale,
sont là pour imposer les desideratas du pouvoir, que l’on
est en droit voir en mesure de considérer comme «
Usurpateur » car aucune Presse Libre n’est en droit de le
dénoncer, aucun Parti Politique de l’Opposition n’a le
droit de manifester, voir même de s’exprimer à moins de se
voir dissous par un simple Décret du Chef au pouvoir par
usurpation parrainée.
Dans le cadre de la Prévention des conflits et
face aux risques des coups des Forces armées en République
de Djibouti, il temps de se mobiliser pour mettre fin aux
bradages intolérables et inadmissibles qui s’effectuent
par des simples Décrets gouvernementaux.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)
lance un Appel pressant au Peuple Djiboutien de s’unir
pour faire barrage aux risques réels et connus, qui nous
entourent.
M. NOËL ABDI Jean-Paul
Note d'information de la LDDH : ARHIBA : le ghetto des
combattants en perpétuelles déportations.
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Le Président |
NOTE D’INFORMATION
DU 7 AOÛT 2008 |
Une semaine après la déportation manu militari
d’une centaine de personnes fragilisées, qui avaient été
installées de force l’année dernière au PK 12, puis le 31
juillet 2008 transférés vers le Centre de l’Ecole de
Police, aux aspérités de centre de concentration
provisoire, pour être relâchées dans la nature sans eau,
sans nourriture, sans logis, sans même un terrain
viabilisé mis à leur disposition, constamment pourchassées
pour leur interdire toute forme de réinstallation et de
réhabilitation, car considérées comme les Palestiniens de
Djibouti.
Ces victimes de la troisième déportation
doivent être considérées comme des persécutées à caractère
racial, car visant une marge spécifique de la population
Djiboutienne, persécution qui outrepasse largement les
limites du tolérable.
Ces populations sont des Afars de la République
de Djibouti.
Depuis plus d’une décennie, en particulier
depuis le massacre d’Arhiba d’une décennie auparavant,
massacre toujours resté dans l’Impunité la plus totale,
massacre que la LDDH avait à maintes reprises sollicité le
Pardon du Chef de l’Etat, aujourd’hui encore la répression
d’Arhiba et les déportés du PK12 continue sans relâche,
après les sanctions électorales infligées lors des
élections présidentielles, parlementaires et d’une soit
disante décentralisation.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)
dénonce avec fermeté tous ces comportements inhumains qui
frisent des tentatives d’exterminations ciblées ;
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains, lance
un Appel pressant aux défenseurs des Droits de l’Homme, à
la communauté internationale et nationale d’amplifier
leurs efforts pour mettre au banc des accusés les
dirigeants responsables de ces atrocités ;
Elle demande à la diaspora Djiboutienne d’unir
leurs efforts, quelque soit leur tendance politique, pour
déposer des plaintes auprès des juridictions à Compétence
universelle.
M. NOËL ABDI Jean-Paul
Communiqué de presse de l'Alliance républicaine pour le
développement (ARD)
Djibouti, le 5 août 2008

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
L’ARD dénonce les
répressions ciblées.
La Force
Nationale de Police (FNP) a procédé jeudi dernier 31
juillet 2008, bulldozer à l’appui, à la destruction et a
incendié des demeures de fortune des dockers à proximité
du PK 12 ;
Les unités
anti-émeutes, venues encadrer l’opération, avaient
abondamment fait usage de grenades lacrymogènes et des
balles à caoutchouc contre ces habitants surpris dans leur
sommeil au petit matin et qui s’attendaient à être
recasés sur un terrain vague, sur les hauteurs de Doraleh
comme l’avaient promis la veille et les jours précédents
les autorités.
Beaucoup
de personnes auraient, d’une façon ou d’une autre souffert
de cette violence qui n’a épargné personne : des
vieillards, des malades, des femmes enceintes et même des
nourrissons figuraient au rang des victimes.
Plus d’une
centaine de ces citoyens, nous rappelons qu’il s’agit
bien des citoyens, (presque tous des dockers du
Port de Djibouti et leur familles) auraient été transférés
au Centre de transit de Nagad, après que les taudis qui
leur servaient de toit et leurs rations ainsi que leurs
ustensiles eut été brûlés.
Nous
rappelons, que dans des circonstances identiques, la force
de police avait procédé par une méthode similaire, avant
d’ouvrir les feux sur les habitants des bidonvilles
d’Arhiba II, en octobre 2005 faisant au moins 5 morts et
des dizaines de blessés par balles.
Les
victimes des répressions de 31 août sont des habitants
d’Arhiba II justement, qui avait été décasés également par
la force et placés dans cette zone, il y a un an (juin
2007) et que les pouvoirs publics contraignent de nouveau
à s’installer encore plus loin.
Les
bidonvilles parsèment la capitale et ses pourtours en
nombre toujours croissant, mais sans pour autant provoquer
la colère du pouvoir, à part ceux-là victimes de
prédilection de ces genres de répressions presque chaque
année et durant l’été le plus souvent.
Cette
répression dans les taudis du PK 12 a été suivie par une
confrontation autrement plus violente avec les jeunes de
la cité d’Arhiba qui entendaient protester pacifiquement
contre ce décasement ciblé et la sauvagerie des policiers
qui agissaient sur ordre du Ministère de l’Intérieur.
Cela s’est
passée le même jour dans l’après midi du 31 Août et
plusieurs blessés, par balles en caoutchouc et brûlures
par les grenades lacrymogènes, ont été dénombrés ainsi que
des arrestations musclées d’une cinquantaine d’individu
dont une trentaine seraient transférées à la prison civile
de Gabode inculpés par le Parquet djiboutien auquel ils
avaient été présentés à l’issue de 48 heures de garde à
vue.
Hier
encore 4 Août les quelques familles, des habitants de la
proximité du PK 12 décimés le 31 août dernier et qui se
trouvaient aux alentours de leurs bidonvilles rasées, sous
un soleil de plomb sans abri avec quelques effets qu’ils
avaient sauvés de la destruction de l’incendie de l’autre
jour, auraient été sauvagement réprimés et leurs biens
brûlés une fois de plus.
Une
quarantaine d’entre eux furent également transférés au
Centre de détention de Nagad et on déplore la disparition
d’un vieillard que ses proches n’auraient retrouvé ni dans
les centres hospitaliers ni dans les centres de détentions
connus.
La
brutalité policière n’est pas seulement en cause dans ces
violences à l’initiative de la police qui se poursuivent
ici et là depuis jeudi : le caractère ciblé de ces
opérations est un scandale et un danger qui guette la paix
et l’unité dans ce pays.
L’ARD
s’élève vigoureusement contre cette répression visant
exclusivement les Afars à Djibouti ville et ses environs
comme à l’intérieur du pays et qui apparaît de plus en
plus comme une politique délibérée d’ostracisme ethnique à
l’endroit de cette composante de la nation.
L’ARD
attire l’attention des pouvoirs publics (du gouvernement
et de l’assemblée nationale), des citoyens, comme de la
communauté internationale sur le danger d’une telle
politique sur la paix et le développement de ce pays qui
est sorti , il y a peu d’une décennie de guerre civile.
L’ARD
exige, la libération immédiate et sans condition de toutes
les victimes innocentes qui sont détenues à Gabode et à
Nagad et attire l’attention de l’opinion internationale
sur la détresse humaine des victimes de cette répression
et condamnées à souffrir sous le soleil, de la soif et de
la faim.
ADAN MOHAMED ABDOU
Vice-président et Président par intérim de l’ARD
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