Dernières nouvelles - Édition en Ligne de Février 2009

 Directeur de publication : Mohamed Ali Abdou.   Codirecteur : Mahdi Ibrahim A. God.   Email : realite_djibouti@yahoo.fr


S  o  m  m  a  i  r  e

27/02/2009 Déclaration des licenciés chômeurs de Djibouti et appel de la LDDH

20/02/2009 Note d'information de la LDDH du 19 février 2009 sur la promotion des droits de l'homme

13/02/2009 Diffusion d'information de la LDDH concernant un Pré-rapport de la Commission d'examen périodique universel du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU sur la situation à Djibouti le 4 février 2009

11/02/2009 Inquiétude d'un défenseur des droits de l'homme à Djibouti

10/02/2009 Note d'information de la Ligue djiboutienne des droits de l'homme concernant le projet de recensement


L'Alliance républicaine pour le développement (ARD) présente à toutes les Djiboutiennes et tous les Djiboutiens ses meilleurs voeux pour l'année 2009.


Déclaration des licenciés chômeurs de Djibouti et appel de la LDDH le 27/02/09

DECLARATION DES LICIENCES DJIBOUTIENS TOUJOURS EN CHOMAGE

Les licenciés de l’Université de Djibouti au nombre de 150 sont encore en chômage et ils attirent l’attention de toutes les autorités de l’Etat et les membres du patronat de la Chambre Internationale de Commerce Djibouti.

Nous jeunes diplômés de l’Université de Djibouti, promotion 2007/2008.

Nous avons toujours cru mener une vie digne chez soi, forger notre avenir et participer au développement de notre nation.

Mais tout cela a coupé court  lorsque nous avons épuisé toutes les démarches légales pour obtenir
1.    soit un emploi ;

2.   ou nous permettre de poursuivre nos études, c’est-à-dire le cycle de 2 Master ;

Néanmoins, convaincu des multiples opportunités qu’offrent notre pays à ces filles et fils.
Nous avons la foi que notre pays exaucera nos doléances.

APPEL de la  Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH).

Considérant que cette situation insupportable de chômage, alors que dans certains secteurs des établissements privés font appel à outrance de étrangers ;

Considérant que le gouvernement a été, à maintes reprises, saisi par les jeunes licenciés qui veulent assurer avec sérénité leur avenir ;

La   Ligue  Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant à toutes les Autorités Djiboutiennes en particulier le Chef de l’Etat pour prêter une attention particulière et effective à ce grand problème social ;

La LDDH demande aux bailleurs de Fonds internationaux et aux pays amis d’assurer une certaine assistance financière pour permettre aux jeunes licenciés de parachever leurs études et trouver un emploi pour pouvoir vivre avec décence. 

NOEL ABDI Jean-Paul

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Note d'information de la LDDH du 19 février 2009 sur la promotion des droits de l'homme

Le Président

NOTE D’INFORMATION

DU 19 FEVRIER 2009

Promotion des Droits de l’Homme ou

promotion d’intérêts géostratégiques communes ?

Promotion des Droits de l’Homme ou promotion d’intérêts géostratégiques communes ?

Dans son édition du Jeudi 19 Février, l’unique journal gouvernemental  a publié des contre-vérités que la Ligue Djiboutienne des Droits Humains ne saurait laisser passer !

Dissertant sur la promotion des Droits de l’Homme, le système des Nations Unies et le gouvernement Djiboutien ont affiché des « OBJECTIFS COMMUNS ».

La communauté d’objectifs entre le système des Nations Unies et la prédation agresse la conscience des véritables défenseurs des Droits de l’Homme !

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains s’insurge contre cette mise en scène de l’inacceptable et tient à  mettre au jour l’évidente Réalité Nationale en prenant le risque de déplaire.

Il n’y a pas à Djibouti une presse libre et indépendante en dehors des quelques communications publiés par la L.D.D.H. qui reste fière d’être la voix des sans voix.

Le M.R.D. par Abus de pouvoir, a été interdit d’activités partisanes et son organe de presse interdit de parution et son matériel de publication confisqué.

L’A.R.D., continuité du Frud-Armé, qui a militairement combattu le pouvoir actuel est entré dans une résistance politique qui, pour pacifique qu’elle soit, n’en reste pas moins déterminée.

De la fumeuse contribution patriotique instaurée en 1992 au début du conflit civil et qui perdure à ce jour malgré une prétendue Paix que le nouveau pouvoir prétend avoir instaurée, en passant par l’instauration de la T.V.A., commerçants et consommateurs sont pressurisés par d’insatiables prédateurs.

Ce qui est ulcérant, c’est la chute de l’article sus cité et l’improbable résolution qui affirme «  le représentant du HCDH à encourager le gouvernement à œuvre pour l’indépendance de la C.N.D.H et à mettre en œuvre à sa disposition les moyens de fonctionnement nécessaires. »

De qui se moque t-on quand on sait que le pouvoir a noyauté toute la société civile et ONG qui gravite autour de lui et qui n’existe que par et pour lui.

La rue de la capitale est  en effervescence depuis plusieurs mois.

Au prétexte d’une lutte contre d’invisibles terroristes, la communauté internationale est en train de favoriser à Djibouti l’émergence d’un extrémisme laïque ou islamiste.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) met en en garde la communauté internationale contre l’aventurisme politique dans la Corne de l’Afrique.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande la communauté internationale pendant qu’il en est encore temps de composer avec la Réalité Nationale.

NOEL ADI Jean-Paul

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Diffusion d'information de la LDDH concernant un Pré-rapport de la Commission d'examen périodique universel du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU sur la situation à Djibouti le 4 février 2009

Le Président

DIFFUSION D'INFORMATION

DU 13 FEVRIER 2009

« Voter des beaux textes sans les appliquer
est l’un des principes des mafieux…»

Pré-rapport de la Commission d'examen périodique universel du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU sur la situation à Djibouti

DIFFUSION D’INFORMATION DU 13 FEVRIER 2009

Djibouti a les plus beaux textes du monde, mais Djibouti reste un pays :

- qui ne respecte aucune des dispositions des Droits Humains, ne serait-ce pour commencer, que celles qui sont contenues dans la Constitution Djiboutienne,

- n'applique par les lois votée au Parlement,

- s'affranchit totalement des Instruments Juridiques internationaux ratifiés, tels que les Conventions de l’OIT et les Accords signés avec le BIT ou l’Accord de Paix signé en 2001.

Dans ce cadre, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) diffuse, avec ses observations, la première version du Groupe de Travail chargé de l’Examen Périodique Universel du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, qui s’est déroulé à Genève du 2 au 13 février 2009 avec la participation d’une large délégation conduite par le Ministre de la Justice et des Affaires Pénitentiaires chargé des questions des Droits de l’Homme.

Brèves observations.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) 

1. salue les nombreuses rhétoriques protocolaires propres aux langages des Instances des Nations Unies ;

2. prend bonne note des conclusions et recommandations du Groupe de Travail du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies ;

3. remarque qu’une majorité des points retenus tournent, en fait, autour des aides internationaux octroyés (sans aucun contrôle ni vérification d'aucune sorte) au Gouvernement de la République de Djibouti ; 

4. regrette le silence patent et inadmissible sur les détournements vulgaires et sans vergogne, ainsi que le manque total de Transparence en particulier sur les dons et assistances internationaux ou des pays amis.

5. Recommande l’envoi urgent à Djibouti d’une Mission Internationale combinée avec des Défenseurs des Droits de l’Homme et du BIT, pour mieux apprécier l’ampleur des dégâts socio-économiques et les impacts néfastes sur l’ensemble des populations Djiboutiennes suites aux centaines milliards de francs Djiboutiens injectés dans les caisses du gouvernement.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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Inquiétude d'un défenseur des droits de l'homme à Djibouti

A titre personnel et en tant que Défenseur des droits humains, je tiens à exprimer mon intense inquiétude face au silence médiatique, tant international que national, sur les manifestations pacifiques quasi quotidiennes en république de Djibouti.

En ce mois de février 2009, mon pays connaît des manifestations pacifiques dans l’unique objectif SOCIOECONOMICOSANITAIRE, telles que, récemment, celles des jeunes étudiants infirmiers (financièrement sans ressources ?), des jeunes Licenciés de l’Université de Djibouti depuis sa création  encore en chômage, mais surtout celles d’hier le 10 février 2009 des jeunes mamans avec un grand nombre d’épouses de militaires assises devant l’Etat Major des Forces Armées sise au Boulevard de la République.

Assises tôt le matin  avec leur bébé accroché à leur dos, elles furent embarquées manu militari avec leur bébé toujours sur le dos.

Sans rentrer dans le détail des manifestations des mamans (épouses de militaires djiboutiens) la problématique actuelle risque de se compliquer si une attention particulière n’est pas accordée aux appréhensions des mères de familles, surtout pour celles, qui n’ont plus des informations ou des signes de vie de leurs « enfants » jeunes militaires en stages de formation dans un pays voisin, et aussi, pour certaines encore désabusées à voir leurs « enfants » jeunes diplômés encore au chômage ciblé ou non.

Quand dans le temps, le blocus médiatique qui vient d’être imposé par le représentant du Conseil de sécurité (en va et vient à Djibouti) chargé d’élections typiquement aux styles…, et probablement dans le seul but des non interférences des affaires somalies par le biais du silence médiatique, plus exactement par le « blocus onusien» et ce en violation flagrante de certaines clauses de la déclaration universelle des droits de l’Homme, en particulier celles concernant :

1.         la Liberté d’expression ;

2.         la Libre circulation de l’information sans censure, (sans élimination physique ou déportations comme en république de Somalie sous le joug de l’occupation des forces étrangères depuis 2007) ;

3.         la Liberté de « diffuser librement ses opinions par la parole, la plume et l’image ».

4.         la Liberté de « constituer librement des associations, des syndicats »,

5.         la Liberté à manifester pacifiquement sans des tirs à balles réelles.

6.         la Liberté au droit de grève.   

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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Note d'information de la Ligue djiboutienne des droits de l'homme concernant le projet de recensement

Le Président

NOTE D'INFORMATION

DU 9 FEVRIER 2009

RECENSEMENT GENERAL DE LA POPULATION 2009, POURQUOI ?

Conformément à ses missions de résolution et de prévention des conflits, la Ligue Djiboutienne des Droits Humais (LDDH) exprime à nouveau, ici et maintenant, sa profonde inquiétude au sujet du recensement en cours dans la République de Djibouti.

Quatre millions cinq cent mille dollars ont été débloqués par le gouvernement des Etats-Unis pour un prétendu recensement certainement déjà engloutis…

La L.D.D.H. tient à rappeler qu’une des principales causes du conflit, qui a ravagé notre pays pendant huit ans, est le déni de citoyenneté aux véritables citoyens.

Comment peut-on recenser la population d’un pays en quarante jours ?

La L.D.D.H, s’était déjà à l’époque indignée de la marginalisation des régions du Nord et du Sud-ouest de la politique publique de développement national.

La L.D.D.H a, à maintes reprises, dénoncé la paupérisation délibérée de ses populations
paupérisées et contraintes à l’exil dans la capitale, qui est aussi la leur. Elles ont été décasées d’Arhiba à Arhiba 2, et puis d’Arhiba 2, au P.K. 12.

La première question qui vient à l’esprit de tout observateur vigilant est : du P.K.12 vers où exactement?

Dans le même temps le scandale du trafic des pièces d’identité délivrées à des personnes n’y ayant pas droit continue….

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le risque de déflagration générale est patent !

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) met en garde la communauté internationale sur l’urgence de mettre fin à l’errance politique.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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