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Dernières nouvelles
- Edition en Ligne de Janvier 2006
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Directeur de
Publication :
ALI MAHAMADE HOUMED Codirecteur
:
MAHDI IBRAHIM A. GOD Email : realite_djibouti@yahoo.fr
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31/01/06 Syndicat de la
magistrature : appel à signature pour la vérité dans
l'affaire Borrel (source Ardhd)
31/01/06 Un Comité de soutien
à Élisabeth Borrel : Réunion constitutive, jeudi 9 février
30/01/06 Somalie : l'ONU
salue la première convocation du parlement le 26 février
prochain
30/01/06 Le témoignage
d'Elisabeth Borrel (Ouest-France)
29/01/06 Révision
constitutionnelle pour désamorcer une crise à l’Assemblée
nationale
29/01/06 Abdourahman Waberi
fascine et désarçonne les journalistes littéraires
28/01/06 Tadjourah : les USA
complices de la comédie de la décentralisation ?
27/01/06
Le combat d'Élisabeth Borrel continue (Ouest-France)
26/01/06 LDDH : Note
d'information du 26 janvier 2006
26/01/06 Affamés, des
milliers de Somaliens migrent vers Mogadiscio pour mendier
25/01/06 Communiqué de la
LDDH sur le piratage des correspondances postales à
Djibouti
25/01/06 L'Erythrée se
justifie de n'avoir pas rencontré la délégation américaine
24/01/06 Le Comité pour la
protection des journalistes scandalisé par l'Ethiopie
24/01/06 Communiqué de
l'Union Djiboutienne du Travail (UDT)
23/01/06 Traversée mortelle
dans le golfe d'Aden
23/01/06 Le Comité des femmes
djiboutiennes contre l'impunité communique à Bamako
23/01/06 Elisabeth Borrel
invitée de la médiathèque de Lisieux
21/01/06 Ethiopie: au moins
deux morts et 36 blessés dans des violences à Addis Abeba
20/01/06
Ethiopie : Explosions à Addis
20/01/06
Conflit Ethiopie-Erythrée : les bons offices de Washington
20/01/06
Communiqué de Djibwatch sur la saisie du Renouveau
20/01/06
Jugement de clôture de la compagnie Air Djibouti
19/01/06
LDDH : Communiqué sur les rafles des vendeurs de journaux
19/01/06
LDDH : Information sur le forum social mondial de Bamako
19/01/06
LDDH : Information sur l'Union africaine et l'affaire
Habré
19/01/06
Ethiopie-Erythrée: arrivée à Addis Abeba de l'émissaire
américaine
18/01/06
L’Erythrée a interdit au médiateur américain de se
déplacer à la frontière contestée
18/01/06
Entretien entre l'Erythrée et les Etats-Unis à propos du
conflit frontalier
17/01/06
LDDH : des ONG demandent justice dans le cas Habré au
sommet africain
17/01/06
Message de solidarité de la LDDH avec les prisonniers
somaliens
17/01/06
Crise humanitaire grandissante en Ethiopie, alerte l'ONU
16/01/06
Communiqué de Presse : l’ARD va porter plainte contre le
gouvernement deDjibouti
16/01/06
Liste des victimes civiles connues à ce jour par l'ARD
15/01/06
Lire ardhd.org à Djibouti malgré la censure
gouvernementale
14/01/06
Convention entre les gouvernements djiboutien et français
parue au J.O. du 12 janvier 2006
14/01/06
Note d'information de la LDDH sur le Code du travail
djiboutien
14/01/06
Vingt tués, des milliers de déplacés dans un nouveau
combat en Somalie
13/01/06
Selon l'ONU, la tension diminue le long de la frontière
Ethiopie-Erythrée
13/01/06
L'Afrique orientale frappée par la sécheresse et la faim
(Associated Press)
13/01/06
La sécheresse dans la Corne de l'Afrique est due à la
diminution des surfaces boisées, selon le PNUE
12/01/06
Les soldats américains s'efforcent d'améliorer le sort de
la population à Djibouti
12/01/06
L'écrivain Abourahman Waberi invité chez France Culture
12/01/06
Communiqué de l'Association de la Communauté Afar en
Angleterre
11/01/06
Point de Presse du Quai d'Orsay sur l'Affaire Borrel
11/01/06
Affaire Borrel : Djibouti saisit la Cour internationale de
justice
10/01/06
Meeting à l'appel de l'UAD à Djibouti pour l'Aid-el-Adha
10/01/06
: troisième anniversaire de la fraude électorale du
10/01/03. En document d'archive : relire la tournée de
l'UAD dans Djibouti au lendemain de ces élections
législatives.
08/01/06
Note d'information de la Ligue djiboutienne des droits
humains (LDDH)
08/01/06
Communiqué de l'Union pour l'alternance démocratique (UAD)
19/12/05
Compte-rendu de la manifestation du 18 décembre 2005 à
Paris (ARD France)
Syndicat de la magistrature : appel à
signature pour la vérité dans l'affaire Borrel
Bernard Borrel, magistrat français, a été assassiné le 19
octobre 1995 à Djibouti; tout a été tenté pour maquiller
ce crime en suicide; depuis 10 ans, pressions et
manipulations se sont multipliées pour faire obstacle à la
vérité; seuls le courage et la détermination d´Elisabeth
Borrel ainsi que les soutiens reçus ont évité que ce
dossier ne soit définitivement enterré.
L´appel est soumis à la signature de tous. L´appel et les
signatures seront remis au Premier ministre. Pour signer,
il suffit d´adresser un mail à l´adresse du SM ou
d´adresser l´appel signé par courrier postal.
Syndicat de la magistrature - 12-14, rue Charles Fourier -
75013 Paris
Tel. 01 48 05 47 88 - Fax. 01 47 00 16 05 -
syndicat.magistrature@wanadoo.fr
signez l´appel
L´appel est soumis à la signature de tous. L´appel et les
signatures seront remis au Premier ministre.
Pour signer, il suffit d´adresser un mail à l´adresse du
SM ou d´adresser l´appel signé par courrier postal.
Les premiers signataires
PS
Arnaud Montebourg, député.
Yvette Roudy, ancienne ministre, ancienne sénatrice,
ancienne maire de Lisieux.
Françoise Seligmann, résistante, journaliste et ancienne
sénatrice.
Béatrice Patrie, députée européenne.
Valérie Picquet, attachée parlementaire.
François Colcombet, ancien député, maire.
Louis Besson, ancien ministre, maire de Chambéry.
Bernadette Laclais, vice-présidente de la région
Rhône-Alpes, première adjointe au maire de Chambéry.
Catherine Trautmann, ancienne ministre, députée
européenne.
PCF
Nicole Borvo, sénatrice.
Henri Malberg, commission justice PCF.
Catherine Vieu-Charier, commission justice PCF.
Verts
Noël Mamère, député.
Yves Cochet, député.
Daniel Cohn-Bendit, député européen.
Droite/Centre
Corinne Lepage, ancienne ministre de l'Environnement.
François d'Aubert, ancien ministre, maire de Laval.
Anne D'Ornano, présidente du Conseil général du Calvados.
Monde associatif
Aida Chouk, SM, présidente.
Pierre Conil, Syndicat des avocats de France, président.
Jean Pierre Dubois (SM), LDH, président.
Odile Biyidi-Awala, SURVIE, présidente.
Evelyne Sire Marin, Copernic, vice-présidente.
Attac France
Journalistes
Guy Konopnicki, «Marianne».
Avocats
Michel Benichou, ancien bâtonnier de Grenoble.
Me Dominique Noguères.
Me Antoine Comte.
Me Christian Charrière-Bournazel.
Me Tubiana, président d'honneur de la LDH.
Anciens magistrats
Jean-Pierre Cochard, avocat général honoraire à la Cour de
cassation.
Raymond Exertier, ancien directeur ENM, ex Premier
président de la cour d'appel de Toulouse.
Bernard Bacou, premier président honoraire (de la cour
d'appel d'Aix en Provence).
Louis Joinet, premier avocat général honoraire à la Cour
de cassation.
Magistrats en poste
Jean de Maillard
Didier Gallot
Hubert Dujardin, premier procureur adjoint TGI Evry.
Sabine Mariette, ancienne présidente du Syndicat de la
magistrature et membre du Conseil supérieur de la
magistrature.
Jean-Pierre Boucher, ancien président du SM.
Eric Halphen, magistrat en disponibilité, romancier.
Conseiller d'Etat
Anicet le Pors.
Europe
Balthazar Garzon, magistrat (Espagne).
Intellectuels, éditeurs, chercheurs
Claude Chabrol, cinéaste.
Jacques Georgel, professeur de droit constitutionnel,
ancien recteur d'Académie.
Laurent Beccaria, éditeur (les arènes).
Gilles Perrault, romancier.
Giselle Harus Reividi, psychanalyste, directrice de
recherches à l'Université Paris VII.
Thierry Jonquet, romancier.
Denis de la Patellière, cinéaste.
Claude Gauteur, historien du cinéma.
Lire
Un Comité de soutien à Élisabeth Borrel :
Réunion constitutive, jeudi 9 février
Journal Ouest-France du mardi 31 janvier
2006, Edition : Pays d'auge
A l'issue de l'intervention d'Élisabeth Borrel, samedi
matin, au cinéma Le Royal (Ouest France d'hier), nombre de personnes ont manifesté leur souhait de l'aider dans son
combat pour la vérité. À l'initiative du collectif lexovien des droits humains et de l'association Lisieux
avenir, un comité de soutien va voir le jour. Rendez-vous
le 9 février.
« J'ai besoin d'être soutenue, je ne peux continuer seule.
L'État ne pourra céder que devant un mouvement d'ampleur» L'appel a été lancé, samedi, matin, au cinéma Le Royal,
devant plus d'une centaine de personnes. Une assistance émue par le combat de cette femme, qui cherche depuis plus
de dix ans, à connaître les circonstances exactes de la disparition de son mari.
Bernard Borrel, ancien procureur de la République de
Lisieux, est mort en octobre 1995, à Djibouti. Alors que
tout porte à croire qu'il a été assassiné, la thèse
officielle reste celle de l'accident. Mis en cause dans
cette affaire, le président de la République de Djibouti,
Omar Guelleh a accusé « l'État français, ancienne
puissance coloniale, de vouloir déstabiliser le pays ». Le
juge Borrel s'était notamment intéressé à l'attentat
anti-Français, du Café de Paris, en 1990, à Djibouti.
« Quel concours apporter ? »
« A-t-on le droit de sacrifier l'honneur d'un serviteur de
l'État au nom de la raison d'État ? confie Bernard Bonnet, président du Collectif lexovien des droits humains (1).
Nous nous sommes dit qu'il fallait faire quelque chose.
Mais concrètement, quel concours pouvons-nous apporter à
Madame Borrel ? » De là, vient de naître l'idée de créer «
un comité de soutien à Élisabeth Borrel », explique
Philippe Perdrizet, de Lisieux avenir, l'association à
l'origine de la rencontre de samedi.
« L'esprit est de créer un mouvement d'ampleur, poursuit
Bernard Bonnet. Notre démarche s'inscrit en dehors de toute appartenance politique ou religieuse. C'est une
action pour le respect du droit à la justice, tel qu'il
est stipulé dans la déclaration universelle des droits de
l'Homme. » Une première réunion aura lieu jeudi 9 avril, à
18 h 30, à l'Espace Victor-Hugo. Les organisateurs
invitent toutes « les personnes, associations et
mouvements » à se joindre à eux.
Guillaume BOUNIOL.
(1) Le collectif rassemble les associations suivantes : l'Acat
(Action des chrétiens pour l'abolition de la torture),
Amnesty international, le Cercle laïque lexovien, le
Comité catholique contre la faim, la Croix-Rouge
française, le Mouvement de la paix, Mood action professor,
le Secours catholique et Terre des hommes.
Somalie : l'ONU salue la première
convocation du parlement le 26 février prochain
Communiqué de presse des Nations Unies
30 janvier 2006 – Le représentant du Secrétaire général
pour la Somalie a salué aujourd'hui l'annonce faite, par
le président somalien du régime de transition, de la
convocation du parlement, le 26 février prochain à Baidoa,
qui tiendra sa première session dans le pays depuis sa
formation, il y a 15 mois.
« C'est une nouvelle très positive », a déclaré François
Lonseny Fall, Représentant spécial du Secrétaire général
pour la Somalie, dans un communiqué publié aujourd'hui à
Nairobi par le Bureau politique des Nations Unies pour la
Somalie (UNPOS). Cette annonce est « le résultat du
travail acharné et de l'engagement des institutions
somaliennes de transition », a souligné François Lonseny
Fall, qui a félicité « chaleureusement » le président
Abdullahi Yusuf Ahmed, le président du parlement, Sharif
Hassan Sheikh Aden, et le Premier ministre Ali Mohamed
Gedi.
La convocation du parlement est la première étape vers la
transformation des institutions fédérales de transition en
organes gouvernementaux effectifs, a-t-il précisé. La
Somalie est privée d'institutions gouvernementales depuis
15 ans. « C'est un pas important non seulement pour le
pays mais aussi pour la région entière », a déclaré le
Représentant spécial.
François Lonseny Fall a aussi rappelé que l'ONU était
prête à fournir son plein appui politique à la réunion et
a appelé la communauté internationale à fournir une
assistance financière et logistique à cet effet. Le 9
novembre dernier, le Conseil de sécurité s'était dit «
préoccupé et déçu de ce qu'il n'y ait pas de progrès en ce
qui concerne la rivalité entre les dirigeants des
institutions fédérales de transition, et de ce que le
parlement fédéral de transition, qui a un rôle essentiel à
jouer dans la promotion du processus de paix, ne
fonctionne pas » (voir notre dépêche du 9 novembre 2005).
Dans une déclaration présidentielle, le Conseil avait
condamné la tentative d'assassinat du Premier ministre
somalien, appelant à mettre fin aux rivalités au sein des
institutions fédérales de transition, soulignant « que le
recours à la force armée pour régler les divergences
actuelles entre les institutions fédérales de transition
est inadmissible ».
Le Conseil s'était par ailleurs déclaré « préoccupé » par
la recrudescence des attaques de pirates et les pénuries
alimentaires. Les Nations Unies ont lancé, le 14 décembre
dernier, un appel de fonds à hauteur de 174 millions de
dollars pour financer un programme d'assistance
humanitaire destiné à un million de personnes en Somalie,
pays dévasté par la guerre civile et l'anarchie depuis 14
ans (voir notre dépêche du 14 décembre 2005).
Le témoignage d'Elisabeth Borrel
Journal Ouest-France du lundi 30 janvier 2006, Edition
Caen
Après avoir participé samedi à une rencontre débat à
Lisieux,
Elisabeth Borrel est intervenue hier au Mémorial.
Elisabeth Borrel se bat
pour connaître la vérité sur la mort de son mari, le
magistrat Bernard Borrel. Elle l'a redit dans un
vibrant témoignage, hier après le concours des
plaidoiries. Le corps de l'ancien procureur de Lisieux
(de 1988 à 1994) avait été retrouvé le 19 octobre
1995, au pied d'une falaise, à Djibouti. « Ce
matin-là, on m'a annoncé le suicide de mon mari. [...]
Ce que j'ai vécu depuis porte atteinte à tout ce en
quoi j'ai cru », résume Elisabeth Borrel, également
magistrate.
Elle se souvient en particulier de la reconstitution des
faits, enregistrée sur une cassette vidéo : « Une chose
m'a beaucoup choquée : les rires de mes collègues. C'est
ce qui subsiste quand on a tout oublié. Comme s'ils
prenaient ça comme une partie de plaisir. »
« Depuis trois ans, nous savons que c'est un assassinat »,
reprend-elle. Mais ses demandes de déclassification de
documents peinent à se frayer un chemin dans les
ministères. « La façon dont les institutions judiciaires
ont instruit ce dossier est dramatique, idem pour le
politique. [...]
Dix ans après, c'est encore à moi d'instruire ce dossier :
ce n'est pas normal. Je voudrais appeler mes collègues et
le monde judiciaire à un peu de conscience. Je crois que
c'est l'endroit idéal. »
Révision constitutionnelle pour désamorcer
une crise à l’Assemblée nationale
29/01/06.
Toutes les institutions publiques à Djibouti sont dirigées par
des instances nommées à leurs postes. Le système a l’avantage
de la simplicité. L’Assemblée nationale n’a jamais échappé à
cette règle, les noms des futurs députés étant simplement
portés sur une liste élue d’avance, fraudes à l’appui.
Le problème
posé cette semaine au président de l’Assemblée nationale est
totalement inédit. Sans moyen d’aider son prochain « tribal »
qu’il est censé de fait représenter, sans moyen de subvenir à
ses propres besoins de parlementaire, le député djiboutien a
rasé les murs depuis longtemps. Lassés de la misère, des
parlementaires auraient adressé des courriers, voire pris à
parti le président de l’assemblée nationale M. Idriss Arnaoud
Ali pour exiger une intercession en leur faveur auprès de la
présidence de la république.
Alors que le
phénomène était en passe de s’amplifier une issue éphémère
semble être trouvée cette semaine, et elle a rendu nécessaire
une révision de la Constitution avant une refonte du
fonctionnement de l’Assemblée nationale.
Réunis en
séance plénière le lundi 23 janvier 2006 pour ratifier la
révision constitutionnelle, puis réunis en séance ordinaire le
samedi 28 janvier pour adopter la réforme de leur règlement
intérieur, les députés ont aussi écouté le discours bâton et
carotte de leur président.
M. Arnaoud a
annoncé : « Beaucoup de députés attendaient du processus de
modernisation de l’Assemblée une amélioration de leur
situation matérielle et morale. En ce domaine, j’ai beaucoup
entrepris et obtenus des résultats importants, y compris en
termes budgétaires, mais encore partiels. Commençons par les
frustrations avec la situation pécuniaire inchangée. En ce
domaine, les députés sont soumis au sort commun. A Djibouti,
il n’y a que des priorités alors que les ressources sont
réduites ».
Il a indiqué
aussi qu’il s’était « préoccupé des aides matérielles fournies
aux députés pour l’exercice de leur mandat. La nouvelle
organisation des services [leur] offrira une aide collective
au niveau de la préparation des discussions des textes en
commission et de la rédaction des rapports, des aides
individuelles pour préparer interventions, amendements ou
propositions de loi, et des aides politiques par le canal des
groupes. »
« Avec le
nouveau règlement, a-t-il affirmé, même ceux d’entre nous que
rien ne prédisposait à la lecture des textes juridiques
pourront le lire sans difficulté. »
Après la
carotte le bâton, M. Arnaoud a mis en garde contre le manque
de maîtrise des techniques du travail législatif. « Apprenons
ces techniques pour mieux exercer l’initiative des lois que
nous partageons avec le président de la république et pour
mieux contrôler le gouvernement. » Avertissant aussi : « Ce
qui ne signifie nullement chercher systématiquement à le
mettre en difficulté en l’empêchant d’agir. » Autre nouvelle
exigence, les députés devront siéger deux fois plus longtemps
« pour mieux étudier les textes ».
Les observations présentées ici l’ont été en partie sur la
base des extraits des séances rapportés cette semaine par l’Agence
djiboutienne d’information (ADI) et par le journal La
Nation. Nous serons plus avancés lors de la publication
des comptes rendus des séances parlementaires concernées. Mais
il s’agit d’ores et déjà de prendre note : le gouvernement a
reculé devant ses propres soldats intronisés à l’Assemblée. Il
reculera devant les Djiboutiens.
Abdourahman Waberi fascine et désarçonne les
journalistes littéraires
Invité
d’Emmanuel Khérad à l’émission Librairie francophone
sur France inter ce dimanche 29 janvier 2006, Abdourahman
Waberi fascine et désarçonne les journalistes littéraires. Son
roman « Aux Etats-Unis d’Afrique » semble comme échapper à
l’entendement littéraire. L’oeuvre déchaîne un débat
passionné, mais dont elle refuse de donner des clés devenues
objet de quête des lecteurs professionnels. Distance
culturelle ou distance tout court ? Faites-vous votre idée.
Survolez les morceaux retranscrits de l’invité prodige.
Emmanuel Khérad : Vous êtes parmi
nous pour parler de votre ouvrage « Aux Etats-Unis d’Afrique »
publié chez Jean-Claude Lattès. Il s’agit d’un roman très
étonnant, presque un document-fiction qui raconte l’inversion
des rapports de domination entre le nord et le sud. Alors dans
votre ouvrage, l’Afrique est une puissance fédérale riche qui
s’oppose à l’Euramérique, un nom barbare pour désigner
l’ensemble des pays occidentaux plongés dans la misère et la
guerre civile. (…) Pourquoi avez-vous écrit ce livre ?
Waberi : Je suis romancier,
écrivain et fabuliste. Le monde actuel, comme pour beaucoup
d’autres, ne me convient pas. Alors le romancier fait tourner
le monde sur son axe. C’est une manière de parler du monde
actuel en faisant un pas de côté. (…) J’ai pris un contrepoint
symétrique, ce n’est pas des pics envoyés aux pays
francophones, ni à l’Afrique. Si on gratte, c’est pour
chercher l’être humain.
Emmanuel Khérad : Vous glissez un
message avec un peu de provocations quand vous écrivez les
boat people squelettiques de la méditerranée septentrionale.
Ces pauvres diables sont en quête du pain, du lait, de la
farine, distribué par les organisations caritatives afghanes,
haïtiennes, laotiennes ou sahéliennes.
Waberi : Oui je persiste. Vous ne
savez pas tout ça ? Je lis sur un téléscripteur devant moi et
je vois que les Etats-Unis d’Afrique sont aussi entrain
d’arrêter la guerre entre Occidentaux. On vient d’envoyer des
casques bleus à Ottawa, parce qu’il y a la guerre civile entre
Anglophones et Francophones.
Emmanuel Khérad : Finalement, nous
ne dites pas de choses tellement sérieuses même si, je ne
dirais pas qu’on a envie de croire à ce que vous écrivez,
puisqu’il reste quand même des peuples dans la souffrance dans
votre récit, mais on pourrait imaginer que vous écriviez un
ouvrage, par exemple, avec l’Afrique qui se porte bien,
prospère, amis aussi les autres pays du monde aussi. Mais ce
n’est pas le cas. Il y a toujours des personnes lésées.
Waberi : C’est ce que je vous
disais. Si on gratte la patine, on verra que l’être humain qui
est derrière est toujours le même. Je suis à la fois ironiste
mais en même temps très sérieux parce que tout ce que je
raconte là est mon projet de décarcasser le regard. On a
l’impression que la pauvreté et la souffrance sont forcément
africaines. En prenant en contrepoint, j’essaye de démontrer
qu’il existe des ethnies partout.
Manon Trépanier : Moi j’ai trouvé
l’idée brillante. Je trouve que l’auteur est d’une culture
incroyable, mais je n’ai pas goutté tout à fait le livre parce
que justement cette culture-là, hélas, je le dis en toute
humilité, moi je ne l’ai pas.
Waberi : Je veux rassurer Manon.
Il n’y a pas de problème. Tout le monde peut lire le livre, il
n’y a pas de clés si compliquées.
Antoine Fron : Il y a des choses
qu’on connaît et des choses qu’on connaît moins. Les
universités, les rues, tout est rebaptisé dans votre roman. A
chaque fois, vous faites référence à l’université Sédar
Senghor. Vous faites référence aussi à des musiciens de jazz
qu’on connaît moins.
Waberi : Oui. J’ai essayé de
reprendre toute la culture du monde noir. Par exemple
l’aéroport s’appelle Léopold Sédar Senghor, la musique peut
s’appeler la chorale de Mogadiscio. J’ai aussi « négrifié »
des icônes du monde comme Courbet, Einstein, ou d’autres. (…)
Emmanuel Khérad : Abdourahman,
avec cette histoire qui renverse la situation géopolitique et
qui dresse le portrait d’une Afrique dominatrice, vous
décrivez un continent qui tombe dans les mêmes travers que
ceux de la société occidentale réelle.
Waberi : Oui. Le contraire aurait
été étonnant, parce que les êtres humains sont les mêmes, et
les intérêts égoïstes qui gouvernent le monde actuel se
retrouveraient pareillement de l’autre côté. Il n’y pas de
raison que les Africains soient meilleurs au final que les
Euraméricains.
Emmanuel Khérad : Vous aurez pu
pousser l’analyse, c'est-à-dire imaginer un monde radicalement
différent, au lieu de transposer une réalité d’un continent à
l’autre.
Waberi : Mais il est quand même
radicalement différent, puisqu’il y un cahier des charges avec
une invention d’artistes et de scientifiques qui n’existent
pas.
Emmanuel Khérad : Disons qu’on
retrouve les mêmes choses, la surenchère des médias, la
fascination pour le star système, le conformisme, la peur
sécuritaire. On retrouve les mêmes composantes qui font notre
société actuelle.
Waberi : Justement, c’est ce qui
fait le sel de cette vie-là, sinon j’allais tomber dans les
utopies de la science-fiction, qui ne m’intéressent pas
personnellement. Ce qui m’intéresse est l’humain ici et
maintenant. Le fait que j’ai inversé les perspectives ne donne
qu’un miroir pour nous regarder mieux en ce moment. Mais si je
faisais un monde qui serait radicalement différent, j’irais
dans la science-fiction, et ce n’était pas mon propos.
Emmanuel Khérad : Votre
reconstruction fictive de l’histoire, elle aurait pu
effectivement se produire, avec une révolution globale du
monde.
Waberi : Oui bien sûr. Et comme on
a le nez sur l’actualité, rien ne dit qu’elle ne viendra pas.
Et d’ailleurs s’il y a une prophétie à espérer ce serait que
d’ici un demi siècle les Etats-Unis d’Afrique se réunissent.
Gérardine Frognet : Ce qui m’a
dérangé dans le livre, c’est que j’espérais quelque chose de
constructif, parce que ce qu’il raconte, on le sait. Moi aussi
je critique notre société occidentale capitaliste, mais
j’aurais aimé quelque chose de constructif, quelque chose qui
dirait, peut-être, qu’on pourrait faire fi de ça pour
améliorer les choses.
Waberi : Non. C’est un malentendu,
je crois. D’abord parce que ce n’est pas la fonction d’un
romancier d’apporter des solutions…
Emmanuel Khérad : Ah oui ? Mais
vous êtres engagé, Abdourahman ! Vous allez loin dans
l’engagement quand même !
Waberi : Non, j’ai une fable qui
propose un regard de la société actuelle, me semble-t-il. Ceci
dit, un écrivain qui apporterait des solutions constructives
au monde, moi je me méfierais beaucoup. Mais le lecteur a le
droit d’analyser comme il veut. Je suis sûr, moi, que le roman
est une quête identitaire d’un personnage, et il me semble que
Maya retrouve une forme d’apaisement personnel.
Emmanuel Khérad : Je ne parle pas
du personnage. On parle de l’inversion géopolitique que vous
faites, qui est un sujet très intéressant, passionnant que
vous abordez très bien, et on reste parfois un peu sur sa
faim, parce qu’on se dit, une ou deux solutions, ça nous
aurait peut-être rassurés aussi. Tout simplement.
Waberi : Peut-être. Mais comme je
vous ai désarçonnés, vous êtes un peu mal. Mais un romancier
qui apporte des solutions …
FIN
Tadjourah : les USA complices de la comédie
de la décentralisation ?
28/01/06. La RTD de Guelleh s’en est
donné à cœur joie, en cette période de campagne pour de
pseudo élections régionales : l’ambassadrice de USA,
accompagnée de la directrice de l’USAID, s’est déplacée
jeudi dernier à Tadjourah à l’occasion de la restauration
d’une école publique financée par son pays. Les deux
représentantes de la première puissance mondiale en ont
profité pour procéder à la distribution d’une importante
quantité de matériels de voirie : brouettes, pelles et
pioches par ordre alphabétique.
On savait que les USA n’avait rien compris à notre pays
depuis leur arrivée en 2002. On comprend aujourd’hui
qu’ils cautionnent (en toute naïveté ?) la vision clanique
de la Décentralisation que le RPP prétend imposer aux
Djiboutiens.
On savait déjà que, depuis leur installation au Camp
Lemonier, les centaines d’emplois créées par la base
militaire américaine n’ont profité qu’aux agences
d’intérim crées par le régime et recrutant leur
main-d’oeuvre peu qualifiée sur la seule base tribale.
Conséquence : 1 emploi sur 10
n’a échu qu’aux pauvres djiboutiens non pistonnés
tribalement ou politiquement.
Les Djiboutiens regrettent fortement que les Etats-Unis
d’Amérique n’aient à peu près rien compris à leurs
attentes en matière de droits de l’homme : la
superpuissance est uniquement investie dans la
géostratégie de la région et ses problèmes, et elle est
par conséquent trop affairée à rechercher des forces
terroristes islamistes non encore visibles à Djibouti.
Ce qui est grave, c’est que
les Américains viennent de se compromettre cette fois-ci
en sponsorisant à leur corps défendant une parodie de
développement décentralisée, basée sur la mendicité.
Ainsi, jeudi dernier, ce pays
s’est ridiculisé en distribuant dans la ville abandonnée
de Tadjourah des pelles, pioches et brouettes aux
malheureux habitants de cette ville.
Le scandale, ce n’est pas que cette distribution pallie un
désengagement flagrant des pouvoirs publics djiboutiens en
ce qui concerne les politiques de développement régional :
ces pelles, pioches et brouettes si généreusement offertes
doivent être comparées aux unités industrielles récemment
créées dans tel autre district du Sud-Est, ou encore à
l’état d’abandon dans lequel le régime a maintenu l’usine
d’eau minérale de Tadjourah, avant de l’offrir à des
appétits privés et partisans sur la même base opaque qui
caractérise la gestion des deniers publics.
Le scandale, ce n’est pas non plus que les autorités
traditionnelles de Tadjourah aient accepté de jouer le
rôle de subdivision de la Voirie : elles se sont
compromises dans de besognes autrement plus basses que
celle-ci. A tel point qu’elles sont totalement et pour
longtemps discréditées pour avoir même cautionné
l’arrestation abusive en pleine nuit de militantes de
l’opposition, lors de la présidentielle d’avril 2005.
Non, le scandale c’est que cette distribution de ce
matériel de voirie offert par les Etats-Unis d’Amérique
ait eu lieu en fonction de l’appartenance aux différents
quartiers de la ville de Tadjourah. Or, nul n’ignore que
lesdits quartiers n’ont aucune réalité juridique et leurs
chefs ne sont pas non plus rétribués par le ministère de
l’Intérieur.
C’est simple : la seule
réalité de ces quartiers, c’est qu’ils représentent un
certain peuplement régional et clanique, tenant à
l’historique du peuplement de cette ville plusieurs fois
centenaire et qui est, rappelons-le, la plus ancienne du
pays. Mode de peuplement clanique que l’on retrouve
également à l’oeuvre à Djibouti-ville : nul n’a le
monopole du regroupement sur une base traditionnelle.
Une telle distribution de l’aide étrangère, pour la
première fois depuis l’Indépendance, sur la base de
l’appartenance à un quartier, donc à une zone géographique
et à un clan spécifique, a conduit les habitants de
Tadjourah à se poser une question : pourquoi maintenant ?
Car, sommés d’exhiber leur
quartier d’origine, les « heureux » récipiendaires de
cette générosité américaine étaient sommés de brandir une
pancarte sur laquelle était inscrit le nom de leur
quartier : Fia, Ellamo, Gablasan, Marsaki, etc. Les
absents m’excuseront de ne pas les exhiber ici. A l’heure
où approche l’échéance de prétendues élections régionales,
cette distribution en fonction des clans et des zones
montre clairement que les Etats-Unis d’Amérique ont été
manipulés par un régime qui veut imposer une vision
tribaliste de la Décentralisation.
Pour qui aurait la mémoire courte, un simple rappel
historique s’impose. Après avoir obtenu la capitulation
des Agaba en 1994, Ismael Omar aurait dit à ses cousins :
« La guerre entre Afars et Issas est dorénavant terminée.
Laissez-moi désormais organiser le conflit entre Afars et
Afars ». Ce qui en dit long sur la perception de la guerre
et de la paix et explique l’acharnement qu’il met à violer
l’accord de paix du 12 mai 2001.
A voir la gesticulation des
prétendus concurrents alignés par le régime pour ces
élections (dont deux frères, l’un du RPP et l’autre du
FRUD Agaba, et même et surtout ceux qui se disent
indépendants), force est de reconnaître qu’il n’a pas
totalement échoué dans ce « diviser pour régner ».
D’ailleurs, un proverbe afar
ne dit-il pas que « les esclaves se battent pour du bois
qu’ils rapporteront à leur maître commun » ? Pour
s’étriper à ce point en quête d’un siège au sein d’un
conseil régional sans attribution ni budget, il faut
vraiment avoir une disposition d’esclave.
De plus, ces « élus » du peuple seront les seuls au monde
à n’avoir aucune source de revenu garantissant leur
indépendance et les mettant à l’abri du besoin et de la
corruption. Ces marionnettes d’un théâtre d’Etat seront
peu applaudies par un peuple qu’ils croient berner au
bénéfice d’un régime foncièrement antidémocratique :
comment peut-on parler de démocratie locale quand le droit
de librement choisir ses représentants n’existe pas au
niveau national et quand les représentants des
travailleurs sont à ce point réprimés ?
Il est donc regrettable que les USA aient eu tout faux en
donnant l’impression d’une complicité avec un régime pour
lequel la décentralisation signifie surtout zizanie (fitna)
et désengagement : les seules attributions qui ne seront
pas déniées aux futurs conseils régionaux, ce sont celles
de la réhabilitation des pistes et de la Voirie, qu’ils ne
pourront pas assurer faute d’un budget clairement défini.
Les Etats-Unis d’Amérique auront donc tout faux toutes les
fois qu’ils chercheront à s’impliquer dans un pseudo
développement voulu par un régime clanique et
divisionniste.
Mieux vaut ne pas s’impliquer que d’agir dans un contexte
foncièrement injuste. Car ce n’est pas ce placebo qui
prémunira ce régime contre un inévitable soulèvement
populaire.
Et si les USA « s’adaptent »
à cette dictature en crédibilisant Guelleh et sa clique,
nous serions au regret de leur dire tout simplement : USA
GO HOME !
Notre propre Liberté nous
préoccupe avant celle que le monde libre prétend
militairement défendre et garantir chez nous en soutenant
la dictature du RPP.
Un militant ARD de Tadjourah
Le combat d'Élisabeth Borrel continue
Ouest-France,
Normandie, jeudi 26 janvier 2006
La veuve du juge en rencontre-débat à Lisieux et à Caen ce
week-end
Plus de dix après la mort du juge Borrel, son épouse se
bat toujours pour la vérité. Officiellement, l'ancien
procureur de la République de Lisieux s'est suicidé à
Djibouti, mais tout porte à croire qu'il a été assassiné.
Ce week-end, Élisabeth Borrel témoignera à Lisieux et
Caen. Bernard Borrel est arrivé dans l'ancienne colonie
française en 1994, en tant que conseiller auprès du
ministre de la Justice djiboutien. Il venait de Lisieux,
où il occupait, depuis 1988, le poste de Procureur de la
République. À cette époque, son épouse était juge
d'application des peines à Caen. Le 19 octobre 1995, le
corps de Bernard Borrel est découvert, en partie
carbonisé, à 80 km de la capitale de Djibouti, au pied
d'une falaise.
Dix ans après la mort de votre mari, où en est
l'enquête ?
Un nouveau juge d'instruction a été nommé en 2002. De
nombreuses pistes sont ouvertes avec les nouvelles
autopsies. On a trouvé un trou au crâne qui n'a pu être
provoqué par une chute sur des pierres. Il y a une
fracture au bras gauche, typique d'un mouvement de
défense. Les experts ont identifié deux produits
inflammables différents sur le corps alors qu'un seul
bidon a été retrouvé. Le sens d'écoulement de l'essence
allait des pieds vers la tête. Des éléments suffisants
pour que le juge demande une levée du secret défense. Mais
nous n'avons eu que des documents qui datent d'après 1997.
Et du côté de Djibouti ?
Après avoir classé l'affaire, le procureur - que la
justice française veut entendre dans cette affaire (1) - a
finalement ouvert une information judiciaire. Il veut
avoir accès au dossier et savoir ce que nous savons. En
France, le juge d'instruction s'y oppose. Il y a deux ou
trois semaines, Djibouti a saisi la Cour internationale de
La Haye pour non-respect de la coopération judiciaire.
C'est plutôt positif. La France va devoir prendre
position.
Pourquoi aurait-il été assassiné ?
C'est justement ce que je veux savoir ! Il devait
probablement gêner le pouvoir de Djibouti. Plusieurs
pistes sont examinées. Notamment celle d'un trafic
d'uranium enrichi. Bernard avait aussi mis le nez dans
l'attentat antifrançais du « Café de Paris », en 1990, à
Djibouti (un mort et quatorze blessés).
Dans quel état d'esprit êtes-vous aujourd'hui ?
Je reviens de deux cancers, j'en ai pris plein la gueule
mais je suis toujours là. Je n'ai aucun compte à régler,
je veux simplement que le dossier avance. On m'a enlevé
mon mari et quelques illusions sur mon métier. Mais je ne
me suis pas battue pendant dix ans pour décrocher
maintenant.
Avez-vous gardé des attaches dans la région ?
La Normandie est la région qui m'a le plus soutenue. Au
niveau politique, Yvette Roudy a été la femme la plus
présente. Anne d'Ornano fait également partie de mon
association. Je suis toujours en contact avec des
collègues, des amis de Lisieux. Bernard s'était plu ici. À
l'époque, il aurait voulu rester.
Recueilli par Guillaume BOUNIOL.
Pratique.
Élisabeth Borrel sera en rencontre-débat, samedi 28
janvier, à 10 h 30, à la médiathèque de Lisieux.
Dimanche 29 janvier, elle témoignera au Mémorial de Caen,
entre 16 h et 17 h, dans le cadre du concours de
plaidoiries. Entrées libres.
(1) Une plainte pour subornation de témoins a été déposée
en novembre 2002 par Élizabeth Borrel. La juge
d'instruction a demandé - sans succès - à entendre le chef
des services secrets et le procureur de Djibouti. D'où
certaines tensions : à l'automne, Djibouti a décidé
d'expulser six coopérants français détachés dans ses
ministères. De son côté, la France tient à préserver ses
intérêts et sa présence militaire sur ce territoire
sensible. Le 17 mai, Jacques Chirac a reçu le chef d'État
djiboutien, Ismaël Omar Guelleh.
LDDH : Note d'information du 26 janvier 2006
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Le Président |
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NOTE D'INFORMATION DU 26 JANVIER 2006
SUR LE COLLOQUE
INTERNATIONAL
ORGANISE PAR L’UNIVERSITE
DE DJIBOUTI.
L’Université de Djibouti a organisé un Colloque International,
intitulé : « Ports, Villes et Mondialisation, le cas de la
Corne de l’Afrique », avec la participation des pays voisins
et des Universités françaises.
La
présence active des hauts responsables des Ministères du
Transport, de l’Emploi a été bien remarquée, et la Chambre du
Commerce a été bien présente lors de la séance solennelle
d’ouverture.
I) - LE POINT DE
VUE DE LA LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS (LDDH)
La LDDH,
n’ayant pas été officiellement invitée, a pourtant décidé
d’être à l’écoute de nos universitaires, afin de les
encourager de cette initiative très intéressante d’autant plus
que les échanges d’informations étaient de haut niveau, et les
résultats des enquêtes menées avec beaucoup d’honnêteté
intellectuelle (en général le propre de tous les enseignants
qui se respectent) ont été agréablement appréciées, notamment
celles d’Ismaël Mahamoud, de Mohamed Clem et de Ali Kamil ,
qui ont respectivement :
-
ouvert le dialogue franc sur le devenir de l’économie
informelle en République de Djibouti avec le cas précis, en
outre : «…L’impact économique des systèmes informels de
transfert de fonds (les hawalas) suscitent un intérêt accru à
la fois chez les pouvoirs publics soucieux de les réglementer
mais également aussi chez les chercheurs qui tendent
d’analyser son fonctionnement pour mieux apprécier son impact
au niveau macroéconomique …Toutefois, les durcissements de la
réglementation risquent de fragiliser ce système et de priver
une grande catégorie de la population, notamment les pauvres
d’un supplément de revenu indispensable… »
d’une part,
- encouragé
une autre approche avec le «… II faut donc repenser les
stratégies nationales de développement des ports et mettre en
place des réformes dans l’environnement législatif,
réglementaire et directorial des ports de commerce… »
d’autre part.
Le Directeur
de l’Emploi M. Ali Kamil a mis l’accent sur la priorité de la
formation et le principe de :
« L’adéquation
emploi- formation constitue un des déterminants de la
compétitivité et de la productivité. Elle influe de manière
décisive sur la croissance économique ainsi que sur les
investissements qui forment le socle de toute stratégie de
développement…
La stratégie de développement de Djibouti s’inscrit dans
une perspective à long terme et vise notamment à s’appuyer sur
le développement des ressources humaines. Elle pose comme
postulat que l’adéquation emploi-formation est une nécessité
et que la promotion d’une politique cohérente et intégrée de
lutte contre le chômage et de lutte contre la pauvreté se base
sur une politique de la formation professionnelle et technique
dont la finalité est la concordance entre les emplois et les
compétences ».
Les interventions
des différents professeurs ainsi que les questions très
positives des différents intervenants en particulier les
étudiants sont pleines d’espoirs et les remerciements de la
Présidente du Comité d’Organisation, le Professeur Madame
Souraya Hassan ne peuvent qu’encourager le Corps Enseignant de
persévérer dans la voie de la mise en place d’un laboratoire
de recherches scientifiques et universitaires.
Les Défenseurs
des Droits Humains encouragent de telles initiatives
universitaires et ne manqueront pas de diffuser les
informations qu’ils pourront obtenir du Comité d’Organisation
de ce Colloque.
D’ores et déjà,
la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) attend des
Décideurs politiques qu’ils fassent preuve d’une réelle
volonté politique sociale en faveur du développement de
l’économie basé sur les ressources humaines (point fort de
l’économie djiboutienne).
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reviendra
ultérieurement sur la garantie de l’Emploi des Travailleurs et
les risques latents de confrontations générés par l’abus
d’utilisation d’une Main d’œuvre importée (style traite
humaine) par des commerçants en zone portuaire.
M. NOEL ABDI
Jean-Paul
Extraits des
documents distribués lors de
L’Ouverture du
Colloque du 16 au 18 janvier 2006
II) - Le Programme de ce
Colloque a, essentiellement, porté sur les points suivants,
reproduits à partir des documents distribués par le Comité
d’organisation de ce Colloque :
Session 1.
Economie des Transports, Mondialisation et Développement
Christian
Palloix (CRIISEA, Université d’Amiens), «Ports et Villes dans
le Développement: de l’Importance des Institutions et
Organisations et/ou de l’Efficience des Externalités».
Résumé
La question du
développement est indissociable de celles des villes et des
ports. Cet article aborde la question du développement par les
villes et les ports dans une approche de l’organisation
urbaine, une approche tenant ensemble la question des
institutions et des organisations. Si la ville, le port sont
des lieux d’externalités potentielles, mais qui ne peuvent
être mobilisés qu’au sein d’institutions et organisations
efficaces affichant des actifs dits spécifiques, encore
faut-il que la mondialisation leur laisse une place!
Sofiane Tahi (GRECOS,
Université de Perpignan), «L’Economie des Transports Maritimes
à l’Aune du Développement Durable: Expériences Comparées
Souraya Hassan
(Université de Djibouti, CRIISEA), «Djibouti, les Enjeux d’un
Développement par les Ports».
Résumé
L’objectif de
cet article est de proposer une analyse critique de la
stratégie de développement de Djibouti qui repose sur le
complexe portuaire. Pour ce, nous rappellerons dans une
première partie que le développement est compris comme une
question de mise en place de règles adéquates permettant aux
agents économiques de tirer leur épingle du jeu. Autrement
dit, le développement est appréhendé comme un changement
institutionnel et changement organisationnel (fait des
entreprises, acteurs du développement).
La deuxième
partie analyse la question de l’entreprise comme élément de la
question du développement, ce qui ouvre la voie, à une analyse
en termes de changement organisationnel. Cette dernière partie
s’attache également à souligner l’importance des actifs
(humains, immatériels, matériels, financiers) dans l’objectif
de développement à partir du cas de Djibouti. Notre attention
porte sur le cas Port Autonome International de Djibouti (PAID),
considéré comme le moteur de l’économie nationale. Un examen
critique détaillé sur les activités du PAID depuis les années
1960 est mené.
Sudi Mohamed (Amoud University), «Globalization Brings
Enormous Benefits».
Abstract
The term “globalization” has acquired considerable emotive
force. Some view it as process that is beneficial-a key to
future world economic development and also inevitable and
irreversible. Others regard it with hostility, even fear,
believing that it increases inequality within and between
nations, threatens employment and living standards and thwarts
social progress. This brief offers an overview of some aspects
of globalization and aims to identify ways in which countries
can tap the gains of this process, while remaining realistic
about its potential and its risks. It concludes by developing
some recommendations in regard to djiboutian’s economic
policy.
Ahmed Aden
Douraleh (Représentant du Gouvernement au DPI), «Djibouti,
Plate-forme Logistique Régionale de l’Afrique de l’Est
Session 2.
Secteur portuaire: Enjeux et Perspectives
Mag-Teerey
Ibrahim (Pôle Universitaire de Djibouti) et Wahib Daher
(Université de Djibouti), «Les Enjeux du Transport Portuaire
pour I’Economie Djiboutienne».
Résumé
L’économie
djiboutienne s’articule entièrement autour du secteur
tertiaire, au sein duquel les activités du transport occupent
une place de premier rang. La présence du port, du chemin de
fer, de l’aéroport et du réseau routier ont ainsi permis le
développement des activités connexes liées au transport.
L’importance de ce secteur du transport découle de la position
géostratégique de Djibouti. Son attrait régional est également
lié à la stabilité de son régime politique. Pourtant ses
attraits ne doivent pas omettre la concurrence accrue qui
caractérise les activités portuaires, et qui se traduit par la
montée en puissance des ports voisins dont la gestion est
privatisée. Pour relever ses défis, les autorités
djiboutiennes ont emboîté le pas, en confiant également la
gestion du Port de Djibouti à un opérateur privé. Dans ce
contexte de privatisation de la gestion des activités
portuaires, cet article analyse les enjeux du transport
portuaire pour l’économie djiboutienne.
Salim Mubarak Salim (Aden University), «The Economic Activity
in the Port of Aden».
Benlahcen
Tlemçani M. (GRECOS, Université de Perpignan), «Ports-reseaux:
Stratégies d’Internationalisation et de Diversification des
Activités Portuaires».
Julien Badour
(Université de la Réunion), «Restructuration de l’Industrie
Pétrolière Mondiale: de la Dé-intégration à la Concentration»
Mohamed Clem
(Détaché au MENESUP), «Ports: Partenariat Public / Privé».
Résumé
Ces Vingt
derniers années la gestion du transport International n’a
cessé de se transformer, passant d’une approche mode par mode
à un concept de transport plus intégré afin de mieux répondre
aux besoins urgents de la clientèle; il en résulte d’une
pression de plus en plus importante sur les ports qui doivent
s’adapter à ce système de fonctionnement plus exigeant. II
faut donc repenser les stratégies nationales de développement
des ports et mettre en place des réformes dans l’environnement
législatif, réglementaire et directorial des ports de
commerce.
La nécessité
de définir de nouveaux partenariats entre les secteurs publics
et privés dans le domaine de l’exploitation portuaire, le
financement d’investissement et la gestion des
superstructures, nous amènent à revoir le rôle que jouent les
acteurs publics et privés et tout particulièrement à clarifier
l’autorité du secteur public ainsi que les missions qu’il
pourrait être amené à remplir. Dans ces missions, il est fort
probable qu’il serve de catalyseur pour faciliter les
opérations, notamment en ce qui concerne les droits statuaires
publics, la sécurité dans les transports et la protection de
l’environnement.
Session 3.
Emploi, Pauvreté et Financement Alternatif du Développement
Ismaël
Mahamoud (Université de Djibouti, ERUDITE) et Philippe Adair
(ERUDITE, Université de Paris XIII), «Les Enquêtes sur le
Secteur Informel à Djibouti: une Analyse Comparative
1980-2001)>.
Résumé
Le secteur
informel, au sens du BIT, alimente une grande partie de
l’activité portuaire comme de l’économie de Djibouti dans son
ensemble. L’analyse comparative des deux enquêtes réalisées en
1980 (PECTA) et en 2001 (PATARE) met l’accent sur l’évolution
des branches d’activité et trace les limites d’une approche en
coupe instantanée. La taille réduite des effectifs et la
segmentation de l’emploi occupé, la propriété du capital dont
le financement initial est assuré sur fonds propres et
l’absence de tenue d’une comptabilité sont les
caractéristiques majeures des unités informelles. Les
contraintes économiques et institutionnelles concernent les
besoins de financement rationnés par l’offre du système
bancaire, la forte concurrence et l’étroitesse des débouchés,
l’excès de pression sociofiscale et de réglementation.
Jean Pierre
Lachaud (Université de Bordeaux IV), «Pauvreté et Marché du
Travail à Djibouti: Eléments d’Analyse».
Résumé
Au cours des
quinze dernières années, les déséquilibres de l’économie de
Djibouti, dus à des facteurs structurels et conjoncturels,
internes et externes, ont perturbé le cheminement du
développement. En restreignant la disponibilité et le
rendement d’un ensemble d’actifs physiques, humains et
sociaux, ces déséquilibres ont fragilisé la capacité de
résistance des acteurs du développement face à la survenance
d’évènements adverses. Malgré les efforts des pouvoirs publics
et les mécanismes d’adaptation privés, les ajustements
prévalant sur le marché du travail en termes de chômage des
jeunes, d’« informalisation » du travail ainsi que la baisse
des revenus réels ont contribué à la persistance des
privatisations monétaires, de la pauvreté durable et de la
pénurie des « capabilities ». L’étude explore les déterminants
de la pauvreté et propose des mesures pour atténuer la
fragilité du progrès social.
Ali Kamil
(Directeur de l’emploi au MESN), «L’Adéquation
Emploi-Formation: Une Nécessité pour une Meilleure
Compétitivité».
Résumé
L’adéquation
emploi- formation constitue un des déterminants de la
compétitivité et de la productivité. Elle influe de manière
décisive sur la croissance économique ainsi que sur les
investissements qui forment le socle de toute stratégie de
développement. La stratégie de développement de Djibouti
s’inscrit dans une perspective à long terme et vise notamment
à s’appuyer sur le développement des ressources humaines. Elle
pose comme postulat que l’adéquation emploi-formation est une
nécessité et que la promotion d’une politique cohérente et
intégrée de lutte contre le chômage et de lutte contre la
pauvreté se base sur une politique de la formation
professionnelle et technique dont la finalité est la
concordance entre les emplois et les compétences. Dans cette
optique, le port, véritable poumon de l’économie nationale,
est au coeur de la stratégie. En outre, l’économie de service
construite autour de la chaîne de transport a de plus en plus
besoin des qualifications pour s’adapter aux mutations
technologiques et à la compétitivité régionale voire mondiale.
Or le marché du travail et le système de la Formation
Professionnelle, à Djibouti, se caractérisent par l’absence de
corrélation ou de correspondance. La discordance existant
entre les besoins réels du marché du travail et le système de
formation professionnelle et technique a des répercutions
négatives sur le marché du travail et la croissance
économique.
Ismaël
Mahamoud (Université de Djibouti, ERUDITE), «Hawalas : les
Banques des Pauvres».
Résumé
L’impact
économique des systèmes informels de transfert de fonds (les
hawalas) suscitent un intérêt accru à la fois chez les
pouvoirs publics soucieux de les réglementer mais également
aussi chez les chercheurs qui tendent d’analyser son
fonctionnement pour mieux apprécier son impact au niveau
macroéconomique. Les hawalas sont essentiellement utilisés par
les émigrés pour rapatrier une partie de leur revenu vers
leurs pays d’origine et constituent une source de financement
alternatif aux défaillances des systèmes bancaires classiques.
Toutefois, les durcissements de la réglementation risquent de
fragiliser ce système et de priver une grande catégorie de la
population, notamment les pauvres d’un supplément de revenu
indispensable.
Session 4. Ports,
Villes et Histoire de Djibouti
Hassan Omar
Rayaleh (Université de Djibouti), «Villes-Ports: une Relation
Plurielle: le Cas de Djibouti»
Mohamed Omar
Ibrahim (Primature, Université de Paris I), «Le Port Franc de
Djibouti». Résumé
Cette
communication vise à retracer l’historique du Port Franc de
Djibouti. Cet historique révèle toute l’importance à la place
qu’occupe aujourd’hui le port dans la stratégie économique du
pays. Tête de pont pour les pays enclavés de l’Afrique de
l’Est comme l’Ethiopie mais aussi pour les pays des grands
lacs, Djibouti se positionne idéalement dans une région
disposant d’un potentiel de développement énorme d’après les
spécialistes en développement.
Abdourahman
Ismaël (Université de Djibouti), «Entre Ouverture et
Enfermement: Ville, (Aéro) Port et Mondialisation dans les
Littératures de la Corne de l’Afrique et de l’Océan Indien»
Kadar ALI Diraneh (Université de Djibouti), «Visions
françaises sur le Port de Djibouti».
Affamés, des milliers de Somaliens migrent
vers Mogadiscio pour mendier
Depuis deux mois, des
dizaines de milliers de Somaliens touchés par une grave
sécheresse ont migré vers Mogadiscio à la recherche de
nourriture, mendiant le plus souvent dans les rues d'une
capitale pauvre et livrée aux miliciens depuis 1991. Plus
de 76.000 paysans et bergers, souffrant de la faim et de
la soif dans le sud du pays, ont afflué à Mogadiscio dans
l'espoir d'être aidés, selon des travailleurs
humanitaires.
"Depuis plus de six mois,
avoir un repas par jour était devenu habituel", affirme
Cheikh Mohamed Omar, qui a quitté il y a deux mois son
village près de la ville de Baidoa (sud) pour rejoindre
Mogadiscio. "Mais même ces maigres rations sont en train
de disparaître, et les gens se contentent peut-être d'un
repas tous les deux ou trois jours. On s'attend bientôt à
ce qu'il n'y ait plus du tout de nourriture" disponible,
ajoute-t-il.
"On n'a pas fui à
cause de la violence", assure Hasan Ibrahim, un ancien
soldat âgé de 65 ans atteint par la tuberculose, venu à
Mogadiscio depuis la province de Bakol (sud), durement
frappée par la sécheresse. "Là où je vivais, c'était
calme, mais on ne se nourrit pas de la paix",
ironise-t-il.
La Somalie, pays pauvre de
la Corne de l'Afrique, est le théâtre depuis 1991 d'une
guerre civile, qui a fait entre 300.000 et 500.000 morts.
Extrait
AFP, édition du 26
janvier 2006
Communiqué de la LDDH sur le piratage des
correspondances postales à Djibouti
|

Le Président |
COMMUNIQUE DE PRESSE DU
24 JANVIER 2006
SUR LES VIOLATIONS INADMISSIBLES,
L’ATTEINTE AU SECRET
ET LES PIRATAGES DES CORRESPONDANCES.
LA REPRESSION SUR LES
SYNDICATS CONTINUE. |
La justice
Djiboutienne pourra-t-elle mettre en application les articles
439 et 440 du Code Pénal de la République de Djibouti et
mettre fin à une délinquance de l’Etat, sans que le Parquet
décide de classer sine die, comme dans les cas des plaintes
contre des Responsables de l’Etat, ou bien, faut-il s’adresser
à un juridiction internationale avec l’assistance des
Syndicats Internationaux des Postiers ?
Article
439
Le fait, commis de mauvaise foi, d’intercepter, de détourner
ou de divulguer des correspondances arrivées ou non à
destination et adressées à des tiers, ou d’en prendre
frauduleusement connaissance, est puni d’un an
d’emprisonnement et de 1 000 000 F d’amende.
Est puni
des mêmes peines le fait commis de mauvaise foi, de prendre
connaissance des correspondances émises, transmises ou reçues
par la voie des Télécommunications, et de détourner ou d’en
altérer le contenu.
Article
440
Les infractions
définies à l’article 439 sont punies de trois ans
d’emprisonnement et de 3 000 000 F d’amende lorsqu’elles sont
commises par une personne dépositaire de l’autorité publique
ou chargée d’une mission de service public, agissant dans
l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions.
Est puni des
mêmes peines le fait, par une personne visée à l’alinéa
précédent ou un agent de réseau de télécommunications,
agissant dans l’exercice de ses fonctions d’ordonner, de
commettre ou de faciliter, hors les cas prévus par la loi, le
détournement de correspondances émises par la voie de s
télécommunications ou la violation du secret des
correspondances.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) s’élève contre les
actes de harcèlement du syndicaliste Hassan Cher et contre une
telle atteinte au secret des correspondances parfois altérées.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant
aux Défenseurs des Droits de l’Homme de conjuguer leurs
efforts avec le BIT et les Organisations syndicales des Postes
et des Télécommunications pour la préparation et l’ouverture
de plaintes internationales.
M. NOEL ABDI Jean-Paul
L'Erythrée se justifie de
n'avoir pas rencontré la délégation américaine
Selon l’AFP,
Asmara a justifié lundi 23 janvier sa position de ne pas
recevoir l’émissaire américaine Jendayi Frazer, expliquant
qu’il n’y avait aucune raison à son « séjour diplomatique »,
le problème principal opposant l’Erythrée à l’Ethiopie étant
bien connu.
Si le conflit
risque de reprendre, a affirmé l’Erythrée, c’est parce que
l’Ethiopie refuse d’appliquer la décision de délimitation de
la frontière rendue par la commission indépendante d’arbitrage
en l’an 2000.
Le Comité pour la protection des
journalistes scandalisé par l'Ethiopie
Le Comité
pour la Protection des Journalistes se dit scandalisé par
l’expulsion ce weekend par le gouvernement éthiopien du
correspondant d’Associated Press dans le pays. Antony
Mitchell, qui avait fait état d'informations sur de
nouveaux affrontements survenus vendredi entre policiers et manifestants dans la
capitale, a quitté le pays dimanche après que les
responsables du gouvernement lui eurent donné 24 heures
pour partir. "Anthony Mitchell est un journaliste respecté
et expérimenté, et il ne devrait pas être expulsé pour
avoir fait son travail," a déclaré le directeur exécutif
du CPJ, Ann Cooper.
Extrait traduit de l’anglais, lire
l'article du
CPJ
Communiqué de l'Union Djiboutienne du
Travail (UDT)


COMMUNIQUE
L’UDT
constatait depuis le mois d’août 2005 la disparition de ses
correspondances au niveau de la poste de Djibouti et dans
certains cas la substitution des contenus des correspondances
par des documents semblables aux notre mais falsifiés. Ce fut
le cas pour la plainte que l’UDT avait adressé au BIT sur les
licenciements massifs des responsables et militants syndicaux
du Port. La plainte signée par le secrétaire général de l’UDT
a disparu de l’enveloppe et c’est une fausse plainte qui est
introduite à la place.
Ce faisant,
nos soupçons se confirment le matin du dimanche 22 janvier
2006. Deux officiers du renseignement généraux débarquent à la
poste de Djibouti la journée précitée. Ils interpellent le
camarade HASSAN CHER HARED, secrétaire aux relations
internationales de l’UDT et secrétaire général du syndicat des
postiers de djibouti.
Il se fait
auditionner de 9 heure 30 à 13 heure dans les locaux du RG par
des officiers.
Le RG
l’accusait d’un seul grief, d’avoir traité et envoyé les
dossiers de candidatures des trois camarades syndicaux à la
représentation de MASHAV(Centre pour la Coopération
Internationale) à Addis-Abeba. Compte tenu que l’UDT
entretient des relations depuis 1996 avec Histadrut, la
centrale syndicale israélienne affiliée à la CISL comme l’UDT,
fait bénéficier aux cadres de l’UDT presque chaque année des
formations professionnelles et syndicales dispensées par
l’Institut International de l’Histadrut.
Rappelons à
cet égard que dans une mosquée où était présent lors d’un
prêche le vendredi 24 septembre 2004 notre secrétaire général,
ADAN MOHAMED ABDOU, le prêcheur avait accusé l’UDT d’être un
relais sioniste et c’était en vue de provoquer une vindicte
populaire à son égard.
Les officiers
du RG lui apprennent qu’il risque d’être jugé pour atteinte à
la sûreté de l’état et intelligence avec une puissance
étrangère belligérante mais qu’il est relâché actuellement
grâce à la clémence de la haute magistrature du pays.
Donc, nous
assistons à Djibouti, depuis 1995, à une aggravation
dangereuse des violations des droits syndicaux et humains,
avec comme moyens de répressions : la mise forcée dans la
précarité totale des dirigeants syndicaux, harcèlements
policier des syndicalistes jusque dans leurs familles, la
condamnation comme un délit pénal les grèves des
travailleurs ; en dernier date celui du Port, la comparaison à
une atteinte à la sûreté de l’état certaines activités
syndicales et etc.
En raison de
l’évolution très alarmante de la répression à l’encontre des
syndicalistes et des défenseurs des droits humains,
économiques, sociaux et culturels à Djibouti, nous appelons
les organisations syndicales internationales comme celles de
défense des droits humains ainsi que les instances onusiennes
compétentes en la matière à y accorder un regard particulier.
Secrétaire général de l’UDT
ADAN MOHAMED ABDOU
Traversée mortelle dans le golfe d'Aden
Le Haut
commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a
alerté hier dimanche 22 janvier 2006 qu’une traversée de la
Somalie vers le Yémen par des migrants avait tué vingt deux
personnes et entraîné la disparition de vingt-huit autres. Un
groupe de cent dix Ethiopiens, dix Somaliens et cinq membres
d’équipage auraient pris place sur un bateau parti du village
de Shimbirale dans le nord de la Somalie.
L’embarcation a
réussi à accoster au Yémen mais a laissé derrière elle
vingt-deux morts dont treize femmes, et vingt-huit disparus.
Une traversée similaire du golfe d’Aden avait déjà coûté cette
semaine la vie à vingt autres personnes.
Entre le 12 et le
17 janvier le HCR a dénombré 1217 Somaliens et 39 Ethiopiens
arrivés sur une trentaine de bateaux au Yémen.
Le Comité des femmes djiboutiennes contre
l'impunité communique à Bamako
Le Comité des femmes
djiboutiennes contre l’impunité a été à
l’honneur au Forum social mondial de Bamako du jeudi 19
janvier au lundi 23 janvier 2006. Un communiqué officiel
du Comité diffusé le samedi 21 janvier par l’agence de
presse chinoise Xinhua est reproduit ci-dessous.
Le but du mouvement des
femmes djiboutiennes est de faire reconnaître les viols
comme des crimes de guerre, sachant que les deux tribunaux
créés par le Conseil de sécurité de l’ONU pour
l’ex-Yougoslavie et pour le Rwanda ont clairement défini
le viol comme un crime contre l’humanité, et prononcé des
inculpations pour violences sexuelles.
=
Appel du Comité des femmes djiboutiennes contre l'impunité
=
Le Comité des femmes
djiboutiennes présentes au Forum social mondial de Bamako
a lancé samedi un appel contre les "viols commis par des
soldats de l 'armée gouvernementale sur des centaines de
femmes" depuis le début de la guerre civile dans le pays
en 1991, rapporte la Panapress.
"Ces femmes gardent, pour beaucoup d'entre elles, des
séquelles physiques. Elles sont toutes marquées à vie dans
leur corps, leur dignité, leur conscience", indique dans
un communiqué le comité, qui précise que les femmes
djiboutiennes se battent sur le terrain pour la
reconnaissance de ces viols comme crimes de guerre.
"Nous lançons un appel à la solidarité des femmes de la
planète pour qu'elles soutiennent le combat des femmes
djiboutiennes contre les viols et l'impunité de ces
crimes commis par des soldats", ajoute le communiqué, qui
exige l'ouverture d'une enquête internationale sur toutes
les exactions commises à l'encontre des femmes et plus
particulièrement sur les viols des jeunes filles et des
femmes dans le nord et le sud-ouest du pays.
S'engageant à "briser le mur de silence qui entoure
les violations des droits humains à Djibouti", le Comité
exige également le jugement des soldats coupables de ces
viols par le Tribunal pénal international (TPI).
"Seules l'arrestation et la condamnation des coupables
qui continuent à vivre en toute tranquillité et à exercer
les fonctions de soldats dans l'armée régulière peuvent
soulager les victimes de ces violences et leur rendre un
peu de leur dignité", conclut le communiqué.
Extrait de Xinhua News
Agency, Samedi 21 janvier 2006
Elisabeth Borrel invitée de la médiathèque
de Lisieux
Selon une information parue le samedi
21 janvier 2006 au journal Ouest-France, Elisabath Borrel,
veuve du juge Bernard Borrel retrouvé carbonisé à Djibouti
en 1995, est l’invitée de la médiathèque de Lisieux
(Calvados, France) le samedi 28 janvier à 10h30. Elle
pourrait réaliser un exposé sur la situation actuelle et
sur le pourquoi de la fuite en avant judiciaire du
président Ismaël Omar Guelleh.
Madame Borrel assure que le défunt
Borrel enquêtait sur des trafics d'armes et des attentats
dans lesquels le président djiboutien serait bel et bien
impliqué, tandis que la piste d’un trafic de produits
dangereux est également évoquée par ses avocats.
Ces nouvelles investigations
mettraient gravement en cause le pouvoir djiboutien,
acculé visiblement à provoquer un enchevêtrement des
procédures notamment par sa saisine le lundi 10 janvier
2006 de la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye.
La rencontre débat est organisée à
l’initiative de l’association Lisieux Avenir et un
documentaire d’une trentaine de minutes sera projeté.
Ethiopie : au moins
deux morts et 36 blessés dans des violences à Addis Abeba
ADDIS ABEBA (AFP) -
20/01/2006 19h45 - Des violences ont de nouveau marqué,
vendredi à Addis Abeba, des processions religieuses où des
slogans anti-gouvernementaux ont été scandés, faisant au
moins deux tués et 22 blessés civils, selon des sources
policière et hospitalière.
Extrait AFP
Ethiopie : Explosions à Addis
20/01/06 Des coups de feu et de violentes explosions étaient
entendus vendredi dans deux quartiers de la capitale
éthiopienne au deuxième jour de troubles lors de la
célébration de l'épiphanie éthiopienne.
Selon
des témoins, les forces de l'ordre auraient tiré alors que
plusieurs centaines de personnes participaient à une cérémonie
pour célébrer cette fête religieuse. "Nous avons entendu des
tirs à l'extérieur de l'ambassade de France au moment où la
procession passait à côté", a déclaré un diplomate.
Selon
des témoins, des personnes participant à la cérémonie
religieuse ont commencé à jeter des pierres et à crier des
slogans anti-gouvernementaux. De nombreuses rues étaient
jonchées de pierres.
Jeudi, au moins quatre personnes ont été blessées, dont une
par balle par les forces de l'ordre, à Addis Abeba, alors
qu'elles participaient à la célébration. En juin et novembre,
des heurts entre la police et des sympathisants de
l'opposition avaient fait au moins 84 morts.
Ces troubles étaient intervenus à la suite des élections
législatives de mai 2005, remportées officiellement par le
pouvoir sortant mais contestées par l'opposition qui accuse le
gouvernement de fraudes.
Article
paru dans
Afrique centrale.info
France, le 20/01/06
Conflit Ethiopie-Erythrée : les bons offices
de Washington
Par Pierre Emangongo, Le
Potentiel, publié à Kinshasa le 20 janvier 2006
L'émissaire des Etats-Unis Jendayi
Frazer, chargée de résoudre le différend territorial entre
l'Ethiopie et l'Erythrée, est arrivée jeudi à Addis Abeba,
rapporte l'Afp citant l'ambassade des Etats-Unis dans la
capitale éthiopienne. (...)
Jeudi matin, Mme Frazer a rencontré à
Addis Abeba le chef de la Mission de l'Onu en Ethiopie et en
Erythrée (Minuee), Legwaila Joseph Legwaila, et des diplomates
de la communauté internationale, selon des sources
diplomatiques concordantes. (…)
«Mme Frazer assistera au sommet de
l'Union africaine qui s'ouvre lundi à Khartoum», a seulement
précisé l'ambassade des Etats-Unis à Addis Abeba, citée par
l'Afp. (…)
Extrait du Journal
Le Potentiel, paru à Kinshasa.
Communiqué de Djibwatch sur la saisie du
Renouveau
Nous avons appris la saisie de l'édition du jeudi 19
janvier 2006 de l'hebdomadaire Le Renouveau (organe de
presse du MRD, parti politique de l'opposition) et
l'incarcération de neuf crieurs de presse au centre de
détention administratif de Nagad. D'après une dépêche de
la LDDH et du MRD , les personnes ont été arrêtées vers
06h30 (heure locale), puis relâchées vers 13h00 (heure
locale).
Le
pouvoir en place à Djibouti n'a avancé aucune justification ni
sur la saisie des exemplaires du Renouveau, ni sur
l'incarcération des crieurs. Cette affaire apporte de l'eau au
moulin de ceux qui dénoncent l'arbitraire qui règne désormais
en maître absolu à Djibouti.
Malheureusement à
Djibouti, personne n'est à l'abri des harcèlements du régime.
Nous
sommes très inquiets des multiples dérives qui sont contraires
aux Droits de l'Homme, que l'État de la République de Djibouti
continue de pratiquer. Nous demandons la cessation immédiate
et définitive de ces pratiques néfastes, ravageuses et
illégales et le retour à la Liberté d'expression et en
particulier à la Liberté de la presse dans notre pays.
Djibwatch
http://www.djibwatch.org
Jugement de clôture de la compagnie Air
Djibouti
Selon une Annonce légale parue au Bulletin
officiel des annonces civiles et commerciales (BODACC) du
mercredi 19 janvier 2006, la compagnie Air Djibouti aurait
fait l’objet ce même jour d’un jugement de clôture pour
insuffisance d’actifs.
Le BODACC publie les annonces légales
rythmant la vie des entreprises : création, ventes,
modifications, mutations et cessation d'activité, les avis
relatifs aux procédures de redressement et liquidation
judiciaire et les avis de dépôt des comptes.
Le dépôt de bilan pourrait être en rapport
avec le projet de création à Djibouti depuis mai 2005
d’une nouvelle compagnie dépendant de Dubaï, dénommée
Silver Air.
LDDH : Communiqué sur les rafles des vendeurs de journaux
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Le Président |
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COMMUNIQUE DE PRESSE DU
19 JANVIER 2005
SUR LES RAFLES DES VENDEURS
DE JOURNAUX.
Stop : est-il interdit
d’inviter les passants à de telles informations sur un
Communiqué de la CIJ (Cour Internationale de Justice de la
Haye), vu par l’Opposition Djiboutienne (Affaire Borrel) ?
Ce matin le 19 janvier 2006 à
la place de l’Indépendance ou ancienne place Ménélik, des
rafles ciblées ont eu lieu. Ces rafles, cette fois-ci, se sont
effectuées essentiellement au Centre ville de la capitale de
la République de Djibouti ; L’objet de cette rafle était,
apparemment, de saisir les vendeurs à cris des quelques
journaux officiellement reconnus, avec évidemment leurs
marchandises.
Une vieille dame Madame Aichoum
Aden Hachim se trouve encore au Commissariat de Police (avec
10 autres vendeurs) probablement pour ses cris encourageants
les passants à acheter l’Organe de Presse du MRD, Parti de
l’Opposition.
Fait grave, elle aurait incité,
avec sa vieille voix, à l’achat du journal « Le Renouveau »
car celui-ci contenait un article sur l’Affaire Borrel.
Stop ! Interdit d’inviter les
passants avec une telle information !
Cette Affaire Borrel fait ces
derniers temps l’objet d’une médiatisation internationale
suite à une plainte internationale (Djibouti contre France) et
que la presse progouvernementale à Djibouti donne très
largement sa version.
Il ne faut pas, peut-être, que
le Renouveau s’en mêle ? N’est-ce pas ?
La Ligue Djiboutienne des
Droits Humains (LDDH) espère que le ministère de l’Intérieur
mettra fin à une telle pratique contraire à la législation
djiboutienne.
La Ligue Djiboutienne des
Droits Humains (LDDH) ne manquera pas d’apporter son soutien
moral et technique pour le combat juridique et judiciaire
contre de tels Abus. Ce combat doit une réalité constante en
République de Djibouti, même si le Conseil du Contentieux
Administratif est encore bloqué par le Premier Magistrat.
M. NOEL ABDI Jean-Paul
LDDH : Information sur le forum social mondial
de Bamako
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Le Président |
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DIFFUSION D’INFORMATION
DU 18 JANVIER 2005
SUR LE
Communiqué de la FIDH
1er Forum social mondial en Afrique – Bamako
Bamako, le 18 janvier 2006 -
La Fédération
internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH)
participe aux côtés de ses organisations membres en Afrique au
premier forum social mondial sur le continent africain. La
FIDH se félicite de la tenue de ce forum, signe du dynamisme
de la société civile d'un continent laissé pour compte de la
mondialisation et qui n'en connaît souvent que les effets
néfastes.
La FIDH considère que le
combat pour un autre monde passe par la lutte pour le respect
des droits humains et en particulier des droits économiques,
sociaux et culturels. C'est pourquoi la FIDH est engagée
contre l'impunité des auteurs de violations des droits de
l'Homme qu'il s'agisse des individus, des Etats, des
entreprises ou des institutions internationales.
La FIDH organise ou
co-organise les activités suivantes au FSM de Bamako :
Accords de commerce et droits
humains
Vendredi 20 janvier de 11.30 à
14.15
Espace thématique Luttes
sociales - CRES – Cité universitaire – salle I3
Après la conférence
ministérielle de l'OMC à Hong Kong, quel bilan peut-on dresser
des conséquences des accords commerciaux sur la jouissance des
droits humains? Comment rétablir la primauté du droit
international des droits de l'Homme sur les accords de
commerce? Quel avenir pour l'OMC face à la multiplication des
accords régionaux et bilatéraux?
Intervenants:
Sophie Bessis (FIDH), Steve Ouma (Kenya), Henri Rouille d'Orfeuil
(Coordination Sud-France),
AMDH (Association malienne des droits de l’Homme), Arnaud
Zacharie (CNCD- Belgique)
Lutte contre l'impunité: Quelles alternatives en cas de déni
de justice?
Vendredi 20 janvier de 14.30 à 20.15
Espace thématique
Luttes sociales - CRES – cité universitaire 14.30 – 17.15
salle I.7 17.30-
20.15 salle I.2
La FIDH est engagée depuis des années dans la lutte contre
l'impunité des crimes les plus graves. Elle soutient les
victimes des violations des droits de l'Homme dans leur quête
de justice et de vérité notamment à travers les mécanismes de
justice pénale internationale: compétence universelle et Cour
pénale internationale (CPI). Cet atelier présentera les cas d'Hissène
Habré au Tchad, Ely Ould Dah en Mauritanie, l'affaire du Beach
au Congo Brazzaville. Les intervenants livreront également une
analyse des situations portées devant la Cour pénale
internationale, notamment celle de la République démocratique
du Congo
Président de séance:
Sidiki Kaba, président de la FIDH
Intervenants:
Jean-Pierre Dubois (Ligue des droits de l’Homme-France)
Jacqueline
Moudeina (ATPDH-Tchad), Roger Bouka
(OCDH-Congo-Brazzaville), Dismas Kitenge
(Groupe Lotus-RDC), Fatimata M'Baye (AMDH-Mauritanie), etc.
Exploitation des ressources naturelles et violations des
droits de l'Homme: responsabilités des Etats et des
entreprises
20 janvier: 17.15
– 20.30- espace thématique « destruction des écosystèmes »,
Musée national
21 janvier: 08.30
– 11.15 Espace thématique “Les alternatives”, Modibo Keïta –
salle D4
Ces ateliers co-organisés avec la Coalition publiez ce que
vous payez/ Secours catholique et le Centre d'études sur le
droit international et la mondialisation (CEDIM – Montréal) se
pencheront sur la malédiction des ressources naturelles en
Afrique. De nombreuses intervenants analyseront le lien entre
l'exploitation des ressources pétrolières, minières et
forestières, conflits et violations des droits humains sur le
continent africain.
Les participants discuteront ensuite des responsabilités des
Etats et des entreprises dans les violations des droits
humains et sur les stratégies de la société civile pour
responsabiliser les acteurs.
Intervenants:
Massalbaye Tennebaye (Tchad), Aurélie Arnaud (CEDIM),
Représentants de la communauté de Sadiola (Mali), Khalid
Ikhiri (ANDDH-Niger), Michel Roy (Secours catholique), etc.
LDDH : Information sur l'Union africaine et
l'affaire Habré
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Le Président |
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DIFFUSION D’INFORMATION
DU 19 JANVIER 2005
SUR UN EXTRAIT DU
COMMUNIQUE DE LA FIDH
La
Ligue Djiboutienne des Droits Huamins (LDDH) vous soumet les
deux premiers point sur :
-
la présidence de l'UA ;
-
l'affaire Hissène Habré.
M. NOEL ABDI Jean-Paul
Sixième Sommet de l'Union
africaine à Khartoum
L'Union Africaine doit se
prononcer sur les graves violations des droits
de l'Homme perpétrées sur le
continent et exhorter les Etats à lutter
contre leur impunité.
Paris, le 17 janvier 2006
- A quelques jours
de l'ouverture de la 6ème conférence des chefs d'Etat et de
gouvernement de l'Union africaine (UA), qui doit se tenir du
23 au 26 janvier 2006 à Khartoum (Soudan), la FIDH exprime ses
préoccupations sur un certain nombre de questions à l'ordre du
jour du sommet : le renouvellement de la présidence de l'UA,
l'affaire Hissène Habré, la mise en place de la Cour africaine
des droits de l'Homme et des peuples et les nombreuses
violations des droits de l'Homme commises sur le continent.
Sur la présidence de l'UA
La FIDH exprime ses plus vives inquiétudes quant à la
candidature de la République du Soudan à la présidence de
l'Union Africaine, qui doit être désignée au cours du sommet à
Khartoum, compte tenu des graves violations du droit
international humanitaire et des droits de l'Homme commises au
Darfour depuis 2003. Ces exactions sont commises en premier
lieu par les forces gouvernementales comme le confirme le
rapport de la commission internationale d'enquête du Haut
commissariat aux droits de l'Homme rendu public le 25 janvier
2005. Ces violations sont contraires aux objectifs de
promotion de la paix, de la sécurité, de la stabilité et de
protection des droits de l'Homme de l'organisation
panafricaine.
La FIDH rappelle à cet égard le refus des autorités
soudanaises de se conformer à leurs obligations
internationales ainsi qu'aux décisions et résolutions de l'UA,
du Conseil de sécurité des Nations unies, et de la Commission
africaine des droits de l'Homme et des peuples (CADHP)
exigeant notamment des autorités de Khartoum qu'elles
respectent les accords de cessez le feu, qu'elles mettent fin
aux exactions commises à l'encontre des populations civiles et
qu'elles coopèrent pleinement et inconditionnellement avec le
Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) afin de
traduire en justice les auteurs de crimes internationaux
perpétrés au Darfour.
Par ailleurs, le Soudan, à l'instar de la Libye lors de la
5ème Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA de
Sirte (Libye), n'a pas permis l'organisation du forum des
organisations non gouvernementales (ONG) qui précède
normalement les sommets de l'UA. Ce refus des autorités
soudanaises contrevient à la reconnaissance par l'UA du rôle
essentiel des ONG dans la promotion et la protection des
droits de l'Homme sur le continent.
Sur l'affaire Hissène Habré
En application des principes fondateurs et des objectifs de l'UA
et notamment des articles 3 et 4 de son Acte Constitutif qui
consacrent la protection des droits de l'Homme et le rejet de
l'impunité, les chefs d'Etat et de gouvernement africains
doivent exhorter le Sénégal à extrader Hissène Habré, ancien
président et dictateur tchadien, vers la Belgique, pour y
répondre d'accusations de torture et de violations massives de
droits de l'Homme. La FIDH, ses ligues affiliées africaines et
une centaine d'autres ONG africaines indépendantes se sont
prononcées, notamment via une résolution du Forum des ONG pour
la préparation de la 38ème session de la Commission
africaine des droits de l'Homme et des peuples prise en
décembre 2005 et une recommandation du Forum des ONG de la
CEDEAO adoptée en janvier 2006, pour cette extradition afin de
permettre le droit à un procès équitable et le droit à la
justice pour les victimes, conformément aux dispositions
garanties par le droit international des droits de l'Homme.
L’extradition d'Hissène Habré constituerait un acte décisif
dans la lutte contre l’impunité des auteurs de violations
massives des droits de l’Homme et montrerait, pour le 25ème
anniversaire de la Charte africaine des droits de l'Homme et
des peuples, l'attachement des chefs d'Etat et de gouvernement
africains à cet instrument.
Ethiopie-Erythrée: arrivée à Addis Abeba de l'émissaire
américaine
ADDIS ABEBA (AFP) - 19/01/2006 09h51 - L'émissaire des
Etats-Unis Jendayi Frazer, chargée de résoudre le
différend territorial entre l'Ethiopie et l'Erythrée, est
arrivée jeudi à Addis Abeba, a-t-on appris auprès de
l'ambassade des Etats-Unis dans la capitale éthiopienne.
La secrétaire d'Etat adjointe chargée des Affaires
africaines avait annoncé la semaine dernière son intention
de se rendre en Ethiopie et en Erythrée.Cette mission a
été approuvée par le Conseil de sécurité de l'Onu, mais le
ministère érythréen des Affaires étrangères a fait savoir
qu'il doutait de sa "légalité" et de sa "pertinence
politique".
Le voyage a finalement été amputé de l'étape érythréenne,
Asmara "ne facilitant pas son déplacement", a indiqué
mercredi le département d'Etat à Washington.
Extrait, source
AFP
L’Erythrée a
interdit au médiateur américain de se déplacer à la
frontière contestée
18.01.06 Un médiateur des Etats-Unis a annulé son voyage
en Erythrée parce que ce pays d’Afrique lui a interdit de se
déplacer à la frontière contestée avec Ethiopie, ont
affirmé des officiels américains mercredi.
La décision fait suite à des jours d’opposition
érythréenne à une mission prévue cette semaine par la
diplomate américaine pour l'Afrique, Jendayi Frazer,
destinée à remettre en marche un accord de paix paralysé
depuis la guerre 1998-2000 qui avait tué 70.000 personnes.
Extrait traduit de l’anglais, source
Reuters
Entretien
entre l'Erythrée et les Etats-Unis à propos du conflit
frontalier
18.01.06. De hauts responsables érythréens et américains
ont engagé des entretiens à Washington concernant le
conflit frontalier qui oppose l’Erythrée à l’Ethiopie, a
déclaré un ministre érythréen mercredi à l’agence Reuters.
Mardi, des officiels américains se disaient incertains que
l’Erythrée autorise la médiatrice américaine pour l’Afrique Jendayi
Frazer à s’impliquer dans la reprise des négociations
paralysées entre les deux pays, même si Asmara n’a pas
menacé d'interdire à la diplomate de venir dans le pays. L’agence Reuters a rapporté que
selon le ministre érythréen des affaires étrangères les
discussions étaient toujours en cours à Washington.
L’Erythrée avait par le passé rejeté à plusieurs reprises
les initiatives diplomatiques qui ne se concentraient pas
sur l’imposition à l’Ethiopie de la délimitation de la
frontière contestée.
Extrait traduit de l'anglais, source
Reuters
LDDH : des
ONG demandent justice dans le cas Habré au sommet africain
DIFFUSION D’INFORMATION DU
17 JANVIER 2005
L’Union africaine doit se prononcer la semaine prochaine
sur le sort de l’ex-dictateur tchadien
(Nairobi, 16 Janvier 2006) – Trente-cinq des
principales organisations africaines de défense des droits
de l’Homme ont invité l’Union africaine à se déclarer en
faveur de l’extradition de l’ancien dictateur tchadien
Hissène Habré vers la Belgique afin qu’il y réponde
d’accusations de crimes contre l’humanité, ou à organiser
rapidement son procès en Afrique.
Le gouvernement du Sénégal a
demandé à l’Union africaine - qui tiendra son Sommet à
Khartoum au Soudan le 23 et 24 janvier prochain - de
décider de ce qu’il adviendra de Habré. Dans une lettre
adressée aux Chefs d’Etat de l’Union africaine, les ONGs
ont déclaré que l’extradition de Habré « constituerait un
acte décisif dans la lutte contre l’impunité des auteurs
de violations massives des droits de l’homme.»
Les organisations ont
également rejeté l’idée, avancée par certains, selon
laquelle Habré ne peut qu’être jugé en Afrique. “Nous
aurions bien évidemment souhaité que Habré puisse être
jugé en Afrique » consent la lettre avant de souligner
«Mais le fait est que le Sénégal a refusé de poursuivre
Hissène Habré lorsqu’il en a eu l’opportunité en 2000, que
le Tchad n’a jamais sollicité l’extradition de
l’ex-président tchadien (et ne pourrait, en tout état de
cause, lui garantir un procès équitable), et qu’aucun
autre pays n’a formulé de demande d’extradition à son
encontre. »
La lettre conclut « Les
victimes d’Hissène Habré ont déjà attendu 15 années avant
de trouver une juridiction qui soit prête à les entendre,
et beaucoup de survivants sont déjà décédés. » Si le
Sommet rejette l’idée que le procès se tienne en Belgique,
estiment les ONGs, il doit proposer une alternative viable
et rapide.
“Si les leaders africains ne
souhaitent pas envoyer Hissène Habré à Bruxelles, alors
ils se doivent de proposer un plan réaliste qui aboutirait
à un procès équitable et dans des délais raisonnables en
Afrique,” affirme Jennifer Miano, Directrice exécutive de
la Commission des Droits de l’homme du Kenya.
“Si l’Union africaine dit
‘non’ à la Belgique, il faut qu’elle dise ‘oui’ à un
procès pour Hissène Habré en Afrique et adopte une feuille
de route pour que ce procès ait effectivement lieu,” a
déclaré Reed Brody de Human Rights Watch, qui coordonne la
campagne de soutien des victimes dans leur quête de
justice. « Les victimes de Habré se sont battues assez
longtemps avant de trouver un tribunal qui veuille
connaître et reconnaître leur souffrance.”
Figurent parmi les
signataires de cette lettre les principales organisations
de défense des droits de l’Homme au Sénégal et au Tchad,
ainsi que l’Union Interafricaine pour les droits de
l’Homme qui réunit près de quarante ONGs poursuivant leur
action à travers l’Afrique.“L’Union Africaine doit opter
pour la Justice, non pour l’impunité” a déclaré Mr.
Halidou Ouedraogo, Président de l’UIDH.
Une copie de la lettre des ONGs est annexée.
Rappel des faits
Hissène Habré a dirigé le Tchad de 1982 à 1990 jusqu’à son
renversement par l’actuel président Idriss Déby et sa
fuite vers le Sénégal. Son régime de parti unique fut
marqué par une terreur permanente, de graves et constantes
violations des droits de l’homme et des libertés
individuelles et de vastes campagnes de violence à
l’encontre de son propre peuple.
Habré a périodiquement
persécuté différents groupes ethniques dont il percevait
les leaders comme des menaces à son régime notamment les
Sara et d’autres groupes sudistes de 1983 à 1986, les
Arabes, les Hadjeraïs à partir de 1987 et les Zaghawas en
1989 et 1990. Les archives de la police politique de
Hissène Habré, la DDS (Direction de la Documentation et de
la Sécurité), découvertes par Human Rights Watch en 2001,
révèlent les noms d’au moins 1,208 personnes mortes en
detention. Sur la base de ces documents, il a été
également établi que Hissène Habré a reçu 1,265
communications directes de la DDS concernant le statut de
898 détenus.
En février 2000, un juge
sénégalais a inculpé Hissène Habré pour complicité de
crimes contre l’humanité et complicité d’actes de torture
et de barbarie, et l’a placé en résidence surveillée. Mais
en mars 2001, la Cour de Cassation du Sénégal s’est
déclarée incompétente pour juger de crimes commis à
l’étranger.
Les victimes de l’ancien
dictateur ont immédiatement annoncé qu’elles chercheraient
à faire extrader Habré vers la Belgique, où des plaintes
avaient été déposées contre lui par 21 de ses victimes,
dont trois de nationalité belge. Le Président du Sénégal,
Abdoulaye Wade, a alors déclaré qu’il acceptait de garder
Habré sur le sol sénégalais et que ” Si un pays, capable
d’organiser un procès équitable-on parle de la Belgique-le
veut, je n’y verrais aucun obstacle ».
Suite à l’enquête menée par
un juge belge pendant quatre ans, un mandat d’arrêt
international a été délivré à l’encontre de M. Habré le 19
Septembre 2005 et les autorités sénégalaises ont procédé a
son arrestation au Sénégal le 15 Novembre. Le 25 Novembre,
la Cour d’appel de Dakar s'est déclarée incompétente pour
statuer sur la demande d’extradition déposée par Belgique.
Le 27 Novembre, le Ministre
sénégalais des Affaires Etrangères, Monsieur Cheikh
Tidiane Gadio, a déclaré “ qu’il appartient au Sommet de
l’Union africaine d’indiquer la juridiction compétente
pour juger cette affaire » Le Sommet de l’Union africaine
est prévu le 23 et 24 janvier prochain à Khartoum.
Une analyse de Human Rights
Watch “Etude des options envisageables pour traduire
Hissene Habré en Justice” est disponible sur le site web
de Human Rights Watch: http://hrw.org/french/backgrounder/2005/chad1205/
Des informations sur l’affaire Habré peuvent être
également consultées sur le site web de Human Rights Watch
: http://www.hrw.org/french/themes/habre.htm
Pour de plus amples informations :
A Nairobi, Reed Brody (Human
Rights Watch): ++ 254 722 636385/ (Messagerie à New York
++ 1-212-216-1206) (Anglais, Francais, Espagnol,
Portuguais)
A Nairobi, Clément Abaifouta (Association des Victimes de
Crimes et de Repression Politiques au Tchad) ++ 254 722
636385
A Nairobi, Jennifer Miano (Kenya Human Rights Commission)
Tel: (254-722) 264-497; 254-2-576063/4/5/6
A Dakar, Sénégal:Alioune Tine (Rencontre Africaine pour la
Défense des Droits de l’Homme - RADDHO): ++ 221-644 33 96
A New York, Souleymane Guengueng (Association des Victimes
de Crimes et de Répressions Politiques au Tchad): ++
1-646-541-7450
Lettre des ONG aux chefs
d’Etat de l’Union Africaine
Nous soussignés, les ONG africaines, appelons
l’Union Africaine à encourager le Sénégal afin qu’il
accepte d’extrader l’ancien chef d’Etat tchadien Hissène
HABRE en Belgique, où il fait l’objet d’un mandat d’arrêt
pour comparaître des chefs de crimes contre l’humanité, de
crimes de guerre et de torture. Le Président du Sénégal,
Abdoulaye WADE a mis le sujet à l’ordre du jour du
prochain sommet de l’Union africaine.
L’extradition d’Hissène HABRE en Belgique,
qui est soutenue par le gouvernement tchadien,
constituerait un acte décisif dans la lutte contre
l’impunité des auteurs de violations massives des droits
de l’Homme. Monsieur HABRE est accusé d’atrocités commises
à grande échelle.
En effet, une Commission d’enquête du
Ministère tchadien de la justice a reconnu que le régime
de Monsieur HABRE était responsable de la mort de quelques
40.000 tchadiens et qu’il avait pratiqué la torture de
façon systématique. Monsieur HABRE a persécuté, par
périodes, différents groupes ethniques, notamment les Sara
(1983-1986), les Arabes, les Hadjeraï (1987), et les
Zaghawas (1989-90), assassinant et arrêtant en masse les
membres de ces groupes.
Les archives de la police politique de
Monsieur HABRE, la Direction de la Documentation et de la
Sécurité (DDS), ont permis de révéler un décompte détaillé
des victimes de la répression de Monsieur HABRE. Ces
documents font ainsi état d’un total de 12.321 victimes,
dont 1.208 personnes mortes en détention.
Certains se refusent à admettre qu’un ancien
chef d’Etat africain réponde de ses crimes devant une
instance européenne. Nous aurions bien évidemment souhaité
que Monsieur HABRE puisse être jugé en Afrique. Mais le
fait est que le Sénégal a refusé de poursuivre Hissène
HABRE lorsqu’il en a eu l’opportunité en 2000, que le
Tchad n’a jamais sollicité l’extradition de l’ex-président
Tchadien (et ne pourrait, en tout état de cause, lui
garantir un procès équitable), et qu’aucun autre pays n’a
formulé de demande d’extradition à son encontre. Par
ailleurs, la création d’un Tribunal africain pour juger
des crimes présumés commis par Monsieur HABRE serait trop
éloignée dans le temps, trop aléatoire et trop coûteuse.
A moins qu’un pays africain, doté d’un
système judiciaire indépendant compétent pour connaître de
ces faits, et respectant les normes internationales en
matière de procès équitable, et qui mettrait au point un
arrangement permettant le transfert intégral des résultats
de l’instruction menée en Belgique pendant quatre ans
demande rapidement l’extradition d’Hissène HABRE,
l’extradition de Monsieur HABRE vers la Belgique reste
l’option la plus concrète, la plus réaliste et la plus
opportune pour s’assurer qu’il répondra des charges
retenues contre lui, et ce avec toutes les garanties d’un
procès équitable.
Les victimes d’Hissène HABRE ont déjà attendu
15 années avant de trouver une juridiction qui soit prête
à les entendre, et beaucoup de survivants sont déjà
décédés. Par conséquent, nous appelons l’Union Africaine à
choisir la justice au lieu de l’impunité, et à préconiser
l’extradition d’Hissène HABRE en Belgique.
Les ONG signataires de la lettre sont :
L’Union Interafricaine des Droits de
l’Homme (UIDH)
L'Association des Victimes des Crimes et Répressions
Politiques au Tchad (AVCRP),
L'Association Tchadienne pour la Promotion et la Défense
des Droits de l'Homme (ATPDH),
La Ligue Tchadienne des Droits de l'Homme (LTDH),
Association pour la promotion des libertés fondamentales
au Tchad (APLFT)
Coalition Sénégalaise pour l’extradition de Hissène Habré
vers la Belgique
La Rencontre Africaine de Défense des Droits de l'Homme (RADDHO),
La Coalition Sénégalaise des Défenseurs des Droits Humains
La Ligue des Droits de la personne dans la région des
Grands Lacs,
Association pour le Developpement Humain et Social en
Mauritanie,
Mouvement des réfugiés mauritaniens au Sénégal pour la
défense des Droits de l’Homme
Groupe d’étude et de recherche sur la démocratie et le
développement économique et social au Burkina (G.E.R.D.D.E.S.)
Section béninoise d'Amnesty International
Club Union Aricaine (Côte d’Ivoire)
African Children Development (Côte d’Ivoire)
Mouvement Ivoirien des Droits Humains
Mouvement Burkinabe des Droits de l’Homme et des Peuples
Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme (RJDH -
Niger)
Solidarité des femmes de Fizi pour le Bien être familial (RDC)
Action Sociale pour la Paix et le Développement (ASPD
-RDC)
Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP/Kalemie - RDC)
Arche d’Alliance (Association de promotion et de défense
des droits de la personne humaine en République
Démocratique du Congo).
Centre des droits de l'homme et du développement (CDHD
–République du Congo)
Organisation Méditerranée pour le Développement et
l’action humanitaire
Ligue Djiboutienne des Droits Humains (Djibouti)
SOS Aux Victimes de Non-Droit (Madagascar)
Center for Democratic Empowerment (CEDE -Liberia)
Hurinet – Uganda : Human Rights Network,
National Society for Human Rights –Namibia
Media Institute of Southern Africa
SANGONET – South African NGO Network
Youth Development Forum - Uganda
Volia Basin Development Foundation (Ghana)
Inter African Network for Women, Media, Gender and
Development
Commission du Kenya pour les Droits de l’Homme
Message de solidarité de la LDDH avec les
journalistes somaliens
Djibouti, le 17/01/2006

La Ligue Djiboutienne des
Droits Humains (LDDH) s’associe avec le Réseau des Défenseurs
des Droits de l’Homme de l’Afrique de l’Est et de la Corne
d’Afrique (EHAHRDN) et demande aux Autorités Somalies de mette
fin aux harcèlements et à l’emprisonnement infondés des
journalistes et des techniciens de Radio Las Anod.
La Ligue Djiboutienne des
Droits Humains (LDDH) demande aux Autorités concernées de
relâcher rapidement MM. Faysal Jama’ Adan, Jamal Suleyman
Warsama, Directeur et Editeur, ainsi qu’un technicien de Radio
Las Anod.
M. NOEL ABDI Jean-Paul
Crise humanitaire grandissante en Ethiopie,
alerte l'ONU
16 janvier
2006 – Le faible niveau de précipitations
durant la saison des pluies a entraîné une crise
humanitaire qui s'aggrave en Ethiopie où, selon les
dernières estimations, plus de sept millions de personnes
auront besoin d'une aide alimentaire en 2006, a indiqué
aujourd'hui la Coordination des affaires humanitaires.
« La crise humanitaire s'aggrave dans la région
du Somali et la zone de Borena, dans l'Oromiya. On estime
ainsi que plus de 1,75 million de personnes vont nécessiter
une assistance entre janvier et juin 2006, qui s'ajouteront
aux 5,5 millions de personnes qui en sont déjà bénéficiaires
», indique un
communiqué du Bureau de la coordination humanitaire des
Nations Unies
(OCHA) publié aujourd'hui à New York.
« Des rapports décrivent une situation de crise
également dans la région de l'Afar, dans le nord-est de
l'Éthiopie, où des pâturages se sont transformés en zones semi
désertiques », précise le communiqué.
Une autre inquiétude est le nombre croissant de
nouveaux cas de rougeole dans les régions de Somali - 370 cas
- et d'Afar - 195 cas - entre décembre 2004 et octobre 2005,
ajoute le communiqué.
Le Fonds international de secours à l'enfance des
Nations Unies
(UNICEF) a estimé que le faible taux d'immunisation dans
la région de Somali, ajouté au déplacement de la population,
pourrait aggraver la transmission de la maladie dans la
région.
Pour faire face à cette situation, plus de
750.000 enfants y seront vaccinés contre la rougeole au cours
des prochaines semaines.
L'UNICEF et l'Organisation mondiale de la santé
(OMS) prévoient aussi un plan de vaccination pour la
région d'Afar.
L'UNICEF évalue à 18 millions de dollars le coût de ces
programmes de vaccination qui doivent bénéficier à 12,6
millions d'enfants éthiopiens.
Communiqué de
Presse : l'ARD va porter plainte contre le gouvernement de
Djibouti
Alliance
républicaine
pour le
développement
ARD
 |
|
Djibouti, le 15 janvier 2006
|
COMMUNIQUE DE PRESSE
L’ARD porte plainte contre le régime
C’est
avec anxiété que nos compatriotes avaient pris acte de
notre dénonciation le 24 septembre dernier de l’Accord de
paix du 12 mai 2001 et du silence irresponsable par lequel
le régime a officiellement traité cette grave décision.
Or, lui-même coupable de multiples crimes et délits, le
régime djiboutien aurait récemment saisi la Cour
Internationale de Justice de La Haye dans le cadre d’une
affaire Borrel.
Pour sa
part, l’ARD, fidèle à sa posture légaliste et outrée par
l’arrogance d’un pouvoir djiboutien accordant plus
d’importance à l’«irrespect» d’une France dont la Justice,
un peu plus indépendante qu’ici, refuse de lui transmettre
certains dossiers, qu’aux traumatismes d’un conflit civil
dont il refuse encore de traiter les causes et les
conséquences, informe l’opinion publique nationale et
internationale que, depuis sa dénonciation de l’accord de
paix, elle prépare le dossier d’une plainte en justice
contre le régime djiboutien.
Plainte
motivée par :
1)
La violation de l’accord de
paix
2)
L’impunité assurée aux
officiers, sous-officiers et hommes de troupe coupables de
crimes contre des civils, crimes dont certains ont été
commis depuis 1999, que ce soit dans le cadre du conflit,
lors de manifestations pacifiques ou comme à Arhiba le 18
décembre 1991 et le 30 novembre dernier.
3)
Le refus d’indemniser les
milliers de civils dont les biens ont été pillés ou
détruits par les troupes gouvernementales durant le
conflit.
Forte
du soutien populaire et convaincue de la justesse de sa
cause, l’ARD est confiante dans l’issue de sa démarche :
nul ne peut être durablement privé de tout recours légal.
Le Président de l’ARD
Ahmed Youssouf Houmed

Liste des
victimes civiles connues à ce jour par l'ARD
TABLEAU N°1 : LISTE DES VICTIMES CIVILES
EXECUTEES
PAR LES TROUPES GOUVERNEMENTALES :
239 VICTIMES
N°
|
NOM
|
|
|
|
|
I) DISTRICT DE
DJIBOUTI : 51 victimes |
|
01 |
ABDALLAH YAYO IBRAHIM |
|
|
|
|
02 |
ABDOULKADER MOHAMED ISSA |
|
|
|
|
03 |
ADEN CHEIKO HAMAD |
|
|
|
|
04 |
ADEN DIHIBO MOUSSA |
|
|
|
|
05 |
AHMED MOMINE BAGUILA |
|
|
|
|
06 |
ALI ABDALLAH GOURATE |
|
|
|
|
07 |
ALI ADAM AHMED |
|
|
|
|
08 |
ALI ADAM ALI |
|
|
|
|
09 |
ALI AKANE ARSO |
|
|
|
|
10 |
ALI ALELOU ASSOWE |
|
|
|
|
11 |
ALI ARERO ALI |
|
|
|
|
12 |
ALI CHEIKO HAMAD |
|
|
|
|
13 |
ALI HAMAD DOULLA |
|
|
|
|
14 |
ALI HOUSSEIN HAROUN |
|
|
|
|
15 |
ALI KABIR MANDAYTOU |
|
|
|
|
16 |
ALI MOHAMED WE’O |
|
|
|
|
17 |
ALI SAID MOHAMED |
|
|
|
|
18 |
ALI WALI MOHAMED |
|
|
|
|
19 |
ARISSO ONDE ARISSO |
|
|
|
|
20 |
BERO DAOUD ANGADO |
|
|
|
|
21 |
FOSSEYA MOHAMED OSMAN |
|
|
|
|
22 |
GANIBO IBRAHIM YASSO |
|
|
|
|
23 |
HABILE MOMINE BAGUILA |
|
|
|
|
24 |
HASNA ALI AYOUB |
|
|
|
|
25 |
HASNA SAID MOHAMED |
|
|
|
|
26 |
HASSAN ABDOU ABOUBAKER |
|
|
|
|
27 |
HASSAN ALI ABOUBAKER |
|
|
|
|
28 |
HASSAN FILADERO HASSAN |
|
|
|
|
29 |
HASSAN HAMID |
|
|
|
|
30 |
HERE ALI YASSO |
|
|
|
|
31 |
HOUSSEIN IBRAHIM MOHAMED |
|
|
|
|
32 |
IDRISS LALE ALI |
|
|
|
|
33 |
KILO YACIN ALI |
|
|
|
|
34 |
MALIK ALI MOHAMED |
|
|
|
|
35 |
MISERA BOUCHRA CHOUMA |
|
|
|
|
36 |
MOHAMED ALI AHMED |
|
|
|
|
37 |
MOHAMED ALI OMAR |
|
|
|
|
38 |
MOHAMED HOUMED MOHAMED |
|
|
|
|
39 |
MOHAMED MOUSSA MOHAMED |
|
|
|
|
40 |
MOHAMED MOUSSA WAAYE |
|
|
|
|
41 |
MOHAMED OSMAN IBIRO |
|
|
|
|
42 |
MOHAMEDALI HOUSSEIN |
|
|
|
|
43 |
MOHAMED ISSE DIMBIHISSE ALI |
|
|
|
|
44 |
MOUSSA ALI MOUSSA |
|
|
|
|
45 |
NOUMANE MOHAMED ABDALLAH |
|
|
|
|
46 |
OMAR MOHAMED KABADE |
|
|
|
|
47 |
OSMAN MOHAMED IBIRO |
|
|
|
|
48 |
OSMAN YOUSSOUF |
|
|
|
N°
|
NOM
|
|
|
|
|
49 |
SAADA AHMED |
|
|
|
|
50 |
SABOLI ABDALLAH GAAS |
|
|
|
|
51 |
SALIHA MOHAMED ALI |
|
|
|
|
|
|
52 |
|
|
|
|
|
53 |
|
|
|
|
|
54 |
|
|
|
|
|
55 |
|
|
|
|
|
56 |
|
|
|
|
|
57 |
|
|
|
|
|
58 |
|
|
|
|
|
59 |
|
|
|
|
|
60 |
|
|
|
|
|
61 |
|
|
|
|
|
62 |
|
|
|
|
|
63 |
|
|
|
|
|
64 |
|
|
|
|
|
65 |
|
|
|
|
|
66 |
|
|
|
|
|
67 |
|
|
|
|
|
68 |
|
|
|
|
|
69 |
|
|
|
|
|
70 |
|
|
|
|
|
71 |
|
|
|
|
|
72 |
|
|
|
|
|
73 |
AFKADDA MOUTOUNA |
|
Non indiqué |
Non indiqué |
|
74 |
ALI HOUMED ALI |
|
10.03.94 |
Non indiqué |
|
75 |
CHEICKO BOURHAN |
35 ans |
1992 à Kalaf |
Père de famille |
|
76 |
DINI HASSAN ABRO |
55 ans |
1991 à Kalaf |
Célibataire |
|
77 |
ELEHATE HASSAN IBRAHIM |
|
Assa-Gayla |
Célibataire |
|
78 |
FATOUMA DILLEYTA SAID |
55 ans |
1993à Garenlé |
Mère de famille |
|
79 |
HASSAN MOHAMED ALI |
38 ans |
1993à Garenlé |
Père de famille |
|
80 |
HOUMED GUEDA ALI |
30 ans |
1993à Garenlé |
Père de famille |
|
81 |
HOUMED IBRAHIM ALI |
|
Lac Assal |
Non indiqué |
|
82 |
HASSAN ALI DEBERKALEH |
|
Terdo |
|
|
83 |
HASSAN MOHAMED ALI |
25ans |
Terdo |
Non indiqué |
|
84 |
ISMAEL ABDALLAH |
|
Terdo |
Non indiqué |
|
85 |
KAMIL MOHAMED ABATE |
Non indiqué |
Dorra |
Non indiqué |
|
86 |
KOYNA AHMED MOHAMED |
41 ans |
18/11/91 Otay |
Mère de famille |
|
87 |
MOHAMED CHEIK BORI |
24 ans |
1993à Dougoum |
|
|
88 |
MOHAMED DIMBIO HOUMED |
45 ans |
1993 à Adaylou |
Non indiqué |
|
89 |
MOHAMED HASSAN HALLOYTA |
|
1993 à Hougoub |
Célibataire |
|
90 |
MOHAMED SEICK BORI |
15 ans |
1992 au Lac Assal |
Non indiqué |
|
91 |
MOUSSA ALI MOHAMED |
20 ans |
1993 Ayri |
Célibataire |
|
92 |
MOSSA ALI HAMADOU |
Non indiqué |
Non indiqué |
Célibataire |
|
93 |
MOHAMED CHEHEM |
Non indiqué |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
94 |
MOUSSA ALI DINI |
Non indiqué |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
95 |
MOHAMED AHMED SANALASSE |
70 ans |
1993 à Garenlé |
Mère de famille |
|
96 |
MOHAMED ALI GUEDA |
62 ans |
1993à Garenlé |
Père de famille |
|
97 |
MOHAMED IISE YOUSSOUF |
32 ans |
1993à Garenlé |
Père de famille |
|
98 |
MOHAMED MERITO OUGOURE |
52 ans |
1993à Garenlé |
Célibataire |
|
99 |
MOUSSA IBRAHIM B. |
25 ans |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
100 |
MOHAMED AHMED |
Non indiqué |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
101 |
MOHAMED IBRAHIM |
35 ans |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
102 |
MOHAMED MEEKO |
Non indiqué |
Terdo |
Non indiqué |
|
103 |
OSMAN ABDALLAH ALI |
61 ans |
23/02/93 à Terdo |
Père de famille |
N°
|
NOM
|
|
|
|
|
104 |
TAYIBA HASSAN ISMAEL |
|
1999 à Ripta |
Mère de famille |
|
105 |
YOUSSSOUF DEBERKALEH ABDO |
Non indiqué |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
106 |
YOUSSOUF HAMID YOUSSOUF |
60 ans |
1999 à Gal’ela |
Père de famille |
|
107 |
AHMED MOHAMED |
Non indiqué |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
108 |
CHEHEM DAUD MOHAMED |
Non indiqué |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
109 |
HASSAN DAOUD MOHAMED |
Non indiqué |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
110 |
HASSAN DAOUD MOUSSA |
Non indiqué |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
111 |
HOUSSEIN IDRISS BARAGOITA |
Non indiqué |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
112 |
ABDOULKADER YOUSSOUF HASSAN |
17 ans |
31/12/93 Day |
Non indiqué |
|
113 |
AHMED ABDALLAH MOHAMED |
39 ans |
1994 au Day |
Non indiqué |
|
114 |
ALI BALLAH YOUSSOUF |
63 ans |
31/12/93 au Day |
Non indiqué |
|
115 |
HAMADOU KAMIL HASSAN |
29 ans |
31/12/93 au Day |
Non indiqué |
|
116 |
HAMADOU MOHAMED HOUMED |
23 ans |
31/12/93 au Day |
Non indiqué |
|
117 |
HASSAN KAMIL ALI |
40 ans |
31/12/93 au Day |
Non indiqué |
|
118 |
MOHAMED ALEO ADOU |
30 ans |
10/07/93 au Day |
Non indiqué |
|
119 |
MOHAMED ALI MOHAMED |
Non indiqué |
31/12/93 au Day |
Non indiqué |
|
120 |
MOHAME D HASSAN ALI |
Non indiqué |
31/12/93 au Day |
|
|
121 |
ALI MOHAMED ALI |
Non indiqué |
Au Day |
Non indiqué |
|
122 |
SITANA ALI MERITO |
Non indiqué |
Au Day |
Non indiqué |
|
123 |
ALI HAMADOU ALI |
Non indiqué |
A Randa |
Non indiqué |
|
124 |
ALI DAOUD ALI |
? |
31/12/93 à Randa |
Non indiqué |
|
125 |
ABAKARI GADITO ALI |
31 ans |
05/09/93 à Randa |
Non indiqué |
|
126 |
ALI HOUMED MOHAMED |
42 ans |
26/06/95 à Randa |
Non indiqué |
|
127 |
HAMADOU DAOUD ALI |
? |
Randa |
Non indiqué |
|
128 |
HASSAN DOUBA ARAMIS |
54 ans |
05.09.93 à Randa |
Non indiqué |
|
129 |
KAMIL HOUMED MOHAMED |
36 ans |
05.09.93 à Randa |
Non indiqué |
|
130 |
OWALI MOHAMED ALI |
Non indiqué |
1994 à Randa |
Non indiqué |
|
131 |
MOHAMED ADOITA IWAD |
Non indiqué |
31.12.93 à Randa |
Non indiqué |
III) DISTRICT DE DIKHIL : 73 victimes
|
|
132 |
ABDALLAH AHMED SABOUM |
Non indiqué |
Hanlé |
Non indiqué |
|
133 |
ABDOULKADER IBRAHIM MOUSSA |
70 ans |
Hanlé |
Non indiqué |
|
134 |
ALLALE HAMAD ADOU |
45 ans |
Hanlé |
Non indiqué |
|
135 |
ALI HASSAN OBAKAR |
Non indiqué |
Hanlé |
Non indiqué |
|
136 |
ALI HEBO HAMAD (GUINILI) |
Non indiqué |
Hanlé |
Non indiqué |
|
137 |
BASSORA ALI |
55 ans |
Hanlé |
Non indiqué |
|
138 |
BORITO ADROUH BORITO |
Non indiqué |
Hanlé |
Non indiqué |
|
139 |
FARAH MOHAMED |
Non indiqué |
Hanlé |
Non indiqué |
|
140 |
IBRAHIM ABDOULKADER IBRAHIM |
17 ans |
Hanlé |
Non indiqué |
|
141 |
IYE HAMAD ALI |
50 ans |
Hanlé |
Non indiqué |
|
142 |
MOHAMED ADROUH BORITO |
45 ans |
Hanlé |
Non indiqué |
|
143 |
MOHAMED HOUMED GOLBA |
Non indiqué |
Hanlé |
Non indiqué |
|
144 |
MOHAMED HOUMED HAMADOU |
Non indiqué |
Hanlé |
Non indiqué |
|
145 |
MOUSSA ALI MOUSSA |
Non indiqué |
Hanlé |
Non indiqué |
|
146 |
OBAKAR MOHAMED FARAH |
Non indiqué |
Hanlé |
Non indiqué |
|
147 |
ROBLEH MOHAMED ABDALLAH |
Non indiqué |
Hanlé |
Non indiqué |
|
148 |
WAIS HOUMED WAIS |
Non indiqué |
Hanlé |
Non indiqué |
|
149 |
ABDALLAH HAMAD MOHAMED |
70 ans |
Gourabous |
Non indiqué |
|
150 |
ABDO IBRAHIM |
30 ans |
Gourabous |
Non indiqué |
|
151 |
ALI ADROUH |
Non indiqué |
Gourabous |
Non indiqué |
|
152 |
AMBARO ASSOWE |
80 ans |
Gourabous |
Non indiqué |
|
153 |
AMBARO HAMAD |
Non indiqué |
Gourabous |
Non indiqué |
|
154 |
MOHAMED ALI HERRA |
Non indiqué |
Gourabous |
Non indiqué |
|
155 |
MOHAMED HAMAD MOUSSA |
70 ans |
Gourabous |
Non indiqué |
|
156 |
MOHAMED HOUMED ALI |
26 ans |
Gourabous |
Non indiqué |
|
157 |
MOHAMED HOUMED ALI |
Non indiqué |
Gourabous |
Non indiqué |
|
158 |
OBAKAR ALI ARAITA |
18 ans |
Gourabous |
Non indiqué |
|
159 |
OBAKAR MOHAMED FARAH |
18 ans |
Gourabous |
Non indiqué |
|
160 |
OMAR HASSAN YACOUB |
Non indiqué |
Gourabous |
Non indiqué |
|
161 |
ROBLEH KIOU YACOUB |
Non indiqué |
Gourabous |
Non indiqué |
|
162 |
ADEN HOUMED ADEN |
Non indiqué |
Karta |
Non indiqué |
|
163 |
AHADO IDRISS HASSAN |
Non indiqué |
Karta |
Non indiqué |
|
164 |
ALBOLI GOHAR |
70 ans |
Karta |
Non indiqué |
|
165 |
ASSIA HAMADOU ALI |
70 ans |
Karta |
Non indiqué |
|
166 |
GOHAR HAMADOU MOHAMED |
17 ans |
Karta |
Non indiqué |
|
167 |
HASSAN IDRISS HASSAN |
Non indiqué |
Karta |
Non indiqué |
|
168 |
HASSAN OUDOUM GOHAR |
Non indiqué |
Karta |
Non indiqué |
|
169 |
MADINA GOHAR MOUSSA |
65 ans |
Karta |
Non indiqué |
|
170 |
MOUMINA MOHAMED BARKAT |
Non indiqué |
Karta |
Non indiqué |
|
171 |
SAIDA AHMED SEICKO |
Non indiqué |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
172 |
|
Non indiqué |
Yoboki |
Non indiqué |
|
173 |
ABDO BOLOCK HAMAD |
Non indiqué |
Yoboki |
Non indiqué |
|
174 |
ABDO HAMAD |
Non indiqué |
Yoboki |
Non indiqué |
|
175 |
AHMED MOUSSA AHMED |
Non indiqué |
Yoboki |
Non indiqué |
|
176 |
DOUALE ALOITA ISSE |
25 ans |
Yoboki |
Non indiqué |
|
177 |
HAMED ABAKARI SAID |
70 ans |
Yoboki |
Non indiqué |
|
178 |
HAMADOY DITHERMA |
Non indiqué |
Yoboki |
Non indiqué |
|
179 |
HAMADOU ALI HAMADOU |
Non indiqué |
Yoboki |
Non indiqué |
|
180 |
HALIMA MOHAMED HASSAN |
Non indiqué |
Yoboki |
Non indiqué |
|
181 |
HASSAN FARAH MEEKE |
Non indiqué |
Yoboki |
Non indiqué |
|
182 |
LACK ‘O KABIR HOUMED |
Non indiqué |
Yoboki |
Non indiqué |
|
183 |
MOHAMED ADOU ROBLEH |
Non indiqué |
Yoboki |
Non indiqué |
|
184 |
MOHAMED ARAITA HAMADOU |
Non indiqué |
Yoboki |
Non indiqué |
|
185 |
MAHAMED BOLOCK HAMAD |
Non indiqué |
Yoboki |
Non indiqué |
|
186 |
MOHAMED GERO (As Baragoïta) |
Non indiqué |
Yoboki |
Non indiqué |
|
187 |
MOHAMED HAMADOU SAID |
Non indiqué |
Yoboki |
Non indiqué |
|
188 |
MOUSSA HEBANO |
60 ans |
Yoboki |
Non indiqué |
|
189 |
ORBISSO IBRAHIM HAMAD |
Non indiqué |
Yoboki |
Non indiqué |
|
190 |
ROBLEH ARAMIS ITHO |
Non indiqué |
Yoboki |
Non indiqué |
|
191 |
ORBIS MOHAMED HOUMED |
Non indiqué |
Yoboki |
Non indiqué |
|
192 |
DAOUDE ALOITA |
Non indiqué |
Yoboki |
Non indiqué |
|
193 |
ABOUBAKER ARBAHINLE |
Non indiqué |
Gagadé |
Non indiqué |
|
194 |
GOUNDOUS MOUSSA IBADO |
80 ans |
Gagadé |
Non indiqué |
|
195 |
HAMADOU KAKO HAMADOU (Arabtou) |
Non indiqué |
Gagadé |
Non indiqué |
|
196 |
IBIDE MOHAMED ADOU |
93 ans |
Gagadé |
Non indiqué |
|
197 |
OUDOUM GOHAR SEKO |
Non indiqué |
Gagadé |
Non indiqué |
|
198 |
MADINA MOUSSA |
90 ans |
Gagadé |
Non indiqué |
|
199 |
ABAKAR OTBAN MAHAMED |
Non indiqué |
Dawdawya |
Non indiqué |
|
200 |
ALI HOUMED ARKAIDAYTOU |
70 ans |
Allouli |
Non indiqué |
|
201 |
FATOUMA ALI MOHAMED |
30 ans |
Allouli |
Non indiqué |
|
202 |
KAMMIS MHAMED YOUSOUF |
Non indiqué |
Dawdawya |
Non indiqué |
|
203 |
MOMINA OUDOUM GOHAR |
55 ans |
Allouli |
Non indiqué |
|
204 |
MADINA MOUSSA MOHAMED |
15 ans |
Dawdawya |
Non indiqué |
IV) DISTRICT D’OBOCK : 17 victimes
|
|
205 |
ALI MOHAMED IBRAHIM |
45ans |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
206 |
FATOUMA ALI MOHAMED |
70ans |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
207 |
ALI MOHAMED ALI |
50ans |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
208 |
BOURHAN GAZARMOHAMED |
48 ans |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
209 |
ABDO IBRAHIM KASSIM |
25 ans |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
210 |
ALI HAMADOU IBRAHIM |
70 ans |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
211 |
HASNA MOHAMED ALI |
45 ans |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
212 |
KASSIM BOURHAN ALI |
60 ans |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
213 |
MARYAM EBO MOHAMED |
30 ans |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
214 |
MAYAM HOUMED YACIN |
19 ans |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
215 |
MOHAMED BOURHAN |
30 ans |
Non indiqué |
Non indiqué |
N°
|
NOM
|
|
|
|
|
216 |
MOHAMED CHEHEM ALI |
62 ans |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
217 |
MOLA OMAR MOLA |
35 ans |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
218 |
OMAR HOUMED ALI |
58 ans |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
219 |
HASNA MOHAMED ALI |
Non indiqué |
Non indiqué |
Mère de famille |
|
220 |
SALEH AHMED KASSIM |
30 ans |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
221 |
HAMADOU KADAFO ALI |
37 ans |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
IV) ZONE
NON-INDIQUEE : 18 victimes |
|
222 |
ABDALLAH AHMED MOHAMED |
Non indiqué |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
223 |
ABDO IBRAHIM KABIR |
Non indiqué |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
224 |
AHMED MOHAMED SALAH |
Non indiqué |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
225 |
AHMED OMAR |
Non indiqué |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
226 |
ALI HAMADOU ALSALE |
Non indiqué |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
227 |
ALI MOHAMED IBRAHIM |
Non indiqué |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
228 |
ALI MOHAMED ABOKAR |
Non indiqué |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
229 |
BOURHAN AHMED GOLBA |
Non indiqué |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
230 |
BOLKA MOHAMED AHMED |
Non indiqué |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
231 |
HANFARE AIDAHISS IBRAHIM |
Non indiqué |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
232 |
FATOUMA BOURHAN |
Non indiqué |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
233 |
IBRAHIM OMAR MOLA |
Non indiqué |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
234 |
MOHAMED AHMED YACOUB |
Non indiqué |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
235 |
MOHAMED BOURHAN AHMED |
Non indiqué |
Non indiqué |
Non indiqué |
|
236 |
HASSAN MOHAMED ALI |
Non indiqué |
Victime d’une mine |
Non indiqué |
|
237 |
MOHAMED ANGADO HASSAN |
Non indiqué |
Victime d’une mine |
Non indiqué |
|
238 |
|
Non indiqué |
Victime d’une mine |
Non indiqué |
|
239 |
ALI ANGADO ALI |
Non indiqué |
Victime d’une mine |
Non indiqué |
TABLEAU N° 2 : LISTE DES FEMMES VIOLEES
PAR LES TROUPES GOUVERNEMENTALES : 16 VICTIMES
|
Les noms des femmes
violées ne seront pas divulgués ici, conformément à la
demande exprimée par les victimes. Seule l’enceinte
judiciaire connaîtra de leurs situations. |
TABLEAU N° 3 : LISTE DES CIVILS TORTURES
PAR LES TROUPES GOUVERNEMENTALES : 13 VICTIMES
N°
|
NOM |
AGE |
DATE ET LIEU DE TORTURE |
SITUATION FAMILIALE |
|
01 |
AMINA OTBAN MOHAMED |
? |
06.09.93 à Randa |
Célibataire |
|
02 |
ABDO MOUSSA GAMMA |
40 ans |
1993 à Madgoul |
Père de famille |
|
03 |
OTBAN YOUSSOUF OTBAN |
35 ans |
1993 à Soudda |
Père de famille |
|
04 |
MOHAMED SOLMA DAOUD |
40 ans |
1993 à Dorra |
Père de famille |
|
05 |
KAMIL MAHAMALLE KAMIL |
40 ans |
1993 à Dorra |
Père de famille |
|
06 |
ALI MOHAMED ALI |
30 ans |
1993 à Dorra |
Célibataire |
|
07 |
NASRO MOHAMED IBRAHIM |
19 ans |
1998 à Tadjourah |
Célibataire |
|
08 |
KAMIL MOHAMED AHMED |
16 ans |
1993 à Randa |
Célibataire |
|
09 |
AKAMAR MOUSSA HALLOUTA |
27 ans |
1992 à Hougoub |
|
|
10 |
KAMIL ADOU HOUMED |
28 ans |
1992 à Hougoub |
Célibataire |
|
11 |
MOHAMED BOURHAN MOUSSA |
29 ans |
1992 à Kalaf |
Célibataire |
|
12 |
DJOUMA ABDOULKADER HAMZA |
24 ans |
1995 à Tadjourah |
Célibataire |
|
13 |
HOUMED HASSAN ALI |
43 ans |
1993 à Kalaf |
|
TABLEAU N° 4 : LISTE DES CIVILS HANDICAPES SUITE AUX
TORTURES INFLIGEES
PAR LES TROUPES GOUVERNEMENTALES : 6 VICTIMES
|
N° |
NOM |
AGE |
DATE ET LIEU DE TORTURE |
SITUATION FAMILIALE |
|
01 |
SOULEYMAN ALI
MOHAMED
|
|
|
|
|
02 |
IBRAHIM MOHAMED IBRAHIM |
|
|
|
|
03 |
MOHAMED AHMED ABOUBAKER |
|
|
|
|
04 |
CHEHEM OMAR MOHAMED |
|
|
|
|
05 |
AHMEDMOUSSE
AHMED
|
|
|
|
|
06 |
AHMED MOHAMED AHMED |
|
|
|
TABLEAU N° 5 : LISTE DES CIVILS BLESSES
PAR LES TROUPES GOUVERNEMENTALES : 29 VICTIMES
|
N° |
NOM |
AGE |
DATE ET LIEU |
SITUATION FAMILIALE |
|
01 |
AMINA HOUSSEIN |
|
|
|
|
02 |
MOHAMED HOUMED ALSALE |
|
|
|
|
03 |
ALI AHMED MOHAMED
dit HARSA |
|
|
|
|
04 |
AHMED MOHAMED AHMED |
|
|
|
|
05 |
MOHAMED HOUMED YOUSSOUF |
|
|
|
|
06 |
ASSIA DINI HOUMED |
|
|
|
|
07 |
HASSAN HAMADOU ALI |
|
|
|
|
08 |
NORE OMAR |
|
|
|
|
09 |
ALI MOHAMED KAMIL |
|
|
|
|
10 |
HASSAN MOHAMED HAMADOU |
|
|
|
|
11 |
MOHAMED MOUSSA RAGUEH |
|
|
|
|
12 |
KADDIGA OUTTO |
|
|
|
|
13 |
MARIAM ABDO MOHAMED |
|
|
|
|
14 |
NIHMA |
|
|
|
|
15 |
KADIDJA ALI HAISSAMA |
|
|
|
|
16 |
MOHAMED HANFARE AIDAHISS |
|
|
|
|
17 |
SALEH MOHAMED BOURHAN |
|
|
|
|
18 |
MOUKHA ADOYTA |
|
|
|
|
19 |
HOUSSEIN AHMEDMOHAMED |
|
|
|
|
20 |
ABDO ISSE KAMIL |
|
|
|
|
21 |
OBAKAR MOHAMED FARAH |
|
|
|
|
22 |
MOHAMED ADROUH MOHAMED |
|
|
|
|
23 |
ALI HAMAD ADEN |
|
|
|
|
24 |
SAID HAMAD MOHAMED |
|
|
|
|
25 |
YOUSSOUF YAKAMI HOUMED |
|
|
|
|
26 |
HOUMED ALI BONTO |
|
|
|
|
27 |
HASNA HAMADOU MOHAMED |
|
|
|
|
28 |
AHMED MOUSSE AHMED |
|
|
|
|
29 |
AHMED MOHAMED AHMED |
|
|
|
Lire
ardhd.org à Djibouti malgré la censure gouvernementale
Depuis plusieurs semaines, le
gouvernement d’Ismaël Omar Guelleh a décidé de censurer de
nombreux sites d’information renseignant sur Djibouti. Une
atteinte grave est portée ainsi à la liberté de s’informer
des Djiboutiens
Parmi les sites touchés, l’Association
pour le respect des droits de l’homme à Djibouti, la célèbre
ardhd, accessible traditionnellement à l’adresse www.ardhd.org,
a décidé de résister en mettant en place un moyen de continuer
d’adresser ses publications aux internautes de Djibouti.
Pour ce faire, l’association vous offre un abonnement
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politique
soutient l’ardhd ainsi que tous les sites d'information
interdits à Djibouti.
Convention
entre les gouvernements djiboutien et français
parue au J.O.
français du 12 janvier 2006
J.O n° 10 du 12 janvier
2006 page 473 texte n° 2
Décret n° 2006-30 du 5
janvier 2006 portant publication de la Convention entre le
Gouvernement de la République française et le Gouvernement de
la République de Djibouti relative à la situation financière
et fiscale des forces françaises présentes sur le territoire
de la République de Djibouti, signée à Djibouti le 3 août 2003
(1)
NOR:
MAEJ0530101D
Le Président de la
République,
Sur le rapport du
Premier ministre et du ministre des affaires étrangères,
Vu les articles 52 à 55
de la Constitution ;
Vu la loi n° 2004-1235
du 22 novembre 2004 autorisant l’approbation de la Convention
entre le Gouvernement de la République française et le
Gouvernement de la République de Djibouti relative à la
situation financière et fiscale des forces françaises
présentes sur le territoire de la République de Djibouti ;
Vu le décret n° 53-192
du 14 mars 1953 modifié relatif à la ratification et à la
publication des engagements internationaux souscrits par la
France ;
Vu le décret n° 85-1138
du 24 octobre 1985 portant publication de la convention
relative au concours en personnel apporté par la République
française au fonctionnement des services publics de la
République de Djibouti (ensemble cinq annexes et un échange de
lettres), signée à Paris le 28 avril 1978 ;
Vu le décret n° 85-1171
du 5 novembre 1985 portant publication du protocole provisoire
fixant les conditions de stationnement des forces françaises
sur le territoire de la République de Djibouti après
l’indépendance et les principes de la coopération militaire
entre le Gouvernement de la République française et le
Gouvernement de la République de Djibouti, signé à Djibouti le
27 juin 1977,
Décrète :
Article 1
La Convention entre le
Gouvernement de la République française et le Gouvernement de
la République de Djibouti relative à la situation financière
et fiscale des forces françaises présentes sur le territoire
de la République de Djibouti, signée à Djibouti le 3 août
2003, sera publiée au Journal officiel de la République
française.
Article 2
Le Premier ministre et
le ministre des affaires étrangères sont chargés, chacun en ce
qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera
publié au Journal officiel de la République française.
Fait à Paris, le 5
janvier 2006.
Jacques Chirac
Par le Président de la
République :
Le Premier ministre,
Dominique de Villepin
Le ministre des
affaires étrangères,
Philippe Douste-Blazy
(1) La présente
convention est entrée en vigueur le 22 septembre 2005.
C O N V E N T I O N
ENTRE LE
GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE ET LE GOUVERNEMENT DE
LA RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI RELATIVE À LA SITUATION FINANCIÈRE
ET FISCALE DES FORCES FRANÇAISES PRÉSENTES SUR LE TERRITOIRE
DE LA RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI
Le Gouvernement de la
République française, d’une part, le Gouvernement de la
République de Djibouti, d’autre part, ci-après désignées « les
Parties »,
Considérant le
protocole provisoire fixant les conditions de stationnement
des forces françaises sur le territoire de la République de
Djibouti après l’indépendance et les principes de coopération
militaire entre le Gouvernement de la République française et
le Gouvernement de la République de Djibouti du 27 juin 1977 ;
Considérant la
convention relative au concours en personnel apporté par la
République française au fonctionnement des services publics de
la République de Djibouti du 28 avril 1978 ;
Considérant l’accord de
confirmation entre le Gouvernement de la République de
Djibouti et le Gouvernement de la République française du 21
janvier 1999 ;
Désireux, par souci de
clarté et de simplification, de préciser la situation
financière et fiscale des forces françaises présentes sur le
territoire de la République de Djibouti (ci-après désignées «
FFDj »),
sont convenus des
dispositions suivantes :
Article 1er
Le Gouvernement de la
République française s’engage à assurer au Gouvernement de la
République de Djibouti, au titre de la présence des FFDj sur
son territoire, une contribution forfaitaire de trente
millions d’euros par année civile.
Cette présence recouvre
l’occupation par les FFDj de l’ensemble des emprises
immobilières que met à leur disposition le Gouvernement de la
République de Djibouti, l’utilisation des terrains de
manoeuvre et des champs de tir, l’utilisation du réseau
routier, ainsi que la vie courante du personnel civil et
militaire relevant du ministère français de la défense.
Article 2
Cette contribution
annuelle de trente millions d’euros comprend :
- le montant annuel de
l’impôt sur le revenu du personnel des FFDj, impôt prévu par
l’article 7 du protocole de 1977 précité, tel que défini à
l’annexe 5 de la convention de 1978 précitée ;
- le montant annuel des
taxes intérieures de consommation acquittées par les FFDj,
telles que définies au paragraphe C de l’annexe 2 à l’accord
de confirmation du 21 janvier 1999 précité ;
- le montant annuel de
l’aide fournie au ministère djiboutien de la défense ;
- le montant annuel des
actions civilo-militaires réalisées au profit de la population
civile djiboutienne ;
- pour le solde, la
somme libératoire des taxes et des prélèvements actuellement
acquittés par les FFDj et visés à l’article 6 de la présente
convention, y compris ceux visés à l’article 3 du protocole de
1977 précité.
Le montant annuel des
soins actuellement fournis gratuitement par le CHA Bouffard
aux forces armées djiboutiennes (FAD) et à la gendarmerie
ainsi qu’à leur famille directe n’est pas compris dans la
contribution annuelle susvisée.
Article 3
L’impôt sur le revenu
du personnel des FFDj fait l’objet d’un paiement mensuel par
le trésorier près l’ambassade de France à Djibouti. Ce dernier
établit le bilan des versements intervenus au cours de l’année
au plus tard le 31 janvier de l’année suivante.
Les sommes versées
annuellement par les FFDj au titre des taxes intérieures de
consommation définies à l’article 2 sont comptabilisées par
les FFDj, qui en établissent un bilan au plus tard le 31
janvier de l’année suivante.
Article 4
Le montant de l’aide
annuelle fournie au ministère djiboutien de la défense est de
cinq millions d’euros. Elle fait l’objet de deux versements de
deux millions d’euros chacun, les 28 février et 30 juin et
d’un versement de un million d’euros le 31 octobre.
Cette aide, notamment
destinée à l’acquisition de matériel français, exclut toute
contribution financière ou matérielle des FFDj au
fonctionnement des FAD et de la gendarmerie.
Article 5
Chaque année, les FFDj
effectuent des actions civilo-militaires au profit de la
population djiboutienne, selon un programme pluriannuel
valorisé et établi par les FFDj en relation avec les autorités
djiboutiennes, pour un montant de deux cent mille euros
annuel.
Les FFDj établissent le
bilan financier des actions réalisées au cours de l’année, au
plus tard le 31 janvier de l’année suivante.
Article 6
1. En application de
l’article 2 de la présente convention, le Gouvernement de la
République française verse au Gouvernement de la République de
Djibouti une somme libératoire de toutes les taxes et leurs
accessoires, ainsi que des prélèvements, actuellement
acquittés par les FFDj, notamment :
- taxes d’aéroport ;
- taxes portuaires ;
- taxes d’exploitation
des télécommunications et redevances des fréquences
radioélectriques ;
- indemnité
compensatrice du bureau postal militaire ;
- revenu d’usufruit et
redevances domaniales sur les logements domaniaux ;
- taxes sur les
produits pétroliers ;
- taxe d’enlèvement des
ordures ménagères ;
- vignette automobile
des véhicules appartenant aux FFDj ;
- patentes des « PPI »
(parties prenantes individuelles).
2. De son côté, le
Gouvernement de la République de Djibouti :
a) Délivre aux FFDj
tout document attestant des mises en oeuvre particulières de
l’effet libératoire de la somme visée à l’article 6.1 ;
b) Ne peut exiger des
FFDj le paiement des taxes et prélèvements définis ci-dessus
ainsi que des taxes accessoires, annexes et surtaxes ;
c) S’engage à maintenir
la qualité des prestations objet des taxes ci-dessus ;
d) Renonce à prévoir
toute imposition supplémentaire affectant les FFDj et le
personnel civil et militaire relevant du ministère français de
la défense ;
e) S’engage à faciliter
l’introduction des produits importés sur son territoire et à
les mettre à disposition des FFDj sous deux jours ouvrés, à
compter du dépôt par les FFDj de la déclaration en douane ;
les contentieux éventuels sont réglés a posteriori ;
f) S’engage à faciliter
l’exécution des formalités administratives relatives aux
conditions de séjour du personnel des FFDj et de leurs
familles ;
g) S’engage à étudier
avant la fin de la première année d’application de la présente
convention, dans le cadre d’une commission mixte composée de
représentants du ministère djiboutien des finances et des FFDj
l’impact économique et social, les modalités, calendrier et
programmation, de l’augmentation du nombre de logements
domaniaux visant à une parité avec les logements
conventionnés.
Article 7
1. Le montant de la
somme libératoire de taxes et prélèvements correspond chaque
année à la différence entre :
- d’une part, le
montant de trente millions d’euros de la contribution
forfaitaire annuelle prévue à l’article 1er de la présente
convention ;
- et, d’autre part,
pour l’année considérée, le montant cumulé :
- du produit de l’impôt
sur le revenu du personnel des FFDj versé durant l’année ;
- du produit des taxes
intérieures de consommation, telles que définies à l’article
2, versées durant l’année par les FFDj ;
- de l’aide totale
apportée au ministère djiboutien de la défense au cours de
l’année ;
- du montant des
actions civilo-militaires menées par les FFDj au cours de
l’année.
Le montant définitif de
la somme libératoire est arrêté au plus tard à la fin du mois
de janvier de l’année suivante compte tenu du montant prévu à
l’article 4 ci-dessus concernant l’aide annuelle au ministère
djiboutien de la défense et des bilans prévus aux articles 3
et 5 ci-dessus concernant respectivement l’impôt sur le
revenu, les taxes intérieures de consommation et les actions
civilo-militaires.
2. Ce montant est
diminué des frais occasionnés aux FFDj par le non-respect des
obligations contractées par le Gouvernement de la République
de Djibouti à l’article 6.2 (e) de la présente convention.
3. Le paiement de la
somme libératoire de taxes et prélèvements donne lieu au
versement de trois acomptes, le premier d’un montant de six
millions d’euros, versé le 28 février de l’année, les deux
suivants d’un montant de cinq millions d’euros chacun, versés
le 30 juin et le 31 octobre de l’année et à un ajustement,
l’année suivante, sur le montant définitif arrêté conformément
aux dispositions du présent article. Cet ajustement intervient
avec le versement du deuxième acompte de l’année en cours,
celui-ci étant majoré ou réduit selon que le solde à
régulariser est positif ou négatif.
Article 8
Le Gouvernement de la
République française s’engage au cours de la première année
d’application de la présente convention à compléter le montant
des sommes versées l’année précédente, au titre du protocole
de 1977 précité et au titre d’une aide exceptionnelle, jusqu’à
concurrence d’une contribution de trente millions d’euros
égale aux contributions annuelles prévues par la présente
convention.
Le montant de ce
complément correspond à la différence entre :
- d’une part, le
montant de trente millions d’euros ;
- et, d’autre part, le
montant cumulé, versé au cours de l’année précédente :
- de l’aide fournie aux
FAD et à la gendarmerie, en application de l’article 2 du
protocole provisoire du 27 juin 1977 précité ;
- du montant des
actions civilo-militaires réalisées au profit de la population
civile djiboutienne ;
- du montant de l’impôt
sur le revenu du personnel des FFDj, impôt prévu par l’article
7 du protocole de 1977 précité, tel que défini à l’annexe 5 de
la convention du 28 avril 1978 précitée ;
- du montant des taxes
et prélèvements versés par les FFDj ;
- et du montant de
l’aide exceptionnelle.
Ce complément fait
l’objet d’un versement trois mois après l’entrée en vigueur de
la présente convention.
Article 9
Les deux Parties
renoncent à tout litige relatif à l’interprétation ou à
l’application des dispositions fiscales en vigueur
antérieurement à l’entrée en vigueur de la présente
convention.
Article 10
Les Parties évaluent
annuellement et conjointement la mise en oeuvre de la présente
convention au cours du premier trimestre de chaque année.
A cette occasion, un
bilan de l’utilisation de l’aide annuelle versée au ministère
djiboutien de la défense, en application de l’article 2 de la
présente convention, est présenté à la partie française.
Article 11
Tout différend relatif
à l’interprétation ou à la mise en oeuvre des dispositions de
la présente convention est réglé par la voie de négociations
diplomatiques.
Article 12
La présente convention
est conclue pour une durée de neuf ans, reconductible pour une
durée convenue entre les Parties.
La présente convention
entre en vigueur après la réception de la deuxième
notification d’accomplissement des procédures
constitutionnellement requises pour son approbation.
Fait à Djibouti, en
deux exemplaires, en langue française, le 3 août 2003.
Pour le Gouvernement
de la République
française :
Patrick Roussel
Ambassadeur de France
Pour le Gouvernement
de la République de
Djibouti :
Ali Ahdi Farah
Ministre des affaires
étrangères
et de la coopération
Note d'information de la LDDH sur le code du
travail djiboutien
Djibouti, le 12/01/2006

Le Code du travail
djiboutien est-il encore en observation ?
L’Assemblée Nationale avait le 24 décembre
dernier et en deux heures de débat - sous la houlette du
Président Arnaoud - adopté le Projet de loi sur « une
nouvelle version » du Code du Travail. Il est vrai que la
Commission des Lois de l’Assemblée Nationale avait au
préalable fait de son mieux.
Mais reste à savoir si toutes les remarques
pertinentes des Syndicalistes mêmes, ceux qui semblent
proches des Partis de la Mouvance Présidentielle, seront
dans leur esprit retenues, afin d’éviter la mise en
chantier d’un Texte Juridique en régression par rapport à
plusieurs dispositions des Textes d’avant l’Indépendance
et surtout dangereux pour l’avenir des Travailleurs
Djiboutiens, déjà surexploités et harcelés sans cesse par
le Pouvoir Politique.
Le Texte du Code du Travail n’arrive pas à
décoller du Bureau de l’Assemblée Nationale, au risque de
créer la confusion sur les raisons de ce blocage.
Pourtant, l’article 83 du Règlement Intérieur de
l’Assemblée Nationale, chapitre sur le Rapport entre
l’Assemblée et le Gouvernement stipule : « Tout projet ou
proposition voté par l’Assemblée est immédiatement
transmis par le Président de l’Assemblée au Président de
la République »
Quant à l’article 84 il stipule : « Le
Président de la République dispose d’un délai de 15 jours
francs à compter de la date de transmission de la
délibération d’une loi adoptée ». Peut-être le Président
de l’Assemblée Nationale et le Secrétaire du Bureau,
cosignataires des lois, n’ont pas bien saisi, l’importance
du terme : « immédiatement ».
Cette violation de l’article 83 du Règlement
Intérieur par le Président lui-même risque d’être lourde
de conséquence pour un texte d’une aussi grande
importance, qui engage l’avenir des Travailleurs
Djiboutiens déjà surexploités .
Pourquoi avoir adopté aussi rapidement ce texte si c’était
pour ne pas le transmettre dans les délais légaux, c’est à
dire « immédiatement » ?
M. NOEL ABDI Jean-Paul
Vingt tués, des milliers de déplacés dans un
nouveau combat en Somalie
NAIROBI, 12 janv. 2006 (IRIN) - Au moins 20 personnes
ont été tuées et 40 blessées dans une bataille entre clans
dans la ville de Galinsoor dans la région de Galgadud au
centre de la Somalie. Les affrontements auraient déplacé
la population entière de la ville, soit environ 10.000
personnes.Les heurts qui ont commencé mercredi ont apposé
les miliciens de deux sous-clans du principal clan Hawiyé,
les Saad et les Seleeban. Les deux côtés s’accusaient
mutuellement d’avoir commencer.
"Personne ne semble savoir pourquoi ni comment cela a
commencé," a dit Dahir Aflow, un habitant de la ville de
Galkayo, 70 kilomètrs au nord de Galinsoor. Les deux
groupes s'étaient déjà disputés des lieux de pâturage et
des points d’eau depuis 2004. De nombreuses tentatives
destinées à arrêter les hostilités ont échouées.
Des aînés impliqués dans des médiations entre les
protagonistes ont été surpris par la dernière bataille.
L'un d'entre eux, Ali Hashi Mohamed, a indiqué que la
médiation "en était à une étape avancée et se déroulait
très bien". "Nous sommes très perplexes vu la coïncidence
des événements avec l'avancée de la médiation. Je ne sais
quoi dire, à moins qu'il s’agisse d’un hasard malheureux,
"a-t-il dit "Nous continuerons nos efforts et tenterons de
sauver tout ce que nous pourrons".
Aflow a indiqué que les deux côtés ont reconnu que le
nombre de victimes pourrait être beaucoup plus élevé,
"étant donné que la plupart seront enterrés sur place ".
Des femmes et des enfants ont été également tués. Les
affrontements ont baissé d’intensité dans la soirée de
mercredi mais ont repris dans la journée de jeudi avec
l'emploi d’armes lourdes des deux côtés, "comprenant des
canons anti-aériens et des chars"a indiqué M. Aflow.
"D’habitude les clans s'opposaient au moyen de lances
ou des pistolets, mais actuellement ils recourent à
d’important moyens techniques, tels que des mitrailleuses
lourdes," a-t-il dit.
Le Conseil de Ministres du gouvernement fédéral de
transition a exprimé, au cours d’une réunion jeudi, son
regret de voir ce conflit reprendre et a invité les
protagonistes "à résoudre leurs différends par le
dialogue," a dit Abdirahman Dinari, le porte-parole du
gouvernement.
Sources IRIN News, traduit de l'anglais.
Selon l’ONU, la tension diminue le long de
la frontière Ethiopie - Erythrée
Les tensions diminuent le long de la
frontière entre l'Éthiopie et l'Érythrée depuis
qu'Addis-Abeba a accepté d'en retirer des troupes. C'est
ce qu'a fait savoir mercredi un responsable de l'ONU.
Rappelons que Washington a décidé d'envoyer une mission
dans la région pour tenter de régler la question du tracé
de leur frontière commune.
(12/01/2006, Radio Canada international)
Extrait de ISABEL INTELLIGENCE http://www.isabel-intelligence.org
L'Afrique orientale frappée
par la sécheresse et la faim
par
Rodrigue Ngowi
NAIROBI (AP) -- Le
Programme alimentaire mondial (PAM) appelle les donateurs
à l'aide pour les cinq millions de personnes touchées par
la sécheresse en Afrique orientale: dans le nord-est du
Kenya, les femmes et les enfants, privés de tout, mendient
sur le bord des routes, suppliant les automobilistes de
leur donner à boire et à manger.
Les gouvernements et organisations internationales tentent
d'attirer l'attention sur les effets dramatiques de la
sécheresse dans la région. Des évaluations préliminaires
montrent que 2,5 millions de personnes sont affectées au
Kenya, 1,4 million en Somalie, 1,5 million en Ethiopie et
60.000 à Djibouti, selon le PAM.
(…)
A Djibouti, le PAM aide actuellement plus de 47.000
éleveurs de bétail. Avec l'aggravation de la sécheresse,
on craint que ce nombre ne dépasse les 60.000 dans les
mois à venir. En Ethiopie, 1,7 million d'éleveurs,
essentiellement dans le sud, auront besoin d'une aide
alimentaire entre janvier et juin, montre une étude.
Source :
Associated Press AP | 13.01.06
La sécheresse dans la Corne de l'Afrique est
due à la diminution des surfaces boisées, selon le PNUE
NAIROBI, 12 janvier (XINHUANET) -- La sécheresse ravageant
l'est de l'Afrique est due à la diminution des surfaces
boisées, des herbages et d'autres écosystèmes, entraînant
des souffrances pour des millions de personnes, a déclaré
jeudi le directeur du Programme des Nations unies pour
l'environnement (PNUE).
Klaus Toepfer, Directeur exécutif du PNUE, a déclaré
qu'une action urgente était nécessaire pour surmonter la sécheresse qui progresse dans l'est de l'Afrique, menaçant
des millions d'habitants et d'animaux d'élevage.
M. Toepfer a indiqué que la sécheresse était directement
liée aux dégâts que subissent actuellement les forêts, les
prairies, les zones humides et d'autres écosystèmes
fragiles, ainsi qu'au réchauffement climatique.
M. Toepfer a appelé les pays de la région à investir et à
réhabiliter leur capital naturel afin de protéger les
communautés vulnérables contre les futures sécheresses.
Le
PNUE estime que les pays riches doivent soutenir des
programmes visant à réduire la pauvreté et à apporter un développement économique durable tout en prenant des
mesures pour limiter les émissions de combustibles
fossiles qui sont responsables du réchauffement
climatique.
L'ONU estime que les gouvernements doivent prendre des
mesures pour sauver les vies et les moyens de subsistance. Mais ils doivent aussi envisager l'avenir. C'est pourquoi,
il est essentiel que non seulement ils préservent les
forêts, les zones humides et les lacs mais aussi qu'ils
investissent pour leur restauration et leur expansion.
Les soldats américains s'efforcent
d'améliorer le sort de la population à Djibouti
Ils apportent leur
concours aux projets mis sur pied par l'USAID.
Camp Lemonier,
Djibouti - Si les militaires qui se trouvent sur l'un des
fronts importants de la guerre mondiale contre le
terrorisme se battent avec acharnement, ce n'est pas avec
des armes.
« Nous ne
ménageons aucun effort pour la paix », a déclaré le
commandant du Corps expéditionnaire combiné pourla Corne
de l'Afrique (« Combined Joint Task Force-Horn of Africa,
CJTF-HOA ») du Camp Lemonier à Djibouti, le général des
Marines Timothy Ghormley, le 2 janvier, au Service de
presse des forces américaines, ajoutant que ses soldats
n'avaient jamais été contraints à tirer un seul coup de
fusil pour se défendre.
« Un jour,
les Français, eux, ont dû tuer une hyène », a-t-il
souligné, ajoutant que le personnel militaire sous son commandement - Marines, aviateurs, marins et soldats -
œuvraient au renforcement et à la stabilisation des pays
de la région. « Nous
mettons en place les conditions pour la victoire. Nous
évitons une répétition de ce qui se passe en Irak ou en
Afghanistan », a-t-il dit.
Le Corps
expéditionnaire a son quartier général au Camp Lemonier,
mais ses activités couvrent le Yémen, l'Érythrée, l'Éthiopie, le Soudan, le Kenya et l'Ouganda. La Somalie
tombe aussi sous la responsabilité du commandement, mais il n'y est pas actif. La région est immense ; elle
représente en gros un tiers de la superficie des
États-Unis et a 167 millions d'habitants.
Le général
Ghormley ne doute pas que l'organisation terroriste
Al-Qaïda est active en Somalie et que l'organisation terroriste aimerait exporter sa philosophie vers la région
d'Ogaden, qui comprend l'est de l'Éthiopie, Djibouti et
une partie du Kenya, ainsi que le long de la côte
swahilie, vers le Kenya, mais les activités des soldats
américains dans la région l'empêchent de s'y établir.
« Si nous
n'étions pas là, assure-t-il, ils y seraient. J'ignore ce
qu'ils font (Al-Qaïda en Somalie), mais j'aurais du mal à croire que ce soit de bonnes choses. ».
La région
d'Ogaden figure en bonne place dans la stratégie du
commandement. La région est déserte et livrée à elle même.
Elle est très pauvre, et le danger y est tel que l'Agence
des États-Unis pour le développement international (USAID)
n'y maintient aucune présence, une situation qui ne rebute
pas les Marines, qui, a expliqué le général, « vont là où
le danger existe ».
Tous les
soldats qui quittent le camp sont armés, mais la règle
d'engagement est stricte : s'en servir uniquement en cas de légitime défense. Une fois que les militaires ont en
quelque sorte « ouvert la voie », l'USAID peut venir
travailler.
« Nous
entretenons d'excellentes relations de travail avec l'USAID
», a affirmé le général. « L'impact, c'est nous ; la durabilité, c'est eux. Nous construisons une école ; ils
fournissent les enseignants et les livres. »
Les
militaires veillent à changer les impressions de la
population et à la convaincre que les États-Unis ne sont
pas en guerre avec l'islam. « Nous sommes en guerre avec
ceux qui se serviraient d'une idéologie terroriste pour
s'attaquer à notre mode de vie », a-t-il expliqué,
précisant que la mission du Corps n'était pas la lutte
armée, mais « d'influencer l'opinion des gens grâce à
notre présence ».
L'eau est
l'un des moyens d'y parvenir dans l'Ogaden, et un petit
village situé à proximité de Gode, pratiquement au centre
de la région, en a fourni l'occasion. « Une couche de
poussière de 15 cm recouvrait les rues. Il n'avait
sûrement pas plu depuis trente ans », a fait remarquer le
général.
Les
villageois voulaient une pompe pour les aider à tirer de
l'eau de la rivière et acheminer cette eau jusqu'à leurs champs. « Le sergent Chuck McDermott, de l'armée de terre,
est allé acheter une pompe de 14 chevaux et en a fait don
aux villageois », a ajouté le général.
Ce sont ces
derniers qui ont fait les plans du projet d'irrigation et
qui ont installé les tuyaux. Aujourd'hui, ils ont 15 hectares de terres irriguées. Le maïs qu'ils ont planté en
octobre a trois mètres de haut environ. Le groupe a établi
une coopérative et se réserve la moitié de la récolte pour
sa consommation et l'autre pour la vente.
La remise en
état d'un hôpital à Jijiga, la principale ville de la
région, est un autre projet auquel travaillent les
militaires américains. Construit en 1945, l'établissement
n'avait jamais été modernisé. La réfection d'une salle
réservée aux futures mamans et l'installation de l'eau
courante dans l'hôpital sont prévues. « Les gens du coin
pensaient que c'était un miracle et que grâce à nous
l'hôpital était réparé », a expliqué le général.
Tout ce
travail est accompli à bon compte. Les militaires
prodiguent des soins médicaux, dentaires et vétérinaires à divers endroits de la région. Ils creusent des puits,
construisent des ponts, remettent en état des écoles et
des dispensaires ou en construisent. Ils pourraient faire
plus mais, a fait valoir le général, « mon budget n'est
que de 15 millions de dollars par an, c'est peu ».
De l'avis de
ce dernier, si les États-Unis ont une responsabilité à
l'égard de leurs concitoyens, ils en ont une également à
l'égard des gens de la région.
« Je dis à
ceux qui viennent d'être affectés ici que nous ne sommes
pas meilleurs que les gens de la région, que nous sommes
seulement mieux lotis. Ainsi, nous avons la responsabilité
d'aider la population locale à progresser, à passer de la
simple subsistance à la capacité de subvenir à leurs
propres besoins », a conclu le général.
L'écrivain Abdourahman Waberi invité chez
France Culture
Mardi 10 janvier 2006 de 18h30 à 19h30, notre écrivain
national de Djibouti Abdourhman Waberi était l’invité de
Jean Lebrun, journaliste chez France Culture et animateur
à l’émission Travaux publics. Sous le thème « Senghor, la
France et les Etats-Unis d’Afrique », A. Waberi va
présenter son nouveau roman « Etats-Unis d’Afrique »
publié chez Lates le 5 janvier 2006.
Ci-dessous retranscrits, quelques extraits d’une
conversation passionnée avec Jean Lebrun et Jean-Michel Jian.
Lebrun :
Avec 2006 commence l’année Senghor qui parlait déjà de
l’unité de l’Afrique. Invité ce soir Abourahman Waberi.
Alors, premier écrivain djiboutien ?
Waberi :
Non pas tout à fait, mais bon. Puisque la dénomination
Djibouti ou l’Etat de Djibouti n’existe que depuis 1977.
Mais il y avait un écrivain qui s’appelait William Joseph
Farah Syad, que Senghor avait aidé à l’époque et avait
préfacé son œuvre. C’est le premier écrivain de notre
pays.
Lebrun :
Vous publiez chez Lates « Aux Etats-Unis d’Afrique ». On
pourrait parler de normanditude, avec vous. Vous habitez
sous un toit d’ardoise en Normandie.
Waberi:
En tout cas je m’acclimate. J’ai 40 ans, je suis à la
mi-vie de ma vie. J’ai déjà passé 20 ans en Normandie et
20 ans à Djibouti. Je revendique la Normandité tout de
suite.
Lebrun :
Alors parlons des Etats-Unis d’Afrique. Vous imaginez
l’inversion des termes de l’échange. Jean-Michel Jian dit
que Senghor aimait beaucoup l’expression « détérioration
des termes de l’échange ».
Waberi
: Les journalistes disaient aussi "Détérioration des termes
de la chance", exprès pour provoquer l’homme (Senghor).
Lebrun :
Inversion des termes de l’échange, ça c’est l’idée de
génie que vous avez eue, en écrivant ce livre. Alors on
lit un entrefilet dans Le Monde aujourd’hui (10 janvier).
Djibouti, 150.000 personnes menacées de disette. Mais,
vous, vous imaginez Djibouti riche d’un boum gazier
extraordinaire. Tous les pays voisins sont d’ailleurs
aussi riches en ressources naturelles, les produits
sédentaires de l’agriculture qu’on va envoyer dans le
monde entier. Djibouti riche aussi en ressources
intellectuelles.
Waberi:
Oui. Et l’académie mondiale des sciences et de la culture
est à Gorée. Je voulais parler de la réalité. Moi je suis
quelqu’un de romancier, donc je suis un fabuliste d’une
certaine manière, et même un peu des fois moraliste à
l’ancienne. Pour parler du temps présent, j’ai essayé
d’imaginer cette fable en disant : je veux renverser le
monde puisque le monde actuel ne me convient pas. Je vais
lui faire faire un demi-tour sur son axe et peut-être
qu’on va le comprendre davantage.
Lebrun :
L’Afrique est le centre économique et intellectuel du
monde. Senghor aussi était très intéressé par les
questions culturelles. Continuons donc en parlant de la
renaissance culturelle extraordinaire qu’a connue le monde
noir. A vous lire, dans « Aux Etats-Unis d’Afrique », ça
s’appelle la Harlem Renaissance ?
Waberi:
Oui, mais là encore Senghor n’est pas très loin. La Harlem
Renaissance est le mouvement culturel des années 1920 et
1930 qui a donné les grands noms qu’on connaît, à la fois
dans la littérature mais aussi dans le jazz. On sait
toutes les personnes qui ont apporté la révolution du jazz
dans le monde. Cela va donner les hip hop plus tard, si on
continue la métaphore.
Lebrun :
L’Afrique est si riche qu’elle a des infrastructures
extraordinaires. Il faut combien de temps, dans votre
roman, pour aller par l’autoroute de chez vous Djibouti à
Dakar ?
Waberi:
Quelques heures. C’est un peu comme la route 66 de Chicago
à Los Angeles, six heures peut-être.
Lebrun :
La Capitale cinématographique du monde est aussi en
Afrique ?
Waberi
: Oui, c’est Tadjourah, c’est un peu Hollywood. Tadjourah
dans la réalité est un bourg à Djibouti.
Lebrun :
Continuons dans le conte philosophique, ne vous laissez
pas arrêter par la réalité.
Waberi
: Je suis intimidé.
Lebrun :
Mais non, c’est nous qui sommes intimidés par vous,
maintenant que vous êtes constamment et de plus en plus
riche, à tel point que nous autres, toujours d’après votre
roman, nous sommes réduits à la misère. Qu’est-ce qui se
passe en Normandie par exemple. Regardez, là vous êtes à
côté d’un Breton, Jean-Michel Jian, l’Europe étant revenue
à l’état de sauvage, les Bretons et les Normands ont fait
des milices.
Waberi
: Bien sûr, ils se sont éliminés par la guerre. On oublie
souvent qu’il y a des contentieux lourds entre Bretons et
Normands. J’en citerai deux ou trois, il y a le statut du
Mont Saint-Michel, un vieux sujet de conflit. Il y a la
guerre de la sardine, puis il y a quelques conflits
frontaliers. Les uns voulant récupérer Grand-ville, les
autres voulant aller jusqu’à Fougères.
Lebrun :
Et là le vieux fond ethnique breton s’est réveillé et
comme l’Etat français n’est presque plus rien et il y a
sans cesse des guerres de milices et des guerres tribales.
Jean-Michel
Jian : Il y en déjà eu dans les années 1975 chez nous.
Waberi
: Oui et il faut que l’on envoie des casques bleus
nigérian et bangladeshi.
Lebrun :
Et à Paris, capitale de la France à laquelle on accède par
un misérable aéroport.
Waberi
: Oui c’est un tout petit aéroport, il n’a pas de nom.
Lebrun :
Et quand on accède à Paris par cet aéroport, on prend une
sorte de taxi brousse au bord de la Seine, il n’y a plus
de Louis le Grand, et des pinasses pleines de sable et de
farine sont là, et circulent sur la Seine.
Waberi
: Il y a des farines d’origine éthiopienne
Lebrun :
et aussi des transport à dos d’hommes
Waberi
: Oui, ils sont dans une situation dramatique, il faut
aider ces gens-là.
Lebrun :
Et en Afrique, vous commencez à être inquiets par l’afflux
des réfugiés, pas seulement européens mais tout aussi
japonais, caucasiens, l’ensemble de l’Euramérique, comme a
dit Senghor, qui est atteinte de maladies.
Waberi
: Absolument, ils ne survivent qu’avec nos dons. Mais il
faut leur donner des vivres, sinon ils ne vont pas arrêter
de s’entretuer.
Lebrun :
La priorité donc c’est la nourriture.
(…)
Lebrun :
Revenons maintenant à la réalité, Abdourahman Waberi. La
course de vitesse que vous imaginez gagnée par l’Afrique,
la course de vitesse entre l’Occident et l’Afrique, elle a
pour l’heure encore été gagnée, je reprends les termes de
Senghor, par l’Occident. Alors on va en venir aux
personnages de Senghor.
Waberi
: Je suis très lâchement Normand, et à 6000 km de
Djibouti, parce que comme vous le savez maintenant,
Djibouti n’est pas la plus grande démocratie africaine.
Sinon cela se saurait.
Lebrun :
Jean-Michel Jian n’en rirait pas, parce qu’il fait les
tribunes dans les journaux sur la tragédie de la fuite des
cerveaux.
Jean-Michel
Jian : Oui tout à fait, c’est un constat que d’autres
font. Les jeunes africains, devant une université
déplorable, quittent le continent et ne vont pas forcément
en France, ils vont aux Etats-Unis, ils vont au Canada.
Ils délaissent toute cette histoire dont Senghor s’est
nourri, qui est l’histoire française et francophone.
(…)
Communiqué de l'Association Afar en
Angleterre à l'occasion de la fête de l'Aïd



As the Islamic
World & Muslim Communities welcomes the advent of Eid El
Ad'ha,
I would like to
take this greet opportunity to extend to the Afar &
Islamic World my heartfelt congratulations, along with my
best wishes for good health and happiness. I see this
auspicious occasion, which shows Muslims the values of
sacrifice, obedience to God, and self-denial, as an
opportunity for them to realize the strength of their
unity and of the bonds of solidarity that unite them. May
Allah The Almighty show us, as leaders and peoples, the
right path in our endeavour to attain further economic and
social development and prosperity for our people and to
safeguard their land, dignity, identity and heritage.
Regards
Mr. Abdou Youssouf
President of Afar Community Association in UK
Point de Presse du Quai
d'Orsay sur l'Affaire Borrel
Actualités diplomatiques
du ministère des Affaires étrangères
Point de presse du 11 janvier 2006
(...)
3 - ETHIOPIE/ERYTHREE
6 - AFFAIRE BORREL/DJIBOUTI
(...)
3 - ETHIOPIE/ERYTHREE
La France soutient la décision du gouvernement des
Etats-Unis de
dépêcher prochainement une mission en Ethiopie et en
Erythrée visant à
faire avancer le processus de démarcation de la frontière
entre les deux pays
qui est toujours dans l'impasse.
La France rappelle son attachement aux accords de paix
d'Alger
dont la mise en oeuvre intégrale est fondamentale pour
l'équilibre de
la Corne de l'Afrique, région importante et fragile.
Elle engage les deux pays à appliquer sans délai la
décision de
la Commission arbitrale d'avril 2002, dont le caractère final et
obligatoire ne saurait être remis en cause, et à régler
leurs différends.
(...)
6 - AFFAIRE BORREL/DJIBOUTI
(Djibouti a saisi la Cour internationale de Justice,
quelle est votre
réaction ?)
La France a bien pris note du communiqué de presse de la
Cour Internationale de
Justice du 10 janvier. La requête de Djibouti auprès de la CIJ n'a pas encore été
formellement transmise à la France par la Cour. Dès
qu'elle nous aura été officiellement
transmise, elle fera l'objet d'un examen attentif./.
Affaire Borrel: Djibouti
saisit la Cour internationale de justice
AMSTERDAM (AP) -- La République de Djibouti a saisi la
Cour internationale de Justice (CIJ) pour une "prétendue violation" par la France de ses "obligations
internationales" dans le cadre de l'affaire Borrel, selon
un communiqué diffusé mardi par l'instance judiciaire.
Selon la requête déposée lundi par Djibouti, le différend
porte "sur le refus des autorités gouvernementales et judiciaires françaises" de transmettre aux autorités
djiboutiennes le dossier de l'enquête ouverte en France sur la
mort du juge Bernard Borrel en 1995.
Le magistrat a été retrouvé mort et brûlé le 19 octobre 1995
face à l'Ile du Diable à Djibouti. Son épouse, Elisabeth Borrel, soutient que son mari a été assassiné et accuse le
président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh d'être le commanditaire du crime.
Cette version est fermement contestée par Djibouti, où des
premières investigations entreprises après la découverte du
corps du juge ont conclu à son suicide. Cette thèse a été
appuyée par les premiers juges d'instruction français, mais de
récentes expertises médico-légales ont conclu au meurtre.
Djibouti affirme que le refus de transmettre le dossier
constitue une "violation des obligations internationales de la France découlant du traité d'amitié et de coopération signé
entre les deux Etats le 27 juin 1977 et de la convention d'entraide judiciaire en matière pénale entre la France et
Djibouti en date du 27 septembre 1986", précise la Cour internationale de justice.
Les autorités djiboutiennes protestent par ailleurs contre la
convocation par la France de ressortissants djiboutiens bénéficiant d'une protection internationale, dont Ismaïl Omar
Guelleh.
La requête djiboutienne a été transmise au gouvernement
français. La République de Djibouti se dit "confiante" que Paris acceptera de se soumettre à la compétence de la Cour
pour le règlement du présent différend".
Source Associated
Press.
Meeting à l'appel de l'UAD à
Djibouti pour l'Aid-el-Adha
A
l’appel du Président de l’UAD Ismaël Guedi Hared dans son
communiqué du dimanche 8 janvier, le meeting de l’opposition nationale s’est tenu ce mardi béni de l’Aid
el Adha du 10 janvier 2006 à partir de 16h30 dans l’avenue Nasser.
Les
dirigeants de l’Alliance républicaine pour le développement
(ARD), du Mouvement pour le renouveau démocratique et le
développement (MRD) et de l’Union pour la démocratie et la
justice (UDJ) étaient présents aux côtés de militants venus
nombreux sur les lieux.
Le
Secrétaire général adjoint du MRD a prononcé le premier un
discours sur un ton dont il a seul le secret, il a dénoncé
avec force l’absence de l’Etat de droit et exhorté ses
compatriotes à se défendre afin de mettre un terme à la dégradation de leurs conditions d’existence.
Pour l'ARD, Cassim Ahmed a brièvement attiré l'attention
des auditeurs sur un point essentiel : il est difficile de
parler de politique et de vie politique pacifiée sur un
terrain où le pouvoir n'hésite pas à massacrer d'innocents
civils.
Pour sa part, M. Adan Mohamed Abdou, secrétaire général de
l'ARD, a rappelé la disposition de toute l'UAD à participer à toute consultation électorale, dont les
prochaines régionales, pour peu que les exigences posées
par l'UAD soient prises en compte par le régime.
Par ailleurs, le récent scandale relatif à l'octroi,
moyennant argent, de pièces d'identité djiboutienne à des
étrangers impliqués dans des actions terroristes en Europe
a également été abordé par M. Adan. Il a ainsi révélé que
la communauté internationale était sidérée par ce régime
djiboutien qui prive certains de ses concitoyens de la
nationalité djiboutienne et qui n'hésite pas à vendre des
passeports djiboutiens à des étrangers peu recommandables
: cas unique dans les annales, de mémoire de Djiboutien.
Le Président Ahmed Youssouf de l’ARD a ensuite pris la
parole pour longuement exhorter ses compatriotes à un sursaut de militantisme : « la survie de ce régime ne
tient qu'à l'inaction et à l'apathie des uns et des
autres », a rappelé le Président .
Enfin, le Président de l'UAD, M. Ismael Guedi Hared, a
clôturé le meeting par un discours dans lequel il a réfuté
toute possibilité de compromission électoraliste avec ce
régime. De même, il a lancé un vibrant appel à l'unité
d'action de toutes les forces d'opposition, qui doivent
redoubler d'effort et de vigilance pour mettre un terme à
un régime dont la fin de règne est visible pour tous nos
concitoyens.
Le meeting s’est dispersé dans un calme plein de
résolutions citoyennes et militantes pour l’année 2006.
10/01/06 : troisième anniversaire de la
fraude électorale législative du 10/01/03
Document d'archive : la tournée de l'UAD
au lendemain des élections
Bouté hors de l’hémicycle par les
urnes, le RPP s’arc-boute à la fraude.
Le hold-up électoral du 10 janvier
2003 restera gravé dans les mémoires comme étant le sommet
du mépris des aspirations populaires au changement et
l’attitude irresponsable d’un système espérant perdurer
par les fraudes aussi scandaleuses que dangereuses.
Le raz de marée électoral en faveur de
l’opposition que nous annoncions régulièrement dans
« Réalité » a effectivement eu lieu, malgré le refus de
délivrer les cartes électorales, les votes multiples et
l’utilisation massive des ordonnances et autres procurations.
C’est finalement en optant pour le
trucage des chiffres au moyen d’un jeu d’écriture que le
régime a pu proclamer sa victoire, victoire ignorée bien sûr
par l’opposition et la majorité de notre peuple. Dans ces
conditions, la tension restait vive les jours suivant le
scrutin. Et n’eut été le comportement responsable des
dirigeants de l’UAD, des débordements gravissimes étaient à
craindre.
Après 48 heures de mûre réflexion,
l’opposition a décidé l’explication, l’apaisement et la
mobilisation pacifique en attendant d’épuiser toutes les voies
de recours légales afin de faire triompher la vérité en
faisant annuler les résultats mensongers. Dans ce but, nous
avons d’ores et déjà constitué un dossier en béton avec des
preuves irréfutables de fraudes massives et autres
irrégularités dans la préparation, le déroulement et le
dépouillement du vote du 10 janvier 2003.
Djibouti : de toute façon le
meeting aurait eu lieu
C’est donc, confortés par notre
victoire électorale et assurés du soutien populaire, que
nous avons appelé à un rassemblement pacifique le lundi 13
janvier 2003 à l’avenue Nasser. Le régime l’a, dans un
premier temps interdit, craignant des débordements de
toutes sortes de la part d’une population furieuse de la
confiscation illégale de son vote. Devant la détermination
de l’UAD les pouvoirs publics ont finalement autorisé le
meeting d’explication qui fut un franc succès. Des
milliers de militants et sympathisants de l’opposition ont
écouté avec détermination les remerciements et consignes
de l’UAD, et la manifestation s’est achevée vers 18 heures
dans le calme et la bonne humeur.
L’UAD a démontré ce jour là sa capacité
de mobilisation et d’apaisement, sans se départir d’une grande
détermination à recouvrer ses droits bafoués par un régime
d’un autre âge. Poursuivant sa tournée d’explication et de
remerciement, la délégation de l’UAD s’est rendue samedi 18
janvier 2003 à Obock et à Tadjourah avant un déplacement
similaire bientôt dans les deux districts du Sud eux aussi
victimes des fraudes.
Obock plébiscite une deuxième fois
l’UAD
La délégation de l’UAD conduite par le
Président Dini est arrivée tôt samedi matin dans cette ville
sinistrée où dès l’annonce des résultats samedi 11 janvier la
population s’était mobilisée pour exprimer violemment son
rejet du hold-up de l’UMP.
C’est donc avec anxiété et colère que les
Obockois, venus en masse accueillir notre délégation,
attendaient nos explications et consignes. Au cours du grand
rassemblement tenu devant le siège de l’ARD, le Président Dini
et les dirigeants de l’UAD ont réussi avec beaucoup de
sincérité à faire passer leur message d’espoir et de
mobilisation auprès d’une population désespérée qui s’était
pourtant largement prononcée en faveur du changement et de la
réhabilitation proposée par les forces de l’avenir. Les
habitants de ce district ayant particulièrement souffert du
conflit, de la mauvaise gouvernance et du mépris, se sont
sentis insultés par les résultats mensongers proclamés par un
pouvoir qu’ils rejettent. A la fin du meeting, c’est une
population rassurée et joyeuse qui a tenu a raccompagner
jusqu’à l’embarcadère les dirigeants qu’elle a plébiscitée par
son vote du 10 janvier. Merci Obock, ta voix sera entendue et
respectée !
Tadjourah : la ville blanche
intronise l’UAD
C’est une ville quasiment repeinte en
vert avec les affiches de notre programme qui attendait
impatiemment la délégation de l’UAD samedi matin. Dès 10
heures, la population s’était massée à l’escale pour
accueillir nos dirigeants en provenance d’Obock par voie
maritime. Des centaines de jeunes brandissant le programme
vert de l’UAD, des femmes et beaucoup de personnes âgées,
dont certaines venues de l’arrière-pays, chantaient et
dansaient les uns à l’escale, les autres devant le siège
de l’ARD, lieu du rassemblement.
Arrivée vers 11h30, la délégation de l’UAD
avec à sa tête le Président Dini a été portée en triomphe par
une population en liesse qui scandait à tue-tête : « UAD
100% ! » De mémoire de Tadjourien, on n’avait jamais vu un
accueil spontané d’une telle ampleur. Vers midi, c’est sur un
magnifique podium dressé la veille par les militants
enthousiastes de Tadjourah que les dirigeants de l’UAD se sont
adressés à la foule verte. Tour à tour Ali Mahammadé, Ahmed
Youssouf, Mohamed Daoud, Adan Abdou, Ali Mehidal, Kamil
Hassan, Daher Ahmed Farah (DAF), Ismaël Guedi, se sont
exprimés avec émotion, conviction et sincérité. Ils ont
remercié Tadjourah pour avoir massivement choisi le changement
et pour le soutien indéfectible témoigné à l’UAD par une
population qui a voté une deuxième fois le 18 janvier sur la
place de l’indépendance.
En effet, c’est dans ce district que l’UAD
a obtenu des scores sans appel, dans la ville de Tadjourah, à
Randa, Dorra et Sagallou, et surtout au Day où seules les
soldats de la garde présidentielle déployés autour du champ
d’acclimatation du khat présidentiel ont voté UMP. C’est aussi
dans ce district qu’ont été constatées les fraudes les plus
abjectes, à Kalaf, Adaylou, Daffeynaytou, Mounkour, Assa-Gayla,
et Balho.
Prenant à son tour la parole, le
Président Dini a trouvé les mots justes pour rappeler
l’histoire glorieuse de Tadjourah, ville phare de notre pays,
et a remercié sa population déterminée à se débarrasser des
prétendus représentants que le régime tente de lui imposer :
« Vous avez gagné, nous avons gagné grâce à vous, ensemble
nous tournerons la page RPP et construirons un avenir meilleur
pour la jeunesse de Tadjourah et de tout le pays » a-t-il
conclu. Le chef de l’Etat avait raison de dire que « Tadjourah
est là où vibre le cœur de notre pays », comme le reste du
pays, il est désormais clairement démontré que ce cœur bat
pour l’UAD. Aussi, c’est ému par l’incontestable assise
populaire de l’UAD et dégoûté des méthodes frauduleuses du RPP
que M. Houmed Abdoulkader Soultan a décidé de confirmer son
engagement à nos côtés en claquant la porte du parti unique
auquel il a officiellement présenté sa démission. Les
adorables jeunes filles et femmes de Tadjourah, parmi
lesquelles leur locomotive Fato Omar, ont quant à elles
entonné une émouvant et historique « Malabo » à l’adresse de
l’UAD : « Nous avons gagné, ne laissez pas mourir notre
victoire … ».
En début d’après midi, c’est une
population enthousiaste encore plus nombreuse que le matin,
qui a tenu à raccompagner la délégation de l’UAD à l’escale.
Boudant même la vedette du khat arrivée vers 14h30 et qui
attendait encore d’être déchargée à 15 h quand la délégation
de l’UAD embarquait pour Djibouti. Décidément, ce jour-là
personne n’avait le cœur à brouter cette plante pourtant très
prisée. L’euphorisant du jour s’appelait « UAD 100% ! ».
Encore une fois, merci Tadjourah, ville
verte de la dignité confirmée !
Nous n’avons pas le droit de décevoir
notre Peuple ! Nous ne le décevrons pas !
Assajog persiste et signe
Dans le cadre de sa tournée
d’explication et de remerciements dans les districts de
l’intérieur, la délégation de l’UAD conduite par le
Président Dini s’est rendue samedi 25 janvier à Ali-Sabieh,
fière et frondeuse capitale du pays assajog. Arrivé à
quelques kilomètres de la ville, le cortège de l’UAD était
attendu par un comité d’accueil composé de jeunes
militants porteurs de badges en leur nom avec la mention
« UAD Sécurité », « UAD Protocole » ou encore « UAD
Presse ». Preuve que la jeunesse de l’opposition est bien
structurée dans cette région. C’est donc escortés par
cette sympathique équipe que nos dirigeants ont fait leur
entrée remarquée dans cette ville où même les plus simples
passants applaudissaient sur leur passages. Après un
imposant bain de foule, la délégation monte sur le podium
à 11 heures. Danses traditionnelles, chantes partisans,
poèmes militants, tout est parfaitement organisé et
l’ambiance est celle des grands jours. Un talentueux jeune
animateur annonce le programme et tend le micro à Mme Mako
Houssein. Cette grande militante, éloquente et déterminée
chauffe l’assistance par ses diatribes à l’encontre du
régime prédateur, coupable d’un hold-up caractérisé et
mesquin. « La vérité éclatera » conclut-elle avec
conviction.
Le Général Ali Mehidal a estimé pour sa
part qu’Ali Sabieh vient de confirmer son vote réel du 10
janvier et remercie les Assajog pour leur mobilisation en
faveur du changement démocratique.
Puis c’est au tour de Daher Ahmed Farah
(DAF) d’électriser la foule avec des formules dont il a le
secret : « Nos compatriotes d’Obock et de Tadjourah ont
plébiscité l’UAD à 100 % ! A vous voir si nombreux et
enthousiastes, j’ose affirmer qu’Ali-Sabieh est à 100 % à nos
côtés. Me démentirez-vous ? » « Non ! », répondent à l’unission
les Assajog. Ismaël Guedi Hared galvanise à son tour
l’auditoire en affirmant : « Nous avons gagné, vous le
savez bien. Le régime le sait aussi, même si ses médias
continuent à répandre les mêmes mensonges. Le Peuple est à nos
côtés et rien n’est plus important que le soutien populaire
pour faire triompher la vérité. »
Devinant le dernier orateur, la foule
scande « Dini iyyo Diinta ! UAD ! UAD ! ». Prenant le
micro, le Président Dini récite quelques prières et remercie
sincèrement Ali-Sabieh pour son soutien indéfectible à l’UAD,
félicite au passage la jeunesse et les femmes au premier rang
de la lutte pour le changement et contre l’usurpation
frauduleuse du RPP. Puis il a lancé : « Obock et Tadjourah
ont démystifié le régime fraudeur en boudant sa délégation
venue hypocritement les remercier avec les bakchichs. En
ferez-vous de même ? » « Bien sûr ! Ils n’oseront même pas
venir par ici ». Le Président Dini conclut : « Nous
ferons pacifiquement triompher vos droits, encore une fois
merci Assajog ».
Dans l’après midi, les dirigeants de l’UAD
ont reçu une délégation de jeunes venus exposer leurs projets
et visions des choses. Les débats ont été particulièrement
constructifs, tant la jeunesse de ce district est déterminée.
L’avenir elle ne le voit qu’en vert !
Dikhil investit publiquement l’UAD
La ville de l’Unité, victime comme le
reste du pays de la rétention illégale des cartes électorales
et du hold-up, attendait impatiemment la visite de l’UAD pour
crier son rejet du RPP et confirmer son attachement à
l’opposition unie. C’est vers 10 heures dimanche 2 février que
le long cortège de l’UAD est arrivé aux portes de la ville où
l’attendaient des militants enthousiastes. Devant le siège du
MRD, lieu du rassemblement, une foule joyeuse et colorée a
fait une ovation aux dirigeants de l’opposition. Une forte
délégation de militants d’Ali-Sabieh était déjà sur place et
contribuait efficacement à la fête. Comme à l’accoutumée, Mme
Mako Houssein a harangué les Okarois, suivie de MM. Ali
Mehidal, Farah Ali, Ali Mahammadé, Ahmed Youssouf, Adan
Mohamed Abdou, Daher Ahmed Farah (DAF), Ahmed Guirreh, Ismaël
Guedi et enfin Ahmed Dini. Tous ont répété avec beaucoup de
conviction que la mascarade du 10 janvier ne passera pas,
avant d’expliquer la solidité juridique et politique du
dossier de recours déposé au Conseil Constitutionnel. En
remerciant la ville de l’Unité où cohabitent harmonieusement
toutes les composantes de la communauté nationale, ils ont
exhorté les Okarois à consolider cette unité qui fait la
fierté de tout le pays.
Après le meeting, les dirigeants de l’UAD
ont assisté avec admiration à l’exposé détaillé de la
structure des jeunes de l’UAD dans ce district. Une cérémonie
de signature d’un accord de partenariat entre la jeunesse de
Dikhil et celle d’Ali-Sabieh a eu lieu à cette occasion. Les
jeunes de ces deux districts comptent prochainement se rendre
à Obock et Tadjourah pour réaliser une union similaire avec
les jeunes UAD des deux districts du Nord.
Emus par une telle maturité politique,
les dirigeants de l’UAD ont pu constater l’immense espoir de
changement que soulève le projet d’alternance incarné par
l’opposition unie. Nous n’avons pas le droit de décevoir notre
Peuple qui veut s’arracher à sa dramatique condition grâce au
combat démocratique mené par l’UAD. Pendant ce temps, le
régime et ses représentants déphasés continuent à danser sur
un volcan, malgré le sérieux avertissement que le Peuple leur
a adressé en ignorant leurs mensonges et leurs bakchichs
corrupteurs.
Extrait de Réalité n°35 du
22 janvier et n°37 du 5 février 2003.
Note d'information de la Ligue
djiboutienne des droits humains
(LDDH)
Le mercredi 4 janvier 2006 « la Cour,
statuant publiquement, contradictoirement à l'égard des
Partis et en dernier ressort. Reforment, déclare recevable
l'appel formé par le M. Public. Au fond, dit que le délit
de rébellion n'est pas établis à l'encontre de Kamil,
Ibrahim et Ahmed Ali, les relaxe. Déclare Kamil Mohamed,
Ibrahim et Ahmed Ali, coupable des délits de
manifestations illégale et obstruction à la liberté du
Travail. En répression les condamne à 2 mois avec sursis
contre chacun. Déclare les autres prévenus coupable des
menaces et rassemblement sur la voie publique susceptible
de trouble de l'ordre public. En répression, les
condamne à 1 mois avec sursis contre chacun.
Sur les intérêts civils,
déclare recevable la constitution de PC du PAID, le
déboute de toutes ses demandes, fin et conclusion, comme
étant non fondées.
Met les dépens à la charge des Prévenus. » (intégralité du
plumitif : l'écrit manuscrit du plumitif est ci-joint)
Ce Jugement comme tout les anciens Jugements politico
financiers montre l'absence totale de preuves matérielles
et d'argumentations juridiques.
La rapidité dans la rédaction du jugement montre très
clairement la légèreté du Jugement.
La Cour Suprême pourra très prochainement constater que ce
Jugement n'est pas du tout MOTIVE.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) rappelle
qu'en 1996 deux Juges de cette même Cour avaient été
éjectés (par une simple lettre du Ministre de la Justice)
de cette Cour en vue de planifier des procès mascarades
contre des personnalités politiques du GDR-RPP de
l'époque.
Après ces Procès mascarades les deux Juges ont été sans
aucune note écrite réintégrés.
La LDDH se demande si ce triste souvenir a été ressenti
dix ans après ;
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) note avec
déception la mainmise du Pouvoir Exécutif sur la Cour
d'Appel du Tribunal de Djibouti.
1. La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) déplore
la Décision Judiciaire du 4 janvier 2006 de la Cour
d'Appel, qui confirme la politique de répression et de
déstabilisation des libres activités syndicales.
2. Sans Justice, c'est la voie vers l'anarchie.
3. La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance
un Appel Pressant au BIT et à tous les Défenseurs des
Droits de l'Homme d'unir leurs actions pour que des
Décisions fermes soient prises à l'encontre des Autorités
Djiboutiennes, qui harcèlent des Travailleurs djiboutiens
en général et des Travailleurs du Port en particulier.
M. NOEL ABDI Jean-Paul
Communiqué de l'Union pour
l'alternance démocratique (UAD)
(A.R.D, U.D.J, M.R.D)
Djibouti, le 8 janvier 2006
COMMUNIQUE DE PRESSE
Par la voix de son ministre de l’Intérieur chargé de la
Décentralisation, le régime a fixé une nouvelle échéance
pour le déroulement des élections régionales prévues dans
le cadre de la Décentralisation.
L’Union pour l’Alternance Démocratique, interpellée par
une telle annonce et ayant espéré que le report de cette
consultation aurait préfiguré de l’instauration d’une
réelle transparence électorale, faisant encore défaut,
tient à rappeler la cohérence de sa position.
Forte de sa victoire aux élections législatives de janvier
2003 et du succès de sa campagne pour le boycott actif de
l’élection présidentielle d’avril 2005, l’UAD ne craint
aucune liste rivale pour remporter ces élections
régionales, que cette liste soit celle du RPP, de sa
mouvance ou prétendument indépendante (indépendance
politique qui serait un comble sous un régime ne
respectant aucune indépendance syndicale).
Encore faut-il que les conditions de transparence exigées
par l’UAD, suite aux conditions frauduleuses de
déroulement des législatives du 10 janvier 2003, soient au
préalable respectées par la machine à frauder
gouvernementale.
C’est pourquoi l’UAD tient, encore une fois, à prendre à
témoin les opinions nationale et internationale pour
réaffirmer sa disposition à participer à ces élections
régionales, pour peu que soient garanties la transparence
et l’honnêteté du scrutin.
A cet effet, l’UAD réitère sa disponibilité à étudier
toute ouverture à laquelle le régime trouverait utile de
procéder, afin que la paix civile soit préservée.
Enfin, l’UAD invite tous ses militants et sympathisants à
venir nombreux au meeting de l’Aïd-el-Adha qu’elle
organisera le mardi 10 janvier 2006 à l’avenue Nasser à
partir de 15 heures, au cours duquel elle rappellera sa
position et ses perspectives.
Ismaël Guedi Hared
Président de l'UAD
Compte-rendu de la manifestation du
18 décembre 2005 à Paris
18 décembre 2005, les
victimes d'Arhiba de moins en moins silencieuses
Compte-rendu de la commémoration de la tuerie d'Arhiba,
par l'ARD
Les Djiboutiennes et les
Djiboutiens de France se sont déplacés en nombre à la
manifestation réussie du 18 décembre 2005 à Paris pour
commémorer les tueries des civils d'Arhiba à Djibouti.
Le temps ensoleillé hivernal a
jeté la foule de protestataires sur le pavé, de 15 h à 18
h, sur le seuil de la rue Emile Meunier abritant
l'ambassade de la république de Djibouti dans le seizième
arrondissement de Paris.
Les banderoles et les slogans se
sont élevés nombreux pour dénoncer les pratiques de
l'autocrate Ismaël Omar Guelleh et pour condamner le déni
de justice infligé aux victimes. De fait, du 18 décembre
1991 au 30 novembre 2005 la cité populaire d'Arhiba a
expié de dizaines de victimes femmes et enfants sur
l'autel de la folie assassine.
La manifestation du 18 décembre
2005 s'est tenue en parallèle dans quatre villes au moins
de par le monde, notamment Paris, Bruxelles, Ottawa, ainsi
que Djibouti, où dans Arhiba même, l'Union de la Jeunesse
d'Arhiba et l'Association des familles et des proches se
sont donnés la main pour dire leur écoeurement face à
l'impunité des auteurs des forfaits.
A Paris, l'Association pour la
démocratie et le développement (ADD) s'est jointe à la
représentation en France de l'Alliance républicaine pour
le développement (ARD) pour donner le change au Forum pour
la démocratie et la paix (FDP), organisateur à Bruxelles
d'un rassemblement prodigieux le 16 décembre 2005,
contraint à cette date par la tenue à Bruxelles d'une
réunion du Conseil de l'Europe les mêmes jours.
Des représentants du Front pour
la restauration de l'unité et de la démocratie (FRUD), du
Comité en Belgique du Mouvement pour le renouveau
démocratique (MRD) ainsi que des délégués de l'ARD en
Belgique se sont joints au FDP pour accomplir le devoir de
mémoire.
Les caméras des fonctionnaires
djiboutiens accrédités aux légations ont tourné à plein
régime sans réussir à décourager les manifestants,
opposés, par exemple à Paris, aux émissaires de
l'ambassade dans un face à face frontal pacifié
laborieusement par l'interposition des agents de police
français.
Le représentant de l'ARD en
France a informé l'assistance de l'annonce dans les
prochains jours d'une décision capitale par son mouvement
politique concernant les tueries de Djibouti.
Fait à Paris, le 19 décembre 2005
Par le représentant de l'ARD en France
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