Inquiétude d'un défenseur des droits de l'homme à Djibouti
A titre
personnel et en tant que Défenseur des droits humains, je
tiens à exprimer mon intense inquiétude face au silence
médiatique, tant international que national, sur les
manifestations pacifiques quasi quotidiennes en république
de Djibouti.
En ce mois
de février 2009, mon pays connaît des manifestations
pacifiques dans l’unique objectif SOCIOECONOMICOSANITAIRE,
telles que, récemment, celles des jeunes étudiants
infirmiers (financièrement sans ressources ?), des jeunes
Licenciés de l’Université de Djibouti depuis sa création
encore en chômage, mais surtout celles d’hier le 10
février 2009 des jeunes mamans avec un grand nombre
d’épouses de militaires assises devant l’Etat Major des
Forces Armées sise au Boulevard de la République.
Assises
tôt le matin avec leur bébé accroché à leur dos, elles
furent embarquées manu militari avec leur bébé toujours
sur le dos.
Sans
rentrer dans le détail des manifestations des mamans
(épouses de militaires djiboutiens) la problématique
actuelle risque de se compliquer si une attention
particulière n’est pas accordée aux appréhensions des
mères de familles, surtout pour celles, qui n’ont plus des
informations ou des signes de vie de leurs « enfants »
jeunes militaires en stages de formation dans un pays
voisin, et aussi, pour certaines encore désabusées à voir
leurs « enfants » jeunes diplômés encore au chômage ciblé
ou non.
Quand dans
le temps, le blocus médiatique qui vient d’être imposé par
le représentant du Conseil de sécurité (en va et vient à
Djibouti) chargé d’élections typiquement aux styles…, et
probablement dans le seul but des non interférences des
affaires somalies par le biais du silence médiatique, plus
exactement par le « blocus onusien» et ce en violation
flagrante de certaines clauses de la déclaration
universelle des droits de l’Homme, en particulier celles
concernant :
1.
la Liberté d’expression ;
2.
la Libre circulation de l’information sans censure, (sans
élimination physique ou déportations comme en république
de Somalie sous le joug de l’occupation des forces
étrangères depuis 2007) ;
3.
la Liberté de « diffuser librement ses opinions par la
parole, la plume et l’image ».
4.
la Liberté de « constituer librement des associations, des
syndicats »,
5.
la Liberté à manifester pacifiquement sans des tirs à
balles réelles.
6.
la Liberté au droit de grève.
M. NOEL
ABDI Jean-Paul
Note
d'information de la Ligue djiboutienne des droits de
l'homme concernant le projet de recensement
|

Le Président |
NOTE
D'INFORMATION
DU 9
FEVRIER 2009
RECENSEMENT GENERAL DE LA
POPULATION 2009, POURQUOI ? |
Conformément à ses missions de
résolution et de prévention des conflits, la Ligue
Djiboutienne des Droits Humais (LDDH) exprime à nouveau,
ici et maintenant, sa profonde inquiétude au sujet du
recensement en cours dans la République de Djibouti.
Quatre millions cinq cent mille
dollars ont été débloqués par le gouvernement des
Etats-Unis pour un prétendu recensement certainement déjà
engloutis…
La L.D.D.H. tient à rappeler
qu’une des principales causes du conflit, qui a ravagé
notre pays pendant huit ans, est le déni de citoyenneté
aux véritables citoyens.
Comment peut-on recenser la
population d’un pays en quarante jours ?
La L.D.D.H, s’était déjà à
l’époque indignée de la marginalisation des régions du
Nord et du Sud-ouest de la politique publique de
développement national.
La L.D.D.H a, à maintes
reprises, dénoncé la paupérisation délibérée de ses
populations
paupérisées et contraintes à l’exil dans la capitale, qui
est aussi la leur. Elles ont été décasées d’Arhiba à
Arhiba 2, et puis d’Arhiba 2, au P.K. 12.
La première question qui vient à
l’esprit de tout observateur vigilant est : du P.K.12 vers
où exactement?
Dans le même temps le scandale du trafic des pièces
d’identité délivrées à des personnes n’y ayant pas droit
continue….
Les mêmes causes produisant les
mêmes effets, le risque de déflagration générale est
patent !
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) met en
garde la communauté internationale sur l’urgence de mettre
fin à l’errance politique.
M. NOEL ABDI Jean-Paul