Dernières nouvelles - Edition en Ligne de Février 2006

 Directeur de Publication : ALI MAHAMADE HOUMED Codirecteur : MAHDI IBRAHIM A. GOD Email : realite_djibouti@yahoo.fr


S  o  m  m  a  i  r  e

28/02/06 L'Erythrée rejette à mots couverts l'appel de l'Onu à rencontrer l'Ethiopie

28/02/06 Somalie: rencontre sur l'antiterrorisme entre agents US et chefs de guerre

27/02/06 La CISL dénonce les violations dont sont victimes les syndicats à Djibouti

27/02/06 Visite de Dominique de Villepin à Djibouti

26/02/06 Le parlement somalien ouvre sa première session dans le pays

25/02/06 Lutte contre la corruption au port de Djibouti ?

25/02/06 Ethiopie/Erythrée : l’ONU encourage la démarcation de la frontière

24/02/06 Quatre soldats éthiopiens font défection en Erythrée

24/02/06 Première session parlementaire dans leur pays pour les députés somaliens

23/02/06 Les parlementaires somalis arrivent pour la réunion historique du parlement

23/02/06 Reprise du procès pour complot de leaders de l'opposition éthiopienne

23/02/06 Droits de l'homme: vers la modernisation de l'organe spécialisé de l'Onu

22/02/06 Poursuite des affrontements à Mogadiscio

22/02/06 Yémen: début du procès de 17 membres présumés d'Al-Qaïda

21/02/06 Communiqué de presse de la Confédération internationale des syndicats libres (CISL)

21/02/06 Communiqué de presse de la LDDH sur le harcèlement des syndicalistes

21/02/06 Communiqué de l'Union Djiboutienne du Travail (UDT)

21/02/06 Action urgente de la Fédération Internationale des Droits de l'Homme (FIDH)

20/02/06 Ethiopie : le Commissaire européen rencontre les militants de l’opposition emprisonnés

20/02/06 Arrestation de deux syndicalistes de l'UDT à Djibouti et Note de l'ARDHD

20/02/06 La police éthiopienne déjoue une tentative d'attaque terroriste, selon Xinhua News

19/02/06 Perte de deux hélicoptères US: les 10 soldats morts

19/02/06 Somalie: 8 tués dans de nouveaux affrontements

18/02/06 Perte de deux hélicoptères américains: les 10 disparus retrouvés,

18/02/06 Violents combats en Somalie, à Mogadiscio, au moins 12 morts

18/02/06 Nouvelobs.com : les Somaliens contraints de boire leur urine

17/02/06 Deux hélicoptères américains disparaissent au large de Djibouti

17/02/06 Six ONG italiennes sommées de quitter l’Erythrée

17/02/06 IRIN NEWS : Lutte contre la sécheresse à Djibouti

16/02/06 Au moins sept morts en raison de la sécheresse en Somalie, selon l'AFP

16/02/06 Soutien citoyen à l'opposition nationale et à l'ARD

15/02/06 Situation proche de la famine dans le sud-est de l'Ethiopie, alerte la FAO

15/02/06 L'ONU proteste contre l'arrestation de 13 employés érythréens de sa mission de maintien de la paix

14/02/06 Arrestation d'Erythréens travaillant pour la Minuee

14/02/06 Somalie : OCHA exhorte les parties à ne pas entraver l'aide humanitaire d'urgence

13/02/06 Présentation de la Diffusion d'information par la LDDH
sur la non indépendance de la justice et Décision de la Cour d'Appel de Djibouti

13/02/06 Le ministre italien Roberto Calderoli à une journaliste somalienne :
"Retourne dans ton désert, avec tes chameaux"

12/02/06 Le FBI accuse un imam somali de collusion avec le terrorisme

11/02/06 Au Nouvel Observateur : "Un roman de Waberi, le Voltaire noir"

11/02/06 Création d'un comité de soutien à la veuve du juge

11/02/06 Affaire Borrel : « Lisieux se doit d'agir »

10/02/06 Situation humanitaire tragique à Djibouti, selon le département d'information de l'ONU

09/02/06 Aide humanitaire : Bruxelles au secours des victimes de la sécheresse dans la Corne de l'Afrique

09/02/06 Communiqué de presse du Parti Djiboutien pour le Développement (PDD)

09/02/06 Communiqué de presse : l'UAD boycotte la mascarade électorale des élections régionales

08/02/06 Ethiopie : une journaliste en ligne détenue depuis 13 jours, mais toujours pas inculpée

08/02/06 Ethiopie/Erythrée : une réunion de la Commission de démarcation attendue (ONU)

07/02/06 L'Unicef demande 16 millions de dollars pour la Corne de l'Afrique ravagée par la sécheresse

07/02/06 7 FEVRIER 2000 : ACCORD-CADRE DE REFORME ET DE CONCORDE CIVILE (Archive)

07/02/06 Présentation du Communiqué de la LDDH sur le 6e anniversaire de l'Accord de paix du 7 février 2000

06/02/06 Lundi 6 février : Journée de la lutte contre les mutilations génitales féminines

06/02/06 Djibouti : 23 morts dans le naufrage d'un boutre yéménite (AFP)

06/02/06 Communiqué de la LDDH : non aux manipulations étatiques

05/02/06 Le premier ministre éthiopien suggère de nouvelles élections à Addis-Abeba

05/02/06 La visite des Falash Mura d'Ethiopie

04/02/06 L'auteur d'un trafic portant sur une tonne de khat en garde à vue à Metz

04/02/06 Menaces sur la Corne de l'Afrique

04/02/06 La première dame d'Ethiopie va lancer un nouveau journal

03/02/06 Le norvégien Bondevik nommé Envoyé spécial de l'ONU pour la corne de l'Afrique

03/02/06 Djiboutiens de Brest : Lutte contre le sida et animation à la Soirée internationale et culturelle

02/02/06 Action urgente d'Amnesty international : détentions sans inculpations en Ethiopie

02/02/06 Le khat obnubile les hommes djiboutiens

02/02/06 L'Erythrée va fermer son ambassade à Bruxelles

01/02/06 Le CPJ réclame la libération d'une nouvelle journaliste détenue en Ethiopie

01/02/06 Ethiopie: Amnesty se dit "inquiète" de la détention de "milliers" d'Oromos

01/02/06 Djibouti et Erythrée surveillent leur frontière commune

31/01/06 Syndicat de la magistrature : appel à signature pour la vérité dans l'affaire Borrel (Source Ardhd)

31/01/06 Un Comité de soutien à Élisabeth Borrel : Réunion constitutive, jeudi 9 février

30/01/06 Le témoignage d'Elisabeth Borrel (Ouest-France)


L'Erythrée rejette à mots couverts l'appel de l'Onu à rencontrer l'Ethiopie

   ASMARA, 28 fév. 2006 (AMI) - L'Erythrée a rejeté lundi soir à mots couverts la proposition de rencontre avec son voisin éthiopien, au sujet de leur différend frontalier, faite notamment par l'Onu et l'Union européenne.

   A la suite du conflit frontalier entre l'Ethiopie et l'Erythrée (1998-2000), une commission indépendante a arrêté en 2002 le tracé entre les deux pays de la Corne de l'Afrique, mais l'Ethiopie ne l'a toujours pas accepté.

   "Toute tentative pour faire dérailler le processus de la démarcation frontalière de son cours légal ou même pour entretenir d'autres +mécanismes alternatifs+ qui ralentiraient le processus n'aura aucune conséquence légale ou ne servira d'autre objectif que de générer des événements qui susciteraient un dangereux précédent", a affirmé le ministère érythréen des Affaires étrangères dans un communiqué.

   "Par conséquent, le gouvernement érythréen ne reconnaît pas et n'accepte pas ces déviations", ajoute le communiqué.

  La semaine dernière, l'Onu ainsi que d'autres témoins de l'accord de paix d'Alger - qui mit fin à la guerre entre l'Ethiopie et l'Erythrée - avaient demandé aux deux parties de se rencontrer en la présence de la commission frontalière indépendante.

   L'Union européenne et les Etats-Unis notamment faisaient partie des témoins de cet accord de paix signé en 2000.

   Le Conseil de sécurité des Nations unies a ainsi "demandé à la commission d'organiser une rencontre avec les deux parties pour préparer la reprise de la démarcation et prie instamment celles-ci d'y assister".

   Le conflit de 1998-2000 a fait 80.000 morts, mais l'Erythrée a prévenu qu'une nouvelle guerre pourrait éclater si l'Ethiopie persiste dans son refus du tracé frontalier. L'Onu qualifie de "tendue" la situation militaire le long de la frontière érythréo-éthiopienne.

Source : Agence Mauritanienne d'information, AMI, le 28/02/06

Retour au sommaire 

Accueil


Somalie: rencontre sur l'antiterrorisme entre agents US et chefs de guerre

MOGADISCIO, Agence France-Presse, Le mardi 28 février 2006

Un groupe de puissants chefs de guerre de Mogadiscio a rencontré mardi des membres des services secrets américains pour discuter de la lutte antiterroriste en Somalie, a-t-on appris auprès de témoins de la rencontre.

Ces discussions ont réuni des membres des services secrets américains et des représentants de l'Alliance pour la restauration de la paix et pour le contre-terrorisme (ARPCT), un parti créé mi-février par des ministres et chefs de guerre et qui affirme s'opposer au terrorisme et à l'extrémisme islamique, selon ces mêmes sources.

La rencontre s'est déroulée dans la capitale provisoire du pays, Jowar (nord de Mogadiscio).

"La rencontre était organisée pour discuter de l'avenir pacifié de la Somalie et des méthodes les plus appropriées pour débarrasser le pays des extrémistes (islamistes) étrangers et de leurs hôtes", a indiqué à l'AFP un membre de l'ARPCT qui a requis l'anonymat.

De violents combats, qui ont fait 33 morts, en majorité des civils, ont opposé la semaine dernière à Mogadiscio des hommes recrutés par les tribunaux islamiques aux miliciens de l'ARPCT. Ces milices rivales sont parvenues à une trêve le 22 février.

Selon un rapport de l'organisation International Crisis Group (ICG), publié en juillet dernier, un nouveau groupe extrémiste lié à Al-Qaïda, composé de membres entraînés en Afghanistan, a pris pied en Somalie.

Selon des spécialistes internationaux, civils et militaires, la Somalie pourrait être la prochaine base de repli et d'opérations des jihadistes liés à Al-Qaïda.

Pays pauvre de la Corne de l'Afrique, la Somalie est livrée à une guerre civile et à l'anarchie depuis 1991. De nouvelles institutions politiques ont été mises en place depuis plus d'un an, mais les membres du gouvernement et du Parlement, qui sont pour la plupart des chefs de guerre, sont profondément divisés.

Le Parlement de transition de Somalie a siégé pour la première fois dimanche sur le sol somalien à Baïdoa (sud). Sa prochaine session a été fixée au 6 mars.

Retour au sommaire 

Accueil


La CISL dénonce les violations dont sont victimes les syndicats à Djibouti

Bruxelles, le 27 février 2006 (CISL En Ligne):

Un nouveau rapport de la CISL sur le respect des normes fondamentales du travail à Djibouti paru aujourd’hui dénonce les graves violations dont sont victimes les syndicats de ce pays depuis plus de quinze ans. 

Le gouvernement Djiboutien limite la liberté d’association, le droit de grève et le droit à la négociation collective tant sur le plan législatif que dans la pratique. De plus, le Gouvernement fait la sourde oreille aux propositions réitérées de dialogue et de conciliation, et manque constamment à ces promesses de mettre en œuvre les recommandations de l’OIT sur la liberté syndicale. Ce rapport de la CISL coïncide avec l’examen de la politique commerciale de Djibouti à l’OMC cette semaine.

« Le triste record de Djibouti en matière de respect des normes fondamentales du travail est extrêmement préoccupant », a déclaré Guy Ryder, secrétaire général de la CISL. « Ce n’est pas en bafouant les droits fondamentaux de ses citoyens que ce pays s’affranchira de l’extrême pauvreté dans laquelle il se trouve. Les licenciements abusifs, les arrestations arbitraires et le harcèlement permanent des dirigeants syndicaux sont autant de méthodes auxquelles le gouvernement doit immédiatement mettre fin », a ajouté Ryder.

Selon le rapport la persistance des coutumes condamne les femmes à occuper un rang inférieur dans la société et elles n’ont pas les mêmes chances que les hommes ni à l’école ni sur le marché du travail. Le rapport relève également que l’abolition de la loi sur le salaire minimum a rendu encore plus difficile la mise en œuvre des conventions de l’OIT sur l’égalité des rémunérations entre les hommes et les femmes.

Le rapport affirme que le Gouvernement Djiboutien n’investit pas assez dans le bien être et le respect des droits des enfants et déplore le manque de donnés fiables concernant l’étendu du travail des enfants dans le pays.

Enfin le rapport met en exergue la non-conformité de la législation Djiboutienne avec les Conventions de l’OIT sur le travail forcé.

La CISL représente 155 millions de travailleurs dans 236 organisations affiliées dans 154 pays et territoires http://www.icftu.org . La CISL est également membre des Global Unions : http://www.global-unions.org

Pour plus d’informations, veuillez contacter le Service Presse de la CISL au +32 2 224 0204 ou au +32 476 621 018.

Source : Confédération internationale des syndicats libres (CISL), 27/02/06

Retour au sommaire 

Accueil


Visite de Dominique de Villepin à Djibouti

DJIBOUTI (AFP) - Lundi 27 février 2006 - Le Premier ministre français Dominique de Villepin a rencontré lundi le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh lors d'une courte visite à Djibouti, la première d'un chef de gouvernement français depuis plusieurs années, a-t-on appris de source officielle.

Le Premier ministre, qui a fait escale à Djibouti après sa visite dimanche dans l'île française de La Réunion, a rencontré lundi après-midi M. Guelleh pendant environ une heure.

Dans une déclaration à la presse à l'issue de l'entretien, M. de Villepin a expliqué s'être entretenu avec M. Guelleh notamment de la situation à Djibouti et au Darfour - région de l'ouest du Soudan en guerre civile - , du monde arabe et du dossier israélo-palestinien.

"J'ai transmis au président Guelleh toutes les amitiés de Jacques Chirac (président français) et je souhaite que très rapidement le chef de l'Etat djiboutien puisse venir à Paris, parce que cette relation a constamment besoin de se développer", a notamment déclaré M. de Villepin. Il s'est également félicité des relations franco-djiboutiennes sur les plans économiques et politiques.

M. Villepin n'a pas fait mention dans sa déclaration de l'enquête sur la mort du magistrat français Bernard Borrel, un dossier qui empoisonne les relations entre la France et Djibouti, une de ses anciennes colonies.

Il a ensuite quitté Djibouti vers 15H00 locales (12H00 GMT) à destination de la France.

Djibouti, petit pays de la Corne de l'Afrique stratégiquement situé, abrite la principale base militaire française à l'étranger.

En janvier, les autorités djiboutiennes avaient annoncé avoir saisi la Cour internationale de justice (CIJ) contre la France qu'elle accuse de manquer à ses devoirs d'entraide judiciaire dans l'enquête sur la mort de M. Borrel.

Le corps à moitié calciné de M. Borrel avait été retrouvé à Djibouti en 1995. Une enquête djiboutienne avait conclu à un suicide, celle menée en France privilégie l'assassinat.

En octobre dernier, la justice française a délivré des mandats d'arrêt internationaux contre deux hautes personnalités de Djibouti. Les autorités djiboutiennes ont ensuite suspendu l'entraide judiciaire entre les deux pays.

Retour au sommaire 

Accueil


Le parlement somalien ouvre sa première session dans le pays

26/02/06 Le parlement somalien de transition a ouvert sa première session à Baïdoa sur le sol national ce dimanche 26 février, cela est aussi sa première réunion depuis celle tenue l’année dernière au Kenya qui avait fini dans la bagarre.

Le Premier ministre Mohamed Ali Gedi est arrivé par avion escorté de miliciens fortement armés, retrouvant le Président Abdullahi Yusuf et le Président du parlement Sharif Hassan Sheik Adan à cette réunion destinée à clôturer un cycle de ruptures qui avaient paralysé leur gouvernement depuis plus d’une année.

"Aujourd'hui est un jour historique. Le gouvernement formé au Kenya s'est finalement réuni à l'intérieur du pays après quelques divergences de vue. La session est maintenant ouverte", a déclaré Sharif Hassan dans la ville de Baidoa, considérée comme le lieu le plus neutre par les deux factions gouvernementales.

Sur 275 membres attendus, 205 étaient présents. Néanmoins, quelques puissants chefs de guerre de Mogadiscio, notamment le ministre de la sécurité nationale Mohamed Qanyare, ne seraient pas arrivés.

La faction conduite par Sharif Hassan Sheik Adan demande que le futur gouvernement soit basé dans la capitale Mogadiscio et ne veut pas entendre parler de médiateurs étrangers dans ce pays de la Corne de l'Afrique.

Yusuf, Gedi et leurs alliés ont installé leur gouvernement dans la ville régionale de Jowhar, à 90 kilomètres au nord de Mogadiscio, mais regrettent qu'ils ne soient pas en mesure de se déplacer à Jowhar tant que des milliers de miliciens ne seront pas désarmés.

Ils demandent que des médiateurs étrangers les soutiennent dans cette tâche.

Ces désaccords ainsi que d'autres intrigues politiques ont conduit à une profonde division entre les deux camps.

Le Premier ministre envisage de régler ces problèmes au cours de cette réunion présentée comme le dernier et le meilleur espoir de ressusciter une administration fragile.

Formé à la fin de 2004 au Kenya, ce gouvernement est la 14ème tentative de restaurer une autorité centrale en Somalie, pays dont le dernier président exerçant à l’échelle nationale a été chassé en 1991.

Texte adapté de l'anglais, source Reuters, le 26/02/06.

Retour au sommaire 

Accueil


Lutte contre la corruption au port de Djibouti ?

25/02/06. La Radio Télévision de Djibouti (RTD) a annoncé hier vendredi 24 février que le port de Djibouti avait mis en place le numéro de téléphone 35 10 31 à la disposition des usagers des services portaires.

Les commerçants victimes d’extorsion de fonds sont encouragés à refuser de payer les pots de vins (de khat) aux agents des contributions corrompus et à les dénoncer en composant ce numéro.

La direction du Port assure qu’elle sanctionnera les agents indélicats et que les commerçants victimes de tels abus pourront également porter plainte au Tribunal.

Mais sur quel type de dénonciations seront basées les sanctions ? Beaucoup de têtes indésirables vont-elles réellement tomber ? Nous doutons fort de vérifier un jour ces paroles.

Retour au sommaire 

Accueil


Ethiopie/Erythrée : l’ONU encourage la démarcation de la frontière

NEW YORK (Nations Unies) 25/02— Le Conseil de sécurité de l’ONU a favorablement accueilli vendredi la tenue d’une réunion diplomatique entre l’Ethiopie et l’Erythrée et les a encouragé à opérer la démarcation de leur frontière.

Le Conseil de sécurité s’est félicité de la réunion que les témoins des Accords d’Alger ont tenue jeudi à New York et des efforts qu’ils déployaient pour aider l’Ethiopie et l’Erythrée à sortir de l’impasse actuelle, en vue de promouvoir la stabilité entre les parties concernées et de jeter les fondations d’une paix durable dans la région, a déclaré vendredi le président du Conseil de sécurité pour le mois de février, l’ambassadeur des Etats-Unis John Bolton.

Dans sa déclaration, le Conseil a exhorté les deux parties à faire preuve de la plus grande retenue et à s’abstenir de recourir ou de menacer de recourir à la force l’une contre l’autre, a ajouté le président.

Le Conseil a souligné que les deux parties étaient responsables de l’application intégrale, sans conditions et sans délai, des Accords d’Alger, a précisé la déclaration. Aux termes des Accords d’Alger, l’Ethiopie et l’Erythrée ont reconnu que les décisions de la Commission du tracé de la frontière entre les deux parties seront définitives et contraignantes.

Source : Agence Xinhua

Retour au sommaire 

Accueil


Quatre soldats éthiopiens font défection en Erythrée

Somalie 24/02/06 Quatre militaires éthiopiens déserteurs arrivés récemment en Erythrée ont révélé que le régime du TPLF, le Front populaire pour la libération du Tigraï, parti majoritaire dans l’EPRDF au pouvoir, essayeraient d’empêcher quiconque d’accéder aux médias internationaux ou d’obtenir de l’information sur la situation qui prévaut en Ethiopie.

Les soldats déserteurs ont révélé aussi que dans un acte de désespoir le régime était entrain de bloquer les centres d’information comme les services par satellite, le coût d’accès à Internet dans les cybercafé étant élevé à 70 birr de l’heure.

Adapté de l'anglais, source : Shabait website, Asmara, in English, 23 février 2006

Retour au sommaire 

Accueil


Première session parlementaire dans leur pays pour les députés somaliens

SOMALIE - 24 février 2006 - XINHUA

Les députés somaliens se réuniront à l'occasion de leur première session parlementaire dimanche sur leur propre sol dans la ville pronviciale de Baidoa.

Après plusieurs semaines de négociations et sous une pression internationale intense, les députés ont commencé à arriver à Baidoa, une ville située à environ 250 km à l'ouest de Mogadiscio, pour participer à la session qui sera officiellement ouverte par le président Abdullahi Ahmed Yusuf.

Cette première session a été possible grâce à un compromis entre le président Yusuf et le Premier ministre Ali Mohammed Gedi, qui préconise que le gouvernement soit basé dans la ville de Jowhar en raison de l'insécurité à Mogadiscio, alors que l'opposition dirigée par le président du Parlement Shariff Hassan Sheikh Adan, qui regroupe plusieurs seigneurs de guerre de Mogadiscio, insiste sur l'installation de l'administration dans la capitale.

Selon le député Awad Ashara qui se trouve déjà à Baidoa, les préparatifs pour la première réunion du Parlement fédéral de transition somalien se déroulent comme prévu et plus de 50 parlementaires sont déjà arrivés à la ville pour la session.

"Nous venons pour la première session parlementaire. Les membres du Parlement ont commencé à arriver pour la session prévue dimanche. La salle de conférence où la réunion aura lieu et les hébergements pour les parlementaires sont prêts", a affirmé M. Ashara, joint au téléphone.

L'organisation de la première session parlementaire est considérée comme la première étape importante pour restaurer le gouvernement en Somalie depuis 1991, date à laquelle le pays s'est plongé dans l'anarchie.

Source : Jeuneafrique.com

Retour au sommaire 

Accueil


Les parlementaires somalis arrivent pour la réunion historique du parlement

Par Guled Mohamed

BAIDOA, Somalie, fév. 23 (Reuters) - Des législateurs sont arrivés ce jeudi dans la ville somalie de Baidoa pour la première réunion du parlement sur le sol national, quelques jours après des luttes acharnées dans la capitale Mogadiscio soulignant les défis à relever.

Environ 50 des 275 membres de la future législature sont entrés dans Baidoa par un convoi de voitures et de camions montés de fusils mitrailleurs lourds manœuvrés par les miliciens, peu avant la tenue de la session historique de l'assemblée le 26 février dans cette ville du centre ouest.

Les factions rivales de l'autorité provisoire de la Somalie formée au Kenya voisin vers la fin de 2004, ont exprimé le mois dernier l’espoir de mettre fin à l’anarchie dans le pays en se mettant d’accord sur un moment et un lieu pour la réunion de dimanche.

Mais les combats lourds survenus à Mogadiscio - présentés par les habitants comme les plus dures jamais vécus ces derniers temps - ont de nouveau illustré l'anarchie générale qui règne dans ce pays de la corne de l'Afrique, qui a été sans gouvernement effectif au cours des 15 dernières années.

Les habitants ont révélé que près de 38 personnes étaient mortes dans des combats commencés samedi entre la milice fidèle aux cours islamiques de Mogadiscio et une coalition nouvellement formée composée des principaux chefs de guerre de la ville et se présentant comme la coalition anti-terroriste de Mogadiscio. Plusieurs des victimes étaient des civils. (...)

Extrait adapté de l'anglais, source Reuters, le 23/02/06

Retour au sommaire 

Accueil


Reprise du procès pour complot de leaders de l'opposition éthiopienne

Par Léa-Lisa Westerhoff et Abraham Fisseha, Agence France-Presse, Addis Abeba

23/02/06 Le procès pour complot d'une centaine d'Ethiopiens, dont des dirigeants de l'opposition, a repris jeudi à Addis Abeba devant la Haute Cour fédérale après sept semaines d'interruption, en présence d'un juge dépêché par l'Union européenne.

Interrogés pour savoir s'ils plaidaient coupable ou non coupable, la majorité des accusés présents ont refusé de répondre au juge de la Haute Cour.

«Selon le code pénal éthiopien, si un accusé refuse de plaider coupable ou non coupable, on considère automatiquement qu'il plaide non coupable», a déclaré le magistrat, Adil Ahmed.

Seuls trois accusés - deux membres de l'organisation humanitaire britannique Aid et un instituteur - ont plaidé non coupable, via leur avocat.

«Les charges qui pèsent contre mes clients sont trop générales et ne précisent pas la date, le lieu» des délits qui leur sont reprochés, a déclaré maître Alemu Denek. «Pour cette raison, je souhaite que la Cour libère mes clients», a-t-il ajouté.

Le procureur Shimles Kemal a cependant recommandé le maintien en détention des accusés. Le juge devrait faire connaître sa décision le 1er mars (BIEN 1er mars), date fixée pour la nouvelle audience.

«J'ai lu les accusations, (...), aucune ne reflète la réalité de ce qui s'est passé en Ethiopie», a déclaré à la Cour le président du principal parti d'opposition, le Parti de la coalition pour l'unité et la démocratie (CUDP), Hailu Shawel, qui a pris la parole sans pour autant répondre à la question de savoir si il plaidait coupable ou non.

De son côté, un autre accusé, Bedru Adem, un parlementaire de la CUDP, a affirmé «n'avoir commis aucun crime». «Je suis simplement là en tant que prisonnier politique», a-t-il estimé, vêtu de noir comme tous les accusés présents.

La plupart des inculpés ont choisi de ne pas être défendus par un avocat, notamment pour se dissocier d'une procédure judiciaire qu'ils estiment ne pas être indépendante.

Les accusés sont jugés notamment pour «complot en vue de renverser par la force un gouvernement constitutionnel».

Une accusation jugée «inacceptable» jeudi par Amnesty International, qui a demandé «la libération immédiate et inconditionnelle» des accusés, arrêtés «uniquement pour leurs opinions et actions non violentes».

Le procès concerne au total 129 personnes, parmi lesquelles figurent les 29 dirigeants du CUDP et 19 journalistes qui sont en prison depuis novembre. Trente-six des accusés sont jugés par contumace. S'ils sont reconnus coupables, ils encourent la peine de mort.

Le gouvernement éthiopien a régulièrement accusé le CUDP de fomenter des violences et de préparer un coup d'État depuis les élections législatives de mai 2005, remportées officiellement par le pouvoir sortant, mais entachées de fraudes selon l'opposition.

À la suite de ces scrutins très disputés, des violences meurtrières ont éclaté, en juin et novembre 2005, faisant au moins 84 morts à Addis Abeba, selon des sources hospitalières, et entraînant au moins 13 000 interpellations, dont celles des 129 accusés. Ces violences avaient suscité l'inquiétude de la communauté internationale.

Pour la première fois depuis le début du procès fin décembre, un juge britannique mandaté par l'Union européenne, ainsi qu'un juriste belge représentant la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), ont assisté à l'audience jeudi à titre d'observateurs. Ils ont refusé de faire des commentaires à la sortie de la Haute Cour.

Au cours de ce procès qui pourrait durer plusieurs années, quelque 300 témoins doivent être présentés devant la justice par la seule accusation.

Source AFP, le 23/02/06

Retour au sommaire 

Accueil


Droits de l'homme: vers la modernisation de l'organe spécialisé de l'Onu

NEW YORK (Nations unies) 23/02/06. Un pas devrait être franchi jeudi à l'Onu vers la création d'un Conseil des droits de l'homme plus crédible que l'actuelle Commission mais moins ambitieux que ne le souhaitait le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, selon les diplomates.

Le président de l'Assemblée générale, le Suédois Jan Eliasson, devait présenter à la mi-journée à ses 191 Etats membres un projet de résolution, qu'il espère définitif, portant création de ce nouvel organe, en vue de son adoption dans les jours qui viennent.

Elément clé de la profonde réforme en cours de l'Organisation mondiale, ce Conseil doit remplacer l'actuelle Commission des droits de l'homme de Genève, discréditée pour ses méthodes de travail surannées et ses règles d'accession laxistes, qui permettent à des pays au palmarès peu reluisant en matière de droits de l'homme d'y siéger.

Le principe de sa création a été approuvé par les dirigeants mondiaux lors du sommet de New York en septembre. Ses modalités faisaient depuis lors l'objet de négociations acharnées entre Etats membres, sous l'égide de M. Eliasson

Selon un responsable ayant participé aux négociations et qui a souhaité garder l'anonymat, le texte de M. Eliasson constitue un compromis sur tous les points qui faisaient l'objet de désaccords: taille du futur Conseil, méthode d'accession, critères d'admission, périodicité de ses réunions.

Selon cette source, les pays candidats à un siège au Conseil des droits de l'homme devront être élus par l'Assemblée générale de l'Onu à la majorité absolue des membres, soit 97 voix sur 191.

M. Annan et les Occidentaux avaient souhaité une élection à la majorité des deux tiers. Mais de nombreux pays du Tiers monde, membres des Non-alignés ou du Groupe des 77, militaient pour la majorité relative des présents le jour du vote.

En outre, le texte prévoit un mécanisme pour suspendre un membre du Conseil dont le comportement en matière de droits de l'homme serait jugé inacceptable.

Le projet prévoit également de doter le nouveau Conseil d'un droit d'"examen universel", selon cette source, c'est-à-dire que tous les pays, y compris les plus puissants comme les Etats-Unis ou la Chine, pourront se voir demander de défendre leur comportement en matière de droits de l'homme.

Le nouveau Conseil devrait compter 47 membres, contre 53 pour l'actuelle Commission. Là encore, il s'agit d'un compromis entre le souhait de la majorité des membres, qui voulaient rester à 53, et les Occidentaux qui poussaient pour un organe plus restreint, d'environ 38 membres.

Le projet prévoit enfin, toujours selon cette source, que le Conseil tienne trois sessions par an pour un total de 10 semaines, avec possibilité d'organiser une session d'urgence si la situation dans un pays l'exige. C'est plus que l'unique session annuelle de six semaines de l'actuelle Commission, qui lui valait beaucoup de critiques. Mais M. Annan et les Occidentaux avaient souhaité un organe permanent.

"Nous avons un résultat qui n'est pas parfait mais qui est bon", a affirmé ce responsable à des journalistes. Plusieurs diplomates ont exprimé jeudi leur optimisme quant à une adoption prochaine du texte de M. Eliasson. Mais un ultime obstacle restait à surmonter, car un désaccord persistait sur un amendement déposé par l'Organisation de la conférence islamique (OCI) après la crise provoquée par la publication en Europe de caricatures du prophète Mahomet. Cet amendement affirme notamment que la diffamation des religions et des prophètes est incompatible avec la liberté d'expression.

Source AFP, Hervé COUTURIER, Le jeudi 23 février 2006

Retour au sommaire 

Accueil


Poursuite des affrontements à Mogadiscio

Les combats se poursuivent à Mogadiscio, où depuis samedi dernier s'affrontent les miliciens chargés d'assurer la sécurité des Cours islamiques et les hommes d'une coalition composée d'au moins huit personnages locaux influents (dont des ministres, des hommes d'affaires et des seigneurs de guerre), qui a récemment vu le jour pour chasser les Cours de la ville.

Ces affrontements auraient déjà été qualifiés par des sources locales de «guerre civile», a déclaré à la Misna un député du nouveau parlement somalien contacté dans son habitation de Mogadiscio, en précisant qu'après une pause nocturne, les combats ont repris vers 6 h ce matin. Le bilan total de ces affrontements s'élève, selon l'Afp, à environ 33 morts.

Par Pierre Emangongo, Le Potentiel (Kinshasa), le 22 Février 2006

Retour au sommaire 

Accueil


Yémen: début du procès de 17 membres présumés d'Al-Qaïda

SANAA - Le procès de 17 membres présumés d'Al-Qaïda accusés d'avoir préparé des attentats anti-américains au Yémen à la demande du chef du réseau terroriste en Irak Abou Moussab al-Zarqaoui, s'est ouvert mercredi à Sanaa, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les membres du groupe sont notamment poursuivis pour "formation d'une bande armée pour perpétrer des actes criminels contre des Américains et des Yéménites traitant avec eux", a indiqué le représentant du procureur général, Khaled Al-Mawari, en lisant l'acte d'accusation.

Il a ajouté que les accusés voulaient transformer le Yémen en "un théâtre de terrorisme afin de nuire à ses relations" avec les autres pays. Ils ont entrepris, en 2004 et 2005, de "préparer à cette fin des armes, obus, fusils automatiques et explosifs", a-t-il encore dit.

Les prévenus ont aussitôt rejeté ces accusations, à l'exception du chef du groupe, le Yéménite Ali Abdallah Naji Houssyane, alias Abou Ali al-Harithi, 28 ans.

Il a admis avoir combattu en Irak et indiqué que les armes et équipements saisis faisaient partie "des préparatifs à la confrontation avec les Américains au Yémen". "Je me suis entraîné, comme j'ai formé" des combattants à utiliser du matériel servant à faire exploser des engins à distance, a-t-il dit.

Il a cependant affirmé avoir renoncé à ses projets. "J'ai moi-même remis les (armes) saisies aux services de renseignement yéménites", a-t-il dit.

Sur les 17 suspects figurent quatre Saoudiens: Majed Ahmad Al-Zahrani, 26 ans, Mohammad Al-Qirachi, 27 ans, Mohsen Belaïd, 19 ans, et Mohammad Al-Qahtani, 22 ans.

Outre les charges de "formation de bande armée", ils sont accusés d'"entrée illégale au Yémen" et de "falsification de documents officiels".

Mohsen Belaïd, qui a reconnu ces dernières accusations, a indiqué être entré illégalement au Yémen pour se rendre en Irak où il comptait rejoindre la guérilla.

Mohammad Al-Qahtani a été arrêté à l'aéroport d'Aden (sud) il y a 14 mois, en provenance de Syrie pour se faire soigner de blessures infligées en Irak, selon l'acte d'accusation. "Revenu d'Irak", le groupe "est appelé +le Groupe d'Abou Moussab al-Zarqaoui+ parce qu'il a reçu des ordres de leur leader en Irak pour mener les attentats", avait-on affirmé de source officielle.

Les 13 autres suspects sont des Yéménites, a affirmé mercredi une source judiciaire, excluant ainsi la présence de trois Syriens, signalée dans un premier temps de source officielle.

Le président du tribunal, Mohammad Al-Baadani, a fixé la prochaine audience au 1er mars et ordonné aux autorités pénitentiaires de respecter les normes de détention en réponse à des plaintes des accusés.

Le Yémen a été le théâtre d'une série d'attentats ces dernières années, notamment celui contre le destroyer américain USS Cole, en 2000, revendiqué par le chef d'Al-Qaïda Oussama ben Laden et un autre contre le pétrolier français Limburg en 2002.

AFP, le 22 février 2006

Retour au sommaire 

Accueil


Communiqué de presse de la Confédération internationale des syndicats libres (CISL)

CONFEDERATION INTERNATIONALE DES SYNDICATS LIBRES

Communiqué de presse

21/02/06 Deux responsables syndicaux Djiboutiens ont été arrêtés par les services de sécurité de Djibouti. Ces incarcérations sont un élément de plus à rajouter à une longue liste de violations des droits syndicaux dans ce pays. La CISL publie la semaine prochaine un rapport sur le respect des normes internationales du travail dans ce pays.

Mohamed Ahmed Mohamed, responsables aux affaires juridiques de l’Union des Travailleurs du Port, affiliée de l’Union Djiboutienne du Travail (UDT), elle-même affiliée à la CISL, et Djibril Ismael Egueh, Secrétaire général du syndicat de la MTS, également affiliée à la CISL ont été arrêtés le 20 février dernier. Ils rentraient tous les deux d’une formation en matière de coopératives rurales délivrée par l’Institut international d’Histadrut, l’organisation affiliée de la CISL en Israël.

L’arrestation de ces deux dirigeants syndicaux fait suite aux mesures de harcèlement contre le Secrétaire aux affaires internationales de l’UDT, Hassan Cher Hared, précisément parce qu’il avait répondu positivement à l’invitation du syndicat israélien en envoyant ces collègues en Israël.  Les renseignements généraux de Djibouti l’ont interrogé pendant près de trois heures le 22 janvier dernier.

La liste des violations des droits syndicaux à Djibouti ne cesse de s’allonger. Outre les arrestations du 20 février par les services de sécurité, on peut ajouter, entre autres, le harcèlement des dirigeants de l’UDT, l’interception par les RG à la poste de Djibouti d’une plainte envoyée par l’UDT au Bureau international du travail (BIT) et son remplacement par un faux, la mort de plusieurs travailleurs et travailleuses lors de la répression de grèves et d’autres mouvements sociaux au cours de l’année 2005 ou encore la récente condamnation de plusieurs syndicalistes du Port autonome de Djibouti dans des circonstances loin d’êtres claires.

Ces violations sont détaillées dans le rapport de la CISL sur le respect des normes internationales du travail à Djibouti. Il sera publié la semaine prochaine à l’occasion de l’examen de la politique commerciale de Djibouti par l’Organisation mondiale du Commerce.

Dans une lettre envoyée aux autorités du pays (lien vers la lettre http://www.icftu.org/www/PDF/DjiboutiProtestationCISLcontrearrestation.pdf) la CISL prie instamment les autorités du pays de relâcher sans conditions Mohamed Ahmed Mohamed et Djibril Ismael Egueh  et de faire cesser au plus vite toute mesure de harcèlement et de répression contre le mouvement syndical Djiboutien.

L’internationale syndicale continuera à suivre de près cette affaire et est prête, si les violations des droits syndicaux se perpétuent à Djiboutri, à saisir les organes de contrôle compétents de l’OIT.

La CISL représente 155 millions de travailleurs dans 236 organisations affiliées dans 154 pays et territoires. La CISL est également membre des Global Unions : http://www.global-unions.org

Pour plus d’informations, veuillez contacter le Service Presse de la CISL au +32 2 224 0232 ou au +32 476 621 018.                         

Mathieu DEBROUX Press Officer - Attaché de presse

ICFTU International Confederation of Free Trade Unions
CISL Confédération Internationale des Syndicats Libres
Boulevard du Roi Albert II  5, B 1, B - 1210 Brussels, Belgium
Tel: +32 (0)2 224 02 04  Fax: +32 (0)2 203 07 56
Mobile: +32 (0) 476 62 10 18
E-Mail: mathieu.debroux@icftu.org

Source CISL, le 21/02/06

Retour au sommaire 

Accueil


Communiqué de presse de la LDDH sur le harcèlement des syndicalistes

Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 21 FEVRIER 2006 SUR LE HARCELEMENT DES SYNDICATS PAR LES FORCES DE POLICE.

SUR LES VIOLATIONS AUX DROITS SYNDICAUX ET AU DROIT A LA FORMATION.

C'est avec stupéfaction que la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a appris hier lundi 20 février 2006 l'arrestation SANS AUCUN MANDAT par la Force nationale de police (FNP) de deux syndicalistes MM. Mohamed A.Mohamed, Djibril I. Igueh, dans des conditions très inquiétantes.

Dès demain mercredi 22 février 2006 seront-ils transférés comme d'habitude à Gabode avec détention Arbitraire ?

Leur garde à vue arbitraire dans les locaux de la soit disante Brigade Criminelle avec le cautionnement du Parquet relève d'ores et déjà du politique.
 
En effet, cette Brigade Criminelle est souvent sollicitée par les services de Renseignements  pour la lutte contre ce qu'ils considèrent de «terrorisme politique »

Ici à Djibouti, les forces para-politiques considèrent comme «terrorisme politique» :

1. toutes activités syndicales,

2. toutes activités politiques de l'Opposition légale,

3. toutes activités des citoyens dans le juste combat contre l'impunité,

4. toutes activités tendant à dénoncer les détournements des Biens Sociaux et des Deniers publics.

En résumé, toute personne physique ou morale n'a pas intérêt à déposer des plaintes auprès des Tribunaux internationaux même si la Justice Djiboutienne reste muselée sur certains dossiers considérés comme sensibles (car mettant en cause des personnalités de haut niveau).

Dans le cadre :

1. des atteintes au secret et aux piratages des correspondances ;

2. des violations répétitives contre la formation du droit syndical et l'information des syndicalistes Djiboutiens ;

3. du harcèlement constant contre les dirigeants syndicaux et les travailleurs ;

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) déplore de tels agissements et demande expressément au Ministre de l'Intérieur de rappeler à la retenue les éléments des forces de la répression à caractère politico-adminstrative.

Il est temps de dénoncer ces actions inadmissibles des Autorités Djiboutiennes contre les Syndicalistes, et de porter des plaintes contre ces Autorités, afin de mettre fin à de tels agissements.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant au Bureau International du Travail (BIT), à l'OIT, aux Organisations syndicales Israéliennes et Palestiniennes, ainsi qu'à tous les Défenseurs des Droits Humains.

La Ligue des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant aux Avocats Sans Frontière de suivre, dès à présent, les sévices inadmissibles, intolérables et insupportables à l'égard des Travailleurs et des Syndicalistes
Djiboutiens, qui sont sous pression et en quasi humiliation quotidienne, et ce, depuis 1986.

Jean-Paul Abdi Noël

Retour au sommaire 

Accueil


Communiqué de l'Union Djiboutienne du Travail (UDT)

Communiqué de presse


20/02/06 Dans la matinée de ce lundi 20 février 2006, la police criminelle a procédé à l’interpellation de nos camarades MOHAMED AHMED MOHAMED, secrétaire aux affaires juridique de l’UTP et DJIBRIL ISMAEL IGUEH, secrétaire général du syndicat du personnel de la MTS, tous deux membres du bureau exécutif de l’UDT.

Nos deux camarades sont toujours en garde à vue dans les locaux de la brigade criminelle.

La brigade criminelle n’a pas voulu justifier jusqu’à présent les raisons qui ont motivé l’interpellation comme la détention de ces deux responsables de l’UDT dont l’un (MOHAMED) a été arrêté chez lui et l’autre (DJIBRIL) dans le lieu du travail, mais nous pensons toutefois que cette action d’une section spécialisée soit forcement en rapport avec la présence tout récemment de nos deux camarades en Israël pour une formation syndicale organisée par la centrale syndicale Israélienne d’Histadrout à l’intention des organisations syndicales francophones de l’Afrique.

Rappelons qu’au moment de leur départ en Israël, le secrétaire aux relations internationales de l’UDT avait été convoqué et fait l’objet d’une enquête dans les locaux des renseignements généraux pour les mêmes motifs et de plus les responsables de ce service n’avaient pas hésités à menacer notre camarade, accusant l’UDT d « ’ intelligence avec l’ennemie ».

L’UDT dénonce et condamne ces arrestations répétées des responsables syndicaux et relève avec insistance le fait que la liberté de déplacement devient désormais un sujet de préoccupation du régime qui cherche à confisquer les moindres marges des libertés et des droits syndicaux qui restent au mouvement syndical libre et indépendant incarné par l’UDT.

En conséquence l’UDT exige la libération immédiate et sans condition des syndicalistes arrêtés et détenus arbitrairement.

Le secrétaire général de l'UDT
ADAN MOHAMED ABDOU

Retour au sommaire 

Accueil


Action urgente de la Fédération Internationale des Droits de l'Homme (FIDH)

Arrestations arbitraires et Harcèlements à Djibouti

Action Urgente du 20/02/06 L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), vous prie d’intervenir d’urgence à propos de la situation suivante à Djibouti.

Description des faits :

L’Observatoire a été informé par l’Union des travailleurs du port (UTP) de Djibouti de l’arrestation arbitraire de M. Mohamed Ahmed Mohamed, responsable aux affaires juridiques de l’UTP, et de M. Djibril Ismaël Egueh, secrétaire général du Syndicat du personnel maritime et du service de transit (SP-MTS), deux organisations affiliées à l’Union djiboutienne du travail (UDT).

Selon les informations reçues, le 20 février 2006, les forces de sécurité ont arrêté M. Mohamed Ahmed Mohamed à son domicile et M. Djibril Ismaël Egueh sur son lieu de travail, sans aucun mandat ni motif officiel. Ils les ont ensuite conduits aux bureaux de la Brigade criminelle et des renseignements généraux.

MM. Mohamed et Egueh étaient revenus la veille d’un séminaire de formation syndicale en Israël, organisé par l’Institut international de la centrale syndicale israélienne Histadrut. Ils auraient été interrogés sur leurs activités syndicales et sur les buts et motifs de cette formation. Toutefois, aucune information n’a été transmise aux représentants de la Ligue djiboutienne des droits de l’Homme (LDDH) et de l’UDT, venus s’informer du sort de leurs collègues et des motifs de ces arrestations.

L’Observatoire condamne fermement ces arrestations, qui s’inscrivent dans le cadre d’un harcèlement constant à l’encontre des dirigeants et membres de syndicats depuis plusieurs mois.

Par ailleurs, selon les informations reçues, de nombreuses correspondances de l’UDT auraient été subtilisées, ou substituées par d’autres, à la poste de Djibouti depuis août 2005, notamment une plainte adressée par l’UDT au Bureau International du Travail (BIT), au sujet des licenciements et mises en pré-retraite abusifs dont avaient été victimes 12 dirigeants et militants syndicaux du port de Djibouti, dont M. Mohamed Ahmed Mohamed, en septembre 2005 (cf. appels urgents de l’Observatoire DJI 002/0905/OBS 084 et 084.1 et communiqué de presse du 22 décembre 2005).

En outre, le 22 janvier 2006, M. Hassan Cher Hared, secrétaire aux relations internationales de l’UDT, secrétaire général du Syndicat des postiers de Djibouti, et employé de la Poste, a été arrêté sur son lieu de travail par deux officiers des renseignements généraux. M. Cher Hared a été interrogé sur les dossiers de candidatures de plusieurs syndicalistes adressées au Centre pour la coopération internationale (MASHAV), division du ministère des Affaires étrangères israélien à Addis-Abeba, afin de participer à la formation précitée. Il a ensuite été informé qu’il risquait d’être poursuivi pour « atteinte à la sûreté de l’Etat » et « intelligence avec une puissance étrangère ». M. Cher Hared a cependant été relâché après l’interrogatoire.

L’Observatoire rappelle que M. Hassan Cher Hared avait été licencié sans préavis le 25 mai 2005 pour “fautes professionnelles graves, absentéisme et insubordination”, après une mise à pied de huit jours. Dans sa lettre de notification, le directeur avait qualifié le militantisme de M. Cher Hared de “comportement irresponsable”. Le licenciement de M. Cher Hared faisait suite, notamment, à ses observations concernant la gestion financière de la Poste, déplorant des dépenses illicites.

M. Hassan Cher Hared avait également fait des déclarations en faveur des droits économiques, sociaux et culturels le 1er mai 2005, journée mondiale du travail (Cf. appel urgent DJI 001/0605/OBS 042). En août 2005, M. Hassan Cher Hared avait été réintégré à la Poste et affecté à Balbala, dans la banlieue de Djibouti. Toutefois, M. Hared, bien que rémunéré, n’a pas de poste défini. De plus, sa ré- affectation est illégale tant qu’aucune décision annulant son licenciement n’a pas été prise.

L’Observatoire réitère sa vive préoccupation à l’égard de l’ensemble de ces faits et actes de harcèlement récurrents dont sont victimes les défenseurs des droits économiques et sociaux à Djibouti, en particulier les représentants syndicaux.

L’Observatoire souligne que ces faits s’inscrivent en violation de la Convention (n°98) sur le droit d’organisation et de négociation collective de l’Organisation internationale du travail, ratifiée par Djibouti en août 1978, ainsi que de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations-unies le 9 décembre 1998, en particulier son article 5 selon lequel « afin de promouvoir et protéger les droits de l’Homme et les libertés fondamentales, chacun a le droit de communiquer avec des organisations non gouvernementales ou intergouvernementales ».

Actions demandées :

L’Observatoire vous prie de bien vouloir écrire aux autorités djiboutiennes et de leur demander de :

i. garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de MM. Mohamed Ahmed Mohamed et M. Djibril Ismael Egueh ;

ii. procéder à leur libération immédiate et inconditionnelle en l’absence de toute charge valable à leur encontre ;

iii mettre fin à toute forme de harcèlement et de représailles à l’encontre de MM. Mohamed Ahmed Mohamed, Djibril Ismael Egueh et Hassan Cher Hared, ainsi que contre l’ensemble des membres ou responsables de syndicats et des défenseurs des droits de l’Homme à Djibouti, afin qu’ils puissent mener leur activité de défense des droits de l’Homme librement et sans entrave ;

iv. se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée Générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement son article 1 qui dispose que « chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international », son article 5 susmentionné, et son article 11 qui stipule que « chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, d’exercer son occupation ou sa profession conformément à la loi » ;

v. se conformer plus généralement aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, ainsi qu’aux instruments internationaux et régionaux de protection des droits de l’Homme auxquels Djibouti est partie.

Adresses :

· Son Excellence Ismail Omar Guelleh, Président de la République, Palais du Peuple, BP 109, Djibouti Ville, République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 354060 / 47 71.

· Ismaël Ibrahim Houmed, Ministre de la justice, des affaires pénitentiaires et musulmanes, chargé des droits de l’homme, BP 12, Djibouti Ville. Tel / Fax : 00 253 35 40 21 / 54 20.

· Mohamed Barkat Abdillahi, Ministre de l’emploi et de la solidarité nationale. Cité ministérielle, BP 155-170, Djibouti Ville, République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 35 72 68.

***

Paris - Genève, le 20 février 2006

Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel. L’Observatoire, programme de la FIDH et de l’OMCT, a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible.

L’Observatoire a été lauréat 1998 du Prix des Droits de l’Homme de la République Française.

Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence : E-mail : Appeals@fidh-omct.org Tel et fax FIDH : + 33 1 43 55 20 11 / 33 1 43 55 18 80 Tel et fax OMCT : +41 22 809 49 39 / 41 22 809 49 29

Note de la rédaction :

Depuis les dernières élections présidentielles à Djibouti,
le ministre de la justice, des affaires pénitentiaires et musulmanes, est Mohamed Barkat Abdillahi,
et le ministre de l'emploi et de la solidarité nationale, est Houmed Mohamed Dini.

Retour au sommaire 

Accueil


Ethiopie : le Commissaire européen rencontre les militants de l’opposition emprisonnés

NAIROBI, 20/02/2006 (IRIN) - Le premier ministre éthiopien Meles Zenawi permettra aux observateurs internationaux d'assister au procès qui doit commencer jeudi à Addis Abeba concernant les chefs de l’opposition actuellement détenus, a déclaré un haut responsable de la Commission européenne.

Louis Michel, Commissaire pour le développement et l'aide humanitaire, a indiqué vendredi aux journalistes après une entrevue de deux jours avec Meles Zenawi en Ethiopie, que la décision de lui permettre de rencontrer les membres l'opposition et les journalistes emprisonnés était "une étape significative allant dans le sens d’un dialogue politique constructif".

Les chefs d'opposition emprisonnés ont été arrêtés au cours de mesures de répression faisant suite aux élections contestées du 15 mai qui avaient reconduit au pouvoir la formation politique du premier ministre. Pendant les violentes manifestations de juin et décembre 2005 à Addis Ababa, 88 manifestants ont été tués par les forces de sécurité et des milliers d’autres ont été arrêtés.

Quelque 131 chefs d'opposition, journalistes et sympathisants sont toujours détenus. Ils sont accusés de trahison, de tentative de génocide ainsi que d'autres crimes, dont certains sont punis de la peine capitale.

Extrait adapté de l'anglais, source IRIN, le Bureau pour la Coordination des Affaires Humanitaires de l'ONU.

LA REDACTION

Retour au sommaire 

Accueil


Arrestation de deux syndicalistes de l'UDT à Djibouti

20/02/06 Deux syndicalistes djiboutiens membres de l'Union Djiboutienne du Travail (UDT) ont été arrêtés ce lundi, l'UDT lance un appel urgent pour faire libérer Mohamed Ahmed Mohamed et Djibril Ismael Egueh. L'appel est reproduit ci-dessous. La Rédaction.

--------------------

Nous vous demandons une action urgente à l'encontre de l'Etat djiboutien qui vient d'arrêter aujourd'hui les deux camarades syndicalistes que nous avions envoyés à l'Institut internationale d'Histadrut, en Israël, sur invitation de la Centrale syndicale israélienne.

M. MOHAMED AHMED MOHAMED (Responsable aux affaires juridiques de l'Union des Travailleurs du Port un affilié de l'UDT) et M. DJIBRIL ISMAEL EGUEH (Secrétaire général du syndicat de la MTS un affilié de l'UDT) sont actuellement détenus dans les locaux des Renseignement généraux djiboutiens et ils risquent d'étre renvoyés devant le tribunal.

Nous attendons votre soutien urgent !

HASSAN CHER HARED
Secrétaire aux relations internationales de l'UDT

--------------------

Note de l'ARDHD, l'Association pour le respect des droits de l'homme à Djibouti

Comme nous l'avions écrit dans notre enquête sur la nébuleuse GHA, cette organisation de type maffieux se distingue par ses méthodes particulières de Gestion des personnels et des Ressources humaines.

La brutalité du régime et des principaux obligés du Parrain local ne cessent de s'exprimer aussi contre les travailleurs et leurs représentants syndicaux. Non seulement la nébuleuse accapare toutes les ressources du pays, mais elle persécute les populations, de la façon la plus honteuse.

Depuis quand, Guelleh pourrait-il faire semblant d'être choqué par le fait que des syndicalistes aient fait un déplacement professionnel en Israël ?

Rappelons que Guelleh passe sa vie à jouer un double jeu entre le Monde arabe et l'Etat hébreux : antennes d'écoute israélienne installées à Djibouti, échange d'agents, formation de personnel de police djiboutien en Israël, etc..

(Cf. les documents manuscrits de Me AREF sur le sujet, qui sont en notre possession.)

Source : ardhd, le 20/02/06

Retour au sommaire 

Accueil


La police éthiopienne déjoue une tentative d'attaque terroriste, selon Xinhua News

Addis Abeba - La police éthiopienne a  déclaré dimanche soir avoir déjoué une tentative d'attaque  terroriste organisée par un groupe clandestin.

La police a affirmé avoir arrêté les dirigeants et exécuteurs  du groupe qui préparait une attaque terroriste à main armée.

Le groupe a déjà accompli les préparatifs pour lancer les attaques visant à susciter la violence urbaine, selon un  communiqué de la police.

Le groupe prévoyait de lancer des attaques simultanées contre des cibles telles que des responsables du gouvernement, des  personnalités connues, ainsi que des institutions publiques et  privées, selon la police.

Le communique ajoute que le groupe était lié à la Coalition pour l'unité et la démocratie (CUD, opposition).

Dans les élections législatives en 2005, le Parti démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien, au pouvoir, a gagné 327 des  547 sièges parlementaires, tandis que le CUD en a obtenu 109, pour devenir le plus grand parti d'opposition. Le CUD a pourtant accusé le parti au pouvoir de fraude électorale et a boycotté le  parlement.

Source : Xinhua News Agency - dimanche19 février 2006

Retour au sommaire 

Accueil


Perte de deux hélicoptères US: les 10 soldats morts

DJIBOUTI - Les dix soldats américains à bord de deux hélicoptères militaires qui se sont abîmés vendredi dans le golfe d'Aden ont été tués, a annoncé dimanche l'armée américaine à Djibouti.

"Le département de la Défense a confirmé la mort des 10 hommes" portés disparus après le crash des deux hélicoptères au large de Djibouti, selon un communiqué de la base de l'armée américaine à Djibouti. "Sur les dix morts, huit appartenaient au corps des Marines et deux à l'aviation", selon la mêmes source.

Les deux hélicoptères de type CH-53 s'étaient abîmés vendredi avec 12 hommes à bord vers 17H30 (14H30 GMT) dans le golfe d'Aden alors que la visibilité était bonne et les vents faibles à moyens, selon l'armée américaine. Deux blessés avaient pu être secourus rapidement.

L'armée américaine avait annoncé samedi que les dix autres soldats à bord avaient été retrouvés, sans vouloir préciser s'ils étaient morts ou vivants en attendant que les familles soient prévenues.

Les deux appareils avaient disparu dans le golfe d'Aden, près de Ras Siyuan au nord de Djibouti, selon un communiqué du département américain de la Défense publié à Washington.

Les deux hélicoptères qui appartenaient au corps des Marines étaient en mission d'entraînement.

Samedi, l'état-major de la base de Djibouti avait indiqué que la cause des accidents était "inconnue pour l'instant et qu'une enquête sur l'accident était en cours".

"Il y avait au total 12 membres d'équipage au moment de l'accident (...) les militaires stationnés à Djibouti, près du site de l'impact, ont immédiatement réagi et ont pu ainsi sauver deux membres d'équipage" qui sont dans un état stable, selon le Pentagone.

Après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis et le déclenchement par les pays occidentaux d'une offensive contre le réseau al-Qaïda, la République de Djibouti, ancienne colonie française indépendante depuis 1977, est devenue un point d'appui essentiel du dispositif antiterroriste, du fait de sa position stratégique idéale pour surveiller la Corne de l'Afrique, la mer Rouge et la péninsule arabique.

La France y possède toujours sa plus grande base militaire à l'étranger avec environ 3.000 hommes. Les Américains ont installé leur unique base en Afrique sur un ancien terrain militaire français, le Camp Lemonnier, situé à la sortie de la ville, au bord de la Nationale-2 qui mène à la Somalie - distante d'une dizaine de kilomètres -, pays régulièrement décrit comme susceptible de servir de base à des groupes liés à al-Qaïda.

Quelque 1.700 soldats américains sont basés à Djibouti. D'autres armées occidentales sont également présentes dans le pays, notamment un détachement de l'armée allemande.

Source : AFP, le 19 février 2006

Retour au sommaire 

Accueil


Somalie: 8 tués dans de nouveaux affrontements

MOGADISCIO - Au moins huit personnes ont été tuées dimanche au cours de nouveaux affrontements entre clans somaliens pour le contrôle de points d'eau en territoire éthiopien. Treize autres ont été blessées.

Ces nouvelles violences portent à 20 morts le bilan total de ces affrontements, qui ont débuté mercredi dans le village éthiopien de Yamarug, sur la frontière entre la Somalie et l'Ethiopie, entre des hommes fortement armés appartenant aux factions Marehan et Majereteen d'un même clan, les Darod.

"Les anciens n'ont pu obtenir un cessez-le-feu et les combats ont fait dimanche au moins huit morts et 13 blessés," a déclaré à l'AFP Mohamoud Omar, un transporteur qui a été témoin de ces nouveaux affrontements. "Les combats se sont poursuivis jusqu'à la tombée de la nuit et aucun accord n'a été trouvé pour y mettre fin," a-t-il poursuivi.

Au moins douze personnes avaient déjà été tuées et plus d'une vingtaine blessées jeudi lors de combats entre les deux clans. Yamarug est dans une zone isolée du sud-est de l'Ethiopie, à 30 mètres à peine de la frontière avec la Somalie.

Selon des observateurs somaliens, ces accrochages sont dus à la persistance de la grave sécheresse qui affecte actuellement plusieurs pays d'Afrique de l'est et menace plusieurs millions de personnes.

Source : Agence Télégraphique Suisse, le 19 février 2006

Retour au sommaire 

Accueil


Perte de deux hélicoptères américains: les 10 disparus retrouvés,
selon l'Agence Télégraphique Suisse (ATS)

DJIBOUTI - 18/02/06 Les dix soldats américains disparus après que deux hélicoptères militaires se sont abîmés dans le golfe d'Aden ont été retrouvés, a annoncé l'armée américaine à Djibouti. Elle n'a pas précisé s'ils sont morts, blessés, ou sains et saufs.

"A 16h15 ce samedi 18/02/06, les 12 hommes à bord des deux hélicoptères CH-53 qui se sont abîmés au large de Djibouti avaient tous été retrouvés", selon un communiqué de l'état-major de la base américaine à Djibouti. Le texte ajoute qu'aucune autre information sur leur état ne serait communiquée dans l'immédiat.

Des militaires américains, français et djiboutiens avaient mené les recherches samedi au large de Djibouti pour retrouver les 10 militaires portés disparus.

Les deux hélicoptères de type CH-53 se sont abîmés vendredi avec 12 hommes à bord vers 17h30 (15h30 en Suisse) dans le golfe d'Aden alors que la visibilité était bonne et les vents faibles à moyens, selon l'armée américaine.

Deux blessés ont pu être secourus rapidement et devaient être évacués samedi de la base américaine à Djibouti vers l'hôpital militaire américain de Landstuhl, en Allemagne, selon la même source.

Les deux appareils ont disparu dans le golfe d'Aden, près de Ras Siyuan au nord de Djibouti, avait annoncé le ministère américain de la Défense dans un communiqué publié à Washington.

Source : Agence Télégraphique Suisse, le 18 février 2006

Retour au sommaire 

Accueil


Violents combats en Somalie, à Mogadiscio, au moins 12 morts
pix
Samedi 18 février 2006 (Reuters - 21:57)

MOGADISCIO - Au moins douze personnes ont trouvé la mort et une quarantaine d'autres ont été blessées samedi lors d'affrontements entre milices rivales à Mogadiscio, ont rapporté les habitants de la capitale somalienne.

Des femmes et des enfants figurent au nombre des victimes de ces combats à l'arme lourde qui ont opposé dans le sud de la ville des combattants proches des milieux islamiques de Mogadiscio et un chef de guerre local.

Les violences, qui ont commencé en début de matinée, se poursuivaient dans la soirée. Un obus de mortier est tombé sur une maison, blessant grièvement deux enfants. Une femme a été tuée par un autre bombe du même type.

La Somalie, qui compte dix millions d'habitants, est un pays sans Etat central ou autorité structurée depuis que des chefs de guerre et potentats locaux ont renversé la dictature du président Mohamed Siad Barré en 1991.

Source Libération.fr, 18/02/06

Retour au sommaire 

Accueil


Nouvelobs.com : les Somaliens contraints de boire leur urine

NOUVELOBS.COM | 17.02.06 | 13:50


L'ONG Oxfam dénonce la situation critique du pays, où la sécheresse extrême met en péril la vie de milliers d'habitants. La sécheresse met en péril la vie de plusieurs centaines de milliers de personnes en Somalie, où certains habitants sont contraints de boire leur propre urine et de marcher pendant 70 km pour trouver de l'eau, met en garde l'ONG britannique Oxfam dans un communiqué publié jeudi 16 février.

Alors que tout l'est du continent africain est frappé par une grave sécheresse, la Somalie, un pays aride de la Corne de l'Afrique, est tout particulièrement touchée. Sa population d'éleveurs doit survivre avec un vingtième de la ration moyenne quotidienne recommandée par les critères minima, précise Oxfam.

"De nombreuses familles doivent se contenter de l'équivalent d'un jerrycan de 20 litres d'eau pour trois jours. Cela équivaut à 830 ml, soit trois verres d'eau par personne et par jour pour boire, faire la cuisine et se laver".

"Les experts d'Oxfam ont également recueilli des témoignages de personnes obligées de boire leur propre urine pour étancher leur soif", ajoute Oxfam.

Les femmes, premières victimes de la situation

Certains habitants doivent faire 70 km à pied -soit l'équivalent de deux marathons- pour trouver de l'eau, par une température frôlant 40° C. "Les femmes, chargées le plus souvent d'effectuer ces périples hebdomadaires pour ramener de l'eau, sont les premières victimes de cette situation".

Oxfam va lancer une série d'opérations en faveur de quelque 200.000 Somaliens en situation vulnérable et leurs troupeaux, notamment dans le sud du pays, limitrophe du nord-est du Kenya. "La situation est la pire dont je puisse me souvenir. Certains meurent et des enfants boivent leur propre urine tout simplement parce qu'il n'y a plus d'eau potable disponible", raconte un ancien, Abdullahi Maalim Hussein, cité dans le communiqué.

Sécheresse prévue jusqu'au mois d'avril

La Somalie, qui compte dix millions d'habitants, est un pays sans gouvernement central, depuis que des chefs de guerre et des potentats locaux ont renversé la dictature du président Mohamed Siad Barré, en 1991.

Les convois d'aide humanitaire sont particulièrement visés par les bandes armées, qui tiennent le pays. La sécheresse, qui affecte les populations et les cultures, et décime le cheptel, touche aussi le Kenya, l'Ethiopie, l'Erythrée, la Tanzanie et le Burundi.

Source NouvelObs.Com, 17/02/06

Retour au sommaire 

Accueil


Deux hélicoptères américains disparaissent au large de Djibouti

17/02/06 Selon deux dépêches d’Associated Press et de l’Agence Télégraphique Suisse (ATS) deux hélicoptères américains de transport de marines avec une douzaine de personnes à bord se sont abîmés en mer, ce vendredi 17 février, au large de la côte djiboutienne, a annoncé le département américain de la défense. Une opération de recherche a été déclenchée, deux membres d'équipage ont été secourus mais les autres personnes restent manquantes.

Les hélicoptères CH-53 se sont abîmés vers 17h30 (heure locale) dans le golfe d’Aden près de Ras Siyuan au nord de Djibouti, ajoute le communiqué du Pentagone. "Il y avait au total 12 membres d'équipage au moment de l'accident (...) les militaires stationnés à Djibouti, près du site de l'impact, ont immédiatement réagi et ont pu ainsi sauver deux membres d'équipage" qui sont dans un état stable, a-t-il été précisé. Des forces américaines et françaises sont à la recherche des autres membres d'équipage.

Les deux hélicoptères qui appartiennent au corps des Marines basés au Camp Lemonier étaient en mission d'entraînement nocturne. Rien n'indique que les hélicoptères aient été pris pour cibles, selon le lieutenant Carpenter. Les deux blessés ont été transférés dans le principal camp américain près de Djibouti. Le Camp Lemonier est la base militaire française qui sert de QG à l'opération américaine baptisée "Task Force Horn of Africa" et qui vise à empêcher toute infiltration terroriste dans cette région. Quelque 1700 soldats américains sont basés à Djibouti.

Retour au sommaire 

Accueil


Six ONG italiennes sommées de quitter l’Erythrée

vendredi17 février 2006 | Par Blanchard Alice

Pour ne pas avoir rempli les conditions d’agrément, six OGN italiennes doivent quitter le territoire érythréen. Cette décision a été prise par le gouvernement de ce pays.

Les six ONG priées de quitter l’Erythrée sont Cesvi, GVC, Nexus, Cosva, Coopi et Manitese. Elles ont toutes reçu du Ministère érythréen du Travail et de l’Aide humanitaire une lettre datée du 9 février qui disait « avoir le regret de vous informer que vous n’avez pas rempli les critères d’enregistrement ». « Tout en remerciant votre organisation pour sa contribution ces dernières années aux programmes humanitaires et de réhabilitation en Erythrée, nous vous informons aimablement et officiellement de la fin de vos activités le 31/01/2006 » a ajouté la lettre sans plus de détails.

En mai 2005, une loi a été promulguée à Asmara sur l’activité des ONG. Cette loi exige aux ONG de "renouveler chaque année leur enregistrement" et de disposer d’un million de dollars (840.000 euros) en Erythrée pour les organisations nationales, et du double pour les organisations internationales ceci en vue d’ « atteindre leurs objectifs ».

Ces derniers mois, Asmara a souligné les dangers de la dépendance à l’aide extérieure. Depuis septembre 2005, le gouvernement souhaite arrêter la distribution de l’aide alimentaire gratuite au profit des programmes de travail contre nourriture.

De plusieurs sources diplomatiques, la distribution a très récemment repris dans deux des six régions d’Erythrée. Selon les Nations Unies en 2005, 2/3 des 3,5 millions d’érythréens ont besoin d’une aide alimentaire.

Priées de quitter l’Erythrée en décembre dernier, les membres de la Minuee (Mission des Nations Unies en Ethiopie et en Erythrée), et l’Onu s’étaient pliés aux exigences des autorités érythréennes, en évacuant ses membres visés par l’ordre d’expulsion. Les hélicoptères de la Minuee sont interdits de survoler le territoire érythréen depuis octobre 2005.

Par Blanchard Alice, source CongoPage.Com, 17/02/06

Retour au sommaire 

Accueil


IRIN NEWS : Lutte contre la sécheresse à Djibouti

DJIBOUTI-VILLE, 17 fév. 2006 (IRIN) - Mme Sirad Mohammed se repose à l’ombre de son abri fraîchement construit près de Gabode, banlieue de la capitale Djibouti ville, et regarde ses six enfants jouer.

"Je suis arrivée de Gestir [dans le sud-est d'Ali Sadieh, 100 kilomètres de Djibouti ville] après que mon bétail a été décimé par la sécheresse," dit Sirad. "La situation dans Gestir devient plus grave chaque jour."

Sirad est l’une des 150.000 personnes à Djibouti, sur une population totale de 700.000 habitants, qui ont été déplacées en raison des années consécutives de sécheresse. La crise humanitaire a forcé les habitants des zones rurales à migrer à la ville à la recherche de nourriture et d'eau.

Le nouveau village improvisé près de l'aéroport manque d'installations sanitaires et de toute autres facilités, mais les familles déplacées sont déterminées à rester.

"Un représentant du gouvernement nous a demandé de quitter les lieux, mais nous n'avons nulle part où aller," dit Sirad. "Nous sommes installés à proximité de maisons de familles aisées, qui sont aimables avec nous. Nous recevons d'elles de la nourriture et elles nous fournissent aussi l'eau avec leurs propres systèmes de pompage."

(...)

Extrait adapté de l'anglais, source IRIN News.org du 17/02/06

Retour au sommaire 

Accueil


Au moins sept morts en raison de la sécheresse en Somalie, selon l'AFP

AFP 16/02/06: Au moins sept personnes sont mortes de déshydratation en Somalie en un mois à cause de la sécheresse qui frappe une partie de l'Afrique de l'Est et qui contraint des enfants à boire leur propre urine pour survivre, a annoncé jeudi à Nairobi Oxfam International.

Des populations du Sud et de l'Ouest de la Somalie vivent sous une chaleur de 40 degrés avec uniquement trois verres d'eau par jour et par personne pour boire, cuisiner et se laver, selon un communiqué de l'organisation non gouvernementale publié à Nairobi.

"Des gens meurent et des enfants boivent leur propre urine, tout simplement parce qu'il n'y a plus d'eau à boire", ajoute le communiqué. Pour trouver un peu d'eau, certaines familles doivent marcher près de 70 kilomètres, selon la même source.

Au moins sept personnes sont mortes de déshydrations, et peut-être beaucoup plus, dans cette partie de la Somalie, selon Oxfam, qui prévient que la situation va empirer à moins d'une action rapide pour aider ces populations.

Mercredi, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) avait déjà averti que les Somaliens commenceraient à mourir de faim en avril s'il ne pleut pas dans le Sud du pays, en proie à la pire sécheresse depuis dix ans. La Somalie est livrée au chaos depuis le début en 1991 d'une guerre civile qui a fait entre 300.000 et 500.000 morts.

Une partie de l'Afrique de l'Est est touchée par une grave sécheresse qui menace de famine plusieurs millions de personnes, en Somalie, mais aussi en Ethiopie, au Kenya et à Djibouti.

Source : dépêche AFP du 16/02/06, diffusée sur JeuneAfrique.Com

Retour au sommaire 

Accueil


Soutien citoyen à l'opposition nationale et à l'ARD

Je veux rendre hommage au travail remarquable accompli par les dirigeants de l’ARD, l'Alliance républicaine pour le développement, notamment la victoire sans appel, bien que sans suite, aux élections législatives du 10 janvier 2003. Je veux saluer le courage et la ténacité des responsables de l'ARD qui ont su dénoncer les accords de concorde civile du 12 mai 2001, en allant jusqu’à engager le parti dans une plainte contre le régime décidée le lundi 15 janvier 2006.

Les dirigeants de l’ARD vont bel et bien au contact de la population à Djibouti, ils informent, font passer les messages de résistance face à la dictature, et cela n'est pas chose facile dans un pays où personne n'est à l'abri d'une arrestation arbitraire, si ce n'est pire.

Les militants de l’ARD sont les plus courageux, ils honorent le personnage du regretté Ahmed Dini qui avait lui aussi l'art de répondre présent aux côtés du peuple djiboutien.

Je me dois de saluer également l'audace des Djiboutiennes et des Djiboutiens qui ont massivement participé au meeting de l'ARD le mardi même de l'Aïd el Adha du 10 janvier 2006 dans l'avenue Nasser à Djibouti-ville, ainsi que pour leur bravoure à manifester à chaque appel de l'opposition.

Le peuple djiboutien verra incontestablement naître la démocratie et s'instaurer l'Etat de droit dans son pays dans un très proche avenir; mais par ce que la perfection n'est pas de ce monde, je demande aux dirigeants de l'ARD d'aller plus encore sur le terrain, de tenir davantage de meetings, de se rendre davantage encore dans les quartiers de Djibouti ville.

Je veux rendre hommage à la décision de boycott par l'opposition nationale de la mascarade électorale d'avril 2005 ainsi que de la mascarade des élections régionales de mars 2006, qui se dérouleraient sans candidats adversaires de l'opposition.

C’est pourquoi j’apporte mon soutien à toute l'opposition djiboutienne et à l'ARD en particulier.

A.G.

Retour au sommaire 

Accueil


Situation proche de la famine dans le sud-est de l'Ethiopie, alerte la FAO

Nations Unies (New York) 15 Février 2006

Confrontés à une pénurie alimentaire grave du fait de la sécheresse, les paysans et les pasteurs du sud-est de l'Ethiopie sont dans une situation proche de la famine, alerte aujourd'hui l'agence des Nations Unies pour l'alimentation qui évalue à 18,5 millions de dollars les besoins pour réhabiliter l'élevage et l'agriculture dans le pays.

Dans un communiqué publié aujourd'hui à Rome, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) s'inquiète des « migrations humaines et de bétail importantes » et de la « détérioration de la santé des bêtes avec, dans certaines zones, des décès » qui caractérisent une situation de famine.

« Les régions les plus touchées sont Oromiya et Somali. Dans ces deux régions, la situation s'est aggravée du fait non seulement de l'absence de précipitations à l'automne dernier, mais aussi par l'afflux massif de troupeaux fuyant la sécheresse dans le nord-est du Kenya et le sud-ouest de la Somalie », indique la FAO.

Selon les dernières estimations, plus d'un million de personnes dans la seule région de Somali ont besoin d'une aide alimentaire immédiate.

La situation pourrait se détériorer encore davantage au cours des deux prochains mois, prévient le communiqué.

Les fonds requis par la FAO - 18,5 millions de dollars - permettraient de sauver le bétail qui représente « l'unique bouée de sauvetage des populations ».

La FAO souhaite fournir du fourrage de toute urgence, des produits vétérinaires, notamment des vaccins, de l'équipement médical et un appui financier pour les campagnes de soin et de vaccination du bétail.

Les paysans pauvres ont aussi besoin de semences - 6.000 tonnes de semences seraient nécessaires.

La FAO aidera également les agriculteurs à améliorer leur savoir-faire en matière de maîtrise de l'eau et à assurer le bon fonctionnement des canaux et infrastructures d'irrigation.

Le Secrétaire général a récemment nommé l'ancien Premier ministre de la Norvège Kjell Magne Bondevik au poste d'Envoyé spécial pour la situation humanitaire dans la corne de l'Afrique, une région ravagée par des sécheresses répétées, minée par une insécurité alimentaire chronique, où 40% de la population souffre de sous-alimentation.

Selon les dernières estimations de la FAO, la sécheresse menace la vie d'environ 11 millions de personnes en Somalie, au Kenya, à Djibouti et en Éthiopie (voir notre dépêche du 3 février 2006).

Le Programme alimentaire mondial (PAM) avait annoncé, le 13 janvier dernier, que la corne de l'Afrique serait bientôt confrontée à une catastrophe humanitaire, à moins que des dons n'arrivent rapidement qui permettraient d'acheminer une aide d'urgence à 5,4 millions de personnes (voir notre dépêche du 13 janvier 2006 et notre dépêche du 25 janvier 2006).

Source AllAfrica.com

Retour au sommaire 

Accueil


L'ONU proteste contre l'arrestation de 13 employés érythréens
de sa mission de maintien de la paix

NATIONS UNIES 15-02-06 (AP) -- Les Nations unies ont dit mardi avoir protesté contre l'arrestation ce week-end de 13 Erythréens employés par la mission de maintien de la paix onusienne dans ce pays, chargée de surveiller la situation tendue sur la frontière avec l'Ethiopie voisine. Trente autres Erythréens travaillant pour l'ONU se tiennent actuellement cachés, de peur d'être arrêtés à leur tour par les autorités de leur pays, selon l'ONU.

 "Alors que nous avons protesté, le gouvernement érythréen ne nous a toujours pas donné de raison officielle pour ces détentions", a déclaré Stéphane Dujarric, porte-parole de l'ONU.
Selon un diplomate onusien s'exprimant sous couvert d'anonymat, des Erythréens employés par des organisations internationales -et à ce titre exempts de service militaire- ont été arrêtés ces derniers mois pour être enrôlés par l'armée.

 Le Conseil de sécurité de l'ONU a reporté la semaine dernière la décision sur le sort de la mission de maintien de la paix onusienne en Erythrée et en Ethiopie, forte de 3.800 hommes, afin de donner un mois supplémentaire à une initiative américaine visant à résoudre le différend frontalier de longue date entre les deux pays.

Source Associated Press, diffusion au Nouvel Observateur du 15/02/06

Retour au sommaire 

Accueil


Arrestation d'Erythréens travaillant pour la Minuee

ASMARA, 13/02/06. Selon une dépêche de l’agence Reuters du 13 février 2006 diffusée par ReliefWeb, des employés érythréens de la Minuee, la Mission des Nations Unies pour l’Erythrée et l’Ethiopie, ont été arrêtés en en fin de semaine dans le but vraisemblable de compliquer encore les relations déjà tendues du pays avec l’organisme des Nations Unies, ont déclaré des diplomates ce lundi.

"Les détails ne sont pas encore connus, mais un certain nombre de personnel national de la Minuee ont été emmenés en fin de semaine et sont toujours retenus aux commissariats de police," a affirmé un diplomate à l’agence Reuters.

L’Erythrée reproche à la communauté internationale et aux Nations Unies en particulier de ne pas contraindre l'Ethiopie à se soumettre à la délimitation de la frontière entre les deux pays en vertu d'un accord de paix conclu pour mettre fin à la guerre qui a duré de 1998 à 2000 qui a tué 70.000 personnes. (...)

Par Ed Harris

Extrait adapté de l'anglais, source ReliefWeb, 13/02/2006

Retour au sommaire 

Accueil


Somalie : OCHA exhorte les parties à ne pas entraver l'aide humanitaire d'urgence

14 février 2006 – Craignant que la crise humanitaire en Somalie, pays ravagé par la sécheresse et miné par les conflits, ne se détériore rapidement, la Coordination des affaires humanitaires des Nations Unies a appelé aujourd'hui toute les parties à ne pas entraver le travail des humanitaires qui apporte une aide indispensable à 2 millions de personnes.

« Il est impératif que les chefs des différentes communautés, les leaders politiques et religieux, les hommes d'affaires et les milices créent un environnement propice aux opérations humanitaires indépendantes », a déclaré Maxwell Gaylard, en charge de la Somalie au Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), dans un communiqué publié aujourd'hui à Nairobi.

Quelque 1,7 million de personnes ont besoin d'une aide urgente en Somalie pour faire face à la sécheresse causée par des pluies insuffisantes pour la troisième saison consécutive, la dégradation généralisée du sol et la persistance du conflit, indique le communiqué.

Les Nations Unies fournissent actuellement une aide humanitaire dans les régions qu'elles ont pu atteindre grâce à la coopération des communautés locales.

En décembre dernier, les Nations Unies avaient lancé un appel de 174 millions de dollars pour faire face aux besoins humanitaires de la Somalie (voir notre dépêche du 14 décembre 2005).

La population somalienne vit dans des conditions extrêmes de pauvreté.

Les taux de mortalités maternelle et infantile sont parmi les plus élevés au monde. Un enfant somalien sur quatre meurt avant l'age de cinq ans. L'espérance de vie moyenne est de 48 ans. Le pays compte l'un des taux d'inscription à l'école primaire le plus bas au monde.

Retour au sommaire 

Accueil


Présentation de la Diffusion d'information par la LDDH
sur la non indépendance de la justice à Djibouti

La présente diffusion d'information de la LDDH fait référence à la décision rendue le 9 février 2006 par  la Cour d'Appel de Djibouti déclarant irrecevable la requête présentée par M. Hassan Ali Mohamed, dirigeant la liste «Volontaires de Développement Régional intégré» aux élections régionales, contre la décision de rejet de sa liste par le Commissaire de la République, Chef du district de Tadjourah.

Dans un jargon judiciaire obscur, la Cour d'Appel déclare à cette occasion que la requête de M. Hassan Ali Mohamed a été "déposée le 07 FEVRIER à 7H30 au greffe de la Cour d’Appel et non pas le 06 FEVRIER comme indiqué sur la requête, la mention de la date indiqué par le Greffier en Chef est erronée." Croira qui pourra.

Rappelons que le Tribunal du contentieux administratif n'a pas siégé depuis 1996 alors que l'opposition nationale l'avait saisi en 2002 à propos de la création illégale de la CENI, la Commission électorale nationale indépendante, alors présidée par M. Ali Ismaël Yabeh, actuel énième "tête" de "liste indépendante" se présentant ex qualité à Djibouti. La Chambre du contentieux administratif censée avoir rendu la décision du 9 février serait-elle la nouvelle forme hybride du défunt Tribunal du contentieux administratif, née en catimini et pour la circonstance au sein du Tribunal de Djibouti ?

D'où la difficulté véritable de constituer une liste un tant soit peu "indépendante". Pourtant, la "tête de liste" des «Volontaires de Développement Régional intégré», lui-même membre sans états d'âme connus de cette même CENI et ancien directeur du Palais du Peuple, limogé, dit-on, pour crime de lèse-majesté contre la première Dame du pays, n'offrait manifestement pas, peut-être pour son crime évoqué supra, les garanties minimales de docilité...

Retenons que la vraie dignité de l'Homme libre ne peut être à éclipses ni à temps partiel.

LA REDACTION.

***

Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION
DU 13 FEVRIER 2006

EN REPUBLIQUE DE DJIBOUTI
EST-CE QUE LA COUR D’APPEL
DU TRIBUNAL
FAIT RIPER L’INDEPENDANCE
DE LA JUSTICE ?

DANS CES CONDITIONS QUE PENSER
DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL ?

Cette Diffusion d’Information ne peut que soulever des questions fondamentales, d’autant plus que ces dernières années la Cour d’Appel est ressentie comme le flambeau ou plus exactement comme l’avant garde des violations en matière de procès judiciaires, qui, malheureusement, ont des résonances hautement politiques ou/et à colorations syndicales/journalistes.

A quand, dans le temps, l’Indépendance Totale de la Justice en République de Djibouti !

A quand, dans le temps, la fin de l’Impunité !

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) ne peut que dénoncer toutes les interférences du Pouvoir en place cassant régulièrement l’Indépendance totale de la Justice Djiboutienne.

Sans une Justice totalement indépendante des consignes du Pouvoir politique : les risques de l’anarchie sont là !

M. NOEL ABDI Jean-Paul

***

COUR D’APPEL DE DJIBOUTI
CHAMBRE DU CONTENTIEUX ADMINISTRA TIF

ARRET DU : 02/06

APPELANT:
HASSAN ALI MOHAMED dit « DALGA », Responsable de la liste
Indépendante Volontaire de Développement Régional Intégré.
Demandeur - Comparant en personne.

INTIME:
L’ETAT DE DJIBOUTI.
Défendeur - Comparant par MR. OMAR WAHIB, Représentant de 1 ‘Etat.

COMPOSITION DU CONSEIL.
Lors des débats et du délibéré.

PRESIDENT : M. EMILE DAVID.
CONSEILLERS : M. YACIN OMAR. / M. SAID ABKAR.

COMMISSAIRE DU GOUVERNEMENT: Melle. SOUAD HOUS SEIN FARAH.

GREFFIER : Mme. SAADA ELMI.

DEBATS:
CONTRADICTOIRE. PRONONCE LE: 09 FEVRIER 2006
PAR MONSIEUR LE PRESIDENT, SIGNE PAR LUI ET LA GREFFIERE.
FAITS ET PROCEDURE

Vu la loi N°174,AN/02/4e L portant Décentralisation et statut des Régions.

Vu le rejet de la liste «Volontaires de Développement Régional intégré» par le Commissaire de la République, Chef du District de TADJOURAH ».

Vu la requête présentée par M. HASSAN ALI MOHAMED dit «DALGA » tête de liste «Volontaires de Développement Régional intégré ».

Vu les conclusions des parties.

SUR CE
Considérant qu’il convient de déclarer recevable en la forme la requête présentée par M. HASSAN ALI MOHAMED dit «DALGA », tête de liste «Volontaires de Développement Régional Intégré ».

Considérant que les dispositions de l’art. 23 de la loi N0139/AN/06/5e L, portant modification de la loi N°174/AN/02/4e L du 07 JUILLET 2002 portant décentralisation et statut des régions prévoit «qu’à compter de la notification d’un refus de ladite liste disposent de quarante huit (48) heures pour contester ce refus devant la section du conseil du contentieux administratif. Celui-ci doit statuer dans les trois (3) jours.

Faute d’une décision dans ce délai la déclaration de candidature doit être enregistrée. La décision du Conseil du Contentieux Administratif ne peut être contestée que devant la Cour Suprême qui doit statuer dans les trois (3) jours ».

Considérant que la requête présentée par M. HASSAN ALI MOHAMED dit «HASSAN DALGA», tête de liste «Volontaires de Développement Régional Intégré» de la Région de Tadjourah a été déposée le 07 FEVRIER à 7H30 au greffe de la Cour d’Appel et non pas le 06 FEVRIER comme indiqué sur la requête la mention de la date indiqué par le Greffier en Chef est erronée.

Considérant qu’il y a lieu donc de déclarer irrécévable comme étant hors délai la requête présentée par HAS SAN ALT MOHAMED
Considérant qu’il sera condamné aux entiers dépens.

DECISION PAR CES MOTIFS

La Cour, statuant publiquement et contradictoirement à l’égard des parties et, en Chambre du Contentieux Administratif.

SUR LA FORME ;
- Déclare recevable en la forme la requête présentée par M. HASSAN ALI MOHAMED, tête de liste «Volontaires de Développement Régional Intégré ».

AU FOND
- Déclare irrécévable comme étant hors délai la requête présentée par HASSAN ALI MOHAMED.

Le condamne aux entiers dépens.

LE GREFFIER

LE PRESIDENT

Retour au sommaire 

Accueil


Le ministre italien Roberto Calderoli à une journaliste somalienne :
« Retourne dans ton désert, avec tes chameaux»

El Watan, 13/02/06. La controverse, désormais internationale, provoquée par la publication par plusieurs journaux européens de caricatures qui offensent le nom du Prophète Mohamed n’épargne pas l’Italie.

La bonne nouvelle, (en Italie) cette fois, c’est que le chef du gouvernement Silvio Berlusconi, qui avait réussi en 1995 l’exploit de se mettre à dos tous les musulmans en déclarant, lors d’un sommet mondial à Berlin, que « la civilisation occidentale était supérieure aux autres », a affirmé, mardi sur les ondes d’une radio romaine, « la civilisation islamique et la civilisation occidentale doivent maintenir une relation réciproque », ajoutant : « Attention à ne pas provoquer un clash de civilisations. » (…)

Suivant l’exemple du quotidien populiste français France soir, trois quotidiens italiens avaient publié, plusieurs jours de suite, les desseins critiqués. Le Corriere Della Sera, Libero et la Stampa avaient cru bien faire en proposant à leurs lecteurs les caricatures danoises. (…)

Un député du parti de la Ligue du Nord, ministre au gouvernement Berlusconi, Roberto Calderoli, ira même jusqu’à lancer à une journaliste d’origine somalienne, qui tentait d’expliquer la position des musulmans qui manifestaient contre les ambassades danoises et norvégiennes : « Retourne dans ton désert, avec tes chameaux. » (…)

Extrait de l'article de Nacéra Benali publié à Al Watan, lundi 13 février 2006

Retour au sommaire 

Accueil


Le FBI accuse un imam somali de collusion avec le terrorisme

TACOMA. 11/02/06. Mohamed Sheikh Abrahim, responsable de la mosquée de Seattle aux Etats-Unis, et qui bénéficie du soutien de la communauté somalie locale, fait face à une procédure d'expulsion. 

Un agent de FBI a indiqué vendredi qu’un responsable de la mosquée de Seattle aux Etats-Unis qui faisait déjà l’objet d’une procédure d’expulsion du territoire américain pour infraction aux lois sur l'immigration fait également l'objet d'une enquête criminelle pour détournement de fonds au profit de groupes terroristes. 

L'agent David Rubincam a témoigné contre Mohamed Sheikh Abrahim dans le cadre de l’infraction aux lois sur l'immigration. Les autorités soupçonnent M. Mohamed d'être impliqué dans des opérations de contrebande aux Etats-Unis pour collecter de l'argent transité par le Mexique et destiné au Front national de libération de l'Ogaden (ONLF), cette organisation voulant instaurer un Etat indépendant pour les Somalis vivant en Ethiopie.

M. Mohamed, âgé de 39 ans, imam et responsable de la communauté somalie de Seattle est placé en garde à vue par la police fédérale depuis son interpellation en novembre. La déposition de Rubincam a été faite le troisième jour de l'audition devant la Cour chargée des délits liés à l'immigration pour savoir si M. Mohamed pouvait bénéficier d’une mise en liberté.

M. Rubincam a affirmé qu'une source confidentielle avait informé le FBI en 2003 de l’existence de malversations financières, de l'argent destiné à reconstruire la mosquée de Seattle ayant été détourné vers l'étranger au bénéfice de l'ONLF et d'une autre organisation appelée AIAI, qui est la plus grande organisation islamique militante en Somalie. M. Rubincam a rappelé que le FBI avait placé Mohamed sous surveillance policière tout au long de cette année.

Hilary Han, avocat de M. Mohamed, a indiqué que l'accusation étant construite sur des sources confidentielles, son client n'avait pas été en mesure d'être confronté à ses accusateurs.  L'avocat a également demandé au gouvernement de dire comment il avait pu recueillir l'information auprès de 100 personnes de la communauté somalie, sans recours, comme il prétend l'avoir fait, à des interprètes.

Extrait adapté de l'anglais, source The Seattle Times, 11/02/06

Retour au sommaire 

Accueil


Au Nouvel Observateur : "Un roman de Waberi, le Voltaire noir"

Cela se lit comme un conte de Voltaire. En plus noir et en plus saisissant. Pour son troisième roman, Abdourahman A. Waberi, écrivain natif de Djibouti, a inventé une singulière contre-utopie. Véritable monde renversé où le Nord et le Sud, une fois n'est pas coutume, échangent leur rôle. Tandis que l'Occident s'est paupérisé à l'extrême, l'Afrique, nouvelle terre de la prospérité où affluent d'innombrables exilés, s'est coulée dans le modus vivendi de l'Europe. Ainsi, quand les nouveaux nantis des « Etats-Unis d'Afrique », selon l'improbable oxymore forgé par l'auteur, ne se pressent pas chez « McDiop » ou chez « Nka », c'est « A l'Est de Bangui » qu'ils vont voir en foule au cinéma.

Les armes de la polémique - celles qui apparentaient les livres précédents à autant de « Manderlay » romanesques - ont donc fait place à la verve de l'ironiste comme à la grâce chatoyante du conte futuriste. Il est question ici de sexe, de vie et de mort, mais aussi d'enfer et de paradis, de pesanteur et de grâce. On sourit et on tremble d'un même mouvement à l'histoire de Maya, conscience enfantine écartelée entre sa Normandie natale et sa terre érythréenne d'adoption. Diffractée à travers le texte, la geste de l'héroïne en quête de ses origines se love dans celle du monde.

La morale de la fable ? Il serait tentant de voir dans ce livre un simple pamphlet issu du brouet altermondialiste. Vade-mecum sur l'insoutenable misère universelle. Miroir à peine grossissant du monde réel dans son absurdité régnante. C'est sans compter, cependant, sur une voix romanesque plus secrète et plus riche : proche de l'adage d'Héraclite sur le caractère éphémère de toutes choses (« On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve ») et, partant, sur la réversibilité de l'histoire. Un Héraclite revu et corrigé par Albert Jacquard et qui aurait fait sien le principe de responsabilité de Hans Jonas.

« Aux Etats-Unis d'Afrique », par Abdourahman A. Waberi, Lattès, 234 p., 15 euros.

Thomas Regnier 

Article paru le 09/02/06 au Nouvel Observateur

Retour au sommaire 

Accueil


Création d'un comité de soutien à la veuve du juge

Journal Ouest-France du samedi 11 février 2006

Edition : Normandie

Rubriques : Normandie en Bref

Un comité de soutien à la femme du juge Borrel s'est constitué, jeudi soir, à Lisieux. Une cinquantaine de personnes ont répondu à l'appel lancé par le collectif des Droits humains et l'association Lisieux avenir. Bernard Borrel, ancien procureur de la République de Lisieux, est mort en octobre 1995, à Djibouti.

La thèse officielle reste celle de l'accident que conteste Élisabeth Borrel qui se bat depuis 10 ans pour connaître la vérité. Le comité, qui ne revendique aucune orientation politique ou religieuse, demande, au nom du droit à la justice, que la France lève le secret défense. La juge d'instruction en charge du dossier n'a toujours pas obtenu un certain nombre de documents qu'elle réclame.

Élisabeth Borrel, qui prépare un livre pour l'automne, est venue témoigner à Lisieux et au mémorial de Caen, il y a quinze jours.

Contact. Comité de soutien à Élisabeth Borrel, espace Victor-Hugo, 14 100 Lisieux. Un site Internet ouvrira prochainement.

Retour au sommaire 

Accueil


Affaire Borrel : « Lisieux se doit d'agir »

Journal Ouest-France du samedi 11 février 2006

Edition : Pays d'auge

Rubriques : Lisieux Ville

L'appel lancé par l'épouse de l'ancien procureur de la République de Lisieux a été entendu. Jeudi soir, un comité de soutien s'est constitué pour l'aider dans son combat. Il rassemble toutes les personnes déterminées à connaître la vérité. Au nom du droit à la justice.

Une cinquantaine de personnes ont répondu à l'invitation du collectif lexovien des Droits humains (1) et de l'association Lisieux avenir. Des élus de différents bords politiques, des représentants syndicaux, mais aussi et surtout de simples citoyens, tous animés par la volonté d'apporter leur soutien à Élisabeth Borrel.

Le corps de Bernard Borrel, ancien procureur de la République de Lisieux, a été retrouvé le 19 octobre 1995, à Djibouti. Alors que tout indique qu'il a été assassiné, la thèse officielle reste celle du suicide. Et dix ans après, le secret défense n'a toujours pas été levé sur des documents réclamés par la juge d'instruction. « Bernard Borrel a laissé une empreinte à Lisieux, c'était un homme apprécié. Il était logique de mettre en place quelque chose ici, estime Bernard Bonnet, président du collectif lexovien des Droits humains. Lisieux se doit d'agir, sans distinction d'appartenances politiques ou religieuses. »

Lettre et pétition

Jeudi soir, quatorze personnes se sont engagées à intégrer l'équipe chargée d'animer ce comité. « Le 22 février, nous allons rencontrer maître Morice, avocat de Madame Borrel, pour voir avec lui comment l'aider. » Le comité souhaite également prendre contact avec des personnalités du monde littéraire, judiciaire ou médiatique, susceptibles d'apporter leur caution et leur renommée au comité.

Toutes les personnes qui le souhaitent peuvent signer la pétition (disponible à l'Espace Victor-Hugo) demandant que la lumière soit faite sur cette affaire. Elles peuvent aussi adresser une lettre au Premier ministre pour demander la levée du secret défense. Enfin, le comité de soutien va prochainement ouvrir un site Internet.

Guillaume BOUNIOL.

Pratique. Comité de soutien à Élisabeth Borrel, Espace Victor-Hugo, 14 100 Lisieux.

(1) Le collectif réunit l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture, Amnesty international, le Cercle laïque lexovien, le Comité catholique contre la faim, la Croix-Rouge française, le Mouvement de la paix, Mood action professor, le Secours catholique et Terre des hommes.

Retour au sommaire 

Accueil


Situation humanitaire tragique à Djibouti, selon le département d'information de l'ONU

La situation humanitaire à Djibouti a atteint un niveau critique en raison des années consécutives de sécheresse, a déclaré le coordinateur des Nations Unies pour les actions humanitaires dans les pays de la Corne de l’Afrique.

"Nous avons déjà observé une grave malnutrition de quelques enfants et sommes inquiets face à la détérioration du statut alimentaire des enfants" a dit mardi Aloys Kamuragiye, qui est également le représentant de l’Unicef. "Nous nous trouvons clairement dans une situation d’urgence," a-t-il affirmé à IRIN, le bureau pour la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies.

M. Kamuragiye a affirmé que les agences de l'Onu, leurs partenaires, leurs donateurs ainsi que le gouvernement procédaient à une rapide évaluation de quatre jours dans tout le pays pour déterminer l'importance exacte du problème.

En attendant, l'Unicef et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) se prépareraient à mettre en place des centres d'alimentation thérapeutiques dans la ville de Djibouti pour soutenir le ministère de la santé.

Dans son rapport de janvier, le réseau de systèmes d’alerte précoce contre la famine de l’USAID (FEWS net) a estimé que 70.000 Djiboutiens avaient besoin d'une aide d’urgence, la plupart des personnes affectées étant des éleveurs. (...)

Extrait adapté de l'anglais, source irinnews du 08/02/06

Retour au sommaire 

Accueil


Aide humanitaire : Bruxelles au secours des victimes de la sécheresse dans la Corne de l'Afrique

La Commission européenne vient d'accorder 5 millions d'euros d'aide humanitaire d'urgence pour renforcer la capacité de résistance des habitants de la Corne de l'Afrique touchés par de fortes sécheresses.

Cette décision concerne les habitants du Kenya, de la Somalie et de l'Ethiopie. Elle vise à améliorer la situation de quelque 5,6 millions de personnes vulnérables en leur donnant accès à l'eau, aux soins et en protégeant leurs troupeaux.

Pour le commissaire européen chargé du développement et de l'aide humanitaire, Louis Michel, "de graves risques de famine sont à prévoir si nous n'agissons pas rapidement. La somme de 5 millions d’euros annoncée aujourd’hui participe de l’effort considérable déployé actuellement par la Commission dans le but d’aider les personnes touchées par la forte sécheresse. Elle sera utilisée sans délai pour répondre aux besoins urgents en eau, nourriture et services de soins de base, ainsi que pour préserver le bétail, principale source alimentaire de la région."

A ce jour Bruxelles a affecté la somme de 73 millions d'euros pour faire face à la sécheresse. Cette aide est attribuée à deux niveaux : 12 millions sont destinés à financer une aide d'urgence dans la cadre du budget d'aide humanitaire et 61 millions, principalement financés au titre de la ligne budgétaire aide/sécurité alimentaire et du Fonds européen de développement (FED), sont employés à gérer les effets de la sécheresse à moyen et long terme.

Source : Fenêtre sur l'Europe

Retour au sommaire 

Accueil


Communiqué de presse du Parti Djiboutien pour le Développement (PDD)

Parti Djiboutien pour le Développement
Siège Central : Gabode IV
Boîte Postale : 892
Tél. : ( 00 253) 35 32 43 / 82 28 60
République de Djibouti

Djibouti, le 9 février 2006

COMMUNIQUE DE PRESSE

Par lettre en date du 19 juin 2005 adressée au Président de la République, le PDD avait proposé de faire les réformes nécessaires pour la transparence électorale avant toute élection et d’organiser les élections régionales et législatives le même jour en Janvier 2008. 

Non seulement nos propositions n’ont pas été prises en considération, mais nous assistons, au lieu de faire un pas vers l’ouverture démocratique, au durcissement de la part du pouvoir en tentant de museler la presse indépendante, d’intimider les défenseurs des droits de l’Homme et d’arrêter les syndicalistes réclamant leurs droits.

Dans ces conditions, le PDD, refusant de cautionner des manœuvres anti-démocratiques du régime, a choisi de s’abstenir des élections régionales où même les droits de tout citoyen à s’y présenter et les vrais proportionnels sont bafoués par avance. Aussi, le PDD lance un appel au boycott de ces élections.

Le Président du PDD
Mohamed Daoud Chehem

Retour au sommaire 

Accueil


Communiqué de presse : l'UAD boycotte la mascarade électorale des élections régionales

Union pour l’Alternance Démocratique -U.A.D

(A.R.D, U.D.J, M.R.D)

Djibouti, le 8 février 2006

COMMUNIQUE DE PRESSE

L’UAD BOYCOTTE LA MASCARADE DES ELECTIONS REGIONALES

Les premières élections régionales de l’Histoire de notre pays annoncées pour mars prochain se présentent d’ores et déjà comme une nouvelle falsification de la Démocratie. Prisonnier de ses réflexes de parti unique, le régime RPP s’est révélé incapable d’instaurer une réelle Décentralisation et poursuit sa fuite en avant, prolongeant dangereusement l’impasse politique et les souffrances du peuple.

La population djiboutienne, dont les conditions de vie se dégradent de jour en jour, ne cautionnera pas cette nouvelle mascarade électorale, uniquement organisée en vue d’officialiser une parodie de Décentralisation.

L’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) rappelle qu’au cours de ces dix dernières années l’opposition avait remporté des élections auxquelles elle avait participé. Mais, à chaque fois, les fraudes massives du régime RPP ont empêché toute alternance démocratique. C’est pourquoi l’UAD pose depuis mai 2004 des conditions préalables à sa participation à toute consultation électorale. A ce jour, le régime fraudeur continue d’ignorer la transparence que réclame I’UAD.

Concernant les prochaines élections régionales, I’UAD avait clairement réaffirmé sa disposition à y participer si un minimum d’honnêteté et de transparence était garanti. Ce qui n’est malheureusement pas le cas. Prenant à témoin l’opinion nationale et internationale, I’UAD estime que la mauvaise foi de ce régime fraudeur, au pouvoir depuis trois décennies, est amplement démontrée.

En conséquence, l’UAD

- prend acte de l’impossibilité de toute compétition démocratique avec ce régime et laisse les coalisés irresponsables « s’entrefrauder »,

- lance un appel au boycott massif de cette parodie d’élections régionales sur toute l’étendue du territoire national.

La démocratie locale ne doit pas être une affaire de délinquance politique, réduisant le mandat électif à un poste honorifique sans pouvoir de décision ni indépendance financière.

Le Président de l'UAD
Ismael Guedi Hared

Retour au sommaire 

Accueil


Ethiopie : une journaliste en ligne détenue depuis 13 jours, mais toujours pas inculpée

Pays/Sujet: Ethiopie
Date: 08 février 2006
Source: Reporters sans frontières (RSF)
Personne(s): Frezer Negash
Cible(s): journaliste(s)
Type(s) d'infraction(s): détention , emprisonnement
Niveau de priorité: Bulletin

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières rappelle que, aucune charge n'ayant été retenue contre Frezer Negash, son maintien en détention est illégal. "Aucun Etat de droit ne saurait tolérer ce type d'emprisonnement sans jugement. Ce déni de justice est d'autant plus révoltant qu'il s'agit d'une jeune femme enceinte de trois mois", a déclaré l'organisation.

La journaliste en ligne, arrêtée le 27 janvier 2006, a comparu devant un juge le 6 février. Ce dernier n'a toutefois pas précisé les charges retenues contre elle, se contentant de prolonger sa période de détention provisoire jusqu'au 21 février pour les "besoins de l'enquête". La jeune femme n'a toujours pas été autorisée à recevoir la visite de sa famille. Seul son avocat a pu la voir.

Pour tout renseignement complémentaire, veuillez contacter Léonard Vincent, RSF, 5, rue Geoffroy Marie, Paris 75009, France, tél: +33 1 44 83 84 84, téléc: +33 1 45 23 11 51, courrier électronique: afrique@rsf.org, Internet: http://www.rsf.org

Retour au sommaire 

Accueil


Ethiopie/Erythrée : une réunion de la Commission de démarcation attendue (ONU)

8 février 2006 – Alors qu'expire bientôt le délai de 30 jours accordé par le Conseil de sécurité à une mission de conciliation américaine avant d'envisager un redéploiement de la Mission des Nations Unies en Ethiopie et en Erythrée, l'ambassadeur des Etats-Unis a indiqué qu'une réunion des parties et de la Commission de démarcation était attendue dans les prochaines semaines.

Jean-Marie Guéhenno a présenté aujourd'hui au Conseil de sécurité un exposé sur la situation entre l'Ethiopie et l'Erythrée, notamment sur les conséquences des restrictions qui continuent d'être imposées par le gouvernement érythréen à la Mission des Nations Unies chargée de surveiller le cessez-le-feu entre l'Ethiopie et l'Erythrée (MINUEE), a informé le porte-parole du Secrétaire général, Stéphane Dujarric, lors de son point de presse quotidien, au siège de l'ONU à New York.

A l'issue de cette réunion informelle, le président du Conseil de sécurité pour le mois de février, l'ambassadeur des Etats-Unis John Bolton, a indiqué que la mission de conciliation menée à l'heure actuelle par son pays poursuivait les efforts diplomatiques.

Le 9 janvier dernier, le président du Conseil de sécurité avait indiqué qu'il attendrait le résultat d'une initiative lancée par les Etats-Unis pour engager la mise en œuvre de la délimitation de la frontière entre l'Erythrée et l'Ethiopie avant de se prononcer sur les propositions formulées par le Secrétaire général quant au futur de la MINUEE (voir notre dépêche du 9 janvier 2006).

« Afin de ne pas lancer de signaux dans un sens ou un autre, j'ai demandé au Conseil de sécurité à ce que l'on préserve le statu quo sur la MINUEE pour 30 jours », avait précisé l'ambassadeur des Etats-Unis.

« Nous espérons obtenir une réunion des témoins des Accords d'Alger [qui marquait le cessez-le-feu entre les parties] dans les prochaines semaines, conformément aux recommandations du Secrétaire général visant à ce qu'elles acceptent de reprendre la démarcation », a-t-il affirmé aujourd'hui.

John Bolton a indiqué attendre également une réunion de la Commission du tracé de la frontière entre l'Érythrée et l'Éthiopie.

En réponse à la question d'un journaliste qui lui demandait ce qui se passerait si le délai de 30 jours expirait en l'absence d'un accord, John Bolton a indiqué aujourd'hui que la réunion informelle d'aujourd'hui avait aussi abordé la question d'un redéploiement.

Dans son dernier rapport au Conseil de sécurité, publié le 6 janvier dernier, le Secrétaire général estimait que la situation de la Mission des Nations Unies en Éthiopie et en Érythrée était de plus en plus « intenable ».

Le rapport définit six options à l'attention du Conseil de sécurité, parmi lesquelles figurent le déplacement de la MINUEE, sa réduction à une mission de liaison et son retrait total.

La MINUEE confirmait par ailleurs que la situation militaire dans la zone provisoire de sécurité (TSZ) et les régions voisines demeurait « tendue et potentiellement explosive ».

Le gouvernement érythréen, qui réclame la démarcation de la frontière avec l'Ethiopie, a soumis depuis le mois d'octobre la MINUEE à une interdiction de survol du territoire par ses hélicoptères, à des entraves à sa circulation, et à une expulsion d'une partie de son personnel, mesures condamnées par le Conseil de sécurité et le Secrétaire général (voir notamment notre dépêche du 5 octobre, notre dépêche du 24 octobre et notre dépêche du 7 décembre 2005).

Retour au sommaire 

Accueil


L'Unicef demande 16 millions de dollars
pour la Corne de l'Afrique ravagée par la sécheresse 

7 février 2006 – 16 millions de dollars afin de financer une aide d'urgence destinée à la Corne de l'Afrique minée par des sécheresses répétées qui touchent maintenant plus 8 millions de personnes.

« Les fonds collectés grâce à cet appel vont aider l'UNICEF à mettre en oeuvre au cours des trois mois à venir des programmes essentiels pour la survie des populations affectées », indique un communiqué publié aujourd'hui à New York par le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF).

« Alors que les pluies ne devraient pas arriver avant avril, l'UNICEF redoute que la situation ne se détériore encore davantage », prévient le communiqué.

« L'eau est rare dans la région du fait des faibles précipitations enregistrées lors de ces dernières années. Les récoltes ont été catastrophiques et le bétail est en train de mourir. Pour un bon nombre de familles, cela signifie la perte de leurs propres ressources alimentaires et de leur principale source de revenus », informe l'agence des Nations Unies.

« Historiquement, en Afrique orientale, les sécheresses et les pénuries alimentaires ont entraîné des migrations massives, les familles, à la recherche de nourriture, abandonnant leurs villages pour rejoindre de plus importantes communautés. La migration rend les enfants plus vulnérables en période de crise. En effet, ils ne sont pas en mesure d'aller en classe et ils peuvent être séparés de leurs familles », explique l'UNICEF.

« Certaines informations en provenance de différents points de la région amènent à penser que des mouvements de population pourraient déjà être entamés. Un bon nombre d'écoles signalent une augmentation des abandons scolaires et certaines d'entre elles ont dû fermer. C'est ainsi que dans quatre districts de Somalie seules 14 écoles sur 104 demeurent ouvertes », précise le communiqué.

L'UNICEF soutient déjà les efforts du Programme alimentaire mondial (PAM) qui prévoit de fournir une aide alimentaire d'urgence à plus de 5 millions de personnes.

« C'est la saison difficile et nous entrons dans la période de l'année où généralement la population dispose de faibles réserves alimentaires. Nous voulons éviter la grave malnutrition du milieu des années 80 et du début des années 90 en nous attaquant au problème dès le début de l'année », a déclaré Gerry Dyer, chef du groupe des interventions humanitaires de l'UNICEF.

L'appel d'urgence lancé aujourd'hui va aider l'UNICEF à poursuivre l'approvisionnement en biscuits à forte valeur énergétique et en lait fortifié.

Il va également permettre de contribuer aux soins de santé et en particulier de fournir des vaccins contre la rougeole et des compléments de vitamine A, afin d'améliorer l'immunité des enfants en ces moments de vulnérabilité accrue.

Plus de 40% de la population souffre actuellement de sous-alimentation dans la Corne de l'Afrique.

Le Secrétaire général a nommé, le 3 février dernier, l'ancien Premier ministre de la Norvège Kjell Magne Bondevik, au poste d'Envoyé spécial pour la situation humanitaire dans la Corne de l'Afrique.

« Kjell Magne Bondevik travaillera avec le système des Nations Unies, les gouvernements des pays touchés, la communauté des donateurs, les ONG partenaires, et d'autres organisations de la société civile, pour assurer une action humanitaire efficace », indiquait le communiqué annonçant sa nomination (voir notre dépêche du 3 février 2006).

Le PAM a annoncé, le 13 janvier dernier, que la Corne de l'Afrique serait bientôt confrontée à une catastrophe humanitaire, à moins que des dons n'arrivent rapidement (voir notre dépêche du 13 janvier 2006).

Retour au sommaire 

Accueil


7 FEVRIER 2000 : ACCORD-CADRE DE REFORME ET DE CONCORDE CIVILE.

PREAMBULE

Le Gouvernement de la République de Djibouti et le Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie (FRUD) parties au présent Accord Cadre ;

Considérant que la reconnaissance de la dignité des membres de la Communauté nationale djiboutienne et le caractère inaliénable de leurs droits sont le fondement de leur liberté, de leur égalité et de la paix en République de Djibouti ;

Ayant à l'esprit la prééminence de la légalité constitutionnelle, dans le respect des droits de l’Homme et du pluralisme des opinions, des convictions et des idées ;

Convaincu qu'à la suite d'une confrontation armée, ayant opposé des membres de la Communauté nationale djiboutienne, il est indispensable d'apporter des solutions

globales et définitives permettant l'instauration de la paix civile par le dialogue, la tolérance et le respect de l'autre, unique voie pour maintenir la cohésion de la Nation djiboutienne, dans une République de Djibouti Unie et stable, où règnent la paix civile et la concorde, conditions primordiales du développement humain, fondement de progrès économique et social ;

Conscients de la nécessité d'ouvrir une perspective nouvelle à la Nation djiboutienne et donner un sens au sacrifice que le Peuple djiboutien a consenti pendant vingt deux ans ;

Ayant à l'esprit le programme du gouvernement soumis et adopté par le peuple djiboutien le 09 avril 1999 par l'élection de Son Excellence Monsieur Ismaïl Omar Guelleh préconisant la mise en place rapide des réformes dans le sens de plus de démocratie, d'une gestion saine et transparente des affaires publiques, il faut : 

* Remédier aux causes ayant généré le conflit civil ;

* Prévenir leur renouvellement, recommencement ou répétition ;

Reconnaissant que la paix civile est l'aboutissement de ce processus, ciment de la fraternité de tous les enfants de la République de Djibouti.

Sont convenus de ce qui suit :

Article 1er : DES REPARATIONS ET INDEMNISATIONS.

La réhabilitation des zones touchées par le conflit civil sera réalisée afin de permettre aux populations civiles réfugiées, déplacées ou affectées par ce conflit, de réintégrer leurs lieux d'habitation, de profession, de production, dans les meilleures conditions.

A cet effet, il sera mis en oeuvre tous les moyens nécessaires pour réhabiliter, restaurer ou justement indemniser les victimes civiles et militaires dans la perte de leurs habitations, commerces, biens mobiliers et immobiliers, de profession ou outils de production, et des plantations. Le bénéfice des réparations doit uniformément couvrir toutes les victimes du conflit dans les mêmes conditions.

Article 2 : DES REFORMES.

* La réforme consistera en une décentralisation véritable accordant une large autonomie aux régions concernées. La loi en préparation sur la décentralisation devra attendre de faire l'objet d'une étude plus approfondie par le FRUD signataire du présent Accord cadre avant d'être discutée dans un proche avenir par le parlement.

Article 3 : DE LA DEMOCRATIE.

Il n'y a pas de République viable sans démocratie ni de démocratie sans équilibre des pouvoirs, pluralité de l'opinion, liberté d'en faire état, et droit d'agir pour les faire valoir.

* Les libertés d'association, d'opinion, d'expression, de réunion, de presse qui sont parties intégrantes des grands équilibres démocratiques seront réaménagées par des dispositions légales et rendront le multipartisme plus satisfaisant.

* Chaque pouvoir, en République, ne peut qu'être strictement encadré dans l'exercice de ses fonctions par des institutions démocratiques républicaines. Celles-ci doivent à leur tour refléter l'état d'un consensus national librement et démocratiquement élaboré par une représentation équitable et mise en oeuvre par des administrations au sein desquelles les diverses communautés nationales sont représentées d'une façon équilibrée.

Article 4 : DE LA GESTION SAINE DE LA CHOSE PUBLIQUE.

Une Cour des comptes sera immédiatement mise en place et commencera ses investigations pour mettre fin à l'opacité de la gestion des deniers publics.

Article 5 : DE LA PAIX CIVILE ET LA SECURITE.

La paix et la justice sont aussi inséparables que le souffle et la vie. Réaliser la paix civile c'est assurer la justice, et en premier, la réparation des préjudices subis.

* Il s'agit également de mettre en place des réformes des lois et règlements garantissant les conditions de la cohésion nationale et une gestion saine et claire du patrimoine national commun.

* Les militaires dont la mission principale est d'assurer la sécurité du territoire national contre toute menace extérieure, réintégreront les positions qu'ils occupaient avant le conflit civil. Leur présence ne constituera aucune entrave ni gêne à la circulation des biens et des personnes. Afin de rendre cette circulation sans risque chacune des deux parties s'engage à procéder au déminage des terrains et des voies qu'elle avait minés.

* Les deux parties s'engagent à une suspension des hostilités.

* Les prisonniers civils et militaires des deux parties détenus de part et d'autre seront immédiatement libérés.

* En outre, les membres du FRUD, responsables, cadres, militants, civils ou combattants qui occupaient une fonction professionnelle avant le conflit seront réintégrés dans leurs administrations, établissements, services, ou entreprises. Les autres membres du FRUD seront intégrés à des fonctions civiles ou militaires adéquates. Les modalités de leur désarmement effectif seront réglées à cette occasion. Ceux qui furent victimes de préjudices matériels seront indemnisés. Toute accusation ou poursuite à leur encontre du fait de la lutte armée sera abandonnée ou effacée par une amnistie.

Article 6 : DE L'APPLICATION DE L'ACCORD CADRE.

Les deux parties signataires du présent Accord cadre conduiront de concert l'application stricte et honnête de la totalité de son contenu et de toutes autres mesures entreprises dans son cadre ou en rapport avec ses objectifs.

Article 7 : DES DISPOSITIONS FINALES.

Le présent "Accord cadre de réforme et de concorde civile" est établi en deux exemplaires, en langue française, signés par chacune des deux parties. Un exemplaire original sera conservé par chacune d'elles. Il sera publié au Journal Officiel de la République de Djibouti.

Fait à Paris, le 07 Février 2000

Pour le FRUD-armé                                                                                                Pour le Gouvernement
Le Président                                                                                                            Le Chef de Cabinet du
Ahmed Dini Ahmed                                                                                                 Président de la République
                                                                                                                               Ali Guelleh Aboubaker

Retour au sommaire 

Accueil


Présentation du Communiqué de la LDDH
sur le 6e anniversaire de l'Accord de paix du 7 février 2000

Nous donnons ci-dessous à lire l'appréciation de la Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme (LDDH) sur les accords de paix de février 2000, même si nous ne partageons pas l’analyse concernant les élections régionales à venir. Si la participation démocratique à ces élections peut sembler impérative aux yeux du président NOEL ABDI, elle ne peut pas consister à donner un blanc seing à un régime qui ne fait aucun cas des conditions minimales de transparence électorale. C’est pourquoi nous persistons à croire qu’il est bien plus impératif de ne pas participer à un scrutin qui manque de lisibilité démocratique. La Rédaction.

 

     L.D.D.H.

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 7 FEVRIER 2006

Sixième anniversaire de l’Accord de Paix

Du 7 février 2000 

Bref aperçu historique

La République de Djibouti a connu durant sa brève existence (29 ans en juin 2006), un parti unique (1981-1992), un quadripartisme jusqu’en 2002 et surtout une terrible guerre civile (1991-2000) à laquelle a définitivement (?) mis fin l’Accord de Paix du 12 mai 2001. Ni le multipartisme intégral, effectif depuis octobre 2002, ni les différentes institutions créées sous les pressions conjuguées de la résistance armée et des bailleurs de fonds.

(Chambre des Comptes et de Discipline Budgétaire, conseil constitutionnel, CENI…) n’ont apporté une contribution significative à la paix et au développement économique escomptés. Hérité de la période coloniale, désactivé en 1996, le tribunal du contentieux administratif est aujourd’hui inopérant.

Témoin parce que conviée par le gouvernement à la signature de cet Accord, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a, en toute objectivité, constaté sa violation par le gouvernement dès sa signature…jusqu’à sa dénonciation par l’autre partie en septembre 2005. Ce qu’elle a déploré. Depuis, la LDDH n’a cessé de s’alarmer tant auprès des belligérants, puisqu’il faut malheureusement les appeler ainsi, qu’auprès de la communauté internationale pour qu’une issue honorable pour les deux parties soit rapidement trouvée à cette impasse. En vain à ce jour !

Plus gravement, la LDDH a déploré les propos du chef de l’Etat djiboutien déclarant sur une onde étrangère qu’il n’existait aucune opposition à Djibouti : à force de réprimer celle politique et pacifique, le régime s’expose à susciter une militaire et violente.

Plus que jamais, la LDDH s’inquiète aujourd’hui du boycott des prochaines échéances régionales que l’opposition a choisi. A l’absence des conditions objectives de transparence électorale s’ajoute une remise en cause unilatérale par le gouvernement de la Décentralisation telle qu’elle avait constitué le volet essentiel de l’accord de paix.

 Sans nous en lasser, nous réitérons notre proposition de médiation pour prévenir et éviter l’inéluctable déflagration à laquelle cette impasse promet d’aboutir. A l’anarchie en Somalie et aux bruits de bottes récurrents chez les deux puissances régionales voisines (Ethiopie et Erythrée) s’ajoute l’état d’anomie patente de l’Etat djiboutien.

Etat des lieux à Djibouti

Le constat est accablant : non seulement les exécutions extrajudiciaires sont passées de la brousse à la Capitale depuis le 7 février 2000, mais la paix conclue à cette date n’a apporté aucune amélioration aux conditions quotidiennes d’existence des Djiboutiens. Alors que la fin des hostilités aurait normalement dû se concrétiser par une réaffectation des ressources budgétaires, il est regrettable de constater que le tristement célèbre « impôt patriotique » a été reconduit sous une autre appellation, dépréciant de 30% le pouvoir d’achat des salariés.

Le Port de Djibouti, raison d’être du pays, contrôle le passage entre le canal de Suez, la Mer Rouge et l’Océan Indien et joue seul à ce jour le rôle vital de débouché vers l’Ethiopie ainsi qu’un rôle important au sein de la COMESA. Ce qui explique entre autres facteurs, la présence importante des forces de l’OTAN. Les trois quarts de la population sont concentrés dans la capitale. Il est édifiant de constater que l’affectation des droits perçus sur le Port, l’Aéroport et les bases militaires étrangers, représentant à peu près 80% du P.N.B, relève encore de l’opacité la plus totale. Un comble quand l’accroissement de la présence militaire occidentale à Djibouti se justifie par le renforcement de la Démocratie dans le monde ! Le chômage y atteint 68% des femmes actives et 54% des hommes, pour ne nous en tenir qu’aux chiffres officiels fournis par les E.DA.M (Enquêtes Djiboutiennes Auprès des ménages) réalisées en 1996 et 2002 avec les concours financier et technique du P.NU.D, la Banque Mondiale et du FNUAP et consignées dans le Rapport National sur le Développement Humain 2004, publié par le PNUD.

Ces enquêtes ont montré que la pauvreté relative (moins de 3 dollars/adulte/jour) touchait en 2002 74% de la population contre 45% en 1996. Tandis que la pauvreté extrême (moins de 1,8 dollar/adulte/jour) est passée durant la même période de 9,6% à 42%. Le même rapport officiel constatait que «pauvreté et marginalisation allant de pair à Djibouti, elles frappaient les quartiers périphériques et les zones rurales ». Outre le chômage, ce rapport identifiait la centralisation administrative et économique comme principale source de pauvreté à cause de la « concentration des activités économiques exclusivement dans la capitale ».

Perspectives

Six ans après les Accords de Paix de Février 2000, signés à Paris entre le Frud-Armé et le Gouvernement, à la veille d’une échéance électorale (régionale) cruciale à laquelle l’UMP (Union pour la majorité Présidentielle) semble se diriger toute seule et en ordre dispersé pour (mais sans) faire illusion, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), attachée à la paix civile et conformément à sa mission de prévention des conflits,

- Considère que la participation démocratique à ces élections est impérative. 

- Constate que le cavalier seul du régime et les réticences fondées de l’opposition conduisent tout droit à la somalisation de Djibouti.

- Estime qu’une urgente paix de braves doit être recherchée et trouvée, faute de quoi un brasier de plus risque de s’ouvrir dans une région déjà instable.

- Propose de concilier et pourquoi pas réconcilier les parties en conflit en les conviant à un dialogue (table ronde) constructif sur le sujet, en gardant à l’esprit que de son succès ou échec dépendra l’avenir du pays et sans doute de la région.

A ces fins, les Défenseurs des Droits de l’Homme associent à leur démarche de médiation tous les partenaires à la paix civile et au développement économique de Djibouti qui continuent de manifester leur intérêt en ce sens : la France, l’U.E, les U.S.A, la Ligue Arabe et leurs organismes spécialisés.

M. NOEL ABDI Jean-Paul  

Retour au sommaire 

Accueil


Lundi 6 février : Journée de la lutte contre les mutilations génitales féminines

Les Nations unies ont institué le 6 février Journée de la lutte contre les mutilations génitales féminines. Cette pratique millénaire, qui découle davantage de la coutume que de la religion, peut aller « d'une petite incision du clitoris jusqu'à l'ablation partielle ou totale des organes génitaux externes, et à la fermeture partielle de la zone vaginale (infibulation) », détaille l'UNICEF, l'agence onusienne qui s'occupe de l'enfance. 

Selon les Nations unies qui ont institué il y a quatre ans le 6 février Journée de la lutte contre les mutilations génitales féminines, près de 130 millions de femmes dans le monde ont été victimes de cette « violation des droits les plus élémentaires des femmes et des filles ». Au total, 28 pays d'Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient sont concernés.

La religion n'est pas le facteur déterminant, même s'il entre souvent en ligne de compte, puisque des excisions sont pratiquées chez les chrétiens d'Éthiopie et ignorées dans des pays musulmans tels que l'Algérie, le Maroc ou l'Iran. Avec plus de 90 % de femmes excisées, les pays les plus concernés sont l'Égypte, l'Érythrée, Djibouti, le Soudan, et le Mali.

Malgré ce tableau noir, l'UNICEF se veut plutôt optimiste. « Nous savons ce qui est nécessaire pour mettre un terme aux douleurs et aux souffrances délibérément infligées à des millions de filles chaque année, explique Rima Salah, directrice adjointe de l'UNICEF. Nous comprenons beaucoup mieux pourquoi cette pratique néfaste existe et comment y mettre fin. Il y a toutes les raisons de penser qu'avec un engagement collectif global, la pratique peut être éliminée au cours d'une seule génération. »

Lire le communiqué de presse de l’Unicef

Lire le communiqué de presse d’Amnesty International

Retour au sommaire 

Accueil


Djibouti : 23 morts dans le naufrage d'un boutre yéménite (AFP)

Quelque 23 personnes ont péri au large de Djibouti dans le naufrage d'un boutre yéménite qui transportait des immigrés clandestins, a indiqué dimanche soir une source policière djiboutienne.

L'embarcation a coulé dans la nuit de jeudi à vendredi, pour une raison inconnue, au large des côtés de Rasbir (environ 80 km au nord-est de Djibouti), selon l'antenne de la police judiciaire d'Obock.

Le boutre transportait une quarantaine de personnes et "23 corps en état de décomposition ont été repêchés sur les rivages des côtes d'Obock où quatre rescapés ont été également recueillis", selon la même source.

Selon le témoignage d'un rescapé recueilli par la police, les membres de l'équipage du boutre auraient pris la fuite à bord d'une autre embarcation vers les côtes yéménites.

"Toutes les victimes de ce naufrage seraient des immigrés clandestins", selon la police judiciaire d'Obock, qui a précisé qu'une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances du naufrage.

Des ressortissants des pays voisins de Djibouti, venus de la Corne de l'Afrique mais aussi du Yémen, tentent régulièrement se s'installer clandestinement à Djibouti, pour échapper à la misère ou aux troubles dans leur pays, comme en Somalie. Les autorités djiboutiennes refoulent régulièrement des immigrés clandestins.

Source : AFP, lundi 6 février 2006

Retour au sommaire 

Accueil


Communiqué de la LDDH : non aux manipulations étatiques

Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE
DU 5 FEVIER 2006

Caricatures Du Sacré :
NON AUX MANIPULATIONS ETATIQUES !

Le 4 et le 5 févier 2006, la Capitale de République de Djibouti a été le théâtre de manifestations de colère suite à la publication dans certains journaux européens de caricatures considérées offensantes pour les musulmans par tout croyant. Face à cette situation, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) condamne sans réserve toutes les formes d’intolérance d’où qu’elles proviennent et appelle les foules en colère à la retenue.

Toutefois, des questions subsistent sur le caractère spontané des protestations violentes qui se sont déroulées ailleurs comme ici. Concernant Djibouti, tout semble indiquer que c’est le régime qui a, dès jeudi dernier par la voix du secrétaire général du RPP (parti au pouvoir) et président de l’Assemblée nationale, donné le coup d’envoi de ces manifestations. Ainsi, au deuxième jour de ces marches violentes, le bilan est particulièrement lourd : cinq manifestants blessés dont un grièvement ainsi qu’une dizaine de policiers.

Les dégâts matériels occasionnés par ces débordements sont également importants : de nombreux véhicules endommagés, des commerces attaqués et des importateurs sur le point d’être sinistrés.

De plus, il est regrettable que certains manifestants aient profité de l’occasion pour agresser d’innocents passants.

Ainsi, la LDDH ainsi appris qu’une dame d’origine européenne (prénommée Valérie et enceinte de huit mois) aurait été brutalisée par les manifestants. Est-il admissible qu’une manifestation de toute évidence soigneusement organisée par le régime et encadrée par ses forces de l’ordre, conduise à de tels débordements ?

En tout état de cause, les défenseurs des droits humains tiennent les pouvoirs publics pour responsables de la sécurité des personnes et des biens.

Heureusement, la LDDH constate avec satisfaction qu’aucune autorité religieuse du pays n’a cautionné ces débordements ni cette intolérance de la rue.

Tout en renouvelant sa ferme condamnation de toute publication à caractère raciste et diffamatoire, la LDDH lance un appel au calme et à la tolérance. Par leur irresponsabilité, ces caricatures individuelles et ces manifestations collectives organisées constituent d’intolérables incitations à la haine raciale et religieuse.

La LDDH souhaite un prompt rétablissement à tous les blessés de ces tristes événements à Djibouti et appelle les Etats à éviter d’instrumentaliser de légitimes susceptibilités collectives aux seules fins de survie partisane ou d’impérialisme idéologique.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

Retour au sommaire 

Accueil


Le premier ministre éthiopien suggère de nouvelles élections à Addis-Abeba

Selon un article paru le 4 février 2006 sur le site Internet du journal éthiopien The Reporter cité par BBC Afrique, le premier ministre éthiopien Meles Zenawi a indiqué jeudi 2 février qu’il serait très probable qu’une nouvelle élection soit organisée pour réélire le conseil municipal d'Addis Abeba, ajoutant que si l’élection devait se tenir elle n'aurait pas lieu "dans quelques semaines ou mois".

Exhibant un rapport gouvernemental sur l’administration à mi-parcours de la ville d’Addis Abeba devant la Chambre des représentants des peuples, M. Zenawi a révélé que le gouvernement était arrivé à la conclusion qu'une nouvelle élection devrait être préparée dans cette ville.

Une élection de substitution serait tenue parce que la population de la ville aurait dû être administrée par les personnes qu'elle a élues mais les personnes élues dernièrement n'ont toujours pas assumé la responsabilité d'administrer la ville, a souligné M. Zenawi.

Le premier ministre a néanmoins concédé devant les parlementaires qu’une réélection n’était pas inévitable et que d’autres solutions existaient. Il n’a pas voulu non plus fixer de calendrier pour une éventuelle réélection à Addis Abeba si cette hypothèse devait être retenue. « Le gouvernement comprend que tenir des élections en quelques semaines ou mois présente des inconvénients » a-t-il dit.

M. Lidetu Ayalew, président du parti d’opposition Ethiopian Democratic Unity Party-Medhin (EDUP-Medhin), s'est fortement opposé à l'idée d'une réélection à Addis Ababa. Il a dit que de tels procédés rétabliraient le parti au pouvoir à la tête de l’administration de la ville. (...)

Extrait adapté de l'anglais.

Retour au sommaire 

Accueil


La visite des Falash Mura d'Ethiopie

Dans le cadre de l'Opération "Promesse" organisée par l'Union des communautés juives (UCJ) et les fédérations juives d'Amérique du Nord, et qui a pour but d'amener des Juifs éthiopiens en Israël, une mission de 100 membres doit arriver en Ethiopie dimanche 5 février pour une mission de repérage de deux jours.

La mission est dirigée par le chef de l'UCJ Robert Golberg et les co-organisateurs de l'opération "Promesse", Joel Tauber et Arlène Kaufman. Le chef de l'Agence juive Zeev Bielski escortera aussi la mission.

Le but de l'opération est d'encadrer l'immigration et l'intégration de quelques 20 000 Falash Mura. Mercredi 8 février, le groupe accompagnera 150 nouveaux immigrants durant leur vol d'aliya en Israël.

Source : © Jerusalem Post édition française

Retour au sommaire 

Accueil


L'auteur d'un trafic portant sur une tonne de khat en garde à vue à Metz

Un Néerlandais soupçonné d'être responsable d'un trafic de khat, un stimulant botanique hallucinogène, portant sur environ une tonne et pour une valeur d'un million d'euros était en garde à vue vendredi dans les locaux de la police de Metz, a-t-on appris auprès du parquet.

Hermann Huisveld, âgé d'une soixantaine d'années, a été interpellé mardi dans un centre de fret express de la région messine alors qu'il s'apprêtait à expédier 58 kg de khat, en plusieurs colis, vers les Etats-Unis, a déclaré le procureur de la République de Metz, Joël Guitton, lors d'un point presse.

En provenance de Rotterdam, l'intéressé a reconnu les faits et avoué aux enquêteurs avoir effectué depuis octobre 2005, environ 25 voyages depuis les Pays-Bas afin d'effectuer des envois depuis plusieurs centres de fret de l'est de la France, à Reims, Lille et Metz.

Le volume total de ces envois, évalué à une tonne de khat, représente une valeur marchande d'environ 1 million d'euros ce qui fait de cette saisie l'une des plus importantes jamais réalisées en France pour ce produit, selon Joël Guitton. (...)

Extrait, source AFP du 3 février 2006

Retour au sommaire 

Accueil


Menaces sur la Corne de l'Afrique

La sécheresse a plongé le Kenya, la Somalie et l'Ethiopie dans une sérieuse crise alimentaire

03/02/06 Déjà deux années que la pluie se fait attendre. Région fragile, la Corne de l'Afrique souffre actuellement d'une grave sécheresse. Faute d'eau et de nourriture, une partie du bétail a disparu, laissant les familles pastorales sans moyen de subsistance.

Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), le nombre de personnes ayant besoin d'aide s'élève désormais à 2,5 millions au Kenya, 1,4 million en Somalie et 1,5 million en Ethiopie. "Nous n'en sommes pas encore au stade de la famine, explique Cécile Sportis, directrice du bureau de liaison du PAM à Paris, mais tout peut basculer très rapidement. La malnutrition touche aujourd'hui un Somalien sur trois. La situation s'aggrave et l'intervention devient urgente."

Malnutrition et infection

De son côté, l'Unicef souligne que les enfants mal nourris sont davantage exposés aux infections, et notamment à la rougeole. Dans ces pays instables, peu d'enfants sont vaccinés et l'organisation rappelle qu'en Ethiopie, en 2000, 22% des décès des moins de cinq ans étaient dus à la rougeole.

Judith Korber

Infos et dons : www.unicef.fr, www.wfp.org (Pam)

Source : www.metrofrance.com

Retour au sommaire 

Accueil


La première dame d'Ethiopie va lancer un nouveau journal

Selon un article paru le 3 février 2006 sur Ethiopian Review, site Internet de l’opposition éthiopienne cité par BBC Afrique, la première dame d’Ethiopie Mme Azeb Mesfin qui dirige les Editions Mega, envisage de lancer un nouveau journal. Elle serait mécontente du journal progouvernemental « indépendant » IFTIN lancé récemment, celui-ci ayant subi une influence croissante par les cercles de l’EPRDF, qui est la coalition au pouvoir. L’épouse du premier ministre réclamerait également au journal IFTIN le remboursement d’une dette à sa société d’édition Mega.

Retour au sommaire 

Accueil


Le norvégien Bondevik nommé Envoyé spécial de l'ONU pour la corne de l'Afrique

3 février 2006 – Le Secrétaire général a nommé aujourd'hui l'ancien Premier ministre de la Norvège Kjell Magne Bondevik au poste d'Envoyé spécial pour la situation humanitaire dans la corne de l'Afrique, une région ravagée par des sécheresses répétées, minée par une insécurité alimentaire chronique, où 40% de la population souffre de sous-alimentation.

« Kjell Magne Bondevik travaillera avec le système des Nations Unies, les gouvernements des pays touchés, la communauté des donateurs, les ONG partenaires, et d'autres organisations de la société civile, pour assurer une action humanitaire efficace », indique un communiqué transmis publié aujourd'hui à New York.

« Il aidera les gouvernements des pays touchés par la sécheresse et connaissant une insécurité alimentaire à renforcer des programmes nationaux généraux dans ce domaine en s'attaquant aux causes profondes de ce problème chronique », explique le communiqué.

« Il travaillera en vue d'édifier une coopération régionale plus forte sur les questions de sécurité alimentaire entre les principales organisations intergouvernementales et s'efforcera de mobiliser des financements et une expertise à long terme de la part des donateurs multilatéraux et bilatéraux, en soutien aux efforts nationaux de réduction de la vulnérabilité et de l'insécurité alimentaires », précise le communiqué.

Plus de 40% de la population de la corne de l'Afrique, qui est l'une des régions les plus marquées par l'insécurité alimentaire, souffre actuellement de la sous-alimentation.

L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) estime qu'une grave sécheresse menace la vie d'environ 11 millions de personnes en Somalie, au Kenya, à Djibouti et en Éthiopie.

« Ceci vient aggraver la situation humanitaire déjà difficile dans des pays minés par plusieurs années de malnutrition, de morbidité, d'insécurité alimentaire chronique et par les conséquences des conflits », rappelle le communiqué.

Kjell Magne Bondevik succédera à Martti Ahtisaari, ancien président de la Finlande, qui vient d'être nommé Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Processus du futur statut du Kosovo.

Kjell Magne Bondevik a été Premier Ministre de la Norvège de 1997 à 2000 et de 2001 à 2005. Après avoir quitté ses fonctions, il a fondé le Centre d'Oslo pour la paix et les droits de l'homme, dont il est le président.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) avait annoncé, le 13 janvier dernier, que la corne de l'Afrique, ravagée par la sécheresse, serait bientôt confrontée à une catastrophe humanitaire, à moins que des dons n'arrivent rapidement qui permettraient d'acheminer une aide d'urgence à 5,4 millions de personnes (voir notre dépêche du 13 janvier 2006 et notre dépêche du 25 janvier 2006).

Retour au sommaire 

Accueil


Djiboutiens de Brest : Lutte contre le sida
et animation à la Soirée internationale et culturelle

La Biennale de l’égalité entre les femmes et les hommes se déroule aujourd’hui vendredi 3 février et demain samedi 4 au Quartz de Brest (Finistère). Deux temps forts : la soirée internationale et culturelle, ce soir vendredi, avec des invités venant de Djibouti, d’Allemagne ou de Serbie et la pianiste Lydia Jardon.

Le grand forum, samedi après-midi, constitue l’autre moment important, à l’issue duquel seront dégagées des actions prioritaires à mettre en oeuvre d’ici à la prochaine biennale. Mais l’événement, c’est aussi des contes, des conférences, des expositions, de Djibouti notamment, des activités ludiques et pédagogiques, dont le dénominateur commun est l’égalité des sexes.

Autre agenda brestois, l’association Djibouti-Bretagne (AJB) participe ce samedi à Brest à un concert de lutte contre le sida à Djibouti. Un évènement organisé en hommage à Bob Marley dans le cadre d’un Projet humanitaire de lutte contre le sida en Afrique.

Déroulement : Salle de conférence de la mairie de Brest, de 20h00 à 01h00.
Entrée 6 €. Musiques des pays de la Corne de l'Afrique à volonté.

Contact: Abdourahman Mohamed Habib «dit» Amigo, 1 rue, Harteloire, 29200 Brest, France
Tél: 02 98 47 57 38  Courriel: association.djibouti.bretagne@caramail.com

Retour au sommaire 

Accueil


Action urgente d'Amnesty international : détentions sans inculpations en Ethiopie

DÉTENTION SANS INCULPATION
CRAINTES DE TORTURE ET DE MAUVAIS TRAITEMENTS


Neuf étudiants de la région d’Oromia :
Shumi Dandana (h), Dawit Urga (h), Ahmed Musa (h), Adam Uma (h), Sada Ibrahim (f)
Ulufa Bilo (h), Adem Jildo (h), Gemechu Bona (h), Musa Buta (h)

ainsi que deux étudiants de l’université d’Addis-Abeba :
Berhanu Gemechu (h), Matewos Teferra (h)

et des milliers d’autres étudiants oromo

ACTION URGENTE

DOCUMENT PUBLIC
AFR 25/002/2006
AU 22/06
ÉFAI

Londres, le 30 janvier 2006

Plusieurs milliers de jeunes scolarisés et d’étudiants issus de l’ethnie oromo, dont les 11 personnes nommées ci-dessus, ont été arrêtés lors d’une série de manifestations antigouvernementales dans divers endroits de la région d’Oromia, à Addis-Abeba, la capitale, et dans d’autres villes du pays. Toutes les personnes dont le nom figure plus haut sont détenues au secret en divers endroits et risquent d’être torturées ou soumises à d’autres formes de mauvais traitements.

Ces arrestations ont eu lieu lors d’une vague de manifestations étudiantes déclenchée le 9 novembre 2005. Le mouvement se poursuit aujourd’hui dans certaines régions. La plupart des manifestants étaient des lycéens, dont certains étaient âgés de moins de dix-huit ans, mais les interpellations ont également visé d’autres catégories de personnes, notamment des enseignants, des agriculteurs et des entrepreneurs. Le plus souvent, les manifestations auraient commencé dans le calme, mais des policiers et des participants ont été blessés et des biens endommagés et, par certains endroits, des explosions ont été signalées.

Selon certaines sources, le mouvement de protestation a débuté après que le Front de libération oromo (FLO), un groupe d’opposition armé, eut appelé à manifester contre le gouvernement. Les participants ont exprimé plusieurs revendications d’ordre politique, en particulier la libération de prisonniers politiques oromo, notamment les responsables de Mecha Tulema, une association oromo à vocation sociale établie depuis longtemps (voir l’AU 180/04, AFR 25/006/2004 du 21 mai 2004 et ses mises à jour, AFR 25/008/2004 du 19 juillet 2004, AFR 25/011/2004 du 28 septembre 2004, AFR 25/012/2004 du 23 novembre 2004 et AFR 25/005/2005 du 20 avril 2005). Plusieurs manifestants auraient été abattus ou blessés par les forces de sécurité, et nombre d’entre eux ont été battus par la police.

Les personnes appréhendées seraient accusées d’entretenir des liens avec le FLO, bien qu’aucune n’ait été inculpée à ce jour. Certains détenus ont été libérés, tandis que d’autres sont maintenus dans des lieux où de nombreux actes de torture ont été signalés, comme la prison d’Ambo Palace et le centre d’entraînement de la police de Senkele, près de la ville d’Ambo. On ignore où se trouvent un grand nombre de détenus, dont certains ont été envoyés dans des prisons rurales lointaines.

Il est possible, par ailleurs, que le meurtre présumé de deux détenus oromo soit lié à ces manifestations : le 9 décembre, Alemayehu Gerba (étudiant infirme de l’université d’Addis-Abeba cité dans l’AU 180/04) et Morkota Edosa, qui avaient été arrêtés en 2004, auraient été abattus par des policiers ou des surveillants dans la prison de Kaliti, à Addis-Abeba.

ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après (en anglais ou dans votre propre langue) :

– dites-vous préoccupé par l’arrestation des 11 étudiants nommés plus haut et des milliers d’autres membres de l’ethnie oromo à la suite des manifestations qui ont éclaté dans la région d’Oromia et dans d’autres zones du pays ;

– demandez leur libération, à moins qu’ils ne soient traduits en justice, inculpés et jugés dans les meilleurs délais dans le cadre d’une procédure équitable conforme aux normes internationales ;

– priez les autorités d’ouvrir de toute urgence une enquête indépendante sur les informations indiquant que plusieurs manifestants ont été tués et que des détenus ont été torturés et soumis à d’autres formes de mauvais traitements, en particulier dans la prison d’Ambo Palace et au centre d’entraînement de la police de Senkele, près d’Ambo ;

– demandez également que des investigations indépendantes soient menées sur la mort d’Alemayehu Gerba et de Morkota Edosa, deux étudiants de l’université d’Addis-Abeba détenus depuis avril 2004, qui auraient été tués le 9 décembre dans la prison de Kaliti, dans la capitale.

APPELS À

Premier ministre :
His Excellency Meles Zenawi
Office of the Prime Minister
PO Box 1031, Addis Ababa, Éthiopie
Fax : +251 11 552020 / 552030
Formule d'appel : Your Excellency, / Monsieur le Premier Ministre,

Ministre de la Justice :
Mr Assefa Kesito
Ministry of Justice
PO Box 1370, Addis Ababa , Éthiopie
Fax : +251 11 517775 / 520874
Courriers électroniques : ministry-justice@telecom.net.et
Formule d’appel : Dear Minister, / Monsieur le Ministre,

COPIES À

Président de la région d’Oromia :
Mr Minassie Woldegiorgis (nouvellement entré en fonction)
Oromia Region State Council
P O Box 101769, Addis Ababa,
Éthiopie
Formule d’appel : Dear President of Oromia, / Monsieur le Président,

Président de la Cour suprême :
Mr Kemal Bedri
Federal Supreme Court
P O Box 6166, Addis Ababa, Éthiopie
Formule d’appel : Dear President of the Supreme Court, / Monsieur,
Fax : +251 1 550278

ainsi qu'aux représentants diplomatiques de l’Éthiopie dans votre pays.

PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.

APRÈS LE 10 MARS 2006,
VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.

Retour au sommaire 

Accueil


Le khat obnubile les hommes djiboutiens

Le khat pose de problèmes de fond à la société djiboutienne. L'article repris sur le site mercurynews.com et traduit de l'anglais  offre une description vivante et réaliste des difficultés liées au khat. Bonne lecture, les francophones.

Dans ce pays largement musulman, l'alcool fait froncer les sourcils et les drogues dures sont rares. Mais un stimulant domine les vies du demi million de citoyens djiboutiens : le khat, une feuille verte qui une fois mâchée délivre comme une dose forte d'amphétamines. Ici, le khat est roi. Les femmes le vendent, les hommes le mâchent, et les enfants déplorent cette habitude paternelle ou comptent les jours jusqu'à ce que, eux aussi, pourront participer au passe-temps national.

Son influence est manifeste tous les jours au déjeuner, presque tous les mâles djiboutiens se réfugient alors dans leurs maisons avec une poignée d'amis pour tailler lentement la branche de khat et tasser les feuilles dans leurs joues en boules. "tout ce que que nous faisons dépend de notre majesté le khat," dit Mahdi Moussa, 32 ans, gérant d'hôtel.

Le khat est illégal dans beaucoup de pays en Occident, y compris les Etats-Unis et le Canada. Mais parmi les travailleurs originaires de Djibouti, un après-midi de mastication de khat est comme une partie du golf, cela aide à cimenter les relations ainsi qu'à monter les affaires. Pour d'autres, c'est un lubrifiant social, bon pour passer une journée avec des amis.

Mais la drogue a des effets plus sérieux que ce pétillement pour réchauffer les liens. C'est un passe-temps très coûteux pour les pauvres. Le khat consommé à Djibouti est importé d'Ethiopie, soit 11 tonnes tous les jours, et la plupart du temps il est livré par un avion d'Ethiopian Airlines.

C'est une ponction énorme sur l'économie de ce pays, qui en dépit d'un port stratégique sur la mer rouge, n'a aucune ressource naturelle et un taux de pluviométrie limité. Chaque année, les Djiboutiens dépensent 170 millions de dollars pour le khat, selon l’Office des Nations Unies pour le contrôle de la drogue et la prévention du crime (UNODC). Pour une famille moyenne, c'est une dépense entre 700 et 1.800 dollars par an, soit entre 10 et 19 % du revenu d'un ménage, indique le l'UNODC.

Cela ne laisse pas beaucoup d'argent pour d'autres dépenses, telle que la nourriture. Les spécialistes pensent que coût du khat est une des raisons principales pour lesquelles Djibouti a un des taux de malnutrition d'enfants parmi les plus élevés au monde, environ 70 pour cent. Le khat détruit le déroulement d'un jour ouvrable normal, qui finit régulièrement après la prière du début d'après-midi, c'est à dire quand l'expédition quotidienne du khat atterrit à l'aéroport.

Après une longue séance de khat l'après-midi, les hommes sont susceptibles d'arriver en retard à leur travail le lendemain matin, ou même de ne pas se réveiller du tout. Une menace plus insidieuse encore, selon certaines experts, est que le commerce du khat est contrôlé par des chefs de guerre en Somalie et pourrait financer des terroristes.

Le khat est à l'origine de la frénésie qui s'empare des marchés dans Djibouti à l'heure du déjeuner, lorsque les hommes se pressent autour des stalles en bois pour acheter leur ration du jour aux vendeuses. Chaque famille supporte le coût d'une botte de khat chaque jour dans un pays où le taux de chômage est de 50 pour cent. Les paquets de khat les moins chers sont à un dollar la botte, alors que certains dépensent jusqu'à 20 dollars pour leur ration du jour. Les séances de Khat ont lieu typiquement à la maison, parfois dans des "mabrazes", pièces réservées à cet usage. On écoute la musique ou on suit des programmes télévisés, parfois on regarde des films-vidéo.

Les utilisateurs de Khat plument la branche entière de la grappe de khat et emmagasinent les feuilles vertes dans leurs bouches, en mâchant lentement. Les feuilles sont douces, mais au départ le goût est amer, il asséche brusquement la bouche à mesure que sont libérés les contenants chimiques actifs du khat, la cathinone et la cathine. On boit de grandes quantités de boissons sans alcool et de thé sucré pour adoucir le goût amère de la feuille, ce qui est à l'origine du taux élevé de diabètes, indiquent certains spécialistes.

Environ une heure de mastication continue et les consommateurs disent ressentir un début d'euphorie. La drogue commence alors vraiment à produire tout son effet faisant "grimper au ciel", procurant le sentiment d'être plus alertes, plus propices à rire et à parler sans gêne. Tout l'après-midi, les hommes vibrent, avec des taches vertes dégoulinant autour de leurs lèvres.

Le Khat colonise la vie des hommes djiboutiens. A la tombée de la nuit, le groupe se sépare. Les hommes mariés retournent dans leurs familles. Les étudiants tournent les pages de leurs livres, croyant que le narcotique les aidera à assimiler. D'autres hommes, selon les dires de Chideh Abdi, un père de quatre enfants, "chassent les femmes. Ils imaginent que le khat les aidera sexuellement."

Abdi n'en consomme pas tous les jours. Mais quand il le fait, sa famille le sait. "le jour que j'en prend, mon épouse n'est pas contente. Peut-être même qu'elle me déteste ce jour-là". "Mes enfants non plus ne sont pas contents. Ils demandent : 'papa, pourquoi tu manges ça ?' "Quand vous mangez le khat, nous dit Abdi, vous ne pensez pas à votre famille. Vous ne savez pas si vos enfants ont fait leur travail. Vous ne savez même pas si votre épouse est rentrée à la maison."

"Vers la fin des années 70, le premier président de Djibouti a essayé d'interdire le khat. Des émeutes s'en sont suivies. Aujourd'hui, dit Abdi, le gouvernement aurait intérêt à ne pas interdire le khat, ne serait-ce que parce que c'est une grande distraction pour une nation désespérément pauvre"."S'il n'y avait pas le khat, nous aurions penser à des choses plus sérieuses, tel que critiquer le gouvernement.", avertit Abdi.

Source : www.mercurynews.com, le 30 janvier 2006
Auteur : Shashank Bengali, Knight Ridder Newspapers

Retour au sommaire 

Accueil


L'Erythrée va fermer son ambassade à Bruxelles

Selon une dépêche AFP du mercredi 01/02/06, l'Erythrée va fermer son ambassade en Belgique vers la fin du mois de février et va transférer la représentation diplomatique aux Pays-Bas pour des raisons financières, a indiqué le ministère des affaires étrangères mercredi.

Ahferom Berhane, directeur au ministère des affaires étrangères, a précisé que la fermeture de l'ambassade qui représentait le pays dans plusieurs Etats de l'Union européenne, n'était ni politique ni liée à l'impasse actuelle concernant la frontière avec l'Ethiopie. "La décision n'a rien à voir avec cela," a dit M. Ahferom. "Elle a été prise uniquement pour des raisons financières et cela n'affectera pas nos relations avec l'UE." "Elle sera fermée vers la fin du mois de février et notre ambassade aux Pays-Bas sera accréditée pour couvrir les mêmes pays."

Ces derniers mois, Asmara avait intensifié la critique contre l'UE, les Nations Unies et les Etats-Unis accusés de ne pas demander à l'Ethiopie d'appliquer la décision datée de trois ans sur la délimitation de la frontière. Les deux pays avaient donné leur accord sur ce point en tant qu'élément de l'accord de paix de 2000 qui a mis un terme à la guerre de 1998-2000 tuant au moins 80.000 personnes.

Les responsables de la délégation de la Commission de l'UE ici (Erythrée) n'ont fait aucun commentaire et disaient attendre une réaction de l'UE à Bruxelles.

Extrait traduit de l'anglais, source AFP

Retour au sommaire 

Accueil


Le CPJ réclame la libération d'une nouvelle journaliste détenue en Ethiopie

31/01/06 Le Comité de protection des journalistes (CPJ) a appelé mardi le gouvernement éthiopien à "libérer immédiatement" la correspondante éthiopienne du site Internet Ethiopian Review, qui est détenue depuis vendredi à Addis Abeba, selon l'organisation.

Le CPJ appelle les autorités éthiopiennes "à libérer immédiatement la correspondante du site internet Ethiopian Review (hébergé aux Etats-Unis), détenue depuis vendredi", dans un communiqué de l'organisation new-yorkaise. "Nous sommes perturbés par le fait que Frezer Negash ait rejoint au moins 16 autres journalistes détenus en Ethiopie", a critiqué Ann Cooper, la directrice du CPJ, dans ce communiqué.

Plusieurs journalistes figurent parmi les 131 personnes, dont des membres de l'opposition, inculpées de "complot en vue de renverser par la force un gouvernement constitutionnel" et détenues depuis novembre 2005. Leur procès doit reprendre en février. Frezer Negash aurait été récemment menacée pour son "travail extrêmement critique du gouvernement", affirme le CPJ, qui accuse également le gouvernement éthiopien d'avoir "lancé des représailles à l'encontre de la presse" depuis novembre 2005.

Il y a dix jours, le correspondant britannique en Ethiopie de l'agence de presse américaine Associated Press (AP) a été expulsé du pays par les autorités éthiopiennes pour avoir "terni l'image de la nation" et avoir "contrevenu à plusieurs reprises à l'éthique du journalisme".

Le gouvernement éthiopien a été vivement critiqué ces dernières semaines pour sa répression de l'opposition, après deux séries de violences meurtrières à Addis Abeba qui ont fait au moins 80 morts. Ces troubles ont éclaté après les élections législatives de mai 2005, remportées officiellement par le pouvoir sortant, mais entachées de nombreuses fraudes selon l'opposition, qui conteste les résultats.

Retour au sommaire 

Accueil


Ethiopie: Amnesty se dit "inquiète" de la détention de "milliers" d'Oromos

31/01/06 L'organisation de protection des droits de l'Homme Amnesty International s'est dite "inquiète" mardi de la détention d'étudiants et de "milliers" d'autres membres de l'ethnie oromo arrêtés, selon elle, après des manifestations début novembre dans le sud de l'Ethiopie.

Amnesty international "exprime son inquiétude face à la détention de 11 étudiants ainsi que de milliers d'autres membres de l'ethnie oromo après des manifestations dans la région oromo (sud)", affirme un appel de l'organisation envoyé au gouvernement éthiopien et parvenu à l'AFP. Les onze étudiants "sont détenus dans des lieux inconnus et risquent la torture ou de mauvais traitements", poursuit Amnesty dans cet appel.

L'organisation appelle les autorités éthiopiennes à "présenter ces personnes devant une Cour pour qu'elles soient notifiées de leurs charges, jugées selon les normes internationales ou relâchées". Amnesty demande également "une enquête urgente sur le meurtre présumé de plusieurs manifestants, la torture et les mauvais traitements de détenus", notamment sur le meurtre présumé de deux étudiants dans une prison de la capitale éthiopienne Addis Abeba, le 9 décembre 2004.

Le gouvernement éthiopien n'était pas joignable dans l'immédiat pour commenter ces informations. Ces arrestations ont eu lieu après une vague de manifestations étudiantes qui ont débuté le 9 novembre et qui, selon Amnesty, se poursuivraient encore.

Le 18 janvier, la Grande-Bretagne a suspendu l'ensemble de son aide budgétaire d'un montant de 50 millions de livres sterling (75 millions d'euros) au gouvernement éthiopien du fait d'inquiétudes sur la situation politique et des droits de l'Homme dans le pays.

Retour au sommaire 

Accueil


Djibouti et Erythrée surveillent leur frontière commune

Selon une information diffusée sur le site érythréen Shabait.com, la représentante du gouvernement érythréen dans la région sud de ce pays, Mme Tsegereda Woldegergis, a engagé des discussions depuis le 26 janvier 2006 avec le commissaire du district d'Obock à Djibouti, M. Omar Mohammed Fereda.

En réunion, les deux responsables ont discuté des questions économique, sociale, commerciale et politique ainsi que des problèmes liés à la sécurité le long de la frontière commune des deux pays.  Ils ont, en outre, déterminé des points qui seront à l'ordre du jour pour une discussion en détail par des comités mixtes sous-régionaux  récemment mis en place. La prochaine réunion aurait lieu le 15 février 2006 à Angarou dans le district d'Obock.

En guise de commentaire, rappelons que l’histoire récente des commissions de sécurité à la frontière entre Djibouti et l’Erythrée a montré que souvent, de telles assises étaient motivées par la présence de combattants armés. Assistons-nous alors à une nouvelle traque à des rebelles ?

Retour au sommaire 

Accueil


Syndicat de la magistrature : appel à signature pour la vérité dans l'affaire Borrel

Bernard Borrel, magistrat français, a été assassiné le 19 octobre 1995 à Djibouti; tout a été tenté pour maquiller ce crime en suicide; depuis 10 ans, pressions et manipulations se sont multipliées pour faire obstacle à la vérité; seuls le courage et la détermination d´Elisabeth Borrel ainsi que les soutiens reçus ont évité que ce dossier ne soit définitivement enterré.

L´appel est soumis à la signature de tous. L´appel et les signatures seront remis au Premier ministre.
Pour signer, il suffit d´adresser un mail à l´adresse du SM ou d´adresser l´appel signé par courrier postal.

Syndicat de la magistrature - 12-14, rue Charles Fourier - 75013 Paris
Tel. 01 48 05 47 88 - Fax. 01 47 00 16 05 - syndicat.magistrature@wanadoo.fr

signez l´appel

L´appel est soumis à la signature de tous. L´appel et les signatures seront remis au Premier ministre.
Pour signer, il suffit d´adresser un mail à l´adresse du SM ou d´adresser l´appel signé par courrier postal.

Les premiers signataires

PS
Arnaud Montebourg, député.
Yvette Roudy, ancienne ministre, ancienne sénatrice, ancienne maire de Lisieux.
Françoise Seligmann, résistante, journaliste et ancienne sénatrice.
Béatrice Patrie, députée européenne.
Valérie Picquet, attachée parlementaire.
François Colcombet, ancien député, maire.
Louis Besson, ancien ministre, maire de Chambéry.
Bernadette Laclais, vice-présidente de la région Rhône-Alpes, première adjointe au maire de Chambéry.
Catherine Trautmann, ancienne ministre, députée européenne.

PCF
Nicole Borvo, sénatrice.
Henri Malberg, commission justice PCF.
Catherine Vieu-Charier, commission justice PCF.

Verts
Noël Mamère, député.
Yves Cochet, député.
Daniel Cohn-Bendit, député européen.

Droite/Centre
Corinne Lepage, ancienne ministre de l'Environnement.
François d'Aubert, ancien ministre, maire de Laval.
Anne D'Ornano, présidente du Conseil général du Calvados.

Monde associatif
Aida Chouk, SM, présidente.
Pierre Conil, Syndicat des avocats de France, président.
Jean Pierre Dubois (SM), LDH, président.
Odile Biyidi-Awala, SURVIE, présidente.
Evelyne Sire Marin, Copernic, vice-présidente.
Attac France

Journalistes
Guy Konopnicki, «Marianne».

Avocats
Michel Benichou, ancien bâtonnier de Grenoble.
Me Dominique Noguères.
Me Antoine Comte.
Me Christian Charrière-Bournazel.
Me Tubiana, président d'honneur de la LDH.

Anciens magistrats
Jean-Pierre Cochard, avocat général honoraire à la Cour de cassation.
Raymond Exertier, ancien directeur ENM, ex Premier président de la cour d'appel de Toulouse.
Bernard Bacou, premier président honoraire (de la cour d'appel d'Aix en Provence).
Louis Joinet, premier avocat général honoraire à la Cour de cassation.

Magistrats en poste
Jean de Maillard
Didier Gallot
Hubert Dujardin, premier procureur adjoint TGI Evry.
Sabine Mariette, ancienne présidente du Syndicat de la magistrature et membre du Conseil supérieur de la magistrature.
Jean-Pierre Boucher, ancien président du SM.
Eric Halphen, magistrat en disponibilité, romancier.

Conseiller d'Etat
Anicet le Pors.

Europe
Balthazar Garzon, magistrat (Espagne).

Intellectuels, éditeurs, chercheurs
Claude Chabrol, cinéaste.
Jacques Georgel, professeur de droit constitutionnel, ancien recteur d'Académie.
Laurent Beccaria, éditeur (les arènes).
Gilles Perrault, romancier.
Giselle Harus Reividi, psychanalyste, directrice de recherches à l'Université Paris VII.
Thierry Jonquet, romancier.
Denis de la Patellière, cinéaste.
Claude Gauteur, historien du cinéma.

Lire le texte de la pétition

Retour au sommaire 

Accueil


Un Comité de soutien à Élisabeth Borrel : Réunion constitutive, jeudi 9 février

Journal Ouest-France du mardi 31 janvier 2006, Edition : Pays d'auge

A l'issue de l'intervention d'Élisabeth Borrel, samedi matin, au cinéma Le Royal (Ouest France d'hier), nombre de personnes ont manifesté leur souhait de l'aider dans son combat pour la vérité. À l'initiative du collectif lexovien des droits humains et de l'association Lisieux avenir, un comité de soutien va voir le jour. Rendez-vous le 9 février.

« J'ai besoin d'être soutenue, je ne peux continuer seule. L'État ne pourra céder que devant un mouvement d'ampleur» L'appel a été lancé, samedi, matin, au cinéma Le Royal, devant plus d'une centaine de personnes. Une assistance émue par le combat de cette femme, qui cherche depuis plus de dix ans, à connaître les circonstances exactes de la disparition de son mari.

Bernard Borrel, ancien procureur de la République de Lisieux, est mort en octobre 1995, à Djibouti. Alors que tout porte à croire qu'il a été assassiné, la thèse officielle reste celle de l'accident. Mis en cause dans cette affaire, le président de la République de Djibouti, Omar Guelleh a accusé « l'État français, ancienne puissance coloniale, de vouloir déstabiliser le pays ». Le juge Borrel s'était notamment intéressé à l'attentat anti-Français, du Café de Paris, en 1990, à Djibouti.

« Quel concours apporter ? »

« A-t-on le droit de sacrifier l'honneur d'un serviteur de l'État au nom de la raison d'État ? confie Bernard Bonnet, président du Collectif lexovien des droits humains (1). Nous nous sommes dit qu'il fallait faire quelque chose. Mais concrètement, quel concours pouvons-nous apporter à Madame Borrel ? » De là, vient de naître l'idée de créer « un comité de soutien à Élisabeth Borrel », explique Philippe Perdrizet, de Lisieux avenir, l'association à l'origine de la rencontre de samedi.

« L'esprit est de créer un mouvement d'ampleur, poursuit Bernard Bonnet. Notre démarche s'inscrit en dehors de toute appartenance politique ou religieuse. C'est une action pour le respect du droit à la justice, tel qu'il est stipulé dans la déclaration universelle des droits de l'Homme. » Une première réunion aura lieu jeudi 9 avril, à 18 h 30, à l'Espace Victor-Hugo. Les organisateurs invitent toutes « les personnes, associations et mouvements » à se joindre à eux.

Guillaume BOUNIOL.

(1) Le collectif rassemble les associations suivantes : l'Acat (Action des chrétiens pour l'abolition de la torture), Amnesty international, le Cercle laïque lexovien, le Comité catholique contre la faim, la Croix-Rouge française, le Mouvement de la paix, Mood action professor, le Secours catholique et Terre des hommes.

Retour au sommaire 

Accueil


Le témoignage d'Elisabeth Borrel

Journal Ouest-France du lundi 30 janvier 2006, Edition Caen

Après avoir participé samedi à une rencontre débat à Lisieux,
Elisabeth Borrel est intervenue hier au Mémorial.

Elisabeth Borrel se bat pour connaître la vérité sur la mort de son mari, le magistrat Bernard Borrel. Elle l'a redit dans un vibrant témoignage, hier après le concours des plaidoiries. Le corps de l'ancien procureur de Lisieux (de 1988 à 1994) avait été retrouvé le 19 octobre 1995, au pied d'une falaise, à Djibouti. « Ce matin-là, on m'a annoncé le suicide de mon mari. [...]

Ce que j'ai vécu depuis porte atteinte à tout ce en quoi j'ai cru », résume Elisabeth Borrel, également magistrate. Elle se souvient en particulier de la reconstitution des faits, enregistrée sur une cassette vidéo : « Une chose m'a beaucoup choquée : les rires de mes collègues. C'est ce qui subsiste quand on a tout oublié. Comme s'ils prenaient ça comme une partie de plaisir. »

« Depuis trois ans, nous savons que c'est un assassinat », reprend-elle. Mais ses demandes de déclassification de documents peinent à se frayer un chemin dans les ministères. « La façon dont les institutions judiciaires ont instruit ce dossier est dramatique, idem pour le politique. [...]

Dix ans après, c'est encore à moi d'instruire ce dossier : ce n'est pas normal. Je voudrais appeler mes collègues et le monde judiciaire à un peu de conscience. Je crois que c'est l'endroit idéal. »

Retour au sommaire 

Accueil



*  *  *