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Dernières nouvelles
- Edition en Ligne de Février 2006
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Directeur de
Publication :
ALI MAHAMADE HOUMED Codirecteur
:
MAHDI IBRAHIM A. GOD Email : realite_djibouti@yahoo.fr
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28/02/06 L'Erythrée rejette à
mots couverts l'appel de l'Onu à rencontrer l'Ethiopie
28/02/06 Somalie: rencontre
sur l'antiterrorisme entre agents US et chefs de guerre
27/02/06 La CISL dénonce les
violations dont sont victimes les syndicats à Djibouti
27/02/06 Visite de Dominique
de Villepin à Djibouti
26/02/06 Le parlement
somalien ouvre sa première session dans le pays
25/02/06 Lutte contre la
corruption au port de Djibouti ?
25/02/06 Ethiopie/Erythrée :
l’ONU encourage la démarcation de la frontière
24/02/06 Quatre soldats
éthiopiens font défection en Erythrée
24/02/06 Première session
parlementaire dans leur pays pour les députés somaliens
23/02/06 Les parlementaires
somalis arrivent pour la réunion historique du parlement
23/02/06 Reprise du procès
pour complot de leaders de l'opposition éthiopienne
23/02/06 Droits de l'homme:
vers la modernisation de l'organe spécialisé de l'Onu
22/02/06 Poursuite des
affrontements à Mogadiscio
22/02/06 Yémen: début du
procès de 17 membres présumés d'Al-Qaïda
21/02/06 Communiqué de presse
de la Confédération internationale des syndicats libres
(CISL)
21/02/06 Communiqué de presse
de la LDDH sur le harcèlement des syndicalistes
21/02/06 Communiqué de
l'Union Djiboutienne du Travail (UDT)
21/02/06 Action urgente de la
Fédération
Internationale des Droits de l'Homme (FIDH)
20/02/06 Ethiopie : le
Commissaire européen rencontre les militants de
l’opposition emprisonnés
20/02/06 Arrestation de deux
syndicalistes de l'UDT à Djibouti et Note de l'ARDHD
20/02/06 La police
éthiopienne déjoue une tentative d'attaque terroriste,
selon Xinhua News
19/02/06 Perte de deux
hélicoptères US: les 10 soldats morts
19/02/06 Somalie: 8 tués dans
de nouveaux affrontements
18/02/06 Perte de deux
hélicoptères américains: les 10 disparus retrouvés,
18/02/06 Violents combats en
Somalie, à Mogadiscio, au moins 12 morts
18/02/06 Nouvelobs.com : les
Somaliens contraints de boire leur urine
17/02/06 Deux hélicoptères
américains disparaissent au large de Djibouti
17/02/06 Six ONG italiennes
sommées de quitter l’Erythrée
17/02/06 IRIN NEWS : Lutte
contre la sécheresse à Djibouti
16/02/06 Au moins sept morts
en raison de la sécheresse en Somalie, selon l'AFP
16/02/06 Soutien citoyen à
l'opposition nationale et à l'ARD
15/02/06
Situation proche de la famine dans le sud-est de
l'Ethiopie, alerte la FAO
15/02/06
L'ONU proteste contre l'arrestation de 13 employés
érythréens de sa mission de maintien de la paix
14/02/06 Arrestation
d'Erythréens travaillant pour la Minuee
14/02/06 Somalie : OCHA
exhorte les parties à ne pas entraver l'aide humanitaire
d'urgence
13/02/06
Présentation de la Diffusion d'information par la LDDH
sur la non indépendance de la justice et Décision de la
Cour d'Appel de Djibouti
13/02/06 Le ministre italien
Roberto Calderoli à une journaliste somalienne :
"Retourne dans ton désert, avec tes chameaux"
12/02/06 Le FBI accuse un
imam somali de collusion avec le terrorisme
11/02/06 Au Nouvel
Observateur : "Un roman de Waberi, le Voltaire noir"
11/02/06 Création d'un comité
de soutien à la veuve du juge
11/02/06 Affaire Borrel : «
Lisieux se doit d'agir »
10/02/06 Situation
humanitaire tragique à Djibouti, selon le département
d'information de l'ONU
09/02/06 Aide humanitaire :
Bruxelles au secours des victimes de la sécheresse dans la
Corne de l'Afrique
09/02/06 Communiqué de presse
du Parti Djiboutien pour le Développement (PDD)
09/02/06 Communiqué de presse
: l'UAD boycotte la mascarade électorale des élections
régionales
08/02/06 Ethiopie : une
journaliste en ligne détenue depuis 13 jours, mais
toujours pas inculpée
08/02/06 Ethiopie/Erythrée :
une réunion de la Commission de démarcation attendue (ONU)
07/02/06 L'Unicef demande 16
millions de dollars pour la Corne de l'Afrique ravagée par
la sécheresse
07/02/06 7 FEVRIER 2000 :
ACCORD-CADRE DE REFORME ET DE CONCORDE CIVILE (Archive)
07/02/06 Présentation du
Communiqué de la LDDH sur le 6e anniversaire de
l'Accord de paix du 7 février 2000
06/02/06 Lundi 6 février :
Journée de la lutte contre les mutilations génitales
féminines
06/02/06 Djibouti : 23 morts
dans le naufrage d'un boutre yéménite (AFP)
06/02/06 Communiqué de la
LDDH : non aux manipulations étatiques
05/02/06 Le premier ministre
éthiopien suggère de nouvelles élections à Addis-Abeba
05/02/06 La visite des Falash
Mura d'Ethiopie
04/02/06 L'auteur d'un trafic
portant sur une tonne de khat en garde à vue à Metz
04/02/06 Menaces sur la Corne
de l'Afrique
04/02/06 La première dame
d'Ethiopie va lancer un nouveau journal
03/02/06 Le norvégien
Bondevik nommé Envoyé spécial de l'ONU pour la corne de
l'Afrique
03/02/06 Djiboutiens de
Brest : Lutte contre le sida et animation à la Soirée
internationale et culturelle
02/02/06 Action urgente d'Amnesty
international : détentions sans inculpations en Ethiopie
02/02/06 Le khat obnubile les
hommes djiboutiens
02/02/06 L'Erythrée va fermer
son ambassade à Bruxelles
01/02/06 Le CPJ réclame la
libération d'une nouvelle journaliste détenue en Ethiopie
01/02/06 Ethiopie: Amnesty se
dit "inquiète" de la détention de "milliers" d'Oromos
01/02/06 Djibouti et Erythrée
surveillent leur frontière commune
31/01/06 Syndicat de la
magistrature : appel à signature pour la vérité dans
l'affaire Borrel (Source Ardhd)
31/01/06 Un Comité de soutien
à Élisabeth Borrel : Réunion constitutive, jeudi 9 février
30/01/06 Le témoignage
d'Elisabeth Borrel (Ouest-France)
L'Erythrée rejette à mots couverts l'appel
de l'Onu à rencontrer l'Ethiopie
ASMARA, 28
fév. 2006 (AMI) - L'Erythrée a rejeté lundi soir à mots
couverts la proposition de rencontre avec son voisin
éthiopien, au sujet de leur différend frontalier, faite
notamment par l'Onu et l'Union européenne.
A la suite
du conflit frontalier entre l'Ethiopie et l'Erythrée
(1998-2000), une commission indépendante a arrêté en 2002 le
tracé entre les deux pays de la Corne de l'Afrique, mais
l'Ethiopie ne l'a toujours pas accepté.
"Toute
tentative pour faire dérailler le processus de la démarcation
frontalière de son cours légal ou même pour entretenir
d'autres +mécanismes alternatifs+ qui ralentiraient le
processus n'aura aucune conséquence légale ou ne servira
d'autre objectif que de générer des événements qui
susciteraient un dangereux précédent", a affirmé le ministère
érythréen des Affaires étrangères dans un communiqué.
"Par
conséquent, le gouvernement érythréen ne reconnaît pas et
n'accepte pas ces déviations", ajoute le communiqué.
La semaine
dernière, l'Onu ainsi que d'autres témoins de l'accord de paix
d'Alger - qui mit fin à la guerre entre l'Ethiopie et
l'Erythrée - avaient demandé aux deux parties de se rencontrer
en la présence de la commission frontalière indépendante.
L'Union
européenne et les Etats-Unis notamment faisaient partie des
témoins de cet accord de paix signé en 2000.
Le Conseil
de sécurité des Nations unies a ainsi "demandé à la commission
d'organiser une rencontre avec les deux parties pour préparer
la reprise de la démarcation et prie instamment celles-ci d'y
assister".
Le conflit
de 1998-2000 a fait 80.000 morts, mais l'Erythrée a prévenu
qu'une nouvelle guerre pourrait éclater si l'Ethiopie persiste
dans son refus du tracé frontalier. L'Onu qualifie de "tendue"
la situation militaire le long de la frontière
érythréo-éthiopienne.
Source :
Agence Mauritanienne d'information,
AMI, le 28/02/06
Somalie: rencontre sur l'antiterrorisme
entre agents US et chefs de guerre
MOGADISCIO,
Agence France-Presse, Le mardi 28 février 2006
Un groupe de
puissants chefs de guerre de Mogadiscio a rencontré mardi des
membres des services secrets américains pour discuter de la
lutte antiterroriste en Somalie, a-t-on appris auprès de
témoins de la rencontre.
Ces
discussions ont réuni des membres des services secrets
américains et des représentants de l'Alliance pour la
restauration de la paix et pour le contre-terrorisme (ARPCT),
un parti créé mi-février par des ministres et chefs de guerre
et qui affirme s'opposer au terrorisme et à l'extrémisme
islamique, selon ces mêmes sources.
La rencontre
s'est déroulée dans la capitale provisoire du pays, Jowar
(nord de Mogadiscio).
"La rencontre
était organisée pour discuter de l'avenir pacifié de la
Somalie et des méthodes les plus appropriées pour débarrasser
le pays des extrémistes (islamistes) étrangers et de leurs
hôtes", a indiqué à l'AFP un membre de l'ARPCT qui a requis
l'anonymat.
De violents
combats, qui ont fait 33 morts, en majorité des civils, ont
opposé la semaine dernière à Mogadiscio des hommes recrutés
par les tribunaux islamiques aux miliciens de l'ARPCT. Ces
milices rivales sont parvenues à une trêve le 22 février.
Selon un
rapport de l'organisation International Crisis Group (ICG),
publié en juillet dernier, un nouveau groupe extrémiste lié à
Al-Qaïda, composé de membres entraînés en Afghanistan, a pris
pied en Somalie.
Selon des
spécialistes internationaux, civils et militaires, la Somalie
pourrait être la prochaine base de repli et d'opérations des
jihadistes liés à Al-Qaïda.
Pays pauvre de
la Corne de l'Afrique, la Somalie est livrée à une guerre
civile et à l'anarchie depuis 1991. De nouvelles institutions
politiques ont été mises en place depuis plus d'un an, mais
les membres du gouvernement et du Parlement, qui sont pour la
plupart des chefs de guerre, sont profondément divisés.
Le Parlement
de transition de Somalie a siégé pour la première fois
dimanche sur le sol somalien à Baïdoa (sud). Sa prochaine
session a été fixée au 6 mars.
La CISL dénonce les violations dont sont
victimes les syndicats à Djibouti
Bruxelles, le
27 février 2006 (CISL En Ligne):
Un nouveau
rapport de la CISL sur le respect des normes fondamentales du
travail à Djibouti paru aujourd’hui dénonce les
graves violations dont sont victimes les syndicats de ce pays
depuis plus de quinze ans.
Le
gouvernement Djiboutien limite la liberté d’association, le
droit de grève et le droit à la négociation collective tant
sur le plan législatif que dans la pratique. De plus, le
Gouvernement fait la sourde oreille aux propositions réitérées
de dialogue et de conciliation, et manque constamment à ces
promesses de mettre en œuvre les recommandations de l’OIT sur
la liberté syndicale. Ce rapport de la CISL coïncide avec
l’examen de la politique commerciale de Djibouti à l’OMC cette
semaine.
« Le triste
record de Djibouti en matière de respect des normes
fondamentales du travail est extrêmement préoccupant », a
déclaré Guy Ryder, secrétaire général de la CISL. « Ce n’est
pas en bafouant les droits fondamentaux de ses citoyens que ce
pays s’affranchira de l’extrême pauvreté dans laquelle il se
trouve. Les licenciements abusifs, les arrestations
arbitraires et le harcèlement permanent des dirigeants
syndicaux sont autant de méthodes auxquelles le gouvernement
doit immédiatement mettre fin », a ajouté Ryder.
Selon le
rapport la persistance des coutumes condamne les femmes à
occuper un rang inférieur dans la société et elles n’ont pas
les mêmes chances que les hommes ni à l’école ni sur le marché
du travail. Le rapport relève également que l’abolition de la
loi sur le salaire minimum a rendu encore plus difficile la
mise en œuvre des conventions de l’OIT sur l’égalité des
rémunérations entre les hommes et les femmes.
Le rapport
affirme que le Gouvernement Djiboutien n’investit pas assez
dans le bien être et le respect des droits des enfants et
déplore le manque de donnés fiables concernant l’étendu du
travail des enfants dans le pays.
Enfin le
rapport met en exergue la non-conformité de la législation
Djiboutienne avec les Conventions de l’OIT sur le travail
forcé.
La CISL
représente 155 millions de travailleurs dans 236 organisations
affiliées dans 154 pays et territoires http://www.icftu.org .
La CISL est également membre des Global Unions : http://www.global-unions.org
Pour plus d’informations, veuillez contacter le Service Presse
de la CISL au +32 2 224 0204 ou au +32 476 621 018.
Source :
Confédération internationale des syndicats libres (CISL),
27/02/06
Visite de Dominique de Villepin à Djibouti
DJIBOUTI (AFP) - Lundi 27 février
2006 - Le Premier ministre français
Dominique de
Villepin a rencontré lundi le président djiboutien
Ismaïl Omar Guelleh lors d'une courte visite à Djibouti, la
première d'un chef de gouvernement français depuis plusieurs
années, a-t-on appris de source officielle.
Le Premier ministre, qui a fait
escale à Djibouti après sa visite dimanche dans l'île
française de La Réunion, a rencontré lundi après-midi M.
Guelleh pendant environ une heure.
Dans une déclaration à la presse à
l'issue de l'entretien, M. de Villepin a expliqué s'être
entretenu avec M. Guelleh notamment de la situation à Djibouti
et au Darfour - région de l'ouest du Soudan en guerre civile -
, du monde arabe et du dossier israélo-palestinien.
"J'ai transmis au président Guelleh
toutes les amitiés de
Jacques
Chirac (président français) et je souhaite que très
rapidement le chef de l'Etat djiboutien puisse venir à Paris,
parce que cette relation a constamment besoin de se
développer", a notamment déclaré M. de Villepin. Il s'est
également félicité des relations franco-djiboutiennes sur les
plans économiques et politiques.
M. Villepin n'a pas fait mention
dans sa déclaration de l'enquête sur la mort du magistrat
français Bernard Borrel, un dossier qui empoisonne les
relations entre la France et Djibouti, une de ses anciennes
colonies.
Il a ensuite quitté Djibouti vers
15H00 locales (12H00 GMT) à destination de la France.
Djibouti, petit pays de la Corne de
l'Afrique stratégiquement situé, abrite la principale base
militaire française à l'étranger.
En janvier, les autorités
djiboutiennes avaient annoncé avoir saisi la Cour
internationale de
justice
(CIJ) contre la France qu'elle accuse de manquer à ses devoirs
d'entraide judiciaire dans l'enquête sur la mort de M. Borrel.
Le corps à moitié calciné de M.
Borrel avait été retrouvé à Djibouti en 1995. Une enquête
djiboutienne avait conclu à un suicide, celle menée en France
privilégie l'assassinat.
En octobre dernier, la
justice
française a délivré des mandats d'arrêt internationaux contre
deux hautes personnalités de Djibouti. Les autorités
djiboutiennes ont ensuite suspendu l'entraide judiciaire entre
les deux pays.
Le parlement somalien ouvre sa première
session dans le pays
26/02/06 Le
parlement somalien de transition a ouvert sa première
session à Baïdoa sur le sol national ce dimanche 26 février,
cela est aussi sa première réunion depuis celle tenue l’année
dernière au Kenya qui avait fini dans la bagarre.
Le Premier
ministre Mohamed Ali Gedi est arrivé par avion escorté de
miliciens fortement armés, retrouvant le Président Abdullahi
Yusuf et le Président du parlement Sharif Hassan Sheik Adan à cette
réunion destinée à clôturer un cycle de ruptures qui avaient
paralysé leur gouvernement depuis plus d’une année.
"Aujourd'hui
est un jour historique. Le gouvernement formé au Kenya s'est
finalement réuni à l'intérieur du pays après quelques
divergences de vue. La session est maintenant ouverte", a
déclaré Sharif Hassan dans la ville de Baidoa, considérée
comme le lieu le plus neutre par les deux factions
gouvernementales.
Sur 275
membres attendus, 205 étaient présents. Néanmoins, quelques
puissants chefs de guerre de Mogadiscio, notamment le ministre
de la sécurité nationale Mohamed Qanyare, ne seraient pas
arrivés.
La faction
conduite par Sharif Hassan Sheik Adan demande que le futur
gouvernement soit basé dans la capitale Mogadiscio et ne veut
pas entendre parler de médiateurs étrangers dans ce pays de la
Corne de l'Afrique.
Yusuf, Gedi et
leurs alliés ont installé leur gouvernement dans la ville
régionale de Jowhar, à 90 kilomètres au nord de Mogadiscio,
mais regrettent qu'ils ne soient pas en mesure de se déplacer
à Jowhar tant que des milliers de miliciens ne seront pas
désarmés.
Ils demandent
que des médiateurs étrangers les soutiennent dans cette tâche.
Ces désaccords
ainsi que d'autres intrigues politiques ont conduit à une
profonde division entre les deux camps.
Le Premier
ministre envisage de régler ces problèmes au cours de cette
réunion présentée comme le dernier et le meilleur espoir de
ressusciter une administration fragile.
Formé à la fin
de 2004 au Kenya, ce gouvernement est la 14ème tentative de
restaurer une autorité centrale en Somalie, pays dont le
dernier président exerçant à l’échelle nationale a été chassé
en 1991.
Texte adapté
de l'anglais, source
Reuters, le 26/02/06.
Lutte contre la corruption au port de
Djibouti ?
25/02/06. La
Radio Télévision de Djibouti (RTD) a annoncé hier vendredi 24
février que le port de Djibouti avait mis en place le numéro
de téléphone 35 10 31 à la disposition des usagers des
services portaires.
Les
commerçants victimes d’extorsion de fonds sont encouragés à
refuser de payer les pots de vins (de khat) aux agents des
contributions corrompus et à les dénoncer en composant ce
numéro.
La direction
du Port assure qu’elle sanctionnera les agents indélicats et
que les commerçants victimes de tels abus pourront également
porter plainte au Tribunal.
Mais sur quel
type de dénonciations seront basées les sanctions ? Beaucoup
de têtes indésirables vont-elles réellement
tomber ? Nous doutons fort de vérifier un jour ces
paroles.
Ethiopie/Erythrée : l’ONU encourage la
démarcation de la frontière
NEW YORK
(Nations Unies) 25/02— Le Conseil de sécurité de l’ONU a
favorablement accueilli vendredi la tenue d’une réunion
diplomatique entre l’Ethiopie et l’Erythrée et les a encouragé
à opérer la démarcation de leur frontière.
Le Conseil de
sécurité s’est félicité de la réunion que les témoins des
Accords d’Alger ont tenue jeudi à New York et des efforts
qu’ils déployaient pour aider l’Ethiopie et l’Erythrée à
sortir de l’impasse actuelle, en vue de promouvoir la
stabilité entre les parties concernées et de jeter les
fondations d’une paix durable dans la région, a déclaré
vendredi le président du Conseil de sécurité pour le mois de
février, l’ambassadeur des Etats-Unis John Bolton.
Dans sa
déclaration, le Conseil a exhorté les deux parties à faire
preuve de la plus grande retenue et à s’abstenir de recourir
ou de menacer de recourir à la force l’une contre l’autre, a
ajouté le président.
Le Conseil a
souligné que les deux parties étaient responsables de
l’application intégrale, sans conditions et sans délai, des
Accords d’Alger, a précisé la déclaration. Aux termes des
Accords d’Alger, l’Ethiopie et l’Erythrée ont reconnu que les
décisions de la Commission du tracé de la frontière entre les
deux parties seront définitives et contraignantes.
Source :
Agence Xinhua
Quatre soldats éthiopiens font défection en
Erythrée
Somalie
24/02/06 Quatre militaires éthiopiens déserteurs arrivés
récemment en Erythrée ont révélé que le régime du TPLF, le
Front populaire pour la libération du Tigraï, parti
majoritaire dans l’EPRDF au pouvoir, essayeraient d’empêcher
quiconque d’accéder aux médias internationaux ou d’obtenir de
l’information sur la situation qui prévaut en Ethiopie.
Les soldats
déserteurs ont révélé aussi que dans un acte de désespoir le
régime était entrain de bloquer les centres d’information
comme les services par satellite, le coût d’accès à Internet
dans les cybercafé étant élevé à 70 birr de l’heure.
Adapté de
l'anglais, source : Shabait website, Asmara, in English, 23
février 2006
Première session parlementaire dans leur pays
pour les députés somaliens
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SOMALIE - 24 février 2006 - XINHUA |
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Les députés somaliens se réuniront à
l'occasion de leur première session parlementaire
dimanche sur leur propre sol dans la ville pronviciale
de Baidoa.
Après plusieurs semaines de
négociations et sous une pression internationale
intense, les députés ont commencé à arriver à Baidoa,
une ville située à environ 250 km à l'ouest de
Mogadiscio, pour participer à la session qui sera
officiellement ouverte par le président Abdullahi
Ahmed Yusuf.
Cette première session a été possible
grâce à un compromis entre le président Yusuf et le
Premier ministre Ali Mohammed Gedi, qui préconise que
le gouvernement soit basé dans la ville de Jowhar en
raison de l'insécurité à Mogadiscio, alors que
l'opposition dirigée par le président du Parlement
Shariff Hassan Sheikh Adan, qui regroupe plusieurs
seigneurs de guerre de Mogadiscio, insiste sur
l'installation de l'administration dans la capitale.
Selon le député Awad Ashara qui se
trouve déjà à Baidoa, les préparatifs pour la première
réunion du Parlement fédéral de transition somalien se
déroulent comme prévu et plus de 50 parlementaires
sont déjà arrivés à la ville pour la session.
"Nous venons pour la première session
parlementaire. Les membres du Parlement ont commencé à
arriver pour la session prévue dimanche. La salle de
conférence où la réunion aura lieu et les hébergements
pour les parlementaires sont prêts", a affirmé M.
Ashara, joint au téléphone.
L'organisation de la première session
parlementaire est considérée comme la première étape
importante pour restaurer le gouvernement en Somalie
depuis 1991, date à laquelle le pays s'est plongé dans
l'anarchie.
Source : Jeuneafrique.com |
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Les
parlementaires somalis arrivent pour la réunion historique
du parlement
Par Guled
Mohamed
BAIDOA,
Somalie, fév. 23 (Reuters) - Des législateurs sont arrivés ce
jeudi dans la ville somalie de Baidoa pour la première réunion
du parlement sur le sol national, quelques jours après des
luttes acharnées dans la capitale Mogadiscio soulignant les
défis à relever.
Environ 50 des
275 membres de la future législature sont entrés dans Baidoa
par un convoi de voitures et de camions montés de fusils
mitrailleurs lourds manœuvrés par les miliciens, peu avant la
tenue de la session historique de l'assemblée le 26 février
dans cette ville du centre ouest.
Les factions
rivales de l'autorité provisoire de la Somalie formée au Kenya
voisin vers la fin de 2004, ont exprimé le mois dernier
l’espoir de mettre fin à l’anarchie dans le pays en se mettant
d’accord sur un moment et un lieu pour la réunion de dimanche.
Mais les
combats lourds survenus à Mogadiscio - présentés par les
habitants comme les plus dures jamais vécus ces derniers temps
- ont de nouveau illustré l'anarchie générale qui règne dans
ce pays de la corne de l'Afrique, qui a été sans gouvernement
effectif au cours des 15 dernières années.
Les habitants
ont révélé que près de 38 personnes étaient mortes dans des
combats commencés samedi entre la milice fidèle aux cours
islamiques de Mogadiscio et une coalition nouvellement formée
composée des principaux chefs de guerre de la ville et se
présentant comme la coalition anti-terroriste de Mogadiscio.
Plusieurs des victimes étaient des civils. (...)
Extrait adapté
de l'anglais, source
Reuters, le 23/02/06
Reprise du procès pour complot de leaders de
l'opposition éthiopienne
Par Léa-Lisa
Westerhoff et Abraham Fisseha, Agence France-Presse, Addis
Abeba
23/02/06 Le
procès pour complot d'une centaine d'Ethiopiens, dont des
dirigeants de l'opposition, a repris jeudi à Addis Abeba
devant la Haute Cour fédérale après sept semaines
d'interruption, en présence d'un juge dépêché par l'Union
européenne.
Interrogés
pour savoir s'ils plaidaient coupable ou non coupable, la
majorité des accusés présents ont refusé de répondre au juge
de la Haute Cour.
«Selon le code
pénal éthiopien, si un accusé refuse de plaider coupable ou
non coupable, on considère automatiquement qu'il plaide non
coupable», a déclaré le magistrat, Adil Ahmed.
Seuls trois
accusés - deux membres de l'organisation humanitaire
britannique Aid et un instituteur - ont plaidé non coupable,
via leur avocat.
«Les charges
qui pèsent contre mes clients sont trop générales et ne
précisent pas la date, le lieu» des délits qui leur sont
reprochés, a déclaré maître Alemu Denek. «Pour cette raison,
je souhaite que la Cour libère mes clients», a-t-il ajouté.
Le procureur
Shimles Kemal a cependant recommandé le maintien en détention
des accusés. Le juge devrait faire connaître sa décision le
1er mars (BIEN 1er mars), date fixée pour la nouvelle
audience.
«J'ai lu les
accusations, (...), aucune ne reflète la réalité de ce qui
s'est passé en Ethiopie», a déclaré à la Cour le président du
principal parti d'opposition, le Parti de la coalition pour
l'unité et la démocratie (CUDP), Hailu Shawel, qui a pris la
parole sans pour autant répondre à la question de savoir si il
plaidait coupable ou non.
De son côté,
un autre accusé, Bedru Adem, un parlementaire de la CUDP, a
affirmé «n'avoir commis aucun crime». «Je suis simplement là
en tant que prisonnier politique», a-t-il estimé, vêtu de noir
comme tous les accusés présents.
La plupart des
inculpés ont choisi de ne pas être défendus par un avocat,
notamment pour se dissocier d'une procédure judiciaire qu'ils
estiment ne pas être indépendante.
Les accusés
sont jugés notamment pour «complot en vue de renverser par la
force un gouvernement constitutionnel».
Une accusation
jugée «inacceptable» jeudi par Amnesty International, qui a
demandé «la libération immédiate et inconditionnelle» des
accusés, arrêtés «uniquement pour leurs opinions et actions
non violentes».
Le procès
concerne au total 129 personnes, parmi lesquelles figurent les
29 dirigeants du CUDP et 19 journalistes qui sont en prison
depuis novembre. Trente-six des accusés sont jugés par
contumace. S'ils sont reconnus coupables, ils encourent la
peine de mort.
Le
gouvernement éthiopien a régulièrement accusé le CUDP de
fomenter des violences et de préparer un coup d'État depuis
les élections législatives de mai 2005, remportées
officiellement par le pouvoir sortant, mais entachées de
fraudes selon l'opposition.
À la suite de
ces scrutins très disputés, des violences meurtrières ont
éclaté, en juin et novembre 2005, faisant au moins 84 morts à
Addis Abeba, selon des sources hospitalières, et entraînant au
moins 13 000 interpellations, dont celles des 129 accusés. Ces
violences avaient suscité l'inquiétude de la communauté
internationale.
Pour la
première fois depuis le début du procès fin décembre, un juge
britannique mandaté par l'Union européenne, ainsi qu'un
juriste belge représentant la Fédération internationale des
droits de l'Homme (FIDH), ont assisté à l'audience jeudi à
titre d'observateurs. Ils ont refusé de faire des commentaires
à la sortie de la Haute Cour.
Au cours de ce
procès qui pourrait durer plusieurs années, quelque 300
témoins doivent être présentés devant la justice par la seule
accusation.
Source AFP, le
23/02/06
Droits de l'homme: vers la modernisation de
l'organe spécialisé de l'Onu
NEW YORK (Nations unies)
23/02/06. Un pas devrait être franchi jeudi à l'Onu vers la
création d'un Conseil des droits de l'homme plus crédible que
l'actuelle Commission mais moins ambitieux que ne le
souhaitait le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan,
selon les diplomates.
Le président
de l'Assemblée générale, le Suédois Jan Eliasson, devait
présenter à la mi-journée à ses 191 Etats membres un projet de
résolution, qu'il espère définitif, portant création de ce
nouvel organe, en vue de son adoption dans les jours qui
viennent.
Elément clé
de la profonde réforme en cours de l'Organisation mondiale, ce
Conseil doit remplacer l'actuelle Commission des droits de
l'homme de Genève, discréditée pour ses méthodes de travail
surannées et ses règles d'accession laxistes, qui permettent à
des pays au palmarès peu reluisant en matière de droits de
l'homme d'y siéger.
Le principe
de sa création a été approuvé par les dirigeants mondiaux lors
du sommet de New York en septembre. Ses modalités faisaient
depuis lors l'objet de négociations acharnées entre Etats
membres, sous l'égide de M. Eliasson
Selon un
responsable ayant participé aux négociations et qui a souhaité
garder l'anonymat, le texte de M. Eliasson constitue un
compromis sur tous les points qui faisaient l'objet de
désaccords: taille du futur Conseil, méthode d'accession,
critères d'admission, périodicité de ses réunions.
Selon cette
source, les pays candidats à un siège au Conseil des droits de
l'homme devront être élus par l'Assemblée générale de l'Onu à
la majorité absolue des membres, soit 97 voix sur 191.
M. Annan et
les Occidentaux avaient souhaité une élection à la majorité
des deux tiers. Mais de nombreux pays du Tiers monde, membres
des Non-alignés ou du Groupe des 77, militaient pour la
majorité relative des présents le jour du vote.
En outre, le
texte prévoit un mécanisme pour suspendre un membre du Conseil
dont le comportement en matière de droits de l'homme serait
jugé inacceptable.
Le projet
prévoit également de doter le nouveau Conseil d'un droit
d'"examen universel", selon cette source, c'est-à-dire que
tous les pays, y compris les plus puissants comme les
Etats-Unis ou la Chine, pourront se voir demander de défendre
leur comportement en matière de droits de l'homme.
Le nouveau
Conseil devrait compter 47 membres, contre 53 pour l'actuelle
Commission. Là encore, il s'agit d'un compromis entre le
souhait de la majorité des membres, qui voulaient rester à 53,
et les Occidentaux qui poussaient pour un organe plus
restreint, d'environ 38 membres.
Le projet
prévoit enfin, toujours selon cette source, que le Conseil
tienne trois sessions par an pour un total de 10 semaines,
avec possibilité d'organiser une session d'urgence si la
situation dans un pays l'exige. C'est plus que l'unique
session annuelle de six semaines de l'actuelle Commission, qui
lui valait beaucoup de critiques. Mais M. Annan et les
Occidentaux avaient souhaité un organe permanent.
"Nous avons
un résultat qui n'est pas parfait mais qui est bon", a affirmé
ce responsable à des journalistes. Plusieurs diplomates ont
exprimé jeudi leur optimisme quant à une adoption prochaine du
texte de M. Eliasson. Mais un ultime obstacle restait à
surmonter, car un désaccord persistait sur un amendement
déposé par l'Organisation de la conférence islamique (OCI)
après la crise provoquée par la publication en Europe de
caricatures du prophète Mahomet. Cet amendement affirme
notamment que la diffamation des religions et des prophètes
est incompatible avec la liberté d'expression.
Source AFP,
Hervé COUTURIER, Le jeudi 23 février 2006
Poursuite des affrontements à Mogadiscio
Les combats se
poursuivent à Mogadiscio, où depuis samedi dernier
s'affrontent les miliciens chargés d'assurer la sécurité des
Cours islamiques et les hommes d'une coalition composée d'au
moins huit personnages locaux influents (dont des ministres,
des hommes d'affaires et des seigneurs de guerre), qui a
récemment vu le jour pour chasser les Cours de la ville.
Ces
affrontements auraient déjà été qualifiés par des sources
locales de «guerre civile», a déclaré à la Misna un député du
nouveau parlement somalien contacté dans son habitation de
Mogadiscio, en précisant qu'après une pause nocturne, les
combats ont repris vers 6 h ce matin. Le bilan total de ces
affrontements s'élève, selon l'Afp, à environ 33 morts.
Par Pierre
Emangongo,
Le Potentiel (Kinshasa), le 22 Février 2006
Yémen: début du procès de 17 membres présumés
d'Al-Qaïda
SANAA - Le
procès de 17 membres présumés d'Al-Qaïda accusés d'avoir
préparé des attentats anti-américains au Yémen à la demande du
chef du réseau terroriste en Irak Abou Moussab al-Zarqaoui,
s'est ouvert mercredi à Sanaa, a constaté un journaliste de
l'AFP.
Les membres du
groupe sont notamment poursuivis pour "formation d'une bande
armée pour perpétrer des actes criminels contre des Américains
et des Yéménites traitant avec eux", a indiqué le représentant
du procureur général, Khaled Al-Mawari, en lisant l'acte
d'accusation.
Il a ajouté
que les accusés voulaient transformer le Yémen en "un théâtre
de terrorisme afin de nuire à ses relations" avec les autres
pays. Ils ont entrepris, en 2004 et 2005, de "préparer à cette
fin des armes, obus, fusils automatiques et explosifs", a-t-il
encore dit.
Les prévenus
ont aussitôt rejeté ces accusations, à l'exception du chef du
groupe, le Yéménite Ali Abdallah Naji Houssyane, alias Abou
Ali al-Harithi, 28 ans.
Il a admis
avoir combattu en Irak et indiqué que les armes et équipements
saisis faisaient partie "des préparatifs à la confrontation
avec les Américains au Yémen". "Je me suis entraîné, comme
j'ai formé" des combattants à utiliser du matériel servant à
faire exploser des engins à distance, a-t-il dit.
Il a cependant
affirmé avoir renoncé à ses projets. "J'ai moi-même remis les
(armes) saisies aux services de renseignement yéménites",
a-t-il dit.
Sur les 17
suspects figurent quatre Saoudiens: Majed Ahmad Al-Zahrani, 26
ans, Mohammad Al-Qirachi, 27 ans, Mohsen Belaïd, 19 ans, et
Mohammad Al-Qahtani, 22 ans.
Outre les
charges de "formation de bande armée", ils sont accusés
d'"entrée illégale au Yémen" et de "falsification de documents
officiels".
Mohsen Belaïd,
qui a reconnu ces dernières accusations, a indiqué être entré
illégalement au Yémen pour se rendre en Irak où il comptait
rejoindre la guérilla.
Mohammad
Al-Qahtani a été arrêté à l'aéroport d'Aden (sud) il y a 14
mois, en provenance de Syrie pour se faire soigner de
blessures infligées en Irak, selon l'acte d'accusation.
"Revenu d'Irak", le groupe "est appelé +le Groupe d'Abou
Moussab al-Zarqaoui+ parce qu'il a reçu des ordres de leur
leader en Irak pour mener les attentats", avait-on affirmé de
source officielle.
Les 13 autres
suspects sont des Yéménites, a affirmé mercredi une source
judiciaire, excluant ainsi la présence de trois Syriens,
signalée dans un premier temps de source officielle.
Le président
du tribunal, Mohammad Al-Baadani, a fixé la prochaine audience
au 1er mars et ordonné aux autorités pénitentiaires de
respecter les normes de détention en réponse à des plaintes
des accusés.
Le Yémen a été
le théâtre d'une série d'attentats ces dernières années,
notamment celui contre le destroyer américain USS Cole, en
2000, revendiqué par le chef d'Al-Qaïda Oussama ben Laden et
un autre contre le pétrolier français Limburg en 2002.
AFP, le 22
février 2006
Communiqué de presse de la Confédération
internationale des syndicats libres (CISL)
CONFEDERATION INTERNATIONALE DES SYNDICATS LIBRES
Communiqué de presse
21/02/06
Deux responsables syndicaux Djiboutiens ont été arrêtés
par les services de sécurité de Djibouti. Ces
incarcérations sont un élément de plus à rajouter à une
longue liste de violations des droits syndicaux dans ce
pays. La CISL publie la semaine prochaine un rapport sur
le respect des normes internationales du travail dans ce
pays.
Mohamed
Ahmed Mohamed, responsables aux affaires juridiques de
l’Union des Travailleurs du Port, affiliée de l’Union
Djiboutienne du Travail (UDT), elle-même affiliée à la
CISL, et Djibril Ismael Egueh, Secrétaire général du
syndicat de la MTS, également affiliée à la CISL ont été
arrêtés le 20 février dernier. Ils rentraient tous les
deux d’une formation en matière de coopératives rurales
délivrée par l’Institut international d’Histadrut,
l’organisation affiliée de la CISL en Israël.
L’arrestation de ces deux dirigeants syndicaux fait suite
aux mesures de harcèlement contre le Secrétaire aux
affaires internationales de l’UDT, Hassan Cher Hared,
précisément parce qu’il avait répondu positivement à
l’invitation du syndicat israélien en envoyant ces
collègues en Israël. Les renseignements généraux de
Djibouti l’ont interrogé pendant près de trois heures le
22 janvier dernier.
La liste
des violations des droits syndicaux à Djibouti ne cesse de
s’allonger. Outre les arrestations du 20 février par les
services de sécurité, on peut ajouter, entre autres, le
harcèlement des dirigeants de l’UDT, l’interception par
les RG à la poste de Djibouti d’une plainte envoyée par l’UDT
au Bureau international du travail (BIT) et son
remplacement par un faux, la mort de plusieurs
travailleurs et travailleuses lors de la répression de
grèves et d’autres mouvements sociaux au cours de l’année
2005 ou encore la récente condamnation de plusieurs
syndicalistes du Port autonome de Djibouti dans des
circonstances loin d’êtres claires.
Ces
violations sont détaillées dans le rapport de la CISL sur
le respect des normes internationales du travail à
Djibouti. Il sera publié la semaine prochaine à l’occasion
de l’examen de la politique commerciale de Djibouti par
l’Organisation mondiale du Commerce.
Dans une
lettre envoyée aux autorités du pays (lien vers la lettre
http://www.icftu.org/www/PDF/DjiboutiProtestationCISLcontrearrestation.pdf)
la CISL prie instamment les autorités du pays de relâcher
sans conditions Mohamed Ahmed Mohamed et Djibril Ismael
Egueh et de faire cesser au plus vite toute mesure de
harcèlement et de répression contre le mouvement syndical
Djiboutien.
L’internationale syndicale continuera à suivre de près
cette affaire et est prête, si les violations des droits
syndicaux se perpétuent à Djiboutri, à saisir les organes
de contrôle compétents de l’OIT.
La CISL
représente 155 millions de travailleurs dans 236
organisations affiliées dans 154 pays et territoires. La
CISL est également membre des Global Unions :
http://www.global-unions.org
Pour plus
d’informations, veuillez contacter le Service Presse de la
CISL au +32 2 224 0232 ou au +32 476 621 018.
Mathieu
DEBROUX Press Officer - Attaché de presse
ICFTU
International Confederation of Free Trade Unions
CISL Confédération Internationale des Syndicats Libres
Boulevard du Roi Albert II 5, B 1, B - 1210 Brussels,
Belgium
Tel: +32 (0)2 224 02 04 Fax: +32 (0)2 203 07 56
Mobile: +32 (0) 476 62 10 18
E-Mail: mathieu.debroux@icftu.org
Source
CISL, le 21/02/06
Communiqué de presse de la LDDH sur le
harcèlement des syndicalistes
|
Le Président |
COMMUNIQUE DE PRESSE DU 21 FEVRIER 2006 SUR LE
HARCELEMENT DES SYNDICATS PAR LES FORCES DE POLICE.
SUR LES VIOLATIONS AUX DROITS SYNDICAUX ET AU DROIT
A LA FORMATION. |
C'est avec
stupéfaction que la Ligue Djiboutienne des Droits Humains
(LDDH) a appris hier lundi 20 février 2006 l'arrestation
SANS AUCUN MANDAT par la Force nationale de police (FNP)
de deux syndicalistes MM. Mohamed A.Mohamed, Djibril I.
Igueh, dans des conditions très inquiétantes.
Dès demain
mercredi 22 février 2006 seront-ils transférés comme
d'habitude à Gabode avec détention Arbitraire ?
Leur garde
à vue arbitraire dans les locaux de la soit disante
Brigade Criminelle avec le cautionnement du Parquet relève
d'ores et déjà du politique.
En effet, cette Brigade Criminelle est souvent sollicitée
par les services de Renseignements pour la lutte contre
ce qu'ils considèrent de «terrorisme politique »
Ici à
Djibouti, les forces para-politiques considèrent comme
«terrorisme politique» :
1. toutes activités syndicales,
2. toutes
activités politiques de l'Opposition légale,
3. toutes
activités des citoyens dans le juste combat contre
l'impunité,
4. toutes
activités tendant à dénoncer les détournements des Biens
Sociaux et des Deniers publics.
En résumé,
toute personne physique ou morale n'a pas intérêt à
déposer des plaintes auprès des Tribunaux internationaux
même si la Justice Djiboutienne reste muselée sur certains
dossiers considérés comme sensibles (car mettant en cause
des personnalités de haut niveau).
Dans le
cadre :
1. des
atteintes au secret et aux piratages des correspondances ;
2. des
violations répétitives contre la formation du droit
syndical et l'information des syndicalistes Djiboutiens ;
3. du
harcèlement constant contre les dirigeants syndicaux et
les travailleurs ;
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) déplore de tels
agissements et demande expressément au Ministre de
l'Intérieur de rappeler à la retenue les éléments des
forces de la répression à caractère politico-adminstrative.
Il est
temps de dénoncer ces actions inadmissibles des Autorités
Djiboutiennes contre les Syndicalistes, et de porter des
plaintes contre ces Autorités, afin de mettre fin à de
tels agissements.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel
pressant au Bureau International du Travail (BIT), à
l'OIT, aux Organisations syndicales Israéliennes et
Palestiniennes, ainsi qu'à tous les Défenseurs des Droits
Humains.
La Ligue des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant
aux Avocats Sans Frontière de suivre, dès à présent, les
sévices inadmissibles, intolérables et insupportables à
l'égard des Travailleurs et des Syndicalistes
Djiboutiens, qui sont sous pression et en quasi
humiliation quotidienne, et ce, depuis 1986.
Jean-Paul
Abdi Noël
Communiqué de l'Union Djiboutienne du Travail
(UDT)
Communiqué de presse
20/02/06 Dans la matinée de ce lundi 20 février
2006, la police criminelle a procédé à l’interpellation de nos
camarades MOHAMED AHMED MOHAMED, secrétaire aux
affaires juridique de l’UTP et DJIBRIL ISMAEL IGUEH,
secrétaire général du syndicat du personnel de la MTS, tous
deux membres du bureau exécutif de l’UDT.
Nos deux camarades sont toujours en
garde à vue dans les locaux de la brigade criminelle.
La brigade criminelle n’a pas voulu
justifier jusqu’à présent les raisons qui ont motivé
l’interpellation comme la détention de ces deux responsables
de l’UDT dont l’un (MOHAMED) a été arrêté chez lui et l’autre
(DJIBRIL) dans le lieu du travail, mais nous pensons toutefois
que cette action d’une section spécialisée soit forcement en
rapport avec la présence tout récemment de nos deux camarades
en Israël pour une formation syndicale organisée par la
centrale syndicale Israélienne d’Histadrout à l’intention des
organisations syndicales francophones de l’Afrique.
Rappelons
qu’au moment de leur départ en Israël, le secrétaire aux
relations internationales de l’UDT avait été convoqué et fait
l’objet d’une enquête dans les locaux des renseignements
généraux pour les mêmes motifs et de plus les responsables de
ce service n’avaient pas hésités à menacer notre camarade,
accusant l’UDT d « ’ intelligence avec l’ennemie ».
L’UDT dénonce et condamne ces
arrestations répétées des responsables syndicaux et relève
avec insistance le fait que la liberté de déplacement devient
désormais un sujet de préoccupation du régime qui cherche à
confisquer les moindres marges des libertés et des droits
syndicaux qui restent au mouvement syndical libre et
indépendant incarné par l’UDT.
En
conséquence l’UDT exige la libération immédiate et sans
condition des syndicalistes arrêtés et détenus arbitrairement.
Le secrétaire
général de l'UDT
ADAN MOHAMED ABDOU

Action urgente de la Fédération Internationale des Droits de
l'Homme (FIDH)
Arrestations arbitraires et Harcèlements à Djibouti
Action Urgente
du 20/02/06 L’Observatoire pour la protection des défenseurs
des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération
internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de
l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), vous prie
d’intervenir d’urgence à propos de la situation suivante à
Djibouti.
Description
des faits :
L’Observatoire
a été informé par l’Union des travailleurs du port (UTP) de
Djibouti de l’arrestation arbitraire de M. Mohamed Ahmed
Mohamed, responsable aux affaires juridiques de l’UTP, et de
M. Djibril Ismaël Egueh, secrétaire général du Syndicat du
personnel maritime et du service de transit (SP-MTS), deux
organisations affiliées à l’Union djiboutienne du travail (UDT).
Selon les
informations reçues, le 20 février 2006, les forces de
sécurité ont arrêté M. Mohamed Ahmed Mohamed à son domicile et
M. Djibril Ismaël Egueh sur son lieu de travail, sans aucun
mandat ni motif officiel. Ils les ont ensuite conduits aux
bureaux de la Brigade criminelle et des renseignements
généraux.
MM. Mohamed et
Egueh étaient revenus la veille d’un séminaire de formation
syndicale en Israël, organisé par l’Institut international de
la centrale syndicale israélienne Histadrut. Ils auraient été
interrogés sur leurs activités syndicales et sur les buts et
motifs de cette formation. Toutefois, aucune information n’a
été transmise aux représentants de la Ligue djiboutienne des
droits de l’Homme (LDDH) et de l’UDT, venus s’informer du sort
de leurs collègues et des motifs de ces arrestations.
L’Observatoire
condamne fermement ces arrestations, qui s’inscrivent dans le
cadre d’un harcèlement constant à l’encontre des dirigeants et
membres de syndicats depuis plusieurs mois.
Par ailleurs,
selon les informations reçues, de nombreuses correspondances
de l’UDT auraient été subtilisées, ou substituées par
d’autres, à la poste de Djibouti depuis août 2005, notamment
une plainte adressée par l’UDT au Bureau International du
Travail (BIT), au sujet des licenciements et mises en
pré-retraite abusifs dont avaient été victimes 12 dirigeants
et militants syndicaux du port de Djibouti, dont M. Mohamed
Ahmed Mohamed, en septembre 2005 (cf. appels urgents de
l’Observatoire DJI 002/0905/OBS 084 et 084.1 et communiqué de
presse du 22 décembre 2005).
En outre, le
22 janvier 2006, M. Hassan Cher Hared, secrétaire aux
relations internationales de l’UDT, secrétaire général du
Syndicat des postiers de Djibouti, et employé de la Poste, a
été arrêté sur son lieu de travail par deux officiers des
renseignements généraux. M. Cher Hared a été interrogé sur les
dossiers de candidatures de plusieurs syndicalistes adressées
au Centre pour la coopération internationale (MASHAV),
division du ministère des Affaires étrangères israélien à
Addis-Abeba, afin de participer à la formation précitée. Il a
ensuite été informé qu’il risquait d’être poursuivi pour
« atteinte à la sûreté de l’Etat » et « intelligence avec une
puissance étrangère ». M. Cher Hared a cependant été relâché
après l’interrogatoire.
L’Observatoire
rappelle que M. Hassan Cher Hared avait été licencié sans
préavis le 25 mai 2005 pour “fautes professionnelles graves,
absentéisme et insubordination”, après une mise à pied de huit
jours. Dans sa lettre de notification, le directeur avait
qualifié le militantisme de M. Cher Hared de “comportement
irresponsable”. Le licenciement de M. Cher Hared faisait
suite, notamment, à ses observations concernant la gestion
financière de la Poste, déplorant des dépenses illicites.
M. Hassan Cher Hared avait également fait des déclarations en
faveur des droits économiques, sociaux et culturels le 1er mai
2005, journée mondiale du travail (Cf. appel urgent DJI
001/0605/OBS 042). En août 2005, M. Hassan Cher Hared avait
été réintégré à la Poste et affecté à Balbala, dans la
banlieue de Djibouti. Toutefois, M. Hared, bien que rémunéré,
n’a pas de poste défini. De plus, sa ré- affectation est
illégale tant qu’aucune décision annulant son licenciement n’a
pas été prise.
L’Observatoire
réitère sa vive préoccupation à l’égard de l’ensemble de ces
faits et actes de harcèlement récurrents dont sont victimes
les défenseurs des droits économiques et sociaux à Djibouti,
en particulier les représentants syndicaux.
L’Observatoire
souligne que ces faits s’inscrivent en violation de la
Convention (n°98) sur le droit d’organisation et de
négociation collective de l’Organisation internationale du
travail, ratifiée par Djibouti en août 1978, ainsi que de la
Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée
par l’Assemblée générale des Nations-unies le 9 décembre 1998,
en particulier son article 5 selon lequel « afin de promouvoir
et protéger les droits de l’Homme et les libertés
fondamentales, chacun a le droit de communiquer avec des
organisations non gouvernementales ou intergouvernementales ».
Actions
demandées :
L’Observatoire
vous prie de bien vouloir écrire aux autorités djiboutiennes
et de leur demander de :
i. garantir en
toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de
MM. Mohamed Ahmed Mohamed et M. Djibril Ismael Egueh ;
ii. procéder à
leur libération immédiate et inconditionnelle en l’absence de
toute charge valable à leur encontre ;
iii mettre fin
à toute forme de harcèlement et de représailles à l’encontre
de MM. Mohamed Ahmed Mohamed, Djibril Ismael Egueh et Hassan
Cher Hared, ainsi que contre l’ensemble des membres ou
responsables de syndicats et des défenseurs des droits de
l’Homme à Djibouti, afin qu’ils puissent mener leur activité
de défense des droits de l’Homme librement et sans entrave ;
iv. se
conformer aux dispositions de la Déclaration sur les
défenseurs des droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée
Générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus
particulièrement son article 1 qui dispose que « chacun a le
droit, individuellement ou en association avec d’autres, de
promouvoir la protection et la réalisation des droits de
l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et
international », son article 5 susmentionné, et son article 11
qui stipule que « chacun a le droit, individuellement ou en
association avec d’autres, d’exercer son occupation ou sa
profession conformément à la loi » ;
v. se
conformer plus généralement aux dispositions de la Déclaration
universelle des droits de l’Homme, ainsi qu’aux instruments
internationaux et régionaux de protection des droits de
l’Homme auxquels Djibouti est partie.
Adresses :
· Son
Excellence Ismail Omar Guelleh, Président de la République,
Palais du Peuple, BP 109, Djibouti Ville, République de
Djibouti. Tel / Fax : 00 253 354060 / 47 71.
· Ismaël
Ibrahim Houmed, Ministre de la justice, des affaires
pénitentiaires et musulmanes, chargé des droits de l’homme, BP
12, Djibouti Ville. Tel / Fax : 00 253 35 40 21 / 54 20.
· Mohamed
Barkat Abdillahi, Ministre de l’emploi et de la solidarité
nationale. Cité ministérielle, BP 155-170, Djibouti Ville,
République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 35 72 68.
***
Paris -
Genève, le 20 février 2006
Merci de bien
vouloir informer l’Observatoire de toutes actions entreprises
en indiquant le code de cet appel. L’O |