Dernières nouvelles - Édition en Ligne d'avril 2010

        

                              Alliance                    « La seule vraie politique est la politique du vrai » EDGAR FAURE
                         Républicaine
               
pour le Développement

 Directeur de publication : Mohamed Ali Abdou.   Codirecteur : Mahdi Ibrahim A. God.   Email : realite_djibouti@yahoo.fr


S  o  m  m  a  i  r  e


27/04/2010 Le MRD condamne la modification de la constitution et le projet de présidence à vie d'Ismaël Omar Guelleh
27/04/2010 L'ORDHD dénonce de nouvelles exactions contre des civils
27/04/2010 Warqad furan o ku socota tvuniversal : Lettre ouverte à Tvuniversal
27/04/2010 Recul du gouvernement djiboutien sur le dossier du transit commercial vers l'Ethiopie
25/04/2010 L’ambassadeur de Djibouti à Bruxelles empêché d’honorer une cérémonie de soutien au troisième mandat par une manifestation spontanée de l’opposition
24/04/2010 Faallo: Jabuuti Oo Cagta Saartay Jidkii Kelitalisnimada by/Ibrahim Hassan Gagale

24/04/2010 L'UAD cherche à mobiliser ses troupes à Djibouti 
23/04/2010  RFI : A la Une : l’exemple malien…
22/04/2010 Ils ne doivent pas violer la constitution, ni faire chanter le peuple impunément !
22/04/2010 Hussein Abdirahman Djama, dit Andole, est l’invité de Radio Kulanka au Canada
22/04/2010 Compte rendu de la réunion de concertation entre l’ARD et la diaspora djiboutienne d’Ottawa

22/04/2010 Mali-Djibouti, l’exemple et le contre-exemple
22/04/2010 Un article de "Réalité" de janvier 2005 et un autre de "Fortune" d'avril 2010 retracent le transit à Djibouti
20/04/2010 LDDH : Diffusion d'information du 20 avril 2010
20/04/2010 Communiqué du MRD suite à l'arrestation de l'opposant Farah Abadid Hildid
19
/04/2010 Note d'information de l'A.R.D. du 19/04/2010
19/04/2010 Le président de l’ARD communique sur Radio France International
19/04/2010 Lamentable mystification du 19 avril : défi relevé !!!
17/04/2010 Rencontre à Paris avec le président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH)
16/04/2010 Le 14 avril 2010 : un jour sombre pour Djibouti
14/04/2010 Le ministre français de l’immigration rencontre une famille djiboutienne réfugiée à Paris
14/04/2010 Lettre remise à Monsieur Eric BESSON, Ministre de l'immigration, par Karera HASSAN ALI
14/04/2010 Projet de plainte de la LDDH auprès des cours aux compétences universelles
12/04/2010 Deux discours d'Ali Coubba sur Youtube.com en afar et en somali
11/04/2010 Nourredine Farah et le représentant de l’ARD invités d’une émission radio à Paris samedi 10 avril
08/04/2010 Rapport de la LDDH soumis au 37e Congrès de la FIDH en Arménie
07/04/2010 Messages radiophoniques du vice-président de l'ARD Mahdi Ibrahim au Canada et résumé en somali 05/04/2010 Le secrétaire à la communication de l’ARD participe au débat sur la France à Djibouti
02/04/2010 Des articles de presse du Somaliland pointent le rôle déstabilisateur du président djiboutien
31/03/2010 Note d'information de la LDDH : la main courante de la Cour des flagrants délits ne court-elle pas ?


Le MRD condamne la modification de la constitution et le projet de présidence à vie d'Ismaël Omar Guelleh

  Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement             

(Ancien PRD)

Cité Poudrière Avenue Nasser

Tel : (00253) 34 23 99

BP : 3570

 Djibouti

                                                                                                                             Bruxelles, le 27 avril 2010

COMMUNIQUE DE PRESSE

            Le Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement (MRD) réitère sa ferme opposition à la modification de la constitution par le président Ismaël Omar Guelleh et au projet de présidence à vie qui la sous-tend. Cette initiative personnelle du président Guelleh précipitera le pays dans la violence et l’instabilité si elle n’est pas contrée par les démocrates et le peuple djiboutiens.  

            De même, le MRD condamne la mainmise du président Guelleh sur l’économie nationale, mainmise dont la dernière illustration est le monopole sur l’activité d’empotage-dépotage du Port de Doraleh attribué à une société écran présidentielle appelée Maersk Djibouti Container and Freight Station (MDCFS) pour compter du 12 avril 2010. Cette mesure irresponsable menace 90% de l’activité de transit et le gagne-pain d’un grand nombre de travailleurs djiboutiens. Elle compromet également l’utilisation de notre port par les opérateurs économiques éthiopiens, nos voisins, qui sont de loin les usagers les plus importants de nos installations portuaires.  

            Nous appelons de nouveau la communauté internationale à prendre la pleine mesure de la situation dangereuse qui prévaut à Djibouti. 

Le président du MR, Daher Ahmed Farah

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L'ORDHD dénonce de nouvelles exactions contre des civils

OBSERVATOIRE POUR LE RESPECT DES DROITS HUMAINS A DJIBOUTI

17 rue Hoche 93100 Montreuil Sous Bois

ordhd@hotmail.com

NOUVELLES EXACTIONS CONTRE DES CIVILS à MARGOÏTA et dans les Mablas en République de Djibouti

Le 21 Avril, l’Armée Djiboutienne a ratissé une nouvelle fois les localités autour de Margoïta, fouillant toutes les daboïta,* confisquant au passage les quelques vivres, maltraitant les civils (Hommes et Femmes).

Sept civils ont été arrêtés après avoir été torturés 3 d’entre eux ont été transféré à Tadjourah : Houssein Obakar Ali, Mohamed Ali Houmad, Mohamed Adan Mohamed .

Les soldats ont obligé 4 d’entre eux à marcher pieds nus jusqu’au camp d’ASSA Gueila (22 km) : Omar Mohamed Ali, Houssein Houmad Mohamed, Hassan Ibrahim Ali, Ali Mohamed Hamadou est dans un état grave suite aux sévices corporels qu’il a subi.

Kadiga Mohamed Ali, qui faisait partie des femmes qui ont été déjà la cible des soldats en novembre 2009 a été de nouveau torturée. Le Chef coutumier Houmad Mohamed Ibrahim qui avait déjà été emprisonné en novembre 2009 est assigné à résidence depuis le 22 Avril 2010, à côté de Margoïta.

Le 24 Avril l’Armée a arrêté 8 civils dans les Mablas (Harsa, Mel) et ont été conduits dans le camp militaire de Gal Eyla où ils ont été torturés durant deux jours. Trois d’entre eux ont été transférés au camp militaire de Tadjourah le 26 Avril dans l’après midi.

Il s’agit de : Andia Gora’, Andia Helem, Ali Bassito.

L’Observatoire pour le Respect des Droits Humains à Djibouti dénonce : Les exactions répétées contre les civils des régions frontalières : Margoïta, Hilu, siyaru et des Mablas qui vivent un véritable calvaire dans l’indifférence générale.

L’ORDHD demande une enquête indépendante pour toutes les exactions commises à l’encontre des civils dans le Nord et dans les régions frontalières et enclavées.

Fait à Montreuil le 27 Avril 2010

Pour l’Observatoire S. BERNIER

_*Daboïta : maisons traditionnelles

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L’Observatoire pour le Respect des Droits Humains à Djibouti, crée en France en février 2002 est issu du Comité pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti. Il regroupe des citoyens d’Europe et des Djiboutiens.

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Warqad furan o ku socota tvuniversal : Lettre ouverte à Tvuniversal

Union Djiboutienne pour les Droits Economiques, Sociaux et Culturels

 UDDESC 

Quartier 4 – B.P : 2767 - E-mail : uddesc@yahoo.fr - Tel : 253 82 39 79- +41 78 824 52 69- Web : www.uddesc.org

République de Djibouti

Réf : 003C/AN2010

Suisse, le 22/04/2010

Disturka waa udub dhexaadka umada iyo dalka jabuuti, ku dhel dhel kiisu ama isbadal in lagu sameyo iyadoo looga gol leehay cajabinta shaqsi ama koox awod marorsi ku dhaqaqday waxay la mid tahay xasuq bini aadam nimo. Kooxaa lo magacabay barlamanka jabuti iyo kuwa xulka ku yimid aya 14 april 2010 iyagoo fulinaya amarka ISMACIL CUMAR GEELEH madaxwenaha Jabuuti ayaa ka tirtiray qodobka ama dhagaleda 23 disturka Jabuti si kursiga madaxtoyada uu abidkii ugu fadhinlaha ama uu aasaaso boqortoyo rer Geeleh aa.

Qararkan sharciga an wafaqsanayn ma aha oo kaliya dhagar laga galay umada Jabuuti e waxay khatar horleh kutahay amanka geeska Afrika iyo darikhyada gadidka badda cas iyo indiyan oshiyan. Balse waxan bilahan danbe aragnaa talefishinka calamiga ah ee tvuniversal oo kudhaqmaya arimo sharciga kahor imanaya marka laga hadlayo arimaha siyasada iyo aman jamhuriyada Jabuuti. Waxay arimahani lamid yihiin kuwii ay faleen idecadihii la odhan jiray « mile kolin » wakhtiyadii madobaa ee somarey dalka Ruwanda.

Hadaba cidaacadu iyado oo ilalinaysa sharciga saxafada calamiga ah , rayiga umada Jabuti iyo danta geska Africa, waxan ugu yeeryenaa tvuniversal inay meel dhexad iska takto arimaha Jabuuti sida marka ay ka so waramaaso Somaliland iyo Somalia. Wa inay wareesata mucaradka iyo ururada xaquqda bini aadanka u ololeya sida ay u waraysato dawlada. Hadii tvuniversal ay dhedh dhexada iskatagiwaydo arimaha Jabuuti waxan ku qasbanaan doona inan dacwado u gudbino dawladaha ay saldhig kuleedahay iyo ururada calamiga ah.

Fira gar ah: waxaa malmahaan nagu soo aadan ka dhici doona wadanka Jabuuti dibad bax weyn oo looga soo horjeedo isbidalkii fooshaxumaa ee lagu someeyay tastuurkii dalkulahaa marka mucaradka Jabuuti waxay kucasuumayan tvuniversal ee ha mujiso dhaqanka warbaahinta xortaa laguyaqaan.

***

Hassan Cher Hared - Switzerland - En Français = ku turjuban luqada faransiska

La constitution nationale est le pilier central d’un pays et la modifier ou la falsifier pour les intérêts d’un individu ou d’un groupe d’usurpateur équivaut à un crime contre l’humanité. Les membres nommés et ceux cooptés du parlement Djiboutien ont, sur ordre d’ISMAEL OMAR GUELLEH, président de la république de Djibouti, abrogé le 14 avril 2010 l’article 23 de la constitution nationale dans l’unique but de défricher le terrain à une présidence à vie et ainsi une monarchie dans l’avenir pour l’actuel président de la république.

Cette décision illégitime n’est pas seulement un crime contre le peuple Djiboutien mais aussi un risque imminent d’instabilité pour la région de la corne de l’Afrique et les voies de navigations de la mer-rouge et de l’océan Indien.

Pour ainsi, nous sommes témoins depuis quelques mois des agissements condamnables de la télévision internationale somalienne « tvuniversal » s’agissant de la politique et sécurité de la république de Djibouti. Se sont des méthodes comparables à ceux des radios mille collines pendant la période sombre de Rwanda. Donc, pour le respect de la déontologie du media, de la volonté du peuple Djiboutien et de l’intérêt de la région, nous exhortons tvuniversal de garder la neutralité dans les affaires Djiboutiens comme elle le fait pour la Somaliland et la Somalie. Ainsi, elle doit s’adresse à l’opposition et les organisations de la défense des droits de l’homme au même grade que le régime. Dans le cas contraire nous serons contraints à porter plainte devant les instances juridiques des états dont tvuniversal a des sièges et saisir reporters sans frontières.

Ps : l’opposition tiendra dans les jours à venir un meeting pour démontrer le refus du peuple Djiboutien à la modification de la constitution et tvuniversal y est d’office invitée.

Secrétaire général de l’uddesc, HASSAN CHER HARED

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Recul du gouvernement djiboutien sur le dossier du transit commercial vers l'Ethiopie

Le gouvernement de Djibouti recule sur le dossier du transit et du monopole qu’il avait accordé auparavant à la société commerciale Inchcape. Le rapport de force n’étant pas à la faveur d’Ismaël Omar Guelleh, le pragmatisme semble de mise, cela permettant de préserver les intérêts de Djibouti. L'ARD avait déjà pris position dans ce sens par le passé.

Djibouti Backs off from Proposed Operation Monopoly at Doraleh

The government of Djibouti backed off, last week, from its plans to grant exclusive rights to a private consortium, which would have undertaken the operation of container stuffing and unstuffing inside its own premises, sources disclosed to Fortune.

Spearheaded by a logistic firm, Maersk Djibouti Container Freight Station (MDCFS), these operations were given to this consortium, which opened a specially designated location known in Djibouti as PK 12. This is an area on the outskirts of Djibouti Town, a couple of kilometres from the Doraleh Port. This stirred an uproar in Djibouti and Ethiopia among forwarding companies and led to hundreds of trucks stranded inside the port.

Ethiopia has an average of 100,000 inbound containers a year. Close to half of them get unstuffed at the container terminal inside Doraleh, upon the request of the importers. Its outbound containers are estimated to reach between 30,000 and 40,000 units annually. Close to 90pc of this is stuffed in Djibouti.

The additional burden on Ethiopia’s economy as a result of the new procedure would have come close to 8.6 million dollars, according to industry experts.

Authorities in Djibouti reconsidered their decision last week, according to these sources. They have allowed containers bound for export from Ethiopia to continue being stuffed inside Doraleh, while all containers brought to the port by the state owned Ethiopian Shipping Lines (ESL) will continue being unstuffed there.

Managers of DPWorld Djibouti have already communicated this decision to their counterparts at the ESL, according to these sources.

However, a couple of trucks - operated by PACKTRA Plc -  loaded with containers and belonging to the Ethiopian Electric Power Corporation (EEPCo) remain stranded inside PK 12. Cargoes in these trucks, stranded for six days now, are processed by PACKTRA’s forwarding agent in Djibouti, Inchcape, one of the partners for Maersk. Although Inchcape processed the documentations, Ethiopian customs officers in Djibouti declined to issue a “forward way bill,” a document cargoes need to enter the country.   

However, it is not clear whether this is a reversed decision or a temporary measure in order to address the issue of trucks held inside the port. But it is a political decision that came from the highest order of the government in Djibouti, due to the circumstances, officials involved in the process claimed.

The government has also proposed that forwarding companies in Djibouti receive their own designated plots near the port, and continue to undertake their respective operations of stuffing and unstuffing containers, sources disclosed.

Ethiopian authorities, in the meantime, met last week to respond to Djibouti’s unanticipated move, where they agreed that their long-term response should be to undertake all stuffing and unstuffing of containers at the dry port established in Modjo, Oromia Regional State, and Semera, Afar Regional State, reliable sources disclosed.

By Tamrat G. Giorgis, of FORTUNE STAFF WRITER, 27-04-2010

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L’ambassadeur de Djibouti à Bruxelles empêché d’honorer une cérémonie de soutien au troisième mandat par une manifestation spontanée de l’opposition

Une soirée en soutien au troisième mandat d’Ismaël Omar Guelleh était organisée samedi 24 avril 2010 à 18 heures à Bruxelles dans la salle Sanae, au 208 rue Lemonnier, dans un secteur huppé de la ville.

Une mésentente entre visiteurs à l’entrée de la salle avait amené la police belge à intervenir. Une certaine Fathia Mogueh s’était alors présentée devant les forces de l’ordre comme étant l’organisatrice de la soirée privée où elle pouvait refuser l’entrée à qui elle voulait. Or l’organisation de la soirée aurait été de fait régie par le premier conseiller de l’ambassade de Djibouti et destinée à soutenir la modification de la constitution et le troisième mandat d’Ismaël Omar Guelleh.

Madame Fathia Mogueh a dû s’expliquer devant la police sur les dissensions remarquées à l’entrée de la salle et a tenté en vain de dissimuler le khat mâché à pleines joues par ses vigiles. Les agents de police ont confirmé connaître la qualité de stupéfiant du khat et croire que sa consommation pouvait être à l’origine des  problèmes survenus. Mais en l'absence de mandat de perquisition, les employés de l’ordre ne pouvaient pas procéder à un contrôle à l'intérieur de la salle Sanae.

Le banquet du soir s’était logé dans cette salle de fête louée à grands frais, où un portrait d’Ismaël Omar Guelleh était bâti en relief dans un gâteau dépeint au couleur du drapeau djiboutien portant l’inscription « pour un troisième mandat avec Ismaïl », mais où en réalité, seule une poignée de convives avaient fait finalement le déplacement.

L’opération coup de poing menée par une union de militants et sympathisants de l’ARD, du MRD, du FRUD et du FDP a consisté à se poster près de l’entrée de la salle, à distribuer des dépliants et à prendre en photo tout convive se dirigeant vers la salle. Cela a glacé les rares venues de visiteurs se sachant photographiés et a conduit nombre de ceux-ci à se décommander, y compris l’ambassadeur de Djibouti Mohamed Moussa Chehem absent à sa propre cérémonie.

Les manifestants ont pu distribuer pacifiquement à tous les passants un message qui rappelle les motivations de leur action, à savoir la condamnation ferme de la violation de la constitution et le rejet du troisième mandat d’Ismaël Omar Guelleh. Un journaliste de la radio Gabileh de langue somalie a pu s'entretenir avec le représentant de l'ARD en Europe et avec des sympathisants de l'opposition en Belgique sur la situation qui prévaut à Djibouti et sur les types d’actions citoyennes envisagées.

De retour sur les lieux vers 21 heures pour un nouveau contrôle de la situation, la police a pu vérifier la tranquillité y prévalant, face à une salle de fête à moitié vide. La peur est en train de changer de camp chez les Djiboutiens.

 Fait à Bruxelles le 25-04-2010

Pour l’ARD en Europe, Maki Houmedgaba

***

Les photos de la manifestation spontanée du samedi 24 avril 2010 à Bruxelles

 

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L'UAD cherche à mobiliser ses troupes à Djibouti 

Extrait de la Lettre de l'Océan Indien, 24 avril 2010

Les protestations contre le troisième mandat du président Ismaïl Omar Guelleh (IOG) se mettent lentement en place. Le leadership de l'Union pour l'alternance démocratique (UAD, coalition d'opposition) s'est réuni à Djibouti, le 21 avril, en la présence d'Ahmed Youssouf et d'Aden Mohamed Abdou pour l'ARD ; d'Ismaël Guedi Hared pour l'UDJ ; et de Souleiman Farah Lodon pour le MRD. Il a été décidé d'entreprendre dans les prochains jours une série de tournées dans les sections de base des différentes composantes de l'UAD à travers tout le pays. Le projet est de préparer ainsi les militants à des manifestations de protestation qui pourraient être programmées d'ici deux semaines. En outre, l'UAD va préparer un mémorandum rassemblant ses vues et le présentera aux différentes chancelleries étrangères à Djibouti. Début mai, l'UAD devrait tenir une réunion de son leadership au niveau national afin de décider d'appeler à des manifestations.

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Faallo: Jabuuti Oo Cagta Saartay Jidkii Kelitalisnimada by/Ibrahim Hassan Gagale

Article extrait du site saylac.com, du vendredi 23 avril 2010

Posted by Ibrahim Cabdilahi

 Qalaalasaha iyo dagaallada sokeeye ee ka oogma Qaaradda Afrika waxaa sabab u ah madaxweyne inta la doorto ama ku yimaada afgembi milatari markeliya isku bedela kelitaliye macangag ah oo sheegta xukun ummad ka dhaxeeya dembiyana ku gala awoodda si aan ka fiirsasho lahayna ay u taageerto beesha uu ka soo jeedo oo eed u badheedha. Marka xaalad kelitalisnimo ku habsato dal, ummaddu muddo ayay samirtaa kuna dadaashaa inay furdaamiso xaaladda si looga hortago dhibaato guud oo dhacda. Haddii xukunka dulmiga ku dhisan uu diido furdaaminta iskana indhatiro u hoggaansanka dastuurka iyo maslaxadda guud ee ummadda, waxaa markaas qaraxda cadhada biirta ee dadweynaha waxaanay iska-badbaadisaa dulmiga. Sidaas ayuu ku dhashaa dagaalka sokeeye ee ka dhaca dal. Dastuurka oo lagu dhaqmaa waa danta iyo maslaxadda ummad waayo waxa uu horseedaa cadaalad, cadaaladuna waxay keentaa nabad iyo horumar halka cadaalad-xumada iyo dulmiga laga dhaxlo iska-horimaad, dagaal sokeeye, iyo burbur guud. Madaxda dalalka Afrika iyaga oo kelitalisnimadoodu iyo cadaalad-xumadoodu ka mas`uul tahay  dib-u-dhaca iyo dagaalada Sokeeye ee lagu hoobto ayay haddana dhibaatooyinkaas ku eedeeyaan waxay ugu yeedhaan isticmaar iyo dalal shisheeye.

Baarlamaanka dalka Jabuutii waxa uu Bishan April 2010 furay ama bedalay dastuurkii dalka  si madaxweyne Ismaciil Cumar Geelle loogu doorto madaxweyne markasta cid kalena la tartamikarin mustaqbalka (Life President). Arrintan uu Baarlamaanka Jabuuti ku tallaabsaday waxay laashay doorasho xor ah oo dimoqraadi ah oo ka dhacda dalka Jabuuti waxayna dalka u sharciyaysay kelitalisnimo fool xun oo u horseedda dagaallo sokeeye iyo burbur la mid ah ta ka taagan Somalia . Xukun jacaylka madaxweyne Ismaaciil Cumar Geelle iyo danaystinimada Baarlamaanka Jabuuti waxaa hore ugu kacay madaxweynayaal iyo baarlamaano dalal badan oo Afrikaan ah kuwaas oo kelitalisnimadii ay horseedeen dalalkaas dul keentay daruur madaw oo uu ka da`o dhiig badan sida ka dhacday dalalka  kala ah: Somalia , Uganda , Ethiopia , Rwanda , Liberia , Chad , Sierra Leone , Congo iwm. Madaxweynaha Jabuuti , Ismaaciil Cumar Geelle, oo ay hay`adaha xuquuqal insaanku (Amnesty International and African Watch) awelba ku eedeeyeen ku xad-gudubka joogtada ah ee xuquuqda muwaadiniinta Reer Jabuuti ayaa maanta u xuubsiibtay kelitaliye loona siiyay awood weyn inuu dembiyo culus ku galo xukun jacayl.

Dalka Jabuuti oo xoroobay July 27, 1977 waxa uu muddo 33 sano ah gacanta ugu jiraa Jilibka Mamaasan (Mamassen in French) ee ay ka dhasheen Xasan Guuleed Abtidoon oo muddo 22 sano ah (1977-1999) madaxweyne ka ahaa dalka Jabuuti iyo Ismaaciil Cumar Gheelle oo madaxweyne ka ah dalka Jabuuti laga soo bilaabo 1999. Dalka Jabuuti oo ah dal yar oo faqiir ah kuna noolyihiin qawmiyado kala duwan (Somali, Carab, iyo Canfar) waxaa dhaqaalaha yar ee dalka soo iyo awoodda siyaasaduba  gacanta ugu jiraan Jilibka Mamaasada iyada oo la ogyahay in ummaddu dhiig u wada daadisay xorayntiisa. Madaxweynihii hore ee dalka Jabuuti, Xasan Guuleed Abtidoon, ayaa xukunka u diyaariyay Ismaciil Cumar Geelle oo uu adeer u yahay si aan xukunka Jabuuti uga bixin gacanta jilibkooda.

Laga soo bilaabo 1979 waxay Jabuuti isku bedashay dal uu ka tasho hal xisbi oo lagu magacaabo RPP (The People’s Rally for Progress) (Rassemblement populaire pour le Progrès). Xisbigan xukun maroorsiga ku dhisan ee RPP waxaa aasaasay Xasan Guuleed Abtdoon si aan xukunka Jabuuti gacanta uga bixin Jilibkiisa. Baarlamaanka Jabuuti waxaa uu Ismaciil Cumar Geelle dhawaan u ansaxiyay inuu Xisbiga RPP u bedelo Xisbigii Hantiwadaagga Kacaanka Somaliyeed (XHKS) ee Siyaad Barre si aan cid kale ugula tartamin jagada madaxweynanimada dalka Jabuuti. XHKS waa xisbigii Somalia u horseeday qaran-jabka iyo burburka ay ku jirto maanta. Somalia waxay gashay mustaqbal madaw markii la aasaasay XHKS sannadkii 1976 oo sidii Siyaad Barre ugu talogalay markiba u xuubsiibtay xisbi kelitalisnimo oo lagu dhiso qabiil. Sidaas waxaa Siyaad Barre ku dilay rajadii ummaddu ka qabtay in doorasho dimoqaraadi ahi ku soo laabato Jamhuuriyadii la odhanjiray Somalia sida uu caalamka u sheegijiray Siyaad Barre mar kasta. Cadaallad-xumadii iyo kelitalisnimadii XHKS horseeday waxay dhalisay dagaalladii sokeeye ee ka qarxay dalkii la odhanjiray Jamhuuriyadda Somalia taas oo ugu dambayntii keentay inay kala noqdaan Somaliland iyo Somalia sannadkii 1991 welina uu dabku ka holcayo Somalia.

Kelitalisnimadu waa xukun maroorsi dulmi ku dhisan oo laga dhaxlo dagaallo sokeeye iyo burbur marka danta shakhsiga ah ama danta kooxeed iyo danta guud iska horyimaadaan. Kelitalisnimadu waxay muddo kooban kaga farxisaa kooxda yar ee ku adeegata waxayna kaga cadhaysiisaa ummadda oo aakhirataanka burburisa. Waxaa hubaal in dalka Faransiiska oo dusha ka ilaasha dalka Jabuuti aanu raalli ka ahayn dastuur furidda dalka Jabuuti oo buruburiyay rajadii laga qabay in nidaamka dimoqaraadiga ahi ka hirgalo dalkaas waxaanu walaac ka qabaa halista kelitalisnimada xukunka Ismaaciil Cumar Geelle u keenidoonto Jabuuti. Baarlamaanka dalka Jabuuti waxa uu noqday Golihii Dhexe ee XHKS oo u heesijiray una sacbinjiray kelitalisnimo ay intoodii badnayd eedeen. Madaxweyne Ismaaciil Cumar Geelle oo ah cadowga kowaad ee qaranimada Jamhuuriyadda Somaliland waxa uu maantana  noqday cadowga kowaad ee ummadda dalka Jabuuti maadaama kelitalisnimada uu ku dhaqmayo burbur laga dhaxlidoono. 

Siyaasiyiinta, indheergaratada, ganacsatada, madaxda dhaqanka, iyo ummadda dalka Jabuuti waxaa lagula talinayaa in aanay marnaba aqbalin in dastuurka dalka Jabuuti loo furo ama loo bedalo danta shakhsiga ah ee kelitalisnimada ku salaysan ee Ismaaciil Cumar Geelle isla markaana ay xaqiijiyaan in doorasho xor ah oo xalaal ah ay ka dhacdo dalka oo ay madaxtooyada u tartamaan musharrixiin kale si ay uga badbaadaan cawaaqib-xumada kelitalisnimo. Beesha Ciisaha oo sharaf iyo sumcad wanaagsan ku leh Geeska Afrika waa in aanay maranaba oggolaan in kelitalisnimo ku salaysan danta shakhsiga ah ee Ismaaciil Cumar Geelle ay dhaawacdo sumcadeeda. Haddii ay lagama maarmaan noqoto waa in kelitalisnimada Ismaaciil Cumar Geelle looga hortagaa Kacdoon Dadweyne si xukunka dalka looga bedelo. Daahir Riyaale iyo kooxda yar ee maamusha Jamhuuriyadda Somaliland waxaa looga digayaa inay u hanqaltaagaan dastuur bedelidda u adeegaysa kelitalisnimada Ismaaciil Cumar Geelle (Constitutional amendment for Dictatorship) ee ka dhacday Jabuuti. Ummadda Somaliland waa in aanay marnaba oggolaan dastuur la furo iyo keltalisnimo dambe oo halis u soo jiidda. Dalka Jabuuti waxa uu cagta saaray Jidkii Kelitalisnimada waxaana ka badbaadinkara oo qudha dadkeeda.  

Ibrahim Hassan Gagale, Ibrahim_hg@yahoo.com, vendredi 23 avril 2010 

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RFI : A la Une : l’exemple malien…

Extrait d’un article publié sur le site Internet de RFI, mercredi 21 avril 2010, par Frédéric Couteau

La presse malienne est unanime pour saluer les réformes politiques annoncées par le président Amadou Toumani Touré. « La machine prend de la vitesse », titre L’Essor qui annonce que le projet de réformes, « une fois adopté par l’Assemblée nationale, sera soumis à l’approbation du peuple par voie référendaire au dernier trimestre de cette année. » Pour L’Essor ces réformes sont destinées «à consolider la démocratie», avec, entre autres, un réaménagement du pouvoir exécutif, la création d’un Sénat, d’une Cour des comptes et d’une autorité indépendante de régulation de l’audiovisuel.

L’article 30 de la constitution malienne qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels reste en l’état. Le président ATT devrait donc rendre son tablier à la prochaine échéance électorale de 2012. Ce qui prend le contre-pied des rumeurs qui couraient ici et là au Mali…

(...)

Evolution politique majeure ?

Autre pays, autre politique… A Djibouti, les parlementaires ont voté en début de semaine à l’unanimité la révision de la constitution, permettant ainsi au président Ismaïl Omar Guelleh de briguer un troisième mandat. Pour La Nation, l’un des rares journaux djiboutiens disponibles sur internet, «l’Histoire est en marche». La Nation qui parle «d’évolution politique majeure et digne des grandes démocraties occidentales.» Avec, poursuit-il, «d’un côté, un peuple uni comme un seul homme, manifestant par dizaine de milliers (…) Et de l’autre, des parlementaires qui, soucieux de répondre le plus vite possible aux aspirations légitimes de ce peuple (…), procèdent rapidement à la ratification de cette modification constitutionnelle.»
L’Observateur au Burkina fait la comparaison Mali-Djibouti… Et son verdict est sans appel :
«l’exemple et le contre-exemple», titre le quotidien burkinabé.

L’Observateur examine les arguments du pouvoir djiboutien : volonté populaire et poursuite des grands chantiers engagés… «Ce genre d’inepties, affirme-t-il, était seriné à longueur de journée par les partisans de Mamadou Tandja (au Niger). La suite, on la connaît : le putsch du 18 février (…). Malheureusement, l’histoire n’a jamais servi de leçon aux hommes. Le cercle des tripatouilleurs ne fait donc que s’agrandir avec ce nouveau venu. (…) Fort heureusement, souligne L’Observateur, tout le monde n’est pas gagné par le virus de la 'tripatouillite'. Au mauvais exemple de Djibouti s’oppose le bon exemple du Mali, qui fait honneur à l’Afrique à travers son projet de révision constitutionnelle qui va dans le bon sens. »

(...)

Pourquoi cette boulimie de révision ?

Analyse similaire pour Le Pays, toujours au Burkina : «tout bien considéré, le Mali et Djibouti ont à tout le moins le mérite de la clarté du choix : le premier, résolument, opte pour un ancrage de l’alternance démocratique. Le second, tout aussi résolument, opte, si l’on lit bien ses textes, à conserver son Omar Guelleh au pouvoir au moins jusqu’en 2026.»

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Par Frédéric Couteau, Radio France International

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Ils ne doivent pas violer la constitution, ni faire chanter le peuple impunément !

 

Extrait du site djiboutii.net


Depuis l’indépendance, le rêve d’un Djibouti qui permet à tous ses enfants d’entrevoir l’avenir avec sérénité, prend chaque jour un peu plus de plomb dans l’aile. Pour preuve, nul n’ignore que les plus grands commis du pays, les plus hauts gradés de l’armée et de la police, les plus grands commerçants sans oublier tous les dignitaires du régime, ont, pour la plupart, gardé leur nationalité française et en cherchent d'autres encore. Quand à ceux qui sont devenus djiboutiens avec l'indépendance, ils font tout pour acquérir au moins un passeport autre que djiboutien, quelque part dans le monde! Tous les apparatchiks placent leurs familles (et leurs biens!) dans des contrées lointaines (parfois comme réfugies, au même titre que leurs victimes). Pourquoi, placer famille et fortune mal acquise, autrement dit, ce que chacun de ces gens a de plus cher dans un autre pays, si tout va au mieux dans ce meilleur des monde qu'ils veulent bien nous faire croire qu'est Djibouti? Si tout va bien, pourquoi sont-ils les premiers à douter?

Ces hyènes ont appauvri notre pays et affamés les plus démunis. Ils ont détruit la classe moyenne. Tous les biens de consommation courante sont rares et chers ou, pire encore, souvent introuvables (électricité, transport, voirie, retraite et pension, etc.). Malgré ce constat d'échec, et au lieu de déposer le bilan et laisser à d'autres le soin de tenter de redresser la barre, IOG et ses hyènes persévèrent et signent: “nous devons rester au pouvoir tant notre bilan est... positif. Le peuple a besoin de son sauveur, notre patron bien aimé Émir IOG 1er. Nous devons changer la constitution!”

Alors, voilà. Rien ne les arrête. Pas même le parjure ni les mensonges de bas étage... Pas même les lois et la constitution qu'ils nous avaient pourtant naguère imposées. À preuve: la der des der, ils viennent de clouer le cercueil à tout espoir et à tout rêve de changement dans la paix et le respect des règles de la démocratie. Le RPP et son chef (chef de l’État, chef du gouvernement, chef des armés, de la police, de la justice et de tout ce qui bouge) viennent de prouver au vu et au su de tous, qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent, comme ils veulent, quand ils veulent! Plus rien ne les arrête.

D’aucuns accusent IOG. Certes, c’est lui le chef d’orchestre. Mais… que peut faire une chef d’orchestre sans un orchestre? Que peut-il faire si ses musiciens n'obéissent pas à son bâton? Brasser l’air! C'est tout ce qu'il peut faire! Hélas, IOG n'est pas seul...

Alors, aujourd’hui, tous ses complices du RPP et consort doivent commencer à trembler à leur tour. Ils doivent comprendre une chose: tous celles et ceux qui ont soutenu ce dictateur dans son viol de la constitution doivent être jugés au même titre que lui. Ils doivent être passibles des mêmes peines car ils sont coupables des mêmes crimes: soi-disant élus du peuple, membres du gouvernement, hauts gradés de la police et de l’armée, grands chefs de la Garde Républicaine, responsables de la sinistre SDS, etc. Ils sont tous coupables comme leur patron, IOG.

Chers compatriotes, qu’avons-nous à perdre? Désormais, ces gens doivent être poursuivis en justice chaque fois qu’ils se rendent dans un pays du monde libre où vivent des djiboutiens. Je sais. Ils tiennent nos familles, nos amis et des fois nos biens en otage. Eeeey... Boreh a porté plainte, alors, pourquoi pas nous, les vraies victimes? La plupart d’entre nous sommes de celles et ceux qui n’ont plus rien à perdre. Alors, on peut faire la vraie différence!

Désormais, la peur doit changer de camp. Avant d'acheter un billet d'avion (ou de prendre un jet privé) ces gens doivent se poser des questions. Pour faire partir ces voyous, il faut aller jusqu'à là. Pour sauver ce qui peut encore l'être du pays, il faut utiliser tous les moyens pacifiques et légaux à notre disposition dans nos pays d'accueil. La peur doit changer de camp et elle va changer de camp!

Par ailleurs, depuis quelques temps, il y a, de plus en plus de monde pour se réclamer de l’opposition. C’est vrai que la plupart de ces gens sont animés par un besoin de changement pour leur pays même si certains courent seulement pour remplacer IOG par un plus proche (ce qui est de toute façon un moindre mal)... Mais.. il y a aussi beaucoup de nouveau qui courent pour le régime et qui ont pour mission de nous désorienter et de nous diviser. Alors, garde!

Hassan A. Aden. hassan.aden@ncf.ca Le 20 avril 2010

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Hussein Abdirahman Djama, dit Andole, est l’invité de Radio Kulanka au Canada

Hussein Abdirahman Djama est l’invité le mercredi 21 avril de Radio Kulanka à Ottawa, au Canada. Il est le Porte-parole du Regroupement pour une alternance démocratique et le développement, une organisation de la diaspora djiboutienne créée au Canada. Il livre une analyse de la situation présente à Djibouti suite à la révision de la constitution et au projet de troisième mandat d’Ismaël Omar Guelleh. L'interview est réalisé en somali, à écouter en cliquant sur le lien "Halkan ka Dagyso" ci-dessous.

(21/04/2010) Xuseen Cabdiraxmaan Jamac Candoole: Kali taliye kaste waxa uu iska dhigaa in shacabku jecel yahay. Runtu waxa ay tahay in xidhi rabin madaxweyne Geele.

Hussein Abdirahman Djama, dit Andole

Halkan ka Dagayso (Lien avec l'émission audio)

Af hayeenka Isbahaysiga Isbadilka iyo harawmarka Jabuuti mudane Xuseen Cabdiraxman oo ka hadlay xil ku noqoshada madaxweyne Ismaaciil Cumar Geele.

Xuseen Cabdiraxmaan waxa uu ku tilmaamay Barlamanka Jabuuti ee ansixiyay xil ku noqoshada madaxweyne Geele mid aan matalin danta Jabuuti madaamo shacabku soo dooran. Xuseen Cabdiraxmaan waxa kale uu sheegay in tiro yar ka soo qayb gashay banaan bixii lagu taageerayay in xil ku noqoshada madaxweyne Geele ee ka dhacay Jabuuti isniintii 19ka Abril, 2010.

Xuseen Cabdiraxmaan waxa kale uu ka hadlay Isbahaysiga Isbadilka iyo Harawmarka Jabuuti oo yidhi waa dhaqdhaqaaq ka shaqaynaya in isbadil dhab ah ka dhaco Jabuuti.

Ugu dambeen waxa uu ku tilmaamay dowladaha xeryaha ciidan ku le Jabuuti sida Maraykanka iyo Farasiiska kuwo dantooda ugu joogo oo dan ka lahayn dhibta ku jiro shacabka Jabuuti.

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Compte rendu de la réunion de concertation entre l’ARD et la diaspora djiboutienne d’Ottawa

Une session de travail a réuni le 9 avril 2010 les membres de la Délégation de l’Alliance Républicaine pour le Développement  (A.R.D), parti politique d’opposition, et les membres de la Communauté djiboutienne d’Ottawa. L’unique objectif de cette rencontre était la mise en place officielle d’un Partenariat.
 
Après un rappel de la situation sociale et politique à Djibouti, dans un contexte “de fin de mandat” de l’actuel chef de l'État qui, nous le savons tous, planifie un projet de violation de la Constitution, Mr Mahdi Ibrahim a émis le souhait de sceller un accord de “Concertation et de Communication” avec les membres de la Diaspora d’Ottawa en vue de renforcer l'unité nationale, de démasquer les agissements et de lutter contre le régime au pouvoir depuis maintenant 32 ans.

Après de nombreux et riches échanges portant une réflexion générale sur les voies et les moyens d’une collaboration effective, un Accord de Principe a été conclu et les deux parties qui se sont engagées à s’unir sur une Plateforme de travail à définir prochainement.

Ainsi, d’une part, plusieurs personnes se sont proposées pour former un Comité fondateur d’une Structure de Coordination avec l’ensemble des acteurs politiques d’opposition de Djibouti regroupés au sein de l’Union pour une Alternance Démocratique (U.A.D) en général et en particulier l’A.R.D. et, d’autre part, les membres de ce même Comité fondateur se portent volontaires pour élaborer les textes règlementaires (Statuts, règlement intérieur) ainsi qu’un plan d’action de la future Structure.

Développement à suivre sur ce site.
Le Rapporteur : Yasser, Le 13 avril 2010

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Mali-Djibouti, l’exemple et le contre-exemple

Extrait d’un article publié dans Alternance Démocratique, mardi 20 avril 2010

Encore un chef d’Etat de l’Afrique francophone qui veut un nouveau bail présidentiel pour achever ses chantiers. En effet, à Djibouti, le Parlement vient d’ouvrir la voie à un troisième mandat pour Ismaël Omar Guelleh.

Les députés ont voté le lundi 19 avril 2010, à l’unanimité, une réforme de la Constitution permettant au premier magistrat du pays de se présenter à la prochaine présidentielle prévue en 2011. Un tripatouillage que l’opposition djiboutienne conteste.

Mais les tenants du pouvoir, comme c’est toujours le cas, le défendent bec et ongle à travers la mobilisation de leurs partisans dans les rues de la capitale pour montrer que ce charcutage est avant tout une volonté du peuple. L’ambassadeur de Djibouti en France, Rachad Farah, justifie cette décision en indiquant que le président Ismaël Omar Guelleh a des acquis importants. « Et nous sommes convaincu qu’il reste des chantiers importants à faire et à entreprendre. 

Au niveau économique, nous sommes également dans une situation de paix. Les amendements qui ont été entrepris dans la Constitution sont des amendements qui visent également à une meilleure démocratie, à une meilleure gouvernance. Nous avons acquis le principe de créer un sénat. Nous avons aboli la peine de mort et nous avons séparé l’exécutif du législatif, en abolissant également le cumul de mandats ».

Sans commentaire. Ce genre d’inepties était seriné à longueur de journée par les partisans de Mamadou Tandja. La suite, on la connaît : le putsch du 18 février qui fait reculer la démocratie nigérienne. Malheureusement, l’histoire n’a jamais servi de leçon aux hommes. Le cercle des tripatouilleurs ne fait donc que s’agrandir avec ce nouveau venu. Et nul doute que le club va bientôt connaître de nouveaux adhérents. Fort heureusement, tout le monde n’est pas gagné par le virus de la « tripatouillite ». Au mauvais exemple de Djibouti s’oppose le bon exemple du Mali, qui fait honneur à l’Afrique à travers son projet de révision constitutionnelle qui va dans le bon sens.

En effet, dans son message à la Nation du 31 décembre 2009, le président Amadou Toumani Touré (ATT) annonçait son intention d’initier une révision de la Constitution du 25 février 1992 qui ouvrira le chantier d’un vaste projet de réformes politiques dont la mise en œuvre donnera un nouvel élan à la démocratie malienne.

(…)

Par Adama Ouédraogo Damiss

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Un article de "Réalité" de janvier 2005 et un autre de "Fortune" d'avril 2010 retracent le transit à Djibouti

Deux articles, l’un de « Réalité » du 12 janvier 2005, l’autre de notre confrère éthiopien « fortune » datant d’Avril 2010, viennent à cinq ans d’intervalle rappeler le triste sort du transit à Djibouti et le peu de cas que fait le pouvoir djiboutien du droit commercial international, des intérêts des transitaires nationaux et d’une manière générale de cet instrument et levier du développement économique national qu’est le port de Djibouti…

 Au gré de ses intérêts du moment, le pouvoir djiboutien viole le droit international, brade les biens publics aux intérêts privés sans se soucier du droit national ou international et des bonnes relations avec ses voisins.

Voici en exclusivité pour nos lecteurs, la réaction du quotidien d’affaires éthiopien sur la tentative de monopole accordée par le pouvoir à un opérateur privé proche du palais sur le transit maritime à destination de l’Ethiopie. Après deux jours de blocage, le ministre éthiopien du commerce est venu en personne dans la capitale pour négocier avec son vis-à-vis djiboutien …Il semblerait et ce serait tant mieux pour la concurrence loyale et les relations de bon voisinage avec l’Ethiopie que le gouvernement ait reculé sur ce dossier.

Le caractère unilatéral de la décision, son application immédiate, et le montant exigé, traduisent un profond mépris des engagements pris, ce qui n’étonne que ceux qui ignorent les pratiques du pouvoir djiboutien…

Nous ne sommes pas en mesure à l’heure où nous mettons en ligne d’entrer dans les détails des arrangements intervenus sur le dossier. « Réalité » vous tiendra informé des derniers développements très bientôt.

A la lumière d’une lecture comparée des deux articles à cinq d’intervalle, nos lecteurs pourront constater d’eux-mêmes la constance de la position de « Réalité » et de l’A.R.D. sur ce dossier comme sur tant d’autres !

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Article du "Fortune" d'avril 2010

Trucks are stranded inside the Port of Doraleh since Tuesday

New rules on stuffing and unstuffing projected to subject Ethiopia to an additional 8.6 million dollars

Ethiopian forwarders describe the new practice “unprofessional” and “in violation of international practice”

A crisis is looming between Ethiopian authorities and their counterparts in Djibouti, following a new directive that is deemed to have given a monopolistic position to an alliance of private companies on the operation of stripping, stuffing, and unstuffing of containers.

Unlike the traditional practice, forwarders are no longer allowed to handle this operation on their clients’ behalf. An alliance of companies, under Maersk Djibouti Container Freight Station (MDCFS), has been given the exclusive rights over the operation in a specially designated location known in Djibouti as PK 12. This is an area on the outskirt of Djibouti Town, a couple of kilometres from the Doraleh Port, where there is a brand new container terminal.

The designation of a special area for this particular operation “under the management of the customs” is a decision made by the Djibouti government, Hans de Jong, chief executive officer (CEO) of DP World Djibouti, told industry leaders in his email message.  

The new directive was communicated to the maritime community on Monday, April 12, 2010, by Warsama Hassan Ali, commercial manager of DP World Djibouti. The reaction both in Djibouti and Ethiopia has been one of strong rejection of the new procedure.

There was a strike early last week in Djibouti, which has led to a meeting on Wednesday between leaders of the forwarding community there and Prime Minister Dileita Mohamed Dileita, according to reliable sources.

Ethiopian forwarding agents described the new procedure an “unprofessional practice” imposed contrary to “international standards and norms”; they have also demanded for the directive’s immediate suspension.

The Ethiopian Freight Forwarders and Shipping Agents Association (EFFSA), an industry advocate with a membership of 32 forwarding and shipping agents in Ethiopia, protested the new directive in a letter it wrote to the Jong on Wednesday.

The association fears that the new procedure will eliminate competition; encourage monopolistic tendencies; lead to escalation of prices; result in port congestion; and create uncertainties on the regime of liabilities.

This is also a view reinforced by Alemayehu Kebede, branch manager of MTS, in Djibouti.

Granting exclusive rights over the operation of container stuffing and unstuffing to a third party would confuse the responsible party in cases of damage, shortage or mixing of cargo, Alemayehu argued in his letter addressed to Aden Ahmed Doualeh, board chairman of Ports Authority and Djibouti, on the same day the directive was announced.

For Ethiopian authorities in Addis Abeba, this is in direct violation of a bilateral agreement signed between the two countries in 2002; this agreement dictates that Djibouti authorities should notify Ethiopia on any change of price or rules that affect the port’s operation 60 days ahead of implementation, said Mekonnen Abera, director general of Ethiopian Ports Affairs Authority.

“It is a huge decision,” Mekonnen told Fortune. “We need to talk, and we want the case to remain pending in the meantime.”

Mekonnen will be traveling to Djibouti next week, hoping to persuade Djibouti authorities to reconsider their decision, he told Fortune.

There is, however, a ministerial level discussion going on between Ethiopian and Djibouti authorities, according to reliable sources. The issue has been presented to President Ismael Omer Guelleh last week; his decision is awaited by leaders of the industry here and in Djibouti.

Meanwhile, containers under the operation on Inchcap, a forwarding and shipping company in Djibouti, which allegedly is a partner to Maersk in operating the new premises, have been transported to PK 12, according to eye witnesses in Djibouti.

Managers of Ethiopian forwarding companies have refused to transport their containers from Doraleh Port to the new area; thus over 130 trucks, including 90 carrying state owned imports under the operation of Maritime and Transit Services (MTS) and 42 under the operation of the private AKAKAS Logistics Plc, have remained stranded since Tuesday, according to sources.

“Sadly, they [Djiboutians] do all this because they believe we have no other choice or port to go to,” said a senior manager at a company where trucks under whose operation are stranded.

This is hardly an isolated feeling; it rather resonates among managers of Ethiopian companies active on the Ethio-Djibouti corridor. Many fear that Djibouti may continue to escalate prices on port services whenever it chooses to the great expense of consumers in Ethiopia. They cite the additional charge of 100 dollars per container imposed last week on containers that enter the stuffing and unstuffing premises at PK 12.

Ethiopia has an average of 100,000 in-bound containers a year; close to half of them get unstuffed inside the container terminal upon the request of the importers. Its out-bound containers are estimated to reach between 30,000 and 40,000 units annually; close to 90pc of this is stuffed in Djibouti.

The additional burden on Ethiopia’s economy as a result of the new procedure is estimated to reach 8.6 million dollars, according to industry experts.

“This additional cost is carried by the Ethiopian consumer, while it affects Ethiopia’s export competitiveness,” said a senior expert in the marine industry, who demands to remain anonymous.

That is a kind of message implicitly implied in the letter the forwarding association sent to the CEO of DP World Djibouti.

“We shall hold you fully responsible for all consequential financial and contractual implications,” said the letter signed by Daniel Zemichael, president of the Association.

Daniel, who is a major shareholder and general manager of Freighters International, is also Ethiopia’s agent for Maersk.

“I put Ethiopia’s national interest above the gains my company may benefit from its association with Maersk,” Daniel told Fortune.

By TAMRAT G. GIORGIS

FORTUNE STAFF WRITER

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Transport : le corridor en concession ?

Article tiré de « Réalité » du 12 janvier 2005

Lorsque la presse gouvernementale nous cite, c’est le plus souvent en forme d’invectives, à propos de tel ou tel article ayant déplu en haut lieu. Par contre, il arrive à la presse étrangère de prendre position par rapport à nos écrits, restitués dans le contexte spécifique des relations bilatérales. Ainsi, dans son édition du 5 décembre 2004, le sérieux hebdomadaire éthiopien « Fortune » proche des milieux d’affaires a consacré un long article au contentieux djibouto-éthiopien relatif au connaissement direct et ce que nous avions publié sur le sujet.

Sous le titre « les inquiétudes de Djibouti au sujet de connaissement direct », notre confrère d’Addis-Abeba rappelle que le gouvernement djiboutien est actuellement en train de faire marche arrière sur ce dossier, après que le journal d’opposition « Réalité » « ait déclaré la proposition éthiopienne inacceptable. » L’hebdomadaire « Fortune » explique que l’opposition regroupée au sein de l’UAD, qui tient la dragée haute au pouvoir, ferait de ce dossier un cheval de bataille lors de la prochaine présidentielle. Et conclut que, dans le cas d’une alternance au sommet, l’opposition djiboutienne renégociera les termes de cet accord. Une délégation de haut niveau devait se rendre à Djibouti le 5 décembre dernier pour finaliser un accord de principe déjà donné. A la dernière minute, la visite a été annulée à la demande de la partie djiboutienne.

Selon notre confrère, qui le tient de source diplomatique, les autorités de notre pays ont fait savoir à leurs homologues éthiopiennes que la finalisation de cette négociation en ce moment serait inopportune, la reportant à l’après avril 2005. Après quoi la neuvième commission mixte interministérielle la finalisera, ainsi que celles relatives à d’autres dossiers.

Que l’on nous permette de longuement citer notre confrère qui se livre à un rappel du fil des événements : « Lors de la réunion de la commission mixte des deux pays, qui a eu lieu à Djibouti en 2004, un accord de principe fut conclu sur l’acheminement des marchandises de port à port ; une équipe d’experts éthiopiens a produit un document de 40 pages comportant des propositions visant notamment à rassurer Djibouti sur les intentions monopolistiques d’ESL, laquelle sous-traiterait les opérateurs locaux et éthiopiens soumissionnant aux appels d’offres lancés par elle. Une semaine après la soumission de la proposition éthiopienne à Djibouti, une journal d’opposition, «Réalité», a déclaré cette proposition ‘’inacceptable’’ ».

1) Si le régime s’est rétracté à présent sur ce dossier, c’est uniquement pour des raisons électoralistes. Pour notre part, les conditions de notre participation à la prochaine consultation électorale n’étant pas réunies, ce dossier n’a jamais constitué un cheval de bataille pour nous ;

2) Nous ne contestons pas le connaissement direct en tant que mode de travail permettant aux conteneurs unifiés d’être acheminés aux points de livraison dans un document unique, en utilisant au moins deux moyens de transport dans un délai le plus court possible et au moindre coût ;

Ce que nous avons jugé et continuons de juger inacceptable, ce sont les modalités de mise sa œuvre telles que proposées par la partie éthiopienne : il y était clairement stipulé dans une proposition portant sur les transporteurs que la société ESL (Ethiopian Shipping Lines) « sera désignée comme Le transporteur pour les importations éthiopiennes. » ESL est en effet en situation de monopole chez elle ; c’est une dynamique compagnie qui pratique le slot, c’est-à-dire la location d’un espace dans les lignes marchandes de P.I.L : plusieurs centaines de conteneurs. Elle a par ailleurs acquis pour dix millions de birrs à Kaliti, dans la banlieue de la Capitale éthiopienne, un entrepôt de 34.000 m2. on sait que l’essentiel des marchandises transitant par le port de Djibouti sont des importations éthiopiennes.

Ainsi donc, si les termes de l’Accord de principe étaient finalisés tels quels, d’amont en aval, ESL serait en situation de monopole et les agents maritimes et transporteurs djiboutiens n’auront plus qu’à mettre la clé sous le paillasson.

Après le Port et l’Aéroport, c’est le corridor routier qui serait en voie d’être concédé à un opérateur privé étranger. Le dynamique manager d’ESL, M. Ambachew Abraha, comprendra aisément que « Réalité » cherche uniquement à préserver les intérêts des transporteurs nationaux ou étrangers opérant à Djibouti, qui emploient des centaines de personnes et qui versent des impôts au fisc djiboutien. Notre organe de presse est favorable à une situation de concurrence qui bénéficiera également aux importateurs et hommes d’affaires éthiopiens.

Nous avons au demeurant critiqué les atermoiements en 2001 des dirigeants djiboutiens, prétendant réserver le transit maritime aux seuls opérateurs nationaux et excluant de ce fait MTS, ce qui était inamical. Tout comme nous considérons inamicale l’OPA d’ESL sur le corridor terrestre djibouto-éthiopien et nuisible aux bonnes relations commerciales entre partenaires et voisins. Ces atermoiements et voltes faces décrédibilisent nos dirigeants auprès de nos partenaires éthiopiens, tout comme les décrédibilise la gestion du scandale du Fonds d’Entretien Routier (ce sont les camions éthiopiens qui entretiennent ce fonds) auprès de tous nos partenaires impliqués dans le développement économique de notre pays.

Le gouvernement djiboutien clame et répète à l’envi son souci de la bonne gouvernance et démontre dans la pratique tout le contraire, comme l’atteste le rapport de la Chambre des Comptes et de Discipline Budgétaire.

Enfin, vigilants et responsables, « Réalité » et l’UAD d’une manière générale restent favorables au renforcement des relations commerciales (qui ne datent pas du port de Djibouti) entre notre pays et son principal partenaire commercial et voisin, sans que ne soient lésés les intérêts d’aucune partie.

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LDDH : Diffusion d'information du 20 avril 2010

Le Président

Insécurité pour les opposants, les travailleurs, les défenseurs des droits de l'homme, les chômeurs, et un troisième mandat imposé par la force

Insécurité pour les opposants et les travailleurs,  ainsi que pour  les défenseurs des droits de l’Homme et les chômeurs, un troisième mandat imposé par la force et la terreur et par une assemblée « nommée», une Economie en décrépitude…

Faut-il prendre les armes ou bien faut-il attendre l’anarchie incontrôlable et très dangereuse dans la capitale, pour tous les habitants ?

En congé pour quelques jours, loin de Djibouti, je continue à suivre les infos et je ne manque pas à les partager avec vous. Comme vous pouvez le constater la milice du dictateur Ismaël Omar Guelleh continue à faire régner la peur, la terreur et l’injustice en arrêtant Farah ABADID HILDID activiste de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) car il n’hésitait pas à me tenir informé par téléphone, même si les écoutes sont parrainées par les méthodes chinoises.
                                                                                                                                     M. NOEL ABDI Jean-Paul

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Communiqué du MRD suite à l'arrestation de l'opposant Farah Abadid Hildid

Mouvement pour le Renouveau démocratique et le développement
(Ancien PRD)
Cité Poudrière Avenue Nasser
Tel : 34 23 99 BP : 3570  Djibouti

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le défenseur des droits humains et opposant  Farah Abadid Hildid de nouveau sous les geôles du régime.

Encore une fois, le président Ismaël Omar Guelleh s’en prend aux défenseurs des droits humains et opposants. Ainsi, le défenseur des droits de l’Homme et cadre du MRD, l’un des principaux partis d’opposition, Farah Abadid Hildid, a été arrêté ce matin lundi 19 avril 2010 dans la capitale. Sans motif aucun. Et l’on est sans nouvelles de lui depuis lors.

Cette arrestation intervient dans un contexte de colère populaire liée à la modification par le chef de l’Etat de la constitution pour s’ouvrir la voie à une présidence à vie. Modification dont le dernier acte de mise en scène s’est déroulé précisément aujourd’hui lundi 19 avril 2010 au Palais dit du Peuple où les prétendus députés ont approuvé la volonté de l’autocrate.

Farah Abadid Hildid avait déjà été arbitrairement arrêté à plusieurs reprises par la sécurité du régime en raison de son engagement pour la démocratie et les droits de l’Homme. Il avait notamment croupi à la sinistre prison de Gabode durant un mois en juin-juillet 2007.

Nous condamnons avec la plus grande vigueur cette arrestation arbitraire et les autres atteintes à la liberté et aux droits humains. Nous exigeons la libération immédiate et sans condition de Farah Abadid Hildid.

Nous appelons de nouveau le peuple djiboutien et la communauté internationale à prendre la pleine mesure de la situation dangereuse qui prévaut à Djibouti.
                                                                       Fait à Bruxelles, le 19 avril 2010
                                                           par le président du MRD Daher Ahmed Farah

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Note d'information de l'A.R.D. du 19/04/2010

L'assemblée Nationale a ratifié le lundi 12 avril, la loi portant modification de la constitution. Cette ratification légalise l'absence d'alternance politique et pérennise l'impasse politique actuelle. L'A.R.D. prend acte de cette modification et, conformément aux résolutions adoptées lors des dernières assises nationales, appelle le peuple djiboutien à la Mobilisation Générale ! Son programme de lutte sera exposé à l'occasion du meeting d'explication de l'Union pour l'Alternance Démocratique, dont la date sera prochainement communiquée!
                                                           
                                                         Djibouti, le 19/04/2010

                                                       Le Porte-parole de l'A.R.D.
                                                           Mohamed Ali Abdou

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Le président de l’ARD communique sur Radio France International

Le président de l’ARD, Ahmed Youssouf, est intervenu le 19 avril 2010 sur les ondes de RFI pour commenter  la révision de la Constitution à Djibouti. Il a rappelé que la réforme de la loi fondamentale n’avait pour but que de permettre à Ismaël Omar Guelleh d’occuper le fauteuil présidentiel ad vitam aeternam.

« Pour nous, c’est nul et non avenu. Nous étions opposés à la révision de la Constitution et au troisième mandat. Etre président à vie, c’est ce qu’il veut faire. Je crois que la réaction au sein de la population ne tardera pas. »

L’Alliance républicaine pour le développement (ARD) prépare dans le cadre de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD) un meeting  pour répondre à cette provocation.

La Rédaction

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Lamentable mystification du 19 avril : défi relevé !!!

 « Innalillah wa inna illeyhi rajioun ! La hawla wa laa quouwwata illa billah ! », s’écrie une mère de famille, tirée d’un profond sommeil par les puissants haut-parleurs installés depuis la veille aux quatre coins d’une villa appartenant à l’Etat et crachant des chansons à la gloire d’I.O.G…et regarde l’heure :cinq heures trente cinq minutes ! Plus fort que l’appel à la prière (qui vient de se terminer) des quatre mosquées des alentours (celles de la Gare, du Port, du Héron, et celle bâtie par le royaume d’Arabie Saoudite à deux pas du palais du peuple…). « Heey ! le 19 ma maanta… ? », S’interroge t- elle se souvenant de la dernière comédie intitulée « Je vote oui ! » jouée par la troupe R.P.P devant le palais du peuple…

En effet, comme prévu les spectateurs attendus sont au rendez-vous : plusieurs centaines de policiers en civil, la cohorte de « malgré nous » (fonctionnaires réquisitionnés), plusieurs dizaines d’écoliers rendus joyeux par cette récréation, une rangée de décolorées au premier rang, et la foule de badauds raflés de tous les quartiers par bus entiers loués pour l’occasion (aller simple) par les associations-maison et bien sûr les députés qui votent oui de tout leur ventre… Tout ce beau monde était encadré par les forces de l’ordre et les caméras de la R.T .D…

L’avant-veille, l’acteur principal avait pris soin de médiatiser une visite sur un navire de guerre de la marine française plus pour démentir les persistantes et crédibles rumeurs de brouille avec les F.F.D.J. que pour faire croire qu’elles le soutiennent …

En attendant son arrivée deux malgré eux discutent : alors quoi de neuf dans le dossier du transit maritime ? demande l’un. Risquant un torticolis en tournant son regard de droite à gauche puis de gauche à droite, « ça négocie dur bougonne t-il, mais si ça continue, à la fin du mandat, le pays ne sera plus qu’une société anonyme dont l’action variera au gré des marchés boursiers ou O.P.A. sauvages…Va falloir réagir ! ».

Pharaon avait recours aux sorciers pour subjuguer le peuple. Moïse avait démystifié ce faux Dieu avec son bâton… L’opposition est consciente qu’il n’y a pas(heureusement) de prophète en son sein mais pourvue d’un solide programme s’apprête à riposter .

Le peuple , croyant, sait qu’il s’agit d’une épreuve divine dont seule une visibilité peut le sortir…faute de quoi le rendez-vous pris par deux mal-élus pour 2020 pour la modification de l’article limitant à 75 ans l’âge du candidat à la Présidence pour s’adapter à la nouvelle espérance de vie des djiboutiens ne sera pas de la politique-fiction…

L’épilogue de cette comédie se jouera prochainement, avec d’autres acteurs……dans la rue, la réalité des véritables rapports de force éclatera d’elle-même à la face du monde et du dictateur !!!

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Rencontre à Paris avec le président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH)

Jean-Paul Abdi Noël, l'homme qui fait son devoir

Rencontre à Paris vendredi 9 avril 2010 avec Monsieur Jean-Paul Abdi Noël, l’infatigable Président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) de Djibouti. Une interview a permis de réaliser un large tour d’horizon de la situation des droits de l’homme à Djbouti ainsi que des actions menées pour les défendre.

Réalité

Bonjour Monsieur le président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH). Pouvez-vous nous en dire plus sur le programme qui vous amène en France ?

Jean-Paul Abdi Noel

Tout d’abord, permettez-moi de vous remercier de votre visite dès mon arrivée à Paris après mon retour d’Erevan en Arménie, où j’avais participé au 37ème Congrès de la FIDH. Il va s’en dire que, j’ai agréablement apprécié votre visite fraternelle. Je compte rester en Europe jusqu’au 23 avril 2010, mais aucun programme spécial n’est prévu.

Toutefois, ces quelques jours de repos me permettront de mieux préparer la plainte pénale que j’ai l’intention de déposer en tant que défenseur des droits de l’Homme contre les tentatives de manipulation de la constitution de notre pays et ce à des fins purement personnelles au chef de l’Etat qui veut encore prolonger son immunité.

Faut-il aussi rappeler que l’impunité au chef d’Etat en exercice est actuellement battue en brèche par la Cour Pénale Internationale (CPI).

En effet, la CPI a décidé d’un mandat d’arrêt à un chef d’Etat en exercice suite au génocide au Darfour. C’est un mandat d’arrêt qui nous réconforte, car il n’est plus possible d’accepter l’impunité pour les crimes de génocide, les crimes de guerre, les crimes contre l’Humanité et les crimes organisés comme à Djibouti ainsi que tous ces crimes sous couvert d’une immunité diplomatique ou parlementaire.

A Djibouti, il ne faut pas oublier que depuis sa création en 1993, la Haute Cour de Justice est INOPE RATIONNELLE. C’est pour toutes ses raisons que nous avons décidé de déposer des plaintes.

Réalité

Quel est votre analyse de la situation des droits de l’Homme à Djibouti ?

Jean-Paul Abdi Noel

Je suis persuadé que l’équipe de Réalité et ses fidèles lectrices et lecteurs connaissent parfaitement la triste réalité des violations quotidiennes dans notre pays. Que vous soyez à Djibouti ou à l’extérieur, vous savez tous que depuis dix ans Djibouti est entre les mains d’un groupe de mafieux qui se permet tout, en toute impunité, qui se permet tout sous le silence des forces prépositionnées de même que sous le silence de leurs chancelleries, et ce, en partie pour des raisons géostratégiques.

Je me demande si les raisons géostratégiques des superpuissances ne peuvent pas faire autrement que s’appuyer sur les épaules d’un dictateur, mafieux de surcroît ? Faut-il donc être mafieux ou/et membre de réseaux de crimes organisés pour avoir l’appui d’Obama et de Sarkozy ? L’avenir nous le dira.

Réalité

Comment s'organisent les citoyens djiboutiens face à l'état de non-droit ?

Jean-Paul Abdi Noel

Vous savez mieux que moi, qu’un peuple a besoin de dirigeants. Les dirigeants de l’opposition sont en général et actuellement très silencieux. Pourquoi ? Par manque de détermination ? Par manque d’une base solide de militants sur qui ils peuvent compter ?

Sont-ils décidés aux sacrifices, car il faut savoir prendre des risques, mêmes si les balles perdues ou les tirs volontaires sont une réalité dans notre pays, une réalité, hélas, qui bénéficie encore de l’impunité ?

Une chose est certaine, dans une dictature comme celle que connaît le peuple djiboutien, il est vraiment difficile à l’UAD d’opérer librement. Parce que de fait l’opposition djiboutienne dans son combat pour la démocratie et l’alternance républicaine n’a pas, comme l’avait la LPAI lors de la lutte pour l’indépendance, de bras armé comme le FLCS.

Il est vrai que pour équilibrer les forces en présence (d’autant plus que la milice d’Ismaël Omar Guelleh fait quotidiennement des ravages insupportables), il est nécessaire et primordial qu’il y ait une branche armée, évidemment clandestine, afin que la peur ne soit pas à sens unique.

Comme on dit en Somali « Gadh ba gadh ba la tusaa » (approximativement : à chaque poilu son poilu).   

Réalité

Un appel à la guerre Monsieur le président ?

Jean-Paul Abdi Noel 

Il ne s'agit pas d'un appel à la guerre, car je n'ai jamais demandé et ce n'est pas mon devoir d'inciter à faire la guerre. Mais c'est tout simplement une exigence pour équilibrer la peur, c'est une solution pour mettre fin à l'arbitraire d'un régime qui se permet de mettre en prison qui il veut quand il veut parce que ce régime n'a pas peur, car il a sa milice et aucun front dissuasif n'existe pour lui faire face et parfois il pratique une justice expéditive.

Réalité

Pouvez-vous décrire les actions menées par la LDDH pour soutenir les actions ?

Jean-Paul Abdi Noel

La LDDH a une mission bien déterminée, nos actions sont multiples et nous faisons le maximum pour pallier au plus urgent.

Mais je tiens à préciser que le contrôle de la rue appartient aux hommes politiques de l’opposition s’ils veulent prendre le pouvoir et aux syndicalistes s’ils veulent débloquer leurs situations.

Nous les défenseurs des droits humains, nous pouvons dans certains cas au maximum exercer le rôle de facilitateur en encourageant des prises de conscience, d’indiquer des pistes de lutte contre la mafia au pouvoir. Il va s’en dire que ce combat contre les crimes organisés nécessite conviction, détermination et abnégation.

Réalité

Quels types d'actions peut conduire la LDDH pour soutenir les actions de la société civile lorsqu’il y en a ?

Jean-Paul Abdi Noel

La LDDH est à l’écoute, mais il faut que la société civile s’engage plus nettement dans la rue, afin de mieux les entendre et par là mieux se mobiliser pour faire entendre leur voix à l’échelle internationale et nationale.

Réalité

Avez-vous d'autres informations à nous communiquer ?

Jean-Paul Abdi Noel

J’ai un seul mot d’ordre à donner à tous mes compatriotes : Unissons-nous pour faire barrage par tous les moyens efficaces au coup d’Etat constitutionnel qui se prépare.

Réalité

Merci Monsieur Abdi Noel de votre courage, de votre détermination et de vos messages.

Jean-Paul Abdi Noel

Il ne s'agit pas de courage, il s'agit d'accomplir un devoir. Je suis l'homme qui essaye de faire son devoir.

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Le 14 avril 2010 : un jour sombre pour Djibouti

Djibouti, le 16 avril 2010

Mercredi dernier, les alimentaires (parlementaires mal-élus) se sont retrouvés dans une petite salle du palais du peuple pour perpétrer le coup de force constitutionnel ouvrant la voie à une présidence à vie dans notre pays. Sous un portrait géant de l'imposteur du palais de l'escale et sous l'œil vigilant de la caméra de la RTD ces malheureux ont voté à main levé et en première lecture soit dit en passant... 

La suppression de l'article 23 qui semblait tant déranger le candidat solitaire de 2005 et comme ce tripatouillage est censé renforcer la démocratie, d'autres articles ont été également revus et corrigés dans la foulée.  Ainsi la peine de mort serait désormais abolie et le droit à la vie réaffirmé, respect des droits de l'homme oblige... Mais alors à quand l'indemnisation des centaines de victimes civiles tombées sous les balles de la soldatesque gouvernementale depuis plus de deux décennies ?

Dans un pays ou les forces de défense et de sécurité continuent de pratiquer des exécutions extrajudiciaires dans l'impunité la plus totale, que peuvent bien signifier pour les Djiboutiens en général et pour les populations civiles du nord et du sud ouest en particulier, les grands principes sur le droit à la vie et l'abolition de la peine du mort ?

Tout comme l'attachement réaffirmé aux valeurs de l'islam n'empêche pas le parjure ou la reconduction des pratiques maffieuses de gouvernance sous ce régime sans foi ni loi, vouloir se maintenir indéfiniment au pouvoir au moyen de la force, des fraudes et de la corruption, voilà un dangereux calcul, aux résultats aléatoires...

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Le ministre français de l’immigration rencontre une famille djiboutienne réfugiée à Paris

(A la demande du CADA où la rencontre a eu lieu, le compte rendu a été modifié le 19 avril)

Monsieur Eric BESSON, ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire s’est rendu mardi 13 avril 2010 en visite dans un Centre d’accueil de demandeurs d’asile (CADA) en région parisienne, où il a annoncé l’ouverture de places nouvelles en CADA en 2010.

Eric BESSON a eu un contact direct avec la trentaine de familles de tous pays accueillies au CADA et les a assurées de sa bienveillance.

La visite du ministre auprès des familles réfugiées au CADA parmi lesquelles la Djiboutienne Madame Karera HASSAN ALI et ses deux filles, seule famille originaire de Djibouti dans ce centre, a été amicale.

Madame HASSAN ALI a saisi l’occasion de cette rencontre pour remettre au ministre un message remerciant le gouvernement français au nom des quatre familles djiboutiennes admises en France depuis décembre 2009 et rappelant l’existence de 21 autres familles djiboutiennes réfugiées en Ethiopie en attente d’un pays d’accueil.

La lettre de Madame HASSAN ALI comportait aussi une doléance invitant le gouvernement français à s’impliquer davantage dans l’amélioration de l’état de droit et de la démocratie à Djibouti. 

Maki Houmedgaba Représentant de l’ARD en Europe

Paris, le 19 avril 2010

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Lettre remise à Monsieur Eric BESSON, Ministre de l'immigration, par Karera HASSAN ALI

Karera HASSAN ALI                                                                                L, le 13 avril 2010                                  Chez CADA AFTAM                                                                                                                                                L., Ile de France

Monsieur Eric BESSON                    

                                                                                               Ministre de l’immigration, de l’intégration,                                                                                           de l'identité nationale et du développement solidaire    

Objet : Lettre de remerciement                                                                                                                           Document joint : Liste des réfugiés djiboutiens présents en Ethiopie

Monsieur le Ministre,

Je m’appelle Karera HASSAN ALI, Djiboutienne réfugiée politique en France depuis décembre 2009.

Je voudrais remercier les autorités françaises pour l’accueil chaleureux qui nous a été fait en France pour quatre familles de réfugiés djiboutiens. En effet, ont été accueillies en décembre 2009 à XXXX en Bourgogne la famille de Mohamed Hassan, celle de Mohamed Ali Merito, celle de Houmed Ali, ainsi que ma famille accueillie à XXXX en région parisienne. Les membres des familles accueillies sont au nombre de douze.

Tous ces réfugiés avaient fui Djibouti pour l’Ethiopie en juillet 1993 lors des exactions contre les civils consécutives à la guerre civile entre le gouvernement d’Hassan Gouled Aption de Djibouti et les combattants du FRUD.

Nous avions tous obtenu une reconnaissance du statut de réfugié politique par le Haut Commissariat des Réfugiés à Addis-Abeba en Ethiopie en 2005.

La situation des droits de l’homme à Djibouti est aujourd’hui  identique à celle que nous avons fuie en 1993. C’est pourquoi j’ai l’honneur de vous solliciter pour faire tout votre possible afin de contribuer à une amélioration de la situation des droits de l’homme à Djibouti.

Je voudrais aussi attirer votre attention sur la situation de vingt et une familles de réfugiés djiboutiens présents à Addis-Abeba en Ethiopie, où elles ont toutes obtenu la reconnaissance de leur statut de réfugié politique par le HCR. Ces familles djiboutiennes seraient honorées de pouvoir être accueillies en France, dont elles partagent la langue et la culture.

Je vous propose de trouver ci-joint la liste de ces réfugiés djiboutiens.

Veuillez recevoir, Monsieur le Ministre, l’expression de ma plus haute considération.

Karera HASSAN ALI

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Projet de plainte de la LDDH auprès des cours aux compétences universelles

Introduite par la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)

Le Président

PLAINTE AUPRES DES COURS AUX COMPETENCES UNNIVERSELLES

Introduite par la Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH)

Note Liminaire.

Afin de saisir les cours aux compétences universelles, je vous soumets un projet d’une plainte contre Ismaël Omar Guelleh, chef de l’Etat de la république de Djibouti.

Plainte en Pénal :

- Contre les récentes tentatives d’une manipulation de la constitution nationale, à des fins strictement personnelles, et,

- subsidiairement contre l’ensemble des présumés crimes organisés, assassinats et autres crimes de guerre depuis  l’indépendance.

La manipulation de la constitution djiboutienne du 4 septembre 1992 et promulguée le 15 septembre 1992, est actuellement en cours et devra déboucher sur un coup d’Etat constitutionnel programmé pour le début 2011, afin de se maintenir par la force au pouvoir et par là bénéficier l’impunité pour tous ses crimes. 

C’est dans ce cadre que, je vous serais reconnaissant de bien vouloir nous aider tant dans la rédaction, que dans la préparation et la recherche d’avocats qui pourraient nous épauler et nous défendre auprès d’une juridiction régionale et/ou internationale, auprès desquelles nous pourrions déposer une plainte hors de la juridiction locale qui n’est pas indépendante, à notre avis totalement muselée par le premier magistrat.

Dans le contexte actuel, tant sur le plan socioéconomique, que dans le cadre de la prévention d’un conflit armé, il est de notre devoir en tant que défenseur de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), d’engager des poursuites afin de mettre fin aux tentatives d’une équipe mafieuse et dictatoriale, qui continue à se maintenir en république de Djibouti et ce par la force et la terreur depuis trois décennies.  

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Deux discours d'Ali Coubba sur Youtube.com en afar et en somali

Lien vers le discours en afar ; Lien vers le discours en somali

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Nourredine Farah et le représentant de l’ARD invités d’une émission radio à Paris samedi 10 avril

L’écrivain somalien Nourreddine Farah et le représentant de l’ARD en Europe étaient les invités de l’émission Résonance africaine sur les ondes de radio Aligre-Fm à Paris, samedi 10 avril dernier de 16 h 00 à 17 h 00.

Nourreddine Farah a présenté son dernier roman, « l’Exil », traduit de l’anglais « Liens », où il conte le vécu du peuple somalien en butte avec un destin toujours en construction. Parce qu’il n’y a pas de culture sans liberté, Nourreddine Farah vit et écrit en exil loin de sa terre natale. Les personnages de « l’Exil » exorcisent ce vécu pour le déconstruire et le penser. L’écrivain a pointé aussi l’existence d’influences extérieures en Somalie qui tirent les Somaliens dans des directions contradictoires.

Maki Houmedgaba représentant l’ARD a proposé une vision de la situation en Somalie comme s’inscrivant dans le contexte d’une Corne de l’Afrique elle-même en quête d'un modèle d’organisation sociale. C’est une région d’Afrique où des identités culturelles millénaires ont préexisté aux colonisations et continuent de prévaloir sur le moule d’un Etat central parfois imposé, mais qui n’a jamais réussi à imprégner les esprits localement. La Rédaction, 11/04/2010.

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Rapport de la LDDH soumis au 37e Congrès de la FIDH en Arménie

Le Président

RAPPORT SOUMIS LORS
DU 37ème CONGRES DE LA FIDH EN ARMENIE

EREVAN, le 7 AVRIL 2010 
Bref bilan des violations de la Constitution djiboutienne. Aperçu d’un Peuple sous le joug d’une équipe mafieuse au pouvoir durant onze ans d’un règne sans partage du dictateur IOG.
 
Ce Rapport vient d’être soumis aux Congressistes de la FIDH à Erevan.

Ce Rapport est soumis en ce jour où l’ensemble des Congressistes sont allés témoigner leur compassion au Peuple arménien. Nous sommes allés témoigner notre détermination à combattre contre tous les crimes de génocide, les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les crimes organisés.

Tous ensemble, nous nous sommes  recueillis au Musée des victimes du génocide des Arméniens par l’Empire Ottoman.

Dans le cadre de la Prévention des Conflits Armés en République de Djibouti, comme dans les années 1990-2000, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reste préoccupée.

Dans le cadre de la Prévention d’une anarchie incontrôlable et dangereuse pour tous, ou un éventuel Coup d’Etat Militaire comme au Niger, voire même un soulèvement populaire comme à Madagascar, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très, très inquiète des risques des dérapages provoqués.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande au Peuple Djiboutien, dans le strict cadre d’une volonté de mobilisation populaire, à  faire preuve d’une farouche détermination afin de faire barrage à l’actuelle Tentative d’un Coup d’Etat constitutionnel programmé pour 2011 en République de Djibouti.

Tentative  imposée par le Chef de l’Etat en vue d’instaurer une Monarchie comme au Gabon, au Congo « Démocratique », mais toujours au faux visage d’une République.

Pour cette raison la LDDH vous soumet les points suivants :

Violation de plusieurs articles fondamentaux de la Constitution.

Les faits : La Constitution a été adoptée par voie référendaire le 4 septembre 1992 ; En tant que Secrétaire du Bureau de l’Assemblée Nationale en 1992, j’ai été auditionné par la Commission chargée de l’élaboration et la rédaction du projet de Constitution conformément au décret n° 92-0010/PRCAB du 21 janvier 1992 ;

Apprenons récemment la création d’une Commission, qui  d’ailleurs vient juste de clore ses travaux.
Le décret de création de cette Commission n’a pas été publié dans le Journal Officiel, c’est à se demander comme dans plusieurs cas, si ce décret est un texte juridique secret et oral.

Les clauses de l’élimination visent simplement le dernier alinéa de l’article 23 qui stipule : «Le président de la République qui est élu pour six ans au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux tours. Il n’est rééligible qu’une SEULE FOIS ».

Rappelons que, l’alinéa 1 de l’article 4 stipule : « La légitimité populaire est le fondement de tout pouvoir ».

Ce point très important pour la légitimité populaire nécessite en priorité des priorités le strict respect et la stricte application de l’article 6 à savoir la liberté d’activité aux Partis politiques de l’Opposition. Ce qui n’a jamais été le cas depuis 1992.

En effet, cet article 6 stipule : « Les partis politiques concourent à l’expression du suffrage.
Ils se forment et exercent leur activité librement dans le respect de la Constitution, le respect de la Constitution, des principes de la souveraineté nationale et de la démocratie ».

Déplorons que, ces deux premiers alinéas susmentionnés de l’article 6 de la Constitution avec bien d’autres articles qui seront repris, ultérieurement, dès que nous aurons la possibilité de déposer des plaintes contre le Chef de l’Etat de la République de Djibouti.

Rappelons que, l’article 8de la Constitution est un des  articles, qui détermine avec clarté le point fondamental pour  la Crédibilité  et l’Existence même de notre République. Toute modification directe ou indirecte de l’article 8 met en danger la survie de la république de Djibouti.

L’article 8 stipule : « Les institutions de la république doivent permettre l’exercice normal et régulier de la souveraineté populaire et garantir le plein épanouissement des droits et libertés publiques » ;
Déplorons que, constamment les dispositions, du titre I de l’Etat et de la Souveraineté, ainsi que le titre II des Droits et Devoirs de la personne humaine sont foulées aux pieds, violés sans aucune pudeur, ni respect par le premier magistrat, Chef de l’Etat, Chef du gouvernement, Premier argentier, Chef des Armées, Chef de la Sécurité intérieure et extérieure.

Tous ces actes de violations flagrantes de la Constitution nationale à des fins personnelles comme pour ce troisième mandat imposé, illégal et anticonstitutionnel sont considérés comme une haute trahison.

Pour les croyants, il s’agit de l’œuvre d’un impie, qui avait juré sur le Saint Coran en s’engageant à respecter la Constitution et les valeurs républicaines. Ismaël Omar Guelleh veut encore prolonger son mandant et se maintenir au Pouvoir, car il se sent protégé par l’Immunité ?

Onze ans de répression des populations civiles par les Forces Armées :

 -      Rappelons que,  le Peuple Djiboutien a arraché et déclaré son Indépendance  le 27 juin 1977, avec le soutien de nombreux pays amis en particulier la République sœur de la Somalie ;

-      Rappelons que, à l’aube de notre Indépendance, la République de Djibouti a connu une vague de Réfugiés Somalis, qui ont fui les bombardements aveugles des Forces de l’URSS accompagnées par des Cubains pour maintenir la Colonisation Ethiopienne et contrer  la guerre pour l’Indépendance de la Somalie Occidentale.

-      Cette Guerre de l’Ogaden avait pris de l’ampleur depuis les accords de Yalta, depuis l’octroi par les Anglais à l’Empire d’Abyssinie (Ethiopie) des régions connues sous le nom de Haud.

 
-      La Somalie Occidentale est d’une superficie de 360 000 km carré et regorge d’importantes ressources pétrolières et minières ;

-      Rappelons qu’en 1977, la Caritas ou secours catholique a immédiatement acheminé des tentes, des vivres et des couvertures aux dizaines de Réfugiés Somalis.

-      Le HCR est rapidement venu pour prendre en main les Réfugiés.

-       Les Médecins Sans Frontières étaient présents dès les premiers jours. Même si quelques années après ils ont été expulsés par les Autorités Djiboutiennes en guise de remerciements ;

-      Rappelons que, immédiatement après l’Indépendance les méthodes des répressions coloniales continuent et s’amplifient avec une « économie, grise » ;

-       une économie souterraine, artificiellement entretenue pour des intérêts géostratégiques

-      une économie totalement inconnue par 75% de la population dont 4 Djiboutiens sur 10 ne font qu’un seul repas par jour ;

-      une économie non répartie et  87% observe sans rien dire,

-      une économie entre les mains de la Mafia spécialisée des Blanchiments d’argent et autres spécialités occultes, à voir avec précaution les dernières ouvertures effrénés des Banques Islamiques de préférence, alors que plus de 78% de la population active est au chômage.

-      Rappelons que,  les Répressions actuelles sont à un certain stade pire que celle de la période coloniale, avec les techniques nouvelles américaines israéliennes, et chinois.

-      Les Répressions coloniales ont tout simplement changé la couleur de leur peau. Les Forces de Répression depuis le 27 Juin 1977 ne sont plus des Français.

-      Néanmoins,  il faut se souvenir que la très grande majorité des Forces Armées Djiboutiennes sensées protéger les populations Djiboutiennes, hélas, étaient issus et appartenaient aux Forces Coloniales.  Sans aucune autre formation que celui de la répression ;

-      Rappelons que, dès le début feu Hassan Gouled Aptidon premier Chef d’Etat a fait appel à l’ex-indicateur de la Police coloniale en nommant un jeune cousin tribal au poste de Chef de Cabinet à la Présidence de la République.

-      Très rapidement Ismaël Omar Guelleh a été chargé cumulativement de la Sécurité Intérieure et Extérieure avec la création en réalité d’une police politique, qui avait pour tâche principale de surveiller, en priorité, les autorités politiques et administratives qui critiquaient ouvertement la continuité des méthodes coloniales.

-      Dès le début, la République a connu les Disparitions forcées et  des Tortures dans la Villa Christophe où avant la Souveraineté Nationale, les Forces coloniales ont torturé les Indépendantistes favorables à la résistance armée, car leurs aspirations et leur combat pour la Liberté ont été souillés ;

-      En ce jour de la  Commémoration du Génocide du Peuple Arméniens, en tant que Défenseur Djiboutien des Droits Humains, il est de notre Devoir de rappeler à tous nos compatriotes, l’urgente nécessité d’unir nos efforts pour dénoncer, nominativement  avec conviction et détermination toutes les victimes Djiboutiennes,  tous les Djiboutiennes et Djiboutiens, qui ont définitivement disparu, tous les Morts mystérieux, depuis la Mort du Journaliste d’investigation le Regretté Iftin quelques temps après notre Indépendance, jusqu’à la froide exécution du mois dernier de deux jeunes Somalis par un Officier de la Police à Tadjourah.

-      Reste à savoir, si cet Officier Supérieur ne va pas bénéficier d’une promotion et d’une décoration  comme tant d’autres ?

-      A Djibouti l’IMPUNITE est au plus haut niveau !

-      Nous restons à la disposition des familles des victimes pour les accompagner lors leur témoignage et leur donner conseils et suggestions.

Dans notre combat contre l’Impunité : avec  l’assistance d’avocats internationaux, je suis entièrement disposé en tant qu’ancien Parlementaire, de témoigner activement sur les différentes violations tant au niveau Républicain, que sur les articles de la Constitution constamment et régulièrement bafoués surtout depuis 1999.

Je tiens à préciser que dès notre indépendance j’avais participé activement à la mise en place des structures républicaine, dés le 8 mai 1977, jour de l’adoption de notre souveraineté nationale par la voie de référendum et des premières élections législatives, j’ai été au côté du regretté Ahmed Dini père fondateur de notre indépendance et Premier Président de l’Assemblée nationale et en tant que Premier Secrétaire du Bureau de l’Assemblée nationale j'ai participé à l’élaboration et à la vérification des principaux textes de base des institutions républicaines.

NOEL ABDI Jean-Paul

Résumé en somali du message radiophonique

Mahdi A. Ibrahim God waxa uu sheegay in safarkiiso laxidhiidho marti qaaday ka heleen Jaaliyada Jabuuti ee Kanada iyo Isbahaysiga Isbadilka iyo harawmarka Jabuuti (IIHJ).

Mahdi A. Ibrahim God waxa uu ka qaybgalay xuska 43aad ee ka soo wareegay xasuuqii gumaystaha Farasiisku u gaystay shacabka Jabuuti 19 maarso 1967.

Mahdi A. Ibrahim God waxa uu Jaaliyada Jabuuti ee Kanada uga waramay xaalada siyaasadeed ee Jabuuti ka taagayn. Mahdi waxa uu shaaca ka qaaday in ururka ARD ka horjeedo badilka dastuurka.

"Qori iyo rabshado dalka ha laga badbaadiyo, oo isbadilka ha lagu dhaliyo si nabad ah" ayuu ku soo koobay halka Mahdi.

***

Mahdi Ibrahim God

Ecoutez le message radiophonique du 20 mars 2010
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Le secrétaire à la communication et porte-parole de l’A.R.D., Mr Mohamed Ali Abdou, a été invité ce lundi 5 avril 2010, à participer par téléphone à un débat sur la chaine télévisée « al Alam », qui portait sur «  le soutien français à Djibouti, les accords de défense liant Djibouti et la France et ses conséquences dans le conflit frontalier Djibouto-Erythréen et l’avenir de la présence française à Djibouti… ».

Intervenant à trois reprises, le porte-parole a d’abord réfuté le caractère néocolonialiste de la présence militaire française à Djibouti précisant qu’étant membre à part entière de l’O.N.U., de la Ligue des Etats Arabes, de l’Union Africaine et autres organisations régionales et internationales et malgré sa petitesse, la République de Djibouti était et demeure un Etat souverain dans ses votes, ses choix politiques …et estimé que «  les Accords de défense vont dans l’intérêt des deux parties ». Quant au rôle joué par les troupes françaises il était à l’époque de la signature des premiers Accords de défense, destiné à  dissuader les visées annexionnistes des pays voisins ! Cette présence militaire a donc joué et continue de jouer un rôle déterminant dans la stabilité politique régionale, Djibouti en tirant au surplus  des retombées économiques plus qu’appréciables !

Mais ces Accords ne stipulent pas un soutien inconditionnel et le conflit avec le voisin Erythréen (qui ne cherche pas à annexer la République de Djibouti  et «  n’est donc pas à ce titre  un ennemi de l’Etat Djiboutien ») ne relève pas de ces Accords car cette dispute est une interprétation différente des frontières héritées du colonialisme et doit être réglée selon l’A.R.D. par le tribunal de la Haye  comme l’a été le conflit des îles Hanich entre le Yémen et l’Erythrée !

S’agissant de l’avenir de cette présence à Djibouti et dans la région, compte tenu du nombre de conflits internes ou interétatiques dans la région, les troupes françaises seront probablement appelées à jouer un rôle à la mesure de leur rang et de leur longue présence dans la région,  mais aujourd’hui, « le plus grand danger pour la stabilité politique à Djibouti et la région ne vient pas des pays frontaliers qui n’ont plus de visées annexionnistes officielles mais de la politique nationale et régionale du parti au pouvoir à Djibouti , sa violation de tous les Accords de Paix signés ayant mis fin à un conflit interne armé et ses ingérences dans les affaires intérieures des pays voisins», c’est pourquoi a estimé le porte-parole, « les légitimes considérations sécuritaires dans la région et la mer rouge auxquelles adhèrent l’A.R.D. et qui prévalent pour la présence et le maintien des troupes françaises et occidentales ne doivent pas interférer dans la lutte légitime, légale et  pacifique que mènent l’opposition et nôtre parti pour un changement démocratique ou le cas échéant se débarrasser de cette dictature ! ».

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Des articles de presse du Somaliland pointent le rôle déstabilisateur du président djiboutien

L'ARD, dans une de ses résolutions de son dernier congrès, a condamné le rôle déstabilisateur de Djibouti dans la région. Deux articles de presse de nos confrères somalilandais viennent corroborer cette condamnation ! Le président djiboutien se comporte en effet, malgré la désapprobation unanime des Djiboutiens, comme le président de tous les Somalis et de toutes les Somalies! Ce qui vaut à nôtre pays les menaces belliqueuses des Shebabs et, pour l'instant les protestations fermes mais responsables des média somalilandais....Et demain???

D'autre part et aussi gravement les fréquentes et récurrentes ingérences de Djibouti dans les affaires intérieures des Etats régionaux de la République Fédérale d'Ethiopie, surtout en période électorale sont suivies de très près par "Réalité"....
Les versions originales faisant foi, nos lecteurs anglophones et somalophones traduiront par eux-mêmes ! Que les autres nous en excusent !

La rédaction en ligne de "Réalité" 

L'article suivant en anglais présente le personnage Ismaël Omar Guelleh

Who is Ismail Omar Geilleh ? By:Mohamed Dugsiye

On March 1st 2010, Somali community in East Africa and all over the world witnessed a new history being made in the dusty streets of ruined but historic town of Saylac in Awdal Somalia . The occasion was the coronation of the new Issa Clan Chief (Ugas) Mr. Mustafe Mohamed Ibrahim, but number of questions would cross the mind of any Somali or any individual interested in Somali affairs.

First question was not, how come Issa could have a chief besides Ismail Omar Geilleh (the defacto chief of Issa clan and the president of Djibouti )? But it was really, why export the festivities of such magnitude to Saylac in Somalia ? When the same tribe historically claims the ownership of bustling cities like Diridhaba –Zone 5 Ethiopia, where the young chief hails from and Djibouti , where the proponent of this project Mr.Geilleh himself rules! Secondly, why would the Djibouti Government regardless of poor living condition of the majority its own people choose to organize such a lavish party in the soil of sovereign foreign nation with utter disregard to international norms and laws?
To shed a light on the answer of such difficult questions, one would need to carefully study the history of the region for the last thirty years; the role of the Djibouti Government, especially, its president Mr.Geilleh in the Somali clan power struggle during his reign as president of Djibouti for the last 11 years and before that during his long stint as the security Chief of the Republic Of Djibouti.
Issa’s Power Consolidation in Djibouti after Independence of Djibouti in 1977:
After Djibouti reclaimed its independence from France in 1977 Geilleh and his Issa colleagues in the secret service department started a war of attrition on non-Issa prominent Djibouti nationals, community leaders and civil servants on the basis of their tribal affiliation. Summary killing and disappearance of political leaders; forceful replacement of non-Issa top civil servants, military and police officers with new Issa junior officers was open secret in Djibouti and surrounding areas populated by other stakeholder clans in the affairs of the new republic. This war of intimidation and elimination resulted in many non-Issa prominent citizens of Djibouti to resort exile rather than to live in constant fear and humiliation; particularly, community leaders, politicians and well educated and experienced civil servants took refuge in other countries, especially, in Somalia and in France at the beginning and lately in North America and in other parts of Europe.

Support of SNM in early 1980s:

After Issa consolidated power in Djibouti, they started falsely claiming the ownership of the Western Coastal Area of Somalia neighbouring with Djibouti basing their case mainly on seasonal Issa pastoralists who move to the area and graze their livestock during the rainy season (xays) like anybody else, and two non-contested (nominated) parliament seats given to them 1960 by the Gadaboursi Clan in good faith as maternal cousins and uncles at Saylac district. That was a gesture of goodwill and extreme generosity on the Gadaboursi part. However, Geilleh and his henchmen in the secret service who did not know much about the reality on the ground blindly misinterpreted it as an opportunity to dislodge the Gadaboursis from the area once and for all. Therefore, they colluded with the SNM to wage a war against the Gadaboursi clan and the Somali state by organizing militias from Djibouti to fight side by side with SNM. They also provided shelter, logistics, financial and moral support to them. The battle was not waged in Somalia only but they continued their war against their own people in Djibouti too by setting tribes against each other (organizing communities to attack each other on tribal lines was well documented), mass imprisonment and deportation of Gadaboursi intellectuals and youth from Djibouti was common occurrence.

After the Somali state collapsed in 1991 they unsuccessfully tried to annex Saylac and surrounding areas to Djibouti by military force. This unilateral act of aggression strained their relationship with the SNM, and ironically it drew the Gadaboursi local militias and the SNM militants closer as they faced together a new foreign invader. The rest of the story is history.
Arta Conference and Formation of the TFG in 2000:
In 2000 Ismail Omar Geilleh with the IGAD and UN support organized a marathon conference for warring Somali parties in Arta Djibouti . Finally, the Abdikasim Salad Hassan and Ali Kalif Galayr government was formed at there and for the first time, the so called 4.5 power sharing formula emerged as the future Somali tribal power sharing base.

However, what missed the news headlines was, the host president’s (Geilleh) rather outlandish argument; that in Somalia Issa clan and Gadaboursi clan, populate equitable areas, with comparable population and they should be given, equal shares in the Arta parliament and in any future Somali Government formed on 4.5 bases. This move caught the Gadaboursi clan delegates and other Somalis in Arta off guard, and honestly however vociferously they protested against it. Mr.Geilleh had insisted his position and finally they (Gadaboursi delegates) had to reluctantly shift their position to let the conference succeed. The rationale behind their sacrifice back then was, after free and fair elections are held in Somalia on a future date, the reality on the ground will prevail and every clan will get what its population number affords it.

This is why people like Mr.Boqore (Issa clan member) the 2nd deputy speaker of Somali Government parliament is in power today; regardless of the fact his clan has neither a significant territory nor a sizable population in Somalia proper. It is simply Mr.Geilleh’s dream plan for his clan.

Resettlement of Issa Tribesmen from Ethiopia in Saylac District of Awdal in Somalia:

Soon after Tahir Rayale Kahin came to power after President Egal’s untimely death, Mr.Geilleh duped the gullible new president of Somaliland, to normalize the relationship between Djibouti and Somaliland, which was sour for a while due to Geilleh’s incessant territorial claims and continuous sabotage to the reconciliation of the warring tribes of Somaliland. Soon after that agreement was signed, Djibouti started with the help of the UNHCR repatriating Issa tribesmen of Ethiopian origin to the Saylac District of Awdal Region. This operation was started soon after Tahir’s inauguration into office and it continues up to date. According to reliable sources in the region tens of thousands of Ethiopian Issa tribesmen have been successfully resettled in this area.

Establishment of salal Region in the North Western Coastal area of Somalia:

Not long ago Geilleh’s persistence for Issa state (even though they are in absolute minority) in Somaliland paid off when his close friend (Tahir Rayale Kahin) and partner in crime formed the Salal State, which Saylac is the State Capital, not the biggest town of course. With the consternation of the majority clan (Gadaboursi clan) both the mayor of saylac and the State Governor were appointed from Issa clan, handpicked by Mr.Geilleh himself.

The fact of the matter is, when Mr.Rayale curved out Salal from Awdal and handed over its administration to Djibouti nationals. He transplanted, modern day viceroys from Djibouti on the local population. The current administration’s mandate is not to work for the people of the state as a whole as one would think, but it is to fulfil their tribal headmaster’s sinister plots and warped imagination. And if what have been happening there since its inception are any indicators of their loyalty, they have been at the service of the whims and demands of neighbouring Geilleh regime.
The latest snap was the March 1st 2010 event when Djibouti security forces effectively invaded Saylac and the whole Djibouti Government minus President Geilleh crossed the border without proper immigration arrangements.

This continuous hostile interferences from Djibouti, put a wedge between the brotherly people of that area to the level, that in certain towns people do not trust each other to form a united administration and they do not trust the state or central governments either, as imported ills of nepotism and favouritism on tribal affinity play major role in their day to day life.

Ugas’s Coronation in Saylac:

Historians have in contrary to the claim that 18 Issa Ugases were enthroned prior to this one in Saylac. In fact this was the first one to be crowned in that city. Their (Issa clan’s) historic crowning site is called SITTI HILL (buurta sitti) IN SHINIILE REGION BETWEEN AYSHA’A (AYSHACA) AND DIRIDHABA-ZONE 5 EHTIOPIA. You can find the same information in the Utube.

As I mentioned in the beginning of this piece the coronation of the Issa Ugas in Saylac was a calculated process of deception that started about 30 years ago. In reality, one could argue this was the culmination of a long drawn project whose whole aim was to show the world (where ever Somali’s might live) that Issa owns Saylac, from that day onwards to legitimize the presence of 8 Issa clan members in the Somali parliament and to gather support for Mr. Geilleh’s morbid affliction for power as he is preparing to revise his country’s constitution in order to let him run for presidency in Djibouti for the 4th time in a row without meaningful opposition candidates.

In conclusion, what we have witnessed in Saylac on March 1st 2010 was unprecedented, miserably misplaced display of showmanship in terms of its magnitude, organization and wastefulness. However, one would argue if Mr.Geilleh and his subjects want to have a meaningful foothold in Somalia and Somali political environment, they need to participate the rehabilitation of the Somali state by coming up with both positive political agenda and badly needed financial and social investment, especially neighbouring towns and regions like Saylac would heavily benefit from any tangible, well intended investment from neighbouring friendly nation.

This would bring the clans together, for the good of all Somalis rather than poisoning them with short lived and divisive projects, devised to deepen centuries old resentments among Somali clans.
As of today, though Mr. Geilleh has all the markings of modern Somali tribal warlord, time is on his side and it is his choice only, either to go down in Somali history books as another M.F. Aideed or a champion of process of change, peace, reconstruction and reconciliation among his subjects in Djibouti in particular and the Somali race in general. If he takes the latter path and becomes the elder statesman he could become, nobody will remember his missteps in his early political infancy days.

Long life to the Young Ugas and May Allah guide him to the path of wisdom, reason and positive leadership that would lead the Somali race to peace and prosperity and as they said bring them together forever...Aamiin...aamiin!

Mohamed Dugsiye

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Le Président

NOTE D’INFORMATION

DU 31 mars 2010

« La Main courante de la Cour des Flagrants délits ne court pas ? »

 En cette période d’un Coup d’Etat Constitutionnel, tout est possible ! Comment expliquer la Disparition Forcé et la Torture d’un Jeune chômeur avec un tricot flamboyant de 30 Birr Ethiopien  (2Euro) portant le slogan de « NON AU TROISIEME MANDAT »

 « La Main courante de la Cour des Flagrants délits ne court pas ? » En cette période d’un Coup d’Etat Constitutionnel, tout est possible ! Comment expliquer la Disparition Forcé et la Torture d’un Jeune chômeur avec un tricot flamboyant de 30 Birr Ethiopien  (2Euro) portant le slogan de « NON AU TROISIEME MANDAT »

Dans une République comme la République de Djibouti ; dans un Territoire où les Forces  des Armées Etrangères avec leurs Informateurs et Autorités installés et soutenus au Pouvoir imposent leur diktat en toute Impunité par la Force et la Terreur ; dans une Corne d’Afrique où l’IMPUNITE sévit depuis des décennies, où les Crimes de Guerre, les Crimes de Génocide, les Crimes contre l’Humanité, les Crimes Organisées (en particulier pour les Crimes Organisés en République de Djibouti).

Que faut-il attendre de la Justice Djiboutienne sans un Conseil supérieur de la Magistrature (prévu par l’article 73 de la Constitution) librement élu ; une Justice Djiboutienne sans un ou des Syndicat(s) Libre(s) et Indépendant(s), sans des Avocats fragilisés par les risques des éventuels gonflements des Impôts tranchés et imposés ?

C’est dans un contexte d’une nième Campagne électorale mascarade, pire encore, prochainement en République de Djibouti d’une tentative d’un COUP D’ETAT CONSTITUTIONNEL (comme au Niger ?) à huit clos avec la bénédiction de certains Bailleurs de Fonds comme…

Dimanche dernier, le premier d’un Procès intolérable a été tranché par une Décision de Justice prise au Tribunal des Flagrants Délits inévitablement  peaufiné par le Ministère Public, évidement sur ordre du Candidat Impopulaire, qui tente d’imposer  une  pseudo-réforme pour l’instauration d’une Monarchie à caractère tribale, même au prix de l’anarchie provoquée. 
 
C’est dans ce contexte de frilosité généralisée qu’un Jeune Djiboutien du nom de Hadili connu sous le nom de SAMATAR IBRAHIM GUIREH a été condamné » à Huit Clos, sans avocat, sans aucune assistance ni certificat médicale après avoir été sauvagement torturé.

Ce jeune HADILI connu sous SAMATAR IBRAHIM GUIREH a été condamné à une peine d’emprisonnement avec plusieurs mois de sursis.

Après avoir été arrêté le lundi 22 mars 2010 vers les onze heures du soir et immédiatement transféré dans une salle de torture, après avoir été incarcéré à Gabode  sous mandat de dépôt du Parquet trois jours après.

Halidi connu sous le nom de Samatar Ibrahim a été condamné  le dimanche 28 mars 2010  à huit clos sans aucune référence juridique, le Tribunal  des Flagrants Délits a délibérément violer le  droit d’expression d’un jeune qui avait manifesté dans le strict  respect de la Constitution, qui avait avec  le  « port  d’un simple tricot exprimé ses opinions par image » conformément à l’article 15 de la Constitution.

Après ce procès bidon, le Président de la LDDH n’a pas été autorisé à vérifier la teneur du motif d’inculpation, qui, fort probablement n’a pas été enregistré dans la Main Courante ou plus précisément dans le Registre du Greffe.

Ce procès en catimini, sans avocat, sans motif d’inculpation basé sur le Code Pénal, sans jugement en Audience publique, tout simplement pour faire encore peur, parce que Samatar a été torturé par la Brigade Spéciale de la FNP au béret bleu avec une frange rouge au milieu.
 
Reste à savoir si le Parquet s’était inquiété de la santé de ce jeune visiblement torturé.
 
Cette Brigade Spéciale, qui opère le soir, avec la même allure et au comportement inadmissible car très violent et secret, avec les méthodes de la Brigade antiterroriste.

Malheureusement elles terrorisent en toute Impunité comme pour ce jeune dans une salle spécialement aménagée non dans une villa comme la villa Christophe où bon nombre de concitoyens Djiboutiens avaient été torturés, sans tous les citer : actuellement des hauts fonctionnaires au Ministère de la Justice, à la Banque de Djibouti et tant d’autres qui ont fui le pays, par les Forces de la Sécurité Intérieure et Extérieure dirigées par l’ancien Chef de Cabinet sous feu Hassan Gouled, actuellement futur instigateur d’un Coup d’Etat constitutionnel comme au Niger.

Hélas, cette fois c’est dans une salle au sein même de l’Etat-major de la Police. La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande au Colonel de la Police M. Abdillahi Abdi, Chef d’État-major de la Police de bien vérifier et de mettre fin, si elle existe,  à de tels pratiques au sein de son État-major.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce avec vigueur ce Procès digne d’un procès sans aucune forme de procès.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel à tous les Défenseurs des Droits de l’Homme, tout en dénonçant les violations fréquentes  des Droits fondamentaux en particulier  l’article 16 de la Constitution Djiboutienne, qui stipule : « Nul ne sera soumis à la torture, ni des sévices ou traitements inhumains, cruels, dégradants et humiliants.

Tout individu, tout agent de l’Etat, toute autorité publique qui se rendrait coupable de tels actes, soit de sa propre initiative, soit sur instruction, sera puni conformément à la loi »
NOEL ABDI Jean-Paul

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Compte rendu des Assises de l'ARD

Djibouti, le 28 février 2010

COMMUNIQUE

Tenues à Balbala les 25 et 26 courant, les Assises Nationales de l’ARD ont réuni une centaine de délégués venus de la vingtaine d’annexes de la Capitale et des districts. A l’issue des travaux, les participants ont dressé le constat, adopté les résolutions et lancé les mots d’ordre suivants :

LE CONSTAT

1) Les actions du Parti

a) Dans le pays

Sur la base de l’état des lieux dressé par le Secrétaire Général, les participants ont pris bonne note des actions entreprises aussi bien par le Comité Exécutif que par les responsables des annexes, malgré les entraves policières imposées par cette dictature à peine déguisée. De même qu’ils se sont félicités de la détermination qui anime la coalition de l’UAD.

b) A l’étranger

Le renforcement de l’ARD au sein de la diaspora a été accueilli comme une avancée prometteuse. A cet égard, mention spéciale a été faite du rapprochement d’Uguta-Toosa du Docteur Ali Coubba dont une rapide concrétisation est attendue.

c) Au niveau diplomatique

Les multiples démarches entamées dans le cadre de l’UAD auprès des chancelleries occidentales pour les tenir informées de la dégradation de la situation politique ont été exposées aux participants. La timidité du feed-back tient à la situation dans laquelle s’inscrit notre combat démocratique.

La situation

a) Le contexte national

Bien qu’il n’ait pas réussi à occulter le débat sur la détérioration croissante des conditions d’existence de nos concitoyens, inhérente à la mauvaise gouvernance, le thème du 3ème  mandat présidentiel s’est imposé. C’est, pour les participants, la preuve d’un massif rejet populaire qu’il appartient à l’opposition de capitaliser par une mobilisation soutenue. Si un scénario à la nigérienne semble ici exclu, les risques d’une explosion sociale y sont réels, que ne peuvent prévenir les habituelles technologies dictatoriales de domination : appauvrissement,  famine, cloisonnement ethnique ou encore asservissement de la société civile.

b) La conjoncture régionale

Le conflit armé nous opposant à notre voisin érythréen et la situation d’anarchie sanglante et les multiples ingérences militaires en Somalie, créent un environnement qui complique davantage la tâche des démocrates et des défenseurs des droits de l’homme à Djibouti.

LES RESOLUTIONS

A) Au niveau du parti

1) Il conviendra de renforcer le parti par l'implantation des sections et annexes dans tous les quartiers de la capitale et dans tous les districts de l'intérieur ;

2) Il conviendra d’accroitre la visibilité du Parti à l’étranger par la mobilisation de la diaspora ;

B) Au niveau de l’opposition

3) La dynamisation de l’opposition pacifique sera renforcée par une plus grande unité d’action et par l’organisation rapide et soutenue d’une campagne de mobilisation commune et multiforme ;

4) Des démarches diplomatiques unitairess seront entamées auprès des chancelleries occidentales et arabes ;

C) De l’instauration de la Démocratie

5) L’ARD condamne les entraves multiformes par lesquelles le régime interdit le fonctionnement normal des partis politiques et nuit gravement à l’instauration de la paix civile et d’une véritable démocratie ;

6) L’ARD condamne vigoureusement tout projet de révision constitutionnelle en faveur d’un troisième mandat présidentiel

7) Toute sortie de l’impasse politique qui s’est instaurée depuis la violation des accords de paix et du  trucage des législatives de janvier 2003 devra nécessairement passer par la mise en place d'une véritable transition démocratique ayant pour objectifs de :

- Mettre fin aux dysfonctionnements institutionnels qui interdisent toute alternance démocratique, par la mise en œuvre des remèdes définis dans l’Accord de paix du 12 mai 2001 qui devront être actualisés, complétés et renforcés,

- Restaurer dans leur citoyenneté tous ceux qui en sont encore injustement privés ;

- Reconstruire une identité djiboutienne mise à mal par le  pouvoir clanique :

De la situation régionale

8) L’ARD dénonce le rôle déstabilisateur du régime djiboutien dans la corne de l'Afrique ;                 

9) L’ARD appelle Djibouti et l'Erythrée à soumettre leur différend frontalier à l'arbitrage des juridictions internationales et invite l’Erythrée à traiter ses éventuels prisonniers de guerre Djiboutiens dans le respect de la Convention de Genève ;                                                             

10) L’ARD soutient la lutte internationale contre le terrorisme et la piraterie.                                  

11) L’ARD exhorte les parties somaliennes à trouver une solution pacifique sans ingérences extérieures ;

12) L’ARD salue le processus de paix en cours au Darfour.

LES MOTS D’ORDRE

1. Non à toute révision constitutionnelle, régler les vrais problèmes !

2. Non à un troisième mandat anticonstitutionnel !

3. Halte aux exactions contre les populations civiles du nord et du sud-ouest !

4. Halte aux expropriations sauvages du domaine public en faveur des étrangers!

5. Sauvons la paix civile en 2010 en organisant des manifestations pacifiques

6. Légalisation immédiate et inconditionnelle du MRD !

Le président de l’ARD
Ahmed Youssouf Houmed

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