Dernières nouvelles - Édition en Ligne de Décembre 2009

 Directeur de publication : Mohamed Ali Abdou.   Codirecteur : Mahdi Ibrahim A. God.   Email : realite_djibouti@yahoo.fr


S  o  m  m  a  i  r  e

29/12/2009 Mise au point de l'ARD concernant la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies

29/12/2009 Note d'information du 27 décembre : report de l'affaire MRD contre Etat djiboutien au 23 janvier 2010

26/12/2009 Communiqué de la LDDH du 25 décembre 09 sur les réfugiés somaliens à Djibouti

24/12/2009 L’ARD convoque les Assises nationales du parti en février 2010

22/12/2009 Compte rendu et photos de la conférence de Bruxelles du 19 décembre 2009 tenue à la mémoire des victimes du massacre d'Arhiba

21/12/2009 Compte rendu de la manifestation du samedi du 19 décembre 09 devant l’ambassade de Djibouti à Paris

17/12/2009 Double commémoration du massacre d’Arhiba à Paris et à Bruxelles

17/12/2009 Communiqué du Forum pour la démocratie et la paix (FDP)

15/12/2009 Appel de l'Association pour la démocratie et le développement (ADD)

10/12/2009 Le mot du Vice-président de l’ARD, Mahdi Ibrahim God

10/12/2009 Rapport  succinct de la LDDH : Djibouti face à la Journée des Droits de l’Homme.

05/12/2009 Communiqué de l'ARD du 19 novembre 2009

04/12/2009 Interview du porte-parole de l'Alliance républicaine pour le développement (ARD) à Djibouti



Mise au point de l'ARD concernant la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies

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Note d'information du 27 décembre : report de l'affaire MRD contre Etat djiboutien au 23 janvier 2010

Le Président

NOTE D'INFORMATION DU 27 DECEMBRE 2009

Audience du tribunal du conseil du contentieux administratif

tenue le 26 décembre 2009

Enfin  le représentant de l’Etat bouche cousue s’est retrouvé les bras ballants.

Le Tribunal du Conseil du Contentieux Administratif a tenu son audience tôt hier matin le 26 décembre 2009.

La Commissaire du Gouvernement et le représentant de l’Etat étaient bel et bien présents. Madame la Présidente du Conseil du Contentieux Administratif a tout d’abord donné la parole au Représentant de l’Etat pour qu’il puisse répondre à la question du Faux posé par Maître Zakaria dans ses conclusions.

Monsieur Omar WAHIB AREF Représentant de l’Etat s’est contenté de dire qu’il n’avait rien à dire.

Il est bon de rappeler que Maître Zakaria, qui assure la défense du MRD Parti de l’opposition djiboutienne, avait remis ses conclusions non seulement à la Cour mais aussi à la commissaire du Gouvernement et au Représentant de l’Etat en pleine audience.

Face au silence lourd de conséquences du Représentant de l’Etat, la commissaire du Gouvernement s’est engagée à faire ses observations ultérieurement sur les conclusions de la défense du  MRD remis en main propre le 21 novembre 2009.

La Présidente de la Cour du Contentieux Administratif  a renvoyé l’Affaire du MRD contre l’Etat au 23 janvier 2010

Dans tous les cas, avec le silence du Représentant de l’Etat, ainsi que le manque de preuve, il  est donc de facto établi, que le soi-disant « tantôt un Communiqué, tantôt une lettre ouverte adressée au président érythréen » est un FAUX.

Voir les délations dans « la PREUVE DU FORFAIT de La Nation N° 94 du 14 JUILLET 2008 », journal gouvernemental financé par les contribuables djiboutiens et les fonds des pays donateurs.

Ce journal est spécialisé dans la diffusion des fausses informations sans daigner ensuite publier le droit de réponse tout comme Jeune Afrique lorsque le chef de l’Etat dans des termes d’une bassesse incomparable avait lancé une fausse information dans laquelle il disait : que le défenseur des droits de l’Homme NOEL ABDI Jean-Paul percevait 10 000 dollars par mois de l’Ambassade des Etats-Unis.

Personnellement je tiens à préciser, que c’est par respect à mes compatriotes et en tant que défenseur des Droits de l’Homme, que je me suis abstenu de traîner au tribunal le chef de l’Etat de notre pays.

NOEL ABDI Jean-Paul

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Communiqué de la LDDH du 25 décembre 09 sur les réfugiés somaliens à Djibouti

 

 

 

 

 

Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 25 DECEMBRE 2009

La situation alarmante des réfugiés du sud de la Somalie

en République de Djibouti.

La situation alarmante des réfugiés du sud de la Somalie en République de Djibouti. Après la récente reconduction par avion d’une quarantaine de réfugiés vers Mogadiscio et ce  malgré l’intervention du HCR.

Après diverses agressions sexuelles de mineurs de mars à mai 2009 dans le camp d’Ali Ade, force est de déplorer que l’Officier de Police judiciaire n’ait même pas daigné transmettre au Parquet de Djibouti les plaintes des parents, certificat médial à l’appui. La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) :

-    consciente de la précarité sécuritaire dans les Camps ;

-    dénonce les divers rackets pour faciliter les migrations par boutres vers le Yémen ;

Aujourd’hui, la LDDH vient d’appendre que 46 personnes sous protection du HCR et de Djibouti, pays d’accueil ont été arrêtés par la police le 22 décembre 2009,  22 seraient  encore à Nagad et 24 autres ont été expulsés vers le no man’s land au-delà de Loyada ;

Rapidement alerté le HCR a pu les récupérer et les ramener à Djibouti.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande aux autorités djiboutiennes de se conformer aux conventions internationales sur les droits des réfugiés et notamment l’article 33 de la Convention relative au statut des réfugiés sur la défense d’expulsion et de refoulement d’un réfugié.

NOEL ABDI Jean-Paul

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L’ARD convoque les Assises nationales du parti en février 2010

Djibouti, le 24 décembre 2009 

Fidèle à la voie tracée par son illustre fondateur le regretté Ahmed Dini, l’Alliance Républicaine pour le Développement (ARD) reste déterminée à imposer le changement démocratique auquel aspire le peuple djiboutien.

Le Bureau politique de notre Parti réuni en séance ordinaire le mardi 22 décembre 2009 a décidé :

-    la convocation des Assises Nationales en février 2010.

-    les dates, lieu et ordre du jour de ces assises seront communiqués ultérieurement.

Face aux incertitudes qui pèsent sur l’avenir, l’A.R.D. appelle au renforcement de l’unité d’action de toutes les forces démocratiques.

Toutes les énergies de l’Opposition nationale doivent servir à affaiblir la  dictature et l’imposture.

Le Président de l’A.R.D.
Ahmed Youssouf Houmed

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Compte rendu et photos de la conférence de Bruxelles du 19 décembre 2009 tenue à la mémoire des victimes du massacre d'Arhiba

A l’invitation du FDP (Forum pour la Démocratie et la Paix), l’ARD a participé au débat qui s’est tenu le 19 Décembre 2009 à Bruxelles à la mémoire des victimes du massacre d’Arhiba du 18 décembre 1991.

La délégation de l’ARD comprenait MM. :

-         Mahdi Ibrahim Ahmed God, vice-président ;

-         Cassim Ahmed Dini, délégué plénipotentaire;

-         Hamad Daoud, Représentant en France.

Le MRD (Mouvement pour le Renouveau Démocratique) était représenté par Monsieur Daher Ahmed Farah, de même que le FRUD (Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie) en la personne de Monsieur Mohamed Kadamy.

Une assistance nombreuse avait honoré de sa présence le débat cette commémoration dont les trois moments forts ont été :

-         la projection d’un film sur le massacre du 18 décembre 1991,

-         les exposés des cinq intervenants officiels (Mahdi Ibrahim et Cassim Ahmed pour l’ARD, Daher Ahmed et Abdoulfatah Omar pour le MRD ainsi que Mohamed Kadamy pour le FRUD) ;

-         les échanges entre ces intervenants et le public, fructueux et courtois grâce au travail de la modératrice, Mme  Selma Benkhelifa.

Les délégués de l’ARD ont rappelé que, depuis ses origines en 1992 sous l’impulsion du FUOD et du regretté Cheiko, la commémoration du massacre d’Arhiba s’est toujours inscrite dans la nécessité impérieuse de combattre les cloisonnements ethniques imposés par la dictature en honorant, dans un même respect, toutes les victimes civiles sans distinction aucune. C’est le moyen le plus efficace d’organiser un vaste front national pour combattre le régime en place et en finir avec l’impunité qu’il assure aux auteurs des exactions et des exécutions extrajudiciaires.

Les représentants du MRD ainsi que celui du FRUD ont abondé dans le sens en soulignant qu’il était de la responsabilité historique des leaders politiques de l’opposition d’afficher une image solidaire et d’unir concrètement leurs efforts pour l’avènement d’un Etat de droit.  

Quant à la forme d’action la plus pertinente, considérant la nature répressive et liberticide du régime djiboutien, les délégués de l’ARD ont pour leur part insisté sur la nécessité, qui incombe aux partis politiques légalement constitués, d’épuiser toutes les voies pacifiques ou, à tout le moins, d’en poser publiquement le constat et d’en tirer toutes les conséquences qui s’imposent.

Par ses nombreuses interrogations, le public a fortement réaffirmé la volonté qui animait la diaspora djiboutienne d’apporter sa contribution au combat démocratique mené par l’opposition nationale. L’ARD en est convaincue et l’en remercie.

L’ARD remercie également le FDP pour cette initiative et le félicite pour son franc succès.

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Compte rendu de la manifestation du samedi du 19 décembre 09 devant l’ambassade de Djibouti à Paris

Une manifestation organisée par l’ADD s’est déroulée samedi 19 décembre de 15 heures à 16 heures 30 face à l’ambassade de Djibouti à Paris. Les Djiboutiennes et les Djiboutiens d’Europe s’étaient donné le mot pour réussir en cette année 2009 une authentique double commémoration : Rassemblement à Paris et Conférence à Bruxelles.

Une foule compacte d’une centaine de Djiboutiens partis de toute la France et de Belgique s’était massée rue Emile Menier à Paris, maintenue à quelque dix mètres du drapeau djiboutien par une barricade de forces de police.

Des slogans à la pelle et une forêt de panneaux se dressaient au-dessus des têtes, alors que crépitaient des dizaines de flashs de photos. L’histoire s’écrivait désormais au présent dans la détermination affichée de lutter contre toutes les formes d’impunité à Djibouti.

« Démocratie à Djibouti », « 32 ans d’impunité, ça suffit », « Pas de paix, sans justice », « Guelleh assassin, Sarkozy complice », « Guelleh dictateur, Guelleh au TPI », « Non à la présidence à vie » ont été les slogans les plus en vogue de la journée.

Est venue se présenter au rassemblement la première famille de réfugiées djiboutiennes arrivées d’Ethiopie, Madame Karera Hassan Ali et ses deux filles, fières de rejoindre l’autre bout de la chaine de la liberté qui les a portées. De jeunes étudiantes françaises étaient aussi de la partie, découvrant ahuries le massacre d’Arhiba et la nature du pouvoir à Djibouti.

Le nombre important de Djiboutiens venus manifester fait d’ores et déjà écho au renforcement des activités de l’opposition djiboutienne et de la société civile pour faire barrage à la présidence à vie d’Ismaël Omar Guelleh.

Le rassemblement a été organisée par l’Association pour la démocratie et le développement (ADD) avec le soutien du Front pour la restauration de l’unité et la démocratie (FRUD), l’Alliance républicaine pour le développement (ARD), l’AFASPA, l’Amicale panafricaine, Femmes solidaires, l’ASDRA, l’Organisation pour le respect des droits de l’homme à Djibouti (ORDHD), le Comité des femmes djiboutiennes contre les viols et l’impunité, et l’Association pour le développement de la culture afar (Abka).

Quelques photos ci-jointes illustrent la richesse de la participation citoyenne à la commémoration du 18 décembre.

Maki Houmedgaba
Représentant de l’ARD en Europe
Fait à Paris, le 20 décembre 2009

***

Photos de la commémoration du 19 décembre 2009 devant l'ambassade de Djibouti à Paris

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Double commémoration du massacre d’Arhiba à Paris et à Bruxelles

L’Alliance républicaine pour le développement (ARD) en Europe renouvelle cette année sa participation à la commémoration du massacre d’Arhiba du 18 décembre 1991 perpétré à Djibouti.

L’ARD appelle dans cette perspective les Djiboutiennes et les Djiboutiens d’Europe à se présenter massivement à la manifestation du samedi 19 décembre 2009 organisée devant l’ambassade de Djibouti à Paris de 15 h à 16h30, mais aussi à se présenter également massivement à la journée d’information sur le massacre d’Arhiba le même samedi 19 décembre à la Salle Pianofabriek, rue du Fort, à Bruxelles.

Se rassembler face à la légation de Djibouti et informer largement sur le contexte du massacre d’Arhiba sont deux moments essentiels pour exprimer le refus de l’arbitraire qui règne toujours à Djibouti.

Maki Houmedgaba
Représentant de l’ARD en Europe

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Communiqué du Forum pour la démocratie et la paix (FDP)

FORUM POUR LA DEMOCRATIE ET LA PAIX
Chaussée de Louvain 124, 1210 Bruxelles
Projet : Journée d’information sur le massacre d’arhiba le 18/12/1991 à Djibouti
Titre : Commémoration du 18 décembre 1991, où va Djibouti ?

Salle : Pianofabriek
Rue du Fort, n°35
1060 Saint- Gilles, Bruxelles

Modératrice : Mme BENKHELIFA Selma
(Avocate spécialisée dans le droit des étrangers.)
Le samedi 19 décembre 2009
de 14 h à 17 h

Durée de l’intervention

Intervenants

Titre de l’intervention

15 minutes

Houmado

Introduction

20 minutes

Film sur le massacre d’Arhiba du 18/12/1991

 

15 minutes

Ali Coubba

La violence politique à Djibouti, ses origines, ses méthodes et ses conséquences

15 minutes

Daher Ahmed Farah

Les victimes civiles à Djibouti

15 minutes

Mohamed Kadamy

Les représailles sur les civils soupçonnés de soutenir la rébellion à l’extérieur de Djibouti, et la situation actuelle

15 minutes

Cassim Ahmed Dini

Comment et pourquoi commémorer le 18 décembre

15 minutes

Public

Questions

15 minutes

Houmado

Conclusion

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Appel de l'Association pour la démocratie et le développement (ADD)

ADD-Djibouti@hotmail.fr

A la manifestation du 19 décembre 2009 pour la 18ème commémoration du massacre de 59 civils à Arhiba (Djibouti)

A l’aube du 18 Décembre 1991, le quartier populaire d’Arhiba, habité par les Afars, a été encerclé par 2 000 soldats (appartenant à l’armée, à la Police, à la Gendarmerie et à la Marine) qui ont tiré aveuglement sur des civils. Bilan : 59 tués et 80 blessés.

Cette décision de massacrer des civils innocents, uniquement en fonction de leur appartenance ethnique, a été décidée au sommet de l’Etat.

L’impunité totale dont jouissent les commanditaires et les auteurs de ce crime de guerre encourage d’autres tueries. 

Cette année encore, le régime réprime à bras raccourci à Djibouti ville, et dans les campagnes, dans un contexte marqué par la volonté du Chef de l’Etat de briguer un troisième mandat, ouvrant la voie à une présidence à vie.

L’Association pour la démocratie et le Développement exige :

- l’Ouverture d’une enquête internationale sur le massacre d’Arhiba du 18/12/1991

- La fin de l’impunité et les jugements des commanditaires et des auteurs de ce massacre et des autres tueries

    L’A. D. D dénonce :

      - les violations permanentes des Droits Humains à Djibouti

      - la perpétuation de la dictature et la volonté du Président Guelleh de briguer une présidence à vie.

A la mémoire des victimes, l’A.D.D appelle à un rassemblement qui aura lieu le samedi 19 décembre 2009 devant l’Ambassade de Djibouti 26 rue Emile Meunier, Métro Porte Dauphine 15h à 16h30

Avec le soutien de l’AFASPA, l’Amicale panafricaine, Femmes solidaires, l’O.R.D.H.D, le Comité des femmes djiboutiennes contre les viols et l’impunité.

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Le mot du Vice-président de l’ARD, Mahdi Ibrahim God

Je tiens avant tout à remercier l’ensemble de la Direction de mon parti pour la confiance qu’elle me témoigne par cette nomination au poste de Vice Président de l’ARD.

Je tiens aussi à encourager davantage toutes les actions quotidiennes, parfois rendues difficiles par le régime en place, des responsables du parti à tous les échelons de la hiérarchie, ainsi que celles encore plus pénibles de nos militantes et militants présents sur place en République de Djibouti.

Je salue le courage, l’assiduité et la détermination du Président de la LDDH, mon camarade Jean-Paul ABDI NOEL et de ses proches collaborateurs. Leur travail à Djibouti, dans l’état actuel des choses, est plus que salutaire et je salue leur courage et leurs efforts inestimables à cette lutte pour la démocratie et l’Etat de droit.

Je salue enfin la lutte des hauts responsables politiques du pays qui continuent hardiment à combattre les régimes d’hier et d’aujourd’hui, qu’ils soient ou non membres de la coordination de l’opposition UAD.

Je me réjouis de la nomination de deux grands responsables à des postes d’importance en Europe. J’adresse mes sincères félicitations au Docteur Hamad Daoud, Représentant de l’ARD en France et à Monsieur Hassan Cher Hared, Représentant de l’ARD en Suisse. Leur combat ne datant pas d’aujourd’hui, je suis convaincu qu’ils apporteront un sang neuf à la nouvelle direction de l’Europe et que leur travail répondra sans faille à l’attente de nos compatriotes ici comme à Djibouti.

Dans le cadre de la nouvelle approche organisationnelle de l’ARD-Europe, d’autres nominations seront bientôt effectuées pour d’autres pays dans cet espace géographique, afin de répondre le plus efficacement possible aux attentes de nos compatriotes ici. Ces prochaines nominations compléteront la couverture géographique de l’espace européen et permettront de coordonner au mieux les actions politiques, sociales et culturelles de la communauté djiboutienne.

Les pays actuellement en vue sont la Belgique, la Hollande, le Royaume-Uni, et les Pays Scandinaves. Nous ne nous désintéressons certainement pas de l’Amérique du Nord. Une nomination est aussi à l’étude pour cet espace géographique où la présence de la diaspora djiboutienne est importante.

Comme vous le savez, chers compatriotes, le choix de ma personne au poste de vice-président est la consécration d’une lutte active et militante, officiellement engagée depuis qu’une opposition civile (le FUOD, Front Uni de l’Opposition Djiboutienne) est venue renforcer l’action décisive du Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie (FRUD) en 1991.

Quant à mon aversion pour ce régime, elle date de ses origines, c’est-à-dire de l’instauration du parti unique dans le pays, consécutive à la confiscation du sens de la lutte pour l’Indépendance et de l’élimination de ses véritables héros, hommes et femmes.

L’action militaire du FRUD fin 1991 est et reste le principal acte fort de la lutte du peuple djiboutien dans son ensemble pour l’avènement de la Démocratie, de la Justice et de l’Unité bâillonnée par le régime sectaire et improductif de Gouled dès la formation du Rpp.

Sans équivoque aucune, c’est l’action militaire du FRUD qui a ouvert la voie à l’expression et à l’affirmation de toutes les contestations politiques et sociales qui marquèrent les années allant de 1992 à 1997. Ces ressentiments « tués dans l’œuf » des années durant s’étaient transformés, après les tracts anonymes, en de contestations pacifiques, ouvertes et engagées contre la dictature par la biais de partis politiques, légaux comme le PRD du regretté Mohamed Djama ELABE ou non légaux regroupés sous la bannière du FUOD, dirigé par le regretté Mohamed Ahmed Issa dit CHEIKO, et au niveau social par les plus actifs syndicats comme le SEP et le SYNSED de la grande centrale syndicale de l’UDT.

Vous conviendrez avec moi qu’aucune victoire significative aussi minime soit-elle n’a été enregistrée depuis fin 1991 par l’opposition, armée ou pas. Les timides conquêtes que furent le multipartisme intégral, comme la publication de journaux de l’opposition, ou encore l’organisation de meetings à caractère pacifique n’ont tout simplement été que des parenthèses, des feux de paille. Que le régime  se permette d’interdire en toute illégalité le MRD de mon ami Daher Ahmed Farah est bien la preuve qu’une épée de Damoclès est suspendue au-dessus de chaque parti politique d’opposition : la démocratie est un leurre à Djibouti.

Chers amis et compatriotes, cette lutte continue. Gouled a légué sa place à ses forces du mal qui hantent encore le peuple de Djibouti. Ismail Omar Guelleh est l’incarnation de cette force du mal. Nous devons le combattre avec encore plus de détermination.

MAHDI IBRAHIM AHMED GOD, VICE-PRESIDENT DE L’ARD

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Rapport  succinct de la LDDH : Djibouti face à la Journée des Droits de l’Homme.

 

 

 

 

 

Le Président

Rapport succinct de la LDDH

du 10 décembre 2009

Djibouti face à la Journée des Droits de l’Homme

- A) Sur les risques d’une reprise du conflit armé.

Ce rapport est un simple rappel d’une situation alarmante qui sévit en république de Djibouti et qui ne fait que s’aggraver.

Faut-il rappeler, que la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) ne cesse de dénoncer  tous les crimes Organisés à l’encontre des populations civiles et ce, depuis sa création en mai 1999.

En effet, la LDDH est née dans le contexte d’un conflit armé où les sévices contre  nos populations au Nord et à l’Ouest de notre pays sur une superficie de plus de 18 000 KM carrés sur les 23 000 KM carrés du territoire national.

Ce conflit armé en principe devrait prendre fin après les accords de Paix du 12 mai 2001, mais le non Respect de ces Accords par la partie Gouvernementale ont poussé la partie du Frud-Armé qui s’était transformé en parti légal l’ARD de considérer comme caduc cet Accord de Paix signé en 2001. A l’heure où des mouvements armés sont dénoncés par des Responsables politico-militaires.

S’agit-il d’une reprise de certains éléments du FRUD, ou s’agit-il de provocations d’agents gouvernementaux qui veulent justifiés leurs animosités et la violence des délations à l’égard d’un pays voisin et frère qu’est l’Erythrée, ou encore s’agit-il d’une combinaison de ces deux mouvements.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains suit avec inquiétude et une attention particulière la situation au Nord et à l’Ouest de notre république.

B) Sur la dégradation consécutive aux crimes organisés.

La république de Djibouti, ces dernières années, avec apparemment le soutien insupportables des forces étrangères présentes sur le territoire, a des répercussions financières très peu perçues par plus de 75% des populations démunies de tout avec un record de la pauvreté dont trois habitants sur cinq font un seul repas par jour, et quel repas ! Ainsi qu’un taux de chômage de 85%.

Des audits internationaux et neutres sont plus que nécessaires pour bien démontrer aux dirigeants, aux parlementaires et aux mass médias des pays amis, les méfaits des détournements et les crimes organisés au su et au vu de toutes les personnes (nationaux ou étrangers) présentes à Djibouti

Des dégradations à titre d’exemple :

1.    les violations de plus en plus vulgaires des droits humains en particulier à l’égard des défenseurs des Droits de l’Homme, des dirigeants syndicaux, même le syndicat cloné n’est pas épargné ;

2.    l’interdiction du MRD, Parti Politique membre de l’UAD, l’opposition légale djiboutienne, par un simple décret présidentiel basé sur ce que nous considérons comme un FAUX ;

3.    l’inexistence de toutes formes de presses libres dans un pays qui abrite un chef d’Etat dictateur notoire et paradoxalement Vice-président du Conseil des Droits de l’Homme à l’instar du Kenya qui est un pays dont l’Opposition est très bien représentée à l’Assemblée nationale contrairement à Djibouti où il n’y a qu’une seule représentation d’une Mouvance présidentielle (pas un seul opposant), un pays qui a à gogo des Presses libres, un pays qui respecte les droits de tous les travailleurs kenyans. Toutefois le Kenya, tout comme Djibouti ne respecte pas les droits des Réfugiés en les refoulant parfois vers les pays qu’ils ont fui, sans oublier les autres violations communes à tous les pays membres de l’IGAD. Cette organisation régionale est considérée par certaines personnes comme le cancer de la Corne d’Afrique ;

4.     les bradages par des ventes illégales et souvent non budgétisées ou à des prix dérisoires qui battent leur plein depuis la vente de l’immeuble des mouettes transformé en hôtel impériale apparemment géré par le fils du chef de l’Etat, du bradage des logements de la gendarmerie nationale à un commerçant paraît-il proche de certains responsables à très haut niveau ; la démolition incompréhensible du grand marché, plus que centenaire de Djibouti, des logements de la société mixte du Chemin de Fer Ethiopie Djibouti, etc., et demain les logements des forces armées sis à Gabode II.

C) Sur la Somalie et l’Ogaden

Sur ce point la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) se félicite du retrait des forces éthiopiennes du territoire de la Somalie du Sud, et demande au Gouvernement éthiopien à mettre fin au génocide du Peuple Somali en Somalie Occidentale  (OGADEN) et de reconnaître leur droit à un Etat Souverain.

Elle lance un appel pressant à tous les défenseurs des droits de l’Homme de dénoncer les crimes de guerre perpétrés par les Forces d’Amison et d’acculer ces Forces tueuses de l’Ouganda et du Burundi (peut-être demain de Djibouti) à mettre fin à l’occupation de la Somalie. La Somalie est aux Somalis.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande au Procureur de la Cour Pénale internationale de se saisir afin de diligenter une enquête internationale pour connaître l’ampleur des crimes de guerre à Mogadiscio.

NOEL ABDI Jean-Paul

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Communiqué de l'ARD du 19 novembre 2009

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Interview du porte-parole de l'Alliance républicaine pour le développement (ARD) à Djibouti

En cette fin d’année civile 2009, le Secrétaire à la Communication et Porte parole de l’A.R.D M. Mohamed Ali Abdou a bien voulu nous accorder une interview en ligne sur nombre d’interrogations de nos lecteurs, les activités du parti et la situation politique nationale dont voici les principaux extraits.

Réalité : Bonjour Monsieur le Porte-parole et merci de répondre à nos questions car nombre de nos lecteurs et davantage encore de nos sympathisants et militants de la diaspora s’étonnent du silence de l’A.R.D et déplorent sa passivité ! Qu’en est-il ?

M.A.A : Je m’étonne de leur étonnement que rien n’explique sauf peut-être la distance ou l’impatience, c’est donc nous qui vous remercions de clarifier ce qui n’est sans aucun doute qu’un simple malentendu. Nous serions en effet les premiers à applaudir l’organisation qui vaincrait le régime clanique au pouvoir à Djibouti à travers des communiqués ou par internet  la contribution de la diaspora au combat démocratique est appréciable et très appréciée ici mais nous sommes un parti politique et …

Réalité : Qui ne communique pas assez !

M.A.A : Ce n’est pas notre avis ! En 2005, à la veille des élections présidentielles, nous avons volontairement arrêté la parution hebdomadaire de notre organe de presse ‘Réalité’ en expliquant qu’il servait d’ersatz de preuve de presse libre et que l’heure était venue de donner la parole au peuple. La suite nous a donné raison puisqu’à la première occasion le R.P.P a donné libre cours à son naturel répressif en interdisant la parution de l’organe de presse du M.R.D, le ‘Renouveau’ et en saisissant son matériel d’impression de sorte qu’il n’y a plus depuis lors de presse libre indépendante à Djibouti !

D’autre part, notre parti n’étant pas adepte de la production de communiqués à chaque agissement malfaisant du gouvernement, nous n’avons rendu compte de nos activités qu’à des étapes importantes de la lutte : lors de la dénonciation de l’Accord de Paix, pour rendre compte des travaux et résolutions des assises nationales du parti en 2006, pour dénoncer l’arrestation et emprisonnement arbitraires du président de l’unique organisation des droits de l’Homme, la L.D.D.H qui se bat courageusement contre toutes les violations quotidiennes des droits de l’homme à Djibouti, condamner avec force le honteux et dangereux précédent qu’était l’expulsion vers le Yémen d’une vieille et paisible famille djiboutienne, lors des « décasements » d’Arhiba et du P.K. 12… et bien sûr avec l’U.A.D pour appeler aux meetings d’explication ou au boycott des mascarades électorales. Ce n’est tout de même pas du silence et de la passivité tout cela !

Réalité : Non, mais rien sur le maquis dans le nord dont même le gouvernement vient de reconnaitre l’existence !

M.A.A : Le gouvernement en parle officiellement aujourd’hui pour accuser l’Erythrée de le soutenir mais en parlait déjà de bouche à oreille depuis des années avec nos partenaires au développement, pour capter et détourner l’aide publique au développement des pays amis au profit de la seule capitale et ses alentours (Doraleh et Arta). Nous sommes les premiers à avoir parlé dans <Réalité> de cet embryon de maquis car il servait et sert encore au gouvernement de prétexte pour abandonner à leur triste sort les deux tiers du territoire national et ses populations.

Une personne se rendant de la capitale vers les régions du nord et du sud-ouest du pays a la honteuse impression de changer de pays, de quitter le pays utile vers des régions complètement abandonnées ! C’est criminel de la part des décideurs publics et confondant et humiliant pour ses alliés qui s’accommodent de cette politique ! Cet embryon aurait pris du poids, généreusement allaité par toutes les formes d’injustice en cours et la brutalité avec laquelle le gouvernement réprime l’opposition pacifique. Il s’agirait vraisemblablement de jeunes désespérés animés d’un sentiment de révolte contre une injustice qui n’en finit pas et qui comme tout le monde aspirent à la paix et au développement. Nous comprenons que l’impatience et la désespérance puissent dicter les choix d’un autre lieu et forme de lutte.

Réalité : La corne de l’Afrique semble replonger dans une dangereuse instabilité avec le différend frontalier non résolu entre Djibouti et l’Erythrée et le drame somalien qui s’éternise.

M.A.A : Nous pensons que Djibouti et l’Erythrée auraient pu et dû faire l’économie d’un affrontement armé car ni la naissance de la République de Djibouti ni celle de l’Erythrée n’avaient donné lieu à des disputes frontalières. Le soudain intérêt des deux parties pour Doumeira et le traitement militaire de ce dossier répondent de toute évidence à des motivations autres qu’une simple délimitation de frontières.

S’agissant du drame somalien qui perdure malgré la formation d’un nouveau gouvernement reconnu et soutenu par la communauté internationale, il nous interpelle tous. Nous espérons que ce peuple frère meurtri par deux décennies de guerres civiles trouvera bientôt sa propre voie vers la paix et la réconciliation nationale avec le concours positif de la communauté internationale et sans ingérences étrangères… .

Réalité : Pouvez-vous à présent nous faire une brève analyse de la situation politique à Djibouti ?

M.A.A : Inutile d’entrer dans les détails ; toutes les conditions qui ont conduit au déclenchement de la lutte armée sont aujourd’hui réunies, aggravées par la brutale dégradation des conditions de vie des citoyens, tandis qu’une toute petite minorité de la bourgeoisie d’Etat affiche avec insolence de colossales fortunes trop rapidement acquises pour être licites.

A la veille des dernières élections législatives en 2008, un simple meeting d’explication de l’U.A.D a été interdit.  Son maintien par l’opposition a entrainé une réaction gouvernementale d’une brutalité inouïe, dès le matin du meeting qui devait se tenir lieu l’après-midi, blocage de toutes les voies d’accès par voiture au lieu du meeting, arrestations et emprisonnement jusqu’au soir de centaines de militants, occupation du siège d’un parti légal et saisie de ses biens…Le M.R.D. a été illégalement dissous par décret… La situation est aujourd’hui insurrectionnelle !

Réalité : Que dit la communauté internationale et qu’en attendez-vous ?

M.A.A : Elle ne dit rien et nous n’en attendons rien ! Elle est tenue par la population pour complice passive par son silence complaisant de toutes les violations des droits de l’homme, des droits civiques et politiques par le gouvernement et par sa générosité sans contrepartie politique autre que la présence et le maintien de ses troupes sur le sol national. Le moment venu, elle sera bien obligée de réagir, en attendant nous la laissons  vaquer à son occupation favorite : la traque d’invisibles terroristes et nous vaquons à la notre, le combat contre une injustice brutale et visible qui est en vigueur depuis trente ans. Nous combattons pacifiquement cette oppression avec pour seuls alliés Allah et un peuple opprimé. Quels meilleurs alliés !

Réalité : Dans ces conditions, quelles sont les marges de manœuvre d’une opposition pacifique ?

M.A.A : La tâche des démocrates n’est en effet pas aisée. Il reste de notre point de vue un seul recours démocratique que nous entendons épuiser avant d’autres formes de lutte ! C’est la désobéissance civique ! Ce recours a été décidé à l’issue de nos assises de 2006.

Parce que nous sommes la transformation en parti politique d’une résistance armée signataire d’un Accord de Paix, parce que l’A.R.D. est le premier parti politique de l’opposition à avoir été légalisé depuis l’entrée en vigueur du multipartisme intégral, nous avons une responsabilité historique et pionnière à assumer dans ce combat car il ne suffit pas de le décider, il faut aussi le préparer et l’organiser…

Réalité : Quelles sont vos activités et où en êtes-vous à un an et demi des prochaines présidentielles ?

M.A.A : Les activités d’un parti politique digne de ce nom ne se limitent pas à la participation ou au boycott des consultations électorales ! Nous menons depuis cette décision un long travail de fourmi, de terrain, de proximité, de persuasion qui nécessite patience et persévérance. Les préparatifs de la bataille de la désobéissance civique à livrer sont maintenant terminés, il nous faut désormais l’organiser de concert avec toute l’opposition.

Nous devrions être fin prêts aux environs du printemps 2010. Le principe du recours à cette forme d’action est depuis longtemps acquis pour toute l’opposition et le lieu de cette bataille étant choisi : Djibouti-ville, il ne restera plus alors qu’à décider de la date du lancement de cette campagne, le choix des différents mots d’ordre et le calendrier ! Comme vous pouvez le constater et le gouvernement le sait pertinemment nous ne sommes ni silencieux ni passifs !

Réalité : Selon des indiscrétions persistantes et crédibles et confirmées par le tapage médiatique du « progrès », le R.P.P. s’apprêterait à modifier la constitution pour permettre au président de briguer un troisième mandat, quelle est votre réaction ?

M.A.A : Nous n’avons pas pour habitude de réagir à des indiscrétions même si elles sont crédibles ! Et cette révision ne fait pas partie de nos préoccupations immédiates ! Quant à la constitution, elle est à nos yeux illégitime car adoptée en 1992 lorsque notre mouvement armé occupait les deux tiers du territoire. Consultation au sujet de laquelle nous avons demandé et obtenu le boycott populaire. Et sur le fond ce n’est pas un article mais l’ensemble des règles qui régissent la cité et la coexistence qui doit être révisé et redéfini !

Réalité : Un dernier mot à ajouter ?

M.A.A : Nous voulons profiter de l’imminence du nouvel an musulman pour souhaiter une bonne année à tous les Djiboutiens et demander à la diaspora de se démultiplier pour se faire le relais médiatique de la bataille qui s’annonce. Qu’il plaise à l’Eternel que la nouvelle année voit l’avènement de la Démocratie , la Paix civile ainsi que de la Justice !

Propos recueillis par Maki Houmedgaba, Représentant de l’A.R.D en Europe.

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