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Dernières nouvelles
- Edition en Ligne d'Avril 2006
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Directeur de
Publication :
ALI MAHAMADE HOUMED Codirecteur
:
MAHDI IBRAHIM A. GOD Email : realite_djibouti@yahoo.fr
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01/05/06 L’affiche de l’UDT pour
le 1er mai 2006
29/04/06 LDDH : Note
d'information sur l'échec des élections sans électeurs
27/04/06 LDDH : Note
d’information sur les processus électoraux à Djibouti
25/04/06 LDDH : Communiqué de
presse : vers la constitution de syndicats maison ? Ci-joint
le récépissé de déclaration délivré au nouveau syndicat
maison, le "Syndicat du personnel des services maritimes et
transite (MTS)"
21/04/06 Message remis à la
Commission européenne lors de la manifestation du 19 avril 06
à Bruxelles
21/04/06 CR et photos de la
manifestation du 19 avril 2006 devant la Commission européenne
17/04/06 Appel à la manifestation
du mercredi 19 avril 2006 devant la Commission européenne
17/04/06 LDDH : Rapport
d'activité du 15 avril 2006
14/04/06 Affaire Borrel : le
comité de soutien est lancé
13/04/06 Le Télégramme : un
collectif à la rescousse de la famille djiboutienne
13/04/06 La tête de liste du PSD
à Boulaos licenciée de la fonction publique
12/04/06 La BBC (section somalie)
accable Guelleh !
09/04/06 Communiqué de presse de
l'UAD suite à la catastrophe maritime à Djibouti
08/04/06 Message de condoléances
du MRD suite au naufrage dans la rade de Djibouti
08/04/06 LDDH : diffusion
d'information du 7 avril 2006 sur l'appel urgent de
l'Observatoire
08/04/06 Appel urgent de
l'Observatoire, programme conjoint de la FIDH et de l'OMCT
08/04/06 Communiqué de presse :
appel à manifestation du Comite du MRD en Belgique
07/04/06 Communiqué de soutien du
MRD au Djiboutien Abdoulkader Mohamed Guidar
07/04/06 LDDH : Communiqué de
presse du 7 avril 2006 suite à la catastrophe maritime
07/04/06 Tragédie nationale :
naufrage d’un boutre à 300 mètres du Port international de
Djibouti géré par Dubaï
06/04/06 69 morts au cours d’un
naufrage dramatique à proximité du port de Djibouti
06/04/06 UDT : mise en liberté
provisoire sous contrôle judiciaire des syndicalistes
incarcérés
05/05/06 Djibouti : arrestation
de syndicalistes et politique commerciale
05/04/06 Communiqué de l'Union
djiboutienne du travail (UDT)
04/04/06 Information conjointe de
la CISL et
de la FIDH, Djibouti : que cachent les autorités ?
04/04/06 Elections régionales :
Communiqué commun de presse des listes indépendantes
04/04/06 Alerte de la Ligue
djiboutienne des droits de l'homme : nouvelle arrestation de
syndicalistes à Djibouti
03/04/06 Communiqué de l'UAD :
les Djiboutiens persistent et signent en faveur du boycott
03/04/06 Communiqué de la LDDH :
outrage à un diplomate du Bureau international du travail
03/04/06 Premières réactions du
SNES-FSU et du CISL au refoulement des syndicalistes à
Djibouti
01/04/06 Refoulement des
représentants syndicaux : Communiqué de presse de la LDDH
01/04/06 Message du Secrétaire
général de l'UDT, Aden Mohamed Abdou
L’affiche de l’UDT pour le 1er mai 2006
|
Djibouti
Le
01 mai 2006 |

L’Union
Djiboutienne du Travail après consultation avec ses affiliés
et sa base a décidé de placer ce 1er mai 2006 sous
le signe de deuil de la liberté syndicale à djibouti.
En effet, la
liberté syndicale de sinistré et en sursis qu’elle était vient
d’être assassinée par le nouveau code du travail anti-syndical
et anti-social concocté unilatéralement par le ministre de
l’emploi et de la solidarité nationale et promulgué en janvier
2006 après son adoption par l’assemblée nationale dans le
dernier trimestre de l’année 2005.
Ce code de travail place en effet le
ministère de l’emploi et de la solidarité nationale comme juge
et partie au grand dam de ses partenaires sociaux notamment
travailleurs désormais à la merci de ce département
ministériel et ce en violation flagrante avec les conventions
n° 87 et n° 98 de l’OIT relatives respectivement à la liberté
syndicale, à l’organisation et à la négociation collective
pourtant ratifiés par notre pays dès 1978.
La
reconnaissance légale des syndicats ainsi que le
renouvellement périodique de son bureau exécutif est
subordonné au bon vouloir de ce ministère qui a déjà commencé
le 15 mars 2006 à nommer un nouveau secrétaire général du
syndicat du personnel de la MTS alors que le secrétaire
général légal et légitime était en détention provisoire pour
affaires syndicales et qu’il n’y avait eu aucune élection,
légale ou pas, pour conforter cette « nomination » illégale.
L’UDT se
réserve le droit de porter plainte auprès du conseil
constitutionnel contre ce code de travail
(Loi n°133/AN/05/5ème L portant Code
du Travail) au
demeurant anticonstitutionnel compte tenu qu’il est en
contradiction flagrante entre autres avec l’article 15 de la
constitution nationale qui reconnaît la liberté syndicale sans
aucune réserve et auprès de l’OIT compte tenu qu’il viole les
conventions n° 87 et n°98.
Enfin,
dénonçant et condamnant les harcèlements, l’intimidations, les
tortures morales, les discriminations pour activité syndicale,
les licenciements abusifs et l’ingérence légalisée du
ministère de l’emploi et de la solidarité nationale dans les
affaires intérieures syndicales, l’UDT adresse en ce 1er
mai 2006 ses condoléances les plus attristés à tous (tes) les
travailleurs (euses) et à ses organisations syndicales dont le
libre exercice et l’indépendance ont été ainsi sacrifiés à
desseins pour pouvoir éradiquer le plus légalement du monde le
syndicalisme libre et indépendant et les exhorte à ne pas se
décourager pour autant et de préserver plus que jamais pour
reconquérir leurs droits les plus élémentaires.
Union Djiboutienne du Travail
LDDH : Note d'information sur l'échec des
élections sans électeurs

Le
Président |
NOTE D'INFORMATION
DU 29 AVRIL 2006
SUR L'ECHEC DES
ELECTIONS
SANS ELECTEURS |
Note
liminaire.
Cette Note
d’Information a un but modeste, en voulant tout simplement
soulever quelques points inadmissibles tant dans la rédaction
des Textes législatives, dans les lacunes manifestes des
déterminations des compétences, des moyens prévisionnels
financiers et matériels, que dans le fiasco du déroulement et
des résultats des dernières élections des 10 et 31 mars 2006.
Tout en
comprenant les limites de certaines actions avec les risques
des fragilisations des partis de la mouvance présidentielle et
des pressions sur des structures à priori libres et
indépendantes, la Ligue Djiboutienne des Droits humains (LDDH)
reste à la disposition de tous les partis concernés
directement ou indirectement afin de trouver des solutions
pour le report de ces élections régionales et communales
actuellement sans participation populaire et sans transparence
électorale.
Il va s’en
dire que les dernières élections régionales et communales ont
été un échec cuisant pour ceux qui l’ont préparée, l’ont
organisé, d’abord dans la mesure que ces élections ont été
rédigées avec plusieurs lacunes, ensuite le résultat du taux
d’abstention énorme.
D’autres
causes existent, en effet pour ne prendre qu’un simple exemple
aucune formation n’a été diffusée sur les antennes de la RTD
pour permettre aux électeurs et aux futurs élus de bien
comprendre la décentralisation.
Il est de
rappeler que la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)
avait rapidement traduit dans les deux langues nationales (en
Afare et en Somalie) la loi n°174 du 7 juillet 2002 grâce à
l’assistance de l’Ambassade des Etats Unis.
Malgré cela la
RTD n’a jamais répondu aux demandes de la LDDH pour diffusion
dans le cadre de la formation médiatisée.
I - Bref
rappel des élections de mars dernier.
Sur des « élus
parrainés par le Ministre de l’intérieur ».
D’une manière
générale et explicite la loi n°139/AN/06/5ème L portant
modification de la loi n°174/AN/02/4ème L du 7 juillet 2002
(cette dernière ayant été mutilée profondément lors de la
ratification des textes juridiques de l’Accord de Paix du 12
mai 2001 signé entre le Gouvernement et le Frud-Armé et ceci
en violation de la Constitution) remet davantage en cause
l’essence et l’esprit du principe fondamentale de la
Décentralisation.
Les dernières
dispositions législatives mettent ouvertement les Conseillers
sous la tutelle directe du Ministre de l’Intérieur, ce qui ne
laisse pratiquement aucune prérogative aux élus des régions à
vocation décentralisées, mais dans la pratique des textes
législatives sans la moindre compétence pratique ni moyens
financiers.
Les bluffs
électoraux des 10 et 31 mars 2006, le non cautionnement par
les populations Djiboutiennes et le silence de la Communauté
internationale, démontrent très clairement le fiasco de ces
dernières élections.
Face à cette
situation critique on ne peut qu’inviter le Chef de l’Etat à
démissionner ou à ouvrir très rapidement le dialogue avec
l’Opposition et les Forces vives de la nation.
II – Aperçu
des causes du dysfonctionnent dans la préparation des
élections régionales et communales et le bilan des échecs
prévisibles.
L’une des
premières causes du dysfonctionnement des élections en
République de Djibouti est le maintien d’une politique
précoloniale depuis 1977, en particulier du maintien de
l’opacité dans la préparation, le déroulement du scrutin
jusqu’au décomptes des bulletins de vote et de l’imposition
des mascarades électorales à tous les stades, sans oublier la
nécessité d’une refonte des listes électorales.
Les causes du
dysfonctionnement de l’Appareil administratif sont multiples,
en ce qui concerne les élections elles ne peuvent que ce
cantonner sur des départements ministériels : à savoir le
Ministère de l’Intérieur et celui de la Justice. Il va de soi
que d’autres fonctionnaires ou forces armées sont souvent
impliqués d’office.
Compte tenu de
la fâcheuse tendance au niveau judiciaire à classer
automatiquement les plaintes contre l’Impunité, là aussi le
bât blesse.
Dans le
contexte actuel, l’essentielle de cette Note sera consacrée
aux approches des causes et des échecs des récentes élections
régionales.
a) - Les
causes politiques
L’une des
causes politiques la plus flagrante est celle de vouloir se
maintenir durant bientôt trente ans sur des forces de polices
parallèles, mais aussi :
1.
embrigadement des Institutions républicaines, des élections
constamment truquées,
2. situation
financière essentiellement balisée et basée sur le socle des
détournements des Deniers publics et des Biens Sociaux,
3. situation
géopolitique favorable à la répression régionale et sous
couvert de la lutte antiterroriste et justifiant ainsi des
présences militaires finançant directement les crimes
économiques organisés.
D’autres
ingérences aux politiques intérieures existent avec tous ses
dangers.
Cette caution silencieuse des pires violations des droits
fondamentaux semble dictée par des sombres considérations
géostratégiques.
Cette
assistance étrangère conjoncturelle encourage la dictature
locale à réprimer toute contestation sociale ou politique et
favorise la marginalisation de la société civile indépendante
et de l’opposition nationale.
Cette
conjoncture circonstancielle dans notre pays, avec tous les
risques réels d’implosions doublés d’explosions sociales, est
essentiellement focalisée dans :
1. la
marginalisation de la société civile indépendante et de
l’opposition nationale.
2. les
harcèlements des syndicats Libres;
3. le refus de
la partie gouvernementale d’appliquer les Accords de Paix du
12 mai 2001
4.
l’inexistence d’un Etat de Droit effectif ;
5. l’absence
d’un minimum de transparence de la gestion des affaires
publiques.
III –
Récapitulation de Textes violés ou non appliqués (quelques
cas).
Sur la Loi
n°139/06/5ème L du 4 février 2006 Portant modification de la
Loi 174 du 7 juillet 2002. D’emblée cette Loi 139 promulguée
le 4 février 2006 est restée trop longtemps dans les tiroirs
pour être diffusée dans le Journal Officiel bien en retard.
Malheureusement ces retards montrent encore le peu de sérieux
de l’équipe au Pouvoir dans l’immédiateté des exécutions des
textes de lois. Les lacunes d’une Justice non indépendante ne
peuvent qu’aggraver une situation dangereuse.
Article 1er :
Les articles suivants sont modifiés comme suit :
- « Nouvel
article 4 « 2ème alinéa) : Les régions de Tadjourah, d’Obock,
d’Ali Sabieh, de Dikhil et d’Arta, dans leurs limites
territoriale, ne comprennent pas Djibouti Ville qui fera
l’objet d’un Statut spécial dont les dispositions seront
fixées par un loi ». (La lecture de cet alinéa et l’emploi du
futur avec « fera et seront » montre le peu de sérieux d’une
loi votée en catimini.
On est en
droit de se demander pourquoi personne au Ministère de
l’Intérieur, en principe auteur de ce Texte, ou dans
l’ensemble de la chaîne du Parlement ne s’est souvenue que les
dispositions du Statut spécial ont été adoptées par
l’Assemblée nationale sous le loi n° 122/AN/05/5ème L pour
être promulguées le 1/11/06, mais reste à savoir si la Loi sur
le Statut de Djibouti ville a été diffusée dans les délais
concevables. Certes une telle amnésie générale est très
inquiétante.
- Nouvel
article 5 « dernier alinéa) Dans les trois mois qui suivront
les élections régionales, un décret précisera un calendrier
pour l’installation et la mise en place effective des
collectivités régionales élues ainsi que pour les transferts
de compétences qui leur sont dévolues par la loi ». (que faut
il entendre par mise en place effective, et en quoi consiste
le transfert des compétences puisqu’à priori le tableau des
compétences fait défaut juridiquement car aucune clause ne
détermine d’une manière précise le champ d’action des
compétences et les possibilités de moyens légaux).
- Nouvel
article 19 : « dernier alinéa : Le simple dépôt vaudra
candidature et aucune liste ne pourra être rejetée sans motif
sérieux … ». (Est-ce par exemple un motif valable de rejeter
une liste car un ou des candidats de cette liste ont refusé ou
n’ont pas voulu payer les factures de l’EDD, fondées ou
farfelues. En vertu de quel texte juridique peut-on se baser
pour d’éventuelles refus. De Tadjourah à Arta en passant par
Balbala les listes indépendantes rejetées ont sans aucun doute
entaché gravement les tentatives apparemment superficielles
d’une ouverture décentralisée).
AVERTISSEMENT
Pour avoir une
vue plus global, il semble plus sage d’attendre le déroulement
des intronisations en cours, pour démontrer ensuite les
violations d’un nombre important d’articles de la section 2 «
de son élection de la Loi » du Statut de Djibouti ville n° 122
promulgué le 1er novembre 2005 (ce texte législatif est
parfois en contradiction avec la loi n° 174 promulgué le 1er
novembre 2002).
Dans un proche
avenir la LDDH reviendra sur la notion même d’une propagande «
d’un dosage de proportionnel » mais d’ores et déjà les plus
simples articles des intentions des votes proportionnels
semblent bel et bien violés notamment les articles 9 à 15 de
la section 2 ci-dessus mentionnée.
M NOEL ABDI Jean-Paul
Ligue Djiboutienne des Droits Humains
Siège : Quartier V - Boulevard de GAULLE - B.P. 74 - DJIBOUTI
/ République de Djibouti
Téléphone/Fax domicile : + 253 / 358 007 - Bureau :+ 253 / 357
804
E-mail :
noel_lddh@yahoo.fr / Site :
http://www.lddh-djibouti.org
LDDH : Note
d’information sur les processus électoraux à Djibouti

Le
Président |
NOTE D'INFORMATION
DU 27 AVRIL 2006
SUR LES PROCESSUS
ELECTORAUX
A DJIBOUTI |
« Que la Lumière Divine soit, que la vérité surgisse ».
Afin
de permettre à tous les Etats ou organisations attachés à la
Paix sans laquelle aucun développement n’est possible et à
tous les partenaires impliqués dans les développements
économique et humain à Djibouti d’avoir un aperçu global sur
les consultations électorales dans notre pays, il semble
indispensable d’en rappeler l’Histoire récente (I).
Avec pour source unique les textes et documents officiels,
cette note n’a pas d’ambitions autres …que d’offrir une fiche
synoptique sur le sujet et partant de proposer (III) des
solutions dans le cadre de la mission (une des priorités des
Défenseurs des Droits de l’Homme) de prévention des conflits,
à ce problème qui constitue une des multiples causes de
l’impasse démocratique à Djibouti, après en avoir examiné les
causes et conséquences (II).
I/ Historique des consultations électorales
Sans remonter au déluge, pour d’évidentes raisons, choisi pour
dates de référence les années 1992/1993. Rappelons seulement
qu’hérité du colonialisme, le multipartisme a été enterré
de jure par une Ordonnance d’octobre 1981 portant
mobilisation générale et instaurant le parti unique.
Septembre 1992 - Avril 1993 :
les succès militaires de la rébellion armée de novembre et
décembre 1991 sont directement à l’origine de la fin du
monopartisme et de la floraison d’une presse indépendante.
Notons que la pluralité de la presse est aujourd’hui, hélas,
anémique.
Conjugués aux pressions financières des bailleurs de fonds
(Sommet de Baule entre autre) et à l’explosive tension sociale
(grèves à répétition et naissance des syndicats indépendants
d’enseignants et travailleurs), les rapides succès
militaires, dans les Régions de l’Intérieur, ont contraint le
gouvernement à initier une timide ouverture démocratique.
D’abord par l’instauration (légalisée par un référendum tenu
en septembre 1992 que sur le quart du territoire national)
d’un multipartisme intégral, vite suivi d’un quadripartisme
décennal sans promulgation Officielle.
Pourquoi ?
Il semble évident avec le recul (14 ans plus tard) que cette
manœuvre était vraisemblablement motivée par le souci du
pouvoir de ne s’entourer sur l’échiquier politique et social
que d’« adversaires »….accommodants
Témoignent de ce souci, le clonage des partis politiques de
l’Opposition et syndicats à l’époque, la répression qui s’abat
aujourd’hui encore sur les syndicats libres (accentuée par une
certaine logique absurde d’une succession en 1999), et la
configuration actuelle (de source électorale impopulaire) de
la coalition des partis au pouvoir (UMP).
La tendance gouvernementale pour des Syndicats-maison
continue.
Cette obsession hégémonique a éclaté au grand jour au
lendemain des dernières élections régionales et communales
2006 (toutes les régions et communes ont été
« remportées » par le R.P.P), tandis que le harcèlement
des syndicalistes bat son plein à l’heure actuelle d’une
manière inadmissible.
1993 :Le
P.R.D et le P.N.D ont acceptés de participer aux Législatives
brisant la dynamique unitaire du FUOD qui préconisait le
boycott. Elles ne se sont déroulées à nouveau que sur le quart
du territoire. Résultat :65 sièges sur 65 sont remportés par
le RPP.
1997 :
près de quatre ans après un Accord de Paix (signé entre le
gouvernement et une faction de la rébellion) qui n’aura même
pas fait taire les armes, des élections Législatives ont à
nouveau été organisées. Elles ont opposé l’alliance RPP/FRUD
au reste d’une opposition dispersée (PND ; PRD). Résultat : le
RPP « remporte » à nouveau la totalité des sièges du parlement
(65/65).Elles ne se sont déroulées que dans la capitale et les
chefs-lieux des districts, l’arrière-pays étant en partie
menacé par la résistance armée.
1999 :
c’est dans un contexte de guerres qu’a eu lieu l’élection
Présidentielle d’avril 1999 : civile à l’intérieur (et sur à
peine une moitié du territoire) et régionale opposant les deux
puissances voisines (Ethiopie et Erythrée) mais impliquant par
un jeu d’alliances les parties en conflit à Djibouti.
2003 :l’Accord
de paix définitive du 12 mai 2001 aura eu un double mérite :
un silence des armes sur une décision unilatérale du Frud-Armé
de brûler son arsenal en juin 2001 et une bipolarisation de
l’échiquier politique depuis lors à ce jour. Une solide
dynamique unitaire côté opposition et une superficielle unité
côté pouvoir. Résultat : l’UMP « remporte » la totalité des
sièges de l’assemblée nationale. L’opposition a dénoncé des
fraudes massives et introduit un recours en annulation de ces
élections devant le conseil constitutionnel. Ce recours a été
rejeté malgré des preuves accablantes de fraudes.
2005 :
refusant de concourir à un jeu « truqué d’avance » dixit
l’opposition, seul le candidat soutenu par sa coalition (Union
pour la Majorité Présidentielle) sollicite les suffrages des
électeurs.
Résultat : 12% d’abstention et…
plébiscite du candidat unique.
2006 :
c’est du point de vue de l’observateur, la plus révélatrice
des élections de cette décennie. Contrairement aux
Législatives 2003 auxquelles l’UAD a activement participé (52%
de taux d’abstention), et Présidentielles 2005 qu’elle a
boycottées (12% de taux d’abstention – source officielle et
mal informée -), cette dernière élection que l’UAD a également
boycottée a vu un taux de participation d’à peine 18% sur
l’ensemble des deux tours.
Invité à réagir en direct à la RTD,
après le scrutin de 2006, le secrétaire général du RPP et
président de l’Assemblée nationale a justifié sans convaincre
cet exceptionnel taux d’abstention par le fait « qu’à
Djibouti, 30% au moins des électeurs inscrits sont fictifs
parce que morts ou exilés ! »Texto ! Drôle irresponsabilité
pour un président au perchoir.
Certains Partis d’une mouvance
présidentielle ont dénoncé des fraudes et autres irrégularités
tandis que les listes indépendantes contestaient (par
Communiqués de Presse), pour leur part, les répartitions des
sièges. Notons que ces trois dernières élections sont les
seules à avoir couvert l’ensemble du Territoire. Il est
indéniable que la majeure partie de la population de
l’arrière-pays est dans l’incapacité d’exprimer ses choix ou
préférences faute de cartes d’identité, cet aveu public d’un
officiel, ces chiffres contradictoires …jettent un discrédit
sans appel sur toutes les élections passées à Djibouti.
Récemment, la non médiatisation des Décisions d’un Conseil
Constitutionnel doit inéluctablement faciliter l’annulation
ipso facto des élections régionales et communales bourrées
d’irrégularités et de fraudes intolérables. (affaire à
suivre).
II-Causes et conséquences des échecs électoraux
2.1 le Conseil constitutionnel
Il est composé de six membres tous nommés à divers titres par
le Parti au pouvoir. Depuis sa création, jusqu’à ce jour (en
violation aux Accords de Paix du 12 mai 2001) et malgré la
variation toujours amplement monocolore de ses membres,
elle a toujours systématiquement débouté tout recours en
annulation pour quelque élection que ce soit. «Pour
cause de filiation, d’affiliation et d’inféodation au Chef de
l’Etat + président du RPP »
2.2 CENI et CERI :
Elles ont déjà fait l’objet de notes
d’informations de notre part. Rappelons seulement à toutes
fins utiles que depuis sa création en 2003, elle a été
présidée (2003 et 2005) par le candidat RPP aux Régionales
2006 et qui a toujours fait partie du sérail officiel d’après
son c.v paru dans « La Nation » pendant la campagne. C’était
le seul candidat en lice à avoir eu droit à deux pages
publicitaires dans « La Nation » (Journal intégralement
financé par le Budget des contribuables Djiboutiens).
2.3 conséquences :
elles sont terribles pour Djibouti et terrifiantes pour
l’avenir. Si l’impasse politique et institutionnelle n’est pas
ici une nouveauté parce qu’elle dure et perdure sous
différentes formes toujours tragiques pour le peuple, elle
promet d’aboutir à une déflagration généralisée dans la
région…
Accusée de parti pris, vouée aux
gémonies et au bûcher par la presse d’Etat et certains
milieux, les Défenseurs des Droits de l’Homme à Djibouti
prennent à témoins la communauté internationale sur sa
cohérente et pacifique démarche en citant un extrait d’article
signé Hélène Nouaille daté de novembre 2005 et qui conclue
« l’instabilité dans la corne de l’Afrique peut provoquer
des troubles graves sur le continent africain lui-même
(pensons à la proximité du Soudan, du Tchad, du Kenya) et une
crise majeure si la libre circulation de la Mer Rouge
(riverains, Soudan et Arabie Saoudite) et de la porte
Bab-el-Mendeb (en face le Yémen), c’est-à-dire du canal de
suez et de la liaison Méditerranée et Océan indien, était mise
en cause même pour une courte durée. Et tout le monde le
sait. » (La Lettre de Leosthène.Nov2005.)
Si tout le monde le sait, quelles
solutions pour résoudre ce problème ?
III Propositions
C’est dans un esprit, de prévention des
conflits et afin de circonscrire, rapidement, le plus petit
brasier qui risque de s’ouvrir à Djibouti, avec fatalement un
effet domino sur toute la région et au-delà, que ;
la Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (L.D.D.H) émet ici des recommandations à tous les
Partis Politiques en République de Djibouti pour une sortie
honorable de l’impasse.
-
Report faute de participation des
élections régionales et communales à 2008.
-
Refonte de concert avec l’opposition
des listes électorales.
-
Recensement fiable de la population et
des électeurs et délivrance des cartes d’identités aux ayant –
droits, nos compatriotes apatrides
-
Mise en place, en concertation avec
l’Opposition de la transparence électorale, par et avec un
minimum de dispositions juridiques adéquates et immédiatement
applicables.
-
Changement du mode de scrutin.
-
Table ronde Gouvernement/opposition
pour l’effectivité de l’Etat de Droit, l’application de la
Constitution, de tous les Accords internationaux et nationaux,
de la lutte contre l’Impunité par le biais d’une Justice
Totalement Indépendante ...
Il va sans dire que la Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LD.D.H) associe à sa démarche
toute la coopération internationale attachés à la Paix, à la
Démocratie, aux Droits de l’Homme et au développement
économique, social et humain en République de Djibouti et
demande au peuple Djiboutien de rester vigilant.
M. NOEL ABDI Jean-Paul
LDDH :
Communiqué de presse : vers la constitution de
syndicats-maison ?

Le
Président |
COMMUNIQUE DE PRESSE
DU 24 AVRIL 2006
VERS LA CONSTITUTION
DE SYNDICAT-MAISONS ? |
Poursuivant ses manœuvres anti-sociales, le pouvoir Djiboutien
vient de franchir un pas supplémentaire dans le bannissement
des confédérations syndicales Djiboutiennes libres et
internationalement reconnues.
Cette tentative d’embrigader la société civile se traduit
actuellement par la création de nouveau syndicats-maison
censé remplacer la Centrale indépendante UDT (Union
Djiboutienne du Travail).
Cette dernière coupable d’avoir déclenché les grèves au Port
de Djibouti en septembre 2005, qui s’est soldée par plus de
trente licenciements abusifs, a été particulièrement réprimée
depuis.
Dernièrement, deux membres de l’UDT de retour d’un stage en
Israël et deux dirigeants de cette Centrale ont été incarcérés
arbitrairement à la prison de Gabode au motif fallacieux
« d’intelligence avec l’ennemi ».
Durant la détention illégale et arbitraire de ces
syndicalistes, le pouvoir liberticide a intentionnellement
imposé un nouveau « syndicat du personnel des services
maritimes et transit (MTS)» marginalisant ainsi le Secrétaire
Général de cette section UDT, M. Djibril Ismaël IGUEH.
Ce nouveau développement laisse croire que l’arrestation et
l’incarcération, des dirigeants internationalement reconnus,
étaient préméditées en vue d’installer des clones ayant pour
seule mission de crédibiliser le nouveau Code de Travail
anti-social rejeté par les Confédérations Syndicales
indépendantes Djiboutienne et l’ensemble des Organisations
Internationales du Travail (BIT CISL…).
Par ailleurs, selon nos informations, l’Administration de
Dubaï Port Authority chercherait également a marginaliser le
Syndicat UTP (Union des Travailleurs du Port affiliée à l’UDT)
en suscitant l’éclosion d’un syndicat-maison plus conforme à
ses souhaits d’exploitation des Travailleurs Djiboutiens du
Port.
Reste à savoir si ce futur syndicat docile osera réclamer
officiellement la réintégration des Travailleurs injustement
licenciés du Port suite aux grèves de fin 2005.
Quoi qu’il en soit, tout porte à croire désormais que les
véritables Défenseurs économiques et sociaux seront de plus en
plus marginalisés et réprimés en République de Djibouti.
Face à cette démarche liberticide et de régression sociale, la
Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel
à l’OIT, au BIT, à la CISL ainsi qu’à tous les Défenseurs des
Droits Economiques, Sociaux et Culturels pour qu’ils
poursuivent leurs actions internationales pour la défense du
syndicalisme libre dans notre pays.
M. NOEL ABDI Jean-Paul
Récépissé de déclaration de syndicat délivré au nouveau
syndicat maison, le M.T.S.

Message remis à la Commission européenne lors de la
manifestation du 19 avril 06 à Bruxelles
MESSAGE DE L’OPPOSITION
DJIBOUTIENNE AUX PARLEMENTAIRES ET COMMISSAIRES DE L’UNION
EUROPEENNE
(A l’occasion de la manifestation de l’opposition djiboutienne
en date du 19 avril 2006 devant les institutions de l’UE à
Bruxelles)
19 avril 2006
Mesdames et
Messieurs,
Honorables
Parlementaires et Commissaires européens,
Depuis
notre manifestation du 6 octobre 2004, au 170 Rue de la Loi,
devant les locaux de l’union Européenne à Bruxelles, la
situation de la République de Djibouti, notre modeste pays, ne
s’est point améliorée. Bien au contraire.
Le pouvoir
en place s’enfonce dans le verrouillage de la vie nationale.
Le tout répressif comme seul mode de dialogue et le contrôle à
100% de l’appareil d’Etat comme de la vie économique et
sociale, demeurent plus que jamais.
En
témoignent les licenciements et arrestations arbitraires qui
se sont succédé depuis lors, agissements dénoncés par les
organisations internationales des droits de l’Homme.
Syndicalistes, défenseurs des droits de l’Homme, opposants,
personne n’échappe à la chape de plomb.
En témoigne
la mascarade électorale dite présidentielle du 8 avril 2005
qui a été massivement boycottée à l’appel de l’opposition.
Seul candidat en lice à sa mise en scène, l’autocrate Ismaël
Omar Guelleh s’est auto-reconduit pour six nouvelles années.
En témoigne
la mort par balles militaires d’un jeune lycéen le 24 octobre
2005.
En témoigne
le massacre (quatre morts) perpétré par les sbires du pouvoir
le 30 novembre 2005 au quartier populaire d’Arhiba.
En
témoignent les tout récents (mars, avril 2006) emprisonnements
de quatre responsables syndicaux dont le Secrétaire de l’Union
djiboutienne du travail (UDT), principale centrale syndicale
libre, Monsieur Adan Mohamed Abdou.
En témoigne
l’expulsion, le 4 avril 2006, d’un représentant du Bureau
international du travail, Monsieur Ibrahim Mayaki, venu
rencontrer les défenseurs djiboutiens des droits syndicaux.
Ou encore le refoulement de l’aéroport de Djibouti des deux
chargés de mission de la Confédération internationale des
syndicats libres (CISL) et de la Fédération internationale des
droits de l’Homme (FIDH).
En témoigne
la nouvelle mascarade électorale dite régionale et communale
qui s’est tenue les 10 et 31 mars 2006 et qui a été
massivement boycottée à l’appel de l’opposition. Boycott si
massif que le régime lui-même l’a reconnu dans ses médias et
que ses propres alliés l’accusent de fraude.
Conséquence
directe de cette confiscation de l’Etat, corruption et
incompétence se répondent à tous les niveaux. La
mal-gouvernance règne.
L’atteste
la misère qui s’aggrave. Pas moins de 80% des 700 000
habitants se débattent dans la pauvreté, dont plus de 50% dans
l’extrême pauvreté.
Dernière
illustration de cette mal-gouvernance, une réduction de près
de 20% a frappé la pension des retraités militaires. Après que
les autres pensionnés ont purement et simplement perdu le
bénéfice de leur pension, ou que cette dernière a évolué à la
baisse.
Surtout,
nous ne pouvons passer sous silence le naufrage meurtrier d’un
boutre transportant près de trois cent personnes (chiffres
officiels), dans le périmètre portuaire de Djibouti-ville, à
cent mètres du quai à boutres, qui a fait 111 morts, 22
disparus et 26 blessés. Faute de services compétents pour
assurer le respect des règles élémentaires de sécurité et par
manque de secours organisés pour sauver les naufragés.
Cette
sombre situation de notre pays est connue de tous celles et
ceux qui ont pris la peine de la voir d’un peu plus près. La
Communauté internationale du travail (CISL, Organisation
internationale du travail, Bureau international du Travail),
la FIDH, l’Union interafricaine des droits de l’Homme, la
Commission africaine des droits de l’Homme, Human Rights Watch,
le Département d’Etat des Etats-Unis d’Amérique, etc. savent
quel sort réserve le régime djiboutien aux droits humains, à
la démocratie et à la gouvernance.
Du reste,
la FIDH, qui a récemment envoyé une délégation sur place,
prépare un rapport sur Djibouti.
Voilà
pourquoi nous manifestons à nouveau devant les locaux de
l’Union européenne ce jour, mercredi 19 avril 2006, pour
attirer, sur nos souffrances, l’attention des représentants
des peuples épris de liberté d’Europe que vous êtes.
L’Union
Européenne, qui aide Djibouti et compte en son sein des pays
comme la France, capable de pression décisive sur le pouvoir
en place, doit réagir.
De
Djibouti, un peuple en danger appelle au secours.
Pour l’opposition djiboutienne,
Daher Ahmed Farah,
Président du MRD
Téléphone en Belgique :
0 56 32 02 74 ou 0 473 39 11 18
Email : daf_dj@hotmail.com
CR et photos de la manifestation du 19 avril
2006 devant la Commission européenne
Compte rendu de la
manifestation du 19 avril 2006 de l’opposition djiboutienne
devant la Commission
européenne à Bruxelles
Mercredi 19
avril 2006, au 170 rue de la Loi à Bruxelles, tenue dans les
locaux de l’Union européenne de la réunion hebdomadaire de la
Commission européenne et déroulement, hors les murs, d’un
rassemblement imposant de Djiboutiens décidés à se faire
entendre.
A l’appel du
Comité en Europe du Mouvement pour le renouveau démocratique
et le développement (MRD) et de la Représentation en Europe de
l’Alliance républicaine pour le développement (ARD), quelque
150 Djiboutiennes et Djiboutiens ont élevé slogans, pancartes
et banderoles dans le ciel européen pour rappeler les
Commissaires à leurs responsabilités dans la situation des
droits de l’homme sur le continent partenaire africain.
Les bases
économiques du pouvoir djiboutien sont liées aux rentes
assises sur les relations extérieures et singulièrement à
l’aide de l’Union européenne, qui compte la France en son
sein, laquelle est capable de pression sur ce pouvoir.
Un message
public a été prononcé devant les manifestants par le président
du MRD M. Daher Ahmed Farah, par les dirigeants du MRD en
Belgique MM. Abdoulfatah Omar Osman, Ahmed Omar Farah et Ali
Salem, et par le représentant de l’ARD en Europe M. Maki
Houmedgaba.
Après quoi une
délégation des partis djiboutiens a été reçue et pu remettre
en mains propres au chef de cabinet adjoint du président de la
Commission européenne José Manuel
Barroso un Message
de l’opposition djiboutienne aux parlementaires et
commissaires de l’Union européenne, ainsi que de nombreux
documents dont l’Appel urgent conjoint de l’Organisation
mondiale contre la torture (OMCT) et de la Fédération
internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et le
Mémorandum de l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD).
Les militants
de l’ARD en Belgique se sont déplacés en nombre important au
rassemblement, notamment les personnes de MM. Tourab
Abdoulkader, Ali Ahmed Hamadou, Hassan Mequemfareh Addu,
Aboubaker Mohamed, Abdallah Kamil, Mohamed Omar, Gaas Nour, et
Abdallah Gaddito, et ont battu le pavé bruxellois pour dire
leur conviction forte dans la lutte pour la vérité de l’aide
européenne à la démocratie à Djibouti.
Les organes de
l’Union européenne ont pareillement été alertés de la
situation globale qui prévaut toujours à Djibouti, où des
mascarades électorales se succèdent, où des syndicalistes sont
en liberté surveillée et le représentant officiel du Bureau
international du travail (BIT) M. Mayaki a été expulsé, où des
chargés de mission de la Confédération internationale des
syndicats libres (CISL) et de la Fédération internationale des
droits de l’homme (FIDH) ont été refoulés à l’aéroport, et où
l’incurie de la mal gouvernance est à l’origine du chavirage
le 6 avril dernier d’une embarcation surchargée provocant la
perte de 113 vies humaines.
Fait à Paris
le samedi 21 avril 2006
Par le Représentant de l’ARD en Europe
Maki Houmedgaba
Email : ardeurope@yahoo.fr
Site Internet :
www.ard-djibouti.org
Découvrez
les photos des militants de l'ARD et du MRD à la manifestation de
Bruxelles
Appel à la manifestation du mercredi 19 avril
2006 devant la Commission européenne
Une situation
dramatique perdure à Djibouti et appelle une mobilisation de
tous.
Le
gouvernement de Djibouti a bâti un système de rente impudente sur les
places militaires concédées à des pays de la communauté
internationale.
L’Union
européenne est partenaire à part entière du positionnement des
forces démocratiques sur le sol de Djibouti et doit entendre
les interrogations des citoyens djiboutiens sur l’usage qui est
fait de la manne amassée.
A l’appel du
Comité en Europe du Mouvement pour le Renouveau de la
Démocratie et le Développement (MRD), un rassemblement est
organisé le mercredi 19 avril 2006 devant le siège de la
Commission Européenne à Bruxelles.
La
représentation de l’ARD en Europe apporte son soutien à cet
appel et invite les Djiboutiens à se déplacer en nombre à la
manifestation qui aura lieu de 15 heures à 16 heures devant la
Commission Européenne, sise au 170 rue de la Loi à Bruxelles.
Métro : Schumann..
Fait à Paris, le 17 avril 2006
Maki Houmedgaba
Représentant de l’ARD en Europe
LDDH : Rapport d'activité du 15 avril 2006

Le
Président |
RAPPORT D'ACTIVITE
DU 15 AVRIL 2006
|
Avant-propos
Il nous semble utile de rappeler que Djibouti est indépendante
depuis le 27 juin 1977. Sa superficie est de 23 000 Km carrés.
Sa population est estimée faute de recensement officiel
crédible à environ à 700 000h.
Elle est peuplée d’Afars qui occupent de tous temps et
exclusivement 80% du territoire, de Somalis (capitale,
Ali-Sabieh, et chef lieu de Dikhil) et d’Arabes, européens et
autres essentiellement dans la capitale. Son port contrôle le
passage entre le canal de suez, la mer rouge et l’Océan indien
et joue seul depuis 1998 (date de la fermeture du port Afar
d’Assab par l’Erythrée) à ce jour le rôle vital de débouché
vers l’Ethiopie, principale puissance militaire et commerciale
(un marché de 70 millions d’habitants) de la région.
Enfin elle abrite depuis l’indépendance la plus importante
base militaire Française d’outre-mer et depuis 2002, une base
militaire U.S et un fort contingent(européen) de l’OTAN,
officiellement dans le cadre de la coalition internationale
contre le terrorisme.
Note liminaire
La défense des droits de l’Homme n’est chose aisée nulle part
mais relève ici du parcours du combattant. Créée le 9/5/99 en
vertu de la loi française de 1901 en vigueur à Djibouti au
plus fort du conflit civil qui a déchiré le pays de novembre
1991 à février 2000 et d’une guerre qui opposait les deux
puissances régionales voisines (Ethiopie et Erythrée), la LDDH
a dû batailler ferme pour s’imposer sur l’échiquier des ONG
nationales pour ne se voir reconnaître une existence
officielle par le Ministre de l’Intérieur qu’en février 2003.
La LDDH n’a pas chômé pour autant durant cette période :
d’abord en luttant légalement pour sa reconnaissance
officielle, (plainte restée sans suite déposée contre le
ministère de l’intérieur auprès du tribunal du contentieux
administratif) et surtout en s’attelant immédiatement à sa
mission de défense des droits naturels. Ce qui lui a valu
beaucoup de déboires et d’intimidations de la part du pouvoir
et de ses sbires (explosion d’une grenade contre le siège de
la LDDH le 22 mai 1999, juste après le passage de
l’Observatoire des Prisons et de la FIDH de Bruxelles…). En
vain !
Depuis sa reconnaissance au plan International en 2000, la
LDDH est membre de la FIDH, de l’UIDH, l’EHAHRDN, et
correspondant d’Amnesty International à Djibouti ; malgré son
jeune âge son dynamisme lui a valu la vice-présidence de l’UIDH
chargée de la corne de l’Afrique. La LDDH a le titre
d’Observateur à la CADHP.
Ce bref rapport, qui se réfère aux recueils des communiqués,
notes d’informations, diffusions d’Informations et textes de
lois, n’a pas d’autre ambition que d’offrir une simple
photographie de la situation des droits de l’Homme à Djibouti.
I/ Démocratie et Droits Politiques
Ici comme ailleurs il est illusoire de prétendre au
développement économique en restant politiquement
sous-développé. Après une dictature de parti
unique(1981/1992), une décennie de quadripartisme (1992/2002)
et une interminable et ravageuse guerre civile dans un si
petit pays (nov1991-fév2000), l’Accord de Paix Définitive du
12 mai 2001 a inauguré l’ère du multipartisme intégral.
Convaincue que la conquête des droits politiques détermine le
développement économique, la LDDH a été la première à se
réjouir de cet Accord à la signature solennelle duquel elle a
été conviée comme témoin par les deux parties au palais du
peuple.
1.1
Accord de Paix du 12 mai 2001
La joie de la LDDH a été de courte durée. En dehors du «
bûcher de la Paix » (décision unilatérale du FRUD-ARME de
brûler son arsenal), de l’intégration de 300 combattants dans
les différents corps d’armes par le seul gouvernement sans
concertation avec l’autre partie et un multipartisme qui reste
de façade comme le prouve la mainmise sur tout l’appareil
étatique du parti au pouvoir à l’issue de trois consultations
électorales au 1er avril 2006, il ne subsiste plus rien de cet
Accord.
Violé par la partie gouvernementale dès le lendemain de sa
signature, il a été dénoncé par l’autre partie en sept 2005.
Ce que la LDDH a déploré d’abord parce qu’englobant tous les
aspects institutionnels d’une pacification durable du pays, il
apportait des solutions satisfaisantes aux causes et
conséquences du conflit ; ensuite parce que sa dénonciation
constituait un retour implicite au statu quo ante conflit et
la cause principale de la situation de ni guerre ni paix que
nous vivons aujourd’hui.
1.2
Processus électoraux
Sans parti pris, nous nous contenterons ici de citer les
recours en annulation introduit auprès du conseil
constitutionnel par l’opposition pour les Présidentielles 1999
et Législatives 2003.
Nous laissons concernant le conseil constitutionnel le fin
témoignage de son histoire à la parole officielle : «
l’Histoire des contestations électorales atteste qu’il
n’existe aucune jurisprudence où un recours par voie légale
ait jamais été accueilli par l’auguste assemblée.
Le régime ne peut souffrir aucun contre pouvoir.. Tout
contradicteur politique et la population qui hasarderait un
geste de soutien à l’un de ces subversifs sont victimes
d’agissements répressifs, arbitraires et répétés… ». Dixit le
ministre de la Justice chargé des droits de l’Homme de juillet
2001 à juin 2005, dans un ouvrage paru aux éditions
l’Harmattan en…2002.
Quant à la CENI, la LDDH a d’abord accepté l’invitation
gouvernementale à y participer en 2003. Estimant que sa bonne
foi a été abusée, elle s’en est aussitôt retirée en dénonçant
la ventilation (restreinte) et le mode de désignation de ses
membres (80% nommés à divers titres par le parti au pouvoir :
président de la république, de l’assemblée nationale…) et le
caractère très limité de ses attributions et compétences
1.3 Dysfonctionnements de la Justice
Une semaine durant, des Etats généraux ont eu lieu sur ce
sujet, sous le haut patronage et supervision du Chef de l’Etat
fin 2000, leurs constats recommandations n’ont jusqu’à ce jour
trouvé aucune application concrète : si bien qu’en début 2006
et d’une même voix la magistrature comme le barreau grincent
des dents…
Hérité de la France, le Tribunal du Contentieux Administratif
(chargé de statuer sur les infractions de l’Etat contre ses
Administrés) n’a pas siégé depuis 1996 malgré les innombrables
saisines dont cette Juridiction a fait l’objet.
Quant à la CCDB, qui a vu le jour après l’Accord de Paix
Définitive, elle n’a rendu son premier rapport public, paru
dans le Journal Officiel spécial n° 3, que …le 15 novembre
2004.
Il faut le lui reconnaître, la CCDB a exécuté un travail de
fourmi et son unique rapport public à ce jour est accablant :
«non respect des autorisations budgétaires ; dépassements
systématiques de crédits dont les mouvements sont
contradictoires incohérents et illégaux; imputations
budgétaires irrégulières; avantages en natures et espèces non
réglementaires ; opacités des comptes des EPIC… »….
Ses missions officielles ne se limitent malheureusement qu’à
l’assistance et conseil au parlement, répertoriage
d’irrégularités constatées et émission de recommandations aux
malentendants qui exercent le pouvoir… Faute d’exercer les
prérogatives juridictionnelles inhérentes à sa mission, elle
est une coquille vide institutionnelle de plus.
1.4 Impunités
L’enrichissement soudain et sans cause de certains oligarques
et le caractère impuni de cette délinquance financière depuis
son début au milieu des années 80 à ce jour constitue une
incitation à la prédation des Deniers publics et des Biens
Sociaux. Plus gravement, l’impunité des crimes de guerre qui
révolte la LDDH, instaure un climat de violence qui risque
fort de déboucher sur une violence tous azimuts…
II) Droits économiques sociaux et culturels
2.1. Le Syndicalisme
Les travailleurs autrefois embrigadés au sein du syndicat
unique UGTD (Union Générale des Travailleurs Djiboutiens) se
sont organisés de manière nouvelle après 1992 à la faveur de
la démocratisation partielle engagée sous la pression de la
lutte armée.
Dès 1995, des syndicats indépendants se sont illustrés par
l’organisation de grèves générales. Le pouvoir a brutalement
réagi licenciant dans la foulée des dirigeants de la centrale
indépendante (UDT). Dans le même temps des dizaines
d’enseignants membres du SYNESED ont été pour la plupart
contraints à l’exil. Depuis, les dirigeants de cette centrale
n’ont toujours pas été réintégrés malgré les multiples accords
internationaux en ce sens négociés avec le BIT et la CISL et
en violation de l’Accord de Paix du 12 mai 2001 qui prévoyait
cette normalisation de la situation syndicale.
Pire, suite aux grèves du personnel du port en septembre 2005
avec plus de trente licenciements abusifs, la répression
anti-syndicale s’est amplifiée débouchant en mars 2006 sur
l’incarcération des dirigeants de l’UDT et le mépris vis-à-vis
des pressions internationales menées par le BIT, la FIDH et la
CISL. Conséquence : les dirigeants de l’UDT sont aujourd’hui
en liberté surveillée.
- 2.2 Droits à l’Education et la Santé
Aucun dispensaire ni école existants avant le conflit n’a été
rouvert dans l’arrière-pays après le conflit. La gestion
sociale post-conflit par le seul gouvernemen |