Dernières nouvelles - Édition en Ligne de Décembre 2007

 Directeur de publication : Mohamed Ali Abdou.   Codirecteur : Mahdi Ibrahim A. God.   Email : realite_djibouti@yahoo.fr


Signez lA pétition de soutien à la famille Alhoumekani

S  o  m  m  a  i  r  e

29/12/2007 Association RAMID : Compte rendu de la soirée de solidarité du 22 décembre 2007 à Bruxelles dédiée en hommage à Abdallah Leh

29/12/2007 Note d'information de la LDDH : Fatouma Mahamoud élue bâtonnier au barreau de Djibouti

26/12/2007 Communiqué de la LDDH du 25 décembre 2007

22/12/2007 LDDH : Appel contre l'injustice suite à la détention arbitraire du Père Sandro

20/12/2007 LDDH : note d'information sur la compétence universelle dans la lutte contre l'impunité

20/12/2007 ARD : Compte-rendu du rassemblement d'Arhiba à Djibouti le 18 décembre 2007

19/12/2007 FDP : Compte-rendu de la manifestation du Bruxelles le 18 décembre 2007

16/12/2007 ARD Europe : compte-rendu de la manifestation du 16 décembre 2007 à Paris

15/12/2007 L’ARD Europe appelle à manifester devant l’ambassade de Djibouti à Paris dimanche 16/12/07

15/12/2007 L'ARD appelle à un rassemblement populaire mardi 18 décembre 2007 à 15 heures à Arhiba

13/12/2007 Appel du Forum pour la Démocratie et la Paix à manifester devant l'ambassade de Djibouti à Bruxelles

10/12/2007 Guelleh à l’Élysée le 11 décembre : le défilé des dictateurs continue

09/12/2007 LDDH : diffusion d'information du 9 décembre 2007 sur la visite d'Ismaël Omar Guelleh en France

08/12/2007 Libération surprise de Jean-Paul Abdi Noël avant le départ d'Omar Guelleh pour Lisbonne

08/12/2007 Borrel : Sarkozy va rencontrer son homologue de Djibouti à Lisbonne (Par David Servenay)

06/12/2007 RSF dénonce la garde à vue du journaliste d'investigation Guillaume Dasquié dans l'affaire Borrel

05/12/2007 Plainte du président de la ligue des droits de l'homme contre le colonel Omar Hassan de la FNP

05/12/2007 Une soirée mémorable en soutien à la famille du défunt Abdallah Leh samedi 22 décembre 2007

05/12/2007 Communiqué de l'UDDESC du 5 décembre 2007

03/12/2007 Arrestation d'Abdi Noël : Appel urgent de l'Observatoire des droits de l'homme

02/12/2007 LDDH : tableau du bord du 1er décembre 2007


Association RAMID : Compte rendu de la soirée de solidarité du 22 décembre 2007 à Bruxelles
dédiée en hommage à Abdallah Leh

L’issue de la soirée organisée par l’asbl Ramid avec le soutien de la communauté djiboutienne en hommage à l’artiste djiboutien, feu Abdallah Abdoulkader Abass dit Abdallah Leh, fût un succès.
La soirée a débuté à 19 heures 30, ouverture par un discours suivi de la lecture collective de la noble sourate « Alfatiha » en la mémoire de l’artiste et une prière collective aussi pour lui.
Les différentes présentations de danses se sont remarquablement bien déroulées, notamment les danses qui regroupent, le dinkaraytou, le barri-horra, le horra le barimo, le laalé, le malabo, le hoydado et le turunbawiyya.

Les artistes qui ont conduit le public au paroxysme de la joie sont les suivants :

? La star Abdoulaziz Ali Saleh, un artiste complet et généreux, 40 ans de carrière dans la musique au tempérament bouillonnant, au rythme effréné du twist et du rock’n’roll

? Abdoulkader Med Kassim alias Loky-Abdo qui a fait l’ouverture de la chanson en interprétant la chanson de Abdallah Leh « innah abnam tégémémik, qakulih gad na afat abnam », incontestable musicien de la communauté djiboutienne en Europe

? Ahmed Med Kamil dit « Hamma », que j’ai nommé l’homme du soukouss, c’est aussi un artiste complet

? Med Aboubaker dit « Mihina », un pianiste et chanteur de talent à la voix suave

Etaient présents à la soirée d’autres nouveaux talents tels que Aïnan, Zakiyyé et Tatass sans oublier les liégeois qui sont venus en nombre et en force : Med Ibrahim Chehem, Madina Loïta, Mounira et Omar Ahmed Houmed.

Grâce à tous ces artistes, le public a passé une soirée inoubliable, la beauté des danses se démarquaient par l’enthousiasme et la joie que manifestait le public dans la salle.
Au même titre que les danseuses et danseurs, les musiciens et les chanteurs ont démontré un très grand intérêt au bon déroulement de la soirée, du début jusqu’à la fin de la soirée, le public était en liesse, la joie et la bonne humeur étaient au rendez vous. Toute le monde était en « mode fête ».

La communauté djiboutienne est « une » et « indivisible », cette soirée en est la preuve.
L’association Ramid remercie tous les artistes qui nous ont honorés de leurs présences et qui ont animé cette soirée. Nos remerciements vont également à Iftin et à l’association Kacan avec Ahmed pour leur contribution. Pour finir, merci aussi à la communauté djiboutienne de Belgique, de France, de Norvège et de la Hollande pour leur soutien.

Par la même occasion l’asbl Ramid vous souhaite une très bonne année 2008.

Vice-Président de l’asbl Ramid
MEHEMFAREH ADDU Hassan
http://ramid.skyblogs.be

Retour au sommaire 

Accueil


Note d'information de la LDDH : Fatouma Mahamoud élue bâtonnier au barreau de Djibouti

Le Président

NOTE D’INFORMATION

DU 27 DÉCEMBRE 2007

Maître FATOUMA MAHAMOUD

ELUE BÂTONNIER

A la veille du 60ème anniversaire des Droits de l’Homme, le Barreau de Djibouti a élu, hier 26 décembre 2007, son Bâtonnier avec une majorité totalement écrasante.

Bravo à Maître FATOUMA MAHAMOUD, car c’est la première fois qu’une dame est élue bâtonnier en République de Djibouti. Bravo encore pour la quasi unanimité de vos pairs.

Maître FATOUMA MAHAMOUD a obtenu lors de ce scrutin un score sans précédent face à maître Aref, qui était candidat à ce poste de bâtonnier.

Il reste encore, pour le 60ème anniversaire des Droits de l’Homme à mettre en pratique et en priorité l’un des souhaits qui est cher à la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), un souhait dans le strict cadre de la totale indépendance de la justice, afin que les juges djiboutiens puissent réaliser en leur « âme et conscience » un ou des syndicat(s) libre(s) de la magistrature.

M. NOËL ABDI Jean-Paul

Retour au sommaire 

Accueil


Communiqué de la LDDH du 25 décembre 2007

Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION

DU 25 DÉCEMBRE 2007

LA CORNE D'AFRIQUE DOIT CONTINUER

A SE MOBILISER

La Corne d’Afrique doit continuer à se mobiliser…

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à tous les défenseurs des Droits de l’Homme de la Corne d’Afrique de se mobiliser toujours et ensemble pour que la Liberté d’Expression, la Liberté de la presse  soient un Réalité dans notre Région en particulier.

Il faut continuer à se mobiliser contre l’Impunité, et dans notre région contre le génocide et les crimes de guerre au Darfour et en Somalie depuis un an.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reste et restera fidèle au juste et légitime combat pour la Vérité que mène les Journalistes d’ici ou d’ailleurs.   

Le silence tue et les Journalistes continuent de dénoncer !

Joyeux Noël et nos meilleurs vœux pour le 60ème anniversaire des Droits de l’Homme, à Le Gouil à sa famille et à tous ses proches.

M. NOËL ABDI Jean-Paul

Retour au sommaire 

Accueil


LDDH : Appel contre l'injustice suite à la détention arbitraire du Père Sandro

Le Président

NOTE D’INFORMATION

DU 22 DÉCEMBRE 2007

APPEL CONTRE L'INJUSTICE

suite à la Détention Arbitraire

du Père SANDRO

Le dimanche 28 octobre 2007, le Père SANDRO, missionnaire de l'Église Catholique Saint Louis d'Ali Sabieh a été mis en détention « expéditive » par la chambre d'accusation, suite à l'appel du parquet.

Par note d'Information du 29 Octobre 207, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) avait dénoncé que « cette décision de la chambre d'accusation, qui a ordonné la détention provisoire du Père SANDRO, est en contradiction flagrante avec la décision du juge d'instruction qui avait estimé, à juste titre, que l'incarcération de l'inculpé n'est pas nécessaire à la manifestation de la vérité.

Par conséquent, le juge d'instruction avait ordonné la liberté provisoire sous contrôle judiciaire de l'inculpé. Ce dernier a parfaitement respecté ce contrôle Judiciaire.

Malheureusement la chambre d'accusation a décidé autrement.

Actuellement, le Prêtre se trouve dans une cellule d'isolement total ».

Aujourd'hui la LDDH considère que nous avons devant nous un cas flagrant d'injustice, et elle demande au Juge d'Instruction d'instruire rapidement cette affaire, pour permettre au père Sandro de bénéficier soit d'une liberté provisoire urgente compte tenu de son état de santé déplorable avec une baisse dangereuse de sa tension artérielle, soit tout simplement de décider un « Non lieu » pour mettre fin aux basses complots qui se trament.

Dans le cas d'espèce, il n'y a ni plaignant, ni victime et encore moins de véritables motifs d'accusation, c'est pourquoi, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), lance un appel pressant à tous les défenseurs des droits de l'homme, au gouvernement italien dont il est originaire à part entière, au nonce apostolique et à l'ambassadeur de la république de Djibouti au Vatican.

M. NOËL ABDI Jean-Paul

Retour au sommaire 

Accueil


LDDH : note d'information sur la compétence universelle dans la lutte contre l'impunité

Le Président

NOTE D’INFORMATION

DU 20 DÉCEMBRE 2007

Portant sur des notions

de la  compétence universelle

dans la lutte contre l’impunité

Le 18 Décembre 2007, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a été présente à la Commémoration du Massacre des populations civiles d’Arhiba le 18 décembre 1991.

L’ancien parlementaire, actuellement défenseur des droits de l’homme au sein de la LDDH n’a pas manqué d’abord de dénoncer, entre autre, tous les crimes:

1.  contre l’Humanité encore tangibles sur le plan social ;

2.  des exécutions extrajudiciaires encore tangibles par des tirs à balles réelles ;

3.  des Blocus Alimentaires et Sanitaires aux tendances de génocides, encore tangibles avec l’opacité des Détournements des Biens Sociaux et des deniers publics;

L’actuel défenseur des droits humains M. NOËL ABDI Jean-Paul, ancien parlementaire djiboutien lors des massacres des CIVILS d’Arhiba et seize ans après, a demandé PARDON à tous les VICTIMES d’ARHIBA vivants ou décédés, et à tous leurs proches.

«  Je suis là à l’invitation des familles des victimes civiles pour demander PARDON ! Pardon pour avoir attendu si longtemps ! Pardon d’avoir espéré trop longtemps, comme vous, une solution négociée ! Désormais, à titre individuel ou collectif, tout défenseur d’ici ou d’ailleurs peut se constituer partie civile ! Pour soutenir les plaignants à faire valoir leurs droits ! Puisque aucun recours judiciaire n’est possible à Djibouti, nous aurons recours à la compétence des tribunaux internationaux ! Soyez assurés chers compatriotes de notre solidarité et détermination ! »

Nul besoin ici de disserter sur leurs droits ! Notre Devoir est tout simplement de les assister partout contre l’impunité.

Rapides notions de la  compétence universelle dans la lutte contre l’impunité

Le but de cette note est celui d’apporter une assistance morale et juridique à toutes les victimes (quelque soient les colorations des dictatures sournoises), certes, modestement et directement dans le cadre d’une incitation à la formation pour la compréhension de quelques termes juridiques dans un langage simple, si possible accessible à tous.

En générale les définitions sont celles du vocabulaire juridique de Gérard Cornu.

1.  définition de la compétence universelle : (droit pénal international). « Compétence reconnue à un Etat pour réprimer des infractions commises par des particuliers en dehors de son territoire alors que le criminel ni la victime ne sont de ses ressortissants ». En un mot : c’est « conformément à la Convention de New York de 1984 qui allait dans le sens de la lutte contre l’impunité des dictateurs à travers le monde, le royaume de Belgique a été l’un des premiers pays à intégrer la dite Convention dans son droit interne, d’autres pays européens comme l’Espagne sont entrain d’ouvrir leurs portes.

Cette Convention permet à toutes les juridictions indépendantes et non assujetties à une quelconque dictature, de pouvoir juger tous les tortionnaires quelque que soit le pays des criminels ou des victimes.

A notre avis, l’efficience des juridictions de compétence universelle ne peut que nous encourager à déposer des plaintes pour mettre fin à l’impunité qui sévit hélas dans notre pays : « la République de Djibouti », mais aussi dans la (quasi) totalité des pays de notre Région : « la Corne d’Afrique ».

2. définition de l’injustice : « Atteinte à la justice (par mauvaise justice ou déni de justice, refus de faire justice) ; se dit surtout d’une violation grave de la justice, par extension d’une violation grave de l’équité, de l’égalité. V. iniquité, inégalité, lésion ou plus vaguement, action de porter atteinte à un droit…

Au fur et à mesure, d’autres définitions seront reprises dans des notes et des annexes complémentaires, avec vos suggestions.

M. NOËL ABDI Jean-Paul

Retour au sommaire 

Accueil


ARD : Compte-rendu du rassemblement d'Arhiba à Djibouti le 18 décembre 2007

Arhiba martyrisée ! Arhiba persécutée !

Arhiba déportée ! Arhiba mobilisée !!!

Le 18 Décembre 2007 a marqué le début d’une vaste campagne de mobilisation générale dans la capitale, lancée par l’U.A.D. à l’occasion de la fin du mois béni du Ramadan

Ce fut un grand succès ! Arhiba n’avait pas vu autant de monde ces dernières années depuis la campagne pour les législatives 2003 ! A l’appel de l’A.R.D., nos compatriotes sont venus en masse manifester leur compassion et solidarité agissante à l’endroit des familles des victimes du massacre d’Arhiba le 18 Décembre 1991, mais aussi exprimer leur détermination à combattre l’impunité (assurée en haut lieu) des crimes et autres exactions extrajudiciaires perpétrées au grand jour par les forces de l’ordre pendant et après la guerre civile…

Formant un demi-cercle à droite et en face de l’estrade, plusieurs centaines de femmes et d’enfants brandissaient des banderoles où l’on pouvait lire : « Halte à l’Impunité ! » et «  Justice pour tous ! », et encore « Indemnisation immédiate des ayant droits des victimes… !»

Un autre demi-cercle à gauche et en face de l’estrade était constitué des proches, neveux, et autres militants solidaires de l’A.R.D. composés de jeunes et de moins jeunes…. Derrière l’estrade, à gauche et à droite,  l’énorme cercle ainsi constitué était bouclé par une déferlante massive affluant des quartiers avoisinants (Hayableh, Wah lé Daaba, 7,6,5,…)!

La communion était palpable !

Et tout cela s’est passé à une dizaine de mètres d’une tente de militaires (une dizaine), affectée à la surveillance du lieu dont ont été expropriés les habitants originels… La tension aussi !

Aussitôt détendue par le Président de la L.D.D.H. qui, dans un discours particulièrement émouvant, a tenu à rassurer les plus fébriles et frileux : les policiers !  «… N’ayez crainte ! C’est un recueillement ! Ce ne sont pas les forces armées qui sont visées, mais leurs commanditaires qui sont pacifiquement interpellés ! Après quoi, il s’adresse au digne et recueilli auditoire : «  Je suis là à l’invitation des familles des victimes civiles pour demander PARDON ! Pardon pour avoir attendu si longtemps ! Pardon d’avoir espéré trop longtemps, comme vous, une solution négociée !

Désormais, à titre individuel ou collectif, tout défenseur d’ici ou d’ailleurs peut se constituer partie civile ! Pour soutenir les plaignants à faire valoir leurs droits ! Puisque aucun recours judiciaire n’est possible à Djibouti, nous aurons recours à la compétence des tribunaux internationaux ! Soyez assurés chers compatriotes de notre solidarité et détermination ! »

A son corps défendant, le président de la L.D.D.H. a ravi la vedette aux organisateurs de cette commémoration, lesquels n’ont pas jugé utile d’en dire davantage.

Tour à tour cependant, pour l’UDJ, Abdi Osman dit « indha bour », qui a honoré la mémoire des martyrs illustres ( Dini et Cheiko) ainsi que le secrétaire général du MRD. Souleiman Fadal et son adjoint « Jirdeh » ont tenu à s’exprimer pour dire « NON ! Ca suffit comme ça ! Paix aux  martyrs ; mais aussi et surtout Paix à leurs survivants que nous sommes. Paix ! Paix ! Paix ! ». Suivis par les organisateurs de cette commémoration, le Vice-président puis le Président de l’A.R.D,  M. Aden Mohamed Abdou et M. Ahmed Youssouf Houmed.

L’Alliance Républicaine pour le Développement pour sa part, fidèle aux engagements et résolutions prises lors des assises nationales les 2 et 3 décembre 2006, continue de prôner la désobéissance civique et la résistance pacifique par tous les moyens licites !!!

Mohamed Ali Abdou
Secrétaire à la communication et porte-parole de l’A.R.D

Retour au sommaire 

Accueil


FDP : Compte-rendu de la manifestation du Bruxelles le 18 décembre 2007

Forum pour la Démocratie et la Paix.
fdpdjibouti@hotmail.com


Bruxelles, Le 18 décembre 2007

Malgré le froid, les démocrates djiboutiens se sont mobilisés pour commémorer et dénoncer le massacre d'Arhiba.

Ils ont entonné des slogans tels que « Démocratie à Djibouti », « Justice pour les victimes », « A bas la dictature », « Non à l'impunité », notamment.

Les représentants de différents partis et associations, tels l'ARD, le FRUD, le MRD et le PDD se sont relayés pour dire « ça suffit ! ».

Ils ont également dénoncé le bannissement dont a été victime une paisible famille djiboutienne vers le Yémen, dont l'article 1er de la constitution djiboutienne garantit et assure la protection.

Les manifestants ont également dénoncé l'arbitraire qui a frappé le jeune djiboutien Mahmoud Chehem Kassim extradé vers l'Érythrée en décembre 2004 et exécuté en mai 2005, alors que les parents n’ont été avertis que cette année.

En réalité, ce jeune homme était déjà mort le jour où il a été remis aux autorités sanguinaires érythréennes au mépris de la constitution djiboutienne.

Quel est le crime de ce jeune ? Quelle enquête y a-t-il eu ?

Les amis qui étaient venus, qui n'avaient rien de « jusqu'au-boutistes » à la manifestation, ne souhaitaient et ne réclamaient ni plus ni moins que justice soit rendue aux victimes.

L'ambassade de Djibouti à Bruxelles, dont l'activité principale reste la vilénie, je vous passe les détails, n'a pas réussi à dissuader, ni à empêcher la présence et détermination des manifestants, en  faisant miroiter oboles pour certains et autres prébendes pour d'autres.

En ce jour de la célébration de la fête du Sacrifice de l'Aid-el-Adha, nous avons une pensée particulière à notre amie et regrettée Hawa Walqo Hassanlé, qui nous a quittée il y a quelques mois : nos pensées vont à ses enfants, ses amis et ses proches : nous ne t'oublierons jamais... 

Joyeuses Fêtes à tous et à toutes et bonne année 2008.

Djilani Ibrahim Ahmed
                    Forum pour la Démocratie et la Paix

Retour au sommaire 

Accueil


ARD Europe : compte-rendu de la manifestation du 16 décembre 2007 à Paris 

L’ARD et les organisations présentes FRUD, FDP, Comité des femmes djiboutiennes contre les viols, sont heureuses d’annoncer le succès de la manifestation de Paris du dimanche 16 décembre tenue à l’initiative de l’ADD, l’association pour la démocratie et le développement.

De fait, ce dimanche de 15 heures à 17 heures, 50 personnes environ se sont retrouvées sur le croisement de la rue Émile Meunier, abritant l’ambassade djiboutienne, et de la rue Noisiel, dans le 16e arrondissement de Paris.

Un bloc humain s'est constitué derrière des banderoles éclatantes "Pas de paix sans justice", "Justice pour Arhiba", "22 ans d’impunité, ça suffit", où slogans et dénonciations à l'encontre des forces répressives sont repris en chœur et en darbouka.

Dénoncée la tuerie d’Arhiba, dénoncés le bannissement et l’expulsion de la famille Alhoumekani, dénoncée l’impunité des auteurs de viols, réclamée enfin la comparution de Guelleh et de tous ses tortionnaires au Tribunal pénal international.

Il n’avait échappé à personne : les sujets de l’ambassade ont démarché en vain les forces de l’ordre pour faire repousser les manifestants loin des yeux. Hélas pour eux, l’état de droit français était là, se respectant aussi rue Émile Meunier, permettant à la démonstration de suivre son cours.

Se lever pour Arhiba, c’était résolument refuser la banalisation de l’apartheid social et refuser la stigmatisation des populations pauvres de Djibouti qui vont s’écriant.

Convaincus de la justesse de cette cause et afin de soutenir une mobilisation grandissante, manifestons encore plus nombreux mardi 18 décembre rue Franklin Roosevelt, à Bruxelles, et rassemblons-nous encore et encore plus nombreux le même jour à Arhiba, à Djibouti.

Un compte-rendu circonstancié des activités sera présenté sur cette même page de l’ARD.

Maki Houmedgaba
Représentant de l’ARD en Europe

Retour au sommaire 

Accueil


L’ARD Europe appelle à manifester devant l’ambassade de Djibouti à Paris dimanche 16/12/07

En mémoire des victimes de la tuerie d’Arhiba perpétuée le 18 décembre 1991 à Djibouti toujours impunie à ce jour, l’ARD Europe appelle les Djiboutiens et leurs amis à manifester massivement devant l’ambassade de Djibouti.

Les morts d’Arhiba se comptent à 59 civils, dont femmes et enfants, et pas une famille n’a assisté à une réparation du préjudice subi. Pas une famille n’a davantage osé porter de plainte devant la juridiction nationale pour réclamer justice.

Le rassemblement a lieu à l’initiative de l’Association pour la démocratie et le développement (ADD) dimanche 16 décembre 2007, face à l’ambassade de Djibouti, rue Émile Meunier, métro Porte Dauphine, de 15 heures à 17 heures. Venez nombreux.

Maki Houmedgaba
Représentant de l’ARD en Europe

Retour au sommaire 

Accueil


L'ARD appelle à un rassemblement populaire mardi 18 décembre 2007 à 15 heures à Arhiba

Retour au sommaire 

Accueil


Appel du Forum pour la Démocratie et la Paix à manifester devant l'ambassade de Djibouti à Bruxelles

Forum pour la Démocratie et la Paix
fdpdjibouti@hotmail.com
Bruxelles
 
                                                              Bruxelles, le 13 décembre 2007

Communiqué de presse
 

Le Forum pour la Démocratie et la Paix (FDP) appelle la communauté djiboutienne à venir manifester pour la commémoration des victimes du massacre d'Arhiba.

En effet, lors de la journée du 18 décembre 1991, cinquante-neuf personnes, civiles pour la plupart, issues  de ce quartier Afar d'Arhiba, ont été froidement et méthodiquement assassinées alors que les coupables de ce forfait courent toujours.

Grâce à ces manifestations pacifiques, nous voulons apporter notre solidarité et témoigner notre sympathie à l'égard des victimes et des familles de victimes pour que de tels actes ne se reproduisent plus.

La manifestation aura lieu devant l'Ambassade de Djibouti à Bruxelles:

 

Mardi 18 décembre 2007 de 14h à 15h.
Avenue Franklin Roosevelt, 204
 1050 Bruxelles
Tram 94, direction Wiener, arrêt Brésil
Rendez-vous à la Gare du midi à 12h30


 
Djilani Ibrahim Ahmed
                    Forum pour la Démocratie et la Paix

Retour au sommaire 

Accueil


Guelleh à l’Élysée le 11 décembre : le défilé des dictateurs continue

Source : Libérationafrique.org, du 10 décembre 2007

Survie - http://www.survie-france.org/

ARDHD - http://www.ardhd.org


Non content de rencontrer Ismaël Omar Guelleh le week-end dernier à Lisbonne à l’occasion du Sommet Europe-Afrique, le président français Nicolas Sarkozy reçoit le chef de l’Etat djiboutien en visite officielle à l’Elysée le 11 décembre. Au lendemain de la réception de Mouammar Khadafi (Libye) qui fait couler beaucoup d’encre en France et après celle de Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) le 6 décembre dernier, cette nouvelle réception d’un dictateur à l’Elysée envoie un signal désespérant aux démocrates africains sur le rôle que la France entend jouer dans l’émergence de la démocratie sur le continent.

Alors qu’à l’occasion du Sommet Europe-Afrique qui s’est tenu à Lisbonne les 8 et 9 décembre derniers, des chefs d’Etat européens se sont interrogés sur l’invitation sur le sol européen du dictateur zimbabwéen Robert Mugabe (le Premier ministre britannique Gordon Brown a même refusé de participer au sommet), l’ARDHD et SURVIE regrettent que ces scrupules ne soient pas partagés par le président français Nicolas Sarkozy, qui au contraire recevra officiellement à l’Elysée Ismaël Omar Guelleh, président de la République de Djibouti, le 11 décembre 2007.

A la veille de cette réception, il semble important pour nos associations de rappeler :

- la récente arrestation arbitraire puis la mise en garde à vue (durant 30 heures) du président de la Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme (LDDH) Jean-Paul Noël Abdi, visant à entraver les activités des défenseurs des droits humains dans ce pays. Cet épisode marque pour nos associations une première étape répressive dans la campagne électorale qui va bientôt s’ouvrir et augure bien mal de la tenue d’élections législatives transparentes à Djibouti.

- l’expulsion au Yémen le 23 octobre dernier d’une partie de la famille de Mohamed Saleh Aloumekhani, témoin clé dans l’instruction sur l’assassinat en 1995 du juge français Bernard Borrel ; expulsion qui revient à un véritable bannissement et qui constitue une ultime étape des pressions exercées sur ce témoin.

Nos associations précisent également que la réception officielle du président djiboutien a lieu alors qu’un procès doit s’ouvrir en France en 2008 pour « subornation de témoin » visant, dans le cadre de « l’affaire Borrel », Djama Souleiman, procureur général de la République de Djibouti et Hassan Saïd, chef des services secrets (SDS) de Djibouti ; ces personnes ayant annoncé leur intention de ne pas se rendre au procès.

SURVIE et l’ARDHD attirent l’attention du Président de la République française sur tous les actes scandaleux qui sont commis chaque jour à Djibouti, dans l’impunité la plus totale, et lui demandent de n’accepter aucun compromis de quelque forme que ce soit avec les autorités djiboutiennes et de suspendre toute aide (notamment budgétaire) qui pourrait contribuer à renforcer le régime d’Ismaël Omar Guelleh et le conforter dans sa stratégie de répression des libertés fondamentales.

Nos associations constatent également que, malheureusement, depuis la prise de fonction de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République française, nous assistons à un véritable défilé à l’Elysée des pires dictateurs africains, impliqués dans des affaires de violations des droits d’Homme, de crimes (parfois de masse) ou de corruption, tels que Omar Bongo (Gabon), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville), Idriss Déby (Tchad), ou Mouammar Khadafi (Libye). Une attitude qui continue de faire de la France l’un des principaux promoteurs de la dictature en Afrique.

Retour au sommaire 

Accueil


LDDH : diffusion d'information du 9 décembre 2007 sur la visite d'Ismaël Omar Guelleh en France

Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION

DU 9 DÉCEMBRE 2007

Lettre ouverte au Président de la République Française

dans la lutte contre l’Impunité au Darfour

par des Organisations Internationales.

La Ligue Djiboutienne fait sienne cette juste approche pour mettre fin à l’impunité et permettre au Conseil de Sécurité d’être encore plus ferme dans ce dossier.

Nous considérons que le génocide et les crimes de guerre perpétrés au Darfour, et depuis un an en Somalie par les troupes éthiopiennes, doivent obtenir des condamnations du Conseil de Sécurité et  des condamnations précises et personnalisées de la Cour Pénale Internationale

L’impunité doit être combattue partout dans le monde. 

Sur les violations des Droits de l’Homme à Djibouti.

Après des manifestations anti-françaises et pleines d’insultes dans les journaux de l’équipe au pouvoir à Djibouti, le Chef de l’État sera reçu le 11 décembre 2007 par le Président de la République de France.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) considère cette visite de cruciale et elle est persuadée que la FIDH et Amnesty Internationale, qui suivent de près les dossiers des violations des Droits de l’Homme en République de Djibouti, ne manqueront pas d’attirer l’aimable attention du Président de la République de France. 

M. NOËL ABDI Jean-Paul

***

Le Darfour et la Cour pénale internationale : Lettre ouverte au Président de la République (française)

Paris, le 4 décembre 2007

Monsieur le Président de la République,

Le 5 décembre, le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), basée à la Haye, soumettra un rapport au Conseil de sécurité sur son enquête au Darfour.

Pour la première fois, il dénoncera l’absence totale de coopération du gouvernement soudanais avec la Cour. A cette occasion, nous demandons à la France de démontrer tout son attachement à la lutte contre l’impunité et d’utiliser son siège au Conseil de sécurité pour dénoncer publiquement l’attitude du gouvernement soudanais.

En mars 2005, le Conseil de sécurité déférait la situation des crimes au Darfour à la Cour pénale internationale. Cette décision représentait alors une occasion historique pour que justice soit enfin rendue aux victimes darfouri. La France avait joué un rôle majeur dans le renvoi de cette situation devant la CPI. Malgré la ferme opposition de plusieurs membres du

Conseil de sécurité à la Cour, la France avait pesé de tout son poids politique et diplomatique pour que le Conseil accepte de recourir à la CPI. 

Aujourd’hui, alors que les espoirs de justice des victimes darfouri sont très gravement menacés, nous appelons la France à réaffirmer cet engagement. En effet, en avril dernier, la Cour a délivré deux mandats d’arrêt à l’encontre d’Ahmad Harun, actuellement Ministre aux affaires humanitaires, et d’Ali Kushayb, un chef des fameuses milices janjaouid, pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis au Darfour entre 2003 et 2004.

Or, le gouvernement soudanais, qui a la responsabilité et la capacité d’arrêter ces deux suspects, a pris le parti de les protéger et de nier ces crimes. Il a déclaré publiquement qu’il ne remettrait aucun soudanais à la Cour et que toute tentative d’arrêter Ahmad Harun et Ali Kushayb par l’intermédiaire d’Interpol équivaudrait à « un enlèvement et un acte de piraterie internationale ». 

Ahmad Harun continue d’exercer ses fonctions de ministre et a même été nommé à un comité sur les atteintes aux droits de l’Homme au Soudan tandis qu’Ali Kushayb, qui était détenu, aurait été relâché « faute de preuves ». Nous nous inquiétons du silence assourdissant de la communauté internationale face à ces provocations.

Nos organisations sont certes sensibles aux efforts du Conseil de sécurité pour maintenir le dialogue avec les autorités soudanaises concernant le déploiement de la force de maintien de la paix des Nations unies et de l’Union africaine au Darfour, les négociations de paix sur le Darfour et la mise en oeuvre de l’accord de paix entre le Nord et le Sud Soudan.

Cependant, nous restons convaincus qu’une absence de réaction du Conseil de sécurité face au manque de coopération du gouvernement soudanais avec la Cour, dans l’espoir qu’il se montre plus coopératif sur les autres questions, serait à la fois moralement inacceptable et stratégiquement inefficace. Le gouvernement soudanais interprèterait ce silence comme un aveu de faiblesse et serait conforté dans sa stratégie d’obstruction.

Une nouvelle fois, la politique à court terme prendrait le pas sur la justice et sur l’établissement d’un état de droit. La CPI doit être affirmée comme un élément intégral et non négociable d’une solution globale du conflit au Darfour. Nous sommes également conscients que plusieurs membres du Conseil de sécurité s’opposent pour diverses raisons à un rappel à l’ordre adressé au gouvernement soudanais. Cependant, selon nos informations, quelques membres du Conseil de sécurité entendent soutenir une réaction ferme du Conseil.

La France doit absolument les rejoindre. Elle doit s’appuyer sur le fait que le processus judiciaire est enclenché, que l’autorité du Conseil est en jeu, et que dix des quinze membres du Conseil sont des États parties au Statut de Rome de la CPI pour conduire le Conseil à demander  publiquement et fermement l’application des décisions de la Cour et l’arrestation des deux suspects.

Alors que la crise au Darfour atteint bientôt sa cinquième année, les violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire continuent d’y être commises par toutes les parties. La Cour pénale internationale est la seule juridiction capable aujourd’hui de juger d’une manière impartiale les principaux responsables de ces crimes. La France doit oeuvrer pour que les victimes obtiennent vérité, justice et réparation.

Nous vous remercions de votre attention et vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre très haute considération.

Signataires
 
Souhayr Belhassen, présidente, Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme
Jean-Pierre Dubois, président, Ligue des droits de l’Homme
Geneviève Sevrin, présidente, Amnesty International France
Marc Zarrouati, président, Action des chrétiens pour l'abolition de la torture

Contacts
Amnesty International France : Aurélie Chatelard Tél : 01 53 38 65 41/ 06 76 94 37 05 – achatelard@amnesty.fr 
Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme :
Karine Appy Tél : 01 43 55 14 12/ 06 68 42 93 47 – kappy@fidh.org
Gael Grilhot Tél : 01 43 55 90 19 – ggrilhot@fidh.org

Retour au sommaire 

Accueil


Libération surprise de Jean-Paul Abdi Noël avant le départ d'Omar Guelleh pour Lisbonne

La république en uniformes ne serait-elle plus d'actualité ?

Enfin, comme par hasard et juste quelques heures après le départ du Chef de l’État à Lisbonne, il est bon d’annoncer qu’en ce samedi  8 décembre 2007, des Colonels se sont mis d’accords pour la libération du véhicule et du téléphone portable du Défenseur des Droits de l’Homme à Djibouti M. Jean-Paul NOËL ABDI.  

Merci de tout cœur pour la mobilisation nationale et de tous les soutiens indéfectibles internationaux.

Ensemble et avec tous les Défenseurs en  République de Djibouti, notre devoir consiste en priorité :

1. de dénoncer toutes les violations physiques ;

2. de ne pas hésiter à témoigner ;

3. de porter sans hésiter des plaintes dans le cadre des violations des droits humains.

M. NOËL ABDI Jean-Paul

Retour au sommaire 

Accueil


Borrel : Sarkozy va rencontrer son homologue de Djibouti à Lisbonne (Par David Servenay)

Source : RUE 89 du 8 décembre 2007

L'air lisboète est-il propice aux petits arrangements entre amis? Après des semaines d'approche, le président de la République de Djibouti est sur le point de le vérifier, puisqu'il devrait rencontrer le président français, à l'occasion du sommet Europe/Afrique qui se tient les 8 et 9 décembre dans la capitale portugaise.

Le feu vert est arrivé il y a une semaine sous la forme d'une lettre de Nicolas Sarkozy à Ismaël Omar Guelleh. Sans se départir de la prudence qui sied au principe de séparation des pouvoirs, le président de la République a accepté le principe d'une entrevue. Histoire d'aborder la coopération entre les deux pays, les bonnes relations historiques, les liens d'amitié... etc.

Mais le véritable enjeu de cet entretien est bien sûr l'affaire Borrel. IOG va plaider l'oubli, pour contrer l'effet désastreux d'un procès pour "subornation de témoins" prévu pour mars 2008, où le procureur de la République de Djibouti, Djama Souleïman et le chef de la SDS (les services secrets) Hassan Saïd seront les deux principaux prévenus. Les deux hommes sont accusés d'avoir tenter de circonvenir deux témoins clés dans l'affaire du juge français assassiné en 1995.

Pour plaider sa cause, le chef de l'État djiboutien sera accompagné par une grosse délégation de la communauté française expatriée. Avec au premier rang: André Massida, un transitaire qui n'est pas un inconnu à l'Élysée, puisqu'il était pendant la campagne électorale responsable du Comité de soutien des Français de Djibouti à Nicolas Sarkozy. Une petite réunion entre amis en somme.

David Servenay

Retour au sommaire 

Accueil


RSF dénonce la garde à vue du journaliste d'investigation Guillaume Dasquié dans l'affaire Borrel

Source : RSF du 6 décembre 2007

RSF Reporters sans frontières dénonce le placement en garde à vue du journaliste Guillaume Dasquié par le contre-espionnage.

Reporters sans frontières dénonce les méthodes utilisées à l’encontre du journaliste d’investigation Guillaume Dasquié, fondateur du site Geopolitique.com, placé en garde à vue, le 5 décembre 2007, et dont le domicile a été perquisitionné par le contre-espionnage français.

"L’irruption de policiers, à l’aube, au domicile d’un journaliste, suivie d’une perquisition de cinq heures et de son placement en garde à vue par le contre-espionnage, sont des procédés abusifs, inédits en France. On ne peut pas faire porter la responsabilité de fuites, au sein des services de renseignements ou d’un cabinet d’instruction, à un journaliste qui divulgue des documents méritant, en l’occurrence, d’être portés à la connaissance du public. Guillaume Dasquié a fait son métier. Il ne doit pas être traité ainsi", a déclaré l’organisation.

Le 5 décembre à 7 heures, six policiers de la Direction de la surveillance du territoire (DST) se sont présentés au domicile de Guillaume Dasquié, à Paris. Ils ont procédé à une perquisition jusqu’à 13 heures, puis ont conduit le journaliste dans les locaux de leur administration, où il est toujours détenu dans le cadre d’une garde à vue ne pouvant excéder 48 heures. Selon un proche du journaliste interrogé par Reporters sans frontières, les enquêteurs se sont comportés de manière "courtoise et professionnelle".

Au cours de la perquisition, le journaliste aurait été interrogé sur les sources qui lui ont permis de rendre publics des documents liés à l’affaire Borrel, du nom de ce magistrat français assassiné à Djibouti en 1995.

Une enquête préliminaire avait été ouverte pour "violation du secret professionnel et du secret de l’instruction" et "recel", le 10 novembre 2006, par le parquet de Paris, contre Geopolitique.com. Le directeur du site, Guillaume Dasquié, avait été interrogé le même jour, pendant deux heures, par la brigade d’enquête des atteintes aux personnes.

Un enquêteur l’avait questionné sur l’origine des documents de la Direction centrale des renseignements généraux (DCRG) publiés par son site, détaillant "des affaires" dans lesquelles le président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, aurait été impliqué avant son accession à la tête de l’État et sur sa possible implication dans l’assassinat du magistrat français.

Les enquêteurs se seraient également intéressés à un article publié par Le Monde, le 16 avril 2007, intitulé "11 septembre : les Français en savaient long", citant un rapport "confidentiel-défense" à "usage strictement national" de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), datant des années 2000 et 2001, détaillant l’état des connaissances des services secrets français sur la nébuleuse Al-Qaïda.

Reporters sans frontières défend les journalistes emprisonnés et la liberté de la presse dans le monde. L'organisation compte neuf sections nationales (Allemagne, Autriche, Belgique, Canada, Espagne, France, Italie, Suède et Suisse), des représentations à Bangkok, Londres, New York, Tokyo et Washington, et plus de 120 correspondants dans le monde.

Retour au sommaire 

Accueil


Plainte du président de la ligue des droits de l'homme contre le colonel Omar Hassan de la FNP

Copie de la plainte déposée par le Président de la LDDH à l'encontre des pratiques du Colonel Omar Hassan Mattan de la FNP, directeur de la sécurité, pour séquestration de véhicule et de téléphone portable.

Djibouti, le 5 décembre 2007

Au Procureur de la République.
Tribunal de Djibouti.

Monsieur le Procureur,

Je vous informe que : du dimanche 2 décembre 2007 à 12 heures 30 au lundi 3 décembre 2007 à minuit (24 heures) j'ai été mis en garde à vue la plus arbitraire avec un motif fallacieux.

Dès mon arrestation le lieutenant Cher m'a confisqué les clés du véhicule que je conduisais et le portable que j'avais.

Hier 4 décembre 2007 je me suis rendu à la Brigade Criminelle pour récupérer mes affaires confisquées et ce même lieutenant Cher m'a très poliment dit :

- qu'il avait remis les clés au Directeur de la Sécurité Publique le colonel Omar Hassan

- qu'il faut donc aller voir le colonel Omar Hassan pour les récupérer.

Je me suis immédiatement rendu chez le Colonel et on m'a informé qu'il était absent car participant à une réunion.

Ce matin 5 décembre 2007 je me suis rendu au Bureau du Colonel Omar.

Le policier de garde m'a dit d'attendre, et quelques minutes après un Officier de la Police Judiciaire M. Moktar que je connais personnellement, et sorti de son Bureau.

Je l'ai immédiatement informé :

- que le Lieutenant Cher m'a demandé d'aller récupérer mes clés et mon portable auprès du Colonel Omar,

- qu'il s'avère nécessaire aussi de donner des instructions au Lieutenant Cher pour qu'il me laisse prendre le véhicule.

L'Officier de Police judiciaire Moktar m'a dit :

- que le Colonel était occupé pendant deux jours, qu'il ne sait pas qui a donner l'ordre de refus de me restituer mes biens et qu'il m'avait rien à voir avec cette affaire.

Je suis scandalisé par de tels propos, car il aurait suffit d'un simple coup de téléphone du Colonel Omar à son subalterne le lieutenant Cher pour qu'immédiatement la raison revienne.

Je tiens à souligner qu 'après une arrestation arbitraire suivie d'une garde à vue de trente heures (30h) aussi arbitraire qu'illégale, le colonel Omar Hassan continue arbitrairement et sans aucune décision judiciaire la confiscation de mon véhicule ainsi que de mon portable.

Face à ces humiliations constantes, à ces entraves à ma liberté, je dépose donc une plainte pour abus de pouvoir et violation de ma liberté et de mes droits d'aller et venir.

Ce refus, de me restituer le véhicule ainsi que le téléphone portable, doit être considéré comme une entrave intolérable aux activités d'un Défenseur des Droits de l'Homme.

C'est pourquoi, je vous demande de mettre un terme à cette situation d'illégalité à mon égard.

M. le Procureur, je compte sur vos actions pour restituer rapidement tous mes droits.

Avec mes sentiments déférents.
M. NOËL ABDI Jean-Paul

Retour au sommaire 

Accueil


Une soirée mémorable en soutien à la famille du défunt Abdallah Leh samedi 22 décembre 2007