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Dernières nouvelles
- Edition en Ligne d'Avril 2006
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Directeur de
Publication :
ALI MAHAMADE HOUMED Codirecteur
:
MAHDI IBRAHIM A. GOD Email : realite_djibouti@yahoo.fr
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01/05/06 L’affiche de l’UDT pour
le 1er mai 2006
29/04/06 LDDH : Note
d'information sur l'échec des élections sans électeurs
27/04/06 LDDH : Note
d’information sur les processus électoraux à Djibouti
25/04/06 LDDH : Communiqué de
presse : vers la constitution de syndicats maison ? Ci-joint
le récépissé de déclaration délivré au nouveau syndicat
maison, le "Syndicat du personnel des services maritimes et
transite (MTS)"
21/04/06 Message remis à la
Commission européenne lors de la manifestation du 19 avril 06
à Bruxelles
21/04/06 CR et photos de la
manifestation du 19 avril 2006 devant la Commission européenne
17/04/06 Appel à la manifestation
du mercredi 19 avril 2006 devant la Commission européenne
17/04/06 LDDH : Rapport
d'activité du 15 avril 2006
14/04/06 Affaire Borrel : le
comité de soutien est lancé
13/04/06 Le Télégramme : un
collectif à la rescousse de la famille djiboutienne
13/04/06 La tête de liste du PSD
à Boulaos licenciée de la fonction publique
12/04/06 La BBC (section somalie)
accable Guelleh !
09/04/06 Communiqué de presse de
l'UAD suite à la catastrophe maritime à Djibouti
08/04/06 Message de condoléances
du MRD suite au naufrage dans la rade de Djibouti
08/04/06 LDDH : diffusion
d'information du 7 avril 2006 sur l'appel urgent de
l'Observatoire
08/04/06 Appel urgent de
l'Observatoire, programme conjoint de la FIDH et de l'OMCT
08/04/06 Communiqué de presse :
appel à manifestation du Comite du MRD en Belgique
07/04/06 Communiqué de soutien du
MRD au Djiboutien Abdoulkader Mohamed Guidar
07/04/06 LDDH : Communiqué de
presse du 7 avril 2006 suite à la catastrophe maritime
07/04/06 Tragédie nationale :
naufrage d’un boutre à 300 mètres du Port international de
Djibouti géré par Dubaï
06/04/06 69 morts au cours d’un
naufrage dramatique à proximité du port de Djibouti
06/04/06 UDT : mise en liberté
provisoire sous contrôle judiciaire des syndicalistes
incarcérés
05/05/06 Djibouti : arrestation
de syndicalistes et politique commerciale
05/04/06 Communiqué de l'Union
djiboutienne du travail (UDT)
04/04/06 Information conjointe de
la CISL et
de la FIDH, Djibouti : que cachent les autorités ?
04/04/06 Elections régionales :
Communiqué commun de presse des listes indépendantes
04/04/06 Alerte de la Ligue
djiboutienne des droits de l'homme : nouvelle arrestation de
syndicalistes à Djibouti
03/04/06 Communiqué de l'UAD :
les Djiboutiens persistent et signent en faveur du boycott
03/04/06 Communiqué de la LDDH :
outrage à un diplomate du Bureau international du travail
03/04/06 Premières réactions du
SNES-FSU et du CISL au refoulement des syndicalistes à
Djibouti
01/04/06 Refoulement des
représentants syndicaux : Communiqué de presse de la LDDH
01/04/06 Message du Secrétaire
général de l'UDT, Aden Mohamed Abdou
L’affiche de l’UDT pour le 1er mai 2006
|
Djibouti
Le
01 mai 2006 |

L’Union
Djiboutienne du Travail après consultation avec ses affiliés
et sa base a décidé de placer ce 1er mai 2006 sous
le signe de deuil de la liberté syndicale à djibouti.
En effet, la
liberté syndicale de sinistré et en sursis qu’elle était vient
d’être assassinée par le nouveau code du travail anti-syndical
et anti-social concocté unilatéralement par le ministre de
l’emploi et de la solidarité nationale et promulgué en janvier
2006 après son adoption par l’assemblée nationale dans le
dernier trimestre de l’année 2005.
Ce code de travail place en effet le
ministère de l’emploi et de la solidarité nationale comme juge
et partie au grand dam de ses partenaires sociaux notamment
travailleurs désormais à la merci de ce département
ministériel et ce en violation flagrante avec les conventions
n° 87 et n° 98 de l’OIT relatives respectivement à la liberté
syndicale, à l’organisation et à la négociation collective
pourtant ratifiés par notre pays dès 1978.
La
reconnaissance légale des syndicats ainsi que le
renouvellement périodique de son bureau exécutif est
subordonné au bon vouloir de ce ministère qui a déjà commencé
le 15 mars 2006 à nommer un nouveau secrétaire général du
syndicat du personnel de la MTS alors que le secrétaire
général légal et légitime était en détention provisoire pour
affaires syndicales et qu’il n’y avait eu aucune élection,
légale ou pas, pour conforter cette « nomination » illégale.
L’UDT se
réserve le droit de porter plainte auprès du conseil
constitutionnel contre ce code de travail
(Loi n°133/AN/05/5ème L portant Code
du Travail) au
demeurant anticonstitutionnel compte tenu qu’il est en
contradiction flagrante entre autres avec l’article 15 de la
constitution nationale qui reconnaît la liberté syndicale sans
aucune réserve et auprès de l’OIT compte tenu qu’il viole les
conventions n° 87 et n°98.
Enfin,
dénonçant et condamnant les harcèlements, l’intimidations, les
tortures morales, les discriminations pour activité syndicale,
les licenciements abusifs et l’ingérence légalisée du
ministère de l’emploi et de la solidarité nationale dans les
affaires intérieures syndicales, l’UDT adresse en ce 1er
mai 2006 ses condoléances les plus attristés à tous (tes) les
travailleurs (euses) et à ses organisations syndicales dont le
libre exercice et l’indépendance ont été ainsi sacrifiés à
desseins pour pouvoir éradiquer le plus légalement du monde le
syndicalisme libre et indépendant et les exhorte à ne pas se
décourager pour autant et de préserver plus que jamais pour
reconquérir leurs droits les plus élémentaires.
Union Djiboutienne du Travail
LDDH : Note d'information sur l'échec des
élections sans électeurs

Le
Président |
NOTE D'INFORMATION
DU 29 AVRIL 2006
SUR L'ECHEC DES
ELECTIONS
SANS ELECTEURS |
Note
liminaire.
Cette Note
d’Information a un but modeste, en voulant tout simplement
soulever quelques points inadmissibles tant dans la rédaction
des Textes législatives, dans les lacunes manifestes des
déterminations des compétences, des moyens prévisionnels
financiers et matériels, que dans le fiasco du déroulement et
des résultats des dernières élections des 10 et 31 mars 2006.
Tout en
comprenant les limites de certaines actions avec les risques
des fragilisations des partis de la mouvance présidentielle et
des pressions sur des structures à priori libres et
indépendantes, la Ligue Djiboutienne des Droits humains (LDDH)
reste à la disposition de tous les partis concernés
directement ou indirectement afin de trouver des solutions
pour le report de ces élections régionales et communales
actuellement sans participation populaire et sans transparence
électorale.
Il va s’en
dire que les dernières élections régionales et communales ont
été un échec cuisant pour ceux qui l’ont préparée, l’ont
organisé, d’abord dans la mesure que ces élections ont été
rédigées avec plusieurs lacunes, ensuite le résultat du taux
d’abstention énorme.
D’autres
causes existent, en effet pour ne prendre qu’un simple exemple
aucune formation n’a été diffusée sur les antennes de la RTD
pour permettre aux électeurs et aux futurs élus de bien
comprendre la décentralisation.
Il est de
rappeler que la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)
avait rapidement traduit dans les deux langues nationales (en
Afare et en Somalie) la loi n°174 du 7 juillet 2002 grâce à
l’assistance de l’Ambassade des Etats Unis.
Malgré cela la
RTD n’a jamais répondu aux demandes de la LDDH pour diffusion
dans le cadre de la formation médiatisée.
I - Bref
rappel des élections de mars dernier.
Sur des « élus
parrainés par le Ministre de l’intérieur ».
D’une manière
générale et explicite la loi n°139/AN/06/5ème L portant
modification de la loi n°174/AN/02/4ème L du 7 juillet 2002
(cette dernière ayant été mutilée profondément lors de la
ratification des textes juridiques de l’Accord de Paix du 12
mai 2001 signé entre le Gouvernement et le Frud-Armé et ceci
en violation de la Constitution) remet davantage en cause
l’essence et l’esprit du principe fondamentale de la
Décentralisation.
Les dernières
dispositions législatives mettent ouvertement les Conseillers
sous la tutelle directe du Ministre de l’Intérieur, ce qui ne
laisse pratiquement aucune prérogative aux élus des régions à
vocation décentralisées, mais dans la pratique des textes
législatives sans la moindre compétence pratique ni moyens
financiers.
Les bluffs
électoraux des 10 et 31 mars 2006, le non cautionnement par
les populations Djiboutiennes et le silence de la Communauté
internationale, démontrent très clairement le fiasco de ces
dernières élections.
Face à cette
situation critique on ne peut qu’inviter le Chef de l’Etat à
démissionner ou à ouvrir très rapidement le dialogue avec
l’Opposition et les Forces vives de la nation.
II – Aperçu
des causes du dysfonctionnent dans la préparation des
élections régionales et communales et le bilan des échecs
prévisibles.
L’une des
premières causes du dysfonctionnement des élections en
République de Djibouti est le maintien d’une politique
précoloniale depuis 1977, en particulier du maintien de
l’opacité dans la préparation, le déroulement du scrutin
jusqu’au décomptes des bulletins de vote et de l’imposition
des mascarades électorales à tous les stades, sans oublier la
nécessité d’une refonte des listes électorales.
Les causes du
dysfonctionnement de l’Appareil administratif sont multiples,
en ce qui concerne les élections elles ne peuvent que ce
cantonner sur des départements ministériels : à savoir le
Ministère de l’Intérieur et celui de la Justice. Il va de soi
que d’autres fonctionnaires ou forces armées sont souvent
impliqués d’office.
Compte tenu de
la fâcheuse tendance au niveau judiciaire à classer
automatiquement les plaintes contre l’Impunité, là aussi le
bât blesse.
Dans le
contexte actuel, l’essentielle de cette Note sera consacrée
aux approches des causes et des échecs des récentes élections
régionales.
a) - Les
causes politiques
L’une des
causes politiques la plus flagrante est celle de vouloir se
maintenir durant bientôt trente ans sur des forces de polices
parallèles, mais aussi :
1.
embrigadement des Institutions républicaines, des élections
constamment truquées,
2. situation
financière essentiellement balisée et basée sur le socle des
détournements des Deniers publics et des Biens Sociaux,
3. situation
géopolitique favorable à la répression régionale et sous
couvert de la lutte antiterroriste et justifiant ainsi des
présences militaires finançant directement les crimes
économiques organisés.
D’autres
ingérences aux politiques intérieures existent avec tous ses
dangers.
Cette caution silencieuse des pires violations des droits
fondamentaux semble dictée par des sombres considérations
géostratégiques.
Cette
assistance étrangère conjoncturelle encourage la dictature
locale à réprimer toute contestation sociale ou politique et
favorise la marginalisation de la société civile indépendante
et de l’opposition nationale.
Cette
conjoncture circonstancielle dans notre pays, avec tous les
risques réels d’implosions doublés d’explosions sociales, est
essentiellement focalisée dans :
1. la
marginalisation de la société civile indépendante et de
l’opposition nationale.
2. les
harcèlements des syndicats Libres;
3. le refus de
la partie gouvernementale d’appliquer les Accords de Paix du
12 mai 2001
4.
l’inexistence d’un Etat de Droit effectif ;
5. l’absence
d’un minimum de transparence de la gestion des affaires
publiques.
III –
Récapitulation de Textes violés ou non appliqués (quelques
cas).
Sur la Loi
n°139/06/5ème L du 4 février 2006 Portant modification de la
Loi 174 du 7 juillet 2002. D’emblée cette Loi 139 promulguée
le 4 février 2006 est restée trop longtemps dans les tiroirs
pour être diffusée dans le Journal Officiel bien en retard.
Malheureusement ces retards montrent encore le peu de sérieux
de l’équipe au Pouvoir dans l’immédiateté des exécutions des
textes de lois. Les lacunes d’une Justice non indépendante ne
peuvent qu’aggraver une situation dangereuse.
Article 1er :
Les articles suivants sont modifiés comme suit :
- « Nouvel
article 4 « 2ème alinéa) : Les régions de Tadjourah, d’Obock,
d’Ali Sabieh, de Dikhil et d’Arta, dans leurs limites
territoriale, ne comprennent pas Djibouti Ville qui fera
l’objet d’un Statut spécial dont les dispositions seront
fixées par un loi ». (La lecture de cet alinéa et l’emploi du
futur avec « fera et seront » montre le peu de sérieux d’une
loi votée en catimini.
On est en
droit de se demander pourquoi personne au Ministère de
l’Intérieur, en principe auteur de ce Texte, ou dans
l’ensemble de la chaîne du Parlement ne s’est souvenue que les
dispositions du Statut spécial ont été adoptées par
l’Assemblée nationale sous le loi n° 122/AN/05/5ème L pour
être promulguées le 1/11/06, mais reste à savoir si la Loi sur
le Statut de Djibouti ville a été diffusée dans les délais
concevables. Certes une telle amnésie générale est très
inquiétante.
- Nouvel
article 5 « dernier alinéa) Dans les trois mois qui suivront
les élections régionales, un décret précisera un calendrier
pour l’installation et la mise en place effective des
collectivités régionales élues ainsi que pour les transferts
de compétences qui leur sont dévolues par la loi ». (que faut
il entendre par mise en place effective, et en quoi consiste
le transfert des compétences puisqu’à priori le tableau des
compétences fait défaut juridiquement car aucune clause ne
détermine d’une manière précise le champ d’action des
compétences et les possibilités de moyens légaux).
- Nouvel
article 19 : « dernier alinéa : Le simple dépôt vaudra
candidature et aucune liste ne pourra être rejetée sans motif
sérieux … ». (Est-ce par exemple un motif valable de rejeter
une liste car un ou des candidats de cette liste ont refusé ou
n’ont pas voulu payer les factures de l’EDD, fondées ou
farfelues. En vertu de quel texte juridique peut-on se baser
pour d’éventuelles refus. De Tadjourah à Arta en passant par
Balbala les listes indépendantes rejetées ont sans aucun doute
entaché gravement les tentatives apparemment superficielles
d’une ouverture décentralisée).
AVERTISSEMENT
Pour avoir une
vue plus global, il semble plus sage d’attendre le déroulement
des intronisations en cours, pour démontrer ensuite les
violations d’un nombre important d’articles de la section 2 «
de son élection de la Loi » du Statut de Djibouti ville n° 122
promulgué le 1er novembre 2005 (ce texte législatif est
parfois en contradiction avec la loi n° 174 promulgué le 1er
novembre 2002).
Dans un proche
avenir la LDDH reviendra sur la notion même d’une propagande «
d’un dosage de proportionnel » mais d’ores et déjà les plus
simples articles des intentions des votes proportionnels
semblent bel et bien violés notamment les articles 9 à 15 de
la section 2 ci-dessus mentionnée.
M NOEL ABDI Jean-Paul
Ligue Djiboutienne des Droits Humains
Siège : Quartier V - Boulevard de GAULLE - B.P. 74 - DJIBOUTI
/ République de Djibouti
Téléphone/Fax domicile : + 253 / 358 007 - Bureau :+ 253 / 357
804
E-mail :
noel_lddh@yahoo.fr / Site :
http://www.lddh-djibouti.org
LDDH : Note
d’information sur les processus électoraux à Djibouti

Le
Président |
NOTE D'INFORMATION
DU 27 AVRIL 2006
SUR LES PROCESSUS
ELECTORAUX
A DJIBOUTI |
« Que la Lumière Divine soit, que la vérité surgisse ».
Afin
de permettre à tous les Etats ou organisations attachés à la
Paix sans laquelle aucun développement n’est possible et à
tous les partenaires impliqués dans les développements
économique et humain à Djibouti d’avoir un aperçu global sur
les consultations électorales dans notre pays, il semble
indispensable d’en rappeler l’Histoire récente (I).
Avec pour source unique les textes et documents officiels,
cette note n’a pas d’ambitions autres …que d’offrir une fiche
synoptique sur le sujet et partant de proposer (III) des
solutions dans le cadre de la mission (une des priorités des
Défenseurs des Droits de l’Homme) de prévention des conflits,
à ce problème qui constitue une des multiples causes de
l’impasse démocratique à Djibouti, après en avoir examiné les
causes et conséquences (II).
I/ Historique des consultations électorales
Sans remonter au déluge, pour d’évidentes raisons, choisi pour
dates de référence les années 1992/1993. Rappelons seulement
qu’hérité du colonialisme, le multipartisme a été enterré
de jure par une Ordonnance d’octobre 1981 portant
mobilisation générale et instaurant le parti unique.
Septembre 1992 - Avril 1993 :
les succès militaires de la rébellion armée de novembre et
décembre 1991 sont directement à l’origine de la fin du
monopartisme et de la floraison d’une presse indépendante.
Notons que la pluralité de la presse est aujourd’hui, hélas,
anémique.
Conjugués aux pressions financières des bailleurs de fonds
(Sommet de Baule entre autre) et à l’explosive tension sociale
(grèves à répétition et naissance des syndicats indépendants
d’enseignants et travailleurs), les rapides succès
militaires, dans les Régions de l’Intérieur, ont contraint le
gouvernement à initier une timide ouverture démocratique.
D’abord par l’instauration (légalisée par un référendum tenu
en septembre 1992 que sur le quart du territoire national)
d’un multipartisme intégral, vite suivi d’un quadripartisme
décennal sans promulgation Officielle.
Pourquoi ?
Il semble évident avec le recul (14 ans plus tard) que cette
manœuvre était vraisemblablement motivée par le souci du
pouvoir de ne s’entourer sur l’échiquier politique et social
que d’« adversaires »….accommodants
Témoignent de ce souci, le clonage des partis politiques de
l’Opposition et syndicats à l’époque, la répression qui s’abat
aujourd’hui encore sur les syndicats libres (accentuée par une
certaine logique absurde d’une succession en 1999), et la
configuration actuelle (de source électorale impopulaire) de
la coalition des partis au pouvoir (UMP).
La tendance gouvernementale pour des Syndicats-maison
continue.
Cette obsession hégémonique a éclaté au grand jour au
lendemain des dernières élections régionales et communales
2006 (toutes les régions et communes ont été
« remportées » par le R.P.P), tandis que le harcèlement
des syndicalistes bat son plein à l’heure actuelle d’une
manière inadmissible.
1993 :Le
P.R.D et le P.N.D ont acceptés de participer aux Législatives
brisant la dynamique unitaire du FUOD qui préconisait le
boycott. Elles ne se sont déroulées à nouveau que sur le quart
du territoire. Résultat :65 sièges sur 65 sont remportés par
le RPP.
1997 :
près de quatre ans après un Accord de Paix (signé entre le
gouvernement et une faction de la rébellion) qui n’aura même
pas fait taire les armes, des élections Législatives ont à
nouveau été organisées. Elles ont opposé l’alliance RPP/FRUD
au reste d’une opposition dispersée (PND ; PRD). Résultat : le
RPP « remporte » à nouveau la totalité des sièges du parlement
(65/65).Elles ne se sont déroulées que dans la capitale et les
chefs-lieux des districts, l’arrière-pays étant en partie
menacé par la résistance armée.
1999 :
c’est dans un contexte de guerres qu’a eu lieu l’élection
Présidentielle d’avril 1999 : civile à l’intérieur (et sur à
peine une moitié du territoire) et régionale opposant les deux
puissances voisines (Ethiopie et Erythrée) mais impliquant par
un jeu d’alliances les parties en conflit à Djibouti.
2003 :l’Accord
de paix définitive du 12 mai 2001 aura eu un double mérite :
un silence des armes sur une décision unilatérale du Frud-Armé
de brûler son arsenal en juin 2001 et une bipolarisation de
l’échiquier politique depuis lors à ce jour. Une solide
dynamique unitaire côté opposition et une superficielle unité
côté pouvoir. Résultat : l’UMP « remporte » la totalité des
sièges de l’assemblée nationale. L’opposition a dénoncé des
fraudes massives et introduit un recours en annulation de ces
élections devant le conseil constitutionnel. Ce recours a été
rejeté malgré des preuves accablantes de fraudes.
2005 :
refusant de concourir à un jeu « truqué d’avance » dixit
l’opposition, seul le candidat soutenu par sa coalition (Union
pour la Majorité Présidentielle) sollicite les suffrages des
électeurs.
Résultat : 12% d’abstention et…
plébiscite du candidat unique.
2006 :
c’est du point de vue de l’observateur, la plus révélatrice
des élections de cette décennie. Contrairement aux
Législatives 2003 auxquelles l’UAD a activement participé (52%
de taux d’abstention), et Présidentielles 2005 qu’elle a
boycottées (12% de taux d’abstention – source officielle et
mal informée -), cette dernière élection que l’UAD a également
boycottée a vu un taux de participation d’à peine 18% sur
l’ensemble des deux tours.
Invité à réagir en direct à la RTD,
après le scrutin de 2006, le secrétaire général du RPP et
président de l’Assemblée nationale a justifié sans convaincre
cet exceptionnel taux d’abstention par le fait « qu’à
Djibouti, 30% au moins des électeurs inscrits sont fictifs
parce que morts ou exilés ! »Texto ! Drôle irresponsabilité
pour un président au perchoir.
Certains Partis d’une mouvance
présidentielle ont dénoncé des fraudes et autres irrégularités
tandis que les listes indépendantes contestaient (par
Communiqués de Presse), pour leur part, les répartitions des
sièges. Notons que ces trois dernières élections sont les
seules à avoir couvert l’ensemble du Territoire. Il est
indéniable que la majeure partie de la population de
l’arrière-pays est dans l’incapacité d’exprimer ses choix ou
préférences faute de cartes d’identité, cet aveu public d’un
officiel, ces chiffres contradictoires …jettent un discrédit
sans appel sur toutes les élections passées à Djibouti.
Récemment, la non médiatisation des Décisions d’un Conseil
Constitutionnel doit inéluctablement faciliter l’annulation
ipso facto des élections régionales et communales bourrées
d’irrégularités et de fraudes intolérables. (affaire à
suivre).
II-Causes et conséquences des échecs électoraux
2.1 le Conseil constitutionnel
Il est composé de six membres tous nommés à divers titres par
le Parti au pouvoir. Depuis sa création, jusqu’à ce jour (en
violation aux Accords de Paix du 12 mai 2001) et malgré la
variation toujours amplement monocolore de ses membres,
elle a toujours systématiquement débouté tout recours en
annulation pour quelque élection que ce soit. «Pour
cause de filiation, d’affiliation et d’inféodation au Chef de
l’Etat + président du RPP »
2.2 CENI et CERI :
Elles ont déjà fait l’objet de notes
d’informations de notre part. Rappelons seulement à toutes
fins utiles que depuis sa création en 2003, elle a été
présidée (2003 et 2005) par le candidat RPP aux Régionales
2006 et qui a toujours fait partie du sérail officiel d’après
son c.v paru dans « La Nation » pendant la campagne. C’était
le seul candidat en lice à avoir eu droit à deux pages
publicitaires dans « La Nation » (Journal intégralement
financé par le Budget des contribuables Djiboutiens).
2.3 conséquences :
elles sont terribles pour Djibouti et terrifiantes pour
l’avenir. Si l’impasse politique et institutionnelle n’est pas
ici une nouveauté parce qu’elle dure et perdure sous
différentes formes toujours tragiques pour le peuple, elle
promet d’aboutir à une déflagration généralisée dans la
région…
Accusée de parti pris, vouée aux
gémonies et au bûcher par la presse d’Etat et certains
milieux, les Défenseurs des Droits de l’Homme à Djibouti
prennent à témoins la communauté internationale sur sa
cohérente et pacifique démarche en citant un extrait d’article
signé Hélène Nouaille daté de novembre 2005 et qui conclue
« l’instabilité dans la corne de l’Afrique peut provoquer
des troubles graves sur le continent africain lui-même
(pensons à la proximité du Soudan, du Tchad, du Kenya) et une
crise majeure si la libre circulation de la Mer Rouge
(riverains, Soudan et Arabie Saoudite) et de la porte
Bab-el-Mendeb (en face le Yémen), c’est-à-dire du canal de
suez et de la liaison Méditerranée et Océan indien, était mise
en cause même pour une courte durée. Et tout le monde le
sait. » (La Lettre de Leosthène.Nov2005.)
Si tout le monde le sait, quelles
solutions pour résoudre ce problème ?
III Propositions
C’est dans un esprit, de prévention des
conflits et afin de circonscrire, rapidement, le plus petit
brasier qui risque de s’ouvrir à Djibouti, avec fatalement un
effet domino sur toute la région et au-delà, que ;
la Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (L.D.D.H) émet ici des recommandations à tous les
Partis Politiques en République de Djibouti pour une sortie
honorable de l’impasse.
-
Report faute de participation des
élections régionales et communales à 2008.
-
Refonte de concert avec l’opposition
des listes électorales.
-
Recensement fiable de la population et
des électeurs et délivrance des cartes d’identités aux ayant –
droits, nos compatriotes apatrides
-
Mise en place, en concertation avec
l’Opposition de la transparence électorale, par et avec un
minimum de dispositions juridiques adéquates et immédiatement
applicables.
-
Changement du mode de scrutin.
-
Table ronde Gouvernement/opposition
pour l’effectivité de l’Etat de Droit, l’application de la
Constitution, de tous les Accords internationaux et nationaux,
de la lutte contre l’Impunité par le biais d’une Justice
Totalement Indépendante ...
Il va sans dire que la Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LD.D.H) associe à sa démarche
toute la coopération internationale attachés à la Paix, à la
Démocratie, aux Droits de l’Homme et au développement
économique, social et humain en République de Djibouti et
demande au peuple Djiboutien de rester vigilant.
M. NOEL ABDI Jean-Paul
LDDH :
Communiqué de presse : vers la constitution de
syndicats-maison ?

Le
Président |
COMMUNIQUE DE PRESSE
DU 24 AVRIL 2006
VERS LA CONSTITUTION
DE SYNDICAT-MAISONS ? |
Poursuivant ses manœuvres anti-sociales, le pouvoir Djiboutien
vient de franchir un pas supplémentaire dans le bannissement
des confédérations syndicales Djiboutiennes libres et
internationalement reconnues.
Cette tentative d’embrigader la société civile se traduit
actuellement par la création de nouveau syndicats-maison
censé remplacer la Centrale indépendante UDT (Union
Djiboutienne du Travail).
Cette dernière coupable d’avoir déclenché les grèves au Port
de Djibouti en septembre 2005, qui s’est soldée par plus de
trente licenciements abusifs, a été particulièrement réprimée
depuis.
Dernièrement, deux membres de l’UDT de retour d’un stage en
Israël et deux dirigeants de cette Centrale ont été incarcérés
arbitrairement à la prison de Gabode au motif fallacieux
« d’intelligence avec l’ennemi ».
Durant la détention illégale et arbitraire de ces
syndicalistes, le pouvoir liberticide a intentionnellement
imposé un nouveau « syndicat du personnel des services
maritimes et transit (MTS)» marginalisant ainsi le Secrétaire
Général de cette section UDT, M. Djibril Ismaël IGUEH.
Ce nouveau développement laisse croire que l’arrestation et
l’incarcération, des dirigeants internationalement reconnus,
étaient préméditées en vue d’installer des clones ayant pour
seule mission de crédibiliser le nouveau Code de Travail
anti-social rejeté par les Confédérations Syndicales
indépendantes Djiboutienne et l’ensemble des Organisations
Internationales du Travail (BIT CISL…).
Par ailleurs, selon nos informations, l’Administration de
Dubaï Port Authority chercherait également a marginaliser le
Syndicat UTP (Union des Travailleurs du Port affiliée à l’UDT)
en suscitant l’éclosion d’un syndicat-maison plus conforme à
ses souhaits d’exploitation des Travailleurs Djiboutiens du
Port.
Reste à savoir si ce futur syndicat docile osera réclamer
officiellement la réintégration des Travailleurs injustement
licenciés du Port suite aux grèves de fin 2005.
Quoi qu’il en soit, tout porte à croire désormais que les
véritables Défenseurs économiques et sociaux seront de plus en
plus marginalisés et réprimés en République de Djibouti.
Face à cette démarche liberticide et de régression sociale, la
Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel
à l’OIT, au BIT, à la CISL ainsi qu’à tous les Défenseurs des
Droits Economiques, Sociaux et Culturels pour qu’ils
poursuivent leurs actions internationales pour la défense du
syndicalisme libre dans notre pays.
M. NOEL ABDI Jean-Paul
Récépissé de déclaration de syndicat délivré au nouveau
syndicat maison, le M.T.S.

Message remis à la Commission européenne lors de la
manifestation du 19 avril 06 à Bruxelles
MESSAGE DE L’OPPOSITION
DJIBOUTIENNE AUX PARLEMENTAIRES ET COMMISSAIRES DE L’UNION
EUROPEENNE
(A l’occasion de la manifestation de l’opposition djiboutienne
en date du 19 avril 2006 devant les institutions de l’UE à
Bruxelles)
19 avril 2006
Mesdames et
Messieurs,
Honorables
Parlementaires et Commissaires européens,
Depuis
notre manifestation du 6 octobre 2004, au 170 Rue de la Loi,
devant les locaux de l’union Européenne à Bruxelles, la
situation de la République de Djibouti, notre modeste pays, ne
s’est point améliorée. Bien au contraire.
Le pouvoir
en place s’enfonce dans le verrouillage de la vie nationale.
Le tout répressif comme seul mode de dialogue et le contrôle à
100% de l’appareil d’Etat comme de la vie économique et
sociale, demeurent plus que jamais.
En
témoignent les licenciements et arrestations arbitraires qui
se sont succédé depuis lors, agissements dénoncés par les
organisations internationales des droits de l’Homme.
Syndicalistes, défenseurs des droits de l’Homme, opposants,
personne n’échappe à la chape de plomb.
En témoigne
la mascarade électorale dite présidentielle du 8 avril 2005
qui a été massivement boycottée à l’appel de l’opposition.
Seul candidat en lice à sa mise en scène, l’autocrate Ismaël
Omar Guelleh s’est auto-reconduit pour six nouvelles années.
En témoigne
la mort par balles militaires d’un jeune lycéen le 24 octobre
2005.
En témoigne
le massacre (quatre morts) perpétré par les sbires du pouvoir
le 30 novembre 2005 au quartier populaire d’Arhiba.
En
témoignent les tout récents (mars, avril 2006) emprisonnements
de quatre responsables syndicaux dont le Secrétaire de l’Union
djiboutienne du travail (UDT), principale centrale syndicale
libre, Monsieur Adan Mohamed Abdou.
En témoigne
l’expulsion, le 4 avril 2006, d’un représentant du Bureau
international du travail, Monsieur Ibrahim Mayaki, venu
rencontrer les défenseurs djiboutiens des droits syndicaux.
Ou encore le refoulement de l’aéroport de Djibouti des deux
chargés de mission de la Confédération internationale des
syndicats libres (CISL) et de la Fédération internationale des
droits de l’Homme (FIDH).
En témoigne
la nouvelle mascarade électorale dite régionale et communale
qui s’est tenue les 10 et 31 mars 2006 et qui a été
massivement boycottée à l’appel de l’opposition. Boycott si
massif que le régime lui-même l’a reconnu dans ses médias et
que ses propres alliés l’accusent de fraude.
Conséquence
directe de cette confiscation de l’Etat, corruption et
incompétence se répondent à tous les niveaux. La
mal-gouvernance règne.
L’atteste
la misère qui s’aggrave. Pas moins de 80% des 700 000
habitants se débattent dans la pauvreté, dont plus de 50% dans
l’extrême pauvreté.
Dernière
illustration de cette mal-gouvernance, une réduction de près
de 20% a frappé la pension des retraités militaires. Après que
les autres pensionnés ont purement et simplement perdu le
bénéfice de leur pension, ou que cette dernière a évolué à la
baisse.
Surtout,
nous ne pouvons passer sous silence le naufrage meurtrier d’un
boutre transportant près de trois cent personnes (chiffres
officiels), dans le périmètre portuaire de Djibouti-ville, à
cent mètres du quai à boutres, qui a fait 111 morts, 22
disparus et 26 blessés. Faute de services compétents pour
assurer le respect des règles élémentaires de sécurité et par
manque de secours organisés pour sauver les naufragés.
Cette
sombre situation de notre pays est connue de tous celles et
ceux qui ont pris la peine de la voir d’un peu plus près. La
Communauté internationale du travail (CISL, Organisation
internationale du travail, Bureau international du Travail),
la FIDH, l’Union interafricaine des droits de l’Homme, la
Commission africaine des droits de l’Homme, Human Rights Watch,
le Département d’Etat des Etats-Unis d’Amérique, etc. savent
quel sort réserve le régime djiboutien aux droits humains, à
la démocratie et à la gouvernance.
Du reste,
la FIDH, qui a récemment envoyé une délégation sur place,
prépare un rapport sur Djibouti.
Voilà
pourquoi nous manifestons à nouveau devant les locaux de
l’Union européenne ce jour, mercredi 19 avril 2006, pour
attirer, sur nos souffrances, l’attention des représentants
des peuples épris de liberté d’Europe que vous êtes.
L’Union
Européenne, qui aide Djibouti et compte en son sein des pays
comme la France, capable de pression décisive sur le pouvoir
en place, doit réagir.
De
Djibouti, un peuple en danger appelle au secours.
Pour l’opposition djiboutienne,
Daher Ahmed Farah,
Président du MRD
Téléphone en Belgique :
0 56 32 02 74 ou 0 473 39 11 18
Email : daf_dj@hotmail.com
CR et photos de la manifestation du 19 avril
2006 devant la Commission européenne
Compte rendu de la
manifestation du 19 avril 2006 de l’opposition djiboutienne
devant la Commission
européenne à Bruxelles
Mercredi 19
avril 2006, au 170 rue de la Loi à Bruxelles, tenue dans les
locaux de l’Union européenne de la réunion hebdomadaire de la
Commission européenne et déroulement, hors les murs, d’un
rassemblement imposant de Djiboutiens décidés à se faire
entendre.
A l’appel du
Comité en Europe du Mouvement pour le renouveau démocratique
et le développement (MRD) et de la Représentation en Europe de
l’Alliance républicaine pour le développement (ARD), quelque
150 Djiboutiennes et Djiboutiens ont élevé slogans, pancartes
et banderoles dans le ciel européen pour rappeler les
Commissaires à leurs responsabilités dans la situation des
droits de l’homme sur le continent partenaire africain.
Les bases
économiques du pouvoir djiboutien sont liées aux rentes
assises sur les relations extérieures et singulièrement à
l’aide de l’Union européenne, qui compte la France en son
sein, laquelle est capable de pression sur ce pouvoir.
Un message
public a été prononcé devant les manifestants par le président
du MRD M. Daher Ahmed Farah, par les dirigeants du MRD en
Belgique MM. Abdoulfatah Omar Osman, Ahmed Omar Farah et Ali
Salem, et par le représentant de l’ARD en Europe M. Maki
Houmedgaba.
Après quoi une
délégation des partis djiboutiens a été reçue et pu remettre
en mains propres au chef de cabinet adjoint du président de la
Commission européenne José Manuel
Barroso un Message
de l’opposition djiboutienne aux parlementaires et
commissaires de l’Union européenne, ainsi que de nombreux
documents dont l’Appel urgent conjoint de l’Organisation
mondiale contre la torture (OMCT) et de la Fédération
internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et le
Mémorandum de l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD).
Les militants
de l’ARD en Belgique se sont déplacés en nombre important au
rassemblement, notamment les personnes de MM. Tourab
Abdoulkader, Ali Ahmed Hamadou, Hassan Mequemfareh Addu,
Aboubaker Mohamed, Abdallah Kamil, Mohamed Omar, Gaas Nour, et
Abdallah Gaddito, et ont battu le pavé bruxellois pour dire
leur conviction forte dans la lutte pour la vérité de l’aide
européenne à la démocratie à Djibouti.
Les organes de
l’Union européenne ont pareillement été alertés de la
situation globale qui prévaut toujours à Djibouti, où des
mascarades électorales se succèdent, où des syndicalistes sont
en liberté surveillée et le représentant officiel du Bureau
international du travail (BIT) M. Mayaki a été expulsé, où des
chargés de mission de la Confédération internationale des
syndicats libres (CISL) et de la Fédération internationale des
droits de l’homme (FIDH) ont été refoulés à l’aéroport, et où
l’incurie de la mal gouvernance est à l’origine du chavirage
le 6 avril dernier d’une embarcation surchargée provocant la
perte de 113 vies humaines.
Fait à Paris
le samedi 21 avril 2006
Par le Représentant de l’ARD en Europe
Maki Houmedgaba
Email : ardeurope@yahoo.fr
Site Internet :
www.ard-djibouti.org
Découvrez
les photos des militants de l'ARD et du MRD à la manifestation de
Bruxelles
Appel à la manifestation du mercredi 19 avril
2006 devant la Commission européenne
Une situation
dramatique perdure à Djibouti et appelle une mobilisation de
tous.
Le
gouvernement de Djibouti a bâti un système de rente impudente sur les
places militaires concédées à des pays de la communauté
internationale.
L’Union
européenne est partenaire à part entière du positionnement des
forces démocratiques sur le sol de Djibouti et doit entendre
les interrogations des citoyens djiboutiens sur l’usage qui est
fait de la manne amassée.
A l’appel du
Comité en Europe du Mouvement pour le Renouveau de la
Démocratie et le Développement (MRD), un rassemblement est
organisé le mercredi 19 avril 2006 devant le siège de la
Commission Européenne à Bruxelles.
La
représentation de l’ARD en Europe apporte son soutien à cet
appel et invite les Djiboutiens à se déplacer en nombre à la
manifestation qui aura lieu de 15 heures à 16 heures devant la
Commission Européenne, sise au 170 rue de la Loi à Bruxelles.
Métro : Schumann..
Fait à Paris, le 17 avril 2006
Maki Houmedgaba
Représentant de l’ARD en Europe
LDDH : Rapport d'activité du 15 avril 2006

Le
Président |
RAPPORT D'ACTIVITE
DU 15 AVRIL 2006
|
Avant-propos
Il nous semble utile de rappeler que Djibouti est indépendante
depuis le 27 juin 1977. Sa superficie est de 23 000 Km carrés.
Sa population est estimée faute de recensement officiel
crédible à environ à 700 000h.
Elle est peuplée d’Afars qui occupent de tous temps et
exclusivement 80% du territoire, de Somalis (capitale,
Ali-Sabieh, et chef lieu de Dikhil) et d’Arabes, européens et
autres essentiellement dans la capitale. Son port contrôle le
passage entre le canal de suez, la mer rouge et l’Océan indien
et joue seul depuis 1998 (date de la fermeture du port Afar
d’Assab par l’Erythrée) à ce jour le rôle vital de débouché
vers l’Ethiopie, principale puissance militaire et commerciale
(un marché de 70 millions d’habitants) de la région.
Enfin elle abrite depuis l’indépendance la plus importante
base militaire Française d’outre-mer et depuis 2002, une base
militaire U.S et un fort contingent(européen) de l’OTAN,
officiellement dans le cadre de la coalition internationale
contre le terrorisme.
Note liminaire
La défense des droits de l’Homme n’est chose aisée nulle part
mais relève ici du parcours du combattant. Créée le 9/5/99 en
vertu de la loi française de 1901 en vigueur à Djibouti au
plus fort du conflit civil qui a déchiré le pays de novembre
1991 à février 2000 et d’une guerre qui opposait les deux
puissances régionales voisines (Ethiopie et Erythrée), la LDDH
a dû batailler ferme pour s’imposer sur l’échiquier des ONG
nationales pour ne se voir reconnaître une existence
officielle par le Ministre de l’Intérieur qu’en février 2003.
La LDDH n’a pas chômé pour autant durant cette période :
d’abord en luttant légalement pour sa reconnaissance
officielle, (plainte restée sans suite déposée contre le
ministère de l’intérieur auprès du tribunal du contentieux
administratif) et surtout en s’attelant immédiatement à sa
mission de défense des droits naturels. Ce qui lui a valu
beaucoup de déboires et d’intimidations de la part du pouvoir
et de ses sbires (explosion d’une grenade contre le siège de
la LDDH le 22 mai 1999, juste après le passage de
l’Observatoire des Prisons et de la FIDH de Bruxelles…). En
vain !
Depuis sa reconnaissance au plan International en 2000, la
LDDH est membre de la FIDH, de l’UIDH, l’EHAHRDN, et
correspondant d’Amnesty International à Djibouti ; malgré son
jeune âge son dynamisme lui a valu la vice-présidence de l’UIDH
chargée de la corne de l’Afrique. La LDDH a le titre
d’Observateur à la CADHP.
Ce bref rapport, qui se réfère aux recueils des communiqués,
notes d’informations, diffusions d’Informations et textes de
lois, n’a pas d’autre ambition que d’offrir une simple
photographie de la situation des droits de l’Homme à Djibouti.
I/ Démocratie et Droits Politiques
Ici comme ailleurs il est illusoire de prétendre au
développement économique en restant politiquement
sous-développé. Après une dictature de parti
unique(1981/1992), une décennie de quadripartisme (1992/2002)
et une interminable et ravageuse guerre civile dans un si
petit pays (nov1991-fév2000), l’Accord de Paix Définitive du
12 mai 2001 a inauguré l’ère du multipartisme intégral.
Convaincue que la conquête des droits politiques détermine le
développement économique, la LDDH a été la première à se
réjouir de cet Accord à la signature solennelle duquel elle a
été conviée comme témoin par les deux parties au palais du
peuple.
1.1
Accord de Paix du 12 mai 2001
La joie de la LDDH a été de courte durée. En dehors du «
bûcher de la Paix » (décision unilatérale du FRUD-ARME de
brûler son arsenal), de l’intégration de 300 combattants dans
les différents corps d’armes par le seul gouvernement sans
concertation avec l’autre partie et un multipartisme qui reste
de façade comme le prouve la mainmise sur tout l’appareil
étatique du parti au pouvoir à l’issue de trois consultations
électorales au 1er avril 2006, il ne subsiste plus rien de cet
Accord.
Violé par la partie gouvernementale dès le lendemain de sa
signature, il a été dénoncé par l’autre partie en sept 2005.
Ce que la LDDH a déploré d’abord parce qu’englobant tous les
aspects institutionnels d’une pacification durable du pays, il
apportait des solutions satisfaisantes aux causes et
conséquences du conflit ; ensuite parce que sa dénonciation
constituait un retour implicite au statu quo ante conflit et
la cause principale de la situation de ni guerre ni paix que
nous vivons aujourd’hui.
1.2
Processus électoraux
Sans parti pris, nous nous contenterons ici de citer les
recours en annulation introduit auprès du conseil
constitutionnel par l’opposition pour les Présidentielles 1999
et Législatives 2003.
Nous laissons concernant le conseil constitutionnel le fin
témoignage de son histoire à la parole officielle : «
l’Histoire des contestations électorales atteste qu’il
n’existe aucune jurisprudence où un recours par voie légale
ait jamais été accueilli par l’auguste assemblée.
Le régime ne peut souffrir aucun contre pouvoir.. Tout
contradicteur politique et la population qui hasarderait un
geste de soutien à l’un de ces subversifs sont victimes
d’agissements répressifs, arbitraires et répétés… ». Dixit le
ministre de la Justice chargé des droits de l’Homme de juillet
2001 à juin 2005, dans un ouvrage paru aux éditions
l’Harmattan en…2002.
Quant à la CENI, la LDDH a d’abord accepté l’invitation
gouvernementale à y participer en 2003. Estimant que sa bonne
foi a été abusée, elle s’en est aussitôt retirée en dénonçant
la ventilation (restreinte) et le mode de désignation de ses
membres (80% nommés à divers titres par le parti au pouvoir :
président de la république, de l’assemblée nationale…) et le
caractère très limité de ses attributions et compétences
1.3 Dysfonctionnements de la Justice
Une semaine durant, des Etats généraux ont eu lieu sur ce
sujet, sous le haut patronage et supervision du Chef de l’Etat
fin 2000, leurs constats recommandations n’ont jusqu’à ce jour
trouvé aucune application concrète : si bien qu’en début 2006
et d’une même voix la magistrature comme le barreau grincent
des dents…
Hérité de la France, le Tribunal du Contentieux Administratif
(chargé de statuer sur les infractions de l’Etat contre ses
Administrés) n’a pas siégé depuis 1996 malgré les innombrables
saisines dont cette Juridiction a fait l’objet.
Quant à la CCDB, qui a vu le jour après l’Accord de Paix
Définitive, elle n’a rendu son premier rapport public, paru
dans le Journal Officiel spécial n° 3, que …le 15 novembre
2004.
Il faut le lui reconnaître, la CCDB a exécuté un travail de
fourmi et son unique rapport public à ce jour est accablant :
«non respect des autorisations budgétaires ; dépassements
systématiques de crédits dont les mouvements sont
contradictoires incohérents et illégaux; imputations
budgétaires irrégulières; avantages en natures et espèces non
réglementaires ; opacités des comptes des EPIC… »….
Ses missions officielles ne se limitent malheureusement qu’à
l’assistance et conseil au parlement, répertoriage
d’irrégularités constatées et émission de recommandations aux
malentendants qui exercent le pouvoir… Faute d’exercer les
prérogatives juridictionnelles inhérentes à sa mission, elle
est une coquille vide institutionnelle de plus.
1.4 Impunités
L’enrichissement soudain et sans cause de certains oligarques
et le caractère impuni de cette délinquance financière depuis
son début au milieu des années 80 à ce jour constitue une
incitation à la prédation des Deniers publics et des Biens
Sociaux. Plus gravement, l’impunité des crimes de guerre qui
révolte la LDDH, instaure un climat de violence qui risque
fort de déboucher sur une violence tous azimuts…
II) Droits économiques sociaux et culturels
2.1. Le Syndicalisme
Les travailleurs autrefois embrigadés au sein du syndicat
unique UGTD (Union Générale des Travailleurs Djiboutiens) se
sont organisés de manière nouvelle après 1992 à la faveur de
la démocratisation partielle engagée sous la pression de la
lutte armée.
Dès 1995, des syndicats indépendants se sont illustrés par
l’organisation de grèves générales. Le pouvoir a brutalement
réagi licenciant dans la foulée des dirigeants de la centrale
indépendante (UDT). Dans le même temps des dizaines
d’enseignants membres du SYNESED ont été pour la plupart
contraints à l’exil. Depuis, les dirigeants de cette centrale
n’ont toujours pas été réintégrés malgré les multiples accords
internationaux en ce sens négociés avec le BIT et la CISL et
en violation de l’Accord de Paix du 12 mai 2001 qui prévoyait
cette normalisation de la situation syndicale.
Pire, suite aux grèves du personnel du port en septembre 2005
avec plus de trente licenciements abusifs, la répression
anti-syndicale s’est amplifiée débouchant en mars 2006 sur
l’incarcération des dirigeants de l’UDT et le mépris vis-à-vis
des pressions internationales menées par le BIT, la FIDH et la
CISL. Conséquence : les dirigeants de l’UDT sont aujourd’hui
en liberté surveillée.
- 2.2 Droits à l’Education et la Santé
Aucun dispensaire ni école existants avant le conflit n’a été
rouvert dans l’arrière-pays après le conflit. La gestion
sociale post-conflit par le seul gouvernement est explicite
sur ses intentions…
-2.3 Droits de la Femme
Sous la pression des bailleurs de fonds qui ont eu en fait une
exigence, le gouvernement a initié une théâtrale promotion des
droits de la Femme : un ministère entièrement à part, une loi
instaurant un quota de 10% à l’Assemblée nationale…
Mais en coulisses, la réalité quotidienne de la Femme
Djiboutienne est dramatique. De la fillette à la mère au foyer
en passant par la femme active, cette prétendue promotion de
ses droits est un arbre qui cache une forêt d’inégalités.
Préfacée par… une femme, Mme Mbaranga Gasarabwe Représentante
Coordinatrice du système des Nations Unies jusqu’en 2004 est à
ce sujet explicite : « la pauvreté reste généralisée à
Djibouti, mais elle affecte davantage les femmes,… La
principale raison qui explique cette situation est que
l’initiative axée autour de l’égalité des sexes émane des
bailleurs de Fonds et que pour l’instant l’appropriation
nationale de cette initiative reste limitée… ». Le rapport
conclue « les bonnes intentions gouvernementales ne se
traduisent pas toujours par des actions… et sont contredites
par la réalité » (RNDH 2004. PNUD).
De la mortalité infantile à la mort en couches en passant par
l’excision et l’infibulation, la Femme est la principale
victime de l’absence de bonne gouvernance. La Femme souffre de
la cherté de la vie (imposée), de la suppression des
assistances publiques dans les services hospitaliers et qui
affectent gravement la majorité des populations maintenue en
asphyxie au seuil critique de la pauvreté.
Conclusions
Au vu de ce qui précède, force est malheureusement de déplorer
que la situation des droits de l’Homme s’aggrave de jour en
jour dans notre pays. Conformément à sa mission de prévention
des conflits, la LDDH souhaite, en apportant ce bref éclairage
sur la régression des droits de l’Homme à Djibouti, alerter
les opinions nationale et internationale. Puissent-elles de
concert réagir à temps dans la mesure de leurs moyens pour
sauver ce pays, son peuple et ses défenseurs démocrates.
M. NOEL ABDI Jean-Paul
Abréviations
utilisées :
FIDH : Fédération
des ligues des Droits de l’Homme
UIDH : Union Interafricaine des Droits de l’Homme ;
EHAHRDN : Réseau des Défenseurs des Droits de l’Homme de
l’Afrique de l’Est et de la Corne d’Afrique ;
CENI : Commission Electorale Nationale Indépendante ;
CCDB : Chambre des Comptes et de Discipline Budgétaire ;
EPIC : Etablissement Public à caractère Industriel et
Commercial ;
UDT : Union Djiboutienne du Travail ;
SYNESED : Syndicat National des Enseignants du Second Degré ;
BIT : Bureau International du Travail ;
CISL : Confédération Internationale des Syndicats Libres.
Affaire Borrel : le comité de soutien est
lancé
Réuni mardi
soir, le comité de soutien à Élisabeth Borrel a adopté ses
statuts.
Ouest-France Normandie, jeudi 13 avril 2006, p. 10 Calvados;
Lisieux
Le bureau sera
désigné la semaine prochaine. « Si nous voulons entreprendre
des actions, nous devons tout d'abord exister juridiquement. »
Un postulat rappelé, mardi soir, par Bernard Bonnet, animateur
du Collectif lexovien des droits humains. Les statuts de
l'association ont été adoptés et un conseil d'administration
de 14 membres s'est constitué.
«
L'association reste en liaison permanente avec Élisabeth
Borrel et son avocat. C'est indispensable pour les aider au
mieux. L'affaire est trop complexe », insiste André Lucas, du
club de réflexion Lisieux avenir.
L'association
compte notamment demander une audience aux ministres de la
Défense et de la Justice. « Nous avons lancé une pétition. Les
personnes qui le souhaitent peuvent venir la signer à l'espace
Victor Hugo. »
Autre
initiative : le lancement d'un site internet. Ancien procureur
de la République de Lisieux, Bernard Borrel est mort en
octobre 1995, à Djibouti. Alors que tout indique qu'il a été
assassiné, la thèse officielle reste celle du suicide. Une
thèse que conteste son épouse.
Depuis 10 ans,
elle se bat pour connaître la vérité. Aujourd'hui, l'enquête
s'enlise au nom de la raison d'État. Le président de la
République de l'ancienne colonie étant lui-même mis en cause
dans des rapports des services secrets français. Le comité,
qui ne revendique aucune orientation politique ou religieuse,
demande, au nom du droit à la justice, que la France lève le
secret défense. La juge d'instruction en charge du dossier n'a
toujours pas obtenu certains documents qu'elle réclame. G.B.
Pratique:
Comité de soutien à Élisabeth Borrel, Espace Victor Hugo, 14
100 Lisieux. Tel. 06 11 75 18 21.
Internet : <http://comitesoutienborrel.free.fr.>
Le Télégramme : un collectif à la rescousse
de la famille djiboutienne
Le
Télégramme, 13 avril 2006
Les jours se
suivent et se ressemblent à Brest.
Hier, une
délégation du collectif de soutien à la famille Abdoulkader
s'est rendue à Quimper pour demander un recours gracieux
auprès des services de la préfecture, munie d'une pétition
comportant 2.862 signatures, où figurent les soutiens des
députés Patricia Adam (PS), Marguerite Lamour et Christian
Ménard (UMP). L'évêque de Quimper et Léon, Mgr Guillon a
également intercédé en faveur de la famille.
Menacés de
mort ?
Reçue par le
chef du service « Etranger », il a été promis au collectif un
nouveau rendez-vous, la semaine prochaine, afin d'examiner au
mieux le cas de la famille Abdoulkader.
Le comité de
soutien, né parmi l'association indépendante des parents
d'élèves de l'école Ferdinand-Buisson, ne cache pour autant
pas sa crainte d'un prochain arrêté d'expulsion, la famille
ayant déjà été enjointe de regagner la frontière depuis le 9
avril dernier, après que l'Ofpra a refusé de leur accorder
l'asile politique.
« Il est
impensable que cette famille retourne à Djibouti où elle est
menacée de mort », s'indigne Andrée Biré, du comité de
soutien. Guidar Abdoulkader, 38 ans, est en effet un
enseignant syndicaliste dissident du régime et sa femme, une
représentante d'une association en faveur du respect du droit
des femmes. Selon le comité de soutien, l'un comme l'autre
auraient été emprisonnés et torturés à Djibouti, avant leur
arrivée en France en 2002 pour elle et en 2003 pour lui.
Cinq enfants
scolarisés
Depuis, un
cinquième enfant est né de ce mariage et tous sont
régulièrement scolarisés à l'école Ferdinand-Buisson. « Le
couple s'investit également dans la vie du quartier. Guidar
fait partie de la maison de quartier de Lambé et donne un coup
de main à l'association, en participant, par exemple, à l'aide
aux devoirs », complète Andrée Biré. Elle invite d'ailleurs
qui le veut aux goûters hebdomadaires qui sont organisés
chaque samedi à la rotonde, située
derrière l'école, pour s'informer sur le cas de la famille
Abdoulkader.
par Steven Le Roy
Blog : http//spaces.msn.com/amicalebuisson/
Une délégation du collectif de soutien à la famille
Abdoulkader s'est rendue à Quimper, hier, pour demander un
recours gracieux auprès des services de la préfecture. Il a
été promis au collectif un nouveau rendez-vous, la semaine
prochaine, afin d'examiner au mieux le cas de cette famille
menacée d'expulsion.
La tête de liste du PSD à Boulaos licenciée
de la fonction publique
13/04/06 Les élections dites
municipales déroulées à Djibouti du 10 au 31 mars dernier
auront été l'occasion pour le parti présidentiel RPP de
prendre des mesures contre les partisans de sa propre
coalition qui se révéleraient un tant soit peu critiques sur
le déroulement de la mascarade.
La tête de liste du secteur
Boulaos du PSD, parti politique membre de la coalition UMP au
côté du RPP, vient d'en faire l'amère expérience.
HASSAN SAID GOUMANEH,
responsable informatique au Ministère de l'équipement et des
transports, vient d'être licencié de son poste à la fonction
publique pour ne pas avoir réagi positivement à l'interview
accordé au journal La Nation le 13/03/2006, troisième jour
après le premier tour du scrutin.
Les pratiques anti-démocratiques du RPP sont valables même
pour les membres de l'UMP.
LA REDACTION
La BBC (section
somalie) accable Guelleh !
12/04/06 Les témoignages de
deux citoyens, le lundi soir 10 avril (le jour de la naissance
du Prophète Mohamed), sur les ondes de la BBC (section
somalie) si longtemps inféodée aux dictatures de l’oncle et du
neveu nous laissent rageurs…
Le premier témoignage était
celui d’une femme en pleurs ayant perdu son frère et qui
s’indignait de l’arrêt effectif des recherches alors que son
frère ne figurait ni parmi les morts ni parmi les rescapés
blessés, hospitalisés…
Le second témoignage était
celui d’un homme, qui se confondait en imprécations contre les
autorités qui ont trouvé le moyen de clore les enquêtes et
recherches… alors que les éléments de la Force Navale
continuent de se promener le long des côtes avec leurs
vedettes rapides, qui n’ont que peu servi (bien après) durant
les premières heures du naufrage dramatique survenu à quelques
dizaines de mètres de leur caserne opérationnelle sise au
« Port naval » de l’Escale de Djibouti.
Depuis le début de cette
tragédie les Djiboutiens condamnent pleinement et unanimement
l’apathie voir l’indifférence des services de secours
nationaux constatée durant les premiers instants du drame
maritime.
Le premier responsable de ce
cafouillage reste selon eux Guelleh (de passage) qui s’est
précipité le 6 avril dans les premières minutes sur les lieux
du drame sans apporter la moindre solution au grave problème
de l’heure, bien au contraire son bataillon la garde
présidentielle aurait par sécurité bloqué la circulation. Il
s’est lâchement permis de décréter que deux jours de deuil
national au lieu de trois à l’issue d’une cellule de crise
convoquée trop tard soit 48 heures après la tragédie.
Le Chef de l’Etat devra un jour
ou l’autre payer cette haute Trahison nationale.
Le mardi 11 avril les proches
du régime attendaient en vain le mot d’ordre du Conseil des
Ministres hebdomadaire, pour permettre au tumultueux Arnaoud,
Secrétaire général du RPP, de sortir de son mutisme sur ce
drame sans fin avec des disparus inconnus. Non à cette volonté
politique d’étouffement de la vérité !
Même aujourd’hui le 12 avril
2006 « la Nation » journal de propagande IOGiène a passé sous
silence ce drame national tandis que des recherches continuent
au Yémen.
Communiqué de presse de l'UAD suite à la
catastrophe maritime à Djibouti
Union pour l’Alternance Démocratique (U.A.D)
(A.R.D, U.D.J, M.R.D)
Djibouti, le 9 avril 2006
COMMUNIQUE DE PRESSE
Avec un bilan
malheureusement provisoire de plus d’une centaine de morts,
des dizaines de blessés et un nombre indéterminé de disparus,
la catastrophe maritime, survenue jeudi 6 avril 2006 non loin
du Port de Djibouti, est devenue une tragédie nationale sans
précédent.
En cette
dramatique épreuve, l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD)
présente ses condoléances attristées à toutes les familles des
victimes, au peuple Djiboutien et à tous les musulmans des
pays frères endeuillés par la tragique disparition de leurs
proches.
Consciente de
la gravité et des difficultés de la situation, l’UAD exprime
ses remerciements à tous ceux et à toutes celles qui ont
participé aux opérations de secours, ainsi qu’aux Forces
étrangères stationnées dans notre pays et ayant contribué à
sauver des vies humaines.
Notre
République connaît des jours sombres, et l’heure est à la
solidarité, à la compassion et à la réflexion. Il n’empêche,
1’UAD constate amèrement que la gestion de cette crise a
révélé au niveau gouvernemental des défaillances intolérables
du système étatique.
Ainsi la grave
cacophonie officielle observée pendant les heures critiques
constitue la preuve choquante de l’anomie de l’Etat, et
l’hideuse expression de la mauvaise gouvernance que
l’Opposition dénonce quotidiennement.
Enfin, 1’UAD
implore ALLAH pour qu’il accorde Sa Miséricorde à tous les
martyrs de ce naufrage et les accueille en Son Paradis
Eternel. Amin.
NA LILLAH WA
INNA ILEYHI RAAJI’UN !

Message de condoléances du MRD suite au
naufrage dans la rade de Djibouti
Mouvement pour le Renouveau démocratique et le
Développement
(ancien PRD)
Cité Poudrière Avenue Nasser
Tel : 34 23 99
BP : 3570
Djibouti
MESSAGE DE CONDOLEANCES
C’est avec
une profonde douleur que j’apprends la tragique nouvelle du
naufrage, jeudi 6 avril 2006, du boutre Al Barraka II, à
destination de Tadjourah où devait se tenir une rencontre
religieuse vendredi.
Avec près
de 100 morts, plusieurs disparus et plus de vingt blessés, le
bilan de ce naufrage est l’un des plus lourds de notre
histoire contemporaine. C’est une douloureuse perte pour notre
peuple, privé ainsi d’une part importante de sa progéniture la
plus valide.
Je suis
d’autant plus touché que le drame aurait pu être évité dans un
Etat bien géré, soucieux de la sécurité des siens.
J’appelle
vivement le gouvernement en place à prendre la mesure de la
tragédie et de décréter un deuil national de plusieurs jours.
J’adresse
mes vives et sincères condoléances aux familles et autres
proches des victimes. Allah les accueille tous en son Paradis
Eternel. Amin.
Inna
lilaahi wa inna ileyhi raajicuun.
A Bruxelles, le 7 avril
2006
par Daher Ahmed Farah,
Président du MRD
LDDH : diffusion d'information du 7 avril 2006
sur l'appel urgent de l'Observatoire
07/04/06 La
Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) soutient sans
réserve cet Appel et demande à la diaspora Djiboutienne de
continuer leur soutien sans faille au combat légitime en
dénonçant haut et fort toutes les mesures antisociales,
réclamer contre l’injustice et pour l’avènement de la
Démocratie dans notre pays.
Sur le plan
procédurale, tout en se félicitant de la décision du 6 avril
2006 de la Chambre d’Accusation, qui met fin aux dernières
Détentions Arbitraires, la LDDH lance un appel urgent à la
Communauté Nationale et Internationale de continuer toutes ses
pressions pour mettre fin à toutes les mesures répressives
contre les travailleurs et dirigeants syndicaux opprimés
jusqu’aujourd’hui.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) remercie entre autres;
Amnisty internationale, la FIDH, l’UIDH, le Réseau des
Défenseurs des Droits de l’Homme de l’Afrique de l’Est et de
la Corne d’Afrique, l’OMCT, l’ARDHD ainsi que le BIT, la CISL
en particulier ;
Elle remercie
aussi la Presse internationale du parfait relais des
informations sur les Droits de l’Homme ;
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à tous les
Défenseurs des Droits fondamentaux de redoubler leurs
pressions, pour amener l’Etat Partie de Djibouti à entamer
rapidement des négociations et de mettre fin aux licenciements
de tous les syndicalistes à commencer, rapidement, par ceux du
Port de Djibouti récemment et abusivement licenciés pour
activités syndicales ;
Elle
encourage, et reste à la disposition de tous les partenaires
sociaux, tout en leur demandant d’unir leurs actions et
d’ouvrir le dialogue entre eux pour un véritable partenariat
économique et social, face au dysfonctionnement de l’Etat.
M. NOEL ABDI
Jean-Paul
Appel urgent de l'Observatoire, programme
conjoint de la FIDH et de l'OMCT
|
 |
- APPEL URGENT -
L’OBSERVATOIRE
du 7/04/2006 |
Libérations
provisoires / Poursuites judiciaires - DJI 002 / 0206 / OBS
016.4
L’Observatoire
pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme,
programme conjoint de la Fédération internationale des ligues
des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale
contre la torture (OMCT), a reçu de nouvelles informations et
vous prie d’intervenir de toute urgence à propos de la
situation suivante à Djibouti.
Nouvelles
informations : L’Observatoire a été informé par la Ligue
djiboutienne des droits humains (LDDH) et l’Union djiboutienne
du travail (UDT) de la mise en liberté provisoire sous
contrôle judiciaire, le 6 avril 2006, par la Chambre
d’accusation de Djibouti, de M. Adan Mohamed Abdou, secrétaire
général de l’UDT, M. Hassan Cher Hared, secrétaire aux
relations internationales de l’UDT, M. Mohamed Ahmed Mohamed,
responsable aux affaires juridiques de l’Union des
travailleurs du port (UTP) de Djibouti, et M. Djibril Ismael
Egueh, secrétaire général du Syndicat du personnel maritime et
du service de transit (SP-MTS).
Toutefois, les
quatre syndicalistes restent poursuivis pour « livraison
d’informations à une puissance étrangère », (articles 137 à
139 du Code pénal djiboutien), « intelligence avec une
puissance étrangère » (articles 135 et 136) et « outrage
envers le Président de la République » (article 188) - délits
passibles de 10 à 15 ans de prison et de 5 à 7 millions de
francs djiboutiens (24 à 34 000 euros environ) d’amende - à la
suite de la participation de MM. Ahmed Mohamed et Egueh à une
formation syndicale dispensée par une centrale syndicale
israélienne (Cf. rappel des faits).
L’Observatoire
demeure très préoccupé par le caractère arbitraire des charges
retenues contre ces quatre personnes, en ce qu’elles ne visent
qu’à réprimer l’engagement de MM. Mohamed Abdou, Cher Hared,
Mohamed et Egueh en faveur des libertés syndicales des
travailleurs de Djibouti.
Par ailleurs,
le 1er avril 2006, malgré l’accord verbal préalable du
ministre de l’Intérieur, les membres d’une mission conjointe
mandatée par l’Observatoire et la Confédération internationale
des syndicats libres (CISL) se sont vus interdire l’entrée sur
le territoire djiboutien Ils ont été bousculés, insultés et
reconduits de force dans l’avion qu’ils les avaient conduit à
Djibouti.
A cette même
date, M. Ibrahim Mayaki, fonctionnaire du Bureau international
du Travail (BIT), détenteur d’un passeport diplomatique et
mandaté par le BIT pour rencontrer les défenseurs des droits
syndicaux à Djibouti, a été autorisé à pénétrer sur le
territoire. Cependant, le 3 avril 2006, il a été arrêté et
interrogé pendant plusieurs heures par les services des
renseignement généraux. Il a été libéré après avoir signé un
arrêté d’expulsion, exécuté le 4 avril 2006.
L’Observatoire
condamne fermement cette nouvelle entrave à l’observation de
la situation des défenseurs des droits de l’Homme à Djibouti,
et rappelle aux autorités nationales leurs engagements
internationaux tels que le Pacte international des droits
civils et politiques, les Conventions fondamentales de
l’Organisation internationale du Travail (OIT), et la
Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme adoptée
par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998.
Rappel des
faits :
Le 20 février
2006, M. Mohamed Ahmed Mohamed et M. Djibril Ismael Egueh
avaient été arrêtés par les forces de police et détenus aux
bureaux de la brigade criminelle de la Force nationale de
police pendant 48h, sans qu’aucune charge n’ait été prononcée
contre eux. MM. Mohamed et Egueh étaient revenus la veille
d’un séminaire de formation syndicale en Israël, organisé par
l’Institut international de la centrale syndicale israélienne
Histadrut. La police les avait interrogés sur leurs activités
syndicales et sur les buts et motifs de cette formation. MM.
Mohamed et Egueh avaient été libérés le 22 février.
Le 5 mars
2006, ils avaient de nouveau été arrêtés et placés en garde à
vue, en isolement, dans les locaux de la brigade criminelle.
Le même jour, la police avait perquisitionné leurs domiciles
et confisqué l’ensemble des documents trouvés sur place, dont
ceux concernant les activités syndicales des deux hommes.
Le 11 mars
2006, M. Adan Mohamed Abdou, et M. Hassan Cher Hared avaient
été arrêtés et placés en détention à la prison civile de
Gabode, puis libérés sous contrôle judiciaire le 29 mars 2006.
Toutefois, à la suite de l’appel interjeté le lendemain par le
Procureur de la République contre cette décision, M. Adan
Mohamed Abdou avait été une fois encore arrêté et placé en
détention le 3 avril 2006 tandis que M. Hassan Cher Hared
était activement recherché par les services de police.
Actions
demandées :
L’Observatoire
vous prie de bien vouloir écrire aux autorités djiboutiennes
et de leur demander de :
i. garantir en
toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de
MM. Adan Mohamed Abdou, Hassan Cher Hared, Mohamed Ahmed
Mohamed et Djibril Ismael Egueh ;
ii. veiller à
ce que leur droit à un procès juste et équitable soit garanti
en toute circonstances, afin que les charges retenues contre
eux soient abandonnées en raison de leur caractère arbitraire
;
iii. mettre
fin à toute forme de harcèlement et de représailles à
l’encontre de MM. Adan Mohamed Abdou, Hassan Cher Hared,
Mohamed Ahmed Mohamed et Djibril Ismael Egueh, ainsi que
contre l’ensemble des membres ou responsables de syndicats et
des défenseurs des droits de l’Homme à Djibouti, afin qu’ils
puissent mener leur activité de défense des droits de l’Homme
librement et sans entrave ;
iv. se
conformer aux dispositions de la Déclaration sur les
défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée
Générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus
particulièrement son article 1 qui dispose que “chacun a le
droit, individuellement ou en association avec d’autres, de
promouvoir la protection et la réalisation des droits de
l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et
international”, son article 5 sus-mentionné, ainsi que son
article 12.2, qui dispose que “l’Etat prend toutes les mesures
nécessaires pour assurer que les autorités compétentes
protègent toute personne, individuellement ou en association
avec d’autres, de toute violence, menace, représailles,
discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action
arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits
visés dans la présente Déclaration” ;
v. se
conformer plus généralement aux dispositions de la Déclaration
universelle des droits de l’Homme, ainsi qu’aux instruments
internationaux et régionaux de protection des droits de
l’Homme auxquels Djibouti est partie et particulièrement les
conventions n°87 et 98 de l’Organisation internationale du
travail portant sur la liberté syndicale.
Adresses :
· Son
Excellence Ismail Omar Guelleh, Président de la République,
Palais du Peuple, BP 109, Djibouti Ville, République de
Djibouti. Tel / Fax : 00 253 354060 / 47 71.
· Monsieur
Mohamed Barkat Abdillahi, Ministre de la justice, des affaires
pénitentiaires et musulmanes, chargé des droits de l’homme, BP
12, Djibouti Ville. Tel / Fax : 00 253 35 40 21 / 54 20.
· Monsieur
Houmed Mohamed Dini, Ministre de l’emploi et de la solidarité
nationale. Cité ministérielle, BP 155-170, Djibouti Ville,
République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 35 72 68.
***
Paris -
Genève, le 7 avril 2006
Merci de bien vouloir informer l’Observatoire
de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet
appel. L’Observatoire, programme de la FIDH et de l’OMCT, a
vocation à protéger les défenseurs des droits de l’Homme
victimes de violations et à leur apporter une aide aussi
concrète que possible.
L’Observatoire a été lauréat 1998 du Prix des
Droits de l’Homme de la République Française.
Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence :
E-mail : Appeals@fidh-omct.org Tel et fax FIDH : + 33 1 43 55
20 11 / 33 1 43 55 18 80 Tel et fax OMCT : +41 22 809 49 39 /
41 22 809 49 29
Communiqué de presse : appel à Manifestation du
Comite du MRD en Belgique
Mouvement pour
le Renouveau démocratique et le Développement (MRD)
Comité du MRD en Belgique
225/2 Chaussée de Gand,
1081 Bruxelles
Royaume de Belgique
0472-212-210
courriel : comitemrd@Belgique.com
Réf/MRDC/SG/01/06
Dans le cadre
de la lutte pour la démocratie et l’Etat de droit à Djibouti,
le comité du MRD en Belgique organise une manifestation devant
la Commission Européenne, sise au 170 rue de la Loi à
Bruxelles. Métro : Schumann.
Au moment où
le pouvoir liberticide en place à Djibouti redouble de
persécutions contre les démocrates, singulièrement contre les
syndicalistes, et qu’il enchaîne les mascarades électorales
(régionales et communales des 10 et 31 mars 2006), il nous
faut encore profiter de notre présence en terre de liberté
pour dénoncer à nouveau l’absence de démocratie et les
violations des droits de l’Homme à Djibouti.
Faut-il
rappeler que quatre de nos camarades démocrates sont sous le
coup de mandats de dépôts arbitraires depuis début mars 2006 ?
Que les dirigeants syndicaux Adan Mohamed Abdou, Hassan Cher
Hared, Mohamed Ahmed Mohamed et Djibril Ismaël Egueh ont
croupi ou croupissent à la sinistre prison de Gabode ? Que des
dizaines d’agents du port ont perdu leurs emplois ? Que la
répression du régime n’épargne même pas ses alliés politiques
? Etc., etc., etc.
La
manifestation est prévue pour mercredi 19 avril 2006 de 15
heures à 16 heures. Il s’agit d’une action statique sur le
large trottoir de la Commission Européenne qui comprend les
Directions générales des Relations Extérieures, du Commerce et
de l’Elargissement), au 170 rue de la Loi, faisant angle avec
le boulevard Charlemagne.
Comme à
l’accoutumée, la manifestation sera des plus pacifique.
Venez nombreux
en ce lieu hautement symbolique, d’autres démocrates, d’Europe
et d’ailleurs, sont avec nous.
Fait à Bruxelles, le 3 avril 2006
Le comité du MRD en Belgique
Communiqué de soutien du MRD au Djiboutien
Abdoulkader Mohamed Guidar
Mouvement pour le Renouveau démocratique et le
Développement
(ancien PRD)
Cité Poudrière Avenue Nasser
Tel : 34 23 99
BP : 3570
Djibouti
A Bruxelles, le 3 mars 2006
COMMUNIQUE DE PRESSE
C’est avec
un sentiment de vive inquiétude que j’apprends la nouvelle de
l’expulsion imminente vers Djibouti du camarade Abdoulkader
Mohamed Guidar et de sa famille.
Ce
démocrate, ancien enseignant engagé dans la défense des droits
démocratiques, a fui le régime de Ismaël Omar Guelleh et
demandé l’asile politique à la France pour lui et sa famille.
En terre de
liberté, il a poursuivi sa lutte pour la démocratie et l’Etat
de droit. Pas plus tard que le 8 avril 2005 dernier, il
manifestait à nos côtés à Paris, à quelques pas de l’ambassade
de Ismaël Omar Guelleh qui a confisqué tout l’Etat et ses
moyens, et sous les yeux de ses sbires en poste en France,
contre la mascarade électorale par laquelle l’autocrate s’auto-reconduisait
pour six nouvelles années. Mascarade boycottée par les forces
démocratiques et qui a ridiculement tourné au one man show.
Refouler Abdoulkader
et sa famille à Djibouti c’est les livrer à un pouvoir qui a
érigé les violations des droits de l’Homme en mode de
gouvernement. Le triste sort qu’il réserve en ce moment même
aux camarades syndicalistes que Abdoulkader a laissés au pays,
ne témoigne pas du contraire. Le refoulement, le 1er
avril 2006, d’une délégation de la FIDH et de la communauté
internationale du travail (CISL, OIT), précisément arrivée à
Djibouti suite aux violations du droit syndical, ne dit pas
autre chose.
Aussi
lançons-nous un appel pressant aux autorités et aux démocrates
français pour faire en sorte que le camarade Abdoulkader et sa
famille échappent aux griffes dangereuses du pouvoir
liberticide en place à Djibouti et puissent continuer à vivre
en France.
Sauver un
démocrate et sa famille ne ferait qu’honorer la patrie des
droits de l’Homme.
Par le
président du MRD,
Daher Ahmed Farah
LDDH : Communiqué de presse du 7 avril 2006
suite à la catastrophe maritime

Le
Président |
COMMUNIQUE DE PRESSE DU
7 AVRIL 2006
COMMISERATION DES
DEFENSEURS
DES DROITS DE L'HOMME
SUITE A LA CATASTROPHE MARITIME
|
C'est avec une
profonde consternation et stupéfaction que le peuple de la
République de Djibouti a appris le 9 avril 2006 la catastrophe
maritime qui est survenue à un boutre surchargé juste en face
du Port International de Djibouti.
Le bilan des
victimes de cette tragédie nationale est lourd. Les naufragés
sont en majorité des pèlerins qui se rendaient à Tadjourah à
40 km de Djibouti.
Les causes
exactes ne sont pas encore officiellement élucidées, mais deux
faits sont réels :
1. l'absence
totale de secours rapides et coordonnés ;
2. le navire
(boutre) était très surchargé avec trois ou quatre fois plus
de passagers et ce, en infraction à la capacité autorisée.
Face à ces
irresponsabilités portuaires, face à la discordance au plus
haut niveau du système d'alerte pour lancer les secours
(pratiquement une heure sans réaction palpable), la Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) ne peut que déplorer le
dysfonctionnement généralisé de l'appareil étatique
Djiboutien.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) ne peut qu'enregistrer
la Déclaration Officielle du Chef de l'Etat et Chef du
Gouvernement d'ordonner l'ouverture officielle d'une enquête
(peut-être indépendante), tout en souhaitant que l'ouverture
de cette enquête ne reste pas lettre morte comme d'habitude.
La LDDH ose
espérer qu'à l'issue de ces enquêtes des sanctions au niveau
politique et des poursuites judiciaires seront inéluctablement
engagées à l'encontre de toute la chaîne des responsables, à
tous les stades pour :
1. homicides
et irresponsabilités ;
2. non
assistance à personnes en danger.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) partage toutes les
douleurs des victimes, de leurs familles et de leurs proches,
elle considère que ce vendredi 7 avril 2006 jour de prière
soit considéré jour de Deuil National.
Que Dieu Tout
Puissant et Miséricordieux accueille l'ensemble de ces
pèlerins et autres naufragés dans Son Paradis Céleste.
M. NOEL ABDI
Jean-Paul.
Tragédie
nationale : naufrage d’un boutre à 300 mètres du Port
international de Djibouti géré par Dubaï
La
République de Djibouti est endeuillée le jeudi, 6 avril 06.
Ce jeudi 6
avril 2006 en fin de journée, un « boutre » (navire
traditionnel), avec à son bord plus de 400 personnes, a
dramatiquement chaviré à quelques dizaines de mètres du Port.
Ce boutre,
conçu pour transporter au maximum 150 personnes, a chaviré
subitement.
Ce navire
transportant des pèlerins se rendant, pour un rassemblement
religieux annuel, a fait naufrage alors qu’il appareillait en
direction de la ville de Tadjourah située à 40 km au Nord de
la capitale.
Bilan
officiel et provisoire : au moins une centaine de morts,
autant de blessés et plus de deux cents disparus,
Les
premiers secours ont été portés par les Forces Françaises.
Le Chef de
l’Etat, premier responsable non seulement de la négligence
lors de l’embarcation d’un très grand nombre de passagers,
mais aussi de l’inefficacité des secours Djiboutiens, est
apparu dans le petit écran sans faire de déclaration, il n’a
pas eu la moindre compassion en décrétant un deuil national
suite à cette tragédie, pourtant il en décrète souvent
lorsqu’il s’agit d’un Chef d’Etat d’un pays amis.
A force de
bouffer l’argent du pays les résultats ne peuvent être que
catastrophiques.
Au stade
actuel, il semblerait que le propriétaire du boutre serait
appréhendé et interrogé par la brigade criminelle.
Les
ministres de l’Intérieur et de la Santé se sont exprimés ainsi
que le responsable de la force navale.
De l’avis
général, les secours ont tardé côté Djibouti, chacun se
rejette la responsabilité de la défaillance.
Une chose
est sûre : à travers ce naufrage dramatique d’un boutre
surchargé, c’est l’Etat Djiboutien irresponsable qui a coulé.
Une citoyenne choquée
69 morts au cours d’un naufrage dramatique à
proximité du port de Djibouti
Un
naufrage dramatique est survenu ce jeudi 6 avril 2006
autour de midi lorsqu’un boutre transportant 250 personnes
a chaviré à 100 mètres du port de Djibouti-Ville.
Au moins
69 personnes ont perdu la vie coincées sous le poids de
l’embarcation renversée, 25 seraient toujours en
consultation dans les hôpitaux dont 7 victimes entre la vie et la
mort, et 125 autres passagers seraient sains et saufs.
Le bateau
surchargé se dirigeait vers la ville de Tadjourah pour le
traditionnel rassemblement musulman du mois d’avril.
L’ARD
adresse ses condoléances attristées aux familles des
victimes et à toute la nation endeuillée. Que Dieu tout
puissant ouvre son paradis aux défunts.
L’ARD
demande que toutes les responsabilités soient recherchées
et clairement établies.
LA
REDACTION
UDT : mise en liberté provisoire sous
contrôle judiciaire des syndicalistes incarcérés
Ce jeudi vers midi nos camarades
incarcérés à la prison centrale de Gabode ont bénéficié
d'une mise en liberté provisoire sous contrôle
judiciaire. La mobilisation doit continuer tant que
nos camarades ne seront libres totalement et que le droit
et la démocratie n'auront pas triomphé dans notre pays.
Au nom du Comité de l'Union
Djiboutienne du Travail (UDT) je vous adresse nos
remerciements, notre reconnaissance et notre estime pour
votre soutien constant durant ces moments difficiles et
douloureux.
Nos salutations les meilleures.
Farah
Abdillahi Miguil
Secrétaire à la Comunication
Djibouti : arrestation de syndicalistes et
politique commerciale
Bruxelles,
le 5 avril 2006 (CISL en ligne):
Au
lendemain de sa ferme condamnation, conjointement avec la
Fédération internationale des Ligues de Droits de l'Homme
(FIDH, Paris) du refoulement musclé de Djibouti, Samedi
1er avril, d'une mission conjointe CISL-FIDH, suivie de
l'arrestation le 3 avril et de l'expulsion de Djibouti le
4 avril d'un diplomate de l'Organisation internationale du
Travail (OIT, agence spécialisées des Nations Unies), la
Confédération internationale des Syndicats libres a
aujourd'hui critiqué le gouvernement djiboutien pour
l'arrestation, hier, 4 avril, du Secrétaire général de son
affiliée dans le pays, l'Union Djiboutienne du Travail.
Le
dirigeant de l'UDT, M. Adan Abdou, a été arrêté sans
mandat à son domicile par des éléments de la police
nationale ce Mardi 4 avril à 15h30 et emmené à la prison
centrale de Gabode. Son arrestation est intervenue
immédiatement après l'expulsion de M. Ibrahim Mayaki,
représentant du Bureau international du Travail (BIT),
seul membre de la mission internationale à avoir réussi à
entrer à Djibouti, où il avait plaidé auprès du Ministre
de la Justice la cause des syndicalistes détenus.
Adan Abdou
et Hassan Cher, Secrétaire aux relations internationales
de l'UDT, avaient bénéficié d'une mise en liberté
provisoire le mercredi 29 mars après 19 jours
d'incarcération. Hassan Cher est activement recherché par
la police mais serait toujours en liberté. Le Ministre de
la Justice avait personnellement ordonné leur
ré-arrestation, au lendemain de leur mise en liberté
provisoire par le Tribunal de Djibouti.
Deux
autres militants de l'UDT, MM. Djibril Ismaël Igueh et
Mohamed Ahmed, croupissent en prison depuis leur
arrestation le 5 mars 2006, au lendemain de leur retour
d'Israël, où ils avaient suivi une formation auprès de la
puissante centrale syndicale Histradut, affiliée de la
CISL dans ce pays. Les quatre syndicalistes sont à présent
accusés d'«intelligence avec une puissance étrangère » et
d' « outrage envers le Président de la République ».
Tous les
quatre doivent comparaître demain, Jeudi 6 avril, devant
la Chambre d'accusation du Tribunal de Djibouti. Leur
défenseur, Maître Tarek, du Barreau de Djibouti, compte
plaider leur liberté provisoire et la déclaration de
nullité de la procédure, en vertu notamment d'un défaut
d'assistance juridique et médicale, contraire au code
pénal. En effet, l'ensemble des personnes arrêtées se sont
vu refuser un examen médical et une rencontre avec leur
avocat.
Suite à
ces évènements, la CISL a écrit aujourd'hui au Directeur
général du BIT, M. Juan Somavia, en le priant d'intervenir
avec les plus hautes autorités de la République de
Djibouti en vue de la libération immédiate de tous les
syndicalistes détenus.
Par
ailleurs, la CISL a annoncé ce jour qu'elle saisirait de
cette affaire non seulement les organismes de contrôle
réguliers de l'OIT, mais aussi diverses institutions
internationales et régionales, dont l'Union Africaine et
la COMESA (Marché commun de l'Afrique orientale et
australe). Djibouti doit prendre la prochaine présidence
de la COMESA et est candidat à l'établissement du siège de
cette organisation dans le pays.
D'après
des sources diplomatiques, le gouvernement du Président
Ismaïl Omar Guelleh aurait très mal pris la publication
par la CISL, en février dernier, d'un rapport accablant
sur les normes fondamentales du travail à Djibouti. Ce
rapport coïncidait avec l'examen de la politique
commerciale de Djibouti par le Conseil général de
l'Organisation mondiale du Commerce (OMC).
______________________________________________
La CISL représente 155
millions de travailleurs au sein de 236 organisations
affiliées dans 154 pays et territoires. www.icftu.org
<http://www.icftu.org/> La CISl est aussi partenaire des
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Communiqué de l'Union djiboutienne du travail
(UDT)
|
Djibouti
Le
05 avril 2006 |
Cette
semaine les autorités djiboutiennes ont perdu la lucidité
dans la gestion des affaires syndicales : Refoulement des
représentants de la FIDH et de la CISL, arrestation et
expulsion du représentant du BIT et enfin arrestation du
Secrétaire Général de l’UDT.
Refoulement des représentants de la FIDH et de la CISL
Le samedi 1er
avril 2006, M. Janek, représentant de la CISL et M. Farid,
représentant de la FIDH venus en mission de médiation suite
aux arrestations et à la détention des syndicalistes, ont été
reconduits de force sans ménagement dans l’avion qui les avait
mené à Djibouti. Et, ce malgré l’accord verbal du ministre de
l’intérieur qu’aucune entrave ne serait faite à leur demande
de visa à l’aéroport de Djibouti.
Arrestation
et expulsion du représentant du BIT
M. Mayaki,
représentant du BIT arrivé à Djibouti, le 1er avril
2006, a été arrêté à son hôtel, le lundi 03 avril vers 8h30
par deux éléments des Renseignements Généraux de la Police.
Après interrogatoire M. Mayaki a été contraint de signer un
ordre d’expulsion, exécutoire le mardi 04 avril à 10h30.
Nouvelle
arrestation de Adan Abdou
C’est hier,
mardi 04 avril à 15h30 que Adan Abdou, Secrétaire Général de
l’UDT, a été arrêté à son domicile par des éléments de la
Police. Il a été conduit illico presto à la prison centrale de
Gabode sans mandat. Nous rappelons qu’Adan Abdou et Hassan
Cher ont bénéficié d’une mise en liberté provisoire le
mercredi 29 mars après 2 jours de garde à vue dans les locaux
de la police criminelle et 17 jours d’incarcération à Gabode.
Hassan Cher serait très recherché par les mêmes éléments de la
police mais serait toujours en liberté selon les dernières
informations.
Djibril
Ismaël et Mohamed Ahmed, toujours incarcérés à Gabode
Djibril Ismaël
Igueh et Mohamed Ahmed Mohamed, tous deux membres de l’UDT,
arrêtés le 05 mars 2006 après un séjour en formation à
l’institut de Histradut, en Israël sont toujours détenus à la
prison Centrale de Gabode depuis le 08 mars 2006. «
Intelligence avec une puissance étrangère » et « outrage
envers le Président de la République », restent les motifs
fallacieux de détention de nos camarades syndicalistes.
L’UDT
fidèle à son idéal et à ses principes de dialogue, de justice,
de démocratie et de liberté condamne avec force ces
intimidations, ces arrestations illégales, ces détentions
arbitraires, ces violations répétées à l’esprit de la
démocratie et exige la libération immédiate et sans condition
de nos camarades.
Secrétaire à
la Communication de l’UDT
Farah Abdillahi Miguil
Information conjointe de la CISL et de la FIDH, Djibouti : que
cachent les autorités ?
04/04/06
Les autorités djiboutiennes arrêtent et expulsent un
représentant du BIT mandaté pour examiner la situation des
syndicalistes et refoulent une mission conjointe de la FIDH et
de la CISL
La FIDH et la
CISL condamnent l’arrestation et l’expulsion ce jour d’un
représentant du Bureau international du travail (BIT) par les
autorités djiboutiennes. M. Ibrahim Mayaki, fonctionnaire du
BIT, détenteur d’un passeport diplomatique, était en visite
officielle à Djibouti depuis le samedi 1er avril 2006. Il
avait pour mandat de rencontrer les défenseurs des droits de
l’Homme, y inclus les syndicalistes, suite aux plaintes
portées devant son organisation pour violation des droits
syndicaux ainsi qu’aux harcèlements judiciaires dont font
l’objet plusieurs syndicalistes devant les tribunaux
djiboutiens. Il a, à cet effet, rencontré des représentants de
la société civile, des syndicalistes, mais aussi des
représentants des autorités nationales, notamment le ministre
de la Justice.
D’après les
informations reçues par la Ligue djiboutienne des droits de
l’Homme, organisation membre de la FIDH, et par l’Union
djiboutienne du travail, syndicat affilié à la CISL,
M. Ibrahim Mayaki a été arrêté à son hôtel lundi matin, à
08h30, par deux éléments des Renseignements généraux de la
Force nationale de police, sans mandat spécial. M. Ibrahim
Mayaki a été interrogé par les forces de sécurité pendant plus
de trois heures à la direction des renseignement généraux sur
ses activités à Djibouti. Avant d’être relâché, les autorités
djiboutiennes l’ont contraint à signer un ordre d’expulsion,
exécutoire aujourd’hui.
La FIDH et la
CISL soulignent que cette expulsion fait suite au refus
d’entrer sur le territoire djiboutien opposé par les forces de
sécurité à deux de leurs chargés de mission, le samedi 1er
avril 2006, et ce malgré l’accord verbal du ministre de
l’Intérieur qu’aucune entrave ne sera faite à leur demande de
visa à l’aéroport de Djibouti. Bousculés, insultés et
reconduits de force dans l’avion qui les avait mené à
Djibouti, les chargés de mission ont déposé une nouvelle
demande de visa à l’ambassade de Djibouti en Ethiopie,
demeurée sans suite à ce stade.
Ces évènements
démontrent la réalité des violations répétées des droits des
défenseurs des droits de l’Homme à Djibouti et présagent une
posture toujours plus répressive des autorités djiboutiennes à
l’égard des syndicalistes et défenseurs des droits de l’Homme.
L’attitude des autorités djiboutiennes confirme les craintes
de la FIDH et de la CISL concernant la nature éminemment
politique de l’actuel procès intenté contre quatre leaders
syndicaux poursuivis notamment pour “intelligence avec une
puissance étrangère” [1]
Cette
procédure judiciaire n’est d’ailleurs que le dernier épisode
d’un harcèlement constant à l’égard des syndicalistes
djiboutiens, comme le dénoncent les rapports annuels de la
CISL et de l’Observatoire pour la protection des défenseurs
des droits de l’Homme depuis de nombreuses années [2]].
La FIDH et la
CISL condamnent l’attitude des autorités djiboutiennes à
l’égard du représentant du BIT et de ses chargés de mission et
demandent la stricte application par le gouvernement et les
autorités judiciaires des instruments internationaux de
protection des droits de l’Homme, notamment les conventions
n°87 et 98 de l’Organisation internationale du travail et les
dispositions de la Déclaration des Nations unies de 1998 sur
la protection des défenseurs des droits de l’Homme.
La FIDH et la
CISL appellent les autorités djiboutiennes à autoriser le
libre accès au territoire des ONG et OING de défense des
droits de l’Homme. Elles continueront d’informer les instances
internationales et régionales de la situation des droits de
l’Homme à Djibouti.
---------------------------------------------
[1]
Cf. l’appel urgent de l’Observatoire pour la protection des
défenseurs des droits de l’Homme et de la CISL daté du 09 mars
2006, Détentions arbitraires / Poursuites judiciaires - DJI
001 / 0206 / OBS 016.3, <http://www.fidh.org/article.php3 ?id_article=3131>.
[2]
Cf. notamment le [rapport annuel 2005 de l’Observatoire pour
la protection des défenseurs des droits de l’Homme->http://www.fidh.org/article.php3 ?id_article=3164
Source :
Fédération internationale des ligues des droits (FIDH)
Elections
régionales : Communiqué commun de presse des listes
indépendantes
Djibouti, le 04 avril 2006
Nous
soussignés chefs de file des formations de la société civile
suivantes :
. Liste
indépendante CITOYEN
. Liste
indépendante DROIT ET JUSTICE
. Liste
indépendante ENSEMBLE POUR L’AVENIR
Contestons
vigoureusement les résultats provisoires de la répartition des
sièges des conseils communaux publiés par le ministère de
l’intérieur et de la décentralisation qui ne reposent sur
aucune base légale.
Ceci étant
contraire à l’esprit et à la lettre de la décentralisation
démocratique dans laquelle notre pays est engagé, nous
exigeons solennellement la révision de ces résultats et le
partage équitable des sièges sur la base d’une répartition des
suffrages dans le cadre de la proportionnelle intégrale.
En tout état
de cause, les listes RPP à Boulaos et à Balbala n’ayant pas
obtenu plus de 50% du suffrage, ne pourraient prétendre
d’aucune manière à plus de 50% des sièges à pourvoir.
Pour le cas
d’Ali Sabieh, en raison des multiples incidents et violations
répétées des dispositions légales et constitutionnelles,
absence des représentants de la CERI, expulsion des
sympathisants, (...) exigent l’annulation pure et simple des
élections dans cette région.
Mr Houssein Idriss Gouled
Tête de liste CITOYEN, Commune de Balbala
Mr Moussa Djibril Hassan
Tête de liste DROIT ET JUSTICE, Commune de Boulaos
Mr Souleiman Mahamoud
Robleh
Tête de liste ENSEMBLE POUR L’AVENIR, Région d’Ali Sabieh
Copie :
Ministre de l’intérieur et de la décentralisation
Ci-dessous la version originale du Communiqué commun de presse

Communiqué de l'UAD : les Djiboutiens persistent et signent
en faveur du
boycott
Union pour l’Alternance Démocratique (U.A.D)
(A.R.D, U.D.J, M.R.D)
Djibouti, le 3 avril 2006
COMMUNIQUE DE PRESSE
BOYCOTT : les Djiboutiens persistent et signent
Pour la
troisième fois depuis avril 2005, les électeurs djiboutiens
ont massivement boycotté la mascarade électorale organisée par
le régime RPP.
La parodie
d’élection du 31 mars s’est donc encore une fois soldée par un
taux d’abstention record de plus de 80%, disqualifiant encore
plus le metteur en scène de ces comédies électorales et
confirmant l’U.A.D. comme première force politique nationale.
Forte de ce
constat, l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) :
- Félicite le
peuple djiboutien dont la maturité a permis de mettre à nu le
système antidémocratique du R.P.P. au pouvoir depuis près de
trois décennies.
Malheureusement le dernier acte de cette comédie frauduleuse a
connu son point culminant dans le district d’Ali-Sabieh : car
selon des informations concordantes, des fraudes massives et
violations des droits de l’homme ont été commises dans cette
région du sud-est, entraînant une protestation générale des
Assajogs à l’encontre des résultats scandaleux proclamés par
le R.P.P. Ainsi samedi matin, une violente répression s’est
abattue sur les habitants de ce district causant plusieurs
arrestations et blessés.
C’est dans ce
contexte répressif, qu’une délégation conjointe de la F.I.D.H.
et de la C.I.S.L. venue enquêter sur la situation syndicale a
été refoulée à l’aéroport de Djibouti.
Vivement
préoccupée par la dramatique tournure des événements, l’U.A.D. :
-
Demande instamment au pouvoir en
place de tirer immédiatement les conclusions logiques de cette
sanction populaire ;
-
Dénonce les violations des règles
démocratiques et des engagements internationaux souscrits par
Djibouti :
-
Réaffirme sa disposition à sortir le
pays de l’impasse ;
-
Exhorte le peuple djiboutien toutes
tendances politiques confondues à rester mobilisé pour sauver
notre pays.
Seule une
véritable alternance permettra à notre pays de retrouver sa
crédibilité perdue sur le plan national et international !

Alerte de la Ligue djiboutienne des droits de l'homme
(LDDH) : nouvelle arrestation de syndicalistes à Djibouti
04/04/06 Après
avoir accompagné à l'aéroport M. Ibrahim Mayaki de l'OIT, le
Secrétaire Général de l'UDT, Union djiboutienne du travail, M.
Adan Mohamed Abdou vient d'être arrêté à son domicile
aujourd'hui 4 avril à 13 heures 43, heures locales, sans aucun
mandat par le Commandant Omar Hassan.
Quant à Hassan
Cher, il a aussi été arrêté et nous ne savons pas où il se
trouve.
Alerte et SOS.
M. NOEL
ABDI Jean-Paul
Communiqué
de la LDDH : outrage à un diplomate du Bureau international du
travail

Le
Président |
COMMUNIQUE DE PRESSE DU
3 AVRIL 2006
OUTRAGE A UN DIPLOMATE
DU BIT
PAR DES RESPONSABLES DE
L’ETAT
DE LA REPUBLIQUE DE
DJIBOUTI
|
Le 3 avril 2006 à 8 heures 30, le diplomate du Bureau
International du Travail (BIT) M. IBRAHIM MAYAKI, Conseiller
régional en Education Ouvrière de l’Organisation
Internationale du Travail (OIT) résident à Addis Abeba, en
mission officielle à Djibouti, a été arrêté sans mandat
spécial par deux agents des Renseignements Généraux (RG) de la
Force Nationale de Police (FNP) probablement sur la base
d’instructions venues de haut niveau.
Ce genre d’arrestation sans mandat et sans motif d’un
fonctionnaire des Nations Unies donne l’impression d’une
« prise d’otage d’intimidation », doit servir de
leçon à retenir par tout diplomate dont la mission ne plairait
pas aux Autorités Djiboutiennes.
Le fait même d’arrêter une personnalité venue à Djibouti pour
s’enquérir de la situation des syndicalistes en détentions
arbitraires à Gabode, le fait d’arrêter M. IBRAHIM MAYAKI tôt
le matin directement de sa chambre d’hôtel du Sheraton, pour
lui notifier son explusion du Territoire djiboutien, au
lendemain de sa visite de courtoisie au Ministre de la Justice
et juste avant une possible rencontre avec le Ministre de
l’Emploi qui attendait des ordres du Ministre de la Justice,
cette arrestation est non seulement un non sens et est
lourde de conséquence car violant les engagements
internationaux auxquels la République Djiboutienne a librement
souscrits.
Il faut aussi rappeler qu M. Ibrahim Mayaki, détendeur d’un
Laissez passer des Nations Unies et d’un visa de courtoisie de
trois mois , fait parti de la mission de bons offices de la
FIDH, de la CISL et de l’OIT dont deux membres ont été
refoulés depuis l’aéroport de Djibouti le 1er avril 2006.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) proteste
énergiquement contre de telles attitudes rétrogrades et
demande qu’une plainte soit instruite contre l’Etat de la
République de Djibouti pour outrage à un représentant membre
d’une Commission conjointe FIDH-CISL-BIT en visite officielle
en République de Djibouti.
La Ligue djiboutienne déplore le refoulement manu militari
de deux représentants de la Commission conjointe le 1er
avril 2006.
M. NOEL
ABDI Jean-Paul
Premières réactions du SNES-FSU et du CISL au
refoulement des syndicalistes à Djibouti
Dimanche 2
avril 2006
+++
Réaction du
Secrétaire international du SNES-FSU, Syndicat national des
enseignements du second degré - Fédération syndicale unitaire
Ce n'est pas
la première fois que les autorités de Djibouti se comportent
ainsi. Déjà il y a quelques années, une mission de
l'Internationale de l'Education avait eu des échanges très
vifs avec les représentants du ministère djiboutien de
l'éducation.
J'ai pour ma
part alerté les instances de la francophonie sur cette
nouvelle atteinte aux droits. Bien cordialement.
Roger FERRARI
Secrétaire International SNES-FSU
Président du CSFEF
+++
Réaction du
Bureau Afrique du CISL, Confédération internationale des
syndicats libres
C'est avec une
grande consternation que nous prenons note du refoulement de
nos deux camarades. Un quatrième membre de la délégation,
Mamadou Soumalia, de l'ORAF, devait aussi arriver hier de
Nairobi. Qu'en est-il de lui?
Il est évident
que nous nous consulterons concernant la suite que nous
réserverions au comportement indigne des autorités de
Djibouti.
Nous vous saurons gré de continuer à nous informer des
développements pertinents. En Solidarité
Prem Fakun
Bureau Afrique, CISL
Refoulement des représentants syndicaux :
Communiqué de presse de la LDDH

Le
Président |
COMMUNIQUE DE PRESSE DU
1er AVRIL 2006
SUR LE REFOULEMENT MANU MILITARI
DE DEUX REPRESENTANTS D'ORGANISMES INTERNATIONAUX SUR
DECISION AU PLUS HAUT NIVEAU DE L'ETAT DE DJIBOUTI
|
Une Délégation
de trois personnalités du monde du Travail et de la FIDH se
sont rendus à Djibouti dans le cadre d’une mission de
médiation entre les autorités Djiboutiennes et les Syndicats
suite à une invitation de la Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH).
Suite au
silence des Ambassades de la République de Djibouti en France
et en Belgique, la FIDH qui avait rencontré, l’été dernier,
les responsables du ministère de l’Intérieur avaient téléphoné
à ces responsables de ce ministère. Ces derniers les ont
assuré que le Ministre de l’Intérieur était d’accord qu’ils
prennent leur visa directement de l’Aéroport.
Il semblerait
qu’un autre contre ordre aurait été donné par le Colonel Chef
d’Etat Major de la Police. Dés ce matin et avant leur
arrivée, le Président de la LDDH a déposé une lettre auprès du
Colonel de la Police des Frontières et cette même copie a été
transmise au Chef d’Etat Major de la Police.
Une chose est
clair : c’est que le Chef d’Etat Major de la Force Nationale
de Police (FNP) n’aurait pas pris de tels mesures de
refoulement contraire à la volonté du Ministre de l’Intérieur
et du Premier Ministre car la LDDH a contacté aussi le
Cabinet du Premier Ministre. L’Ambassade de France est
intervenue, en vain, auprès de la Police des Frontières avant
le refoulement des ressortissants Européens (Français et
Belge).
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains lance un Appel urgent au Chef
de l’Etat et lui demande d’accepter l’ouverture de dialogue,
en donnant des instructions fermes pour que, dés demain matin
les deux personnalités refoulées dans des conditions
inadmissibles puissent bénéficier rapidement d’un visa de
notre Ambassade à Addis Abeba, et de donner toutes les
facilités pour qu’elles soient accueillies par les différents
départements ministériels concernés.
La mission est
représentée par :
1. M.
Farid Messaoudi, chargé de mission de la FIDH (refoulé
dans le même avion);
2. M.
Janek Jean Kuczkiewicz, directeur du département des
droits syndicaux de la Confédération internationale des
syndicats libres (CISL) (Refoulé dans le même avion) ;
3. M.
Ibrahim Mayaki, spécialiste régional en éducation
ouvrière du Bureau régional de l'OIT (présent à Djibouti).
4. M.
Mamadou Soumaila, responsable de la section francophone
du département des affaires économiques et sociales de
l'Organisation régionale africaine de la CISL (ORAF /
CISL) (arrivée prévue pour demain 2 avril).
M. NOEL ABDI
Jean-Paul
----
Pour
information : Lettre au Colonel de la Police des Frontière de
la FNP
Djibouti, le
1er avril 2006
M. NOEL ABDI
Jean-Paul
Président de LDDH
Ligue Djiboutienne des Droits de l'Homme
Au Directeur de
la PAF (Police des Frontières)
Le Colonel Abdoulkader Ibrahim Gona
Djibouti
République de Djibouti
Mon Colonel,
J’ai le
plaisir de vous informer qu’une délégation des Défenseurs des
Droits de l’Homme va venir aujourd’hui 1 avril par vol d’Ethiopian
Airlines. Je vous serais reconnaissant de bien vouloir donner
les instructions nécessaires pour leur accorder un visa
directement à l’aéroport. J’ai informé le Premier Ministre
l’Honorable Dilleita Mohamed Dilleita de la venue de cette
délégation qui sera à Djibouti du 1er au 4 avril.
Le but de
cette mission est de consulter et de s’informer auprès des
autorités djiboutienne pour trouver des solutions aux
problèmes syndicales, partenaires sociaux de la République de
Djibouti.
Cette
Délégation est composée de :
1. M.
Janet Kuczkiewicz Directeur du Département syndicaux ;
2. M.
Ibrahim Mayaki spécialiste au Bureau Régional de l’OIT ;
3.
Mamadou Soumaila de la section Francophone de la CIJL ;
4. M.
Farid Messaoudi chargé de mission de la FIDH.
Avec mes sentiments déférents
M. NOEL ABDI Jean-Paul
Message du Secrétaire général de l'UDT, Aden
Mohamed Abdou
Djibouti,
le 1 avril 2006
Chers
camarades
Nous vous
informons que trois membres de la mission Djibouti sont
arrivés à l'aéroport de Djibouti vers 12 heures 30 mn
heures locales aujourd'hui samedi. Il s'agit de Mayaki du
BIT, de JANEK de la CISL et FARID de la FIDH. Compte tenu
que JANEK et FARID n'avaient pas de visa, il leur a été
refusé à l'aéroport. Ils ont été refoulés illico sur ordre
du gouvernement de Djibouti qui voyait déjà d'un
mauvais oeil cette mission. Ce malgré que les autorités
compétentes en matière de visa aient été à l'avance
informées pour qu'elles leur accordent les visas à
l'aéroport comme cela se fait souvent à Djibouti.
Par
contre, MAYAKI qui disposait d'un visa a pu entrer à
Djibouti et il a été accueilli à l'aéroport par le
secrétaire général, le secrétaire aux relations
internationales et le secrétaire à la communication de l'UDT ainsi
que par le président de la ligue Djiboutienne des droits
humains qui s'occupe de toutes les démarches de
rendez-vous des officiels et des visas concernant les
membres de la mission.
Nous
venons d'avoir une première réunion de travail rapide avec
MAYAKI que nous avons brièvement informé de la situation à
Djibouti et nous avons vu ensemble le planning des
rencontres qu'il débutera au nom de la mission
probablement demain avec les autorités gouvernementales à
moins que celles-ci ne le refusent comme vient de
l'annoncer déjà le ministre de la justice qui se refuse à
toute rencontre.
Nous vous
tiendrons au courant de la suite qui lui sera réservée.
Salutations fraternelles et syndicales.
ADAN
MOHAMED ABDOU
Secrétaire général de l'UDT
* * *
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