Le MRD condamne la modification de la constitution et le
projet de présidence à vie d'Ismaël Omar Guelleh
Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement
(Ancien PRD)
Cité Poudrière Avenue Nasser
Tel : (00253) 34 23 99
BP : 3570
Djibouti
Bruxelles, le 27 avril 2010
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le Mouvement pour le Renouveau démocratique et le
Développement (MRD) réitère sa ferme opposition à la
modification de la constitution par le président Ismaël
Omar Guelleh et au projet de présidence à vie qui la
sous-tend. Cette initiative personnelle du président
Guelleh précipitera le pays dans la violence et
l’instabilité si elle n’est pas contrée par les
démocrates et le peuple djiboutiens.
De même, le MRD condamne la mainmise du président
Guelleh sur l’économie nationale, mainmise dont la
dernière illustration est le monopole sur l’activité
d’empotage-dépotage du Port de Doraleh attribué à une
société écran présidentielle appelée Maersk Djibouti
Container and Freight Station (MDCFS) pour compter du 12
avril 2010. Cette mesure irresponsable menace 90% de
l’activité de transit et le gagne-pain d’un grand nombre
de travailleurs djiboutiens. Elle compromet également
l’utilisation de notre port par les opérateurs
économiques éthiopiens, nos voisins, qui sont de loin
les usagers les plus importants de nos installations
portuaires.
Nous
appelons de nouveau la communauté internationale à
prendre la pleine mesure de la situation dangereuse qui
prévaut à Djibouti.
Le président du MR, Daher Ahmed Farah
L'ORDHD dénonce de nouvelles exactions contre des civils
OBSERVATOIRE
POUR LE RESPECT DES DROITS HUMAINS A DJIBOUTI
17 rue Hoche 93100 Montreuil Sous
Bois
ordhd@hotmail.com
NOUVELLES
EXACTIONS CONTRE DES CIVILS à MARGOÏTA et dans les
Mablas en République de Djibouti
Le 21 Avril, l’Armée Djiboutienne a
ratissé une nouvelle fois les localités autour de
Margoïta, fouillant toutes les daboïta,* confisquant au
passage les quelques vivres, maltraitant les civils
(Hommes et Femmes).
Sept civils ont été arrêtés après avoir
été torturés 3 d’entre eux ont été transféré à Tadjourah
:
Houssein Obakar Ali, Mohamed Ali Houmad, Mohamed Adan
Mohamed .
Les soldats ont obligé 4 d’entre eux à
marcher pieds nus jusqu’au camp d’ASSA Gueila (22 km)
: Omar
Mohamed Ali, Houssein Houmad Mohamed, Hassan Ibrahim
Ali, Ali Mohamed Hamadou est dans un état grave suite
aux sévices corporels qu’il a subi.
Kadiga Mohamed Ali
,
qui faisait partie des femmes qui ont été déjà la cible
des soldats en novembre 2009 a été de nouveau torturée.
Le Chef coutumier
Houmad
Mohamed Ibrahim
qui
avait déjà été emprisonné en novembre 2009 est assigné à
résidence depuis le 22 Avril 2010, à côté de Margoïta.
Le 24 Avril l’Armée
a arrêté 8 civils dans les Mablas (Harsa, Mel) et ont
été conduits dans le camp militaire de Gal Eyla où ils
ont été torturés durant deux jours. Trois d’entre eux
ont été transférés au camp militaire de Tadjourah le 26
Avril dans l’après midi.
Il s’agit de :
Andia Gora’, Andia Helem, Ali
Bassito.
L’Observatoire pour
le Respect des Droits Humains à Djibouti dénonce
:
Les exactions répétées contre les civils des régions
frontalières : Margoïta, Hilu, siyaru et des Mablas qui
vivent un véritable calvaire dans l’indifférence
générale.
L’ORDHD demande une
enquête indépendante pour toutes les exactions commises
à l’encontre des civils dans le Nord et dans les régions
frontalières et enclavées.
Fait à Montreuil le 27 Avril 2010
Pour l’Observatoire S. BERNIER
_*Daboïta : maisons traditionnelles
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L’Observatoire pour le Respect des
Droits Humains à Djibouti, crée en France en février
2002 est issu du Comité pour le Respect des Droits de
l’Homme à Djibouti. Il regroupe des citoyens d’Europe et
des Djiboutiens.
Warqad furan o ku socota tvuniversal : Lettre ouverte à
Tvuniversal
Union Djiboutienne
pour les Droits Economiques, Sociaux et
Culturels
UDDESC
Quartier 4 – B.P :
2767 - E-mail : uddesc@yahoo.fr - Tel :
253 82 39 79- +41 78 824 52 69- Web :
www.uddesc.org
République de
Djibouti
Réf : 003C/AN2010
Suisse, le 22/04/2010
Disturka waa udub dhexaadka umada iyo
dalka jabuuti, ku dhel dhel kiisu ama isbadal in lagu
sameyo iyadoo looga gol leehay cajabinta shaqsi ama koox
awod marorsi ku dhaqaqday waxay la mid tahay xasuq bini
aadam nimo. Kooxaa lo magacabay barlamanka jabuti iyo
kuwa xulka ku yimid aya 14 april 2010 iyagoo fulinaya
amarka ISMACIL CUMAR GEELEH madaxwenaha Jabuuti ayaa ka
tirtiray qodobka ama dhagaleda 23 disturka Jabuti si
kursiga madaxtoyada uu abidkii ugu fadhinlaha ama uu
aasaaso boqortoyo rer Geeleh aa.
Qararkan sharciga an wafaqsanayn ma aha
oo kaliya dhagar laga galay umada Jabuuti e waxay khatar
horleh kutahay amanka geeska Afrika iyo darikhyada
gadidka badda cas iyo indiyan oshiyan. Balse waxan
bilahan danbe aragnaa talefishinka calamiga ah ee
tvuniversal oo kudhaqmaya arimo sharciga kahor imanaya
marka laga hadlayo arimaha siyasada iyo aman jamhuriyada
Jabuuti. Waxay arimahani lamid yihiin kuwii ay faleen
idecadihii la odhan jiray « mile kolin » wakhtiyadii
madobaa ee somarey dalka Ruwanda.
Hadaba cidaacadu iyado oo ilalinaysa
sharciga saxafada calamiga ah , rayiga umada Jabuti iyo
danta geska Africa, waxan ugu yeeryenaa tvuniversal inay
meel dhexad iska takto arimaha Jabuuti sida marka ay ka
so waramaaso Somaliland iyo Somalia. Wa inay wareesata
mucaradka iyo ururada xaquqda bini aadanka u ololeya
sida ay u waraysato dawlada. Hadii tvuniversal ay dhedh
dhexada iskatagiwaydo arimaha Jabuuti waxan ku qasbanaan
doona inan dacwado u gudbino dawladaha ay saldhig
kuleedahay iyo ururada calamiga ah.
Fira gar ah
:
waxaa malmahaan nagu soo aadan ka dhici doona wadanka
Jabuuti dibad bax weyn oo looga soo horjeedo isbidalkii
fooshaxumaa ee lagu someeyay tastuurkii dalkulahaa marka
mucaradka Jabuuti waxay kucasuumayan tvuniversal ee ha
mujiso dhaqanka warbaahinta xortaa laguyaqaan.
***
Hassan Cher Hared - Switzerland - En
Français = ku turjuban luqada faransiska
La constitution nationale est le pilier
central d’un pays et la modifier ou la falsifier pour
les intérêts d’un individu ou d’un groupe d’usurpateur
équivaut à un crime contre l’humanité. Les membres
nommés et ceux cooptés du parlement Djiboutien ont, sur
ordre d’ISMAEL OMAR GUELLEH, président de la république
de Djibouti, abrogé le 14 avril 2010 l’article 23 de la
constitution nationale dans l’unique but de défricher le
terrain à une présidence à vie et ainsi une monarchie
dans l’avenir pour l’actuel président de la république.
Cette décision illégitime n’est pas
seulement un crime contre le peuple Djiboutien mais
aussi un risque imminent d’instabilité pour la région de
la corne de l’Afrique et les voies de navigations de la
mer-rouge et de l’océan Indien.
Pour ainsi, nous sommes témoins depuis
quelques mois des agissements condamnables de la
télévision internationale somalienne « tvuniversal »
s’agissant de la politique et sécurité de la république
de Djibouti. Se sont des méthodes comparables à ceux des
radios mille collines pendant la période sombre de
Rwanda. Donc, pour le respect de la déontologie du
media, de la volonté du peuple Djiboutien et de
l’intérêt de la région, nous exhortons tvuniversal de
garder la neutralité dans les affaires Djiboutiens comme
elle le fait pour la Somaliland et la Somalie. Ainsi,
elle doit s’adresse à l’opposition et les organisations
de la défense des droits de l’homme au même grade que le
régime. Dans le cas contraire nous serons contraints à
porter plainte devant les instances juridiques des états
dont tvuniversal a des sièges et saisir reporters sans
frontières.
Ps : l’opposition tiendra dans les jours
à venir un meeting pour démontrer le refus du peuple
Djiboutien à la modification de la constitution et
tvuniversal y est d’office invitée.
Secrétaire général de l’uddesc, HASSAN
CHER HARED
Recul du gouvernement djiboutien sur le dossier du
transit commercial vers l'Ethiopie
Le
gouvernement de Djibouti recule sur le dossier du
transit et du monopole qu’il avait accordé auparavant à
la société commerciale Inchcape. Le rapport de force
n’étant pas à la faveur d’Ismaël Omar Guelleh, le
pragmatisme semble de mise, cela permettant de préserver
les intérêts de Djibouti. L'ARD avait déjà pris
position dans ce sens par le passé.
Djibouti Backs off from Proposed Operation
Monopoly at Doraleh
The government of Djibouti backed off, last week, from
its plans to grant exclusive rights to a private
consortium, which would have undertaken the operation of
container stuffing and unstuffing inside its own
premises, sources disclosed to Fortune.
Spearheaded by a logistic firm, Maersk Djibouti
Container Freight Station (MDCFS), these operations were
given to this consortium, which opened a specially
designated location known in Djibouti as PK 12. This is
an area on the outskirts of Djibouti Town, a couple of
kilometres from the Doraleh Port. This stirred an uproar
in Djibouti and Ethiopia among forwarding companies and
led to hundreds of trucks stranded inside the port.
Ethiopia has an average of 100,000 inbound containers a
year. Close to half of them get unstuffed at the
container terminal inside Doraleh, upon the request of
the importers. Its outbound containers are estimated to
reach between 30,000 and 40,000 units annually. Close to
90pc of this is stuffed in Djibouti.
The additional burden on Ethiopia’s economy as a result
of the new procedure would have come close to 8.6
million dollars, according to industry experts.
Authorities in Djibouti reconsidered their decision last
week, according to these sources. They have allowed
containers bound for export from Ethiopia to continue
being stuffed inside Doraleh, while all containers
brought to the port by the state owned Ethiopian
Shipping Lines (ESL) will continue being unstuffed
there.
Managers of DPWorld Djibouti have already communicated
this decision to their counterparts at the ESL,
according to these sources.
However, a couple of trucks - operated by PACKTRA Plc -
loaded with containers and belonging to the Ethiopian
Electric Power Corporation (EEPCo) remain stranded
inside PK 12. Cargoes in these trucks, stranded for six
days now, are processed by PACKTRA’s forwarding agent in
Djibouti, Inchcape, one of the partners for Maersk.
Although Inchcape processed the documentations,
Ethiopian customs officers in Djibouti declined to issue
a “forward way bill,” a document cargoes need to enter
the country.
However, it is not clear whether this is a reversed
decision or a temporary measure in order to address the
issue of trucks held inside the port. But it is a
political decision that came from the highest order of
the government in Djibouti, due to the circumstances,
officials involved in the process claimed.
The government has also proposed that forwarding
companies in Djibouti receive their own designated plots
near the port, and continue to undertake their
respective operations of stuffing and unstuffing
containers, sources disclosed.
Ethiopian authorities, in the meantime, met last week to
respond to Djibouti’s unanticipated move, where they
agreed that their long-term response should be to
undertake all stuffing and unstuffing of containers at
the dry port established in Modjo, Oromia Regional
State, and Semera, Afar Regional State, reliable sources
disclosed.
By Tamrat G. Giorgis, of
FORTUNE STAFF WRITER, 27-04-2010
L’ambassadeur de Djibouti à Bruxelles empêché d’honorer
une cérémonie de soutien au troisième mandat par une
manifestation spontanée de l’opposition
Une soirée en
soutien au troisième mandat d’Ismaël Omar Guelleh était
organisée samedi 24 avril 2010 à 18 heures à Bruxelles
dans la salle Sanae, au 208 rue Lemonnier, dans un
secteur huppé de la ville.
Une mésentente
entre visiteurs à l’entrée de la salle avait amené la
police belge à intervenir. Une certaine Fathia Mogueh
s’était alors présentée devant les forces de l’ordre
comme étant l’organisatrice de la soirée privée où elle
pouvait refuser l’entrée à qui elle voulait. Or
l’organisation de la soirée aurait été de fait régie par
le premier conseiller de l’ambassade de Djibouti
et destinée à
soutenir la modification de la constitution et le
troisième mandat d’Ismaël Omar Guelleh.
Madame Fathia
Mogueh a dû s’expliquer devant la police sur les
dissensions remarquées à l’entrée de la salle et a tenté
en vain de dissimuler le khat mâché à pleines joues par
ses vigiles. Les agents de police ont confirmé connaître
la qualité de stupéfiant du khat et croire que sa
consommation pouvait être à l’origine des
problèmes survenus. Mais en l'absence de mandat
de perquisition, les employés de l’ordre ne pouvaient
pas procéder à un contrôle à l'intérieur de la salle
Sanae.
Le banquet du
soir s’était logé dans cette salle de fête louée à
grands frais, où un portrait d’Ismaël Omar Guelleh était
bâti en relief dans un gâteau dépeint au couleur du
drapeau djiboutien portant l’inscription « pour un
troisième mandat avec Ismaïl », mais où en réalité,
seule une poignée de convives avaient fait finalement le
déplacement.
L’opération
coup de poing menée par une union de militants et
sympathisants de l’ARD, du MRD, du FRUD et du FDP a
consisté à se poster près de l’entrée de la salle, à
distribuer des dépliants et à prendre en photo tout
convive se dirigeant vers la salle. Cela a glacé les
rares venues de visiteurs se sachant photographiés et a
conduit nombre de ceux-ci à se décommander, y compris
l’ambassadeur de Djibouti Mohamed Moussa Chehem absent à
sa propre cérémonie.
Les
manifestants ont pu distribuer pacifiquement à tous les
passants un message qui rappelle les motivations de leur
action, à savoir la condamnation ferme de la violation
de la constitution et le rejet du troisième mandat
d’Ismaël Omar Guelleh. Un journaliste de la radio
Gabileh de langue somalie a pu s'entretenir avec le
représentant de l'ARD en Europe et avec des
sympathisants de l'opposition en Belgique sur la
situation qui prévaut à Djibouti et sur les types
d’actions citoyennes envisagées.
De retour sur
les lieux vers 21 heures pour un nouveau contrôle de la
situation, la police a pu vérifier la tranquillité y
prévalant, face à une salle de fête à moitié vide. La
peur est en train de changer de camp chez les
Djiboutiens.
Fait à Bruxelles le 25-04-2010
Pour l’ARD en Europe, Maki Houmedgaba
***
Les photos de
la manifestation
spontanée du samedi 24 avril 2010 à Bruxelles






L'UAD cherche à mobiliser ses troupes à Djibouti
Extrait de la Lettre de l'Océan Indien, 24 avril
2010
Les protestations contre le troisième mandat du
président
Ismaïl Omar Guelleh
(IOG) se mettent lentement en place. Le leadership de l'Union
pour l'alternance démocratique
(UAD, coalition d'opposition) s'est réuni à Djibouti, le
21 avril, en la présence d'Ahmed
Youssouf et d'Aden
Mohamed Abdou
pour l'ARD ; d'Ismaël Guedi Hared
pour l'UDJ ; et de
Souleiman Farah Lodon
pour le
MRD. Il a été
décidé d'entreprendre dans les prochains jours une série
de tournées dans les sections de base des différentes
composantes de l'UAD à travers tout le pays. Le projet
est de préparer ainsi les militants à des manifestations
de protestation qui pourraient être programmées d'ici
deux semaines. En outre, l'UAD va préparer un mémorandum
rassemblant ses vues et le présentera aux différentes
chancelleries étrangères à Djibouti. Début mai, l'UAD
devrait tenir une réunion de son leadership au niveau
national afin de décider d'appeler à des manifestations.
Faallo: Jabuuti Oo Cagta Saartay Jidkii
Kelitalisnimada by/Ibrahim Hassan Gagale
Article extrait
du site
saylac.com, du vendredi
23 avril 2010
Posted by
Ibrahim Cabdilahi
Qalaalasaha
iyo dagaallada sokeeye ee ka oogma Qaaradda Afrika waxaa
sabab u ah madaxweyne inta la doorto ama ku yimaada
afgembi milatari markeliya isku bedela kelitaliye
macangag ah oo sheegta xukun ummad ka dhaxeeya dembiyana
ku gala awoodda si aan ka fiirsasho lahayna ay u
taageerto beesha uu ka soo jeedo oo eed u badheedha.
Marka xaalad kelitalisnimo ku habsato dal, ummaddu muddo
ayay samirtaa kuna dadaashaa inay furdaamiso xaaladda si
looga hortago dhibaato guud oo dhacda. Haddii xukunka
dulmiga ku dhisan uu diido furdaaminta iskana indhatiro
u hoggaansanka dastuurka iyo maslaxadda guud ee ummadda,
waxaa markaas qaraxda cadhada biirta ee dadweynaha
waxaanay iska-badbaadisaa dulmiga. Sidaas ayuu ku
dhashaa dagaalka sokeeye ee ka dhaca dal. Dastuurka oo
lagu dhaqmaa waa danta iyo maslaxadda ummad waayo waxa
uu horseedaa cadaalad, cadaaladuna waxay keentaa nabad
iyo horumar halka cadaalad-xumada iyo dulmiga laga
dhaxlo iska-horimaad, dagaal sokeeye, iyo burbur guud.
Madaxda dalalka Afrika iyaga oo kelitalisnimadoodu iyo
cadaalad-xumadoodu ka mas`uul tahay dib-u-dhaca iyo
dagaalada Sokeeye ee lagu hoobto ayay haddana
dhibaatooyinkaas ku eedeeyaan waxay ugu yeedhaan
isticmaar iyo dalal shisheeye.
Baarlamaanka
dalka Jabuutii waxa uu Bishan April 2010 furay ama
bedalay dastuurkii dalka si madaxweyne Ismaciil Cumar
Geelle loogu doorto madaxweyne markasta cid kalena la
tartamikarin mustaqbalka (Life President). Arrintan uu
Baarlamaanka Jabuuti ku tallaabsaday waxay laashay
doorasho xor ah oo dimoqraadi ah oo ka dhacda dalka
Jabuuti waxayna dalka u sharciyaysay kelitalisnimo fool
xun oo u horseedda dagaallo sokeeye iyo burbur la mid ah
ta ka taagan Somalia . Xukun jacaylka madaxweyne
Ismaaciil Cumar Geelle iyo danaystinimada Baarlamaanka
Jabuuti waxaa hore ugu kacay madaxweynayaal iyo
baarlamaano dalal badan oo Afrikaan ah kuwaas oo
kelitalisnimadii ay horseedeen dalalkaas dul keentay
daruur madaw oo uu ka da`o dhiig badan sida ka dhacday
dalalka kala ah: Somalia , Uganda , Ethiopia ,
Rwanda , Liberia , Chad , Sierra Leone , Congo iwm.
Madaxweynaha Jabuuti , Ismaaciil Cumar Geelle, oo ay hay`adaha
xuquuqal insaanku (Amnesty International and African
Watch) awelba ku eedeeyeen ku xad-gudubka joogtada ah ee
xuquuqda muwaadiniinta Reer Jabuuti ayaa maanta u
xuubsiibtay kelitaliye loona siiyay awood weyn inuu
dembiyo culus ku galo xukun jacayl.
Dalka Jabuuti
oo xoroobay July 27, 1977 waxa uu muddo 33 sano ah
gacanta ugu jiraa Jilibka Mamaasan (Mamassen in French)
ee ay ka dhasheen Xasan Guuleed Abtidoon oo muddo 22
sano ah (1977-1999) madaxweyne ka ahaa dalka Jabuuti iyo
Ismaaciil Cumar Gheelle oo madaxweyne ka ah dalka
Jabuuti laga soo bilaabo 1999. Dalka Jabuuti oo ah dal
yar oo faqiir ah kuna noolyihiin qawmiyado kala duwan
(Somali, Carab, iyo Canfar) waxaa dhaqaalaha yar ee
dalka soo iyo awoodda siyaasaduba gacanta ugu
jiraan Jilibka Mamaasada iyada oo la ogyahay in ummaddu
dhiig u wada daadisay xorayntiisa. Madaxweynihii hore ee
dalka Jabuuti, Xasan Guuleed Abtidoon, ayaa xukunka u
diyaariyay Ismaciil Cumar Geelle oo uu adeer u yahay si
aan xukunka Jabuuti uga bixin gacanta jilibkooda.
Laga soo
bilaabo 1979 waxay Jabuuti isku bedashay dal uu ka tasho
hal xisbi oo lagu magacaabo RPP (The People’s Rally
for Progress) (Rassemblement populaire pour le
Progrès). Xisbigan xukun maroorsiga ku dhisan ee
RPP waxaa aasaasay Xasan Guuleed Abtdoon si aan xukunka
Jabuuti gacanta uga bixin Jilibkiisa. Baarlamaanka
Jabuuti waxaa uu Ismaciil Cumar Geelle dhawaan u
ansaxiyay inuu Xisbiga RPP u bedelo Xisbigii
Hantiwadaagga Kacaanka Somaliyeed (XHKS) ee Siyaad Barre
si aan cid kale ugula tartamin jagada madaxweynanimada
dalka Jabuuti. XHKS waa xisbigii Somalia u horseeday
qaran-jabka iyo burburka ay ku jirto maanta. Somalia
waxay gashay mustaqbal madaw markii la aasaasay XHKS
sannadkii 1976 oo sidii Siyaad Barre ugu talogalay
markiba u xuubsiibtay xisbi kelitalisnimo oo lagu dhiso
qabiil. Sidaas waxaa Siyaad Barre ku dilay rajadii
ummaddu ka qabtay in doorasho dimoqaraadi ahi ku soo
laabato Jamhuuriyadii la odhanjiray Somalia sida uu
caalamka u sheegijiray Siyaad Barre mar kasta. Cadaallad-xumadii
iyo kelitalisnimadii XHKS horseeday waxay dhalisay
dagaalladii sokeeye ee ka qarxay dalkii la odhanjiray
Jamhuuriyadda Somalia taas oo ugu dambayntii keentay
inay kala noqdaan Somaliland iyo Somalia sannadkii 1991
welina uu dabku ka holcayo Somalia.
Kelitalisnimadu
waa xukun maroorsi dulmi ku dhisan oo laga dhaxlo
dagaallo sokeeye iyo burbur marka danta shakhsiga ah ama
danta kooxeed iyo danta guud iska horyimaadaan.
Kelitalisnimadu waxay muddo kooban kaga farxisaa kooxda
yar ee ku adeegata waxayna kaga cadhaysiisaa ummadda oo
aakhirataanka burburisa. Waxaa hubaal in dalka
Faransiiska oo dusha ka ilaasha dalka Jabuuti aanu
raalli ka ahayn dastuur furidda dalka Jabuuti oo
buruburiyay rajadii laga qabay in nidaamka dimoqaraadiga
ahi ka hirgalo dalkaas waxaanu walaac ka qabaa halista
kelitalisnimada xukunka Ismaaciil Cumar Geelle u
keenidoonto Jabuuti. Baarlamaanka dalka Jabuuti waxa uu
noqday Golihii Dhexe ee XHKS oo u heesijiray una
sacbinjiray kelitalisnimo ay intoodii badnayd eedeen.
Madaxweyne Ismaaciil Cumar Geelle oo ah cadowga kowaad
ee qaranimada Jamhuuriyadda Somaliland waxa uu maantana
noqday cadowga kowaad ee ummadda dalka Jabuuti maadaama
kelitalisnimada uu ku dhaqmayo burbur laga dhaxlidoono.
Siyaasiyiinta,
indheergaratada, ganacsatada, madaxda dhaqanka, iyo
ummadda dalka Jabuuti waxaa lagula talinayaa in aanay
marnaba aqbalin in dastuurka dalka Jabuuti loo furo ama
loo bedalo danta shakhsiga ah ee kelitalisnimada ku
salaysan ee Ismaaciil Cumar Geelle isla markaana ay
xaqiijiyaan in doorasho xor ah oo xalaal ah ay ka dhacdo
dalka oo ay madaxtooyada u tartamaan musharrixiin kale
si ay uga badbaadaan cawaaqib-xumada kelitalisnimo.
Beesha Ciisaha oo sharaf iyo sumcad wanaagsan ku leh
Geeska Afrika waa in aanay maranaba oggolaan in
kelitalisnimo ku salaysan danta shakhsiga ah ee
Ismaaciil Cumar Geelle ay dhaawacdo sumcadeeda. Haddii
ay lagama maarmaan noqoto waa in kelitalisnimada
Ismaaciil Cumar Geelle looga hortagaa Kacdoon Dadweyne
si xukunka dalka looga bedelo. Daahir Riyaale iyo kooxda
yar ee maamusha Jamhuuriyadda Somaliland waxaa looga
digayaa inay u hanqaltaagaan dastuur bedelidda u
adeegaysa kelitalisnimada Ismaaciil Cumar Geelle (Constitutional
amendment for Dictatorship) ee ka dhacday Jabuuti.
Ummadda Somaliland waa in aanay marnaba oggolaan dastuur
la furo iyo keltalisnimo dambe oo halis u soo jiidda.
Dalka Jabuuti waxa uu cagta saaray Jidkii
Kelitalisnimada waxaana ka badbaadinkara oo qudha
dadkeeda.
Ibrahim Hassan
Gagale,
Ibrahim_hg@yahoo.com,
vendredi 23 avril 2010
RFI
: A la Une : l’exemple malien…
Extrait d’un article publié sur le
site Internet de RFI, mercredi 21 avril 2010,
par Frédéric Couteau
La presse malienne est unanime pour saluer les réformes
politiques annoncées par le président Amadou Toumani
Touré. « La machine prend de la vitesse »,
titre
L’Essor
qui annonce que le projet de
réformes,
« une fois adopté par
l’Assemblée nationale, sera soumis à l’approbation du
peuple par voie référendaire au dernier trimestre de
cette année. »
Pour L’Essor ces
réformes sont destinées
«à consolider la
démocratie», avec, entre autres, un réaménagement du pouvoir
exécutif, la création d’un Sénat, d’une Cour des comptes
et d’une autorité indépendante de régulation de
l’audiovisuel.
L’article 30 de la constitution malienne qui limite à
deux le nombre de mandats présidentiels reste en l’état.
Le président ATT devrait donc rendre son tablier à la
prochaine échéance électorale de 2012. Ce qui prend le
contre-pied des rumeurs qui couraient ici et là au Mali…
(...)
Evolution politique majeure
?
Autre pays, autre politique… A Djibouti, les
parlementaires ont voté en début de semaine à
l’unanimité la révision de la constitution, permettant
ainsi au président Ismaïl Omar Guelleh de briguer un
troisième mandat. Pour
La Nation,
l’un des rares journaux djiboutiens disponibles sur
internet,
«l’Histoire est en marche».
La Nation qui parle
«d’évolution politique majeure et digne des grandes
démocraties occidentales.» Avec, poursuit-il,
«d’un côté, un peuple uni comme un seul homme,
manifestant par dizaine de milliers (…) Et de l’autre,
des parlementaires qui, soucieux de répondre le plus
vite possible aux aspirations légitimes de ce peuple
(…), procèdent rapidement à la ratification de cette
modification constitutionnelle.»
L’Observateur au
Burkina fait la comparaison Mali-Djibouti… Et son
verdict est sans appel :
«l’exemple et le contre-exemple»,
titre le quotidien burkinabé.
L’Observateur
examine les arguments du pouvoir djiboutien : volonté
populaire et poursuite des grands chantiers engagés…
«Ce genre d’inepties,
affirme-t-il,
était seriné à longueur de
journée par les partisans de Mamadou Tandja (au Niger).
La suite, on la connaît : le putsch du 18 février (…).
Malheureusement, l’histoire n’a jamais servi de leçon
aux hommes. Le cercle des tripatouilleurs ne fait donc
que s’agrandir avec ce nouveau venu. (…) Fort
heureusement, souligne
L’Observateur,
tout le monde n’est pas gagné par le virus de la 'tripatouillite'.
Au mauvais exemple de Djibouti s’oppose le bon exemple
du Mali, qui fait honneur à l’Afrique à travers son
projet de révision constitutionnelle qui va dans le bon
sens. »
(...)
Pourquoi cette boulimie de
révision ?
Analyse similaire pour
Le Pays, toujours au
Burkina :
«tout bien considéré, le Mali et Djibouti ont à tout le
moins le mérite de la clarté du choix : le premier,
résolument, opte pour un ancrage de l’alternance
démocratique. Le second, tout aussi résolument, opte, si
l’on lit bien ses textes, à conserver son Omar Guelleh
au pouvoir au moins jusqu’en 2026.»
(...)
Par Frédéric Couteau, Radio France International
Ils ne doivent pas violer la constitution, ni faire
chanter le peuple impunément !
Extrait du site djiboutii.net
Depuis
l’indépendance, le rêve d’un Djibouti qui permet à tous
ses enfants d’entrevoir l’avenir avec sérénité, prend
chaque jour un peu plus de plomb dans l’aile. Pour
preuve, nul n’ignore que les plus grands commis du pays,
les plus hauts gradés de l’armée et de la police, les
plus grands commerçants sans oublier tous les
dignitaires du régime, ont, pour la plupart, gardé leur
nationalité française et en cherchent d'autres encore.
Quand à ceux qui sont devenus djiboutiens avec
l'indépendance, ils font tout pour acquérir au moins un
passeport autre que djiboutien, quelque part dans le
monde! Tous les apparatchiks placent leurs familles (et
leurs biens!) dans des contrées lointaines (parfois
comme réfugies, au même titre que leurs victimes).
Pourquoi, placer famille et fortune mal acquise,
autrement dit, ce que chacun de ces gens a de plus cher
dans un autre pays, si tout va au mieux dans ce meilleur
des monde qu'ils veulent bien nous faire croire qu'est
Djibouti? Si tout va bien, pourquoi sont-ils les
premiers à douter?
Ces hyènes ont appauvri notre pays et affamés les plus
démunis. Ils ont détruit la classe moyenne. Tous les
biens de consommation courante sont rares et chers ou,
pire encore, souvent introuvables (électricité,
transport, voirie, retraite et pension, etc.). Malgré ce
constat d'échec, et au lieu de déposer le bilan et
laisser à d'autres le soin de tenter de redresser la
barre, IOG et ses hyènes persévèrent et signent:
“nous devons rester au pouvoir tant notre bilan est...
positif. Le peuple a besoin de son sauveur, notre patron
bien aimé Émir IOG 1er. Nous devons changer la
constitution!”
Alors, voilà. Rien ne les arrête. Pas même le parjure ni
les mensonges de bas étage... Pas même les lois et la
constitution qu'ils nous avaient pourtant naguère
imposées. À preuve: la der des der, ils viennent de
clouer le cercueil à tout espoir et à tout rêve de
changement dans la paix et le respect des règles de la
démocratie. Le RPP et son chef (chef de l’État, chef
du gouvernement, chef des armés, de la police, de la
justice et de tout ce qui bouge) viennent de prouver au
vu et au su de tous, qu’ils peuvent faire ce qu’ils
veulent, comme ils veulent, quand ils veulent! Plus
rien ne les arrête.
D’aucuns accusent IOG. Certes, c’est lui le chef
d’orchestre. Mais… que peut faire une chef d’orchestre
sans un orchestre? Que peut-il faire si ses musiciens
n'obéissent pas à son bâton? Brasser l’air! C'est tout
ce qu'il peut faire! Hélas, IOG n'est pas seul...
Alors, aujourd’hui, tous ses complices du RPP et
consort doivent commencer à trembler à leur tour.
Ils doivent comprendre une chose: tous celles et ceux
qui ont soutenu ce dictateur dans son viol de la
constitution doivent être jugés au même titre que lui.
Ils doivent être passibles des mêmes peines car ils sont
coupables des mêmes crimes: soi-disant élus du
peuple, membres du gouvernement, hauts gradés de la
police et de l’armée, grands chefs de la Garde
Républicaine, responsables de la sinistre SDS, etc.
Ils sont tous coupables comme leur patron, IOG.
Chers compatriotes, qu’avons-nous à perdre?
Désormais, ces gens doivent être poursuivis en justice
chaque fois qu’ils se rendent dans un pays du monde
libre où vivent des djiboutiens. Je sais. Ils
tiennent nos familles, nos amis et des fois nos biens en
otage. Eeeey... Boreh a porté plainte, alors,
pourquoi pas nous, les vraies victimes? La plupart
d’entre nous sommes de celles et ceux qui n’ont plus
rien à perdre. Alors, on peut faire la vraie différence!
Désormais, la peur doit changer de camp. Avant d'acheter
un billet d'avion (ou de prendre un jet privé) ces gens
doivent se poser des questions. Pour faire partir ces
voyous, il faut aller jusqu'à là. Pour sauver ce qui
peut encore l'être du pays, il faut utiliser tous les
moyens pacifiques et légaux à notre disposition dans nos
pays d'accueil. La peur doit changer de camp et elle
va changer de camp!
Par ailleurs, depuis quelques temps, il y a, de plus en
plus de monde pour se réclamer de l’opposition. C’est
vrai que la plupart de ces gens sont animés par un
besoin de changement pour leur pays même si certains
courent seulement pour remplacer IOG par un plus proche
(ce qui est de toute façon un moindre mal)... Mais..
il y a aussi beaucoup de nouveau qui courent pour le
régime et qui ont pour mission de nous désorienter et de
nous diviser. Alors, garde!
Hassan A. Aden.
hassan.aden@ncf.ca
Le 20 avril 2010
Hussein Abdirahman Djama, dit Andole, est l’invité de
Radio Kulanka au Canada
Hussein Abdirahman Djama est l’invité le mercredi 21
avril de Radio Kulanka à Ottawa, au Canada. Il est le Porte-parole du
Regroupement pour une alternance démocratique et le
développement, une organisation de la diaspora
djiboutienne créée au Canada. Il livre une analyse de la
situation présente à Djibouti suite à la révision de la
constitution et au projet de troisième mandat d’Ismaël
Omar Guelleh. L'interview est réalisé en
somali, à écouter en cliquant sur le lien "Halkan ka
Dagyso" ci-dessous.
(21/04/2010) Xuseen Cabdiraxmaan
Jamac Candoole: Kali taliye kaste waxa uu iska dhigaa in
shacabku jecel yahay. Runtu waxa ay tahay in xidhi rabin
madaxweyne Geele.

Hussein Abdirahman Djama, dit Andole
Halkan ka Dagayso (Lien avec l'émission audio)
Af hayeenka Isbahaysiga Isbadilka iyo harawmarka Jabuuti
mudane Xuseen Cabdiraxman oo ka hadlay xil ku noqoshada
madaxweyne Ismaaciil Cumar Geele.
Xuseen Cabdiraxmaan waxa uu ku tilmaamay Barlamanka
Jabuuti ee ansixiyay xil ku noqoshada madaxweyne Geele
mid aan matalin danta Jabuuti madaamo shacabku soo
dooran. Xuseen Cabdiraxmaan waxa kale uu sheegay in tiro
yar ka soo qayb gashay banaan bixii lagu taageerayay in
xil ku noqoshada madaxweyne Geele ee ka dhacay Jabuuti
isniintii 19ka Abril, 2010.
Xuseen Cabdiraxmaan waxa kale uu ka hadlay Isbahaysiga
Isbadilka iyo Harawmarka Jabuuti oo yidhi waa
dhaqdhaqaaq ka shaqaynaya in isbadil dhab ah ka dhaco
Jabuuti.
Ugu dambeen waxa uu ku tilmaamay dowladaha xeryaha
ciidan ku le Jabuuti sida Maraykanka iyo Farasiiska kuwo
dantooda ugu joogo oo dan ka lahayn dhibta ku jiro
shacabka Jabuuti.
Compte rendu de la réunion de concertation entre l’ARD
et la diaspora djiboutienne d’Ottawa
Une session de travail a réuni le 9
avril 2010 les membres de la Délégation de l’Alliance
Républicaine pour le Développement (A.R.D), parti
politique d’opposition, et les membres de la Communauté
djiboutienne d’Ottawa. L’unique objectif de cette
rencontre était la mise en place officielle d’un
Partenariat.
Après un rappel de la situation sociale et politique à
Djibouti, dans un contexte “de fin de mandat” de
l’actuel chef de l'État qui, nous le savons tous,
planifie un projet de violation de la Constitution, Mr
Mahdi Ibrahim a émis le souhait de sceller un accord de
“Concertation et de Communication” avec les membres de
la Diaspora d’Ottawa en vue de renforcer l'unité
nationale, de démasquer les agissements et de lutter
contre le régime au pouvoir depuis maintenant 32 ans.
Après de nombreux et riches échanges portant une
réflexion générale sur les voies et les moyens d’une
collaboration effective, un Accord de Principe a été
conclu et les deux parties qui se sont engagées à s’unir
sur une Plateforme de travail à définir prochainement.
Ainsi, d’une part, plusieurs personnes se sont proposées
pour former un Comité fondateur d’une Structure de
Coordination avec l’ensemble des acteurs politiques
d’opposition de Djibouti regroupés au sein de l’Union
pour une Alternance Démocratique (U.A.D) en général et
en particulier l’A.R.D. et, d’autre part, les membres de
ce même Comité fondateur se portent volontaires pour
élaborer les textes règlementaires (Statuts, règlement
intérieur) ainsi qu’un plan d’action de la future
Structure.
Développement à suivre sur ce site.
Le Rapporteur : Yasser,
Le 13 avril 2010
Mali-Djibouti,
l’exemple et le contre-exemple
Extrait d’un article publié dans
Alternance Démocratique, mardi 20 avril 2010
Encore un
chef d’Etat de l’Afrique francophone qui veut un nouveau
bail présidentiel pour achever ses chantiers. En effet,
à Djibouti, le Parlement vient d’ouvrir la voie à un
troisième mandat pour Ismaël Omar Guelleh.
Les députés
ont voté le lundi 19 avril 2010, à l’unanimité, une
réforme de la Constitution permettant au premier
magistrat du pays de se présenter à la prochaine
présidentielle prévue en 2011. Un tripatouillage que
l’opposition djiboutienne conteste.
Mais les
tenants du pouvoir, comme c’est toujours le cas, le
défendent bec et ongle à travers la mobilisation de
leurs partisans dans les rues de la capitale pour
montrer que ce charcutage est avant tout une volonté du
peuple. L’ambassadeur de Djibouti en France, Rachad
Farah, justifie cette décision en indiquant que le
président Ismaël Omar Guelleh a des acquis
importants. « Et nous sommes convaincu qu’il reste des
chantiers importants à faire et à entreprendre.
Au niveau
économique, nous sommes également dans une situation de
paix. Les amendements qui ont été entrepris dans la
Constitution sont des amendements qui visent également à
une meilleure démocratie, à une meilleure gouvernance.
Nous avons acquis le principe de créer un sénat. Nous
avons aboli la peine de mort et nous avons séparé
l’exécutif du législatif, en abolissant également le
cumul de mandats ».
Sans
commentaire. Ce genre d’inepties était seriné à longueur
de journée par les partisans de Mamadou Tandja. La
suite, on la connaît : le putsch du 18 février qui fait
reculer la démocratie nigérienne. Malheureusement,
l’histoire n’a jamais servi de leçon aux hommes. Le
cercle des tripatouilleurs ne fait donc que s’agrandir
avec ce nouveau venu. Et nul doute que le club va
bientôt connaître de nouveaux adhérents. Fort
heureusement, tout le monde n’est pas gagné par le virus
de la « tripatouillite ». Au mauvais exemple de Djibouti
s’oppose le bon exemple du
Mali, qui fait honneur à l’Afrique à travers son
projet de révision constitutionnelle qui va dans le bon
sens.
En effet,
dans son message à la Nation du 31 décembre 2009, le
président Amadou Toumani Touré (ATT) annonçait son
intention d’initier une révision de la Constitution du
25 février 1992 qui ouvrira le chantier d’un vaste
projet de réformes politiques dont la mise en œuvre
donnera un nouvel élan à la démocratie
malienne.
(…)
Par
Adama Ouédraogo Damiss
Un article de "Réalité" de janvier 2005 et un autre de
"Fortune" d'avril 2010 retracent le transit à Djibouti
Deux articles, l’un de « Réalité » du 12 janvier
2005, l’autre de notre confrère éthiopien « fortune »
datant d’Avril 2010, viennent à cinq ans d’intervalle
rappeler le triste sort du transit à Djibouti et le peu
de cas que fait le pouvoir djiboutien du droit
commercial international, des intérêts des transitaires
nationaux et d’une manière générale de cet instrument et
levier du développement économique national qu’est le
port de Djibouti…
Au gré de ses
intérêts du moment, le pouvoir djiboutien viole le droit
international, brade les biens publics aux intérêts
privés sans se soucier du droit national ou
international et des bonnes relations avec ses voisins.
Voici en exclusivité pour nos lecteurs, la réaction
du quotidien d’affaires éthiopien sur la tentative de
monopole accordée par le pouvoir à un opérateur privé
proche du palais sur le transit maritime à destination
de l’Ethiopie. Après deux jours de blocage, le ministre
éthiopien du commerce est venu en personne dans la
capitale pour négocier avec son vis-à-vis djiboutien …Il
semblerait et ce serait tant mieux pour la concurrence
loyale et les relations de bon voisinage avec l’Ethiopie
que le gouvernement ait reculé sur ce dossier.
Le caractère unilatéral de la décision, son
application immédiate, et le montant exigé, traduisent
un profond mépris des engagements pris, ce qui n’étonne
que ceux qui ignorent les pratiques du pouvoir
djiboutien…
Nous ne sommes pas en mesure à l’heure où nous
mettons en ligne d’entrer dans les détails des
arrangements intervenus sur le dossier. « Réalité » vous
tiendra informé des derniers développements très
bientôt.
A la lumière d’une lecture comparée des deux articles
à cinq d’intervalle, nos lecteurs pourront constater
d’eux-mêmes la constance de la position de « Réalité »
et de l’A.R.D. sur ce dossier comme sur tant d’autres !
***
Article du "Fortune" d'avril 2010
Trucks are
stranded inside the Port of Doraleh since Tuesday
New rules on
stuffing and unstuffing projected to subject Ethiopia to
an additional 8.6 million dollars
Ethiopian forwarders
describe the new practice “unprofessional” and “in
violation of international practice”
A crisis is
looming between Ethiopian authorities and their
counterparts in Djibouti, following a new directive that
is deemed to have given a monopolistic position to an
alliance of private companies on the operation of
stripping, stuffing, and unstuffing of containers.
Unlike the
traditional practice, forwarders are no longer allowed
to handle this operation on their clients’ behalf. An
alliance of companies, under Maersk Djibouti Container
Freight Station (MDCFS), has been given the exclusive
rights over the operation in a specially designated
location known in Djibouti as PK 12. This is an area on
the outskirt of Djibouti Town, a couple of kilometres
from the Doraleh Port, where there is a brand new
container terminal.
The designation
of a special area for this particular operation “under
the management of the customs” is a decision made by the
Djibouti government, Hans de Jong, chief executive
officer (CEO) of DP World Djibouti, told industry
leaders in his email message.
The new
directive was communicated to the maritime community on
Monday, April 12, 2010, by Warsama Hassan Ali,
commercial manager of DP World Djibouti. The reaction
both in Djibouti and Ethiopia has been one of strong
rejection of the new procedure.
There was a
strike early last week in Djibouti, which has led to a
meeting on Wednesday between leaders of the forwarding
community there and Prime Minister Dileita Mohamed
Dileita, according to reliable sources.
Ethiopian
forwarding agents described the new procedure an
“unprofessional practice” imposed contrary to
“international standards and norms”; they have also
demanded for the directive’s immediate suspension.
The Ethiopian
Freight Forwarders and Shipping Agents Association
(EFFSA), an industry advocate with a membership of 32
forwarding and shipping agents in Ethiopia, protested
the new directive in a letter it wrote to the Jong on
Wednesday.
The association
fears that the new procedure will eliminate competition;
encourage monopolistic tendencies; lead to escalation of
prices; result in port congestion; and create
uncertainties on the regime of liabilities.
This is also a
view reinforced by Alemayehu Kebede, branch manager of
MTS, in Djibouti.
Granting
exclusive rights over the operation of container
stuffing and unstuffing to a third party would confuse
the responsible party in cases of damage, shortage or
mixing of cargo, Alemayehu argued in his letter
addressed to Aden Ahmed Doualeh, board chairman of Ports
Authority and Djibouti, on the same day the directive
was announced.
For Ethiopian
authorities in Addis Abeba, this is in direct violation
of a bilateral agreement signed between the two
countries in 2002; this agreement dictates that Djibouti
authorities should notify Ethiopia on any change of
price or rules that affect the port’s operation 60 days
ahead of implementation, said Mekonnen Abera, director
general of Ethiopian Ports Affairs Authority.
“It is a huge
decision,” Mekonnen told Fortune. “We need to talk, and
we want the case to remain pending in the meantime.”
Mekonnen will
be traveling to Djibouti next week, hoping to persuade
Djibouti authorities to reconsider their decision, he
told Fortune.
There is,
however, a ministerial level discussion going on between
Ethiopian and Djibouti authorities, according to
reliable sources. The issue has been presented to
President Ismael Omer Guelleh last week; his decision is
awaited by leaders of the industry here and in Djibouti.
Meanwhile,
containers under the operation on Inchcap, a forwarding
and shipping company in Djibouti, which allegedly is a
partner to Maersk in operating the new premises, have
been transported to PK 12, according to eye witnesses in
Djibouti.
Managers of
Ethiopian forwarding companies have refused to transport
their containers from Doraleh Port to the new area; thus
over 130 trucks, including 90 carrying state owned
imports under the operation of Maritime and Transit
Services (MTS) and 42 under the operation of the private
AKAKAS Logistics Plc, have remained stranded since
Tuesday, according to sources.
“Sadly, they [Djiboutians]
do all this because they believe we have no other choice
or port to go to,” said a senior manager at a company
where trucks under whose operation are stranded.
This is hardly
an isolated feeling; it rather resonates among managers
of Ethiopian companies active on the Ethio-Djibouti
corridor. Many fear that Djibouti may continue to
escalate prices on port services whenever it chooses to
the great expense of consumers in Ethiopia. They cite
the additional charge of 100 dollars per container
imposed last week on containers that enter the stuffing
and unstuffing premises at PK 12.
Ethiopia has an
average of 100,000 in-bound containers a year; close to
half of them get unstuffed inside the container terminal
upon the request of the importers. Its out-bound
containers are estimated to reach between 30,000 and
40,000 units annually; close to 90pc of this is stuffed
in Djibouti.
The additional
burden on Ethiopia’s economy as a result of the new
procedure is estimated to reach 8.6 million dollars,
according to industry experts.
“This
additional cost is carried by the Ethiopian consumer,
while it affects Ethiopia’s export competitiveness,”
said a senior expert in the marine industry, who demands
to remain anonymous.
That is a kind
of message implicitly implied in the letter the
forwarding association sent to the CEO of DP World
Djibouti.
“We shall hold
you fully responsible for all consequential financial
and contractual implications,” said the letter signed by
Daniel Zemichael, president of the Association.
Daniel, who is
a major shareholder and general manager of Freighters
International, is also Ethiopia’s agent for Maersk.
“I put Ethiopia’s national interest above the gains
my company may benefit from its association with Maersk,”
Daniel told Fortune.
By TAMRAT G.
GIORGIS
FORTUNE STAFF
WRITER
***
Transport : le corridor en concession ?
Article tiré de
« Réalité » du 12 janvier 2005
Lorsque la presse gouvernementale nous cite, c’est le
plus souvent en forme d’invectives, à propos de tel ou
tel article ayant déplu en haut lieu. Par contre, il
arrive à la presse étrangère de prendre position par
rapport à nos écrits, restitués dans le contexte
spécifique des relations bilatérales. Ainsi, dans son
édition du 5 décembre 2004, le sérieux hebdomadaire
éthiopien « Fortune » proche des milieux d’affaires a
consacré un long article au contentieux djibouto-éthiopien
relatif au connaissement direct et ce que nous avions
publié sur le sujet.
Sous le titre « les inquiétudes de Djibouti au sujet de
connaissement direct », notre confrère d’Addis-Abeba
rappelle que le gouvernement djiboutien est actuellement
en train de faire marche arrière sur ce dossier, après
que le journal d’opposition « Réalité » « ait déclaré la
proposition éthiopienne inacceptable. » L’hebdomadaire «
Fortune » explique que l’opposition regroupée au sein de
l’UAD, qui tient la dragée haute au pouvoir, ferait de
ce dossier un cheval de bataille lors de la prochaine
présidentielle. Et conclut que, dans le cas d’une
alternance au sommet, l’opposition djiboutienne
renégociera les termes de cet accord. Une délégation de
haut niveau devait se rendre à Djibouti le 5 décembre
dernier pour finaliser un accord de principe déjà donné.
A la dernière minute, la visite a été annulée à la
demande de la partie djiboutienne.
Selon notre confrère, qui le tient de source
diplomatique, les autorités de notre pays ont fait
savoir à leurs homologues éthiopiennes que la
finalisation de cette négociation en ce moment serait
inopportune, la reportant à l’après avril 2005. Après
quoi la neuvième commission mixte interministérielle la
finalisera, ainsi que celles relatives à d’autres
dossiers.
Que
l’on nous permette de longuement citer notre confrère
qui se livre à un rappel du fil des événements : « Lors
de la réunion de la commission mixte des deux pays, qui
a eu lieu à Djibouti en 2004, un accord de principe fut
conclu sur l’acheminement des marchandises de port à
port ; une équipe d’experts éthiopiens a produit un
document de 40 pages comportant des propositions visant
notamment à rassurer Djibouti sur les intentions
monopolistiques d’ESL, laquelle sous-traiterait les
opérateurs locaux et éthiopiens soumissionnant aux
appels d’offres lancés par elle. Une semaine après la
soumission de la proposition éthiopienne à Djibouti, une
journal d’opposition, «Réalité», a déclaré cette
proposition ‘’inacceptable’’ ».
1)
Si le régime s’est rétracté à présent sur ce dossier,
c’est uniquement pour des raisons électoralistes. Pour
notre part, les conditions de notre participation à la
prochaine consultation électorale n’étant pas réunies,
ce dossier n’a jamais constitué un cheval de bataille
pour nous ;
2)
Nous ne contestons pas le connaissement direct en tant
que mode de travail permettant aux conteneurs unifiés
d’être acheminés aux points de livraison dans un
document unique, en utilisant au moins deux moyens de
transport dans un délai le plus court possible et au
moindre coût ;
Ce
que nous avons jugé et continuons de juger inacceptable,
ce sont les modalités de mise sa œuvre telles que
proposées par la partie éthiopienne : il y était
clairement stipulé dans une proposition portant sur les
transporteurs que la société ESL (Ethiopian Shipping
Lines) « sera désignée comme Le transporteur pour les
importations éthiopiennes. » ESL est en effet en
situation de monopole chez elle ; c’est une dynamique
compagnie qui pratique le slot, c’est-à-dire la location
d’un espace dans les lignes marchandes de P.I.L :
plusieurs centaines de conteneurs. Elle a par ailleurs
acquis pour dix millions de birrs à Kaliti, dans la
banlieue de
la Capitale éthiopienne, un entrepôt de 34.000 m2. on sait que
l’essentiel des marchandises transitant par le port de
Djibouti sont des importations éthiopiennes.
Ainsi donc, si les termes de l’Accord de principe
étaient finalisés tels quels, d’amont en aval, ESL
serait en situation de monopole et les agents maritimes
et transporteurs djiboutiens n’auront plus qu’à mettre
la clé sous le paillasson.
Après le Port et l’Aéroport, c’est le corridor routier
qui serait en voie d’être concédé à un opérateur privé
étranger. Le dynamique manager d’ESL, M. Ambachew Abraha,
comprendra aisément que « Réalité » cherche uniquement à
préserver les intérêts des transporteurs nationaux ou
étrangers opérant à Djibouti, qui emploient des
centaines de personnes et qui versent des impôts au fisc
djiboutien. Notre organe de presse est favorable à une
situation de concurrence qui bénéficiera également aux
importateurs et hommes d’affaires éthiopiens.
Nous avons au demeurant critiqué les atermoiements en
2001 des dirigeants djiboutiens, prétendant réserver le
transit maritime aux seuls opérateurs nationaux et
excluant de ce fait MTS, ce qui était inamical. Tout
comme nous considérons inamicale l’OPA d’ESL sur le
corridor terrestre djibouto-éthiopien et nuisible aux
bonnes relations commerciales entre partenaires et
voisins. Ces atermoiements et voltes faces
décrédibilisent nos dirigeants auprès de nos partenaires
éthiopiens, tout comme les décrédibilise la gestion du
scandale du Fonds d’Entretien Routier (ce sont les
camions éthiopiens qui entretiennent ce fonds) auprès de
tous nos partenaires impliqués dans le développement
économique de notre pays.
Le
gouvernement djiboutien clame et répète à l’envi son
souci de la bonne gouvernance et démontre dans la
pratique tout le contraire, comme l’atteste le rapport
de la
Chambre
des Comptes et de Discipline Budgétaire.
Enfin, vigilants et responsables, « Réalité » et l’UAD
d’une manière générale restent favorables au
renforcement des relations commerciales (qui ne datent
pas du port de Djibouti) entre notre pays et son
principal partenaire commercial et voisin, sans que ne
soient lésés les intérêts d’aucune partie.
LDDH : Diffusion d'information du 20 avril 2010
|

Le Président
|
Insécurité pour
les opposants, les
travailleurs, les
défenseurs des droits de
l'homme, les chômeurs,
et un troisième mandat
imposé par la force
|
Insécurité pour les opposants et les travailleurs,
ainsi que pour les défenseurs des droits de
l’Homme et les chômeurs, un troisième mandat imposé par
la force et la terreur et par une assemblée « nommée»,
une Economie en décrépitude…
Faut-il prendre les armes ou bien faut-il attendre
l’anarchie incontrôlable et très dangereuse dans la
capitale, pour tous les habitants ?
En congé pour quelques jours, loin de Djibouti, je
continue à suivre les infos et je ne manque pas à les
partager avec vous. Comme vous pouvez le constater la
milice du dictateur Ismaël Omar Guelleh continue à faire
régner la peur, la terreur et l’injustice en arrêtant
Farah ABADID HILDID activiste de la Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) car il n’hésitait pas à me
tenir informé par téléphone, même si les écoutes sont
parrainées par les méthodes chinoises.
M. NOEL ABDI Jean-Paul
Communiqué du MRD suite à l'arrestation de l'opposant
Farah Abadid Hildid
Mouvement pour le Renouveau démocratique et le
développement
(Ancien PRD)
Cité Poudrière Avenue Nasser
Tel : 34 23 99 BP : 3570 Djibouti
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le défenseur des droits humains et opposant Farah
Abadid Hildid de nouveau sous les geôles du régime.
Encore une fois, le président Ismaël Omar Guelleh s’en
prend aux défenseurs des droits humains et opposants.
Ainsi, le défenseur des droits de l’Homme et cadre du
MRD, l’un des principaux partis d’opposition, Farah
Abadid Hildid, a été arrêté ce matin lundi 19 avril 2010
dans la capitale. Sans motif aucun. Et l’on est sans
nouvelles de lui depuis lors.
Cette arrestation intervient dans un contexte de colère
populaire liée à la modification par le chef de l’Etat
de la constitution pour s’ouvrir la voie à une
présidence à vie. Modification dont le dernier acte de
mise en scène s’est déroulé précisément aujourd’hui
lundi 19 avril 2010 au Palais dit du Peuple où les
prétendus députés ont approuvé la volonté de
l’autocrate.
Farah Abadid Hildid avait déjà été arbitrairement arrêté
à plusieurs reprises par la sécurité du régime en raison
de son engagement pour la démocratie et les droits de
l’Homme. Il avait notamment croupi à la sinistre prison
de Gabode durant un mois en juin-juillet 2007.
Nous condamnons avec la plus grande vigueur cette
arrestation arbitraire et les autres atteintes à la
liberté et aux droits humains. Nous exigeons la
libération immédiate et sans condition de Farah Abadid
Hildid.
Nous appelons de nouveau le peuple djiboutien et la
communauté internationale à prendre la pleine mesure de
la situation dangereuse qui prévaut à Djibouti.
Fait à Bruxelles, le 19 avril 2010
par le président du MRD Daher Ahmed Farah
Note d'information de l'A.R.D. du
19/04/2010
L'assemblée
Nationale a ratifié le lundi 12 avril, la loi portant
modification de la constitution. Cette ratification
légalise l'absence d'alternance politique et pérennise
l'impasse politique actuelle. L'A.R.D. prend acte de
cette modification et, conformément aux résolutions
adoptées lors des dernières assises nationales, appelle
le peuple djiboutien à la Mobilisation Générale ! Son
programme de lutte sera exposé à l'occasion du meeting
d'explication de l'Union pour l'Alternance Démocratique,
dont la date sera prochainement communiquée!
Djibouti, le 19/04/2010
Le Porte-parole de
l'A.R.D.
Mohamed Ali Abdou
Le président de l’ARD communique sur Radio
France International
Le président de l’ARD, Ahmed
Youssouf, est intervenu le 19 avril 2010 sur les ondes
de RFI pour commenter la
révision de la Constitution à Djibouti. Il a rappelé que
la réforme de la loi fondamentale n’avait pour but que
de permettre à Ismaël Omar Guelleh d’occuper le fauteuil
présidentiel ad vitam aeternam.
« Pour
nous, c’est nul et non avenu. Nous étions opposés à la
révision de la Constitution et au troisième mandat. Etre
président à vie, c’est ce qu’il veut faire. Je crois que
la réaction au sein de la population ne tardera pas. »
L’Alliance républicaine pour le
développement (ARD) prépare dans le cadre de l’Union
pour l’alternance démocratique (UAD) un meeting
pour répondre à
cette provocation.
La Rédaction
Lamentable mystification du 19 avril : défi relevé !!!
« Innalillah wa inna illeyhi rajioun ! La hawla wa laa quouwwata illa
billah ! »,
s’écrie une mère de famille, tirée d’un profond sommeil
par les puissants haut-parleurs installés depuis la
veille aux quatre coins d’une villa appartenant à l’Etat
et crachant des chansons à la gloire d’I.O.G…et regarde
l’heure :cinq heures trente cinq minutes ! Plus fort que
l’appel à la prière (qui vient de se terminer) des
quatre mosquées des alentours (celles de la Gare, du
Port, du Héron, et celle bâtie par le royaume d’Arabie
Saoudite à deux pas du palais du peuple…). « Heey ! le
19 ma maanta… ? », S’interroge t- elle se souvenant de
la dernière comédie intitulée « Je vote oui ! » jouée
par la troupe R.P.P devant le palais du peuple…
En effet, comme prévu les spectateurs attendus sont au rendez-vous :
plusieurs centaines de policiers en civil, la cohorte de
« malgré nous » (fonctionnaires réquisitionnés),
plusieurs dizaines d’écoliers rendus joyeux par cette
récréation, une rangée de décolorées au premier rang, et
la foule de badauds raflés de tous les quartiers par bus
entiers loués pour l’occasion (aller simple) par les
associations-maison et bien sûr les députés qui votent
oui de tout leur ventre… Tout ce beau monde était
encadré par les forces de l’ordre et les caméras de la
R.T .D…
L’avant-veille, l’acteur principal avait pris soin de médiatiser une visite
sur un navire de guerre de la marine française plus pour
démentir les persistantes et crédibles rumeurs de
brouille avec les F.F.D.J. que pour faire croire
qu’elles le soutiennent …
En attendant son arrivée deux malgré eux discutent : alors quoi de neuf dans
le dossier du transit maritime ? demande l’un. Risquant
un torticolis en tournant son regard de droite à gauche
puis de gauche à droite, « ça négocie dur bougonne
t-il, mais si ça continue, à la fin du mandat, le pays
ne sera plus qu’une société anonyme dont l’action
variera au gré des marchés boursiers ou O.P.A.
sauvages…Va falloir réagir ! ».
Pharaon avait recours aux sorciers pour subjuguer le peuple. Moïse avait
démystifié ce faux Dieu avec son bâton… L’opposition est
consciente qu’il n’y a pas(heureusement) de prophète en
son sein mais pourvue d’un solide programme s’apprête à
riposter .
Le peuple , croyant, sait qu’il s’agit d’une épreuve divine dont seule une
visibilité peut le sortir…faute de quoi le rendez-vous
pris par deux mal-élus pour 2020 pour la modification de
l’article limitant à 75 ans l’âge du candidat à la
Présidence pour s’adapter à la nouvelle espérance de vie
des djiboutiens ne sera pas de la politique-fiction…
L’épilogue de cette comédie se jouera prochainement, avec d’autres
acteurs……dans la rue, la réalité des véritables rapports
de force éclatera d’elle-même à la face du monde et du
dictateur !!!
Rencontre à Paris avec le président de la Ligue
djiboutienne des droits humains (LDDH)

Jean-Paul Abdi Noël, l'homme qui fait
son devoir
Rencontre à Paris vendredi 9 avril 2010 avec
Monsieur Jean-Paul Abdi Noël, l’infatigable Président de
la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) de
Djibouti. Une interview a permis de réaliser un large
tour d’horizon de la situation des droits de l’homme à
Djbouti ainsi que des actions menées pour les défendre.
Réalité
Bonjour Monsieur le président de la Ligue
djiboutienne des droits humains (LDDH). Pouvez-vous nous
en dire plus sur le programme qui vous amène en France ?
Jean-Paul Abdi Noel
Tout d’abord, permettez-moi de vous remercier de votre
visite dès mon arrivée à Paris après mon retour d’Erevan
en Arménie, où j’avais participé au 37ème
Congrès de la FIDH. Il va s’en dire que, j’ai
agréablement apprécié votre visite fraternelle. Je
compte rester en Europe jusqu’au 23 avril 2010, mais
aucun programme spécial n’est prévu.
Toutefois, ces quelques jours de repos me permettront de
mieux préparer la plainte pénale que j’ai l’intention de
déposer en tant que défenseur des droits de l’Homme
contre les tentatives de manipulation de la constitution
de notre pays et ce à des fins purement personnelles au
chef de l’Etat qui veut encore prolonger son immunité.
Faut-il aussi rappeler que l’impunité au chef d’Etat en
exercice est actuellement battue en brèche par la Cour
Pénale Internationale (CPI).
En effet, la CPI a décidé d’un mandat d’arrêt à un chef
d’Etat en exercice suite au génocide au Darfour. C’est
un mandat d’arrêt qui nous réconforte, car il n’est plus
possible d’accepter l’impunité pour les crimes de
génocide, les crimes de guerre, les crimes contre
l’Humanité et les crimes organisés comme à Djibouti
ainsi que tous ces crimes sous couvert d’une immunité
diplomatique ou parlementaire.
A Djibouti, il ne faut pas oublier que depuis sa
création en 1993, la Haute Cour de Justice est INOPE
RATIONNELLE. C’est pour toutes ses raisons que nous
avons décidé de déposer des plaintes.
Réalité
Quel est votre analyse de la situation des droits de
l’Homme à Djibouti ?
Jean-Paul Abdi Noel
Je suis persuadé que l’équipe de Réalité et ses fidèles
lectrices et lecteurs connaissent parfaitement la triste
réalité des violations quotidiennes dans notre pays. Que
vous soyez à Djibouti ou à l’extérieur, vous savez tous
que depuis dix ans Djibouti est entre les mains d’un
groupe de mafieux qui se permet tout, en toute impunité,
qui se permet tout sous le silence des forces
prépositionnées de même que sous le silence de leurs
chancelleries, et ce, en partie pour des raisons
géostratégiques.
Je me demande si les raisons géostratégiques des
superpuissances ne peuvent pas faire autrement que
s’appuyer sur les épaules d’un dictateur, mafieux de
surcroît ? Faut-il donc être mafieux ou/et membre de
réseaux de crimes organisés pour avoir l’appui d’Obama
et de Sarkozy ? L’avenir nous le dira.
Réalité
Comment s'organisent les citoyens djiboutiens face à
l'état de non-droit ?
Jean-Paul Abdi Noel
Vous savez mieux que moi, qu’un peuple a besoin de
dirigeants. Les dirigeants de l’opposition sont en
général et actuellement très silencieux. Pourquoi ? Par
manque de détermination ? Par manque d’une base solide
de militants sur qui ils peuvent compter ?
Sont-ils décidés aux sacrifices, car il faut savoir
prendre des risques, mêmes si les balles perdues ou les
tirs volontaires sont une réalité dans notre pays, une
réalité, hélas, qui bénéficie encore de l’impunité ?
Une chose est certaine, dans une dictature comme celle
que connaît le peuple djiboutien, il est vraiment
difficile à l’UAD d’opérer librement. Parce que de fait
l’opposition djiboutienne dans son combat pour la
démocratie et l’alternance républicaine n’a pas, comme
l’avait la LPAI lors de la lutte pour l’indépendance, de
bras armé comme le FLCS.
Il est vrai que pour équilibrer les forces en présence
(d’autant plus que la milice d’Ismaël Omar Guelleh fait
quotidiennement des ravages insupportables), il est
nécessaire et primordial qu’il y ait une branche armée,
évidemment clandestine, afin que la peur ne soit pas à
sens unique.
Comme on dit en Somali « Gadh ba gadh ba la tusaa »
(approximativement : à chaque poilu son poilu).
Réalité
Un appel à la guerre Monsieur le président ?
Jean-Paul Abdi Noel
Il ne s'agit pas d'un appel à la guerre, car je n'ai
jamais demandé et ce n'est pas mon devoir d'inciter à
faire la guerre. Mais c'est tout simplement une exigence
pour équilibrer la peur, c'est une solution pour mettre
fin à l'arbitraire d'un régime qui se permet de mettre
en prison qui il veut quand il veut parce que ce régime
n'a pas peur, car il a sa milice et aucun front
dissuasif n'existe pour lui faire face et parfois
il pratique une justice expéditive.
Réalité
Pouvez-vous décrire les actions menées par la LDDH
pour soutenir les actions ?
Jean-Paul Abdi Noel
La LDDH a une mission bien déterminée, nos actions sont
multiples et nous faisons le maximum pour pallier au
plus urgent.
Mais je tiens à préciser que le contrôle de la rue
appartient aux hommes politiques de l’opposition s’ils
veulent prendre le pouvoir et aux syndicalistes s’ils
veulent débloquer leurs situations.
Nous les défenseurs des droits humains, nous pouvons
dans certains cas au maximum exercer le rôle de
facilitateur en encourageant des prises de conscience,
d’indiquer des pistes de lutte contre la mafia au
pouvoir. Il va s’en dire que ce combat contre les crimes
organisés nécessite conviction, détermination et
abnégation.
Réalité
Quels types d'actions peut conduire la LDDH pour
soutenir les actions de la société civile lorsqu’il y en
a ?
Jean-Paul Abdi Noel
La LDDH est à l’écoute, mais il faut que la société
civile s’engage plus nettement dans la rue, afin de
mieux les entendre et par là mieux se mobiliser pour
faire entendre leur voix à l’échelle internationale et
nationale.
Réalité
Avez-vous d'autres informations à nous communiquer ?
Jean-Paul Abdi Noel
J’ai un seul mot d’ordre à donner à tous mes
compatriotes : Unissons-nous pour faire barrage par tous
les moyens efficaces au coup d’Etat constitutionnel qui
se prépare.
Réalité
Merci Monsieur Abdi Noel de votre courage, de votre
détermination et de vos messages.
Jean-Paul Abdi Noel
Il ne s'agit pas de courage, il s'agit d'accomplir un
devoir. Je suis l'homme qui essaye de faire son devoir.
Le 14 avril 2010 : un jour sombre pour Djibouti
Djibouti, le 16 avril 2010
Mercredi dernier, les alimentaires (parlementaires
mal-élus) se sont retrouvés dans une petite salle du
palais du peuple pour perpétrer le coup de force
constitutionnel ouvrant la voie à une présidence à vie
dans notre pays. Sous un portrait géant de l'imposteur
du palais de l'escale et sous l'œil vigilant de la
caméra de la RTD ces malheureux ont voté à main levé et
en première lecture soit dit en passant...
La suppression de l'article 23 qui semblait tant
déranger le candidat solitaire de 2005 et comme ce
tripatouillage est censé renforcer la démocratie,
d'autres articles ont été également revus et corrigés
dans la foulée.
Ainsi la peine de mort serait désormais abolie et
le droit à la vie réaffirmé, respect des droits de
l'homme oblige... Mais alors à quand l'indemnisation des
centaines de victimes civiles tombées sous les balles de
la soldatesque gouvernementale depuis plus de deux
décennies ?
Dans un pays ou les forces de défense et de sécurité
continuent de pratiquer des exécutions extrajudiciaires
dans l'impunité la plus totale, que peuvent bien
signifier pour les Djiboutiens en général et pour les
populations civiles du nord et du sud ouest en
particulier, les grands principes sur le droit à la vie
et l'abolition de la peine du mort ?
Tout comme l'attachement réaffirmé aux valeurs de
l'islam n'empêche pas le parjure ou la reconduction des
pratiques maffieuses de gouvernance sous ce régime sans
foi ni loi, vouloir se maintenir indéfiniment au pouvoir
au moyen de la force, des fraudes et de la corruption,
voilà un dangereux calcul, aux résultats aléatoires...
Le ministre français de l’immigration
rencontre une famille djiboutienne réfugiée à
Paris
(A la demande du CADA où la rencontre a eu
lieu, le compte rendu a été modifié le 19 avril)
Monsieur Eric BESSON, ministre de
l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale
et du développement solidaire s’est rendu mardi 13 avril
2010 en visite dans un Centre d’accueil de demandeurs
d’asile (CADA) en région parisienne, où il a annoncé
l’ouverture de places nouvelles en CADA en 2010.
Eric BESSON a eu
un contact direct avec la trentaine de familles de tous
pays accueillies au CADA et les a assurées de sa
bienveillance.
La visite du
ministre auprès des familles réfugiées au CADA parmi
lesquelles la Djiboutienne Madame Karera HASSAN ALI et
ses deux filles, seule famille originaire de Djibouti
dans ce centre, a été amicale.
Madame HASSAN ALI a saisi l’occasion de
cette rencontre pour remettre au ministre un message
remerciant le gouvernement français au nom des quatre
familles djiboutiennes admises en France depuis décembre
2009 et rappelant l’existence de 21 autres familles
djiboutiennes réfugiées en Ethiopie en attente d’un pays
d’accueil.
La lettre de Madame HASSAN ALI comportait
aussi une doléance invitant le gouvernement français à
s’impliquer davantage dans l’amélioration de l’état de
droit et de la démocratie à Djibouti.
Maki Houmedgaba
Représentant de l’ARD en Europe
Paris, le 19
avril 2010
Lettre remise à Monsieur Eric BESSON,
Ministre de l'immigration, par Karera
HASSAN ALI
Karera HASSAN ALI
L, le 13 avril 2010
Chez CADA AFTAM
L., Ile
de France
Monsieur
Eric BESSON
Ministre de l’immigration, de
l’intégration,
de l'identité nationale et du
développement solidaire
Objet : Lettre de remerciement
Document joint : Liste des
réfugiés djiboutiens présents en
Ethiopie
Monsieur le Ministre,
Je m’appelle Karera HASSAN ALI,
Djiboutienne réfugiée politique en
France depuis décembre 2009.
Je voudrais remercier les autorités
françaises pour l’accueil chaleureux qui
nous a été fait en France pour quatre
familles de réfugiés djiboutiens. En
effet, ont été accueillies en décembre
2009 à XXXX en Bourgogne la famille
de Mohamed Hassan, celle de Mohamed Ali Merito, celle de Houmed
Ali, ainsi que ma famille accueillie à
XXXX en
région parisienne. Les membres des
familles accueillies sont au nombre de
douze.
Tous ces réfugiés avaient fui Djibouti
pour l’Ethiopie en juillet 1993 lors des
exactions contre les civils consécutives
à la guerre civile entre le gouvernement
d’Hassan Gouled Aption de Djibouti et
les combattants du FRUD.
Nous avions tous obtenu une
reconnaissance du statut de réfugié
politique par le Haut Commissariat des
Réfugiés à Addis-Abeba en Ethiopie en
2005.
La situation des droits de l’homme à
Djibouti est aujourd’hui
identique
à celle que nous avons fuie en 1993.
C’est pourquoi j’ai l’honneur de vous
solliciter pour faire tout votre
possible afin de contribuer à une
amélioration de la situation des droits
de l’homme à Djibouti.
Je voudrais aussi attirer votre
attention sur la situation de vingt et
une familles de réfugiés djiboutiens
présents à Addis-Abeba en Ethiopie, où
elles ont toutes obtenu la
reconnaissance de leur statut de réfugié
politique par le HCR. Ces familles
djiboutiennes seraient honorées de
pouvoir être accueillies en France, dont
elles partagent la langue et la culture.
Je vous propose de trouver ci-joint la
liste de ces réfugiés djiboutiens.
Veuillez recevoir, Monsieur le Ministre,
l’expression de ma plus haute
considération.
Karera HASSAN ALI
Projet de plainte de la LDDH auprès des cours
aux compétences universelles
Introduite par la Ligue Djiboutienne des Droits Humains
(LDDH)
|

Le
Président
|
PLAINTE
AUPRES
DES
COURS
AUX
COMPETENCES
UNNIVERSELLES
Introduite
par la
Ligue
Djiboutienne
des
Droits
Humains
(LDDH) |
Note Liminaire.
Afin de saisir les cours aux compétences universelles,
je vous soumets un projet d’une plainte contre Ismaël
Omar Guelleh, chef de l’Etat de la république de
Djibouti.
Plainte en Pénal :
- Contre les récentes tentatives d’une manipulation de
la constitution nationale, à des fins strictement
personnelles, et,
- subsidiairement contre l’ensemble des présumés crimes
organisés, assassinats et autres crimes de guerre depuis
l’indépendance.
La manipulation de la constitution djiboutienne du 4
septembre 1992 et promulguée le 15 septembre 1992, est
actuellement en cours et devra déboucher sur un coup
d’Etat constitutionnel programmé pour le début 2011,
afin de se maintenir par la force au pouvoir et par là
bénéficier l’impunité pour tous ses crimes.
C’est dans ce cadre que, je vous serais reconnaissant de
bien vouloir nous aider tant dans la rédaction, que dans
la préparation et la recherche d’avocats qui pourraient
nous épauler et nous défendre auprès d’une juridiction
régionale et/ou internationale, auprès desquelles nous
pourrions déposer une plainte hors de la juridiction
locale qui n’est pas indépendante, à notre avis
totalement muselée par le premier magistrat.
Dans le contexte actuel, tant sur le plan
socioéconomique, que dans le cadre de la prévention d’un
conflit armé, il est de notre devoir en tant que
défenseur de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains
(LDDH), d’engager des poursuites afin de mettre fin aux
tentatives d’une équipe mafieuse et dictatoriale, qui
continue à se maintenir en république de Djibouti et ce
par la force et la terreur depuis trois décennies.
Deux discours d'Ali Coubba sur Youtube.com en afar et en
somali
Lien vers le discours en afar ;
Lien vers le discours
en somali
Nourredine Farah et le représentant de l’ARD invités
d’une émission radio à Paris samedi 10 avril

L’écrivain somalien Nourreddine Farah
et le représentant de l’ARD en Europe étaient les
invités de l’émission Résonance africaine sur les ondes
de radio Aligre-Fm à Paris, samedi 10 avril dernier de 16
h 00 à 17 h 00.
Nourreddine Farah a présenté son
dernier roman, « l’Exil », traduit de l’anglais
« Liens », où il conte le vécu du peuple somalien en
butte avec un destin toujours en construction. Parce
qu’il n’y a pas de culture sans liberté, Nourreddine Farah vit et écrit en exil loin de sa terre
natale. Les personnages de « l’Exil » exorcisent ce vécu
pour le déconstruire et le penser. L’écrivain a pointé
aussi l’existence d’influences extérieures en Somalie
qui tirent les Somaliens dans des directions
contradictoires.
Maki Houmedgaba représentant l’ARD
a proposé une vision de la situation en Somalie comme
s’inscrivant dans le contexte d’une Corne de l’Afrique
elle-même en quête d'un modèle d’organisation sociale.
C’est une région d’Afrique où des identités culturelles
millénaires ont préexisté aux colonisations et
continuent de prévaloir sur le moule d’un Etat central
parfois imposé, mais qui n’a jamais réussi à imprégner
les esprits localement. La Rédaction, 11/04/2010.
Rapport de la LDDH soumis au 37e Congrès de la FIDH en
Arménie
|

Le
Président
|
RAPPORT
SOUMIS
LORS
DU 37ème
CONGRES
DE LA
FIDH EN
ARMENIE |
EREVAN, le 7 AVRIL 2010
Bref bilan des violations de la
Constitution djiboutienne. Aperçu d’un
Peuple sous le joug d’une équipe
mafieuse au pouvoir durant onze ans d’un
règne sans partage du dictateur IOG.
Ce Rapport vient d’être soumis aux
Congressistes de la FIDH à Erevan.
Ce Rapport est soumis en ce jour où l’ensemble des
Congressistes sont allés témoigner leur compassion au
Peuple arménien. Nous sommes allés témoigner notre
détermination à combattre contre tous les crimes de
génocide, les crimes de guerre, les crimes contre
l’humanité et les crimes organisés.
Tous ensemble, nous nous sommes recueillis au
Musée des victimes du génocide des Arméniens par
l’Empire Ottoman.
Dans le cadre de la Prévention des Conflits Armés en
République de Djibouti, comme dans les années 1990-2000,
la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reste
préoccupée.
Dans le cadre de la Prévention d’une anarchie
incontrôlable et dangereuse pour tous, ou un éventuel
Coup d’Etat Militaire comme au Niger, voire même un
soulèvement populaire comme à Madagascar, la Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très, très
inquiète des risques des dérapages provoqués.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande
au Peuple Djiboutien, dans le strict cadre d’une volonté
de mobilisation populaire, à faire preuve d’une
farouche détermination afin de faire barrage à
l’actuelle Tentative d’un Coup d’Etat constitutionnel
programmé pour 2011 en République de Djibouti.
Tentative imposée par le Chef de l’Etat en vue
d’instaurer une Monarchie comme au Gabon, au Congo
« Démocratique », mais toujours au faux visage d’une
République.
Pour cette raison la LDDH vous soumet les points
suivants :
Violation de plusieurs articles fondamentaux de la
Constitution.
Les faits : La Constitution a été adoptée par voie
référendaire le 4 septembre 1992 ; En tant que
Secrétaire du Bureau de l’Assemblée Nationale en 1992,
j’ai été auditionné par la Commission chargée de
l’élaboration et la rédaction du projet de Constitution
conformément au décret n° 92-0010/PRCAB du 21 janvier
1992 ;
Apprenons récemment la création d’une Commission, qui
d’ailleurs vient juste de clore ses travaux.
Le décret de création de cette Commission n’a pas été
publié dans le Journal Officiel, c’est à se demander
comme dans plusieurs cas, si ce décret est un texte
juridique secret et oral.
Les clauses de l’élimination visent simplement le
dernier alinéa de l’article 23 qui stipule : «Le
président de la République qui est élu pour six ans au
suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à
deux tours. Il n’est rééligible qu’une SEULE FOIS ».
Rappelons que, l’alinéa 1 de l’article 4 stipule : « La
légitimité populaire est le fondement de tout pouvoir ».
Ce point très important pour la légitimité populaire
nécessite en priorité des priorités le strict respect et
la stricte application de l’article 6 à savoir la
liberté d’activité aux Partis politiques de
l’Opposition. Ce qui n’a jamais été le cas depuis 1992.
En effet, cet article 6 stipule : « Les partis
politiques concourent à l’expression du suffrage.
Ils se forment et exercent leur activité librement dans
le respect de la Constitution, le respect de la
Constitution, des principes de la souveraineté nationale
et de la démocratie ».
Déplorons que, ces deux premiers alinéas susmentionnés
de l’article 6 de la Constitution avec bien d’autres
articles qui seront repris, ultérieurement, dès que nous
aurons la possibilité de déposer des plaintes contre le
Chef de l’Etat de la République de Djibouti.
Rappelons que, l’article 8de la Constitution est un des
articles, qui détermine avec clarté le point fondamental
pour la Crédibilité et l’Existence même de notre
République. Toute modification directe ou indirecte de
l’article 8 met en danger la survie de la république de
Djibouti.
L’article 8 stipule : « Les institutions de la
république doivent permettre l’exercice normal et
régulier de la souveraineté populaire et garantir le
plein épanouissement des droits et libertés
publiques » ;
Déplorons que, constamment les dispositions, du titre I
de l’Etat et de la Souveraineté, ainsi que le titre II
des Droits et Devoirs de la personne humaine sont
foulées aux pieds, violés sans aucune pudeur, ni respect
par le premier magistrat, Chef de l’Etat, Chef du
gouvernement, Premier argentier, Chef des Armées, Chef
de la Sécurité intérieure et extérieure.
Tous ces actes de violations flagrantes de la
Constitution nationale à des fins personnelles comme
pour ce troisième mandat imposé, illégal et
anticonstitutionnel sont considérés comme une haute
trahison.
Pour les croyants, il s’agit de l’œuvre d’un impie, qui
avait juré sur le Saint Coran en s’engageant à respecter
la Constitution et les valeurs républicaines. Ismaël
Omar Guelleh veut encore prolonger son mandant et se
maintenir au Pouvoir, car il se sent protégé par
l’Immunité ?
Onze ans de répression des populations civiles par les
Forces Armées :
-
Rappelons que, le Peuple Djiboutien a arraché et
déclaré son Indépendance le 27 juin 1977, avec le
soutien de nombreux pays amis en particulier la
République sœur de la Somalie ;
- Rappelons que, à l’aube
de notre Indépendance, la République de Djibouti a connu
une vague de Réfugiés Somalis, qui ont fui les
bombardements aveugles des Forces de l’URSS accompagnées
par des Cubains pour maintenir la Colonisation
Ethiopienne et contrer la guerre pour
l’Indépendance de la Somalie Occidentale.
- Cette Guerre de l’Ogaden
avait pris de l’ampleur depuis les accords de Yalta,
depuis l’octroi par les Anglais à l’Empire d’Abyssinie
(Ethiopie) des régions connues sous le nom de Haud.
- La Somalie Occidentale
est d’une superficie de 360 000 km carré et regorge
d’importantes ressources pétrolières et minières ;
- Rappelons qu’en 1977, la
Caritas ou secours catholique a immédiatement acheminé
des tentes, des vivres et des couvertures aux dizaines
de Réfugiés Somalis.
- Le HCR est rapidement
venu pour prendre en main les Réfugiés.
- Les Médecins Sans
Frontières étaient présents dès les premiers jours. Même
si quelques années après ils ont été expulsés par les
Autorités Djiboutiennes en guise de remerciements ;
- Rappelons que,
immédiatement après l’Indépendance les méthodes des
répressions coloniales continuent et s’amplifient avec
une « économie, grise » ;
- une économie
souterraine, artificiellement entretenue pour des
intérêts géostratégiques
- une économie totalement
inconnue par 75% de la population dont 4 Djiboutiens sur
10 ne font qu’un seul repas par jour ;
- une économie non
répartie et 87% observe sans rien dire,
- une économie entre les
mains de la Mafia spécialisée des Blanchiments d’argent
et autres spécialités occultes, à voir avec précaution
les dernières ouvertures effrénés des Banques Islamiques
de préférence, alors que plus de 78% de la population
active est au chômage.
- Rappelons que, les
Répressions actuelles sont à un certain stade pire que
celle de la période coloniale, avec les techniques
nouvelles américaines israéliennes, et chinois.
- Les Répressions
coloniales ont tout simplement changé la couleur de leur
peau. Les Forces de Répression depuis le 27 Juin 1977 ne
sont plus des Français.
- Néanmoins, il faut se
souvenir que la très grande majorité des Forces Armées
Djiboutiennes sensées protéger les populations
Djiboutiennes, hélas, étaient issus et appartenaient aux
Forces Coloniales. Sans aucune autre formation que
celui de la répression ;
- Rappelons que, dès le
début feu Hassan Gouled Aptidon premier Chef d’Etat a
fait appel à l’ex-indicateur de la Police coloniale en
nommant un jeune cousin tribal au poste de Chef de
Cabinet à la Présidence de la République.
- Très rapidement Ismaël
Omar Guelleh a été chargé cumulativement de la Sécurité
Intérieure et Extérieure avec la création en réalité
d’une police politique, qui avait pour tâche principale
de surveiller, en priorité, les autorités politiques et
administratives qui critiquaient ouvertement la
continuité des méthodes coloniales.
- Dès le début, la
République a connu les Disparitions forcées et des
Tortures dans la Villa Christophe où avant la
Souveraineté Nationale, les Forces coloniales ont
torturé les Indépendantistes favorables à la résistance
armée, car leurs aspirations et leur combat pour la
Liberté ont été souillés ;
- En ce jour de la
Commémoration du Génocide du Peuple Arméniens, en tant
que Défenseur Djiboutien des Droits Humains, il est de
notre Devoir de rappeler à tous nos compatriotes,
l’urgente nécessité d’unir nos efforts pour dénoncer,
nominativement avec conviction et détermination toutes
les victimes Djiboutiennes, tous les Djiboutiennes
et Djiboutiens, qui ont définitivement disparu, tous les
Morts mystérieux, depuis la Mort du Journaliste
d’investigation le Regretté Iftin quelques temps après
notre Indépendance, jusqu’à la froide exécution du mois
dernier de deux jeunes Somalis par un Officier de la
Police à Tadjourah.
- Reste à savoir, si cet
Officier Supérieur ne va pas bénéficier d’une promotion
et d’une décoration comme tant d’autres ?
- A Djibouti l’IMPUNITE
est au plus haut niveau !
- Nous restons à la
disposition des familles des victimes pour les
accompagner lors leur témoignage et leur donner conseils
et suggestions.
Dans notre combat contre l’Impunité : avec
l’assistance
d’avocats internationaux, je suis entièrement disposé en
tant qu’ancien Parlementaire, de témoigner activement
sur les différentes violations tant au niveau
Républicain, que sur les articles de la Constitution
constamment et régulièrement bafoués surtout depuis
1999.
Je tiens à préciser que dès notre indépendance j’avais
participé activement à la mise en place des structures
républicaine, dés le 8 mai 1977, jour de l’adoption de
notre souveraineté nationale par la voie de référendum
et des premières élections législatives, j’ai été au
côté du regretté Ahmed Dini père fondateur de notre
indépendance et Premier Président de l’Assemblée
nationale et en tant que Premier Secrétaire du Bureau de
l’Assemblée nationale j'ai participé à l’élaboration et
à la vérification des principaux textes de base des
institutions républicaines.
NOEL ABDI Jean-Paul
Résumé en somali du message radiophonique
Mahdi A. Ibrahim God waxa uu sheegay in safarkiiso laxidhiidho marti qaaday ka heleen Jaaliyada Jabuuti ee Kanada iyo Isbahaysiga Isbadilka iyo harawmarka Jabuuti (IIHJ).
Mahdi A. Ibrahim God waxa uu ka qaybgalay xuska 43aad ee ka soo wareegay xasuuqii gumaystaha Farasiisku u gaystay shacabka Jabuuti 19 maarso 1967.
Mahdi A. Ibrahim God waxa uu Jaaliyada Jabuuti ee Kanada uga waramay xaalada siyaasadeed ee Jabuuti ka taagayn. Mahdi waxa uu shaaca ka qaaday in ururka ARD ka horjeedo badilka dastuurka.
"Qori iyo rabshado dalka ha laga badbaadiyo, oo isbadilka ha lagu dhaliyo si nabad ah" ayuu ku soo koobay halka Mahdi.
***

Mahdi Ibrahim God
Ecoutez le message radiophonique du 20 mars 2010
Le secrétaire à la communication et
porte-parole de l’A.R.D., Mr Mohamed Ali
Abdou, a été invité ce lundi 5 avril
2010, à participer par téléphone à un
débat sur la chaine télévisée « al
Alam », qui portait sur « le
soutien français à Djibouti, les accords
de défense liant Djibouti et la France
et ses conséquences dans le conflit
frontalier Djibouto-Erythréen et
l’avenir de la présence française à
Djibouti… ».
Intervenant à trois reprises, le
porte-parole a d’abord réfuté le
caractère néocolonialiste de la présence
militaire française à Djibouti précisant
qu’étant membre à part entière de
l’O.N.U., de la Ligue des Etats Arabes,
de l’Union Africaine et autres
organisations régionales et
internationales et malgré sa petitesse,
la République de Djibouti était et
demeure un Etat souverain dans ses
votes, ses choix politiques …et estimé
que « les Accords de défense
vont dans l’intérêt des deux parties ».
Quant au rôle joué par les troupes
françaises il était à l’époque de la
signature des premiers Accords de
défense, destiné à dissuader les
visées annexionnistes des pays voisins !
Cette présence militaire a donc joué et
continue de jouer un rôle déterminant
dans la stabilité politique régionale,
Djibouti en tirant au surplus des
retombées économiques plus
qu’appréciables !
Mais ces Accords ne stipulent pas un
soutien inconditionnel et le conflit
avec le voisin Erythréen (qui ne cherche
pas à annexer la République de Djibouti
et « n’est donc pas à ce titre
un ennemi de l’Etat Djiboutien ») ne
relève pas de ces Accords car cette
dispute est une interprétation
différente des frontières héritées du
colonialisme et doit être réglée selon
l’A.R.D. par le tribunal de la Haye
comme l’a été le conflit des îles
Hanich entre le Yémen et l’Erythrée !
S’agissant de l’avenir de cette présence
à Djibouti et dans la région, compte
tenu du nombre de conflits internes ou
interétatiques dans la région, les
troupes françaises seront probablement
appelées à jouer un rôle à la mesure de
leur rang et de leur longue présence
dans la région, mais aujourd’hui, « le
plus grand danger pour la stabilité
politique à Djibouti et la région ne
vient pas des pays frontaliers qui n’ont
plus de visées annexionnistes
officielles mais de la politique
nationale et régionale du parti au
pouvoir à Djibouti , sa violation de
tous les Accords de Paix signés ayant
mis fin à un conflit interne armé et ses
ingérences dans les affaires intérieures
des pays voisins», c’est pourquoi a
estimé le porte-parole, « les
légitimes considérations sécuritaires
dans la région et la mer rouge
auxquelles adhèrent l’A.R.D. et qui
prévalent pour la présence et le
maintien des troupes françaises et
occidentales ne doivent pas interférer
dans la lutte légitime, légale et
pacifique que mènent l’opposition et
nôtre parti pour un changement
démocratique ou le cas échéant se
débarrasser de cette dictature ! ».
Des articles de presse du Somaliland
pointent le rôle déstabilisateur du
président djiboutien
L'ARD, dans une de ses résolutions de
son dernier congrès, a condamné le rôle
déstabilisateur de Djibouti dans la
région. Deux articles de presse de nos
confrères somalilandais viennent
corroborer cette condamnation ! Le
président djiboutien se comporte en
effet, malgré la désapprobation unanime
des Djiboutiens, comme le président de
tous les Somalis et de toutes les
Somalies! Ce qui vaut à nôtre pays les
menaces belliqueuses des Shebabs et,
pour l'instant les protestations fermes
mais responsables des média
somalilandais....Et demain???
D'autre part et aussi gravement les
fréquentes et récurrentes ingérences de
Djibouti dans les affaires intérieures
des Etats régionaux de la République
Fédérale d'Ethiopie, surtout en période
électorale sont suivies de très près par
"Réalité"....
Les versions originales faisant foi,
nos lecteurs anglophones et somalophones
traduiront par eux-mêmes ! Que les
autres nous en excusent !
La rédaction en ligne de "Réalité"
L'article
suivant en anglais présente le
personnage Ismaël Omar Guelleh
|
Who is
Ismail
Omar
Geilleh
?
By:Mohamed
Dugsiye
|
|
On March
1st
2010,
Somali
community
in East
Africa
and all
over the
world
witnessed
a new
history
being
made in
the
dusty
streets
of
ruined
but
historic
town of
Saylac
in Awdal
Somalia
. The
occasion
was the
coronation
of the
new Issa
Clan
Chief (Ugas)
Mr.
Mustafe
Mohamed
Ibrahim,
but
number
of
questions
would
cross
the mind
of any
Somali
or any
individual
interested
in
Somali
affairs.
First
question
was not,
how come
Issa
could
have a
chief
besides
Ismail
Omar
Geilleh
(the
defacto
chief of
Issa
clan and
the
president
of
Djibouti
)? But
it was
really,
why
export
the
festivities
of such
magnitude
to
Saylac
in
Somalia
? When
the same
tribe
historically
claims
the
ownership
of
bustling
cities
like
Diridhaba
–Zone 5
Ethiopia,
where
the
young
chief
hails
from and
Djibouti
, where
the
proponent
of this
project
Mr.Geilleh
himself
rules!
Secondly,
why
would
the
Djibouti
Government
regardless
of poor
living
condition
of the
majority
its own
people
choose
to
organize
such a
lavish
party in
the soil
of
sovereign
foreign
nation
with
utter
disregard
to
international
norms
and
laws?
To shed
a light
on the
answer
of such
difficult
questions,
one
would
need to
carefully
study
the
history
of the
region
for the
last
thirty
years;
the role
of the
Djibouti
Government,
especially,
its
president
Mr.Geilleh
in the
Somali
clan
power
struggle
during
his
reign as
president
of
Djibouti
for the
last 11
years
and
before
that
during
his long
stint as
the
security
Chief of
the
Republic
Of
Djibouti.
Issa’s
Power
Consolidation
in
Djibouti
after
Independence
of
Djibouti
in 1977:
After
Djibouti
reclaimed
its
independence
from
France
in 1977
Geilleh
and his
Issa
colleagues
in the
secret
service
department
started
a war of
attrition
on non-Issa
prominent
Djibouti
nationals,
community
leaders
and
civil
servants
on the
basis of
their
tribal
affiliation.
Summary
killing
and
disappearance
of
political
leaders;
forceful
replacement
of non-Issa
top
civil
servants,
military
and
police
officers
with new
Issa
junior
officers
was open
secret
in
Djibouti
and
surrounding
areas
populated
by other
stakeholder
clans in
the
affairs
of the
new
republic.
This war
of
intimidation
and
elimination
resulted
in many
non-Issa
prominent
citizens
of
Djibouti
to
resort
exile
rather
than to
live in
constant
fear and
humiliation;
particularly,
community
leaders,
politicians
and well
educated
and
experienced
civil
servants
took
refuge
in other
countries,
especially,
in
Somalia
and in
France
at the
beginning
and
lately
in North
America
and in
other
parts of
Europe.
Support
of SNM
in early
1980s:
After
Issa
consolidated
power in
Djibouti,
they
started
falsely
claiming
the
ownership
of the
Western
Coastal
Area of
Somalia
neighbouring
with
Djibouti
basing
their
case
mainly
on
seasonal
Issa
pastoralists
who move
to the
area and
graze
their
livestock
during
the
rainy
season (xays)
like
anybody
else,
and two
non-contested
(nominated)
parliament
seats
given to
them
1960 by
the
Gadaboursi
Clan in
good
faith as
maternal
cousins
and
uncles
at
Saylac
district.
That was
a
gesture
of
goodwill
and
extreme
generosity
on the
Gadaboursi
part.
However,
Geilleh
and his
henchmen
in the
secret
service
who did
not know
much
about
the
reality
on the
ground
blindly
misinterpreted
it as an
opportunity
to
dislodge
the
Gadaboursis
from the
area
once and
for all.
Therefore,
they
colluded
with the
SNM to
wage a
war
against
the
Gadaboursi
clan and
the
Somali
state by
organizing
militias
from
Djibouti
to fight
side by
side
with
SNM.
They
also
provided
shelter,
logistics,
financial
and
moral
support
to them.
The
battle
was not
waged in
Somalia
only but
they
continued
their
war
against
their
own
people
in
Djibouti
too by
setting
tribes
against
each
other
(organizing
communities
to
attack
each
other on
tribal
lines
was well
documented),
mass
imprisonment
and
deportation
of
Gadaboursi
intellectuals
and
youth
from
Djibouti
was
common
occurrence.
After
the
Somali
state
collapsed
in 1991
they
unsuccessfully
tried to
annex
Saylac
and
surrounding
areas to
Djibouti
by
military
force.
This
unilateral
act of
aggression
strained
their
relationship
with the
SNM, and
ironically
it drew
the
Gadaboursi
local
militias
and the
SNM
militants
closer
as they
faced
together
a new
foreign
invader.
The rest
of the
story is
history.
Arta
Conference
and
Formation
of the
TFG in
2000:
In 2000
Ismail
Omar
Geilleh
with the
IGAD and
UN
support
organized
a
marathon
conference
for
warring
Somali
parties
in Arta
Djibouti
.
Finally,
the
Abdikasim
Salad
Hassan
and Ali
Kalif
Galayr
government
was
formed
at there
and for
the
first
time,
the so
called
4.5
power
sharing
formula
emerged
as the
future
Somali
tribal
power
sharing
base.
However,
what
missed
the news
headlines
was, the
host
president’s
(Geilleh)
rather
outlandish
argument;
that in
Somalia
Issa
clan and
Gadaboursi
clan,
populate
equitable
areas,
with
comparable
population
and they
should
be
given,
equal
shares
in the
Arta
parliament
and in
any
future
Somali
Government
formed
on 4.5
bases.
This
move
caught
the
Gadaboursi
clan
delegates
and
other
Somalis
in Arta
off
guard,
and
honestly
however
vociferously
they
protested
against
it.
Mr.Geilleh
had
insisted
his
position
and
finally
they (Gadaboursi
delegates)
had to
reluctantly
shift
their
position
to let
the
conference
succeed.
The
rationale
behind
their
sacrifice
back
then
was,
after
free and
fair
elections
are held
in
Somalia
on a
future
date,
the
reality
on the
ground
will
prevail
and
every
clan
will get
what its
population
number
affords
it.
This is
why
people
like
Mr.Boqore
(Issa
clan
member)
the 2nd
deputy
speaker
of
Somali
Government
parliament
is in
power
today;
regardless
of the
fact his
clan has
neither
a
significant
territory
nor a
sizable
population
in
Somalia
proper.
It is
simply
Mr.Geilleh’s
dream
plan for
his
clan.
Resettlement
of Issa
Tribesmen
from
Ethiopia
in
Saylac
District
of Awdal
in
Somalia:
Soon
after
Tahir
Rayale
Kahin
came to
power
after
President
Egal’s
untimely
death,
Mr.Geilleh
duped
the
gullible
new
president
of
Somaliland,
to
normalize
the
relationship
between
Djibouti
and
Somaliland,
which
was sour
for a
while
due to
Geilleh’s
incessant
territorial
claims
and
continuous
sabotage
to the
reconciliation
of the
warring
tribes
of
Somaliland.
Soon
after
that
agreement
was
signed,
Djibouti
started
with the
help of
the
UNHCR
repatriating
Issa
tribesmen
of
Ethiopian
origin
to the
Saylac
District
of Awdal
Region.
This
operation
was
started
soon
after
Tahir’s
inauguration
into
office
and it
continues
up to
date.
According
to
reliable
sources
in the
region
tens of
thousands
of
Ethiopian
Issa
tribesmen
have
been
successfully
resettled
in this
area.
Establishment
of salal
Region
in the
North
Western
Coastal
area of
Somalia:
Not long
ago
Geilleh’s
persistence
for Issa
state
(even
though
they are
in
absolute
minority)
in
Somaliland
paid off
when his
close
friend (Tahir
Rayale
Kahin)
and
partner
in crime
formed
the
Salal
State,
which
Saylac
is the
State
Capital,
not the
biggest
town of
course.
With the
consternation
of the
majority
clan (Gadaboursi
clan)
both the
mayor of
saylac
and the
State
Governor
were
appointed
from
Issa
clan,
handpicked
by
Mr.Geilleh
himself.
The fact
of the
matter
is, when
Mr.Rayale
curved
out
Salal
from
Awdal
and
handed
over its
administration
to
Djibouti
nationals.
He
transplanted,
modern
day
viceroys
from
Djibouti
on the
local
population.
The
current
administration’s
mandate
is not
to work
for the
people
of the
state as
a whole
as one
would
think,
but it
is to
fulfil
their
tribal
headmaster’s
sinister
plots
and
warped
imagination.
And if
what
have
been
happening
there
since
its
inception
are any
indicators
of their
loyalty,
they
have
been at
the
service
of the
whims
and
demands
of
neighbouring
Geilleh
regime.
The
latest
snap was
the
March
1st 2010
event
when
Djibouti
security
forces
effectively
invaded
Saylac
and the
whole
Djibouti
Government
minus
President
Geilleh
crossed
the
border
without
proper
immigration
arrangements.
This
continuous
hostile
interferences
from
Djibouti,
put a
wedge
between
the
brotherly
people
of that
area to
the
level,
that in
certain
towns
people
do not
trust
each
other to
form a
united
administration
and they
do not
trust
the
state or
central
governments
either,
as
imported
ills of
nepotism
and
favouritism
on
tribal
affinity
play
major
role in
their
day to
day
life.
Ugas’s
Coronation
in
Saylac:
Historians
have in
contrary
to the
claim
that 18
Issa
Ugases
were
enthroned
prior to
this one
in
Saylac.
In fact
this was
the
first
one to
be
crowned
in that
city.
Their (Issa
clan’s)
historic
crowning
site is
called
SITTI
HILL (buurta
sitti)
IN
SHINIILE
REGION
BETWEEN
AYSHA’A
(AYSHACA)
AND
DIRIDHABA-ZONE
5
EHTIOPIA.
You can
find the
same
information
in the
Utube.
As I
mentioned
in the
beginning
of this
piece
the
coronation
of the
Issa
Ugas in
Saylac
was a
calculated
process
of
deception
that
started
about 30
years
ago. In
reality,
one
could
argue
this was
the
culmination
of a
long
drawn
project
whose
whole
aim was
to show
the
world
(where
ever
Somali’s
might
live)
that
Issa
owns
Saylac,
from
that day
onwards
to
legitimize
the
presence
of 8
Issa
clan
members
in the
Somali
parliament
and to
gather
support
for Mr.
Geilleh’s
morbid
affliction
for
power as
he is
preparing
to
revise
his
country’s
constitution
in order
to let
him run
for
presidency
in
Djibouti
for the
4th time
in a row
without
meaningful
opposition
candidates.
In
conclusion,
what we
have
witnessed
in
Saylac
on March
1st 2010
was
unprecedented,
miserably
misplaced
display
of
showmanship
in terms
of its
magnitude,
organization
and
wastefulness.
However,
one
would
argue if
Mr.Geilleh
and his
subjects
want to
have a
meaningful
foothold
in
Somalia
and
Somali
political
environment,
they
need to
participate
the
rehabilitation
of the
Somali
state by
coming
up with
both
positive
political
agenda
and
badly
needed
financial
and
social
investment,
especially
neighbouring
towns
and
regions
like
Saylac
would
heavily
benefit
from any
tangible,
well
intended
investment
from
neighbouring
friendly
nation.
This
would
bring
the
clans
together,
for the
good of
all
Somalis
rather
than
poisoning
them
with
short
lived
and
divisive
projects,
devised
to
deepen
centuries
old
resentments
among
Somali
clans.
As of
today,
though
Mr.
Geilleh
has all
the
markings
of
modern
Somali
tribal
warlord,
time is
on his
side and
it is
his
choice
only,
either
to go
down in
Somali
history
books as
another
M.F.
Aideed
or a
champion
of
process
of
change,
peace,
reconstruction
and
reconciliation
among
his
subjects
in
Djibouti
in
particular
and the
Somali
race in
general.
If he
takes
the
latter
path and
becomes
the
elder
statesman
he could
become,
nobody
will
remember
his
missteps
in his
early
political
infancy
days.
Long
life to
the
Young
Ugas and
May
Allah
guide
him to
the path
of
wisdom,
reason
and
positive
leadership
that
would
lead the
Somali
race to
peace
and
prosperity
and as
they
said
bring
them
together
forever...Aamiin...aamiin!
Mohamed
Dugsiye
|
|

Le
Président
|
NOTE
D’INFORMATION
DU
31 mars
2010
« La
Main courante de la Cour des Flagrants
délits ne court pas ? »
En cette période
d’un Coup d’Etat Constitutionnel, tout
est possible ! Comment expliquer la
Disparition Forcé et la Torture d’un
Jeune chômeur avec un tricot flamboyant
de 30 Birr Ethiopien (2Euro) portant le
slogan de « NON AU TROISIEME MANDAT » |
« La
Main courante de la Cour des Flagrants
délits ne court pas ? » En cette période
d’un Coup d’Etat Constitutionnel, tout
est possible ! Comment expliquer la
Disparition Forcé et la Torture d’un
Jeune chômeur avec un tricot flamboyant
de 30 Birr Ethiopien (2Euro) portant le
slogan de « NON AU TROISIEME MANDAT »
Dans une République comme la République
de Djibouti ; dans un Territoire où les
Forces des Armées Etrangères avec leurs
Informateurs et Autorités installés et
soutenus au Pouvoir imposent leur diktat
en toute Impunité par la Force et la
Terreur ; dans une Corne d’Afrique où
l’IMPUNITE sévit depuis des décennies,
où les Crimes de Guerre, les Crimes de
Génocide, les Crimes contre l’Humanité,
les Crimes Organisées (en particulier
pour les Crimes Organisés en République
de Djibouti).
Que faut-il attendre de la Justice
Djiboutienne sans un Conseil supérieur
de la Magistrature (prévu par l’article
73 de la Constitution) librement élu ;
une Justice Djiboutienne sans un ou des
Syndicat(s) Libre(s) et Indépendant(s),
sans des Avocats fragilisés par les
risques des éventuels gonflements des
Impôts tranchés et imposés ?
C’est dans un contexte d’une nième
Campagne électorale mascarade, pire
encore, prochainement en République de
Djibouti d’une tentative d’un COUP
D’ETAT CONSTITUTIONNEL (comme au
Niger ?) à huit clos avec la bénédiction
de certains Bailleurs de Fonds comme…
Dimanche dernier, le premier d’un Procès
intolérable a été tranché par une
Décision de Justice prise au Tribunal
des Flagrants Délits inévitablement
peaufiné par le Ministère Public,
évidement sur ordre du Candidat
Impopulaire, qui tente d’imposer
une pseudo-réforme pour l’instauration
d’une Monarchie à caractère tribale,
même au prix de l’anarchie provoquée.
C’est dans ce contexte de frilosité
généralisée qu’un Jeune Djiboutien du
nom de Hadili connu sous le nom de
SAMATAR IBRAHIM GUIREH a été condamné »
à Huit Clos, sans avocat, sans aucune
assistance ni certificat médicale après
avoir été sauvagement torturé.
Ce jeune HADILI connu sous SAMATAR
IBRAHIM GUIREH a été condamné à une
peine d’emprisonnement avec plusieurs
mois de sursis.
Après avoir été arrêté le lundi 22 mars
2010 vers les onze heures du soir et
immédiatement transféré dans une salle
de torture, après avoir été incarcéré à
Gabode sous mandat de dépôt du
Parquet trois jours après.
Halidi connu sous le nom de Samatar
Ibrahim a été condamné le dimanche 28
mars 2010 à huit clos sans aucune
référence juridique, le Tribunal
des Flagrants Délits a délibérément
violer le droit d’expression d’un
jeune qui avait manifesté dans le strict
respect de la Constitution, qui avait
avec le « port d’un simple tricot
exprimé ses opinions par image »
conformément à l’article 15 de la
Constitution.
Après ce procès bidon, le Président de
la LDDH n’a pas été autorisé à vérifier
la teneur du motif d’inculpation, qui,
fort probablement n’a pas été enregistré
dans la Main Courante ou plus
précisément dans le Registre du Greffe.
Ce procès en catimini, sans avocat, sans
motif d’inculpation basé sur le Code
Pénal, sans jugement en Audience
publique, tout simplement pour faire
encore peur, parce que Samatar a été
torturé par la Brigade Spéciale de la
FNP au béret bleu avec une frange rouge
au milieu.
Reste à savoir si le Parquet s’était
inquiété de la santé de ce jeune
visiblement torturé.
Cette Brigade Spéciale, qui opère le
soir, avec la même allure et au
comportement inadmissible car très
violent et secret, avec les méthodes de
la Brigade antiterroriste.
Malheureusement elles terrorisent en
toute Impunité comme pour ce jeune dans
une salle spécialement aménagée non dans
une villa comme la villa Christophe où
bon nombre de concitoyens Djiboutiens
avaient été torturés, sans tous les
citer : actuellement des hauts
fonctionnaires au Ministère de la
Justice, à la Banque de Djibouti et tant
d’autres qui ont fui le pays, par les
Forces de la Sécurité Intérieure et
Extérieure dirigées par l’ancien Chef de
Cabinet sous feu Hassan Gouled,
actuellement futur instigateur d’un Coup
d’Etat constitutionnel comme au Niger.
Hélas, cette fois c’est dans une salle
au sein même de l’Etat-major de la
Police. La Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH) demande au Colonel de la
Police M. Abdillahi Abdi, Chef
d’État-major de la Police de bien
vérifier et de mettre fin, si elle
existe, à de tels pratiques au sein de
son État-major.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains
(LDDH) dénonce avec vigueur ce Procès
digne d’un procès sans aucune forme de
procès.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains
(LDDH) lance un Appel à tous les
Défenseurs des Droits de l’Homme, tout
en dénonçant les violations fréquentes
des Droits fondamentaux en particulier
l’article 16 de la Constitution
Djiboutienne, qui stipule : « Nul ne
sera soumis à la torture, ni des sévices
ou traitements inhumains, cruels,
dégradants et humiliants.
Tout individu, tout agent de l’Etat,
toute autorité publique qui se rendrait
coupable de tels actes, soit de sa
propre initiative, soit sur instruction,
sera puni conformément à la loi »
NOEL ABDI Jean-Paul