Dernières nouvelles - Edition en Ligne de Février 2006

 Directeur de Publication : ALI MAHAMADE HOUMED Codirecteur : MAHDI IBRAHIM A. GOD Email : realite_djibouti@yahoo.fr


S  o  m  m  a  i  r  e

28/02/06 L'Erythrée rejette à mots couverts l'appel de l'Onu à rencontrer l'Ethiopie

28/02/06 Somalie: rencontre sur l'antiterrorisme entre agents US et chefs de guerre

27/02/06 La CISL dénonce les violations dont sont victimes les syndicats à Djibouti

27/02/06 Visite de Dominique de Villepin à Djibouti

26/02/06 Le parlement somalien ouvre sa première session dans le pays

25/02/06 Lutte contre la corruption au port de Djibouti ?

25/02/06 Ethiopie/Erythrée : l’ONU encourage la démarcation de la frontière

24/02/06 Quatre soldats éthiopiens font défection en Erythrée

24/02/06 Première session parlementaire dans leur pays pour les députés somaliens

23/02/06 Les parlementaires somalis arrivent pour la réunion historique du parlement

23/02/06 Reprise du procès pour complot de leaders de l'opposition éthiopienne

23/02/06 Droits de l'homme: vers la modernisation de l'organe spécialisé de l'Onu

22/02/06 Poursuite des affrontements à Mogadiscio

22/02/06 Yémen: début du procès de 17 membres présumés d'Al-Qaïda

21/02/06 Communiqué de presse de la Confédération internationale des syndicats libres (CISL)

21/02/06 Communiqué de presse de la LDDH sur le harcèlement des syndicalistes

21/02/06 Communiqué de l'Union Djiboutienne du Travail (UDT)

21/02/06 Action urgente de la Fédération Internationale des Droits de l'Homme (FIDH)

20/02/06 Ethiopie : le Commissaire européen rencontre les militants de l’opposition emprisonnés

20/02/06 Arrestation de deux syndicalistes de l'UDT à Djibouti et Note de l'ARDHD

20/02/06 La police éthiopienne déjoue une tentative d'attaque terroriste, selon Xinhua News

19/02/06 Perte de deux hélicoptères US: les 10 soldats morts

19/02/06 Somalie: 8 tués dans de nouveaux affrontements

18/02/06 Perte de deux hélicoptères américains: les 10 disparus retrouvés,

18/02/06 Violents combats en Somalie, à Mogadiscio, au moins 12 morts

18/02/06 Nouvelobs.com : les Somaliens contraints de boire leur urine

17/02/06 Deux hélicoptères américains disparaissent au large de Djibouti

17/02/06 Six ONG italiennes sommées de quitter l’Erythrée

17/02/06 IRIN NEWS : Lutte contre la sécheresse à Djibouti

16/02/06 Au moins sept morts en raison de la sécheresse en Somalie, selon l'AFP

16/02/06 Soutien citoyen à l'opposition nationale et à l'ARD

15/02/06 Situation proche de la famine dans le sud-est de l'Ethiopie, alerte la FAO

15/02/06 L'ONU proteste contre l'arrestation de 13 employés érythréens de sa mission de maintien de la paix

14/02/06 Arrestation d'Erythréens travaillant pour la Minuee

14/02/06 Somalie : OCHA exhorte les parties à ne pas entraver l'aide humanitaire d'urgence

13/02/06 Présentation de la Diffusion d'information par la LDDH
sur la non indépendance de la justice et Décision de la Cour d'Appel de Djibouti

13/02/06 Le ministre italien Roberto Calderoli à une journaliste somalienne :
"Retourne dans ton désert, avec tes chameaux"

12/02/06 Le FBI accuse un imam somali de collusion avec le terrorisme

11/02/06 Au Nouvel Observateur : "Un roman de Waberi, le Voltaire noir"

11/02/06 Création d'un comité de soutien à la veuve du juge

11/02/06 Affaire Borrel : « Lisieux se doit d'agir »

10/02/06 Situation humanitaire tragique à Djibouti, selon le département d'information de l'ONU

09/02/06 Aide humanitaire : Bruxelles au secours des victimes de la sécheresse dans la Corne de l'Afrique

09/02/06 Communiqué de presse du Parti Djiboutien pour le Développement (PDD)

09/02/06 Communiqué de presse : l'UAD boycotte la mascarade électorale des élections régionales

08/02/06 Ethiopie : une journaliste en ligne détenue depuis 13 jours, mais toujours pas inculpée

08/02/06 Ethiopie/Erythrée : une réunion de la Commission de démarcation attendue (ONU)

07/02/06 L'Unicef demande 16 millions de dollars pour la Corne de l'Afrique ravagée par la sécheresse

07/02/06 7 FEVRIER 2000 : ACCORD-CADRE DE REFORME ET DE CONCORDE CIVILE (Archive)

07/02/06 Présentation du Communiqué de la LDDH sur le 6e anniversaire de l'Accord de paix du 7 février 2000

06/02/06 Lundi 6 février : Journée de la lutte contre les mutilations génitales féminines

06/02/06 Djibouti : 23 morts dans le naufrage d'un boutre yéménite (AFP)

06/02/06 Communiqué de la LDDH : non aux manipulations étatiques

05/02/06 Le premier ministre éthiopien suggère de nouvelles élections à Addis-Abeba

05/02/06 La visite des Falash Mura d'Ethiopie

04/02/06 L'auteur d'un trafic portant sur une tonne de khat en garde à vue à Metz

04/02/06 Menaces sur la Corne de l'Afrique

04/02/06 La première dame d'Ethiopie va lancer un nouveau journal

03/02/06 Le norvégien Bondevik nommé Envoyé spécial de l'ONU pour la corne de l'Afrique

03/02/06 Djiboutiens de Brest : Lutte contre le sida et animation à la Soirée internationale et culturelle

02/02/06 Action urgente d'Amnesty international : détentions sans inculpations en Ethiopie

02/02/06 Le khat obnubile les hommes djiboutiens

02/02/06 L'Erythrée va fermer son ambassade à Bruxelles

01/02/06 Le CPJ réclame la libération d'une nouvelle journaliste détenue en Ethiopie

01/02/06 Ethiopie: Amnesty se dit "inquiète" de la détention de "milliers" d'Oromos

01/02/06 Djibouti et Erythrée surveillent leur frontière commune

31/01/06 Syndicat de la magistrature : appel à signature pour la vérité dans l'affaire Borrel (Source Ardhd)

31/01/06 Un Comité de soutien à Élisabeth Borrel : Réunion constitutive, jeudi 9 février

30/01/06 Le témoignage d'Elisabeth Borrel (Ouest-France)


L'Erythrée rejette à mots couverts l'appel de l'Onu à rencontrer l'Ethiopie

   ASMARA, 28 fév. 2006 (AMI) - L'Erythrée a rejeté lundi soir à mots couverts la proposition de rencontre avec son voisin éthiopien, au sujet de leur différend frontalier, faite notamment par l'Onu et l'Union européenne.

   A la suite du conflit frontalier entre l'Ethiopie et l'Erythrée (1998-2000), une commission indépendante a arrêté en 2002 le tracé entre les deux pays de la Corne de l'Afrique, mais l'Ethiopie ne l'a toujours pas accepté.

   "Toute tentative pour faire dérailler le processus de la démarcation frontalière de son cours légal ou même pour entretenir d'autres +mécanismes alternatifs+ qui ralentiraient le processus n'aura aucune conséquence légale ou ne servira d'autre objectif que de générer des événements qui susciteraient un dangereux précédent", a affirmé le ministère érythréen des Affaires étrangères dans un communiqué.

   "Par conséquent, le gouvernement érythréen ne reconnaît pas et n'accepte pas ces déviations", ajoute le communiqué.

  La semaine dernière, l'Onu ainsi que d'autres témoins de l'accord de paix d'Alger - qui mit fin à la guerre entre l'Ethiopie et l'Erythrée - avaient demandé aux deux parties de se rencontrer en la présence de la commission frontalière indépendante.

   L'Union européenne et les Etats-Unis notamment faisaient partie des témoins de cet accord de paix signé en 2000.

   Le Conseil de sécurité des Nations unies a ainsi "demandé à la commission d'organiser une rencontre avec les deux parties pour préparer la reprise de la démarcation et prie instamment celles-ci d'y assister".

   Le conflit de 1998-2000 a fait 80.000 morts, mais l'Erythrée a prévenu qu'une nouvelle guerre pourrait éclater si l'Ethiopie persiste dans son refus du tracé frontalier. L'Onu qualifie de "tendue" la situation militaire le long de la frontière érythréo-éthiopienne.

Source : Agence Mauritanienne d'information, AMI, le 28/02/06

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Somalie: rencontre sur l'antiterrorisme entre agents US et chefs de guerre

MOGADISCIO, Agence France-Presse, Le mardi 28 février 2006

Un groupe de puissants chefs de guerre de Mogadiscio a rencontré mardi des membres des services secrets américains pour discuter de la lutte antiterroriste en Somalie, a-t-on appris auprès de témoins de la rencontre.

Ces discussions ont réuni des membres des services secrets américains et des représentants de l'Alliance pour la restauration de la paix et pour le contre-terrorisme (ARPCT), un parti créé mi-février par des ministres et chefs de guerre et qui affirme s'opposer au terrorisme et à l'extrémisme islamique, selon ces mêmes sources.

La rencontre s'est déroulée dans la capitale provisoire du pays, Jowar (nord de Mogadiscio).

"La rencontre était organisée pour discuter de l'avenir pacifié de la Somalie et des méthodes les plus appropriées pour débarrasser le pays des extrémistes (islamistes) étrangers et de leurs hôtes", a indiqué à l'AFP un membre de l'ARPCT qui a requis l'anonymat.

De violents combats, qui ont fait 33 morts, en majorité des civils, ont opposé la semaine dernière à Mogadiscio des hommes recrutés par les tribunaux islamiques aux miliciens de l'ARPCT. Ces milices rivales sont parvenues à une trêve le 22 février.

Selon un rapport de l'organisation International Crisis Group (ICG), publié en juillet dernier, un nouveau groupe extrémiste lié à Al-Qaïda, composé de membres entraînés en Afghanistan, a pris pied en Somalie.

Selon des spécialistes internationaux, civils et militaires, la Somalie pourrait être la prochaine base de repli et d'opérations des jihadistes liés à Al-Qaïda.

Pays pauvre de la Corne de l'Afrique, la Somalie est livrée à une guerre civile et à l'anarchie depuis 1991. De nouvelles institutions politiques ont été mises en place depuis plus d'un an, mais les membres du gouvernement et du Parlement, qui sont pour la plupart des chefs de guerre, sont profondément divisés.

Le Parlement de transition de Somalie a siégé pour la première fois dimanche sur le sol somalien à Baïdoa (sud). Sa prochaine session a été fixée au 6 mars.

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La CISL dénonce les violations dont sont victimes les syndicats à Djibouti

Bruxelles, le 27 février 2006 (CISL En Ligne):

Un nouveau rapport de la CISL sur le respect des normes fondamentales du travail à Djibouti paru aujourd’hui dénonce les graves violations dont sont victimes les syndicats de ce pays depuis plus de quinze ans. 

Le gouvernement Djiboutien limite la liberté d’association, le droit de grève et le droit à la négociation collective tant sur le plan législatif que dans la pratique. De plus, le Gouvernement fait la sourde oreille aux propositions réitérées de dialogue et de conciliation, et manque constamment à ces promesses de mettre en œuvre les recommandations de l’OIT sur la liberté syndicale. Ce rapport de la CISL coïncide avec l’examen de la politique commerciale de Djibouti à l’OMC cette semaine.

« Le triste record de Djibouti en matière de respect des normes fondamentales du travail est extrêmement préoccupant », a déclaré Guy Ryder, secrétaire général de la CISL. « Ce n’est pas en bafouant les droits fondamentaux de ses citoyens que ce pays s’affranchira de l’extrême pauvreté dans laquelle il se trouve. Les licenciements abusifs, les arrestations arbitraires et le harcèlement permanent des dirigeants syndicaux sont autant de méthodes auxquelles le gouvernement doit immédiatement mettre fin », a ajouté Ryder.

Selon le rapport la persistance des coutumes condamne les femmes à occuper un rang inférieur dans la société et elles n’ont pas les mêmes chances que les hommes ni à l’école ni sur le marché du travail. Le rapport relève également que l’abolition de la loi sur le salaire minimum a rendu encore plus difficile la mise en œuvre des conventions de l’OIT sur l’égalité des rémunérations entre les hommes et les femmes.

Le rapport affirme que le Gouvernement Djiboutien n’investit pas assez dans le bien être et le respect des droits des enfants et déplore le manque de donnés fiables concernant l’étendu du travail des enfants dans le pays.

Enfin le rapport met en exergue la non-conformité de la législation Djiboutienne avec les Conventions de l’OIT sur le travail forcé.

La CISL représente 155 millions de travailleurs dans 236 organisations affiliées dans 154 pays et territoires http://www.icftu.org . La CISL est également membre des Global Unions : http://www.global-unions.org

Pour plus d’informations, veuillez contacter le Service Presse de la CISL au +32 2 224 0204 ou au +32 476 621 018.

Source : Confédération internationale des syndicats libres (CISL), 27/02/06

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Visite de Dominique de Villepin à Djibouti

DJIBOUTI (AFP) - Lundi 27 février 2006 - Le Premier ministre français Dominique de Villepin a rencontré lundi le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh lors d'une courte visite à Djibouti, la première d'un chef de gouvernement français depuis plusieurs années, a-t-on appris de source officielle.

Le Premier ministre, qui a fait escale à Djibouti après sa visite dimanche dans l'île française de La Réunion, a rencontré lundi après-midi M. Guelleh pendant environ une heure.

Dans une déclaration à la presse à l'issue de l'entretien, M. de Villepin a expliqué s'être entretenu avec M. Guelleh notamment de la situation à Djibouti et au Darfour - région de l'ouest du Soudan en guerre civile - , du monde arabe et du dossier israélo-palestinien.

"J'ai transmis au président Guelleh toutes les amitiés de Jacques Chirac (président français) et je souhaite que très rapidement le chef de l'Etat djiboutien puisse venir à Paris, parce que cette relation a constamment besoin de se développer", a notamment déclaré M. de Villepin. Il s'est également félicité des relations franco-djiboutiennes sur les plans économiques et politiques.

M. Villepin n'a pas fait mention dans sa déclaration de l'enquête sur la mort du magistrat français Bernard Borrel, un dossier qui empoisonne les relations entre la France et Djibouti, une de ses anciennes colonies.

Il a ensuite quitté Djibouti vers 15H00 locales (12H00 GMT) à destination de la France.

Djibouti, petit pays de la Corne de l'Afrique stratégiquement situé, abrite la principale base militaire française à l'étranger.

En janvier, les autorités djiboutiennes avaient annoncé avoir saisi la Cour internationale de justice (CIJ) contre la France qu'elle accuse de manquer à ses devoirs d'entraide judiciaire dans l'enquête sur la mort de M. Borrel.

Le corps à moitié calciné de M. Borrel avait été retrouvé à Djibouti en 1995. Une enquête djiboutienne avait conclu à un suicide, celle menée en France privilégie l'assassinat.

En octobre dernier, la justice française a délivré des mandats d'arrêt internationaux contre deux hautes personnalités de Djibouti. Les autorités djiboutiennes ont ensuite suspendu l'entraide judiciaire entre les deux pays.

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Le parlement somalien ouvre sa première session dans le pays

26/02/06 Le parlement somalien de transition a ouvert sa première session à Baïdoa sur le sol national ce dimanche 26 février, cela est aussi sa première réunion depuis celle tenue l’année dernière au Kenya qui avait fini dans la bagarre.

Le Premier ministre Mohamed Ali Gedi est arrivé par avion escorté de miliciens fortement armés, retrouvant le Président Abdullahi Yusuf et le Président du parlement Sharif Hassan Sheik Adan à cette réunion destinée à clôturer un cycle de ruptures qui avaient paralysé leur gouvernement depuis plus d’une année.

"Aujourd'hui est un jour historique. Le gouvernement formé au Kenya s'est finalement réuni à l'intérieur du pays après quelques divergences de vue. La session est maintenant ouverte", a déclaré Sharif Hassan dans la ville de Baidoa, considérée comme le lieu le plus neutre par les deux factions gouvernementales.

Sur 275 membres attendus, 205 étaient présents. Néanmoins, quelques puissants chefs de guerre de Mogadiscio, notamment le ministre de la sécurité nationale Mohamed Qanyare, ne seraient pas arrivés.

La faction conduite par Sharif Hassan Sheik Adan demande que le futur gouvernement soit basé dans la capitale Mogadiscio et ne veut pas entendre parler de médiateurs étrangers dans ce pays de la Corne de l'Afrique.

Yusuf, Gedi et leurs alliés ont installé leur gouvernement dans la ville régionale de Jowhar, à 90 kilomètres au nord de Mogadiscio, mais regrettent qu'ils ne soient pas en mesure de se déplacer à Jowhar tant que des milliers de miliciens ne seront pas désarmés.

Ils demandent que des médiateurs étrangers les soutiennent dans cette tâche.

Ces désaccords ainsi que d'autres intrigues politiques ont conduit à une profonde division entre les deux camps.

Le Premier ministre envisage de régler ces problèmes au cours de cette réunion présentée comme le dernier et le meilleur espoir de ressusciter une administration fragile.

Formé à la fin de 2004 au Kenya, ce gouvernement est la 14ème tentative de restaurer une autorité centrale en Somalie, pays dont le dernier président exerçant à l’échelle nationale a été chassé en 1991.

Texte adapté de l'anglais, source Reuters, le 26/02/06.

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Lutte contre la corruption au port de Djibouti ?

25/02/06. La Radio Télévision de Djibouti (RTD) a annoncé hier vendredi 24 février que le port de Djibouti avait mis en place le numéro de téléphone 35 10 31 à la disposition des usagers des services portaires.

Les commerçants victimes d’extorsion de fonds sont encouragés à refuser de payer les pots de vins (de khat) aux agents des contributions corrompus et à les dénoncer en composant ce numéro.

La direction du Port assure qu’elle sanctionnera les agents indélicats et que les commerçants victimes de tels abus pourront également porter plainte au Tribunal.

Mais sur quel type de dénonciations seront basées les sanctions ? Beaucoup de têtes indésirables vont-elles réellement tomber ? Nous doutons fort de vérifier un jour ces paroles.

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Ethiopie/Erythrée : l’ONU encourage la démarcation de la frontière

NEW YORK (Nations Unies) 25/02— Le Conseil de sécurité de l’ONU a favorablement accueilli vendredi la tenue d’une réunion diplomatique entre l’Ethiopie et l’Erythrée et les a encouragé à opérer la démarcation de leur frontière.

Le Conseil de sécurité s’est félicité de la réunion que les témoins des Accords d’Alger ont tenue jeudi à New York et des efforts qu’ils déployaient pour aider l’Ethiopie et l’Erythrée à sortir de l’impasse actuelle, en vue de promouvoir la stabilité entre les parties concernées et de jeter les fondations d’une paix durable dans la région, a déclaré vendredi le président du Conseil de sécurité pour le mois de février, l’ambassadeur des Etats-Unis John Bolton.

Dans sa déclaration, le Conseil a exhorté les deux parties à faire preuve de la plus grande retenue et à s’abstenir de recourir ou de menacer de recourir à la force l’une contre l’autre, a ajouté le président.

Le Conseil a souligné que les deux parties étaient responsables de l’application intégrale, sans conditions et sans délai, des Accords d’Alger, a précisé la déclaration. Aux termes des Accords d’Alger, l’Ethiopie et l’Erythrée ont reconnu que les décisions de la Commission du tracé de la frontière entre les deux parties seront définitives et contraignantes.

Source : Agence Xinhua

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Quatre soldats éthiopiens font défection en Erythrée

Somalie 24/02/06 Quatre militaires éthiopiens déserteurs arrivés récemment en Erythrée ont révélé que le régime du TPLF, le Front populaire pour la libération du Tigraï, parti majoritaire dans l’EPRDF au pouvoir, essayeraient d’empêcher quiconque d’accéder aux médias internationaux ou d’obtenir de l’information sur la situation qui prévaut en Ethiopie.

Les soldats déserteurs ont révélé aussi que dans un acte de désespoir le régime était entrain de bloquer les centres d’information comme les services par satellite, le coût d’accès à Internet dans les cybercafé étant élevé à 70 birr de l’heure.

Adapté de l'anglais, source : Shabait website, Asmara, in English, 23 février 2006

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Première session parlementaire dans leur pays pour les députés somaliens

SOMALIE - 24 février 2006 - XINHUA

Les députés somaliens se réuniront à l'occasion de leur première session parlementaire dimanche sur leur propre sol dans la ville pronviciale de Baidoa.

Après plusieurs semaines de négociations et sous une pression internationale intense, les députés ont commencé à arriver à Baidoa, une ville située à environ 250 km à l'ouest de Mogadiscio, pour participer à la session qui sera officiellement ouverte par le président Abdullahi Ahmed Yusuf.

Cette première session a été possible grâce à un compromis entre le président Yusuf et le Premier ministre Ali Mohammed Gedi, qui préconise que le gouvernement soit basé dans la ville de Jowhar en raison de l'insécurité à Mogadiscio, alors que l'opposition dirigée par le président du Parlement Shariff Hassan Sheikh Adan, qui regroupe plusieurs seigneurs de guerre de Mogadiscio, insiste sur l'installation de l'administration dans la capitale.

Selon le député Awad Ashara qui se trouve déjà à Baidoa, les préparatifs pour la première réunion du Parlement fédéral de transition somalien se déroulent comme prévu et plus de 50 parlementaires sont déjà arrivés à la ville pour la session.

"Nous venons pour la première session parlementaire. Les membres du Parlement ont commencé à arriver pour la session prévue dimanche. La salle de conférence où la réunion aura lieu et les hébergements pour les parlementaires sont prêts", a affirmé M. Ashara, joint au téléphone.

L'organisation de la première session parlementaire est considérée comme la première étape importante pour restaurer le gouvernement en Somalie depuis 1991, date à laquelle le pays s'est plongé dans l'anarchie.

Source : Jeuneafrique.com

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Les parlementaires somalis arrivent pour la réunion historique du parlement

Par Guled Mohamed

BAIDOA, Somalie, fév. 23 (Reuters) - Des législateurs sont arrivés ce jeudi dans la ville somalie de Baidoa pour la première réunion du parlement sur le sol national, quelques jours après des luttes acharnées dans la capitale Mogadiscio soulignant les défis à relever.

Environ 50 des 275 membres de la future législature sont entrés dans Baidoa par un convoi de voitures et de camions montés de fusils mitrailleurs lourds manœuvrés par les miliciens, peu avant la tenue de la session historique de l'assemblée le 26 février dans cette ville du centre ouest.

Les factions rivales de l'autorité provisoire de la Somalie formée au Kenya voisin vers la fin de 2004, ont exprimé le mois dernier l’espoir de mettre fin à l’anarchie dans le pays en se mettant d’accord sur un moment et un lieu pour la réunion de dimanche.

Mais les combats lourds survenus à Mogadiscio - présentés par les habitants comme les plus dures jamais vécus ces derniers temps - ont de nouveau illustré l'anarchie générale qui règne dans ce pays de la corne de l'Afrique, qui a été sans gouvernement effectif au cours des 15 dernières années.

Les habitants ont révélé que près de 38 personnes étaient mortes dans des combats commencés samedi entre la milice fidèle aux cours islamiques de Mogadiscio et une coalition nouvellement formée composée des principaux chefs de guerre de la ville et se présentant comme la coalition anti-terroriste de Mogadiscio. Plusieurs des victimes étaient des civils. (...)

Extrait adapté de l'anglais, source Reuters, le 23/02/06

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Reprise du procès pour complot de leaders de l'opposition éthiopienne

Par Léa-Lisa Westerhoff et Abraham Fisseha, Agence France-Presse, Addis Abeba

23/02/06 Le procès pour complot d'une centaine d'Ethiopiens, dont des dirigeants de l'opposition, a repris jeudi à Addis Abeba devant la Haute Cour fédérale après sept semaines d'interruption, en présence d'un juge dépêché par l'Union européenne.

Interrogés pour savoir s'ils plaidaient coupable ou non coupable, la majorité des accusés présents ont refusé de répondre au juge de la Haute Cour.

«Selon le code pénal éthiopien, si un accusé refuse de plaider coupable ou non coupable, on considère automatiquement qu'il plaide non coupable», a déclaré le magistrat, Adil Ahmed.

Seuls trois accusés - deux membres de l'organisation humanitaire britannique Aid et un instituteur - ont plaidé non coupable, via leur avocat.

«Les charges qui pèsent contre mes clients sont trop générales et ne précisent pas la date, le lieu» des délits qui leur sont reprochés, a déclaré maître Alemu Denek. «Pour cette raison, je souhaite que la Cour libère mes clients», a-t-il ajouté.

Le procureur Shimles Kemal a cependant recommandé le maintien en détention des accusés. Le juge devrait faire connaître sa décision le 1er mars (BIEN 1er mars), date fixée pour la nouvelle audience.

«J'ai lu les accusations, (...), aucune ne reflète la réalité de ce qui s'est passé en Ethiopie», a déclaré à la Cour le président du principal parti d'opposition, le Parti de la coalition pour l'unité et la démocratie (CUDP), Hailu Shawel, qui a pris la parole sans pour autant répondre à la question de savoir si il plaidait coupable ou non.

De son côté, un autre accusé, Bedru Adem, un parlementaire de la CUDP, a affirmé «n'avoir commis aucun crime». «Je suis simplement là en tant que prisonnier politique», a-t-il estimé, vêtu de noir comme tous les accusés présents.

La plupart des inculpés ont choisi de ne pas être défendus par un avocat, notamment pour se dissocier d'une procédure judiciaire qu'ils estiment ne pas être indépendante.

Les accusés sont jugés notamment pour «complot en vue de renverser par la force un gouvernement constitutionnel».

Une accusation jugée «inacceptable» jeudi par Amnesty International, qui a demandé «la libération immédiate et inconditionnelle» des accusés, arrêtés «uniquement pour leurs opinions et actions non violentes».

Le procès concerne au total 129 personnes, parmi lesquelles figurent les 29 dirigeants du CUDP et 19 journalistes qui sont en prison depuis novembre. Trente-six des accusés sont jugés par contumace. S'ils sont reconnus coupables, ils encourent la peine de mort.

Le gouvernement éthiopien a régulièrement accusé le CUDP de fomenter des violences et de préparer un coup d'État depuis les élections législatives de mai 2005, remportées officiellement par le pouvoir sortant, mais entachées de fraudes selon l'opposition.

À la suite de ces scrutins très disputés, des violences meurtrières ont éclaté, en juin et novembre 2005, faisant au moins 84 morts à Addis Abeba, selon des sources hospitalières, et entraînant au moins 13 000 interpellations, dont celles des 129 accusés. Ces violences avaient suscité l'inquiétude de la communauté internationale.

Pour la première fois depuis le début du procès fin décembre, un juge britannique mandaté par l'Union européenne, ainsi qu'un juriste belge représentant la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), ont assisté à l'audience jeudi à titre d'observateurs. Ils ont refusé de faire des commentaires à la sortie de la Haute Cour.

Au cours de ce procès qui pourrait durer plusieurs années, quelque 300 témoins doivent être présentés devant la justice par la seule accusation.

Source AFP, le 23/02/06

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Droits de l'homme: vers la modernisation de l'organe spécialisé de l'Onu

NEW YORK (Nations unies) 23/02/06. Un pas devrait être franchi jeudi à l'Onu vers la création d'un Conseil des droits de l'homme plus crédible que l'actuelle Commission mais moins ambitieux que ne le souhaitait le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, selon les diplomates.

Le président de l'Assemblée générale, le Suédois Jan Eliasson, devait présenter à la mi-journée à ses 191 Etats membres un projet de résolution, qu'il espère définitif, portant création de ce nouvel organe, en vue de son adoption dans les jours qui viennent.

Elément clé de la profonde réforme en cours de l'Organisation mondiale, ce Conseil doit remplacer l'actuelle Commission des droits de l'homme de Genève, discréditée pour ses méthodes de travail surannées et ses règles d'accession laxistes, qui permettent à des pays au palmarès peu reluisant en matière de droits de l'homme d'y siéger.

Le principe de sa création a été approuvé par les dirigeants mondiaux lors du sommet de New York en septembre. Ses modalités faisaient depuis lors l'objet de négociations acharnées entre Etats membres, sous l'égide de M. Eliasson

Selon un responsable ayant participé aux négociations et qui a souhaité garder l'anonymat, le texte de M. Eliasson constitue un compromis sur tous les points qui faisaient l'objet de désaccords: taille du futur Conseil, méthode d'accession, critères d'admission, périodicité de ses réunions.

Selon cette source, les pays candidats à un siège au Conseil des droits de l'homme devront être élus par l'Assemblée générale de l'Onu à la majorité absolue des membres, soit 97 voix sur 191.

M. Annan et les Occidentaux avaient souhaité une élection à la majorité des deux tiers. Mais de nombreux pays du Tiers monde, membres des Non-alignés ou du Groupe des 77, militaient pour la majorité relative des présents le jour du vote.

En outre, le texte prévoit un mécanisme pour suspendre un membre du Conseil dont le comportement en matière de droits de l'homme serait jugé inacceptable.

Le projet prévoit également de doter le nouveau Conseil d'un droit d'"examen universel", selon cette source, c'est-à-dire que tous les pays, y compris les plus puissants comme les Etats-Unis ou la Chine, pourront se voir demander de défendre leur comportement en matière de droits de l'homme.

Le nouveau Conseil devrait compter 47 membres, contre 53 pour l'actuelle Commission. Là encore, il s'agit d'un compromis entre le souhait de la majorité des membres, qui voulaient rester à 53, et les Occidentaux qui poussaient pour un organe plus restreint, d'environ 38 membres.

Le projet prévoit enfin, toujours selon cette source, que le Conseil tienne trois sessions par an pour un total de 10 semaines, avec possibilité d'organiser une session d'urgence si la situation dans un pays l'exige. C'est plus que l'unique session annuelle de six semaines de l'actuelle Commission, qui lui valait beaucoup de critiques. Mais M. Annan et les Occidentaux avaient souhaité un organe permanent.

"Nous avons un résultat qui n'est pas parfait mais qui est bon", a affirmé ce responsable à des journalistes. Plusieurs diplomates ont exprimé jeudi leur optimisme quant à une adoption prochaine du texte de M. Eliasson. Mais un ultime obstacle restait à surmonter, car un désaccord persistait sur un amendement déposé par l'Organisation de la conférence islamique (OCI) après la crise provoquée par la publication en Europe de caricatures du prophète Mahomet. Cet amendement affirme notamment que la diffamation des religions et des prophètes est incompatible avec la liberté d'expression.

Source AFP, Hervé COUTURIER, Le jeudi 23 février 2006

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Poursuite des affrontements à Mogadiscio

Les combats se poursuivent à Mogadiscio, où depuis samedi dernier s'affrontent les miliciens chargés d'assurer la sécurité des Cours islamiques et les hommes d'une coalition composée d'au moins huit personnages locaux influents (dont des ministres, des hommes d'affaires et des seigneurs de guerre), qui a récemment vu le jour pour chasser les Cours de la ville.

Ces affrontements auraient déjà été qualifiés par des sources locales de «guerre civile», a déclaré à la Misna un député du nouveau parlement somalien contacté dans son habitation de Mogadiscio, en précisant qu'après une pause nocturne, les combats ont repris vers 6 h ce matin. Le bilan total de ces affrontements s'élève, selon l'Afp, à environ 33 morts.

Par Pierre Emangongo, Le Potentiel (Kinshasa), le 22 Février 2006

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Yémen: début du procès de 17 membres présumés d'Al-Qaïda

SANAA - Le procès de 17 membres présumés d'Al-Qaïda accusés d'avoir préparé des attentats anti-américains au Yémen à la demande du chef du réseau terroriste en Irak Abou Moussab al-Zarqaoui, s'est ouvert mercredi à Sanaa, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les membres du groupe sont notamment poursuivis pour "formation d'une bande armée pour perpétrer des actes criminels contre des Américains et des Yéménites traitant avec eux", a indiqué le représentant du procureur général, Khaled Al-Mawari, en lisant l'acte d'accusation.

Il a ajouté que les accusés voulaient transformer le Yémen en "un théâtre de terrorisme afin de nuire à ses relations" avec les autres pays. Ils ont entrepris, en 2004 et 2005, de "préparer à cette fin des armes, obus, fusils automatiques et explosifs", a-t-il encore dit.

Les prévenus ont aussitôt rejeté ces accusations, à l'exception du chef du groupe, le Yéménite Ali Abdallah Naji Houssyane, alias Abou Ali al-Harithi, 28 ans.

Il a admis avoir combattu en Irak et indiqué que les armes et équipements saisis faisaient partie "des préparatifs à la confrontation avec les Américains au Yémen". "Je me suis entraîné, comme j'ai formé" des combattants à utiliser du matériel servant à faire exploser des engins à distance, a-t-il dit.

Il a cependant affirmé avoir renoncé à ses projets. "J'ai moi-même remis les (armes) saisies aux services de renseignement yéménites", a-t-il dit.

Sur les 17 suspects figurent quatre Saoudiens: Majed Ahmad Al-Zahrani, 26 ans, Mohammad Al-Qirachi, 27 ans, Mohsen Belaïd, 19 ans, et Mohammad Al-Qahtani, 22 ans.

Outre les charges de "formation de bande armée", ils sont accusés d'"entrée illégale au Yémen" et de "falsification de documents officiels".

Mohsen Belaïd, qui a reconnu ces dernières accusations, a indiqué être entré illégalement au Yémen pour se rendre en Irak où il comptait rejoindre la guérilla.

Mohammad Al-Qahtani a été arrêté à l'aéroport d'Aden (sud) il y a 14 mois, en provenance de Syrie pour se faire soigner de blessures infligées en Irak, selon l'acte d'accusation. "Revenu d'Irak", le groupe "est appelé +le Groupe d'Abou Moussab al-Zarqaoui+ parce qu'il a reçu des ordres de leur leader en Irak pour mener les attentats", avait-on affirmé de source officielle.

Les 13 autres suspects sont des Yéménites, a affirmé mercredi une source judiciaire, excluant ainsi la présence de trois Syriens, signalée dans un premier temps de source officielle.

Le président du tribunal, Mohammad Al-Baadani, a fixé la prochaine audience au 1er mars et ordonné aux autorités pénitentiaires de respecter les normes de détention en réponse à des plaintes des accusés.

Le Yémen a été le théâtre d'une série d'attentats ces dernières années, notamment celui contre le destroyer américain USS Cole, en 2000, revendiqué par le chef d'Al-Qaïda Oussama ben Laden et un autre contre le pétrolier français Limburg en 2002.

AFP, le 22 février 2006

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Communiqué de presse de la Confédération internationale des syndicats libres (CISL)

CONFEDERATION INTERNATIONALE DES SYNDICATS LIBRES

Communiqué de presse

21/02/06 Deux responsables syndicaux Djiboutiens ont été arrêtés par les services de sécurité de Djibouti. Ces incarcérations sont un élément de plus à rajouter à une longue liste de violations des droits syndicaux dans ce pays. La CISL publie la semaine prochaine un rapport sur le respect des normes internationales du travail dans ce pays.

Mohamed Ahmed Mohamed, responsables aux affaires juridiques de l’Union des Travailleurs du Port, affiliée de l’Union Djiboutienne du Travail (UDT), elle-même affiliée à la CISL, et Djibril Ismael Egueh, Secrétaire général du syndicat de la MTS, également affiliée à la CISL ont été arrêtés le 20 février dernier. Ils rentraient tous les deux d’une formation en matière de coopératives rurales délivrée par l’Institut international d’Histadrut, l’organisation affiliée de la CISL en Israël.

L’arrestation de ces deux dirigeants syndicaux fait suite aux mesures de harcèlement contre le Secrétaire aux affaires internationales de l’UDT, Hassan Cher Hared, précisément parce qu’il avait répondu positivement à l’invitation du syndicat israélien en envoyant ces collègues en Israël.  Les renseignements généraux de Djibouti l’ont interrogé pendant près de trois heures le 22 janvier dernier.

La liste des violations des droits syndicaux à Djibouti ne cesse de s’allonger. Outre les arrestations du 20 février par les services de sécurité, on peut ajouter, entre autres, le harcèlement des dirigeants de l’UDT, l’interception par les RG à la poste de Djibouti d’une plainte envoyée par l’UDT au Bureau international du travail (BIT) et son remplacement par un faux, la mort de plusieurs travailleurs et travailleuses lors de la répression de grèves et d’autres mouvements sociaux au cours de l’année 2005 ou encore la récente condamnation de plusieurs syndicalistes du Port autonome de Djibouti dans des circonstances loin d’êtres claires.

Ces violations sont détaillées dans le rapport de la CISL sur le respect des normes internationales du travail à Djibouti. Il sera publié la semaine prochaine à l’occasion de l’examen de la politique commerciale de Djibouti par l’Organisation mondiale du Commerce.

Dans une lettre envoyée aux autorités du pays (lien vers la lettre http://www.icftu.org/www/PDF/DjiboutiProtestationCISLcontrearrestation.pdf) la CISL prie instamment les autorités du pays de relâcher sans conditions Mohamed Ahmed Mohamed et Djibril Ismael Egueh  et de faire cesser au plus vite toute mesure de harcèlement et de répression contre le mouvement syndical Djiboutien.

L’internationale syndicale continuera à suivre de près cette affaire et est prête, si les violations des droits syndicaux se perpétuent à Djiboutri, à saisir les organes de contrôle compétents de l’OIT.

La CISL représente 155 millions de travailleurs dans 236 organisations affiliées dans 154 pays et territoires. La CISL est également membre des Global Unions : http://www.global-unions.org

Pour plus d’informations, veuillez contacter le Service Presse de la CISL au +32 2 224 0232 ou au +32 476 621 018.                         

Mathieu DEBROUX Press Officer - Attaché de presse

ICFTU International Confederation of Free Trade Unions
CISL Confédération Internationale des Syndicats Libres
Boulevard du Roi Albert II  5, B 1, B - 1210 Brussels, Belgium
Tel: +32 (0)2 224 02 04  Fax: +32 (0)2 203 07 56
Mobile: +32 (0) 476 62 10 18
E-Mail: mathieu.debroux@icftu.org

Source CISL, le 21/02/06

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Communiqué de presse de la LDDH sur le harcèlement des syndicalistes

Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 21 FEVRIER 2006 SUR LE HARCELEMENT DES SYNDICATS PAR LES FORCES DE POLICE.

SUR LES VIOLATIONS AUX DROITS SYNDICAUX ET AU DROIT A LA FORMATION.

C'est avec stupéfaction que la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a appris hier lundi 20 février 2006 l'arrestation SANS AUCUN MANDAT par la Force nationale de police (FNP) de deux syndicalistes MM. Mohamed A.Mohamed, Djibril I. Igueh, dans des conditions très inquiétantes.

Dès demain mercredi 22 février 2006 seront-ils transférés comme d'habitude à Gabode avec détention Arbitraire ?

Leur garde à vue arbitraire dans les locaux de la soit disante Brigade Criminelle avec le cautionnement du Parquet relève d'ores et déjà du politique.
 
En effet, cette Brigade Criminelle est souvent sollicitée par les services de Renseignements  pour la lutte contre ce qu'ils considèrent de «terrorisme politique »

Ici à Djibouti, les forces para-politiques considèrent comme «terrorisme politique» :

1. toutes activités syndicales,

2. toutes activités politiques de l'Opposition légale,

3. toutes activités des citoyens dans le juste combat contre l'impunité,

4. toutes activités tendant à dénoncer les détournements des Biens Sociaux et des Deniers publics.

En résumé, toute personne physique ou morale n'a pas intérêt à déposer des plaintes auprès des Tribunaux internationaux même si la Justice Djiboutienne reste muselée sur certains dossiers considérés comme sensibles (car mettant en cause des personnalités de haut niveau).

Dans le cadre :

1. des atteintes au secret et aux piratages des correspondances ;

2. des violations répétitives contre la formation du droit syndical et l'information des syndicalistes Djiboutiens ;

3. du harcèlement constant contre les dirigeants syndicaux et les travailleurs ;

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) déplore de tels agissements et demande expressément au Ministre de l'Intérieur de rappeler à la retenue les éléments des forces de la répression à caractère politico-adminstrative.

Il est temps de dénoncer ces actions inadmissibles des Autorités Djiboutiennes contre les Syndicalistes, et de porter des plaintes contre ces Autorités, afin de mettre fin à de tels agissements.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant au Bureau International du Travail (BIT), à l'OIT, aux Organisations syndicales Israéliennes et Palestiniennes, ainsi qu'à tous les Défenseurs des Droits Humains.

La Ligue des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant aux Avocats Sans Frontière de suivre, dès à présent, les sévices inadmissibles, intolérables et insupportables à l'égard des Travailleurs et des Syndicalistes
Djiboutiens, qui sont sous pression et en quasi humiliation quotidienne, et ce, depuis 1986.

Jean-Paul Abdi Noël

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Communiqué de l'Union Djiboutienne du Travail (UDT)

Communiqué de presse


20/02/06 Dans la matinée de ce lundi 20 février 2006, la police criminelle a procédé à l’interpellation de nos camarades MOHAMED AHMED MOHAMED, secrétaire aux affaires juridique de l’UTP et DJIBRIL ISMAEL IGUEH, secrétaire général du syndicat du personnel de la MTS, tous deux membres du bureau exécutif de l’UDT.

Nos deux camarades sont toujours en garde à vue dans les locaux de la brigade criminelle.

La brigade criminelle n’a pas voulu justifier jusqu’à présent les raisons qui ont motivé l’interpellation comme la détention de ces deux responsables de l’UDT dont l’un (MOHAMED) a été arrêté chez lui et l’autre (DJIBRIL) dans le lieu du travail, mais nous pensons toutefois que cette action d’une section spécialisée soit forcement en rapport avec la présence tout récemment de nos deux camarades en Israël pour une formation syndicale organisée par la centrale syndicale Israélienne d’Histadrout à l’intention des organisations syndicales francophones de l’Afrique.

Rappelons qu’au moment de leur départ en Israël, le secrétaire aux relations internationales de l’UDT avait été convoqué et fait l’objet d’une enquête dans les locaux des renseignements généraux pour les mêmes motifs et de plus les responsables de ce service n’avaient pas hésités à menacer notre camarade, accusant l’UDT d « ’ intelligence avec l’ennemie ».

L’UDT dénonce et condamne ces arrestations répétées des responsables syndicaux et relève avec insistance le fait que la liberté de déplacement devient désormais un sujet de préoccupation du régime qui cherche à confisquer les moindres marges des libertés et des droits syndicaux qui restent au mouvement syndical libre et indépendant incarné par l’UDT.

En conséquence l’UDT exige la libération immédiate et sans condition des syndicalistes arrêtés et détenus arbitrairement.

Le secrétaire général de l'UDT
ADAN MOHAMED ABDOU

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Action urgente de la Fédération Internationale des Droits de l'Homme (FIDH)

Arrestations arbitraires et Harcèlements à Djibouti

Action Urgente du 20/02/06 L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), vous prie d’intervenir d’urgence à propos de la situation suivante à Djibouti.

Description des faits :

L’Observatoire a été informé par l’Union des travailleurs du port (UTP) de Djibouti de l’arrestation arbitraire de M. Mohamed Ahmed Mohamed, responsable aux affaires juridiques de l’UTP, et de M. Djibril Ismaël Egueh, secrétaire général du Syndicat du personnel maritime et du service de transit (SP-MTS), deux organisations affiliées à l’Union djiboutienne du travail (UDT).

Selon les informations reçues, le 20 février 2006, les forces de sécurité ont arrêté M. Mohamed Ahmed Mohamed à son domicile et M. Djibril Ismaël Egueh sur son lieu de travail, sans aucun mandat ni motif officiel. Ils les ont ensuite conduits aux bureaux de la Brigade criminelle et des renseignements généraux.

MM. Mohamed et Egueh étaient revenus la veille d’un séminaire de formation syndicale en Israël, organisé par l’Institut international de la centrale syndicale israélienne Histadrut. Ils auraient été interrogés sur leurs activités syndicales et sur les buts et motifs de cette formation. Toutefois, aucune information n’a été transmise aux représentants de la Ligue djiboutienne des droits de l’Homme (LDDH) et de l’UDT, venus s’informer du sort de leurs collègues et des motifs de ces arrestations.

L’Observatoire condamne fermement ces arrestations, qui s’inscrivent dans le cadre d’un harcèlement constant à l’encontre des dirigeants et membres de syndicats depuis plusieurs mois.

Par ailleurs, selon les informations reçues, de nombreuses correspondances de l’UDT auraient été subtilisées, ou substituées par d’autres, à la poste de Djibouti depuis août 2005, notamment une plainte adressée par l’UDT au Bureau International du Travail (BIT), au sujet des licenciements et mises en pré-retraite abusifs dont avaient été victimes 12 dirigeants et militants syndicaux du port de Djibouti, dont M. Mohamed Ahmed Mohamed, en septembre 2005 (cf. appels urgents de l’Observatoire DJI 002/0905/OBS 084 et 084.1 et communiqué de presse du 22 décembre 2005).

En outre, le 22 janvier 2006, M. Hassan Cher Hared, secrétaire aux relations internationales de l’UDT, secrétaire général du Syndicat des postiers de Djibouti, et employé de la Poste, a été arrêté sur son lieu de travail par deux officiers des renseignements généraux. M. Cher Hared a été interrogé sur les dossiers de candidatures de plusieurs syndicalistes adressées au Centre pour la coopération internationale (MASHAV), division du ministère des Affaires étrangères israélien à Addis-Abeba, afin de participer à la formation précitée. Il a ensuite été informé qu’il risquait d’être poursuivi pour « atteinte à la sûreté de l’Etat » et « intelligence avec une puissance étrangère ». M. Cher Hared a cependant été relâché après l’interrogatoire.

L’Observatoire rappelle que M. Hassan Cher Hared avait été licencié sans préavis le 25 mai 2005 pour “fautes professionnelles graves, absentéisme et insubordination”, après une mise à pied de huit jours. Dans sa lettre de notification, le directeur avait qualifié le militantisme de M. Cher Hared de “comportement irresponsable”. Le licenciement de M. Cher Hared faisait suite, notamment, à ses observations concernant la gestion financière de la Poste, déplorant des dépenses illicites.

M. Hassan Cher Hared avait également fait des déclarations en faveur des droits économiques, sociaux et culturels le 1er mai 2005, journée mondiale du travail (Cf. appel urgent DJI 001/0605/OBS 042). En août 2005, M. Hassan Cher Hared avait été réintégré à la Poste et affecté à Balbala, dans la banlieue de Djibouti. Toutefois, M. Hared, bien que rémunéré, n’a pas de poste défini. De plus, sa ré- affectation est illégale tant qu’aucune décision annulant son licenciement n’a pas été prise.

L’Observatoire réitère sa vive préoccupation à l’égard de l’ensemble de ces faits et actes de harcèlement récurrents dont sont victimes les défenseurs des droits économiques et sociaux à Djibouti, en particulier les représentants syndicaux.

L’Observatoire souligne que ces faits s’inscrivent en violation de la Convention (n°98) sur le droit d’organisation et de négociation collective de l’Organisation internationale du travail, ratifiée par Djibouti en août 1978, ainsi que de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations-unies le 9 décembre 1998, en particulier son article 5 selon lequel « afin de promouvoir et protéger les droits de l’Homme et les libertés fondamentales, chacun a le droit de communiquer avec des organisations non gouvernementales ou intergouvernementales ».

Actions demandées :

L’Observatoire vous prie de bien vouloir écrire aux autorités djiboutiennes et de leur demander de :

i. garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de MM. Mohamed Ahmed Mohamed et M. Djibril Ismael Egueh ;

ii. procéder à leur libération immédiate et inconditionnelle en l’absence de toute charge valable à leur encontre ;

iii mettre fin à toute forme de harcèlement et de représailles à l’encontre de MM. Mohamed Ahmed Mohamed, Djibril Ismael Egueh et Hassan Cher Hared, ainsi que contre l’ensemble des membres ou responsables de syndicats et des défenseurs des droits de l’Homme à Djibouti, afin qu’ils puissent mener leur activité de défense des droits de l’Homme librement et sans entrave ;

iv. se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée Générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement son article 1 qui dispose que « chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international », son article 5 susmentionné, et son article 11 qui stipule que « chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, d’exercer son occupation ou sa profession conformément à la loi » ;

v. se conformer plus généralement aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, ainsi qu’aux instruments internationaux et régionaux de protection des droits de l’Homme auxquels Djibouti est partie.

Adresses :

· Son Excellence Ismail Omar Guelleh, Président de la République, Palais du Peuple, BP 109, Djibouti Ville, République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 354060 / 47 71.

· Ismaël Ibrahim Houmed, Ministre de la justice, des affaires pénitentiaires et musulmanes, chargé des droits de l’homme, BP 12, Djibouti Ville. Tel / Fax : 00 253 35 40 21 / 54 20.

· Mohamed Barkat Abdillahi, Ministre de l’emploi et de la solidarité nationale. Cité ministérielle, BP 155-170, Djibouti Ville, République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 35 72 68.

***

Paris - Genève, le 20 février 2006

Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel. L’O