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Dernières nouvelles - Édition en Ligne d'Avril 2011
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Alliance
« La
seule vraie politique est la politique
du vrai »
EDGAR
FAURE
Républicaine
pour
le Développement |
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Directeur
de publication : Mohamed Ali Abdou. Codirecteur :
Mahdi Ibrahim A. God. Email :
realite_djibouti@yahoo.fr
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JE SIGNE la pétition pour la libération des
prisonniers politiques de Djibouti
28/04/2011
Mise au point adressée au président d'Uguta-Toosa
par le conseiller politique du président de
l'ARD
25/04/2011
Départ d’un homme et un peuple en deuil
25/04/2011
Le sultan Ali Mirah nous a quittés
24/04/2011
LDDH : Note d'information du 24 avril 2011
23/04/2011
Intervention de Farah Abdallah Miguil,
Secrétaire général adjoint de l'UDT
22/04/2011
LDDH : Note d'information du 22 avril
2011
21/04/2011
LDDH : Note d'information du 21 avril
2011
18/04/2011
Que fait la France à Djibouti ?, article
paru dans Politis
18/04/2011
Réponse du Conseiller politique de l'ARD au
président du MRD
18/04/2011
Réponse à correspondance du président du MRD
au Conseiller politique du président de
l'ARD
18/04/2011
Courrier du Conseiller politique du
président de l'ARD au président du MRD
18/04/2011
Djibouti, dictature oubliée, par Aly Verjee
17/04/2011
Brève note d'information de la LDDH du 17
avril 2011
14/04/2011
LDDH : Note d'information du 14 avril
2011
14/04/2011
Why the world should keep an eye on
Djibouti, The Economist
14/04/2011
LDDH : Note d'information du 13 AVRIL 2011
13/04/2011
LDDH : DIFFUSION D’INFORMATION DU 13 avril
2011
12/04/2011
Note d'information de l'ARD, 8 avril 2011:
réélection truquée d'un candidat illégal !
11/04/2011
Interview de Cassim Ahmed Dini, Conseiller
politique du président de l'ARD, par
Jean-Loup Schaal
11/04/2011
LDDH : Brève information du 11 avril 2011,
six détenus politiques en détention
arbitraire
10/04/2011
Djibouti : encore une poudrière francophone
en perspective ?
09/04/2011
Compte-rendu et photos de la manifestation
du 8 avril 2011 à Paris contre la mascarade
électorale
09/04/2011
Les Djiboutiens ont manifesté le 2 avril
contre Jeune Afrique à Paris
08/04/2011
Diffusion d'information de la LDDH du 10
avril 2011
08/04/2011
Communiqué de presse de Democracy
International
08/04/2011
LDDH : Djibouti ville : capitale déserte.
Mais où sont passés les Djiboutiens ?
07/04/2011
FIDH : Djibouti : Elections présidentielles
tronquées
07/04/2011
DJIBOUTI Une élection présidentielle à
l'ancienne, alerte de LOI
07/04/2011
Le 08 avril, boycottons !
07/04/2011
COMMUNIQUE de l'intersyndicale UDT/UGTD
06/04/2011
Interview de Mahdi Ibrahim God, Vice
président de l'ARD, par Jean-Loup Schaal
06/04/2011
Manifestation à Paris contre la mascarade
électorale du 8 avril 2011 à Djibouti
Mise au point adressée au président d'Uguta-Toosa par le
conseiller politique du président de l'ARD
Monssieur le Président d'Uguta-Toosa et
cher ami,
Dans la dernière livraison de votre
journal en ligne, vous m'avez nommément cité et avez
commenté certaines de mes récentes prises de position : je
vous prie donc de bien vouloir mettre en ligne cette mise au
point.
I) Remarque préliminaire :
je constate avec regret que vous passez sous silence la
situation en Ethiopie que j'évoquais, il y a pourtant
urgence : je ne crois pas exagérer en pensant qu'une partie
de notre destin se jouera dans l'inévitable réaction de
défense à cette ambition coloniale pour laquelle aucun Etat
n'a les moyens. Peut-être considérez-vous que c'est
politiquement incorrect. Mais si nous ne nous disons pas la
vérité entre Djiboutiens désireux de vivre ensemble, c'est
que nous ne nous donnons aucune raison de vouloir vivre
ensemble. Auquel cas, il est inutile de parler d'unité
d'action, qu'elle soit pacifique ou armée ; ce que je ne
crois pas. Par contre, vous avez préféré dresser un
réquisitoire contre l'opposition intérieure et évoquer
certaines divergences que vous semblez réduire à des
rivalités personnelles. Evacuons déjà cet aspect.
II) ARD et FRUD-armé : une
animosité artificielle qui cache un vrai problème
Vous jugez trop sévères mes propos suite
au " témoignage de solidarité exprimé par Maki Houmed
Gaba au FRUD armé ". En aucun cas notre Représentant n'a
témoigné ni n'est habilité à témoigner une quelconque
solidarité dans ce cadre puisque cela n'émane d'aucune
instance supérieure de son parti que seuls Mahdi Ibrahim et
moi engageons à l'extérieur. Tout ce qu'il a voulu dire, et
c'est notre position officielle, c'est que nous comprenons
que certains jeunes en viennent à opter pour des voies
radicales. Ni plus, ni moins. Au surplus, ce qui se prétend
être FRUD-armé n'est pas une ONG humanitaire nécessitant un
"témoignage de solidarité" sentimental : notre brousse
n'est pas Haïti et la lutte armée n'est pas une distribution
de denrées alimentaires. Savez-vous exactement ce qui se
passe là-bas ? Ignorez-vous que certains de ces prétendus
"combattants de la liberté " ont récemment rejoint le régime
avec armes et bagages et travaillent aujourd'hui comme
indicateurs du SDS chargés de dénoncer les civils qui les
accueillaient dans leurs pauvres campements ? Contactez le
pays et informez-vous : vous verrez que cette lutte est
totalement à reconstruire et que cela ne se fera pas avec
une "Direction" exilée donc déconnectée, même si elle en a
la volonté, ce qui est un autre problème.
Vous n'êtes pas loin de la vérité en
écrivant que ce qui peut lui être reproché, c'est " de se
comporter en parti politique plutôt qu'un front armé ".
De 2006 à 2009, lorsque j'ai quitté mon parti pour me mettre
à sa disposition, c'est ce que j'ai vainement tenté
d'expliquer à mon ancien compagnon de lutte et ami Mohamed
Kadamy : la lutte ne peut réussir qu'avec des cadres
politiques physiquement présents sur le terrain et en se
basant sur de vraies solidarités de destin ; pas dans un
esprit de coterie avec des vidéo-commandos, même sincères,
ni en jouant au poker menteur avec des alliés de
circonstance, même victimes. La lutte armée est chose trop
grave pour la prôner avec une légèreté qui s'apparente à une
constance dans l'erreur politique : seuls ses vrais amis de
l'ARD lui rappellent cette vérité, pas ses anciens pour
lesquels il cherche vainement restauration. Surtout que,
pour convaincre, il faut d'abord avoir une position claire
sur tout ce qui s'est passé, de 1991 à 2001, dont la
trahison d'Aba'a que beaucoup ont aujourd'hui le courage
d'admettre, car on n'est naïf qu'une fois. Et cela dans le
cadre d'un congrès où les erreurs du passé sont reconnues,
les nouvelles stratégies politiques et militaires définies
et, accessoirement, les nouveaux dirigeants élus.
Enfin, vous vous contentez d'une version
Hollywood en affirmant que " L'organisation
politico-militaire n'a pas failli à l'acte de solidarité de
principe envers les forces démocratiques". Sans entrer
dans certains détails, permettez-moi de vous rappeler ceci :
mon ami a publié en décembre dernier un communiqué dans
lequel il déclarait que les cadres et militants de l'ARD
arrêtés à Tadjourah lors d'une manifestation pacifique
étaient en fait des sympathisants du FRUD-armé ! C'est tout
à fait irresponsable car c'est donner à la dictature un
argument juridique pour les emprisonner durablement en
invoquant les articles 145 et suivants du Code Pénal et
interdire toute autre manifestation, si ce n'est pas le
parti lui-même. Aussi irresponsable et faux étant le fait
d'affirmer sur Paltalk que certains dirigeants de l'ARD à
Djibouti travaillent avec la lutte armée. Pour une guérilla,
révéler ses soutiens intérieurs, c'est aider le SDS. Soyons
sérieux ! Ce que le privilège de l'exil incite certains à
qualifier de "frilosité légaliste" a un autre nom pour l'ARD
: le sens des responsabilités qui consiste à ne pas
inutilement mettre en danger la vie d'autrui ! Cela
n'engage que moi, mais je reste malheureusement persuadé
qu'un nouveau conflit armé se profile et si je m'y engage,
je n'aurai besoin ni d'autorisation ni de GPS : je sais
comment me rendre sur le terrain et sur qui compter une fois
sur place. Mais ceci est accessoire comparé aux autres défis
que toute l'opposition doit relever.
III) Considérations générales sur
l'opposition civile
Ce n'est peut-être pas un hasard si vous
vous en prenez à Ismaël Guedi et Ahmed Youssouf : vous
estimez être leur pair puisque, comme vous, ce sont deux
Présidents ! Sérieusement, dois-je vous rappeler que le
nôtre a été démocratiquement élu, ce qui n'est pas le cas de
tous ? D'une façon générale il y a une propension d'une
certaine opposition à vouloir singer le régime d'au moins
deux manières.
1) l'imposition, l'intériorisation et
l'acceptation d'une division ethnique du travail politique
en vertu de laquelle la naissance prédétermine le destin :
les uns appelés à toujours dominer et les autres
condamnés à n'être que d'éternels concierges politiques.
Peut-être que la mobilisation réussirait vraiment si l'on se
débarrassait de ces présupposés et éduquait en ce sens nos
concitoyens qui eux, souffrent sans discrimination et
cherchent avant tout des opposants justes intègres dans
toutes les communautés. La vraie candidature du docteur
Abbaté lors de la présidentielle de 1999 et la vraie-fausse
de Mohamed Daoud en 2005 et 2011 ont-elles au moins eu le
mérite de poser une partie de ce problème, qui concerne
d'autres composantes de la communauté djiboutienne
2) la véritable question qui se pose
n'est pas tant de savoir, comme vous l'écrivez, "qui est
membre de l'opposition djiboutienne", mais plutôt
qu'est-ce qu'un opposant djiboutien ? Un tri plus sévère
devra s'opérer entre vrais opposants et les faux :
entrepreneurs de la 25ème heure, nomades
opportunistes et autres cyber-rebelles squattant Internet
(certes, Ahmed Youssouf n'a pas de vidéo sur YouTube mais il
parcourt le pays du Nord au Sud ; au fait, il y a combien
d'ordinateurs avec connexion Internet dans les quartiers
populaires ou dans les districts ?). Considérez-vous que
vous fassiez de la politique ? Moi pas. Si oui cela
reviendrait à dire que tous les serviteurs et courtisans
cooptés par le régime sont également des politiciens :
nous sommes des résistants qui combattons une dictature.
Vous proposez enfin plusieurs pistes
pour expliquer "pourquoi la transition démocratique a
échoué à Djibouti". Permettez-moi de lever ce qui semble
être un malentendu : la recherche de cette transition
démocratique ne s'est pas arrêtée le 8 avril 2011 et, à ma
connaissance, la véritable opposition s'y emploie encore
afin d'éviter un nouveau conflit armé et c'est tout à son
honneur. Quant aux facteurs causaux que vous avancez, il
nous semble prématuré de dresser un bilan. Trois remarques
toutefois :
1) Certes, comme l'écrivait Borges, "
les dictatures fomentent l'oppression, la servilité et la
cruauté ; mais le plus abominable est qu'elles fomentent
l'idiotie",
certes l'Education Nationale agonise du fait de suppléants
qui inculquent leur inculture aux écoliers, mais le niveau
d'instruction est bien plus élevé aujourd'hui qu'en 1958,
1967 ou 1975, lors des luttes pour l'Indépendance et ne peut
expliquer une quelconque faiblesse de la mobilisation. Il y
a conflit entre la rationalité du citoyen dépossédé de ses
droits fondamentaux et la loyauté traditionnelle : l'ennemi
est plus difficile à identifier et à combattre quand il est
l'un des nôtres ;
2) plus que la démographie, le problème
est celui de la citoyenneté. Comme le reconnaissait un
diplomate occidental, "Djibouti est le seul pays au
monde qui refuse la citoyenneté à ses habitants et l'accorde
à des étrangers, dont certains sont impliqués dans des
entreprises terroristes". Pas le seul pays au monde
: avec Israël !
3) un facteur important, sinon
fondamental, me semble absent : le rôle des forces
répressives. Un Etat se définissant par l'exercice du
"monopole de la violence physique légitime" (Max Weber), un
changement pacifique est difficilement concevable tant que
ces forces se comportent en milices partisanes, tribales
devrais-je dire, considérant le monolithisme de leur
composition, issu des conditions d'accession du pays à
l'Indépendance. Et aucune paix ne sera réelle tant que l'AND
se comportera en armée d'occupation dans le pays et en corps
expéditionnaire en Ethiopie.
S'il me fallait résumer tout cela en
deux formules, les voici :
1) Comme au vrai dictateur, il
est temps de dire au faux opposant "Dégage !"
2) Hormis le soutien aux réfugiés en
Ethiopie, celui aux actuels prisonniers politiques et les
initiatives fédérant toutes les communautés, impliquant
l'ARD et nos compatriotes conscients au Canada et en
Belgique, la contribution politique et financière de notre
diaspora tient en trois mots : ARBASH AL BADOW !
Soyons sérieux !
Cassim Ahmed Dini
Conseiller politique du
Président et membre du comité exécutif de l'ARD
PS : quant aux rapports entre
l'ARD et Uguta-Toosa, je n'en dirai pas plus qu'Adan Mohamed
Abdou : c'est vous qui êtes attendu, Monsieur le Président
et cher ami.
Départ
d’un homme et un peuple en deuil
Le sage Soultane : ALI
MIREH HANFAREH soultan d’Awsa a répondu l’appelle
de son Seigneur , Seigneur de l’univers. le
dimanche soir 24avril 2011 à Addis-abeba.
إنّا لله وإنا إليه راجعون
Nous prions qu’ALLAH le couvre de sa
miséricorde et qu’il l’accueille dans sa paradis al-firdausal
ala. Et qu’il donne à sa famille, et peuple Afar la
patience et le courage de surmonter cette terrible
épreuve. Amine amine amine .
Les membres de la direction du
Congrès djiboutiens pour la solidarité (CDS) adressent
ses sincères condoléances à sa famille, au peuple Afar et
aux tous les peuples de la Corne d’Afrique.
Ismail BOUH Robleh
Mohamed ROBLEH
BOURALEH
Moustapha KHERH DRARAR
Ahmed SAMATAR
Bruxelles, le 25 avril 2011
Le sultan
Ali Mirah nous a quittés

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Alliance
« La
seule vraie politique est la politique
du vrai »
EDGAR
FAURE
Républicaine
pour
le Développement |
Nous avons appris avec
tristesse le décès survenu à Addis Abeba
dimanche soir du sultan Ali Mirah Hanfaré. Le
défunt monarque s'est éteint à l'âge de 89 ans
des suites d'une longue maladie après avoir
régné durant plus d'un demi-siècle.
Autorité traditionnelle et politique
connue et respectée dans toute la région, le sultan Ali
Mirah était une personnalité charismatique pieuse et
généreuse, profondément attachée à la coexistence pacifique
dans notre sous-région. Au cours de son long règne, il a
beaucoup contribué à faire connaitre le peuple Afar et son
histoire lors de ses multiples voyages à l'étranger et de
son exil politique de 17 années en Arabie saoudite.
Il disparait au moment où les peuples de
notre sous-région sont confrontés aux défis de toutes
sortes.
Au nom du président Ahmed Youssouf
Houmed, de tous ses cadres et militants, l'ARD adresse ses
condoléances attristées à toute la nombreuse famille du
sultan Ali Mirah et au peuple Afar.
Qu'Allah l'accueille en son paradis
éternel. Amin.
INNA LILLAH WA INNA ILEYHI RAAJI'UUN !
LDDH
: Note d'information du 24 avril 2011
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Le Président
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NOTE
D’INFORMATION DU 24 avril 2011
Le Budget de la Santé est
effrité d’une manière
éhontée. Les infirmières
matrones de la Maternité Dar
el Hanan entassées à Nagad
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Le Budget de
la Santé est effrité d’une manière éhontée. Les
infirmières matrones de la Maternité Dar el Hanan
entassées à Nagad.
Le Ministre de
Santé en association avec la Secrétaire Générale de l’UNFD
semblent suivre de près les finances et les dépenses de
cette maternité, tandis que le personnel médical et
paramédical, ainsi que les matrones surtout à Djibouti
crèvent la dèche.
La grogne est de
plus en plus perceptible et les risques d’une prochaine
grève de grande ampleur, et cette fois combinée et organisée
par l’ensemble des travailleurs djiboutiens qui n’ont pas eu
leur salaire depuis des mois comme une partie du Corps de la
Santé, les Cheminots, les Dockers etc…
Déjà, hier samedi
23 avril 2011, les infirmières et matrones de la Maternité
de DAR El Hanan ont déclenché une grève pour exiger le
paiement des huit (8) mois d’arriérés de salaire. En effet
le personnel paramédical n’a pas perçu 8 mois de salaire
tout comme les cheminots.
Ces infirmières
ont affiché les slogans, sur les murs de la maternité,
contre le Ministre de la Santé qui s’approprie la
quasi-totalité des recettes journalières de cette maternité
construite par le Colonel Kadafi.
Ces braves
infirmières qui se sont mises debout devant la Maternité de
Dar El Hanan, ces courageuses femmes djiboutiennes ont été
embarquées de force par les forces antiterroristes de la
Police alors qu’elles exprimaient pacifiquement leur
mécontentement face à la dégradation de leur situation et au
non paiement de huit (8) mois de salaires, certainement
« bouffés » en association avec le mal élu : auteur du vol
des élections mascarades et du Coup d’Etat Electoral du 8
avril 2011.
Moralité : Ce
n’est pas « en achetant » quelques responsables
syndicaux « clonés ou de la maison » que la solution miracle
se réalisera. Bien au contraire, les Travailleurs semblent
bien décidés à durcir leur position et les risques d’un
enlisement généralisé ne manqueront pas à surgir du jour au
lendemain.
Les travailleurs
djiboutiens ont marre de ce mal élu qui continue à dégoiser
ses mensonges, qui ne font qu’empirer le drame social et la
pauvreté généralisée.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains lance un appel pressant aux
chancelleries de la place, pour qu’elles demandent à leur
Gouvernement respectif le gel des avoirs du dictateur qui
s’approprie allégrement des fonds publics et des biens
sociaux de la république de Djibouti.
NOEL ABDI Jean-Paul
Intervention de Farah Abdallah Miguil, Secrétaire général
adjoint de l'UDT
L’autonomisation
des populations et des communautés dans la Corne de
l’Afrique
UN
Conference, Employment for Peace, Stability and Development
Par Farah Abdillahi
Miguil
Secrétaire General
Adjoint de l’UDT
Addis Abeba, le 11
avril 2011
Au nom de ma centrale syndicale, au
nom des travailleurs djiboutiens et en mon nom personnel mes
remerciements s’adressent avant tout à l’OIT, l’UA et l’IGAD
pour nous avoir associé à cette conférence capitale pour
l’avenir de notre région.
Il est bien spécifié dans le résumé
analytique de la Stratégie régionale pour la grande
Corne de l’Afrique (Période 2011-2015) que les défis
que doit faire face la région, risquent d’amplifier les
problèmes de sécurité, de cohésion sociale et de
développement au sein et à l’extérieure de cette dernière si
des solutions adéquates ne sont pas apportées. L’OIT pour
s’attaquer aux causes profondes des crises récurrentes dans
la région, propose un agenda avec le Programme pour
l’Emploi, la Paix, la Stabilité et le Développement en
partenariat avec l’IGAD, l’Union
africaine, la Communauté internationale et les
organisations locales. La stratégie se fera sur 3 axes selon
un triangle vertueux
1.
Création de possibilités d’emplois
2.
Protection des plus vulnérables
3.
Autonomisation des personnes et des populations
Dans ce travail d’exploration la
première tâche à faire est de diagnostiquer les vraies
causes des crises récurrentes dans la Corne de l’Afrique
afin de mieux solutionner. Une bonne compréhension du
problème est la moitié de la solution comme on le dit
souvent.
Avant de parler de l’autonomisation des
populations et des communautés, j’évoquerai le concept
d’autonomie de la personne ou de l’individu.
A. Concept
d’autonomie de la personne
Le concept d'autonomie de la personne
est une notion philosophique qui s'est imposée aux Européens
depuis le siècle des Lumières et qui a apporté beaucoup aux
pays occidentaux.
Par exemple, la démocratie ou la liberté
d'expression dont chaque citoyen occidental peut bénéficier,
résulte plus ou moins directement de l'introduction dans les
mœurs du respect de l'autonomie de chaque individu et de son
droit de l'exercer. Le concept d'autonomie de la personne a
atteint son apogée avec la Déclaration des Droits de l'homme
et du citoyen de 1789, un apport considérable pour les
sociétés occidentales. Incitant les esprits à s'émanciper en
se détachant de toutes les formes de totalitarisme, ce
concept a permis à la démocratie de s'installer.
Dans ce sens, il nous semble intéressant
de nous interroger sur la position qu'occupe ce concept dans
les mœurs africaines et le rapport des Africains avec cette
notion d'autonomie de la personne.
Contrairement à l’Occident parmi les
différentes caractéristiques de la culture africaine nous en
distinguerons deux qui interagissent avec la notion
d'autonomie de la personne. Il s'agit de la primauté de la
communauté sur l'individu et de l'attachement des Africains
à leurs coutumes et traditions. En effet, très tôt dans son
enfance il apprend l'importance du clan ainsi que celle des
coutumes et traditions. C’est l’effacement de l’individu
face à la communauté c’est le don de soi, c’est l’altruisme,
c’est la solidarité humaine mais malheureusement ces valeurs
véhiculent un certain nombre de freins à l’autonomisation de
l’individu. Alors, il serait temps que les africains se
penchent réellement sur leurs traditions et leurs coutumes
pour mettre en valeur ce qui est positif et abandonner ce
qui est négatif.
En général, cette primauté de la
communauté est exploitée de façon perverse en Afrique et
dans notre région en particulier. En effet, on socialise les
mauvais comportements et les défiances. Si je prends
l’exemple des mœurs en vigueur dans mon pays Djibouti,
l’individu n’existe pas et n’est pas responsable même en cas
de crime c’est sa tribu qui répond à sa place et c’est la
même chose en Somalie. L’écrivain somalien Nurradin Farah
aime répéter que l’homme somalien est un éternel mineur à
l’égard de sa communauté. Sa responsabilité individuelle est
diluée dans celle du groupe.
Cette pratique est loin de la définition
de Kant pour qui un individu est autonome, si, réfléchissant
à sa conduite, il choisit volontairement et librement de se
comporter de la façon qu’il juge être universellement la
meilleure.
Une fois que nous avons évoqué la
question de l’autonomie de la personne, nous pouvons aborder
l’autonomisation des personnes car si l’individu n’est pas
autonome on ne peut pas parler d’autonomisation des
populations.
B.
Autonomisation des personnes et des populations
Premièrement, il est temps de
remettre en question les pratiques d’assistanat, de
paternalisme hérité de l’époque coloniale, d’infantilisation
des citoyens et autoritaires qui ont prévalu depuis
l’Indépendance. Ces remarques s’adressent à la Communauté
Internationale et à ceux qui détiennent aujourd’hui le
pouvoir dans nos pays de la région.
Secundo, la vulgarisation de
l’éducation sur les droits humains doit être la règle. En
effet, l’éducation sur les droits humains est un processus
permettant d’acquérir des connaissances, aptitudes et
valeurs afin de savoir, faire valoir et revendiquer ses
droits en vertu des normes internationales sur le droit
humain. Cette définition implique que les droits
humains sont des outils permettant de s’autonomiser.
Par conséquent, de par sa nature même, l’éducation sur les
droits humains doit être une intervention positive dans la
vie des populations.
Et enfin, j’évoquerai ce que nous
considérons comme les vrais problèmes qui se posent
aujourd’hui en Afrique en général et dans la région en
particulier et qui sont :
· Un problème de gouvernance
· Un problème de corruption généralisé
· Un problème des droits humains
· Un problème de représentativité
· Un problème de justice sociale
· Un problème de culture et de déficit
démocratiques.
C. Conclusion
Nous sommes convaincus qu’il est temps
de questionner nos indépendances et nos souverainetés en
Afrique en général et dans notre région en particulier. Ces
indépendances qui ont fait que les citoyens soient
infantilisés, traités comme des sujets voire comme des
objets par ceux qui ont considéré et considèrent toujours le
pouvoir non comme une délégation dont on doit rendre des
comptes un jour mais comme une propriété privée où la
famille, les amis, les proches, … sont appelés à jouir sans
limites et sans restriction.
Après plus d’un siècle de colonisation
traumatisante et dégradante, et après 30, 40 voire pour
certains plus de 50 ans des pseudo-indépendances où ces
pouvoirs se sont comportés souvent comme des dérivatifs des
pays coloniaux, le chantier de reconstruction de la
confiance en soi pour ces peuples, est immense.
Tant qu’on ne s’attaquera pas aux vrais
problèmes on pourra mettre en place autant d’agendas
soutenus par les Nations Unies et les problèmes demeureront.
Tant que les citoyens ne seront pas associés aux décisions
qui les concernent on ne pourra pas parler d’autonomisation
des populations. Et tant que les organisations indépendantes
de la société civile seront combattues par les pouvoirs en
place qu’elles soient associatives ou syndicales, les
citoyens n’auront aucune confiance en leurs institutions, en
leurs dirigeants et par ricochet en leur pays.
Nous avons la ferme conviction que la
réussite de l’Agenda de l’OIT sur l’Emploi, la Paix, la
Stabilité et le Développement dans la Corne de l’Afrique
pour faire face à une crise à venir si rien n’est fait et
dont les conséquences auront des répercutions dans le
continent et même au-delà, passera pour un renforcement de
la culture démocratique. Nous proposons qu’on intègre dans
cet agenda un volet pour le renforcement de la démocratie et
de l’éradication de toutes les formes de dictatures dans la
région.
LDDH
: Note d'information du 22 avril 2011
|

Le Président
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NOTE
D’INFORMATION DU 22 avril 2011
La Répression reprend
de l’ampleur, les rafles
nous font penser au LUNDI
NOIR DU 20 MARS 1967
|
Mercredi 20 avril 2011, une
cinquantaine de Cheminots, qui sont venus à pieds de Galileh,
d’Ali Sabieh, Dacaas Biyo, de Holl Holl, de Goubbato, de
Shebelle en suivant les rails, sont venus à Djibouti pour
manifester leur mécontentement et exiger le paiement des 8
mois d’arriérés de salaires.
Cinquante cinq (55) Cheminots ont
été embarqués face au domicile du Premier Ministre par
intérim Monsieur Dilleita et immédiatement conduits au
Centre de Rétention et non de Détention de Nagad.
La Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH)attend la liste de tous les Cheminots en
Détention Arbitraire dans le Centre secret de l’Ecole de
Police de Nagad, car d’autres Cheminots les ont rejoints.
Les Cheminots n’ont pas encore
bien compris qu’avec le falsificateur des promesses, il faut
tout simplement s’attendre à des Mensonges. Ce n’est pas par
quelques jours d’emprisonnement à Nagad qu’ils règleront
leurs problèmes, ce n’est pas par des simples manifestations
d’humeur qu’ils auront leurs salaires.
Les Cheminots n’ont qu’une seule
issue avec un Dictateur passible de Crimes contre l’Humanité
et Crimes Organisés, n’ont qu’une seule issue à savoir
repenser une nouvelle stratégie pour arracher l’intégralité
de leurs salaires.
La Ligue Djiboutienne des Droits
Humains lance un Appel pressant aux Chancelleries de la
place à demander à leur Gouvernement respectif le gel des
avoirs du Dictateur qui s’approprie allégement des Fonds
Publics et des Biens Sociaux de la République de Djibouti.
NOEL ABDI Jean-Paul
LDDH
: Note d'information du 21 avril 2011
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Le Président
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NOTE
D’INFORMATION DU 21 AVRIL 2011
"NON BIS IN IDEM"
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« NON BIS IN IDEM »
Non pour deux fois pour la même
chose. Cet axiome de jurisprudence connu de tout Juriste qui
se respecte, en vertu duquel on ne peut être jugé deux fois
pour le même délit, le Parquet de la République semble
l’oublier car le Procureur est probablement occupé par
d’autres « préoccupations plus importantes ou plus
intéressantes ».
Cet axiome est connu par le
commun des mortels et lorsque Maître Dini avait
soulevé ce point, je m’attendais à ce que les juges de la
Cour Correctionnelle s’exclament à l’unisson en disant « NON
DECET » (cela ne convient pas) pour exprimer leur
désapprobation face à une telle erreur judiciaire.
Aujourd’hui, la Cour
Correctionnelle a encore renvoyé, au jeudi 28 avril 2011,
l’Affaire du Réfugié ABDI NOUR ALI OMAR qui avait fui les
bombardements aveugles des Forces tueuses du Burundi et de
l’Ouganda tendant à l’extermination des populations de cette
République de Somalie sur proposition du Chef de l’Etat de
Djibouti lors de sa dernière visite aux Nations Unies de New
York.
Le Président de la Cour a encore
renvoyé cette Affaire après que l’Adjudant de la Police eut
sur un ton menaçant dit qu’il y avait un Colonel dans la
salle, qui intervient pour ABDI NOUR ALI OMAR. Ce dernier
avait montré à la Cour ses cicatrices en soulevant sa
chemise encore ensanglantée qu’il n’a pas pu changer car
aucun réfugié ne peut venir le voir de peur de répressions
sanglantes.
Comme l’a si bien souligné
l’avocat Me DINI face à un « homme en tenu, qui ne respecte
même pas la Cour, doit être très dangereux lorsqu’il a la
garde des Réfugiés » qu’il est censé protéger en tant
que responsable du Camp d’Ali ADDE.
En tant que Défenseur des Droits
Humains, je me demande si tous ces renvois ont pour seul
objectif de bloquer l’établissement d’un certificat médical
pour coups et blessures prouvant clairement que la torture
est bien une monnaie courante au Camp d’ALI ADDE, où
d’ailleurs plusieurs familles de Réfugiées ont réussi de se
sauver vers le Yémen où le conditions des Réfugiés une fois
dans le Camp sont très correctes contrairement à Djibouti
financée par l’Union Européenne et les Etats-Unis, et au
Kenya.
La Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH) est très préoccupée de ces renvois
incompréhensibles qui correspondent à des tortures morales
et psychiques sur un citoyen Somali qui a fui avec son
enfant les atrocités des Forces d’occupation Etrangères
d’une République et de sa capitale Mogadiscio.
La LDDH demande au HCR de
Djibouti de suivre de près ces manœuvres dilatoires et de
prendre soins du Réfugié ABDI NOUR ALI encore arbitrairement
incarcéré, et faire appel à un Médecin pour le consulter.
NOEL ABDI Jean-Paul
LDDH : Note
d'information du 14 avril 2011
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Le Président
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NOTE
D’INFORMATION DU 14 AVRIL 2011
Le Réfugié de
Mogadiscio n’a pas droit à
la liberté, son « bourreau »
est absent !
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A entendre la Cour
Correctionnelle il est normal de se demander qui est en fait
la véritable victime ? Est-ce l’adjudant Abdillahi
Farah Mohamed connu par les Réfugiés de la Somalie du Sud au
Camp d’Ali ADEY non loin d’Ali Sabieh, ou est-ce Nour
Ali Omar réfugiés de Mogadiscio, qui a fui avec son fils
mineur les bombardements aveugles et les Crimes de Génocide
des Forces d’Amison, en principe à vocation Onusienne ?
Dans tous les cas, la Cour
Correctionnelle a renvoyé cette Affaire à la semaine
prochaine, jeudi 21 avril 2011 tout en refusant la liberté
provisoire demandé par Maître Dini avocat du HCR.
NOEL ABDI Jean-Paul
Que fait la
France à Djibouti ?
Politis, jeudi
14 avril 2011, par
Jean Sébastien Mora
Avec sa principale base militaire
à l’extérieur, la France continue de soutenir le régime
dictatorial face aux aspirations démocratiques. Jusqu’à
quand ?
À Djibouti, la police offre une
image qui est un fidèle reflet du régime, un des plus durs
et des plus mafieux d’Afrique. Alors qu’une vague
d’aspiration démocratique secoue le monde arabo-musulman, le
seul pays francophone d’Afrique de l’Est demeure un
territoire d’exception, où la répression reste virulente.
Très désertique, le pays ne compte que 800 000 habitants,
principalement afars, arabes et issas.
Mais, pour les Occidentaux,
l’ex-Côte française des Somalis est avant tout une base
géostratégique dans la mer Rouge, aux portes du Moyen-Orient
et du golfe d’Aden. Ave environ 3 000 soldats français, une
dizaine de Mirage, des hélicoptères et des navires de
combat, Djibouti est la première implantation militaire
française à l’étranger. La France y a favorisé comme
ailleurs la captation du pouvoir par un dictateur local. Au
fil des années, les marines (après le 11-Septembre), des
militaires allemands et espagnols, et même des Japonais s’y
sont installés. Une véritable manne financière pour le
régime.
En 1999, le chef de la sécurité
intérieure, Ismail Omar Guelleh, se voit offrir le pouvoir
par le Président sortant. Surnommé IOG, ce sexagénaire
somali mène depuis une politique mafieuse fondée sur la
distinction ethnique et l’enrichissement de sa « tribu »,
les Somali Massaman. Il a exclu du pouvoir la plupart des
cadres afars et arabes, et a laminé toute presse
indépendante, même RFI. « Des élections libres et
transparentes sont devenues impossibles », explique Kassim
Ali Dini, secrétaire général de l’Alliance républicaine pour
le développement.
Fin janvier, la tension est
montée d’un cran, lorsque la population a emboîté le pas de
la révolution tunisienne. Le régime a coupé court à toute
aspiration démocratique : l’importante manifestation du 18
février s’est soldée par deux morts. Depuis, les
rassemblements sont interdits, les arrestations politiques
se sont multipliées, et les actes de torture sont
systématiques.
Fin mars, on apprend la mort par
balles d’Ahmed Abdillahi Faray, un des permanents de
Democracy International, une ONG qui y a diligenté une
mission d’observation. « On est sans nouvelles de plus de 80
militants détenus dans les prisons officieuses du régime »,
dénonce Jean-Paul Noël, président de la Ligue des droits de
l’homme djiboutienne.
Le régime est tout aussi
méprisant à l’égard de la communauté internationale. En
toute impunité, le ministre de la Santé djiboutien vient de
détourner pas loin de 15 millions de dollars alloués par le
Fonds mondial de lutte contre le sida. Alors que la
croissance du PIB frôle les 5 % par an, la grande pauvreté
concerne 48 % de la population. « Ce décalage signifie que
les performances économiques ne profitent qu’à la famille du
chef de l’État et à ses proches », confie Ali Coubba,
président d’un autre parti d’opposition, l’Uguta-Toosa.
En une vingtaine d’années, IOG
aurait accumulé une fortune considérable. S’il a fait main
basse sur l’important commerce du port de Djibouti City,
seule entrée maritime pour l’Éthiopie, les dernières
révélations de WikiLeaks l’accusent d’être un trafiquant
d’armes et d’alcool. Dans le début des années 2000, quelques
médias anglo-saxons ont aussi démontré ses liens étroits
avec la piraterie somalienne, alors même que c’est à
Djibouti qu’est basée l’opération Atalante contre ces mêmes
pirates.
« La France est attentive au
respect des droits fondamentaux à Djibouti », a assuré Alain
Juppé, le 20 mars. Difficile à croire ! Certes, depuis
l’affaire Borrel, du nom de ce magistrat français retrouvé
mort en 1995, les relations entre Djibouti et Paris se sont
compliquées. Mais, la France forme toujours la garde
républicaine, cette milice « à tout faire » à la solde du
dictateur.
Dans les années1990, l’armée
française a appuyé la politique de répression contre la
rébellion afar. Interrogés dans leurs bases, les soldats
français reconnaissent volontiers Djibouti comme une
dictature. Certains évoquent même la corruption d’officiers
français par le régime. Ainsi cette affaire concernant l’un
des plus hauts gradés des forces françaises de Djibouti,
qui, pour remplir sa piscine, a privé d’eau tout un
quartier.
Le 8 avril, IOG a remporté sans
problème la présidentielle avec 76 % des suffrages. En cas
de révolte démocratique, dans quel camp se placera la France
?
Jean Sébastien Mora
Merci pour votre réponse aussi prompte que
constructive.
Je prends bonne note de votre disposition à
construire avec l'ARD un cadre de travail
respectueux de la charte qui nous unit dans
le cadre de l'UAD; laquelle, à ma
connaissance, ne prévoit aucune
forme de collaboration avec une lutte armée,
si tant est qu'elle existe.
Pour ce qui est de la présentation des
propos de notre Représentant en Europe, vous
connaissez aussi bien que moi la formule
italienne selon laquelle "Traduttore,
traditore", c'est-à-dire "traduire,
c'est trahir". Dans le cas d'espèce, on peut
dire que le monteur (de
cette série de positions) est un
menteur puisque son déroulement
laisse à penser que l'ARD reconnaît que l'
"on ne peut pas combattre un fauve les mains
nues" donc que la lutte pacifique a atteint
ses limites.
C'est peut-être ma position personnelle,
mais en aucun cas celle de mon parti.
Surtout que les propos en question
tranchaient avec les autres car ne proposant
aucune analyse de la situation prévalant
actuellement dans notre pays.
Pour ne pas jouer à un ping-pong d'une mise
au point sur une mise au point, je vous
propose de discuter de tout cela de façon
sereine et conviviale dans le monde réel,
après que vous nous ayez précisé ce que vous
entendez par " procédures appropriées".
Bien amicalement,
Cassim Ahmed Dini
Conseiller politique du Président
de l'ARD et membre du Comité Exécutif
Paris, le 18/04/2011
Réponse à correspondance du président du MRD au
Conseiller politique du président de l'ARD
Mouvement pour
le Renouveau démocratique et le Développement
(MRD)
Cité Poudrière
Avenue Nasser
Tel: 34 23 99
/Www.mrd-djibouti.com
BP : 3570
Djibouti
Bruxelles, le 18 avril 2011
Le président du MRD
à
Monsieur Cassim
Ahmed Dini
Conseiller politique
du président de l'ARD
Objet: Réponse à correspondance
Monsieur le Conseiller et cher ami,
Par message émail du 17 avril 2011, vous m'avez
adressé, en votre nouvelle qualité de conseiller politique
du président de l'ARD, Ahmed Youssouf Houmed, une lettre
dont vous dites qu'elle sera publiée sur le site de l'ARD et
que vous souhaitez également voir publiée sur celui du MRD.
Ce courrier, dont copie est donnée plus bas, contient un
démenti de propos que la radio La Voix de Djibouti aurait
prêtés à tort à Maki Houmed Gaba, représentant de l'ARD en
Europe, dans son édition du jeudi 14 avril 2011, démenti
transmis à l'équipe de la Voix de Djibouti, mais aussi un
certain nombre d'autres éléments. Je voudrais, outre la
réponse de la Voix de Djibouti (LVD) que je vous fais
parvenir en premier, réagir à cette correspondance par
quelques mots.
La LVD a simplement repris des
propos publics du représentant de l'ARD en Europe
«Dans son édition du jeudi 14 avril 2011, votre
radio La Voix de Djibouti (LVD) prétend en somali que, selon
notre Représentant en Europe, l'ARD apporte son soutien à la
lutte armée», écrivez-vous dans votre correspondance.
L'équipe de la Voix de Djibouti vous fait observer que les
seuls propos de Maki Houmed Gaba qu'elle a diffusés le jeudi
14 avril 2011 en français et en langue somalie (par
traduction) ont été extraits d'un entretien de ce dernier
publié dans un récent livre collectif intitulé «La situation
des droits de l'Homme à Djibouti à la veille des élections
présidentielles de 2011», ouvrage coordonné par l'ONG
Cultures et Progrès (ACP) et paru aux Éditions du même nom.
Ces propos, qui ont été diffusés par la LVD sans mauvaise
intention, en même temps que ceux d'autres auteurs de
l'ouvrage, figurent même en relief dans ledit entretien.
«L'ARD a des relations de respect et de compréhension à
l'égard du FRUD auquel elle peut le mieux s'identifier,
étant elle-même issue de la lutte armée», peut-on lire en
page 60 sous la photo de Maki Houmed Gaba. Du reste, cet
ouvrage collectif a fait l'objet d'une conférence de
présentation à Bruxelles le 1er avril 2011 avec
participation et prise de parole du représentant de l'ARD en
France, Hamad Daoud.
Sur les méfaits de la dictature
d'Ismaël Omar Guelleh
Dans la mesure de ses modestes moyens, le MRD a
toujours combattu et continue de combattre les méfaits du
régime dictatorial de Djibouti, que ces méfaits affectent
les Djiboutiens ou des habitants de la région. Nous sommes
très attachés à la fraternité et à la coexistence
harmonieuse des Djiboutiens, des peuples de la région mais
aussi entre les premiers et les seconds. Et c'est parce que
le MRD s'oppose fermement à la dictature et à ses pratiques
parmi lesquelles le divisionnisme, refusant ainsi de céder
au chantage à la «légalité», que le régime redouble
de persécutions contre lui. Comme vous le savez, le pouvoir
en place est allé jusqu'à dissoudre le MRD sans motif par
décret présidentiel le 9 juillet 2008. Ces dernières
semaines, il a arrêté arbitrairement un grand nombre de nos
cadres et militants, torturé la plupart d'entre eux avant de
les jeter en détention. De sorte qu'à l'heure où j'écris ces
mots, plusieurs de nos cadres et militants les plus
dynamiques croupissent toujours à la prison de Gabode, sans
compter celles et ceux illégalement détenus dans les
cellules de la police, de la gendarmerie et des services
spéciaux. Mais nous tenons et tiendrons bon.
Ne pas se laisser tétaniser par la peur et le
chantage à la «légalité», voilà l'un des principes d'action
du MRD. Je ne vous apprends pas qu'un parti n'est pas
réductible à un bout de papier suspendu à l'arbitraire d'un
dictateur, qu'il est fait de femmes et d'hommes animés par
des valeurs et des convictions et que ce sont eux qui
décident de son sort en dernier ressort.
Sur nos rapports avec le FRUD
Conscient que l'union fait la force, le MRD
entretient de bonnes relations avec toutes les organisations
crédibles de l'opposition et de la société civile. A ce
titre, le FRUD demeuré armé, ne nous paraît pas
«infréquentable» dans le cadre de notre combat contre la
dictature et pour le changement démocratique à Djibouti.
C'est une composante crédible de l'opposition, qui lutte
comme nous mais par d'autres moyens pour la démocratie,
l'État de droit et la concorde nationale à Djibouti. Du
reste, le MRD ne se singularise point par cette position à
l'endroit du FRUD puisque tous les partis membres de l'UAD
parlent avec le «FRUD» (comme cet été à Paris, par
exemple) et du «FRUD, mouvement armé djiboutien
d'opposition» (cf Appel de l'UAD au peuple djiboutien
et à la communauté internationale, 26 septembre 2009).
Le rapport au FRUD, pensons-nous, devrait être serein et
constructif pour tous les démocrates djiboutiens crédibles.
Sur nos relations avec l'ARD
L'ARD est un parti ami avec lequel nous avons des
relations anciennes d'alliance. Cette alliance est régie par
le cadre pacifique de notre coalition Union pour
l'alternance démocratique (UAD) dont nous sommes tous deux
membres fondateurs avec l'UDJ, étant évident que ce cadre
n'exclut pas l'autonomie des organisations membres et une
vie de parti propre à chacune d'elles. Vous savez aussi bien
moi que cette alliance au sein de l'UAD se traduit, entre
autres signes d'unité, par des actions communes de nos
formations politiques à Djibouti comme hors de Djibouti.
C'est ainsi que nous agissons de concert ici en Europe,
comme en témoignent la conférence de Londres (20 novembre
2010), la conférence de Bruxelles autour de l'ouvrage
collectif sur Djibouti mentionné plus haut (1er avril 2011),
la dernière manifestation de Bruxelles (1er avril 2011) à
laquelle a participé le représentant de l'ARD en France,
Hamad Daoud, mais aussi les protestations de Paris (2 et 8
avril 2011) où était notamment présent votre représentant en
Europe, Maki Houmed Gaba, pour ne citer que ces quelques
actions.
Bien entendu, comme pour toute entreprise humaine,
des améliorations peuvent toujours être apportées à cette
collaboration dans le cadre de l'UAD, notamment à
l'étranger, et nous sommes comme toujours, mes amis du MRD
et moi-même, disposés à en discuter et à en proposer avec
les instances et responsables de l'ARD dont notre ami et
vice-président de votre parti Mahdi Ibrahim A. God et
vous-même, mais selon les procédures appropriées.
Avec mes sincères salutations.
Daher Ahmed Farah,
Président du MRD
MRD
Monsieur le Président et cher
ami,
des événements de la plus
haute gravité se déroulent actuellement en Ethiopie, qui
nous concernent directement. Au prétexte d'instaurer une
paix juste et durable en Issa et Afar, les autorités
fédérales proposent au derniers de céder aux premiers une
partie de leurs terres ancestrales, l'axe routier et les
berges du fleuve Awash sur plusieurs centaines de
kilomètres, aux fins de mise en valeur.
Vous savez pertinemment que, par
définition, le mode de vie pastoral ne produit aucune
tradition agricole : il s'agit tout simplement d’une
confiscation de terres fertiles pour les mettre à la
disposition des colossaux moyens financiers dérivés de
toutes les richesses dont le Peuple djiboutien a été
dépossédé.
Pourquoi je vous entretiens de
tout cela ? Parce que le bras armé de cette annexion
territoriale, ce sont des éléments de l'Armée Nationale
Djiboutienne (AND) et des milices entrainés, armés et
financés par la dictature djiboutienne. Pour vous dire que,
comme en Israël l'occupation des territoires palestiniens
relève non plus de la seule idéologie sioniste mais
davantage de la spéculation immobilière, ce qui se passe en
Ethiopie renvoie plus à une logique d'Etat(s) qu'aux
traditionnelles luttes pastorales pour l'accès aux points
d'eau et aux pâturages. L'implication du régime djiboutien
dans ce conflit est un secret de Polichinelle et nous ne
devons pas ignorer la dimension régionale du combat que nous
menons: il existe une relation dialectique entre l'apartheid
djiboutien (au sens de ségrégation basée sur l'origine
ethnique ou tribale) et les différents conflits
intercommunautaires chez nos voisins du Sud et de l'Ouest.
Or, quand l'AND et les milices
djiboutiennes projettent d'attaquer un campement Afar, en
Ethiopie bien sûr, les notables Issa de cette région sont
sollicités pour conclure un semblant de paix avec la tribu
Afar voisine. Stratégie de division aussi rudimentaire
qu'efficace : le narcissisme des petites différences, pour
parler comme Freud, par lequel on trouve toujours une raison
d'en vouloir au proche, est la première démarche d'un
suicide collectif.
Mais quel rapport entre l'ARD et
le MRD, me direz-vous encore.
Peut-être aucun directement, mais
j'ai depuis quelque temps la fâcheuse impression que
certains jouent aux pleureuses professionnelles en jurant
être victimes d'une partie de l'ARD et ceci pour mieux
affaiblir toute l'ARD. Votre Organisation n'est pas
concernée par cette puérile tentative de division et vous
m'en voyez ravi. Toutefois, ce qui va sans dire allant
encore mieux en le disant (Talleyrand), permettez-moi,
Monsieur le Président et cher ami, d'être tout à fait
explicite.
Dans son édition du jeudi 14
avril 2011, votre radio La Voix de Djibouti (LVD) prétend en
somali que, selon notre Représentant en Europe, l'ARD
apporte son soutien à la lutte armée. Déjà, oser dire que
FRUD-armé-exilé-clandestin (qui, au passage, m'accuse
d'avoir livré des noms au SDS) incarne cette option
militaire relève de la forfaiture la plus inadmissible.
Associer le nom de l'ARD à une telle malhonnêteté constitue
de la part de votre radio une contradiction absolue avec,
non seulement la réalité djiboutienne observable sur le
terrain, mais aussi la charte qui lie nos deux parties (et
l'UDJ) dans le cadre de l'Union pour l'Alternance
Démocratique (UAD) résolument attachée à l'action pacifique.
Même si, comme l'a justement
rappelé Adan Mohamed Abdou, notre parti n'interdit à
personne de prendre les armes pour résister contre ce régime
sanguinaire, encore faut-il que ce soit pour de vrai et non
en se limitant à justifier la condamnation de
certaines régions à l'abandon et au sous-développement ainsi
que leurs habitants à l'embargo et aux exactions ; le temps,
peut-être, d'être convoqué par la dictature pour un accord
de paix!
Incarnant, comme votre parti
officiellement, les aspirations de nombre de nos concitoyens
à un changement pacifique, l'ARD vous prie instamment
d’inviter votre radio LVD à ne plus associer son nom à une
telle fumisterie d'un FRUD-armé-exilé-clandestin dont la
fréquentation, soit dit en passant, n'est peut-être pas tout
à fait étrangère à la délégalisation du MRD. Loin de
contribuer au renforcement de notre lutte, le seul
bénéficiaire d'un tel amalgame est pour le moment notre
ennemi commun : la dictature qui asservit notre Peuple.
Monsieur le Président et cher
ami, je vous saurai enfin gré de bien nous proposer, à Mahdi
Ibrahim et moi, une date à votre convenance afin que, dans
le respect de la charte de l'UAD à laquelle nous appartenons
tous, un cadre de travail harmonieux soit clairement défini
à l'étranger, étant bien évident que les cadres et militants
de votre parti, injustement emprisonnés et torturés,
comptent sur la cohésion de nos actions unitaires et
nullement, pour le moment tout au moins, sur une quelconque
lutte armée. Au demeurant, l'engagement de toutes les
composantes de la communauté nationale dans cette option
ultime y confèrerait ce qui lui manque actuellement :
crédibilité et efficacité.
Avec mes salutations militantes
et amicales
Cassim Ahmed Dini
Conseiller politique du Président
de l'ARD et membre du Comité Exécutif
Paris, le 18/04/2011
Pourquoi la planète ne
s'intéresse pas au régime autocratique de Djibouti.
Au vu des extraordinaires évènements qui agitent le
Moyen-Orient, les élections présidentielles de Djibouti
risquaient fort de ne guère attirer l'attention du reste du
monde. De fait, la détresse de ce minuscule pays, coincé
entre la Somalie et le Yémen, passe aujourd'hui presque
totalement inaperçue. Pour autant,
Djibouti demeure à la fois le principal port de pêche de
85 millions d'Ethiopiens
enclavés, le centre de la lutte contre la piraterie dans la
Corne de l'Afrique, et un allié fidèle de l'Occident dans la
guerre contre le terrorisme. Un pays d'une importance
stratégique cruciale, au cœur d'une région instable.
Comparée au
chaos électoral d'un pays comme le Nigéria (la plus
grande démocratie d'Afrique), la relative tranquillité des
élections djiboutiennes du 8 avril 2011 pourrait être perçue
comme une agréable surprise. Ce petit pays revendique moins
d'un million d'habitants; il y a donc plus d'électeurs dans
un seul district de la ville nigériane de Lagos que dans
l'ensemble de Djibouti.
Guelleh l'autocrate
Mais la démocratie djiboutienne présente de
nombreuses failles. Son Parlement ne compte aucun député
d'opposition. Le seul organisme de radiodiffusion national,
Radio-Television Djibouti, est le porte-parole du
gouvernement. Servile, il se borne à faire le compte-rendu
des visites et des rendez-vous du président. La société
civile ne compte pratiquement aucune organisation
indépendante, et la quasi-totalité des emplois dépendent de
l'Etat —autrement dit, il n'est pas conseillé de critiquer
le régime si l'on tient à sa carrière. Dans ces conditions,
l'essentiel de la campagne électorale de cette année s'est
résumée au culte du «héros»: le président en exercice,
Ismail Omar Guelleh.
Ne pouvant exercer plus de deux mandats
consécutifs, Guelleh a modifié la Constitution en 2010 afin
de pouvoir rester à la tête de l'Etat cinq années de plus.
Guelleh est arrivé au pouvoir en 1999, succédant à son
oncle, Hassan Gouled Aptidon, qui fut le premier président
du pays (après avoir obtenu l'indépendance de la France en
1977). Son administration a signé des accords commerciaux et
a stimulé l'investissement étranger, mais n'a pour autant
pris presque aucune mesure pour enrayer le chômage massif
qui, selon
certaines estimations, dépasserait les 60%. Il fut à
nouveau candidat en 2005 et obtint (officiellement) 100% des
suffrages. Guelleh faisait face à un candidat indépendant et
l'opposition a décidé de boycotter les élections; sa
victoire était dès lors presque certaine.
Si l'histoire s'arrêtait là, Djibouti serait une
autocratie comme tant d'autres; un pays au destin triste,
mais prévisible —assez proche de celui du Gabon, de la
Syrie, ou de l'Azerbaïdjan. Ne disposant d'aucunes
ressources naturelles notables, ce micro-Etat plus connu
pour ses sites de plongée sous-marine que pour sa diversité
politique est clairement en marge de la politique
internationale.
Un allié précieux de l'Occident
Mais pour l’Occident —et notamment les Etats-Unis
et la France—, Djibouti est important. Très important. Le
camp Lemonnier de Djibouti, base d’opérations avancée de
l’US Africa Command (commandement unifié des Etats-Unis pour
l’Afrique), est une zone accueillante au sein même de la
Corne de l’Afrique, qui comprend l’Erythrée, la Somalie et
le Yémen. Le
camp Lemonnier abrite environ 2.000 soldats américains,
en plus des forces navales qui font parfois escale dans le
port de la capitale. Le port d’accueil le plus proche étant
celui de Mombasa, au Kenya (à 2.700 kilomètres de
distance...), les Etats-Unis, l’Otan et l’Union européenne
n’ont pas le choix: il leur faut une base pour monter leurs
opérations anti-piraterie, et le port de Djibouti demeure
leur seul refuge de la région.
En acceptant, sans retenue, de coopérer aux
opérations anti-piraterie, Djibouti a gagné l’amitié de
nombreux membres de la communauté internationale. Sans son
port, nombre de pays (notamment le Japon, l’Allemagne et la
Russie) ne pourraient maintenir une présence navale dans les
eaux de l’Afrique de l’Est. Située au débouché de la mer
Rouge et du golfe d’Aden, Djibouti occupe une position
stratégique permettant de protéger l’un des ensembles de
voies maritimes les plus fréquentés au monde —voies
maritimes de plus en plus vulnérables face à l’ambition
croissante des pirates. Et ce problème n’est pas près de
disparaître.
On est certes parvenu à mettre à mal les «pirate
action groups » [groupes d’attaque pirates, ndt], comme les
dénomment les forces internationales, mais
selon les chiffres du centre d’observation de la
piraterie (du Bureau maritime international), on dénombre
déjà quatorze détournements de navires dans le golfe d’Aden
depuis le début de l’année.
Djibouti abrite la seule base militaire américaine
d'Afrique; ce pays représente donc un indispensable maillon
de la guerre contre le terrorisme. C'est à partir du camp
Lemonnier que les Etats-Unis lancent leurs drones
antiterroristes visant des cibles situées dans la péninsule
arabique et en Somalie. La CIA disposerait d'installations
sur le territoire: selon le Washington Post, un ancien
détenu
a intenté un procès aux autorités djiboutiennes, qu’il
accuse d'avoir trempé dans son
transfert extraordinaire (enlevé en Tanzanie, il aurait
transité par Djibouti, puis serait passé par un réseau de
prisons de la CIA en Europe de l'Est et en Afghanistan).
La France a elle aussi des intérêts dans ce pays.
Cette ancienne colonie abrite sa plus importante présente
militaire à l'étranger: elle y accueille une demi-brigade de
la Légion étrangère. L'aéroport d'Ambouli abrite des avions
de chasse français. Un accord mutuel de défense lie les deux
pays.
Un peuple bâillonné
Mais Djibouti, qui est membre à part entière de la
Ligue arabe, n'a pas été épargné par la vague d'agitation
qui a récemment déferlé sur la région. Une
manifestation d'environ 4.000 personnes —la plus
importante depuis des années— s'est réunie devant le stade
national de Djibouti le 18 février dernier pour protester
contre le
probable troisième mandat de Guelleh. En l'absence de
médias internationaux et d'une presse locale indépendante,
les mouvements populaires ont été rapidement étouffés. Comme
me l'a expliqué l'ambassadeur de France au lendemain des
manifestations pro-démocratie (qui ont été dispersées à
grand renfort de gaz lacrymogène et de charges policières):
«Ces troubles locaux ne nous inquiètent pas. Le
terrorisme, la piraterie, voilà les vrais problèmes.»
Les citoyens de Djibouti payent le prix de
l'apathie occidentale. Comme le faisait récemment remarquer
Human Rights Watch, le gouvernement a mis en place une
interdiction des réunions publiques, criminalisant tout
rassemblement —ce qui est contraire à la Constitution du
pays. Plutôt que de permettre un examen indépendant de
l'intégrité du processus électoral, le gouvernement de
Djibouti a décidé d'emprisonner des militants des droits de
l'Homme et fait expulser des observateurs internationaux.
Plusieurs militants politiques sont aujourd'hui détenus sans
jugement; leur nombre exact n'a pas été confirmé.
Certes, Djibouti est un petit pays —et un allié
précieux de l'Occident au sein d'une région des plus
instables. Mais il devrait être considéré de la même
manière, et jugé selon les mêmes critères, que le reste des
Etats au passé douteux. Djibouti ne fait peut-être pas la
une de nos journaux, mais la nature de sa relation avec
l'Occident mérite tout autant d'être réévaluée.
Aly Verjee
Traduit par Jean-Clément
Nau, 18/04/2011
|

Le Président
|
BREVE INFORMATION DU 17 AVRIL 2011
Le
dimanche 17
avril 2011,
la Cour
d’Appel de
Djibouti a
confirmé,
sur forte
recommandation
du Procureur
Maki, le
rejet de la
demande
d’Appel du
Juge
d’Instruction
du 28 mars
2011.
|
Le Défenseur des Droits de
l’Homme FARAH ABADID HELDID et les cinq autres détenus
arbitrairement depuis le 9 février 2011 aient interjeté
Appel. Les avocats Maître Foulié et Maître Zakaria ont
déposé immédiatement un Recours, contre cette Décision,
devant la Cour Suprême.
Le dossier de ces cinq détenus
est totalement vide, d’ailleurs la juge d’Instruction avait,
dans l’Ordonnance de rejet, soulevé le point suivant :
« Vu les réquisitions du
Ministère Public tendant à s’y opposer;… … Attendu que
la détention provisoire est I ‘unique moyen : De mettre fin
au trouble exceptionnel et persistant à l’ordre public qu’à
provoquer l’infraction en raison… ».
Depuis la première et dernière
manifestation sauvagement réprimé, le vendredi 18 février
2011, aucune autre manifestation n’a été constatée sur
l’ensemble du Territoire national.
C’est à se demander où vit le
Procureur Maki ? Le véritable refus à la liberté pour les
six (6) prisonniers politiques émane directement du couple
présidentiel, dans le cadre tribal, car ils veulent donner
une leçon non seulement au clan tribal de FARAH ABADID
HELDID, mais à travers la famille tribale l’ensemble de
l’Opposition Djiboutienne qui ne bouge pas suffisamment.
A force de réprimer les Afars et
les Fourlaba, l’éclatement tribal avec tous ses conséquences
dangereuses risquent d’entraîner dans un très proche avenir
des conflits armés dans la capitale, aux conséquences
incalculables.
Dans le contexte actuel, le Chef
de l’Etat suite à son Coup d’Etat Electoral du 8 avril 2011
a perdu toute crédibilité, ce qui rend très fragile la
stabilité de notre pays.
La Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH) exige la libération immédiate de ces
prisonniers politiques qui ont vaillamment combattu et ont
lancé le refus populaire d’un 3ème mandat imposé
par les Forces Armées Djiboutiennes dont une partie non
négligeable est à la solde du groupe mafieux encore au
pouvoir par la force.
Why
the world should keep an eye on Djibouti
Source :
The Economist, Apr 13th 2011,
by C.H. | LONDON
The Horn of Africa
WITH the
world's Africa-watchers distracted by bloody
events in Libya and Côte
d’Ivoire, and elections in giant and chaotic
Nigeria, it's easy to forget about a
presidential election in Djibouti. The tiny
state in the Horn of Africa, wedged between
Eritrea, Ethiopia and Somalia, has only
860,000 inhabitants. But Djibouti’s
importance is underscored by the presence of
5,000 or so French and American troops, a
legacy of its status as a former French
colony (it won independence in 1977) and a
current western ally in the wars against
terror and piracy.
Results from the election on April 8th were
swift and predictable: President
Ismail Guelleh of the People's Rally for
Progress, who has ruled since 1999 (when he
took over from his uncle), was re-elected by
a landslide. According to Djibouti's
electoral commission, around 80% of the
votes were cast for Mr Guelleh, slightly
down on the 100% he officially achieved in
2005. Turnout was also reported as high,
with 70% of the 150,000 registered turning
up to vote. Polling day itself was,
according to most accounts, a serene affair
by sub-Saharan African standards.
Closer examination reveals a less serene
picture. Mr Guelleh's victory came in the
face of weak opposition with only one
candidate, an independent, standing against
him. Last year, he forced through
constitutional changes to allow himself a
third six-year term in office. Opposition
groups had called for a boycott of the
election after the suppression in February
of Middle-East-inspired
protests, partly provoked Djibouti's
high rate of unemployment, in which two
people were killed. In early March, the
president kicked a team of international
election observers out of the country.
All sad, but should the world worry?
Despotic behaviour is hardly unusual in
Djibouti's neighbourhood. But as the
presence of all those troops suggests, it
should. Aly Verjee, one of the observers
evicted in March, spells it out in an
article in Foreign Policy:
Djibouti matters. It matters
a lot. As the forward
operating base of U.S.
Africa Command, Djibouti's
Camp Lemonnier is a friendly
piece of real estate in the
Horn of Africa, which
includes Eritrea, Somalia,
and Yemen. Approximately
2,000 U.S. troops are based
at Lemonnier, in addition to
the naval forces that
periodically call at the
port of Djibouti. With the
nearest friendly African
port located in Mombasa,
Kenya—1,700 miles away—the
United States, NATO, and the
European Union have no
alternative to using
Djibouti's harbor as a
sanctuary to conduct anti-piracy
operations.
Its unfettered cooperation
on anti-piracy operations
has endeared Djibouti to
many other members of the
international community. A
score of countries—including
Japan, Germany, and Russia—rely
on the port of Djibouti to
sustain their naval presence
in East African waters. At
the mouth of the Red Sea and
the Gulf of Aden, Djibouti
is strategically located to
protect some of the world's
busiest shipping lanes,
which have become
increasingly vulnerable to
ever more ambitious pirates.
And the problem is not going
away. Despite some
success in disrupting
"pirate action groups," as
they are termed by the
multinational forces, 14
ships have already been
hijacked in the Gulf of Aden
and Indian Ocean this year,
according to figures
from the International
Maritime Bureau's Piracy
Reporting Center.
As the only US military
toehold on the continent,
Djibouti is also a vital
link in the war on terror. Unmanned
anti-terrorism drones are
deployed from Lemonnier
against targets in the
Arabian Peninsula and
Somalia.
With the likes of
Human Rights Watch lining up to condemn
Mr Guelleh, and after the collapse of
friendly regimes in the Middle East, the
West may want to take a bit more interest in
the actions of one of its few allies in a no
less volatile and equally vital region
further south too.
LDDH :
Note d'information du 13 AVRIL 2011
|

Le Président
|
NOTE D'INFORMATION DU 13 AVRIL 2011
Répressions
indignes des
réfugiés de
Mogadiscio
au Camp
d’Ali ADEH
en
république
de Djibouti.
|
Répressions indignes des réfugiés de Mogadiscio au Camp
d’Ali ADEH en république de Djibouti.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a, à maintes
reprises, dénoncé les comportements indignes des Forces de
Police à l’égard des Réfugiés en général, mais en
particulier les répressions incompréhensibles, ou plutôt aux
objectifs douteux.
La Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH) a appris avec étonnement qu’Abdi Nour Ali
Omar réfugié de Mogadiscio, qui a fui avec son fils mineur
les bombardements aveugles et les Crimes de Génocide des
Forces d’Amison, en principe à vocation Onusienne ;
Qu’Abdi Nour aurait été torturé
par l’Adjudant Abdillahi Farah Mohamed connu par les
réfugiés de la Somalie du Sud au Camp d’Ali ADEY non loin
d’Ali Sabieh ;
Qu’ensuite Abdi Nour Ali Omar a
été arrêté puis déféré au Parquet sur un faux motif ;
Que la Chambre Correctionnelle des
flagrants délits du Tribunal de Première instance du 11
avril 2011 :
- Déclare la procédure diligentée
à l’encontre du prévenu est nulle et irrégulière.
- Par conséquent la relaxe des
fins de poursuites.
Qu’immédiatement après, le même
Procureur ABDOULKADER ABDALLAH HASSAN aurait ordonné son
arrestation et le Réfugié ABDI NOUR ALI OMAR sera encore
déféré demain 14 avril 2011.
La Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH) est très inquiète des acharnements et des
persécutions à l’égard des Personnes fragilisées comme les
réfugiés politiques en général et ceux de la Somalie du Sud
en particulier.
La Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH) dénonce la politique d’extermination des
Populations Somalies de Mogadiscio à l’initiative du
dictateur Ismaël Omar Guelleh encore abusivement et
illégalement au pouvoir.
NOEL ABDI Jean-Paul
LDDH : DIFFUSION D’INFORMATION DU 13 avril 2011
Fédération
internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH)
Ligue ivoirienne des droits de l'Homme (LIDHO)
Mouvement ivoirien des droits Humains (MIDH)
La Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH), apprécie l’arrestation de Laurent Gbagbo
dictateur usurpateur et sanguinaire de la Côte d’Ivoire tout
comme « le Gbagbo Djiboutien » Ismaël Omar Guelleh auteur du
coup d’Etat électoral du 8 avril 2011.
La Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH) s’associe à la FIDH, à la MIDH et à la
LIDHO, pour que le Peuple ivoirien retrouve sa dignité, et
que la justice et la réconciliation devra prévaloir après
l’arrestation de Laurent Gbagbo.
La Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH) accorde une attention particulière à la
déclaration de la Présidente Souhayr Belhassen de la FIDH :
« Les droits de l'Homme pour tous doivent être le sens de
la politique menée par les autorités ivoiriennes sous peine
de voir ce pays replonger dans la douleur ».
NOEL ABDI
Jean-Paul
Note d'information de
l'ARD,
8 avril 2011: réélection truquée d'un candidat illégal !

Interview de Cassim Ahmed Dini,
Conseiller politique du président de l'ARD, par
Jean-Loup Schaal
Cassim Ahmed Dini, conseiller
politique du Président de l'ARD Ahmed Youssouf, répond
aux questions de Jean-Loup Schaal lundi 11 avril 2011 à
Paris à propos de l'élection du 8 avril, des mesures
pour redresser l'économie du pays et des relations avec
les pays voisins, en particulier la résistance au Yémen.
Lien avec la vidéo sur Youtube
LDDH : Brève information du 11
avril 2011, six détenus politiques en détention
arbitraire
|

Le Président
|
BREVE INFORMATION DU 11 AVRIL 2011
Six
détenus
politiques
en détention
arbitraire
depuis le 9
février 2011
à Gabode.
|
Six détenus politiques en
détention arbitraire depuis le 9 février 2011 à Gabode.
Aujourd’hui dimanche 10 avril
2011, la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel a tenu son
audience afin de se prononcer sur l’Affaire des six
détenus politiques incarcérés abusivement le 9 février
2011.
Après avoir ouvert l’audience, la
Présidente de la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel a
entendu le Procureur du Parquet Général ainsi que Maître
Foulié et Maître Zakaria.
Les deux avocats de la Défense ont
soulevé tous les points de nullités qui sont importants, et,
avant leur incarcération aucune insurrection n’avait eu
lieu, qu’ils n’ont pas participé à une quelconque
insurrection, donc qu’une Liberté d’office ou une Liberté
provisoire est demandée à la Cour.
Quant au Procureur du Parquet
Général, il s’est opposé à la Liberté provisoire « compte
tenu des faits reprochés ».
La Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH) considère que le dictateur-candidat illégal
commençait à paniquer car il avait peur du témoignage des
défenseurs des Droits de l’Homme et de certains militants de
l’opposition très actifs, courageux et au franc parler lors
des discours publics.
D’ailleurs, le boycott généralisé
du 8 avril 2011 sans aucune tendance politique montre à quel
point cet individu Ismaël Omar Guelleh doit-être passible
de crimes de guerre, de crimes contre l’Humanité, de crimes
organisés. Cet individu est définitivement rejeté par
l’ensemble de nos compatriotes. Il ne pourra pas durer
longtemps, d’autant plus que son image est complètement
ternie.
C’est dans ce cadre que la Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) va introduire
rapidement auprès de ses avocats internationaux des plaintes
auprès des Juridictions aux compétences internationales,
ainsi qu’au Tribunal de la Haye.
L’Affaire des six détenus
politiques a été mise en délibéré au 17 avril 2011. Il
s’agit de :
1) FARAH ABADID HILDID défenseur
associé à la LDDH à titre individuel :
2) HOUSSEIN AHMED FARAH le frère
de DAF ;
3) HOUSSEIN ROBLEH DABAR ;
4) ABDILLAHI ADEN ALI dit
CORBEAU ;
5) MOUSTAPHA ABDOURAHMAN HOUSSEIN;
6) MOHAMED IBRAHIM WAISS.
Les défenseurs des droits de
l’Homme ne vous oublient pas.
NOEL ABDI Jean-Paul
Djibouti : encore une poudrière francophone en perspective ?
Dimanche 10 avril
2011 par
Georges Samir,
© AfriSCOOP8
avril 2011
(AfriSCOOP Analyse)
— Encore et toujours l’Afrique francophone ! Après la
mascarade électorale en Centrafrique, voici un autre
Etat de l’espace francophone sur le continent noir qui
va s’illustrer négativement, en matière d’organisation
d’un scrutin. Il s’agit de Djibouti. Il n’a pas droit à
la démocratie parce qu’il abrite deux importantes bases
militaires de l’Occident…
Le gros Omar Guelleh persiste et
signe. Au pouvoir depuis 12 années, il briguait ce vendredi
un nouveau mandat. Le troisième et le dernier selon ses
propres mots ! Pour se dégager la voie vers cette nouvelle
candidature, le président Guelleh a pratiqué le sport
politique favori des dictateurs d’Afrique francophone : la
modification constitutionnelle. Ce coup de chirurgie donné
au texte fondamental de Djibouti, M. Guelleh et ses proches
collaborateurs l’ont fait en avril 2010.
Encore un peuple victime de
son atout : sa situation géographique
L’élection de ce vendredi 08
avril dans cet Etat membre de la Francophonie ne se
singulariserait pas si elle offrait tous les gages
démocratiques garantissant le pluralisme ! Devant O.
Guelleh, il n’y a qu’un adversaire ; presque fantoche.
L’ex-patron du Conseil constitutionnel de Djibouti, Mohammed
Ragueh, jugé proche du clan Guelleh par les observateurs de
la politique dans l’ancienne Côte française des Somalis
(l’ancien nom de Djibouti). Un statut de présidentiable
manipulé que vient conforter le boycott de cette
présidentielle par les principaux opposants au régime de
Djibouti. Ces politiques contestent les conditions
d’organisation de cette joute électorale. C’est dire que les
152.000 électeurs de ce vendredi ont encore voté en
l’air !!!
Le seul motif de satisfaction des
opposants dans ce pays d’Afrique orientale ne peut qu’être
le raccourcissement du mandat présidentiel. Le troisième
bail de M. Guelleh passe de 6 à 5 ans, depuis la
modification constitutionnelle sus-citée.
Une fois encore, Paris et
Washington ferment les yeux sur des contorsions à la
démocratie dans un Etat dans lequel se trouvent leurs
intérêts stratégiques. Le penseur Pascal avait donc raison :
« Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà ». Le malheur
des opposants djiboutiens réside dans le fait que leur terre
natale abrite deux bases militaires, hautement stratégiques
dans la Corne de l’Afrique. L’une appartient aux Gaulois, et
l’autre aux Yankees. Un séjour des Français et des
Américains qui constitue une importante source de revenus et
de protection pour l’Etat djiboutien. En avant donc les
coups de canif à la démocratie !!
Les principes et vertus pour
lesquels MM. Sarkozy et Obama sont prêts à faire la guerre à
L. Gbagbo et M. Khadafi disparaissent, comme par
enchantement, dans le contexte djiboutien. C’est hélas la
règle implacable de la conduite des affaires internationales
sur la planète. C’est également au nom des services que lui
rend le régime Guelleh que Paris n’a jamais fait la
véritable lumière sur l’affaire du juge Borrel.
Devant de tels immobilismes politiques entretenus par
les Occidentaux, le monde s’étonnera et se montrera ému si
les opposants de Djibouti choisissent la voie des armes…
Pourquoi, encore et toujours de tels cycles infernaux en
Afrique francophone ?
|
Compte-rendu de la manifestation du 8 avril 2011 à Paris contre la mascarade électorale
Une manifestation solennelle s’est tenue le vendredi 8 avril 2011 devant l’ambassade de Djibouti à Paris, de midi à 17 heures, pour dénoncer la mascarade électorale instituant le troisième mandat d’Ismaël Omar Guelleh.
Une trentaine de manifestants se sont rassemblés face à l’ambassade de Djibouti à l’appel de l’Association pour la démocratie et le développement (ADD).
Les mouvements Alliance républicaine pour le développement (ARD), Mouvement pour le renouveau démocratique et le développement (MRD), Intersyndicale UGTD-UDT, Front pour la restauration de l’unité et la démocratie (FRUD), Observatoire pour le respect des droits de l’homme à Djibouti (ORDHD), mais aussi Djiboutiennes et Djiboutiens vivant en Europe ont joint leurs efforts pour dire non à la mascarade.
A noter aussi la présence très appréciée de membres du PDD et du PND qui ont répondu à l'appel, en dépit des consignes de leurs dirigeants qui ont demandé à leurs sympathisants de s'exprimer en faveur du deuxième candidat.
De nombreux
slogans étaient repris en chœur : « Démocratie à Djibouti », « Non à l’impunité », « Non au troisième mandat », « Justice à Djibouti », ou encore « Libérer les prisonniers politiques ». En effet, nombre de prisonniers politiques croupissent toujours à la prison de Gabode, dans les commissariats de police et dans les brigades de gendarmerie à Djibouti depuis leur arrestation dans la foulée des manifestations publiques de février et mars derniers.
Les photos ci-dessous illustrent la charge de la mobilisation citoyenne de Paris.
ARD Europe
Paris, le 9 avril 2011
**
Photos de la manifestation du 8 avril 2011 à Paris contre la mascarade électorale












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Les Djiboutiens ont manifesté le 2 avril contre Jeune
Afrique à Paris
A l'appel de l'Association pour la
démocratie et le développement (ADD), les démocrates
djiboutiens de France et de Belgique, soutenus par des
démocrates européens et africains, ont protesté en nombre
samedi 2 avril 2011 de 15 à 17 heures contre le journal
Jeune Afrique et contre son ami et dictateur Ismaël Omar
Guelleh. Ils ont manifesté devant les locaux de Jeune
Afrique à Paris, 57 bis rue d'Auteuil, 75016.
Pas moins d'une centaine de
personnes ont participé à cette vive protestation contre les
complaisances de Jeune Afrique avec les dictateurs
africains et en particulier avec le djiboutien Ismaël Omar
Guelleh.
Honte à Jeune Afrique qui se
fait support de propagande pour le dictateur Guelleh ! Jeune
Afrique, complice du dictateur Guelleh ! Halte à la
complaisance de Jeune Afrique à l'égard des dictateurs
africains ! L'information ne doit pas obéir à l'argent ! Non
à la propagande dictatoriale relayée par Jeune Afrique !,
tels étaient quelques-uns des slogans
scandés par les manifestants.
Parmi les formations djiboutiennes
présentes, il y avait le MRD, le FRUD, l'ARD, ou encore le
PND. Et parmi les organisations européennes et africaines
venues soutenir cette action, l'on peut citer l'AFASPA,
Femmes solidaires, ADD, ou encore l'Amicale panafricaine.
Cette manifestation sans précédent
contre les errements de Jeune Afrique a été un
succès. Et elle peut inspirer d'autres démocrates africains
qui eux aussi reprochent à Jeune Afrique de manquer
d'objectivité dans la couverture de leurs pays. En tout cas,
les Djiboutiens n'entendent pas baisser leur garde.
Jeune Afrique
est prévenu.
Photos de la
manifestation devant le siège de Jeune Afrique
à Paris samedi 2 avril 2011



Diffusion d'information de la LDDH du 10 avril 2011
|

Le Président
|
NOTE
D’INFORMATION DU 10 AVRIL 2011
Le candidat
dictateur Ismaël Omar
outrepasse le
tolérable :
cet individu est
passible de crimes contre
l’Humanité.
|
Face à la vulgarité de la parodie des élections
inconstitutionnelles qui s’est déroulée le 8 avril
2011 en République de Djibouti occupée par un régime
dictatorial et mafieux ;
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) :
1.
déplore le comportement partisane
choquant des Observateurs régionaux, qui sont bien connus à
Djibouti et aux résultats farfelus comme d’habitude, prises
de positions incompréhensibles, à maintes reprises,
favorables au candidat Djiboutien aux mains sales, car il
est difficile de classer ces personnalités de la Ligue Arabe
et consorts dans la ligne des personnalités vénales ;
2.
Constate que la Commission Electorale
Nationale Indépendante (CENI) n’a jamais été Indépendante
car composée pratiquement à 99% d’Individus sélectionnés par
la Police politique, d’ailleurs son Président Assowé avait
pris fait et cause, pour celui qui l’avait obligé de
s’exiler à Londres, sur les ondes de Voice Of America en
2010 juste après la manipulation de la Constitution du 4
septembre 1992 ;
3.
Reste perplexe quant à la Décision du
Conseil Constitutionnel composé et largement nommé par le
Gouvernement passible de Crimes Organisés et lance un
Appel pressant à tous nos Compatriotes à saisir es
juridictions aux Compétences Internationales, car à Djibouti
le Parquet du Tribunal est aux ordres d’un Individu ;
4.
Condamne avec fermeté les décisions
du Dictateur-usurpateur d’interdire les travaux
préélectoraux des Observateurs de DEMOCRATY INTERNATIONAL
connus pour leurs objectivités, travaux en très grande
partie déjà financés par l’USAID ;
5.
Propose de bloquer tous les avoirs
du Dictateur-usurpateur à l’Etranger en condamnant les
élections du 8/04/11.
NOEL ABDI Jean-Paul
Communiqué
de presse de Democracy International
Vendredi 8 April 2011 — DEMOCRACY
INTERNATIONAL DENONCE SON EXPULSION DE DJIBOUTI ET APPELE AU
GOUVERNEMENT DJIBOUTIEN DE RESPECTER LES DROITS DE SES
CITOYENS, Washington, D.C.-
À la veille d’une élection
présidentielle à Djibouti le 8 avril, Democracy
International (DI), organisation basée aux États-Unis, a
appelé au gouvernement de la République de Djibouti de
respecter les droits de ses citoyens de s’engager dans
l’assemblée paisible, d’exercer la liberté d’expression, et
de participer à un scrutin libre et équitable. DI a
également dénoncé la décision injustifiée du gouvernement
d’empêcher l’organisation de continuer sa mission
d’observation du processus électorale de Djibouti.
Depuis juillet 2010, Democracy
International, financé par l’Agence Américaine pour le
Développement International (USAID), a suivi de près le
processus électoral 2011 de Djibouti. DI a déployé quatre
missions d’observation pré-électorales et a publié des
rapports préélectoraux en novembre 2010 et en janvier 2011.
Le 4 mars, un mois avant le jour du scrutin, le gouvernement
de Djibouti a faussement accusé DI de partialité et d’avoir
fournir d’assistance aux manifestants anti-gouvernementaux
le 18 février et a déclaré illégal les activités du DI.
Par la suite, le gouvernement a
ordonné à DI de quitter le pays. Conformément à cet
ordré, DI a terminé sa mission et est partie. Ce n’était pas
la première fois que DI a fait face à la pression
significative du gouvernement ; en octobre 2010 le personnel
de sécurité a interrompu les délibérations de groupes de
discussion de DI et a arrêté des leaders de ces mémés
groupes.
“La décision prise par le
gouvernement de Djibouti d’expulser notre mission
d’observation internationale est juste le dernier exemple de
l’intolérance du gouvernement envers l’expression libre, » a
déclaré Glenn Cowan, le Directeur de DI. « Les citoyens de
Djibouti ne sont pas différents que d’autres peuples à
travers le monde qui exigent du changement démocratique. Ils
manifestent contre le régime autocratique et ne sont plus
enclin à rester silencieux. »
Le gouvernement de Djibouti
parait de plus en plus réticents à tolérer une véritable
opposition et a supprimé l’expression démocratique paisible.
Le 18 février, des milliers de Djiboutiens ont participé à
une manifestation contre le régime du président initialement
pacifique. En réponse, les forces de sécurité ont commandé
aux gens de se disperser, ont tiré le gaz lacrymogène et ont
arrêté des dizaines de manifestants.
« Le peuple Djiboutien
méritent une chance de participer au processus politique, »
a ajouté M. Cowan. « Le gouvernement devrait respecter les
droits de ses citoyens de se rassembler paisiblement et
exercer la liberté d’expression et devrait s’acquitter de
son obligation de tenir une élection sérieuse et
démocratique. »
DI regrette énormément que son
expulsion peu avant l’élection du 8 avril a éliminé la
possibilité d’une vraie’ observation électorale. DI n’a
jamais mener des actions incompatibles avec ses
obligations comme mission indépendant et impartial
conformément a la Déclaration des Principes pour
l’Observation Internationale d’Elections et le Code de
Conduit des Observateurs des Elections Internationaux,
promulgué pas les Nations Unies en 2005, et accepte dans
l’accord bilatéral entre les gouvernements des Etats-Unis
d’Amérique et de la République de Djibouti.
Democracy International, Inc.
(DI), organisation basée aux Etats-Unis, fournit des
services analytiques, offre l’aide technique et met en œuvre
des projets de la démocratie et la bonne gouvernance à
travers le monde avec le soutien de l’USAID et d’autres
partenaires de développement. DI offre son
expertise à travers la gamme complète de la promotion de
gouvernance et démocratie. DI a conduit des missions
d’observation internationales d’élections en Afghanistan en
2009 et 2010 et au Pakistan en 2008.
Depuis sa création en 2003,
Democracy International a travaillé sur les programmes de la
démocratie et la gouvernance dans plus de 40 pays et dans
toutes régions du Monde. Au cours des dernières 25 ans,
DI et ses directeurs ont conseillé et travaillé avec les
institutions d’administration des élections, la société
civile, et des organisations de surveillance des élections,
des partis politiques, des législatures, des agences
gouvernementales et d’autres associations dans plus de 70
pays.
LDDH : Djibouti ville : capitale déserte. Mais
où sont passés les Djiboutiens ?
|

Le Président
|
BREVE D’INFORMATION DU 8 AVRIL 2011
Djibouti ville : capitale déserte.
Mais où sont passés les Djiboutiens ?
|
Mais qui a instauré, qui a décrété le couvre-feu
depuis hier soir 7 avril. Pas un chat ne bouge, 87% des
électeurs de la capitale ne sortent pas de chez eux.
Pourtant aucun bombardement n’a eu lieu en ce vendredi 8
avril 2011, aucune balle ne siffle, c’est la plate
situation, et le calme le plus absolu depuis hier soir,
c’est le calme impressionnant. Calme étrange qui fait peur
depuis ce matin.
Toute la journée la circulation des véhicules des
fonctionnaires, des Forces armées sont insignifiants, même à
l’heure de la prière de 13 heures, les Mosquées étaient
quasiment vides. Comment la RTD va-t-elle falsifier les
images des scrutins d’aujourd’hui. L’Ambassade du Yémen et
des Etats-Unis et les forces armées Etrangères pré
positionnées.
Le témoignage sera certainement Top Secret Défense.
Les Observateurs de la Ligue Arabe de l’Union
Africaine sont les premiers à avalisés les fraudes
électorales et le Coup d’Etat électoral. Par conséquent les
Européens et les américains pourront continuer, « le
cœur net » le financement du régime de la mafia
transrégionale. Voilà la stricte réalité.
NOEL ABDI Jean-Paul
FIDH : Djibouti : Elections présidentielles tronquées
La FIDH et son organisation
membre à Djibouti, la Ligue
djiboutienne des droits
humains (LDDH), dénoncent
les conditions dans
lesquelles vont se dérouler
l’élection présidentielle du
8 avril 2011, contraires aux
dispositions des instruments
internationaux et régionaux
de protection des droits de
l’Homme, et appellent les
autorités djiboutiennes à
respecter les libertés
publiques.
« Le pouvoir djiboutien
doit arrêter sa fuite en
avant et stopper
immédiatement les
violations des droits de
l’Homme afin de
permettre aux djiboutiennes
et aux djiboutiens de
manifester librement sans
craindre d’être arrêtés,
détenus et torturés comme
c’est le cas actuellement »
a déclaré Souhayr Belhassen,
présidente de la FIDH.
Depuis plusieurs mois, des
manifestions populaires sans
précédant dans l’histoire de
ce pays ont été organisées
pour contester les
conditions non-transparentes
de l’organisation du scrutin
présidentiel et les
manipulations
constitutionnelles d’avril
2010 permettant au président
sortant Ismaël Omar Guelleh
de briguer un 3ème mandat.
Le gouvernement a répondu à
cette contestation par
l’interdiction de toute
manifestation et par des
arrestations, des détentions
et des poursuites
arbitraires de manifestants
pacifiques, de défenseurs
des droits de l’Homme et de
dirigeants de l’opposition [ 1].
. Dans ces conditions, les
partis d’opposition on
décidé de boycotter
l’élection présidentielle.
« Il reste au moins 71
prisonniers politiques
arbitrairement emprisonnés à
Djibouti et un défenseur des
droits de l’Homme, Farah
Abadid Heldid, membre de la
LDDH qui a été arrêté le 5
février et emprisonné le 9
février en même temps que
moi » a déclaré Jean-Paul
Noël Abdi, président de la
LDDH.
Depuis, le ministre de
l’Intérieur, M. Yacin Elmi
Bouh, a systématiquement
refusé d’autoriser les
rassemblements ou
manifestations des partis
d’opposition, comme ce fut
le cas le 25 février et le 3
mars dernier, en prétextant
que seuls les partis
présentant un candidat à la
présidentielle étaient en
droit d’en organiser.
La FIDH et la LDDH
rappellent que cette
interdiction générale de
manifester contrevient à
l’article 15 de la
Constitution djiboutienne,
qui protège le droit à la
liberté d’expression ; aux
articles 19 et 21 du Pacte
international relatif aux
droits civils et politiques,
et aux articles 8 et 11 de
la Charte africaine des
droits de l’Homme et des
Peuples auxquels Djibouti
est partie, qui consacrent
le droit à la liberté
d’expression et le droit de
réunion pacifique.
« Les élections qui vont
se dérouler le 8 avril sont
une farce électorale. Face
aux violations des droits de
l’Homme perpétrées chaque
jour à Djibouti et
particulièrement en cette
période électorale, la
communauté internationale
doit réagir et en premier
lieu l’Union africiaine.
l’Union européenne, la
France et les États-unis,
qui sont des partenaires
importants de Djibouti, ne
peuvent pas avaliser ce déni
de démocratie » a
déclaré Roger Bouka,
secrétaire général de la
FIDH.
Notes [1]
Le 18 février 2011, une
manifestation de grande
ampleur a été réprimée à
balles réelles entraînant la
mort d’au moins 5
manifestants et une centaine
de blessés. Plus d’une
centaine de personnes ont
été arrêtés dont 3
dirigeants de partis
politiques d’opposition. Si
ces derniers ont été
relâchés, ils ont fait
l’objet d’enquêtes
judiciaires pour
« sédition » sans qu’ils
n’aient été finalement
inculpés. Les manifestants
ont, eux, été inculpés
« d’atteintes à l’intégrité
physique ou psychique
d’individu » et de
« participation à une
manifestation non
autorisée » prévus par les
articles 336 et 182 du Code
pénal. Le 27 février,
environ 80 personnes ont été
présentées devant la Cour
des flagrants délits, et
alors que le juge Souleiman
Cheick Moussa avait déjà
relaxé 40 accusés sur le
fondement de plusieurs
nullités, les audiences ont
été suspendues et le
ministre de la Justice,
Mohammed Barkat Abdillahi, a
révoqué le juge et l’a
remplacé. Les avocats des
accusés ont signalé que le
nouveau juge s’était
empressé de condamner 25
autres accusés à des peines
d’emprisonnement.
DJIBOUTI Une élection présidentielle à l'ancienne, alerte de
LOI
Extrait de La Lettre de
l’Océan Indien, Alerte du 7 avril 2011
07/04/2011 - Le vent démocratique qui a soufflé sur
plusieurs pays du Maghreb et du Moyen-Orient n'a fait
qu'effleurer Djibouti lors des manifestations de jeunes du
18 février. D'abord affolé par cette protestation
inattendue, le président Ismaïl Omar Guelleh (IOG) s'est
vite ressaisi pour étouffer toute velléité de contestation
de son pouvoir durant la campagne pour le scrutin
présidentiel du 8 avril. Dès lors, cette élection à l'issue
courue d'avance se tiendra à l'ancienne : avec des dizaines
d'opposants emprisonnés en quelques semaines, des partis
d'opposition tétanisés par la stratégie répressive du
pouvoir et une société civile atone.
De plus, l'unique choix électoral, en dehors du président
sortant, est celui d'un candidat "indépendant", Mohamed
Warsama Ragueh, qui était le numéro 4 du régime jusqu'en
2009 et dont la candidature a été suscitée en sous-main par
le régime. D'ailleurs, le directeur de campagne de Warsama
est un cadre de la Banque pour le commerce et l'industrie
mer Rouge (BCIMR), Abdourahman Elmi Djibril, considéré comme
un proche du couple présidentiel. Dans les derniers jours de
la campagne électorale, ce candidat a pourtant réussi le
tour de force de durcir un peu son discours envers le
pouvoir et d'obtenir le soutien de certains dirigeants de
l'opposition légale totalement désorientés.
(…)
Le 08 avril, boycottons !
À la veille du 8
avril 2011, je vous invite à vous remémorer les différentes
élections, présidentielles et législatives, du passé.
Ont-elles été transparentes ? Nous le saurions non ? Je
dirai plus, nous la vivrions l’alternance n’est-ce pas ?
A quoi ça sert de
s’abstenir si ça ne procure pas le changement
? Voilà un faux-fuyant des pseudo-démocrates auquel je
répondrais, à quoi ça sert de jouer un match si mon
adversaire amène et paie l’arbitre ? Perdu d’avance !
Malgré les acquis
hérités des luttes multiformes pour la démocratie du Frud,
des partis de l’opposition et des Syndicats dans les années
quatre-vingt-dix, le RPP, le parti qui a porté la dictature
ces trente dernières années, est toujours là.
Vendredi prochain, il
aura peut-être gain de cause grâce à ceux et celles qui, par
ignorance ou indifférence, voudrons se déplacer pour aller
voter et ainsi consolider la monocratie destructrice de la
liberté de presse, de la transparence politique, du respect
de nos institutions gouvernementales.
Aussi, s’abstenir de
voter le 08 avril est-il un geste profondément salvateur
pour notre pays. Refuser de voter c'est appuyer la volonté
de la grande majorité de nos concitoyennes et concitoyens
qui chérissent les vraies valeurs de solidarité que nous ont
légués nos ancêtres.
Pourquoi choisir le
cynisme ? Pourquoi adopter une attitude suicidaire au plan
social et au plan de la liberté ? Pourquoi hypothéquer
l’avenir de nos enfants en redonnant la confiance à un parti
noyauté par des mangecrates et un tribalisme
primaire ?
Alors que les
Égyptiens savourent massivement dans les rues les fruits de
leur révolution, nous, brouteurs de khat allons-nous nous
laisser berner par le programme rance du candidat
solitaire ?
Pendant que les
Tunisiens recouvrent les droits démocratiques fondamentaux,
nous djiboutiens, ébahis, applaudissons des promesses
creuses qui n’ont pas été remplies dans les deux mandats
précédents.
Que le président de
la république dénonce le laxisme chronique de
l’administration, son administration, à deux jours
du scrutin présidentiel est une farce ! Que faisait-il ces
douze dernières années ? Discours-garaaba que
mâchent tous les qagaabas et les rentiers du
système inégalitaire.
Les vrais démocrates
ne broutent pas de cette herbe-là. Ils boycottent. Allons à
la plage ce jour-là. Nous avons des plages formidables.
Pourquoi les laisser aux seuls apatrides.
La vérité est que le
bilan de ce gouvernement-Rpp est négatif. La tribalisation
de l’administration publique, l’absentéisme, l’autorité
inexistante de l’Etat…etc. Ce n’est pas nouveau. Ça dure 33
ans ! C’est la marque de fabrique du RPP et ses acolytes
réunis sous le sigle plagié d’UMP. Et l’on voudrait voter
pour les tares de ces enfants gâtés et embourgeoisés ?
Réveillons-nous avant qu'il ne soit trop tard. Boycottons
cette mascarade pour sauver notre pays.
Quand après douze ans
de pouvoir et au 3ieme congres du Afar pen, IOG décide de
lire trois phrases en afar c’est encore la même farce. Je ne
vous parlerai pas ici de l’applaudimètre indécent de
certains dans la salle, ni de l’orgasme buccal de la
speakerine du JT afar du soir.
Simitril haw yah
dimbotou hinnah, ambbo kah rifeen bokoolu hinah, mabakaqtaa
rabtaway lakqo tuble inti (chanté
par Abdalla lee gannat gey, citation de Toola Canfaxé ).
Avant de balbutier l’afar, fallait
donner un nom afar à au moins un de ces nouveaux quartiers
construits dans les mandats épuisées monsieur le président.
Parmi les
Barwaqho,les Hodans, les Wadajiirs et autres hommages aux
cheicks du Golfe, fallait glisser un Wagari non ? Surtout
que Arhiba et Einguela sont à l’agonie.
Il vous est facile
monsieur le président de rendre hommage, dans J.A
au vrai père de la Nation Ahmed Dini. Mais très difficile de
l’honorer dans son pays où route, aéroport ou stade ne
portent son nom.
Quand le Nord reste
toujours une zone militarisée et que les natifs de cette
région constituent moins de 1% de cette armée, ne parle-t-on
pas d’une armée d’occupation ? Faut-il alors s’étonner qu’il
y ait un climat de peur et parmi les nomades et parmi les
militaires. Une bavure est vite arrivée !
Pour toutes ces
raisons, boycottons !
Boycottons pour
quitter la servitude volontaire.
Si le RPP détient
arbitrairement le pouvoir et en abuse c’est parce que nous
avons accepté d’abdiquer sans conviction ou de protester en
silence.
Quand allons-nous
dépasser le mur de la peur et sortir du mutisme de
convenance pour arracher notre part de dignité et de
justice à ceux qui nous croient à jamais asservis à une
survie sans dignité ?
Sans contre-pouvoirs,
aucune liberté ne s’octroie. Et ce ne sont pas les afars
complices par cooptation et carriéristes, habillés en vert
dans cette campagne qui parleront en notre nom.
Abdoulkader
Mohamed.
Blog de Abdoulkader
Membre du CODED
COMMUNIQUE de l'intersyndicale UDT/UGTD
Djibouti : une
dictature maintenue par la rente stratégique payée par les
pays
Occidentaux
Après la chute de Ben Ali en
Tunisie, de Moubarak en Egypte et la menace de renversement
qui pèse sur Khadafi en Libye, un régime présentant les
mêmes caractéristiques semble échapper à l’attention du
monde. Il s’agit de l’autocratie anachronique et totalitaire
mise en place par Ismael Omar Guelleh (IOG) à Djibouti.
Ce petit pays, qui accueille trois
bases militaires importantes des pays démocratiques (La
France, Les Etats –unis et le Japon) et des troupes d’autres
pays européens (Allemagne, Espagne), est soumis depuis
quelques décennies à une dictature familiale sous l’oeil
complaisant du « monde libre ».
Vivant de la rente stratégique
(plus de 60 millions de dollars par an environ) payée par
les locataires des bases et des facilités portuaires, le
régime d’IOG vient de lancer une offensive pour pouvoir se
maintenir. Violant toutes les promesses données, IOG a
modifié la Constitution en 2010 pour pouvoir briguer un 3eme
mandat qui lui ouvrira la présidence à vie.
Une reconduite du régime d’IOG sera
une catastrophe pour Djibouti, qui réunit tous les
ingrédients pour provoquer une révolte généralisée : misère
de la majorité de la population dont plus de 42% sont dans
l’extrême pauvreté, taux de chômage de plus de 60%, absence
totale des libertés, corruption institutionnalisée,
inégalités sociales exacerbées, etc.
La manifestation historique qui a
réuni le 18 février 2011 plus de 40 000 personnes et qui fut
réprimée dans le sang a montré le rejet des Djiboutiens pour
ce régime. Trois personnes au moins ont été tuées par la
garde présidentielle, des dizaines d’autres blessées par des
balles réelles et plus de 350 militants des partis
politiques et des syndicats croupissent encore dans les
prisons.
A bien des égards, le régime d’IOG
s’apparente à celui de Ben Ali, le développement de
l’éducation, de la santé et des infrastructures en moins.
Comme le président tunisien déchu, IOG est un ancien de la
sécurité politique formé ayant hérité des pratiques
répressives de la colonisation, qui a profité de la maladie
et la haine populaires. Et comme en Tunisie, sa
belle-famille et sa famille proche ont mis en place le même
système mafieux que les Trabesti pour contrôler les rouages
de l’Etat et de l’économie en vue de piller les ressources
du pays.
Comme pour la Tunisie, le régime
djiboutien passe pour être un allié de l’Occident dans sa
lutte contre le terrorisme et la piraterie dans l’Océan
indien. Ce régime choisi par les démocraties occidentales et
honni par le peuple djiboutien accumule tous les maux d’une
dictature familiale qui interpellent tous les démocrates du
monde entier :
- appropriation
personnelle des ressources nationales et notamment de la
rente stratégique par le
Président, son clan et sa belle-famille
- destruction
systématique de l’administration publique et toutes les
règles républicaines remplacées par des procédures
parallèles contrôlées par le président et son épouse
-
institutionnalisation de la corruption et ouverture du pays
à des banques et des investisseurs douteux pratiquant le
blanchissement d’argent douteux.
- inexistence du
moindre organe de presse indépendant suite à la politique
systématique de harcèlement et d’emprisonnement des
journalistes menée par le régime
- démantèlement des
syndicats djiboutiens par l’interdiction de leurs actions,
l’intimidation et l’emprisonnement des syndicalistes et leur
remplacement par des fantoches à la solde du régime
- mise sous tutelle
des associations de la société civile et suspicion et
découragement de toute initiative autonome de quelque nature
que ce soit.
Ainsi, contrairement à d’autres
gouvernements autoritaires qui ont su laisser quelques
espaces de liberté et d’activités entrepreneuriales, le
régime djiboutien se distingue par son acharnement à
interdire toute possibilité d’expression démocratique,
politique, syndicale, associative et académique.
L’étouffement et la terreur imposés par IOG et ses sbires
sont aggravés par le fait que Djibouti est un petit pays où
tout le monde se connaît.
C’est dans ces conditions que le
président Guelleh prépare sa réélection le 8 avril 2011 pour
un troisième mandat. A un moment où un vent de changement
démocratique souffle dans le monde, un dictateur est en
train de bâillonner son peuple et violer toutes les
nouvelles normes démocratiques adoptées par l’Union
africaine et l’Organisation internationale de la
Francophonie pour se maintenir au pouvoir. Et ce sous le
regard indifférent et même complaisant du monde entier et
grâce à la rente stratégique payée par les démocraties
occidentales.
Nous appelons à la solidarité et au
soutien des démocrates français et européens pour aider le
peuple djiboutien à se libérer de cette dictature et prendre
en main son avenir comme en Tunisie, en Egypte.
Le porte-parole de
l'Intersyndicale UDT/UGTD
Paris le 5/04/2011
Mohamed Doubad Wais
Mahdi Ibrahim God, Vice-président de l'ARD,
répond le mercredi 6 avril 2011 aux questions de
Jean-Loup Schaal, président de l'ARDHD,
sur les élections du 8 avril 2011 à Djibouti. A
deux jours de ces prétendues élections
présidentielles, l’ARD explique sa position et
appelle les Djiboutiens à boycotter cette
mascarade ainsi qu'à manifester pacifiquement.
Lien avec la vidéo sur
Youtube
Manifestation à Paris contre la mascarade électorale du
8 avril 2011 à Djibouti
Une
manifestation contre la dictature du président Ismaël
Omar Guelleh et contre sa mascarade électorale du 8
avril prochain à Djibouti, est organisée à Paris ce même
vendredi 8 Avril 2011, devant l’ambassade de Djibouti,
26 rue Emile Menier, 75016 (Métro Porte Dauphine). La
manifestation débutera à 11 heures.
Les forces
démocratiques djiboutiennes, soutenues par des
organisations démocratiques africaines et européennes,
participeront à cette action de masse.
De nombreux
Djiboutiens de France, de Belgique et du reste de
l’Europe sont attendus.
Venons-y
nombreux pour crier de nouveau à cette occasion notre
rejet du dictateur Guelleh et de son régime.
La lutte
continue.
Paris, le 6
avril 2011
Note d'information de l'ARD
:
Non à la forfaiture et à l'imposture !

|
Alliance
« La
seule vraie politique est la politique
du vrai »
EDGAR
FAURE
Républicaine
pour
le Développement |
Djibouti, le 6 avril 2011
Lors de son troisième congrès de
février 2010, l 'Alliance Républicaine pour le Développement
(ARD) avait vigoureusement dénoncé le coup d'état
constitutionnel en préparation et ouvrant la voie à un
troisième mandat illégal d'Ismaël Omar Guelleh.
Sur cette même lancée, notre
parti solidement ancré au sein de l'Union pour l'Alternance
Démocratique (UAD) appelle le peuple Djiboutien à
massivement boycotter la pseudo élection présidentielle du 8
avril prochain.
Cette énième farce électorale met
cette fois aux prises un imposteur, candidat illégal,
responsable de la régression de notre pays et un soi-disant
challenger dont aucune affiche électorale ni programme ne
sont visibles nulle part sur le territoire national.
La lutte contre le régime
dictatorial et néo-patrimonial continue jusqu’à la victoire
finale.
A bas la dictature et
l'imposture.
Alliance républicaine pour le développement (ARD)
Les violences visant l’opposition peu
avant les élections du 8 avril doivent cesser,
par Human Rights Watch
Djibouti : Le gouvernement
devrait autoriser les manifestations pacifiques
(Londres, le 4 avril 2011) -
Le gouvernement djiboutien devrait immédiatement mettre
fin à la répression systématique qu'il mène à l'égard de
l'opposition politique et de ceux qui émettent des
critiques pacifiques, a déclaré aujourd'hui Human Rights
Watch. Un scrutin présidentiel est prévu le 8 avril
2011, mais depuis le mois de février, le gouvernement a
interdit toute manifestation et a procédé à des
arrestations et poursuites arbitraires de manifestants
pacifiques et de dirigeants de l'opposition.
« À l'approche des élections à
Djibouti, le gouvernement a porté atteinte aux droits qui
confèrent précisément à un scrutin son caractère libre et
équitable », a expliqué Rona Peligal, directrice
adjointe de la division Afrique de Human Rights Watch. « Les
mouvements de contestation pacifiques organisés ailleurs
dans la région ne justifient nullement le déni, par le
gouvernement, des droits fondamentaux des citoyens. »
Depuis la dispersion, dans la violence, d'une
manifestation pacifique organisée le 18 février et
l'arrestation de dizaines de manifestants et de spectateurs,
le gouvernement djiboutien a empêché à diverses reprises les
rassemblements de contestataires. Les forces de sécurité ont
réagi par la violence et procédé à des arrestations lorsque
les manifestants ont quitté le périmètre assigné au
rassemblement pour se diriger vers le stade national.
Le rassemblement du 18 février avait été convoqué
pour protester contre un amendement à la constitution
djiboutienne autorisant le Président Ismaël Omar Guelleh à
briguer un troisième mandat le 8 avril. Les partis
d'opposition s'élèvent également contre un système électoral
opaque qui, à leurs yeux, privilégie injustement le
président et son parti.
Parmi les personnes arrêtées le
18 février figurent trois dirigeants de partis de
l'opposition politique qui ont été maintenus en garde à vue
pendant un jour. Le gouvernement a ouvert des enquêtes
judiciaires pour sédition à l'encontre de ces trois leaders
mais ne les a pas inculpés. Plus de 100 personnes
appréhendées ce jour-là ont été inculpées d'atteintes à
l'intégrité physique ou psychique de la personne et de
participation à une manifestation non autorisée.
Le 27 février, quelque 80
personnes ont été traduites devant un tribunal pour y être
jugées. Après que le juge eut relaxé 40 accusés, les
audiences ont été suspendues et le ministre de la Justice,
Mohammed Barkat Abdillahi, a révoqué le juge et l'a
remplacé. Des avocats de la défense ont signalé à Human
Rights Watch que le nouveau juge s'était empressé de
reconnaître coupables 25 accusés et les avait condamnés à
des peines d'emprisonnement. Deux d'entre eux ont besoin de
soins médicaux mais se sont vu refuser la visite d'un
médecin.
D'autres sont toujours
incarcérés. Selon la Ligue Djiboutienne des Droits Humains
(LDDH), principale organisation de défense des droits
humains à Djibouti, ces détenus comptent parmi un total de
71 prisonniers politiques à Djibouti.
L'opposition avait prévu des
actions de protestation chaque vendredi jusqu'à l'élection.
Cependant, aucune manifestation n'a eu lieu le 25 février en
raison d'une présence policière massive sur la place située
près du stade national, lieu des manifestations précédentes,
et dans la rue menant à la place. Le 3 mars, le ministre de
l'Intérieur, Yacin Elmi Bouh, a refusé d'octroyer une
autorisation de manifester le lendemain, invoquant les
violences du 18 février. Le 2 mars, le gouvernement a
expulsé du pays Democracy International (DI).
Cette organisation, qui envoie
des missions internationales d'observation électorale et est
financée par l'agence américaine pour le développement
international USAID, avait fourni des experts au
gouvernement djiboutien pour l'assister dans la préparation
du scrutin. L'ordre d'expulsion accusait DI d'être une « organisation
illégale » appuyant les activités « séditieuses »
de l'opposition.
Le harcèlement de l'opposition se
poursuit à l'approche du scrutin présidentiel, a déclaré
Human Rights Watch. Le 11 mars, les autorités ont appréhendé
quatre dirigeants de partis politiques et les ont emmenés
comme par enchantement hors de la ville quelques heures
avant la tenue d'une manifestation qu'ils avaient prévue
plus tard dans la journée. Rien ne semble indiquer que le
gouvernement avait obtenu des mandats d'arrestation. Les
quatre dirigeants ont été libérés en début de soirée ;
aucune manifestation n'a eu lieu en leur absence.
Les partis de l'opposition
politique, faisant valoir que le gouvernement Guelleh a
rendu impossible la tenue de tout scrutin démocratique, ont
choisi de ne pas présenter de candidats à l'élection
présidentielle, se livrant de fait à un boycott. Le
gouvernement s'est servi de cette décision comme excuse pour
refuser de délivrer des permis autorisant la tenue de
rassemblements devant le siège de l'opposition le 25 mars.
Même si les rassemblements étaient destinés à attirer
l'attention sur ce que l'opposition considère être des
politiques contestables plutôt qu'à soutenir un candidat, le
Ministère de l'Intérieur a déclaré que seuls les partis
présentant des candidats pouvaient organiser des
rassemblements publics au cours des deux semaines de cycle
électoral.
L'interdiction générale frappant
les manifestations enfreint l'article 15 de la constitution
djiboutienne, qui protège le droit à la liberté
d'expression. Elle viole également les articles 19 et 21 du
Pacte international relatif aux droits civils et politiques,
auquel Djibouti est un État partie, qui consacrent le droit
à la liberté d'expression et le droit de réunion pacifique.
« Le harcèlement constant et
les menaces répétées à l'encontre des leaders de
l'opposition, ainsi que le refus de délivrer des
autorisations de manifester, constituent des abus de pouvoir
flagrants », a souligné Rona Peligal. « Manifester
pacifiquement est un droit fondamental inhérent à toute
société démocratique. »
Contexte
Depuis l'indépendance de Djibouti en 1977, la
présidence du pays est assumée par une dynastie politique.
En 1999, le Président Guelleh a succédé à son oncle, seule
autre personne à avoir occupé la fonction de
président. Guelleh a été réélu en 2005, alors que les partis
de l'opposition boycottaient le scrutin, soutenant qu'ils
n'auraient pu avoir librement accès à l'électorat et que le
système électoral permettait aisément de frauder.
En avril 2005, immédiatement
après sa réélection, Guelleh a déclaré au quotidien français
Le Monde qu'il ne serait pas favorable à un amendement
constitutionnel l'autorisant à assumer un troisième mandat.
En 2008, la coalition de Guelleh a remporté tous les sièges
au parlement djiboutien, après un nouveau boycott des
élections par les partis d'opposition, ces derniers
invoquant le caractère antidémocratique du système. En avril
2010, le parlement a modifié la constitution, abolissant la
limitation du nombre de mandats.
À la suite de la décision de l'opposition de ne pas
présenter de candidats contre Guelleh lors du prochain
scrutin, seul un autre candidat reste en lice pour la
présidentielle, l'ancien président de la Cour
constitutionnelle, Mohammed Warsama Raguah.
Fin 2010, DI a publié un rapport recommandant
vivement au gouvernement de mettre sur pied une commission
électorale indépendante et de réformer par ailleurs un
système électoral opaque afin de répondre aux normes
internationales minimales. Aucune des recommandations de DI
n'a été mise en œuvre.
Djibouti ne possède pas de médias indépendants.
C'est le gouvernement qui dirige le seul journal, la seule
station de radio et la seule chaîne de télévision du pays.
Un journal indépendant, Le Renouveau, a été fermé en
2007 après que son rédacteur en chef eut été poursuivi en
justice pour diffamation et eut fui le pays.
La LDDH, dirigée par Jean-Paul
Noël Abdi, est la principale organisation de défense des
droits humains à Djibouti. Noël Abdi a été arrêté à de
nombreuses reprises en raison de son travail en faveur des
droits humains. Il est actuellement inculpé de participation
présumée à un mouvement insurrectionnel et encourt jusqu'à
15 ans de réclusion criminelle. Human Rights Watch n'a
obtenu aucun élément crédible démontrant une quelconque
implication de Noël Abdi dans un mouvement insurrectionnel.
Noël Abdi a été remis en liberté pour raisons de santé, mais
l'inculpation à son encontre n'a pas été levée.
Les gouvernements français et américain disposent
de bases militaires à Djibouti et
fournissent une assistance importante au gouvernement
djiboutien. Ni l'un ni l'autre n'ont condamné publiquement
les récents événements et la détérioration de la situation
des droits humains dans le pays.
Human Rights Watch, le 4 avril 2011
CDS :
Compte-rendu et vidéos de la manifestation du 1er avril 2011
à Bruxelles
Voir
les neuf vidéos de la manifestation
La manifestation de
communauté djiboutiens à l’appel du Congrès
djiboutien pour la solidarité (CDS) a réuni les
Djiboutiens en Belgique. Les oppositions
djiboutiennes étaient fort présentes : tous les
partis de l’UAD, les autres oppositions et la
société civile.
UAD :
Mr Dahir AHMED FARAH
president du MRD
Mr : Dr HAMAD DAOUD Représentant d’ARD en
France
Mr : Mahamed MAHMOUD Représentant d’UDJ EN
Belgique
GED : Mr : Ali
ABDILLAHI IFTINE
LE CDS organisateur de la manifestation a
représenté la société civile ;
Les
responsables des oppositions et la société
civile ont dénoncé le mascarade électorale le 08
avril et le troisième mandat illégal de Mr :
Ismail OMAR GUELEH.
Ils ont
rappelé les responsables de l’union européen les
atrocités de système Guelleh qui refuse le
minimum de la démocratie et qui piétine les
droits de l’homme et ils les ont demandés de
soutenir les valeurs qu’ils croient (la
démocratie et les droits de l’homme).
Les
responsables ont appelé de tous les djiboutiens
à prendre leurs responsabilité pour secourir
notre pays, le changement démocratique et la
révolte contre le régime dictatorial et le
troisième mandat illégal à l’instar des nos
frères des pays arabes.
Le CDS a mis à
la disposition des djiboutiens un compte
bancaire pour la promotion de la démocratie à
Djibouti.
N° de compte : BE 14000325918683
ASBL Congrès djiboutien pour la Solidarité
Parc du Peterbos, 1/16. 1070
Bruxelles.
Ismail BOUH ROBLEH
Président du Congrès Djiboutiens pour
la Solidarité
(C D S)
IOG à Obock: défaite de l'imposture !
La campagne
chaotique du candidat illégal à un troisième
mandat anticonstitutionnel l'a conduit
samedi matin à Obock, ville martyre et
laboratoire des injustices du régime
patrimonial institué depuis l'indépendance.
Malgré les liasses de billets et autres
ballots de khat généreusement distribués
depuis quelques semaines par un ministre de
la région en mal de promotion, la population
d'Obock a dignement ignoré le cirque
présidentiel.
La fédération
locale de l'ARD a tenu à organiser une
bruyante manifestation anti troisième mandat
illégal au centre ville. Ce qui a fortement
déstabilisé les sbires locaux et autres
dépêchés de la capitale qui ont voulu
étouffer la contestation en lâchant des
militaires enragés contre les paisibles
manifestants de l'opposition.
Au cours de la
bousculade musclée, les prédateurs armés ont
finalement battu en retraite, confisquant au
passage quelques banderoles et mégaphones.
Aux dernières nouvelles, cette protestation
des Obockois aurait fortement perturbé le
candidat illégal qui serait reparti plus tôt
que prévu, constatant que la population de
ce district sinistré n'était surtout pas
disposée à écouter ses balivernes, car
intimement convaincue que l'Emir de Haramous
est le principal responsable du malheur du
peuple djiboutien.
Ainsi va la
campagne chaotique du candidat solitaire de
2005 et illégal de 2011, coupé du peuple, il
en est réduit à défiler partout devant
quelques centaines de figurants fatigués
pour les besoins de la RTD quant il ne
convoque pas JEUNE AFRIQUE à coup de
centaines de millions de nos francs d'argent
public.
Pour sa part, la
fédération ARD d'Obock exige la restitution
immédiate du matériel de sonorisation
arraché des mains de ses militants par les
prédateurs armés du régime. La lutte
continue, et à Obock, comme partout sur le
territoire national, un seul slogan reste de
mise: Dégage IOG !
ARD,
Rédaction de
Réalité
Note d'information de l'Alliance
républicaine pour le développement (ARD)
|

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Alliance
« La
seule vraie politique est la politique
du vrai »
EDGAR
FAURE
Républicaine
pour
le Développement |
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Suite aux graves exactions militaires contre les
manifestants pacifiques de Yoboki le 30 mars 2011, le
président de l'annexe ARD de Yoboki Mr ARRADO a été arrêté
et est détenu en un lieu inconnu !
L'Alliance Républicaine pour le Développement :
- Exige la libération immédiate de Mr Arrado et la cessation
des exactions contre des manifestants pacifiques qui
constituent une violation manifeste à la liberté
d'expression garantie par nôtre constitution
- Condamne le silence complice de la communauté
internationale contre ces violations répétitives de la
liberté d'expression et demande des sanctions
internationales contre ce régime liberticide!
Alliance républicaine pour le
développement (ARD)
Djibouti, le 31 mars 2011
Compte-rendu de la première réunion du comité de
coordination du collectif international tenue à Paris le
25/03/2011
La première réunion
de travail du comité de coordination du collectif
international pour la libération des prisonniers politiques
de Djibouti s’est tenue le samedi 25 mars 2011 à Paris de 14
heures 30 à 17 heures.
Le comité de coordination compte
cinq membres :
1/ Mohamed Moussa Aïnaché ;
2/ Aïcha Dabalé ;
3/ Mohamed Doubad ;
4/ Hassan Cher Hared ;
5/ Maki Houmedgaba ;
La première réunion du comité de
coordination a permis de prendre note une nouvelle fois de
la situation préoccupante des prisonniers politiques de
Djibouti et de lancer les premières actions du collectif
international.
Le comité
de coordination a dans un premier temps mis à jour la liste
des prisonniers politiques détenus à Djibouti en fonction
des nouvelles arrestations intervenues à Ali-Sabieh et de la
remise en liberté provisoire de certains prisonniers.
Il reste néanmoins à déterminer
avec plus de précision la liste des personnes détenues
illégalement dans les commissariats et les gendarmeries de
Djibouti.
Un logo du collectif international
a été adopté, il sera affiché sur les documents
d’information établis par le comité de coordination. Le logo
est CISPP DJIBOUTI en noir et en rouge.
Le comité s’est félicité de
recueillir de nouveau un grand nombre de soutiens au
collectif international. Les noms de ces organisations et
personnalités est rajoutée à la liste des premiers membres
et soutiens du collectif.
Des syndicalistes souhaitent
apporter leur soutien à la libération des prisonniers
politiques de Djibouti. Les noms de ces personnalités
viendront compléter la liste des syndicalistes défenseurs
des prisonniers politiques de Djibouti.
Le texte d’une pétition pour la
libération des prisonniers politiques de Djibouti a été
adopté par le comité de coordination.
Le comité de coordination envisage
d’appeler les membres et les soutiens du collectif à le
retrouver le samedi 2 avril 2011 à Paris à l'occasion de la
manifestation organisée contre le dictateur Guelleh et son
complice Jeune Afrique au 57 bis rue d'Auteuil, 75016 Paris
(Métro Michel Auteuil) à partir de 15 heures pour faire
signer la pétition par un maximum de personnes.
Le comité de coordination a enfin
mis en place un mail unique destiné à échanger entre les
membres du comité et à communiquer au nom du comité.
Il s’agit du mail :
collectifdesoutien@hotmail.fr
auquel nous invitons à adresser tout courrier destiné au
comité de coordination.
Les citoyens djiboutiens, les amis
démocrates et l’ensemble des partenaires membres ou soutiens
du collectif international seront régulièrement informés des
activités du comité de coordination.
Vous trouverez ci-joints toute la
documentation de travail du comité de coordination.
Bien cordialement,
Le Comité de coordination
Paris, 30 mars 2011
Collectif international de soutien aux prisonniers
politiques de Djibouti
Un grand nombre de prisonniers politiques, pour la plupart
non jugés,
détenus à Djibouti dans des conditions effroyables d’hygiène
et de promiscuité
La République de Djibouti est un pays où la démocratie et le
respect des droits Humains n'ont pas droit de cité depuis
l’Indépendance nationale du 27 juin 1977.
Un grand nombre de prisonniers politiques croupissent dans
la prison centrale de Gabode, beaucoup sans jugement, ou
détenus en garde à vue dans les cellules de la police et de
la gendarmerie.
Le président Ismaël Omar Guelleh a fait modifier la
Constitution en avril 2010 par une assemblée nationale
monocolore et soumise pour s'arroger un troisième mandat à
la tête du pays, s'ouvrant ainsi la voie à une présidence à
vie.
Ces prisonniers sont des étudiants de l’Université de
Djibouti, des lycéens, des collégiens, des civils arrêtés
lors des ratissages dans le Nord de Djibouti, mais aussi des
militants et responsables des partis djiboutiens
d'opposition regroupés au sein de l’UAD et de l’UMD,
et du FRUD.
Le seul crime de ces citoyens djiboutiens est d'avoir osé
exercer leur droit de grève pour les étudiants et élèves,
leur droit de manifestation pour de nombreux militants de
l'Opposition (notamment lors de la grande manifestation
pacifique à laquelle l'UAD avait appelé le 18 février 2011),
ou tout simplement d'appartenir à l'Opposition.
Avant et pendant ces vagues d'arrestations arbitraires, le
régime a perpétré de véritables exécutions extrajudiciaires
et des actes de torture partout dans le pays : à
Djibouti-ville, la capitale, à Tadjourah et à Obock au Nord,
dans les districts de Dikhil (notamment à Hanlé) et d'Ali-Sabieh
au Sud.
Un collectif international de soutien aux prisonniers
politiques de Djibouti a été constitué :
-
Pour obtenir la libération immédiate de personnes
arbitrairement détenues ;
-
Pour faire cesser les tortures infligées à la plupart des
prisonniers ;
-
Pour demander que Djibouti respecte les instruments
juridiques pour la protection des mineurs, des femmes, et
contre la torture qu’il a signés ;
-
Pour dénoncer les tentatives du pouvoir djiboutien de
criminaliser l’action politique de l’opposition en
république de Djibouti.
LE COLLECTIF INTERNATIONAL DE SOUTIEN AUX PRISONNIERS
POLITIQUES DE DJIBOUTI
***
liste des prisonniers politiques détenus à Djibouti
|
LISTE NON
EXHAUSTIVE
1) Fahmi
Mohamed
Adaweh
2) Farhan
Daher Gan
3) Elmi Omar
Houssein
4) Adaweh
Robleh dit
Bouh
5) Ali Saleh
Barreh
6) Idriss
Abdi Aouled
7) Sadam
Houssein
Robleh
8) Liban
Daoud
Soubaneh
9) Mohamed
Ahmed Djama
dit Nasto
10) Fahmi
Abdi Obsieh
11) Mohamed
Rirache
Miguil
12) Hassan
Mohamed
Hassan
13)
Abdoulfatah
Hassan
Ibrahim
14) Hassan
Amin Ahmed
15) Abdi
Elmi Omar
dit Germany
16) Omar Ali
Ahmed
17) Abdi
Osman dit
Indhabuur
18) Bogoreh
Robleh
19) Abdi
Samireh
20) Hawa
Waïss
21) Abdo
Dabaleh
Mohamed
22) Mohamed
Kabo Idriss
|
23) Abdo
Houssein
Ahmed
24) Kadir
Abdillahi
Yassin
25) Yacin
Houssein
26) Saïd
Houssein
Robleh
27) Idriss
Ali
28) Fayçal
Djama
29) Omar
Daher
30) Aboucheh
Abmoule
31) Omar
Mahamoud
Okieh
32) Ismaël
Abdillahi
33) Mohamed
Kamil
34) Ali
Nouho Houmed
35) Hadi
Mohamed
Moussa
36) Abdi
Saïd :
athlète
national et
international
37) Farah
Abadid
Hildid
38) Houssein
Ahmed Farah
39) Houssein
Robleh Dabar
40)
Abdillahi
Aden Ali
41)
Moustapha
Abdourahman
Houssein
42) Mohamed
Ibrahim Waïs
43) Mohamed
Ahmed dit
Jabha
44) Mohamed
Ahmed
Ibrahim
(frère de
Mahdi Ahmed
décédé en
prison)
|
le comite de coordination du collectif international
1/ Mohamed Moussa Aïnaché ;
2/ Aïcha Dabalé ;
3/ Mohamed Doubad ;
4/ Hassan
Cher Hared ;
5/ Maki
Houmedgaba ;
leS DELEGUES LOCAUX DU comite de coordination du collectif
international
Djibouti : Jean-Paul Abdi Noël
;
Etats-Unis et Canada : Abdourahman Waberi
;
Liste des ORGANISATIONS membres du collectiF INTERNATIONAL
DJIBOUTI:
U.A.D : Union pour une Alternance Démocratique (ARD, MRD,
UDJ)
;
A.R.D : Alliance Républicaine pour le Développement
;
M.R.D : Mouvement pour le Renouveau démocratique et le
Développement
;
U.D.J : Union pour la démocratie et la justice
;
U.M.D : Union des Mouvements Démocratiques (PND et PDD)
;
P.D.D : Parti Djiboutien pour le Développement
;
P.N.D : Parti National Démocratique
;
LDDH : Ligue Djiboutienne des Droits Humains
;
FRANCE :
FRUD : Front pour la restauration de l’unité et la
démocratie ;
ORDHD : Observatoire pour le respect des droits humains à
Djibouti
;
AFASPA : Association française d’amitié et de solidarité
avec les peuples d’Afrique
;
ADD : Association pour la promotion de la démocratie et
le développement
;
UGUTA-TOOSA
;
CODED : Collectif pour la démocratie à Djibouti
;
FEMMES SOLIDAIRES
;
BELGIQUE
FDP : Forum pour la démocratie et la paix ;
CDS : Congrès Djiboutien pour la Solidarité
;
SUISSE
UDDESC :
Union Djiboutienne des Droits Economiques Sociaux et
Culturels ;
CANADA
ADDC : Association
de la Diaspora Djiboutienne du Canada
;
ACSAO : Association Culturelle et Sportive des Afars
d’Ottawa ;
APDDP : Association pour la promotion de la démocratie et du
droit de la personne
;
ETATS-UNIS
A.A.A. : Afar Alliance Action
Liste des PERsonnalites membres du collectif international
Abdourahman Ali Waberi, écrivain et intellectuel ;
Abdourahman Boreh, homme d'affaires et personnalité
politique ;
Mohamed Moussa Aïnaché, Ancien directeur de la RTD et
personnalité politique ;
Mohamed Doubad Waïss, porte-parole pour l'Europe de
l'Intersyndicale UDT/UGTD ;
Abdoulkader Mohamed ;
Hassan Abdi Aden ;
ORGANISATIONs ET PERSONNALITeS DE SOUTIEN Au collectiF
INTERNATIONAL
ASSOCIATION SURVIE ;
ARDHD : Association pour le respect des droits de l'homme à
Djibouti ;
Laurence Dawidovicz, Survie Paris ;
Jean-Loup Schaal, président de l’ARDHD ;
Maxime Gremetz, député de la Somme
;
Paris, le 30/03/2011
L’ADD appelle à une manifestation contre le dictateur
Guelleh et son complice
Jeune Afrique
samedi 2 avril à Paris à partir de 15 heures
Décidément, il y a des comportements de bas étage qui ont la vie
dure ici-bas. La complaisance du journal Jeune Afrique à
l'endroit des dictatures en est un. Les lecteurs réguliers
et un tant soit peu attentifs l'ont remarqué, le journal ne
se lasse pas de présenter favorablement le président Ismaël
Omar Guelleh et son action.
Au mépris de la réalité, de la vérité historique et de la
déontologie journalistique, Jeune Afrique propose
sans varier à ses lectrices et lecteurs une couverture
médiatique peu objective de Djibouti sous Guelleh. Ses
envoyés spéciaux sur le sol djiboutien ne donnent la parole
qu'à Guelleh et à sa clientèle. Ils se gardent soigneusement
d'informer du pays réel avec son cortège de chômage massif,
de misère sociale criante, d'enfants mal nourris, de mères
et pères de famille en détresse, d'atteintes multiples aux
droits de l'Homme, faits dont rendent pourtant compte divers
rapports internationaux.
Silence ou presque sur la révolte populaire, sur les
manifestations massives, notamment celle historique du 18
février 2011, silence sur les arrestations, tortures,
détentions sans motif, condamnations abusives et autres
disparitions dont sont victimes opposants, défenseurs des
droits de l'Homme et simples citoyens. Silence sur les
circonstances de la mort des martyrs de la démocratie tombés
sous les balles des forces de répression du régime le 18
février 2011. Silence sur l'interdiction de manifester et de
tenir meeting qui frappe les partis politiques, ce qui
revient à une dissolution de fait de ces organisations.
«Guelleh Superstar», «Djibouti voit grand», «Le
Vrai Guelleh», tels sont les titres dithyrambiques que Jeune
Afrique choisit pour le président Guelleh. Avec un
contenu à l'avenant. Le très gouvernemental journal local La
Nation ou le bulletin Le Progrès du parti au
pouvoir, ne feraient pas mieux dans le registre de
la flagornerie.
En revanche, le journal se montre des plus durs avec l'opposition
qu'il traite de «non crédible», de «coquille
vide». De même, il n'épargne pas la société civile
djiboutienne dont il prétend qu'elle est, non pas muselée,
mais tout simplement «absente».
Un vent de liberté historique peut souffler sur le monde arabe,
la révolution populaire peut emporter dictateur après
dictateur, à commencer par Ben Ali qui dirigeait d'une main
de fer la Tunisie natale du fondateur et patron de Jeune
Afrique, Béchir Ben Yahmed, dictateur que le journal
savait aussi encenser, le monde peut donc changer, Jeune
Afrique reste fidèle à ses amis despotes, en tout cas à
Guelleh. Et cette fidélité au dictateur djiboutien, le
journal n'a pas honte de l'affirmer.
Le dernier article de Jeune Afrique, paru dans le n°2619
du 20 au 26 mars 2011 sous le titre éloquent de «Le vrai
Guelleh» et la signature de François Soudan, commence
par ces mots: «Ismaïl Omar Guelleh, 63 ans, est un homme
fidèle à ...Jeune Afrique». Fidélité que, nous l'avons
vu, le journal lui rend bien.
Voilà pourquoi, pour les démocrates djiboutiens, et pour beaucoup
d'autres du continent, Jeune Afrique est un bastion
de la dictature. Et qu'il doit être combattu comme tel. D'où
la manifestation organisée devant et contre le journal et
son ami Guelleh par des démocrates djiboutiens de France et
de Belgique ce samedi 2 avril 2011 à l'appel de
l'Association démocratie et Développement (ADD). C'est au 57
bis Rue d'Auteuil, 75016 à Paris (Métro Michel Auteuil) à
partir de 15 heures. Venez-y nombreux dire Non aux
complaisances et compromissions de Jeune Afrique.
Halte à la honte !
ADD, Paris, le 31/03/2011
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