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Dernières nouvelles
- Edition en Ligne de Janvier 2006
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Directeur de
Publication :
ALI MAHAMADE HOUMED Codirecteur
:
MAHDI IBRAHIM A. GOD Email : realite_djibouti@yahoo.fr
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31/01/06 Syndicat de la
magistrature : appel à signature pour la vérité dans
l'affaire Borrel (source Ardhd)
31/01/06 Un Comité de soutien
à Élisabeth Borrel : Réunion constitutive, jeudi 9 février
30/01/06 Somalie : l'ONU
salue la première convocation du parlement le 26 février
prochain
30/01/06 Le témoignage
d'Elisabeth Borrel (Ouest-France)
29/01/06 Révision
constitutionnelle pour désamorcer une crise à l’Assemblée
nationale
29/01/06 Abdourahman Waberi
fascine et désarçonne les journalistes littéraires
28/01/06 Tadjourah : les USA
complices de la comédie de la décentralisation ?
27/01/06
Le combat d'Élisabeth Borrel continue (Ouest-France)
26/01/06 LDDH : Note
d'information du 26 janvier 2006
26/01/06 Affamés, des
milliers de Somaliens migrent vers Mogadiscio pour mendier
25/01/06 Communiqué de la
LDDH sur le piratage des correspondances postales à
Djibouti
25/01/06 L'Erythrée se
justifie de n'avoir pas rencontré la délégation américaine
24/01/06 Le Comité pour la
protection des journalistes scandalisé par l'Ethiopie
24/01/06 Communiqué de
l'Union Djiboutienne du Travail (UDT)
23/01/06 Traversée mortelle
dans le golfe d'Aden
23/01/06 Le Comité des femmes
djiboutiennes contre l'impunité communique à Bamako
23/01/06 Elisabeth Borrel
invitée de la médiathèque de Lisieux
21/01/06 Ethiopie: au moins
deux morts et 36 blessés dans des violences à Addis Abeba
20/01/06
Ethiopie : Explosions à Addis
20/01/06
Conflit Ethiopie-Erythrée : les bons offices de Washington
20/01/06
Communiqué de Djibwatch sur la saisie du Renouveau
20/01/06
Jugement de clôture de la compagnie Air Djibouti
19/01/06
LDDH : Communiqué sur les rafles des vendeurs de journaux
19/01/06
LDDH : Information sur le forum social mondial de Bamako
19/01/06
LDDH : Information sur l'Union africaine et l'affaire
Habré
19/01/06
Ethiopie-Erythrée: arrivée à Addis Abeba de l'émissaire
américaine
18/01/06
L’Erythrée a interdit au médiateur américain de se
déplacer à la frontière contestée
18/01/06
Entretien entre l'Erythrée et les Etats-Unis à propos du
conflit frontalier
17/01/06
LDDH : des ONG demandent justice dans le cas Habré au
sommet africain
17/01/06
Message de solidarité de la LDDH avec les prisonniers
somaliens
17/01/06
Crise humanitaire grandissante en Ethiopie, alerte l'ONU
16/01/06
Communiqué de Presse : l’ARD va porter plainte contre le
gouvernement deDjibouti
16/01/06
Liste des victimes civiles connues à ce jour par l'ARD
15/01/06
Lire ardhd.org à Djibouti malgré la censure
gouvernementale
14/01/06
Convention entre les gouvernements djiboutien et français
parue au J.O. du 12 janvier 2006
14/01/06
Note d'information de la LDDH sur le Code du travail
djiboutien
14/01/06
Vingt tués, des milliers de déplacés dans un nouveau
combat en Somalie
13/01/06
Selon l'ONU, la tension diminue le long de la frontière
Ethiopie-Erythrée
13/01/06
L'Afrique orientale frappée par la sécheresse et la faim
(Associated Press)
13/01/06
La sécheresse dans la Corne de l'Afrique est due à la
diminution des surfaces boisées, selon le PNUE
12/01/06
Les soldats américains s'efforcent d'améliorer le sort de
la population à Djibouti
12/01/06
L'écrivain Abourahman Waberi invité chez France Culture
12/01/06
Communiqué de l'Association de la Communauté Afar en
Angleterre
11/01/06
Point de Presse du Quai d'Orsay sur l'Affaire Borrel
11/01/06
Affaire Borrel : Djibouti saisit la Cour internationale de
justice
10/01/06
Meeting à l'appel de l'UAD à Djibouti pour l'Aid-el-Adha
10/01/06
: troisième anniversaire de la fraude électorale du
10/01/03. En document d'archive : relire la tournée de
l'UAD dans Djibouti au lendemain de ces élections
législatives.
08/01/06
Note d'information de la Ligue djiboutienne des droits
humains (LDDH)
08/01/06
Communiqué de l'Union pour l'alternance démocratique (UAD)
19/12/05
Compte-rendu de la manifestation du 18 décembre 2005 à
Paris (ARD France)
Syndicat de la magistrature : appel à
signature pour la vérité dans l'affaire Borrel
Bernard Borrel, magistrat français, a été assassiné le 19
octobre 1995 à Djibouti; tout a été tenté pour maquiller
ce crime en suicide; depuis 10 ans, pressions et
manipulations se sont multipliées pour faire obstacle à la
vérité; seuls le courage et la détermination d´Elisabeth
Borrel ainsi que les soutiens reçus ont évité que ce
dossier ne soit définitivement enterré.
L´appel est soumis à la signature de tous. L´appel et les
signatures seront remis au Premier ministre. Pour signer,
il suffit d´adresser un mail à l´adresse du SM ou
d´adresser l´appel signé par courrier postal.
Syndicat de la magistrature - 12-14, rue Charles Fourier -
75013 Paris
Tel. 01 48 05 47 88 - Fax. 01 47 00 16 05 -
syndicat.magistrature@wanadoo.fr
signez l´appel
L´appel est soumis à la signature de tous. L´appel et les
signatures seront remis au Premier ministre.
Pour signer, il suffit d´adresser un mail à l´adresse du
SM ou d´adresser l´appel signé par courrier postal.
Les premiers signataires
PS
Arnaud Montebourg, député.
Yvette Roudy, ancienne ministre, ancienne sénatrice,
ancienne maire de Lisieux.
Françoise Seligmann, résistante, journaliste et ancienne
sénatrice.
Béatrice Patrie, députée européenne.
Valérie Picquet, attachée parlementaire.
François Colcombet, ancien député, maire.
Louis Besson, ancien ministre, maire de Chambéry.
Bernadette Laclais, vice-présidente de la région
Rhône-Alpes, première adjointe au maire de Chambéry.
Catherine Trautmann, ancienne ministre, députée
européenne.
PCF
Nicole Borvo, sénatrice.
Henri Malberg, commission justice PCF.
Catherine Vieu-Charier, commission justice PCF.
Verts
Noël Mamère, député.
Yves Cochet, député.
Daniel Cohn-Bendit, député européen.
Droite/Centre
Corinne Lepage, ancienne ministre de l'Environnement.
François d'Aubert, ancien ministre, maire de Laval.
Anne D'Ornano, présidente du Conseil général du Calvados.
Monde associatif
Aida Chouk, SM, présidente.
Pierre Conil, Syndicat des avocats de France, président.
Jean Pierre Dubois (SM), LDH, président.
Odile Biyidi-Awala, SURVIE, présidente.
Evelyne Sire Marin, Copernic, vice-présidente.
Attac France
Journalistes
Guy Konopnicki, «Marianne».
Avocats
Michel Benichou, ancien bâtonnier de Grenoble.
Me Dominique Noguères.
Me Antoine Comte.
Me Christian Charrière-Bournazel.
Me Tubiana, président d'honneur de la LDH.
Anciens magistrats
Jean-Pierre Cochard, avocat général honoraire à la Cour de
cassation.
Raymond Exertier, ancien directeur ENM, ex Premier
président de la cour d'appel de Toulouse.
Bernard Bacou, premier président honoraire (de la cour
d'appel d'Aix en Provence).
Louis Joinet, premier avocat général honoraire à la Cour
de cassation.
Magistrats en poste
Jean de Maillard
Didier Gallot
Hubert Dujardin, premier procureur adjoint TGI Evry.
Sabine Mariette, ancienne présidente du Syndicat de la
magistrature et membre du Conseil supérieur de la
magistrature.
Jean-Pierre Boucher, ancien président du SM.
Eric Halphen, magistrat en disponibilité, romancier.
Conseiller d'Etat
Anicet le Pors.
Europe
Balthazar Garzon, magistrat (Espagne).
Intellectuels, éditeurs, chercheurs
Claude Chabrol, cinéaste.
Jacques Georgel, professeur de droit constitutionnel,
ancien recteur d'Académie.
Laurent Beccaria, éditeur (les arènes).
Gilles Perrault, romancier.
Giselle Harus Reividi, psychanalyste, directrice de
recherches à l'Université Paris VII.
Thierry Jonquet, romancier.
Denis de la Patellière, cinéaste.
Claude Gauteur, historien du cinéma.
Lire
Un Comité de soutien à Élisabeth Borrel :
Réunion constitutive, jeudi 9 février
Journal Ouest-France du mardi 31 janvier
2006, Edition : Pays d'auge
A l'issue de l'intervention d'Élisabeth Borrel, samedi
matin, au cinéma Le Royal (Ouest France d'hier), nombre de personnes ont manifesté leur souhait de l'aider dans son
combat pour la vérité. À l'initiative du collectif lexovien des droits humains et de l'association Lisieux
avenir, un comité de soutien va voir le jour. Rendez-vous
le 9 février.
« J'ai besoin d'être soutenue, je ne peux continuer seule.
L'État ne pourra céder que devant un mouvement d'ampleur» L'appel a été lancé, samedi, matin, au cinéma Le Royal,
devant plus d'une centaine de personnes. Une assistance émue par le combat de cette femme, qui cherche depuis plus
de dix ans, à connaître les circonstances exactes de la disparition de son mari.
Bernard Borrel, ancien procureur de la République de
Lisieux, est mort en octobre 1995, à Djibouti. Alors que
tout porte à croire qu'il a été assassiné, la thèse
officielle reste celle de l'accident. Mis en cause dans
cette affaire, le président de la République de Djibouti,
Omar Guelleh a accusé « l'État français, ancienne
puissance coloniale, de vouloir déstabiliser le pays ». Le
juge Borrel s'était notamment intéressé à l'attentat
anti-Français, du Café de Paris, en 1990, à Djibouti.
« Quel concours apporter ? »
« A-t-on le droit de sacrifier l'honneur d'un serviteur de
l'État au nom de la raison d'État ? confie Bernard Bonnet, président du Collectif lexovien des droits humains (1).
Nous nous sommes dit qu'il fallait faire quelque chose.
Mais concrètement, quel concours pouvons-nous apporter à
Madame Borrel ? » De là, vient de naître l'idée de créer «
un comité de soutien à Élisabeth Borrel », explique
Philippe Perdrizet, de Lisieux avenir, l'association à
l'origine de la rencontre de samedi.
« L'esprit est de créer un mouvement d'ampleur, poursuit
Bernard Bonnet. Notre démarche s'inscrit en dehors de toute appartenance politique ou religieuse. C'est une
action pour le respect du droit à la justice, tel qu'il
est stipulé dans la déclaration universelle des droits de
l'Homme. » Une première réunion aura lieu jeudi 9 avril, à
18 h 30, à l'Espace Victor-Hugo. Les organisateurs
invitent toutes « les personnes, associations et
mouvements » à se joindre à eux.
Guillaume BOUNIOL.
(1) Le collectif rassemble les associations suivantes : l'Acat
(Action des chrétiens pour l'abolition de la torture),
Amnesty international, le Cercle laïque lexovien, le
Comité catholique contre la faim, la Croix-Rouge
française, le Mouvement de la paix, Mood action professor,
le Secours catholique et Terre des hommes.
Somalie : l'ONU salue la première
convocation du parlement le 26 février prochain
Communiqué de presse des Nations Unies
30 janvier 2006 – Le représentant du Secrétaire général
pour la Somalie a salué aujourd'hui l'annonce faite, par
le président somalien du régime de transition, de la
convocation du parlement, le 26 février prochain à Baidoa,
qui tiendra sa première session dans le pays depuis sa
formation, il y a 15 mois.
« C'est une nouvelle très positive », a déclaré François
Lonseny Fall, Représentant spécial du Secrétaire général
pour la Somalie, dans un communiqué publié aujourd'hui à
Nairobi par le Bureau politique des Nations Unies pour la
Somalie (UNPOS). Cette annonce est « le résultat du
travail acharné et de l'engagement des institutions
somaliennes de transition », a souligné François Lonseny
Fall, qui a félicité « chaleureusement » le président
Abdullahi Yusuf Ahmed, le président du parlement, Sharif
Hassan Sheikh Aden, et le Premier ministre Ali Mohamed
Gedi.
La convocation du parlement est la première étape vers la
transformation des institutions fédérales de transition en
organes gouvernementaux effectifs, a-t-il précisé. La
Somalie est privée d'institutions gouvernementales depuis
15 ans. « C'est un pas important non seulement pour le
pays mais aussi pour la région entière », a déclaré le
Représentant spécial.
François Lonseny Fall a aussi rappelé que l'ONU était
prête à fournir son plein appui politique à la réunion et
a appelé la communauté internationale à fournir une
assistance financière et logistique à cet effet. Le 9
novembre dernier, le Conseil de sécurité s'était dit «
préoccupé et déçu de ce qu'il n'y ait pas de progrès en ce
qui concerne la rivalité entre les dirigeants des
institutions fédérales de transition, et de ce que le
parlement fédéral de transition, qui a un rôle essentiel à
jouer dans la promotion du processus de paix, ne
fonctionne pas » (voir notre dépêche du 9 novembre 2005).
Dans une déclaration présidentielle, le Conseil avait
condamné la tentative d'assassinat du Premier ministre
somalien, appelant à mettre fin aux rivalités au sein des
institutions fédérales de transition, soulignant « que le
recours à la force armée pour régler les divergences
actuelles entre les institutions fédérales de transition
est inadmissible ».
Le Conseil s'était par ailleurs déclaré « préoccupé » par
la recrudescence des attaques de pirates et les pénuries
alimentaires. Les Nations Unies ont lancé, le 14 décembre
dernier, un appel de fonds à hauteur de 174 millions de
dollars pour financer un programme d'assistance
humanitaire destiné à un million de personnes en Somalie,
pays dévasté par la guerre civile et l'anarchie depuis 14
ans (voir notre dépêche du 14 décembre 2005).
Le témoignage d'Elisabeth Borrel
Journal Ouest-France du lundi 30 janvier 2006, Edition
Caen
Après avoir participé samedi à une rencontre débat à
Lisieux,
Elisabeth Borrel est intervenue hier au Mémorial.
Elisabeth Borrel se bat
pour connaître la vérité sur la mort de son mari, le
magistrat Bernard Borrel. Elle l'a redit dans un
vibrant témoignage, hier après le concours des
plaidoiries. Le corps de l'ancien procureur de Lisieux
(de 1988 à 1994) avait été retrouvé le 19 octobre
1995, au pied d'une falaise, à Djibouti. « Ce
matin-là, on m'a annoncé le suicide de mon mari. [...]
Ce que j'ai vécu depuis porte atteinte à tout ce en
quoi j'ai cru », résume Elisabeth Borrel, également
magistrate.
Elle se souvient en particulier de la reconstitution des
faits, enregistrée sur une cassette vidéo : « Une chose
m'a beaucoup choquée : les rires de mes collègues. C'est
ce qui subsiste quand on a tout oublié. Comme s'ils
prenaient ça comme une partie de plaisir. »
« Depuis trois ans, nous savons que c'est un assassinat »,
reprend-elle. Mais ses demandes de déclassification de
documents peinent à se frayer un chemin dans les
ministères. « La façon dont les institutions judiciaires
ont instruit ce dossier est dramatique, idem pour le
politique. [...]
Dix ans après, c'est encore à moi d'instruire ce dossier :
ce n'est pas normal. Je voudrais appeler mes collègues et
le monde judiciaire à un peu de conscience. Je crois que
c'est l'endroit idéal. »
Révision constitutionnelle pour désamorcer
une crise à l’Assemblée nationale
29/01/06.
Toutes les institutions publiques à Djibouti sont dirigées par
des instances nommées à leurs postes. Le système a l’avantage
de la simplicité. L’Assemblée nationale n’a jamais échappé à
cette règle, les noms des futurs députés étant simplement
portés sur une liste élue d’avance, fraudes à l’appui.
Le problème
posé cette semaine au président de l’Assemblée nationale est
totalement inédit. Sans moyen d’aider son prochain « tribal »
qu’il est censé de fait représenter, sans moyen de subvenir à
ses propres besoins de parlementaire, le député djiboutien a
rasé les murs depuis longtemps. Lassés de la misère, des
parlementaires auraient adressé des courriers, voire pris à
parti le président de l’assemblée nationale M. Idriss Arnaoud
Ali pour exiger une intercession en leur faveur auprès de la
présidence de la république.
Alors que le
phénomène était en passe de s’amplifier une issue éphémère
semble être trouvée cette semaine, et elle a rendu nécessaire
une révision de la Constitution avant une refonte du
fonctionnement de l’Assemblée nationale.
Réunis en
séance plénière le lundi 23 janvier 2006 pour ratifier la
révision constitutionnelle, puis réunis en séance ordinaire le
samedi 28 janvier pour adopter la réforme de leur règlement
intérieur, les députés ont aussi écouté le discours bâton et
carotte de leur président.
M. Arnaoud a
annoncé : « Beaucoup de députés attendaient du processus de
modernisation de l’Assemblée une amélioration de leur
situation matérielle et morale. En ce domaine, j’ai beaucoup
entrepris et obtenus des résultats importants, y compris en
termes budgétaires, mais encore partiels. Commençons par les
frustrations avec la situation pécuniaire inchangée. En ce
domaine, les députés sont soumis au sort commun. A Djibouti,
il n’y a que des priorités alors que les ressources sont
réduites ».
Il a indiqué
aussi qu’il s’était « préoccupé des aides matérielles fournies
aux députés pour l’exercice de leur mandat. La nouvelle
organisation des services [leur] offrira une aide collective
au niveau de la préparation des discussions des textes en
commission et de la rédaction des rapports, des aides
individuelles pour préparer interventions, amendements ou
propositions de loi, et des aides politiques par le canal des
groupes. »
« Avec le
nouveau règlement, a-t-il affirmé, même ceux d’entre nous que
rien ne prédisposait à la lecture des textes juridiques
pourront le lire sans difficulté. »
Après la
carotte le bâton, M. Arnaoud a mis en garde contre le manque
de maîtrise des techniques du travail législatif. « Apprenons
ces techniques pour mieux exercer l’initiative des lois que
nous partageons avec le président de la république et pour
mieux contrôler le gouvernement. » Avertissant aussi : « Ce
qui ne signifie nullement chercher systématiquement à le
mettre en difficulté en l’empêchant d’agir. » Autre nouvelle
exigence, les députés devront siéger deux fois plus longtemps
« pour mieux étudier les textes ».
Les observations présentées ici l’ont été en partie sur la
base des extraits des séances rapportés cette semaine par l’Agence
djiboutienne d’information (ADI) et par le journal La
Nation. Nous serons plus avancés lors de la publication
des comptes rendus des séances parlementaires concernées. Mais
il s’agit d’ores et déjà de prendre note : le gouvernement a
reculé devant ses propres soldats intronisés à l’Assemblée. Il
reculera devant les Djiboutiens.
Abdourahman Waberi fascine et désarçonne les
journalistes littéraires
Invité
d’Emmanuel Khérad à l’émission Librairie francophone
sur France inter ce dimanche 29 janvier 2006, Abdourahman
Waberi fascine et désarçonne les journalistes littéraires. Son
roman « Aux Etats-Unis d’Afrique » semble comme échapper à
l’entendement littéraire. L’oeuvre déchaîne un débat
passionné, mais dont elle refuse de donner des clés devenues
objet de quête des lecteurs professionnels. Distance
culturelle ou distance tout court ? Faites-vous votre idée.
Survolez les morceaux retranscrits de l’invité prodige.
Emmanuel Khérad : Vous êtes parmi
nous pour parler de votre ouvrage « Aux Etats-Unis d’Afrique »
publié chez Jean-Claude Lattès. Il s’agit d’un roman très
étonnant, presque un document-fiction qui raconte l’inversion
des rapports de domination entre le nord et le sud. Alors dans
votre ouvrage, l’Afrique est une puissance fédérale riche qui
s’oppose à l’Euramérique, un nom barbare pour désigner
l’ensemble des pays occidentaux plongés dans la misère et la
guerre civile. (…) Pourquoi avez-vous écrit ce livre ?
Waberi : Je suis romancier,
écrivain et fabuliste. Le monde actuel, comme pour beaucoup
d’autres, ne me convient pas. Alors le romancier fait tourner
le monde sur son axe. C’est une manière de parler du monde
actuel en faisant un pas de côté. (…) J’ai pris un contrepoint
symétrique, ce n’est pas des pics envoyés aux pays
francophones, ni à l’Afrique. Si on gratte, c’est pour
chercher l’être humain.
Emmanuel Khérad : Vous glissez un
message avec un peu de provocations quand vous écrivez les
boat people squelettiques de la méditerranée septentrionale.
Ces pauvres diables sont en quête du pain, du lait, de la
farine, distribué par les organisations caritatives afghanes,
haïtiennes, laotiennes ou sahéliennes.
Waberi : Oui je persiste. Vous ne
savez pas tout ça ? Je lis sur un téléscripteur devant moi et
je vois que les Etats-Unis d’Afrique sont aussi entrain
d’arrêter la guerre entre Occidentaux. On vient d’envoyer des
casques bleus à Ottawa, parce qu’il y a la guerre civile entre
Anglophones et Francophones.
Emmanuel Khérad : Finalement, nous
ne dites pas de choses tellement sérieuses même si, je ne
dirais pas qu’on a envie de croire à ce que vous écrivez,
puisqu’il reste quand même des peuples dans la souffrance dans
votre récit, mais on pourrait imaginer que vous écriviez un
ouvrage, par exemple, avec l’Afrique qui se porte bien,
prospère, amis aussi les autres pays du monde aussi. Mais ce
n’est pas le cas. Il y a toujours des personnes lésées.
Waberi : C’est ce que je vous
disais. Si on gratte la patine, on verra que l’être humain qui
est derrière est toujours le même. Je suis à la fois ironiste
mais en même temps très sérieux parce que tout ce que je
raconte là est mon projet de décarcasser le regard. On a
l’impression que la pauvreté et la souffrance sont forcément
africaines. En prenant en contrepoint, j’essaye de démontrer
qu’il existe des ethnies partout.
Manon Trépanier : Moi j’ai trouvé
l’idée brillante. Je trouve que l’auteur est d’une culture
incroyable, mais je n’ai pas goutté tout à fait le livre parce
que justement cette culture-là, hélas, je le dis en toute
humilité, moi je ne l’ai pas.
Waberi : Je veux rassurer Manon.
Il n’y a pas de problème. Tout le monde peut lire le livre, il
n’y a pas de clés si compliquées.
Antoine Fron : Il y a des choses
qu’on connaît et des choses qu’on connaît moins. Les
universités, les rues, tout est rebaptisé dans votre roman. A
chaque fois, vous faites référence à l’université Sédar
Senghor. Vous faites référence aussi à des musiciens de jazz
qu’on connaît moins.
Waberi : Oui. J’ai essayé de
reprendre toute la culture du monde noir. Par exemple
l’aéroport s’appelle Léopold Sédar Senghor, la musique peut
s’appeler la chorale de Mogadiscio. J’ai aussi « négrifié »
des icônes du monde comme Courbet, Einstein, ou d’autres. (…)
Emmanuel Khérad : Abdourahman,
avec cette histoire qui renverse la situation géopolitique et
qui dresse le portrait d’une Afrique dominatrice, vous
décrivez un continent qui tombe dans les mêmes travers que
ceux de la société occidentale réelle.
Waberi : Oui. Le contraire aurait
été étonnant, parce que les êtres humains sont les mêmes, et
les intérêts égoïstes qui gouvernent le monde actuel se
retrouveraient pareillement de l’autre côté. Il n’y pas de
raison que les Africains soient meilleurs au final que les
Euraméricains.
Emmanuel Khérad : Vous aurez pu
pousser l’analyse, c'est-à-dire imaginer un monde radicalement
différent, au lieu de transposer une réalité d’un continent à
l’autre.
Waberi : Mais il est quand même
radicalement différent, puisqu’il y un cahier des charges avec
une invention d’artistes et de scientifiques qui n’existent
pas.
Emmanuel Khérad : Disons qu’on
retrouve les mêmes choses, la surenchère des médias, la
fascination pour le star système, le conformisme, la peur
sécuritaire. On retrouve les mêmes composantes qui font notre
société actuelle.
Waberi : Justement, c’est ce qui
fait le sel de cette vie-là, sinon j’allais tomber dans les
utopies de la science-fiction, qui ne m’intéressent pas
personnellement. Ce qui m’intéresse est l’humain ici et
maintenant. Le fait que j’ai inversé les perspectives ne donne
qu’un miroir pour nous regarder mieux en ce moment. Mais si je
faisais un monde qui serait radicalement différent, j’irais
dans la science-fiction, et ce n’était pas mon propos.
Emmanuel Khérad : Votre
reconstruction fictive de l’histoire, elle aurait pu
effectivement se produire, avec une révolution globale du
monde.
Waberi : Oui bien sûr. Et comme on
a le nez sur l’actualité, rien ne dit qu’elle ne viendra pas.
Et d’ailleurs s’il y a une prophétie à espérer ce serait que
d’ici un demi siècle les Etats-Unis d’Afrique se réunissent.
Gérardine Frognet : Ce qui m’a
dérangé dans le livre, c’est que j’espérais quelque chose de
constructif, parce que ce qu’il raconte, on le sait. Moi aussi
je critique notre société occidentale capitaliste, mais
j’aurais aimé quelque chose de constructif, quelque chose qui
dirait, peut-être, qu’on pourrait faire fi de ça pour
améliorer les choses.
Waberi : Non. C’est un malentendu,
je crois. D’abord parce que ce n’est pas la fonction d’un
romancier d’apporter des solutions…
Emmanuel Khérad : Ah oui ? Mais
vous êtres engagé, Abdourahman ! Vous allez loin dans
l’engagement quand même !
Waberi : Non, j’ai une fable qui
propose un regard de la société actuelle, me semble-t-il. Ceci
dit, un écrivain qui apporterait des solutions constructives
au monde, moi je me méfierais beaucoup. Mais le lecteur a le
droit d’analyser comme il veut. Je suis sûr, moi, que le roman
est une quête identitaire d’un personnage, et il me semble que
Maya retrouve une forme d’apaisement personnel.
Emmanuel Khérad : Je ne parle pas
du personnage. On parle de l’inversion géopolitique que vous
faites, qui est un sujet très intéressant, passionnant que
vous abordez très bien, et on reste parfois un peu sur sa
faim, parce qu’on se dit, une ou deux solutions, ça nous
aurait peut-être rassurés aussi. Tout simplement.
Waberi : Peut-être. Mais comme je
vous ai désarçonnés, vous êtes un peu mal. Mais un romancier
qui apporte des solutions …
FIN
Tadjourah : les USA complices de la comédie
de la décentralisation ?
28/01/06. La RTD de Guelleh s’en est
donné à cœur joie, en cette période de campagne pour de
pseudo élections régionales : l’ambassadrice de USA,
accompagnée de la directrice de l’USAID, s’est déplacée
jeudi dernier à Tadjourah à l’occasion de la restauration
d’une école publique financée par son pays. Les deux
représentantes de la première puissance mondiale en ont
profité pour procéder à la distribution d’une importante
quantité de matériels de voirie : brouettes, pelles et
pioches par ordre alphabétique.
On savait que les USA n’avait rien compris à notre pays
depuis leur arrivée en 2002. On comprend aujourd’hui
qu’ils cautionnent (en toute naïveté ?) la vision clanique
de la Décentralisation que le RPP prétend imposer aux
Djiboutiens.
On savait déjà que, depuis leur installation au Camp
Lemonier, les centaines d’emplois créées par la base
militaire américaine n’ont profité qu’aux agences
d’intérim crées par le régime et recrutant leur
main-d’oeuvre peu qualifiée sur la seule base tribale.
Conséquence : 1 emploi sur 10
n’a échu qu’aux pauvres djiboutiens non pistonnés
tribalement ou politiquement.
Les Djiboutiens regrettent fortement que les Etats-Unis
d’Amérique n’aient à peu près rien compris à leurs
attentes en matière de droits de l’homme : la
superpuissance est uniquement investie dans la
géostratégie de la région et ses problèmes, et elle est
par conséquent trop affairée à rechercher des forces
terroristes islamistes non encore visibles à Djibouti.
Ce qui est grave, c’est que
les Américains viennent de se compromettre cette fois-ci
en sponsorisant à leur corps défendant une parodie de
développement décentralisée, basée sur la mendicité.
Ainsi, jeudi dernier, ce pays
s’est ridiculisé en distribuant dans la ville abandonnée
de Tadjourah des pelles, pioches et brouettes aux
malheureux habitants de cette ville.
Le scandale, ce n’est pas que cette distribution pallie un
désengagement flagrant des pouvoirs publics djiboutiens en
ce qui concerne les politiques de développement régional :
ces pelles, pioches et brouettes si généreusement offertes
doivent être comparées aux unités industrielles récemment
créées dans tel autre district du Sud-Est, ou encore à
l’état d’abandon dans lequel le régime a maintenu l’usine
d’eau minérale de Tadjourah, avant de l’offrir à des
appétits privés et partisans sur la même base opaque qui
caractérise la gestion des deniers publics.
Le scandale, ce n’est pas non plus que les autorités
traditionnelles de Tadjourah aient accepté de jouer le
rôle de subdivision de la Voirie : elles se sont
compromises dans de besognes autrement plus basses que
celle-ci. A tel point qu’elles sont totalement et pour
longtemps discréditées pour avoir même cautionné
l’arrestation abusive en pleine nuit de militantes de
l’opposition, lors de la présidentielle d’avril 2005.
Non, le scandale c’est que cette distribution de ce
matériel de voirie offert par les Etats-Unis d’Amérique
ait eu lieu en fonction de l’appartenance aux différents
quartiers de la ville de Tadjourah. Or, nul n’ignore que
lesdits quartiers n’ont aucune réalité juridique et leurs
chefs ne sont pas non plus rétribués par le ministère de
l’Intérieur.
C’est simple : la seule
réalité de ces quartiers, c’est qu’ils représentent un
certain peuplement régional et clanique, tenant à
l’historique du peuplement de cette ville plusieurs fois
centenaire et qui est, rappelons-le, la plus ancienne du
pays. Mode de peuplement clanique que l’on retrouve
également à l’oeuvre à Djibouti-ville : nul n’a le
monopole du regroupement sur une base traditionnelle.
Une telle distribution de l’aide étrangère, pour la
première fois depuis l’Indépendance, sur la base de
l’appartenance à un quartier, donc à une zone géographique
et à un clan spécifique, a conduit les habitants de
Tadjourah à se poser une question : pourquoi maintenant ?
Car, sommés d’exhiber leur
quartier d’origine, les « heureux » récipiendaires de
cette générosité américaine étaient sommés de brandir une
pancarte sur laquelle était inscrit le nom de leur
quartier : Fia, Ellamo, Gablasan, Marsaki, etc. Les
absents m’excuseront de ne pas les exhiber ici. A l’heure
où approche l’échéance de prétendues élections régionales,
cette distribution en fonction des clans et des zones
montre clairement que les Etats-Unis d’Amérique ont été
manipulés par un régime qui veut imposer une vision
tribaliste de la Décentralisation.
Pour qui aurait la mémoire courte, un simple rappel
historique s’impose. Après avoir obtenu la capitulation
des Agaba en 1994, Ismael Omar aurait dit à ses cousins :
« La guerre entre Afars et Issas est dorénavant terminée.
Laissez-moi désormais organiser le conflit entre Afars et
Afars ». Ce qui en dit long sur la perception de la guerre
et de la paix et explique l’acharnement qu’il met à violer
l’accord de paix du 12 mai 2001.
A voir la gesticulation des
prétendus concurrents alignés par le régime pour ces
élections (dont deux frères, l’un du RPP et l’autre du
FRUD Agaba, et même et surtout ceux qui se disent
indépendants), force est de reconnaître qu’il n’a pas
totalement échoué dans ce « diviser pour régner ».
D’ailleurs, un proverbe afar
ne dit-il pas que « les esclaves se battent pour du bois
qu’ils rapporteront à leur maître commun » ? Pour
s’étriper à ce point en quête d’un siège au sein d’un
conseil régional sans attribution ni budget, il faut
vraiment avoir une disposition d’esclave.
De plus, ces « élus » du peuple seront les seuls au monde
à n’avoir aucune source de revenu garantissant leur
indépendance et les mettant à l’abri du besoin et de la
corruption. Ces marionnettes d’un théâtre d’Etat seront
peu applaudies par un peuple qu’ils croient berner au
bénéfice d’un régime foncièrement antidémocratique :
comment peut-on parler de démocratie locale quand le droit
de librement choisir ses représentants n’existe pas au
niveau national et quand les représentants des
travailleurs sont à ce point réprimés ?
Il est donc regrettable que les USA aient eu tout faux en
donnant l’impression d’une complicité avec un régime pour
lequel la décentralisation signifie surtout zizanie (fitna)
et désengagement : les seules attributions qui ne seront
pas déniées aux futurs conseils régionaux, ce sont celles
de la réhabilitation des pistes et de la Voirie, qu’ils ne
pourront pas assurer faute d’un budget clairement défini.
Les Etats-Unis d’Amérique auront donc tout faux toutes les
fois qu’ils chercheront à s’impliquer dans un pseudo
développement voulu par un régime clanique et
divisionniste.
Mieux vaut ne pas s’impliquer que d’agir dans un contexte
foncièrement injuste. Car ce n’est pas ce placebo qui
prémunira ce régime contre un inévitable soulèvement
populaire.
Et si les USA « s’adaptent »
à cette dictature en crédibilisant Guelleh et sa clique,
nous serions au regret de leur dire tout simplement : USA
GO HOME !
Notre propre Liberté nous
préoccupe avant celle que le monde libre prétend
militairement défendre et garantir chez nous en soutenant
la dictature du RPP.
Un militant ARD de Tadjourah
Le combat d'Élisabeth Borrel continue
Ouest-France,
Normandie, jeudi 26 janvier 2006
La veuve du juge en rencontre-débat à Lisieux et à Caen ce
week-end
Plus de dix après la mort du juge Borrel, son épouse se
bat toujours pour la vérité. Officiellement, l'ancien
procureur de la République de Lisieux s'est suicidé à
Djibouti, mais tout porte à croire qu'il a été assassiné.
Ce week-end, Élisabeth Borrel témoignera à Lisieux et
Caen. Bernard Borrel est arrivé dans l'ancienne colonie
française en 1994, en tant que conseiller auprès du
ministre de la Justice djiboutien. Il venait de Lisieux,
où il occupait, depuis 1988, le poste de Procureur de la
République. À cette époque, son épouse était juge
d'application des peines à Caen. Le 19 octobre 1995, le
corps de Bernard Borrel est découvert, en partie
carbonisé, à 80 km de la capitale de Djibouti, au pied
d'une falaise.
Dix ans après la mort de votre mari, où en est
l'enquête ?
Un nouveau juge d'instruction a été nommé en 2002. De
nombreuses pistes sont ouvertes avec les nouvelles
autopsies. On a trouvé un trou au crâne qui n'a pu être
provoqué par une chute sur des pierres. Il y a une
fracture au bras gauche, typique d'un mouvement de
défense. Les experts ont identifié deux produits
inflammables différents sur le corps alors qu'un seul
bidon a été retrouvé. Le sens d'écoulement de l'essence
allait des pieds vers la tête. Des éléments suffisants
pour que le juge demande une levée du secret défense. Mais
nous n'avons eu que des documents qui datent d'après 1997.
Et du côté de Djibouti ?
Après avoir classé l'affaire, le procureur - que la
justice française veut entendre dans cette affaire (1) - a
finalement ouvert une information judiciaire. Il veut
avoir accès au dossier et savoir ce que nous savons. En
France, le juge d'instruction s'y oppose. Il y a deux ou
trois semaines, Djibouti a saisi la Cour internationale de
La Haye pour non-respect de la coopération judiciaire.
C'est plutôt positif. La France va devoir prendre
position.
Pourquoi aurait-il été assassiné ?
C'est justement ce que je veux savoir ! Il devait
probablement gêner le pouvoir de Djibouti. Plusieurs
pistes sont examinées. Notamment celle d'un trafic
d'uranium enrichi. Bernard avait aussi mis le nez dans
l'attentat antifrançais du « Café de Paris », en 1990, à
Djibouti (un mort et quatorze blessés).
Dans quel état d'esprit êtes-vous aujourd'hui ?
Je reviens de deux cancers, j'en ai pris plein la gueule
mais je suis toujours là. Je n'ai aucun compte à régler,
je veux simplement que le dossier avance. On m'a enlevé
mon mari et quelques illusions sur mon métier. Mais je ne
me suis pas battue pendant dix ans pour décrocher
maintenant.
Avez-vous gardé des attaches dans la région ?
La Normandie est la région qui m'a le plus soutenue. Au
niveau politique, Yvette Roudy a été la femme la plus
présente. Anne d'Ornano fait également partie de mon
association. Je suis toujours en contact avec des
collègues, des amis de Lisieux. Bernard s'était plu ici. À
l'époque, il aurait voulu rester.
Recueilli par Guillaume BOUNIOL.
Pratique.
Élisabeth Borrel sera en rencontre-débat, samedi 28
janvier, à 10 h 30, à la médiathèque de Lisieux.
Dimanche 29 janvier, elle témoignera au Mémorial de Caen,
entre 16 h et 17 h, dans le cadre du concours de
plaidoiries. Entrées libres.
(1) Une plainte pour subornation de témoins a été déposée
en novembre 2002 par Élizabeth Borrel. La juge
d'instruction a demandé - sans succès - à entendre le chef
des services secrets et le procureur de Djibouti. D'où
certaines tensions : à l'automne, Djibouti a décidé
d'expulser six coopérants français détachés dans ses
ministères. De son côté, la France tient à préserver ses
intérêts et sa présence militaire sur ce territoire
sensible. Le 17 mai, Jacques Chirac a reçu le chef d'État
djiboutien, Ismaël Omar Guelleh.
LDDH : Note d'information du 26 janvier 2006
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Le Président |
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NOTE D'INFORMATION DU 26 JANVIER 2006
SUR LE COLLOQUE
INTERNATIONAL
ORGANISE PAR L’UNIVERSITE
DE DJIBOUTI.
L’Université de Djibouti a organisé un Colloque International,
intitulé : « Ports, Villes et Mondialisation, le cas de la
Corne de l’Afrique », avec la participation des pays voisins
et des Universités françaises.
La
présence active des hauts responsables des Ministères du
Transport, de l’Emploi a été bien remarquée, et la Chambre du
Commerce a été bien présente lors de la séance solennelle
d’ouverture.
I) - LE POINT DE
VUE DE LA LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS (LDDH)
La LDDH,
n’ayant pas été officiellement invitée, a pourtant décidé
d’être à l’écoute de nos universitaires, afin de les
encourager de cette initiative très intéressante d’autant plus
que les échanges d’informations étaient de haut niveau, et les
résultats des enquêtes menées avec beaucoup d’honnêteté
intellectuelle (en général le propre de tous les enseignants
qui se respectent) ont été agréablement appréciées, notamment
celles d’Ismaël Mahamoud, de Mohamed Clem et de Ali Kamil ,
qui ont respectivement :
-
ouvert le dialogue franc sur le devenir de l’économie
informelle en République de Djibouti avec le cas précis, en
outre : «…L’impact économique des systèmes informels de
transfert de fonds (les hawalas) suscitent un intérêt accru à
la fois chez les pouvoirs publics soucieux de les réglementer
mais également aussi chez les chercheurs qui tendent
d’analyser son fonctionnement pour mieux apprécier son impact
au niveau macroéconomique …Toutefois, les durcissements de la
réglementation risquent de fragiliser ce système et de priver
une grande catégorie de la population, notamment les pauvres
d’un supplément de revenu indispensable… »
d’une part,
- encouragé
une autre approche avec le «… II faut donc repenser les
stratégies nationales de développement des ports et mettre en
place des réformes dans l’environnement législatif,
réglementaire et directorial des ports de commerce… »
d’autre part.
Le Directeur
de l’Emploi M. Ali Kamil a mis l’accent sur la priorité de la
formation et le principe de :
« L’adéquation
emploi- formation constitue un des déterminants de la
compétitivité et de la productivité. Elle influe de manière
décisive sur la croissance économique ainsi que sur les
investissements qui forment le socle de toute stratégie de
développement…
La stratégie de développement de Djibouti s’inscrit dans
une perspective à long terme et vise notamment à s’appuyer sur
le développement des ressources humaines. Elle pose comme
postulat que l’adéquation emploi-formation est une nécessité
et que la promotion d’une politique cohérente et intégrée de
lutte contre le chômage et de lutte contre la pauvreté se base
sur une politique de la formation professionnelle et technique
dont la finalité est la concordance entre les emplois et les
compétences ».
Les interventions
des différents professeurs ainsi que les questions très
positives des différents intervenants en particulier les
étudiants sont pleines d’espoirs et les remerciements de la
Présidente du Comité d’Organisation, le Professeur Madame
Souraya Hassan ne peuvent qu’encourager le Corps Enseignant de
persévérer dans la voie de la mise en place d’un laboratoire
de recherches scientifiques et universitaires.
Les Défenseurs
des Droits Humains encouragent de telles initiatives
universitaires et ne manqueront pas de diffuser les
informations qu’ils pourront obtenir du Comité d’Organisation
de ce Colloque.
D’ores et déjà,
la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) attend des
Décideurs politiques qu’ils fassent preuve d’une réelle
volonté politique sociale en faveur du développement de
l’économie basé sur les ressources humaines (point fort de
l’économie djiboutienne).
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reviendra
ultérieurement sur la garantie de l’Emploi des Travailleurs et
les risques latents de confrontations générés par l’abus
d’utilisation d’une Main d’œuvre importée (style traite
humaine) par des commerçants en zone portuaire.
M. NOEL ABDI
Jean-Paul
Extraits des
documents distribués lors de
L’Ouverture du
Colloque du 16 au 18 janvier 2006
II) - Le Programme de ce
Colloque a, essentiellement, porté sur les points suivants,
reproduits à partir des documents distribués par le Comité
d’organisation de ce Colloque :
Session 1.
Economie des Transports, Mondialisation et Développement
Christian
Palloix (CRIISEA, Université d’Amiens), «Ports et Villes dans
le Développement: de l’Importance des Institutions et
Organisations et/ou de l’Efficience des Externalités».
Résumé
La question du
développement est indissociable de celles des villes et des
ports. Cet article aborde la question du développement par les
villes et les ports dans une approche de l’organisation
urbaine, une approche tenant ensemble la question des
institutions et des organisations. Si la ville, le port sont
des lieux d’externalités potentielles, mais qui ne peuvent
être mobilisés qu’au sein d’institutions et organisations
efficaces affichant des actifs dits spécifiques, encore
faut-il que la mondialisation leur laisse une place!
Sofiane Tahi (GRECOS,
Université de Perpignan), «L’Economie des Transports Maritimes
à l’Aune du Développement Durable: Expériences Comparées
Souraya Hassan
(Université de Djibouti, CRIISEA), «Djibouti, les Enjeux d’un
Développement par les Ports».
Résumé
L’objectif de
cet article est de proposer une analyse critique de la
stratégie de développement de Djibouti qui repose sur le
complexe portuaire. Pour ce, nous rappellerons dans une
première partie que le développement est compris comme une
question de mise en place de règles adéquates permettant aux
agents économiques de tirer leur épingle du jeu. Autrement
dit, le développement est appréhendé comme un changement
institutionnel et changement organisationnel (fait des
entreprises, acteurs du développement).
La deuxième
partie analyse la question de l’entreprise comme élément de la
question du développement, ce qui ouvre la voie, à une analyse
en termes de changement organisationnel. Cette dernière partie
s’attache également à souligner l’importance des actifs
(humains, immatériels, matériels, financiers) dans l’objectif
de développement à partir du cas de Djibouti. Notre attention
porte sur le cas Port Autonome International de Djibouti (PAID),
considéré comme le moteur de l’économie nationale. Un examen
critique détaillé sur les activités du PAID depuis les années
1960 est mené.
Sudi Mohamed (Amoud University), «Globalization Brings
Enormous Benefits».
Abstract
The term “globalization” has acquired considerable emotive
force. Some view it as process that is beneficial-a key to
future world economic development and also inevitable and
irreversible. Others regard it with hostility, even fear,
believing that it increases inequality within and between
nations, threatens employment and living standards and thwarts
social progress. This brief offers an overview of some aspects
of globalization and aims to identify ways in which countries
can tap the gains of this process, while remaining realistic
about its potential and its risks. It concludes by developing
some recommendations in regard to djiboutian’s economic
policy.
Ahmed Aden
Douraleh (Représentant du Gouvernement au DPI), «Djibouti,
Plate-forme Logistique Régionale de l’Afrique de l’Est
Session 2.
Secteur portuaire: Enjeux et Perspectives
Mag-Teerey
Ibrahim (Pôle Universitaire de Djibouti) et Wahib Daher
(Université de Djibouti), «Les Enjeux du Transport Portuaire
pour I’Economie Djiboutienne».
Résumé
L’économie
djiboutienne s’articule entièrement autour du secteur
tertiaire, au sein duquel les activités du transport occupent
une place de premier rang. La présence du port, du chemin de
fer, de l’aéroport et du réseau routier ont ainsi permis le
développement des activités connexes liées au transport.
L’importance de ce secteur du transport découle de la position
géostratégique de Djibouti. Son attrait régional est également
lié à la stabilité de son régime politique. Pourtant ses
attraits ne doivent pas omettre la concurrence accrue qui
caractérise les activités portuaires, et qui se traduit par la
montée en puissance des ports voisins dont la gestion est
privatisée. Pour relever ses défis, les autorités
djiboutiennes ont emboîté le pas, en confiant également la
gestion du Port de Djibouti à un opérateur privé. Dans ce
contexte de privatisation de la gestion des activités
portuaires, cet article analyse les enjeux du transport
portuaire pour l’économie djiboutienne.
Salim Mubarak Salim (Aden University), «The Economic Activity
in the Port of Aden».
Benlahcen
Tlemçani M. (GRECOS, Université de Perpignan), «Ports-reseaux:
Stratégies d’Internationalisation et de Diversification des
Activités Portuaires».
Julien Badour
(Université de la Réunion), «Restructuration de l’Industrie
Pétrolière Mondiale: de la Dé-intégration à la Concentration»
Mohamed Clem
(Détaché au MENESUP), «Ports: Partenariat Public / Privé».
Résumé
Ces Vingt
derniers années la gestion du transport International n’a
cessé de se transformer, passant d’une approche mode par mode
à un concept de transport plus intégré afin de mieux répondre
aux besoins urgents de la clientèle; il en résulte d’une
pression de plus en plus importante sur les ports qui doivent
s’adapter à ce système de fonctionnement plus exigeant. II
faut donc repenser les stratégies nationales de développement
des ports et mettre en place des réformes dans l’environnement
législatif, réglementaire et directorial des ports de
commerce.
La nécessité
de définir de nouveaux partenariats entre les secteurs publics
et privés dans le domaine de l’exploitation portuaire, le
financement d’investissement et la gestion des
superstructures, nous amènent à revoir le rôle que jouent les
acteurs publics et privés et tout particulièrement à clarifier
l’autorité du secteur public ainsi que les missions qu’il
pourrait être amené à remplir. Dans ces missions, il est fort
probable qu’il serve de catalyseur pour faciliter les
opérations, notamment en ce qui concerne les droits statuaires
publics, la sécurité dans les transports et la protection de
l’environnement.
Session 3.
Emploi, Pauvreté et Financement Alternatif du Développement
Ismaël
Mahamoud (Université de Djibouti, ERUDITE) et Philippe Adair
(ERUDITE, Université de Paris XIII), «Les Enquêtes sur le
Secteur Informel à Djibouti: une Analyse Comparative
1980-2001)>.
Résumé
Le secteur
informel, au sens du BIT, alimente une grande partie de
l’activité portuaire comme de l’économie de Djibouti dans son
ensemble. L’analyse comparative des deux enquêtes réalisées en
1980 (PECTA) et en 2001 (PATARE) met l’accent sur l’évolution
des branches d’activité et trace les limites d’une approche en
coupe instantanée. La taille réduite des effectifs et la
segmentation de l’emploi occupé, la propriété du capital dont
le financement initial est assuré sur fonds propres et
l’absence de tenue d’une comptabilité sont les
caractéristiques majeures des unités informelles. Les
contraintes économiques et institutionnelles concernent les
besoins de financement rationnés par l’offre du système
bancaire, la forte concurrence et l’étroitesse des débouchés,
l’excès de pression sociofiscale et de réglementation.
Jean Pierre
Lachaud (Université de Bordeaux IV), «Pauvreté et Marché du
Travail à Djibouti: Eléments d’Analyse».
Résumé
Au cours des
quinze dernières années, les déséquilibres de l’économie de
Djibouti, dus à des facteurs structurels et conjoncturels,
internes et externes, ont perturbé le cheminement du
développement. En restreignant la disponibilité et le
rendement d’un ensemble d’actifs physiques, humains et
sociaux, ces déséquilibres ont fragilisé la capacité de
résistance des acteurs du développement face à la survenance
d’évènements adverses. Malgré les efforts des pouvoirs publics
et les mécanismes d’adaptation privés, les ajustements
prévalant sur le marché du travail en termes de chômage des
jeunes, d’« informalisation » du travail ainsi que la baisse
des revenus réels ont contribué à la persistance des
privatisations monétaires, de la pauvreté durable et de la
pénurie des « capabilities ». L’étude explore les déterminants
de la pauvreté et propose des mesures pour atténuer la
fragilité du progrès social.
Ali Kamil
(Directeur de l’emploi au MESN), «L’Adéquation
Emploi-Formation: Une Nécessité pour une Meilleure
Compétitivité».
Résumé
L’adéquation
emploi- formation constitue un des déterminants de la
compétitivité et de la productivité. Elle influe de manière
décisive sur la croissance économique ainsi que sur les
investissements qui forment le socle de toute stratégie de
développement. La stratégie de développement de Djibouti
s’inscrit dans une perspective à long terme et vise notamment
à s’appuyer sur le développement des ressources humaines. Elle
pose comme postulat que l’adéquation emploi-formation est une
nécessité et que la promotion d’une politique cohérente et
intégrée de lutte contre le chômage et de lutte contre la
pauvreté se base sur une politique de la formation
professionnelle et technique dont la finalité est la
concordance entre les emplois et les compétences. Dans cette
optique, le port, véritable poumon de l’économie nationale,
est au coeur de la stratégie. En outre, l’économie de service
construite autour de la chaîne de transport a de plus en plus
besoin des qualifications pour s’adapter aux mutations
technologiques et à la compétitivité régionale voire mondiale.
Or le marché du travail et le système de la Formation
Professionnelle, à Djibouti, se caractérisent par l’absence de
corrélation ou de correspondance. La discordance existant
entre les besoins réels du marché du travail et le système de
formation professionnelle et technique a des répercutions
négatives sur le marché du travail et la croissance
économique.
Ismaël
Mahamoud (Université de Djibouti, ERUDITE), «Hawalas : les
Banques des Pauvres».
Résumé
L’impact
économique des systèmes informels de transfert de fonds (les
hawalas) suscitent un intérêt accru à la fois chez les
pouvoirs publics soucieux de les réglementer mais également
aussi chez les chercheurs qui tendent d’analyser son
fonctionnement pour mieux apprécier son impact au niveau
macroéconomique. Les hawalas sont essentiellement utilisés par
les émigrés pour rapatrier une partie de leur revenu vers
leurs pays d’origine et constituent une source de financement
alternatif aux défaillances des systèmes bancaires classiques.
Toutefois, les durcissements de la réglementation risquent de
fragiliser ce système et de priver une grande catégorie de la
population, notamment les pauvres d’un supplément de revenu
indispensable.
Session 4. Ports,
Villes et Histoire de Djibouti
Hassan Omar
Rayaleh (Université de Djibouti), «Villes-Ports: une Relation
Plurielle: le Cas de Djibouti»
Mohamed Omar
Ibrahim (Primature, Université de Paris I), «Le Port Franc de
Djibouti». Résumé
Cette
communication vise à retracer l’historique du Port Franc de
Djibouti. Cet historique révèle toute l’importance à la place
qu’occupe aujourd’hui le port dans la stratégie économique du
pays. Tête de pont pour les pays enclavés de l’Afrique de
l’Est comme l’Ethiopie mais aussi pour les pays des grands
lacs, Djibouti se positionne idéalement dans une région
disposant d’un potentiel de développement énorme d’après les
spécialistes en développement.
Abdourahman
Ismaël (Université de Djibouti), «Entre Ouverture et
Enfermement: Ville, (Aéro) Port et Mondialisation dans les
Littératures de la Corne de l’Afrique et de l’Océan Indien»
Kadar ALI Diraneh (Université de Djibouti), «Visions
françaises sur le Port de Djibouti».
Affamés, des milliers de Somaliens migrent
vers Mogadiscio pour mendier
Depuis deux mois, des
dizaines de milliers de Somaliens touchés par une grave
sécheresse ont migré vers Mogadiscio à la recherche de
nourriture, mendiant le plus souvent dans les rues d'une
capitale pauvre et livrée aux miliciens depuis 1991. Plus
de 76.000 paysans et bergers, souffrant de la faim et de
la soif dans le sud du pays, ont afflué à Mogadiscio dans
l'espoir d'être aidés, selon des travailleurs
humanitaires.
"Depuis plus de six mois,
avoir un repas par jour était devenu habituel", affirme
Cheikh Mohamed Omar, qui a quitté il y a deux mois son
village près de la ville de Baidoa (sud) pour rejoindre
Mogadiscio. "Mais même ces maigres rations sont en train
de disparaître, et les gens se contentent peut-être d'un
repas tous les deux ou trois jours. On s'attend bientôt à
ce qu'il n'y ait plus du tout de nourriture" disponible,
ajoute-t-il.
"On n'a pas fui à
cause de la violence", assure Hasan Ibrahim, un ancien
soldat âgé de 65 ans atteint par la tuberculose, venu à
Mogadiscio depuis la province de Bakol (sud), durement
frappée par la sécheresse. "Là où je vivais, c'était
calme, mais on ne se nourrit pas de la paix",
ironise-t-il.
La Somalie, pays pauvre de
la Corne de l'Afrique, est le théâtre depuis 1991 d'une
guerre civile, qui a fait entre 300.000 et 500.000 morts.
Extrait
AFP, édition du 26
janvier 2006
Communiqué de la LDDH sur le piratage des
correspondances postales à Djibouti
|

Le Président |
COMMUNIQUE DE PRESSE DU
24 JANVIER 2006
SUR LES VIOLATIONS INADMISSIBLES,
L’ATTEINTE AU SECRET
ET LES PIRATAGES DES CORRESPONDANCES.
LA REPRESSION SUR LES
SYNDICATS CONTINUE. |
La justice
Djiboutienne pourra-t-elle mettre en application les articles
439 et 440 du Code Pénal de la République de Djibouti et
mettre fin à une délinquance de l’Etat, sans que le Parquet
décide de classer sine die, comme dans les cas des plaintes
contre des Responsables de l’Etat, ou bien, faut-il s’adresser
à un juridiction internationale avec l’assistance des
Syndicats Internationaux des Postiers ?
Article
439
Le fait, commis de mauvaise foi, d’intercepter, de détourner |