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Dernières nouvelles - Édition en Ligne de décembre 2010
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Alliance
« La
seule vraie politique est la politique
du vrai »
EDGAR
FAURE
Républicaine
pour
le Développement |
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Directeur
de publication : Mohamed Ali Abdou. Codirecteur :
Mahdi Ibrahim A. God. Email :
realite_djibouti@yahoo.fr
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30/12/2010 Meilleurs vœux de l'ARD pour l'année 2011
30/12/2010
Note d'information de la LDDH : détentions
arbitraires et disparition forcée de jeunes
d'Ali Sabieh
29/12/2010
Note d'information de la LDDH : cas de détention
arbitraire et sans jugement depuis février 2010
29/12/2010
Après Balbala, l'UAD mobilise Arhiba !
25/12/2010
L'UAD mobilise les faubourgs populaires de
Djibouti-ville de Layableh à Hayableh
25/12/2010
Photos et vidéo du meeting de l'UAD à Layableh
du 24 décembre 2010
25/12/2010
Alerte de la LDDH du 25 décembre 2010 :
manifestation pacifique sauvagement réprimée à
Ali Sabieh
23/12/2010
Inacceptable verdict !
23/12/2010
CR de la manifestation d'Ottawa le 18-12-2010
sur le massacre d'Arhiba par le MRD
23/12/2010
Note d'information de la LDDH du 23 décembre
2010 : Honte au Tribunal de Djibouti !
23/12/2010
Compte rendu de la manifestation à Ottawa
(Canada) du samedi 18 décembre 2010, en
commémoration de la tuerie d’Etat survenue le 18
décembre 1991 à Arhiba dans Djibouti-ville
21/12/2010
"Faire de la Côte d’Ivoire un exemple", par
François Hollande
20/12/2010
Compte rendu et photos de la manifestation du 18
décembre 2010 à Paris et Bruxelles
20/12/2010
Note d'information de la LDDH : la situation
dans la région d'Ali Sabieh est préoccupante
19/12/2010
Manifestation populaire à Arhiba dans
Djibouti-ville le 18 décembre 2010 à l’appel de
l’ARD
19/12/2010
LDDH : Commémoration du massacre d'Arhiba du 18
décembre 2010 au cimetière de Djibouti
19/12/2010
Appel urgent de la LDDH : incarcérations
arbitraires et intolérables de quatre lycéens à
Djibouti
17/12/2010
Interview de Mohamed Moussa Aïnaché à la Voix de
Djibouti
17/12/2010
Manifestation du 18 décembre 2010 à Ottawa :
rappel et dernières instructions par l'ACSAO
16/12/2010
Sept membres et responsables de l'ARD incarcérés
à Djibouti à la prison de Gabode
16/12/2010
Appel de l’ARD à participer aux manifestations
du 18 décembre 2010 à Paris, à Bruxelles et à
Ottawa en commémoration de la tuerie d’Arhiba et
de toutes les exactions d'Etat commises à
Djibouti
15/12/2010
Prisonniers politiques de l'ARD à Djibouti
15/12/2010
Côte d’Ivoire, pour l’orgueil de l’Afrique
15/12/2010 Communiqué de l'UAD du 12 mai 2003
15/12/2010 Légalité contre légitimité : Gbagbo
n'est pas un putschiste ?
15/12/2010
D'Abidjan à Djibouti
14/12/2010
Appel de l'ADD pour une manifestation devant
l'Ambassade de Djibouti à Paris
14/12/2010
Une bastille à prendre !
14/12/2010
Le Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS)
condamne les arrestations de démocrates d'un
parti légal
14/12/2010
Communiqué du MRD du 14 décembre 2010
13/12/2010
Communiqué de presse de l'UAD : Halte au déni de
droit !
13/12/2010
Le Forum pour la démocratie et la paix
(FDP) appelle à manifester le 18 décembre à
Bruxelles
13/12/2010
Communiqué de l’Union Djiboutienne du Travail
(UDT) : dénonciation et appel
12/12/2010
Diffusion d'information de la LDDH: les
chancelleries sont averties !
12/12/2010
Communiqué du président de l'ARD: Halte aux
arrestations arbitraires !
11/12/2010
Communiqué de presse de la LDDH: détention au
secret des réfugiés érythréens
11/12/2010
Arrestation de membres de l’ARD et
manifestation dans plusieurs villes
10/12/2010
Tournée de l'ARD dans les districts du nord de
Djibouti : qui craint le verdict de la rue ?
10/12/2010
LDDH : Réquisitoire introductif ouvert du 10
décembre 2010
10/12/2010
L'APDDP se joint à l'ASCAO pour appeler à
manifester samedi 18 décembre à Ottawa en
commémoration du massacre d'Arhiba du 18
décembre 1991
10/12/2010
Appel à manifester à Ottawa pour commémorer le
massacre des civils du 18 décembre 1991 à Arhiba.
10/12/2010
Analyses croisées de la diaspora africaine sur
la présence militaire française en Afrique
08/12/2010
Communiqué de l'Association pour la promotion de
la démocratie et du droit de la personne
06/12/2010
La Côte d'Ivoire, un test pour l'avenir de
l'Afrique
06/12/2010
Nouvel an musulman pour un retour à l'idéal de
paix et de justice
03/12/2010
Le site Wikileaks confirme l'implication de
Djibouti dans le trafic d'armes et de drogues
03/12/2010
Côte d'Ivoire et Djibouti : Mêmes causes, mêmes
effets
02/12/2010
Côte d'Ivoire :
l'hypothèque Ouattara
29/11/2010
Diffusion d'information de la LDDH du 28
novembre 2010 sur le témoignage d'un
syndicaliste
29/11/2010
Diffusion d'information de la LDDH du 28
novembre 2010 sur l'arrestation de réfugiés
érythréens
Entrevue de Mahdi Ibrahim Ahmed God,
vice-président de l'A.R.D. réalisée par
Arhotabba.com en avril 2010
Communications au
Forum de l'opposition djiboutienne à Londres
25/11/2010
Message de l'Association pour la Démocratie et
le Développement (ADD) à Londres
25/11/2010
Déclaration du FRUD au forum de Londres
24/11/2010
Synthèse
du
forum
de
l'opposition
djiboutienne
organisée
à
l'appel
de
l'UAD
à
Londres
le
20
novembre
10
23/11/2010
Réflexions préliminaires de la Mission
d’observation électorale à Djibouti 2010-2011
20/11/2010
Contribution de Saïda Barreh, représentante du
PND en Europe, au forum de l'opposition
djiboutienne
20/11/2010
Message du Congrès djiboutien pour la solidarité
(CDS) au Forum de l’UAD à Londres
20/11/2010
Contribution de Hassan Cher, représentant de
l'ARD en Suisse, au Forum de l'opposition
djiboutienne
20/11/2010
Contribution de Aïnaché au Forum de l'opposition
djiboutienne : "Pas facile d'être opposant à
Djibouti"
20/11/2010
Message de l'ARDHD au Forum de l'opposition
djiboutienne de Londres
Meilleurs
vœux de l'ARD pour l'année 2011
L’ARD adresse à tous les Djiboutiens ses meilleurs vœux de santé et de bonheur pour
l’avènement d’un monde meilleur en cette année 2011
qui s’annonce.
Les Djiboutiennes et les Djiboutiens abordent aujourd'hui un
temps nouveau chargé d’espérance et de combat afin de faire
la place à une société libre et démocratique.
L'ARD et Réalité souhaitent au peuple djiboutien en lutte Paix,
Démocratie et Prospérité. Qu'il plaise au tout-puissant que
2011 voit le peuple djiboutien débarrassé de cette dictature
postcoloniale !
Bonne année à toutes et à tous !
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Le
Président
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NOTE D'INFORMATION
du 30 décembre 2010
de
la LDDH :
Détentions arbitraires
et Disparition forcée
des jeunes
d’Ali Sabieh
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Détentions arbitraires et Disparition forcée des jeunes
d’Ali Sabieh
Après
les manifestations pacifiques du 25 décembre 2010 plusieurs
jeunes ont été blessés et d’autres arrêtés.
Jusqu’aujourd’hui ils sont incarcérés à Gabode. Les parents
espèrent qu’ils seront relâchés ce matin par le Tribunal de
des flagrants délits. Ces
jeunes abusivement incarcérés sans avocat ni médecin sont :
Murhidin
Ali Bogoreh (blessé à la main) ;
Farhan
Hassan ;
Hassan
Bouraleh Had ;
Mohamed
Ahmed Ali ;
Fouad
Bouraleh Had.
Le 28
décembre 2010 en pleine nuit, une 4x4 noire sans numéro
probablement ce la Garde Républicaine car ils utilisent
souvent ce genre de véhicule, ont kidnappé Houssein Miguil
Guireh dont les parents sont jusqu’aujourd’hui sans
nouvelle.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un appel
pressant à
l’Organisation Mondiale contre la Torture, l’Observatoire
des Droits de l’Homme pour que ce jeune Housein Miguil
Guireh soit libéré rapidement et que les disparitions
forcées cessent en République de Djibouti.
NOEL ABDI Jean-Paul
|
Le
Président
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NOTE D'INFORMATION
du 29 décembre 2010
de
la LDDH
Détenus arbitraire, sans
jugement
depuis février 2010 et sans
motifs.
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Détenus Arbitraire, sans jugement depuis février 2010 et
sans motifs.
Depuis février 2010, des actions de répression sont menées
contre des supposés rebelles mais en réalité contre des
bergers et des paysans au nord de la République de Djibouti.
Ci-après la liste des personnes en détention arbitraire à Gabode depuis février 2010 :
1. Mohamed Abdallah Salah, torturé
sauvagement. Agonise actuellement de sa
détention arbitraire sans jugement ;
2. Ali Houssein Hassan, 18
mois de détention arbitraire sans jugement ;
3. Djamal Abdo Hassan, 8 mois
et 11 jours de détention arbitraire sans jugement ;
4. Mohamed Hassan, 5
mois de détention arbitraire sans jugement ;
5. Issé Ali Mohamed ;
6. Mohamed Ali Mohamed dit Saboli
,
7. Mohamed Ali Houmed ;
8. Houssein Mohamed Houmed,
en
liberté provisoire le 24/12/10 après plusieurs mois de
détention arbitraire ;
9. Ahmed Ali Aboubaker,
en
liberté provisoire après 8 mois de détention arbitraire ;
10. Omar Mohamed Ali,
en liberté provisoire au 24
décembre 2010 après plusieurs mois de détention arbitraire ;
11. Houssein Mohamed Ahmed,
en liberté provisoire après
plusieurs mois de détention arbitraire ;
12. Moussa Othman
;
13. Saïd Goyta.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) exige l’hospitalisation immédiate de Mohamed Abdallah Salah, qui
agonise et en détention arbitraire dans la sinistre prison
de Gabode.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un
appel pressant à l’Organisation Mondiale contre la Torture,
l’Observatoire des Droits de l’Homme, l’Observatoire
Internationale des Prisons pour que ces jeunes bergers et
paysans soient libérés rapidement et que les mauvais
traitements en Prison ou dans les Centres secrets cessent en
République de Djibouti.
NOEL ABDI Jean-Paul
Après Balbala, l'UAD mobilise Arhiba !
La mobilisation générale contre le
troisième mandat illégal et pour le changement démocratique
se poursuit dans la capitale et prend chaque jour une
ampleur nouvelle. Après Layableh, Hayableh, le quatrième
arrondissement de Balbala et Wahlé-daba où elle a soulevé à
chaque fois des foules enthousiastes, la tournée de L'UAD a
également tenu toutes ses promesses à Arhiba l'immense
bidonville frondeur du centre-ville.
Mardi après-midi 28 décembre une marée
humaine attendait dès quinze heures la délégation de l'UAD
devant la nouvelle annexe de l'ARD située à l'entrée sud de
cette cité surpeuplée. Des larges banderoles reprenant les
mots d'ordre de l'UAD étaient déployées non seulement sur le
fronton de l'annexe mais également sur les murs
environnants.
Plusieurs représentants de la société
civile indépendante (dockers, femmes au foyer, chômeurs et
autres sans droits) se sont exprimés pour dénoncer les
injustices et la régression de la décennie IOG soulevant à
chaque fois des tonnerres d'applaudissements.
Puis ce fut au tour des dirigeants de l'UAD
de délivrer leur message politique aux habitants d'Arhiba
qui, entre chaque salve d'applaudissement et you-you des
femmes, scandaient à l'unisson: UAD ! UAD !
Preuve que le sursaut national est en
marche contre le troisième mandat illégal et le régime des
bedaines qui n'a plus sa place dans notre pays, car ce
régime insouciant et irresponsable, impose toujours un
implacable blocus économique aux districts de l'intérieur
autrefois prospères.
A Ali-Sabieh dans le sud du pays, désormais
appauvri par la paralysie du chemin de fer, ses forces de
défense et de sécurité traquent et répriment parfois dans le
sang des timides tentatives de commerce transfrontalières.
A Tadjourah et Obock, soumis au blocus
économique et humanitaire depuis des décennies, le candidat
illégal fait actuellement miroiter un désenclavement porteur
de promesses de développement. Pourtant dimanche dernier, le
bac offert par le Japon a été détourné sur Tadjourah alors
qu'il devait se rendre à Obock, et a fait débarquer à
Tadjourah des passagers en partance pour Obock pour les
besoins d'un déplacement présidentiel pour lequel des
centaines de figurants ont été convoyés par terre, air et
mer depuis la capitale.
Mercredi soir, des Obockoises ont été
malmenées par la gendarmerie de l'escale de Djibouti qui
cherchait à leur confisquer quelques litres de kérosène que
chacune d'elle portait dans ses bagages pour un usage
domestique. Honte au régime de tous les abus personnifié par
le principal prédateur de la république !
La rédaction de Réalité, 29/12/2010
**
Photos du meeting de Balbala et Wahlé-Daba du lundi 27
décembre 2010



Photos du meeting d’Arhiba du mardi 28 décembre 2010




L'UAD mobilise les faubourgs populaires de Djibouti-ville de
Layableh à Hayableh
Les partis d'opposition regroupés au sein de l'union pour
l'alternance démocratique (UAD) ont tenu ce vendredi et
samedi après-midi deux importants meetings dans les
faubourgs sud de la capitale.
Vendredi après-midi les dirigeants de l'UAD étaient à
Layableh, quartier populaire situé aux confins de Hayableh
et du PK 12 autour de Djibouti-ville.
Dès 15 heures, une foule compacte et enthousiaste s'est
massée devant le nouveau siège de l'UDJ (Union pour la
démocratie et la justice) en chantant, dansant et scandant
des slogans de soutien à l'UAD et fustigeant le troisième
mandat illégal de l'imposteur du RPP.
Les principaux orateurs qui se sont succédé au micro ont eu
les mots justes pour galvaniser cette population oubliée
déjà victime des méfaits du double mandat du candidat
sortant et déterminée à lui barrer la route.
Samedi après-midi, ce fut au tour du grand quartier de
Hayableh de se mobiliser comme jamais pour accueillir et
écouter le message de mobilisation de l'UAD organisée
quelques heures après la folklorique cérémonie
d'intronisation du candidat prédateur de l'UMP au palais du
peuple.
Il n'est pas inutile de rappeler que ce celui-ci a fait
rafler de centaines de citoyens ou autres généreusement
équipés et convoyés par bus entiers jusqu'à l'esplanade du
palais du peuple pour les besoins d'une caméra qui ne
convainc plus personne. Car, ils sont nombreux, ces
commerçants obligés de fermer boutique ou d’autres agents de
l'Etat sincèrement épuisés d'être régulièrement
réquisitionnés depuis plus d'une décennie, pour applaudir
contre leur gré, le principal responsable du malheur du
peuple djiboutien.
Pour sa part, l'UAD forte de la confiance populaire, entend
démontrer à la face du monde que le peuple djiboutien
rejette massivement l'imposture et lutte ardemment pour
imposer le changement démocratique incarné par l'Union pour
l'alternance démocratique. Cette coalition patriotique
fondée en 2002 regroupe les forces démocratiques déterminées
à sauver notre pays.
La république de Djibouti une et indivisible ne restera pas
l'une des dernières dictatures dynastiques de l'Afrique
nouvelle.
La rédaction de Réalité en ligne,
Samedi 25/12/2010
***
Premières photos et vidéo du meeting de l'UAD à Layableh du 24
décembre 2010
Vidéo du meeting de l'UAD


Alerte de la LDDH du 25 décembre 2010 : manifestation
pacifique sauvagement réprimée à Ali-Sabieh
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Le
Président
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Alerte du 25 décembre 2010
de
la LDDH
Manifestation pacifique
à Ali Sabieh
sauvagement réprimée.
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Alerte du
25 décembre 2010 : Manifestation pacifique à Ali Sabieh
sauvagement réprimée
Ce 25
décembre 2010, la population d’ Ali Sabieh a connu une
tragédie sans nom.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est choquée en
apprenant que ce matin le feu a été ouvert contre des jeunes
Assajogs, qui manifestaient pacifiquement afin d’exprimer à
haute voix leur refus aux tentatives du dictateur d’usurper
à nouveau le pouvoir.
Ce
dictateur sème la peur et la terreur depuis plus de trente
ans (ans), période où il exerce encore sa politique des
éliminations physiques en tant que patron du terrorisme
d’Etat en République de Djibouti.
Alors
que, des éléments des Forces armées en tenue civile, leurs
familles, et paraît-il un grand nombre de policiers de
Mogadiscio se sont rendus au palais du peuple ; alors que la
capitale Djibouti est quadrillée depuis hier soir et que les
commerçants ont été interdits d’exercer librement leur
commerce, c’est sous les bruits de bottes, que la Garde
Républicaine a occupé tous les grands axes routiers.
Immédiatement après l’annonce d’une manifestation de soutien
au dictateur par des
éléments des forces armées en présence de certaines
autorités judiciaires, les jeunes d’Ali Sabieh ont décidé
une manifestation spontanée, en criant « Get Out G’bango two
(II) », pour dire non au troisième mandat, non au coup
d’Etat électoral du 8 avril 2011.
Faut-il
rappeler que :
ce candidat, ancien flic des mœurs durant la période
coloniale, est impopulaire ;
sa candidature est illégale et anticonstitutionnelle ;
ce pourfendeur de l’économie de la région d’Ali Sabieh, est
un dictateur sanguinaire ;
ce corrompu est membre de la mafia transnationale.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains dénonce avec rigueur les
tirs aveugles contre des jeunes manifestants, dont dix
blessés, et a obtenu rapidement les deux noms suivants de :
Mahdi Abdillahi Nour dit Money (blessés) et Djama Adaweh.
NOEL ABDI
Jean-Paul
Inacceptable
verdict !
Les lycéens ainsi que les responsables de l’A.R.D.
injustement arrêtés et détenus depuis le 11 décembre ont
aujourd’hui recouvrés la liberté. Mais sont condamnés, sous
la procédure de flagrant délit à une peine d’emprisonnement
de dix-huit mois avec sursis…
La liberté d’expression est donc
passible à Djibouti d’une peine d’emprisonnement.
C’est la seule leçon à retenir de ce verdict expéditif !
-L’A.R.D. tient à remercier toutes les personnes et
associations qui se sont mobilisées pour la libération de
ces prisonniers.
-Elle met en garde le gouvernement contre toutes tentatives
d’obstruction à la liberté d’expression et appelle les
démocrates à demeurer mobilisés pour imposer l’état de
droit !
La rédaction de Réalité en ligne, 23/12/10
CR de la manifestation d'Ottawa le 18-12-2010 sur le
massacre d'Arhiba par le MRD
Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement
(MRD)
Bureau du MRD en
Amérique du Nord
4 dobbin
Kanata, OTTAWA
CANADA
courriel :
axmedibrahim@gmail.com
OTTAWA:COMPTE RENDU DE LA MANIFESTATION SUR LE MASSACRE
D'ARHIBA
A L'instar de la plupart de grandes villes européennes ainsi
qu'à Djibouti-Ville, les Djiboutiens se sont
massivement déplacés pour commémorer à l'unisson le
19eme anniversaire du massacre d'ARHIBA devant le parlement
fédéral du Canada. Brandissant des panardes sur
lesquelles l'on pouvait lire :(``il faut arrêter ISMAEL
OMAR GUELLEH! Justice pour les victimes de cet odieux
massacre ! IOG assassin! .....etc.). Parmi les plancardes
brandies par les manifestants l'on pouvait lire également
une qui portait les noms de 59 personnes mortes
assassinées de sang froid par les balles du régime
Djiboutien en 1991.
Apres avoir effectué plusieurs tours autour de la flamme
éternelle qui trône devant le parlement fédéral en guise de
mémoire et recueillement aux victimes de ce massacre, les
manifestants se sont déplacés devant les deux chancelleries
américaine et française pour dire, là aussi, leur
indignation et ont demandé à ce que justice soit rendue aux
victimes de ce massacre et que les coupables soient traduits
devant les tribunaux un jour. Devant ces deux
ambassades occidentales, les manifestants présents ont
exigée à ce que la justice internationale se penche sur ce
crime perpétré contre des civils innocents
et que les auteurs de ce crime soient jugés et punis
un jour.
En outre, les Djiboutiens ont démontré une fois de plus leur
unité à travers la commémoration de ce massacre commis
sur l'autel de l'unité nationale ; indispensable ingrédient
pour abattre le cocotier de ISMAEL OMAR GUELLEH, l'actuel
architecte de la division nationale. Nous devons le
succès mémorable de cette manifestation commémorative
à l’ACSAO (Association culturelle et sportive des afars
d’Ottawa), le Bureau du MRD en Amérique du Nord, ainsi que
l’APDDP (L’Association pour la promotion de la démocratie
et des droits de la personne.)
Ottawa
Jeudi le 23/12/2010
Bureau du MRD en Amérique
du Nord
Note d'information de la LDDH du 23 décembre 2010 : Honte au
Tribunal de Djibouti !
|
Le
Président
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NOTE D'INFORMATION
DE LA LDDH
DU 23 DECEMBRE 2010
Honte pour le Tribunal de Djibouti :
Le verdict de la justice des flagrants
délits est tombé.
Attention ! Il est interdit aux partis
politiques de manifester contre le dictateur
instigateur du Coup d’Etat électoral pour le
8 avril 2011.
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Le
verdict de la justice des flagrants délits est tombé.
Attention ! Il est interdit aux partis politiques de
manifester contre le dictateur instigateur du Coup d’Etat
électoral pour le 8 avril 2011. Ce matin à 8 heures 35 la
Chambre des Flagrants délits a ouvert sa séance ou son
audience publique.
Le
verdict est lourd : 18 mois avec sursis de prison pour les
quatre lycéens et deux membres de l’ARD parti de
l’Opposition issu du Frud armé qui avait signé les accords
de paix en mai 2001. Accord de Paix jamais respecté par le
Dictateur passible de crimes de guerre, de crimes de
génocide et autres crimes organisés.
D’après
le représentant du Ministère public, le Procureur dans son
réquisitoire avait demandé deux ans d’emprisonnement avec
sursis, afin de mettre fin à toutes les formes de
manifestations pacifiques en dehors des périodes des
campagnes électorales.
Arguments
hautement politiques avec la présence du Procureur de la
République calmement installé en cravate « rouge fauve » sur
le banc des avocats. La salle était pleine à craquer, le
silence était de rigueur on pouvait même entendre les
roucoulements des pigeons, mise à part les mouvements
insensés d’un Officier en uniforme, allant tantôt vers le
Procureur, tantôt vers un avocat proche.
Cet
ancien officier de la brigade de recherches de la
gendarmerie est connu par plusieurs personnes de Djibouti au
Somaliland pour ses méthodes d’enquêtes à la limite de la
violence et actuellement officier « patron » de la prison de
Gabode.
A la
sortie du Tribunal des jeunes de Tadjourah qui n’ont pas
réussi à pénétrer au Tribunal, m’ont demandé le verdict,
j’ai simplement répondu 18 mois de prison avec sursis et
l’un d’entre eux m’a répondu en disant : « nous continuerons
à manifester et s’ils veulent qu’ils condamnent tout
Tadjourah à 18 mois d’emprisonnement… ».
Le
verdict populaire, j’en suis persuadé est très proche.
NOEL ABDI
Jean-Paul
Compte rendu de la manifestation à Ottawa (Canada) du samedi
18 décembre 2010, en commémoration de la tuerie d’Etat
survenue le 18 décembre 1991 à Arhiba dans Djibouti-ville.
A l’appel de l’Association Culturelle
et Sportive des Afars d’Ottawa et de l’Association pour la
Promotion de la Démocratie et des Droits de la Personne, une
quarantaine de personnes de la Diaspora se sont rassemblés
silencieusement autour de
la Flamme Eternelle située dans l’espace du Parlement
Fédérale Canadien à 11h30.
L’ACSAO et l’APDDP ont pour l’occasion
distribué des supports de communication reprenant
l’ensemble des revendications à l’occasion de cette
commémoration et
portées volontairement par les manifestants.
Le bureau du MRD en Amérique du Nord
s’est joint également aux manifestants tout comme divers
représentants des Communautés Africaines d’Ottawa
(Burkina-Faso, Cameroun, Congo et Mali).
A 12h30, les manifestants encadrés par
l’ACSAO et l’APDDP ont entrepris une marche dans le Centre
Ville d’Ottawa en direction de la Chancellerie de
l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique. De même à 13h30, les
manifestants se sont rendus à pied devant la Chancellerie de
l’ambassade de France.
Les présidents de l’ACSAO et de l’APDDP
ont remis une lettre signée conjointement et adressée aux
Chefs de Mission des deux représentations diplomatiques.
Durant les activités, les responsables
de l’ACSAO et de l’APDDP ont pu s’entretenir avec divers
medias communautaires de la Région de la Capitale Nationale.
Comme prévu, à 15h la Commémoration
s’est poursuivie dans le cadre d’une Conférence à
l’Université du Québec en Outaouais.
Sous le thème « Etat-Nation et Crimes
d’Etats », de nombreux exposés ont été présentés à
l’auditoire dans un contexte de violation de la Constitution
nationale par l’actuel régime politique et à la veille d’une
élection présidentielle qui avec certitude changera la
destiné de notre pays.
Association Culturelle et Sportive des Afars d'Ottawa (A.C.S.A.O)
100 K - 380 Terminal Ave
Ottawa, On
K1G 0Z3
Tél:(613) 321-9779
Ottawa, le
23/12/2010
"Faire de la Côte d’Ivoire un exemple", par François
Hollande
Extrait du journal Slate.fr, mardi
21 décembre 2010
Nous n'avons pas de leçon à donner et il ne s'agit
pas de faire prévaloir un ordre «civilisationnel» mais tout
simplement de rappeler le droit : Ouatarra a gagné les
élections.
La Côte d’Ivoire vit une tragédie. Celle d’avoir
organisé un processus électoral dont le dénouement lui est
volé. C’est grave pour la démocratie en général; c’est
terrible pour l’un des plus éminents pays du continent
africain. L’ONU avait donné des garanties sur le bon
déroulement du scrutin. Elle paraît hélas incapable
d’assurer, au-delà de la proclamation du vainqueur, son
installation dans le fauteuil présidentiel.
La faute est d’abord celle de Laurent Gbagbo et de son
système. Héritier d’un processus électoral contesté, il a,
pendant 10 ans, dirigé son pays sans légitimité
démocratique, autre que celle de sa première élection.
Certes, il a affronté une rébellion dans le nord.
Certes, il a connu lui-même la violence. Certes, il fut un
opposant courageux à Houphouët-Boigny, quand celui-ci
présidait la Côte d’Ivoire sous un régime de parti unique.
Lire la suite sur Slate.fr
Compte rendu et photos de la manifestation du 18 décembre
2010 à Paris et Bruxelles
Double manifestation européenne à Paris et Bruxelles samedi
18 décembre 2010, en commémoration de la tuerie d’Etat
survenue le 18
décembre 1991
à Arhiba dans Djibouti-ville.
A Paris, une cinquantaine de manifestants se sont rassemblés
devant l’ambassade de Djibouti de 14h30 à 16 h et scandé des
slogans condamnant une nouvelle fois depuis 19 ans la tuerie d’Arhiba, où
59 civils tués et 80 blessés n’ont jamais obtenu ni
réparation ni ouverture d’une enquête sur les causes de
l'expédition punitive.
Les nombreux slogans ont dénoncé les crimes commis
par les partisans forces armées et de sécurité d’Ismaël Omar
Guelleh au cours de son long règne comme chef de la sécurité
intérieure et chef de cabinet de l’ancien président Hassan
Gouled depuis 1977 puis comme chef de l’Etat à partir de 1999.
Le représentant de l’ARD en Europe a rappelé dans quelles
circonstances s’est déroulée la tuerie d’Arhiba et a informé
les manifestants de l’incarcération à la prison de Gabode
depuis le 15 décembre 2010 du Président de la fédération de
l’ARD à Tadjourah Youssouf Ambassa, du membre du comité
exécutif de l’ARD Mohamed Ismaël Aden et de cinq lycéens
djiboutiens Idriss Ali Mohamed, Idriss Houssein Barkhat
Siradj, Souleymane Ali Dabalé, Mohamed Abayazid Mohamed et
Gadito Bourhan Abdallah.
Le président de l’ADD Ahmed Kassim a pris la parole pour
présenter à son tour la situation que connaît Djibouti
s’agissant des victimes civiles de la dictature de Djibouti
sur l’ensemble du pays.
La Radio Nabad Nantes a interviewé par téléphone le
représentant de l’ARD sur le pourquoi de la manifestation et
sur le contexte des actions de l’opposition en cours à
Djibouti.
Face à la manifestation, les fonctionnaires de l’ambassade
de Djibouti barricadés derrière un cordon de policiers et
blottis derrière les vitres de la légation ont sorti leurs
caméras et filmé joyeusement le groupe de manifestants
désormais répertoriés comme les ennemis du régime d’Ismaël
Omar Guelleh.
A Bruxelles, la manifestation a rassemblé une
centaine de participants au point de départ de la gare de
midi pour se rendre face à l’ambassade de Djibouti entre 14 h
30 et 15 h 30. Des slogans hostiles au dictateur de Djibouti
ont été scandés et le représentant de l’ARD en France Hamad
Daoud a pu rappeler la situation qui prévaut à Djibouti,
ainsi que la situation des prisonniers politiques de l’ARD
détenus à Gabode. De même ont pris la parole le président du
MRD Daher Ahmed Farah, le représentant du FRUD Mohamed
Abdallah Houmado et le représentant du FDP Djilani Ibrahim
Ahmed.
L’ARD a participé à cette double manifestation aux côtés de
l’Association pour la Démocratie et le Développement (ADD) à
Paris et aux côtés du Forum pour la Démocratie et la Paix
(FDP) à Bruxelles. Un nombre important d’organisations
citoyennes avaient pris part à la commémoration, notamment
le FRUD, l’AFASPA, l’ORDHD et Femmes solidaires, à Paris, le
FRUD, le
MRD, l’UDJ et le Congrès Djiboutien pour la Solidarité (CDS)
à Bruxelles.
Un compte rendu de la conférence et de la manifestation
d’Ottawa sera diffusé sous peu sur notre page.
Le représentant de l’ARD en Europe
***
Quelques photos
de la manifestation du 18 décembre 2010 à Paris et Bruxelles

La manifestation du 18 décembre 2010 à Paris, une forêt de
pancartes

Banderole géante à la manifestation de Paris

Mariam Adabo, militante des droits de l’homme, présente la
liste des prisonniers politiques de l’ARD
*

Les manifestants de Bruxelles le 18 décembre 2010, les pieds
dans le froid




Hamad Daoud, le représentant de l'ARD en France
*

Mohamed Abdallah Houmado, représentant du FRUD
*

Abdo Mohamed Kassim, artiste engagé,
présente la liste des prisonniers politiques de l'ARD
*

Djilani Ibrahim Ahmed, représentant du FDP
*

DAF, président du MRD, et Djilani Ibrahim, représentant du FDP
*

Au centre, Mohamed Mahamoud, représentant de l’UDJ en
Belgique, et Ismaël Bouh, président du CDS
*

Abass Abdoulkader, militant des droits de l'homme, et
Daher Ahmed Farah, président du MRD, au centre
*

Idriss Chardy, militant des droits de l'homme


Abass Abdoulkader et
Mohamed Abdallah Houmado, représentant du FRUD, au
centre
*

Au centre, Ismaïl Bouh et Robleh Bouraleh, responsables du CDS
*


Abdillahi Iftin et Abdallah Dini, militants des droits de
l’homme

Abass Abdoulkader, au centre

NOTE
D’INFORMATION DU 20 DECEMBRE 2010. La situation dans la
région d’Ali Sabieh est très préoccupante.
La Région
d’Ali Sabieh était l’une des rares régions où un front armé
n’existait pas, où la répression militaire n’était pas
violente comme au Nord ou l’Ouest de notre pays.
Certes,
l’instabilité et la paix sociale sont depuis dix
totalement dégradées. Tous les projets bidon inaugurés par
le corrompu-usurpateur au pouvoir se sont avérés comme un
vaste programme de mensonges aux approches des élections
mascarades qui durent depuis plus de dix ans.
La
situation de la crise sociale consécutive au non
paiement des salaires des cheminots en majorité originaires
de la région d’Ali Sabieh. Avec la paralysie du Chemin de
Fer, la population de cette région meurt à petit feu.
Un
mouvement insurrectionnel risque d’éclater dans un proche
avenir avec la répression, les exécutions extrajudiciaires,
avec le renfort incompréhensible des Forces armées et
l’instauration de temps à autres d’un couvre feu sans nom ni
raison valable. Même la ville frontalière Assamo connaît
depuis vendredi dernier des répressions sanglantes.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce ce genre de
répression dans cette région jusqu’à présent épargnée.
En effet, il est a déploré les tirs à balles réelles qui ont
blessé :
-
Mohamed Hassan Bahdon ;
-
Abdillahi Hassan Bahdon ;
-
Ahmed Hassan
Faut-il
rappeler que parmi les blessés deux sont des frères de
Salah Hassan Bahdon exécuté froidement en 2009 ?
Plusieurs
autres on été séquestrés notamment Bahdon Gacalow, Daher
Djibril Egueh, et Ibrahim Alaleh Damiri.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très inquiète de
la recrudescence de la répression et de la paralysie
économique de cette région.
NOEL ABDI
Jean-Paul
Manifestation populaire à Arhiba dans Djibouti-ville le 18
décembre 2010 à l’appel de l’ARD
La fédération ARD d’Arhiba à Djibouti a
réuni samedi après-midi 18 décembre 2010 un millier de
manifestants au cimetière des martyrs à Arhiba arrivés de
différents quartiers de Djibouti-ville.
Militants, sympathisants et dirigeants de
l'opposition encadraient quelques centaines de citoyens
djiboutiens épris de justice et de paix, dont certains
avaient fait le déplacement depuis la ville d’Ali Sabieh,
dans le but de témoigner de leur solidarité en ce jour du
souvenir.
Les manifestants ont déployé de vastes
banderoles portant les slogans : « Halte à l'impunité ! »,
« Justice pour toutes les victimes civiles ! »,
« A bas
l’injustice ! ».
Dix-neuf ans après le mercredi noir du 18
décembre 1991 où 59 civils trouvaient la mort ainsi que 80
civils étaient mutilés à Arhiba sous les balles des forces
de police, de gendarmerie et de la marine djiboutiennes,
aucune famille n'a à ce jour été indemnisée et aucune
poursuite judiciaire n’a abouti contre les commanditaires ni
même les exécutants de ce carnage.
En se recueillant massivement sur ce lieu
de mémoire, nos concitoyens ont voulu démontrer combien leur
capacité d'indignation était intacte et combien la longue
liste des victimes civiles était toujours présente dans les
esprits des manifestants, exigeant ici et maintenant que
justice leur soit rendue.
La conscience d’une
tuerie effroyable exécutée par les forces armées d’Ismaël
Omar Guelleh un certain 18 décembre 1991 prend chaque jour
une ampleur inimaginable il y a 19 ans par les exécutants de
cette basse manœuvre.
La manifestation d’Arhiba
commencée à 16 heures s’est clôturée à 18 heures, laissant
la place à un recueillement et à un temps de silence chargé
d’émotion.
Fédération ARD d’Arhiba
LDDH
: Commémoration du massacre d'Arhiba du 18 décembre 2010
au cimetière de Djibouti
LDDH
/ Rassemblement de toutes les communautés au cimetière de
Djibouti, pour commémorer le massacre d'Arhiba et exiger que
les coupables soient jugés pour ce crime.
|
Le
Président
|
Pour la commémoration du
18 décembre 1991, jour
du massacre d'Arhiba, un
grand rassemblement du
souvenir a été organisé
samedi après-midi au
cimetière où sont
enterrées les victimes
d'Arhiba.
Le
19 DECEMBRE 2010
DE LA LDDH
|
Les Djiboutiennes et les Djiboutiens en ce jour de mémoire se souviennent et
commémorent, dix neuf ans après les faits « impardonnables
et inoubliables », le massacre d'Arhiba commis par les
Forces armées djiboutiennes, sous les ordres directs du
patron de la sécurité extérieure et intérieure de l’époque :
Monsieur Ismaël Omar Guelleh.
Pour la commémoration du 18 décembre 1991, jour du massacre d'Arhiba, un
grand rassemblement du souvenir a été organisé samedi
après-midi au cimetière où sont enterrées les victimes d'Arhiba.
Toutes les communautés confondues étaient venues pour témoigner leur
solidarité avec les familles des victimes, pour dénoncer
l’impunité des auteurs de crimes contre les civils, et pour
exiger que les responsables de l’Etat, impliqués dans ce
crime odieux, demandent "Pardon".
Combien il est révoltant de constater, que deux décennies
après cet horrible massacre d'innocents civils commis de
sang-froid, en pleine journée, dans la capitale n'ait
toujours pas été reconnu officiellement. Le régime
djiboutien n'a jamais émis, ne serait-ce que le projet,
d'indemniser les victimes et/ou leurs familles, ni poursuivi
en justice les ordonnateurs et les auteurs de ce crime
contre l'humanité, ni encore moins celui de solliciter le
pardon des familles.
A l'heure où des victimes des dictatures de l'Amérique du
sud voient enfin leurs bourreaux des années 70 poursuivies
et jugées un peu partout dans le monde (dont en France), il
ne fait aucun doute que les auteurs et commanditaires du
massacre d'Arhiba finiront eux aussi par être rattrapés par
l'histoire.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH ) se place résolument aux
cotés des victimes de la folie meurtrière de ce régime et ne
ménagera aucun effort pour dénoncer l'impunité, jusqu'à ce
que justice soit rendue.
Appel urgent de la LDDH : incarcérations arbitraires et
intolérables de quatre lycéens à Djibouti
|
Le
Président
|
APPEL URGENT
DU
19 DECEMBRE 2010
DE LA LDDH
|
De la
Ligue Djiboutienne des Droits Humains
(LDDH), Incarcérations arbitraires et
intolérables de quatre lycéens qui risquent
leur vie et leur avenir.
Quatre
jeunes lycéens : Youssouf Idriss, orphelin ; Souleiman Ali
Dabalé, orphelin, en classe terminale et qui doit passer son
Bac à Djibouti ; Idriss Ali ; Idriss Houssein Barkat Siraj
fils de l’ancien ministre de la Défense.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très préoccupée
par la situation carcérale dans un hall où sont tassés plus
d’une centaine de prisonniers de tout genre.
Cette
détention provisoire inadmissible est une atteinte physique
et morale qui doit être considérée comme une torture pour
les jeunes adolescents dont est un cardiaque, dont le
certificat médical avait été remis à la gendarmerie par son
père.
De source
bien informée, nous avons appris, que ces jeunes adolescents
ont fait l’objet durant leur garde à vue dans les locaux de
la Brigade de Recherche et de la police judiciaire de la
Gendarmerie en face de l’Université de Djibouti, d’une
enquête musclée avec des simulacres et des menaces de
tortures, qui sont en fait des méthodes de tortures indignes
des auxiliaires de la Justice, en l’occurrence pour les
officiers de la gendarmerie nationale, qui ont infligé sans
aucune présence d’un médecin lors de l’enquête dangereuse
pour à ces quatre adolescents qui pour la première fois
étaient affrontés à ce traitement.
Ce genre
de torture à l’égard de mineurs, ce genre d’enquête sans la
présence d’un avocat en cette période où les libertés
fondamentales, ainsi que les institutions républicaines sont
quotidiennement bafouées doivent être dénoncés et condamnés.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est sidérée
d’apprendre qu’une parlementaire serait intervenue auprès
d’un Officier chargé de l’enquête lui demandant d’axer ses
Enquêtes pour que ces adolescents témoignent contre les
responsables locaux de l’ARD à Tadjourah.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demandera dès demain
matin un permis de communiqué au Parquet de Djibouti pour
écouter les quatre adolescents confrontés pour la première
fois à de tels traitements en violation flagrante des
Droits de l’Homme en particulier des Droits des mineurs.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) ne manquera pas de
tenir informée l’ensemble des Organisations Internationales
des Défenseurs des Droits de l’Homme ainsi que les
Ambassades des Etats-Unis et de France qui semblent
cautionnées encore le régime dictatorial en République de
Djibouti.
NOEL ABDI
Jean-Paul
Invité: Du jeudi 16 décembre 2010 – Au micro de MOHAMED
HOUSSEIN
MOHAMED
MOUSSA AÏNACHÉ, personnalité politique Djiboutienne et
opposant de longue date.
LVD : Bienvenue à la
voix de Djibouti, la L V D !
Aïnaché : Merci de bien vouloir m’accueillir à votre
antenne !
LVD : Vous êtes une grande personnalité politique
Djiboutienne, pouvez-vous vous présenter brièvement au grand
public à travers cette antenne?
Aïnaché : Je suis un citoyen lambda qui a un profond désir
que son pays avance vers la démocratie et sorte enfin de la
gestion héritée du colonialisme qui perdure par la volonté
de nos dirigeants actuels.
LVD : Monsieur AÏNACHÉ, quel regard portez-vous
aujourd`hui sur la situation générale du pays
c'est
-à -dire Djibouti ?
Aïnaché : Comme chacun
peut le constater, la situation générale me semble
bloquée et l’horizon se bouche de plus en plus.
Compte tenu de l’échéance de l’élection qui s’approche,
chacun de nous remarque, la fébrilité du pouvoir ces
derniers jours.
Nous venons d’apprendre, des arrestations arbitraires dans
le nord de la république, des militants et des responsables
locaux de l’ARD : à Obock et Tadjourah
Ces agissements épidermiques ne sont pas faits pour aborder
cette échéance dans la sérénité et ne
nous rassure pas.
LVD : Vous avez récemment participé au forum que
l'opposition Djiboutienne
tenu à Londres. Qu'avez-vous
vu dans ce premier forum de l'opposition Djiboutienne tenu
en dehors du pays?
Aïnaché : L’impact du Forum de Londres est très positif pour
la Diaspora et pour les Djiboutiens en général.
J’ai constaté lors de cette rencontre à Londres une
opposition Djiboutienne unie voulant apporter les
changements tant souhaités par nos concitoyens et prête à
prendre son destin en main.
Dans cet ordre d’idée, l’opposition me semble très désireuse
de sortir de la division ethnico-tribale où nous sommes
maintenus artificiellement
et souhaite promouvoir enfin la citoyenneté djiboutienne.
Comme vous le savez, il y a eu beaucoup de nos compatriotes
venus d’à peu prêt
partout d’Europe (France, Belgique etc..) et même des Etats
Unis d’Amérique.
Tous ont montré leurs besoins d’information et leurs désirs
profonds d’un changement politique espéré prochainement.
D’après les échos que j’ai reçus sur ce Forum, il semblerait
que le tenant du pouvoir a été ébranlé par le succès de
cette rencontre.
LVD : Quels étaient les points forts abordés lors de ce
forum? Quels étaient les engagements pris par les leaders de
l'opposition durant ce meeting?
Aïnaché :
Le point fort de ce Forum a eu pour objet de
faire avancer la coalition de l’opposition et envoyer
un énorme signal d’encouragement à tous les Djiboutiens qui
souffrent sous ce régime policier.
Les thèmes choisis pour
cette
rencontre ont été :
1er
Non au 3ème mandat et au viol de la constitution
2ème
Des réformes démocratiques y compris des élections
libres et
transparentes
3ème
un Débat : Djibouti, quel avenir avec une dictature et dans
une région troublée ?
LVD : Pouvez-vous nous dire que l'opposition Djiboutienne
est bien unifiée voire bien rodée pour être en mesure de
relever le défi de l'alternance démocratique dans le pays en
2011?
Aïnaché : Il n’y a pas de doute là-dessus. Ce gouvernement
n’a fait preuve ni d’imagination ni d’équité et
se contente de faire un copier coller du système
colonial que nous avions tant combattu.
Compte tenu de ce constat amer, je pense que l’opposition
unie en a tiré la leçon et est parfaitement prête à relever
le défi.
LVD : Quel doit être, à votre avis, le rôle de la diaspora
Djiboutienne pour la cause du changement démocratique dans
le pays?
Aïnaché : Le rôle de la diaspora est très utile et rendu
indispensable par l’étouffement du tenant du pouvoir qui
n’autorise aucune espace de liberté. La diaspora sert de
relais à l’opposition qui ne peut, comme vous le savez
s’exprimer dans les médias nationales, pour faire connaître
ses programmes au peuple.
Il n’est pas concevable que l’opposition ne puisse accéder
aux médias de l’Etat. Dernièrement, le Président de l’UAD,
s’est exprimé à une télévision étrangère émettant depuis
Paris, ‘’ Afrique24 ‘’, pour ne pas la nommer.
(Lors de cette interview Monsieur Ismaël Guedi Hared a dit
qu’il n’a jamais été invité à la Radio et à la Télévision
Djiboutienne ni aucun autre opposant d’ailleurs).
C’est tout simplement scandaleux.
Aïnaché : Pour remédier à ce scandale, beaucoup de nos
compatriotes se sont attelés courageusement à s’investir à
travers les médias comme vous et les différents sites
Internet Djiboutiens
et amis.
D’ailleurs, j’apprends que votre Radio dérange et qu’elle
est régulièrement brouillée ! Ceux de ma génération se
souviennent, dans la période coloniale,
de radio Caire (en
langue Somalie) qui subissait les mêmes traitements
.Cette radio dans ses émissions nous encourageait à
‘’virer’’ le colonialisme et à prendre nos destins en main,
C’est tout dire !!!!
LVD : Monsieur AÏNACHÉ, je rappelle au public qui nous
écoute que vous étiez le premier directeur de la R.T.D (la
radio télévision Djiboutienne). Quels souvenirs gardez-vous
de votre passage en tant directeur de la RTD? De quel genre
d'informations étiez-vous en charge? En quoi, selon vous,
contribue-t-elle à une information libre et indépendante au
progrès d'un pays ?
Aïnaché : Je garde malheureusement un souvenir amer de cette
période. J’avais construit la RTD sans l’aide de personne et
dans l’indifférence des nouveaux dirigeants. J’ai pris en
charge une radio et télévision délibérément sabotée par
l’ancien dirigeant qui souhaitait qu’il n’y ait plus de
Radio et télévision dans ce pays après son départ. Avec
beaucoup des difficultés, j’ai construit une radio et
télévision nationale au service du pays et du peuple.
Je me suis efforcé de travailler pour que les Djiboutiens se
reconnaissent à travers leur radio et leur télévision et
j’ai refusé que les médias nationales
soient
au service d’une
seule personne et d’une seule politique.
Malheureusement, devant l’impossibilité d’exercer mes
fonctions dans le respect de l’idée que je me faisais de ma
responsabilité, j’ai préféré y renoncer.
Et depuis, je me vois contraint de vivre en exil, comme
beaucoup d’autres de nos compatriotes.
LVD : Nous arrivons au terme de notre interview, merci
monsieur AÏNACHÉ
Aïnaché : Merci à vous Mohamed
Elle se déroulera comme suit :
De 11 :30 à 12 :30 (midi) sur la Colline
parlementaire.
De 12 :30 à 13 :30 devant l’ambassade américaine à Ottawa
De 13 :30 à 14 :30 devant l’ambassade française au 42
Promenade Sussex
La marche se limitera aux trottoirs des rues suivantes :
Wellington/Rideau entre la Colline du Parlement et l'Avenue
de Mackenzie ;
l'Avenue Mackenzie entre la Rue de Rideau et la Rue St.
Patrick ;
St. Patrick entre l'Avenue Mackenzie et le chemin Sussex;
chemin Sussex entre St. Patrick et l'Ambassade de France.
Programme de l’après-midi
Conférence à partir de 15 :00
Lieu : Université du Québec en Outaouais (UQO)
à la salle D-0443-0445.
Débat autour du concept de « Nation-État » dans la
sous-région et à Djibouti en particulier.
Les points suivants seront abordés :
Histoire et Peuples
Indépendance et Souveraineté
Paix et Concorde civile.
Citoyenneté.
Abdoulkader Mohamed
Président de l’A.C.S.A.O
Sept membres et responsables de l'ARD incarcérés à Djibouti
à la prison de Gabode
La situation des prisonniers politiques
membres de l’ARD arrêtés à Tadjourah et transférés à
Djibouti vient de s’aggraver ce jeudi.
Alors que le jeune lycéen
Idriss Youssouf a
retrouvé sa liberté ce jeudi 16 décembre 2010 en quittant le
Fichier central de Djibouti, les sept autres détenus
politiques membres de l’ARD ont été incarcérés à la prison
de Gabode. La raison officielle de l'incarcération
reste
inconnue.
Mohamed Ismaël
Aden, du comité exécutif de l’ARD, transféré à Gabode mercredi 15/12.
Youssouf
Ambassa, président de la fédération de l'ARD à Tadjourah, transféré à Gabode
mercredi 15/12.
Idriss Ali Mohamed,
jeune lycéen,
transféré à Gabode jeudi 16/12.
Idriss Houssein
Bakhat Siradj, jeune lycéen,
transféré à Gabode
jeudi 16/12.
Souleyman Ali
dabalé, jeune lycéen,
transféré à Gabode jeudi 16/12.
Mohamed
Abayazid Mohamed, jeune lycéen,
transféré à Gabode jeudi 16/12.
Gadito Bourhan
Abdallah, jeune lycéen,
transféré à Gabode jeudi 16/12.
La
Rédaction de Réalité en ligne
Jeudi
16/12/2010
Appel de l’ARD à participer
aux
manifestations du 18 décembre 2010 à Paris, à Bruxelles et à
Ottawa en commémoration de la tuerie d’Arhiba et de toutes
les exactions d'Etat commises à Djibouti
L’ARD appelle toutes
les Djiboutiennes et tous les Djiboutiens
ainsi que ses amis démocrates à rejoindre
massivement les manifestations qui auront
lieu à Paris, à Bruxelles et à Ottawa le 18 décembre
2010 en commémoration de la tuerie d’Arhiba
perpétré le 18 décembre 1991 à Djibouti.
19 ans après le drame exécuté par les
forces de défense et de sécurité (Armée Nationale
Djiboutienne, Force nationale de Police et Gendarmerie
nationale) contre des civils, leurs familles sont toujours
dans l’attente d’un jugement.
Les droits de l’homme
et singulièrement la liberté de manifester sont inexistants à
Djibouti, pour preuve les nombreux prisonniers politiques
dont les derniers en date sont les cadres et militants de l'ARD
arrêtés ce 10 décembre à Tadjourah
et
détenus à Gabode à Djibouti.
L'ARD fait sien l'appel à m anifester de l’ADD,
Association pour la
démocratie et le développement, Samedi 18/12/2010 de 14h30 à
16h30 devant l’ambassade de Djibouti à Paris, 26 rue Emile
Meunier, Métro Porte Dauphine (métro ligne 2, arrêt Porte
Dauphine).
De même, l'ARD se joint à l'appel à
manifester du FDP, Forum pour la
démocratie et la paix, Samedi 18/12/2010 de 14 h à 15 h
devant l’ambassade de Djibouti à Bruxelles, située Avenue
Franklin Roosevelt, 204, 1000 Bruxelles (tram 94, arrêt
Brésil).
L'ARD se joint également à
l'ACSAO, Association
culturelle et sportive des Afars
d'Ottawa, pour appeler à manifester à Ottawa devant le
Parlement du Canada.
De 11 :30 à 12 :30 (midi) sur la Colline parlementaire.
De 12 :30 à 13 :30 devant l’ambassade américaine à Ottawa
De 13 :30 à 14 :30 devant l’ambassade française au 42
Promenade Sussex
Conférence à partir de 15 :00 à l'Université du
Québec en Outaouais (UQO) à la salle D-0443-0445.
La
commémoration du massacre du 18 décembre et de tous les
autres crimes est indispensable tant et aussi longtemps que les
commanditaires ne seront pas traduits en justice.
Soyez nombreux dans chaque pays et
nous serons entendus.
Rédaction de Réalité
en ligne, 16/12/2010
Prisonniers politiques de l'ARD à Djibouti
La situation des responsables et des militants de l’ARD
arrêtés à Tadjourah et transférés à Djibouti connaît une
évolution constante. Ce mercredi 15/12 au soir, sur les huit
membres de l’ARD arrêtés et déferrés au parquet, deux ont
été
placés sous mandat de dépôt à Gabode :
Mohamed Ismaël Aden, membre du comité exécutif de l’ARD,
transféré à Gabode
Youssouf Ambassa, président de la fédération de Tadjourah,
transféré à Gabode
Six prisonniers toujours détenus au Fichier central de
Djibouti attendent leur sort :
Idriss Ali Mohamed
Idriss Youssouf
Idriss Houssein Bakhat Siradj
Souleyman Ali dabalé
Mohamed Abayazid Mohamed
Gadito Bourhan Abdallah
L'ancien ministre Houssein Barkhat Siradj
a été libéré mercredi soir.
La Rédaction de Réalité en ligne
Mercredi 15/12/2010
Afin de laisser à nos
lecteurs le soin de se faire leur propre opinion, nous
livrons à leur libre arbitre ces quelques textes se
rapportant à des crises politiques africaines". L'A.R.D.
quand à elle, est convaincue que c'est de cette pacifique
méthode que le peuple Djiboutien viendra à bout de la
dictature du RPP et de cette façon-là seulement dans l'état
actuel des rapports de force ! Elle est déterminée à faire
aboutir son légitime combat !
La rédaction.
Droits de l'Homme : version
Etat-voyou
« Et vous disiez, monsieur d’Ormesson/ Qu’il flottait sur Saïgon/ Un air
de Liberté». Donc, un Forum (la majuscule n’est pas
obséquieuse) a été organisé sous l’égide du ministère de la
Justice, pour constater que les Droits de l’Homme sont une
avancée incontestable à Djibouti, surtout depuis 1999, c’est
peut-être l’effet messianique du millénaire naissant. Le
régime les respecterait, les concrétiserait et les
renforcerait. S’il nous faut démontrer que tout cela relève
de la propagande mensongère, il y a donc lieu d’avancer des
preuves tangibles et significatives. En voici donc au moins
une parmi beaucoup d’autres, tirée de l’actualité la plus
récente et beaucoup plus brutalement parlante que toutes les
démonstrations théoriques.
Pour qui cherche à comprendre la dynamique
interne d’un contexte national, les ressorts descriptifs ou
explicatifs d’une configuration historique donnée,
spécialement lorsqu’elle est issue d’un processus chaotique
de (dé) colonisation, il y a grosso modo deux options,
théoriques autant que politiques. La première posture
s’appelle juridisme ou encore nominalisme et a très
longtemps prévalu, par une sorte de paternalisme nostalgique
au terme duquel l’objet étudié a été aussi sous-développé
que la science qui l’étudiait, il s’agissait de mesurer, par
exemple, le niveau de libertés publiques dont des citoyens
pouvaient jouir sur la seule base des textes instituant
lesdites libertés. Pour Djibouti, les avancées démocratiques
seront jugées à l’aune des dispositions formelles de la
Constitution ou des divers textes de loi garantissant telle
ou telle liberté.
Ou encore d’établir un inventaire à la
Prévert de toutes les conventions internationales ratifiées
par notre pays. Comme il s’agira pour le régime, dans une
posture d’incantation propitiatoire, de faire croire que les
Droits de l’Homme existent à Djibouti à partir du moment où
tout un forum est organisé sur ce thème, où la bonne
gouvernance est une réalité incontournable dès lors que
telle institution internationale investit des millions dans
sa promotion, ou encore que la liberté syndicale est
solidement établie puisque le Budget de l’Etat a prévu
d’autres dizaines de millions de nos francs dans son
renforcement. C’est souvent dans ce travers que tombent
quelques chercheurs et certains journalistes à prétention
internationale.
La seconde posture s’appelle, de façon
barbare, objectivation. Cela revient à donner une réalité
concrète, objective, à un concept théorique ou à un outil
heuristique. En l’occurrence, quand il s’agit de parler de
Démocratie ou des Droits de l’Homme à Djibouti, il
conviendra de rechercher, dans l’existence quotidienne des
corps et des choses, dans les structures sociales comme dans
les structures cognitives, en quoi on peut dire qu’il y a ou
qu’il n’y a pas Démocratie ou Droits de l’Homme ici. Bref,
cela consiste à prouver dans les faits la véracité ou
l’inexistence d’une idée, quand il ne s’agit pas d’un idéal.
Mais, justement, foin de théorie : il nous faut démontrer,
exemplifier, par la réalité concrète.
Officiellement invités par le gouvernement
djiboutien au ban des nations pour sa répression en matière
syndicale et soucieux de donner des gages de sa bonne
volonté en quête d’adéquation entre sa pratique indigène et
les stipulations des conventions internationales ratifiées à
cor et à cri, deux experts du B.I.T (Bureau International du
Travail) devaient participer jeudi dernier à une réunion,
sous l’égide du ministère de l’Emploi, entre régime et
syndicats nationaux. Invités par les deux experts à titre de
dirigeants reconnus par le B.I.T et les instances
internationales (et que le régime n’a pas hésité à exhiber à
la télé le 1er mai dernier
pour faire croire que la liberté syndicale était respectée),
les vrais responsables démocratiquement élus de l’UDT (Union
des Travailleurs Djiboutiens) sont arrivés sur les lieux en
toute bonne foi.
Le représentant du ministère de l’Emploi
(il conviendrait peut-être mieux de parler de ministère du
chômage), ayant vraisemblablement reçu des ordres stricts,
il a été signifié à ces responsables syndicaux qu’ils
étaient indésirables, le régime n’ayant prévu que la
participation des seuls clones. En toute simplicité
despotique : pourquoi faire compliqué quand la bêtise permet
de faire simple ? Outrés d’une telle impolitesse et désireux
de voir cette réunion se tenir dans des conditions décentes
et fructueuses pour toutes les parties concernées, les
experts du B.I.T ont solennellement invité la partie
gouvernementale à raison garder et à accepter la
participation de la représentation syndicale non clonée.
Rien n’y fit : ce fut un Niet plutôt musclé !
En effet, sur convocation du ministère
chargé de la répression syndicale, six policiers en
uniformes et en armes firent irruption dans la salle et en
expulsèrent manu militari les indésirables mais légitimes
représentants syndicaux. Ainsi donc, comme on dit dans
certains milieux qui ont le temps de s’étonner, les deux
experts du B.I.T ont pu assister à l’expulsion des vrais
syndicalistes : la réalité de la liberté syndicale a été
jugée à sa juste pertinence concrète. Furieux d’avoir été
abusés par un régime aussi irresponsable, et ne voulant
absolument pas cautionner par leur mansuétude un tel
terrorisme contre les travailleurs djiboutiens, les experts
du B.I.T ont aussitôt quitté Djibouti, promettant des
lendemains ailleurs douloureux au régime RPP.
Donc, le régime a utilisé la force des
armes pour contraindre au silence les représentants
légitimes d’une centrale syndicale en présence de délégués
d’une organisation internationale. Quand on l’entend
prétendre que seule la fierté nationale l’a conduit à
violemment réagir à l’affaire Borrel comme dans ses rapports
avec le FMI, le citoyen djiboutien, surtout s’il est
travailleur, ne comprend pas pourquoi les vrais
représentants librement et démocratiquement élus sont à ce
point et militairement humiliés devant des arbitres aussi
neutres que ceux du B.I.T. Dans ces conditions, à quoi sert
alors un forum sur les droits de l’Homme à Djibouti ?
De deux choses l’une : soit le Chef de
l’Etat est foncièrement incompétent au point de ne pas
pouvoir assurer un minimum de cohérence à l’action de son
gouvernement, ce qui expliquerait la marge de manœuvre
illégale de ses ministres ; soit il est l’instigateur de
toutes ces illégalités officielles, ce qui expliquerait
l’impunité de leurs auteurs.
Le plus souvent, la vérité se situe dans
l’entre-deux : la mauvaise foi a besoin d’une certaine
médiocrité.
Communiqué de
l'UAD
UNION POUR L’ALTERNANCE DÉMOCRATIQUE
(ARD, UDJ, MRD, PDD)
*
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
A l’occasion du 3ème anniversaire
de la signature de l’Accord de paix définitive du 12 mai
2001 décrétée Journée Nationale de la Paix, l’Union pour
l’Alternance Démocratique réitère ses exigences pour la
stricte application immédiate et intégrale de tous les
points objet de cet accord.
La non-application de l’essentiel de ses
volets et la violation pure et simple d’autres, avec
notamment l’adoption récente par l’Assemblée Nationale de
l’impertinente et irresponsable redéfinition des limites
territoriales des districts, recréent telles quelles les
conditions qui ont favorisé le déclenchement de la lutte
armée.
L’Union pour l’Alternance Démocratique,
constatant que les manœuvres du pouvoir sont loin de créer
un climat favorable à la promotion de la démocratie et de
l’état de droit en République de Djibouti, est désormais
déterminée à faire aboutir ses droits par tous les moyens.
Elle condamne ces pratiques unilatérales
d’un autre âge et exige :
- le retrait immédiat de cette loi et
l’adoption comme loi organique du projet de loi sur la
décentralisation tel qu’adopté par le gouvernement en
conseil des ministres et convenu d’accord parties le 12 mai
2001 ;
- le remboursement immédiat de la caution
de 32,5 millions FD déposée au Trésor national à la veille
des législatives de janvier 2003 et illégalement confisquée
jusqu’à ce jour par le gouvernement, toutes les démarches
légales étant épuisées dès lors. Ce genre de racket
absolument inadmissible est fait pour obliger les partis
politiques d’opposition à boycotter toute consultation
électorale.
Par ailleurs, l’Union pour l’Alternance
Démocratique, consciente des ses responsabilités, se doit
d’alerter l’opinion internationale et les pays amis sur les
dangers que fait courir à la stabilité politique de notre
pays le comportement insensé et irresponsable du régime en
place.
De même, l’UAD prend à témoin l’opinion
publique djiboutienne : la Démocratie ne peut exister que si
toutes les parties inscrivent leurs actions dans la légalité
et le respect de la volonté populaire.
Enfin, l’UAD décline toute responsabilité
sur les fâcheuses conséquences qui pourraient découler du
refus obstiné du gouvernement d’appliquer l’Accord de Paix
définitive, de renforcer l’Unité nationale et surtout de
respecter les Droits civiques fondamentaux.

Côte d’Ivoire, pour l’orgueil de l’Afrique
Tribune libre |
mardi, 7 décembre 2010 | par AREF
http://www.bakchich.info/Cote-d-Ivoire-pour-l-orgueil-de-l,12596.html
Lettre ouverte aux juristes africains
pour protester contre la violation caractérisée de la
souveraineté de l’Etat de Côte d’Ivoire et pour l’honneur de
l’Afrique
Actionnaire de Bakchich,
qui n’a jamais été tendre avec les
dérives du régime ivoirien en général et de son (toujours ?)
chef d’Etat Laurent Gbagbo, Mohammed Aref lance un appel au calme
sur la situation en Côte d’Ivoire. Et invite l’Union
Africain et le continent à mettre franchement les mains dans
le cambouis ivoirien pour trouver une issue à la crise. Sans
attendre, comme trop souvent, un coup de pouce de
l’extérieur… Tribune.
Mesdames et Messieurs les Juristes du Continent africain, Chers Collègues,
Comme vous tous, j’ai constaté avec amertume et consternation les critiques
ouvertement formulées par un fonctionnaire des Nations Unies
et le Chef de l’Etat français à peine une heure après son
prononcé à l’encontre d’une décision judiciaire rendue par
le Conseil Constitutionnel de l’Etat souverain de Côte
d’Ivoire.
Sans prendre partie le moins du monde en faveur ni contre la décision du
Conseil Constitutionnel, de la CEI, de l’un ou l’autre des
candidats ivoiriens, il est de notre devoir de relever :
1°/ qu’il n’appartient pas à un fonctionnaire d’une organisation
internationale ni à un Chef d’Etat étranger de considérer
comme quantité négligeable la décision prise par une
instance judiciaire d’un Etat indépendant ;
2°/ qu’il existe des recours internationaux ouverts très largement tant aux
parties en litige qu’à toute organisation qu’il s’agisse en
particulier des organes des traités ou des autres organes et
notamment ceux des Nations Unies organisés en application de
la Charte des Nations Unies. La Côte d’Ivoire est partie
entre autres à la Charte africaine des droits de l’homme et
des peuples ainsi qu’au Pacte international relatif aux
droits civils et politiques ainsi qu’à son protocole
facultatif qui prévoient la possibilité d’un recours à
l’encontre des décisions juridictionnelles d’un Etat qui
peuvent ainsi être examinés par des experts du droit
parfaitement indépendants tant des candidats que de l’ancien
colonisateur que du représentant du Secrétaire Général des
Nations Unies, davantage partie prenante dans le processus
électoral ivoirien et en tout cas insusceptible d’avoir
qualité pour apprécier une décision d’une instance
juridictionnelle d’un Etat souverain qui n’a pas été mis
sous tutelle de cette organisation.
3°/ qu’il est navrant et révoltant de constater une fois de plus que les
instances d’un Etat africain indépendant sont méprisées
outrageusement.
4°/ qu’il ne viendrait à l’idée de personne de dire que Al Gore a été élu
aux lieu et place de Bush lors des élections on ne peut plus
contestables intervenues aux Etats-Unis il y a à peine
quelques années aux lieu et place des instances judiciaire
américaines.
5°/ que la fameuse « communauté internationale » s’est bien gardée d’adopter
la même attitude que celle intolérable qu’elle a prise pour
la Côte d’Ivoire lorsqu’il s’est agi des élections qui se
sont déroulées en Egypte et que, dans le même temps, la même
« communauté internationale » a qualifié d’ « irrégulières »
et de « frauduleuses ».
L’honneur et
l’orgueil de l’Afrique
En conséquence, il nous appartient et il est temps pour nous d’exprimer
notre révolte contre une nouvelle tentative de colonisation
de notre Continent faute de quoi, nous allons soumettre la
désignation des instances politiques dirigeantes de nos pays
respectifs aux dictats des Chefs d’Etats des grandes
puissances qui, comme nous le savons tous, ne sont mus que
par les intérêts mercantiles de leurs propres pays et de
leurs hommes d’affaires.
C’est pourquoi nous devons inviter la véritable communauté internationale à
respecter l’Afrique et les Africains au même titre que ceux
des autres continents.
Nous devons également encourager l’Union Africaine à persévérer dans la
recherche d’un règlement politique accepté par les deux
parties en litige et, à défaut, à soumettre le litige
judiciaire qui oppose les deux candidats ivoiriens arrivés
au deuxième tour à une instance internationale indépendante
appartenant à notre continent, et ce, conformément aux
Traités et Conventions signés par la Côte d’Ivoire en
transmettant à cette instance le dossier du Conseil
Constitutionnel ivoirien.
Un minimum de sursaut d’orgueil me semble indispensable pour défendre
l’honneur de l’Afrique et donner un exemple de respect de la
règle de droit ainsi que des institutions chargées de la
dire.
A Djibouti, le 06 décembre 2010
AREF MOHAMED AREF
Légalité contre
légitimité : Gbagbo n'est pas un putschiste ?
Depuis quelques
jours, la couverture des médias est unanime : Alassane
Dramane Ouattara a gagné l'élection présidentielle en
Cote d'Ivoire et
Laurent Gbagbo tente de se maintenir au pouvoir contre le
résultat des urnes.
Cette lecture
des évènements nie la complexité et la spécificité de ce
scrutin, le réduisant à une énième forfaiture d'un
président-dictateur africain et renforçant l'image d'une
Afrique composée de Républiques bananières décidément bien
mal parties.
En prenant
position de manière si nette et si partiale, l'ONU, l'Europe
et la France en particulier, trop contente de donner des
leçons à un Président qui s'était opposé à elle, ne font
qu'attiser les rancœurs et les haines, et n'aide pas à une
solution pacifique.
Ouattara connaissait les règles
Mettons les
choses au clair tout de suite : tout le monde a conscience
qu'Alassane Ouattara aurait dû gagner ces élections. Mais
est-ce à l'ancienne puissance colonisatrice de proclamer les
résultats ?
On reproche
souvent aux dirigeants africains de ne pas respecter le
droit, les constitutions et aujourd'hui on exige de la Côte
d'Ivoire de proclamer son Président en dehors de tout cadre
légal ? Une élection est une procédure juridique, pas une
acclamation populaire.
Car la légalité
est incontestablement du côté de Gbagbo. Ouattara
connaissait les règles et les avait acceptées. Les médias
français ne cessent de répéter que le Conseil
constitutionnel est pro-Gbagbo, et ses décisions seraient en
conséquent non-valides. CQFD.
Pourtant, le
caractère partisan du Conseil constitutionnel français, que
personne ne nie, n'autorise pas les médias français et
encore moins les médias étrangers à rejeter ses décisions.
Le Conseil
constitutionnel ivoirien est une institution souveraine.
Passer outre représente un vrai danger pour la démocratie.
Comme le disait Barack Obama a Accra, « l'Afrique n'a pas
besoin d'hommes forts, mais d'institutions solides. »
Les membres du
Conseil constitutionnel ne sont pas tous des chefs de tribu
clientélistes mais bien des magistrats compétents qui jugent
en droit, avec la marge d'interprétation que leur autorise
leur prérogative, exactement comme cela se passe en France.
Une CEI intègre, un Conseil constitutionnel
partisan
Une vision
binaire oppose une CEI -Commission électorale indépendante-
intègre et un Conseil constitutionnel partisan. Mais quel
média français, en dehors de RFI, a relayé que la CEI, est
au deux tiers composée de partisans de Ouattarra ? Qui a
informé que Youssouf Bakayoko, président de cette même CEI,
est « pro-Ouattara » autant que Paul Yao N'Dré, le président
du Conseil constitutionnel, est « pro-Gbagbo » ?
Où a-t-on pu
lire que les résultats de la CEI proclamant la victoire de
Ouattara ont été annoncés à partir de… son QG de campagne ?
Quelle crédibilité donnerions-nous à une élection
présidentielle française si ses résultats étaient délivrés
du siège de l'UMP, rue de La Boétie ?
La réalité est
pourtant simple : la plus haute institution de Côte d'Ivoire
a décidé, au vu de différents éléments, d'annuler les
résultats dans certains départements, comme cela se passe
régulièrement en France, à
Perpignan, à
Corbeil-Essonnes, peut-être
bientôt dans la région Ile-de-France. Rien ne nous permet de
juger de la réalité ou non de ces fraudes, et de contester
une décision qui a été prise en toute légalité.
Bien entendu,
cette décision pose une question politique inévitable : en
annulant en bloc les résultats de départements qui votent
habituellement à plus de 80% pour le RDR de Ouattara, le
Conseil constitutionnel a permis à Gbagbo de repasser en
tête.
Or, fraude ou
pas fraude, il est politiquement anormal (mais
constitutionnellement valable) que certains départements
n'aient pas pu exprimer leur vote. Laurent Gbagbo sait bien
que sa défaite est trop large pour être imputée à de seules
fraudes. Il s'oppose donc à l'idée de faire revoter ces
départements.
Ne pas s'ingérer dans les affaires d'un
Etat souverain
Pourtant, cette
issue est la seule qui semble à même d'apaiser la Côte
d'Ivoire. C'est sur ce point que pourraient jouer Ouattara
et la communauté internationale. Il faut accepter le jeu
institutionnel qui a invalidé certains résultats tout en
déposant des recours pour faire revoter les habitants de
Bouaké, Korhogo, Boundiali, Dabakala, Ferke, Katiola, Beoumi
et Sakassou.
Il n'est pas
normal que le vote de ces Ivoiriens ne soit pas pris en
compte dans le résultat final. Quoi qu'on en dise, Laurent
Gbagbo est un légaliste. Il respecte l'Etat de droit. Il est
le seul président ivoirien à avoir accepté de perdre une
élection -législative- en 2001 ouvrant une courte période de
cohabitation avant l'irruption de la rébellion.
En tentant de
s'imposer contre le droit, en revendiquant le soutien de la
communauté internationale et de la France comme une source
de légitimité, en nommant l'ex-chef de la rébellion,
Guillaume Soro, Premier ministre, Alassane Ouattara joue un
jeu très dangereux. Il donne raison rétrospectivement aux
théories nationalistes de Gbagbo, il se présente comme le
candidat de l'étranger qui veut s'imposer contre le cadre
légal de son pays et il corrobore la théorie de ses
accointances avec la rébellion. Laurent Gbagbo a beau jeu de
dire maintenant aux Ivoiriens « je vous l'avais bien dit ».
Ni la France,
ni l'ONU n'ont à s'ingérer dans les affaires d'un Etat
souverain qui respecte le droit. Personne n'est intervenu de
l'étranger pour demander la démission de Georges Bush en
2000, ou pour commenter le financement de la campagne de
Balladur en 1995, voire même la nomination au ministère de
l'Intégration d'un individu condamné pour injure raciale. On
fait confiance à nos systèmes de régulation interne pour
gérer les difficultés.
Le droit n'a
pas été violé en Côte d'Ivoire. On peut commenter et
critiquer une décision juridique sans menacer les
institutions. On peut avoir un discours politique offensif
sans contester le cadre constitutionnel. Mais ne nous
permettons pas de parler de coup d'Etat quand les gendarmes
français qui avaient tirés des balles meurtrières sur la
foule en 2004 sont actuellement déployés dans les rues
d'Abidjan.
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GUERRES CIVILES, ACCORDS DE PAIX ET
FOURBERIES POLITICIENNES
Dans deux éditions différentes, nous avions relevé les similitudes des
crises politiques que traversent la Côte d’Ivoire et notre
pays. Si, en Afrique, ces deux pays n’ont pas le monopole
des maux récurrents et endémiques sur notre continent que
sont la corruption, les fraudes électorales, le népotisme et
la prétention pathologique à régner et à perdurer par la
force, pour ne citer que ces maux-là ils se singularisent
par la violation unilatérale et la non-application
systématique par les pouvoirs en place d’Accords de paix
ayant mis fin à de sanglantes guerres civiles.
Le tragique rebondissement de la crise
politique qu’a connu le 26 mars au matin, la Capitale
ivoirienne, devrait inspirer les dirigeants djiboutiens sur
les risques réels que fait courir à notre pays la
non-application des Accords de paix. Suite aux Accords de
Marcoussis, l’opposition armée ivoirienne accepte de
participer au gouvernement. L’attentisme et les incessantes
volte-face du Président ivoirien avaient mis en péril la
fragile paix péniblement acquise, provoquant la suspension
de la participation au gouvernement des « Forces
Nouvelles » qui n’ont toujours pas désarmé leurs
troupes. D’efficaces pressions internationales (ONU, UA,
France,…) avaient fini par les convaincre de revenir sur
leur décision.
Afin d’accélérer le processus de paix, tous
les partis politiques de l’opposition ivoirienne ont appelé
leurs militants et sympathisants à manifester de façon
unitaire le 26 mars 2004 dans les rues de la Capitale,
entendant ainsi faire la démonstration que l’ensemble de la
population ivoirienne souhaite l’application immédiate et
intégrale des Accords de Marcoussis pour sortir de la crise
politique et mettre la Côte d’Ivoire sur les rails de la
réconciliation et du développement. Côté pouvoir, on
s’accroche.
Simone Gbagbo, épouse de qui de droit et
présidente du groupe FPI à l’Assemblée Nationale, ainsi que
Charles Blé-Goudé, chef de file des Jeunes Patriotes,
mobilisent leurs troupes fanatisées. Sous leur pression,
Laurent Gbagbo interdit la manifestation, violant ainsi un
droit garanti par la Constitution, et prend bien soin d’en
interdire également la couverture à tous les journalistes
indépendants, nationaux comme étrangers.
Cette dernière interdiction et la suite des
événements accréditent la thèse vraisemblable d’un massacre
prémédité, programmé ! A huis-clos. Refusant de se laisser
intimider et sûrs de leur bon droit, les partis de
l’opposition politique ivoirienne maintiennent leur mot
d’ordre de manifestation pacifique.
Des dizaines de milliers d’Abidjanais
bravent alors l’interdiction et convergent vers le lieu du
rassemblement. Les forces de police, qui en ont
manifestement reçu l’ordre, dispersent alors la foule
compacte, tirant à balles réelles sur des manifestants à
mains nues. La manifestation ainsi dispersée, c’est
l’engrenage infernal. Des escadrons de la mort entrent en
action, procèdent à des rafles sélectivement massives, puis
à des exécutions sommaires et religieusement ciblées (depuis
le silence complice ou gêné dont bénéficie Israël, c’est
devenu une mode politiquement presque correcte). Bilan
officiel : une quarantaine de morts, dix fois plus selon
l’opposition et Amnesty International, 300 au bas mot selon
des sources étrangères bien informées. Résultat : les
positions se radicalisent, toute l’opposition suspend sa
participation au gouvernement et a appelle pour le 29 mars à
une grande manifestation nationale (aussitôt interdite par
le régime), déterminée à marcher et obliger Gbagbo (époux) à
la démission ou l’application immédiate des Accords de
Marcoussis, internationalement salués.
Encore traumatisés par les violences
policières, les militants de l’opposition ont ignoré cet
appel à manifester. Arrogant, Gbagbo claironne : « le
départ de Jean-Bertrand Aristide donne des idées à certains
Ivoiriens, ils oublient simplement que la Côte d’Ivoire n’est
pas Haiti et que le Président Gbagbo n’est pas Jean-Bertrand
Aristide. » et accuse les ex-rebelles d’être à l’origine
des troubles parce qu’ils refusent de désarmer. Depuis quand
une pacifique manifestation constitue-t-elle un trouble à
l’ordre public ? Au vu du sort réservé à des manifestants
aux mains nues, les réticences des Forces Nouvelles à
désarmer sont parfaitement compréhensibles.
A la veille du 10ème anniversaire
du génocide au Rwanda, les troupes françaises déployées dans
le cadre du dispositif « Licorne » restent
calfeutrées dans leurs casernements, considérant ces
exactions ciblées comme des opérations de maintien de
l’ordre.
Par la voix de son porte-parole, le Quai
d’Orsay s’est quant à lui courageusement contenté de «
déplorer les violences qui ont secoué Abidjan »,
affirmant « sa profonde inquiétude quant à l’évolution du
processus de paix »…Espérons que l’indifférence
française ne « donnera pas des idées » à d’autres
parvenus par la force et la fraude.
A Djibouti, force est de constater que tous
les ingrédients d’un tel scénario sont d’ores et déjà
réunis, la fraude électorale massive en supplément , et dans
la perspective des élections régionales : un climat social
explosif comme l’attestent les grèves à répétition
(Education Nationale, épouses FNP ou autres revendications
corporatistes) et la récente insubordination d’une Armée
Nationale lassée des traitements de faveurs
antirépublicains, impasse politique consécutive à la
non-application de l’essentiel des accords de paix.
Une fronde généralisée ; une Garde
Présidentielle choyée et suréquipée qui jure en public et
sur le Coran sa fidélité au grand chef ; une opposition
déterminée à ne pas s’en laisser conter et demandant
l’application immédiate et intégrale de l’Accord de paix du
12 mai 2001 tel que convenu d’accords parties… en plus d’un
climat d’insécurité préoccupant.
Nous l’avions dit et le répétons encore,
tant à l’attention du gouvernement que de nos partenaires au
développement, témoins dudit Accord, qu’il n’y a pas trois
solutions pour sortir de l’actuelle impasse : soit et c’est
notre souhait, l’Accord du 12 mai 2001 est immédiatement et
intégralement appliqué tel quel et tout le monde en sortira
gagnant et grandi ; soit l’une des parties imposera sa
solution par la force, avec les incalculables conséquences
que n’assumeront que les fourbes et les fraudeurs.
Quand on connaît la détermination de
l’opposition et qu’on garde en mémoire l’indélicate façon
dont la Garde Présidentielle a dispersé une pacifique
manifestation d’handicapés de guerre… le pire est à
craindre.
Qu’à Allah ne plaise !
Appel de l'ADD pour une manifestation devant l'Ambassade de
Djibouti à Paris
APPEL de l’Association pour La Démocratie et le
Développement (A.D. D)
pour la commémoration de 19ème anniversaire du massacre d’Arhiba
ADD-Djibouti@hotmail.fr
L’Association pour la Démocratie et le Développement (ADD)
lance un appel à manifester pour la commémoration du
massacre d’Arhiba le 18 décembre 2010 de 14h30 à 16h30,
devant l’Ambassade de Djibouti : 26 rue Emile Meunier Paris
16ème, métro Porte Dauphine.
C’est pour la 19ème année consécutive, que l’ADD commémore
l’anniversaire du massacre d’Arhiba du 18/12/1991où 59
civils innocents sont tombés et 80 autres blessés sous les
balles de l’ensemble des forces de l’ordre gouvernementales
(armée, gendarmerie, police et marine).
C’est un véritable crime de guerre commandité par les plus
hautes autorités du pays, en pleine déroute militaire face
au FRUD.
L’impunité totale dont jouissent les commanditaires et les
auteurs de ce crime de guerre encourage d’autres tueries et
violations des droits Humains
Cette année encore, le régime réprime à bras raccourci à
Djibouti ville, et dans les campagnes, dans un contexte
marqué par la volonté du Chef de l’Etat de passer en force
pour briguer un troisième mandat, ouvrant la voie à une
présidence à vie.
- Mort sous la torture de Mahdi Abdillahi, assassinat du
colonel Abdi Bogoreh ,
- Exécutions extra-judiciaires à Tadjourah, à Djibouti, à
Hanlé, à Ali Sabieh ;
- Arrestations arbitraires et tortures : Mohamed Ahmed dit
Jabha, militant du FRUD, Mohamed Abdillahi, frère du défunt
Mahdi ainsi que d’autres personnes croupissent en prison ;
- Ratissages des régions du nord, bannissements et
expulsions de 300 citoyens djiboutiens vers l’Ethiopie,
blocus alimentaire de la région d’Obock.
L’ADD lance un appel à tous les démocrates, pour commémorer
tous ensemble cette année l’anniversaire de massacre
d’ARHIBA le 18 décembre 2010 par un rassemblement devant
l’ambassade de Djibouti à Paris.
Faire de cette journée, une manifestation contre tous les
massacres, les crimes, les violations des droits humains,
perpétrés par le régime de Djibouti.
L’Association pour la Démocratie et le Développement exige :
-l’Ouverture d’une enquête internationale sur le massacre d’Arhiba
du 18/12/1991
-la fin de l’impunité et les jugements des commanditaires et
des auteurs de ce massacre et des autres tueries
L’ADD dénonce :
-les violations permanentes des Droits Humains à Djibouti
-la perpétuation de la dictature et la volonté de Guelleh de
briguer une présidence à vie.
A LA Mémoire des victimes, l’A.D.D appelle à un
rassemblement qui aura lieu le samedi 18 Décembre 2010
devant l’Ambassade de Djibouti
26 rue Emile Meunier, Métro Porte Dauphine : 14h30 à 16h30
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Avec le soutien de l’AFASPA, l’Amicale Panafricaine, Femmes
Solidaires, l’O.R.D.H.D, Le Comité des Femmes Djiboutiennes
contre les Viols et l’Impunité
Une
bastille à prendre !
-Une
femme, Fato Omar, chargée de la promotion féminine au sein
des instances exécutives de l’ARD est à nouveau arrêtée,
transférée à Djibouti….le 12l12 ;
- en
2005 et 2008 la même Fato ainsi que la jeune Mariam et la
moins jeune Fatouma Youssouf sont arrêtées, détenues,
emprisonnées…
-En
2005, Mahdi Ibrahim Ahmed God est blessé au combat à
l’avenue Nasser pour avoir exprimé une opinion autre…
-En
2008, le siège de l’UDJ qui devait abriter une réunion de
l’UAD, est saccagé en pleine campagne électorale par les
forces de l’ordre…
-ETC….
La liste
est interminable des biens et des personnes spoliés dans
leurs droits…
-Un
ancien ministre de la Défense, deux lycéens, deux dirigeants
de l’ARD, sont encore injustement détenus au fichier central
de la gendarmerie de Djibouti : l’ancien ministre de la
défense pour avoir défendu un fils cardiaque âgé de dix sept
ans, les lycéens pour avoir exprimé une préférence
partisane, et les dirigeants de l’ARD pour ce qu’ils sont et
qu’ils représentent !
-Les
lycéens comme les autres sont à l’heure où nous mettons en
ligne notre colère, victimes d’intimidations, de pression
que nous décrirons dans les détails en temps utile
De toute
évidence, le gouvernement cherche à provoquer une crise !
La
meilleure façon de prendre cette bastille que sont nos
Droits, c’est de ne pas céder à la provocation d’un pouvoir
en fin de vie, tout en restant mobilisés et déterminés !
Le
Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS) condamne les
arrestations de démocrates d'un parti légal
Congrès djiboutiens pour la solidarité ( CDS)
Condamne les arrestations des démocrates d’un parti légale
de l’opposition ARD
Ø
Président de la fédération de l’ARD
de Tadjourah :
Mr Youssouf Ambassa
Ø
Vice-présidente de
la Fédération
de Tadjourah
:Mr Fato Omar
Ø
Membre du bureau exécutif de ce parti
:Mr Mohamed Ismaël Aden
Ø
Un parent d’élève et ancien ministre
: Mr
Houssein Barkat Siradj,
Ø
Deux jeunes lycéens
: Mr Souleymane Ali Dab et Mr Youssouf Idriss
Nous condamnons aussi l’entrave à l'exercice
syndical et à la liberté de déplacement du :
Ø
secrétaire général
de UDT : Mr Aden ABDO . qui a été empêché de se rendre le 12 décembre à une conférence régionale à
Casablanca organisée par l’O.A.T. et l’O.I.T.
Ce système qui empêche toutes les
expressions politiques et sociales a pris les services
publics en otage et il se sert
comme de propriété privé.
Le
RTD et les journaux nationales ( La Nation, al Qarn).
Il viole la constitution au profit d’une seule
personne, il terrorise les citoyens
Je ne vois pas quelle crédibilité il a pour appeler ou
organiser une élection démocratiques.
Nous exigeons la libération immédiate et sans condition de
ces citoyens.
Nous appelons aux djiboutiens de n’est pas admettre ces
terreur et il
faut se révolter avant que le tour de chacun devient
derrière les grillages de prisons .
Chers compatriotes démocrates arrêtés ou entravés à
l'exercice syndical arbitrairement , vous n’êtes pas seuls.
La justice, tout les djiboutiens et
tout les nobles démocrates
sont avec vous.
Vive Djibouti , vive la justice et la démocratie
Président de CDS
Ismail BOUH ROBLEH
Mouvement pour le
Renouveau démocratique et le Développement
(Ancien PRD)
Cité Poudrière
Avenue Nasser
Tel : 34 23 99
www.mrd-djibouti.org
BP : 3570
Djibouti
COMMUNIQUE DE
PRESSE
Bruxelles, le 14
décembre 2010
Vendredi 10
décembre 2010, deux membres dirigeants de
l’ARD, Fato Omar, vice-présidente de la
fédération de l’ARD à Tadjourah, et Mohamed
Ismaël Aden, membre du bureau exécutif de ce
parti d’opposition, ainsi que deux
lycéens, Souleiman Ali Dabalé et Youssouf
Idriss, ont été arrêtés par la gendarmerie.
Ils ont été transférés samedi à Djibouti.
Dimanche 12 décembre, ce sont le président
de la fédération de l’ARD à Tadjourah,
Youssouf Ambassa, et un parent d’élève et
ancien ministre, Houssein Barkat Siradj, qui
ont été interpellés et transférés à
Djibouti-ville par la gendarmerie. Ces
arrestations font suite à une manifestation
de l’Opposition à Tadjourah contre le
troisième mandat du président Guelleh.
De même, d’autres
partisans du changement démocratique, pas
moins d’une trentaine, sont arrêtés depuis
dimanche à Ali-Sabieh puis transférés dans
la capitale par la police pour avoir réitéré
leur rejet du troisième mandat et du régime
du président Guelleh.
Le MRD condamne
fermement cette vague de répression
politique et exige la libération immédiate
et sans condition de toutes ces personnes.
Le président du
MRD
Daher Ahmed
Farah
UNION POUR
L'ALTERNANCE DEMOCRATIQUE (UAD)
Djibouti, le 13
novembre 2010
HALTE AU DENI
DE DROIT
Les inadmissibles entraves gouvernementales à la liberté d’expression,
-à l’exercice des Libertés syndicales (Le secrétaire Général de
l’U.D.T., Mr Adan Mohamed Abdou a été
empêché de se rendre le 12 décembre à une
conférence régionale à Casablanca organisée
par l’O.A.T. et l’O.I.T. et s’est vu
confisqué par la police son passeport et
son billet d’avion),
- le mépris gouvernemental des normes minimales au fonctionnement
démocratique des partis politiques
(arrestations et détentions arbitraires des
militants et dirigeants de l’ARD de
Tadjourah les 10, 11 et 12
décembre),
constituent une légalisation de la
violation des droits civiques que l’U.A.D.
ne saurait cautionner par son silence.
Aux légitimes aspirations
populaires à la démocratie, le régime répond
par la force brute et la répression
policière.
Convaincue que la seule force qui
vaille en République étant celle du peuple,
l’U.A.D. :
-appelle le peuple djiboutien à se tenir prêt à pacifiquement imposer
dans les semaines à venir un Etat de Droit
digne de ce nom.
Le
Président de l’U.A.D.
Ismaël Guedi Hared
Le Forum pour la démocratie et la paix
(FDP) appelle à manifester le 18 décembre à
Bruxelles
Nous invitons toutes celles et ceux
qui sont épris de paix et de justice, à
venir manifester à nos côtés le samedi
18/12/2010 afin de commémorer le 19ème
anniversaire du massacre du 18 Décembre
1991perpétré à Arhiba par le régime en place
à Djibouti.
Des civils innocents (femmes, enfants et
vieillards) au nombre de 59, sans
compter les blessés et disparus, ont
horriblement trouvé la mort.
A ce jour, ce crime reste impuni et nous ne
pouvons nous permettre de ranger cette
sombre page de l’histoire de notre pays, qui
hélas se perpétue, dans les oubliettes de
l’histoire.
Tout en redoublant d’efforts nécessaires,
nous ne cesserons nullement de dénoncer avec
véhémence l’impunité dont jouissent les
commanditaires et auteurs de ce crime contre
l’humanité.
Partant, le Forum pour la Démocratie et la
Paix lance un appel à tous les
Djiboutiens établis en Belgique, les
associations, les démocrates et amis des
démocrates, à venir manifester et
dénoncer les violations caractérisées des
Droits de l’Homme et les répressions dont
les civils innocents sont victimes à
Djibouti.
Quoi : manifestation pour dénoncer les atteintes aux droits de
l’homme à Djibouti.
Quand : le samedi 18/12/2010 de 14 h à 15 h
Où : devant l’ambassade de Djibouti à Bruxelles : Av. Franklin
Roosevelt,204 à 1000 Bruxelles ( tram 93,
arrêt Brésil).
L'Equipe
Communiqué de l’Union Djiboutienne du Travail (UDT) :
dénonciation et appel

Suisse, le 12/12/2010
Communiqué
Objet:
Dénonciation et appel
Ce soir, dimanche 12 décembre 2010, les employés du Yemeniya
airlines ont utilisé toutes les parodies possibles pour
empêcher au camarade ADAN Mohamed Abdou, secrétaire général
de l'UDT, de prendre son vol vers le Maroc.
Mais, n'ayant trouvé aucune anomalie dans ses documents, ils
font appel à la police en douce qui lui confisque son
passeport et son billet d'avion et par la même occasion, ces
derniers lui apprennent qu'ils agissent sur ordre de la
hiérarchie. Autre chose surprenant, le frère du ministre de
l’Emploi, de l’Insertion et de la formation professionnelle,
un employé de la compagnie aérienne, Air France, était du
coté des agents de la compagnie Yemeniya comme s'il avait la
charge de s'assurer de la bonne exécution de l'ordre.
Déjà ce matin du dimanche, jour ouvré à Djibouti, Adan avais
été informé que le ministre de l'emploi, qui lui aussi est
convié à cette conférence régionale tripartite organisée
conjointement par l'OAT et l'OIT a Rabat au Maroc, était
très fâché du fait que l'Union Djiboutienne du Travail soit
invitée compte tenu qu'il considère les conférences de l'OAT
comme leur chasse gardé. La police lui a même dit qu'une
enquête serait ouverte à son encontre.
Ce n'est plus un secret pour personne que le gouvernement
Djiboutien viole et bafoue sans retenue aucune depuis une
quinzaine d'année les conventions et recommandations du BIT
comme les dispositions constitutionnelles de l’OIT et de
l'OAT ainsi que le pacte international relatif aux droits
civils et politiques comme celui relatifs aux droits
économiques, sociaux et culturels.
Cependant, nous sollicitons à la CSI, la CISA, l'OAT et
l'OIT ainsi que les organisations syndicales amis, la
condamnation de cette nouvelle violation des droits
syndicaux comme ceux de déplacements de notre camarade ADAN
et une intervention auprès du président de la république de
Djibouti pour la restitution de son passeport au plus vite
possible.
Dans l’attente, nous vous prions d’agréer l’expression de
notre haute considération.
Responsable aux relations internationales de l'UDT
Hassan Cher Hared
Avenue P. Pascal- B.P.2431 -Djibouti Tél: + 41 82 39 79
Email:
udt_djibouti@yahoo.fr, Site web:
www.udt-dj.org
Diffusion d'information de la LDDH: les chancelleries sont
averties !
|
Le
Président
|
DIFFUSION D’INFORMATION
DU
12 DECEMBRE 2010
LES CHANCELLERIES DE LA
PLACE SONT AVERTIES.
Avec un dictateur usurpateur et corrompu, il
est interdit de s’exprimer pacifiquement.
|
Avec un dictateur usurpateur et corrompu, il
est interdit de s’exprimer pacifiquement.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) exprime son
total soutien aux
populations du Nord de notre pays, qui font
constamment l’objet d’une répression sauvage et depuis jeudi
dernier, simplement pour avoir manifesté pacifiquement sous
l’égide d’un Parti légal en l’occurrence l’ARD.
Il est interdit de s’exprimer librement contre le non
paiement des salaires des cheminots des Dockers, du Corps
médical, sans oublier les étudiants en médicine dont un
grand nombre d’étudiants ont été suspendus.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) exprime son
inquiétude :
- face à la répression de masse et les arrestations
abusives qui s’abattent sur les Populations civiles de
Tadjourah et d’Obock qui exprimaient pacifiquement leur
soutien à l’Opposition ;
Et suite aux propos du Premier des Ministres Monsieur
Dilleita qui ose parler de la Paix, aux côtés de
l’Ambassadeur des USA, alors que les Forces Etrangères
dirigent à partir de Djibouti les crimes de guerre et crimes
de génocide quotidiens contre les populations civiles
somalies.
Alors que le candidat illégal et inconstitutionnel
s’affiche avec un groupe entretenu à grand frais et dénommé
« Somali Pen » dont l’un des dirigeants, semble-t-il colonel
de Gendarmerie, est un violeur de mineurs, que recherche un
Tribunal Nord américain.
Voilà quelques points sur lesquels la diplomatie des USA et
pays Européens ferment les yeux et continuent à soutenir
pour une fausse géostratégie.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains LDDH exige la
libération immédiate de tous les otages de la gendarmerie en
violation aux dispositions du Code pénal et de la
Constitution Djiboutienne du 4 septembre 1992.
NOEL ABDI Jean-Paul
Communiqué du président de l'ARD: Halte aux arrestations
arbitraires !

|
Alliance
« La
seule vraie politique est la politique
du vrai »
EDGAR
FAURE
Républicaine
pour
le Développement |
Djibouti, le 12 décembre2010
Suite à la tournée de mobilisation de l'ARD mercredi et
jeudi derniers dans les districts d'Obock et Tadjourah, le
pouvoir djiboutien a procédé à des arrestations arbitraires
de nos cadres et militants à Tadjourah. Leur seul tort est
d'avoir pris part à une marche pacifique dans les rues de
cette ville aux cotés de la direction de l'ARD en scandant
les mots d'ordre de leur parti.
Après avoir arrêté vendredi deux de nos responsables et deux
lycéens à Tadjourah, la gendarmerie de cette ville a arrêté
puis transféré sur Djibouti ce dimanche, le président de
notre fédération de Tadjourah, Mr Youssouf Ambassa et un
parent d’élève, Mr Houssein Barkat Siradj,
ancien ministre.
Cette hystérie répressive du régime djiboutien est une vaine
tentative d'étouffer la contestation populaire qui
s'amplifie de jour en jour sur toute l'étendue du territoire
national.
L'Alliance Républicaine pour le Développement (ARD), parti
d'opposition légal, reste déterminée à poursuivre la
mobilisation générale et à faire usage d'une liberté
d'expression conquise de haute lutte, et exige par
conséquent:
- la libération immédiate et inconditionnelle des personnes
arrêtées à Tadjourah et arbitrairement détenus à la
gendarmerie de Djibouti.
- demande
à tous ses militants et à tous les démocrates djiboutiens de
poursuivre le légitime combat pour l'alternance
démocratique.
Le président de l'ARD
Ahmed Youssouf Houmed
Communiqué de presse de la LDDH: détention au secret des
réfugiés érythréens
COMMUNIQUE DE PRESSE DU 11 DECEMBRE 2010
L’Ecole de Police de Nagad est un Centre de la Détention Arbitraire
illimitée.
Halte à la Discrimination raciale, éthique et/ou tribale !
Après,
la diffusion par le site de All Afar des inquiétudes des
familles de réfugiés Erythréens dont l’un d’origine
Djiboutienne âgé de 16 ans Moussa Omar Ali et quatre
autres enseignants risquent d’être remis aux autorités
Erythréennes avec d’autres réfugiés qui ont fui le régime
Dictatorial en Erythrée.
Constatant que,
ces jeunes réfugiés Erythréens sont depuis le 1er
décembre 2010 jusqu’à présent séquestrés à Nagad.
Hier le 10 décembre 2010,
quatre vieux de la famille qui se sont rendus à Nagad pour
rendre visite aux jeunes qui ont fui l’Erythrée voisine et
incarcérés abusivement dans un Centre où des policiers
somaliens connus pour leurs tortures s’entraînent, ont, dès
leur arrivés été coffrés dans des conditions tenues jusqu’à
présent secrets.
Les personnalités arrêtées
sont :
-
Omar Ali (père de l’adolescent de 16 ans) ;
-
Omar Ali (de la famille) ;
-
Osman Ali (de la famille) ;
-
Ali Abdillah (chauffeur).
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) réitère sa
demande au candidat à un troisième mandat illégal et
anticonstitutionnel d’ordonner à ses troupes de relâcher
dans les plus brefs délais et de les remettre au HCR.
La Ligue Djiboutienne des Droits de l’Humains (LDDH) est
sidérée d’entendre à travers la RTD le discours dans les
locaux de l’ Association de l’UNFD « maison » par la
Représentante du PNUD qui a exprimé sa satisfaction des
droits de l’Homme en République de Djibouti lors de la
Journée Internationale des Droits de l’Homme organisée par
le régime dictatorial usurpateur et corrompu.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un
Appel pressant au Haut Commissaire aux Réfugiés, qui nous a
récemment rendu visite, de prendre toutes les dispositions
nécessaires pour que ces jeunes réfugiés Erythréens soient
rapidement libérés, d’engager toutes les dispositions pour
assurer leur sécurité et en cas de refoulement sur
l’Erythrée de déposer des plaintes auprès des juridictions
concernées.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un
Appel à l’Observatoire des Prisons, à l’Observatoire
des Droits de l’Homme et aux Organisations internationales
des Droits de l’Homme afin de mette fin aux différents
Centres de détentions secrets dans des Camps des Forces
armées djiboutiennes et certainement dans les camps des
Forces Armées Etrangères dans l’objectif d’une pseudo
géostratégie.
NOEL ABDI Jean-Paul
Arrestation de membres de l’ARD et manifestation dans
plusieurs villes
Deux responsables de
l’ARD et deux jeunes militants ont été interpellés vendredi
à Tadjourah par la gendarmerie au lendemain d’une
manifestation pacifique à laquelle ils avaient pris part et ont tous été transférés à Djibouti ce samedi
matin 11 décembre.
Fato Omar,
Vice-présidente de la Fédération
de Tadjourah, Mohamed Ismaël Aden, membre du bureau
exécutif de l’ARD, ainsi que deux jeunes lycéens Souleymane
Ali Dabalé et Youssouf Idriss, sont les quatre personnes
arrêtées et toujours détenues à Djibouti depuis leur
transfert
au
Fichier central de la gendarmerie dans la capitale.
Aucune explication
n’est donnée à ce jour par la gendarmerie pour justifier la
capture de citoyens djiboutiens qui avaient simplement
participé à une action légale et pacifique organisée à
l’appel de leur mouvement.
De jeunes militants
d’Obock et de Tadjourah ont réagi vivement à l’arrestation
de leurs camarades et ont manifesté ce samedi dans les rues
de ces villes, empêchant l’embarcation « bac » d’accoster au
port de Tadjourah. La police a fait usage de bombes
lacrymogènes contre ces jeunes manifestants qui ont riposté
à leur tour par des jets de pierres.
Les militants d’Arhiba
à Djibouti ont décidé de manifester eux aussi en masse dans
la capitale ce samedi en solidarité avec leurs camarades
d’Obock et de Tadjourah si la libération de tous les
prisonniers n’était pas obtenue.
Nous exigeons la
libération immédiate des démocrates djiboutiens injustement
arrêtés et nous appelons la communauté nationale et
internationale à prendre acte de la situation engendrée par
ces arrestations.
La Rédaction de
Réalité en ligne
Samedi
11 décembre 2010
Trois semaines après le grand rassemblement populaire de
l'UAD organisé à l'occasion de l'Aïd-el adha dans la
capitale, une délégation de notre parti s'est rendue à Obock
et Tadjourah mercredi et jeudi derniers. Arrivés à Obock par
voie maritime, les dirigeants de l'ARD ont été
chaleureusement accueillis par plusieurs dizaines de jeunes
militants brandissant des banderoles où on pouvait lire:
« UAD soyez les bienvenus chez vous, les Obockois sont tous
avec vous; NON au viol de la constitution et au 3e mandat
! »
Dans l'après-midi, la direction de l'ARD a délivré son
message politique aux Obockois et dans la soirée elle s’est
entretenue avec des comités de jeunes, de femmes et des
sages de cette ville.
Le lendemain, jeudi 9 décembre, la direction de l'ARD a
rejoint Tadjourah par la route. Après une longue marche
pacifique dans les rues de cette ville aux cotés des
militants et sympathisants enthousiastes, la délégation
s'est adressé à la population de Tadjourah rassemblée devant
l'annexe de notre parti sise en bordure de mer.
Dans l'après-midi de jeudi, la direction de l'ARD a regagné
la capitale par voie maritime avec la conscience d'une
mission accomplie au bénéfice du peuple djiboutien en lutte
pour imposer l'alternance démocratique. Mais aux dernières
nouvelles, cette démonstration de popularité de l'opposition
à Obock et Tadjourah aurait ébranlé le pouvoir du candidat
illégal à un troisième mandat anticonstitutionnel.
Dans l'après-midi de vendredi, la police politique et la
gendarmerie locale se sont mis à traquer nos militants et
dirigeants à Tadjourah. Arrêté vendredi après-midi, un de
nos dirigeants de Tadjourah est toujours détenu sans motif
dans les locaux de la gendarmerie de Tadjourah.
Nous demandons sa remise en liberté immédiate, et que
cessent également les intimidations à l'encontre de nos
militant et sympathisants à Obock et Tadjourah ! Car loin de
nous intimider, ces gesticulations policières sont des
preuves évidentes de la crainte qu'inspire le verdict de la
rue à celui qui prétend « se soumettre à la volonté du
peuple djiboutien ».
Vidéo de la tournée
Photos de la tournée de l'ARD dans le nord
de Djibouti









LDDH : Réquisitoire introductif ouvert du 10 décembre
2010
|
Le
Président
|
REQUISITOIRE INTRODUCTIF
OUVERT
DU
10 DECEMBRE 2010
REQUISITOIRE INTRODUCTIF
OUVERT DU 10 DECEMBRE
2010 SUR LES CRIMES DU
DICTATEUR PASSIBLE DE
POURSUITES AUPRES DES
TRIBUNAUX AUX
COMPETENCES
INTERNATIONALES.
|
Définition du
vocabulaire juridique de G. CORNU :
« Réquisitoire
à fin d’informer (ou réquisitoire introductif). Document
par lequel le ministère public saisit le juge
d’instruction en le demandant d’informer sur certains
faits paraissant constituer une infraction. »
Contexte djiboutien
En République
de Djibouti il est impossible de déposer des plaintes
pénales contre le Chef de l’Etat même en cas de Haute
Trahison, le rendant impuni et rendant les juridictions
de notre pays stériles.
La cause
principale découle du fait que le texte de la Haute Cour
de Justice adopté en 1993, présenté par le Secrétaire du
Bureau de l’Assemblée Nationale à cette époque NOEL ABDI
Jean-Paul et comportant la Loi Organique portant sur la
création de cette Haute Juridiction qui serait chargée
de juger le Chef de l’Etat notamment pour Haute Trahison
et les Ministres dans l’exercice de leur fonction est
toujours inopérationnel.
En effet, cette
Loi Organique était incomplète et nécessitait un
complément de plusieurs dispositions que seule ladite
Cour était habilitée à apporter.
Hélas, le
premier président de cette Cour parlementaire, l’ancien
député Djama Djilal Djama, très proche de feu Hassan
Gouled, n’a jamais voulu s’atteler à la préparation et à
l’adoption d’une Loi complémentaire, qui devait, en
principe, rendre opérationnelle cette Haute Cour de
Justice.
Actuellement,
face à une impunité qui n’en finit pas, la seule issue
dont dispose le citoyen Djiboutien, à titre individuel
pour les Défenseurs des Droits de l’Homme et autres
juristes comme les avocats dans la défense de leur
client, est à notre avis les juridictions aux
compétences universelles.
C’est dans cet
esprit que nous soumettons un Réquisitoire introductif à
l’aimable attention du Procureur de la Cour Pénal
International ainsi qu’à ceux des Cours aux Compétences
Universelles et nos regards sont tournés vers ces
Juridictions Universelles.
Une pensée
particulière au Juge d’Instruction GARZON d’Espagne qui
avait avec courage et détermination lancé la dynamique
des poursuites en émettant un mandat d’arrêt contre le
dictateur-sanguinaire Pinochet, encourageant tous les
défenseurs des droits fondamentaux à combattre tous les
crimes contre les populations civiles, contre les
disparitions forcées etc ….
Son courage
exemplaire pour mettre fin à l’impunité des crimes de
génocide sous le Franquisme reste gravé dans nos cœurs.
Car nous aussi,
nous avons notre dictateur-sanguinaire l’individu Ismaël
Omar Guelleh, en toute impunité demeure et projette de
s’éterniser avec l’assistance de l’Administration de
Washington afin d’amplifier l’extermination programmée
du peuple Somali en particulier celui de Mogadiscio.
Voilà les
motivations réelles de notre Réquisitoire Introductif
auprès des tribunaux aux compétences universelles.
Ce Réquisitoire
se réfère en partie aux Tableaux de Bord et autres
documents de la LDDH publiés depuis avril 2010 sur le
site de l’ARDHD dans la lutte contre le Terrorisme
d’Etat.
D’autres
Tableaux de Bord complémentaires seront progressivement
diffusés dans le cadre de la volonté et du rejet
populaire du Coup d’Etat électoral programmé pour le 8
avril 2011 sous la coupole d’un Etat de droit
artificiel, commandité et encore imposé par des Forces
extérieures pour ne pas dire d’occupation.
I) Violations permanentes des deux Pactes Internationaux
ratifiés par Djibouti.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)
- déplore le
silence du Haut Conseil des Droits de l’Homme des
Nations Unies, qui garde provisoirement le « protocole
de silence » pour l’un de ses Vice-présidents, certes,
encore écouté ou toléré à savoir le dictateur notoire de
la République de Djibouti ;
- constate que
pendant les onze dernières années de règne à la tête
d’un pouvoir usurpé depuis 1999, grâce aux interférences
extérieures, tous les droits fondamentaux prévus par la
Constitution nationale, la Déclaration Universelle des
Droits de l’Homme et les Pactes Internationaux des
Droits de l’Homme sont constamment bafoués ;
- rappelle que
la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme est
partie intégrante de la Constitution Djiboutienne
largement approuvée par le peuple de notre pays lors du
référendum du 4 septembre 1992 ;
- dénonce
toutes les autorités Djiboutiennes qui bénéficient de la
totale impunité et continuent allégrement de violer les
institutions républicaines et tous les textes ratifiés,
les Pactes Internationaux des Droits de l’Homme, les
Conventions et les Accords Internationaux, en
particulier ceux de l’Organisation Internationale du
Travail (OIT) et du Bureau International du Travail
(BIT).
II) Violations permanentes des droits fondamentaux à
Djibouti.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)
- consciente
des dangers actuels d’un conflit armé dans la capitale
et des risques imminents des dérapages consécutifs aux
abus de pouvoir exercés par une clique de la mafia
régionale assistée et en connexion avec d’autres réseaux
mafieux ;
- préoccupée de
la situation de décomposition régionale qui s’amplifie
de jour en jour ;
- dénonce les
manigances et interférences extérieures pour imposer un
Coup d’Etat électoral ou comme en Côte d’Ivoire après
plusieurs années de blocage des élections
présidentielles ;
- dénonce les
comportements inadmissibles d’une justice totalement
muselée par un premier magistrat membre du club de la
mafia ;
- constate que
les Partis politiques de l’Opposition n’ont pas depuis
une décennie la possibilité d’exercer librement leurs
activités conformément à la Constitution ;
- constate que
les journaux libres sont techniquement interdits comme
un organe de presse de l’opposition ;
- constate
qu’un Parti de l’Opposition Djiboutienne légalement
reconnu a été interdit par un décret du chef de
gouvernement basé sur un faux document
- demande et
encourage la Cour Suprême de se prononcer sur ce décret
basé sur un faux ;
- Préoccupé par
l’inactivité des dirigeants des centrales syndicales
libres dépourvus et/ou privés de leur combat pour
déclarer des avis de grèves, pour exiger des
manifestations.
Par ces motifs
-
La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) demande aux
Organisations Internationales des Droits
de l’Homme de continuer leur noble
combat pour mettre fin à l’impunité ;
-
La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) lance un Appel
pressant à la Cour Pénale Internationale
(CPI) et aux Cours aux Compétences
Universelles d’accorder une attention
particulière à notre volonté en tant que
défenseur des droits de l’homme de
Djibouti et nous permettre de vous
saisir dans le cadre de la lutte contre
l’impunité.
NOEL ABDI Jean-Paul
L'APDDP se joint à l'ASCAO pour appeler à manifester
samedi 18 décembre à Ottawa
en commémoration du massacre d'Arhiba du 18 décembre
1991

OTTAWA le 10 Décembre 2010
L’APDDP se joint à l’ACSAO et à d’autres organisations
politiques pour lancer un appel aux
djibouto-canadiens et aux amis de Djibouti de la région
pour manifester:
1.
devant la flamme éternelle
de la Colline du Parlement du Canada à Ottawa le
samedi 18 décembre 2010 à partir de 11:30.
2.
et en salle d0243-d0245 de
l’Université du Québec en Outaouais au
283 blvd. Alexandre-Taché
à partir de 15:00
Nous saisissons l’occasion du 19ème anniversaire du
massacre de 59 civils sans défense dans le quartier
d’Arhiba (le 18 décembre 1991) pour dénoncer
toutes les exactions sur des civils commises par le
régime tyranique de Ismaël Omar Guelleh de
Djibouti.
Hassan A. Aden
Président de l’APDDP
Appel à manifester à Ottawa pour commémorer
le massacre des civils du 18 décembre 1991 à
Arhiba.
Appel de l'ACSAO pour
manifester le 18 décembre, en commémoration du massacre d'Arhiba
et en hommage aux victimes innocentes. Le 18 décembre 2010,
cela fera vingt ans que l'impunité dure !
Et c'est parce que
les commanditaires de ce massacre courent toujours, que les
forces de l'ordre de "l'ogre honni" ont recommencé, toujours
à Arhiba, le 30 novembre 2005.
Impunité toujours
quand le 23 octobre 2007, les autorités de Djibouti
expulsèrent vers le Yémen 7 citoyens Djiboutiens.
Hier comme
aujourd'hui, nos compatriotes Gadaboursis se font massacrer
par ce même régime. À la moindre escarmouche avec la
Somaliland voisine, l'oligarchie au pouvoir insulte et
humilie dans son journal la Nation nos compatriotes Issacks
et ferme les frontières à titre de représailles.
À Ali-Sabieh la fière, les sbires du régime impopulaire
matent les Assajogs qui lui résistent. Le nord et le
sud-ouest du pays sont des zones militarisées où règne la
peur.
N'oublions pas
Mahamad Hamad Youssouf, 55 ans, exécuté froidement de deux
balles dans la tête, puis enterré par les hommes d'un
certain lieutenant Wais. C'était le 5 novembre 2008 dans
l'oued Hoflo, à 2 km d'Assagueila (75 km de Tadjourah).
L'Association Culturelle et Sportive des Afars d'Ottawa -
A.C.S.A.O - dit "Ca suffit !"
Elle lance un appel à
manifester devant le Parlement canadien à Ottawa, le samedi
18 décembre 2010.
La commémoration du
massacre du 18 décembre et de tous les autres crimes est
indispensable tant et aussi longtemps que les commanditaires
ne seront pas traduits en justice.
Tant et aussi
longtemps que la violence d'État sera érigée en système
politique à Djibouti.
Abdoulkader Mohamed,
Président de
l'A.C.S.A.
A L’APPEL DE :
-
LA PLATEFORME PANAFRICAINE,
Email :
ppanafricaine@gmail.com
-
L’AMICALE PANAFRICAINE,
Email :
amicalepanaf@yahoo.fr
-
L’AFASPA,
La diaspora
panafricaine se donne rendez-vous le Samedi 11 décembre 2010
à 13 heures 30,
VENEZ NOMBREUX
Au n°3 rue du CHATEAU D’ EAU, 75010
PARIS, Métro REPUBLIQUE
_
PREMIERE PARTIE
Sur le thème « Chaque fois qu’un dirigeant a un projet pour
son pays et l’Afrique, ou il est
assassiné, ou il est victime d’un coup d’Etat ». Portraits :
-
PATRICE LUMUMBA
-
RUBEN UM NYOBE
-
EDUARDO MONDLANE
-
BEN BARKA
-
AMILCAR CABRAL
-
SYLVANUS OLYMPIO
-
THOMAS SANKARA
_
DEUXIEME PARTIE : La présence militaire française en Afrique
Sur le thème « 50 ans après les indépendances, l’Afrique
a-t-elle encore besoin des forces
armées stationnées aux quatre coins du continent ? » Ce
thème s’articulera autour de trois
parties :
1) Les accords de défense entre la France et ses anciennes
colonies : à quand la transparence ?
2) L’affaire Letondot (du nom du Colonel français Romuald
Letondot) le 10 août 2010 au Togo : quelles leçons en tirer
?
3) La question même du stationnement des forces armées
françaises en Afrique : Occupation stratégique ou non ?
Analyses croisées de personnalités notamment d’anciennes
colonies françaises, des représentants de la Diaspora, des
Responsables d’Organisations françaises.
LES ORGANISATIONS PARTENAIRES :
UND (Tchad), SURVIE (France), MIRIA (Mali), MoLiTo (Togo),
FRUD (Djibouti), UPC (Kamerun)
Communiqué de
l'Association pour la promotion
de la démocratie et du droit de la personne

Communiqué de presse
Ottawa, le 8 Décembre 2010
Commémoration
du massacre d'Arhiba du 18 décembre 1991
À tous les
djiboutiens et à tous les amis de Djibouti.
Chers compatriotes,
Vous n'êtes pas sans
savoir que le 18 décembre 1991, notre pays a
connu une des journées les plus sombres de
son histoire, depuis son accession à
l'indépendance nationale. La police et
l'armée ont reçu l'ordre d'ouvrir le feu sur
des civils sans armes, en pleine capitale.
Ce jour-là, 59 civils sans défense ont perdu
la vie et plus de 300 autres ont été
blessés. Parmi eux, des femmes, des enfants,
des personnes âgés. C'était il y a 19 ans et
personne n'a été jugée ni même dégradée pour
cela.
Ce massacre était en
fait une expédition punitive contre la
population afare du quartier d'Arhiba pour
lui faire payer les pertes causées aux
forces armées, par la rébellion du FRUD, le
Front pour la Restauration de l'Unité et de
la Démocratie.
Hélas, en fait de représailles, le
régime Guelleh/Gouled n'en était pas à ses
débuts:
·
1978,
répression des afars (assassinat,
emprisonnement, etc.) suite à l'affaire du
“Palmier en Zinc”
·
1988-1991, répression
des gadabourcis (assassinat, déportation,
emprisonnement) surtout après l'affaire du
“Café de Paris”.
Pire encore, depuis
l'accession au pouvoir suprême de l'ex-chef
de la police politique, les différentes
composantes de la communauté nationale sont
désignées tour à tour comme «ennemis de la
nation». De 1999 à ce jour, toutes y sont
passées. Plus personne n'est épargnée
(afars, arabes, gadabourcis, issacks, issas,
etc.).
Les derniers événements
d'Ali-Sabieh (assassinat de jeunes
adolescents) et la découverte de charniers à
Balbala s'ajoutent au triste palmarès de ce
régime qui a perdu tous ses repères. Mêmes
les plus hauts gradés des forces de l'ordre
et des services secrets n'échappent plus à
la répression aveugle. Ces quelques exemples
forment la pointe émergée de l'iceberg:
·
AHN Général Yassin
Yabé Galab (ex chef de la Force Nationale de
Police et ami d'enfance de Guelleh),
·
AHN Col. Abdi Bogoreh
Hassan (ex-chef de la Gendarmerie
Nationale),
·
AHN “Qaraf”
(ex-Numéro 2 du SDS, les tristement célèbres
services secrets du régime).
Enfin, l'assassinat des
membres de la garde rapprochée du président
Guelleh et de sa famille vient ajouter une
toute nouvelle donne à la tuerie vengeresse
et à la folie de cet homme.
Plus personne n'est à
l'abri, désormais. En 33 ans, tout le monde
y est passé. Trop c'est trop. C'est pourquoi
l'Association pour la Promotion de la
Démocratie et du Droit de la Personne
joindra sa voix à celles d'autres
associations et organisations politiques et
viendra manifester le samedi 18 décembre
2010 devant la flamme éternelle de la
Colline du Parlement à Ottawa (et ailleurs
dans la ville et sa région) afin que les
événements de ce triste anniversaire ne se
répètent plus.
Notre
association invite les djiboutiens
d'Ottawa et les amis de Djibouti à venir
nombreux à cette manifestation.
Hassan A. Aden
Président de
l'Association pour la Promotion de la
Démocratie et du Droit de la Personne.
La Côte d'Ivoire, un test pour l'avenir de
l'Afrique
Par Christophe
Barbier, publié le 06/12/2010
Démocratie en Afrique, influences
internationales, puissance française: ce qui
se joue à Abidjan dépasse le sort d'un
peuple et d'un pays.
"Tes fils, chère
Côte d'Ivoire,
Fiers artisans de ta
grandeur, Tous rassemblés
pour ta gloire (...), Te
bâtiront dans le bonheur..."
Les paroles des
hymnes nationaux
font souvent tinter aux
oreilles le grotesque et le
désuet. Mais c'est le
grincement navrant de
l'amertume qui sert d'écho
aujourd'hui à celles de
L'Abidjanaise.
Ni la
guerre civile
ni la sécession n'étaient à exclure le 29
novembre en Côte d'Ivoire, et les tambours
du massacre ne demandaient qu'à tonner dans
ce pays qui pourrait devenir une "Corée
africaine", à la géographie inversée: le
Sud, avec
Laurent Gbagbo,
au ban des nations; le Nord, derrière
Alassane
Ouattara, inclus dans la
communauté internationale. Adieu alors à la
promesse de l'ultime couplet de
L'Abidjanaise: forger "la patrie de la vraie
fraternité".
La paix civile entre Ivoiriens doit être,
bien sûr, le premier objectif pour un
continent qui a clos le XXe siècle sur le
drame rwandais. Mais ce qui se joue en ce
moment à Abidjan prend d'autres dimensions.
Quel avenir
pour la démocratie?
L'enjeu est, d'abord, le devenir de la démocratie en Afrique. Ces dernières
années, on a vu
des régressions
martiales et dynastiques, mais
aussi des élections sans fraude massive ni
violence meurtrière, et l'apparition d'une
poignée de régimes stables et sereins:
lentement, une aurore politique se lève sur
l'Afrique. Fragile. Tremblante. Miraculeuse.
Mais réelle.
Insensible aux amnisties négociées par les
tyrans en fuite, comme aux asiles dorés
offerts par des pays complaisants, la
justice internationale est pour beaucoup
dans cette évolution: le temps approche où
il faudra être un dirigeant légitime et
exemplaire pour être sûr de couler des jours
tranquilles après les années de pouvoir.
"S'enrichir puis s'en aller", " piller puis
partir", ne pourront plus être les
vade-mecum du dictateur. Gbagbo le
comprendra-t-il? Il y a du fer sous
l'ivoire.
Mainmise
étrangère
L'Occident proclame ses principes en essayant de n'être pas le dindon de la
farce.
Ensuite, c'est l'équilibre des influences qui vacille aujourd'hui. Derrière
Gbagbo et la force du statu quo, on
aperçoit, comme lors de son simulacre de
prestation de serment, ces blancs aux
lunettes noires qui font de si bonnes
affaires grâce à lui. On devine aussi les
nations dont le silence est un soutien: la
Russie, qui excipe du principe de
non-ingérence alors qu'elle fait mugir ses
blindés dès qu'un sourcil bouge dans le
Caucase; la Chine, surtout, qui jaunit
depuis des années le continent noir et
distribue d'autant mieux ses contrats que
l'on piétine les bulletins de vote.
Au côté d'Ouattara et de sa légitimité, l'Occident proclame ses principes en
essayant de n'être pas le dindon de la
farce. Si droit et vertu ne suffisent pas,
il lui faudra choisir entre le cynisme -
négocier ses intérêts en sous-main avec
Gbagbo - la force - envoyer ses soldats
chasser l'imposteur - ou l'abandon - laisser
le terrain au chaos et aux nouvelles
puissances. Il y a de l'or sous l'ivoire.
La France prise
entre deux feux
C'est pourquoi le
rôle de la
France, demain, en Afrique, est
aussi au coeur de la quadrature ivoirienne.
Laisser faire, c'est dire à tout le
continent que la France n'a plus aucune
ambition sur son sol. Intervenir, c'est
risquer le désaveu international et, pire,
la défaite! Entre les deux, toute diplomatie
ne peut qu'être illisible, tissée de
patience et embrouillée de subtilités, et
fâcher chaque camp. Il y a du plomb dans
l'ivoire.
Il y a cinquante ans, une des décisions de
la jeune administration indépendante fut
grammaticale: abandonner le trait d'union,
appliqué par la France, entre "Côte" et
"d'Ivoire". Tout était dit.
Nouvel an musulma n
pour un retour à l'idéal de
paix et de justice
Les
musulmans fêtent lundi soir
6 décembre le passage à la
nouvelle année 1432 du
calendrier musulman, dont le
premier mois Mouharram
débute le mardi 7 décembre
2010.
Le
nouvel an musulman
correspond à l’événement de
l'Hégire, qui commémore
le départ du prophète
Mahomet de la Mecque vers
Médine en l’an 622 après J-C
et renvoie à la véritable
fondation de la communauté
musulmane.
L’ARD
souhaite aux musulmanes et
aux musulmans de tous les
pays et aux Djiboutiens de
fêter pleinement ce retour
aux origines et d’en tirer
toute la force de volonté
pour accomplir
l’idéal de paix et de
justice propre à l’islam.
Amin
La Rédaction
Le site Wikileaks confirme
l'implication de Djibouti
dans le trafic d'armes et de
drogues
Un document
diffusé sur
Wikileaks
fait état
d'une
information
inédite
selon
laquelle le
numéro un
yéménite Ali
Abdallah
Saleh se
serait
plaint
devant le
général
américain
Petraeus du
trafic
d'armes et
de drogue en
provenance
de Djibouti.
Cette
réalité bien
connue des
Djiboutiens
gagnerait
désormais à
être connue
aussi des
partenaires
internationaux,
et pourrait
faire
l'objet
d'une
enquête sur
un trafic de
la honte qui
empoisonne
la sous
région en
Afrique et
au Moyen
Orient.
Le président
djiboutien a
déjà reconnu
à l'occasion
d'une
interview à
Jeune
Afrique en
avril 2004
qu'il était
personnellement
accusé
d'être mêlé
à un trafic
d'armes et
de drogues.
Il esquivait
alors
en désignant
Aden Robleh
comme étant
le
commanditaire
de
l'attentat
du Café de
Paris.
Le Groupe de
Recherche et
d’Information
sur la Paix
et la
Sécurité
(GRIP) qui
publie des
rapports sur
les
transferts
d'armes dans
le monde,
s'intéresse
particulièrement
à Djibouti
pour son
implication
dans le trafic
illicite
d'armes
légères de
petit
calibre.
En effet,
selon un
rapport du
GRIP édité
en mai 2010
intitulé
« contrôle
des
transferts
d’armes » :
le Groupe de
contrôle sur
la Somalie
qui traque
les
violations
de l'embargo
sur les
armes
relevait en
2006
l'implication
du
gouvernement
de Djibouti
dans des
fournitures
d'uniformes
militaires
et de
médicaments
à l’Union
des
tribunaux
Islamiques.
En utilisant
notamment un
avion de la
Djibouti
Airlines
(Voir ce
document : Conseil
de sécurité
des Nations
unies,
Rapport du
groupe de
contrôle sur
la Somalie
présenté en
application
de la
résolution
1676 (2006)
du Conseil
de
sécurité,
S/2006/913,
22
novembre
2006, §
10. »)
L'élément
nouveau de
Wikileaks
aujourd'hui
est
l'acheminement
de ces mêmes
armes
jusqu'au
Yémen, par
delà la mer
rouge.
La
rédaction
Nouveau parallèle entre la Côte d’Ivoire et Djibouti, article de
Réalité n°39 du 19
février 2003
Dans une récente édition, nous avions établi un petit parallèle
entre la situation
ivoirienne, caractérisée par
une violation des accords de
paix entre gouvernement et
rebelles, et celle qui
prévaut à Djibouti suite à
la violation de l’Accord de
paix du 12 mai 2001 par le
régime. Il s’avère
que, les mêmes causes
produisant les mêmes effets,
le parallèle entre les deux
pays est encore plus
pertinent en ce qui concerne
les causes de ces deux
conflits internes.
--------------------------------------------------------------------------------
Ainsi, à la question d’un
journaliste lui demandant ce
qu’il pensait de «
l’attitude de la classe
politique signataire de
l’accord … qui se mure dans
le silence et qui cède le
débat politique à la rue »,
le Président burkinabé
Blaise Compaoré donnait dans
le n°2196 du journal Jeune
Afrique/L’Intelligent une
explication valant aussi
bien pour la Côte d’Ivoire
que pour Djibouti. Il y
répondait en effet : « Je
crois qu’il s’agit du
produit de la gestion de la
vie publique ivoirienne
depuis la disparition du
président Houphoët-Boigny.
Ces dernières années ont été marquées par des scrutins douteux,
accomplis sur la base de
fichiers électoraux suspects
car incomplets. Elles ont
été également caractérisées
par la relégation de pans
entiers de la population
ivoirienne à un statut de
seconde zone, voire de
non-citoyens. Il y a eu de
nombreux dénis de droit et
un développement de
l’impunité. Tout cela ne
peut se faire sans laisser
des séquelles graves sur la
société, qu’elle soit
politique ou civile ».
Mutatis mutandis, sans même
s’appesantir sur les
origines du conflit, le
raisonnement vaut
effectivement pour Djibouti
où, à défaut de mobiliser la
rue, le régime en place se
contente soit d’opposer une
inertie rétrograde à toute
application de l’accord de
paix. Les récents
développements de notre vie
politique le démontrent
clairement.
Le refus manifeste de mettre
en chantier le vaste
programme de réhabilitation
des zones affectées par le
conflit (pour certaines
comme Obock sécurisées
depuis 1994) prouve fait
écho à ce que disait Blaise
Compaoré au sujet de la
marginalisation de « pans
entiers de la population ».
Cette persistance
volontairement organisée de
la pauvreté pour cause de
guerre n’est elle-même que
la conséquence logique d’un
déni de citoyenneté plus
intolérable : celui du refus
d’octroyer des cartes
d’identité nationale. La
mise en place d’une
Commission ad hoc chargée de
remédier à cette injustice
se heurte encore à la
mauvaise volonté du régime
qui se faisant, reconduit en
toute inconséquence l’une
des causes majeures du
conflit civil auquel
l’Accord de paix du 12 mai
2001 a pourtant
solennellement mis un terme.
Si cette politique d’une
citoyenneté à double vitesse
touche sélectivement
certaines populations, c’est
toute la Nation djiboutienne
qui souffre quant à elle du
« développement de
l’impunité » dont parle
Compaoré. La mauvaise
gouvernance, avec ses
corollaires que sont la
corruption généralisée et
l’insouciance de la classe
politique, se traduit
quotidiennement par ses
incidences négatives sur les
conditions de vie des
djiboutiens.
Même s’il est prévu, dans
une logique de matador, que
quelques têtes trop voyantes
tombent bien, l’opacité dans
la gestion des deniers
publics est encore la règle
générale car l’exemple en
est donné en haut lieu.
C’est pour cette raison,
étouffante si l’on peut
dire, puisqu’il s’agit
d’étouffer ce qui peut
l’être, que le rapport de la
Chambre de Compte reste
confidentiel car ses
attributions sont
elles-mêmes limitées.
C’était justement pour
sanctionner cette gestion
suicidaire des affaires du
pays que les citoyennes et
les citoyens djiboutiens qui
ont pu obtenir leurs cartes
d’électeur, ont
majoritairement voté pour la
liste du changement
représenté par l’Union pour
l’Alternance Démocratique.
Malheureusement, Djibouti
connaît aussi ses « scrutins
douteux », n’a pour le
moment connu que des
scrutins douteux, et le
dernier n’a pas fait
exception. Les irrégularités
constatées en bonne et due
forme, les multiples actes
électoraux accomplis en
violations des textes de loi
sont à ce point massifs que
les législatives du 10
janvier dernier prennent,
avec le recul et
l’accumulation de nouveaux
témoignages, les allures
d’une caricature
représentant la déroute du
parti au pouvoir et de ses
supplétifs.
Hier donné en exemple de
stabilité démocratique
surtout en raison de ses
performances économiques, le
modèle ivoirien a montré
toutes les limites
inhérentes à une répartition
inégale, clanique, des
richesses nationales,
doublée d’une corruption
généralisée et d’une
impunité sélective.
Notre pays n’est guère mieux
loti ou préparé pour
l’avenir. Certes, certains
tentent encore timidement de
faire croire que notre
système démocratique
rivalise en sérieux avec
celui des puissances
occidentales.
Plus lucide que d’autres
griots, un « député » a
quant à lui estimé, lors
d’un passage sur « Gros Plan
» que « Djibouti est
démocratique à 50% ». Il
n’est pas interdit d’être
sincèrement généreux, il est
tout juste dangereux d’être
naïvement optimiste.
|
Côte d’Ivoire
L’hypothèque Ouattara
SHANDA TONME écrit en 2002
Dans la crise qui perdure en Côte d'Ivoire, plusieurs intérêts se retrouvent entrecroisés, et le dénouement passe par la prise en compte de nombreux paramètres résultant des rapports de forces entre les puissances, les cultures, et les religions dans le monde.
Crise politique certes, mais crise diplomatique, crise sentimentale, dans tous les cas. Tous ces éléments renvoient à la personnalité d'un seul individu : Alassane Dramane Ouattara, ancien Premier ministre de Félix Houphouët Boigny qui a géré la Côte d’Ivoire pendant la longue maladie du défunt président. Ancien Gouverneur de la Bceao (Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest) ; ancien Directeur Général adjoint du Fmi ; marié à une richissime Française d'origine juive spécialisée dans l'immobilier ; diplômé des universités américaines ; originaire du Nord majoritaire du pays; musulman.
Alassane Dramane Ouattara est ainsi, à la fois au cœur des intérêts français, des intérêts américains, des intérêts israéliens, des intérêts arabes, et des intérêts de la plus influente des institutions financières internationales. Et parce que ses adversaires ont commis l'erreur de le traiter d'étranger, il est aussi devenu le symbole de la sauvegarde d'un certain panafricanisme, au moment même où renaissent, les vieux mythes des Etats-Unis d'Afrique, de l'Union Africaine, et de l'Afrique fédérale. Jamais homme politique dans le monde, n'aura réuni autant d'atouts pour la conquête et l'exercice du pouvoir ! Jamais personnalité n'aura autant été en mesure à lui tout seul, d'obliger autant d'intérêts divergents et contradictoires, à se rassembler pour le promouvoir, le protéger, et le défendre.
Alassane Dramane Ouattara, est le vrai problème, la vraie source, et la véritable locomotive de la crise en Côte d'Ivoire. C'est pour avoir voulu écarter ou pour avoir voulu s'opposer à la progression naturelle d'une telle machine, que ses adversaires aveuglés par le pouvoir ont plongé le pays dans le bourbier actuel. Si Félix Houphouet-Boigny avait nommé Ouattara au poste de Premier ministre au moment où le miracle ivoirien commençait à être tourné en dérision par une crise sans précédent, c'est parce qu’il avait une claire conscience de ses atouts.
Malheureusement, les démons du tribalisme, firent construire une succession des plus troubles. Il n'en demeure pas moins vrai, et l'on s’en rend mieux compte aujourd'hui, qu'au moment où le Président ferme ses yeux pour l'éternité à Genève, son Premier ministre est sans détour, celui qui semble le mieux placé pour lui succéder.
Même si à Paris, l'on se satisfait de l'installation quelque peu agitée de Bédié sur le grand fauteuil de Houphouët, il apparaîtra bientôt comme un incompétent, mal avisé politiquement, et incapable de se défaire d'une image de paresseux que ses compatriotes, lesquels se souviennent de l'époque où il fêtait officiellement son dixième milliard en Francs Cfa, ne sont pas près d'oublier. En fait, que ce soit sous Bédié, sous Guei ou sous Gbagbo, le sentiment de vacance à la tête de l’Etat domine. Pour les Américains, on ne peut pas être plus précis qu'ils ne l'ont été en exigeant de nouvelles élections avec la participation de Ouattara.
La grande Amérique a beau se méfier des musulmans, elle demeure profondément attachée à la promotion de tout technocrate moulé dans ses universités et pétri des valeurs mercantiles du Fmi qu'elle contrôle. Et pour la France, comment laisser tomber complètement un homme qui a pour épouse une Française, et qui offre les meilleurs atouts dans tous les autres compartiments de la considération intellectuelle, politique et diplomatique? C'est maintenant qu’à Paris, le problème se pose avec plus d'inquiétudes. Bédié a montré ses limites, pendant que Gbagbo, que la droite actuelle n'a jamais soutenu se révèle comme un énorme gaffeur.
Dans ce contexte, Ouattara qui était déjà the rigth man pour les Américains, apparaît aussi comme le mal incontournable pour les Français. A la vérité, aucun individu assis dans le fauteuil de Président en Côte d'Ivoire, ne pourrait fermer l’œil et se sentir en confiance, tant que le Président du Rdr est vivant. L'ironie voudrait maintenant que dans les grandes chancelleries diplomatiques, aucun stratège n'admette l'hypothèse d'un règlement définitif de la crise et d'un retour à une paix durable dans ce pays, si l'ancien Premier ministre d'Houphouët n'est pas président, cette fois démocratiquement élu, à la suite de consultations transparentes.
C'est donc cela l'hypothèque Ouattara: avec lui la paix, et sans lui le déluge. Il ne s'agit point d'une affirmation à l'emporte pièce, il s'agit d'une simple conclusion de l'analyse objective des rapports des forces politiques dans le pays. Tout le monde sait à Abidjan, et tous les partenaires extérieurs en sont conscients, qu'en cas de consultations électorales propres et transparentes, Alassane Dramane Ouattara triompherait de tous ses concurrents. Le Nord dont il apparaît plus que jamais comme le porte flambeau, compte pour plus de la majorité des électeurs, et puis, la quasi-totalité des métis et autres naturalisés libanais, voteraient pour lui les yeux fermés après tous ces bruits xénophobes.
Dorénavant, il n’y aura de réconciliation, que si les nombreux Ivoiriens du Nord à qui le pouvoir a récemment refusé la délivrance de la carte nationale d'identité, sont pleinement rétablis dans leurs droits citoyens. L'implication des Etats-Unis n'est pas pour s'arrêter à quelques broutilles de sauvetage d'écoliers, loin s’en faut. La Maison blanche tient dans cette crise, une opportunité d'imposer sa carte. Elle sait qu'il suffit d'exiger la transparence, pour voir Ouattara prendre le pouvoir.
copyrights messager@wagne.net
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Diffusion
d'information de la LDDH du 28 novembre 2010
sur le témoignage d'un syndicaliste
|
Le
Président
|
DIFFUSION D’INFORMATION
DU
28 NOVEMBRE 2010
Témoignage d’un
Syndicaliste Cheminot.
|
NOTE
D’INFORMATION DU 28 NOVEMBRE 2010
Témoignage d’un Syndicaliste Cheminot. « Nul
n’est censé ignorer que depuis l’accession
au pouvoir de l’actuel président qui se
dit : je suis fils de cheminot, alors que
la Compagnie du chemin de fer n’existe plus.
La triste
et honteuse réalité de misère est palpable,
les stigmates de souffrance sont visibles
dans la gare et descriptibles sur les
visages de ces pauvres cheminots qui fuient
leurs foyers pour ne pas entendre le cri de
leurs enfants affamés.
D’entendre ou de voir diffuser les
fallacieuses promesses de ce président
indifférent à l’égard de notre situation qui
continue à grossir les abcès en profondeur
des Cheminots.
Il est
inutile d’attendre de ce gouvernement,
qui a déjà bradé notre patrimoine et nos
logements, qui nous a donné des denrées
alimentaires périmées, qui depuis bientôt
six mois nous laisse sans salaire.
Il est
inutile d’attendre quoi que ce soit d’un
gouvernement irresponsable qui ne fait que
des promesses qu’il ne tienne pas debout.
Le moment
est venu de prendre conscience que ce régime
qui ne pense qu’à s’enrichir et n’hésite pas
à réprimer dans des conditions
insupportables les pauvres cheminots
emprisonnés encore une fois à Nagad
aujourd’hui 28 novembre 2010 pour avoir
exigé le paiement de leurs salaires et des
arriérés de six mois de salaires ;
La
République de Djibouti, qui est chargée d’un
tronçon de moins de 120 Km et 250
Travailleurs, n’arrive à pas à trouver une
solution adéquate, tandis que l’Ethiopie qui
gère plus de 750 km et 15OO Travailleurs a
trouvé une solution par la mise en place
d’une société qui s’est engagée de payer les
arriérés de salaires et l’indemnisation
des retraités et doit payer jusqu’à nouvel
ordre les salaires des employés.
Les
travailleurs du Chemin de Fer continueront
leur combat jusqu’à la régularisation de
leurs indemnités sociales ainsi que le
paiement régulier de leurs salaires. Aux
Cheminots du monde entier d’entendre notre
détresse notamment les Cheminots de la
France qui connaissent bien notre Chemin de
Fer qui s’appelait à l’époque (CFE) puis le
Chemin de Fer Djibouto-Ethiopien (CDE) ».
Observations de la LDDH :
La Ligue
Djiboutienne est sidérée de l’arrestation de
ce matin de plus de 100 Cheminots qui sont
venus de Gallileh, Ali Sabieh jusqu’à
Chebelle pour percevoir au moins une parti e
de leurs arriérés de salaires.
En effet,
lors de la ballade du Chef de l’Etat au
Yémen pour suivre une compétition de
football au côté de son homologue Erythréen,
paraît-il ennemi, même si par la suite le
Ministère des Télécommunications aurait fait
un démenti même si les photos de la
Télévision Yéménite a bel et bien
montrer les trois Chefs d’Etat assis
côte à côte.
Le même
jour les pauvres Cheminots affamés se sont
rendus pour la deuxième fois au Palais
présidentiel pour manifester leur désarroi.
Le Directeur général du Cabinet M. Ismaël
Tani s’est rendu en personne pour leur dire
qu’ils seront payés dès le retour d’Ismaël
Omar Guelleh Fort de cette promesse les
travailleurs du rail sont venus chercher
leurs salaires à la Direction de la
Gare.
Face à
l’impossibilité pour manque de liquidités et
l’indécision du gouvernement incapable de
trouver une solution. Les pauvres Cheminots
n’ayant aucun moyen de locomotion se sont
couchés sur la route face à la gare, qui est
une route principale menant non loin de
l’Ambassade de France et en direction du
Port. Immédiatement la Garde Républicaine
est venue les embarquer manu militari car
c’est le chemin qu’empreinte Monsieur Ismaël
Omar Guelleh.
On ne
sait pas si les Cheminots ont été torturés
ou non car pendant plusieurs heures on ne
savait pas où ils étaient, et, actuellement
ils ont été déportés à Nagad où des
Policiers Somaliens s’entrainent.
Par
conséquent : La Ligue Djiboutienne des
Droits Humains (LDDH) exige du candidat
illégal à un troisième mandat de relâcher
immédiatement et sans condition tous les
travailleurs Cheminots abusivement
incarcérés d’abord dans un Centre secret
puis dans l’Ecole de la Police comme en
Argentine dans l’Ecole de la Marine durant
la dictature.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)
demande au Gouvernement le paiement immédiat
de tous les salaires des Cheminots
alors que l’Etat prend en charge la
Société Daalo Airlines en principe
Somalilandaise qui compte trente (30)
employés en injectant comme subvention
la somme de trois (3) millions de dollars,
c’est à se demander si l’homme d’affaire
Ismaël Omar Guelleh est aussi actionnaire
principal comme pour la SomCable avec le
prête nom d’un Somalilandais d’après le
Journal « Hadhwanaag de Hargeisa »
Lance un
appel pressant à la Caisse de Développement
de France et à l’USAID d’apporter un soutien
financier aux Cheminots en détresse.
NOEL ABDI
Jean-Paul
Diffusion
d'information de la LDDH du 28 novembre 2010
sur l'arrestation de réfugiés érythréens
|
Le
Président
|
DIFFUSION D’INFORMATION
DU
28 NOVEMBRE 2010
Les risques collatéraux
de la rencontre dans un
stade de foot. au Yémen…
|
Il faut
s’attendre à tout, après le retour du
candidat-usurpateur du Yémen pour
officiellement un match de football,
où certainement il a eu l’occasion de
discuter avec son homologue en présence du
Chef d’Etat Yémen et probablement suivi
d’une tête à tête amicale, les Djiboutiens
sont inquiets mais aussi perplexe.
Après ce matin de l’arrestation de plus de
cent Cheminots, suivi de l’arrestation en
guise d’otage d’une dizaine d’épouses
de dirigeant Cheminots pour obliger ces
dirigeants à signer un engagement de
renonciation à leur arriérée de salaires au
nom de tous les cheminots, des membre de la
famille des jeunes Afars qui ont fui
l’Erythrée.
Le site All Afar avait soulevé cette
inquiétude en informant tous les internautes
dans les termes suivants : “ A group of
refugees who have escaped the difficulty
situation in Erythrea and tried to come to a
more secure place are in custody since
November 1/2010 in Nagad prison in the
capital city of Djibouti…”
Cette situation de séquestration illégal,
ces arrestations Abusives et illégales
sont en infraction totale au Code Pénal
adopté lorsque le Conseiller du Ministre de
la Justice le Juge Bernard Borel avant son
assassinat jusqu’à présent sous le
coup du Secret Défense imposé à la Justice
Française.
Ce groupe de réfugiés Erythrée dont l’un a
16 ans Moussa Omar Ali et quatre
autres sont des enseignants risquent d’être
remis aux autorités Erythréennes avec
d’autres réfugiés qui ont fui le régime
Dictatorial en Erythrée.
forces Erythréennes, mais dont pratiquement
personne ne connaît leur nombre encore moins
leur famille car si la Croix Rouge
Internationale était informée elle aurait eu
la possibilité d’informer la famille de
l’état de santé de leurs proches.
La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) demande au
candidat à un troisième mandat illégal et
anticonstitutionnel d’ordonner à ses troupes
de relâcher dans les plus brefs délais et de
les remettre au HCR ;
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains
(LDDH) lance un Appel pressant au HCR
et à la Croix Rouge Internationale
d’accorder une attention particulière à ces
jeunes réfugiés Djiboutiens et de prendre
toutes les dispositions pour assurer leur
sécurité et de ne pas hésiter en cas de
refoulement sur l’Erythrée de déposer des
plaintes auprès des juridictions
concernées.
NOEL ABDI Jean-Paul
Message de l'Association pour la Démocratie
et le Développement (ADD) à Londres
Association pour la
Démocratie et le Développement
(A.D. D)
ADD-Djibouti@hotmail.fr
L’Association pour
la Démocratie et le Développement (ADD) est
une association de résidents djiboutiens en
France, qui s’est illustrée dès sa création
en 1991 dans la défense des Droits Humains à
Djibouti.
L’ADD ,
qui est une des plus anciennes organisations
de la diaspora djiboutienne, milite
activement pour la démocratie à Djibouti.
L’ADD
a organisé le 6 mars 2010 une manifestation
devant l’ambassade de Djibouti à Paris,
contre le troisième mandat du Chef de l’Etat
Djiboutien en violation de la Constitution,
avec les soutiens des organisations
Djiboutiennes, Françaises et Africaines.
Elle a participé
aussi à la manifestation le 13 juillet
2010 à Paris contre le soutien de la France
aux dictatures africaines à l’appel des
organisations françaises et africaines.
L’ADD apporte son soutien à toutes les forces
politiques, qui luttent réellement pour un
changement démocratique à Djibouti.
L'ADD
salue cette initiative de Londres, qui
prolonge les manifestations de Paris et de
Bruxelles contre le 3ème mandat de Guelleh,
et félicite les militants, les cadres et les
dirigeants de l’UAD qui ont organisé les
manifestations dans des conditions
difficiles à Djibouti-ville.
L'ADD rend hommage aussi aux combattants et aux
dirigeants du FRUD, qui non sans courage et
persévérance ont empêché la flamme de
la lutte de s’éteindre tout en créant
un pôle important de résistance.
Les populations
djiboutiennes, en dépit d’une féroce
répression, ne cessent de manifester d’une
façon ou d’une autre leur aspiration à la
démocratie.
L'ADD
organise chaque année, après la sanglante
journée du 18 décembre 1991 d’Arhiba où 59
civils ont été tués et 80 autres blessés,
« la journée des Martyrs », par un
rassemblement devant l’ambassade de Djibouti
à Paris, contre l’impunité des coupables et
pour l’ouverture d’une enquête
internationale.
L'ADD
lance un appel aux démocrates djiboutiens en
Europe, aux associations, et organisations
politiques, pour commémorer tous ensemble
cette année l’anniversaire de massacre
d’ARHIBA le 18 décembre 2010 par une
manifestation devant l’ambassade de
Djibouti à Paris, pour dénoncer tous les
crimes, les exécutions
extrajudiciaires, les viols, tortures et
arrestations arbitraires perpétrés par le
régime.
Londres, le 20 novembre 2010
Déclaration du FRUD au forum de Londres
Le FRUD, crée en Août 1991, est plus que
jamais porteur d’espoir de la population
Djiboutienne, opposée à la dictature et
hostile au 3ème mandat présidentiel que veut
briguer Ismaël Omar Guelleh, suite à la
violation constitutionnelle opérée en Avril
2010.
La décision de maintenir la structure
politico-militaire du FRUD en mars 2002, en
dépit de l’accord signé un an auparavant,
est aujourd’hui saluée par l’ensemble des
forces démocratiques Djiboutiennes, comme
étant d’une grande lucidité politique.
Le FRUD a été un acteur décisif de tous les
changements politiques qui se sont
déroulés à Djibouti, même si ses objectifs
restent inaboutis, essentiellement à cause
de l’importance de facteurs extérieurs et
des divisions et dissidences au sein de
l’organisation.
Il y a comme une relation dialectique entre
la montée en puissance du FRUD et la
libération des espaces démocratiques à
Djibouti.
Les premiers succès du FRUD qui ont failli
emporter le régime, sauvé in extremis par
l’interposition de l’armée française en
Février 1992, ont néanmoins obligé le régime
à adopter une constitution et un
quadripartisme, vite vidés de leur
substance.
La deuxième avancée du FRUD a permis
l’instauration d’un multipartisme en
septembre 2002 qui ne conservera que
l’aspect administratif.
Le renforcement actuel du FRUD est un atout
important pour l’ensemble de l’opposition,
pour créer un rapport de force susceptible
de peser pour une alternance politique
crédible.
La dispersion des forces de l’opposition est
aujourd’hui le seul atout du régime qui est
lui-même en proie à des divisions profondes.
Le FRUD a mené d’intenses activités pour la
recherche de l’unité de l’opposition sur une
base solide, seule à même de porter le coup
de grâce à Ismaël Omar Guelleh et son
régime. Le FRUD ne pourra se contenter de la
transparence d’une élection.
Ses objectifs restent et sont toujours
l’égalité des citoyens, l’égalité des
communautés, l’égalité des régions. Dans le
cadre d’un Etat réellement national, et pour
une démocratie authentique.
Les causes du conflit se sont aggravées, et
la marginalisation de l’une des 2
composantes principales s’est accrue, ce qui
est susceptible de générer une crise majeure
au sein de la nation et de l’Etat
Djiboutien.
Les organisations internationales ont
dénoncé les détériorations sur le plan des
droits de l’Homme et des conditions de vie
de la population.
La FIDH s’est fait l’écho des violations
massives des Droits Humains en ces termes:
« L'escalade
de la répression à l'encontre des
populations civiles opérée à Djibouti est le
reflet d'un grave recul de l'espace
démocratique dans ce pays. Sous prétexte de
vouloir mettre un terme à la rébellion armée
qui sévit dans certaines régions, en
particulier dans le Nord, l'Armée nationale
Djiboutienne (AND) procède à des actes de
représailles à l'encontre de la population
civile perçue comme soutenant directement
les rebelles: une politique de la terre
brûlée, des actes de torture et de mauvais
traitements, des violences sexuelles, de
même que des procédures illégales de
refoulement de citoyens Djiboutiens vers
l'Ethiopie seraient ainsi perpétrés dans la
plus complète impunité par les éléments de
l'armée régulière.
Ces actes de violences s'inscrivent dans le
contexte plus général d'un recul de l'espace
démocratique à Djibouti et d'une atteinte
quotidienne portée aux libertés
individuelles. Les atteintes à la liberté
d'association (notamment des partis
politiques de l'opposition), les entraves
aux actions menées par les défenseurs des
droits de l'Homme, les atteintes aux
libertés syndicales ou aux libertés
d'information et d'expression sont monnaie
courante. »
De son côté l’UNICEF a dans un rapport
de 15 juin 2010 sur la pauvreté infantile,
révélé que la majorité des enfants de
Djibouti vivent dans une pauvreté
« abjecte », qui les expose à des menaces de
mort.
Tout le monde sait, y compris les anciens
comme les nouveaux observateurs étrangers,
que les élections à Djibouti sont maintenues
au niveau d’une mascarade.
Les démocrates africains sont fatigués de
répéter comme un leitmotiv, à l’issue de
chaque scrutin, que les élections ont été
frauduleuses.
L’alternance des urnes étant condamnée par
le système actuel,
Le FRUD appelle encore et encore
à une unité des forces patriotiques sur une
plateforme politique en rupture avec des
pratiques de 33 ans, pour mettre hors
d’état de nuire ce régime rétrograde.
Londres,
le 20/11/2010
Synthèse
du forum de l'opposition djiboutienne
organisée à l'appel de l'UAD à Londres le 20
novembre 2010
La première conférence de l’opposition
djiboutienne de Londres s’est tenue samedi
20 novembre 2010 de 15 h à 20 h à l’appel de
l’Union pour l’Alternance démocratique
(UAD).
L’UAD, la coalition de l’opposition
djiboutienne à l’initiative de la
conférence, a organisé la séance publique
autour de nombreux représentants de
formations de l’opposition djiboutienne,
d’associations et de personnalités de la
société civile.
Les trois formations politiques membres de
l’UAD étaient présentes : l’Alliance
républicaine pour le développement (ARD), le
Mouvement pour le renouveau démocratique et
le développement (MRD) et l’Union pour la
démocratie et la justice (UDJ).
L’ARD était représentée par son
Vice-président Mahdi Ibrahim God, son
représentant en Europe, Maki Houmedgaba et
son représentant en France, Hamad Daoud. Le
MRD était représenté par son président Daher
Ahmed Farah et par le président du Comité du
MRD en Belgique, Abdoulfatah Omar Osman,
ainsi que par le trésorier de ce comité,
Mohamed Ali Bobeh. L’Union pour la
Démocratie et la Justice (UDJ) par Monsieur
Yonis Houssein Chireh, son représentant en
Grande Bretagne.
Extérieurs à l’UAD, le Front pour la
restauration de l’unité et de la démocratie
(FRUD) était représenté par Monsieur Ali
Chehem, représentant du FRUD en Amérique du
Nord, tandis que le mouvement Uguta-Toosa
était représenté par son président, Monsieur
Ali Coubba.
L’Association pour la démocratie et le
développement (ADD) a adressé un message à
la conférence, l’Association pour le respect
des droits de l’homme à Djibouti (ARDHD) lui
a exprimé son soutien, alors que le Congrès
pour la démocratie et la solidarité (CDS)
était représenté par Monsieur Moustapha
Khaireh
Enfin, de nombreuses personnalités de la vie
civile et politique de la société
djiboutienne avaient fait le déplacement,
notamment Messieurs Abdourahman Boreh,
Mohamed M. Aïnaché (le médiateur du forum),
Mohamed Doubad Waïss, porte-parole de
l’Intersyndicale UDT/UGTD, ainsi que Madame
Saïda Barreh, représentante du PND en
Europe.
La conférence de Londres, co-présidée par
Messieurs Mahdi Ibrahim God et Daher Ahmed
Farah, a été l’occasion de réunir toute
l’opposition djiboutienne de l’étranger et
de délivrer un discours reflétant l’ensemble
des points de vue de la société djiboutienne
en butte à un désarroi profond dû à une
situation dramatique à tous points de vue.
Il
s’agissait notamment de mobiliser la
diaspora afin qu’elle soutienne la
mobilisation pacifique en cours dans le pays
sous la direction de l’UAD.
Les
thèmes retenus étaient :
1)
NON AU 3ème MANDAT et AU VIOL DE LA
CONSTITUTION ;
2)
DES REFORMES DEMOCRATIQUES, Y COMPRIS DES
ELECTIONS LIBRES, TRANSPARENTES;
3)
DEBAT : DJIBOUTI : QUEL AVENIR AVEC UNE
DICTATURE ET DANS UNE REGION TROUBLEE ?
INTERVENTIONS
1.
Mahdi Ibrahim a ouvert le forum pour
rappeler brièvement à l’assistance la
situation qui prévaut dans le pays et le
risque de voir la pérennisation de la
dictature qui d’ores et déjà a modifié et
violé la Constitution de la manière la plus
antidémocratique. Il a précisé qu’il
appartenait à tous les Djiboutiens où qu’ils
se trouvent de rejeter ce régime par tous
les moyens pacifiques et sauver son Peuple
du désastre causé par 12 ans de répression
et de corruption jamais égalées depuis
l’indépendance. Il a réitéré l’importance de
ce forum dont les 3 thèmes retenus
consistent à ouvrir un débat sincère avec
les responsables politiques et de la société
civile en vue de dégager ensemble les moyens
indispensables pour accompagner la
mobilisation forte en cours à Djibouti sous
l’égide de l’Union pour l’Alternance
Démocratique.
2.
Daher Ahmed Farah a précisé que la menace
est réelle et que le régime s’octroie le
droit de vie et de mort sur notre population
appauvrie et en proie à la malnutrition
frappant aujourd’hui une frange importante
tant à l’intérieur du pays que dans la
Capitale. Il a ajouté que la situation
politique est des plus dangereuses pour
l’avenir et que le risque était grand tant
la dictature bafoue le peu de libertés sans
respect des lois et textes en vigueur. Il a
insisté sur l’impérieuse action des
Djiboutiens en faveur d’une réelle
démocratie avec des réformes ouvrant la voie
à une indispensable transparence électorale
telle que l’Union pour l’Alternance
Démocratique l’a posée depuis 2003 et à un
Etat national. Il a terminé son intervention
en insistant sur le fait qu’il n’y avait
aucun miracle à attendre d’une quelconque
intervention extérieure : seule notre action
déterminée et unitaire nous sauvera !
3.
Le représentant de l’UDJ, M. Yonis Houssein,
a salué le courage des membres de l’UAD pour
leurs sacrifices et leur engagement. Il a
exigé de l’assistance qu’elle apporte son
soutien le plus total à la mobilisation en
cours dans le pays pour empêcher le
dictateur de se représenter.
4.
Le représentant du mouvement syndical, M.
Mohamed Doubad Waïss, a rappelé que les
multiples condamnations internationales
(OIT, BIT, CISL, etc.) sont restées sans
effet sur l’intransigeance du régime
djiboutien et que les travailleurs se
doivent d’être à la hauteur pour accompagner
la mobilisation générale dans le pays.
5.
Les organisations œuvrant pour la défense
des droits de l’homme (ADD et CDS) ont
réitéré leur indéfectible soutien aux
efforts des démocrates Djiboutiens pour
sauver le pays.
6.
Le Président du mouvement Uguta/Toosa, M.
Ali Coubba, tout en soutenant la démarche de
l’UAD, a souhaité que celle-ci s’ouvre à
toutes les organisations et personnalités
politiques œuvrant sérieusement à
l’avènement de la démocratie.
7.
M. Mohamed M. Aînaché a souligné la
difficulté d’être opposant à Djibouti et
appelé l’assistance à remplir son devoir
citoyen en s’impliquant davantage dans la
lutte contre cette dictature féroce qu’elle
est censée avoir fuie.
8.
Du fait de sa trajectoire atypique, M.
Abdourahman Boreh a particulièrement retenu
l’attention de l’assistance désireuse de
comprendre les raisons et la solidité de son
engagement aux côté des forces de
l’opposition. Il s’est prêté volontiers à
cet exercice et a précisé que son
implication a commencé dès lors que le
dictateur a lancé le viol de la
Constitution. Il a réaffirmé sa candidature
à la présidentielle de 2011 et a défié
Ismaël Omar de recueillir plus de 3% en cas
de réelle transparence électorale. Enfin, il
a rappelé qu’Ismaël Omar avait mis au
chômage plus de 3000 travailleurs de ses
entreprises et fermé plusieurs chantiers,
ruinant ainsi le peu de confiance des
investisseurs étrangers dans notre économie.
9.
S’étant invitée en dernière minute, la
représentante du PND en Europe, Mme Saïda
Barreh, a lu un message selon lequel le
président de son parti était désormais dans
l’opposition et que l’unité était
indispensable pour mettre fin à la
dictature.
10.
M. Ali Chehem, délégué du mouvement
politico-militaire FRUD, a justement rappelé
tout ce que les quelques avancées
démocratiques devaient à la lutte armée
(relayée à l’intérieur par l’opposition
pacifique) et déclaré que son mouvement
appelle encore à une unité des forces
patriotiques autour d’une plateforme commune.
Du débat
général qui s’est ensuite instauré sous la
conduite du modérateur Aînaché, trois
idées-forces se sont dégagées :
1)
Le non au viol de la Constitution comme au
troisième mandat et le soutien à la
mobilisation pacifique de l’UAD car c’est la
dernière chance d’épargner à notre pays un
nouveau conflit civil aux conséquences
incalculables,
2)
L’impérieuse
nécessité des réformes démocratiques et le
refus de toute compétition électorale dans
les conditions actuelles, c’est-à-dire sans
l’instauration du cadre exigé par l’UAD
3)
Le parachèvement de l’indispensable unité
d’action de l’opposition autour d’un projet
démocratique fédérateur.
Pour
l’UAD
Daher Ahmed Farah
Mahdi Ibrahim A. God
Président du MRD
Vice-Président de l’ARD
Quelques photos du forum de
l'opposition djiboutienne à Londres

De gauche à droite : Ali Chehem (FRUD),
Mahdi Ibrahim (ARD), DAF (MRD), Mohamed M.
Aînaché (personnalité politique,
modérateur), Saîda Barreh (PND) et
Abdourahman Boreh (personnalité politique)

De gauche à droite: Ali Chehem (FRUD), Ali
Coubba (Uguta-Toosa), Mahdi Ibrahim (ARD) et
DAF (MRD)

Vue de l’assistance avec, au premier rang de
gauche à droite: Abdoulfatah Omar (MRD),
Doubad (Intersyndicale UDT/UGTD), Cassim
Ahmed (ARD), Yonis Houssein (UDJ) et Hamad
Daoud (ARD)


Une vue de l'assistance nombreuse


Les conférenciers du forum de
l'opposition djiboutienne à Londres

Mohamed Aïnaché, modérateur
Réflexions préliminaires de la Mission
d’observation électorale à Djibouti
2010-2011

Mission d’observation
électorale à Djibouti
2010-2011
Première visite de l'équipe
d’observation à long terme
de
Democracy International en
République de Djibouti:
Réflections préliminaires
pour l'amélioration
du processus électoral
djiboutien
Une mission d’observation à
long
terme de Democracy
International s'est
rendue à Djibouti du 1 au 9
novembre 2010 pour commencer
son évaluation des
préparatifs électoraux du
pays. Dans ce cadre des
réunions ont été tenues avec
les institutions
gouvernementales impliquées
dans les opérations
électorales, ainsi qu’avec
tous les partis politiques
et certains groupes de la
société civile. Sans
exception les interlocuteurs
n’ont pas ménagés leurs
efforts pour apporter leur
contribution au succès de
cette mission. L'équipe sera
de retour à Djibouti à
nouveau en Janvier 2011
Administration des élections
1) En tant que manifestation
concrète de son engagement
continu pour le progrès
démocratique, il serait
bénéfique pour le
Gouvernement de la
République de Djibouti
d'envoyer à l'Assemblée
nationale un projet de texte
portant ratification de la
« Charte Africaine sur la
Démocratie, des Elections et
la Gouvernance » que
Djibouti a signée le 15 juin
2007.
2) En prévision des
élections présidentielles de
2011, le gouvernement
pourrait instaurer une plus
grande confiance dans le
système électoral à travers
la rapide promulgation d'un
décret précisant les détails
chronologiques relatifs au
scrutin à venir. Il devrait
contenir, mais sans s'y
limiter, les dates de:
• L'élection ; • La
publication de la liste
électorale ; • La délivrance
des cartes d'électeurs ; •
La définition des protocoles
permettant l'accès des
partis politiques à la liste
électorale générale ; •
L'installation de la CENI ;
• Début et la fin de la
période de campagne
électorale ; • Du
dépouillement et la
totalisation des votes et
annonce des résultats ;
3) Permettre l'accès en
temps opportun à la liste
électorale à la fois aux
partis politiques et au
grand public favoriserait
une plus grande transparence
et augmenterait la
crédibilité du processus
électoral.
4) L'intégrité du processus
électoral dans son ensemble
peut être renforcée par la
création d'une CENI
équilibrée et compétente,
dirigée par une personne
dont l'intégrité est
incontestée, et nommé dans
le délai maximum autorisé
par la loi, et lui fournir
les moyens et l'autonomie
nécessaires pour que cette
dernière puisse fonctionner
correctement.
5) La transparence peut être
améliorée en rendant publics
les détails relatifs au
financement des partis
politiques par des fonds
publics pendant la période
de campagne électorale.
6) Compte tenu des
importantes responsabilités
des préfectures dans la
planification et la mise en
œuvre des élections au
niveau local, tous les
efforts devraient être faits
pour s'assurer qu'ils sont
pourvus de moyens de
communications, financiers,
logistiques nécessaires afin
de leur permettre de
s'acquitter convenablement
de leurs fonctions qui sont
par ailleurs essentielles.
Concurrence politique.
7) Tous les partis
politiques légalement
enregistrés sont invités à
participer pleinement et
activement à la vie
politique du pays, notamment
en recherchant le dialogue
avec les citoyens sur les
questions importantes pour
le développement du pays; en
informant le public de leurs
programmes politiques ; et
s’il le désire, en posant
leurs candidatures, ainsi
qu’en soutenant et en
faisant campagne pour leurs
candidats.
8) Les partis sont invités à
poursuivre le dialogue entre
eux pour bâtir une confiance
réciproque.
9) En plus de leurs
activités politiques
partisanes, toutes les
parties sont instamment
invités à assumer leurs
responsabilités nationales
pour vérifier la liste des
électeurs, participer à la
CENI, chercher un accès
régulier et efficace aux
médias publics, et plus
généralement promouvoir les
pratiques démocratiques.
10) Comme c'est le cas dans
de nombreux pays, les partis
politiques devraient
envisager sérieusement
d'élaborer, d'approuver
formellement et de respecter
un code de conduite pendant
la campagne afin de faire en
sorte que la période avant,
pendant et après l'élection
se caractérise par le
respect de la civilité, la
non-violence, le respect de
la primauté du droit et de
la tolérance pour les
différents points de vue
politiques.
Communications
11) Le mandat que s’est
donnée la Radio
Télédiffusion de Djibouti
“vous informer de manière
objective (et) à suivre des
débats nationaux” gagnerait
à travers la recherche de
possibilités d'engager touts
les partis légalisés dans
des discussions et des
débats publiques
radiodiffusées afin de mieux
informer le public au cours
de la période de la campagne
électorale.
12) En outre, en dehors de
la période spécifique de la
campagne électorale, la RTD
et « La Nation », en tant
qu’unique médias nationaux,
sont encouragés à faire tous
les efforts pour couvrir les
événements importants qui
influent sur la vie
politique de Djibouti pour
faire en sorte d’exposer des
points de vue alternatifs.
13) Les médias et les relais
d'information doivent
contribuer à la paix et la
stabilité en effectuant une
couverture responsable des
questions électorales et
politiques d'intérêt pour le
public, et en s'abstenant
des attaques personnelles et
d’éviter un langage aux fins
de division.
14) De manière générale, il
est de la responsabilité
éthique et professionnelle
des canaux d’information de
refléter la diversité
d'opinion et de présenter
une image équilibrée des
événements politiques et
électoraux.
Education civique des
électeurs
15) Le gouvernement est invité
à lancer une vaste campagne
d'information en diffusant
des messages d'éducation des
électeurs sur les principes
démocratiques, la
signification des élections
et les rôles et les
responsabilités des
citoyens.
16) En outre, une campagne
d’éducation visant à combler
les lacunes du public par
rapport à la compréhension
de ces derniers des domaines
importants tels que
l'inscription des électeurs
et la délivrance des cartes
nationales d'identité irait
bien à une meilleure
compréhension et
encourageant une plus large
participation du public dans
les processus électoraux.
17) A titre de complément
des efforts d'information de
l'État et afin d'encourager
une plus grande
participation populaire dans
les élections, les
organisations de la société
civile devraient rechercher
les moyens d'entreprendre
des campagnes non partisane
d’éducation civique et
électorale en direction des
groupes traditionnellement
marginalisés comme les
femmes, les handicapés,
et en milieu rural les
populations semi-nomades.
Soutien externe
18) Les organisations
internationales, les
missions diplomatiques ainsi
que les agences bilatérales
et multilatérales sont
instamment invités à
apporter un soutien concret
à la population de Djibouti
sur le chemin d'une plus
grande démocratie.
19) Toutes les parties
prenantes Djiboutienne sont
encouragées à tirer parti
des possibilités existantes
afin de bénéficier de
l'assistance technique dans
une grande variété de
domaines, notamment la
vérification de la liste des
électeurs, l'éducation
civique des électeurs,
l'observation électorale, le
développement d’un code de
conduite pour les partis
politiques, la formation des
partis politiques, la
formation des médias, la
communication des résultats,
et d'autres domaines.
Democracy International (DI)
est basée aux États-Unis et
fournit des services
d'analyse, offre une
assistance technique, et met
en œuvre des projets à
travers le monde pour la
démocratie et la promotion
de la gouvernance. La
mission d'observation de DI
à Djibouti est soutenue par
l'Agence des États-Unis pour
le développement
international (USAID) en
vertu d’un accord entre les
États-Unis et le
gouvernement de Djibouti
intitulé, « Gouverner avec
Justice et Démocratie ».
(Auteurs: Christian
Hennemeyer, El Obaid Ahmed
El Obaid, et Kevin Colbourne,
21 Novembre 2010)
Contact: Kevin Colbourne,
Directeur de Mission
d’Observation Électorale:
+253- 34 46 52
Email:
kcolbourne@democracyinternational.com
1st
Visit of Democracy
International’s Long-Term
Observation Team to the
Republic of Djibouti:
Preliminary considerations
for improving the Djiboutian
electoral process.
Democracy International’s
Long-Term Observation team
visited Djibouti from Nov. 1
– 9, 2010 to commence its
assessment of the country’s
electoral preparations.
Meetings were held with
government entities involved
in electoral operations, all
political parties, and civil
society groups. Without
exception interlocutors were
generous with their time and
ideas. The team will return
to Djibouti again in January
2011.
Electoral
Administration
1) As
a concrete manifestation of
its continued commitment to
democratic progress, the
Government of the Republic
of Djibouti would benefit
from sending to the National
Assembly for ratification
the “African Charter on
Democracy, Elections and
Governance”. *This document
was signed by the government
on June 15, 2007.+
2) In
anticipation of the 2011
presidential elections, the
government could generate
increased confidence in the
electoral system through the
speedy issuance of a decree
outlining the chronological
details relating to upcoming
polls, including, but not
limited to
the dates for:
The election
Publication of the
electoral list containing
the names of all registered
voters
Issuance of voters cards
Allowing the political
parties access to the entire
electoral list
Installation of the CENI so
it can serve its entire 90
days
The beginning and end of the campaign period
Counting, tabulation of
votes and announcement of
results
3) Allowing timely access to
the electoral list both to
political parties and to the
general public would promote
greater transparency and
enhance the credibility of
the electoral process.
4)
The integrity of the entire
electoral process can be
enhanced by the creation of
a balanced and competent
CENI, headed by a person of
unquestioned integrity,
named within the maximum
period allowed by law, and
provided with the necessary
means and autonomy to
function properly.
5) Transparency can be
improved by making public
the details relating to the
provision of state funds to
political parties during the
period of electoral
campaigning.
6) Given the important
responsibilities of the
Prefectures in the planning
and implementation of
elections at the local level,
every effort should be made
to ensure that the
Prefectures are provided
with adequate financial,
logistical and
communications means in
order to permit them to
properly carry out these
essential support functions.
Political
Competition
7) All legally registered
political parties are
encouraged to take a full
and active part in the
political life of the
country, including seeking
dialogue with citizens on
issues important to the
development of the country;
informing the public of
their political programs;
and if so desired,
nominating, supporting and
campaigning for candidates.
8) Parties are advised to
continue dialogue among
themselves to build trust
and confidence
9) In addition to their
partisan political
activities, all parties are
urged to undertake their
national responsibilities to
verify the voter registry,
participate in the CENI,
seek regular and effective
access to public media, and
generally promote democratic
practices.
10) As is the case in many
countries, political parties
should give serious
consideration to developing,
approving and respecting a
formal code of campaign
conduct to ensure that the
period before, during and
after the election is
characterized by civility,
nonviolence, respect for the
rule of law and tolerance
for different political
viewpoints.
Communications
11) Radio Télédiffusion de
Djibouti’s expressed mandate
to “vous informer de manière
objective (et) à suivre des
débats nationaux” would gain
from seeking opportunities
to engage all legal
political entities in
publicly broadcast
discussions and debates in
order to better inform the
public during the electoral
campaign period.
12) Furthermore, outside of
the specific electoral
campaign period, RTD and La
Nation, as the sole national
media outlets, are
encouraged to make every
effort to report on
significant events that
influence the political life
of Djibouti in a manner that
exposes alternative
viewpoints.
13) Media and information
outlets can contribute to
peace and stability by
conducting responsible
reporting on electoral and
political issues of interest
to the public, and
refraining from personal
attacks and divisive
language.
14) In general, news outlets
have a professional and
ethical responsibility to
reflect a diversity of
opinion and to present a
balanced picture of
political and electoral
events.
Voter and Civic
Education
15) The government is urged
to launch a comprehensive
information campaign airing
voter education messages on
democratic principles, the
meaning of elections and the
roles and responsibilities
of citizens.
16) Furthermore, education
addressing gaps in the
public’s knowledge of
important areas such as
voter registration and the
issuance of national
identification cards would
go far in increasing
understanding and
encouraging broader public
participation in electoral
processes.
17)
By way of complementing the
informational efforts of the
state and of encouraging
greater popular
participation in the
elections, civil society
organizations should seek
ways to undertake
non-partisan civic and voter
education campaigns directed
at traditionally
marginalized groups such as
women, the disabled, rural
and semi-nomadic
populations.
External Support
18)
International organizations,
diplomatic missions, and
bilateral & multilateral
agencies are urged to
provide tangible support to
the people of Djibouti on
their path to greater
democracy.
19)
All Djiboutian stakeholders
are encouraged to
take advantage of
opportunities to benefit
from existing technical
assistance in a wide variety
of areas including voter
registry verification, civic
and voter education,
electoral observation,
political party code of
conduct development,
political party training,
media training, results
reporting, and other areas.
Democracy International (DI)
is based in the United
States and provides
analytical services, offers
technical assistance, and
implements
projects worldwide for
democracy and governance
promotion. DI’s observation
mission in Djibouti is
supported by the United
States Agency for
International Development
(USAID) under the Governing
Justly and Democratically
Assistance Agreement between
the United States and the
Government of Djibouti.
(Authors:
Christian Hennemeyer, El
Obaid Ahmed El Obaid, and
Kevin Colbourne, November
21, 2010)
Contact: Kevin Colbourne,
Director of Election
Observation Program: +253-
34 46 52
Email:
kcolbourne@democracyinternational.com
Mesdames et messieurs,
Je vous salue.
Je vous apporte également les salutations du Président du
PND, ADEN ROBLEH AWALEH. Je vous lis ici le message du
Président du PND qui s'excuse de ne pouvoir participer à ce
forum de l'opposition :
« Le PND fait partie de l'opposition djiboutienne. Depuis 8 mois le
PND dénonce vigoureusement, de manière claire et nette la
dictature implacable que M. GUELLEH a instaurée depuis qu'il
est à la tête de notre pays, en 1999.
« Nous devons faire tout ce qui est possible pour l'en
empêcher.
« Notre priorité doit être l'élection présidentielle de
2011.
Selon le PND
l'opposition djiboutienne doit s'unir et présenter un
candidat unique.
« Pour revenir à la tête du pays M. Guelleh compte sur une
seule possibilité : que l'opposition boycotte l'élection..
Nous ne devons pas lui donner cette possibilité. C'est dire
que nous devons participer à cette élection sinon notre
peuple complètement mobilisé contre lui sera blessé
mortellement.
« Je suis convaincue que les fraudes électorales seront
réduites au minimum. Il y a sur place une ONG fortement
décidée à s'impliquer dans cette élection. Nos partis
travaillent avec elle étroitement. Je vous adresse un
document en cinq points que le PND a remis à cette ONG et
selon les dernières nouvelles le document a été remis par
cette ONG au dictateur.
« Il est nécessaire que l'ensemble des mouvements
d'opposition publient un document signé par tous ces
mouvements y compris bien entendu le PND.
« On peut s'unir sous cette bannière : Opposition unie
contre la dictature (OUCD)
« LES BASES DE LA TRANSPARENCE ELECTORALE
« 1°) Mise en
place d’une commission nationale électorale indépendante
ainsi que ses représentants au niveau local
« 2°) - mettre en place un bulletin de vote unique portant
les photos des candidats et les logos de
leurs partis ;
« 3°) Le
président de la CENI est élu par les membres de la CENI ;
« 4°) mise
en place d’une encre véritablement indélébile pour éviter le
vote multiple ;
« 5°)
dotation pour couvrir les charges afférentes aux activités
de la CENI. »
signé : ADEN ROBLEH AWALEH, Président du Parti National
Démocratique (PND).
Je me présente :
SAIDA BARREH FOUREH, représentante du PND en France et en
Europe.
Je vous remercie de votre attention.
Message du Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS) au
Forum de l’UAD à Londres
Congres Djiboutien pour la Solidarité
(CDS)
Adresse : Parc du Peterbos 1, 1070
Bruxelles
Tél : (00 32) 0486 36 31 10
bouhismail@yahoo.fr
Tél : (00 32) 0486 35 58 27
roblehbourale@yahoo.fr
Ce message était la contribution de Congrès
djiboutiens pour la solidarité pour le forum de l’UAD à
Londres le 20 novembre.
Chers participants,
Permettez-moi de remercier l’UAD au nom du Congres
Djiboutien pour
la Solidarité que j’ai l’honneur de
représenter ici.
Le CDS souhaite nourrir le débat politique à travers des
propositions qu’il juge fondamentales. Nous pensons que la
clarté du message politique pour un peuple sous le feu
de la propagande quotidienne est un élément vital pour
l’action.
A savoir et en premier lieu : l’affirmation d’une lutte
pacifique
Certes, la violence appelle la violence et je comprends la
radicalisation de certains de nos compatriotes tentés par
une lutte armée. Cependant, si l’option militaire constitue
la manière la plus catégorique d’évincer le tyran ou tout au
moins de le déstabiliser, c’est aussi et souvent une option
périlleuse qui ne garantie nullement une démocratie durable.
Pour cela et pour bien d’autres raisons aussi nobles, le CDS
réaffirme son attachement à une lutte pacifique mais
déterminée qui s’inscrit dans la durée aux côtés de l’Union
pour l’Alternance Démocratique (UAD).
Puisque la corrélation entre développement et développement
de la société civile n’est plus à démontrer, nous appelons
l’opposition à renforcer la coordination avec les forces
vives et notamment avec les structures telles que la nôtre
qui désire œuvrer à ses côtés.
Parmi les propositions du CDS, la lutte contre le tribalisme
et la culture du partage de gâteaux :
33 ans après l’indépendance, est-il acceptable que la
représentation nationale rime toujours avec représentation
tribale ? L’assemblée actuelle est certes monocolore et mal
élue mais elle tire un semblant de légitimité aux yeux de
certains dans sa composition tribale instaurée jadis par le
colonisateur et gravée depuis lors dans le marbre et dans
les esprits.
Le silence de l’opposition sur ce sujet et la revendication
d’une équilibre ethnique prôné par certains hôtent tout
espoir à une société égalitaire. Cette politique a crée des
citoyens de second zone, des citoyens suspects. On est en
droit aujourd’hui de se demander quels citoyens et pour
quelle nation voulons nous construire. Peut-on continuer à
écarter continuellement des franges importantes de nos
communautés du fait de leurs appartenances claniques ?
L’opposition doit prendre sa responsabilité.
A chaque génération sa mission politique : le CDS propose à
l’UAD d’ajouter dans sa liste de revendications le scrutin
proportionnel par circonscription qui serait une réponse
institutionnelle à la culture du gâteau.
La lutte contre la drogue du khat qui constitue un fléau
national et pas uniquement financier, malgré l’hémorragie
que constitue son importation. Ses conséquences sont tout
simplement incalculables en termes de santé publique et de
destruction du bien être familial. Là aussi une politique
courageuse permettrait un vrai débat et surtout une prise de
conscience salutaire que nous appelons de nos vœux.
Chères sœurs, chers frères
Ne soyons pas tentés par le pouvoir facile. Œuvrons pour une
culture de la vérité face à la politique du mensonge et de
la manipulation. L’autorité doit être recentrée en son sens
essentiel « Autoritas » prendre les autres en charge pour
les faire grandir. Il nous semble important de se remettre
en cause avant de changer les choses.
Ne pas se focaliser uniquement sur le rejet d’un homme aussi
tyran soit-il mais plus encore construit un véritable projet
alternatif, engranger des batailles pour gagner la guerre.
Nous voulons une presse libre et responsable. Nous voulons
que puissent s’exprimer et fleurir des mouvements
associatifs, des coopératives dynamiques et productives.
L’événement du droit absolu et inaliénable des femmes et des
hommes à mettre l’intelligence au centre de leur vie nous
motive. Nous retenons le mot de ce philosophe « quand
l’intelligence desserte les forums, la médiocrité s’installe
et tout finit en dictature ». Nous voulons surtout que nul
ne s’arroge le droit de chosifier l’autre ni de le mettre à
genou.
Cette politique a fait de nous des réfugiés, des apatrides,
mais nous refusons l’idée du renoncement qui fait le lit de
la résignation. « Si tu peux voir détruit l’œuvre de ta
vie » disait le sage « et sans perdre un instant, te mettre
à rebâtir, alors tu seras un homme mon fils »
Chaque peuple humilié, bafoué, entravé dans sa quête de
liberté et de progrès et plongé dans la nuit saura un moment
ou un autre s’arc-bouter autour d’un même radeau prenant
appui sur sa dernière chance de survie pour briser ses liens
et sortir rayonnant le visage en larmes et en sang,
méconnaissable peut-être, mais définitivement vivant.
Nous seront vivants parce que nous le voulons et nous le
pouvons.
Je remercie l’UAD encore une fois et les responsables de
l’ARD en particulier qui ne ménagent pas leurs efforts pour
sensibiliser et éduquer à travers la cohérence de leur
message politique.
Vive la république de
Djibouti !!!
Vive le
peuple djiboutien !!!
Vive l'UAD !!!
Ismail BOUH ROBLEH
Contribution de Hassan Cher, représentant de l'ARD en
Suisse, au Forum de l'opposition djiboutienne
Mr Hassan Cher Hared
Secrétaire aux
relations internationales de l’UDT
Représentant de l’ARD
en Suisse
Chemin des
Aubépines 11
1004 Lausanne
Tél : 0041 788 24 52
69
Email :
nour_djib@yahoo.fr
au
Forum de l’UAD à Londres.
Suisse,
le 19/11/2010
Chers compatriotes,
Sachant bien que
l’action, les gestes et la contribution de chacun de nous
tous sont primordiales à la concrétisation de notre lutte
pour la naissance d’un état de droit dans notre pays, la
république de Djibouti, j’ai le regret de vous annoncer que
je n’y serai pas à ce forum
de Londres et profite de l’occasion afin de vous
demander de m’excuser pour cet absence fâcheux.
Malgré
mon absence à une des événements importants de l’UAD,
je ne manque pas de mener à bon escient mes engagements tant
politiques que sociales.
Sans oublier que nous
sommes confrontés à un des régimes le plus pernicieux du
continent noir au vu de sa politique des répressions basées
sur des techniques sournoises. Le moins surprenant qu’ils
soient, au-delà des atteintes physiques, ces méthodes de
répression qui va de la mise à la pauvreté forcé, de
l’exploitation, la
maltraitance psychologique, la déréglementation programmée
de l’outil administratif, l’avilissement de
la qualité de
l’enseignement, la banalisation de la corruption,
l’opposition systématique et volontaire à l’émancipation
économique, sociale et juridique des citoyens, et ainsi
d’autres, qui ne sont pas encore considérés comme des
violations graves des droits de l’homme par la communauté
internationale.
Cette politique
d’anéantissement qui profite et profitera au régime va,
d’un côté réduire
presque à néant toute possibilité de
réclamation d’un
peuple occupé à surmonter quotidienne tous les embuches
précités et de l’autre côté
ça rendra éreintante la lutte
politique.
La position
stratégique de notre pays peut jouer un rôle prépondérant à
notre lutte politique. Ça peut être d’une manière positive
comme ça peut être d’une manière négative. Mais, les choses
tendent plutôt du côté négative pour le peuple en raison des
puissances occidentaux pressent à Djibouti qui semblent
primer leurs intérêts immédiat à l’émergence d’un état de
droit durable et favorable à tout le monde.
Dès lors, pour barrer
la route à la troisième mandat qui est synonyme
d’instauration d’un régime pérenne et réhabiliter la
constitution nationale corrompue et dévalorisée, je crois
que nous devons soutenir les actions de masse pacifique que
l’UAD mène à l’intérieur et à l’extérieur du pays,
intensifier les contacts et sensibilisations internationales
et, surtout, entreprendre des actions juridiques
coordonnées.
C'est-à-dire la
rédaction d’un document juridique bien scellé que n’importe
qui peut s’en servir dans ses démarches et contacts
internationales.
Ce document portera
sur trois thèmes, la bonne gouvernance, la démocratie et les
élections à Djibouti. Il sera semblable au « rapport sur les
droits d’opinion et d’expression à Djibouti » que j’avais
initié et réalisé à 80% avec le concours de l’Ardhd, l’UDT
et la Lddh.
Et je m’en charge à
fournir une ossature bien détaillé et à la collecte des
articles et lois dénonçant les violations des thèmes
susmentionnés si les intervenants
s’engagent sur ce projet.
Je vous salue sur ce
et vous souhaite un forum
chaleureux et plein de succès.
Vive la république de
Djibouti !!!
Vive la
démocratie !!!
Et que la lutte
continue !!!
Contribution de
Aïnaché au
Forum de
l'opposition
djiboutienne :
"Pas facile
d'être opposant
à Djibouti"
FORUM DE
L’OPPOSITON DJIBOUTIENNE
Londres, le
20 novembre 2010.
LA VOIX AU CHAPITRE :
Par AÏNACHÉ
PAS FACILE D’ÊTRE OPPOSANT A DJIBOUTI !
Pour se réunir, réfléchir ou échanger
sur la vie politique, syndicale ou même culturelle, cela
devient pratiquement impossible pour la grande majorité des
Djiboutiens de s’organiser dans leur propre pays.
Toute tentative de cet ordre est à
priori soupçonnée d’être une mauvaise intention de la part
des personnes ou des groupes. Ceux-ci sont aussitôt
assimilés à des ennemis de la république.
Car dans l’esprit de nos dirigeants,
tous ceux qui ne font pas partie du cercle réduit des
courtisans sont des ennemis de l’ordre établi.
C’est la raison pour laquelle
l’opposition politique, syndicale, ou tout autre groupe
souhaitant échanger un point de vue sur son propre pays est
contraint de le faire hors des frontières nationales, comme
c’est le cas aujourd’hui, à Londres. On peut rappeler que
bien d’autres réunions semblables ont précédé celle ci et
dont les plus récentes sont Bruxelles, Ottawa ou Paris.
Mon souhait, et sans me tromper, le
souhait de chacun d’entre nous qui avons fait l’effort
d’organiser ce forum ou d’y participer en venant, pour
certains de loin, est que notre rencontre serve à faire
avancer la coalition de l’opposition et
envoie un énorme signal d’encouragement à tous les
Djiboutiens qui souffrent sous ce régime policier.
Les thèmes choisis pour
cette rencontre sont aujourd’hui:
1er
-
Non au 3ème mandat et au viol de la constitution
2ème
- Des réformes démocratiques y compris des élections libres
et transparentes
3ème
-
Débat : Djibouti, quel avenir avec
une dictature et dans une région troublée ?
Le viol de la constitution qui s’est
opéré avec les obligés du président, manifestement sans
douleur, n’est pas et ne peut être validé par personne
encore moins par nous qui sommes rassemblés ici, maintenant,
et ceux qui se
battent au risque de leur vie au pays.
La preuve s’il en était besoin, la
démonstration de la population à Djibouti mardi dernier,
jour de l’aïd, à l’appel de l’UAD.
En modifiant la constitution, le
président n’a même pas pris la peine de cacher ses
intentions. En procédant de la sorte, il visait sans
vergogne une présidence à vie. Cela lui parait aller de soit
car ayant reçu cette fonction en héritage, dans son esprit
il se doit de rester suffisamment longtemps pour léguer la
présidence aux siens.
Alors, la première question posée est :
comment s’opposer à cette élection anticonstitutionnelle
programmée pour le mois d’avril 2011, soit dans seulement
cinq mois ?
A la dernière élection présidentielle
d’avril 2005, l’opposition avait choisi le boycott, après
avoir constaté que les conditions minimales pour participer
dignement à cette élection n’étaient pas réunies
Le président sortant qui se présentait à
sa propre succession, n’a pas non plus pu susciter un seul
candidat, même de complaisance, comme challenger.
Malgré tout, cela ne l’a pas gêné
d’aller seul à l’élection dont il avait à l’avance programmé
son succès. D’où le surnom dont le journal
La Réalité l’a affublé ’’LE CANDIDAT SOLITAIRE’’
Deux
mandats illégitimes
:
Le tenant du titre a bénéficié, jusqu’à
maintenant de deux mandats illégitimes.
Comme chacun
sait, l’élection de 1999 fut très fortement contestée et
l’opposition s’est senti volée de sa victoire comme aux
législatives de 2003, locales de mars 2006 et législatives
de février 2008.
Ni pour l’une ni pour les autres, le
pouvoir n’a pu (ou voulu), jusqu’à ce jour, démontrer la
véracité de sa victoire ni donner aucun éclaircissement
quant à l’organisation et aux résultats du scrutin.
L’élection du second et dernier mandat
fut la plus ridicule en l’espèce.
Le candidat sortant n’a même pas pu
trouver un adversaire de complaisance pour sauver les
apparences. En raison du refus de l’opposition de servir de
caution à une élection mascarade, il fut contraint d’aller
faire sa cuisine seul.
Les conditions non remplies de
l’élection de 2005 sont toujours d’actualité et par
conséquent il n’y a eu aucune évolution qui pourrait
infléchir la position de l’opposition regroupée au sein de
l’UAD.
C’est la raison pour laquelle, les
dirigeants de l’UAD préconisent une nouvelle fois, la non
participation à cette élection mascarade annoncée.
Il est toujours difficile pour un
démocrate de refuser de participer à une élection. Mais
quand les dés sont pipés et que tout est joué d’avance en
bafouant les règles minimes élémentaires acceptables, il est
criminel et irresponsable de cautionner une élection
truquée.
Notre Autocrate
est un adepte de la malheureuse phrase de l’ancien président
français J. CHIRAC, je cite :’’Il faut laisser les
dictateurs gagner les élections, sinon ils ne l’organiseront
pas’’.
Pour finir, permettez-moi d’aborder, la
troisième question posée pour notre rencontre :
Quel
avenir avec une dictature et dans une région troublée
?
Sans espace de liberté, nous nous
réunissions une fois de plus en dehors de notre pays. La
parole publique est confisquée sauf dans les Mabrazes
truffés d’oreilles intéressées.
Nous apprenons régulièrement la
difficulté que rencontrent les militants des partis
légalisés de se rendre dans les annexes afin de participer à
des réunions ou de rencontrer les dirigeants.
Ils subissent constamment à proximité
des sièges des partis ou aux domiciles de certains
dirigeants des provocations et intimidations policières.
Nous savons désormais que le recours à
la guerre civile est la pire des solutions et pourtant cela
nous traverse parfois l’esprit.
Certains d’entre nous ont franchi ce pas
avec toutes les conséquences que cela a pu engendrer.
L’expérience de la guerre civile (dont
les braises couvent encore de nos jours) des années quatre vingt
dix avec son cortège de malheur a stoppé net le
développement du nord de la république.
Il ne faut pas perdre de vue que le
conflit sommeille en nous, prêt à surgir.
Pour éviter une nouvelle guerre civile
abominable, nous sommes forcés d’abandonner nos divisions
intestines qui en définitive ne profitent qu’aux tenants du
pouvoir.
Il est illusoire de vouloir établir une
nation sans des citoyens égaux. Il ne se passera rien de
sérieux dans le domaine politique tant que l’unité politique
ne sera pas réalisée autour d’un leader charismatique adoubé
par l’opposition nationale.
La malédiction Djiboutienne veut que les
politiciens visent une alternance ethnique ou tribale au
lieu d’une alternance des programmes politiques.
Ce n’est pas que nous manquons de
généraux, mais d’un GENERAL EN CHEF.
Tout le monde se souvient de la
raillerie de l’ancien Secrétaire d’État
USA, Henri Kiesinger
à propos de l’absence d’un interlocuteur représentant
l’Europe dans les années quatre vingt : ‘’L’Europe
quel numéro de téléphone ?’’
D’où vient cette impuissance sinon des
rivalités ethniques et tribales savamment entretenues ?
Pour ma part, je me demande souvent, si
le pouvoir ne rêve pas d’entretenir un conflit permanent
le rendant indispensable aux yeux des puissances
étrangères qui sont évidemment inquiètes à propos de leurs
intérêts économiques et géostratégiques dans cette région
troublée !
Ainsi, notre président leur vend l’idée
qu’il est par sa fermeté et sa longévité au pouvoir, le
garant de la stabilité dans la région.
On murmure ça et là qu’il n’est pas
étranger aux conflits qui perdurent en Somalie
Notre président, par son refus
d’affronter le débat démocratique, s’approprie l’adage que
les chrétiens attribuent à Jésus-Christ : Celui qui
n’est pas avec moi est contre moi. Donc pas de
débat, pas de démocratie pas de civisme.
Depuis toujours, les occidentaux ont
privilégié leur intérêt stratégique qui vient de prendre une
dimension colossale avec la guerre civile en Somalie qui
perdure depuis bientôt vingt ans et ses conséquences
multiples.
La désormais célèbre et très
‘’lucrative’’ piraterie maritime au large de la Somalie a
augmenté l’intérêt déjà réel aux yeux du monde sur notre
petit pays.
Notre pays a donc pris, à cause ou
grâce, c’est selon, les troubles de la région et la
piraterie, une dimension qui nous dépasse. Nos dirigeants
n’ont vu que les retombées financières comme d’habitude à
leurs usages personnels.
Leur cupidité les a aveuglés et comme
toujours, ils n’ont pas su trier le bon grain de l’ivraie.
Nous intéressons, à n’en pas douter, le
monde entier. Il faut que nous soyons à la hauteur de
l’espoir d’une stabilité que notre pays suscite.
Nous avons claironné et voulu que notre
pays soit une « terre de rencontre et d’échange » et je suis persuadé que nous
pouvons
restaurer cette maxime. Il ne suffit pas de le dire mais il
faut le faire.
Le plus important ce n’est pas de se
doter des institutions sur
papiers et de se flatter de voter des lois mais de
les appliquer !
La mobilisation générale des démocrates
préconisée à de multiples reprises doit s’organiser
rapidement. Parce que nous n’avons plus de temps à perdre.
Il est plus qu’urgent que nous prenions
lors de cette rencontre des décisions audibles, visibles et
concrètes pour mettre hors d’état de nuire ce pouvoir usurpé
qui n’a que trop duré.
Vive le peuple Djiboutien uni !
Vive la Démocratie!
AÏNACHÉ
Message de l'ARDHD
au Forum de l'opposition djiboutienne de Londres
A tous les participants au
Forum de Londres du 20 novembre 2010
En tant que témoin de
l’évolution de la situation à Djibouti et président de
l’ARDHD, j’aurais fortement souhaité participer à vos débats
en qualité d’observateur, puisque, comme vous le savez, je
n’ai aucune « ambition » politique dans le Djibouti et que
le régime de Guelleh n’est pas prêt, de toutes les façons, à
m’accorder la nationalité djiboutienne … !
Malheureusement des
contraintes familiales de dernière minute m’ont empêché de
faire le déplacement et je remercie à l’avance Mr Anaiche,
modérateur du forum qui vous lira ce message en mon nom.
Depuis sa création en 1982,
l’ARDHD n’a jamais cessé de réclamer l’union de tous les
opposants sincères et engagés dans la libération du peuple
de l’oppression qu’il subit pratiquement depuis
l’indépendance et qui s’est encore renforcée depuis 1999,
avec la prise du pouvoir par M. Guelleh.
C’est en ma qualité de
défenseur des Droits de l’Homme que j’interviens aujourd’hui
devant vous. On me dit souvent que la politique ne devrait
pas faire partie de notre combat pour les Droits de l’Homme.
Et pourtant ! Comment l’ignorer ? Alors que c’est elle qui
conditionne directement la situation des Droits de l’Homme
dans un Etat. Ce sont les hommes politiques qui prennent et
qui appliquent les décisions en matière de justice, de
police, d’enseignement, de santé et de services collectifs,
pour ne citer que ceux-là.
C’est la raison pour
laquelle les Défenseurs des Droits de l’homme ne peuvent pas
ignorer la vie politique et surtout les positions de
l’opposition face à ce régime trompeur, accapareur, qui
asservit les populations et qui ruine l’économie et l’espoir
dans l’avenir.
Mais le régime est coriace
! Il a acheté des consciences et des hommes qui tiennent
d’une main de fer toutes les commandes du pays : armée,
police, justice, communication, etc…
Pour les mettre en échec, il faut leur opposer des forces au
moins aussi puissantes. Très rapidement au sein de l’ARDHD,
nous sommes parvenus à cette conclusion : « seule l’union
sans faille de tous les opposants peut provoquer la chute du
système dictatorial ». L’ennemi numéro 1 à abattre, c’est le
régime. Tant que le régime de Guelleh sera en place, il
serait stérile et irresponsable de jouer la concurrence
entre les différentes tendances politiques.
Ce n’est qu’une fois le régime écarté du paysage djiboutien,
que chaque parti, chaque leader pourra soumettre au suffrage
universel, son programme, ses options et sa vision pour
l’avenir.
Pour y arriver, il faut non seulement opposer la force de
l’union, mais il faut aussi convaincre le peuple. Pour cela,
au-delà de l’union des oppositions, il faut préparer un
programme solide de gouvernement avec des objectifs clairs,
réalistes, partagés et compréhensibles. Le peuple vous
écoute et il attend beaucoup, mais vous ne devez pas le
décevoir, car il a déjà beaucoup souffert et il souffre
davantage chaque jour.
J’espère que ce forum sera
l’occasion historique de réaliser l’union des forces de
l’opposition autour de deux objectifs : 1°) mettre un terme
à la dictature et montrer la voie à suivre pour rétablir un
Etat de droit, avec tout ce que cela implique, 2°) élaborer
des propositions concrètes pour gouverner le pays dans
l’intérêt du peuple, des anciens, des chômeurs, des femmes
et de la jeunesse, tous laissés à l’abandon, à la pauvreté
et au désespoir.
Avant de terminer, je
voudrai adresser à Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH
l’expression de mon admiration intense pour le travail qu’il
effectue chaque jour, au péril de sa liberté et parfois de
sa vie et j’adresse plus généralement mes remerciements
personnels à toutes celles et à tous ceux qui nous informent
pour que le site internet de l’ARDHD soit et reste l’un des
vecteurs privilégiés de la communication, de la dénonciation
des crimes et de la libre expression des opposants.
Merci à toutes et à tous.
JL Schaal, Président ARDHD
* * *
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