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Dernières nouvelles - Édition en Ligne de Décembre
2008
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Directeur
de publication : Mohamed Ali Abdou. Codirecteur :
Mahdi Ibrahim A. God. Email :
realite_djibouti@yahoo.fr
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24/12/2008 Compte rendu de la
table ronde et de la manifestation du
19/12/2008 à Bruxelles
23/12/2008 Double
manifestation à Paris et à Bruxelles pour donner une voix
aux victimes d’Arhiba
22/12/2008 Déclaration de la
LDDH destinée à la table ronde américaine sur la bonne
gouvernance à Djibouti
22/12/2008 DJIBOUTI: Des
militaires traînent les pieds, selon le site Dabio.net
17/12/2008 L’ARD soutient les
manifestations du vendredi 19 décembre 2008 à Bruxelles et
du samedi 20 décembre 2008 à Paris pour commémorer le
massacre d’Arhiba
14/12/2008 Table ronde sur le
Respect des droits humains à Djibouti le 19/12/08 au
Parlement européen
10/12/2008 Le Forum pour la
démocratie et la paix (FDP) appelle à manifester devant la
commission européenne à Bruxelles en commémoration du
massacre d'Arhiba
10/12/2008 La LDDH dénonce
l’exécution d’un civil par les militaires d’ASSAGUEYLA
06/12/2008 Communiqué de
l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD)
06/12/2008 Témoignage anonyme
sur les exactions à Assa Gaila, dans le nord de Djibouti
06/12/2008 LDDH : Phénomène
d'atrophie et typologie de la justice djiboutienne
04/12/2008 Communiqué de
l'Observatoire pour la protection des défenseurs des
droits de l'homme
15/11/2008 Mémorandum de
l'Union pour l'Alternance démocratique (UAD) remis à
l'Union européenne
Compte rendu de la table ronde et de la manifestation du 19/12/2008
à Bruxelles
Forum pour la
Démocratie et la
Paix
Bruxelles, le 23/12/2008
Av. Van Overbeke,
243 bte 2
1083 Bruxelles
E-mail :
fdpdjibouti@hotmail.com
Tel: 0477/52/66/09
Compte rendu de la table ronde et de la manifestation du
19/12/2008.
La
commémoration du 17ième anniversaire du massacre
d’Arhiba a été l’occasion cette année de sensibiliser le
Parlement Européen sur cette tragédie afin que des démarches
soient entreprises dans le but de faire toute la lumière sur
les circonstances exactes de l’exécution de cette lâche
opération commando qui visait des civils sans défense.
Pour ce
faire, a été projetée une vidéo tournée après le drame et
contenant des images insoutenables qui ont ému.
Après nous avoir souhaité la bienvenue dans l'enceinte du
Parlement européen, l'eurodéputé socialiste belge Alain
Hutchinson a ouvert la Table ronde en présentant les grandes
lignes du rapport de la mission d'enquête européenne
effectuée à son initiative, en octobre dernier, dans trois
pays de la corne de l'Afrique : Éthiopie, Djibouti, Érythrée.
Les questions portant sur la bonne gouvernance, le respect des
droits humains, la situation de la Paix ainsi que le
développement durable dans le contexte régional ont notamment
été abordées avec les plus hautes autorités de chacun des pays
visités.
L'eurodéputé Alain Hutchinson a aussi survolé le
travail qu'il mène, notamment au sein de la commission du
développement et de l'assemblée parlementaire paritaire
ACP-UE, pour les régions en crise du Darfour, du Kivu, de la
corne de l'Afrique ou encore de la Mauritanie, par exemple.
S’exprimant
au nom du Forum pour la Démocratie et la Paix, Mohamed Houmado
a chaleureusement remercié l’eurodéputé Alain Hutchinson et
ses collaborateurs d’avoir permis la réalisation de cette
Table Ronde.
Il a ensuite
procédé à l’historique du massacre d’Arhiba ainsi que le
harcèlement permanent dont sont victimes les habitants de ce
quartier, mis au ban de tout projet de développement. Il n’a
pas manqué non plus de mettre l’accent sur les exactions
perpétrées par les forces de l’ordre et armées
gouvernementales à l’encontre des civils innocents des
différentes communautés nationales, qu’il s’agisse des Afars
(exactions contre les habitants du nord, du Sud-ouest et de la
capitale), des Somalis ou des Arabes (répression arbitraire
contre les Somalis Gadaboursis après l’attentat du « Café de
Paris » du 27/09/1991, tuerie contre des Somalis
majoritairement Issas de janvier 1989 à Balbala, assassinats
ciblés de membres de la communauté arabe et de diverses
composantes somalies dont les Issacks). La répression ciblée
qui pérennise la politique du «diviser pour régner» de ce
régime, sans se préoccuper des défis socio-économiques du
pays, a été ainsi dénoncée.
Grégoire
Théry de la Fédération Internationale des Droit de l’Homme qui
devait évoquer le harcèlement dont sont victimes les
défenseurs des droits humains à Djibouti en général et
particulièrement Noël Abdi Jean-Paul de la LDDH, qui subit
actuellement les foudres du régime pour avoir dénoncé le viol
d’une jeune fille ainsi que la découverte d’un charnier au
Day, s’est excusé pour son absence due à des raisons
indépendantes de sa volonté.
Ce fut
ensuite au tour de Sabine Salmon de l’Observatoire pour le
Respect des Droits Humains à Djibouti (ORDHD) et par ailleurs
présidente de «Femmes Solidaires», de dresser le tableau des
multiples atteintes aux droits de l’Homme en République de
Djibouti.
Elle s’est
surtout attardée sur la situation des femmes qui sont victimes
de viols de la part des militaires Djiboutiens et dont la vie
est brisée à jamais. Elle a plaidé pour l’arrêt de ces actes
barbares commis sur des civils innocents (dont la dernière
victime Hamad Mahamad a été exécuté le 5 décembre 2008) et
contre l’impunité dont jouissent les responsables de ces
forfaits.
Déplorant
l’incapacité de la communauté internationale, à mettre fin aux
drames épouvantables que vivent les populations somalies, la
Présidente des Femmes Solidaires, a exhorté les États
européens dont la France à prévenir un nouveau conflit à
Djibouti, en empêchant que la crise larvée entre le FRUD et le
gouvernement de Djibouti ne se transforme en une guerre
ouverte.
Isabelle
Hoferlin de la Confédération Syndicale International (CSI) a
essentiellement centrée son intervention sur la situation
spécifique des droits syndicaux à Djibouti.
L'ensemble de l'exposé
s'est focalisé sur des informations transmises par l'UDT et
compilées dans le rapport annuel sur les droits syndicaux dans
le monde (les points développés dans chaque titre ayant été
relatés successivement). Elle a de même fait état des
conclusions des experts du Bureau International du Travail
(BIT) et de la mission de contacts directs qui s'est rendue à
Djibouti, tout en regrettant les entraves dont sont
victimes les représentants des travailleurs dans l’exercice de
leurs missions.
Elle a enfin
plaidée que mention soit faite dans la résolution du parlement
européen, d'un plein
respect des droits syndicaux dans la loi et dans la pratique
et au besoin d'unir nos forces pour matérialiser les avancées
sur le plan des droits humains à Djibouti.
Daher Ahmed
Farah, président du MRD, dont le parti, l’une des principales
formations légalisées d’opposition à Djibouti, a été
arbitrairement dissout le 9 juillet 2008 par un simple décret
présidentiel, est intervenu sur les graves atteintes à la
liberté politique, les persécutions d’opposants et
l’impossibilité consécutive de mener de réelles activités
d’opposition à Djibouti.
Monsieur
Jeremy Lester de la Commission Européenne, qui devait assister
à la Table Ronde, s’est excusé pour des raisons d’agenda et de
réorganisation du desk. Cependant, il a pris l’engagement de
suivre attentivement les délibérations de la table ronde.
S’en est
suivi un débat pendant lequel différents intervenants se sont
exprimés sur la situation sociopolitique à Djibouti.
Il a aussi
été souligné que l’Alliance Républicaine pour le
Développement (ARD) avait portée plainte en janvier 2006
contre le massacre de civils et qu’une liste de victimes a été
dressée à cet effet.
A l’issue de
la table ronde, plusieurs recommandations ont été formulées:
- Engagement d’un
dialogue politique inclusif, au sens de l’art. 9 paragraphe 2
et de l’art. 96 de l’accord de Cotonou,
- Proposition
d’une résolution sur le respect des droits de l’homme, la
bonne gouvernance et la prévention de conflits dans la corne
de l’Afrique au sein de la prochaine assemblée paritaire
ACP-EU,
- Intensification
des pressions internationales, notamment par la prise de
sanctions ciblées contre les dirigeants politiques, en
l’absence d’avancées en matière de respect des droits de
l’Homme, de démocratie et de bonne gouvernance.
- Enfin,
rendez-vous a été pris pour la plénière du Parlement européen
de janvier 2009 qui a inscrit a son ordre du jour
: une Déclaration du Conseil et de la Commission sur la
situation dans la Corne de l'Afrique, des débats publics (www.europarl.europa.eu)
en plénière et l'adoption d'une résolution sur le sujet par le
Parlement européen.
En début d’après-midi, les démocrates Djiboutiens et leurs
amis se sont dirigé vers les bâtiments de la commission
européenne afin de participer à la manifestation organisée par
le Forum pour la Démocratie et la Paix (FDP) pour commémorer
le 17ième anniversaire du sinistre massacre
d’Arhiba, perpétré par les forces gouvernementales le
18/12/1991.
Des sympathisants du FDP, des partis politiques ARD et MRD
ainsi que du FRUD, se sont rassemblé pour demander que justice
soit rendue tout en exigeant qu’une véritable enquête soit
diligentée afin de faire toute la lumière sur cet épouvantable
pogrom.
Des slogans tels que : justice pour Arhiba, démocratie à
Djibouti, pas de paix sans justice, à bas la dictature, non à
l’impunité, non à la corruption, oui pour une véritable
transition démocratique à Djibouti, ont été scandés par les
manifestants.
Le rassemblement s’est terminé dans le calme et le
recueillement vers 14 heures 30 par la remise d’un texte aux
autorités européennes.
Le Forum pour la Démocratie et la Paix saisit cette occasion
pour remercier les démocrates Djiboutiens ainsi que
l’eurodéputé socialiste belge Alain Hutchinson d’avoir
contribué à la pleine réussite de cette journée de
commémoration.
Pour le FDP
Hassan Mohamed
***
Photos de la table ronde et de la manifestation de Bruxelles
Double manifestation à Paris et à Bruxelles pour donner
une voix aux victimes d’Arhiba
Une double
manifestation a été appelée par l’Association pour la
démocratie et le développement (ADD) à Paris, et par le
Forum pour la démocratie et la paix (FDP) à Bruxelles,
pour commémorer la tuerie d’Arhiba perpétrée le 18
décembre 1991 à Djibouti.
A Paris,
environ cinquante personnes ont manifesté rue Émile
Meunier dans le 16e arrondissement de la
capitale française non loin de l’ambassade de Djibouti,
dans l’après midi du samedi 20 décembre de 16h30 à 17h30.
Les
manifestants venus de différents pays d’Europe se sont
retrouvés aux côtés de membres de l’Association pour la
démocratie et le développement (ADD), de l’Organisation
pour le respect des droits de l’homme à Djibouti (ORDHD),
du Front pour la restauration de l’unité et la démocratie
(FRUD), de l’Alliance républicaine pour le développement
(ARD), de Femmes solidaires, de l’Association française
d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique
(AFASPA) et de l’Amicale panafricaine, en soutien de la
démonstration.
Des
slogans repris en chœur par l’assistance ont été scandés
sans relâche au son des hauts parleurs : « Justice pour
Arhiba », « Démocratie à Djibouti », « État de droit à
Djibouti », « 31 ans d’impunité, ça suffit, ça suffit ! »,
« Liberté à Djibouti », « Pas de paix, sans justice ».
Des
manifestants invitaient les passants à regarder les
nombreuses affiches témoignant de la cruauté des hommes
d’Ismaël Omar Guelleh à l’œuvre dans le massacre des
civils d’Arhiba.
A
Bruxelles, une soixantaine de Djiboutiens et de citoyens
du monde en provenance de Belgique, des Pays-bas, de
France, et d’Allemagne ont manifesté quant à eux le
vendredi 19 décembre devant le siège de la Commission
européenne.
Les
militants se sont retrouvés sur la place dès 13h00, des
slogans semblables ont été scandés à tue tête par des
dizaines de manifestants disposés sur une large étendue de
la Rue de la Loi. Aux côtés des organisateurs du FDP à
Bruxelles, se sont retrouvés des membres du Mouvement pour
le renouveau de la démocratie et le développement (MRD),
du FRUD, et de l’ARD.
Les
manifestants de Paris et de Bruxelles étaient
particulièrement comblés cette année, la commémoration du
carnage d’Arhiba ayant marqué un pas nouveau historique.
Ainsi, la
Commission européenne a-t-elle accueilli en ses locaux ce
vendredi 19 décembre une table ronde à l’invitation de
l’eurodéputé
Alain Hutchinson,
où associations de citoyens et formations
politiques de Djibouti, ainsi qu’un représentant du bureau
européen de la Fédération internationale des ligues des
droits de l’homme (FIDH) ont pu officiellement briser le
silence sur les morts d’Arhiba.
Le
décompte officiel des victimes civiles s’est basé sur les
documents d’archive de l’Alliance républicaine pour le
développement (ARD) mis à disposition des communicants.
Cette
table ronde fait suite au rapport d’une commission
d’enquête du parlement européen fin octobre 2008 à
Djibouti, décrit comme un pays où des questions sur les
droits de l’homme déjà soulevées lors d’une enquête en
2004 restent toujours préoccupantes.
Maki Houmedgaba
Représentant l’ARD en Europe
Paris, le 23 décembre 2008
**
Photo de la manifestation de Paris samedi 20
décembre 2008 vers 17h00

**
Photo de la manifestation de Bruxelles vendredi
19 décembre 2008 vers 14h00

Déclaration de la LDDH destinée à la table ronde américaine
sur la bonne gouvernance à Djibouti
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Le Président |
Déclaration
produite le 21 décembre 2008 sur
la situation ambiguë de la gouvernance en République
de Djibouti
destinée à la
Table Ronde sur la bonne gouvernance organisée par le
Sénateur RUSS FEINGOLD, remise à Son Excellence James
C. SWAN, Ambassadeur des États-unis à Djibouti, et aux
journalistes présents à l’Ambassade.
|
C’est un
honneur non seulement pour moi mais aussi pour les membres
et membres associés de la Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH) d’assister à la table ronde, qui est une
première en République de Djibouti, s’intéressant à la
bonne gouvernance, la société civile et le secteur privé.
Elle nous
démontre l’importance et l’intérêt que continue de porter le
Sénat Américain avec le passage du Sénateur OBAMA à Djibouti
en début 2007, mais aussi la nouvelle politique de
l’Administration Américaine depuis le succès d’OBAMA comme
Président des USA.
La LDDH suit
régulièrement et a souvent accompagné les rapports du
« Country Reports on Human Rights Practices" depuis sa
création le 9 mai 1999. Ce rapport annuel provient de
plusieurs Comités dont le premier Comité est celui du « Foreign
Relations US SENATE ».
Cette
Déclaration est brève et concise car elle ne pose que les
problèmes que nous considérons comme des priorités, à savoir :
La prévention
d’un nouveau conflit armé entre nos citoyens du Nord et de
l’Ouest de la République de Djibouti et nos forces Armées
Djiboutiennes ;
La mise en
application rapide, si possible avant la mise en examen
périodique de Djibouti par le Conseil des Droits de l’Homme
des Nations Unies, de toutes les Conventions en particulier
les conventions et Accords signés avec l’OIT et le BIT, la
totalité de l’Accord de paix signé par le FRUD-Armé et le
Gouvernement de Djibouti le 12 mai 2001. Djibouti a plusieurs
beaux textes juridiques et elle est signataire d’une flopée de
Conventions et Accords, mais malheureusement ils ne sont pas
appliqués : notre pays est dirigé par un Dictateur
foncièrement sournois ;
L’ouverture
au moins deux ans avant les prochaines élections d’une table
ronde, entre les partis politiques de l’opposition et ceux
définitivement installés depuis l’indépendance grâce aux
« bouclages électoraux » avec les interférences inadmissibles
des forces armées, pour des modalités viables, pour des
refontes des procédures électorales d’une part, et des listes
électorales d’autre part ;
La tenue
d’une table ronde ouverte, transparente et équitable entre les
partis de l’opposition et celles de la mouvance
présidentielle, s’avère urgente afin d’éviter une modification
de la Constitution pour un 3ème mandat de reconduction du
dictateur au pouvoir depuis 10 ans, tout comme en Algérie,
d’autant plus que les dernières élections parlementaires ont
été fragilisées et rendues non crédibles par le boycott
écrasant des électeurs Djiboutiens(nes), si bien que les
députés de la mouvance présidentielle sont sans équivoque les
plus impopulaires, les plus inefficaces et les plus
anti-social durant ces dix dernières années ;
La totale
indépendance de la justice avec un ou des syndicat(s)
libre(s), mais aussi la revalorisation de la Cour Suprême et
de la Cour des Comptes, ces deux juridictions clés sont
aujourd’hui « Sans Bureau Fixe –SBF » ;
La fin de
l’impunité car notre pays commence à perdre sa crédibilité
avec les détournements des deniers publics et des biens
sociaux, avec les bradages intolérables, avec les blanchiments
d’argent, mais encore avec le recyclage des faux dollars dont
aucune condamnation judiciaire jusqu’aujourd’hui n’a eu lieu
malgré les enquêtes du FBI ;
La fin des
interdictions de manifester pour l’Opposition, de manifester
par des grèves afin de dénoncer les blocages des salaires et
la loi malhonnête du Code du travail, le droit d’exiger par
des manifestations populaires la liberté d’expression, car
Djibouti est l’unique pays au monde où la presse écrite et
audiovisuelle sont interdites de facto et en violation de la
Constitution et de la Déclaration des Droits de l’Homme ;
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a, à maintes reprises,
dénoncé toutes ces violations, ce qui lui valent d’être
considérée comme l’ennemi principal du gouvernement, alors que
les Organisations internationales des Droits de l’Homme ainsi
que bon nombre de chancelleries de la place considèrent notre
organisation indépendante comme un partenaire sérieux que l’on
consulte régulièrement. Tout ce que nous attendons, c’est le
respect des engagements.
M. NOËL ABDI
Jean-Paul
12 documents d’accompagnement sur les
Droits de l’Homme.
- Observation sur le déficit d’une
gouvernance imposée du 18 décembre 2008 ;
- Diffusion d’Information sur la
situation des droits de l’Homme du 15 décembre 2008 ;
- Note d’Information du 10 décembre 2008
sur l’exécution d’un berger de 60 ans lors de la préparation
des festivités du 60ème Anniversaire de la Déclaration des
Droits de l’Homme ; - Les crimes de guerre et de génocide en
Somalie du 10 décembre 2008 ;
- Apport de la LDDH en faveur de
l’Indépendance de la Justice du 6 décembre 2008
- Note d’Information du 18 novembre
2008 : solidarité de Freedom House ;
- Partie concernant Djibouti du Rapport
de la Mission d’Enquête du Parlement Européen du 25 octobre au
2 novembre 2008 suivi du Compte rendu de la LDDH du 30 octobre
2008 ainsi que du Mémorandum des Partis de l’Opposition du 30
octobre 2008 ;
- Communiqué conjoint Survie et ARDHD du
18 octobre 2008 ;
- Droit en question (Droit de l’Homme tu
parles) du 9 mars 2008 ;
- Note d’information du 20 décembre 2007,
portant sur des rapides notions de la Compétence Universelle
dans la lutte contre l’Impunité ;
- Communiqué de Presse du 10 novembre
2007 : Législatives 2008 Dialogue ou boycott ?;
- Droit de réponse aux fausses
allégations du chef de l’État, prétendant que je perçois par
mois de l’ambassade des États-unis 10 000 US § et que le
journal gouvernemental « La Nation », ne l’a jamais publié
alors que Jeune Afrique l’avait fait le 26 août 2008.
DJIBOUTI: Des militaires traînent les pieds
Source : Dabio.net
Plusieurs
militaires djiboutiens ont refusé d'aller faire la chasse aux
rebelles afars dans le nord du pays ou de se préparer à une
éventuelle guerre contre l'Érythrée.
Selon des
informations recueillies par La Lettre de l'Océan Indien, le
commandant Ali Hamid, basé dans le Nord du pays, a été renvoyé
dans la capitale après avoir refusé de participer à une
mission qui visait à déloger les rebelles de la faction armée
du Front pour la restauration de l'unité et de la démocratie
(FRUD) dans la zone montagneuse de Moussa Ali, à l'extrême
nord du pays, le long de la frontière avec l'Érythrée. Cet
ancien cadre militaire de la rébellion afar avait été intégré
en 1995 dans l’armée gouvernementale.
De leur côté,
certains militaires issas/fourlaba traînent les pieds pour
aller défier l'Érythrée, comme les a engagé à le faire le
président Ismaïl Omar Guelleh (issa/mamassan). Ainsi, un
commandant de la caserne d’Obock, Saïd Wallié, est détenu à la
prison de Gabode pour refus d’obéissance. Ces militaires
seraient conscients de la supériorité des capacités de l'armée
érythréenne dont les soldats ont livré plusieurs guerres ces
dernières années. Par ailleurs, le conflit qui oppose le
président IOG à son ancien ami, l'homme d'affaires Abdourahman
Boreh (LOI nº1251), pourrait à terme entamer la fidélité
envers le chef de l'État de certains militaires issas/odahgob,
du même clan que Boreh, lesquels sont majoritaires dans
l’armée.
Le couple
présidentiel craint que l'Érythrée ne vienne en aide aux
rebelles afars djiboutiens et augmente leur potentiel
d'action. Si tel était le cas, le malaise s'étendrait au sein
de l'armée djiboutienne et la tentation serait alors grande
pour le président IOG de chercher des options alternatives de
défense. Déjà, en vue d'être positionnés au nord d'Obock à la
frontière avec l'Erythrée, des Issas d’Ethiopie seraient en
cours de recrutement, notamment parmi les réfugiés qui se
trouvent dans la région de Dikhil, nourris par le Programme
alimentaire mondial (PAM). Toutefois, la grande majorité de
ces réfugiés ne répondra pas à ces sollicitations. La première
dame, Kadra Mahamoud Haïd, aurait quant à elle tenté de
recruter des Issak/Habar Awal à Hargeisa (Somaliland) par
l’intermédiaire de commerçants djiboutiens d’origine issak.
Mais, pour l'instant, peu ont été appâtés.
L’ARD soutient les manifestations du vendredi 19 décembre 2008
à Bruxelles et du samedi 20 décembre 2008 à Paris pour
commémorer le massacre d’Arhiba
En
commémoration du 17e anniversaire de la tuerie
d’Arhiba perpétrée le 18 décembre 1991 à Djibouti, où 59
civils trouvaient la mort sous les balles de la Force
nationale de police, l’Alliance républicaine pour le
développement (ARD) soutient la manifestation organisée
le samedi 20 décembre de 16 heures à 18 heures par
l’Association pour la démocratie et le développement (ADD)
devant l’ambassade de Djibouti à Paris.
L’ARD soutient
également la manifestation organisée vendredi 19 décembre de
13h30 à 14h30 par le Forum pour la démocratie et la paix (FDP)
devant le siège de la Commission européenne à Bruxelles.
L’ARD appelle
tous les Djiboutiens et leurs amis démocrates à manifester
massivement à cette occasion à la mémoire des victimes du
massacre d’Arhiba. Se recueillir c’est dénoncer l’impunité et
c’est réclamer justice pour les familles des victimes.
Maki Houmedgaba
Représentant de l’ARD en Europe
Paris, le 17 décembre 2008
Table ronde sur le Respect des droits humains à Djibouti
le 19/12/08 au Parlement européen
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Respect des Droits Humains à Djibouti |
Table ronde, à l’invitation de Monsieur Alain Hutchinson,
eurodéputé.
19 Décembre 2008
- 9.30 à 12.30
Bruxelles, Parlement Européen, ASP, A3H-1
09.30-09.45 Accueil par Alain Hutchinson,
Eurodéputé Socialiste
09.45-10.00 Diffusion d'un DVD sur le massacre
d'Arhiba
10.00-10.15 Arhiba, du massacre de 1991 à nos
jours : chronique d'une répression permanente, par
Mohamed Houmado, Forum pour
la Démocratie et la Paix
10.15
-10.30 Sabine Salmon, Observatoire pour le respect
des droits humains à Djibouti
10.30-10.
45 Pause
10.45-11.00 Grégoire Théry, bureau européen de la
FIDH
11.00-11.15 Libertés syndicales, par Isabelle
Hoferlin, Confédération Syndicale Internationale
11.15-11.30 Daher Ahmed Farah, Président du MRD
11.30-11.45 Commission européenne – à confirmer
11.45-12.30 Débat
Info et inscription (obligatoire) :
0476/342.583 Courriel :
fdpdjibouti@hotmail.com
Le Forum pour la démocratie et la paix (FDP) appelle à
manifester devant la commission européenne à Bruxelles en
commémoration du massacre d'Arhiba
Forum pour la
Démocratie et la
Paix
Bruxelles, le 10/12/2008
Av. Van Overbeke,
243 bte 2
1083 Bruxelles
E-mail :
fdpdjibouti@hotmail.com
Tel: 0477/52/66/09
Objet : Appel à
manifester.
Dans le cadre de la
commémoration du massacre d’Arhiba, perpétré par les autorités
Djiboutiennes sur des civils innocents en date du 18 Décembre
1991, le Forum pour la Démocratie et la Paix (FDP) lance un
appel aux démocrates soucieux de justice et de paix à se
rassembler le vendredi 19 Décembre 2008 devant le siège de la
Commission Européenne à Bruxelles.
En effet, nous profiterons
cette année de la tenue d’une table ronde sur la situation des
Droits de l’Homme à Djibouti au sein du Parlement Européen,
pour demander à ces instances de faire pression sur le
gouvernement de Djibouti afin de l’amener à cesser les
atteintes aux libertés fondamentales.
Rendez-vous donc, devant le
siège de la Commission Européenne :
-
Où: Rue de la Loi, 170 (Metro Schuman)
-
Quand: vendredi 19 décembre 2008
-
A quelle heure : de 13h30 à 14h30.
Nous crierons que cesse
l’impunité et demanderons justice pour toutes les victimes de
la dictature.
Avec nos remerciements
anticipés.
Pour le FDP
Hassan Mohamed
La LDDH dénonce l’exécution d’un civil par les militaires
d’ASSAGUEYLA

Le
Président |
NOTE D'INFORMATION
DU
10 DÉCEMBRE 2008
La LDDH
dénonce l’exécution d’un civil
par les
militaires d’ASSAGUEYLA |
La Ligue Djiboutienne des
Droits Humains (LDDH) est vivement préoccupée par la
résurgence des exactions contre les civils dans le nord de
notre pays.
Ainsi, jeudi dernier 4 décembre
2008 en fin d’après midi, un sexagénaire originaire d’Assagueyla,
M. Mohamed Ahmed Youssouf a été exécuté par des militaires à
quelques kilomètres de ce village dans le secteur d’Aylaadou.
Selon des informations reçues, il aurait été arrêté quelques
jours auparavant puis transféré à Tadjourah pour y être
interrogé par la gendarmerie.
Pour une raison inconnue les
militaires d’Assagueyla l’ont repris pour finalement l’abattre
froidement à quelques kilomètres de ce village.
Son corps abandonné sur place
aurait été retrouvé par les gendarmes de Tadjourah alertés
après sa disparition. L’exécution extrajudiciaire d’un
malheureux civil quelques jours avant la commémoration du
60ème anniversaire de la Déclaration des Droits de l’Homme
démontre la permanence de graves violations des droits humains
et de l’impunité officielle.
La Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH) demande aux autorités djiboutiennes :
1. d’enquêter sérieusement sur
ce crime odieux afin de juger et punir sévèrement le ou les
coupables dans les meilleurs délais ;
2. de mettre définitivement
fin aux exactions contre les populations civiles de la part
des forces de défense et de sécurité ;
3. de prendre enfin des
mesures concrètes en vue de renforcer le respect des droits de
l’Homme et de la lutte contre l’impunité ;
La Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH) lance un appel pressant à tous les défenseurs
des droits de l’Homme pour exiger la fin de l’impunité qui
règne en république de Djibouti.
M. NOËL ABDI Jean-Paul
Communiqué de l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD)
UNION POUR L'ALTERNANCE
DEMOCRATIQUE (U.A.D.)
2, rue de Pékin, Héron -
DJIBOUTI - Tél : 34 18 22 - 82 99 99
Djibouti, le 6 décembre 2008
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
A l’occasion
de la célébration de l’Aïd El Adha marquant la fin du
sacrifice, l’Union pour l’Alternance démocratique (UAD)
souhaite bonne fête à la nation djiboutienne toute entière et
aux musulmans du monde entier.
Compte tenu
de l’aggravation de la situation politique, économique et
sociale, l’UAD n’organise pas cette année son traditionnel
rassemblement public de l’Aïd El kebir.
Le régime
prédateur doit assumer donc son arrogance unilatérale qui a
conduit à la faillite pathétique de la transition
démocratique.
Car en plus
d’avoir saboté le processus de paix et organisé quatre
mascarades électorales successives depuis 2003, le pouvoir
rétrograde d’Ismaël Omar Guelleh s’est permis de dissoudre
arbitrairement un parti d’opposition membre de l’UAD : le MRD.
Avec un tel
passif démocratique, le régime du RPP est totalement
disqualifié pour prétendre célébrer dignement le 60e
anniversaire des droits de l’homme ce mois-ci.
Union pour l’Alternance Démocratique (UAD)
Témoignage anonyme sur les exactions à Assa Gaila, dans le
nord de Djibouti
En début de
semaine passée mardi 2 décembre 2008, sept militaires
djiboutiens de la caserne d’Assa Gaila auraient embarqué un
berger natif de ce village. Emmené près de l’oued Hoflo, à 2
km d'Assa Gayla, village soupçonné d’être le lieu de stock
d'armes et le lieu de passage des guérilleros, ils auraient
demandé au berger de leur montrer les caches d'armes, mais
celui-ci a répondu qu'il ne connaissait pas de cache d’armes.
Alors ligoté
et les yeux bandés, l'adjudant Waïs lui aurait demandé de
marcher devant, l’aurait laissé faire quelques pas, puis lui
aurait tiré deux balles dans la nuque. Aussitôt après, ces
militaires quittaient le lieu et décrétaient une alerte dans
tout le village interdisant à la population de sortir de chez
elle au risque de se faire tuer. En retournant à l’oued Hoflo
à la recherche du cadavre, les militaires ne retrouveraient
pas le cadavre qu’ils voulaient peut-être enterrer.
Le lendemain
matin, c'est la gendarmerie qui aurait retrouvé le cadavre,
pris en photo, puis enterré à Assa Gayla. La population aurait
assisté à cette scène macabre et c'est l'adjudant Waïs qui
serait soupçonné d'avoir tué le berger, les balles à
l’origine de la mort de ce djiboutien de 55 ans, appelé
Mahamad Ahmed Youssouf, ayant été retrouvées.
Les
militaires n'oseraient plus revenir sur le lieu ni s'aventurer
dans le village. Ils accusaient jusqu’alors la population d'Assa
Gayla d'être armée.
Quand au
Sultan et aux membres du Migliss (Assemblée traditionnelle),
les membres du « Conseil régional », ainsi que le préfet, ils
se seraient rendus à Assa Gayla le lendemain mercredi 3
décembre. Leur première réaction aurait été de demander au
président (de la république), chef des armées, soit de laisser
la famille du défunt régler son compte avec les meurtriers une
fois pour toutes, soit de faire indemniser la famille. Ils
auraient surtout demandé solennellement la fermeture immédiate
de la caserne d'Assa Gayla.
Une nouvelle
fois, l'armée de la caserne d’Assa Gaila aurait projeter de
tuer trois personnes sur le plateau d'Alay'adu. Parmi les
trois, se trouverait une fille d’un ancien combattant du FRUD
Mohamed Dimbio Ali et Haidar Hassan Mohamed.
Inquiète face
à leur disparition, la population aurait demandé à la
gendarmerie d’aller voir pourquoi ces personnes ne revenaient
pas d’Alay'adu. Arrivée sur le lieu, la gendarmerie aurait
retrouvé les trois prisonniers aux mains de l'armée en train
de les fouiller. La gendarmerie aurait fait cesser la
manoeuvre et demandé les raisons de ces détentions.
Le chef de
cette armée aurait affirmé qu’il les accusait d'être des
réfugiés illégaux, alors que c’étaient des natifs du village
que la gendarmerie rencontrait tous les jours. C'est ainsi que
la gendarmerie aurait sauvé trois personnes, car heureusement,
Haidar Hassan Mohamed, une des trois, aurait eu sa carte
d’identité dans sa poche.
Témoin anonyme, 6 décembre 2008
LDDH : Phénomène d'atrophie et typologie de la justice
djiboutienne

Le
Président |
NOTE D'INFORMATION
DU
6 DÉCEMBRE 2008
PHÉNOMÈNE D’ATROPHIE ET TYPOLOGIE DE
LA JUSTICE DJIBOUTIENNE |
I) -
PHÉNOMÈNE D’ATROPHIE DE LA JUSTICE DJIBOUTIENNE
Approches
dédiées à tous les Magistrats dans l’exercice de leurs
fonctions.
Dans le
cadre de la préparation du 60ème Anniversaire de la
Déclaration des Droits de l’Homme, certaines approches
vous seront soumises afin de parer ensemble aux méfaits
d’une Dictature imposée, qui règne à Djibouti depuis un
peu plus de trente ans.
« Le temps
de l’autoritaire ».
Si l’on
veut bien admettre le postulat que le droit se distingue
de l’Etat, l’histoire semble démontrer que le premier
change de nature au contact du second lorsque le prince se
met à s’intéresser aux affaires juridiques.
Les règles
de jugement que dégage la pratique judiciaire et mettent
en mémoire les docteurs tentent à ne trouver leur autorité
que dans la force contraignante, au point que la norme
juridique se détache du procès et s’identifie au
commandement de la puissance publique.
S’ensuit
une extension considérable de l’horizon du droit en même
temps qu’un relatif appauvrissement de ses sources, qui
tendent à se réduire à la loi.
Aux deux
stades différents de l’histoire, la jurisprudence de la
République Romaine et le droit coutumier de l’ancienne
France subissent des conditions voisines le contrecoup du
renforcement de l’autorité publique. » Méthode du Droit.
La Jurisprudence. Par Frédéric Zenati, Edition Dalloz.
Ce passage
du livre de Frédéric Zenati a été repris en guise de
réflexion afin d’attirer l’aimable attention de nos Juges
pour qu’ils s’unissent et pour qu’ils se penchent
sérieusement, avec conviction et foi, à l’avenir de leur
noble métier, à la revalorisation de la crédibilité de
leur fonction et dans un esprit d’innovations pour la
progression de leurs Jurisprudences, sans oublier que le
suivi et les recueils des jurisprudences de nos «
juridictions locales » s’avèrent plus qu’urgent pour
l’Histoire de notre pays avant que nos Archives volent en
poussière.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), dès sa création en
mai 1999, a consacré une bonne partie de ses surveillances
à la Justice de notre pays. La LDDH a toujours témoigné
son soutien indéfectible pour la Totale Indépendance de la
Justice Djiboutienne, ses encouragements constants pour
qu’un ou des Syndicats des Magistrats soient une réalité.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains considère que la création
d’un ou des Syndicats de la Magistrature est plus que
nécessaire pour affermir la Totale Indépendance de la
Justice.
En ce moment difficile, et après l’incendie inexplicable
de la Cour des Comptes ainsi que l’ensemble de tous les
dossiers judiciaires et financiers, certains probablement
en instructions, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains
(LDDH) témoigne son entière solidarité au Président, à
tous les Magistrats et à l’ensemble du personnel de la
Cour des Comptes.
Notre espoir est :
1. la
fin de l’Impunité et contre les détournements et
blanchiment d’argent ;
2.
l’urgence d’octroyer tous les financements nécessaires
pour que les Magistrats de la Chambre des Comptes puissent
être opérationnels ;
3. Il
serait souhaitable que l’Etat reprenne son Patrimoine
immobilier (les anciennes Mouettes) privatisé par Abus de
Pouvoir en Hôtel Impérial, et, ce en procédure d’urgence,
afin d’abriter rapidement la Cour des Comptes et la Cour
Suprême qui sont les Hauts Piliers de l’Etat et de la
Justice de la République de Djibouti ;
4. la
possibilité de saisir les Juridictions aux Compétences
Universelles, en particulier les Juridictions Economiques
Internationales afin d’éradiquer les crimes organisés.
II) - TYPOLOGIE DE LA JUSTICE DJIBOUTIENNE POUR RÉCLAMER
UNE INDÉPENDANCE TOTALE
Thèmes de
réflexions et de discussions.
Afin
d’inciter l’ouverture de consultations techniques entre
les magistrats, les avocats, les greffiers, les notaires,
les huissiers, ainsi que tout juriste, la LDDH pose un
certain nombre de questions pour bien asseoir la typologie
de la Justice Djiboutienne.
Il est bon
de rappeler l’un des points fondamentaux, à savoir
l’inamovibilité des juges conformément aux articles 71 et
72 de la Constitution du 4 septembre 1992, principe
sacro-saint qui avait été repris largement dans les
conclusions du rapport final de février 2001 des États
Généraux de la Justice, qui, hélas, n’a jamais été
respecté même pas dans sa globalité et sans aucun respect
aux « gentleman agreements ».
Ces thèmes
de réflexions vous sont présentés par questionnement et en priorité sur les deux
points suivants :
1. Les
infrastructures, notamment la Bibliothèque et le Service
de Documentation ;
2. Les
Décisions Judiciaires et les difficultés rencontrées par
les justiciables.
Tout
d’abord pourquoi l’emploi du mot « typologie » ?
C’est tout
simplement pour tendre vers une classification des
priorités en déterminant quelques types de
dysfonctionnements, qui résultent essentiellement des
interférences décourageantes du Premier Magistrat ou de
son Représentant politique.
a)
Infrastructure dépassée
La
rénovation du Palais de Justice de Djibouti, même si elle
lui donne une agréable allure de site neuf, avec des
écriteaux dans le hall, qui, hélas, commencent déjà à
perdre des bouts de lettres, même si le choix des articles
inscrits nous donne l’impression d’être entrer dans un
lieu serein et plus exactement à l’abri de l’Équipe au
pouvoir.
Il n’en
est rien, car ce qui devrait être une mini bibliothèque
voir même un embryon de bureau pour la documentation, le
Ministre de la Justice a transformé cette petite salle en
un salon de réunion à huit clos avec les magistrats des
différentes Cours.
La
délocalisation du Ministère de la Justice loin des
magistrats est donc contournée par le Ministre de la
Justice en s’ouvrant un Bureau pour mieux contrôler sur
place les magistrats et peut-être mieux suivre les
problèmes des litiges entre les Assurances et les victimes
d’accidents en s’octroyant un véhicule immatriculé A comme
Administration (judiciaire ?).
Cette
nouvelle méthode de contourner la volonté de la majorité
des participants aux États Généraux de la Justice du début
2000 pose en priorité le problème de la Totale
Indépendance de la Justice dans notre pays.
Pour
Mémoire nous reprenons plusieurs extraits du rapport final
de Février 2001 des États Généraux de la justice dont la
LDDH avait activement pris part par ses présences, des
attributions écrites et verbales ;
Extrait de
la page 30 et 31 du Rapport final :
« … Le dysfonctionnement remarqué dans l’organisation
judiciaire est à l’origine des interrogations des
justiciables et des patriciens eux-mêmes, et les causes en
sont multiples…
…. Une question délicate mais inévitable est au centre des
débats : il s’agit de l’indépendance de la magistrature,
prévue par l’article 71 de notre constitution…
…. Un engagement plus prononcé de la part des pouvoir
publics en faveur des magistrats est requis, tant pour les
magistrats du siège que pour ceux du parquet, étant
entendu que pour ces derniers l’indépendance serait
relative, en raison même de la nature de leurs fonctions.
Ce
desiderata est exprimé par les participants : magistrats,
étudiants du pôle universitaire et simples justiciables.
L’indépendance n’est pas, en effet, un privilège accordé
aux juges ; c’est sur elle que repose la garantie du
justiciable, puisque le magistrat y trouve le courage de
résister aux sollicitations et aux menaces, d’où qu’elles
puissent venir car c’est elle enfin qui se trouve à la base de
tout développement social, économique ou politique… »
Extrait de
la page 52 et 53 du Rapport final (conclusion)
« ...Loin
d’entraver la construction nationale sur des bases
démocratiques, l’indépendance de la magistrature en est un
des piliers… Elle est donc une nécessité, un impératif de
la paix sociale et du développement économique, puisque
garante du justiciable…
En
consacrant un pouvoir judiciaire indépendant, gardien des
droits et des libertés, notre constitution donne rigueur
au principe de l’indépendance de la magistrature, dont
l’essence est l’inamovibilité des magistrats du siège.. ».
Le
questionnement à proprement dit :
L’une des
possibilités pour dénoncer les interférences les plus
flagrantes est encore celle d’avoir la possibilité de
déposer des plaintes contre les abus de pouvoir, d’avoir
la possibilité de manifester le mécontentement des
magistrats, d’avoir la possibilité de médiatiser ce
mécontentement ; la ligne la plus directe est celle de
constituer librement un Syndicat des Magistrats.
1.
Quand, dans le temps, les justiciables pourront-ils
saisir le ou les Syndicat(s), afin d’entendre leurs
doléances pour aider les juges à mieux perfectionner, entre
autres, les conditions matérielles nécessaires à leurs
jugements ?
2.
Quand dans le temps, le salon du Ministre sera-t-il
réintégré dans les locaux de son ministère, afin de
permettre aux Services de la documentation et des
archives, de disposer d'un minimum de livres de référence et de
consultations juridiques et la panoplie des jurisprudences
nationales régionales et internationales, sans oublier la
possibilité d’accès à Internet pour les magistrats et les
membres de la Bibliothèque du Palais de Justice ?
3.
Quand dans le temps le Barreau de l’Ordre des Avocats
pourra-t-il avoir une salle au sein du Palais de Justice
?
4. Avec
le nombre sans cesse croissant des magistrats, il est
temps et urgent de s’engager à l’extension du Palais de
Justice, pour permettre à tous les magistrats d’être
opérationnels, quand dans le temps l’extension du Palais de
Justice sera-t-elle officielle?
b) décisions judiciaires parfois injustes, non
motivées, pire encore en instance de rédaction pendant
plusieurs années.
1. Les
décisions judiciaires sont dans certains cas non motivées
car elles sont souvent consécutives à des pressions
extérieures, quand dans le temps un Syndicat des
Magistrats sera-t–il opérationnel, pour pallier ces
pressions insupportables et inadmissibles ?
2.
D’autres jugements restent tout simplement non rédigés et
parfois pendant plusieurs années et à tous les niveaux des
juridictions, même la Cour Suprême n’est pas épargnée, à
qui la faute ?
3.
Certains prisonniers semblent être oubliés en dépôt, sans
aucune condamnation et souvent après plusieurs années,
parfois dix ans, et le parquet, comme d’habitude, demande
la condamnation de la victime de l’oubli à une période
équivalente aux nombres d’années d’incarcération
arbitraire ! Faudra-t-il faire appel à l’Observatoire des
Prisons pour trouver une solution ?
M. NOËL
ABDI Jean-Paul
Communiqué de l'Observatoire pour la protection des
défenseurs des droits de l'homme
L'OBSERVATOIRE POUR LA
PROTECTION DES DEFENSEURS DES DROITS DE L'HOMME
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
DJIBOUTI : Appel à un procès juste et équitable pour M.
Jean-Paul Noël Abdi
Paris-Genève, le 4 décembre 2008. L’Observatoire pour la
protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme
conjoint de la Fédération internationale des ligues des
droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale
contre la torture (OMCT), appelle à la tenue d’un procès
juste et équitable contre M. Jean-Paul Noël Abdi,
président de la Ligue djiboutienne des droits humains
(LDDH), devant la Cour suprême de Djibouti.
Le 29
novembre 2008, le procès de M Jean-Paul Noël Abdi a été
renvoyé sine die et il n’est toujours pas possible de
savoir si Me Michel Tubiana, avocat au Barreau de Paris
mandaté par l’Observatoire pour défendre M. Noël Abdi,
sera autorisée à plaider, plusieurs demandes écrites étant
restées sans réponse.
L’Observatoire s’étonne de ce silence, rappelle que
d’autres avocats djiboutiens et étrangers ont pu plaider
devant la Cour suprême dans d’autres affaires, et demande
que la justice puisse s’exercer à Djibouti en toute
indépendance et que les normes et obligations
internationales de Djibouti en matière de droits de
l’Homme soient appliquées.
Le 11
avril 2007, M. Jean-Paul Noël Abdi avait été condamné par
la Cour d’appel de Djibouti à un an de prison dont 11 mois
avec sursis et 200.000 francs djiboutiens d’amende pour «
divulgation de fausses nouvelles », et « diffamation »[1].
Ses avocats, Me Luc Aden, Me Zakaria Abdillahi et Me
Michel Tubiana, avaient alors formé un pourvoi en
cassation. Etait en cause la publication par le président
de la LDDH d’une note d’information datée du 3 mars 2007
intitulée « Le Day, zone de non droit » faisant état de la
découverte d’un charnier dans le village du Day (district
de Tadjourah) comprenant les corps de sept civils qui
auraient été tués par les forces gouvernementales le 1er
janvier 1994 ainsi que du viol en février 2007 dans ce
même village d’une jeune fille par un sergent de la garde
républicaine.
L’Observatoire rappelle qu’en première instance comme en
appel, les normes et obligations internationales en
matière de droits de l’Homme n’avaient pas été respectés:
les juridictions djiboutiennes s’étaient en effet fondées
sur des faits non visés par la saisine, en violation des
articles 239 et 240 du Code de procédure pénale. Les
avocats avaient en outre relevé que leur client avait fait
l’objet d’une procédure de flagrant délit alors qu’aucune
disposition de la loi sur la communication ne permet de
recourir à une telle procédure. Ceci avait eu pour effet
d’abréger les délais que la loi lui accorde pour préparer
sa défense.
Quant au
fond de l’affaire, il avait été plaidé que les faits
relevés par M. Jean-Paul Noël Abdi concernant l’agression
sexuelle de la jeune fille n’étaient pas contestables et
que, de manière similaire, la mort de personnes au cours
d’une tentative de fuite, selon les autorités, en 1994
n’avait pas été contestée par les autorités à l’époque des
faits.
Dans leurs
mémoires déposés auprès de la Cour suprême, les avocats de
M. Jean-Paul Noël Abdi ont avancé les mêmes arguments
qu’en cause d’appel et ont soulevé quatre moyens de
Cassation. On ne sait, à ce jour, la position du Procureur
Général.
L’Observatoire saisit immédiatement les Rapporteurs
spéciaux des Nations unies sur la situation des défenseurs
et sur l’indépendance des juges et des avocats, ainsi que
la Rapporteure spéciale de la Commission africaine des
droits de l’Homme et des peuples sur les défenseurs en
prévision de l’examen de l’affaire contre M. Jean-Paul
Noël Abdi par la Cour suprême.
L’Observatoire prie enfin les autorités djiboutiennes de
cesser tout acte de répression envers l’ensemble des
défenseurs des droits de l’Homme et de se conformer aux
dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des
droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée générale des
Nations unies le 9 décembre 1998, en particulier son
article premier qui dispose que « chacun a le droit,
individuellement ou en association avec d’autres, de
promouvoir la protection et la réalisation des droits de
l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national
et international » et son article 6.b qui dispose que «
chacun a le droit, individuellement ou en association avec
d’autres de publier, communiquer à autrui ou diffuser
librement des idées, informations et connaissances su tous
les droits de l’Homme et toutes les libertés fondamentales
», ainsi qu’aux dispositions des instruments
internationaux et régionaux ratifiés par Djibouti.
Pour plus
d’informations, merci de contacter :
FIDH :
Gaël Grilhot / Karine Appy : + 33 1 43 55 25 18 ; OMCT :
Delphine Reculeau : + 41 22 809 42 52
________________________________________
[1] Cf. rapport annuel 2007 de l’Observatoire.
Mémorandum de l'Union pour l'Alternance démocratique (UAD)
remis à l'Union européenne
Note de la
rédaction
Cette semaine
RÉALITÉ en ligne publie en exclusivité le Mémorandum de
l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) présenté à
l’occasion de la visite à Djibouti, d’une mission
d’Information du Parlement Européen, le 30 octobre 2008.
Les
Parlementaires Européens se sont longuement entretenus avec
les dirigeants de l’UAD dans les locaux de l’Union Européenne
au Plateau du Héron. Les discussions ont été qualifiées de
franches et fructueuses par les deux parties. Le document,
ci-dessous reproduit, basé uniquement sur les faits démontre
clairement la faillite de la démocratie en République de
Djibouti. Le potentat local qui hante le Palais de l’Escale
depuis l’indépendance reste le principal artisan de ce
naufrage.
UNION POUR L'ALTERNANCE
DEMOCRATIQUE (U.A.D.)
2, rue de Pékin, Héron - DJIBOUTI
- Tél : 34 18 22 - 82 99 99
Djibouti, le 30
octobre 2008
MÉMORANDUM
A l'occasion
de la visite d'une délégation de l'Union Européenne à
Djibouti, l'opposition djiboutienne regroupée au sein de
l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) présente un
mémorandum sur la situation politique en République de
Djibouti.
INTRODUCTION
Après une décennie de multipartisme limité à quatre
partis, l'instauration du multipartisme intégral suite á
l'accord de paix définitive du 12 mai 2001 n'a pas tenu ses
promesses d’avènement d'une nouvelle ère de vie démocratique
pacifiée dans notre pays.
Les premières
élections législatives pluralistes en janvier 2003 ont vu
s'affronter une coalition de quatre partis progouvernementaux
et une alliance de quatre partis de l'opposition nouvellement
créés. Sans surprise, la mouvance présidentielle a raflé la
totalité des siéges à l'Assemblée Nationale à l'issue d'un
scrutin ni libre ni transparent.
L’opposition
nationale a été spoliée d'une victoire incontestable par les
fraudes massives. Bien que créditée selon les chiffres
officiels de 45% dans la capitale et de 38% au niveau
national, le mode de scrutin majoritaire à un tour imposé par
le pouvoir l'a privé de tout siége.
Son recours
en annulation du scrutin a été rejeté malgré les preuves
irréfutables de fraudes et sa caution de 32 500 000 FD déposée
au trésor national ne lui a pas été remboursée. Cherchant á se
prémunir contre des futures élections frauduleuses, l'UAD a
adressé plusieurs courriers au ministère de l'intérieur et au
chef de l'Etat afin qu'un minimum de transparence et d'équité
soient observés lors des scrutins à venir.
Ses 9
propositions pour garantir la transparence électorale ont été
purement et simplement ignorés et le pouvoir n’a même pas
daigné répondre aux courriers. Face à ce mépris
gouvernemental, l’UAD a boycotté les élections présidentielles
d'avril 2005.
Ses consignes
de boycott ont été largement suivies comme l'ont constaté les
observateurs internationaux et les journalistes étrangers
présents á Djibouti lors de cet étrange scrutin. En effet, le
Président sortant, ISMAEL OMAR GUELLEH s'est retrouvé seul
candidat en lice.
Au lendemain
de cette parodie d'élection, le candidat unique s'est proclamé
vainqueur avec un score fantaisiste de plus de 75 %.
Poursuivant son mépris des revendications de transparence
formulées par l'opposition nationale, le régime a organisé les
premières élections régionales en 2006 et des pseudo élections
législatives en février 2008. L'UAD a tout naturellement
boycotté ces simulacres d'élections.
A l'occasion
de la campagne des législatives de 2008, le pouvoir a interdit
par la force tout rassemblement politique de l'opposition, se
permettant même d’assigner à résidence les dirigeants de
l’UAD.
Des reculs
démocratiques majeurs
Conséquence de
ce grave recul démocratique et du retour en force du
despotisme, l'assemblée nationale issue des dernières
«élections» sur la base d'une liste unique présentée par le
pouvoir, reste monocolore. Ainsi, 30 après l'indépendance,
Djibouti demeure un des rares pays africains où l'opposition
n'est pas représentée á l'assemblée nationale.
La dérive
autoritaire du pouvoir s'est confirmée depuis 2005, par la
confiscation totale de la liberté d'expression. Les journaux
de l'opposition sont interdits, les syndicalistes indépendants
et les défenseurs des droits de l'homme sont systématiquement
harcelés, arbitrairement arrêtés et souvent contraints à
l’exil en Europe notamment et á Bruxelles singulièrement.
Pire encore, un culte de la personnalité inconnu
même au temps du parti unique, régente la vie nationale á tous
les niveaux. La société civile émergente reste largement
embrigadée ou réprimée.
Un développement en
trompe-l’œil
Sur le plan
économique, force est de déplorer que les investissements
massifs venus des pays du Golfe Arabo-Persique n'ont pas
profité aux populations. Les grands chantiers de construction
lancés ces dernières années font largement appel à une
main-d'oeuvre immigrée d'origine asiatique. Plus de 60 % des
jeunes djiboutiens sont au chômage et 42 % de la population
vit au dessous du seuil de pauvreté.
En dépit de
l'aide économique bilatérale et multilatérale en constante
augmentation, la grande majorité de la population souffre
d’une malnutrition chronique dans la capitale et dans les
districts de l'intérieur.
MARGINALISATION ET CRIMINALISATION DE L'OPPOSITION LEGALE
Depuis avril
2008, un contentieux frontalier oppose Djibouti á l'Érythrée
voisine dans l'extrême nord-est du pays. Suite aux
affrontements armés meurtriers de juin dernier un conflit
larvé persiste entre les deux pays autrefois amis.
Sur le plan
intérieur le régime, arguant d'une situation de guerre,
accentue la répression politique contre les opposants. Ainsi,
en juillet 2008, le pouvoir a arbitrairement par décret
présidentiel dissout un parti d'opposition légal et pacifique
: le mouvement pour le Renouveau Démocratique (M.R.D.) membre
de l'UAD sur la seule base d'allégations de trahison qui n'ont
convaincu personne. A ce jour, le régime continue
périodiquement de menacer l'opposition nationale souvent
qualifiée de traître, d'apatride et d'ennemie de l'intérieur.
CONCLUSION
Il apparaît
clairement que le régime djiboutien est redevenu depuis 2005
une dictature de plus en plus oppressive. En l'absence de
toute vie politique pacifiée et démocratique, il est fort à
craindre que le mécontentement général et la paupérisation ne
conduisent comme dans un passé récent á des soubresauts
déchirants.
Aussi, l'Union
pour l'Alternance Démocratique (UAD) attend de l'Union
Européenne qu'elle use de toute son influence politique et
économique pour que notre pays ne devienne pas une nouvelle
zone d'instabilité dans la corne de l'Afrique.
Union pour
l'Alternance Démocratique (U.A.D.)
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