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Dernières nouvelles
- Edition en Ligne de Février 2006
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Directeur de
Publication :
ALI MAHAMADE HOUMED Codirecteur
:
MAHDI IBRAHIM A. GOD Email : realite_djibouti@yahoo.fr
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28/02/06 L'Erythrée rejette à
mots couverts l'appel de l'Onu à rencontrer l'Ethiopie
28/02/06 Somalie: rencontre
sur l'antiterrorisme entre agents US et chefs de guerre
27/02/06 La CISL dénonce les
violations dont sont victimes les syndicats à Djibouti
27/02/06 Visite de Dominique
de Villepin à Djibouti
26/02/06 Le parlement
somalien ouvre sa première session dans le pays
25/02/06 Lutte contre la
corruption au port de Djibouti ?
25/02/06 Ethiopie/Erythrée :
l’ONU encourage la démarcation de la frontière
24/02/06 Quatre soldats
éthiopiens font défection en Erythrée
24/02/06 Première session
parlementaire dans leur pays pour les députés somaliens
23/02/06 Les parlementaires
somalis arrivent pour la réunion historique du parlement
23/02/06 Reprise du procès
pour complot de leaders de l'opposition éthiopienne
23/02/06 Droits de l'homme:
vers la modernisation de l'organe spécialisé de l'Onu
22/02/06 Poursuite des
affrontements à Mogadiscio
22/02/06 Yémen: début du
procès de 17 membres présumés d'Al-Qaïda
21/02/06 Communiqué de presse
de la Confédération internationale des syndicats libres
(CISL)
21/02/06 Communiqué de presse
de la LDDH sur le harcèlement des syndicalistes
21/02/06 Communiqué de
l'Union Djiboutienne du Travail (UDT)
21/02/06 Action urgente de la
Fédération
Internationale des Droits de l'Homme (FIDH)
20/02/06 Ethiopie : le
Commissaire européen rencontre les militants de
l’opposition emprisonnés
20/02/06 Arrestation de deux
syndicalistes de l'UDT à Djibouti et Note de l'ARDHD
20/02/06 La police
éthiopienne déjoue une tentative d'attaque terroriste,
selon Xinhua News
19/02/06 Perte de deux
hélicoptères US: les 10 soldats morts
19/02/06 Somalie: 8 tués dans
de nouveaux affrontements
18/02/06 Perte de deux
hélicoptères américains: les 10 disparus retrouvés,
18/02/06 Violents combats en
Somalie, à Mogadiscio, au moins 12 morts
18/02/06 Nouvelobs.com : les
Somaliens contraints de boire leur urine
17/02/06 Deux hélicoptères
américains disparaissent au large de Djibouti
17/02/06 Six ONG italiennes
sommées de quitter l’Erythrée
17/02/06 IRIN NEWS : Lutte
contre la sécheresse à Djibouti
16/02/06 Au moins sept morts
en raison de la sécheresse en Somalie, selon l'AFP
16/02/06 Soutien citoyen à
l'opposition nationale et à l'ARD
15/02/06
Situation proche de la famine dans le sud-est de
l'Ethiopie, alerte la FAO
15/02/06
L'ONU proteste contre l'arrestation de 13 employés
érythréens de sa mission de maintien de la paix
14/02/06 Arrestation
d'Erythréens travaillant pour la Minuee
14/02/06 Somalie : OCHA
exhorte les parties à ne pas entraver l'aide humanitaire
d'urgence
13/02/06
Présentation de la Diffusion d'information par la LDDH
sur la non indépendance de la justice et Décision de la
Cour d'Appel de Djibouti
13/02/06 Le ministre italien
Roberto Calderoli à une journaliste somalienne :
"Retourne dans ton désert, avec tes chameaux"
12/02/06 Le FBI accuse un
imam somali de collusion avec le terrorisme
11/02/06 Au Nouvel
Observateur : "Un roman de Waberi, le Voltaire noir"
11/02/06 Création d'un comité
de soutien à la veuve du juge
11/02/06 Affaire Borrel : «
Lisieux se doit d'agir »
10/02/06 Situation
humanitaire tragique à Djibouti, selon le département
d'information de l'ONU
09/02/06 Aide humanitaire :
Bruxelles au secours des victimes de la sécheresse dans la
Corne de l'Afrique
09/02/06 Communiqué de presse
du Parti Djiboutien pour le Développement (PDD)
09/02/06 Communiqué de presse
: l'UAD boycotte la mascarade électorale des élections
régionales
08/02/06 Ethiopie : une
journaliste en ligne détenue depuis 13 jours, mais
toujours pas inculpée
08/02/06 Ethiopie/Erythrée :
une réunion de la Commission de démarcation attendue (ONU)
07/02/06 L'Unicef demande 16
millions de dollars pour la Corne de l'Afrique ravagée par
la sécheresse
07/02/06 7 FEVRIER 2000 :
ACCORD-CADRE DE REFORME ET DE CONCORDE CIVILE (Archive)
07/02/06 Présentation du
Communiqué de la LDDH sur le 6e anniversaire de
l'Accord de paix du 7 février 2000
06/02/06 Lundi 6 février :
Journée de la lutte contre les mutilations génitales
féminines
06/02/06 Djibouti : 23 morts
dans le naufrage d'un boutre yéménite (AFP)
06/02/06 Communiqué de la
LDDH : non aux manipulations étatiques
05/02/06 Le premier ministre
éthiopien suggère de nouvelles élections à Addis-Abeba
05/02/06 La visite des Falash
Mura d'Ethiopie
04/02/06 L'auteur d'un trafic
portant sur une tonne de khat en garde à vue à Metz
04/02/06 Menaces sur la Corne
de l'Afrique
04/02/06 La première dame
d'Ethiopie va lancer un nouveau journal
03/02/06 Le norvégien
Bondevik nommé Envoyé spécial de l'ONU pour la corne de
l'Afrique
03/02/06 Djiboutiens de
Brest : Lutte contre le sida et animation à la Soirée
internationale et culturelle
02/02/06 Action urgente d'Amnesty
international : détentions sans inculpations en Ethiopie
02/02/06 Le khat obnubile les
hommes djiboutiens
02/02/06 L'Erythrée va fermer
son ambassade à Bruxelles
01/02/06 Le CPJ réclame la
libération d'une nouvelle journaliste détenue en Ethiopie
01/02/06 Ethiopie: Amnesty se
dit "inquiète" de la détention de "milliers" d'Oromos
01/02/06 Djibouti et Erythrée
surveillent leur frontière commune
31/01/06 Syndicat de la
magistrature : appel à signature pour la vérité dans
l'affaire Borrel (Source Ardhd)
31/01/06 Un Comité de soutien
à Élisabeth Borrel : Réunion constitutive, jeudi 9 février
30/01/06 Le témoignage
d'Elisabeth Borrel (Ouest-France)
L'Erythrée rejette à mots couverts l'appel
de l'Onu à rencontrer l'Ethiopie
ASMARA, 28
fév. 2006 (AMI) - L'Erythrée a rejeté lundi soir à mots
couverts la proposition de rencontre avec son voisin
éthiopien, au sujet de leur différend frontalier, faite
notamment par l'Onu et l'Union européenne.
A la suite
du conflit frontalier entre l'Ethiopie et l'Erythrée
(1998-2000), une commission indépendante a arrêté en 2002 le
tracé entre les deux pays de la Corne de l'Afrique, mais
l'Ethiopie ne l'a toujours pas accepté.
"Toute
tentative pour faire dérailler le processus de la démarcation
frontalière de son cours légal ou même pour entretenir
d'autres +mécanismes alternatifs+ qui ralentiraient le
processus n'aura aucune conséquence légale ou ne servira
d'autre objectif que de générer des événements qui
susciteraient un dangereux précédent", a affirmé le ministère
érythréen des Affaires étrangères dans un communiqué.
"Par
conséquent, le gouvernement érythréen ne reconnaît pas et
n'accepte pas ces déviations", ajoute le communiqué.
La semaine
dernière, l'Onu ainsi que d'autres témoins de l'accord de paix
d'Alger - qui mit fin à la guerre entre l'Ethiopie et
l'Erythrée - avaient demandé aux deux parties de se rencontrer
en la présence de la commission frontalière indépendante.
L'Union
européenne et les Etats-Unis notamment faisaient partie des
témoins de cet accord de paix signé en 2000.
Le Conseil
de sécurité des Nations unies a ainsi "demandé à la commission
d'organiser une rencontre avec les deux parties pour préparer
la reprise de la démarcation et prie instamment celles-ci d'y
assister".
Le conflit
de 1998-2000 a fait 80.000 morts, mais l'Erythrée a prévenu
qu'une nouvelle guerre pourrait éclater si l'Ethiopie persiste
dans son refus du tracé frontalier. L'Onu qualifie de "tendue"
la situation militaire le long de la frontière
érythréo-éthiopienne.
Source :
Agence Mauritanienne d'information,
AMI, le 28/02/06
Somalie: rencontre sur l'antiterrorisme
entre agents US et chefs de guerre
MOGADISCIO,
Agence France-Presse, Le mardi 28 février 2006
Un groupe de
puissants chefs de guerre de Mogadiscio a rencontré mardi des
membres des services secrets américains pour discuter de la
lutte antiterroriste en Somalie, a-t-on appris auprès de
témoins de la rencontre.
Ces
discussions ont réuni des membres des services secrets
américains et des représentants de l'Alliance pour la
restauration de la paix et pour le contre-terrorisme (ARPCT),
un parti créé mi-février par des ministres et chefs de guerre
et qui affirme s'opposer au terrorisme et à l'extrémisme
islamique, selon ces mêmes sources.
La rencontre
s'est déroulée dans la capitale provisoire du pays, Jowar
(nord de Mogadiscio).
"La rencontre
était organisée pour discuter de l'avenir pacifié de la
Somalie et des méthodes les plus appropriées pour débarrasser
le pays des extrémistes (islamistes) étrangers et de leurs
hôtes", a indiqué à l'AFP un membre de l'ARPCT qui a requis
l'anonymat.
De violents
combats, qui ont fait 33 morts, en majorité des civils, ont
opposé la semaine dernière à Mogadiscio des hommes recrutés
par les tribunaux islamiques aux miliciens de l'ARPCT. Ces
milices rivales sont parvenues à une trêve le 22 février.
Selon un
rapport de l'organisation International Crisis Group (ICG),
publié en juillet dernier, un nouveau groupe extrémiste lié à
Al-Qaïda, composé de membres entraînés en Afghanistan, a pris
pied en Somalie.
Selon des
spécialistes internationaux, civils et militaires, la Somalie
pourrait être la prochaine base de repli et d'opérations des
jihadistes liés à Al-Qaïda.
Pays pauvre de
la Corne de l'Afrique, la Somalie est livrée à une guerre
civile et à l'anarchie depuis 1991. De nouvelles institutions
politiques ont été mises en place depuis plus d'un an, mais
les membres du gouvernement et du Parlement, qui sont pour la
plupart des chefs de guerre, sont profondément divisés.
Le Parlement
de transition de Somalie a siégé pour la première fois
dimanche sur le sol somalien à Baïdoa (sud). Sa prochaine
session a été fixée au 6 mars.
La CISL dénonce les violations dont sont
victimes les syndicats à Djibouti
Bruxelles, le
27 février 2006 (CISL En Ligne):
Un nouveau
rapport de la CISL sur le respect des normes fondamentales du
travail à Djibouti paru aujourd’hui dénonce les
graves violations dont sont victimes les syndicats de ce pays
depuis plus de quinze ans.
Le
gouvernement Djiboutien limite la liberté d’association, le
droit de grève et le droit à la négociation collective tant
sur le plan législatif que dans la pratique. De plus, le
Gouvernement fait la sourde oreille aux propositions réitérées
de dialogue et de conciliation, et manque constamment à ces
promesses de mettre en œuvre les recommandations de l’OIT sur
la liberté syndicale. Ce rapport de la CISL coïncide avec
l’examen de la politique commerciale de Djibouti à l’OMC cette
semaine.
« Le triste
record de Djibouti en matière de respect des normes
fondamentales du travail est extrêmement préoccupant », a
déclaré Guy Ryder, secrétaire général de la CISL. « Ce n’est
pas en bafouant les droits fondamentaux de ses citoyens que ce
pays s’affranchira de l’extrême pauvreté dans laquelle il se
trouve. Les licenciements abusifs, les arrestations
arbitraires et le harcèlement permanent des dirigeants
syndicaux sont autant de méthodes auxquelles le gouvernement
doit immédiatement mettre fin », a ajouté Ryder.
Selon le
rapport la persistance des coutumes condamne les femmes à
occuper un rang inférieur dans la société et elles n’ont pas
les mêmes chances que les hommes ni à l’école ni sur le marché
du travail. Le rapport relève également que l’abolition de la
loi sur le salaire minimum a rendu encore plus difficile la
mise en œuvre des conventions de l’OIT sur l’égalité des
rémunérations entre les hommes et les femmes.
Le rapport
affirme que le Gouvernement Djiboutien n’investit pas assez
dans le bien être et le respect des droits des enfants et
déplore le manque de donnés fiables concernant l’étendu du
travail des enfants dans le pays.
Enfin le
rapport met en exergue la non-conformité de la législation
Djiboutienne avec les Conventions de l’OIT sur le travail
forcé.
La CISL
représente 155 millions de travailleurs dans 236 organisations
affiliées dans 154 pays et territoires http://www.icftu.org .
La CISL est également membre des Global Unions : http://www.global-unions.org
Pour plus d’informations, veuillez contacter le Service Presse
de la CISL au +32 2 224 0204 ou au +32 476 621 018.
Source :
Confédération internationale des syndicats libres (CISL),
27/02/06
Visite de Dominique de Villepin à Djibouti
DJIBOUTI (AFP) - Lundi 27 février
2006 - Le Premier ministre français
Dominique de
Villepin a rencontré lundi le président djiboutien
Ismaïl Omar Guelleh lors d'une courte visite à Djibouti, la
première d'un chef de gouvernement français depuis plusieurs
années, a-t-on appris de source officielle.
Le Premier ministre, qui a fait
escale à Djibouti après sa visite dimanche dans l'île
française de La Réunion, a rencontré lundi après-midi M.
Guelleh pendant environ une heure.
Dans une déclaration à la presse à
l'issue de l'entretien, M. de Villepin a expliqué s'être
entretenu avec M. Guelleh notamment de la situation à Djibouti
et au Darfour - région de l'ouest du Soudan en guerre civile -
, du monde arabe et du dossier israélo-palestinien.
"J'ai transmis au président Guelleh
toutes les amitiés de
Jacques
Chirac (président français) et je souhaite que très
rapidement le chef de l'Etat djiboutien puisse venir à Paris,
parce que cette relation a constamment besoin de se
développer", a notamment déclaré M. de Villepin. Il s'est
également félicité des relations franco-djiboutiennes sur les
plans économiques et politiques.
M. Villepin n'a pas fait mention
dans sa déclaration de l'enquête sur la mort du magistrat
français Bernard Borrel, un dossier qui empoisonne les
relations entre la France et Djibouti, une de ses anciennes
colonies.
Il a ensuite quitté Djibouti vers
15H00 locales (12H00 GMT) à destination de la France.
Djibouti, petit pays de la Corne de
l'Afrique stratégiquement situé, abrite la principale base
militaire française à l'étranger.
En janvier, les autorités
djiboutiennes avaient annoncé avoir saisi la Cour
internationale de
justice
(CIJ) contre la France qu'elle accuse de manquer à ses devoirs
d'entraide judiciaire dans l'enquête sur la mort de M. Borrel.
Le corps à moitié calciné de M.
Borrel avait été retrouvé à Djibouti en 1995. Une enquête
djiboutienne avait conclu à un suicide, celle menée en France
privilégie l'assassinat.
En octobre dernier, la
justice
française a délivré des mandats d'arrêt internationaux contre
deux hautes personnalités de Djibouti. Les autorités
djiboutiennes ont ensuite suspendu l'entraide judiciaire entre
les deux pays.
Le parlement somalien ouvre sa première
session dans le pays
26/02/06 Le
parlement somalien de transition a ouvert sa première
session à Baïdoa sur le sol national ce dimanche 26 février,
cela est aussi sa première réunion depuis celle tenue l’année
dernière au Kenya qui avait fini dans la bagarre.
Le Premier
ministre Mohamed Ali Gedi est arrivé par avion escorté de
miliciens fortement armés, retrouvant le Président Abdullahi
Yusuf et le Président du parlement Sharif Hassan Sheik Adan à cette
réunion destinée à clôturer un cycle de ruptures qui avaient
paralysé leur gouvernement depuis plus d’une année.
"Aujourd'hui
est un jour historique. Le gouvernement formé au Kenya s'est
finalement réuni à l'intérieur du pays après quelques
divergences de vue. La session est maintenant ouverte", a
déclaré Sharif Hassan dans la ville de Baidoa, considérée
comme le lieu le plus neutre par les deux factions
gouvernementales.
Sur 275
membres attendus, 205 étaient présents. Néanmoins, quelques
puissants chefs de guerre de Mogadiscio, notamment le ministre
de la sécurité nationale Mohamed Qanyare, ne seraient pas
arrivés.
La faction
conduite par Sharif Hassan Sheik Adan demande que le futur
gouvernement soit basé dans la capitale Mogadiscio et ne veut
pas entendre parler de médiateurs étrangers dans ce pays de la
Corne de l'Afrique.
Yusuf, Gedi et
leurs alliés ont installé leur gouvernement dans la ville
régionale de Jowhar, à 90 kilomètres au nord de Mogadiscio,
mais regrettent qu'ils ne soient pas en mesure de se déplacer
à Jowhar tant que des milliers de miliciens ne seront pas
désarmés.
Ils demandent
que des médiateurs étrangers les soutiennent dans cette tâche.
Ces désaccords
ainsi que d'autres intrigues politiques ont conduit à une
profonde division entre les deux camps.
Le Premier
ministre envisage de régler ces problèmes au cours de cette
réunion présentée comme le dernier et le meilleur espoir de
ressusciter une administration fragile.
Formé à la fin
de 2004 au Kenya, ce gouvernement est la 14ème tentative de
restaurer une autorité centrale en Somalie, pays dont le
dernier président exerçant à l’échelle nationale a été chassé
en 1991.
Texte adapté
de l'anglais, source
Reuters, le 26/02/06.
Lutte contre la corruption au port de
Djibouti ?
25/02/06. La
Radio Télévision de Djibouti (RTD) a annoncé hier vendredi 24
février que le port de Djibouti avait mis en place le numéro
de téléphone 35 10 31 à la disposition des usagers des
services portaires.
Les
commerçants victimes d’extorsion de fonds sont encouragés à
refuser de payer les pots de vins (de khat) aux agents des
contributions corrompus et à les dénoncer en composant ce
numéro.
La direction
du Port assure qu’elle sanctionnera les agents indélicats et
que les commerçants victimes de tels abus pourront également
porter plainte au Tribunal.
Mais sur quel
type de dénonciations seront basées les sanctions ? Beaucoup
de têtes indésirables vont-elles réellement
tomber ? Nous doutons fort de vérifier un jour ces
paroles.
Ethiopie/Erythrée : l’ONU encourage la
démarcation de la frontière
NEW YORK
(Nations Unies) 25/02— Le Conseil de sécurité de l’ONU a
favorablement accueilli vendredi la tenue d’une réunion
diplomatique entre l’Ethiopie et l’Erythrée et les a encouragé
à opérer la démarcation de leur frontière.
Le Conseil de
sécurité s’est félicité de la réunion que les témoins des
Accords d’Alger ont tenue jeudi à New York et des efforts
qu’ils déployaient pour aider l’Ethiopie et l’Erythrée à
sortir de l’impasse actuelle, en vue de promouvoir la
stabilité entre les parties concernées et de jeter les
fondations d’une paix durable dans la région, a déclaré
vendredi le président du Conseil de sécurité pour le mois de
février, l’ambassadeur des Etats-Unis John Bolton.
Dans sa
déclaration, le Conseil a exhorté les deux parties à faire
preuve de la plus grande retenue et à s’abstenir de recourir
ou de menacer de recourir à la force l’une contre l’autre, a
ajouté le président.
Le Conseil a
souligné que les deux parties étaient responsables de
l’application intégrale, sans conditions et sans délai, des
Accords d’Alger, a précisé la déclaration. Aux termes des
Accords d’Alger, l’Ethiopie et l’Erythrée ont reconnu que les
décisions de la Commission du tracé de la frontière entre les
deux parties seront définitives et contraignantes.
Source :
Agence Xinhua
Quatre soldats éthiopiens font défection en
Erythrée
Somalie
24/02/06 Quatre militaires éthiopiens déserteurs arrivés
récemment en Erythrée ont révélé que le régime du TPLF, le
Front populaire pour la libération du Tigraï, parti
majoritaire dans l’EPRDF au pouvoir, essayeraient d’empêcher
quiconque d’accéder aux médias internationaux ou d’obtenir de
l’information sur la situation qui prévaut en Ethiopie.
Les soldats
déserteurs ont révélé aussi que dans un acte de désespoir le
régime était entrain de bloquer les centres d’information
comme les services par satellite, le coût d’accès à Internet
dans les cybercafé étant élevé à 70 birr de l’heure.
Adapté de
l'anglais, source : Shabait website, Asmara, in English, 23
février 2006
Première session parlementaire dans leur pays
pour les députés somaliens
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SOMALIE - 24 février 2006 - XINHUA |
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Les députés somaliens se réuniront à
l'occasion de leur première session parlementaire
dimanche sur leur propre sol dans la ville pronviciale
de Baidoa.
Après plusieurs semaines de
négociations et sous une pression internationale
intense, les députés ont commencé à arriver à Baidoa,
une ville située à environ 250 km à l'ouest de
Mogadiscio, pour participer à la session qui sera
officiellement ouverte par le président Abdullahi
Ahmed Yusuf.
Cette première session a été possible
grâce à un compromis entre le président Yusuf et le
Premier ministre Ali Mohammed Gedi, qui préconise que
le gouvernement soit basé dans la ville de Jowhar en
raison de l'insécurité à Mogadiscio, alors que
l'opposition dirigée par le président du Parlement
Shariff Hassan Sheikh Adan, qui regroupe plusieurs
seigneurs de guerre de Mogadiscio, insiste sur
l'installation de l'administration dans la capitale.
Selon le député Awad Ashara qui se
trouve déjà à Baidoa, les préparatifs pour la première
réunion du Parlement fédéral de transition somalien se
déroulent comme prévu et plus de 50 parlementaires
sont déjà arrivés à la ville pour la session.
"Nous venons pour la première session
parlementaire. Les membres du Parlement ont commencé à
arriver pour la session prévue dimanche. La salle de
conférence où la réunion aura lieu et les hébergements
pour les parlementaires sont prêts", a affirmé M.
Ashara, joint au téléphone.
L'organisation de la première session
parlementaire est considérée comme la première étape
importante pour restaurer le gouvernement en Somalie
depuis 1991, date à laquelle le pays s'est plongé dans
l'anarchie.
Source : Jeuneafrique.com |
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Les
parlementaires somalis arrivent pour la réunion historique
du parlement
Par Guled
Mohamed
BAIDOA,
Somalie, fév. 23 (Reuters) - Des législateurs sont arrivés ce
jeudi dans la ville somalie de Baidoa pour la première réunion
du parlement sur le sol national, quelques jours après des
luttes acharnées dans la capitale Mogadiscio soulignant les
défis à relever.
Environ 50 des
275 membres de la future législature sont entrés dans Baidoa
par un convoi de voitures et de camions montés de fusils
mitrailleurs lourds manœuvrés par les miliciens, peu avant la
tenue de la session historique de l'assemblée le 26 février
dans cette ville du centre ouest.
Les factions
rivales de l'autorité provisoire de la Somalie formée au Kenya
voisin vers la fin de 2004, ont exprimé le mois dernier
l’espoir de mettre fin à l’anarchie dans le pays en se mettant
d’accord sur un moment et un lieu pour la réunion de dimanche.
Mais les
combats lourds survenus à Mogadiscio - présentés par les
habitants comme les plus dures jamais vécus ces derniers temps
- ont de nouveau illustré l'anarchie générale qui règne dans
ce pays de la corne de l'Afrique, qui a été sans gouvernement
effectif au cours des 15 dernières années.
Les habitants
ont révélé que près de 38 personnes étaient mortes dans des
combats commencés samedi entre la milice fidèle aux cours
islamiques de Mogadiscio et une coalition nouvellement formée
composée des principaux chefs de guerre de la ville et se
présentant comme la coalition anti-terroriste de Mogadiscio.
Plusieurs des victimes étaient des civils. (...)
Extrait adapté
de l'anglais, source
Reuters, le 23/02/06
Reprise du procès pour complot de leaders de
l'opposition éthiopienne
Par Léa-Lisa
Westerhoff et Abraham Fisseha, Agence France-Presse, Addis
Abeba
23/02/06 Le
procès pour complot d'une centaine d'Ethiopiens, dont des
dirigeants de l'opposition, a repris jeudi à Addis Abeba
devant la Haute Cour fédérale après sept semaines
d'interruption, en présence d'un juge dépêché par l'Union
européenne.
Interrogés
pour savoir s'ils plaidaient coupable ou non coupable, la
majorité des accusés présents ont refusé de répondre au juge
de la Haute Cour.
«Selon le code
pénal éthiopien, si un accusé refuse de plaider coupable ou
non coupable, on considère automatiquement qu'il plaide non
coupable», a déclaré le magistrat, Adil Ahmed.
Seuls trois
accusés - deux membres de l'organisation humanitaire
britannique Aid et un instituteur - ont plaidé non coupable,
via leur avocat.
«Les charges
qui pèsent contre mes clients sont trop générales et ne
précisent pas la date, le lieu» des délits qui leur sont
reprochés, a déclaré maître Alemu Denek. «Pour cette raison,
je souhaite que la Cour libère mes clients», a-t-il ajouté.
Le procureur
Shimles Kemal a cependant recommandé le maintien en détention
des accusés. Le juge devrait faire connaître sa décision le
1er mars (BIEN 1er mars), date fixée pour la nouvelle
audience.
«J'ai lu les
accusations, (...), aucune ne reflète la réalité de ce qui
s'est passé en Ethiopie», a déclaré à la Cour le président du
principal parti d'opposition, le Parti de la coalition pour
l'unité et la démocratie (CUDP), Hailu Shawel, qui a pris la
parole sans pour autant répondre à la question de savoir si il
plaidait coupable ou non.
De son côté,
un autre accusé, Bedru Adem, un parlementaire de la CUDP, a
affirmé «n'avoir commis aucun crime». «Je suis simplement là
en tant que prisonnier politique», a-t-il estimé, vêtu de noir
comme tous les accusés présents.
La plupart des
inculpés ont choisi de ne pas être défendus par un avocat,
notamment pour se dissocier d'une procédure judiciaire qu'ils
estiment ne pas être indépendante.
Les accusés
sont jugés notamment pour «complot en vue de renverser par la
force un gouvernement constitutionnel».
Une accusation
jugée «inacceptable» jeudi par Amnesty International, qui a
demandé «la libération immédiate et inconditionnelle» des
accusés, arrêtés «uniquement pour leurs opinions et actions
non violentes».
Le procès
concerne au total 129 personnes, parmi lesquelles figurent les
29 dirigeants du CUDP et 19 journalistes qui sont en prison
depuis novembre. Trente-six des accusés sont jugés par
contumace. S'ils sont reconnus coupables, ils encourent la
peine de mort.
Le
gouvernement éthiopien a régulièrement accusé le CUDP de
fomenter des violences et de préparer un coup d'État depuis
les élections législatives de mai 2005, remportées
officiellement par le pouvoir sortant, mais entachées de
fraudes selon l'opposition.
À la suite de
ces scrutins très disputés, des violences meurtrières ont
éclaté, en juin et novembre 2005, faisant au moins 84 morts à
Addis Abeba, selon des sources hospitalières, et entraînant au
moins 13 000 interpellations, dont celles des 129 accusés. Ces
violences avaient suscité l'inquiétude de la communauté
internationale.
Pour la
première fois depuis le début du procès fin décembre, un juge
britannique mandaté par l'Union européenne, ainsi qu'un
juriste belge représentant la Fédération internationale des
droits de l'Homme (FIDH), ont assisté à l'audience jeudi à
titre d'observateurs. Ils ont refusé de faire des commentaires
à la sortie de la Haute Cour.
Au cours de ce
procès qui pourrait durer plusieurs années, quelque 300
témoins doivent être présentés devant la justice par la seule
accusation.
Source AFP, le
23/02/06
Droits de l'homme: vers la modernisation de
l'organe spécialisé de l'Onu
NEW YORK (Nations unies)
23/02/06. Un pas devrait être franchi jeudi à l'Onu vers la
création d'un Conseil des droits de l'homme plus crédible que
l'actuelle Commission mais moins ambitieux que ne le
souhaitait le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan,
selon les diplomates.
Le président
de l'Assemblée générale, le Suédois Jan Eliasson, devait
présenter à la mi-journée à ses 191 Etats membres un projet de
résolution, qu'il espère définitif, portant création de ce
nouvel organe, en vue de son adoption dans les jours qui
viennent.
Elément clé
de la profonde réforme en cours de l'Organisation mondiale, ce
Conseil doit remplacer l'actuelle Commission des droits de
l'homme de Genève, discréditée pour ses méthodes de travail
surannées et ses règles d'accession laxistes, qui permettent à
des pays au palmarès peu reluisant en matière de droits de
l'homme d'y siéger.
Le principe
de sa création a été approuvé par les dirigeants mondiaux lors
du sommet de New York en septembre. Ses modalités faisaient
depuis lors l'objet de négociations acharnées entre Etats
membres, sous l'égide de M. Eliasson
Selon un
responsable ayant participé aux négociations et qui a souhaité
garder l'anonymat, le texte de M. Eliasson constitue un
compromis sur tous les points qui faisaient l'objet de
désaccords: taille du futur Conseil, méthode d'accession,
critères d'admission, périodicité de ses réunions.
Selon cette
source, les pays candidats à un siège au Conseil des droits de
l'homme devront être élus par l'Assemblée générale de l'Onu à
la majorité absolue des membres, soit 97 voix sur 191.
M. Annan et
les Occidentaux avaient souhaité une élection à la majorité
des deux tiers. Mais de nombreux pays du Tiers monde, membres
des Non-alignés ou du Groupe des 77, militaient pour la
majorité relative des présents le jour du vote.
En outre, le
texte prévoit un mécanisme pour suspendre un membre du Conseil
dont le comportement en matière de droits de l'homme serait
jugé inacceptable.
Le projet
prévoit également de doter le nouveau Conseil d'un droit
d'"examen universel", selon cette source, c'est-à-dire que
tous les pays, y compris les plus puissants comme les
Etats-Unis ou la Chine, pourront se voir demander de défendre
leur comportement en matière de droits de l'homme.
Le nouveau
Conseil devrait compter 47 membres, contre 53 pour l'actuelle
Commission. Là encore, il s'agit d'un compromis entre le
souhait de la majorité des membres, qui voulaient rester à 53,
et les Occidentaux qui poussaient pour un organe plus
restreint, d'environ 38 membres.
Le projet
prévoit enfin, toujours selon cette source, que le Conseil
tienne trois sessions par an pour un total de 10 semaines,
avec possibilité d'organiser une session d'urgence si la
situation dans un pays l'exige. C'est plus que l'unique
session annuelle de six semaines de l'actuelle Commission, qui
lui valait beaucoup de critiques. Mais M. Annan et les
Occidentaux avaient souhaité un organe permanent.
"Nous avons
un résultat qui n'est pas parfait mais qui est bon", a affirmé
ce responsable à des journalistes. Plusieurs diplomates ont
exprimé jeudi leur optimisme quant à une adoption prochaine du
texte de M. Eliasson. Mais un ultime obstacle restait à
surmonter, car un désaccord persistait sur un amendement
déposé par l'Organisation de la conférence islamique (OCI)
après la crise provoquée par la publication en Europe de
caricatures du prophète Mahomet. Cet amendement affirme
notamment que la diffamation des religions et des prophètes
est incompatible avec la liberté d'expression.
Source AFP,
Hervé COUTURIER, Le jeudi 23 février 2006
Poursuite des affrontements à Mogadiscio
Les combats se
poursuivent à Mogadiscio, où depuis samedi dernier
s'affrontent les miliciens chargés d'assurer la sécurité des
Cours islamiques et les hommes d'une coalition composée d'au
moins huit personnages locaux influents (dont des ministres,
des hommes d'affaires et des seigneurs de guerre), qui a
récemment vu le jour pour chasser les Cours de la ville.
Ces
affrontements auraient déjà été qualifiés par des sources
locales de «guerre civile», a déclaré à la Misna un député du
nouveau parlement somalien contacté dans son habitation de
Mogadiscio, en précisant qu'après une pause nocturne, les
combats ont repris vers 6 h ce matin. Le bilan total de ces
affrontements s'élève, selon l'Afp, à environ 33 morts.
Par Pierre
Emangongo,
Le Potentiel (Kinshasa), le 22 Février 2006
Yémen: début du procès de 17 membres présumés
d'Al-Qaïda
SANAA - Le
procès de 17 membres présumés d'Al-Qaïda accusés d'avoir
préparé des attentats anti-américains au Yémen à la demande du
chef du réseau terroriste en Irak Abou Moussab al-Zarqaoui,
s'est ouvert mercredi à Sanaa, a constaté un journaliste de
l'AFP.
Les membres du
groupe sont notamment poursuivis pour "formation d'une bande
armée pour perpétrer des actes criminels contre des Américains
et des Yéménites traitant avec eux", a indiqué le représentant
du procureur général, Khaled Al-Mawari, en lisant l'acte
d'accusation.
Il a ajouté
que les accusés voulaient transformer le Yémen en "un théâtre
de terrorisme afin de nuire à ses relations" avec les autres
pays. Ils ont entrepris, en 2004 et 2005, de "préparer à cette
fin des armes, obus, fusils automatiques et explosifs", a-t-il
encore dit.
Les prévenus
ont aussitôt rejeté ces accusations, à l'exception du chef du
groupe, le Yéménite Ali Abdallah Naji Houssyane, alias Abou
Ali al-Harithi, 28 ans.
Il a admis
avoir combattu en Irak et indiqué que les armes et équipements
saisis faisaient partie "des préparatifs à la confrontation
avec les Américains au Yémen". "Je me suis entraîné, comme
j'ai formé" des combattants à utiliser du matériel servant à
faire exploser des engins à distance, a-t-il dit.
Il a cependant
affirmé avoir renoncé à ses projets. "J'ai moi-même remis les
(armes) saisies aux services de renseignement yéménites",
a-t-il dit.
Sur les 17
suspects figurent quatre Saoudiens: Majed Ahmad Al-Zahrani, 26
ans, Mohammad Al-Qirachi, 27 ans, Mohsen Belaïd, 19 ans, et
Mohammad Al-Qahtani, 22 ans.
Outre les
charges de "formation de bande armée", ils sont accusés
d'"entrée illégale au Yémen" et de "falsification de documents
officiels".
Mohsen Belaïd,
qui a reconnu ces dernières accusations, a indiqué être entré
illégalement au Yémen pour se rendre en Irak où il comptait
rejoindre la guérilla.
Mohammad
Al-Qahtani a été arrêté à l'aéroport d'Aden (sud) il y a 14
mois, en provenance de Syrie pour se faire soigner de
blessures infligées en Irak, selon l'acte d'accusation.
"Revenu d'Irak", le groupe "est appelé +le Groupe d'Abou
Moussab al-Zarqaoui+ parce qu'il a reçu des ordres de leur
leader en Irak pour mener les attentats", avait-on affirmé de
source officielle.
Les 13 autres
suspects sont des Yéménites, a affirmé mercredi une source
judiciaire, excluant ainsi la présence de trois Syriens,
signalée dans un premier temps de source officielle.
Le président
du tribunal, Mohammad Al-Baadani, a fixé la prochaine audience
au 1er mars et ordonné aux autorités pénitentiaires de
respecter les normes de détention en réponse à des plaintes
des accusés.
Le Yémen a été
le théâtre d'une série d'attentats ces dernières années,
notamment celui contre le destroyer américain USS Cole, en
2000, revendiqué par le chef d'Al-Qaïda Oussama ben Laden et
un autre contre le pétrolier français Limburg en 2002.
AFP, le 22
février 2006
Communiqué de presse de la Confédération
internationale des syndicats libres (CISL)
CONFEDERATION INTERNATIONALE DES SYNDICATS LIBRES
Communiqué de presse
21/02/06
Deux responsables syndicaux Djiboutiens ont été arrêtés
par les services de sécurité de Djibouti. Ces
incarcérations sont un élément de plus à rajouter à une
longue liste de violations des droits syndicaux dans ce
pays. La CISL publie la semaine prochaine un rapport sur
le respect des normes internationales du travail dans ce
pays.
Mohamed
Ahmed Mohamed, responsables aux affaires juridiques de
l’Union des Travailleurs du Port, affiliée de l’Union
Djiboutienne du Travail (UDT), elle-même affiliée à la
CISL, et Djibril Ismael Egueh, Secrétaire général du
syndicat de la MTS, également affiliée à la CISL ont été
arrêtés le 20 février dernier. Ils rentraient tous les
deux d’une formation en matière de coopératives rurales
délivrée par l’Institut international d’Histadrut,
l’organisation affiliée de la CISL en Israël.
L’arrestation de ces deux dirigeants syndicaux fait suite
aux mesures de harcèlement contre le Secrétaire aux
affaires internationales de l’UDT, Hassan Cher Hared,
précisément parce qu’il avait répondu positivement à
l’invitation du syndicat israélien en envoyant ces
collègues en Israël. Les renseignements généraux de
Djibouti l’ont interrogé pendant près de trois heures le
22 janvier dernier.
La liste
des violations des droits syndicaux à Djibouti ne cesse de
s’allonger. Outre les arrestations du 20 février par les
services de sécurité, on peut ajouter, entre autres, le
harcèlement des dirigeants de l’UDT, l’interception par
les RG à la poste de Djibouti d’une plainte envoyée par l’UDT
au Bureau international du travail (BIT) et son
remplacement par un faux, la mort de plusieurs
travailleurs et travailleuses lors de la répression de
grèves et d’autres mouvements sociaux au cours de l’année
2005 ou encore la récente condamnation de plusieurs
syndicalistes du Port autonome de Djibouti dans des
circonstances loin d’êtres claires.
Ces
violations sont détaillées dans le rapport de la CISL sur
le respect des normes internationales du travail à
Djibouti. Il sera publié la semaine prochaine à l’occasion
de l’examen de la politique commerciale de Djibouti par
l’Organisation mondiale du Commerce.
Dans une
lettre envoyée aux autorités du pays (lien vers la lettre
http://www.icftu.org/www/PDF/DjiboutiProtestationCISLcontrearrestation.pdf)
la CISL prie instamment les autorités du pays de relâcher
sans conditions Mohamed Ahmed Mohamed et Djibril Ismael
Egueh et de faire cesser au plus vite toute mesure de
harcèlement et de répression contre le mouvement syndical
Djiboutien.
L’internationale syndicale continuera à suivre de près
cette affaire et est prête, si les violations des droits
syndicaux se perpétuent à Djiboutri, à saisir les organes
de contrôle compétents de l’OIT.
La CISL
représente 155 millions de travailleurs dans 236
organisations affiliées dans 154 pays et territoires. La
CISL est également membre des Global Unions :
http://www.global-unions.org
Pour plus
d’informations, veuillez contacter le Service Presse de la
CISL au +32 2 224 0232 ou au +32 476 621 018.
Mathieu
DEBROUX Press Officer - Attaché de presse
ICFTU
International Confederation of Free Trade Unions
CISL Confédération Internationale des Syndicats Libres
Boulevard du Roi Albert II 5, B 1, B - 1210 Brussels,
Belgium
Tel: +32 (0)2 224 02 04 Fax: +32 (0)2 203 07 56
Mobile: +32 (0) 476 62 10 18
E-Mail: mathieu.debroux@icftu.org
Source
CISL, le 21/02/06
Communiqué de presse de la LDDH sur le
harcèlement des syndicalistes
|
Le Président |
COMMUNIQUE DE PRESSE DU 21 FEVRIER 2006 SUR LE
HARCELEMENT DES SYNDICATS PAR LES FORCES DE POLICE.
SUR LES VIOLATIONS AUX DROITS SYNDICAUX ET AU DROIT
A LA FORMATION. |
C'est avec
stupéfaction que la Ligue Djiboutienne des Droits Humains
(LDDH) a appris hier lundi 20 février 2006 l'arrestation
SANS AUCUN MANDAT par la Force nationale de police (FNP)
de deux syndicalistes MM. Mohamed A.Mohamed, Djibril I.
Igueh, dans des conditions très inquiétantes.
Dès demain
mercredi 22 février 2006 seront-ils transférés comme
d'habitude à Gabode avec détention Arbitraire ?
Leur garde
à vue arbitraire dans les locaux de la soit disante
Brigade Criminelle avec le cautionnement du Parquet relève
d'ores et déjà du politique.
En effet, cette Brigade Criminelle est souvent sollicitée
par les services de Renseignements pour la lutte contre
ce qu'ils considèrent de «terrorisme politique »
Ici à
Djibouti, les forces para-politiques considèrent comme
«terrorisme politique» :
1. toutes activités syndicales,
2. toutes
activités politiques de l'Opposition légale,
3. toutes
activités des citoyens dans le juste combat contre
l'impunité,
4. toutes
activités tendant à dénoncer les détournements des Biens
Sociaux et des Deniers publics.
En résumé,
toute personne physique ou morale n'a pas intérêt à
déposer des plaintes auprès des Tribunaux internationaux
même si la Justice Djiboutienne reste muselée sur certains
dossiers considérés comme sensibles (car mettant en cause
des personnalités de haut niveau).
Dans le
cadre :
1. des
atteintes au secret et aux piratages des correspondances ;
2. des
violations répétitives contre la formation du droit
syndical et l'information des syndicalistes Djiboutiens ;
3. du
harcèlement constant contre les dirigeants syndicaux et
les travailleurs ;
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) déplore de tels
agissements et demande expressément au Ministre de
l'Intérieur de rappeler à la retenue les éléments des
forces de la répression à caractère politico-adminstrative.
Il est
temps de dénoncer ces actions inadmissibles des Autorités
Djiboutiennes contre les Syndicalistes, et de porter des
plaintes contre ces Autorités, afin de mettre fin à de
tels agissements.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel
pressant au Bureau International du Travail (BIT), à
l'OIT, aux Organisations syndicales Israéliennes et
Palestiniennes, ainsi qu'à tous les Défenseurs des Droits
Humains.
La Ligue des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant
aux Avocats Sans Frontière de suivre, dès à présent, les
sévices inadmissibles, intolérables et insupportables à
l'égard des Travailleurs et des Syndicalistes
Djiboutiens, qui sont sous pression et en quasi
humiliation quotidienne, et ce, depuis 1986.
Jean-Paul
Abdi Noël
Communiqué de l'Union Djiboutienne du Travail
(UDT)
Communiqué de presse
20/02/06 Dans la matinée de ce lundi 20 février
2006, la police criminelle a procédé à l’interpellation de nos
camarades MOHAMED AHMED MOHAMED, secrétaire aux
affaires juridique de l’UTP et DJIBRIL ISMAEL IGUEH,
secrétaire général du syndicat du personnel de la MTS, tous
deux membres du bureau exécutif de l’UDT.
Nos deux camarades sont toujours en
garde à vue dans les locaux de la brigade criminelle.
La brigade criminelle n’a pas voulu
justifier jusqu’à présent les raisons qui ont motivé
l’interpellation comme la détention de ces deux responsables
de l’UDT dont l’un (MOHAMED) a été arrêté chez lui et l’autre
(DJIBRIL) dans le lieu du travail, mais nous pensons toutefois
que cette action d’une section spécialisée soit forcement en
rapport avec la présence tout récemment de nos deux camarades
en Israël pour une formation syndicale organisée par la
centrale syndicale Israélienne d’Histadrout à l’intention des
organisations syndicales francophones de l’Afrique.
Rappelons
qu’au moment de leur départ en Israël, le secrétaire aux
relations internationales de l’UDT avait été convoqué et fait
l’objet d’une enquête dans les locaux des renseignements
généraux pour les mêmes motifs et de plus les responsables de
ce service n’avaient pas hésités à menacer notre camarade,
accusant l’UDT d « ’ intelligence avec l’ennemie ».
L’UDT dénonce et condamne ces
arrestations répétées des responsables syndicaux et relève
avec insistance le fait que la liberté de déplacement devient
désormais un sujet de préoccupation du régime qui cherche à
confisquer les moindres marges des libertés et des droits
syndicaux qui restent au mouvement syndical libre et
indépendant incarné par l’UDT.
En
conséquence l’UDT exige la libération immédiate et sans
condition des syndicalistes arrêtés et détenus arbitrairement.
Le secrétaire
général de l'UDT
ADAN MOHAMED ABDOU

Action urgente de la Fédération Internationale des Droits de
l'Homme (FIDH)
Arrestations arbitraires et Harcèlements à Djibouti
Action Urgente
du 20/02/06 L’Observatoire pour la protection des défenseurs
des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération
internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de
l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), vous prie
d’intervenir d’urgence à propos de la situation suivante à
Djibouti.
Description
des faits :
L’Observatoire
a été informé par l’Union des travailleurs du port (UTP) de
Djibouti de l’arrestation arbitraire de M. Mohamed Ahmed
Mohamed, responsable aux affaires juridiques de l’UTP, et de
M. Djibril Ismaël Egueh, secrétaire général du Syndicat du
personnel maritime et du service de transit (SP-MTS), deux
organisations affiliées à l’Union djiboutienne du travail (UDT).
Selon les
informations reçues, le 20 février 2006, les forces de
sécurité ont arrêté M. Mohamed Ahmed Mohamed à son domicile et
M. Djibril Ismaël Egueh sur son lieu de travail, sans aucun
mandat ni motif officiel. Ils les ont ensuite conduits aux
bureaux de la Brigade criminelle et des renseignements
généraux.
MM. Mohamed et
Egueh étaient revenus la veille d’un séminaire de formation
syndicale en Israël, organisé par l’Institut international de
la centrale syndicale israélienne Histadrut. Ils auraient été
interrogés sur leurs activités syndicales et sur les buts et
motifs de cette formation. Toutefois, aucune information n’a
été transmise aux représentants de la Ligue djiboutienne des
droits de l’Homme (LDDH) et de l’UDT, venus s’informer du sort
de leurs collègues et des motifs de ces arrestations.
L’Observatoire
condamne fermement ces arrestations, qui s’inscrivent dans le
cadre d’un harcèlement constant à l’encontre des dirigeants et
membres de syndicats depuis plusieurs mois.
Par ailleurs,
selon les informations reçues, de nombreuses correspondances
de l’UDT auraient été subtilisées, ou substituées par
d’autres, à la poste de Djibouti depuis août 2005, notamment
une plainte adressée par l’UDT au Bureau International du
Travail (BIT), au sujet des licenciements et mises en
pré-retraite abusifs dont avaient été victimes 12 dirigeants
et militants syndicaux du port de Djibouti, dont M. Mohamed
Ahmed Mohamed, en septembre 2005 (cf. appels urgents de
l’Observatoire DJI 002/0905/OBS 084 et 084.1 et communiqué de
presse du 22 décembre 2005).
En outre, le
22 janvier 2006, M. Hassan Cher Hared, secrétaire aux
relations internationales de l’UDT, secrétaire général du
Syndicat des postiers de Djibouti, et employé de la Poste, a
été arrêté sur son lieu de travail par deux officiers des
renseignements généraux. M. Cher Hared a été interrogé sur les
dossiers de candidatures de plusieurs syndicalistes adressées
au Centre pour la coopération internationale (MASHAV),
division du ministère des Affaires étrangères israélien à
Addis-Abeba, afin de participer à la formation précitée. Il a
ensuite été informé qu’il risquait d’être poursuivi pour
« atteinte à la sûreté de l’Etat » et « intelligence avec une
puissance étrangère ». M. Cher Hared a cependant été relâché
après l’interrogatoire.
L’Observatoire
rappelle que M. Hassan Cher Hared avait été licencié sans
préavis le 25 mai 2005 pour “fautes professionnelles graves,
absentéisme et insubordination”, après une mise à pied de huit
jours. Dans sa lettre de notification, le directeur avait
qualifié le militantisme de M. Cher Hared de “comportement
irresponsable”. Le licenciement de M. Cher Hared faisait
suite, notamment, à ses observations concernant la gestion
financière de la Poste, déplorant des dépenses illicites.
M. Hassan Cher Hared avait également fait des déclarations en
faveur des droits économiques, sociaux et culturels le 1er mai
2005, journée mondiale du travail (Cf. appel urgent DJI
001/0605/OBS 042). En août 2005, M. Hassan Cher Hared avait
été réintégré à la Poste et affecté à Balbala, dans la
banlieue de Djibouti. Toutefois, M. Hared, bien que rémunéré,
n’a pas de poste défini. De plus, sa ré- affectation est
illégale tant qu’aucune décision annulant son licenciement n’a
pas été prise.
L’Observatoire
réitère sa vive préoccupation à l’égard de l’ensemble de ces
faits et actes de harcèlement récurrents dont sont victimes
les défenseurs des droits économiques et sociaux à Djibouti,
en particulier les représentants syndicaux.
L’Observatoire
souligne que ces faits s’inscrivent en violation de la
Convention (n°98) sur le droit d’organisation et de
négociation collective de l’Organisation internationale du
travail, ratifiée par Djibouti en août 1978, ainsi que de la
Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée
par l’Assemblée générale des Nations-unies le 9 décembre 1998,
en particulier son article 5 selon lequel « afin de promouvoir
et protéger les droits de l’Homme et les libertés
fondamentales, chacun a le droit de communiquer avec des
organisations non gouvernementales ou intergouvernementales ».
Actions
demandées :
L’Observatoire
vous prie de bien vouloir écrire aux autorités djiboutiennes
et de leur demander de :
i. garantir en
toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de
MM. Mohamed Ahmed Mohamed et M. Djibril Ismael Egueh ;
ii. procéder à
leur libération immédiate et inconditionnelle en l’absence de
toute charge valable à leur encontre ;
iii mettre fin
à toute forme de harcèlement et de représailles à l’encontre
de MM. Mohamed Ahmed Mohamed, Djibril Ismael Egueh et Hassan
Cher Hared, ainsi que contre l’ensemble des membres ou
responsables de syndicats et des défenseurs des droits de
l’Homme à Djibouti, afin qu’ils puissent mener leur activité
de défense des droits de l’Homme librement et sans entrave ;
iv. se
conformer aux dispositions de la Déclaration sur les
défenseurs des droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée
Générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus
particulièrement son article 1 qui dispose que « chacun a le
droit, individuellement ou en association avec d’autres, de
promouvoir la protection et la réalisation des droits de
l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et
international », son article 5 susmentionné, et son article 11
qui stipule que « chacun a le droit, individuellement ou en
association avec d’autres, d’exercer son occupation ou sa
profession conformément à la loi » ;
v. se
conformer plus généralement aux dispositions de la Déclaration
universelle des droits de l’Homme, ainsi qu’aux instruments
internationaux et régionaux de protection des droits de
l’Homme auxquels Djibouti est partie.
Adresses :
· Son
Excellence Ismail Omar Guelleh, Président de la République,
Palais du Peuple, BP 109, Djibouti Ville, République de
Djibouti. Tel / Fax : 00 253 354060 / 47 71.
· Ismaël
Ibrahim Houmed, Ministre de la justice, des affaires
pénitentiaires et musulmanes, chargé des droits de l’homme, BP
12, Djibouti Ville. Tel / Fax : 00 253 35 40 21 / 54 20.
· Mohamed
Barkat Abdillahi, Ministre de l’emploi et de la solidarité
nationale. Cité ministérielle, BP 155-170, Djibouti Ville,
République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 35 72 68.
***
Paris -
Genève, le 20 février 2006
Merci de bien
vouloir informer l’Observatoire de toutes actions entreprises
en indiquant le code de cet appel. L’Observatoire, programme
de la FIDH et de l’OMCT, a vocation à protéger les défenseurs
des droits de l’Homme victimes de violations et à leur
apporter une aide aussi concrète que possible.
L’Observatoire
a été lauréat 1998 du Prix des Droits de l’Homme de la
République Française.
Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence :
E-mail :
Appeals@fidh-omct.org Tel et fax FIDH : + 33 1 43 55 20 11
/ 33 1 43 55 18 80 Tel et fax OMCT : +41 22 809 49 39 / 41 22
809 49 29
Note de la rédaction :
Depuis les dernières
élections présidentielles à Djibouti,
le ministre de la justice, des affaires pénitentiaires et
musulmanes, est Mohamed Barkat Abdillahi,
et le ministre de l'emploi et de la solidarité nationale, est Houmed Mohamed Dini.
Ethiopie : le
Commissaire européen rencontre les militants de
l’opposition emprisonnés
NAIROBI,
20/02/2006 (IRIN) - Le premier ministre éthiopien Meles Zenawi
permettra aux observateurs internationaux d'assister au procès
qui doit commencer jeudi à Addis Abeba concernant les chefs de
l’opposition actuellement détenus, a déclaré un haut
responsable de la Commission européenne.
Louis Michel,
Commissaire pour le développement et l'aide humanitaire, a
indiqué vendredi aux journalistes après une entrevue de
deux jours avec Meles Zenawi en Ethiopie, que la décision de
lui permettre de rencontrer les membres l'opposition et les
journalistes emprisonnés était "une étape significative allant
dans le sens d’un dialogue politique constructif".
Les chefs
d'opposition emprisonnés ont été arrêtés au cours de mesures
de répression faisant suite aux élections contestées du 15
mai qui avaient reconduit au pouvoir la formation politique du
premier ministre. Pendant les violentes manifestations de juin
et décembre 2005 à Addis Ababa, 88 manifestants ont été
tués par les forces de sécurité et des milliers d’autres ont
été arrêtés.
Quelque 131
chefs d'opposition, journalistes et sympathisants sont
toujours détenus. Ils sont accusés de trahison,
de tentative de génocide ainsi que d'autres crimes, dont certains sont punis de la peine capitale.
Extrait adapté
de l'anglais, source
IRIN, le Bureau pour la Coordination des Affaires
Humanitaires de l'ONU.
LA REDACTION
Arrestation de deux
syndicalistes de l'UDT à Djibouti
20/02/06 Deux syndicalistes
djiboutiens membres de l'Union Djiboutienne du Travail (UDT)
ont été arrêtés ce lundi, l'UDT lance un appel urgent pour
faire libérer Mohamed Ahmed Mohamed et Djibril Ismael Egueh.
L'appel est reproduit ci-dessous. La Rédaction.
--------------------
Nous vous demandons une action urgente à
l'encontre de l'Etat djiboutien qui vient d'arrêter
aujourd'hui les deux camarades syndicalistes que nous avions
envoyés à l'Institut internationale d'Histadrut, en Israël, sur
invitation de la Centrale syndicale israélienne.
M. MOHAMED AHMED MOHAMED (Responsable aux affaires juridiques
de l'Union des Travailleurs du Port un affilié de l'UDT) et M.
DJIBRIL ISMAEL EGUEH (Secrétaire général du syndicat de la MTS
un affilié de l'UDT) sont actuellement détenus dans les locaux
des Renseignement généraux djiboutiens et ils risquent d'étre
renvoyés devant le tribunal.
Nous attendons votre soutien urgent !
HASSAN CHER HARED
Secrétaire aux relations internationales de l'UDT
--------------------
Note de l'ARDHD,
l'Association pour le respect des droits de l'homme à Djibouti
Comme nous l'avions écrit dans notre
enquête sur la nébuleuse GHA, cette organisation de type
maffieux se distingue par ses méthodes particulières de
Gestion des personnels et des Ressources humaines.
La brutalité du régime et des principaux
obligés du Parrain local ne cessent de s'exprimer aussi contre
les travailleurs et leurs représentants syndicaux. Non
seulement la nébuleuse accapare toutes les ressources du pays,
mais elle persécute les populations, de la façon la plus
honteuse.
Depuis quand, Guelleh pourrait-il faire
semblant d'être choqué par le fait que des syndicalistes aient
fait un déplacement professionnel en Israël ?
Rappelons que Guelleh passe sa vie à jouer un double jeu entre
le Monde arabe et l'Etat hébreux : antennes d'écoute
israélienne installées à Djibouti, échange d'agents, formation
de personnel de police djiboutien en Israël, etc..
(Cf. les documents manuscrits de Me AREF sur le sujet, qui sont
en notre possession.)
Source :
ardhd,
le 20/02/06
La police éthiopienne déjoue une tentative
d'attaque terroriste, selon Xinhua News
Addis Abeba -
La police éthiopienne a déclaré dimanche soir avoir déjoué
une tentative d'attaque terroriste organisée par un groupe
clandestin.
La police a
affirmé avoir arrêté les dirigeants et exécuteurs du groupe
qui préparait une attaque terroriste à main armée.
Le groupe a
déjà accompli les préparatifs pour lancer les attaques visant
à susciter la violence urbaine, selon un communiqué de la
police.
Le groupe
prévoyait de lancer des attaques simultanées contre des cibles
telles que des responsables du gouvernement, des
personnalités connues, ainsi que des institutions publiques
et privées, selon la police.
Le communique
ajoute que le groupe était lié à la Coalition pour l'unité et
la démocratie (CUD, opposition).
Dans les
élections législatives en 2005, le Parti démocratique
révolutionnaire du peuple éthiopien, au pouvoir, a gagné 327
des 547 sièges parlementaires, tandis que le CUD en a obtenu
109, pour devenir le plus grand parti d'opposition. Le CUD a
pourtant accusé le parti au pouvoir de fraude électorale et a
boycotté le parlement.
Source : Xinhua
News Agency - dimanche19 février 2006
Perte de deux hélicoptères US: les 10
soldats morts
DJIBOUTI - Les
dix soldats américains à bord de deux hélicoptères militaires
qui se sont abîmés vendredi dans le golfe d'Aden ont été tués,
a annoncé dimanche l'armée américaine à Djibouti.
"Le
département de la Défense a confirmé la mort des 10 hommes"
portés disparus après le crash des deux hélicoptères au large
de Djibouti, selon un communiqué de la base de l'armée
américaine à Djibouti. "Sur les dix morts, huit appartenaient
au corps des Marines et deux à l'aviation", selon la mêmes
source.
Les deux
hélicoptères de type CH-53 s'étaient abîmés vendredi avec 12
hommes à bord vers 17H30 (14H30 GMT) dans le golfe d'Aden
alors que la visibilité était bonne et les vents faibles à
moyens, selon l'armée américaine. Deux blessés avaient pu être
secourus rapidement.
L'armée
américaine avait annoncé samedi que les dix autres soldats à
bord avaient été retrouvés, sans vouloir préciser s'ils
étaient morts ou vivants en attendant que les familles soient
prévenues.
Les deux
appareils avaient disparu dans le golfe d'Aden, près de Ras
Siyuan au nord de Djibouti, selon un communiqué du département
américain de la Défense publié à Washington.
Les deux
hélicoptères qui appartenaient au corps des Marines étaient en
mission d'entraînement.
Samedi,
l'état-major de la base de Djibouti avait indiqué que la cause
des accidents était "inconnue pour l'instant et qu'une enquête
sur l'accident était en cours".
"Il y avait au
total 12 membres d'équipage au moment de l'accident (...) les
militaires stationnés à Djibouti, près du site de l'impact,
ont immédiatement réagi et ont pu ainsi sauver deux membres
d'équipage" qui sont dans un état stable, selon le Pentagone.
Après les
attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis et le
déclenchement par les pays occidentaux d'une offensive contre
le réseau al-Qaïda, la République de Djibouti, ancienne
colonie française indépendante depuis 1977, est devenue un
point d'appui essentiel du dispositif antiterroriste, du fait
de sa position stratégique idéale pour surveiller la Corne de
l'Afrique, la mer Rouge et la péninsule arabique.
La France y
possède toujours sa plus grande base militaire à l'étranger
avec environ 3.000 hommes. Les Américains ont installé leur
unique base en Afrique sur un ancien terrain militaire
français, le Camp Lemonnier, situé à la sortie de la ville, au
bord de la Nationale-2 qui mène à la Somalie - distante d'une
dizaine de kilomètres -, pays régulièrement décrit comme
susceptible de servir de base à des groupes liés à al-Qaïda.
Quelque 1.700
soldats américains sont basés à Djibouti. D'autres armées
occidentales sont également présentes dans le pays, notamment
un détachement de l'armée allemande.
Source : AFP,
le 19 février 2006
Somalie: 8 tués dans de nouveaux affrontements
MOGADISCIO -
Au moins huit personnes ont été tuées dimanche au cours de
nouveaux affrontements entre clans somaliens pour le contrôle
de points d'eau en territoire éthiopien. Treize autres ont été
blessées.
Ces nouvelles
violences portent à 20 morts le bilan total de ces
affrontements, qui ont débuté mercredi dans le village
éthiopien de Yamarug, sur la frontière entre la Somalie et
l'Ethiopie, entre des hommes fortement armés appartenant aux
factions Marehan et Majereteen d'un même clan, les Darod.
"Les anciens
n'ont pu obtenir un cessez-le-feu et les combats ont fait
dimanche au moins huit morts et 13 blessés," a déclaré à l'AFP
Mohamoud Omar, un transporteur qui a été témoin de ces
nouveaux affrontements. "Les combats se sont poursuivis
jusqu'à la tombée de la nuit et aucun accord n'a été trouvé
pour y mettre fin," a-t-il poursuivi.
Au moins douze
personnes avaient déjà été tuées et plus d'une vingtaine
blessées jeudi lors de combats entre les deux clans. Yamarug
est dans une zone isolée du sud-est de l'Ethiopie, à 30 mètres
à peine de la frontière avec la Somalie.
Selon des
observateurs somaliens, ces accrochages sont dus à la
persistance de la grave sécheresse qui affecte actuellement
plusieurs pays d'Afrique de l'est et menace plusieurs millions
de personnes.
Source : Agence
Télégraphique Suisse, le
19 février 2006
Perte de deux hélicoptères américains: les
10 disparus retrouvés,
selon l'Agence Télégraphique Suisse (ATS)
DJIBOUTI -
18/02/06 Les dix soldats américains disparus après que deux
hélicoptères militaires se sont abîmés dans le golfe d'Aden
ont été retrouvés, a annoncé l'armée américaine à Djibouti.
Elle n'a pas précisé s'ils sont morts, blessés, ou sains et
saufs.
"A 16h15 ce
samedi 18/02/06, les 12 hommes à bord des deux hélicoptères
CH-53 qui se sont abîmés au large de Djibouti avaient tous été
retrouvés", selon un communiqué de l'état-major de la base
américaine à Djibouti. Le texte ajoute qu'aucune autre
information sur leur état ne serait communiquée dans
l'immédiat.
Des militaires
américains, français et djiboutiens avaient mené les
recherches samedi au large de Djibouti pour retrouver les 10
militaires portés disparus.
Les deux
hélicoptères de type CH-53 se sont abîmés vendredi avec 12
hommes à bord vers 17h30 (15h30 en Suisse) dans le golfe
d'Aden alors que la visibilité était bonne et les vents
faibles à moyens, selon l'armée américaine.
Deux blessés
ont pu être secourus rapidement et devaient être évacués
samedi de la base américaine à Djibouti vers l'hôpital
militaire américain de Landstuhl, en Allemagne, selon la même
source.
Les deux
appareils ont disparu dans le golfe d'Aden, près de Ras Siyuan
au nord de Djibouti, avait annoncé le ministère américain de
la Défense dans un communiqué publié à Washington.
Source :
Agence Télégraphique Suisse, le 18 février 2006
Violents combats en Somalie, à Mogadiscio,
au moins 12 morts

Samedi 18 février 2006 (Reuters - 21:57)
MOGADISCIO -
Au moins douze personnes ont trouvé la mort et une quarantaine
d'autres ont été blessées samedi lors d'affrontements entre
milices rivales à Mogadiscio, ont rapporté les habitants de la
capitale somalienne.
Des femmes et
des enfants figurent au nombre des victimes de ces combats à
l'arme lourde qui ont opposé dans le sud de la ville des
combattants proches des milieux islamiques de Mogadiscio et un
chef de guerre local.
Les violences,
qui ont commencé en début de matinée, se poursuivaient dans la
soirée. Un obus de mortier est tombé sur une maison, blessant
grièvement deux enfants. Une femme a été tuée par un autre
bombe du même type.
La Somalie,
qui compte dix millions d'habitants, est un pays sans Etat
central ou autorité structurée depuis que des chefs de guerre
et potentats locaux ont renversé la dictature du président
Mohamed Siad Barré en 1991.
Source
Libération.fr, 18/02/06
Nouvelobs.com : les Somaliens contraints de
boire leur urine
NOUVELOBS.COM | 17.02.06 | 13:50

L'ONG Oxfam dénonce la situation critique du pays, où la
sécheresse extrême met en péril la vie de milliers
d'habitants. La sécheresse met en péril la vie de plusieurs
centaines de milliers de personnes en Somalie, où certains
habitants sont contraints de boire leur propre urine et de
marcher pendant 70 km pour trouver de l'eau, met en garde
l'ONG britannique Oxfam dans un communiqué publié jeudi 16
février.
Alors que tout
l'est du continent africain est frappé par une grave
sécheresse, la Somalie, un pays aride de la Corne de
l'Afrique, est tout particulièrement touchée. Sa population
d'éleveurs doit survivre avec un vingtième de la ration
moyenne quotidienne recommandée par les critères minima,
précise Oxfam.
"De nombreuses
familles doivent se contenter de l'équivalent d'un jerrycan de
20 litres d'eau pour trois jours. Cela équivaut à 830 ml, soit
trois verres d'eau par personne et par jour pour boire, faire
la cuisine et se laver".
"Les experts
d'Oxfam ont également recueilli des témoignages de personnes
obligées de boire leur propre urine pour étancher leur soif",
ajoute Oxfam.
Les femmes,
premières victimes de la situation
Certains
habitants doivent faire 70 km à pied -soit l'équivalent de
deux marathons- pour trouver de l'eau, par une température
frôlant 40° C. "Les femmes, chargées le plus souvent
d'effectuer ces périples hebdomadaires pour ramener de l'eau,
sont les premières victimes de cette situation".
Oxfam va
lancer une série d'opérations en faveur de quelque 200.000
Somaliens en situation vulnérable et leurs troupeaux,
notamment dans le sud du pays, limitrophe du nord-est du
Kenya. "La situation est la pire dont je puisse me souvenir.
Certains meurent et des enfants boivent leur propre urine tout
simplement parce qu'il n'y a plus d'eau potable disponible",
raconte un ancien, Abdullahi Maalim Hussein, cité dans le
communiqué.
Sécheresse
prévue jusqu'au mois d'avril
La Somalie,
qui compte dix millions d'habitants, est un pays sans
gouvernement central, depuis que des chefs de guerre et des
potentats locaux ont renversé la dictature du président
Mohamed Siad Barré, en 1991.
Les convois
d'aide humanitaire sont particulièrement visés par les bandes
armées, qui tiennent le pays. La sécheresse, qui affecte les
populations et les cultures, et décime le cheptel, touche
aussi le Kenya, l'Ethiopie, l'Erythrée, la Tanzanie et le
Burundi.
Source
NouvelObs.Com, 17/02/06
Deux hélicoptères américains disparaissent
au large de Djibouti
17/02/06 Selon
deux dépêches d’Associated Press et de l’Agence Télégraphique
Suisse (ATS) deux hélicoptères américains de transport de
marines avec une douzaine de personnes à bord se sont abîmés
en mer, ce vendredi 17 février, au large de la côte
djiboutienne, a annoncé le département américain de la
défense. Une opération de recherche a été déclenchée, deux
membres d'équipage ont été secourus mais les autres personnes
restent manquantes.
Les
hélicoptères CH-53 se sont abîmés vers 17h30 (heure locale)
dans le golfe d’Aden près de Ras Siyuan au nord de Djibouti,
ajoute le communiqué du Pentagone. "Il y avait au total 12
membres d'équipage au moment de l'accident (...) les
militaires stationnés à Djibouti, près du site de l'impact,
ont immédiatement réagi et ont pu ainsi sauver deux membres
d'équipage" qui sont dans un état stable, a-t-il été précisé.
Des forces américaines et françaises sont à la recherche des
autres membres d'équipage.
Les deux
hélicoptères qui appartiennent au corps des Marines basés au
Camp Lemonier étaient en mission d'entraînement nocturne. Rien
n'indique que les hélicoptères aient été pris pour cibles,
selon le lieutenant Carpenter. Les deux blessés ont été
transférés dans le principal camp américain près de Djibouti.
Le Camp Lemonier est la base militaire française qui sert de
QG à l'opération américaine baptisée "Task Force Horn of
Africa" et qui vise à empêcher toute infiltration terroriste
dans cette région. Quelque 1700 soldats américains sont basés
à Djibouti.
Six ONG italiennes sommées de quitter
l’Erythrée
vendredi17
février 2006 | Par
Blanchard Alice
Pour ne pas
avoir rempli les conditions d’agrément, six OGN italiennes
doivent quitter le territoire érythréen. Cette décision a été
prise par le gouvernement de ce pays.
Les six ONG
priées de quitter l’Erythrée sont Cesvi, GVC, Nexus, Cosva,
Coopi et Manitese. Elles ont toutes reçu du Ministère
érythréen du Travail et de l’Aide humanitaire une lettre datée
du 9 février qui disait « avoir le regret de vous informer que
vous n’avez pas rempli les critères d’enregistrement ». « Tout
en remerciant votre organisation pour sa contribution ces
dernières années aux programmes humanitaires et de
réhabilitation en Erythrée, nous vous informons aimablement et
officiellement de la fin de vos activités le 31/01/2006 » a
ajouté la lettre sans plus de détails.
En mai 2005,
une loi a été promulguée à Asmara sur l’activité des ONG.
Cette loi exige aux ONG de "renouveler chaque année leur
enregistrement" et de disposer d’un million de dollars
(840.000 euros) en Erythrée pour les organisations nationales,
et du double pour les organisations internationales ceci en
vue d’ « atteindre leurs objectifs ».
Ces derniers
mois, Asmara a souligné les dangers de la dépendance à l’aide
extérieure. Depuis septembre 2005, le gouvernement souhaite
arrêter la distribution de l’aide alimentaire gratuite au
profit des programmes de travail contre nourriture.
De plusieurs
sources diplomatiques, la distribution a très récemment repris
dans deux des six régions d’Erythrée. Selon les Nations Unies
en 2005, 2/3 des 3,5 millions d’érythréens ont besoin d’une
aide alimentaire.
Priées de
quitter l’Erythrée en décembre dernier, les membres de la
Minuee (Mission des Nations Unies en Ethiopie et en Erythrée),
et l’Onu s’étaient pliés aux exigences des autorités
érythréennes, en évacuant ses membres visés par l’ordre
d’expulsion. Les hélicoptères de la Minuee sont interdits de
survoler le territoire érythréen depuis octobre 2005.
Par Blanchard
Alice, source
CongoPage.Com, 17/02/06
IRIN NEWS : Lutte contre la sécheresse à
Djibouti
DJIBOUTI-VILLE,
17 fév. 2006 (IRIN) - Mme Sirad Mohammed se repose à l’ombre
de son abri
fraîchement construit près de Gabode, banlieue de la
capitale Djibouti ville, et regarde ses six enfants jouer.
"Je suis
arrivée de Gestir [dans le sud-est d'Ali Sadieh, 100
kilomètres de Djibouti ville] après que mon bétail a été
décimé par la sécheresse," dit Sirad. "La situation dans
Gestir devient plus grave chaque jour."
Sirad est
l’une des 150.000 personnes à Djibouti, sur une population
totale de 700.000 habitants, qui ont été déplacées en raison
des années consécutives de sécheresse. La crise humanitaire a
forcé les habitants des zones rurales à migrer à la ville à la
recherche de nourriture et d'eau.
Le nouveau
village improvisé près de l'aéroport manque d'installations
sanitaires et de toute autres facilités, mais les familles
déplacées sont déterminées à rester.
"Un
représentant du gouvernement nous a demandé de quitter les
lieux, mais nous n'avons nulle part où aller," dit Sirad.
"Nous sommes installés à proximité de maisons de familles
aisées, qui sont aimables avec nous. Nous recevons d'elles de
la nourriture et elles nous fournissent aussi l'eau avec leurs
propres systèmes de pompage."
(...)
Extrait adapté
de l'anglais, source
IRIN News.org du 17/02/06
Au moins sept
morts en raison de la sécheresse en Somalie, selon l'AFP
AFP 16/02/06:
Au moins sept personnes sont mortes de déshydratation en
Somalie en un mois à cause de la sécheresse qui frappe une
partie de l'Afrique de l'Est et qui contraint des enfants à
boire leur propre urine pour survivre, a annoncé jeudi à
Nairobi Oxfam International.
Des
populations du Sud et de l'Ouest de la Somalie vivent sous une
chaleur de 40 degrés avec uniquement trois verres d'eau par
jour et par personne pour boire, cuisiner et se laver, selon
un communiqué de l'organisation non gouvernementale publié à
Nairobi.
"Des gens
meurent et des enfants boivent leur propre urine, tout
simplement parce qu'il n'y a plus d'eau à boire", ajoute le
communiqué. Pour trouver un peu d'eau, certaines familles
doivent marcher près de 70 kilomètres, selon la même source.
Au moins sept
personnes sont mortes de déshydrations, et peut-être beaucoup
plus, dans cette partie de la Somalie, selon Oxfam, qui
prévient que la situation va empirer à moins d'une action
rapide pour aider ces populations.
Mercredi, le
Comité international de la Croix-Rouge (CICR) avait déjà
averti que les Somaliens commenceraient à mourir de faim en
avril s'il ne pleut pas dans le Sud du pays, en proie à la
pire sécheresse depuis dix ans. La Somalie est livrée au chaos
depuis le début en 1991 d'une guerre civile qui a fait entre
300.000 et 500.000 morts.
Une partie de l'Afrique de l'Est est touchée par une grave
sécheresse qui menace de famine plusieurs millions de
personnes, en Somalie, mais aussi en Ethiopie, au Kenya et à
Djibouti.
Source : dépêche
AFP du 16/02/06, diffusée sur
JeuneAfrique.Com
Soutien citoyen à l'opposition nationale et à
l'ARD
Je veux rendre hommage au travail remarquable accompli par les dirigeants de l’ARD, l'Alliance
républicaine pour le développement, notamment la victoire sans appel, bien
que sans suite, aux élections législatives du 10 janvier 2003. Je veux saluer le courage et la ténacité des
responsables de l'ARD qui ont su dénoncer les accords de
concorde civile du 12 mai 2001, en allant jusqu’à engager le parti
dans une plainte contre le régime décidée le lundi 15
janvier 2006.
Les dirigeants
de l’ARD vont bel et bien au contact de la population à
Djibouti, ils informent, font passer les messages de
résistance face à la dictature, et cela n'est pas chose facile
dans un pays où personne n'est à l'abri d'une arrestation
arbitraire, si ce n'est pire.
Les militants
de l’ARD sont les plus courageux, ils honorent le personnage
du regretté Ahmed Dini qui avait lui aussi l'art de répondre
présent aux côtés du peuple djiboutien.
Je me dois de
saluer également l'audace des Djiboutiennes et des Djiboutiens qui
ont massivement participé au meeting de l'ARD le mardi même
de l'Aïd el Adha du 10 janvier 2006 dans l'avenue Nasser à
Djibouti-ville,
ainsi que pour leur bravoure à manifester à chaque appel de
l'opposition.
Le peuple
djiboutien verra incontestablement naître la démocratie et
s'instaurer l'Etat de droit dans son pays dans un très proche
avenir; mais par ce que la perfection n'est pas de ce monde,
je demande aux dirigeants de l'ARD d'aller plus encore sur le
terrain, de tenir davantage de meetings, de se rendre
davantage encore dans les quartiers de Djibouti ville.
Je veux rendre
hommage à la décision de boycott par l'opposition nationale de
la mascarade électorale d'avril 2005 ainsi que de la mascarade
des élections régionales de mars 2006, qui se dérouleraient
sans candidats adversaires de l'opposition.
C’est pourquoi
j’apporte mon soutien à toute l'opposition djiboutienne et à
l'ARD en particulier.
A.G.
Situation proche de la famine dans le
sud-est de l'Ethiopie, alerte la FAO
Nations Unies
(New York) 15 Février 2006
Confrontés à
une pénurie alimentaire grave du fait de la sécheresse, les
paysans et les pasteurs du sud-est de l'Ethiopie sont dans une
situation proche de la famine, alerte aujourd'hui l'agence des
Nations Unies pour l'alimentation qui évalue à 18,5 millions
de dollars les besoins pour réhabiliter l'élevage et
l'agriculture dans le pays.
Dans un
communiqué publié aujourd'hui à Rome, l'Organisation des
Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)
s'inquiète des « migrations humaines et de bétail importantes
» et de la « détérioration de la santé des bêtes avec, dans
certaines zones, des décès » qui caractérisent une situation
de famine.
« Les régions
les plus touchées sont Oromiya et Somali. Dans ces deux
régions, la situation s'est aggravée du fait non seulement de
l'absence de précipitations à l'automne dernier, mais aussi
par l'afflux massif de troupeaux fuyant la sécheresse dans le
nord-est du Kenya et le sud-ouest de la Somalie », indique la
FAO.
Selon les
dernières estimations, plus d'un million de personnes dans la
seule région de Somali ont besoin d'une aide alimentaire
immédiate.
La situation
pourrait se détériorer encore davantage au cours des deux
prochains mois, prévient le communiqué.
Les fonds
requis par la FAO - 18,5 millions de dollars - permettraient
de sauver le bétail qui représente « l'unique bouée de
sauvetage des populations ».
La FAO
souhaite fournir du fourrage de toute urgence, des produits
vétérinaires, notamment des vaccins, de l'équipement médical
et un appui financier pour les campagnes de soin et de
vaccination du bétail.
Les paysans
pauvres ont aussi besoin de semences - 6.000 tonnes de
semences seraient nécessaires.
La FAO aidera
également les agriculteurs à améliorer leur savoir-faire en
matière de maîtrise de l'eau et à assurer le bon
fonctionnement des canaux et infrastructures d'irrigation.
Le Secrétaire
général a récemment nommé l'ancien Premier ministre de la
Norvège Kjell Magne Bondevik au poste d'Envoyé spécial pour la
situation humanitaire dans la corne de l'Afrique, une région
ravagée par des sécheresses répétées, minée par une insécurité
alimentaire chronique, où 40% de la population souffre de
sous-alimentation.
Selon les
dernières estimations de la FAO, la sécheresse menace la vie
d'environ 11 millions de personnes en Somalie, au Kenya, à
Djibouti et en Éthiopie (voir notre dépêche du 3 février
2006).
Le Programme alimentaire mondial (PAM) avait annoncé, le 13
janvier dernier, que la corne de l'Afrique serait bientôt
confrontée à une catastrophe humanitaire, à moins que des dons
n'arrivent rapidement qui permettraient d'acheminer une aide
d'urgence à 5,4 millions de personnes (voir notre dépêche du
13 janvier 2006 et notre dépêche du 25 janvier 2006).
Source
AllAfrica.com
L'ONU proteste contre l'arrestation de 13
employés érythréens
de sa mission de maintien de la paix
NATIONS UNIES 15-02-06 (AP) -- Les
Nations unies ont dit mardi avoir protesté contre
l'arrestation ce week-end de 13 Erythréens employés par la
mission de maintien de la paix onusienne dans ce pays, chargée
de surveiller la situation tendue sur la frontière avec
l'Ethiopie voisine. Trente autres Erythréens travaillant pour
l'ONU se tiennent actuellement cachés, de peur d'être arrêtés
à leur tour par les autorités de leur pays, selon l'ONU.
"Alors que
nous avons protesté, le gouvernement érythréen ne nous a
toujours pas donné de raison officielle pour ces détentions",
a déclaré Stéphane Dujarric, porte-parole de l'ONU.
Selon un diplomate onusien s'exprimant sous couvert
d'anonymat, des Erythréens employés par des organisations
internationales -et à ce titre exempts de service militaire-
ont été arrêtés ces derniers mois pour être enrôlés par
l'armée.
Le Conseil de
sécurité de l'ONU a reporté la semaine dernière la décision
sur le sort de la mission de maintien de la paix onusienne en
Erythrée et en Ethiopie, forte de 3.800 hommes, afin de donner
un mois supplémentaire à une initiative américaine visant à
résoudre le différend frontalier de longue date entre les deux
pays.
Source
Associated Press, diffusion au Nouvel Observateur du
15/02/06
Arrestation d'Erythréens travaillant pour la
Minuee
ASMARA,
13/02/06. Selon une dépêche de l’agence Reuters du 13 février
2006 diffusée par ReliefWeb, des employés érythréens de la
Minuee, la Mission des Nations Unies pour l’Erythrée et
l’Ethiopie, ont été arrêtés en en fin de semaine dans le but
vraisemblable de compliquer encore les relations déjà tendues
du pays avec l’organisme des Nations Unies, ont déclaré des
diplomates ce lundi.
"Les détails
ne sont pas encore connus, mais un certain nombre de personnel
national de la Minuee ont été emmenés en fin de semaine et
sont toujours retenus aux commissariats de police," a affirmé
un diplomate à l’agence Reuters.
L’Erythrée
reproche à la communauté internationale et aux Nations Unies
en particulier de ne pas contraindre l'Ethiopie à se soumettre
à la délimitation de la frontière entre les deux pays en vertu
d'un accord de paix conclu pour mettre fin à la guerre qui a
duré de 1998 à 2000 qui a tué 70.000 personnes. (...)
Par Ed Harris
Extrait adapté
de l'anglais, source
ReliefWeb, 13/02/2006
Somalie : OCHA exhorte les parties à ne pas
entraver l'aide humanitaire d'urgence
14 février
2006 – Craignant que la crise humanitaire en Somalie, pays
ravagé par la sécheresse et miné par les conflits, ne se
détériore rapidement, la Coordination des affaires
humanitaires des Nations Unies a appelé aujourd'hui toute les
parties à ne pas entraver le travail des humanitaires qui
apporte une aide indispensable à 2 millions de personnes.
« Il est
impératif que les chefs des différentes communautés, les
leaders politiques et religieux, les hommes d'affaires et les
milices créent un environnement propice aux opérations
humanitaires indépendantes », a déclaré Maxwell Gaylard, en
charge de la Somalie au Bureau de la coordination des affaires
humanitaires (OCHA),
dans un
communiqué publié aujourd'hui à Nairobi.
Quelque 1,7
million de personnes ont besoin d'une aide urgente en Somalie
pour faire face à la sécheresse causée par des pluies
insuffisantes pour la troisième saison consécutive, la
dégradation généralisée du sol et la persistance du conflit,
indique le communiqué.
Les Nations
Unies fournissent actuellement une aide humanitaire dans les
régions qu'elles ont pu atteindre grâce à la coopération des
communautés locales.
En décembre
dernier, les Nations Unies avaient lancé un appel de 174
millions de dollars pour faire face aux besoins humanitaires
de la Somalie (voir notre
dépêche du 14 décembre 2005).
La population
somalienne vit dans des conditions extrêmes de pauvreté.
Les taux de
mortalités maternelle et infantile sont parmi les plus élevés
au monde. Un enfant somalien sur quatre meurt avant l'age de
cinq ans. L'espérance de vie moyenne est de 48 ans. Le pays
compte l'un des taux d'inscription à l'école primaire le plus
bas au monde.
Présentation de la Diffusion d'information
par la LDDH
sur la non indépendance de la justice à Djibouti
La présente diffusion
d'information de la LDDH fait référence à
la décision rendue le 9 février 2006 par la Cour d'Appel
de Djibouti déclarant irrecevable la requête présentée par M.
Hassan Ali Mohamed,
dirigeant la liste «Volontaires de Développement
Régional intégré» aux élections régionales, contre la décision
de rejet de sa liste par le Commissaire de la République, Chef
du district de Tadjourah.
Dans un jargon judiciaire
obscur, la Cour d'Appel déclare à cette occasion que la
requête de M. Hassan Ali Mohamed a été "déposée le 07
FEVRIER à 7H30 au greffe de la Cour d’Appel et non pas le 06
FEVRIER comme indiqué sur la requête, la mention de la date
indiqué par le Greffier en Chef est erronée." Croira qui
pourra.
Rappelons que le Tribunal du
contentieux administratif n'a pas siégé depuis 1996 alors que
l'opposition nationale l'avait saisi en 2002 à propos de la
création illégale de la CENI, la Commission électorale
nationale indépendante, alors présidée par M. Ali Ismaël Yabeh,
actuel énième "tête" de "liste indépendante" se présentant ex
qualité à Djibouti. La Chambre du contentieux administratif
censée avoir rendu la décision du 9 février serait-elle la
nouvelle forme hybride du défunt Tribunal du contentieux
administratif, née en catimini et pour la circonstance au sein
du Tribunal de Djibouti ?
D'où la difficulté véritable de
constituer une liste un tant soit peu "indépendante".
Pourtant, la "tête de liste" des «Volontaires de Développement
Régional intégré», lui-même membre sans états d'âme connus de
cette même CENI et ancien directeur du Palais du Peuple,
limogé, dit-on, pour crime de lèse-majesté contre la première
Dame du pays, n'offrait manifestement pas, peut-être pour son
crime évoqué supra, les garanties minimales de docilité...
Retenons que la vraie dignité
de l'Homme libre ne peut être à éclipses ni à temps partiel.
LA REDACTION.
***

Le Président |
DIFFUSION D’INFORMATION
DU 13 FEVRIER 2006
EN
REPUBLIQUE DE DJIBOUTI
EST-CE QUE LA COUR D’APPEL
DU TRIBUNAL
FAIT RIPER L’INDEPENDANCE
DE LA JUSTICE ?
DANS CES
CONDITIONS QUE PENSER
DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL ?
|
Cette
Diffusion d’Information ne peut que soulever des questions
fondamentales, d’autant plus que ces dernières années la Cour
d’Appel est ressentie comme le flambeau ou plus exactement
comme l’avant garde des violations en matière de procès
judiciaires, qui, malheureusement, ont des résonances
hautement politiques ou/et à colorations
syndicales/journalistes.
A quand, dans
le temps, l’Indépendance Totale de la Justice en République de
Djibouti !
A quand, dans
le temps, la fin de l’Impunité !
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) ne peut que dénoncer
toutes les interférences du Pouvoir en place cassant
régulièrement l’Indépendance totale de la Justice
Djiboutienne.
Sans une
Justice totalement indépendante des consignes du Pouvoir
politique : les risques de l’anarchie sont là !
M. NOEL ABDI
Jean-Paul
***
COUR D’APPEL
DE DJIBOUTI
CHAMBRE DU CONTENTIEUX ADMINISTRA TIF
ARRET DU : 02/06
APPELANT:
HASSAN ALI MOHAMED dit « DALGA », Responsable de la liste
Indépendante Volontaire de Développement Régional Intégré.
Demandeur - Comparant en personne.
INTIME:
L’ETAT DE DJIBOUTI.
Défendeur - Comparant par MR. OMAR WAHIB, Représentant de 1
‘Etat.
COMPOSITION DU CONSEIL.
Lors des débats et du délibéré.
PRESIDENT : M. EMILE DAVID.
CONSEILLERS : M. YACIN OMAR. / M. SAID ABKAR.
COMMISSAIRE DU GOUVERNEMENT:
Melle. SOUAD HOUS SEIN FARAH.
GREFFIER : Mme. SAADA ELMI.
DEBATS:
CONTRADICTOIRE. PRONONCE LE: 09 FEVRIER 2006
PAR MONSIEUR LE PRESIDENT, SIGNE PAR LUI ET LA GREFFIERE.
FAITS ET PROCEDURE
Vu la loi N°174,AN/02/4e L
portant Décentralisation et statut des Régions.
Vu le rejet de la liste
«Volontaires de Développement Régional intégré» par le
Commissaire de la République, Chef du District de TADJOURAH ».
Vu la requête présentée par M.
HASSAN ALI MOHAMED dit «DALGA » tête de liste «Volontaires de
Développement Régional intégré ».
Vu les conclusions des
parties.
SUR CE
Considérant qu’il convient de déclarer recevable en la forme
la requête présentée par M. HASSAN ALI MOHAMED dit «DALGA »,
tête de liste «Volontaires de Développement Régional Intégré
».
Considérant que les
dispositions de l’art. 23 de la loi N0139/AN/06/5e L, portant
modification de la loi N°174/AN/02/4e L du 07 JUILLET 2002
portant décentralisation et statut des régions prévoit «qu’à
compter de la notification d’un refus de ladite liste
disposent de quarante huit (48) heures pour contester ce refus
devant la section du conseil du contentieux administratif.
Celui-ci doit statuer dans les trois (3) jours.
Faute d’une décision dans ce
délai la déclaration de candidature doit être enregistrée. La
décision du Conseil du Contentieux Administratif ne peut être
contestée que devant la Cour Suprême qui doit statuer dans les
trois (3) jours ».
Considérant que
la requête présentée par M. HASSAN ALI MOHAMED dit «HASSAN
DALGA», tête de liste «Volontaires de Développement Régional
Intégré» de la Région de Tadjourah a été déposée le 07 FEVRIER
à 7H30 au greffe de la Cour d’Appel et non pas le 06 FEVRIER
comme indiqué sur la requête la mention de la date indiqué par
le Greffier en Chef est erronée.
Considérant qu’il y a lieu
donc de déclarer irrécévable comme étant hors délai la requête
présentée par HAS SAN ALT MOHAMED
Considérant qu’il sera condamné aux entiers dépens.
DECISION PAR CES MOTIFS
La Cour, statuant publiquement
et contradictoirement à l’égard des parties et, en Chambre du
Contentieux Administratif.
SUR LA FORME ;
- Déclare recevable en la forme la requête présentée par M.
HASSAN ALI MOHAMED, tête de liste «Volontaires de
Développement Régional Intégré ».
AU FOND
- Déclare irrécévable comme étant hors délai la requête
présentée par HASSAN ALI MOHAMED.
Le condamne aux entiers
dépens.
LE GREFFIER
LE PRESIDENT
Le
ministre italien Roberto Calderoli à une journaliste
somalienne :
« Retourne dans ton désert, avec tes chameaux»
El
Watan, 13/02/06. La controverse, désormais
internationale, provoquée par la publication par plusieurs
journaux européens de caricatures qui offensent le nom du
Prophète Mohamed n’épargne pas l’Italie.
La bonne
nouvelle, (en Italie) cette fois, c’est que le chef du
gouvernement Silvio Berlusconi, qui avait réussi en 1995
l’exploit de se mettre à dos tous les musulmans en déclarant,
lors d’un sommet mondial à Berlin, que « la civilisation
occidentale était supérieure aux autres », a affirmé, mardi
sur les ondes d’une radio romaine, « la civilisation islamique
et la civilisation occidentale doivent maintenir une relation
réciproque », ajoutant : « Attention à ne pas provoquer un
clash de civilisations. » (…)
Suivant
l’exemple du quotidien populiste français France soir, trois
quotidiens italiens avaient publié, plusieurs jours de suite,
les desseins critiqués. Le Corriere Della Sera, Libero et la
Stampa avaient cru bien faire en proposant à leurs lecteurs
les caricatures danoises. (…)
Un député du
parti de la Ligue du Nord, ministre au gouvernement
Berlusconi, Roberto Calderoli, ira même jusqu’à lancer à une
journaliste d’origine somalienne, qui tentait d’expliquer la
position des musulmans qui manifestaient contre les ambassades
danoises et norvégiennes : « Retourne dans ton désert, avec
tes chameaux. » (…)
Extrait de l'article
de Nacéra Benali publié à
Al Watan, lundi 13 février 2006
Le FBI accuse un imam somali de collusion
avec le terrorisme
TACOMA.
11/02/06. Mohamed Sheikh
Abrahim, responsable de la mosquée de Seattle aux Etats-Unis,
et qui bénéficie du soutien de la communauté somalie locale,
fait face à une procédure d'expulsion.
Un
agent de FBI a indiqué vendredi qu’un responsable de la
mosquée de Seattle aux Etats-Unis qui faisait déjà l’objet
d’une procédure d’expulsion du territoire américain pour
infraction aux lois sur l'immigration fait également l'objet
d'une enquête criminelle pour détournement de fonds au profit
de groupes terroristes.
L'agent David
Rubincam a témoigné contre Mohamed Sheikh Abrahim dans le
cadre de l’infraction aux lois sur l'immigration. Les
autorités soupçonnent M. Mohamed d'être impliqué dans des
opérations de contrebande aux Etats-Unis pour collecter de l'argent transité
par le Mexique et destiné au Front national de libération de
l'Ogaden (ONLF), cette organisation voulant instaurer un Etat
indépendant pour les Somalis vivant en Ethiopie.
M. Mohamed,
âgé de 39 ans, imam et responsable de la communauté somalie de
Seattle est placé en garde à vue par la police fédérale depuis
son interpellation en novembre. La déposition de Rubincam a
été faite le troisième jour de l'audition devant la Cour chargée des délits liés à
l'immigration pour savoir si M. Mohamed pouvait
bénéficier d’une mise en liberté.
M. Rubincam a
affirmé qu'une source confidentielle avait informé le FBI en
2003 de l’existence de malversations financières, de l'argent
destiné à reconstruire la mosquée de Seattle ayant été
détourné vers l'étranger au bénéfice de l'ONLF et d'une autre
organisation appelée AIAI, qui est la plus grande organisation
islamique militante en Somalie. M. Rubincam a rappelé que
le FBI avait placé Mohamed sous surveillance policière tout au
long de cette année.
Hilary Han,
avocat de M. Mohamed, a indiqué que l'accusation étant construite sur des sources confidentielles,
son client n'avait pas été en mesure d'être confronté à ses
accusateurs. L'avocat a également demandé au gouvernement de
dire comment il avait pu recueillir l'information auprès de
100 personnes de la communauté somalie, sans recours, comme il
prétend l'avoir fait, à des interprètes.
Extrait adapté
de l'anglais, source
The Seattle Times, 11/02/06
Au Nouvel Observateur : "Un roman de Waberi,
le Voltaire noir"
|
Cela se lit comme un conte de Voltaire. En
plus noir et en plus saisissant. Pour son troisième roman,
Abdourahman A. Waberi, écrivain natif de Djibouti, a
inventé une singulière contre-utopie. Véritable monde
renversé où le Nord et le Sud, une fois n'est pas coutume,
échangent leur rôle. Tandis que l'Occident s'est paupérisé
à l'extrême, l'Afrique, nouvelle terre de la prospérité où
affluent d'innombrables exilés, s'est coulée dans le modus
vivendi de l'Europe. Ainsi, quand les nouveaux nantis des
« Etats-Unis d'Afrique », selon l'improbable oxymore forgé
par l'auteur, ne se pressent pas chez « McDiop » ou chez «
Nka », c'est « A l'Est de Bangui » qu'ils vont voir en
foule au cinéma.
Les armes de la polémique - celles qui
apparentaient les livres précédents à autant de «
Manderlay » romanesques - ont donc fait place à la verve
de l'ironiste comme à la grâce chatoyante du conte
futuriste. Il est question ici de sexe, de vie et de mort,
mais aussi d'enfer et de paradis, de pesanteur et de
grâce. On sourit et on tremble d'un même mouvement à
l'histoire de Maya, conscience enfantine écartelée entre
sa Normandie natale et sa terre érythréenne d'adoption.
Diffractée à travers le texte, la geste de l'héroïne en
quête de ses origines se love dans celle du monde.
La morale de la fable ? Il serait tentant
de voir dans ce livre un simple pamphlet issu du brouet
altermondialiste. Vade-mecum sur l'insoutenable misère
universelle. Miroir à peine grossissant du monde réel dans
son absurdité régnante. C'est sans compter, cependant, sur
une voix romanesque plus secrète et plus riche : proche de
l'adage d'Héraclite sur le caractère éphémère de toutes
choses (« On ne se baigne jamais deux fois dans le même
fleuve ») et, partant, sur la réversibilité de l'histoire.
Un Héraclite revu et corrigé par Albert Jacquard et qui
aurait fait sien le principe de responsabilité de Hans
Jonas.
« Aux Etats-Unis d'Afrique », par Abdourahman A. Waberi,
Lattès, 234 p., 15 euros.
Thomas Regnier |
Article paru
le 09/02/06 au
Nouvel Observateur
Création d'un comité de soutien à la veuve
du juge
|
Journal
Ouest-France du samedi 11 février 2006 |
|
Edition :
Normandie |
Rubriques
: Normandie en Bref |
Un comité de
soutien à la femme du juge Borrel s'est constitué, jeudi soir,
à Lisieux. Une cinquantaine de personnes ont répondu à l'appel
lancé par le collectif des Droits humains et l'association
Lisieux avenir. Bernard Borrel, ancien procureur de la
République de Lisieux, est mort en octobre 1995, à Djibouti.
La thèse
officielle reste celle de l'accident que conteste Élisabeth
Borrel qui se bat depuis 10 ans pour connaître la vérité. Le
comité, qui ne revendique aucune orientation politique ou
religieuse, demande, au nom du droit à la justice, que la
France lève le secret défense. La juge d'instruction en charge
du dossier n'a toujours pas obtenu un certain nombre de
documents qu'elle réclame.
Élisabeth
Borrel, qui prépare un livre pour l'automne, est venue
témoigner à Lisieux et au mémorial de Caen, il y a quinze
jours.
Contact. Comité de soutien à Élisabeth Borrel, espace
Victor-Hugo, 14 100 Lisieux. Un site Internet ouvrira
prochainement.
Affaire Borrel : « Lisieux se doit d'agir »
|
Journal
Ouest-France du samedi 11 février 2006 |
|
Edition :
Pays d'auge |
Rubriques
: Lisieux Ville |
L'appel lancé
par l'épouse de l'ancien procureur de la République de Lisieux
a été entendu. Jeudi soir, un comité de soutien s'est
constitué pour l'aider dans son combat. Il rassemble toutes
les personnes déterminées à connaître la vérité. Au nom du
droit à la justice.
Une
cinquantaine de personnes ont répondu à l'invitation du
collectif lexovien des Droits humains (1) et de l'association
Lisieux avenir. Des élus de différents bords politiques, des
représentants syndicaux, mais aussi et surtout de simples
citoyens, tous animés par la volonté d'apporter leur soutien à
Élisabeth Borrel.
Le corps de
Bernard Borrel, ancien procureur de la République de Lisieux,
a été retrouvé le 19 octobre 1995, à Djibouti. Alors que tout
indique qu'il a été assassiné, la thèse officielle reste celle
du suicide. Et dix ans après, le secret défense n'a toujours
pas été levé sur des documents réclamés par la juge
d'instruction. « Bernard Borrel a laissé une empreinte à
Lisieux, c'était un homme apprécié. Il était logique de mettre
en place quelque chose ici, estime Bernard Bonnet, président
du collectif lexovien des Droits humains. Lisieux se doit
d'agir, sans distinction d'appartenances politiques ou
religieuses. »
Lettre et
pétition
Jeudi soir,
quatorze personnes se sont engagées à intégrer l'équipe
chargée d'animer ce comité. « Le 22 février, nous allons
rencontrer maître Morice, avocat de Madame Borrel, pour voir
avec lui comment l'aider. » Le comité souhaite également
prendre contact avec des personnalités du monde littéraire,
judiciaire ou médiatique, susceptibles d'apporter leur caution
et leur renommée au comité.
Toutes les
personnes qui le souhaitent peuvent signer la pétition
(disponible à l'Espace Victor-Hugo) demandant que la lumière
soit faite sur cette affaire. Elles peuvent aussi adresser une
lettre au Premier ministre pour demander la levée du secret
défense. Enfin, le comité de soutien va prochainement ouvrir
un site Internet.
Guillaume
BOUNIOL.
Pratique.
Comité de soutien à Élisabeth Borrel, Espace Victor-Hugo, 14
100 Lisieux.
(1) Le collectif réunit l'Action des chrétiens pour
l'abolition de la torture, Amnesty international, le Cercle
laïque lexovien, le Comité catholique contre la faim, la
Croix-Rouge française, le Mouvement de la paix, Mood action
professor, le Secours catholique et Terre des hommes.
Situation humanitaire tragique à Djibouti,
selon le département d'information de l'ONU
La
situation humanitaire à Djibouti a atteint un niveau
critique en raison des années consécutives de sécheresse,
a déclaré le coordinateur des Nations Unies pour les
actions humanitaires dans les pays de la Corne de
l’Afrique.
"Nous avons
déjà observé une grave malnutrition de quelques enfants et
sommes inquiets face à la détérioration du statut alimentaire
des enfants" a dit mardi Aloys Kamuragiye, qui est également
le représentant de l’Unicef. "Nous nous trouvons clairement
dans une situation d’urgence," a-t-il affirmé à IRIN, le
bureau pour la coordination
des affaires humanitaires des Nations Unies.
M. Kamuragiye
a affirmé que les agences de l'Onu, leurs partenaires, leurs
donateurs ainsi que le gouvernement procédaient à une rapide
évaluation de quatre jours dans tout le pays pour déterminer
l'importance exacte du problème.
En attendant,
l'Unicef et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) se
prépareraient à mettre en place des centres d'alimentation
thérapeutiques dans la ville de Djibouti pour soutenir le
ministère de la santé.
Dans son
rapport de janvier, le réseau de systèmes d’alerte précoce
contre la famine de l’USAID (FEWS net) a estimé que 70.000
Djiboutiens avaient besoin d'une aide d’urgence, la plupart des
personnes affectées étant des éleveurs. (...)
Extrait adapté
de l'anglais, source
irinnews du 08/02/06
Aide humanitaire : Bruxelles au secours des
victimes de la sécheresse dans la Corne de l'Afrique
La Commission
européenne vient d'accorder 5 millions d'euros d'aide
humanitaire d'urgence pour renforcer la capacité de résistance
des habitants de la Corne de l'Afrique touchés par de fortes
sécheresses.
Cette décision
concerne les habitants du Kenya, de la Somalie et de
l'Ethiopie. Elle vise à améliorer la situation de quelque 5,6
millions de personnes vulnérables en leur donnant accès à
l'eau, aux soins et en protégeant leurs troupeaux.
Pour le
commissaire européen chargé du développement et de l'aide
humanitaire, Louis Michel, "de graves risques de famine sont à
prévoir si nous n'agissons pas rapidement. La somme de 5
millions d’euros annoncée aujourd’hui participe de l’effort
considérable déployé actuellement par la Commission dans le
but d’aider les personnes touchées par la forte sécheresse.
Elle sera utilisée sans délai pour répondre aux besoins
urgents en eau, nourriture et services de soins de base, ainsi
que pour préserver le bétail, principale source alimentaire de
la région."
A ce jour
Bruxelles a affecté la somme de 73 millions d'euros pour faire
face à la sécheresse. Cette aide est attribuée à deux niveaux
: 12 millions sont destinés à financer une aide d'urgence dans
la cadre du budget d'aide humanitaire et 61 millions,
principalement financés au titre de la ligne budgétaire
aide/sécurité alimentaire et du Fonds européen de
développement (FED), sont employés à gérer les effets de la
sécheresse à moyen et long terme.
Source :
Fenêtre sur l'Europe
Communiqué de presse du Parti Djiboutien
pour le Développement (PDD)
Parti Djiboutien pour le Développement
Siège Central : Gabode IV
Boîte Postale : 892
Tél. : ( 00 253) 35 32 43 / 82 28 60
République de Djibouti
Djibouti, le 9 février 2006
COMMUNIQUE DE PRESSE
Par lettre en
date du 19 juin 2005 adressée au Président de la République,
le PDD avait proposé de faire les réformes nécessaires pour la
transparence électorale avant toute élection et d’organiser
les élections régionales et législatives le même jour en
Janvier 2008.
Non seulement
nos propositions n’ont pas été prises en considération, mais
nous assistons, au lieu de faire un pas vers l’ouverture
démocratique, au durcissement de la part du pouvoir en tentant
de museler la presse indépendante, d’intimider les défenseurs
des droits de l’Homme et d’arrêter les syndicalistes réclamant
leurs droits.
Dans ces
conditions, le PDD, refusant de cautionner des manœuvres
anti-démocratiques du régime, a choisi de s’abstenir des
élections régionales où même les droits de tout citoyen à s’y
présenter et les vrais proportionnels sont bafoués par avance.
Aussi, le PDD lance un appel au boycott de ces élections.
Le Président du PDD
Mohamed Daoud Chehem
Communiqué de presse : l'UAD boycotte la
mascarade électorale des élections régionales
Union pour l’Alternance Démocratique -U.A.D
(A.R.D, U.D.J, M.R.D)
Djibouti, le 8 février 2006
COMMUNIQUE DE PRESSE
L’UAD BOYCOTTE LA MASCARADE DES ELECTIONS REGIONALES
Les premières
élections régionales de l’Histoire de notre pays annoncées
pour mars prochain se présentent d’ores et déjà comme une
nouvelle falsification de la Démocratie. Prisonnier de ses
réflexes de parti unique, le régime RPP s’est révélé incapable
d’instaurer une réelle Décentralisation et poursuit sa fuite
en avant, prolongeant dangereusement l’impasse politique et
les souffrances du peuple.
La population
djiboutienne, dont les conditions de vie se dégradent de jour
en jour, ne cautionnera pas cette nouvelle mascarade
électorale, uniquement organisée en vue d’officialiser une
parodie de Décentralisation.
L’Union pour
l’Alternance Démocratique (UAD) rappelle qu’au cours de ces
dix dernières années l’opposition avait remporté des élections
auxquelles elle avait participé. Mais, à chaque fois, les
fraudes massives du régime RPP ont empêché toute alternance
démocratique. C’est pourquoi l’UAD pose depuis mai 2004 des
conditions préalables à sa participation à toute consultation
électorale. A ce jour, le régime fraudeur continue d’ignorer
la transparence que réclame I’UAD.
Concernant les
prochaines élections régionales, I’UAD avait clairement
réaffirmé sa disposition à y participer si un minimum
d’honnêteté et de transparence était garanti. Ce qui n’est
malheureusement pas le cas. Prenant à témoin l’opinion
nationale et internationale, I’UAD estime que la mauvaise foi
de ce régime fraudeur, au pouvoir depuis trois décennies, est
amplement démontrée.
En
conséquence, l’UAD
- prend acte
de l’impossibilité de toute compétition démocratique avec ce
régime et laisse les coalisés irresponsables « s’entrefrauder
»,
- lance un
appel au boycott massif de cette parodie d’élections
régionales sur toute l’étendue du territoire national.
La démocratie
locale ne doit pas être une affaire de délinquance politique,
réduisant le mandat électif à un poste honorifique sans
pouvoir de décision ni indépendance financière.
Le Président de
l'UAD
Ismael Guedi Hared
Ethiopie : une journaliste en ligne détenue
depuis 13 jours, mais toujours pas inculpée
Pays/Sujet: Ethiopie
Date: 08 février 2006
Source: Reporters sans frontières (RSF)
Personne(s): Frezer Negash
Cible(s): journaliste(s)
Type(s) d'infraction(s): détention , emprisonnement
Niveau de priorité: Bulletin
(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières rappelle que, aucune
charge n'ayant été retenue contre Frezer Negash, son maintien
en détention est illégal. "Aucun Etat de droit ne saurait
tolérer ce type d'emprisonnement sans jugement. Ce déni de
justice est d'autant plus révoltant qu'il s'agit d'une jeune
femme enceinte de trois mois", a déclaré l'organisation.
La journaliste en ligne, arrêtée le 27 janvier 2006, a
comparu devant un juge le 6 février. Ce dernier n'a toutefois
pas précisé les charges retenues contre elle, se contentant de
prolonger sa période de détention provisoire jusqu'au 21
février pour les "besoins de l'enquête". La jeune femme n'a
toujours pas été autorisée à recevoir la visite de sa famille.
Seul son avocat a pu la voir.
Pour tout renseignement complémentaire, veuillez contacter
Léonard Vincent, RSF, 5, rue Geoffroy Marie, Paris 75009,
France, tél: +33 1 44 83 84 84, téléc: +33 1 45 23 11 51,
courrier électronique:
afrique@rsf.org, Internet:
http://www.rsf.org
Ethiopie/Erythrée : une réunion de la Commission
de démarcation attendue (ONU)
8 février 2006
– Alors qu'expire bientôt le délai de 30 jours accordé par le
Conseil de sécurité à une mission de conciliation américaine
avant d'envisager un redéploiement de la Mission des Nations
Unies en Ethiopie et en Erythrée, l'ambassadeur des Etats-Unis
a indiqué qu'une réunion des parties et de la Commission de
démarcation était attendue dans les prochaines semaines.
Jean-Marie
Guéhenno a présenté aujourd'hui au Conseil de sécurité un
exposé sur la situation entre l'Ethiopie et l'Erythrée,
notamment sur les conséquences des restrictions qui continuent
d'être imposées par le gouvernement érythréen à la Mission des
Nations Unies chargée de surveiller le cessez-le-feu entre
l'Ethiopie et l'Erythrée (MINUEE),
a informé le porte-parole du Secrétaire général, Stéphane
Dujarric, lors de son point de presse quotidien, au siège de
l'ONU à New York.
A l'issue de
cette réunion informelle, le président du Conseil de sécurité
pour le mois de février, l'ambassadeur des Etats-Unis John
Bolton, a indiqué que la mission de conciliation menée à
l'heure actuelle par son pays poursuivait les efforts
diplomatiques.
Le 9 janvier
dernier, le président du Conseil de sécurité avait indiqué
qu'il attendrait le résultat d'une initiative lancée par les
Etats-Unis pour engager la mise en œuvre de la délimitation de
la frontière entre l'Erythrée et l'Ethiopie avant de se
prononcer sur les propositions formulées par le Secrétaire
général quant au futur de la MINUEE (voir notre
dépêche du 9 janvier 2006).
« Afin de ne
pas lancer de signaux dans un sens ou un autre, j'ai demandé
au Conseil de sécurité à ce que l'on préserve le statu quo sur
la MINUEE pour 30 jours », avait précisé l'ambassadeur des
Etats-Unis.
« Nous
espérons obtenir une réunion des témoins des Accords d'Alger
[qui marquait le cessez-le-feu entre les parties] dans les
prochaines semaines, conformément aux recommandations du
Secrétaire général visant à ce qu'elles acceptent de reprendre
la démarcation », a-t-il affirmé aujourd'hui.
John Bolton a
indiqué attendre également une réunion de la Commission du
tracé de la frontière entre l'Érythrée et l'Éthiopie.
En réponse à
la question d'un journaliste qui lui demandait ce qui se
passerait si le délai de 30 jours expirait en l'absence d'un
accord, John Bolton a indiqué aujourd'hui que la réunion
informelle d'aujourd'hui avait aussi abordé la question d'un
redéploiement.
Dans son
dernier
rapport au Conseil de sécurité, publié le 6 janvier
dernier, le Secrétaire général estimait que la situation de la
Mission des Nations Unies en Éthiopie et en Érythrée était de
plus en plus « intenable ».
Le rapport
définit six options à l'attention du Conseil de sécurité,
parmi lesquelles figurent le déplacement de la MINUEE, sa
réduction à une mission de liaison et son retrait total.
La MINUEE
confirmait par ailleurs que la situation militaire dans la
zone provisoire de sécurité (TSZ) et les régions voisines
demeurait « tendue et potentiellement explosive ».
Le
gouvernement érythréen, qui réclame la démarcation de la
frontière avec l'Ethiopie, a soumis depuis le mois d'octobre
la MINUEE à une interdiction de survol du territoire par ses
hélicoptères, à des entraves à sa circulation, et à une
expulsion d'une partie de son personnel, mesures condamnées
par le Conseil de sécurité et le Secrétaire général (voir
notamment notre
dépêche du 5 octobre, notre
dépêche du 24 octobre et notre
dépêche du 7 décembre 2005).
L'Unicef demande 16 millions de dollars
pour la Corne de l'Afrique ravagée par la sécheresse
7 février 2006
– 16 millions de dollars afin de financer une aide d'urgence
destinée à la Corne de l'Afrique minée par des sécheresses
répétées qui touchent maintenant plus 8 millions de personnes.
« Les fonds
collectés grâce à cet appel vont aider l'UNICEF à mettre en
oeuvre au cours des trois mois à venir des programmes
essentiels pour la survie des populations affectées », indique
un
communiqué publié aujourd'hui à New York par le Fonds des
Nations Unies pour l'enfance
(UNICEF).
« Alors que
les pluies ne devraient pas arriver avant avril, l'UNICEF
redoute que la situation ne se détériore encore davantage »,
prévient le communiqué.
« L'eau est
rare dans la région du fait des faibles précipitations
enregistrées lors de ces dernières années. Les récoltes ont
été catastrophiques et le bétail est en train de mourir. Pour
un bon nombre de familles, cela signifie la perte de leurs
propres ressources alimentaires et de leur principale source
de revenus », informe l'agence des Nations Unies.
«
Historiquement, en Afrique orientale, les sécheresses et les
pénuries alimentaires ont entraîné des migrations massives,
les familles, à la recherche de nourriture, abandonnant leurs
villages pour rejoindre de plus importantes communautés. La
migration rend les enfants plus vulnérables en période de
crise. En effet, ils ne sont pas en mesure d'aller en classe
et ils peuvent être séparés de leurs familles », explique
l'UNICEF.
« Certaines
informations en provenance de différents points de la région
amènent à penser que des mouvements de population pourraient
déjà être entamés. Un bon nombre d'écoles signalent une
augmentation des abandons scolaires et certaines d'entre elles
ont dû fermer. C'est ainsi que dans quatre districts de
Somalie seules 14 écoles sur 104 demeurent ouvertes », précise
le communiqué.
L'UNICEF
soutient déjà les efforts du Programme alimentaire mondial
(PAM) qui prévoit de fournir une aide alimentaire
d'urgence à plus de 5 millions de personnes.
« C'est la
saison difficile et nous entrons dans la période de l'année où
généralement la population dispose de faibles réserves
alimentaires. Nous voulons éviter la grave malnutrition du
milieu des années 80 et du début des années 90 en nous
attaquant au problème dès le début de l'année », a déclaré
Gerry Dyer, chef du groupe des interventions humanitaires de
l'UNICEF.
L'appel
d'urgence lancé aujourd'hui va aider l'UNICEF à poursuivre
l'approvisionnement en biscuits à forte valeur énergétique et
en lait fortifié.
Il va
également permettre de contribuer aux soins de santé et en
particulier de fournir des vaccins contre la rougeole et des
compléments de vitamine A, afin d'améliorer l'immunité des
enfants en ces moments de vulnérabilité accrue.
Plus de 40% de
la population souffre actuellement de sous-alimentation dans
la Corne de l'Afrique.
Le Secrétaire
général a nommé, le 3 février dernier, l'ancien Premier
ministre de la Norvège Kjell Magne Bondevik, au poste d'Envoyé
spécial pour la situation humanitaire dans la Corne de
l'Afrique.
« Kjell Magne
Bondevik travaillera avec le système des Nations Unies, les
gouvernements des pays touchés, la communauté des donateurs,
les ONG partenaires, et d'autres organisations de la société
civile, pour assurer une action humanitaire efficace »,
indiquait le
communiqué annonçant sa nomination (voir notre
dépêche du 3 février 2006).
Le PAM a
annoncé, le 13 janvier dernier, que la Corne de l'Afrique
serait bientôt confrontée à une catastrophe humanitaire, à
moins que des dons n'arrivent rapidement (voir notre
dépêche du 13 janvier 2006).
7 FEVRIER 2000 : ACCORD-CADRE DE REFORME ET
DE CONCORDE CIVILE.
PREAMBULE
Le
Gouvernement de la République de Djibouti et le Front pour la
Restauration de l’Unité et de la Démocratie (FRUD) parties au
présent Accord Cadre ;
Considérant
que la reconnaissance de la dignité des membres de la
Communauté nationale djiboutienne et le caractère inaliénable
de leurs droits sont le fondement de leur liberté, de leur
égalité et de la paix en République de Djibouti ;
Ayant à
l'esprit la prééminence de la légalité constitutionnelle, dans
le respect des droits de l’Homme et du pluralisme des
opinions, des convictions et des idées ;
Convaincu qu'à
la suite d'une confrontation armée, ayant opposé des membres
de la Communauté nationale djiboutienne, il est indispensable
d'apporter des solutions
globales et
définitives permettant l'instauration de la paix civile par le
dialogue, la tolérance et le respect de l'autre, unique voie
pour maintenir la cohésion de la Nation djiboutienne, dans une
République de Djibouti Unie et stable, où règnent la paix
civile et la concorde, conditions primordiales du
développement humain, fondement de progrès économique et
social ;
Conscients de
la nécessité d'ouvrir une perspective nouvelle à la Nation
djiboutienne et donner un sens au sacrifice que le Peuple
djiboutien a consenti pendant vingt deux ans ;
Ayant à
l'esprit le programme du gouvernement soumis et adopté par le
peuple djiboutien le 09 avril 1999 par l'élection de Son
Excellence Monsieur Ismaïl Omar Guelleh préconisant la mise en
place rapide des réformes dans le sens de plus de démocratie,
d'une gestion saine et transparente des affaires publiques, il
faut :
* Remédier aux
causes ayant généré le conflit civil ;
* Prévenir
leur renouvellement, recommencement ou répétition ;
Reconnaissant
que la paix civile est l'aboutissement de ce processus, ciment
de la fraternité de tous les enfants de la République de
Djibouti.
Sont convenus
de ce qui suit :
Article 1er :
DES REPARATIONS ET INDEMNISATIONS.
La
réhabilitation des zones touchées par le conflit civil sera
réalisée afin de permettre aux populations civiles réfugiées,
déplacées ou affectées par ce conflit, de réintégrer leurs
lieux d'habitation, de profession, de production, dans les
meilleures conditions.
A cet effet,
il sera mis en oeuvre tous les moyens nécessaires pour
réhabiliter, restaurer ou justement indemniser les victimes
civiles et militaires dans la perte de leurs habitations,
commerces, biens mobiliers et immobiliers, de profession ou
outils de production, et des plantations. Le bénéfice des
réparations doit uniformément couvrir toutes les victimes du
conflit dans les mêmes conditions.
Article 2 :
DES REFORMES.
* La réforme
consistera en une décentralisation véritable accordant une
large autonomie aux régions concernées. La loi en préparation
sur la décentralisation devra attendre de faire l'objet d'une
étude plus approfondie par le FRUD signataire du présent
Accord cadre avant d'être discutée dans un proche avenir par
le parlement.
Article 3 : DE
LA DEMOCRATIE.
Il n'y a pas
de République viable sans démocratie ni de démocratie sans
équilibre des pouvoirs, pluralité de l'opinion, liberté d'en
faire état, et droit d'agir pour les faire valoir.
* Les libertés d'association, d'opinion, d'expression, de
réunion, de presse qui sont parties intégrantes des grands
équilibres démocratiques seront réaménagées par des
dispositions légales et rendront le multipartisme plus
satisfaisant.
* Chaque
pouvoir, en République, ne peut qu'être strictement encadré
dans l'exercice de ses fonctions par des institutions
démocratiques républicaines. Celles-ci doivent à leur tour
refléter l'état d'un consensus national librement et
démocratiquement élaboré par une représentation équitable et
mise en oeuvre par des administrations au sein desquelles les
diverses communautés nationales sont représentées d'une façon
équilibrée.
Article 4 : DE LA GESTION SAINE DE LA CHOSE PUBLIQUE.
Une Cour des
comptes sera immédiatement mise en place et commencera ses
investigations pour mettre fin à l'opacité de la gestion des
deniers publics.
Article 5 : DE
LA PAIX CIVILE ET LA SECURITE.
La paix et la
justice sont aussi inséparables que le souffle et la vie.
Réaliser la paix civile c'est assurer la justice, et en
premier, la réparation des préjudices subis.
* Il s'agit
également de mettre en place des réformes des lois et
règlements garantissant les conditions de la cohésion
nationale et une gestion saine et claire du patrimoine
national commun.
* Les militaires dont la mission principale est d'assurer la
sécurité du territoire national contre toute menace
extérieure, réintégreront les positions qu'ils occupaient
avant le conflit civil. Leur présence ne constituera aucune
entrave ni gêne à la circulation des biens et des personnes.
Afin de rendre cette circulation sans risque chacune des deux
parties s'engage à procéder au déminage des terrains et des
voies qu'elle avait minés.
* Les deux
parties s'engagent à une suspension des hostilités.
* Les
prisonniers civils et militaires des deux parties détenus de
part et d'autre seront immédiatement libérés.
* En outre,
les membres du FRUD, responsables, cadres, militants, civils
ou combattants qui occupaient une fonction professionnelle
avant le conflit seront réintégrés dans leurs administrations,
établissements, services, ou entreprises. Les autres membres
du FRUD seront intégrés à des fonctions civiles ou militaires
adéquates. Les modalités de leur désarmement effectif seront
réglées à cette occasion. Ceux qui furent victimes de
préjudices matériels seront indemnisés. Toute accusation ou
poursuite à leur encontre du fait de la lutte armée sera
abandonnée ou effacée par une amnistie.
Article 6 : DE
L'APPLICATION DE L'ACCORD CADRE.
Les deux
parties signataires du présent Accord cadre conduiront de
concert l'application stricte et honnête de la totalité de son
contenu et de toutes autres mesures entreprises dans son cadre
ou en rapport avec ses objectifs.
Article 7 :
DES DISPOSITIONS FINALES.
Le présent "Accord cadre de réforme et de
concorde civile" est établi en deux exemplaires, en langue
française, signés par chacune des deux parties. Un exemplaire
original sera conservé par chacune d'elles. Il sera publié au
Journal Officiel de la République de Djibouti.
Fait à Paris, le 07 Février 2000
Pour le
FRUD-armé
Pour le Gouvernement
Le Président
Le Chef de Cabinet du
Ahmed Dini Ahmed
Président de la République
Ali Guelleh Aboubaker
Présentation du Communiqué de la LDDH
sur le 6e anniversaire de l'Accord de paix du 7
février 2000
Nous donnons
ci-dessous à lire l'appréciation de la Ligue Djiboutienne des
Droits de l’Homme (LDDH) sur les accords de paix de février
2000, même si nous ne partageons pas l’analyse concernant les
élections régionales à venir. Si la participation démocratique
à ces élections peut sembler impérative aux yeux du président
NOEL ABDI, elle ne peut pas consister à donner un blanc seing
à un régime qui ne fait aucun cas des conditions minimales de
transparence électorale. C’est pourquoi nous persistons à
croire qu’il est bien plus impératif de ne pas participer à un
scrutin qui manque de lisibilité démocratique. La Rédaction.
COMMUNIQUE DE PRESSE DU 7 FEVRIER 2006
Sixième anniversaire de l’Accord de Paix
Du 7 février 2000
Bref aperçu
historique
La République
de Djibouti a connu durant sa brève existence (29 ans en juin
2006), un parti unique (1981-1992), un quadripartisme jusqu’en
2002 et surtout une terrible guerre civile (1991-2000) à
laquelle a définitivement (?) mis fin l’Accord de Paix du 12
mai 2001. Ni le multipartisme intégral, effectif depuis
octobre 2002, ni les différentes institutions créées sous les
pressions conjuguées de la résistance armée et des bailleurs
de fonds.
(Chambre des
Comptes et de Discipline Budgétaire, conseil constitutionnel,
CENI…) n’ont apporté une contribution significative à la paix
et au développement économique escomptés. Hérité de la période
coloniale, désactivé en 1996, le tribunal du contentieux
administratif est aujourd’hui inopérant.
Témoin parce
que conviée par le gouvernement à la signature de cet Accord,
la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a, en toute
objectivité, constaté sa violation par le gouvernement dès sa
signature…jusqu’à sa dénonciation par l’autre partie en
septembre 2005. Ce qu’elle a déploré. Depuis, la LDDH n’a
cessé de s’alarmer tant auprès des belligérants, puisqu’il
faut malheureusement les appeler ainsi, qu’auprès de la
communauté internationale pour qu’une issue honorable pour les
deux parties soit rapidement trouvée à cette impasse. En vain
à ce jour !
Plus
gravement, la LDDH a déploré les propos du chef de l’Etat
djiboutien déclarant sur une onde étrangère qu’il n’existait
aucune opposition à Djibouti : à force de réprimer celle
politique et pacifique, le régime s’expose à susciter une
militaire et violente.
Plus que
jamais, la LDDH s’inquiète aujourd’hui du boycott des
prochaines échéances régionales que l’opposition a choisi. A
l’absence des conditions objectives de transparence électorale
s’ajoute une remise en cause unilatérale par le gouvernement
de la Décentralisation telle qu’elle avait constitué le volet
essentiel de l’accord de paix.
Sans nous en
lasser, nous réitérons notre proposition de médiation pour
prévenir et éviter l’inéluctable déflagration à laquelle cette
impasse promet d’aboutir. A l’anarchie en Somalie et aux
bruits de bottes récurrents chez les deux puissances
régionales voisines (Ethiopie et Erythrée) s’ajoute l’état
d’anomie patente de l’Etat djiboutien.
Etat des lieux
à Djibouti
Le constat est
accablant : non seulement les exécutions extrajudiciaires sont
passées de la brousse à la Capitale depuis le 7 février 2000,
mais la paix conclue à cette date n’a apporté aucune
amélioration aux conditions quotidiennes d’existence des
Djiboutiens. Alors que la fin des hostilités aurait
normalement dû se concrétiser par une réaffectation des
ressources budgétaires, il est regrettable de constater que le
tristement célèbre « impôt patriotique » a été reconduit sous
une autre appellation, dépréciant de 30% le pouvoir d’achat
des salariés.
Le Port de
Djibouti, raison d’être du pays, contrôle le passage entre le
canal de Suez, la Mer Rouge et l’Océan Indien et joue seul à
ce jour le rôle vital de débouché vers l’Ethiopie ainsi qu’un
rôle important au sein de la COMESA. Ce qui explique entre
autres facteurs, la présence importante des forces de l’OTAN.
Les trois quarts de la population sont concentrés dans la
capitale. Il est édifiant de constater que l’affectation des
droits perçus sur le Port, l’Aéroport et les bases militaires
étrangers, représentant à peu près 80% du P.N.B, relève encore
de l’opacité la plus totale. Un comble quand l’accroissement
de la présence militaire occidentale à Djibouti se justifie
par le renforcement de la Démocratie dans le monde ! Le
chômage y atteint 68% des femmes actives et 54% des hommes,
pour ne nous en tenir qu’aux chiffres officiels fournis par
les E.DA.M (Enquêtes Djiboutiennes Auprès des ménages)
réalisées en 1996 et 2002 avec les concours financier et
technique du P.NU.D, la Banque Mondiale et du FNUAP et
consignées dans le Rapport National sur le Développement
Humain 2004, publié par le PNUD.
Ces enquêtes
ont montré que la pauvreté relative (moins de 3
dollars/adulte/jour) touchait en 2002 74% de la population
contre 45% en 1996. Tandis que la pauvreté extrême (moins de
1,8 dollar/adulte/jour) est passée durant la même période de
9,6% à 42%. Le même rapport officiel constatait que «pauvreté
et marginalisation allant de pair à Djibouti, elles frappaient
les quartiers périphériques et les zones rurales ». Outre le
chômage, ce rapport identifiait la centralisation
administrative et économique comme principale source de
pauvreté à cause de la « concentration des activités
économiques exclusivement dans la capitale ».
Perspectives
Six ans après
les Accords de Paix de Février 2000, signés à Paris entre le
Frud-Armé et le Gouvernement, à la veille d’une échéance
électorale (régionale) cruciale à laquelle l’UMP (Union pour
la majorité Présidentielle) semble se diriger toute seule et
en ordre dispersé pour (mais sans) faire illusion, la Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), attachée à la paix
civile et conformément à sa mission de prévention des
conflits,
- Considère
que la participation démocratique à ces élections est
impérative.
- Constate que
le cavalier seul du régime et les réticences fondées de
l’opposition conduisent tout droit à la somalisation de
Djibouti.
- Estime
qu’une urgente paix de braves doit être recherchée et trouvée,
faute de quoi un brasier de plus risque de s’ouvrir dans une
région déjà instable.
- Propose de
concilier et pourquoi pas réconcilier les parties en conflit
en les conviant à un dialogue (table ronde) constructif sur le
sujet, en gardant à l’esprit que de son succès ou échec
dépendra l’avenir du pays et sans doute de la région.
A ces fins,
les Défenseurs des Droits de l’Homme associent à leur démarche
de médiation tous les partenaires à la paix civile et au
développement économique de Djibouti qui continuent de
manifester leur intérêt en ce sens : la France, l’U.E, les
U.S.A, la Ligue Arabe et leurs organismes spécialisés.
M. NOEL ABDI Jean-Paul
Lundi 6
février : Journée de la lutte contre les mutilations
génitales féminines
Les Nations unies ont institué le 6
février Journée de la lutte contre les mutilations
génitales féminines. Cette pratique millénaire, qui
découle davantage de la coutume que de la religion, peut
aller « d'une petite incision du clitoris jusqu'à
l'ablation partielle ou totale des organes génitaux
externes, et à la fermeture partielle de la zone vaginale
(infibulation) », détaille l'UNICEF, l'agence onusienne
qui s'occupe de l'enfance.
Selon les Nations unies qui ont
institué il y a quatre ans le 6 février Journée de la
lutte contre les mutilations génitales féminines, près de
130 millions de femmes dans le monde ont été victimes de
cette « violation des droits les plus élémentaires des
femmes et des filles ». Au total, 28 pays d'Afrique
subsaharienne et du Moyen-Orient sont concernés.
La religion n'est pas le facteur
déterminant, même s'il entre souvent en ligne de compte,
puisque des excisions sont pratiquées chez les chrétiens
d'Éthiopie et ignorées dans des pays musulmans tels que
l'Algérie, le Maroc ou l'Iran. Avec plus de 90 % de femmes
excisées, les pays les plus concernés sont l'Égypte,
l'Érythrée, Djibouti, le Soudan, et le Mali.
Malgré ce tableau noir, l'UNICEF se
veut plutôt optimiste. « Nous savons ce qui est nécessaire
pour mettre un terme aux douleurs et aux souffrances
délibérément infligées à des millions de filles chaque
année, explique Rima Salah, directrice adjointe de
l'UNICEF. Nous comprenons beaucoup mieux pourquoi cette
pratique néfaste existe et comment y mettre fin. Il y a
toutes les raisons de penser qu'avec un engagement
collectif global, la pratique peut être éliminée au cours
d'une seule génération. »
Lire le
communiqué de presse de l’Unicef
Lire le
communiqué de presse d’Amnesty International
Djibouti : 23
morts dans le naufrage d'un boutre yéménite (AFP)
Quelque 23 personnes ont péri au large
de Djibouti dans le naufrage d'un boutre yéménite qui
transportait des immigrés clandestins, a indiqué dimanche
soir une source policière djiboutienne.
L'embarcation a coulé dans la nuit de
jeudi à vendredi, pour une raison inconnue, au large des
côtés de Rasbir (environ 80 km au nord-est de Djibouti),
selon l'antenne de la police judiciaire d'Obock.
Le boutre transportait une quarantaine
de personnes et "23 corps en état de décomposition ont été
repêchés sur les rivages des côtes d'Obock où quatre
rescapés ont été également recueillis", selon la même
source.
Selon le témoignage d'un rescapé
recueilli par la police, les membres de l'équipage du
boutre auraient pris la fuite à bord d'une autre
embarcation vers les côtes yéménites.
"Toutes les victimes de ce naufrage
seraient des immigrés clandestins", selon la police
judiciaire d'Obock, qui a précisé qu'une enquête a été
ouverte pour déterminer les circonstances du naufrage.
Des ressortissants des pays voisins de
Djibouti, venus de la Corne de l'Afrique mais aussi du
Yémen, tentent régulièrement se s'installer
clandestinement à Djibouti, pour échapper à la misère ou
aux troubles dans leur pays, comme en Somalie. Les
autorités djiboutiennes refoulent régulièrement des
immigrés clandestins.
Source : AFP, lundi 6 février 2006
Communiqué de la LDDH : non aux
manipulations étatiques
|
Le Président |
COMMUNIQUE DE PRESSE
DU 5 FEVIER 2006
Caricatures Du Sacré :
NON AUX MANIPULATIONS ETATIQUES ! |
Le 4 et le 5
févier 2006, la Capitale de République de Djibouti a été le
théâtre de manifestations de colère suite à la publication
dans certains journaux européens de caricatures considérées
offensantes pour les musulmans par tout croyant. Face à cette
situation, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)
condamne sans réserve toutes les formes d’intolérance d’où
qu’elles proviennent et appelle les foules en colère à la
retenue.
Toutefois, des
questions subsistent sur le caractère spontané des
protestations violentes qui se sont déroulées ailleurs comme
ici. Concernant Djibouti, tout semble indiquer que c’est le
régime qui a, dès jeudi dernier par la voix du secrétaire
général du RPP (parti au pouvoir) et président de l’Assemblée
nationale, donné le coup d’envoi de ces manifestations. Ainsi,
au deuxième jour de ces marches violentes, le bilan est
particulièrement lourd : cinq manifestants blessés dont un
grièvement ainsi qu’une dizaine de policiers.
Les dégâts
matériels occasionnés par ces débordements sont également
importants : de nombreux véhicules endommagés, des commerces
attaqués et des importateurs sur le point d’être sinistrés.
De plus, il
est regrettable que certains manifestants aient profité de
l’occasion pour agresser d’innocents passants.
Ainsi, la LDDH
ainsi appris qu’une dame d’origine européenne (prénommée
Valérie et enceinte de huit mois) aurait été brutalisée par
les manifestants. Est-il admissible qu’une manifestation de
toute évidence soigneusement organisée par le régime et
encadrée par ses forces de l’ordre, conduise à de tels
débordements ?
En tout état
de cause, les défenseurs des droits humains tiennent les
pouvoirs publics pour responsables de la sécurité des
personnes et des biens.
Heureusement,
la LDDH constate avec satisfaction qu’aucune autorité
religieuse du pays n’a cautionné ces débordements ni cette
intolérance de la rue.
Tout en
renouvelant sa ferme condamnation de toute publication à
caractère raciste et diffamatoire, la LDDH lance un appel au
calme et à la tolérance. Par leur irresponsabilité, ces
caricatures individuelles et ces manifestations collectives
organisées constituent d’intolérables incitations à la haine
raciale et religieuse.
La LDDH
souhaite un prompt rétablissement à tous les blessés de ces
tristes événements à Djibouti et appelle les Etats à éviter
d’instrumentaliser de légitimes susceptibilités collectives
aux seules fins de survie partisane ou d’impérialisme
idéologique.
M. NOEL ABDI Jean-Paul
Le premier ministre éthiopien suggère de
nouvelles élections à Addis-Abeba
Selon un
article paru le 4 février 2006 sur le site Internet du journal éthiopien
The Reporter cité par BBC Afrique, le premier ministre
éthiopien Meles Zenawi a indiqué jeudi 2 février qu’il serait
très probable qu’une nouvelle élection soit organisée pour
réélire le conseil municipal d'Addis Abeba, ajoutant que si
l’élection devait se tenir elle n'aurait pas lieu "dans
quelques semaines ou mois".
Exhibant un
rapport gouvernemental sur l’administration à mi-parcours de
la ville d’Addis Abeba devant la Chambre des représentants des
peuples, M. Zenawi a révélé que le gouvernement était arrivé à
la conclusion qu'une nouvelle élection devrait être préparée
dans cette ville.
Une élection
de substitution serait tenue parce que la population de la
ville aurait dû être administrée par les personnes qu'elle a
élues mais les personnes élues dernièrement n'ont toujours pas
assumé la responsabilité d'administrer la ville, a souligné M.
Zenawi.
Le premier
ministre a néanmoins concédé devant les parlementaires qu’une
réélection n’était pas inévitable et que d’autres solutions
existaient. Il n’a pas voulu non plus fixer de calendrier pour
une éventuelle réélection à Addis Abeba si cette hypothèse
devait être retenue. « Le gouvernement comprend que tenir des
élections en quelques semaines ou mois présente des
inconvénients » a-t-il dit.
M. Lidetu
Ayalew, président du parti d’opposition Ethiopian Democratic
Unity Party-Medhin (EDUP-Medhin), s'est fortement opposé à
l'idée d'une réélection à Addis Ababa. Il a dit que de tels
procédés rétabliraient le parti au pouvoir à la tête de
l’administration de la ville. (...)
Extrait adapté de l'anglais.
La visite des
Falash Mura d'Ethiopie
Dans le cadre
de l'Opération "Promesse" organisée par l'Union des
communautés juives (UCJ) et les fédérations juives d'Amérique
du Nord, et qui a pour but d'amener des Juifs éthiopiens en
Israël, une mission de 100 membres doit arriver en Ethiopie
dimanche 5 février pour une mission de repérage de deux jours.
La mission est
dirigée par le chef de l'UCJ Robert Golberg et les
co-organisateurs de l'opération "Promesse", Joel Tauber et
Arlène Kaufman. Le chef de l'Agence juive Zeev Bielski
escortera aussi la mission.
Le but de
l'opération est d'encadrer l'immigration et l'intégration de
quelques 20 000 Falash Mura. Mercredi 8 février, le groupe
accompagnera 150 nouveaux immigrants durant leur vol d'aliya
en Israël.
Source : ©
Jerusalem Post édition française
L'auteur d'un trafic portant sur une tonne
de khat en garde à vue à Metz
Un Néerlandais soupçonné d'être
responsable d'un trafic de khat, un stimulant botanique
hallucinogène, portant sur environ une tonne et pour une
valeur d'un million d'euros était en garde à vue vendredi dans
les locaux de la police de Metz, a-t-on appris auprès du
parquet.
Hermann Huisveld, âgé d'une
soixantaine d'années, a été interpellé mardi dans un centre de
fret express de la région messine alors qu'il s'apprêtait à
expédier 58 kg de khat, en plusieurs colis, vers les
Etats-Unis, a déclaré le procureur de la République de Metz,
Joël Guitton, lors d'un point presse.
En provenance de Rotterdam,
l'intéressé a reconnu les faits et avoué aux enquêteurs avoir
effectué depuis octobre 2005, environ 25 voyages depuis les
Pays-Bas afin d'effectuer des envois depuis plusieurs centres
de fret de l'est de la France, à Reims, Lille et Metz.
Le volume total de ces envois,
évalué à une tonne de khat, représente une valeur marchande
d'environ 1 million d'euros ce qui fait de cette saisie l'une
des plus importantes jamais réalisées en France pour ce
produit, selon Joël Guitton. (...)
Extrait,
source AFP du
3 février 2006
Menaces sur la Corne de l'Afrique
La
sécheresse a plongé le Kenya, la Somalie et l'Ethiopie dans
une sérieuse crise alimentaire
03/02/06 Déjà
deux années que la pluie se fait attendre. Région fragile, la
Corne de l'Afrique souffre actuellement d'une grave
sécheresse. Faute d'eau et de nourriture, une partie du bétail
a disparu, laissant les familles pastorales sans moyen de
subsistance.
Selon le
Programme alimentaire mondial (PAM), le nombre de personnes
ayant besoin d'aide s'élève désormais à 2,5 millions au Kenya,
1,4 million en Somalie et 1,5 million en Ethiopie. "Nous n'en
sommes pas encore au stade de la famine, explique Cécile
Sportis, directrice du bureau de liaison du PAM à Paris, mais
tout peut basculer très rapidement. La malnutrition touche
aujourd'hui un Somalien sur trois. La situation s'aggrave et
l'intervention devient urgente."
Malnutrition
et infection
De son côté,
l'Unicef souligne que les enfants mal nourris sont davantage
exposés aux infections, et notamment à la rougeole. Dans ces
pays instables, peu d'enfants sont vaccinés et l'organisation
rappelle qu'en Ethiopie, en 2000, 22% des décès des moins de
cinq ans étaient dus à la rougeole.
Judith Korber
Infos et dons
: www.unicef.fr,
www.wfp.org (Pam)
Source :
www.metrofrance.com
La première dame d'Ethiopie va lancer un nouveau
journal
Selon un
article paru le 3 février 2006 sur Ethiopian Review,
site Internet de l’opposition éthiopienne cité par BBC
Afrique, la première dame d’Ethiopie Mme Azeb Mesfin qui
dirige les Editions Mega, envisage de lancer un
nouveau journal. Elle serait mécontente du journal
progouvernemental « indépendant » IFTIN lancé récemment,
celui-ci ayant subi une influence croissante par les cercles
de l’EPRDF, qui est la coalition au pouvoir. L’épouse du
premier ministre réclamerait également au journal IFTIN le
remboursement d’une dette à sa société d’édition Mega.
Le norvégien Bondevik nommé Envoyé spécial de
l'ONU pour la corne de l'Afrique
3 février 2006 – Le Secrétaire général a nommé
aujourd'hui l'ancien Premier ministre de la Norvège Kjell
Magne Bondevik au poste d'Envoyé spécial pour la situation
humanitaire dans la corne de l'Afrique, une région ravagée par
des sécheresses répétées, minée par une insécurité alimentaire
chronique, où 40% de la population souffre de
sous-alimentation.
« Kjell Magne
Bondevik travaillera avec le système des Nations Unies, les
gouvernements des pays touchés, la communauté des donateurs,
les ONG partenaires, et d'autres organisations de la société
civile, pour assurer une action humanitaire efficace »,
indique un
communiqué transmis publié aujourd'hui à New York.
« Il aidera
les gouvernements des pays touchés par la sécheresse et
connaissant une insécurité alimentaire à renforcer des
programmes nationaux généraux dans ce domaine en s'attaquant
aux causes profondes de ce problème chronique », explique le
communiqué.
« Il
travaillera en vue d'édifier une coopération régionale plus
forte sur les questions de sécurité alimentaire entre les
principales organisations intergouvernementales et s'efforcera
de mobiliser des financements et une expertise à long terme de
la part des donateurs multilatéraux et bilatéraux, en soutien
aux efforts nationaux de réduction de la vulnérabilité et de
l'insécurité alimentaires », précise le communiqué.
Plus de 40% de
la population de la corne de l'Afrique, qui est l'une des
régions les plus marquées par l'insécurité alimentaire,
souffre actuellement de la sous-alimentation.
L'Organisation
des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture
(FAO) estime qu'une grave sécheresse menace la vie
d'environ 11 millions de personnes en Somalie, au Kenya, à
Djibouti et en Éthiopie.
« Ceci vient
aggraver la situation humanitaire déjà difficile dans des pays
minés par plusieurs années de malnutrition, de morbidité,
d'insécurité alimentaire chronique et par les conséquences des
conflits », rappelle le communiqué.
Kjell Magne
Bondevik succédera à Martti Ahtisaari, ancien président de la
Finlande, qui vient d'être nommé Envoyé spécial du Secrétaire
général pour le Processus du futur statut du Kosovo.
Kjell Magne
Bondevik a été Premier Ministre de la Norvège de 1997 à 2000
et de 2001 à 2005. Après avoir quitté ses fonctions, il a
fondé le Centre d'Oslo pour la paix et les droits de l'homme,
dont il est le président.
Le Programme
alimentaire mondial
(PAM) avait annoncé, le 13 janvier dernier, que la corne
de l'Afrique, ravagée par la sécheresse, serait bientôt
confrontée à une catastrophe humanitaire, à moins que des dons
n'arrivent rapidement qui permettraient d'acheminer une aide
d'urgence à 5,4 millions de personnes (voir notre
dépêche du 13 janvier 2006 et notre
dépêche du 25 janvier 2006).
Djiboutiens de Brest : Lutte contre le sida
et animation à la Soirée internationale et culturelle
La Biennale de l’égalité entre les
femmes et les hommes se déroule aujourd’hui vendredi 3 février
et demain samedi 4 au Quartz de Brest (Finistère). Deux
temps forts : la soirée internationale et culturelle, ce soir
vendredi, avec des invités venant de Djibouti, d’Allemagne ou
de Serbie et la pianiste Lydia Jardon.
Le grand forum, samedi après-midi,
constitue l’autre moment important, à l’issue duquel seront
dégagées des actions prioritaires à mettre en oeuvre d’ici à
la prochaine biennale. Mais l’événement, c’est aussi des
contes, des conférences, des expositions, de Djibouti
notamment, des activités ludiques et pédagogiques, dont le
dénominateur commun est l’égalité des sexes.
Autre agenda brestois, l’association
Djibouti-Bretagne (AJB) participe ce samedi à Brest à un
concert de lutte contre le sida à Djibouti. Un évènement
organisé en hommage à Bob Marley dans le cadre d’un Projet
humanitaire de lutte contre le sida en Afrique.
Déroulement :
Salle de conférence de la mairie de Brest, de 20h00 à 01h00.
Entrée 6 €.
Musiques des pays de la Corne de l'Afrique à volonté.
Contact:
Abdourahman Mohamed Habib «dit» Amigo, 1 rue, Harteloire,
29200 Brest, France
Tél: 02 98 47 57 38
Courriel:
association.djibouti.bretagne@caramail.com
Action urgente d'Amnesty international :
détentions sans inculpations en Ethiopie
DÉTENTION SANS
INCULPATION
CRAINTES DE TORTURE ET DE MAUVAIS TRAITEMENTS
Neuf étudiants de la région d’Oromia :
Shumi Dandana (h), Dawit Urga (h), Ahmed Musa (h),
Adam Uma (h), Sada Ibrahim (f)
Ulufa Bilo (h), Adem Jildo (h), Gemechu Bona
(h), Musa Buta (h)
ainsi que deux étudiants de l’université d’Addis-Abeba
:
Berhanu Gemechu (h), Matewos Teferra (h)
et des milliers d’autres étudiants oromo
ACTION URGENTE
DOCUMENT PUBLIC
AFR 25/002/2006
AU 22/06
ÉFAI
Londres, le 30 janvier 2006
Plusieurs
milliers de jeunes scolarisés et d’étudiants issus de l’ethnie
oromo, dont les 11 personnes nommées ci-dessus, ont été
arrêtés lors d’une série de manifestations
antigouvernementales dans divers endroits de la région d’Oromia,
à Addis-Abeba, la capitale, et dans d’autres villes du pays.
Toutes les personnes dont le nom figure plus haut sont
détenues au secret en divers endroits et risquent d’être
torturées ou soumises à d’autres formes de mauvais
traitements.
Ces
arrestations ont eu lieu lors d’une vague de manifestations
étudiantes déclenchée le 9 novembre 2005. Le mouvement se
poursuit aujourd’hui dans certaines régions. La plupart des
manifestants étaient des lycéens, dont certains étaient âgés
de moins de dix-huit ans, mais les interpellations ont
également visé d’autres catégories de personnes, notamment des
enseignants, des agriculteurs et des entrepreneurs. Le plus
souvent, les manifestations auraient commencé dans le calme,
mais des policiers et des participants ont été blessés et des
biens endommagés et, par certains endroits, des explosions ont
été signalées.
Selon certaines sources, le
mouvement de protestation a débuté après que le Front de
libération oromo (FLO), un groupe d’opposition armé, eut
appelé à manifester contre le gouvernement. Les participants
ont exprimé plusieurs revendications d’ordre politique, en
particulier la libération de prisonniers politiques oromo,
notamment les responsables de Mecha Tulema, une
association oromo à vocation sociale établie depuis longtemps
(voir l’AU 180/04, AFR 25/006/2004 du 21 mai 2004 et ses mises
à jour, AFR 25/008/2004 du 19 juillet 2004, AFR 25/011/2004 du
28 septembre 2004, AFR 25/012/2004 du 23 novembre 2004 et AFR
25/005/2005 du 20 avril 2005). Plusieurs manifestants auraient
été abattus ou blessés par les forces de sécurité, et nombre
d’entre eux ont été battus par la police.
Les personnes appréhendées seraient accusées d’entretenir des
liens avec le FLO, bien qu’aucune n’ait été inculpée à ce
jour. Certains détenus ont été libérés, tandis que d’autres
sont maintenus dans des lieux où de nombreux actes de torture
ont été signalés, comme la prison d’Ambo Palace et le centre
d’entraînement de la police de Senkele, près de la ville d’Ambo.
On ignore où se trouvent un grand nombre de détenus, dont
certains ont été envoyés dans des prisons rurales lointaines.
Il est possible, par ailleurs, que
le meurtre présumé de deux détenus oromo soit lié à ces
manifestations : le 9 décembre, Alemayehu Gerba (étudiant
infirme de l’université d’Addis-Abeba cité dans l’AU 180/04)
et Morkota Edosa, qui avaient été arrêtés en 2004, auraient
été abattus par des policiers ou des surveillants dans la
prison de Kaliti, à Addis-Abeba.
ACTION RECOMMANDÉE : dans les
appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux
destinataires mentionnés ci-après (en anglais ou dans
votre propre langue) :
– dites-vous préoccupé par
l’arrestation des 11 étudiants nommés plus haut et des
milliers d’autres membres de l’ethnie oromo à la suite des
manifestations qui ont éclaté dans la région d’Oromia et dans
d’autres zones du pays ;
– demandez leur libération, à moins
qu’ils ne soient traduits en justice, inculpés et jugés dans
les meilleurs délais dans le cadre d’une procédure équitable
conforme aux normes internationales ;
– priez les autorités d’ouvrir de toute urgence une enquête
indépendante sur les informations indiquant que plusieurs
manifestants ont été tués et que des détenus ont été torturés
et soumis à d’autres formes de mauvais traitements, en
particulier dans la prison d’Ambo Palace et au centre
d’entraînement de la police de Senkele, près d’Ambo ;
– demandez également que des
investigations indépendantes soient menées sur la mort d’Alemayehu
Gerba et de Morkota Edosa, deux étudiants de l’université
d’Addis-Abeba détenus depuis avril 2004, qui auraient été tués
le 9 décembre dans la prison de Kaliti, dans la capitale.
APPELS À
Premier
ministre :
His Excellency Meles Zenawi
Office of the Prime Minister
PO Box 1031, Addis Ababa, Éthiopie
Fax : +251 11 552020 / 552030
Formule d'appel : Your Excellency, / Monsieur le
Premier Ministre,
Ministre de la Justice :
Mr Assefa Kesito
Ministry of Justice
PO Box 1370, Addis Ababa , Éthiopie
Fax : +251 11 517775 / 520874
Courriers électroniques :
ministry-justice@telecom.net.et
Formule d’appel : Dear Minister, / Monsieur le
Ministre,
COPIES À
Président de la région d’Oromia :
Mr Minassie Woldegiorgis (nouvellement entré en fonction)
Oromia Region State Council
P O Box 101769, Addis Ababa,
Éthiopie
Formule d’appel : Dear President of Oromia, / Monsieur
le Président,
Président de
la Cour suprême :
Mr Kemal Bedri
Federal Supreme Court
P O Box 6166, Addis Ababa, Éthiopie
Formule d’appel : Dear President of the Supreme
Court, / Monsieur,
Fax : +251 1 550278
ainsi qu'aux
représentants diplomatiques de l’Éthiopie dans votre pays.
PRIÈRE D'INTERVENIR
IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 10 MARS 2006,
VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL FAUT ENCORE
INTERVENIR. MERCI.
Le khat obnubile les hommes djiboutiens
Le khat
pose de problèmes de fond à la société djiboutienne.
L'article repris sur le site mercurynews.com et traduit de
l'anglais offre une description vivante et réaliste des
difficultés liées au khat. Bonne lecture, les
francophones.
Dans ce pays
largement musulman, l'alcool fait froncer les sourcils et les
drogues dures sont rares. Mais un stimulant domine les vies du
demi million de citoyens djiboutiens : le khat, une feuille
verte qui une fois mâchée délivre comme une dose forte
d'amphétamines. Ici, le khat est roi. Les femmes le vendent,
les hommes le mâchent, et les enfants déplorent cette habitude
paternelle ou comptent les jours jusqu'à ce que, eux aussi,
pourront participer au passe-temps national.
Son influence
est manifeste tous les jours au déjeuner, presque tous les
mâles djiboutiens se réfugient alors dans leurs maisons avec
une poignée d'amis pour tailler lentement la branche de khat
et tasser les feuilles dans leurs joues en boules. "tout ce
que que nous faisons dépend de notre majesté le khat," dit
Mahdi Moussa, 32 ans, gérant d'hôtel.
Le khat est
illégal dans beaucoup de pays en Occident, y compris les
Etats-Unis et le Canada. Mais parmi les travailleurs
originaires de Djibouti, un après-midi de mastication de khat
est comme une partie du golf, cela aide à cimenter les
relations ainsi qu'à monter les affaires. Pour d'autres, c'est
un lubrifiant social, bon pour passer une journée avec des
amis.
Mais la drogue
a des effets plus sérieux que ce pétillement pour réchauffer
les liens. C'est un passe-temps très coûteux pour les pauvres.
Le khat consommé à Djibouti est importé d'Ethiopie, soit 11
tonnes tous les jours, et la plupart du temps il est livré par
un avion d'Ethiopian Airlines.
C'est une
ponction énorme sur l'économie de ce pays, qui en dépit d'un
port stratégique sur la mer rouge, n'a aucune ressource
naturelle et un taux de pluviométrie limité. Chaque année, les
Djiboutiens dépensent 170 millions de dollars pour le khat,
selon l’Office des Nations Unies pour le contrôle de la drogue
et la prévention du crime (UNODC). Pour une famille moyenne,
c'est une dépense entre 700 et 1.800 dollars par an, soit
entre 10 et 19 % du revenu d'un ménage, indique le l'UNODC.
Cela ne laisse
pas beaucoup d'argent pour d'autres dépenses, telle que la
nourriture. Les spécialistes pensent que coût du khat est une
des raisons principales pour lesquelles Djibouti a un des taux
de malnutrition d'enfants parmi les plus élevés au monde,
environ 70 pour cent. Le khat détruit le déroulement d'un jour
ouvrable normal, qui finit régulièrement après la prière du
début d'après-midi, c'est à dire quand l'expédition
quotidienne du khat atterrit à l'aéroport.
Après une
longue séance de khat l'après-midi, les hommes sont
susceptibles d'arriver en retard à leur travail le lendemain
matin, ou même de ne pas se réveiller du tout. Une menace plus
insidieuse encore, selon certaines experts, est que le
commerce du khat est contrôlé par des chefs de guerre en
Somalie et pourrait financer des terroristes.
Le khat est à
l'origine de la frénésie qui s'empare des marchés dans
Djibouti à l'heure du déjeuner, lorsque les hommes se pressent
autour des stalles en bois pour acheter leur ration du jour
aux vendeuses. Chaque famille supporte le coût d'une botte de
khat chaque jour dans un pays où le taux de chômage est de 50
pour cent. Les paquets de khat les moins chers sont à un
dollar la botte, alors que certains dépensent jusqu'à 20
dollars pour leur ration du jour. Les séances de Khat ont lieu
typiquement à la maison, parfois dans des "mabrazes", pièces
réservées à cet usage. On écoute la musique ou on suit des
programmes télévisés, parfois on regarde des films-vidéo.
Les
utilisateurs de Khat plument la branche entière de la grappe
de khat et emmagasinent les feuilles vertes dans leurs
bouches, en mâchant lentement. Les feuilles sont douces, mais
au départ le goût est amer, il asséche brusquement la bouche à
mesure que sont libérés les contenants chimiques actifs du
khat, la cathinone et la cathine. On boit de grandes quantités
de boissons sans alcool et de thé sucré pour adoucir le goût
amère de la feuille, ce qui est à l'origine du taux élevé de
diabètes, indiquent certains spécialistes.
Environ une
heure de mastication continue et les consommateurs disent
ressentir un début d'euphorie. La drogue commence alors
vraiment à produire tout son effet faisant "grimper au ciel",
procurant le sentiment d'être plus alertes, plus propices à
rire et à parler sans gêne. Tout l'après-midi, les hommes
vibrent, avec des taches vertes dégoulinant autour de leurs
lèvres.
Le Khat
colonise la vie des hommes djiboutiens. A la tombée de la
nuit, le groupe se sépare. Les hommes mariés retournent dans
leurs familles. Les étudiants tournent les pages de leurs
livres, croyant que le narcotique les aidera à assimiler.
D'autres hommes, selon les dires de Chideh Abdi, un père de
quatre enfants, "chassent les femmes. Ils imaginent que le
khat les aidera sexuellement."
Abdi n'en
consomme pas tous les jours. Mais quand il le fait, sa famille
le sait. "le jour que j'en prend, mon épouse n'est pas
contente. Peut-être même qu'elle me déteste ce jour-là". "Mes
enfants non plus ne sont pas contents. Ils demandent : 'papa,
pourquoi tu manges ça ?' "Quand vous mangez le khat, nous dit
Abdi, vous ne pensez pas à votre famille. Vous ne savez pas si
vos enfants ont fait leur travail. Vous ne savez même pas si
votre épouse est rentrée à la maison."
"Vers la fin
des années 70, le premier président de Djibouti a essayé
d'interdire le khat. Des émeutes s'en sont suivies.
Aujourd'hui, dit Abdi, le gouvernement aurait intérêt à ne pas
interdire le khat, ne serait-ce que parce que c'est une grande
distraction pour une nation désespérément pauvre"."S'il n'y
avait pas le khat, nous aurions penser à des choses plus
sérieuses, tel que critiquer le gouvernement.", avertit Abdi.
Source :
www.mercurynews.com, le 30 janvier 2006
Auteur : Shashank Bengali, Knight Ridder Newspapers
L'Erythrée va fermer son ambassade à
Bruxelles
Selon une
dépêche AFP du mercredi 01/02/06, l'Erythrée va fermer son
ambassade en Belgique vers la fin du mois de février et va
transférer la représentation diplomatique aux Pays-Bas
pour des raisons financières, a indiqué le ministère des
affaires étrangères mercredi.
Ahferom
Berhane, directeur au ministère des affaires étrangères, a
précisé que la fermeture de l'ambassade qui représentait le
pays dans plusieurs Etats de l'Union européenne, n'était ni
politique ni liée à l'impasse actuelle concernant la frontière
avec l'Ethiopie. "La décision n'a rien à voir avec cela," a
dit M. Ahferom. "Elle a été prise uniquement pour des raisons
financières et cela n'affectera pas nos relations avec l'UE."
"Elle sera fermée vers la fin du mois de février et notre
ambassade aux Pays-Bas sera accréditée pour couvrir les mêmes
pays."
Ces derniers
mois, Asmara avait intensifié la critique contre l'UE, les
Nations Unies et les Etats-Unis accusés de ne pas demander à
l'Ethiopie d'appliquer la décision datée de trois ans sur la
délimitation de la frontière. Les deux pays avaient donné leur
accord sur ce point en tant qu'élément de l'accord de paix de
2000 qui a mis un terme à la guerre de 1998-2000 tuant au
moins 80.000 personnes.
Les
responsables de la délégation de la Commission de l'UE ici
(Erythrée) n'ont fait aucun commentaire et disaient attendre
une réaction de l'UE à Bruxelles.
Extrait
traduit de l'anglais, source AFP
Le CPJ réclame la libération d'une nouvelle
journaliste détenue en Ethiopie
31/01/06
Le Comité de protection des journalistes (CPJ) a appelé
mardi le gouvernement éthiopien à "libérer immédiatement"
la correspondante éthiopienne du site Internet Ethiopian
Review, qui est détenue depuis vendredi à Addis Abeba,
selon l'organisation.
Le CPJ appelle
les autorités éthiopiennes "à libérer immédiatement la
correspondante du site internet Ethiopian Review (hébergé aux
Etats-Unis), détenue depuis vendredi", dans un communiqué de
l'organisation new-yorkaise. "Nous sommes perturbés par le
fait que Frezer Negash ait rejoint au moins 16 autres
journalistes détenus en Ethiopie", a critiqué Ann Cooper, la
directrice du CPJ, dans ce communiqué.
Plusieurs
journalistes figurent parmi les 131 personnes, dont des
membres de l'opposition, inculpées de "complot en vue de
renverser par la force un gouvernement constitutionnel" et
détenues depuis novembre 2005. Leur procès doit reprendre en
février. Frezer Negash aurait été récemment menacée pour son
"travail extrêmement critique du gouvernement", affirme le CPJ,
qui accuse également le gouvernement éthiopien d'avoir "lancé
des représailles à l'encontre de la presse" depuis novembre
2005.
Il y a dix
jours, le correspondant britannique en Ethiopie de l'agence de
presse américaine Associated Press (AP) a été expulsé du pays
par les autorités éthiopiennes pour avoir "terni l'image de la
nation" et avoir "contrevenu à plusieurs reprises à l'éthique
du journalisme".
Le
gouvernement éthiopien a été vivement critiqué ces dernières
semaines pour sa répression de l'opposition, après deux séries
de violences meurtrières à Addis Abeba qui ont fait au moins
80 morts. Ces troubles ont éclaté après les élections
législatives de mai 2005, remportées officiellement par le
pouvoir sortant, mais entachées de nombreuses fraudes selon
l'opposition, qui conteste les résultats.
Ethiopie: Amnesty se dit "inquiète" de la
détention de "milliers" d'Oromos
31/01/06
L'organisation de protection des droits de l'Homme Amnesty
International s'est dite "inquiète" mardi de la détention
d'étudiants et de "milliers" d'autres membres de l'ethnie
oromo arrêtés, selon elle, après des manifestations début
novembre dans le sud de l'Ethiopie.
Amnesty
international "exprime son inquiétude face à la détention de
11 étudiants ainsi que de milliers d'autres membres de
l'ethnie oromo après des manifestations dans la région oromo
(sud)", affirme un appel de l'organisation envoyé au
gouvernement éthiopien et parvenu à l'AFP. Les onze étudiants
"sont détenus dans des lieux inconnus et risquent la torture
ou de mauvais traitements", poursuit Amnesty dans cet appel.
L'organisation
appelle les autorités éthiopiennes à "présenter ces personnes
devant une Cour pour qu'elles soient notifiées de leurs
charges, jugées selon les normes internationales ou
relâchées". Amnesty demande également "une enquête urgente sur
le meurtre présumé de plusieurs manifestants, la torture et
les mauvais traitements de détenus", notamment sur le meurtre
présumé de deux étudiants dans une prison de la capitale
éthiopienne Addis Abeba, le 9 décembre 2004.
Le
gouvernement éthiopien n'était pas joignable dans l'immédiat
pour commenter ces informations. Ces arrestations ont eu lieu
après une vague de manifestations étudiantes qui ont débuté le
9 novembre et qui, selon Amnesty, se poursuivraient encore.
Le 18 janvier,
la Grande-Bretagne a suspendu l'ensemble de son aide
budgétaire d'un montant de 50 millions de livres sterling (75
millions d'euros) au gouvernement éthiopien du fait
d'inquiétudes sur la situation politique et des droits de
l'Homme dans le pays.
Djibouti et Erythrée surveillent leur
frontière commune
Selon une
information diffusée sur le site érythréen Shabait.com, la
représentante du gouvernement érythréen dans la région sud de
ce pays, Mme Tsegereda Woldegergis, a engagé des discussions
depuis le 26 janvier 2006 avec le commissaire du district
d'Obock à Djibouti, M. Omar Mohammed Fereda.
En
réunion, les deux responsables ont discuté des questions
économique, sociale, commerciale et politique ainsi que des
problèmes liés à la sécurité le long de la frontière commune
des deux pays. Ils ont, en outre, déterminé des points qui
seront à l'ordre du jour pour une discussion en détail par des
comités mixtes sous-régionaux récemment mis en
place. La prochaine réunion aurait lieu le 15 février 2006 à Angarou dans le district d'Obock.
En guise de
commentaire, rappelons que l’histoire récente des commissions
de sécurité à la frontière entre Djibouti et l’Erythrée a
montré que souvent, de telles assises étaient motivées par la
présence de combattants armés. Assistons-nous alors à une
nouvelle traque à des rebelles ?
Syndicat de la magistrature : appel à
signature pour la vérité dans l'affaire Borrel
Bernard
Borrel, magistrat français, a été assassiné le 19 octobre
1995 à Djibouti; tout a été tenté pour maquiller ce crime
en suicide; depuis 10 ans, pressions et manipulations se
sont multipliées pour faire obstacle à la vérité; seuls le
courage et la détermination d´Elisabeth Borrel ainsi que
les soutiens reçus ont évité que ce dossier ne soit
définitivement enterré.
L´appel est
soumis à la signature de tous. L´appel et les signatures
seront remis au Premier ministre.
Pour signer, il suffit d´adresser un mail à l´adresse du SM ou
d´adresser l´appel signé par courrier postal.
Syndicat de la magistrature - 12-14, rue Charles Fourier -
75013 Paris
Tel. 01 48 05 47 88 - Fax. 01 47 00 16 05 -
syndicat.magistrature@wanadoo.fr
signez l´appel
L´appel est soumis à la signature de tous. L´appel et les
signatures seront remis au Premier ministre.
Pour signer, il suffit d´adresser un mail à l´adresse du
SM ou d´adresser l´appel signé par courrier postal.
Les premiers signataires
PS
Arnaud Montebourg, député.
Yvette Roudy, ancienne ministre, ancienne sénatrice,
ancienne maire de Lisieux.
Françoise Seligmann, résistante, journaliste et ancienne
sénatrice.
Béatrice Patrie, députée européenne.
Valérie Picquet, attachée parlementaire.
François Colcombet, ancien député, maire.
Louis Besson, ancien ministre, maire de Chambéry.
Bernadette Laclais, vice-présidente de la région
Rhône-Alpes, première adjointe au maire de Chambéry.
Catherine Trautmann, ancienne ministre, députée
européenne.
PCF
Nicole Borvo, sénatrice.
Henri Malberg, commission justice PCF.
Catherine Vieu-Charier, commission justice PCF.
Verts
Noël Mamère, député.
Yves Cochet, député.
Daniel Cohn-Bendit, député européen.
Droite/Centre
Corinne Lepage, ancienne ministre de l'Environnement.
François d'Aubert, ancien ministre, maire de Laval.
Anne D'Ornano, présidente du Conseil général du Calvados.
Monde associatif
Aida Chouk, SM, présidente.
Pierre Conil, Syndicat des avocats de France, président.
Jean Pierre Dubois (SM), LDH, président.
Odile Biyidi-Awala, SURVIE, présidente.
Evelyne Sire Marin, Copernic, vice-présidente.
Attac France
Journalistes
Guy Konopnicki, «Marianne».
Avocats
Michel Benichou, ancien bâtonnier de Grenoble.
Me Dominique Noguères.
Me Antoine Comte.
Me Christian Charrière-Bournazel.
Me Tubiana, président d'honneur de la LDH.
Anciens magistrats
Jean-Pierre Cochard, avocat général honoraire à la Cour de
cassation.
Raymond Exertier, ancien directeur ENM, ex Premier
président de la cour d'appel de Toulouse.
Bernard Bacou, premier président honoraire (de la cour
d'appel d'Aix en Provence).
Louis Joinet, premier avocat général honoraire à la Cour
de cassation.
Magistrats en poste
Jean de Maillard
Didier Gallot
Hubert Dujardin, premier procureur adjoint TGI Evry.
Sabine Mariette, ancienne présidente du Syndicat de la
magistrature et membre du Conseil supérieur de la
magistrature.
Jean-Pierre Boucher, ancien président du SM.
Eric Halphen, magistrat en disponibilité, romancier.
Conseiller d'Etat
Anicet le Pors.
Europe
Balthazar Garzon, magistrat (Espagne).
Intellectuels, éditeurs, chercheurs
Claude Chabrol, cinéaste.
Jacques Georgel, professeur de droit constitutionnel,
ancien recteur d'Académie.
Laurent Beccaria, éditeur (les arènes).
Gilles Perrault, romancier.
Giselle Harus Reividi, psychanalyste, directrice de
recherches à l'Université Paris VII.
Thierry Jonquet, romancier.
Denis de la Patellière, cinéaste.
Claude Gauteur, historien du cinéma.
Lire
Un Comité de soutien à Élisabeth Borrel :
Réunion constitutive, jeudi 9 février
Journal Ouest-France du mardi 31 janvier
2006, Edition : Pays d'auge
A l'issue de
l'intervention d'Élisabeth Borrel, samedi matin, au cinéma Le
Royal (Ouest France d'hier), nombre de personnes ont manifesté
leur souhait de l'aider dans son combat pour la vérité. À
l'initiative du collectif lexovien des droits humains et de
l'association Lisieux avenir, un comité de soutien va voir le
jour. Rendez-vous le 9 février.
« J'ai besoin
d'être soutenue, je ne peux continuer seule. L'État ne pourra
céder que devant un mouvement d'ampleur» L'appel a été lancé,
samedi, matin, au cinéma Le Royal, devant plus d'une centaine
de personnes. Une assistance émue par le combat de cette
femme, qui cherche depuis plus de dix ans, à connaître les
circonstances exactes de la disparition de son mari.
Bernard Borrel,
ancien procureur de la République de Lisieux, est mort en
octobre 1995, à Djibouti. Alors que tout porte à croire qu'il
a été assassiné, la thèse officielle reste celle de
l'accident. Mis en cause dans cette affaire, le président de
la République de Djibouti, Omar Guelleh a accusé « l'État
français, ancienne puissance coloniale, de vouloir
déstabiliser le pays ». Le juge Borrel s'était notamment
intéressé à l'attentat anti-Français, du Café de Paris, en
1990, à Djibouti.
« Quel
concours apporter ? »
« A-t-on le
droit de sacrifier l'honneur d'un serviteur de l'État au nom
de la raison d'État ? confie Bernard Bonnet, président du
Collectif lexovien des droits humains (1). Nous nous sommes
dit qu'il fallait faire quelque chose. Mais concrètement, quel
concours pouvons-nous apporter à Madame Borrel ? » De là,
vient de naître l'idée de créer « un comité de soutien à
Élisabeth Borrel », explique Philippe Perdrizet, de Lisieux
avenir, l'association à l'origine de la rencontre de samedi.
« L'esprit est
de créer un mouvement d'ampleur, poursuit Bernard Bonnet.
Notre démarche s'inscrit en dehors de toute appartenance
politique ou religieuse. C'est une action pour le respect du
droit à la justice, tel qu'il est stipulé dans la déclaration
universelle des droits de l'Homme. » Une première réunion aura
lieu jeudi 9 avril, à 18 h 30, à l'Espace Victor-Hugo. Les
organisateurs invitent toutes « les personnes, associations et
mouvements » à se joindre à eux.
Guillaume
BOUNIOL.
(1) Le
collectif rassemble les associations suivantes : l'Acat
(Action des chrétiens pour l'abolition de la torture), Amnesty
international, le Cercle laïque lexovien, le Comité catholique
contre la faim, la Croix-Rouge française, le Mouvement de la
paix, Mood action professor, le Secours catholique et Terre
des hommes.
Le témoignage d'Elisabeth Borrel
Journal Ouest-France du lundi 30 janvier 2006, Edition
Caen
Après avoir participé samedi à une rencontre débat à
Lisieux,
Elisabeth Borrel est intervenue hier au Mémorial.
Elisabeth
Borrel se bat pour connaître la vérité sur la mort de son
mari, le magistrat Bernard Borrel. Elle l'a redit dans un
vibrant témoignage, hier après le concours des
plaidoiries. Le corps de l'ancien procureur de Lisieux (de
1988 à 1994) avait été retrouvé le 19 octobre 1995, au
pied d'une falaise, à Djibouti. « Ce matin-là, on m'a
annoncé le suicide de mon mari. [...]
Ce que
j'ai vécu depuis porte atteinte à tout ce en quoi j'ai cru
», résume Elisabeth Borrel, également magistrate. Elle se
souvient en particulier de la reconstitution des faits,
enregistrée sur une cassette vidéo : « Une chose m'a
beaucoup choquée : les rires de mes collègues. C'est ce
qui subsiste quand on a tout oublié. Comme s'ils prenaient
ça comme une partie de plaisir. »
« Depuis
trois ans, nous savons que c'est un assassinat »,
reprend-elle. Mais ses demandes de déclassification de
documents peinent à se frayer un chemin dans les
ministères. « La façon dont les institutions judiciaires
ont instruit ce dossier est dramatique, idem pour le
politique. [...]
Dix ans
après, c'est encore à moi d'instruire ce dossier : ce
n'est pas normal. Je voudrais appeler mes collègues et le
monde judiciaire à un peu de conscience. Je crois que
c'est l'endroit idéal. »
* * *
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