Dernières nouvelles - Édition en Ligne de décembre 2010

        

                              Alliance                    « La seule vraie politique est la politique du vrai » EDGAR FAURE
                         Républicaine
               
pour le Développement

 Directeur de publication : Mohamed Ali Abdou.   Codirecteur : Mahdi Ibrahim A. God.   Email : realite_djibouti@yahoo.fr


S  o  m  m  a  i  r  e

30/12/2010 Meilleurs vœux de l'ARD pour l'année 2011
30/12/2010 Note d'information de la LDDH : détentions arbitraires et disparition forcée de jeunes d'Ali Sabieh
29/12/2010 Note d'information de la LDDH : cas de détention arbitraire et sans jugement depuis février 2010
29/12/2010 Après Balbala, l'UAD mobilise Arhiba !
25/12/2010 L'UAD mobilise les faubourgs populaires de Djibouti-ville de Layableh à Hayableh
25/12/2010 Photos et vidéo du meeting de l'UAD à Layableh du 24 décembre 2010
25/12/2010 Alerte de la LDDH du 25 décembre 2010 : manifestation pacifique sauvagement réprimée à Ali Sabieh
23/12/2010 Inacceptable verdict !
23/12/2010 CR de la manifestation d'Ottawa le 18-12-2010 sur le massacre d'Arhiba par le MRD
23/12/2010 Note d'information de la LDDH du 23 décembre 2010 : Honte au Tribunal de Djibouti !
23/12/2010 Compte rendu de la manifestation à Ottawa (Canada) du samedi 18 décembre 2010, en commémoration de la tuerie d’Etat survenue le 18 décembre 1991 à Arhiba dans Djibouti-ville
21/12/2010 "Faire de la Côte d’Ivoire un exemple", par François Hollande
20/12/2010 Compte rendu et photos de la manifestation du 18 décembre 2010 à Paris et Bruxelles
20/12/2010 Note d'information de la LDDH : la situation dans la région d'Ali Sabieh est préoccupante
19/12/2010 Manifestation populaire à Arhiba dans Djibouti-ville le 18 décembre 2010 à l’appel de l’ARD
19/12/2010 LDDH : Commémoration du massacre d'Arhiba du 18 décembre 2010 au cimetière de Djibouti
19/12/2010 Appel urgent de la LDDH : incarcérations arbitraires et intolérables de quatre lycéens à Djibouti
17/12/2010 Interview de Mohamed Moussa Aïnaché à la Voix de Djibouti
17/12/2010 Manifestation du 18 décembre 2010 à Ottawa : rappel et dernières instructions par l'ACSAO
16/12/2010 Sept membres et responsables de l'ARD incarcérés à Djibouti à la prison de Gabode
16/12/2010 Appel de l’ARD à participer aux manifestations du 18 décembre 2010 à Paris, à Bruxelles et à Ottawa en commémoration de la tuerie d’Arhiba et de toutes les exactions d'Etat commises à Djibouti
15/12/2010 Prisonniers politiques de l'ARD à Djibouti
15/12/2010 Côte d’Ivoire, pour l’orgueil de l’Afrique
15/12/2010 Communiqué de l'UAD du 12 mai 2003
15/12/2010 Légalité contre légitimité : Gbagbo n'est pas un putschiste ?
15/12/2010 D'Abidjan à Djibouti
14/12/2010 Appel de l'ADD pour une manifestation devant l'Ambassade de Djibouti à Paris
14/12/2010 Une bastille à prendre !
14/12/2010 Le Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS) condamne les arrestations de démocrates d'un parti légal
14/12/2010 Communiqué du MRD du 14 décembre 2010
13/12/2010 Communiqué de presse de l'UAD : Halte au déni de droit !
13/12/2010 Le Forum  pour la démocratie et la paix (FDP) appelle à manifester le 18 décembre à Bruxelles
13/12/2010 Communiqué de l’Union Djiboutienne du Travail (UDT) : dénonciation et appel
12/12/2010 Diffusion d'information de la LDDH: les chancelleries sont averties !
12/12/2010 Communiqué du président de l'ARD: Halte aux arrestations arbitraires !
11/12/2010 Communiqué de presse de la LDDH: détention au secret des réfugiés érythréens
11/12/2010 Arrestation de membres de l’ARD et manifestation dans plusieurs villes
10/12/2010 Tournée de l'ARD dans les districts du nord de Djibouti : qui craint le verdict de la rue ?
10/12/2010 LDDH : Réquisitoire introductif ouvert du 10 décembre 2010
10/12/2010 L'APDDP se joint à l'ASCAO pour appeler à manifester samedi 18 décembre à Ottawa en commémoration du massacre d'Arhiba du 18 décembre 1991
10/12/2010 Appel à manifester à Ottawa pour commémorer le massacre des civils du 18 décembre 1991 à Arhiba.
10/12/2010 Analyses croisées de la diaspora africaine sur la présence militaire française en Afrique
08/12/2010 Communiqué de l'Association pour la promotion de la démocratie et du droit de la personne
06/12/2010 La Côte d'Ivoire, un test pour l'avenir de l'Afrique
06/12/2010 Nouvel an musulman pour un retour à l'idéal de paix et de justice
03/12/2010 Le site Wikileaks confirme l'implication de Djibouti dans le trafic d'armes et de drogues
03/12/2010 Côte d'Ivoire et Djibouti : Mêmes causes, mêmes effets
02/12/2010 Côte d'Ivoire : l'hypothèque Ouattara
29/11/2010 Diffusion d'information de la LDDH du 28 novembre 2010 sur le témoignage d'un syndicaliste
29/11/2010 Diffusion d'information de la LDDH du 28 novembre 2010 sur l'arrestation de réfugiés érythréens

Entrevue de Mahdi Ibrahim Ahmed God, vice-président de l'A.R.D. réalisée par Arhotabba.com en avril 2010

Communications au Forum de l'opposition djiboutienne à Londres

25/11/2010 Message de l'Association pour la Démocratie et le Développement (ADD) à Londres
25/11/2010 Déclaration du FRUD au forum de Londres
24/11/2010  Synthèse du forum de l'opposition djiboutienne organisée à l'appel de l'UAD à Londres le 20 novembre 10
23/11/2010 Réflexions préliminaires de la Mission d’observation électorale à Djibouti 2010-2011
20/11/2010 Contribution de Saïda Barreh, représentante du PND en Europe, au forum de l'opposition djiboutienne
20/11/2010 Message du Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS) au Forum de l’UAD à Londres
20
/11/2010 Contribution de Hassan Cher, représentant de l'ARD en Suisse, au Forum de l'opposition djiboutienne
20/11/2010 Contribution de Aïnaché au Forum de l'opposition djiboutienne : "Pas facile d'être opposant à Djibouti"
20/11/2010 Message de l'ARDHD au Forum de l'opposition djiboutienne de Londres

 Meilleurs vœux de l'ARD pour l'année 2011

L’ARD adresse à tous les Djiboutiens ses meilleurs vœux de santé et de bonheur pour l’avènement d’un monde meilleur en cette année 2011 qui s’annonce.

Les Djiboutiennes et les Djiboutiens abordent aujourd'hui un temps nouveau chargé d’espérance et de combat afin de faire la place à une société libre et démocratique.

L'ARD et Réalité souhaitent au peuple djiboutien en lutte Paix, Démocratie et Prospérité. Qu'il plaise au tout-puissant que 2011 voit le peuple djiboutien débarrassé de cette dictature postcoloniale !

Bonne année à toutes et à tous ! 

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Le Président

NOTE D'INFORMATION

du 30 décembre 2010

de la LDDH :

Détentions arbitraires

et Disparition forcée 

des jeunes d’Ali Sabieh

Détentions arbitraires et Disparition forcée des jeunes d’Ali Sabieh

Après  les manifestations pacifiques du 25 décembre 2010 plusieurs jeunes ont été blessés et d’autres arrêtés. Jusqu’aujourd’hui ils sont incarcérés à Gabode. Les parents espèrent qu’ils seront relâchés ce matin par le Tribunal de des flagrants délits. Ces jeunes abusivement incarcérés sans avocat ni médecin sont :

Murhidin Ali Bogoreh (blessé à la main) ;

Farhan Hassan ;

Hassan Bouraleh Had ;

Mohamed Ahmed Ali ;

Fouad Bouraleh Had.

Le 28 décembre 2010 en pleine nuit, une 4x4 noire sans numéro probablement ce la Garde Républicaine car ils utilisent souvent ce genre de véhicule, ont kidnappé Houssein Miguil Guireh dont les parents sont jusqu’aujourd’hui sans nouvelle.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un appel pressant à  l’Organisation Mondiale contre la Torture, l’Observatoire des Droits de l’Homme pour que ce jeune Housein Miguil Guireh soit libéré rapidement et que les disparitions forcées cessent en République de Djibouti.
 
NOEL ABDI Jean-Paul

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Le Président

NOTE D'INFORMATION

du 29 décembre 2010

de la LDDH

Détenus arbitraire, sans jugement

depuis février 2010 et sans motifs.

Détenus  Arbitraire, sans jugement depuis février 2010 et sans motifs.

Depuis février 2010, des actions de répression sont menées contre des supposés rebelles mais en réalité contre des bergers et des paysans au nord de la République de Djibouti. Ci-après la liste des personnes en détention arbitraire à Gabode depuis février 2010 :

1. Mohamed Abdallah Salah, torturé sauvagement. Agonise actuellement de sa détention arbitraire sans jugement ;

2. Ali Houssein Hassan, 18 mois de détention arbitraire sans jugement ;

3. Djamal Abdo Hassan, 8 mois et 11 jours de détention arbitraire sans jugement ;

4. Mohamed Hassan, 5 mois de détention arbitraire sans jugement ;

5. Issé Ali Mohamed ;

6. Mohamed Ali Mohamed dit Saboli ,

7. Mohamed Ali Houmed ;

8. Houssein Mohamed Houmed, en liberté provisoire le 24/12/10 après plusieurs mois de détention arbitraire ;

9. Ahmed Ali Aboubaker, en liberté provisoire après 8 mois de détention arbitraire ;

10. Omar Mohamed Ali, en liberté provisoire au 24 décembre 2010 après plusieurs mois de détention arbitraire ;

11. Houssein Mohamed Ahmed, en liberté provisoire après plusieurs mois de détention arbitraire ;

12. Moussa Othman ;

13. Saïd Goyta.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) exige l’hospitalisation immédiate de Mohamed Abdallah Salah, qui agonise et en détention arbitraire dans la sinistre prison de Gabode. 

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un appel pressant à l’Organisation Mondiale contre la Torture, l’Observatoire des Droits de l’Homme, l’Observatoire Internationale des Prisons pour que ces jeunes bergers et paysans soient libérés rapidement et que les mauvais traitements en Prison ou dans les Centres secrets cessent en République de Djibouti.

NOEL ABDI Jean-Paul

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Après Balbala, l'UAD mobilise Arhiba !

La mobilisation générale contre le troisième mandat illégal et pour le changement démocratique se poursuit dans la capitale et prend chaque jour une ampleur nouvelle. Après Layableh, Hayableh, le quatrième arrondissement de Balbala et Wahlé-daba où elle a soulevé à chaque fois des foules enthousiastes, la tournée de L'UAD a également tenu toutes ses promesses à Arhiba l'immense bidonville frondeur du centre-ville.

Mardi après-midi 28 décembre une marée humaine attendait dès quinze heures la délégation de l'UAD devant la nouvelle annexe de l'ARD située à l'entrée sud de cette cité surpeuplée. Des larges banderoles reprenant les mots d'ordre de l'UAD étaient déployées non seulement sur le fronton de l'annexe mais également sur les murs environnants.

Plusieurs représentants de la société civile indépendante (dockers, femmes au foyer, chômeurs et autres sans droits) se sont exprimés pour dénoncer les injustices et la régression de la décennie IOG soulevant à chaque fois des tonnerres d'applaudissements.

Puis ce fut au tour des dirigeants de l'UAD de délivrer leur message politique aux habitants d'Arhiba qui, entre chaque salve d'applaudissement et you-you des femmes, scandaient à l'unisson: UAD ! UAD !

Preuve que le sursaut national est en marche contre le troisième mandat illégal et le régime des bedaines qui n'a plus sa place dans notre pays, car ce régime insouciant et irresponsable, impose toujours un implacable blocus économique aux districts de l'intérieur autrefois prospères.

A Ali-Sabieh dans le sud du pays, désormais appauvri par la paralysie du chemin de fer, ses forces de défense et de sécurité traquent et répriment parfois dans le sang des timides tentatives de commerce transfrontalières.

A Tadjourah et Obock, soumis au blocus économique et humanitaire depuis des décennies, le candidat illégal fait actuellement miroiter un désenclavement porteur de promesses de développement. Pourtant dimanche dernier, le bac offert par le Japon a été détourné sur Tadjourah alors qu'il devait se rendre à Obock, et a fait débarquer à Tadjourah des passagers en partance pour Obock pour les besoins d'un déplacement présidentiel pour lequel des centaines de figurants ont été convoyés par terre, air et mer depuis la capitale.

Mercredi soir, des Obockoises ont été malmenées par la gendarmerie de l'escale de Djibouti qui cherchait à leur confisquer quelques litres de kérosène que chacune d'elle portait dans ses bagages pour un usage domestique. Honte au régime de tous les abus personnifié par le principal prédateur de la république !

La rédaction de Réalité, 29/12/2010

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Photos du meeting de Balbala et Wahlé-Daba du lundi 27 décembre 2010

Photos du meeting d’Arhiba du mardi 28 décembre 2010

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L'UAD mobilise les faubourgs populaires de Djibouti-ville de Layableh à Hayableh

Les partis d'opposition regroupés au sein de l'union pour l'alternance démocratique (UAD) ont tenu ce vendredi et samedi après-midi deux importants meetings dans les faubourgs sud de la capitale.

Vendredi après-midi les dirigeants de l'UAD étaient à Layableh, quartier populaire situé aux confins de Hayableh et du PK 12 autour de Djibouti-ville.

Dès 15 heures, une foule compacte et enthousiaste s'est massée devant le nouveau siège de l'UDJ (Union pour la démocratie et la justice) en chantant, dansant et scandant des slogans de soutien à l'UAD et fustigeant le troisième mandat illégal de l'imposteur du RPP.

Les principaux orateurs qui se sont succédé au micro ont eu les mots justes pour galvaniser cette population oubliée déjà victime des méfaits du double mandat du candidat sortant et déterminée à lui barrer la route.

Samedi après-midi, ce fut au tour du grand quartier de Hayableh de se mobiliser comme jamais pour accueillir et écouter le message de mobilisation de l'UAD organisée quelques heures après la folklorique cérémonie d'intronisation du candidat prédateur de l'UMP au palais du peuple.

Il n'est pas inutile de rappeler que ce celui-ci a fait rafler de centaines de citoyens ou autres généreusement équipés et convoyés par bus entiers jusqu'à l'esplanade du palais du peuple pour les besoins d'une caméra qui ne convainc plus personne. Car, ils sont nombreux, ces commerçants obligés de fermer boutique ou d’autres agents de l'Etat sincèrement épuisés d'être régulièrement réquisitionnés depuis plus d'une décennie, pour applaudir contre leur gré, le principal responsable du malheur du peuple djiboutien.

Pour sa part, l'UAD forte de la confiance populaire, entend démontrer à la face du monde que le peuple djiboutien rejette massivement l'imposture et lutte ardemment pour imposer le changement démocratique incarné par l'Union pour l'alternance démocratique. Cette coalition patriotique fondée en 2002 regroupe les forces démocratiques déterminées à sauver notre pays.

La république de Djibouti une et indivisible ne restera pas l'une des dernières dictatures dynastiques de l'Afrique nouvelle.

La rédaction de Réalité en ligne, Samedi 25/12/2010

***

Premières photos et vidéo du meeting de l'UAD à Layableh du 24 décembre 2010

Vidéo du meeting de l'UAD

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Alerte de la LDDH du 25 décembre 2010 : manifestation pacifique sauvagement réprimée à Ali-Sabieh

Le Président

de la LDDH

Manifestation pacifique

à Ali Sabieh

sauvagement réprimée.

Alerte du 25 décembre 2010

Alerte du 25 décembre 2010 : Manifestation pacifique à Ali Sabieh sauvagement réprimée

Ce 25 décembre 2010, la population d’ Ali Sabieh a connu une tragédie sans nom.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est choquée en apprenant que ce matin le feu a été ouvert contre des jeunes Assajogs, qui manifestaient pacifiquement afin d’exprimer à haute voix leur refus aux tentatives du dictateur d’usurper à nouveau le pouvoir.

Ce dictateur sème la peur et la terreur  depuis plus de trente ans (ans), période où il exerce encore sa politique des éliminations physiques en tant que patron du terrorisme d’Etat en République de Djibouti.

Alors que, des éléments des Forces armées en tenue civile, leurs familles, et paraît-il un grand nombre de policiers de Mogadiscio se sont rendus au palais du peuple ; alors que la capitale Djibouti est quadrillée depuis hier soir et que les commerçants ont été interdits d’exercer librement leur commerce, c’est sous les bruits de bottes, que la Garde Républicaine a occupé tous les grands axes routiers.

Immédiatement après l’annonce d’une manifestation de soutien au dictateur par des éléments des forces armées en présence de certaines autorités judiciaires, les jeunes d’Ali Sabieh ont décidé une manifestation spontanée, en criant « Get Out G’bango two (II) », pour dire non au troisième mandat, non au coup d’Etat électoral du 8 avril 2011.

Faut-il rappeler que :

             ce candidat,  ancien flic des mœurs durant la période coloniale, est impopulaire ;

             sa candidature est illégale et anticonstitutionnelle ;

             ce pourfendeur de l’économie de la région d’Ali Sabieh, est un  dictateur sanguinaire ;

             ce corrompu est membre de la mafia transnationale.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains dénonce avec rigueur les tirs aveugles contre des jeunes manifestants, dont dix blessés, et a obtenu rapidement les deux noms suivants de : Mahdi Abdillahi Nour dit Money (blessés) et Djama Adaweh.

NOEL ABDI Jean-Paul

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Inacceptable verdict !

Les lycéens ainsi que les responsables de l’A.R.D. injustement arrêtés et détenus depuis le 11 décembre ont aujourd’hui recouvrés la liberté. Mais sont condamnés, sous la procédure de flagrant délit à une peine d’emprisonnement de dix-huit mois avec sursis…

La liberté d’expression est donc  passible à Djibouti d’une peine d’emprisonnement. C’est la seule leçon à retenir de ce verdict expéditif !

-L’A.R.D. tient à remercier toutes les personnes et associations qui se sont mobilisées pour la libération de ces prisonniers.

-Elle met en garde le gouvernement contre toutes tentatives d’obstruction à la liberté d’expression et appelle les démocrates à demeurer mobilisés pour imposer l’état de droit !

La rédaction de Réalité en ligne, 23/12/10

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CR de la manifestation d'Ottawa le 18-12-2010 sur le massacre d'Arhiba par le MRD

Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement

(MRD)

Bureau  du MRD en Amérique du Nord

4  dobbin

Kanata, OTTAWA

CANADA

courriel :

OTTAWA:COMPTE RENDU DE LA MANIFESTATION SUR LE MASSACRE D'ARHIBA

A L'instar de la plupart de grandes villes européennes ainsi qu'à Djibouti-Ville, les Djiboutiens  se sont massivement déplacés  pour commémorer à l'unisson le 19eme anniversaire du massacre d'ARHIBA devant le parlement fédéral du Canada. Brandissant des panardes  sur lesquelles  l'on pouvait lire :(``il faut arrêter ISMAEL OMAR GUELLEH! Justice pour les victimes de cet odieux massacre ! IOG assassin! .....etc.). Parmi les plancardes brandies par les manifestants l'on pouvait lire également une qui portait les noms de 59  personnes mortes  assassinées de sang froid par les  balles du régime Djiboutien  en 1991. 

Apres avoir effectué plusieurs tours autour de la flamme éternelle qui trône devant le parlement fédéral en guise de mémoire et recueillement aux victimes de ce massacre, les manifestants se sont déplacés devant  les deux chancelleries américaine et française pour dire, là aussi, leur  indignation et ont demandé à ce que  justice soit rendue aux victimes de ce massacre et que les coupables soient traduits  devant les tribunaux un jour. Devant ces deux ambassades occidentales, les manifestants présents ont exigée à ce que la justice internationale se penche sur ce  crime perpétré contre des civils innocents  et que les auteurs de ce crime soient jugés et punis un jour.

En outre, les Djiboutiens ont démontré une fois de plus leur unité à  travers la commémoration de ce massacre commis sur l'autel de l'unité nationale ; indispensable ingrédient pour abattre le cocotier de ISMAEL OMAR GUELLEH, l'actuel architecte de la division nationale. Nous devons le  succès mémorable de cette manifestation commémorative à l’ACSAO (Association culturelle et sportive des afars d’Ottawa), le Bureau du MRD en Amérique du Nord, ainsi que l’APDDP (L’Association pour la promotion de la démocratie et des droits de la personne.)

Ottawa

Jeudi le 23/12/2010

Bureau du MRD en Amérique du Nord

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Note d'information de la LDDH du 23 décembre 2010 : Honte au Tribunal de Djibouti !

Le Président

 NOTE D'INFORMATION

DE LA LDDH

DU 23 DECEMBRE 2010

Honte pour le Tribunal de Djibouti :

Le verdict de la justice des flagrants délits est tombé.

Attention ! Il est interdit aux partis politiques de manifester contre le dictateur instigateur du Coup d’Etat électoral pour le 8 avril 2011.

Le verdict de la justice des flagrants délits est tombé. Attention ! Il est interdit aux partis politiques de manifester contre le dictateur instigateur du Coup d’Etat électoral pour le 8 avril 2011. Ce matin à 8 heures 35 la Chambre des Flagrants délits a ouvert sa séance ou son audience publique.

Le verdict est lourd : 18 mois avec sursis de prison  pour les quatre lycéens et deux membres de l’ARD parti de l’Opposition issu du Frud armé qui avait signé les accords de paix en mai 2001. Accord  de Paix jamais respecté par le Dictateur passible de crimes de guerre, de crimes de génocide et autres crimes organisés.

D’après le représentant du Ministère public, le Procureur dans son réquisitoire avait demandé deux ans d’emprisonnement avec sursis, afin de mettre fin à toutes les formes de manifestations pacifiques en dehors  des périodes des campagnes électorales.

Arguments hautement politiques avec la présence du Procureur de la République calmement installé en cravate « rouge fauve » sur le banc des avocats. La salle était pleine à craquer, le silence était de rigueur on pouvait même entendre les roucoulements des pigeons, mise à part les mouvements insensés d’un Officier en uniforme, allant tantôt vers le Procureur, tantôt vers un avocat proche.

Cet ancien officier de la brigade de recherches de la gendarmerie est connu par plusieurs personnes de Djibouti au Somaliland pour ses méthodes d’enquêtes à la limite de la violence et actuellement officier « patron » de la prison de Gabode.

A la sortie du Tribunal des jeunes de Tadjourah qui n’ont pas réussi à pénétrer au Tribunal, m’ont demandé le verdict, j’ai simplement répondu 18 mois de prison avec sursis et l’un d’entre eux m’a répondu en disant : « nous continuerons à manifester et s’ils veulent qu’ils condamnent tout Tadjourah à 18 mois d’emprisonnement… ».

Le verdict populaire, j’en suis persuadé est  très proche.

NOEL ABDI Jean-Paul

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Compte rendu de la manifestation à Ottawa (Canada) du samedi 18 décembre 2010, en commémoration de la tuerie d’Etat survenue le 18 décembre 1991 à Arhiba dans Djibouti-ville.

A l’appel de l’Association Culturelle et Sportive des Afars d’Ottawa et de l’Association pour la Promotion de la Démocratie et des Droits de la Personne, une quarantaine de personnes de la Diaspora se sont rassemblés silencieusement autour de  la Flamme Eternelle située dans l’espace du Parlement Fédérale Canadien à 11h30.

L’ACSAO et l’APDDP ont pour l’occasion distribué des supports de communication reprenant l’ensemble des revendications à l’occasion de cette commémoration  et portées volontairement par les manifestants.

Le bureau du MRD en Amérique du Nord s’est joint également aux manifestants tout comme divers représentants des Communautés Africaines d’Ottawa (Burkina-Faso, Cameroun, Congo et Mali).

A 12h30, les manifestants encadrés par l’ACSAO et l’APDDP ont entrepris une marche dans le Centre Ville d’Ottawa en direction de la Chancellerie de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique. De même à 13h30, les manifestants se sont rendus à pied devant la Chancellerie de l’ambassade de France.

Les présidents de l’ACSAO et de l’APDDP ont remis une lettre signée conjointement et adressée aux Chefs de Mission des deux représentations diplomatiques.

Durant les activités, les responsables de l’ACSAO et de l’APDDP ont pu s’entretenir avec divers medias communautaires de la Région de la Capitale Nationale.

Comme prévu, à 15h la Commémoration s’est poursuivie dans le cadre d’une Conférence à l’Université du Québec en Outaouais.

Sous le thème « Etat-Nation et Crimes d’Etats », de nombreux exposés ont été présentés à l’auditoire dans un contexte de violation de la Constitution nationale par l’actuel régime politique et à la veille d’une élection présidentielle qui avec certitude changera la destiné de notre pays.

Association Culturelle et Sportive des Afars d'Ottawa (A.C.S.A.O)
100 K - 380 Terminal Ave
Ottawa, On
K1G 0Z3
Tél:(613) 321-9779

Ottawa, le 23/12/2010

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"Faire de la Côte d’Ivoire un exemple", par François Hollande

Extrait du journal Slate.fr, mardi 21 décembre 2010

Nous n'avons pas de leçon à donner et il ne s'agit pas de faire prévaloir un ordre «civilisationnel» mais tout simplement de rappeler le droit : Ouatarra a gagné les élections.

La Côte d’Ivoire vit une tragédie. Celle d’avoir organisé un processus électoral dont le dénouement lui est volé. C’est grave pour la démocratie en général; c’est terrible pour l’un des plus éminents pays du continent africain. L’ONU avait donné des garanties sur le bon déroulement du scrutin. Elle paraît hélas incapable d’assurer, au-delà de la proclamation du vainqueur, son installation dans le fauteuil présidentiel.

La faute est d’abord celle de Laurent Gbagbo et de son système. Héritier d’un processus électoral contesté, il a, pendant 10 ans, dirigé son pays sans légitimité démocratique, autre que celle de sa première élection. Certes, il a affronté  une rébellion dans le nord. Certes, il a connu lui-même la violence. Certes, il fut un opposant courageux à Houphouët-Boigny, quand celui-ci présidait la Côte d’Ivoire sous un régime de parti unique.

Lire la suite sur Slate.fr

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Compte rendu et photos de la manifestation du 18 décembre 2010 à Paris et Bruxelles

Double manifestation européenne à Paris et Bruxelles samedi 18 décembre 2010, en commémoration de la tuerie d’Etat survenue le 18 décembre 1991 à Arhiba dans Djibouti-ville.

A Paris, une cinquantaine de manifestants se sont rassemblés devant l’ambassade de Djibouti de 14h30 à 16 h et scandé des slogans condamnant une nouvelle fois depuis 19 ans la tuerie d’Arhiba, où 59 civils tués et 80 blessés n’ont jamais obtenu ni réparation ni ouverture d’une enquête sur les causes de l'expédition punitive.

Les nombreux slogans ont dénoncé les crimes commis par les partisans forces armées et de sécurité d’Ismaël Omar Guelleh au cours de son long règne comme chef de la sécurité intérieure et chef de cabinet de l’ancien président Hassan Gouled depuis 1977 puis comme chef de l’Etat à partir de 1999.

Le représentant de l’ARD en Europe a rappelé dans quelles circonstances s’est déroulée la tuerie d’Arhiba et a informé les manifestants de l’incarcération à la prison de Gabode depuis le 15 décembre 2010 du Président de la fédération de l’ARD à Tadjourah Youssouf Ambassa, du membre du comité exécutif de l’ARD Mohamed Ismaël Aden et de cinq lycéens djiboutiens Idriss Ali Mohamed, Idriss Houssein Barkhat Siradj, Souleymane Ali Dabalé, Mohamed Abayazid Mohamed et Gadito Bourhan Abdallah.

Le président de l’ADD Ahmed Kassim a pris la parole pour présenter à son tour la situation que connaît Djibouti s’agissant des victimes civiles de la dictature de Djibouti sur l’ensemble du pays.

La Radio Nabad Nantes a interviewé par téléphone le représentant de l’ARD sur le pourquoi de la manifestation et sur le contexte des actions de l’opposition en cours à Djibouti.

Face à la manifestation, les fonctionnaires de l’ambassade de Djibouti barricadés derrière un cordon de policiers et blottis derrière les vitres de la légation ont sorti leurs caméras et filmé joyeusement le groupe de manifestants désormais répertoriés comme les ennemis du régime d’Ismaël Omar Guelleh.

A Bruxelles, la manifestation a rassemblé une centaine de participants au point de départ de la gare de midi pour se rendre face à l’ambassade de Djibouti entre 14 h 30 et 15 h 30. Des slogans hostiles au dictateur de Djibouti ont été scandés et le représentant de l’ARD en France Hamad Daoud a pu rappeler la situation qui prévaut à Djibouti, ainsi que la situation des prisonniers politiques de l’ARD détenus à Gabode. De même ont pris la parole le président du MRD Daher Ahmed Farah, le représentant du FRUD Mohamed Abdallah Houmado et le représentant du FDP Djilani Ibrahim Ahmed.

L’ARD a participé à cette double manifestation aux côtés de l’Association pour la Démocratie et le Développement (ADD) à Paris et aux côtés du Forum pour la Démocratie et la Paix (FDP) à Bruxelles. Un nombre important d’organisations citoyennes avaient pris part à la commémoration, notamment le FRUD, l’AFASPA, l’ORDHD et Femmes solidaires, à Paris, le FRUD, le MRD, l’UDJ et le Congrès Djiboutien pour la Solidarité (CDS) à Bruxelles.

Un compte rendu de la conférence et de la manifestation d’Ottawa sera diffusé sous peu sur notre page.

Le représentant de l’ARD en Europe

***

Quelques photos de la manifestation du 18 décembre 2010 à Paris et Bruxelles

La manifestation du 18 décembre 2010 à Paris, une forêt de pancartes

Banderole géante à la manifestation de Paris

Mariam Adabo, militante des droits de l’homme, présente la liste des prisonniers politiques de l’ARD

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Les manifestants de Bruxelles le 18 décembre 2010, les pieds dans le froid

Hamad Daoud, le représentant de l'ARD en France

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Mohamed Abdallah Houmado, représentant du FRUD

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Abdo Mohamed Kassim, artiste engagé, présente la liste des prisonniers politiques de l'ARD

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Djilani Ibrahim Ahmed, représentant du FDP

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DAF, président du MRD, et Djilani Ibrahim, représentant du FDP

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Au centre, Mohamed Mahamoud, représentant de l’UDJ en Belgique, et Ismaël Bouh, président du CDS

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Abass Abdoulkader, militant des droits de l'homme, et Daher Ahmed Farah, président du MRD, au centre

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Idriss Chardy, militant des droits de l'homme

Abass Abdoulkader et Mohamed Abdallah Houmado, représentant du FRUD, au centre

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Au centre, Ismaïl Bouh et Robleh Bouraleh, responsables du CDS

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Abdillahi Iftin et Abdallah Dini, militants des droits de l’homme

Abass Abdoulkader, au centre

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Note d'information de la LDDH : la situation dans la région d'Ali Sabieh est préoccupante

Le Président

 NOTE D'INFORMATION

DE LA LDDH

DU 20 DECEMBRE 2010

NOTE D’INFORMATION DU 20 DECEMBRE 2010. La situation dans la région d’Ali Sabieh est très préoccupante.

La Région d’Ali Sabieh était l’une des rares régions où un front armé n’existait pas, où la répression militaire n’était pas  violente comme au Nord ou l’Ouest de notre pays.

Certes, l’instabilité et  la paix sociale sont depuis dix totalement dégradées. Tous les projets bidon inaugurés par le corrompu-usurpateur au pouvoir se sont avérés comme un vaste programme de mensonges aux approches des élections mascarades qui durent depuis plus de dix ans.

La  situation de la crise sociale consécutive au  non paiement des salaires des cheminots en majorité originaires de la région d’Ali Sabieh. Avec la paralysie du Chemin de Fer, la population de cette région meurt à petit feu.

Un mouvement insurrectionnel risque d’éclater dans un proche avenir avec la répression, les exécutions extrajudiciaires, avec le renfort incompréhensible des Forces armées et l’instauration de temps à autres d’un couvre feu sans nom ni raison valable. Même la ville frontalière Assamo connaît depuis vendredi dernier des répressions sanglantes.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce ce genre de répression  dans cette région jusqu’à présent épargnée. En effet, il est a déploré les tirs à balles réelles qui ont blessé :

-          Mohamed Hassan Bahdon ;

-          Abdillahi Hassan Bahdon ;

-          Ahmed Hassan

Faut-il rappeler que parmi les  blessés deux sont des frères de Salah Hassan Bahdon exécuté froidement en  2009 ?

Plusieurs autres on été séquestrés notamment Bahdon Gacalow, Daher Djibril Egueh, et Ibrahim Alaleh Damiri.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très inquiète de la recrudescence de la répression et de la paralysie économique de cette région.        

NOEL ABDI Jean-Paul

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Manifestation populaire à Arhiba dans Djibouti-ville le 18 décembre 2010 à l’appel de l’ARD

La fédération ARD d’Arhiba à Djibouti a réuni samedi après-midi 18 décembre 2010 un millier de manifestants au cimetière des martyrs à Arhiba arrivés de différents quartiers de Djibouti-ville.

Militants, sympathisants et dirigeants de l'opposition encadraient quelques centaines de citoyens djiboutiens épris de justice et de paix, dont certains avaient fait le déplacement depuis la ville d’Ali Sabieh, dans le but de témoigner de leur solidarité en ce jour du souvenir.

Les manifestants ont déployé de vastes banderoles portant les slogans : « Halte à l'impunité ! », « Justice pour toutes les victimes civiles ! »,  « A bas l’injustice ! ».

Dix-neuf ans après le mercredi noir du 18 décembre 1991 où 59 civils trouvaient la mort ainsi que 80 civils étaient mutilés à Arhiba sous les balles des forces de police, de gendarmerie et de la marine djiboutiennes, aucune famille n'a à ce jour été indemnisée et aucune poursuite judiciaire n’a abouti contre les commanditaires ni même les exécutants de ce carnage.

En se recueillant massivement sur ce lieu de mémoire, nos concitoyens ont voulu démontrer combien leur capacité d'indignation était intacte et combien la longue liste des victimes civiles était toujours présente dans les esprits des manifestants, exigeant ici et maintenant que justice leur soit rendue.

La conscience d’une tuerie effroyable exécutée par les forces armées d’Ismaël Omar Guelleh un certain 18 décembre 1991 prend chaque jour une ampleur inimaginable il y a 19 ans par les exécutants de cette basse manœuvre.

La manifestation d’Arhiba commencée à 16 heures s’est clôturée à 18 heures, laissant la place à un recueillement et à un temps de silence chargé d’émotion.

Fédération ARD d’Arhiba

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LDDH : Commémoration du massacre d'Arhiba du 18 décembre 2010 au cimetière de Djibouti

LDDH / Rassemblement de toutes les communautés au cimetière de Djibouti, pour commémorer le massacre d'Arhiba et exiger que les coupables soient jugés pour ce crime.

Le Président

 

Pour la commémoration du 18 décembre 1991, jour du massacre d'Arhiba, un grand rassemblement du souvenir a été organisé samedi après-midi au cimetière où sont enterrées les victimes d'Arhiba.

Le 19 DECEMBRE 2010

DE LA LDDH

Les Djiboutiennes et les Djiboutiens en ce jour de mémoire se souviennent et commémorent, dix neuf ans après les faits « impardonnables et inoubliables », le massacre d'Arhiba commis par les Forces armées djiboutiennes, sous les ordres directs du patron de la sécurité extérieure et intérieure de l’époque : Monsieur Ismaël Omar Guelleh.

Pour la commémoration du 18 décembre 1991, jour du massacre d'Arhiba, un grand rassemblement du souvenir a été organisé samedi après-midi au cimetière où sont enterrées les victimes d'Arhiba.

Toutes les communautés confondues étaient venues pour témoigner leur solidarité avec les familles des victimes, pour dénoncer l’impunité des auteurs de crimes contre les civils, et pour exiger que les responsables de l’Etat, impliqués dans ce crime odieux, demandent "Pardon".

Combien il est révoltant de constater, que deux décennies après cet horrible massacre d'innocents civils commis de sang-froid, en pleine journée, dans la capitale n'ait toujours pas été reconnu officiellement. Le régime djiboutien n'a jamais émis, ne serait-ce que le projet, d'indemniser les victimes et/ou leurs familles, ni poursuivi en justice les ordonnateurs et les auteurs de ce crime contre l'humanité, ni encore moins celui de solliciter le pardon des familles.

A l'heure où des victimes des dictatures de l'Amérique du sud voient enfin leurs bourreaux des années 70 poursuivies et jugées un peu partout dans le monde (dont en France), il ne fait aucun doute que les auteurs et commanditaires du massacre d'Arhiba finiront eux aussi par être rattrapés par l'histoire.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH ) se place résolument aux cotés des victimes de la folie meurtrière de ce régime et ne ménagera aucun effort pour dénoncer l'impunité, jusqu'à ce que justice soit rendue.

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Appel urgent de la LDDH : incarcérations arbitraires et intolérables de quatre lycéens à Djibouti

Le Président

 

APPEL URGENT

DU 19 DECEMBRE 2010

DE LA LDDH

De la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), Incarcérations arbitraires et intolérables de quatre lycéens qui risquent leur vie et leur avenir.

Quatre jeunes lycéens : Youssouf Idriss, orphelin ; Souleiman Ali Dabalé, orphelin, en classe terminale et qui doit passer son Bac à Djibouti ; Idriss Ali ; Idriss Houssein Barkat Siraj fils de l’ancien ministre de la Défense.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très préoccupée par la situation carcérale dans un hall où sont tassés plus d’une centaine de prisonniers de tout genre.

Cette détention provisoire inadmissible est une atteinte physique et morale qui doit être considérée comme une torture pour les jeunes adolescents dont est un cardiaque, dont le certificat médical avait été remis à la gendarmerie par son père.

De source bien informée, nous avons appris, que ces jeunes adolescents ont fait l’objet durant leur garde à vue dans les locaux de la Brigade de Recherche et de la police judiciaire de la Gendarmerie en face de l’Université de Djibouti, d’une enquête musclée avec des simulacres et des menaces de tortures, qui sont en fait des méthodes de tortures indignes des auxiliaires de la Justice, en l’occurrence pour  les officiers de la gendarmerie nationale, qui ont infligé sans aucune présence d’un médecin lors de l’enquête dangereuse pour à ces quatre adolescents qui pour la première fois étaient affrontés à ce traitement.

Ce genre de torture à l’égard de mineurs, ce genre d’enquête sans la présence d’un avocat en cette période où les libertés fondamentales, ainsi que les institutions républicaines sont quotidiennement bafouées doivent être dénoncés et condamnés.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est sidérée d’apprendre qu’une parlementaire serait intervenue auprès d’un Officier chargé de l’enquête lui demandant d’axer ses Enquêtes pour que ces adolescents témoignent contre les responsables locaux de l’ARD à Tadjourah.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demandera dès demain matin un permis de communiqué au Parquet de Djibouti pour écouter les quatre adolescents confrontés pour la première fois  à de tels traitements en violation flagrante des Droits de l’Homme en particulier des Droits des mineurs.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) ne manquera pas de tenir informée l’ensemble des Organisations Internationales des Défenseurs des Droits de l’Homme ainsi que les Ambassades des Etats-Unis et de France qui semblent cautionnées encore  le régime dictatorial en République de Djibouti.

NOEL ABDI Jean-Paul

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Invité: Du jeudi 16 décembre 2010 – Au micro de MOHAMED HOUSSEIN

 MOHAMED MOUSSA AÏNACHÉ, personnalité politique Djiboutienne et opposant de longue date.

LVD : Bienvenue à la voix de Djibouti, la L V D !

Aïnaché : Merci de bien vouloir m’accueillir à votre antenne !

LVD : Vous êtes une grande personnalité politique Djiboutienne, pouvez-vous vous présenter brièvement au grand public à travers cette antenne?

Aïnaché : Je suis un citoyen lambda qui a un profond désir que son pays avance vers la démocratie et sorte enfin de la gestion héritée du colonialisme qui perdure par la volonté de nos dirigeants actuels.

LVD : Monsieur AÏNACHÉ, quel regard portez-vous aujourd`hui sur la situation générale du pays  c'est -à -dire Djibouti ?

Aïnaché : Comme chacun  peut le constater, la situation générale me semble bloquée et l’horizon se bouche de plus en plus.

Compte tenu de l’échéance de l’élection qui s’approche, chacun de nous remarque, la fébrilité du pouvoir ces derniers jours.

Nous venons d’apprendre, des arrestations arbitraires dans le nord de la république, des militants et des responsables locaux de l’ARD : à Obock et Tadjourah

Ces agissements épidermiques ne sont pas faits pour aborder cette échéance dans la sérénité et ne  nous rassure pas.

LVD : Vous avez récemment participé au forum que l'opposition Djiboutienne tenu à Londres. Qu'avez-vous vu dans ce premier forum de l'opposition Djiboutienne tenu en dehors du pays?

Aïnaché : L’impact du Forum de Londres est très positif pour la Diaspora et pour les Djiboutiens en général.

J’ai constaté lors de cette rencontre à Londres une opposition Djiboutienne unie voulant apporter les changements tant souhaités par nos concitoyens et prête à prendre son destin en main.

Dans cet ordre d’idée, l’opposition me semble très désireuse de sortir de la division ethnico-tribale où nous sommes maintenus  artificiellement et souhaite promouvoir enfin la citoyenneté djiboutienne.

Comme vous le savez, il y a eu beaucoup de nos compatriotes venus d’à  peu prêt partout d’Europe (France, Belgique etc..) et même des Etats Unis d’Amérique.

Tous ont montré leurs besoins d’information et leurs désirs profonds d’un changement politique espéré prochainement.

D’après les échos que j’ai reçus sur ce Forum, il semblerait que le tenant du pouvoir a été ébranlé par le succès de cette rencontre.

LVD : Quels étaient les points forts abordés lors de ce forum? Quels étaient les engagements pris par les leaders de l'opposition durant ce meeting?

Aïnaché : Le point fort de ce Forum a eu pour objet de faire avancer la coalition de l’opposition et envoyer un énorme signal d’encouragement à tous les Djiboutiens qui souffrent sous ce régime policier.

Les thèmes choisis pour  cette rencontre ont été :

1er     Non au 3ème mandat et au viol de la constitution

2ème Des réformes démocratiques y compris des élections  libres et transparentes

3ème  un Débat : Djibouti, quel avenir avec une dictature et dans une région troublée ?

LVD : Pouvez-vous nous dire que l'opposition Djiboutienne est bien unifiée voire bien rodée pour être en mesure de relever le défi de l'alternance démocratique dans le pays en 2011?

Aïnaché : Il n’y a pas de doute là-dessus. Ce gouvernement n’a fait preuve ni d’imagination ni d’équité et  se contente de faire un copier coller du système colonial que nous avions tant combattu.

Compte tenu de ce constat amer, je pense que l’opposition unie en a tiré la leçon et est parfaitement prête à relever le défi.

LVD : Quel doit être, à votre avis, le rôle de la diaspora Djiboutienne pour la cause du changement démocratique dans le pays?

Aïnaché : Le rôle de la diaspora est très utile et rendu indispensable par l’étouffement du tenant du pouvoir qui n’autorise aucune espace de liberté. La diaspora sert de relais à l’opposition qui ne peut, comme vous le savez s’exprimer dans les médias nationales, pour faire connaître ses programmes au peuple.

Il n’est pas concevable que l’opposition ne puisse accéder aux médias de l’Etat. Dernièrement, le Président de l’UAD, s’est exprimé à une télévision étrangère émettant depuis Paris, ‘’ Afrique24 ‘’, pour ne pas la nommer.

(Lors de cette interview Monsieur Ismaël Guedi Hared a dit qu’il n’a jamais été invité à la Radio et à la Télévision Djiboutienne ni aucun autre opposant d’ailleurs).

C’est tout simplement scandaleux.

Aïnaché : Pour remédier à ce scandale, beaucoup de nos compatriotes se sont attelés courageusement à s’investir à travers les médias comme vous et les différents sites Internet  Djiboutiens et amis.

D’ailleurs, j’apprends que votre Radio dérange et qu’elle est régulièrement brouillée ! Ceux de ma génération se souviennent, dans la période coloniale,  de radio Caire (en langue Somalie) qui subissait les mêmes traitements

.Cette radio dans ses émissions nous encourageait à ‘’virer’’ le colonialisme et à prendre nos destins en main, C’est tout dire !!!!

LVD : Monsieur AÏNACHÉ, je rappelle au public qui nous écoute que vous étiez le premier directeur de la R.T.D (la radio télévision Djiboutienne). Quels souvenirs gardez-vous de votre passage en tant directeur de la RTD? De quel genre d'informations étiez-vous en charge? En quoi, selon vous, contribue-t-elle à une information libre et indépendante au progrès d'un pays ?

Aïnaché : Je garde malheureusement un souvenir amer de cette période. J’avais construit la RTD sans l’aide de personne et dans l’indifférence des nouveaux dirigeants. J’ai pris en charge une radio et télévision délibérément sabotée par l’ancien dirigeant qui souhaitait qu’il n’y ait plus de Radio et télévision dans ce pays après son départ. Avec beaucoup des difficultés, j’ai construit une radio et télévision nationale au service du pays et du peuple.

Je me suis efforcé de travailler pour que les Djiboutiens se reconnaissent à travers leur radio et leur télévision et j’ai refusé que les médias nationales  soient  au service d’une seule personne et d’une seule politique.

Malheureusement, devant l’impossibilité d’exercer mes fonctions dans le respect de l’idée que je me faisais de ma responsabilité, j’ai préféré y renoncer. Et depuis, je me vois contraint de vivre en exil, comme beaucoup d’autres de nos compatriotes.

LVD : Nous arrivons au terme de notre interview, merci monsieur AÏNACHÉ

Aïnaché : Merci à vous Mohamed

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Elle se déroulera comme suit :

De 11 :30 à 12 :30 (midi) sur la Colline parlementaire.
De 12 :30 à 13 :30 devant l’ambassade américaine à Ottawa
De 13 :30 à 14 :30 devant l’ambassade française au 42 Promenade Sussex

La marche se limitera aux trottoirs des rues suivantes :

Wellington/Rideau entre la Colline du Parlement et l'Avenue de Mackenzie ;

l'Avenue Mackenzie entre la Rue de Rideau et la Rue St. Patrick ;

St. Patrick entre l'Avenue Mackenzie et le chemin Sussex;

chemin Sussex entre St. Patrick et l'Ambassade de France.

Programme de l’après-midi

Conférence à partir de 15 :00

Lieu : Université du Québec en Outaouais (UQO)
à la salle D-0443-0445.
Débat autour du concept de « Nation-État » dans la sous-région et à Djibouti en particulier.

Les points suivants seront abordés :
Histoire et Peuples
Indépendance et Souveraineté
Paix et Concorde civile.
Citoyenneté.

Abdoulkader Mohamed
Président de l’A.C.S.A.O

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Sept membres et responsables de l'ARD incarcérés à Djibouti à la prison de Gabode

La situation des prisonniers politiques membres de l’ARD arrêtés à Tadjourah et transférés à Djibouti vient de s’aggraver ce jeudi.

Alors que le jeune lycéen Idriss Youssouf a retrouvé sa liberté ce jeudi 16 décembre 2010 en quittant le Fichier central de Djibouti, les sept autres détenus politiques membres de l’ARD ont été incarcérés à la prison de Gabode. La raison officielle de l'incarcération reste inconnue.

Mohamed Ismaël Aden, du comité exécutif de l’ARD, transféré à Gabode mercredi 15/12.

Youssouf Ambassa, président de la fédération de l'ARD à Tadjourah, transféré à Gabode mercredi 15/12.

Idriss Ali Mohamed, jeune lycéen, transféré à Gabode jeudi 16/12.

Idriss Houssein Bakhat Siradj, jeune lycéen, transféré à Gabode  jeudi 16/12.

Souleyman Ali dabalé, jeune lycéen, transféré à Gabode jeudi 16/12.

Mohamed Abayazid Mohamed, jeune lycéen, transféré à Gabode jeudi 16/12.

Gadito Bourhan Abdallah, jeune lycéen, transféré à Gabode jeudi 16/12.

La Rédaction de Réalité en ligne
Jeudi 16/12/2010
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Appel de l’ARD à participer aux manifestations du 18 décembre 2010 à Paris, à Bruxelles et à Ottawa      en commémoration de la tuerie d’Arhiba et de toutes les exactions d'Etat commises à Djibouti

L’ARD appelle toutes les Djiboutiennes et tous les Djiboutiens ainsi que ses amis démocrates à rejoindre massivement les manifestations qui auront lieu à Paris, à Bruxelles et à Ottawa le 18 décembre 2010 en commémoration de la tuerie d’Arhiba perpétré le 18 décembre 1991 à Djibouti.

19 ans après le drame exécuté par les forces de défense et de sécurité (Armée Nationale Djiboutienne, Force nationale de Police et Gendarmerie nationale) contre des civils, leurs familles sont toujours dans l’attente d’un jugement.

Les droits de l’homme et singulièrement la liberté de manifester sont inexistants à Djibouti, pour preuve les nombreux prisonniers politiques dont les derniers en date sont les cadres et militants de l'ARD arrêtés ce 10 décembre à Tadjourah et détenus à Gabode à Djibouti.

L'ARD fait sien l'appel à manifester de l’ADD, Association pour la démocratie et le développement, Samedi 18/12/2010 de 14h30 à 16h30 devant l’ambassade de Djibouti à Paris, 26 rue Emile Meunier, Métro Porte Dauphine (métro ligne 2, arrêt Porte Dauphine).

De même, l'ARD se joint à l'appel à manifester du FDP, Forum pour la démocratie et la paix, Samedi 18/12/2010 de 14 h à 15 h devant l’ambassade de Djibouti à Bruxelles, située Avenue Franklin Roosevelt, 204, 1000 Bruxelles (tram 94, arrêt Brésil).

L'ARD se joint également à l'ACSAO, Association culturelle et sportive des Afars d'Ottawa, pour appeler à manifester à Ottawa devant le Parlement du Canada.

De 11 :30 à 12 :30 (midi) sur la Colline parlementaire.
De 12 :30 à 13 :30 devant l’ambassade américaine à Ottawa
De 13 :30 à 14 :30 devant l’ambassade française au 42 Promenade Sussex

Conférence à partir de 15 :00 à l'Université du Québec en Outaouais (UQO) à la salle D-0443-0445.

La commémoration du massacre du 18 décembre et de tous les autres crimes est indispensable tant et aussi longtemps que les commanditaires ne seront pas traduits en justice.

Soyez nombreux dans chaque pays et nous serons entendus.

Rédaction de Réalité en ligne, 16/12/2010

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Prisonniers politiques de l'ARD à Djibouti

La situation des responsables et des militants de l’ARD arrêtés à Tadjourah et transférés à Djibouti connaît une évolution constante. Ce mercredi 15/12 au soir, sur les huit membres de l’ARD arrêtés et déferrés au parquet, deux ont été placés sous mandat de dépôt à Gabode :

Mohamed Ismaël Aden, membre du comité exécutif de l’ARD, transféré à Gabode
Youssouf Ambassa, président de la fédération de Tadjourah, transféré à Gabode

Six prisonniers toujours détenus au Fichier central de Djibouti attendent leur sort :

Idriss Ali Mohamed
Idriss Youssouf
Idriss Houssein Bakhat Siradj
Souleyman Ali dabalé

Mohamed Abayazid Mohamed
Gadito Bourhan Abdallah

L'ancien ministre Houssein Barkhat Siradj a été libéré mercredi soir.

La Rédaction de Réalité en ligne
Mercredi 15/12/2010

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Afin de laisser à nos lecteurs le soin de se faire leur propre opinion, nous livrons à leur libre arbitre ces quelques textes se rapportant à des crises politiques africaines". L'A.R.D. quand à elle, est convaincue que c'est de cette pacifique méthode que le peuple Djiboutien viendra à bout de la dictature du RPP et de cette façon-là seulement dans l'état actuel des rapports de force ! Elle est déterminée à faire aboutir son légitime combat !

La rédaction.

Droits de l'Homme : version Etat-voyou

« Et vous disiez, monsieur d’Ormesson/ Qu’il flottait sur Saïgon/ Un air de Liberté». Donc, un Forum (la majuscule n’est pas obséquieuse) a été organisé sous l’égide du ministère de la Justice, pour constater que les Droits de l’Homme sont une avancée incontestable à Djibouti, surtout depuis 1999, c’est peut-être l’effet messianique du millénaire naissant. Le régime les respecterait, les concrétiserait et les renforcerait. S’il nous faut démontrer que tout cela relève de la propagande mensongère, il y a donc lieu d’avancer des preuves tangibles et significatives. En voici donc au moins une parmi beaucoup d’autres, tirée de l’actualité la plus récente et beaucoup plus brutalement parlante que toutes les démonstrations théoriques.


Pour qui cherche à comprendre la dynamique interne d’un contexte national, les ressorts descriptifs ou explicatifs d’une configuration historique donnée, spécialement lorsqu’elle est issue d’un processus chaotique de (dé) colonisation, il y a grosso modo deux options, théoriques autant que politiques. La première posture s’appelle juridisme ou encore nominalisme et a très longtemps prévalu, par une sorte de paternalisme nostalgique au terme duquel l’objet étudié a été aussi sous-développé que la science qui l’étudiait, il s’agissait de mesurer, par exemple, le niveau de libertés publiques dont des citoyens pouvaient jouir sur la seule base des textes instituant lesdites libertés. Pour Djibouti, les avancées démocratiques seront jugées à l’aune des dispositions formelles de la Constitution ou des divers textes de loi garantissant telle ou telle liberté.

Ou encore d’établir un inventaire à la Prévert de toutes les conventions internationales ratifiées par notre pays. Comme il s’agira pour le régime, dans une posture d’incantation propitiatoire, de faire croire que les Droits de l’Homme existent à Djibouti à partir du moment où tout un forum est organisé sur ce thème, où la bonne gouvernance est une réalité incontournable dès lors que telle institution internationale investit des millions dans sa promotion, ou encore que la liberté syndicale est solidement établie puisque le Budget de l’Etat a prévu d’autres dizaines de millions de nos francs dans son renforcement. C’est souvent dans ce travers que tombent quelques chercheurs et certains journalistes à prétention internationale.

La seconde posture s’appelle, de façon barbare, objectivation. Cela revient à donner une réalité concrète, objective, à un concept théorique ou à un outil heuristique. En l’occurrence, quand il s’agit de parler de Démocratie ou des Droits de l’Homme à Djibouti, il conviendra de rechercher, dans l’existence quotidienne des corps et des choses, dans les structures sociales comme dans les structures cognitives, en quoi on peut dire qu’il y a ou qu’il n’y a pas Démocratie ou Droits de l’Homme ici. Bref, cela consiste à prouver dans les faits la véracité ou l’inexistence d’une idée, quand il ne s’agit pas d’un idéal. Mais, justement, foin de théorie : il nous faut démontrer, exemplifier, par la réalité concrète.

Officiellement invités par le gouvernement djiboutien au ban des nations pour sa répression en matière syndicale et soucieux de donner des gages de sa bonne volonté en quête d’adéquation entre sa pratique indigène et les stipulations des conventions internationales ratifiées à cor et à cri, deux experts du B.I.T (Bureau International du Travail) devaient participer jeudi dernier à une réunion, sous l’égide du ministère de l’Emploi, entre régime et syndicats nationaux. Invités par les deux experts à titre de dirigeants reconnus par le B.I.T et les instances internationales (et que le régime n’a pas hésité à exhiber à la télé le 1er mai dernier pour faire croire que la liberté syndicale était respectée), les vrais responsables démocratiquement élus de l’UDT (Union des Travailleurs Djiboutiens) sont arrivés sur les lieux en toute bonne foi.

Le représentant du ministère de l’Emploi (il conviendrait peut-être mieux de parler de ministère du chômage), ayant vraisemblablement reçu des ordres stricts, il a été signifié à ces responsables syndicaux qu’ils étaient indésirables, le régime n’ayant prévu que la participation des seuls clones. En toute simplicité despotique : pourquoi faire compliqué quand la bêtise permet de faire simple ? Outrés d’une telle impolitesse et désireux de voir cette réunion se tenir dans des conditions décentes et fructueuses pour toutes les parties concernées, les experts du B.I.T ont solennellement invité la partie gouvernementale à raison garder et à accepter la participation de la représentation syndicale non clonée. Rien n’y fit : ce fut un Niet plutôt musclé !

En effet, sur convocation du ministère chargé de la répression syndicale, six policiers en uniformes et en armes firent irruption dans la salle et en expulsèrent manu militari les indésirables mais légitimes représentants syndicaux. Ainsi donc, comme on dit dans certains milieux qui ont le temps de s’étonner, les deux experts du B.I.T ont pu assister à l’expulsion des vrais syndicalistes : la réalité de la liberté syndicale a été jugée à sa juste pertinence concrète. Furieux d’avoir été abusés par un régime aussi irresponsable, et ne voulant absolument pas cautionner par leur mansuétude un tel terrorisme contre les travailleurs djiboutiens, les experts du B.I.T ont aussitôt quitté Djibouti, promettant des lendemains ailleurs douloureux au régime RPP.

Donc, le régime a utilisé la force des armes pour contraindre au silence les représentants légitimes d’une centrale syndicale en présence de délégués d’une organisation internationale. Quand on l’entend prétendre que seule la fierté nationale l’a conduit à violemment réagir à l’affaire Borrel comme dans ses rapports avec le FMI, le citoyen djiboutien, surtout s’il est travailleur, ne comprend pas pourquoi les vrais représentants librement et démocratiquement élus sont à ce point et militairement humiliés devant des arbitres aussi neutres que ceux du B.I.T. Dans ces conditions, à quoi sert alors un forum sur les droits de l’Homme à Djibouti ?

De deux choses l’une : soit le Chef de l’Etat est foncièrement incompétent au point de ne pas pouvoir assurer un minimum de cohérence à l’action de son gouvernement, ce qui expliquerait la marge de manœuvre illégale de ses ministres ; soit il est l’instigateur de toutes ces illégalités officielles, ce qui expliquerait l’impunité de leurs auteurs.

Le plus souvent, la vérité se situe dans l’entre-deux : la mauvaise foi a besoin d’une certaine médiocrité.

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Communiqué de l'UAD

UNION POUR L’ALTERNANCE DÉMOCRATIQUE

(ARD, UDJ, MRD, PDD)

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

A l’occasion du 3ème anniversaire de la signature de l’Accord de paix définitive du 12 mai 2001 décrétée Journée Nationale de la Paix, l’Union pour l’Alternance Démocratique réitère ses exigences pour la stricte application immédiate et intégrale de tous les points objet de cet accord.

La non-application de l’essentiel de ses volets et la violation pure et simple d’autres, avec notamment l’adoption récente par l’Assemblée Nationale de l’impertinente et irresponsable redéfinition des limites territoriales des districts, recréent telles quelles les conditions qui ont favorisé le déclenchement de la lutte armée.

L’Union pour l’Alternance Démocratique, constatant que les manœuvres du pouvoir sont loin de créer un climat favorable à la promotion de la démocratie et de l’état de droit en République de Djibouti, est désormais déterminée à faire aboutir ses droits par tous les moyens.

Elle condamne ces pratiques unilatérales d’un autre âge et exige :

- le retrait immédiat de cette loi et l’adoption comme loi organique du projet de loi sur la décentralisation tel qu’adopté par le gouvernement en conseil des ministres et convenu d’accord parties le 12 mai 2001 ;

- le remboursement immédiat de la caution de 32,5 millions FD déposée au Trésor national à la veille des législatives de janvier 2003 et illégalement confisquée jusqu’à ce jour par le gouvernement, toutes les démarches légales étant épuisées dès lors. Ce genre de racket absolument inadmissible est fait pour obliger les partis politiques d’opposition à boycotter toute consultation électorale.

Par ailleurs, l’Union pour l’Alternance Démocratique, consciente des ses responsabilités, se doit d’alerter l’opinion internationale et les pays amis sur les dangers que fait courir à la stabilité politique de notre pays le comportement insensé et irresponsable du régime en place.

De même, l’UAD prend à témoin l’opinion publique djiboutienne : la Démocratie ne peut exister que si toutes les parties inscrivent leurs actions dans la légalité et le respect de la volonté populaire.

Enfin, l’UAD décline toute responsabilité sur les fâcheuses conséquences qui pourraient découler du refus obstiné du gouvernement d’appliquer l’Accord de Paix définitive, de renforcer l’Unité nationale et surtout de respecter les Droits civiques fondamentaux.

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Côte d’Ivoire, pour l’orgueil de l’Afrique

Tribune libre | mardi, 7 décembre 2010 | par AREF

http://www.bakchich.info/Cote-d-Ivoire-pour-l-orgueil-de-l,12596.html

Lettre ouverte aux juristes africains pour protester contre la violation caractérisée de la souveraineté de l’Etat de Côte d’Ivoire et pour l’honneur de l’Afrique

Actionnaire de Bakchich, qui n’a jamais été tendre avec les dérives du régime ivoirien en général et de son (toujours ?) chef d’Etat Laurent Gbagbo, Mohammed Aref lance un appel au calme sur la situation en Côte d’Ivoire. Et invite l’Union Africain et le continent à mettre franchement les mains dans le cambouis ivoirien pour trouver une issue à la crise. Sans attendre, comme trop souvent, un coup de pouce de l’extérieur… Tribune.

Mesdames et Messieurs les Juristes du Continent africain, Chers Collègues,

Comme vous tous, j’ai constaté avec amertume et consternation les critiques ouvertement formulées par un fonctionnaire des Nations Unies et le Chef de l’Etat français à peine une heure après son prononcé à l’encontre d’une décision judiciaire rendue par le Conseil Constitutionnel de l’Etat souverain de Côte d’Ivoire.

Sans prendre partie le moins du monde en faveur ni contre la décision du Conseil Constitutionnel, de la CEI, de l’un ou l’autre des candidats ivoiriens, il est de notre devoir de relever :

1°/ qu’il n’appartient pas à un fonctionnaire d’une organisation internationale ni à un Chef d’Etat étranger de considérer comme quantité négligeable la décision prise par une instance judiciaire d’un Etat indépendant ;

2°/ qu’il existe des recours internationaux ouverts très largement tant aux parties en litige qu’à toute organisation qu’il s’agisse en particulier des organes des traités ou des autres organes et notamment ceux des Nations Unies organisés en application de la Charte des Nations Unies. La Côte d’Ivoire est partie entre autres à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ainsi qu’au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi qu’à son protocole facultatif qui prévoient la possibilité d’un recours à l’encontre des décisions juridictionnelles d’un Etat qui peuvent ainsi être examinés par des experts du droit parfaitement indépendants tant des candidats que de l’ancien colonisateur que du représentant du Secrétaire Général des Nations Unies, davantage partie prenante dans le processus électoral ivoirien et en tout cas insusceptible d’avoir qualité pour apprécier une décision d’une instance juridictionnelle d’un Etat souverain qui n’a pas été mis sous tutelle de cette organisation.

3°/ qu’il est navrant et révoltant de constater une fois de plus que les instances d’un Etat africain indépendant sont méprisées outrageusement.

4°/ qu’il ne viendrait à l’idée de personne de dire que Al Gore a été élu aux lieu et place de Bush lors des élections on ne peut plus contestables intervenues aux Etats-Unis il y a à peine quelques années aux lieu et place des instances judiciaire américaines.

5°/ que la fameuse « communauté internationale » s’est bien gardée d’adopter la même attitude que celle intolérable qu’elle a prise pour la Côte d’Ivoire lorsqu’il s’est agi des élections qui se sont déroulées en Egypte et que, dans le même temps, la même « communauté internationale » a qualifié d’ « irrégulières » et de « frauduleuses ».

L’honneur et l’orgueil de l’Afrique

En conséquence, il nous appartient et il est temps pour nous d’exprimer notre révolte contre une nouvelle tentative de colonisation de notre Continent faute de quoi, nous allons soumettre la désignation des instances politiques dirigeantes de nos pays respectifs aux dictats des Chefs d’Etats des grandes puissances qui, comme nous le savons tous, ne sont mus que par les intérêts mercantiles de leurs propres pays et de leurs hommes d’affaires.

C’est pourquoi nous devons inviter la véritable communauté internationale à respecter l’Afrique et les Africains au même titre que ceux des autres continents.

Nous devons également encourager l’Union Africaine à persévérer dans la recherche d’un règlement politique accepté par les deux parties en litige et, à défaut, à soumettre le litige judiciaire qui oppose les deux candidats ivoiriens arrivés au deuxième tour à une instance internationale indépendante appartenant à notre continent, et ce, conformément aux Traités et Conventions signés par la Côte d’Ivoire en transmettant à cette instance le dossier du Conseil Constitutionnel ivoirien.

Un minimum de sursaut d’orgueil me semble indispensable pour défendre l’honneur de l’Afrique et donner un exemple de respect de la règle de droit ainsi que des institutions chargées de la dire.

A Djibouti, le 06 décembre 2010

AREF MOHAMED AREF
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Légalité contre légitimité : Gbagbo n'est pas un putschiste ?

Depuis quelques jours, la couverture des médias est unanime : Alassane Dramane Ouattara a gagné l'élection présidentielle en Cote d'Ivoire et Laurent Gbagbo tente de se maintenir au pouvoir contre le résultat des urnes.

Cette lecture des évènements nie la complexité et la spécificité de ce scrutin, le réduisant à une énième forfaiture d'un président-dictateur africain et renforçant l'image d'une Afrique composée de Républiques bananières décidément bien mal parties.

En prenant position de manière si nette et si partiale, l'ONU, l'Europe et la France en particulier, trop contente de donner des leçons à un Président qui s'était opposé à elle, ne font qu'attiser les rancœurs et les haines, et n'aide pas à une solution pacifique.

Ouattara connaissait les règles

Mettons les choses au clair tout de suite : tout le monde a conscience qu'Alassane Ouattara aurait dû gagner ces élections. Mais est-ce à l'ancienne puissance colonisatrice de proclamer les résultats ?

On reproche souvent aux dirigeants africains de ne pas respecter le droit, les constitutions et aujourd'hui on exige de la Côte d'Ivoire de proclamer son Président en dehors de tout cadre légal ? Une élection est une procédure juridique, pas une acclamation populaire.

Car la légalité est incontestablement du côté de Gbagbo. Ouattara connaissait les règles et les avait acceptées. Les médias français ne cessent de répéter que le Conseil constitutionnel est pro-Gbagbo, et ses décisions seraient en conséquent non-valides. CQFD.

Pourtant, le caractère partisan du Conseil constitutionnel français, que personne ne nie, n'autorise pas les médias français et encore moins les médias étrangers à rejeter ses décisions.

Le Conseil constitutionnel ivoirien est une institution souveraine. Passer outre représente un vrai danger pour la démocratie. Comme le disait Barack Obama a Accra, « l'Afrique n'a pas besoin d'hommes forts, mais d'institutions solides. »

Les membres du Conseil constitutionnel ne sont pas tous des chefs de tribu clientélistes mais bien des magistrats compétents qui jugent en droit, avec la marge d'interprétation que leur autorise leur prérogative, exactement comme cela se passe en France.

Une CEI intègre, un Conseil constitutionnel partisan

Une vision binaire oppose une CEI -Commission électorale indépendante- intègre et un Conseil constitutionnel partisan. Mais quel média français, en dehors de RFI, a relayé que la CEI, est au deux tiers composée de partisans de Ouattarra ? Qui a informé que Youssouf Bakayoko, président de cette même CEI, est « pro-Ouattara » autant que Paul Yao N'Dré, le président du Conseil constitutionnel, est « pro-Gbagbo » ?

Où a-t-on pu lire que les résultats de la CEI proclamant la victoire de Ouattara ont été annoncés à partir de… son QG de campagne ? Quelle crédibilité donnerions-nous à une élection présidentielle française si ses résultats étaient délivrés du siège de l'UMP, rue de La Boétie ?

La réalité est pourtant simple : la plus haute institution de Côte d'Ivoire a décidé, au vu de différents éléments, d'annuler les résultats dans certains départements, comme cela se passe régulièrement en France, à Perpignan, à Corbeil-Essonnes, peut-être bientôt dans la région Ile-de-France. Rien ne nous permet de juger de la réalité ou non de ces fraudes, et de contester une décision qui a été prise en toute légalité.

Bien entendu, cette décision pose une question politique inévitable : en annulant en bloc les résultats de départements qui votent habituellement à plus de 80% pour le RDR de Ouattara, le Conseil constitutionnel a permis à Gbagbo de repasser en tête.

Or, fraude ou pas fraude, il est politiquement anormal (mais constitutionnellement valable) que certains départements n'aient pas pu exprimer leur vote. Laurent Gbagbo sait bien que sa défaite est trop large pour être imputée à de seules fraudes. Il s'oppose donc à l'idée de faire revoter ces départements.

Ne pas s'ingérer dans les affaires d'un Etat souverain

Pourtant, cette issue est la seule qui semble à même d'apaiser la Côte d'Ivoire. C'est sur ce point que pourraient jouer Ouattara et la communauté internationale. Il faut accepter le jeu institutionnel qui a invalidé certains résultats tout en déposant des recours pour faire revoter les habitants de Bouaké, Korhogo, Boundiali, Dabakala, Ferke, Katiola, Beoumi et Sakassou.

Il n'est pas normal que le vote de ces Ivoiriens ne soit pas pris en compte dans le résultat final. Quoi qu'on en dise, Laurent Gbagbo est un légaliste. Il respecte l'Etat de droit. Il est le seul président ivoirien à avoir accepté de perdre une élection -législative- en 2001 ouvrant une courte période de cohabitation avant l'irruption de la rébellion.

En tentant de s'imposer contre le droit, en revendiquant le soutien de la communauté internationale et de la France comme une source de légitimité, en nommant l'ex-chef de la rébellion, Guillaume Soro, Premier ministre, Alassane Ouattara joue un jeu très dangereux. Il donne raison rétrospectivement aux théories nationalistes de Gbagbo, il se présente comme le candidat de l'étranger qui veut s'imposer contre le cadre légal de son pays et il corrobore la théorie de ses accointances avec la rébellion. Laurent Gbagbo a beau jeu de dire maintenant aux Ivoiriens « je vous l'avais bien dit ».

Ni la France, ni l'ONU n'ont à s'ingérer dans les affaires d'un Etat souverain qui respecte le droit. Personne n'est intervenu de l'étranger pour demander la démission de Georges Bush en 2000, ou pour commenter le financement de la campagne de Balladur en 1995, voire même la nomination au ministère de l'Intégration d'un individu condamné pour injure raciale. On fait confiance à nos systèmes de régulation interne pour gérer les difficultés.

Le droit n'a pas été violé en Côte d'Ivoire. On peut commenter et critiquer une décision juridique sans menacer les institutions. On peut avoir un discours politique offensif sans contester le cadre constitutionnel. Mais ne nous permettons pas de parler de coup d'Etat quand les gendarmes français qui avaient tirés des balles meurtrières sur la foule en 2004 sont actuellement déployés dans les rues d'Abidjan.

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

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GUERRES CIVILES, ACCORDS DE PAIX ET FOURBERIES POLITICIENNES

Dans deux éditions différentes, nous avions relevé les similitudes des crises politiques que traversent la Côte d’Ivoire et notre pays. Si, en Afrique, ces deux pays n’ont pas le monopole des maux récurrents et endémiques sur notre continent que sont la corruption, les fraudes électorales, le népotisme et la prétention pathologique à régner et à perdurer par la force, pour ne citer que ces maux-là ils se singularisent par la violation unilatérale et la non-application systématique par les pouvoirs en place d’Accords de paix ayant mis fin à de sanglantes guerres civiles.


Le tragique rebondissement de la crise politique qu’a connu le 26 mars au matin, la Capitale ivoirienne, devrait inspirer les dirigeants djiboutiens sur les risques réels que fait courir à notre pays la non-application des Accords de paix. Suite aux Accords de Marcoussis, l’opposition armée ivoirienne accepte de participer au gouvernement. L’attentisme et les incessantes volte-face du Président ivoirien avaient mis en péril la fragile paix péniblement acquise, provoquant la suspension de la participation au gouvernement des « Forces Nouvelles » qui n’ont toujours pas désarmé leurs troupes. D’efficaces pressions internationales (ONU, UA, France,…) avaient fini par les convaincre de revenir sur leur décision.

Afin d’accélérer le processus de paix, tous les partis politiques de l’opposition ivoirienne ont appelé leurs militants et sympathisants à manifester de façon unitaire le 26 mars 2004 dans les rues de la Capitale, entendant ainsi faire la démonstration que l’ensemble de la population ivoirienne souhaite l’application immédiate et intégrale des Accords de Marcoussis pour sortir de la crise politique et mettre la Côte d’Ivoire sur les rails de la réconciliation et du développement. Côté pouvoir, on s’accroche.

Simone Gbagbo, épouse de qui de droit et présidente du groupe FPI à l’Assemblée Nationale, ainsi que Charles Blé-Goudé, chef de file des Jeunes Patriotes, mobilisent leurs troupes fanatisées. Sous leur pression, Laurent Gbagbo interdit la manifestation, violant ainsi un droit garanti par la Constitution, et prend bien soin d’en interdire également la couverture à tous les journalistes indépendants, nationaux comme étrangers.

Cette dernière interdiction et la suite des événements accréditent la thèse vraisemblable d’un massacre prémédité, programmé ! A huis-clos. Refusant de se laisser intimider et sûrs de leur bon droit, les partis de l’opposition politique ivoirienne maintiennent leur mot d’ordre de manifestation pacifique.

Des dizaines de milliers d’Abidjanais bravent alors l’interdiction et convergent vers le lieu du rassemblement. Les forces de police, qui en ont manifestement reçu l’ordre, dispersent alors la foule compacte, tirant à balles réelles sur des manifestants à mains nues. La manifestation ainsi dispersée, c’est l’engrenage infernal. Des escadrons de la mort entrent en action, procèdent à des rafles sélectivement massives, puis à des exécutions sommaires et religieusement ciblées (depuis le silence complice ou gêné dont bénéficie Israël, c’est devenu une mode politiquement presque correcte). Bilan officiel : une quarantaine de morts, dix fois plus selon l’opposition et Amnesty International, 300 au bas mot selon des sources étrangères bien informées. Résultat : les positions se radicalisent, toute l’opposition suspend sa participation au gouvernement et a appelle pour le 29 mars à une grande manifestation nationale (aussitôt interdite par le régime), déterminée à marcher et obliger Gbagbo (époux) à la démission ou l’application immédiate des Accords de Marcoussis, internationalement salués.

Encore traumatisés par les violences policières, les militants de l’opposition ont ignoré cet appel à manifester. Arrogant, Gbagbo claironne : « le départ de Jean-Bertrand Aristide donne des idées à certains Ivoiriens, ils oublient simplement que la Côte d’Ivoire n’est pas Haiti et que le Président Gbagbo n’est pas Jean-Bertrand Aristide. » et accuse les ex-rebelles d’être à l’origine des troubles parce qu’ils refusent de désarmer. Depuis quand une pacifique manifestation constitue-t-elle un trouble à l’ordre public ? Au vu du sort réservé à des manifestants aux mains nues, les réticences des Forces Nouvelles à désarmer sont parfaitement compréhensibles.

A la veille du 10ème anniversaire du génocide au Rwanda, les troupes françaises déployées dans le cadre du dispositif « Licorne » restent calfeutrées dans leurs casernements, considérant ces exactions ciblées comme des opérations de maintien de l’ordre.

Par la voix de son porte-parole, le Quai d’Orsay s’est quant à lui courageusement contenté de « déplorer les violences qui ont secoué Abidjan », affirmant « sa profonde inquiétude quant à l’évolution du processus de paix »…Espérons que l’indifférence française ne « donnera pas des idées » à d’autres parvenus par la force et la fraude.

A Djibouti, force est de constater que tous les ingrédients d’un tel scénario sont d’ores et déjà réunis, la fraude électorale massive en supplément , et dans la perspective des élections régionales : un climat social explosif comme l’attestent les grèves à répétition (Education Nationale, épouses FNP ou autres revendications corporatistes) et la récente insubordination d’une Armée Nationale lassée des traitements de faveurs antirépublicains, impasse politique consécutive à la non-application de l’essentiel des accords de paix.

Une fronde généralisée ; une Garde Présidentielle choyée et suréquipée qui jure en public et sur le Coran sa fidélité au grand chef ; une opposition déterminée à ne pas s’en laisser conter et demandant l’application immédiate et intégrale de l’Accord de paix du 12 mai 2001 tel que convenu d’accords parties… en plus d’un climat d’insécurité préoccupant.

Nous l’avions dit et le répétons encore, tant à l’attention du gouvernement que de nos partenaires au développement, témoins dudit Accord, qu’il n’y a pas trois solutions pour sortir de l’actuelle impasse : soit et c’est notre souhait, l’Accord du 12 mai 2001 est immédiatement et intégralement appliqué tel quel et tout le monde en sortira gagnant et grandi ; soit l’une des parties imposera sa solution par la force, avec les incalculables conséquences que n’assumeront que les fourbes et les fraudeurs.

Quand on connaît la détermination de l’opposition et qu’on garde en mémoire l’indélicate façon dont la Garde Présidentielle a dispersé une pacifique manifestation d’handicapés de guerre… le pire est à craindre.

Qu’à Allah ne plaise !

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Appel de l'ADD pour une manifestation devant l'Ambassade de Djibouti à Paris

APPEL de l’Association pour La Démocratie et le Développement (A.D. D)

pour la commémoration de 19ème anniversaire du massacre d’Arhiba

ADD-Djibouti@hotmail.fr

L’Association pour la Démocratie et le Développement (ADD) lance un appel à manifester pour la commémoration du massacre d’Arhiba le 18 décembre 2010 de 14h30 à 16h30, devant l’Ambassade de Djibouti : 26 rue Emile Meunier Paris 16ème, métro Porte Dauphine.

C’est pour la 19ème année consécutive, que l’ADD commémore l’anniversaire du massacre d’Arhiba du 18/12/1991où 59 civils innocents sont tombés et 80 autres blessés sous les balles de l’ensemble des forces de l’ordre gouvernementales (armée, gendarmerie, police et marine).

C’est un véritable crime de guerre commandité par les plus hautes autorités du pays, en pleine déroute militaire face au FRUD.

L’impunité totale dont jouissent les commanditaires et les auteurs de ce crime de guerre encourage d’autres tueries et violations des droits Humains

Cette année encore, le régime réprime à bras raccourci à Djibouti ville, et dans les campagnes, dans un contexte marqué par la volonté du Chef de l’Etat de passer en force pour briguer un troisième mandat, ouvrant la voie à une présidence à vie.

- Mort sous la torture de Mahdi Abdillahi, assassinat du colonel Abdi Bogoreh ,

- Exécutions extra-judiciaires à Tadjourah, à Djibouti, à Hanlé, à Ali Sabieh ;

- Arrestations arbitraires et tortures : Mohamed Ahmed dit Jabha, militant du FRUD, Mohamed Abdillahi, frère du défunt Mahdi ainsi que d’autres personnes croupissent en prison ;

- Ratissages des régions du nord, bannissements et expulsions de 300 citoyens djiboutiens vers l’Ethiopie, blocus alimentaire de la région d’Obock.

L’ADD lance un appel à tous les démocrates, pour commémorer tous ensemble cette année l’anniversaire de massacre d’ARHIBA le 18 décembre 2010 par un rassemblement devant l’ambassade de Djibouti à Paris.

Faire de cette journée, une manifestation contre tous les massacres, les crimes, les violations des droits humains, perpétrés par le régime de Djibouti.

L’Association pour la Démocratie et le Développement exige :

-l’Ouverture d’une enquête internationale sur le massacre d’Arhiba du 18/12/1991

-la fin de l’impunité et les jugements des commanditaires et des auteurs de ce massacre et des autres tueries

L’ADD dénonce :

-les violations permanentes des Droits Humains à Djibouti

-la perpétuation de la dictature et la volonté de Guelleh de briguer une présidence à vie.

A LA Mémoire des victimes, l’A.D.D appelle à un rassemblement qui aura lieu le samedi 18 Décembre 2010 devant l’Ambassade de Djibouti

26 rue Emile Meunier, Métro Porte Dauphine : 14h30 à 16h30
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Avec le soutien de l’AFASPA, l’Amicale Panafricaine, Femmes Solidaires, l’O.R.D.H.D, Le Comité des Femmes Djiboutiennes contre les Viols et l’Impunité

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Une bastille à prendre !

-Une femme, Fato Omar, chargée de la promotion féminine au sein des instances exécutives de l’ARD est à nouveau arrêtée, transférée à Djibouti….le 12l12 ;

- en 2005 et 2008 la même Fato ainsi que la jeune Mariam et la moins jeune Fatouma Youssouf sont arrêtées, détenues, emprisonnées…

-En 2005, Mahdi Ibrahim Ahmed God est blessé au combat à l’avenue Nasser pour avoir exprimé une opinion autre…

-En 2008, le siège de l’UDJ qui devait abriter une réunion de l’UAD, est saccagé en pleine campagne électorale par les forces de l’ordre…

-ETC….

La liste est interminable des biens et des personnes spoliés dans leurs droits…

-Un ancien ministre de la Défense, deux lycéens, deux dirigeants de l’ARD, sont encore injustement détenus au fichier central de la gendarmerie de Djibouti : l’ancien ministre de la défense pour avoir défendu un fils cardiaque âgé de dix sept ans, les lycéens pour avoir exprimé une préférence partisane, et les dirigeants de l’ARD pour ce qu’ils sont et qu’ils représentent !

-Les lycéens comme les autres sont à l’heure où nous mettons en ligne notre colère, victimes d’intimidations, de pression que nous décrirons dans les détails en temps utile 

De toute évidence, le gouvernement cherche à provoquer une crise !

La meilleure façon de prendre cette bastille que sont nos Droits, c’est de ne pas céder à la provocation d’un pouvoir en fin de vie, tout en restant mobilisés et déterminés !

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 Le Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS) condamne les arrestations de démocrates d'un parti légal

Congrès djiboutiens pour la solidarité ( CDS)

Condamne les arrestations des démocrates d’un parti légale de l’opposition ARD 

Ø  Président de la fédération de l’ARD  de Tadjourah : Mr Youssouf Ambassa

Ø  Vice-présidente de la Fédération de Tadjourah      :Mr  Fato Omar

Ø  Membre du bureau exécutif de ce parti                  :Mr Mohamed Ismaël Aden

Ø  Un parent d’élève et ancien ministre                      : Mr  Houssein Barkat Siradj,

Ø  Deux jeunes lycéens                                              : Mr Souleymane Ali Dab et Mr Youssouf Idriss

Nous condamnons aussi l’entrave à l'exercice syndical et à la liberté de déplacement du : 

Ø  secrétaire général  de UDT : Mr Aden ABDO . qui a été empêché de se rendre le 12 décembre à une conférence régionale à Casablanca organisée par l’O.A.T. et l’O.I.T.

 Ce système qui empêche toutes les expressions politiques et sociales a pris les services publics en otage et il se sert  comme de propriété privé.

Le  RTD et les journaux nationales ( La Nation, al Qarn).

Il viole la constitution au profit d’une seule personne, il terrorise les citoyens

Je ne vois pas quelle crédibilité il a pour appeler ou organiser une élection démocratiques.

Nous exigeons la libération immédiate et sans condition de ces citoyens.

Nous appelons aux djiboutiens de n’est pas admettre ces terreur  et il faut se révolter avant que le tour de chacun devient derrière les grillages de prisons . 

Chers compatriotes démocrates arrêtés ou entravés à l'exercice syndical arbitrairement , vous n’êtes pas seuls.

La justice, tout les djiboutiens et  tout les nobles démocrates  sont avec vous.

Vive Djibouti , vive la justice et la démocratie

                                               Président de CDS

                                               Ismail BOUH ROBLEH

Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement

(Ancien PRD)

Cité Poudrière Avenue Nasser

Tel : 34 23 99

www.mrd-djibouti.org

BP : 3570

Djibouti

COMMUNIQUE DE PRESSE

Bruxelles, le 14 décembre 2010 

Vendredi 10 décembre 2010, deux membres dirigeants de l’ARD, Fato Omar, vice-présidente de la fédération de l’ARD à Tadjourah, et Mohamed Ismaël Aden, membre du bureau exécutif de ce parti d’opposition, ainsi que deux  lycéens, Souleiman Ali Dabalé et Youssouf Idriss, ont été arrêtés par la gendarmerie. Ils ont été transférés samedi à Djibouti. Dimanche 12 décembre, ce sont le président de la fédération de l’ARD à Tadjourah, Youssouf Ambassa, et un parent d’élève et ancien ministre, Houssein Barkat Siradj, qui ont été interpellés et transférés à Djibouti-ville par la gendarmerie. Ces arrestations font suite à une manifestation de l’Opposition à Tadjourah contre le troisième mandat du président Guelleh.

De même, d’autres partisans du changement démocratique, pas moins d’une trentaine, sont arrêtés depuis dimanche à Ali-Sabieh puis transférés dans la capitale par la police pour avoir réitéré leur rejet du troisième mandat et du régime du président Guelleh.

Le MRD condamne fermement cette vague de répression politique et exige la libération immédiate et sans condition de toutes ces personnes.

Le président du MRD

                                                          Daher Ahmed Farah

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UNION POUR L'ALTERNANCE DEMOCRATIQUE (UAD)

                                                                 Djibouti, le 13 novembre 2010

HALTE AU DENI DE DROIT

Les inadmissibles entraves gouvernementales à la liberté d’expression,

-à l’exercice des Libertés syndicales (Le secrétaire Général de l’U.D.T., Mr Adan Mohamed Abdou a été empêché de se rendre le 12 décembre à une conférence régionale à Casablanca organisée par l’O.A.T. et l’O.I.T. et s’est vu confisqué par la police son passeport et son billet d’avion),

- le mépris gouvernemental des normes minimales au fonctionnement démocratique des partis politiques (arrestations et détentions arbitraires des militants et dirigeants de l’ARD de Tadjourah les 10, 11 et 12 décembre),

constituent une légalisation de la violation des droits civiques que l’U.A.D. ne saurait cautionner par son silence.

Aux légitimes aspirations populaires à la démocratie, le régime répond par la force brute et la répression policière.

Convaincue que la seule force qui vaille en République étant celle du peuple, l’U.A.D. :

-appelle le peuple djiboutien à se tenir prêt à pacifiquement imposer dans les semaines à venir un Etat de Droit digne de ce nom.

                                                Le Président de l’U.A.D.

                                                 Ismaël Guedi Hared 

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Le Forum  pour la démocratie et la paix (FDP) appelle à manifester le 18 décembre à Bruxelles

Nous  invitons toutes celles et ceux qui sont épris de paix et de justice, à venir manifester à nos côtés le samedi 18/12/2010 afin de commémorer le 19ème anniversaire du massacre du 18 Décembre 1991perpétré à Arhiba par le régime en place à Djibouti.

 

Des civils innocents (femmes, enfants et vieillards)  au nombre de 59, sans compter les blessés et disparus, ont horriblement trouvé la mort.

 

A ce jour, ce crime reste impuni et nous ne pouvons nous permettre de ranger cette sombre page de l’histoire de notre pays, qui hélas se perpétue, dans les oubliettes de l’histoire.

Tout en redoublant d’efforts nécessaires, nous ne cesserons nullement de dénoncer avec véhémence l’impunité dont jouissent les commanditaires et auteurs de ce crime contre l’humanité.

 

Partant, le Forum pour la Démocratie et la Paix  lance un appel à tous les Djiboutiens établis en Belgique, les associations, les démocrates et amis des démocrates,  à venir manifester et dénoncer les violations caractérisées des Droits de l’Homme et les répressions dont les civils innocents sont victimes à Djibouti.

 

Quoi : manifestation pour dénoncer les atteintes aux droits de l’homme à Djibouti.

Quand : le samedi 18/12/2010 de 14 h à 15 h

Où : devant l’ambassade de Djibouti à Bruxelles : Av. Franklin Roosevelt,204 à 1000 Bruxelles ( tram 93, arrêt Brésil).

 

L'Equipe

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Communiqué de l’Union Djiboutienne du Travail (UDT) : dénonciation et appel

Suisse, le 12/12/2010

Communiqué

Objet: Dénonciation et appel 

Ce soir, dimanche 12 décembre 2010, les employés du Yemeniya airlines ont utilisé toutes les parodies possibles pour empêcher au camarade ADAN Mohamed Abdou, secrétaire général de l'UDT, de prendre son vol vers le Maroc.

Mais, n'ayant trouvé aucune anomalie dans ses documents, ils font appel à la police en douce qui lui confisque son passeport et son billet d'avion et par la même occasion, ces derniers lui apprennent qu'ils agissent sur ordre de la hiérarchie. Autre chose surprenant, le frère du ministre de l’Emploi, de l’Insertion et de la formation professionnelle, un employé de la compagnie aérienne, Air France, était du coté des agents de la compagnie Yemeniya comme s'il avait la charge de s'assurer de la bonne exécution de l'ordre.

Déjà ce matin du dimanche, jour ouvré à Djibouti, Adan avais été informé que le ministre de l'emploi, qui lui aussi est convié à cette conférence régionale tripartite organisée conjointement par l'OAT et l'OIT a Rabat au Maroc, était très fâché du fait que l'Union Djiboutienne du Travail soit invitée compte tenu qu'il considère les conférences de l'OAT comme leur chasse gardé. La police lui a même dit qu'une enquête serait ouverte à son encontre.

Ce n'est plus un secret pour personne que le gouvernement Djiboutien viole et bafoue sans retenue aucune depuis une quinzaine d'année les conventions et recommandations du BIT comme les dispositions constitutionnelles de l’OIT et de l'OAT ainsi que le pacte international relatif aux droits civils et politiques comme celui relatifs aux droits économiques, sociaux et culturels.

Cependant, nous sollicitons à la CSI, la CISA, l'OAT et l'OIT ainsi que les organisations syndicales amis, la condamnation de cette nouvelle violation des droits syndicaux comme ceux de déplacements de notre camarade ADAN et une intervention auprès du président de la république de Djibouti pour la restitution de son passeport au plus vite possible.

Dans l’attente, nous vous prions d’agréer l’expression de notre haute considération.

Responsable aux relations internationales de l'UDT

Hassan Cher Hared

Avenue P. Pascal- B.P.2431 -Djibouti Tél: + 41 82 39 79

Email: udt_djibouti@yahoo.fr, Site web: www.udt-dj.org

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Diffusion d'information de la LDDH: les chancelleries sont averties !

Le Président

 

DIFFUSION D’INFORMATION

DU 12 DECEMBRE 2010

LES CHANCELLERIES DE LA PLACE SONT AVERTIES.

Avec un dictateur usurpateur et corrompu, il est interdit de s’exprimer pacifiquement.

Avec un dictateur usurpateur et corrompu, il est interdit de s’exprimer pacifiquement.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) exprime son total soutien aux  populations du Nord de notre pays, qui font constamment l’objet d’une répression sauvage et depuis jeudi dernier, simplement pour avoir manifesté pacifiquement sous l’égide d’un Parti légal en l’occurrence l’ARD.

Il est interdit de s’exprimer librement contre le non paiement des salaires des cheminots des Dockers, du Corps médical, sans oublier les étudiants en médicine dont un grand nombre  d’étudiants ont été suspendus.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) exprime son inquiétude :

   -  face à la répression de masse et les arrestations abusives qui s’abattent sur les Populations civiles de Tadjourah et d’Obock qui  exprimaient pacifiquement leur soutien à l’Opposition ;

Et suite aux propos du Premier des Ministres Monsieur Dilleita qui ose parler de la Paix, aux côtés de l’Ambassadeur des USA, alors que les Forces Etrangères dirigent à partir de Djibouti les crimes de guerre et crimes de génocide quotidiens contre les populations civiles somalies.

Alors que le candidat illégal et inconstitutionnel s’affiche avec un groupe entretenu à grand frais et dénommé « Somali Pen » dont l’un des dirigeants, semble-t-il colonel de Gendarmerie, est un violeur de mineurs, que recherche  un Tribunal Nord américain.

Voilà quelques points sur lesquels la diplomatie des USA et pays Européens ferment les yeux et continuent à soutenir pour une fausse géostratégie.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains LDDH exige la libération immédiate de tous les otages de la gendarmerie en violation aux dispositions du Code pénal et de la Constitution Djiboutienne du 4 septembre 1992.

NOEL ABDI Jean-Paul 

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Communiqué du président de l'ARD: Halte aux arrestations arbitraires !

        

                              Alliance                    « La seule vraie politique est la politique du vrai » EDGAR FAURE
                         Républicaine
              
pour le Développement

Djibouti, le 12 décembre2010

Suite à la tournée de mobilisation de l'ARD mercredi et jeudi derniers dans les districts d'Obock et Tadjourah, le pouvoir djiboutien a procédé à des arrestations arbitraires de nos cadres et militants à Tadjourah. Leur seul tort est d'avoir pris part à une marche pacifique dans les rues de cette ville aux cotés de la direction de l'ARD en scandant les mots d'ordre de leur parti.

Après avoir arrêté vendredi deux de nos responsables et deux lycéens à Tadjourah, la gendarmerie de cette ville a arrêté puis transféré sur Djibouti ce dimanche, le président de notre fédération de Tadjourah, Mr Youssouf Ambassa et un parent d’élève, Mr Houssein Barkat Siradj, ancien ministre. Cette hystérie répressive du régime djiboutien est une vaine tentative d'étouffer la contestation populaire qui s'amplifie de jour en jour sur toute l'étendue du territoire national.

L'Alliance Républicaine pour le Développement (ARD), parti d'opposition légal, reste déterminée à poursuivre la mobilisation générale et à faire usage d'une liberté d'expression conquise de haute lutte, et exige par conséquent:

- la libération immédiate et inconditionnelle des personnes arrêtées à Tadjourah et arbitrairement détenus à la gendarmerie de Djibouti.

 -  demande à tous ses militants et à tous les démocrates djiboutiens de poursuivre le légitime combat pour l'alternance démocratique.

Le président de l'ARD

Ahmed Youssouf Houmed

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Communiqué de presse de la LDDH: détention au secret des réfugiés érythréens

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 11 DECEMBRE 2010

L’Ecole de Police de Nagad est un Centre de la Détention Arbitraire illimitée.

Halte à la Discrimination raciale, éthique et/ou tribale !

 

Après, la diffusion par le site de All Afar  des inquiétudes des familles de réfugiés Erythréens dont l’un d’origine Djiboutienne âgé de 16 ans Moussa Omar Ali  et quatre autres enseignants risquent d’être remis aux autorités Erythréennes avec d’autres réfugiés qui ont fui le régime Dictatorial en Erythrée.

Constatant que, ces jeunes réfugiés Erythréens sont depuis le 1er décembre 2010 jusqu’à présent séquestrés  à Nagad. 

Hier le 10 décembre 2010, quatre vieux de la famille qui se sont rendus à Nagad  pour rendre visite aux jeunes qui ont fui l’Erythrée voisine et incarcérés abusivement dans un Centre où des policiers somaliens connus pour leurs tortures s’entraînent, ont, dès leur arrivés été coffrés dans des conditions tenues jusqu’à présent secrets.

Les personnalités arrêtées sont :

-          Omar Ali  (père de l’adolescent de 16 ans) ;

-          Omar Ali (de la famille) ;

-          Osman Ali (de la famille) ;

-          Ali Abdillah (chauffeur).         

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)  réitère sa demande au candidat à un troisième mandat illégal et anticonstitutionnel d’ordonner à ses troupes de relâcher dans les plus brefs délais et de les remettre au HCR.

 

La Ligue Djiboutienne des Droits de l’Humains (LDDH) est sidérée d’entendre à travers la RTD le discours dans les locaux de l’ Association de l’UNFD « maison » par  la Représentante du PNUD  qui a exprimé sa satisfaction des droits de l’Homme en République de Djibouti lors de la Journée Internationale des Droits de l’Homme organisée par le régime dictatorial usurpateur et corrompu.

 

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant au Haut Commissaire aux Réfugiés, qui nous a récemment rendu visite, de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que ces jeunes réfugiés Erythréens soient rapidement libérés, d’engager toutes les dispositions pour assurer leur sécurité et en cas de refoulement sur l’Erythrée de déposer des plaintes auprès des juridictions concernées.

 

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel  à l’Observatoire des Prisons, à  l’Observatoire des Droits de l’Homme et aux Organisations internationales des Droits de l’Homme afin de mette fin aux différents Centres de détentions secrets dans des Camps des Forces armées djiboutiennes et certainement dans les camps des Forces Armées Etrangères dans l’objectif d’une pseudo géostratégie.  

 

NOEL ABDI Jean-Paul

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Arrestation de membres de l’ARD et manifestation dans plusieurs villes

Deux responsables de l’ARD et deux jeunes militants ont été interpellés vendredi à Tadjourah par la gendarmerie au lendemain d’une manifestation pacifique à laquelle ils avaient pris part et ont tous été transférés à Djibouti ce samedi matin 11 décembre.

Fato Omar, Vice-présidente de la Fédération de Tadjourah, Mohamed Ismaël Aden, membre du bureau exécutif de l’ARD, ainsi que deux jeunes lycéens Souleymane Ali Dabalé et Youssouf Idriss, sont les quatre personnes arrêtées et toujours détenues à Djibouti depuis leur transfert au Fichier central de la gendarmerie dans la capitale.

Aucune explication n’est donnée à ce jour par la gendarmerie pour justifier la capture de citoyens djiboutiens qui avaient simplement participé à une action légale et pacifique organisée à l’appel de leur mouvement.

De jeunes militants d’Obock et de Tadjourah ont réagi vivement à l’arrestation de leurs camarades et ont manifesté ce samedi dans les rues de ces villes, empêchant l’embarcation « bac » d’accoster au port de Tadjourah. La police a fait usage de bombes lacrymogènes contre ces jeunes manifestants qui ont riposté à leur tour par des jets de pierres.

Les militants d’Arhiba à Djibouti ont décidé de manifester eux aussi en masse dans la capitale ce samedi en solidarité avec leurs camarades d’Obock et de Tadjourah si la libération de tous les prisonniers n’était pas obtenue.

Nous exigeons la libération immédiate des démocrates djiboutiens injustement arrêtés et nous appelons la communauté nationale et internationale à prendre acte de la situation engendrée par ces arrestations.

La Rédaction de Réalité en ligne

Samedi 11 décembre 2010

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Trois semaines après le grand rassemblement populaire de l'UAD organisé à l'occasion de l'Aïd-el adha dans la capitale, une délégation de notre parti s'est rendue à Obock et Tadjourah mercredi et jeudi derniers. Arrivés à Obock par voie maritime, les dirigeants de l'ARD ont été chaleureusement accueillis par plusieurs dizaines de jeunes militants brandissant des banderoles où on pouvait lire: « UAD soyez les bienvenus chez vous, les Obockois sont tous avec vous; NON au viol de la constitution et au 3e mandat ! »

Dans l'après-midi, la direction de l'ARD a délivré son message politique aux Obockois et dans la soirée elle s’est entretenue avec des comités de jeunes, de femmes et des sages de cette ville.

Le lendemain, jeudi 9 décembre, la direction de l'ARD a rejoint Tadjourah par la route. Après une longue marche pacifique dans les rues de cette  ville aux cotés des militants et sympathisants enthousiastes, la délégation s'est adressé à la population de Tadjourah rassemblée devant l'annexe de notre parti sise en bordure de mer.

Dans l'après-midi de jeudi, la direction de l'ARD a regagné la capitale par voie maritime avec la conscience d'une mission accomplie au bénéfice du peuple djiboutien en lutte pour imposer l'alternance démocratique. Mais aux dernières nouvelles, cette démonstration de popularité de l'opposition à Obock et Tadjourah aurait ébranlé le pouvoir du candidat illégal à un troisième mandat anticonstitutionnel.

Dans l'après-midi de vendredi, la police politique et la gendarmerie locale se sont mis à traquer nos militants et dirigeants à Tadjourah. Arrêté vendredi après-midi, un de nos dirigeants de Tadjourah est toujours détenu sans motif dans les locaux de la gendarmerie de Tadjourah.

Nous demandons sa remise en liberté immédiate, et que cessent également les intimidations à l'encontre de nos militant et sympathisants à Obock et Tadjourah ! Car loin de nous intimider, ces gesticulations policières sont des preuves évidentes de la crainte qu'inspire le verdict de la rue à celui qui prétend « se soumettre à la volonté du peuple djiboutien ». 

Vidéo de la tournée

Photos de la tournée de l'ARD dans le nord de Djibouti
 

  

  












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LDDH : Réquisitoire introductif ouvert du 10 décembre 2010

Le Président

REQUISITOIRE INTRODUCTIF

 OUVERT

DU 10 DECEMBRE 2010

REQUISITOIRE INTRODUCTIF OUVERT DU 10 DECEMBRE 2010 SUR LES CRIMES DU DICTATEUR PASSIBLE DE POURSUITES AUPRES DES TRIBUNAUX AUX COMPETENCES INTERNATIONALES.

Définition du vocabulaire juridique de G. CORNU :

« Réquisitoire à fin d’informer (ou réquisitoire introductif). Document par lequel le ministère public saisit le juge d’instruction en le demandant d’informer sur certains faits paraissant constituer une infraction. »

Contexte djiboutien

En République de Djibouti il est impossible de déposer des plaintes pénales contre le Chef de l’Etat même en cas de Haute Trahison, le rendant impuni et rendant les juridictions de notre pays stériles.

La cause principale découle du fait que le texte de la Haute Cour de Justice adopté en 1993, présenté par le Secrétaire du Bureau de l’Assemblée Nationale à cette époque NOEL ABDI Jean-Paul et comportant la Loi Organique portant sur la création de cette Haute Juridiction qui serait chargée de juger le Chef de l’Etat notamment pour Haute Trahison et les Ministres dans l’exercice de leur fonction est toujours inopérationnel.

En effet, cette Loi Organique était incomplète et nécessitait un complément de plusieurs dispositions que seule ladite Cour était habilitée à apporter.

Hélas, le premier président de cette Cour parlementaire, l’ancien député Djama Djilal Djama, très proche de feu Hassan Gouled, n’a jamais voulu s’atteler à la préparation et à l’adoption d’une Loi complémentaire, qui devait, en principe, rendre opérationnelle cette Haute Cour de Justice.

Actuellement, face à une impunité qui n’en finit pas, la seule issue dont dispose le citoyen Djiboutien, à titre individuel pour les Défenseurs des Droits de l’Homme et autres juristes comme les avocats dans la défense de leur client, est à notre avis les juridictions aux compétences universelles.

C’est dans cet esprit que nous soumettons un Réquisitoire introductif à l’aimable attention du Procureur de la Cour Pénal International ainsi qu’à ceux des Cours aux Compétences Universelles et nos regards sont tournés vers ces Juridictions Universelles.

Une pensée particulière au Juge d’Instruction GARZON d’Espagne qui avait avec courage et détermination lancé la dynamique des poursuites en émettant un mandat d’arrêt contre le dictateur-sanguinaire Pinochet, encourageant tous les défenseurs des droits fondamentaux à combattre tous les crimes contre les populations civiles, contre les disparitions forcées etc ….

Son courage exemplaire pour mettre fin à l’impunité des crimes de génocide sous le Franquisme reste gravé dans nos cœurs.

Car nous aussi, nous avons notre dictateur-sanguinaire l’individu Ismaël Omar Guelleh, en toute impunité demeure et projette de s’éterniser avec l’assistance de l’Administration de Washington afin d’amplifier l’extermination programmée du peuple Somali en particulier celui de Mogadiscio.

Voilà les motivations réelles de notre Réquisitoire Introductif auprès des tribunaux aux compétences universelles.

Ce Réquisitoire se réfère en partie aux Tableaux de Bord et autres documents de la LDDH publiés depuis avril 2010 sur le site de l’ARDHD dans la lutte contre le Terrorisme d’Etat.

D’autres Tableaux de Bord complémentaires seront progressivement diffusés dans le cadre de la volonté et du rejet populaire du Coup d’Etat électoral programmé pour le 8 avril 2011 sous la coupole d’un Etat de droit artificiel, commandité et encore imposé par des Forces extérieures pour ne pas dire d’occupation.

I) Violations permanentes des deux Pactes Internationaux ratifiés par Djibouti.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)

- déplore le silence du Haut Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, qui garde provisoirement le « protocole de silence » pour l’un de ses Vice-présidents, certes, encore écouté ou toléré à savoir le dictateur notoire de la République de Djibouti ;

- constate que pendant les onze dernières années de règne à la tête d’un pouvoir usurpé depuis 1999, grâce aux interférences extérieures, tous les droits fondamentaux prévus par la Constitution nationale, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et les Pactes Internationaux des Droits de l’Homme sont constamment bafoués ;

- rappelle que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme est partie intégrante de la Constitution Djiboutienne largement approuvée par le peuple de notre pays lors du référendum du 4 septembre 1992 ;

- dénonce toutes les autorités Djiboutiennes qui bénéficient de la totale impunité et continuent allégrement de violer les institutions républicaines et tous les textes ratifiés, les Pactes Internationaux des Droits de l’Homme, les Conventions et les Accords Internationaux, en particulier ceux de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et du Bureau International du Travail (BIT).

II) Violations permanentes des droits fondamentaux à Djibouti.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)

- consciente des dangers actuels d’un conflit armé dans la capitale et des risques imminents des dérapages consécutifs aux abus de pouvoir exercés par une clique de la mafia régionale assistée et en connexion avec d’autres réseaux mafieux ;

- préoccupée de la situation de décomposition régionale qui s’amplifie de jour en jour ;

- dénonce les manigances et interférences extérieures pour imposer un Coup d’Etat électoral ou comme en Côte d’Ivoire après plusieurs années de blocage des élections présidentielles ;

- dénonce les comportements inadmissibles d’une justice totalement muselée par un premier magistrat membre du club de la mafia ;

- constate que les Partis politiques de l’Opposition n’ont pas depuis une décennie la possibilité d’exercer librement leurs activités conformément à la Constitution ;

- constate que les journaux libres sont techniquement interdits comme un organe de presse de l’opposition ;

- constate qu’un Parti de l’Opposition Djiboutienne légalement reconnu a été interdit par un décret du chef de gouvernement basé sur un faux document

- demande et encourage la Cour Suprême de se prononcer sur ce décret basé sur un faux ;

- Préoccupé par l’inactivité des dirigeants des centrales syndicales libres dépourvus et/ou privés de leur combat pour déclarer des avis de grèves, pour exiger des manifestations.

Par ces motifs

  • La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande aux Organisations Internationales des Droits de l’Homme de continuer leur noble combat pour mettre fin à l’impunité ;
  • La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant à la Cour Pénale Internationale (CPI) et aux Cours aux Compétences Universelles d’accorder une attention particulière à notre volonté en tant que défenseur des droits de l’homme de Djibouti et nous permettre de vous saisir dans le cadre de la lutte contre l’impunité.

NOEL ABDI Jean-Paul

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L'APDDP se joint à l'ASCAO pour appeler à manifester samedi 18 décembre à Ottawa
en commémoration du massacre d'Arhiba du 18 décembre 1991


OTTAWA le 10 Décembre 2010

L’APDDP se joint à l’ACSAO et à d’autres organisations politiques pour lancer  un appel aux djibouto-canadiens et aux amis de Djibouti de la région pour manifester:

1.       devant la flamme éternelle de la Colline du Parlement du Canada à Ottawa le samedi 18 décembre 2010 à partir de 11:30.

2.      et en salle d0243-d0245 de l’Université du Québec en Outaouais au 283 blvd. Alexandre-Taché à partir de 15:00

Nous saisissons l’occasion du 19ème anniversaire du massacre de 59 civils sans défense dans le quartier d’Arhiba  (le 18 décembre 1991) pour dénoncer toutes les exactions sur des civils commises par le régime tyranique de Ismaël Omar Guelleh de Djibouti.

Hassan A. Aden
Président de l’APDDP

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Appel à manifester à Ottawa pour commémorer le massacre des civils du 18 décembre 1991 à Arhiba.

Appel de l'ACSAO pour manifester le 18 décembre, en commémoration du massacre d'Arhiba et en hommage aux victimes innocentes. Le 18 décembre 2010, cela fera vingt ans que l'impunité dure !

Et c'est parce que les commanditaires de ce massacre courent toujours, que les forces de l'ordre de "l'ogre honni" ont recommencé, toujours à Arhiba, le 30 novembre 2005.

Impunité toujours quand le 23 octobre 2007, les autorités de Djibouti expulsèrent vers le Yémen 7 citoyens Djiboutiens.

Hier comme aujourd'hui, nos compatriotes Gadaboursis se font massacrer par ce même régime. À la moindre escarmouche avec la Somaliland voisine, l'oligarchie au pouvoir insulte et humilie dans son journal la Nation nos compatriotes Issacks et ferme les frontières à titre de représailles.

À Ali-Sabieh la fière, les sbires du régime impopulaire matent les Assajogs qui lui résistent. Le nord et le sud-ouest du pays sont des zones militarisées où règne la peur.

N'oublions pas Mahamad Hamad Youssouf, 55 ans, exécuté froidement de deux balles dans la tête, puis enterré par les hommes d'un certain lieutenant Wais. C'était le 5 novembre 2008 dans l'oued Hoflo, à 2 km d'Assagueila (75 km de Tadjourah).

L'Association Culturelle et Sportive des Afars d'Ottawa - A.C.S.A.O - dit "Ca suffit !"

Elle lance un appel à manifester devant le Parlement canadien à Ottawa, le samedi 18 décembre 2010.

La commémoration du massacre du 18 décembre et de tous les autres crimes est indispensable tant et aussi longtemps que les commanditaires ne seront pas traduits en justice.

Tant et aussi longtemps que la violence d'État sera érigée en système politique à Djibouti.

Abdoulkader Mohamed,

Président de l'A.C.S.A.

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A L’APPEL DE :

- LA PLATEFORME PANAFRICAINE, Email : ppanafricaine@gmail.com

- L’AMICALE PANAFRICAINE, Email : amicalepanaf@yahoo.fr

- L’AFASPA,

La diaspora panafricaine se donne rendez-vous le Samedi 11 décembre 2010 à 13 heures 30,

VENEZ NOMBREUX

Au n°3 rue du CHATEAU D’ EAU, 75010 PARIS, Métro REPUBLIQUE

_ PREMIERE PARTIE

Sur le thème « Chaque fois qu’un dirigeant a un projet pour son pays et l’Afrique, ou il est assassiné, ou il est victime d’un coup d’Etat ». Portraits :

- PATRICE LUMUMBA

- RUBEN UM NYOBE

- EDUARDO MONDLANE

- BEN BARKA

- AMILCAR CABRAL

- SYLVANUS OLYMPIO

- THOMAS SANKARA 

_ DEUXIEME PARTIE : La présence militaire française en Afrique

Sur le thème « 50 ans après les indépendances, l’Afrique a-t-elle encore besoin des forces

armées stationnées aux quatre coins du continent ? » Ce thème s’articulera autour de trois

parties :

1) Les accords de défense entre la France et ses anciennes colonies : à quand la transparence ?

2) L’affaire Letondot (du nom du Colonel français Romuald Letondot) le 10 août 2010 au Togo : quelles leçons en tirer ?

3) La question même du stationnement des forces armées françaises en Afrique : Occupation stratégique ou non ?

Analyses croisées de personnalités notamment d’anciennes colonies françaises, des représentants de la Diaspora, des Responsables d’Organisations françaises.

LES ORGANISATIONS PARTENAIRES :

UND (Tchad), SURVIE (France), MIRIA (Mali), MoLiTo (Togo), FRUD (Djibouti), UPC (Kamerun)

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Communiqué de l'Association pour la promotion de la démocratie et du droit de la personne

Communiqué de presse

Ottawa, le 8 Décembre 2010

Commémoration du massacre d'Arhiba du 18 décembre 1991

À tous les djiboutiens et à tous les amis de Djibouti.

Chers compatriotes,

Vous n'êtes pas sans savoir que le 18 décembre 1991, notre pays a connu une des journées les plus sombres de son histoire, depuis son accession à l'indépendance nationale. La police et l'armée ont reçu l'ordre d'ouvrir le feu sur des civils sans armes, en pleine capitale. Ce jour-là, 59 civils sans défense ont perdu la vie et plus de 300 autres ont été blessés. Parmi eux, des femmes, des enfants, des personnes âgés. C'était il y a 19 ans et personne n'a été jugée ni même dégradée pour cela.

Ce massacre était en fait une expédition punitive contre la population afare du quartier d'Arhiba pour lui faire payer les pertes causées aux forces armées, par la rébellion du FRUD, le Front pour la Restauration de l'Unité et de la Démocratie.

Hélas, en fait de représailles, le régime Guelleh/Gouled n'en était pas à ses débuts:

·        1978, répression des afars (assassinat, emprisonnement, etc.) suite à l'affaire du “Palmier en Zinc”

·        1988-1991, répression des gadabourcis (assassinat, déportation, emprisonnement) surtout après l'affaire du “Café de Paris”.

Pire encore, depuis l'accession au pouvoir suprême de l'ex-chef de la police politique, les différentes composantes de la communauté nationale sont désignées tour à tour comme «ennemis de la nation». De 1999 à ce jour, toutes y sont passées. Plus personne n'est épargnée (afars, arabes, gadabourcis, issacks, issas, etc.).

Les derniers événements d'Ali-Sabieh (assassinat de jeunes adolescents) et la découverte de charniers à Balbala s'ajoutent au triste palmarès de ce régime qui a perdu tous ses repères. Mêmes les plus hauts gradés des forces de l'ordre et des services secrets n'échappent plus à la répression aveugle. Ces quelques exemples forment la pointe émergée de l'iceberg:

·        AHN Général Yassin Yabé Galab (ex chef de la Force Nationale de Police et ami d'enfance de Guelleh),

·        AHN Col. Abdi Bogoreh Hassan (ex-chef de la Gendarmerie Nationale),

·        AHN “Qaraf” (ex-Numéro 2 du SDS, les tristement célèbres services secrets du régime).

Enfin, l'assassinat des membres de la garde rapprochée du président Guelleh et de sa famille vient ajouter une toute nouvelle donne à la tuerie vengeresse et à la folie de cet homme.

Plus personne n'est à l'abri, désormais. En 33 ans, tout le monde y est passé. Trop c'est trop. C'est pourquoi l'Association pour la Promotion de la Démocratie et du Droit de la Personne joindra sa voix à celles d'autres associations et organisations politiques et viendra manifester le samedi 18 décembre 2010 devant la flamme éternelle de la Colline du Parlement à Ottawa (et ailleurs dans la ville et sa région) afin que les événements de ce triste anniversaire ne se répètent plus.

Notre  association invite les djiboutiens d'Ottawa et les amis de Djibouti à venir nombreux à cette manifestation.

Hassan A. Aden

Président de l'Association pour la Promotion de la Démocratie et du Droit de la Personne.

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La Côte d'Ivoire, un test pour l'avenir de l'Afrique

Par Christophe Barbier, publié le 06/12/2010

Démocratie en Afrique, influences internationales, puissance française: ce qui se joue à Abidjan dépasse le sort d'un peuple et d'un pays.

"Tes fils, chère Côte d'Ivoire, Fiers artisans de ta grandeur, Tous rassemblés pour ta gloire (...), Te bâtiront dans le bonheur..." Les paroles des hymnes nationaux font souvent tinter aux oreilles le grotesque et le désuet. Mais c'est le grincement navrant de l'amertume qui sert d'écho aujourd'hui à celles de L'Abidjanaise.  

Ni la guerre civile ni la sécession n'étaient à exclure le 29 novembre en Côte d'Ivoire, et les tambours du massacre ne demandaient qu'à tonner dans ce pays qui pourrait devenir une "Corée africaine", à la géographie inversée: le Sud, avec Laurent Gbagbo, au ban des nations; le Nord, derrière Alassane Ouattara, inclus dans la communauté internationale. Adieu alors à la promesse de l'ultime couplet de L'Abidjanaise: forger "la patrie de la vraie fraternité". 
La paix civile entre Ivoiriens doit être, bien sûr, le premier objectif pour un continent qui a clos le XXe siècle sur le drame rwandais. Mais ce qui se joue en ce moment à Abidjan prend d'autres dimensions. 

Quel avenir pour la démocratie?

L'enjeu est, d'abord, le devenir de la démocratie en Afrique. Ces dernières années, on a vu des régressions martiales et dynastiques, mais aussi des élections sans fraude massive ni violence meurtrière, et l'apparition d'une poignée de régimes stables et sereins: lentement, une aurore politique se lève sur l'Afrique. Fragile. Tremblante. Miraculeuse. Mais réelle.  
Insensible aux amnisties négociées par les tyrans en fuite, comme aux asiles dorés offerts par des pays complaisants, la justice internationale est pour beaucoup dans cette évolution: le temps approche où il faudra être un dirigeant légitime et exemplaire pour être sûr de couler des jours tranquilles après les années de pouvoir. "S'enrichir puis s'en aller", " piller puis partir", ne pourront plus être les vade-mecum du dictateur. Gbagbo le comprendra-t-il? Il y a du fer sous l'ivoire. 

Mainmise étrangère

L'Occident proclame ses principes en essayant de n'être pas le dindon de la farce. 

Ensuite, c'est l'équilibre des influences qui vacille aujourd'hui. Derrière Gbagbo et la force du statu quo, on aperçoit, comme lors de son simulacre de prestation de serment, ces blancs aux lunettes noires qui font de si bonnes affaires grâce à lui. On devine aussi les nations dont le silence est un soutien: la Russie, qui excipe du principe de non-ingérence alors qu'elle fait mugir ses blindés dès qu'un sourcil bouge dans le Caucase; la Chine, surtout, qui jaunit depuis des années le continent noir et distribue d'autant mieux ses contrats que l'on piétine les bulletins de vote.  

Au côté d'Ouattara et de sa légitimité, l'Occident proclame ses principes en essayant de n'être pas le dindon de la farce. Si droit et vertu ne suffisent pas, il lui faudra choisir entre le cynisme - négocier ses intérêts en sous-main avec Gbagbo - la force - envoyer ses soldats chasser l'imposteur - ou l'abandon - laisser le terrain au chaos et aux nouvelles puissances. Il y a de l'or sous l'ivoire. 

La France prise entre deux feux

C'est pourquoi le rôle de la France, demain, en Afrique, est aussi au coeur de la quadrature ivoirienne. Laisser faire, c'est dire à tout le continent que la France n'a plus aucune ambition sur son sol. Intervenir, c'est risquer le désaveu international et, pire, la défaite! Entre les deux, toute diplomatie ne peut qu'être illisible, tissée de patience et embrouillée de subtilités, et fâcher chaque camp. Il y a du plomb dans l'ivoire. 

Il y a cinquante ans, une des décisions de la jeune administration indépendante fut grammaticale: abandonner le trait d'union, appliqué par la France, entre "Côte" et "d'Ivoire". Tout était dit.
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Nouvel an musulman pour un retour à l'idéal de paix et de justice

Les musulmans fêtent lundi soir 6 décembre le passage à la nouvelle année 1432 du calendrier musulman, dont le premier mois Mouharram débute le mardi 7 décembre 2010.

Le nouvel an musulman correspond à l’événement de l'Hégire, qui commémore le départ du prophète Mahomet de la Mecque vers Médine en l’an 622 après J-C et renvoie à la véritable fondation de la communauté musulmane.

L’ARD souhaite aux musulmanes et aux musulmans de tous les pays et aux Djiboutiens de fêter pleinement ce retour aux origines et d’en tirer toute la force de volonté pour accomplir l’idéal de paix et de justice propre à l’islam. Amin

La Rédaction

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 Le site Wikileaks confirme l'implication de Djibouti dans le trafic d'armes et de drogues

Un document diffusé sur Wikileaks fait état d'une information inédite selon laquelle le numéro un yéménite Ali Abdallah Saleh se serait plaint devant le général américain Petraeus du trafic d'armes et de drogue en provenance de Djibouti.

Cette réalité bien connue des Djiboutiens gagnerait désormais à être connue aussi des partenaires internationaux, et pourrait faire l'objet d'une enquête sur un trafic de la honte qui empoisonne la sous région en Afrique et au Moyen Orient
.

Le président djiboutien a déjà reconnu à l'occasion d'une interview à Jeune Afrique en avril 2004 qu'il était personnellement accusé d'être mêlé à un trafic d'armes et de drogues. Il esquivait alors en désignant Aden Robleh comme étant le commanditaire de l'attentat du Café de Paris.

Le Groupe de Recherche et d’Information sur la Paix et la Sécurité (GRIP) qui publie des rapports sur les transferts d'armes dans le monde, s'intéresse particulièrement à Djibouti pour son implication dans le tr
afic illicite d'armes légères de petit calibre.

En effet, selon un rapport du GRIP édité en mai 2010 intitulé « contrôle des transferts d’armes » : le Groupe de contrôle sur la Somalie qui traque les violations de l'embargo sur les armes relevait en 2006 l'implication du gouvernement de Djibouti dans des fournitures d'uniformes militaires et de médicaments à l’Union des tribunaux Islamiques. En utilisant notamment un avion de la Djibouti Airlines (Voir ce document : Conseil de sécurité des Nations unies, Rapport du groupe de contrôle sur la Somalie présenté en application de la résolution 1676 (2006) du Conseil de sécurité, S/2006/913, 22 novembre 2006, § 10. »)

L'élément nouveau de Wikileaks aujourd'hui est l'acheminement de ces mêmes armes jusqu'au Yémen, par delà la mer rouge.

La rédaction
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Nouveau parallèle entre la Côte d’Ivoire et Djibouti, article de Réalité n°39 du 19 février 2003

Dans une récente édition, nous avions établi un petit parallèle entre la situation ivoirienne, caractérisée par une violation des accords de paix entre gouvernement et rebelles, et celle qui prévaut à Djibouti suite à la violation de l’Accord de paix du 12 mai 2001 par le régime. Il  s’avère que, les mêmes causes produisant les mêmes effets, le parallèle entre les deux pays est encore plus pertinent en ce qui concerne les causes de ces deux conflits internes.

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Ainsi, à la question d’un journaliste lui demandant ce qu’il pensait de « l’attitude de la classe politique signataire de l’accord … qui se mure dans le silence et qui cède le débat politique à la rue », le Président burkinabé Blaise Compaoré donnait dans le n°2196 du journal Jeune Afrique/L’Intelligent une explication valant aussi bien pour la Côte d’Ivoire que pour Djibouti. Il y répondait en effet : « Je crois qu’il s’agit du produit de la gestion de la vie publique ivoirienne depuis la disparition du président Houphoët-Boigny.
 

Ces dernières années ont été marquées par des scrutins douteux, accomplis sur la base de fichiers électoraux suspects car incomplets. Elles ont été également caractérisées par la relégation de pans entiers de la population ivoirienne à un statut de seconde zone, voire de non-citoyens. Il y a eu de nombreux dénis de droit et un développement de l’impunité. Tout cela ne peut se faire sans laisser des séquelles graves sur la société, qu’elle soit politique ou civile ».

Mutatis mutandis, sans même s’appesantir sur les origines du conflit, le raisonnement vaut effectivement pour Djibouti où, à défaut de mobiliser la rue, le régime en place se contente soit d’opposer une inertie rétrograde à toute application de l’accord de paix. Les récents développements de notre vie politique le démontrent clairement.

Le refus manifeste de mettre en chantier le vaste programme de réhabilitation des zones affectées par le conflit (pour certaines comme Obock sécurisées depuis 1994) prouve fait écho à ce que disait Blaise Compaoré au sujet de la marginalisation de « pans entiers de la population ».

Cette persistance volontairement organisée de la pauvreté pour cause de guerre n’est elle-même que la conséquence logique d’un déni de citoyenneté plus intolérable : celui du refus d’octroyer des cartes d’identité nationale. La mise en place d’une Commission ad hoc chargée de remédier à cette injustice se heurte encore à la mauvaise volonté du régime qui se faisant, reconduit en toute inconséquence l’une des causes majeures du conflit civil auquel l’Accord de paix du 12 mai 2001 a pourtant solennellement mis un terme.

Si cette politique d’une citoyenneté à double vitesse touche sélectivement certaines populations, c’est toute la Nation djiboutienne qui souffre quant à elle du « développement de l’impunité » dont parle Compaoré. La mauvaise gouvernance, avec ses corollaires que sont la corruption généralisée et l’insouciance de la classe politique, se traduit quotidiennement par ses incidences négatives sur les conditions de vie des djiboutiens.

Même s’il est prévu, dans une logique de matador, que quelques têtes trop voyantes tombent bien, l’opacité dans la gestion des deniers publics est encore la règle générale car l’exemple en est donné en haut lieu. C’est pour cette raison, étouffante si l’on peut dire, puisqu’il s’agit d’étouffer ce qui peut l’être, que le rapport de la Chambre de Compte reste confidentiel car ses attributions sont elles-mêmes limitées.

C’était justement pour sanctionner cette gestion suicidaire des affaires du pays que les citoyennes et les citoyens djiboutiens qui ont pu obtenir leurs cartes d’électeur, ont majoritairement voté pour la liste du changement représenté par l’Union pour l’Alternance Démocratique.

Malheureusement, Djibouti connaît aussi ses « scrutins douteux », n’a pour le moment connu que des scrutins douteux, et le dernier n’a pas fait exception. Les irrégularités constatées en bonne et due forme, les multiples actes électoraux accomplis en violations des textes de loi sont à ce point massifs que les législatives du 10 janvier dernier prennent, avec le recul et l’accumulation de nouveaux témoignages, les allures d’une caricature représentant la déroute du parti au pouvoir et de ses supplétifs.

Hier donné en exemple de stabilité démocratique surtout en raison de ses performances économiques, le modèle ivoirien a montré toutes les limites inhérentes à une répartition inégale, clanique, des richesses nationales, doublée d’une corruption généralisée et d’une impunité sélective.

Notre pays n’est guère mieux loti ou préparé pour l’avenir. Certes, certains tentent encore timidement de faire croire que notre système démocratique rivalise en sérieux avec celui des puissances occidentales.

Plus lucide que d’autres griots, un « député » a quant à lui estimé, lors d’un passage sur « Gros Plan » que « Djibouti est démocratique à 50% ». Il n’est pas interdit d’être sincèrement généreux, il est tout juste dangereux d’être naïvement optimiste.

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Côte d’Ivoire


L’hypothèque Ouattara


SHANDA TONME écrit en 2002

Dans la crise qui perdure en Côte d'Ivoire, plusieurs intérêts se retrouvent entrecroisés, et le dénouement passe par la prise en compte de nombreux paramètres résultant des rapports de forces entre les puissances, les cultures, et les religions dans le monde.

Crise politique certes, mais crise diplomatique, crise sentimentale, dans tous les cas. Tous ces éléments renvoient à la personnalité d'un seul individu : Alassane Dramane Ouattara, ancien Premier ministre de Félix Houphouët Boigny qui a géré la Côte d’Ivoire pendant la longue maladie du défunt président. Ancien Gouverneur de la Bceao (Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest) ; ancien Directeur Général adjoint du Fmi ; marié à une richissime Française d'origine juive spécialisée dans l'immobilier ; diplômé des universités américaines ; originaire du Nord majoritaire du pays; musulman.

Alassane Dramane Ouattara est ainsi, à la fois au cœur des intérêts français, des intérêts américains, des intérêts israéliens, des intérêts arabes, et des intérêts de la plus influente des institutions financières internationales. Et parce que ses adversaires ont commis l'erreur de le traiter d'étranger, il est aussi devenu le symbole de la sauvegarde d'un certain panafricanisme, au moment même où renaissent, les vieux mythes des Etats-Unis d'Afrique, de l'Union Africaine, et de l'Afrique fédérale. Jamais homme politique dans le monde, n'aura réuni autant d'atouts pour la conquête et l'exercice du pouvoir ! Jamais personnalité n'aura autant été en mesure à lui tout seul, d'obliger autant d'intérêts divergents et contradictoires, à se rassembler pour le promouvoir, le protéger, et le défendre.

Alassane Dramane Ouattara, est le vrai problème, la vraie source, et la véritable locomotive de la crise en Côte d'Ivoire. C'est pour avoir voulu écarter ou pour avoir voulu s'opposer à la progression naturelle d'une telle machine, que ses adversaires aveuglés par le pouvoir ont plongé le pays dans le bourbier actuel. Si Félix Houphouet-Boigny avait nommé Ouattara au poste de Premier ministre au moment où le miracle ivoirien commençait à être tourné en dérision par une crise sans précédent, c'est parce qu’il avait une claire conscience de ses atouts.

Malheureusement, les démons du tribalisme, firent construire une succession des plus troubles. Il n'en demeure pas moins vrai, et l'on s’en rend mieux compte aujourd'hui, qu'au moment où le Président ferme ses yeux pour l'éternité à Genève, son Premier ministre est sans détour, celui qui semble le mieux placé pour lui succéder.

Même si à Paris, l'on se satisfait de l'installation quelque peu agitée de Bédié sur le grand fauteuil de Houphouët, il apparaîtra bientôt comme un incompétent, mal avisé politiquement, et incapable de se défaire d'une image de paresseux que ses compatriotes, lesquels se souviennent de l'époque où il fêtait officiellement son dixième milliard en Francs Cfa, ne sont pas près d'oublier. En fait, que ce soit sous Bédié, sous Guei ou sous Gbagbo, le sentiment de vacance à la tête de l’Etat domine. Pour les Américains, on ne peut pas être plus précis qu'ils ne l'ont été en exigeant de nouvelles élections avec la participation de Ouattara.

La grande Amérique a beau se méfier des musulmans, elle demeure profondément attachée à la promotion de tout technocrate moulé dans ses universités et pétri des valeurs mercantiles du Fmi qu'elle contrôle. Et pour la France, comment laisser tomber complètement un homme qui a pour épouse une Française, et qui offre les meilleurs atouts dans tous les autres compartiments de la considération intellectuelle, politique et diplomatique? C'est maintenant qu’à Paris, le problème se pose avec plus d'inquiétudes. Bédié a montré ses limites, pendant que Gbagbo, que la droite actuelle n'a jamais soutenu se révèle comme un énorme gaffeur.

Dans ce contexte, Ouattara qui était déjà the rigth man pour les Américains, apparaît aussi comme le mal incontournable pour les Français. A la vérité, aucun individu assis dans le fauteuil de Président en Côte d'Ivoire, ne pourrait fermer l’œil et se sentir en confiance, tant que le Président du Rdr est vivant. L'ironie voudrait maintenant que dans les grandes chancelleries diplomatiques, aucun stratège n'admette l'hypothèse d'un règlement définitif de la crise et d'un retour à une paix durable dans ce pays, si l'ancien Premier ministre d'Houphouët n'est pas président, cette fois démocratiquement élu, à la suite de consultations transparentes.

C'est donc cela l'hypothèque Ouattara: avec lui la paix, et sans lui le déluge. Il ne s'agit point d'une affirmation à l'emporte pièce, il s'agit d'une simple conclusion de l'analyse objective des rapports des forces politiques dans le pays. Tout le monde sait à Abidjan, et tous les partenaires extérieurs en sont conscients, qu'en cas de consultations électorales propres et transparentes, Alassane Dramane Ouattara triompherait de tous ses concurrents. Le Nord dont il apparaît plus que jamais comme le porte flambeau, compte pour plus de la majorité des électeurs, et puis, la quasi-totalité des métis et autres naturalisés libanais, voteraient pour lui les yeux fermés après tous ces bruits xénophobes.

Dorénavant, il n’y aura de réconciliation, que si les nombreux Ivoiriens du Nord à qui le pouvoir a récemment refusé la délivrance de la carte nationale d'identité, sont pleinement rétablis dans leurs droits citoyens. L'implication des Etats-Unis n'est pas pour s'arrêter à quelques broutilles de sauvetage d'écoliers, loin s’en faut. La Maison blanche tient dans cette crise, une opportunité d'imposer sa carte. Elle sait qu'il suffit d'exiger la transparence, pour voir Ouattara prendre le pouvoir. copyrights messager@wagne.net


Diffusion d'information de la LDDH du 28 novembre 2010 sur le témoignage d'un syndicaliste

Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION

DU 28 NOVEMBRE 2010


Témoignage d’un Syndicaliste Cheminot.

 NOTE D’INFORMATION DU 28 NOVEMBRE 2010

Témoignage d’un Syndicaliste Cheminot. « Nul n’est censé ignorer que depuis l’accession au pouvoir de l’actuel président qui se dit : je suis fils de cheminot, alors que  la Compagnie du chemin de fer n’existe plus.

La triste et honteuse réalité de misère est palpable, les stigmates de souffrance sont visibles dans la gare et descriptibles sur les visages de ces pauvres cheminots qui fuient leurs foyers pour ne pas entendre le cri de leurs enfants affamés.

D’entendre ou de voir diffuser les fallacieuses promesses de ce président indifférent à l’égard de notre situation qui continue à grossir les abcès en profondeur des Cheminots.

Il est inutile d’attendre de ce gouvernement,  qui a déjà bradé notre patrimoine et nos logements, qui nous a donné des denrées alimentaires périmées, qui depuis bientôt six mois nous laisse sans salaire.

Il est inutile d’attendre quoi que ce soit d’un gouvernement irresponsable qui ne fait que des promesses qu’il ne tienne pas debout.

Le moment est venu de prendre conscience que ce régime qui ne pense qu’à s’enrichir et n’hésite pas à réprimer dans des conditions insupportables les pauvres cheminots emprisonnés encore une fois à Nagad aujourd’hui 28 novembre 2010 pour avoir exigé le paiement de leurs salaires et des arriérés de six mois de salaires ;

La République de Djibouti, qui est chargée d’un tronçon de moins de 120 Km et 250 Travailleurs, n’arrive à pas à trouver une solution adéquate, tandis que l’Ethiopie qui gère plus de 750 km et 15OO Travailleurs a trouvé une solution par la mise en place d’une société qui s’est engagée de payer les arriérés de salaires et l’indemnisation  des retraités et doit payer jusqu’à nouvel ordre les salaires des employés.

Les travailleurs du Chemin de Fer continueront leur combat jusqu’à la régularisation de leurs indemnités sociales ainsi que  le  paiement régulier de leurs salaires. Aux Cheminots du monde entier d’entendre notre détresse notamment les Cheminots de la France qui connaissent bien notre Chemin de Fer qui s’appelait à l’époque (CFE) puis le Chemin de Fer Djibouto-Ethiopien (CDE) ».

Observations de la LDDH :

La Ligue Djiboutienne est sidérée de l’arrestation de ce matin de plus de 100 Cheminots qui sont venus de Gallileh, Ali Sabieh jusqu’à Chebelle pour percevoir au moins une parti e de leurs arriérés de salaires.

En effet, lors de la ballade du Chef de l’Etat au Yémen pour suivre une compétition de football au côté de son homologue Erythréen, paraît-il ennemi, même si par la suite le Ministère des Télécommunications aurait fait un démenti même si les photos de la Télévision Yéménite a  bel et bien montrer les trois Chefs d’Etat  assis côte à côte.

Le même jour les pauvres Cheminots affamés se sont rendus pour la deuxième fois au Palais présidentiel pour manifester leur désarroi. Le Directeur général du Cabinet M. Ismaël Tani s’est rendu en personne pour leur dire qu’ils seront payés dès le retour d’Ismaël Omar Guelleh Fort de cette promesse les travailleurs du rail sont venus chercher leurs salaires à  la Direction de la Gare.

Face à l’impossibilité pour manque de liquidités et l’indécision du gouvernement incapable de trouver une solution. Les pauvres Cheminots n’ayant aucun moyen de locomotion se sont couchés sur la route face à la gare, qui est une route principale menant non loin de l’Ambassade de France et en direction du Port. Immédiatement la Garde Républicaine est venue les embarquer manu militari car c’est le chemin qu’empreinte Monsieur Ismaël Omar Guelleh.

On ne sait pas si les Cheminots ont été torturés ou non car pendant plusieurs heures on ne savait pas où ils étaient, et, actuellement ils ont été déportés à Nagad où des Policiers Somaliens s’entrainent. 

Par conséquent : La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) exige du candidat illégal à un troisième mandat de relâcher immédiatement et sans condition tous les travailleurs Cheminots  abusivement incarcérés d’abord dans un Centre secret puis dans l’Ecole de la Police comme en Argentine dans l’Ecole de la Marine durant la dictature.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande au Gouvernement le paiement immédiat de tous les salaires des Cheminots  alors que l’Etat prend en charge la  Société Daalo Airlines en principe Somalilandaise qui compte trente (30) employés en injectant comme subvention  la somme de trois (3) millions de dollars, c’est à se demander si l’homme d’affaire Ismaël Omar Guelleh est aussi actionnaire principal comme pour la SomCable avec le prête nom d’un Somalilandais d’après le Journal « Hadhwanaag de Hargeisa »

Lance un appel pressant à la Caisse de Développement de France et à l’USAID d’apporter un soutien financier aux Cheminots en détresse.   

NOEL ABDI Jean-Paul

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Diffusion d'information de la LDDH du 28 novembre 2010 sur l'arrestation de réfugiés érythréens

Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION

DU 28 NOVEMBRE 2010


Les risques collatéraux de la rencontre dans un stade de foot. au Yémen…

Il faut s’attendre à tout, après le retour du candidat-usurpateur du Yémen pour officiellement un match de football,  où certainement il a eu l’occasion de discuter avec son homologue en présence du Chef d’Etat Yémen et probablement suivi d’une tête à tête amicale, les Djiboutiens sont inquiets mais aussi perplexe.

Après ce matin de l’arrestation de plus de cent Cheminots, suivi de l’arrestation en guise d’otage d’une dizaine d’épouses  de dirigeant Cheminots pour obliger ces dirigeants à signer un engagement de renonciation à leur arriérée de salaires au nom de tous les cheminots, des membre de la famille des jeunes Afars qui ont fui l’Erythrée.

Le site All Afar avait soulevé cette inquiétude en informant tous les internautes dans les termes suivants : “ A  group of refugees who have escaped the difficulty situation in Erythrea and tried to come to a more secure place are in custody since November 1/2010 in Nagad prison in the capital city of Djibouti…”

Cette situation de séquestration illégal, ces arrestations Abusives et illégales  sont en infraction totale au Code Pénal adopté lorsque le Conseiller du Ministre de la Justice le Juge Bernard Borel avant son assassinat  jusqu’à présent sous le coup du Secret Défense imposé à la Justice Française.

Ce groupe de réfugiés Erythrée dont l’un a 16 ans Moussa Omar Ali  et quatre autres sont des enseignants risquent d’être remis aux autorités Erythréennes avec d’autres réfugiés qui ont fui le régime Dictatorial en Erythrée.

forces Erythréennes, mais dont pratiquement personne ne connaît leur nombre encore moins leur famille car si la Croix Rouge Internationale était informée elle aurait eu la possibilité d’informer la famille de l’état de santé de leurs proches.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande au candidat à un troisième mandat illégal et anticonstitutionnel d’ordonner à ses troupes de relâcher dans les plus brefs délais et de les remettre au HCR ;

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant au HCR  et à la Croix Rouge Internationale d’accorder une attention particulière à ces jeunes réfugiés Djiboutiens et de prendre toutes les dispositions pour assurer leur sécurité et de ne pas hésiter en cas de refoulement sur l’Erythrée de déposer des plaintes auprès des juridictions  concernées.

NOEL ABDI Jean-Paul

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Message de l'Association pour la Démocratie et le Développement (ADD) à Londres

Association pour la Démocratie et le Développement

(A.D. D)

ADD-Djibouti@hotmail.fr

L’Association pour la Démocratie et le Développement (ADD) est une association de résidents djiboutiens en France, qui s’est illustrée dès sa création en 1991 dans la défense des Droits Humains à Djibouti.

L’ADD, qui est une des plus anciennes organisations de la diaspora djiboutienne, milite activement pour la démocratie à Djibouti.

L’ADD a organisé le 6 mars 2010 une manifestation  devant l’ambassade de Djibouti à Paris,  contre le troisième mandat du Chef de l’Etat Djiboutien en violation de la Constitution, avec les soutiens des organisations Djiboutiennes, Françaises et Africaines.

Elle a participé  aussi à la manifestation  le 13 juillet 2010 à Paris contre le soutien de la France aux dictatures africaines à l’appel des organisations françaises et africaines.

L’ADD apporte son soutien à toutes les forces politiques, qui luttent réellement pour un changement démocratique à Djibouti.

L'ADD salue cette initiative de Londres, qui prolonge les manifestations de Paris et de Bruxelles contre le 3ème mandat de Guelleh, et félicite les militants, les cadres et les dirigeants de l’UAD qui ont organisé les manifestations  dans des conditions difficiles à Djibouti-ville.

L'ADD rend hommage aussi aux combattants et aux dirigeants du FRUD, qui non sans courage et persévérance ont empêché  la flamme de la lutte de s’éteindre tout  en créant  un pôle important de résistance.

Les populations djiboutiennes, en dépit d’une féroce répression, ne cessent de manifester d’une façon ou d’une autre leur aspiration à la démocratie.

L'ADD organise chaque année, après la sanglante journée du 18 décembre 1991 d’Arhiba où 59 civils ont été tués et 80 autres blessés, « la journée des Martyrs », par un rassemblement devant l’ambassade de Djibouti à Paris, contre l’impunité des coupables et pour l’ouverture d’une enquête internationale.

L'ADD lance un appel aux démocrates djiboutiens en Europe, aux associations, et organisations politiques, pour commémorer tous ensemble cette année l’anniversaire de massacre d’ARHIBA le 18 décembre 2010  par une manifestation  devant l’ambassade de Djibouti à Paris, pour dénoncer tous les crimes,  les exécutions extrajudiciaires, les viols, tortures et arrestations arbitraires perpétrés par le régime.

Londres, le 20 novembre 2010
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Déclaration du FRUD au forum de Londres

Le FRUD, crée en Août 1991, est plus que jamais porteur d’espoir de la population Djiboutienne, opposée à la dictature et hostile au 3ème mandat présidentiel que veut briguer Ismaël Omar Guelleh, suite à la violation constitutionnelle opérée en Avril 2010.

La décision de maintenir la structure politico-militaire du FRUD en mars 2002, en dépit de l’accord signé un an  auparavant, est aujourd’hui saluée par l’ensemble des forces démocratiques Djiboutiennes, comme étant d’une grande lucidité politique.

Le FRUD a été un acteur décisif de tous les changements politiques  qui se sont déroulés à Djibouti, même si ses objectifs restent inaboutis, essentiellement à cause de l’importance de facteurs extérieurs et des divisions et dissidences au sein de l’organisation.

Il y a comme une relation dialectique entre  la montée en puissance  du FRUD et la libération  des espaces démocratiques à Djibouti.

Les premiers succès du FRUD qui ont failli emporter le régime, sauvé in extremis par l’interposition de l’armée française en Février 1992, ont néanmoins obligé le régime à adopter une constitution et un quadripartisme, vite vidés de leur substance.

La deuxième avancée du FRUD a permis l’instauration d’un multipartisme  en septembre 2002 qui ne conservera que l’aspect administratif.

Le renforcement actuel du FRUD est un atout important pour l’ensemble de l’opposition, pour créer un rapport de force  susceptible de peser pour une alternance politique crédible.

La dispersion des forces de l’opposition est aujourd’hui le seul atout du régime qui est lui-même en proie à des divisions profondes.

Le FRUD a mené d’intenses activités pour la recherche de l’unité de l’opposition sur une base solide, seule à même de porter le coup de grâce  à Ismaël Omar Guelleh et son régime. Le FRUD ne pourra se contenter de la transparence d’une élection.

Ses objectifs restent et sont toujours l’égalité des citoyens, l’égalité des communautés, l’égalité des régions. Dans le cadre d’un Etat réellement national, et pour une démocratie authentique.

Les causes du conflit se sont aggravées, et la marginalisation de l’une des 2 composantes principales s’est accrue, ce qui est susceptible de générer une crise majeure au sein de la nation et de l’Etat Djiboutien.

Les organisations internationales ont dénoncé les détériorations sur le plan des droits de l’Homme et des conditions de vie de la population.

La FIDH s’est fait l’écho des violations massives des Droits Humains en ces termes:

« L'escalade de la répression à l'encontre des populations civiles opérée à Djibouti est le reflet d'un grave recul de l'espace démocratique dans ce pays. Sous prétexte de vouloir mettre un terme à la rébellion armée qui sévit dans certaines régions, en particulier dans le Nord, l'Armée nationale Djiboutienne (AND) procède à des actes de représailles à l'encontre de la population civile perçue comme soutenant directement les rebelles: une politique de la terre brûlée, des actes de torture et de mauvais traitements, des violences sexuelles, de même que des procédures illégales de refoulement de citoyens Djiboutiens vers l'Ethiopie seraient ainsi perpétrés dans la plus complète impunité par les éléments de l'armée régulière.

Ces actes de violences s'inscrivent dans le contexte plus général d'un recul de l'espace démocratique à Djibouti et d'une atteinte quotidienne portée aux libertés individuelles. Les atteintes à la liberté d'association (notamment des partis politiques de l'opposition), les entraves aux actions menées par les défenseurs des droits de l'Homme, les atteintes aux libertés syndicales ou aux libertés d'information et d'expression sont monnaie courante. »

De son côté l’UNICEF a  dans un rapport de 15 juin 2010 sur la pauvreté infantile, révélé que la majorité des enfants de Djibouti vivent dans une pauvreté « abjecte », qui les expose à des menaces de mort.

Tout le monde sait, y compris les anciens comme les nouveaux observateurs étrangers, que les élections à Djibouti sont maintenues au niveau d’une mascarade. 

Les démocrates africains sont fatigués de répéter comme un leitmotiv, à l’issue de chaque scrutin, que les élections ont été frauduleuses.

L’alternance des urnes étant condamnée par le système actuel,

Le FRUD  appelle  encore et encore à une unité des forces patriotiques sur une plateforme politique en rupture avec des pratiques  de 33 ans, pour mettre hors d’état  de nuire ce régime rétrograde.

 Londres, le 20/11/2010

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 Synthèse du forum de l'opposition djiboutienne organisée à l'appel de l'UAD à Londres le 20 novembre 2010

La première conférence de l’opposition djiboutienne de Londres s’est tenue samedi 20 novembre 2010 de 15 h à 20 h à l’appel de l’Union pour l’Alternance démocratique (UAD).

L’UAD, la coalition de l’opposition djiboutienne à l’initiative de la conférence, a organisé la séance publique autour de nombreux représentants de formations de l’opposition djiboutienne, d’associations et de personnalités de la société civile.

Les trois formations politiques membres de l’UAD étaient présentes : l’Alliance républicaine pour le développement (ARD), le Mouvement pour le renouveau démocratique et le développement (MRD) et l’Union pour la démocratie et la justice (UDJ).

L’ARD était représentée par son Vice-président Mahdi Ibrahim God, son représentant en Europe, Maki Houmedgaba et son représentant en France, Hamad Daoud. Le MRD était représenté par son président Daher Ahmed Farah et par le président du Comité du MRD en Belgique, Abdoulfatah Omar Osman, ainsi que par le trésorier de ce comité, Mohamed Ali Bobeh. L’Union pour la Démocratie et la Justice (UDJ) par Monsieur Yonis Houssein Chireh, son représentant en Grande Bretagne.

Extérieurs à l’UAD, le Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie (FRUD) était représenté par Monsieur Ali Chehem, représentant du FRUD en Amérique du Nord, tandis que le mouvement Uguta-Toosa était représenté par son président, Monsieur Ali Coubba.

L’Association pour la démocratie et le développement (ADD) a adressé un message à la conférence, l’Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti (ARDHD) lui a exprimé son soutien, alors que le Congrès pour la démocratie et la solidarité (CDS) était représenté par Monsieur Moustapha Khaireh 

Enfin, de nombreuses personnalités de la vie civile et politique de la société djiboutienne avaient fait le déplacement, notamment Messieurs Abdourahman Boreh, Mohamed M. Aïnaché (le médiateur du forum), Mohamed Doubad Waïss, porte-parole de l’Intersyndicale UDT/UGTD, ainsi que Madame Saïda Barreh, représentante du PND en Europe.

La conférence de Londres, co-présidée par Messieurs Mahdi Ibrahim God et Daher Ahmed Farah, a été l’occasion de réunir toute l’opposition djiboutienne de l’étranger et de délivrer un discours reflétant l’ensemble des points de vue de la société djiboutienne en butte à un désarroi profond dû à une situation dramatique à tous points de vue.

 Il s’agissait notamment de mobiliser la diaspora afin qu’elle soutienne la mobilisation pacifique en cours dans le pays sous la direction de l’UAD.  

Les thèmes retenus étaient :

1) NON AU 3ème MANDAT et AU VIOL DE LA CONSTITUTION ;

2) DES REFORMES DEMOCRATIQUES, Y COMPRIS DES ELECTIONS LIBRES, TRANSPARENTES;

3) DEBAT : DJIBOUTI : QUEL AVENIR AVEC UNE DICTATURE ET DANS UNE REGION TROUBLEE ?

INTERVENTIONS

1.      Mahdi Ibrahim a ouvert le forum pour rappeler brièvement à l’assistance la situation qui prévaut dans le pays et le risque de voir la pérennisation de la dictature qui d’ores et déjà a modifié et violé la Constitution de la manière la plus antidémocratique. Il a précisé qu’il appartenait à tous les Djiboutiens où qu’ils se trouvent de rejeter ce régime par tous les moyens pacifiques et sauver son Peuple du désastre causé par 12 ans de répression et de corruption jamais égalées depuis l’indépendance. Il a réitéré l’importance de ce forum dont les 3 thèmes retenus consistent à ouvrir un débat sincère avec les responsables politiques et de la société civile en vue de dégager ensemble les moyens indispensables pour accompagner la mobilisation forte en cours à Djibouti sous l’égide de l’Union pour l’Alternance Démocratique.

 

2.      Daher Ahmed Farah a précisé que la menace est réelle et que le régime s’octroie le droit de vie et de mort sur notre population appauvrie et en proie à la malnutrition frappant aujourd’hui une frange importante tant à l’intérieur du pays que dans la Capitale. Il a ajouté que la situation politique est des plus dangereuses pour l’avenir et que le risque était grand tant la dictature bafoue le peu de libertés sans respect des lois et textes en vigueur. Il a insisté sur l’impérieuse action des Djiboutiens en faveur d’une réelle démocratie avec des réformes ouvrant la voie à une indispensable transparence électorale telle que l’Union pour l’Alternance Démocratique l’a posée depuis 2003 et à un Etat national. Il a terminé son intervention en insistant sur le fait qu’il n’y avait aucun miracle à attendre d’une quelconque intervention extérieure : seule notre action déterminée et unitaire nous sauvera !

 

3.      Le représentant de l’UDJ, M. Yonis Houssein, a salué le courage des membres de l’UAD pour leurs sacrifices et leur engagement. Il a exigé de l’assistance qu’elle apporte son soutien le plus total à la mobilisation en cours dans le pays pour empêcher le dictateur de se représenter.

 

4.      Le représentant du mouvement syndical, M. Mohamed Doubad Waïss, a rappelé que les multiples condamnations internationales (OIT, BIT, CISL, etc.) sont restées sans effet sur l’intransigeance du régime djiboutien et que les travailleurs se doivent d’être à la hauteur pour accompagner la mobilisation générale dans le pays.

 

5.      Les organisations œuvrant pour la défense des droits de l’homme (ADD et CDS) ont réitéré leur indéfectible soutien aux efforts des démocrates Djiboutiens pour sauver le pays.

 

6.      Le Président du mouvement Uguta/Toosa, M. Ali Coubba, tout en soutenant la démarche de l’UAD, a souhaité que celle-ci s’ouvre à toutes les organisations et personnalités politiques œuvrant sérieusement à l’avènement de la démocratie.

 

7.      M. Mohamed M. Aînaché a souligné la difficulté d’être opposant à Djibouti et appelé l’assistance à remplir son devoir citoyen en s’impliquant davantage dans la lutte contre cette dictature féroce qu’elle est censée avoir fuie.

 

8.      Du fait de sa trajectoire atypique, M. Abdourahman Boreh a particulièrement retenu l’attention de l’assistance désireuse de comprendre les raisons et la solidité de son engagement aux côté des forces de l’opposition. Il s’est prêté volontiers à cet exercice et a précisé que son implication a commencé dès lors que le dictateur a lancé le viol de la Constitution. Il a réaffirmé sa candidature à la présidentielle de 2011 et a défié Ismaël Omar de recueillir plus de 3% en cas de réelle transparence électorale. Enfin, il a rappelé qu’Ismaël Omar avait mis au chômage plus de 3000 travailleurs de ses entreprises et fermé plusieurs chantiers, ruinant ainsi le peu de confiance des investisseurs étrangers dans notre économie.

 

9.      S’étant invitée en dernière minute, la représentante du PND en Europe, Mme Saïda Barreh, a lu un message selon lequel le président de son parti était désormais dans l’opposition et que l’unité était indispensable pour mettre fin à la dictature.

 

10.  M. Ali Chehem, délégué du mouvement politico-militaire FRUD, a justement rappelé tout ce que les quelques avancées démocratiques devaient à la lutte armée (relayée à l’intérieur par l’opposition pacifique) et déclaré que son mouvement appelle encore à une unité des forces patriotiques autour d’une plateforme commune. 

Du débat général qui s’est ensuite instauré sous la conduite du modérateur Aînaché, trois idées-forces se sont dégagées :

1) Le non au viol de la Constitution comme au troisième mandat et le soutien à la mobilisation pacifique de l’UAD car c’est la dernière chance d’épargner à notre pays un nouveau conflit civil aux conséquences incalculables,

 

2)  L’impérieuse nécessité des réformes démocratiques et le refus de toute compétition électorale dans les conditions actuelles, c’est-à-dire sans l’instauration du cadre exigé par l’UAD

 

3)  Le parachèvement de l’indispensable unité d’action de l’opposition autour d’un projet démocratique fédérateur.

Pour l’UAD

   Daher Ahmed Farah                                                  Mahdi Ibrahim A. God

  Président du MRD                                                     Vice-Président de l’ARD

 Quelques photos du forum de l'opposition djiboutienne à Londres

De gauche à droite : Ali Chehem (FRUD), Mahdi Ibrahim (ARD), DAF (MRD), Mohamed M. Aînaché (personnalité politique, modérateur), Saîda Barreh (PND) et Abdourahman Boreh (personnalité politique)

De gauche à droite: Ali Chehem (FRUD), Ali Coubba (Uguta-Toosa), Mahdi Ibrahim (ARD) et DAF (MRD)

Vue de l’assistance avec, au premier rang de gauche à droite: Abdoulfatah Omar (MRD), Doubad (Intersyndicale UDT/UGTD), Cassim Ahmed (ARD), Yonis Houssein (UDJ) et Hamad Daoud (ARD)

Une vue de l'assistance nombreuse

Les conférenciers du forum de l'opposition djiboutienne à Londres

Mohamed Aïnaché, modérateur

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Réflexions préliminaires de la Mission d’observation électorale à Djibouti 2010-2011

 

Mission d’observation électorale à Djibouti 2010-2011

Première visite de l'équipe d’observation à long terme de

Democracy International en République de Djibouti:

Réflections préliminaires pour l'amélioration

du processus électoral djiboutien

 

Une mission d’observation à long terme de Democracy International s'est rendue à Djibouti du 1 au 9 novembre 2010 pour commencer son évaluation des préparatifs électoraux du pays. Dans ce cadre des réunions ont été tenues avec les institutions gouvernementales impliquées dans les opérations électorales, ainsi qu’avec tous les partis politiques et certains groupes de la société civile. Sans exception les interlocuteurs n’ont pas ménagés leurs efforts pour apporter leur contribution au succès de cette mission. L'équipe sera de retour à Djibouti à nouveau en Janvier 2011

 

Administration des élections

 

1) En tant que manifestation concrète de son engagement continu pour le progrès démocratique, il serait bénéfique pour le Gouvernement de la République de Djibouti d'envoyer à l'Assemblée nationale un projet de texte portant ratification de la « Charte Africaine sur la Démocratie, des Elections et la Gouvernance » que Djibouti a signée le 15 juin 2007.

 

2) En prévision des élections présidentielles de 2011, le gouvernement pourrait instaurer une plus grande confiance dans le système électoral à travers la rapide promulgation d'un décret précisant les détails chronologiques relatifs au scrutin à venir. Il devrait contenir, mais sans s'y limiter, les dates de:

 

• L'élection ; • La publication de la liste électorale ; • La délivrance des cartes d'électeurs ; • La définition des protocoles permettant l'accès des partis politiques à la liste électorale générale ; • L'installation de la CENI ; • Début et la fin de la période de campagne électorale ; • Du dépouillement et la totalisation des votes et annonce des résultats ;

 

3) Permettre l'accès en temps opportun à la liste électorale à la fois aux partis politiques et au grand public favoriserait une plus grande transparence et augmenterait la crédibilité du processus électoral.

 

4) L'intégrité du processus électoral dans son ensemble peut être renforcée par la création d'une CENI équilibrée et compétente, dirigée par une personne dont l'intégrité est incontestée, et nommé dans le délai maximum autorisé par la loi, et lui fournir les moyens et l'autonomie nécessaires pour que cette dernière puisse fonctionner correctement.

  

5) La transparence peut être améliorée en rendant publics les détails relatifs au financement des partis politiques par des fonds publics pendant la période de campagne électorale.

 

6) Compte tenu des importantes responsabilités des préfectures dans la planification et la mise en œuvre des élections au niveau local, tous les efforts devraient être faits pour s'assurer qu'ils sont pourvus de moyens de communications, financiers, logistiques nécessaires afin de leur permettre de s'acquitter convenablement de leurs fonctions qui sont par ailleurs essentielles.

 

Concurrence politique.

 

7) Tous les partis politiques légalement enregistrés sont invités à participer pleinement et activement à la vie politique du pays, notamment en recherchant le dialogue avec les citoyens sur les questions importantes pour le développement du pays; en informant le public de leurs programmes politiques ; et s’il le désire, en posant leurs candidatures, ainsi qu’en soutenant et en faisant campagne pour leurs candidats.

 

8) Les partis sont invités à poursuivre le dialogue entre eux pour bâtir une confiance réciproque.

 

9) En plus de leurs activités politiques partisanes, toutes les parties sont instamment invités à assumer leurs responsabilités nationales pour vérifier la liste des électeurs, participer à la CENI, chercher un accès régulier et efficace aux médias publics, et plus généralement promouvoir les pratiques démocratiques.

 

10) Comme c'est le cas dans de nombreux pays, les partis politiques devraient envisager sérieusement d'élaborer, d'approuver formellement et de respecter un code de conduite pendant la campagne afin de faire en sorte que la période avant, pendant et après l'élection se caractérise par le respect de la civilité, la non-violence, le respect de la primauté du droit et de la tolérance pour les différents points de vue politiques.

 

Communications

 

11) Le mandat que s’est donnée la Radio Télédiffusion de Djibouti “vous informer de manière objective (et) à suivre des débats nationaux” gagnerait à travers la recherche de possibilités d'engager touts les partis légalisés dans des discussions et des débats publiques radiodiffusées afin de mieux informer le public au cours de la période de la campagne électorale.

 

12) En outre, en dehors de la période spécifique de la campagne électorale, la RTD et « La Nation », en tant qu’unique médias nationaux, sont encouragés à faire tous les efforts pour couvrir les événements importants qui influent sur la vie politique de Djibouti pour faire en sorte d’exposer des points de vue alternatifs.

 

13) Les médias et les relais d'information doivent contribuer à la paix et la stabilité en effectuant une couverture responsable des questions électorales et politiques d'intérêt pour le public, et en s'abstenant des attaques personnelles et d’éviter un langage aux fins de division.

 

14) De manière générale, il est de la responsabilité éthique et professionnelle des canaux d’information de refléter la diversité d'opinion et de présenter une image équilibrée des événements politiques et électoraux.

 

Education civique des électeurs

 

15) Le gouvernement est invité à lancer une vaste campagne d'information en diffusant des messages d'éducation des électeurs sur les principes démocratiques, la signification des élections et les rôles et les responsabilités des citoyens.

 

16) En outre, une campagne d’éducation visant à combler les lacunes du public par rapport à la compréhension de ces derniers des domaines importants tels que l'inscription des électeurs et la délivrance des cartes nationales d'identité irait bien à une meilleure compréhension et encourageant une plus large participation du public dans les processus électoraux.

 

17) A titre de complément des efforts d'information de l'État et afin d'encourager une plus grande participation populaire dans les élections, les organisations de la société civile devraient rechercher les moyens d'entreprendre des campagnes non partisane d’éducation civique et électorale en direction des groupes traditionnellement marginalisés comme les femmes, les handicapés, et en milieu rural les populations semi-nomades.

 

Soutien externe

 

18) Les organisations internationales, les missions diplomatiques ainsi que les agences bilatérales et multilatérales sont instamment invités à apporter un soutien concret à la population de Djibouti sur le chemin d'une plus grande démocratie.

 

19) Toutes les parties prenantes Djiboutienne sont encouragées à tirer parti des possibilités existantes afin de bénéficier de l'assistance technique dans une grande variété de domaines, notamment la vérification de la liste des électeurs, l'éducation civique des électeurs, l'observation électorale, le développement d’un code de conduite pour les partis politiques, la formation des partis politiques, la formation des médias, la communication des résultats, et d'autres domaines.

 

Democracy International (DI) est basée aux États-Unis et fournit des services d'analyse, offre une assistance technique, et met en œuvre des projets à travers le monde pour la démocratie et la promotion de la gouvernance. La mission d'observation de DI à Djibouti est soutenue par l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) en vertu d’un accord entre les États-Unis et le gouvernement de Djibouti intitulé, « Gouverner avec Justice et Démocratie ».

 

(Auteurs: Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, 21 Novembre 2010)

 

Contact: Kevin Colbourne, Directeur de Mission d’Observation Électorale: +253- 34 46 52

Email: kcolbourne@democracyinternational.com

1st Visit of Democracy International’s Long-Term Observation Team to the Republic of Djibouti: Preliminary considerations for improving the Djiboutian electoral process.

 

Democracy International’s Long-Term Observation team visited Djibouti from Nov. 1 – 9, 2010 to commence its assessment of the country’s electoral preparations. Meetings were held with government entities involved in electoral operations, all political parties, and civil society groups. Without exception interlocutors were generous with their time and ideas. The team will return to Djibouti again in January 2011.

 

Electoral Administration

 

1) As a concrete manifestation of its continued commitment to democratic progress, the Government of the Republic of Djibouti would benefit from sending to the National Assembly for ratification the “African Charter on Democracy, Elections and Governance”. *This document was signed by the government on June 15, 2007.+

 

2) In anticipation of the 2011 presidential elections, the government could generate increased confidence in the electoral system through the speedy issuance of a decree outlining the chronological details relating to upcoming polls, including, but not limited to the dates for:

 

 The election

 Publication of the electoral list containing the names of all registered voters

Issuance of voters cards

Allowing the political parties access to the entire electoral list

Installation of the CENI so it can serve its entire 90 days

The beginning and end of the campaign period

 Counting, tabulation of votes and announcement of results

 

3) Allowing timely access to the electoral list both to political parties and to the general public would promote greater transparency and enhance the credibility of the electoral process.

 

4) The integrity of the entire electoral process can be enhanced by the creation of a balanced and competent CENI, headed by a person of unquestioned integrity, named within the maximum period allowed by law, and provided with the necessary means and autonomy to function properly.

 

5) Transparency can be improved by making public the details relating to the provision of state funds to political parties during the period of electoral campaigning.

 

6) Given the important responsibilities of the Prefectures in the planning and implementation of elections at the local level, every effort should be made to ensure that the Prefectures are provided with adequate financial, logistical and communications means in order to permit them to properly carry out these essential support functions.

 

Political Competition

 

7) All legally registered political parties are encouraged to take a full and active part in the political life of the country, including seeking dialogue with citizens on issues important to the development of the country; informing the public of their political programs; and if so desired, nominating, supporting and campaigning for candidates.

 

8) Parties are advised to continue dialogue among themselves to build trust and confidence

 

9) In addition to their partisan political activities, all parties are urged to undertake their national responsibilities to verify the voter registry, participate in the CENI, seek regular and effective access to public media, and generally promote democratic practices.

 

10) As is the case in many countries, political parties should give serious consideration to developing, approving and respecting a formal code of campaign conduct to ensure that the period before, during and after the election is characterized by civility, nonviolence, respect for the rule of law and tolerance for different political viewpoints.

 

Communications

 

11) Radio Télédiffusion de Djibouti’s expressed mandate to “vous informer de manière objective (et) à suivre des débats nationaux” would gain from seeking opportunities to engage all legal political entities in publicly broadcast discussions and debates in order to better inform the public during the electoral campaign period.

 

12) Furthermore, outside of the specific electoral campaign period, RTD and La Nation, as the sole national media outlets, are encouraged to make every effort to report on significant events that influence the political life of Djibouti in a manner that exposes alternative viewpoints.

 

13) Media and information outlets can contribute to peace and stability by conducting responsible reporting on electoral and political issues of interest to the public, and refraining from personal attacks and divisive language.

 

14) In general, news outlets have a professional and ethical responsibility to reflect a diversity of opinion and to present a balanced picture of political and electoral events.

 

Voter and Civic Education

 

15) The government is urged to launch a comprehensive information campaign airing voter education messages on democratic principles, the meaning of elections and the roles and responsibilities of citizens.

 

16) Furthermore, education addressing gaps in the public’s knowledge of important areas such as voter registration and the issuance of national identification cards would go far in increasing understanding and encouraging broader public participation in electoral processes.

 

17) By way of complementing the informational efforts of the state and of encouraging greater popular participation in the elections, civil society organizations should seek ways to undertake non-partisan civic and voter education campaigns directed at traditionally marginalized groups such as women, the disabled, rural and semi-nomadic populations.

 

External Support

 

18) International organizations, diplomatic missions, and bilateral & multilateral agencies are urged to provide tangible support to the people of Djibouti on their path to greater democracy.

 

19) All Djiboutian stakeholders are encouraged to take advantage of opportunities to benefit from existing technical assistance in a wide variety of areas including voter registry verification, civic and voter education, electoral observation, political party code of conduct development, political party training, media training, results reporting, and other areas.

 

Democracy International (DI) is based in the United States and provides analytical services, offers technical assistance, and implements projects worldwide for democracy and governance promotion. DI’s observation mission in Djibouti is supported by the United States Agency for International Development (USAID) under the Governing Justly and Democratically Assistance Agreement between the United States and the Government of Djibouti.

(Authors: Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, and Kevin Colbourne, November 21, 2010)

 

Contact: Kevin Colbourne, Director of Election Observation Program: +253- 34 46 52

Email: kcolbourne@democracyinternational.com

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Mesdames et messieurs,

 

Je vous salue.

 

Je vous apporte également les salutations du Président du PND, ADEN ROBLEH AWALEH. Je vous lis ici le message du Président du PND qui s'excuse de ne pouvoir participer à ce forum de l'opposition :

 

« Le PND fait partie de l'opposition djiboutienne. Depuis 8 mois le PND dénonce vigoureusement, de manière claire et nette la dictature implacable que M. GUELLEH a instaurée depuis qu'il est à la tête de notre pays, en 1999.

 

« Nous devons faire tout ce qui est possible pour l'en empêcher.

 

« Notre priorité doit être l'élection présidentielle de 2011.

 

Selon le PND l'opposition djiboutienne doit s'unir et présenter un candidat unique.

 

« Pour revenir à la tête du pays M. Guelleh compte sur une seule possibilité : que l'opposition boycotte l'élection.. Nous ne devons pas lui donner cette possibilité. C'est dire que nous devons participer à cette élection sinon notre peuple complètement mobilisé contre lui sera blessé mortellement.

 

« Je suis convaincue que les fraudes électorales seront réduites au minimum. Il y a sur place une ONG fortement décidée à s'impliquer dans cette élection. Nos partis travaillent avec elle étroitement. Je vous adresse un document en cinq points que le PND a remis à cette ONG et selon les dernières nouvelles le document a été remis par cette ONG au dictateur.

 

« Il est nécessaire que l'ensemble des mouvements d'opposition publient un document signé par tous ces mouvements y compris bien entendu le PND.

 

« On peut s'unir sous cette bannière : Opposition unie contre la dictature (OUCD)

 

« LES BASES DE LA TRANSPARENCE ELECTORALE

 

« 1°)  Mise en place d’une commission nationale électorale indépendante ainsi que ses représentants au niveau local

 

« 2°) - mettre en place un bulletin de vote unique portant les photos des candidats et les logos de  leurs partis ;

 

« 3°)  Le président de la CENI est élu par les membres de la CENI ;

 

« 4°)   mise en place d’une encre véritablement indélébile pour éviter le vote multiple ;

 

« 5°)   dotation pour couvrir les charges afférentes aux activités de la CENI. »

 

signé : ADEN ROBLEH AWALEH, Président du Parti National Démocratique (PND).

 

Je me présente :

SAIDA BARREH FOUREH, représentante du PND en France et en Europe.

 

Je vous remercie de votre attention.

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Message du Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS) au Forum de l’UAD à Londres

 

Congres Djiboutien pour la Solidarité (CDS)

Adresse : Parc du Peterbos 1, 1070 Bruxelles

Tél : (00 32) 0486 36 31 10 bouhismail@yahoo.fr

Tél : (00 32) 0486 35 58 27 roblehbourale@yahoo.fr

Ce message était la contribution de Congrès djiboutiens pour la solidarité pour le forum de l’UAD à Londres le 20 novembre.

Chers participants,

Permettez-moi de remercier l’UAD au nom du Congres Djiboutien pour la Solidarité que j’ai l’honneur de représenter ici.

Le CDS souhaite nourrir le débat politique à travers des propositions qu’il juge fondamentales. Nous pensons que la clarté du message politique pour un peuple sous le feu  de la propagande quotidienne est un élément vital pour l’action.

A savoir et en premier lieu : l’affirmation d’une lutte pacifique

Certes, la violence appelle la violence et je comprends la radicalisation de certains de nos compatriotes tentés par une lutte armée. Cependant, si l’option militaire constitue la manière la plus catégorique d’évincer le tyran ou tout au moins de le déstabiliser, c’est aussi et souvent une option périlleuse qui ne garantie nullement une démocratie durable.

Pour cela et pour bien d’autres raisons aussi nobles, le CDS réaffirme son attachement à une lutte pacifique mais déterminée qui s’inscrit dans la durée aux côtés de l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD).

Puisque la corrélation entre développement et développement de la société civile n’est plus à démontrer, nous appelons l’opposition à renforcer la coordination avec les forces vives et notamment avec les structures telles que la nôtre qui désire œuvrer à ses côtés.

Parmi les propositions du CDS, la lutte contre le tribalisme et la culture du partage de gâteaux :

33 ans après l’indépendance, est-il acceptable que la représentation nationale rime toujours avec représentation tribale ? L’assemblée actuelle est certes monocolore et mal élue mais elle tire un semblant de légitimité aux yeux de certains dans sa composition tribale instaurée jadis par le colonisateur et gravée depuis lors dans le marbre et dans les esprits.

Le silence de l’opposition sur ce sujet et la revendication d’une équilibre ethnique prôné par certains hôtent tout espoir à une société égalitaire. Cette politique a crée des citoyens de second zone, des citoyens suspects. On est en droit aujourd’hui de se demander quels citoyens et pour quelle nation voulons nous construire. Peut-on continuer à écarter continuellement des franges importantes de nos communautés du fait de leurs appartenances claniques ? L’opposition doit prendre sa responsabilité.

A chaque génération sa mission politique : le CDS propose à l’UAD d’ajouter dans sa liste de revendications le scrutin proportionnel par circonscription qui serait une réponse institutionnelle à la culture du gâteau.

La lutte contre la drogue du khat qui constitue un fléau national et pas uniquement financier, malgré l’hémorragie que constitue son importation. Ses conséquences sont tout simplement incalculables en termes de santé publique et de destruction du bien être familial. Là aussi une politique courageuse permettrait un vrai débat et surtout une prise de conscience salutaire que nous appelons de nos vœux.

Chères sœurs, chers frères

Ne soyons pas tentés par le pouvoir facile. Œuvrons pour une culture de la vérité face à la politique du mensonge et de la manipulation. L’autorité doit être recentrée en son sens essentiel « Autoritas » prendre les autres en charge pour les faire grandir. Il nous semble important de se remettre en cause avant de changer les choses.

Ne pas se focaliser uniquement sur le rejet d’un homme aussi tyran soit-il mais plus encore construit un véritable projet alternatif, engranger des batailles pour gagner la guerre.

Nous voulons une presse libre et responsable. Nous voulons  que puissent s’exprimer et fleurir des mouvements associatifs, des coopératives dynamiques et productives. L’événement du droit absolu et inaliénable des femmes et des hommes à mettre l’intelligence au centre de leur vie nous motive. Nous retenons le mot de ce philosophe « quand l’intelligence desserte les forums, la médiocrité s’installe et tout finit en dictature ». Nous voulons surtout que nul ne s’arroge le droit de chosifier l’autre ni de le mettre à genou.

Cette politique a fait de nous des réfugiés, des apatrides, mais nous refusons l’idée du renoncement qui fait le lit de la résignation. « Si tu peux voir détruit l’œuvre de ta vie » disait le sage « et sans perdre un instant, te mettre à rebâtir, alors tu seras un homme mon fils »

Chaque peuple humilié, bafoué, entravé dans sa quête de liberté et de progrès et plongé dans la nuit saura un moment ou un autre s’arc-bouter autour d’un même radeau prenant appui sur sa dernière chance de survie pour briser ses liens et sortir rayonnant le visage en larmes et en sang, méconnaissable peut-être, mais définitivement vivant.

Nous seront vivants parce que nous le voulons et nous le pouvons.

Je remercie l’UAD encore une fois et les responsables de l’ARD en particulier qui ne ménagent pas leurs efforts pour sensibiliser et éduquer à travers  la cohérence de leur message politique.

                                                                                         Vive la république de Djibouti !!!

                                                                                         Vive le peuple djiboutien !!!

                                                                                         Vive l'UAD !!!

                                                                                         Ismail BOUH ROBLEH

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Contribution de Hassan Cher, représentant de l'ARD en Suisse, au Forum de l'opposition djiboutienne 

Mr Hassan Cher Hared

Secrétaire aux relations internationales de l’UDT

Représentant de l’ARD en Suisse

Chemin des  Aubépines 11

1004 Lausanne

Tél : 0041 788 24 52 69

Email : nour_djib@yahoo.fr

au Forum de l’UAD à Londres.

  

Suisse, le 19/11/2010

 

Chers compatriotes,

 

Sachant bien que l’action, les gestes et la contribution de chacun de nous tous sont primordiales à la concrétisation de notre lutte pour la naissance d’un état de droit dans notre pays, la république de Djibouti, j’ai le regret de vous annoncer que je n’y serai pas à ce forum  de Londres et profite de l’occasion afin de vous demander de m’excuser pour cet absence fâcheux. 

 

Malgré  mon absence à une des événements importants de l’UAD, je ne manque pas de mener à bon escient mes engagements tant politiques que sociales.

 

Sans oublier que nous sommes confrontés à un des régimes le plus pernicieux du continent noir au vu de sa politique des répressions basées sur des techniques sournoises. Le moins surprenant qu’ils soient, au-delà des atteintes physiques, ces méthodes de répression qui va de la mise à la pauvreté forcé, de  l’exploitation, la maltraitance psychologique, la déréglementation programmée de l’outil administratif, l’avilissement de  la qualité de l’enseignement, la banalisation de la corruption, l’opposition systématique et volontaire à l’émancipation économique, sociale et juridique des citoyens, et ainsi d’autres, qui ne sont pas encore considérés comme des violations graves des droits de l’homme par la communauté internationale.

 

Cette politique d’anéantissement qui profite et profitera au régime va,  d’un côté   réduire presque à néant toute possibilité de  réclamation d’un peuple occupé à surmonter quotidienne tous les embuches précités et de l’autre côté   ça rendra éreintante la lutte  politique.  

 

La position stratégique de notre pays peut jouer un rôle prépondérant à notre lutte politique. Ça peut être d’une manière positive comme ça peut être d’une manière négative. Mais, les choses tendent plutôt du côté négative pour le peuple en raison des puissances occidentaux pressent à Djibouti qui semblent primer leurs intérêts immédiat à l’émergence d’un état de droit durable et favorable à tout le monde.

 

Dès lors, pour barrer la route à la troisième mandat qui est synonyme d’instauration d’un régime pérenne et réhabiliter la constitution nationale corrompue et dévalorisée, je crois que nous devons soutenir les actions de masse pacifique que l’UAD mène à l’intérieur et à l’extérieur du pays, intensifier les contacts et sensibilisations internationales et, surtout, entreprendre des actions juridiques coordonnées.

 

C'est-à-dire la rédaction d’un document juridique bien scellé que n’importe qui peut s’en servir dans ses démarches et contacts internationales.

 

Ce document portera sur trois thèmes, la bonne gouvernance, la démocratie et les élections à Djibouti. Il sera semblable au « rapport sur les droits d’opinion et d’expression à Djibouti » que j’avais initié et réalisé à 80% avec le concours de l’Ardhd, l’UDT et la Lddh.

 

Et je m’en charge à fournir une ossature bien détaillé et à la collecte des articles et lois dénonçant les violations des thèmes susmentionnés si les intervenants  s’engagent sur ce projet.

 

Je vous salue sur ce et vous souhaite un forum  chaleureux et plein de succès.

 

Vive la république de Djibouti !!!

Vive la démocratie !!!

Et que la lutte continue !!!

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Contribution de Aïnaché au Forum de l'opposition djiboutienne : "Pas facile d'être opposant à Djibouti"

FORUM DE L’OPPOSITON DJIBOUTIENNE

Londres, le 20 novembre 2010.

LA VOIX AU CHAPITRE : Par AÏNACHÉ

PAS FACILE D’ÊTRE OPPOSANT A DJIBOUTI !

Pour se réunir, réfléchir ou échanger sur la vie politique, syndicale ou même culturelle, cela devient pratiquement impossible pour la grande majorité des Djiboutiens de s’organiser dans leur propre pays.

Toute tentative de cet ordre est à priori soupçonnée d’être une mauvaise intention de la part des personnes ou des groupes. Ceux-ci sont aussitôt  assimilés à des ennemis de la république.

Car dans l’esprit de nos dirigeants, tous ceux qui ne font pas partie du cercle réduit des courtisans sont des ennemis de l’ordre établi.

C’est la raison pour laquelle l’opposition politique, syndicale, ou tout autre groupe souhaitant échanger un point de vue sur son propre pays est contraint de le faire hors des frontières nationales, comme c’est le cas aujourd’hui, à Londres. On peut rappeler que bien d’autres réunions semblables ont précédé celle ci et dont les plus récentes sont Bruxelles, Ottawa ou Paris.

Mon souhait, et sans me tromper, le souhait de chacun d’entre nous qui avons fait l’effort d’organiser ce forum ou d’y participer en venant, pour certains de loin, est que notre rencontre serve à faire avancer la coalition de l’opposition et  envoie un énorme signal d’encouragement à tous les Djiboutiens qui souffrent sous ce régime policier.

Les thèmes choisis pour  cette rencontre sont aujourd’hui:

1er     - Non au 3ème mandat et au viol de la constitution

2ème - Des réformes démocratiques y compris des élections libres et transparentes

3ème   -  Débat : Djibouti, quel avenir avec une dictature et dans une région troublée ?

Le viol de la constitution qui s’est opéré avec les obligés du président, manifestement sans douleur, n’est pas et ne peut être validé par personne encore moins par nous qui sommes rassemblés ici, maintenant, et  ceux qui se battent au risque de leur vie au pays.

La preuve s’il en était besoin, la démonstration de la population à Djibouti mardi dernier, jour de l’aïd, à l’appel de l’UAD.

En modifiant la constitution, le président n’a même pas pris la peine de cacher ses intentions. En procédant de la sorte, il visait sans vergogne une présidence à vie. Cela lui parait aller de soit car ayant reçu cette fonction en héritage, dans son esprit il se doit de rester suffisamment longtemps pour léguer la présidence aux siens.

Alors, la première question posée est : comment s’opposer à cette élection anticonstitutionnelle programmée pour le mois d’avril 2011, soit dans seulement cinq mois ?

A la dernière élection présidentielle d’avril 2005, l’opposition avait choisi le boycott, après avoir constaté que les conditions minimales pour participer dignement à cette élection n’étaient pas réunies

Le président sortant qui se présentait à sa propre succession, n’a pas non plus pu susciter un seul candidat, même de complaisance, comme challenger.

Malgré tout, cela ne l’a pas gêné d’aller seul à l’élection dont il avait à l’avance programmé son succès. D’où le surnom dont le journal La Réalité l’a affublé ’’LE CANDIDAT SOLITAIRE’’

Deux mandats illégitimes :

Le tenant du titre a bénéficié, jusqu’à maintenant de deux mandats illégitimes.

Comme chacun sait, l’élection de 1999 fut très fortement contestée et l’opposition s’est senti volée de sa victoire comme aux législatives de 2003, locales de mars 2006 et législatives de février 2008.

Ni pour l’une ni pour les autres, le pouvoir n’a pu (ou voulu), jusqu’à ce jour, démontrer la véracité de sa victoire ni donner aucun éclaircissement quant à l’organisation et aux résultats du scrutin.

L’élection du second et dernier mandat fut la plus ridicule en l’espèce.

Le candidat sortant n’a même pas pu trouver un adversaire de complaisance pour sauver les apparences. En raison du refus de l’opposition de servir de caution à une élection mascarade, il fut contraint d’aller faire sa cuisine seul.

Les conditions non remplies de l’élection de 2005 sont toujours d’actualité et par conséquent il n’y a eu aucune évolution qui pourrait infléchir la position de l’opposition regroupée au sein de l’UAD.

C’est la raison pour laquelle, les dirigeants de l’UAD préconisent une nouvelle fois, la non participation à cette élection mascarade annoncée.

Il est toujours difficile pour un démocrate de refuser de participer à une élection. Mais quand les dés sont pipés et que tout est joué d’avance en bafouant les règles minimes élémentaires acceptables, il est criminel et irresponsable de cautionner une élection truquée.

Notre Autocrate est un adepte de la malheureuse phrase de l’ancien président français J. CHIRAC, je cite :’’Il faut laisser les dictateurs gagner les élections, sinon ils ne l’organiseront pas’’.

Pour finir, permettez-moi d’aborder, la troisième question posée pour notre rencontre :

Quel avenir avec une dictature et dans une région troublée ?

Sans espace de liberté, nous nous réunissions une fois de plus en dehors de notre pays. La parole publique est confisquée sauf dans les Mabrazes truffés d’oreilles intéressées.

Nous apprenons régulièrement la difficulté que rencontrent les militants des partis légalisés de se rendre dans les annexes afin de participer à des réunions ou de rencontrer les dirigeants.

Ils subissent constamment à proximité des sièges des partis ou aux domiciles de certains dirigeants des provocations et intimidations policières.

Nous savons désormais que le recours à la guerre civile est la pire des solutions et pourtant cela nous traverse parfois l’esprit.

Certains d’entre nous ont franchi ce pas avec toutes les conséquences que cela a pu engendrer. L’expérience de la guerre civile (dont les braises couvent encore de nos jours) des années quatre vingt dix avec son cortège de malheur a stoppé net le développement du nord de la république.

Il ne faut pas perdre de vue que le conflit sommeille en nous, prêt à surgir.

Pour éviter une nouvelle guerre civile abominable, nous sommes forcés d’abandonner nos divisions intestines qui en définitive ne profitent qu’aux tenants du pouvoir.

Il est illusoire de vouloir établir une nation sans des citoyens égaux. Il ne se passera rien de sérieux dans le domaine politique tant que l’unité politique ne sera pas réalisée autour d’un leader charismatique adoubé par l’opposition nationale.

La malédiction Djiboutienne veut que les politiciens visent une alternance ethnique ou tribale au lieu d’une alternance des programmes politiques.

Ce n’est pas que nous manquons de généraux, mais d’un GENERAL EN CHEF.

Tout le monde se souvient de la raillerie de l’ancien Secrétaire d’État  USA, Henri Kiesinger  à propos de l’absence d’un interlocuteur représentant l’Europe dans les années quatre vingt : ‘’L’Europe quel numéro de téléphone ?’’

D’où vient cette impuissance sinon des rivalités ethniques et tribales savamment entretenues ?

Pour ma part, je me demande souvent, si le pouvoir ne rêve pas d’entretenir un conflit permanent  le rendant indispensable aux yeux des puissances étrangères qui sont évidemment inquiètes à propos de leurs intérêts économiques et géostratégiques dans cette région troublée !

Ainsi, notre président leur vend l’idée qu’il est par sa fermeté et sa longévité au pouvoir, le garant de la stabilité dans la région.

On murmure ça et là qu’il n’est pas étranger aux conflits qui perdurent en Somalie

Notre président, par son refus d’affronter le débat démocratique, s’approprie l’adage que les chrétiens attribuent à Jésus-Christ : Celui qui n’est pas avec moi est contre moi. Donc pas de débat, pas de démocratie pas de civisme.

Depuis toujours, les occidentaux ont privilégié leur intérêt stratégique qui vient de prendre une dimension colossale avec la guerre civile en Somalie qui perdure depuis bientôt vingt ans et ses conséquences multiples.

La désormais célèbre et très ‘’lucrative’’ piraterie maritime au large de la Somalie a augmenté l’intérêt déjà réel aux yeux du monde sur notre petit pays.

Notre pays a donc pris, à cause ou grâce, c’est selon, les troubles de la région et la piraterie, une dimension qui nous dépasse. Nos dirigeants n’ont vu que les retombées financières comme d’habitude à leurs usages personnels.

Leur cupidité les a aveuglés et comme toujours, ils n’ont pas su trier le bon grain de l’ivraie.

Nous intéressons, à n’en pas douter, le monde entier. Il faut que nous soyons à la hauteur de l’espoir d’une stabilité que notre pays suscite.

Nous avons claironné et voulu que notre pays soit une « terre de rencontre et d’échange » et je suis persuadé que nous pouvons  restaurer cette maxime. Il ne suffit pas de le dire mais il faut le faire.

Le plus important ce n’est pas de se doter des institutions sur  papiers et de se flatter de voter des lois mais de les appliquer !

La mobilisation générale des démocrates préconisée à de multiples reprises doit s’organiser rapidement. Parce que nous n’avons plus de temps à perdre.

Il est plus qu’urgent que nous prenions lors de cette rencontre des décisions audibles, visibles et concrètes pour mettre hors d’état de nuire ce pouvoir usurpé qui n’a que trop duré.

Vive le peuple Djiboutien uni ! 

Vive la Démocratie!

AÏNACHÉ

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Message de l'ARDHD au Forum de l'opposition djiboutienne de Londres

A tous les participants au Forum de Londres du 20 novembre 2010

En tant que témoin de l’évolution de la situation à Djibouti et président de l’ARDHD, j’aurais fortement souhaité participer à vos débats en qualité d’observateur, puisque, comme vous le savez, je n’ai aucune « ambition » politique dans le Djibouti et que le régime de Guelleh n’est pas prêt, de toutes les façons, à m’accorder la nationalité djiboutienne … !

Malheureusement des contraintes familiales de dernière minute m’ont empêché de faire le déplacement et je remercie à l’avance Mr Anaiche, modérateur du forum qui vous lira ce message en mon nom.

Depuis sa création en 1982, l’ARDHD n’a jamais cessé de réclamer l’union de tous les opposants sincères et engagés dans la libération du peuple de l’oppression qu’il subit pratiquement depuis l’indépendance et qui s’est encore renforcée depuis 1999, avec la prise du pouvoir par M. Guelleh.

C’est en ma qualité de défenseur des Droits de l’Homme que j’interviens aujourd’hui devant vous. On me dit souvent que la politique ne devrait pas faire partie de notre combat pour les Droits de l’Homme. Et pourtant ! Comment l’ignorer ? Alors que c’est elle qui conditionne directement la situation des Droits de l’Homme dans un Etat. Ce sont les hommes politiques qui prennent et qui appliquent les décisions en matière de justice, de police, d’enseignement, de santé et de services collectifs, pour ne citer que ceux-là.

C’est la raison pour laquelle les Défenseurs des Droits de l’homme ne peuvent pas ignorer la vie politique et surtout les positions de l’opposition face à ce régime trompeur, accapareur, qui asservit les populations et qui ruine l’économie et l’espoir dans l’avenir.

Mais le régime est coriace ! Il a acheté des consciences et des hommes qui tiennent d’une main de fer toutes les commandes du pays : armée, police, justice, communication, etc…

Pour les mettre en échec, il faut leur opposer des forces au moins aussi puissantes. Très rapidement au sein de l’ARDHD, nous sommes parvenus à cette conclusion : « seule l’union sans faille de tous les opposants peut provoquer la chute du système dictatorial ». L’ennemi numéro 1 à abattre, c’est le régime. Tant que le régime de Guelleh sera en place, il serait stérile et irresponsable de jouer la concurrence entre les différentes tendances politiques.

Ce n’est qu’une fois le régime écarté du paysage djiboutien, que chaque parti, chaque leader pourra soumettre au suffrage universel, son programme, ses options et sa vision pour l’avenir.

Pour y arriver, il faut non seulement opposer la force de l’union, mais il faut aussi convaincre le peuple. Pour cela, au-delà de l’union des oppositions, il faut préparer un programme solide de gouvernement avec des objectifs clairs, réalistes, partagés et compréhensibles. Le peuple vous écoute et il attend beaucoup, mais vous ne devez pas le décevoir, car il a déjà beaucoup souffert et il souffre davantage chaque jour.

J’espère que ce forum sera l’occasion historique de réaliser l’union des forces de l’opposition autour de deux objectifs : 1°) mettre un terme à la dictature et montrer la voie à suivre pour rétablir un Etat de droit, avec tout ce que cela implique, 2°) élaborer des propositions concrètes pour gouverner le pays dans l’intérêt du peuple, des anciens, des chômeurs, des femmes et de la jeunesse, tous laissés à l’abandon, à la pauvreté et au désespoir.

Avant de terminer, je voudrai adresser à Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH l’expression de mon admiration intense pour le travail qu’il effectue chaque jour, au péril de sa liberté et parfois de sa vie et j’adresse plus généralement mes remerciements personnels à toutes celles et à tous ceux qui nous informent pour que le site internet de l’ARDHD soit et reste l’un des vecteurs privilégiés de la communication, de la dénonciation des crimes et de la libre expression des opposants.

Merci à toutes et à tous.

JL Schaal, Président ARDHD

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