Dernières nouvelles - Edition en Ligne de Janvier 2006

 Directeur de Publication : ALI MAHAMADE HOUMED Codirecteur : MAHDI IBRAHIM A. GOD Email : realite_djibouti@yahoo.fr


S  o  m  m  a  i  r  e

31/01/06 Syndicat de la magistrature : appel à signature pour la vérité dans l'affaire Borrel (source Ardhd)

31/01/06 Un Comité de soutien à Élisabeth Borrel : Réunion constitutive, jeudi 9 février

30/01/06 Somalie : l'ONU salue la première convocation du parlement le 26 février prochain

30/01/06 Le témoignage d'Elisabeth Borrel (Ouest-France)

29/01/06 Révision constitutionnelle pour désamorcer une crise à l’Assemblée nationale

29/01/06 Abdourahman Waberi fascine et désarçonne les journalistes littéraires

28/01/06 Tadjourah : les USA complices de la comédie de la décentralisation ?

27/01/06 Le combat d'Élisabeth Borrel continue (Ouest-France)

26/01/06 LDDH : Note d'information du 26 janvier 2006

26/01/06 Affamés, des milliers de Somaliens migrent vers Mogadiscio pour mendier

25/01/06 Communiqué de la LDDH sur le piratage des correspondances postales à Djibouti

25/01/06 L'Erythrée se justifie de n'avoir pas rencontré la délégation américaine

24/01/06 Le Comité pour la protection des journalistes scandalisé par l'Ethiopie

24/01/06 Communiqué de l'Union Djiboutienne du Travail (UDT)

23/01/06 Traversée mortelle dans le golfe d'Aden

23/01/06 Le Comité des femmes djiboutiennes contre l'impunité communique à Bamako

23/01/06 Elisabeth Borrel invitée de la médiathèque de Lisieux

21/01/06 Ethiopie: au moins deux morts et 36 blessés dans des violences à Addis Abeba

20/01/06 Ethiopie : Explosions à Addis

20/01/06 Conflit Ethiopie-Erythrée : les bons offices de Washington

20/01/06 Communiqué de Djibwatch sur la saisie du Renouveau

20/01/06 Jugement de clôture de la compagnie Air Djibouti

19/01/06 LDDH : Communiqué sur les rafles des vendeurs de journaux

19/01/06 LDDH : Information sur le forum social mondial de Bamako

19/01/06 LDDH : Information sur l'Union africaine et l'affaire Habré

19/01/06 Ethiopie-Erythrée: arrivée à Addis Abeba de l'émissaire américaine

18/01/06 L’Erythrée a interdit au médiateur américain de se déplacer à la frontière contestée

18/01/06 Entretien entre l'Erythrée et les Etats-Unis à propos du conflit frontalier

17/01/06 LDDH : des ONG demandent justice dans le cas Habré au sommet africain

17/01/06 Message de solidarité de la LDDH avec les prisonniers somaliens

17/01/06 Crise humanitaire grandissante en Ethiopie, alerte l'ONU

16/01/06 Communiqué de Presse : l’ARD va porter plainte contre le gouvernement deDjibouti

16/01/06 Liste des victimes civiles connues à ce jour par l'ARD

15/01/06 Lire ardhd.org à Djibouti malgré la censure gouvernementale

14/01/06 Convention entre les gouvernements djiboutien et français parue au J.O. du 12 janvier 2006

14/01/06 Note d'information de la LDDH sur le Code du travail djiboutien

14/01/06 Vingt tués, des milliers de déplacés dans un nouveau combat en Somalie

13/01/06 Selon l'ONU, la tension diminue le long de la frontière Ethiopie-Erythrée

13/01/06 L'Afrique orientale frappée par la sécheresse et la faim (Associated Press)

13/01/06 La sécheresse dans la Corne de l'Afrique est due à la diminution des surfaces boisées, selon le PNUE

12/01/06 Les soldats américains s'efforcent d'améliorer le sort de la population à Djibouti

12/01/06 L'écrivain Abourahman Waberi invité chez France Culture

12/01/06 Communiqué de l'Association de la Communauté Afar en Angleterre

11/01/06 Point de Presse du Quai d'Orsay sur l'Affaire Borrel

11/01/06 Affaire Borrel : Djibouti saisit la Cour internationale de justice

10/01/06 Meeting à l'appel de l'UAD à Djibouti pour l'Aid-el-Adha

10/01/06 : troisième anniversaire de la fraude électorale du 10/01/03. En document d'archive : relire la tournée de l'UAD dans Djibouti au lendemain de ces élections législatives.

08/01/06 Note d'information de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH)

08/01/06 Communiqué de l'Union pour l'alternance démocratique (UAD)

19/12/05 Compte-rendu de la manifestation du 18 décembre 2005 à Paris (ARD France)


Syndicat de la magistrature : appel à signature pour la vérité dans l'affaire Borrel

Bernard Borrel, magistrat français, a été assassiné le 19 octobre 1995 à Djibouti; tout a été tenté pour maquiller ce crime en suicide; depuis 10 ans, pressions et manipulations se sont multipliées pour faire obstacle à la vérité; seuls le courage et la détermination d´Elisabeth Borrel ainsi que les soutiens reçus ont évité que ce dossier ne soit définitivement enterré.

L´appel est soumis à la signature de tous. L´appel et les signatures seront remis au Premier ministre. Pour signer, il suffit d´adresser un mail à l´adresse du SM ou d´adresser l´appel signé par courrier postal.

Syndicat de la magistrature - 12-14, rue Charles Fourier - 75013 Paris
Tel. 01 48 05 47 88 - Fax. 01 47 00 16 05 - syndicat.magistrature@wanadoo.fr

signez l´appel

L´appel est soumis à la signature de tous. L´appel et les signatures seront remis au Premier ministre.
Pour signer, il suffit d´adresser un mail à l´adresse du SM ou d´adresser l´appel signé par courrier postal.

Les premiers signataires

PS
Arnaud Montebourg, député.
Yvette Roudy, ancienne ministre, ancienne sénatrice, ancienne maire de Lisieux.
Françoise Seligmann, résistante, journaliste et ancienne sénatrice.
Béatrice Patrie, députée européenne.
Valérie Picquet, attachée parlementaire.
François Colcombet, ancien député, maire.
Louis Besson, ancien ministre, maire de Chambéry.
Bernadette Laclais, vice-présidente de la région Rhône-Alpes, première adjointe au maire de Chambéry.
Catherine Trautmann, ancienne ministre, députée européenne.

PCF
Nicole Borvo, sénatrice.
Henri Malberg, commission justice PCF.
Catherine Vieu-Charier, commission justice PCF.

Verts
Noël Mamère, député.
Yves Cochet, député.
Daniel Cohn-Bendit, député européen.

Droite/Centre
Corinne Lepage, ancienne ministre de l'Environnement.
François d'Aubert, ancien ministre, maire de Laval.
Anne D'Ornano, présidente du Conseil général du Calvados.

Monde associatif
Aida Chouk, SM, présidente.
Pierre Conil, Syndicat des avocats de France, président.
Jean Pierre Dubois (SM), LDH, président.
Odile Biyidi-Awala, SURVIE, présidente.
Evelyne Sire Marin, Copernic, vice-présidente.
Attac France

Journalistes
Guy Konopnicki, «Marianne».

Avocats
Michel Benichou, ancien bâtonnier de Grenoble.
Me Dominique Noguères.
Me Antoine Comte.
Me Christian Charrière-Bournazel.
Me Tubiana, président d'honneur de la LDH.

Anciens magistrats
Jean-Pierre Cochard, avocat général honoraire à la Cour de cassation.
Raymond Exertier, ancien directeur ENM, ex Premier président de la cour d'appel de Toulouse.
Bernard Bacou, premier président honoraire (de la cour d'appel d'Aix en Provence).
Louis Joinet, premier avocat général honoraire à la Cour de cassation.

Magistrats en poste
Jean de Maillard
Didier Gallot
Hubert Dujardin, premier procureur adjoint TGI Evry.
Sabine Mariette, ancienne présidente du Syndicat de la magistrature et membre du Conseil supérieur de la magistrature.
Jean-Pierre Boucher, ancien président du SM.
Eric Halphen, magistrat en disponibilité, romancier.

Conseiller d'Etat
Anicet le Pors.

Europe
Balthazar Garzon, magistrat (Espagne).

Intellectuels, éditeurs, chercheurs
Claude Chabrol, cinéaste.
Jacques Georgel, professeur de droit constitutionnel, ancien recteur d'Académie.
Laurent Beccaria, éditeur (les arènes).
Gilles Perrault, romancier.
Giselle Harus Reividi, psychanalyste, directrice de recherches à l'Université Paris VII.
Thierry Jonquet, romancier.
Denis de la Patellière, cinéaste.
Claude Gauteur, historien du cinéma.

Lire le texte de la pétition

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Un Comité de soutien à Élisabeth Borrel : Réunion constitutive, jeudi 9 février

Journal Ouest-France du mardi 31 janvier 2006, Edition : Pays d'auge

A l'issue de l'intervention d'Élisabeth Borrel, samedi matin, au cinéma Le Royal (Ouest France d'hier), nombre de personnes ont manifesté leur souhait de l'aider dans son combat pour la vérité. À l'initiative du collectif lexovien des droits humains et de l'association Lisieux avenir, un comité de soutien va voir le jour. Rendez-vous le 9 février.

« J'ai besoin d'être soutenue, je ne peux continuer seule. L'État ne pourra céder que devant un mouvement d'ampleur» L'appel a été lancé, samedi, matin, au cinéma Le Royal, devant plus d'une centaine de personnes. Une assistance émue par le combat de cette femme, qui cherche depuis plus de dix ans, à connaître les circonstances exactes de la disparition de son mari.

Bernard Borrel, ancien procureur de la République de Lisieux, est mort en octobre 1995, à Djibouti. Alors que tout porte à croire qu'il a été assassiné, la thèse officielle reste celle de l'accident. Mis en cause dans cette affaire, le président de la République de Djibouti, Omar Guelleh a accusé « l'État français, ancienne puissance coloniale, de vouloir déstabiliser le pays ». Le juge Borrel s'était notamment intéressé à l'attentat anti-Français, du Café de Paris, en 1990, à Djibouti.

« Quel concours apporter ? »

« A-t-on le droit de sacrifier l'honneur d'un serviteur de l'État au nom de la raison d'État ? confie Bernard Bonnet, président du Collectif lexovien des droits humains (1). Nous nous sommes dit qu'il fallait faire quelque chose. Mais concrètement, quel concours pouvons-nous apporter à Madame Borrel ? » De là, vient de naître l'idée de créer « un comité de soutien à Élisabeth Borrel », explique Philippe Perdrizet, de Lisieux avenir, l'association à l'origine de la rencontre de samedi.

« L'esprit est de créer un mouvement d'ampleur, poursuit Bernard Bonnet. Notre démarche s'inscrit en dehors de toute appartenance politique ou religieuse. C'est une action pour le respect du droit à la justice, tel qu'il est stipulé dans la déclaration universelle des droits de l'Homme. » Une première réunion aura lieu jeudi 9 avril, à 18 h 30, à l'Espace Victor-Hugo. Les organisateurs invitent toutes « les personnes, associations et mouvements » à se joindre à eux.

Guillaume BOUNIOL.

(1) Le collectif rassemble les associations suivantes : l'Acat (Action des chrétiens pour l'abolition de la torture), Amnesty international, le Cercle laïque lexovien, le Comité catholique contre la faim, la Croix-Rouge française, le Mouvement de la paix, Mood action professor, le Secours catholique et Terre des hommes.

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Somalie : l'ONU salue la première convocation du parlement le 26 février prochain

Communiqué de presse des Nations Unies

30 janvier 2006 – Le représentant du Secrétaire général pour la Somalie a salué aujourd'hui l'annonce faite, par le président somalien du régime de transition, de la convocation du parlement, le 26 février prochain à Baidoa, qui tiendra sa première session dans le pays depuis sa formation, il y a 15 mois.

« C'est une nouvelle très positive », a déclaré François Lonseny Fall, Représentant spécial du Secrétaire général pour la Somalie, dans un communiqué publié aujourd'hui à Nairobi par le Bureau politique des Nations Unies pour la Somalie (UNPOS). Cette annonce est « le résultat du travail acharné et de l'engagement des institutions somaliennes de transition », a souligné François Lonseny Fall, qui a félicité « chaleureusement » le président Abdullahi Yusuf Ahmed, le président du parlement, Sharif Hassan Sheikh Aden, et le Premier ministre Ali Mohamed Gedi.

La convocation du parlement est la première étape vers la transformation des institutions fédérales de transition en organes gouvernementaux effectifs, a-t-il précisé. La Somalie est privée d'institutions gouvernementales depuis 15 ans. « C'est un pas important non seulement pour le pays mais aussi pour la région entière », a déclaré le Représentant spécial.

François Lonseny Fall a aussi rappelé que l'ONU était prête à fournir son plein appui politique à la réunion et a appelé la communauté internationale à fournir une assistance financière et logistique à cet effet. Le 9 novembre dernier, le Conseil de sécurité s'était dit « préoccupé et déçu de ce qu'il n'y ait pas de progrès en ce qui concerne la rivalité entre les dirigeants des institutions fédérales de transition, et de ce que le parlement fédéral de transition, qui a un rôle essentiel à jouer dans la promotion du processus de paix, ne fonctionne pas » (voir notre dépêche du 9 novembre 2005).

Dans une déclaration présidentielle, le Conseil avait condamné la tentative d'assassinat du Premier ministre somalien, appelant à mettre fin aux rivalités au sein des institutions fédérales de transition, soulignant « que le recours à la force armée pour régler les divergences actuelles entre les institutions fédérales de transition est inadmissible ».

Le Conseil s'était par ailleurs déclaré « préoccupé » par la recrudescence des attaques de pirates et les pénuries alimentaires. Les Nations Unies ont lancé, le 14 décembre dernier, un appel de fonds à hauteur de 174 millions de dollars pour financer un programme d'assistance humanitaire destiné à un million de personnes en Somalie, pays dévasté par la guerre civile et l'anarchie depuis 14 ans (voir notre dépêche du 14 décembre 2005).

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Le témoignage d'Elisabeth Borrel

Journal Ouest-France du lundi 30 janvier 2006, Edition Caen

Après avoir participé samedi à une rencontre débat à Lisieux,
Elisabeth Borrel est intervenue hier au Mémorial.

Elisabeth Borrel se bat pour connaître la vérité sur la mort de son mari, le magistrat Bernard Borrel. Elle l'a redit dans un vibrant témoignage, hier après le concours des plaidoiries. Le corps de l'ancien procureur de Lisieux (de 1988 à 1994) avait été retrouvé le 19 octobre 1995, au pied d'une falaise, à Djibouti. « Ce matin-là, on m'a annoncé le suicide de mon mari. [...]

Ce que j'ai vécu depuis porte atteinte à tout ce en quoi j'ai cru », résume Elisabeth Borrel, également magistrate. Elle se souvient en particulier de la reconstitution des faits, enregistrée sur une cassette vidéo : « Une chose m'a beaucoup choquée : les rires de mes collègues. C'est ce qui subsiste quand on a tout oublié. Comme s'ils prenaient ça comme une partie de plaisir. »

« Depuis trois ans, nous savons que c'est un assassinat », reprend-elle. Mais ses demandes de déclassification de documents peinent à se frayer un chemin dans les ministères. « La façon dont les institutions judiciaires ont instruit ce dossier est dramatique, idem pour le politique. [...]

Dix ans après, c'est encore à moi d'instruire ce dossier : ce n'est pas normal. Je voudrais appeler mes collègues et le monde judiciaire à un peu de conscience. Je crois que c'est l'endroit idéal. »

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Révision constitutionnelle pour désamorcer une crise à l’Assemblée nationale

29/01/06. Toutes les institutions publiques à Djibouti sont dirigées par des instances nommées à leurs postes. Le système a l’avantage de la simplicité. L’Assemblée nationale n’a jamais échappé à cette règle, les noms des futurs députés étant simplement portés sur une liste élue d’avance, fraudes à l’appui.

Le problème posé cette semaine au président de l’Assemblée nationale est totalement inédit. Sans moyen d’aider son prochain « tribal » qu’il est censé de fait représenter, sans moyen de subvenir à ses propres besoins de parlementaire, le député djiboutien a rasé les murs depuis longtemps. Lassés de la misère, des parlementaires auraient adressé des courriers, voire pris à parti le président de l’assemblée nationale M. Idriss Arnaoud Ali pour exiger une intercession en leur faveur auprès de la présidence de la république.

Alors que le phénomène était en passe de s’amplifier une issue éphémère semble être trouvée cette semaine, et elle a rendu nécessaire une révision de la Constitution avant une refonte du fonctionnement de l’Assemblée nationale.

Réunis en séance plénière le lundi 23 janvier 2006 pour ratifier la révision constitutionnelle, puis réunis en séance ordinaire le samedi 28 janvier pour adopter la réforme de leur règlement intérieur, les députés ont aussi écouté le discours bâton et carotte de leur président.

M. Arnaoud a annoncé : « Beaucoup de députés attendaient du processus de modernisation de l’Assemblée une amélioration de leur situation matérielle et morale. En ce domaine, j’ai beaucoup entrepris et obtenus des résultats importants, y compris en termes budgétaires, mais encore partiels. Commençons par les frustrations avec la situation pécuniaire inchangée. En ce domaine, les députés sont soumis au sort commun. A Djibouti, il n’y a que des priorités alors que les ressources sont réduites ».

Il a indiqué aussi qu’il s’était « préoccupé des aides matérielles fournies aux députés pour l’exercice de leur mandat. La nouvelle organisation des services [leur] offrira une aide collective au niveau de la préparation des discussions des textes en commission et de la rédaction des rapports, des aides individuelles pour préparer interventions, amendements ou propositions de loi, et des aides politiques par le canal des groupes. »

« Avec le nouveau règlement, a-t-il affirmé, même ceux d’entre nous que rien ne prédisposait à la lecture des textes juridiques pourront le lire sans difficulté. »

Après la carotte le bâton, M. Arnaoud a mis en garde contre le manque de maîtrise des techniques du travail législatif. « Apprenons ces techniques pour mieux exercer l’initiative des lois que nous partageons avec le président de la république et pour mieux contrôler le gouvernement. » Avertissant aussi : « Ce qui ne signifie nullement chercher systématiquement à le mettre en difficulté en l’empêchant d’agir. » Autre nouvelle exigence, les députés devront siéger deux fois plus longtemps « pour mieux étudier les textes ».

Les observations présentées ici l’ont été en partie sur la base des extraits des séances rapportés cette semaine par l’Agence djiboutienne d’information (ADI) et par le journal La Nation. Nous serons plus avancés lors de la publication des comptes rendus des séances parlementaires concernées. Mais il s’agit d’ores et déjà de prendre note : le gouvernement a reculé devant ses propres soldats intronisés à l’Assemblée. Il reculera devant les Djiboutiens.

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Abdourahman Waberi fascine et désarçonne les journalistes littéraires

Invité d’Emmanuel Khérad à l’émission Librairie francophone sur France inter ce dimanche 29 janvier 2006, Abdourahman Waberi fascine et désarçonne les journalistes littéraires. Son roman « Aux Etats-Unis d’Afrique » semble comme échapper à l’entendement littéraire. L’oeuvre déchaîne un débat passionné, mais dont elle refuse de donner des clés devenues objet de quête des lecteurs professionnels. Distance culturelle ou distance tout court ? Faites-vous votre idée. Survolez les morceaux retranscrits de l’invité prodige.

Emmanuel Khérad : Vous êtes parmi nous pour parler de votre ouvrage « Aux Etats-Unis d’Afrique » publié chez Jean-Claude Lattès. Il s’agit d’un roman très étonnant, presque un document-fiction qui raconte l’inversion des rapports de domination entre le nord et le sud. Alors dans votre ouvrage, l’Afrique est une puissance fédérale riche qui s’oppose à l’Euramérique, un nom barbare pour désigner l’ensemble des pays occidentaux plongés dans la misère et la guerre civile. (…) Pourquoi avez-vous écrit ce livre ?

Waberi : Je suis romancier, écrivain et fabuliste. Le monde actuel, comme pour beaucoup d’autres, ne me convient pas. Alors le romancier fait tourner le monde sur son axe. C’est une manière de parler du monde actuel en faisant un pas de côté. (…) J’ai pris un contrepoint symétrique, ce n’est pas des pics envoyés aux pays francophones, ni à l’Afrique. Si on gratte, c’est pour chercher l’être humain.

Emmanuel Khérad : Vous glissez un message avec un peu de provocations quand vous écrivez les boat people squelettiques de la méditerranée septentrionale. Ces pauvres diables sont en quête du pain, du lait, de la farine, distribué par les organisations caritatives afghanes, haïtiennes, laotiennes ou sahéliennes.

Waberi : Oui je persiste. Vous ne savez pas tout ça ? Je lis sur un téléscripteur devant moi et je vois que les Etats-Unis d’Afrique sont aussi entrain d’arrêter la guerre entre Occidentaux. On vient d’envoyer des casques bleus à Ottawa, parce qu’il y a la guerre civile entre Anglophones et Francophones.

Emmanuel Khérad : Finalement, nous ne dites pas de choses tellement sérieuses même si, je ne dirais pas qu’on a envie de croire à ce que vous écrivez, puisqu’il reste quand même des peuples dans la souffrance dans votre récit, mais on pourrait imaginer que vous écriviez un ouvrage, par exemple, avec l’Afrique qui se porte bien, prospère, amis aussi les autres pays du monde aussi. Mais ce n’est pas le cas. Il y a toujours des personnes lésées.

Waberi : C’est ce que je vous disais. Si on gratte la patine, on verra que l’être humain qui est derrière est toujours le même. Je suis à la fois ironiste mais en même temps très sérieux parce que tout ce que je raconte là est mon projet de décarcasser le regard. On a l’impression que la pauvreté et la souffrance sont forcément africaines. En prenant en contrepoint, j’essaye de démontrer qu’il existe des ethnies partout.

Manon Trépanier : Moi j’ai trouvé l’idée brillante. Je trouve que l’auteur est d’une culture incroyable, mais je n’ai pas goutté tout à fait le livre parce que justement cette culture-là, hélas, je le dis en toute humilité, moi je ne l’ai pas.

Waberi : Je veux rassurer Manon. Il n’y a pas de problème. Tout le monde peut lire le livre, il n’y a pas de clés si compliquées.

Antoine Fron : Il y a des choses qu’on connaît et des choses qu’on connaît moins. Les universités, les rues, tout est rebaptisé dans votre roman. A chaque fois, vous faites référence à l’université Sédar Senghor. Vous faites référence aussi à des musiciens de jazz qu’on connaît moins.

Waberi : Oui. J’ai essayé de reprendre toute la culture du monde noir. Par exemple l’aéroport s’appelle Léopold Sédar Senghor, la musique peut s’appeler la chorale de Mogadiscio. J’ai aussi « négrifié » des icônes du monde comme Courbet, Einstein, ou d’autres. (…)

Emmanuel Khérad : Abdourahman, avec cette histoire qui renverse la situation géopolitique et qui dresse le portrait d’une Afrique dominatrice, vous décrivez un continent qui tombe dans les mêmes travers que ceux de la société occidentale réelle.

Waberi : Oui. Le contraire aurait été étonnant, parce que les êtres humains sont les mêmes, et les intérêts égoïstes qui gouvernent le monde actuel se retrouveraient pareillement de l’autre côté. Il n’y pas de raison que les Africains soient meilleurs au final que les Euraméricains.

Emmanuel Khérad : Vous aurez pu pousser l’analyse, c'est-à-dire imaginer un monde radicalement différent, au lieu de transposer une réalité d’un continent à l’autre.

Waberi : Mais il est quand même radicalement différent, puisqu’il y un cahier des charges avec une invention d’artistes et de scientifiques qui n’existent pas.

Emmanuel Khérad : Disons qu’on retrouve les mêmes choses, la surenchère des médias, la fascination pour le star système, le conformisme, la peur sécuritaire. On retrouve les mêmes composantes qui font notre société actuelle.

Waberi : Justement, c’est ce qui fait le sel de cette vie-là, sinon j’allais tomber dans les utopies de la science-fiction, qui ne m’intéressent pas personnellement. Ce qui m’intéresse est l’humain ici et maintenant. Le fait que j’ai inversé les perspectives ne donne qu’un miroir pour nous regarder mieux en ce moment. Mais si je faisais un monde qui serait radicalement différent, j’irais dans la science-fiction, et ce n’était pas mon propos.

Emmanuel Khérad : Votre reconstruction fictive de l’histoire, elle aurait pu effectivement se produire, avec une révolution globale du monde.

Waberi : Oui bien sûr. Et comme on a le nez sur l’actualité, rien ne dit qu’elle ne viendra pas. Et d’ailleurs s’il y a une prophétie à espérer ce serait que d’ici un demi siècle les Etats-Unis d’Afrique se réunissent.

Gérardine Frognet : Ce qui m’a dérangé dans le livre, c’est que j’espérais quelque chose de constructif, parce que ce qu’il raconte, on le sait. Moi aussi je critique notre société occidentale capitaliste, mais j’aurais aimé quelque chose de constructif, quelque chose qui dirait, peut-être, qu’on pourrait faire fi de ça pour améliorer les choses.

Waberi : Non. C’est un malentendu, je crois. D’abord parce que ce n’est pas la fonction d’un romancier d’apporter des solutions…

Emmanuel Khérad : Ah oui ? Mais vous êtres engagé, Abdourahman ! Vous allez loin dans l’engagement quand même !

Waberi : Non, j’ai une fable qui propose un regard de la société actuelle, me semble-t-il. Ceci dit, un écrivain qui apporterait des solutions constructives au monde, moi je me méfierais beaucoup. Mais le lecteur a le droit d’analyser comme il veut. Je suis sûr, moi, que le roman est une quête identitaire d’un personnage, et il me semble que Maya retrouve une forme d’apaisement personnel.

Emmanuel Khérad : Je ne parle pas du personnage. On parle de l’inversion géopolitique que vous faites, qui est un sujet très intéressant, passionnant que vous abordez très bien, et on reste parfois un peu sur sa faim, parce qu’on se dit, une ou deux solutions, ça nous aurait peut-être rassurés aussi. Tout simplement.

Waberi : Peut-être. Mais comme je vous ai désarçonnés, vous êtes un peu mal. Mais un romancier qui apporte des solutions … 

FIN

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Tadjourah : les USA complices de la comédie de la décentralisation ?

28/01/06. La RTD de Guelleh s’en est donné à cœur joie, en cette période de campagne pour de pseudo élections régionales : l’ambassadrice de USA, accompagnée de la directrice de l’USAID, s’est déplacée jeudi dernier à Tadjourah à l’occasion de la restauration d’une école publique financée par son pays. Les deux représentantes de la première puissance mondiale en ont profité pour procéder à la distribution d’une importante quantité de matériels de voirie : brouettes, pelles et pioches par ordre alphabétique.

On savait que les USA n’avait rien compris à notre pays depuis leur arrivée en 2002. On comprend aujourd’hui qu’ils cautionnent (en toute naïveté ?) la vision clanique de la Décentralisation que le RPP prétend imposer aux Djiboutiens.
On savait déjà que, depuis leur installation au Camp Lemonier, les centaines d’emplois créées par la base militaire américaine n’ont profité qu’aux agences d’intérim crées par le régime et recrutant leur main-d’oeuvre peu qualifiée sur la seule base tribale.

Conséquence : 1 emploi sur 10 n’a échu qu’aux pauvres djiboutiens non pistonnés tribalement ou politiquement. Les Djiboutiens regrettent fortement que les Etats-Unis d’Amérique n’aient à peu près rien compris à leurs attentes en matière de droits de l’homme : la superpuissance est uniquement investie dans la géostratégie de la région et ses problèmes, et elle est par conséquent trop affairée à rechercher des forces terroristes islamistes non encore visibles à Djibouti.

Ce qui est grave, c’est que les Américains viennent de se compromettre cette fois-ci en sponsorisant à leur corps défendant une parodie de développement décentralisée, basée sur la mendicité.

Ainsi, jeudi dernier, ce pays s’est ridiculisé en distribuant dans la ville abandonnée de Tadjourah des pelles, pioches et brouettes aux malheureux habitants de cette ville.

Le scandale, ce n’est pas que cette distribution pallie un désengagement flagrant des pouvoirs publics djiboutiens en ce qui concerne les politiques de développement régional : ces pelles, pioches et brouettes si généreusement offertes doivent être comparées aux unités industrielles récemment créées dans tel autre district du Sud-Est, ou encore à l’état d’abandon dans lequel le régime a maintenu l’usine d’eau minérale de Tadjourah, avant de l’offrir à des appétits privés et partisans sur la même base opaque qui caractérise la gestion des deniers publics.

Le scandale, ce n’est pas non plus que les autorités traditionnelles de Tadjourah aient accepté de jouer le rôle de subdivision de la Voirie : elles se sont compromises dans de besognes autrement plus basses que celle-ci. A tel point qu’elles sont totalement et pour longtemps discréditées pour avoir même cautionné l’arrestation abusive en pleine nuit de militantes de l’opposition, lors de la présidentielle d’avril 2005.

Non, le scandale c’est que cette distribution de ce matériel de voirie offert par les Etats-Unis d’Amérique ait eu lieu en fonction de l’appartenance aux différents quartiers de la ville de Tadjourah. Or, nul n’ignore que lesdits quartiers n’ont aucune réalité juridique et leurs chefs ne sont pas non plus rétribués par le ministère de l’Intérieur.

C’est simple : la seule réalité de ces quartiers, c’est qu’ils représentent un certain peuplement régional et clanique, tenant à l’historique du peuplement de cette ville plusieurs fois centenaire et qui est, rappelons-le, la plus ancienne du pays. Mode de peuplement clanique que l’on retrouve également à l’oeuvre à Djibouti-ville : nul n’a le monopole du regroupement sur une base traditionnelle.

Une telle distribution de l’aide étrangère, pour la première fois depuis l’Indépendance, sur la base de l’appartenance à un quartier, donc à une zone géographique et à un clan spécifique, a conduit les habitants de Tadjourah à se poser une question : pourquoi maintenant ?

Car, sommés d’exhiber leur quartier d’origine, les « heureux » récipiendaires de cette générosité américaine étaient sommés de brandir une pancarte sur laquelle était inscrit le nom de leur quartier : Fia, Ellamo, Gablasan, Marsaki, etc. Les absents m’excuseront de ne pas les exhiber ici. A l’heure où approche l’échéance de prétendues élections régionales, cette distribution en fonction des clans et des zones montre clairement que les Etats-Unis d’Amérique ont été manipulés par un régime qui veut imposer une vision tribaliste de la Décentralisation.

Pour qui aurait la mémoire courte, un simple rappel historique s’impose. Après avoir obtenu la capitulation des Agaba en 1994, Ismael Omar aurait dit à ses cousins : « La guerre entre Afars et Issas est dorénavant terminée. Laissez-moi désormais organiser le conflit entre Afars et Afars ». Ce qui en dit long sur la perception de la guerre et de la paix et explique l’acharnement qu’il met à violer l’accord de paix du 12 mai 2001.

A voir la gesticulation des prétendus concurrents alignés par le régime pour ces élections (dont deux frères, l’un du RPP et l’autre du FRUD Agaba, et même et surtout ceux qui se disent indépendants), force est de reconnaître qu’il n’a pas totalement échoué dans ce « diviser pour régner ».

D’ailleurs, un proverbe afar ne dit-il pas que « les esclaves se battent pour du bois qu’ils rapporteront à leur maître commun » ? Pour s’étriper à ce point en quête d’un siège au sein d’un conseil régional sans attribution ni budget, il faut vraiment avoir une disposition d’esclave.

De plus, ces « élus » du peuple seront les seuls au monde à n’avoir aucune source de revenu garantissant leur indépendance et les mettant à l’abri du besoin et de la corruption. Ces marionnettes d’un théâtre d’Etat seront peu applaudies par un peuple qu’ils croient berner au bénéfice d’un régime foncièrement antidémocratique : comment peut-on parler de démocratie locale quand le droit de librement choisir ses représentants n’existe pas au niveau national et quand les représentants des travailleurs sont à ce point réprimés ?

Il est donc regrettable que les USA aient eu tout faux en donnant l’impression d’une complicité avec un régime pour lequel la décentralisation signifie surtout zizanie (fitna) et désengagement : les seules attributions qui ne seront pas déniées aux futurs conseils régionaux, ce sont celles de la réhabilitation des pistes et de la Voirie, qu’ils ne pourront pas assurer faute d’un budget clairement défini.

Les Etats-Unis d’Amérique auront donc tout faux toutes les fois qu’ils chercheront à s’impliquer dans un pseudo développement voulu par un régime clanique et divisionniste.
Mieux vaut ne pas s’impliquer que d’agir dans un contexte foncièrement injuste. Car ce n’est pas ce placebo qui prémunira ce régime contre un inévitable soulèvement populaire.

Et si les USA « s’adaptent » à cette dictature en crédibilisant Guelleh et sa clique, nous serions au regret de leur dire tout simplement : USA GO HOME !

Notre propre Liberté nous préoccupe avant celle que le monde libre prétend militairement défendre et garantir chez nous en soutenant la dictature du RPP.

                                                                                                                                Un militant ARD de Tadjourah

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Le combat d'Élisabeth Borrel continue

Ouest-France, Normandie, jeudi 26 janvier 2006
La veuve du juge en rencontre-débat à Lisieux et à Caen ce week-end


Plus de dix après la mort du juge Borrel, son épouse se bat toujours pour la vérité. Officiellement, l'ancien procureur de la République de Lisieux s'est suicidé à Djibouti, mais tout porte à croire qu'il a été assassiné. Ce week-end, Élisabeth Borrel témoignera à Lisieux et Caen. Bernard Borrel est arrivé dans l'ancienne colonie française en 1994, en tant que conseiller auprès du ministre de la Justice djiboutien. Il venait de Lisieux, où il occupait, depuis 1988, le poste de Procureur de la République. À cette époque, son épouse était juge d'application des peines à Caen. Le 19 octobre 1995, le corps de Bernard Borrel est découvert, en partie carbonisé, à 80 km de la capitale de Djibouti, au pied d'une falaise.

Dix ans après la mort de votre mari, où en est l'enquête ?

Un nouveau juge d'instruction a été nommé en 2002. De nombreuses pistes sont ouvertes avec les nouvelles autopsies. On a trouvé un trou au crâne qui n'a pu être provoqué par une chute sur des pierres. Il y a une fracture au bras gauche, typique d'un mouvement de défense. Les experts ont identifié deux produits inflammables différents sur le corps alors qu'un seul bidon a été retrouvé. Le sens d'écoulement de l'essence allait des pieds vers la tête. Des éléments suffisants pour que le juge demande une levée du secret défense. Mais nous n'avons eu que des documents qui datent d'après 1997.

Et du côté de Djibouti ?

Après avoir classé l'affaire, le procureur - que la justice française veut entendre dans cette affaire (1) - a finalement ouvert une information judiciaire. Il veut avoir accès au dossier et savoir ce que nous savons. En France, le juge d'instruction s'y oppose. Il y a deux ou trois semaines, Djibouti a saisi la Cour internationale de La Haye pour non-respect de la coopération judiciaire. C'est plutôt positif. La France va devoir prendre position.

Pourquoi aurait-il été assassiné ?

C'est justement ce que je veux savoir ! Il devait probablement gêner le pouvoir de Djibouti. Plusieurs pistes sont examinées. Notamment celle d'un trafic d'uranium enrichi. Bernard avait aussi mis le nez dans l'attentat antifrançais du « Café de Paris », en 1990, à Djibouti (un mort et quatorze blessés).

Dans quel état d'esprit êtes-vous aujourd'hui ?

Je reviens de deux cancers, j'en ai pris plein la gueule mais je suis toujours là. Je n'ai aucun compte à régler, je veux simplement que le dossier avance. On m'a enlevé mon mari et quelques illusions sur mon métier. Mais je ne me suis pas battue pendant dix ans pour décrocher maintenant.

Avez-vous gardé des attaches dans la région ?

La Normandie est la région qui m'a le plus soutenue. Au niveau politique, Yvette Roudy a été la femme la plus présente. Anne d'Ornano fait également partie de mon association. Je suis toujours en contact avec des collègues, des amis de Lisieux. Bernard s'était plu ici. À l'époque, il aurait voulu rester.

Recueilli par Guillaume BOUNIOL.

Pratique.
Élisabeth Borrel sera en rencontre-débat, samedi 28 janvier, à 10 h 30, à la médiathèque de Lisieux.
Dimanche 29 janvier, elle témoignera au Mémorial de Caen, entre 16 h et 17 h, dans le cadre du concours de plaidoiries. Entrées libres.

(1) Une plainte pour subornation de témoins a été déposée en novembre 2002 par Élizabeth Borrel. La juge d'instruction a demandé - sans succès - à entendre le chef des services secrets et le procureur de Djibouti. D'où certaines tensions : à l'automne, Djibouti a décidé d'expulser six coopérants français détachés dans ses ministères. De son côté, la France tient à préserver ses intérêts et sa présence militaire sur ce territoire sensible. Le 17 mai, Jacques Chirac a reçu le chef d'État djiboutien, Ismaël Omar Guelleh.

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LDDH : Note d'information du 26 janvier 2006

Le Président

 

L.D.D.H.

 

NOTE D'INFORMATION DU 26 JANVIER 2006

SUR LE COLLOQUE INTERNATIONAL

ORGANISE PAR L’UNIVERSITE DE DJIBOUTI.

L’Université de Djibouti a organisé un Colloque International, intitulé : « Ports, Villes et Mondialisation, le cas de  la Corne de l’Afrique », avec la participation  des pays voisins et des Universités françaises.

La présence active des hauts responsables des Ministères du Transport, de l’Emploi a été bien remarquée, et la Chambre du Commerce a été bien présente lors de la séance solennelle d’ouverture.

I) - LE POINT DE VUE DE LA LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS (LDDH) 

La LDDH, n’ayant pas été officiellement invitée, a pourtant décidé d’être à l’écoute de nos universitaires, afin de les encourager de cette initiative très intéressante d’autant plus que les échanges d’informations étaient de haut niveau, et les résultats des enquêtes menées avec beaucoup d’honnêteté intellectuelle (en général le propre de tous les enseignants qui se respectent) ont été agréablement appréciées, notamment celles d’Ismaël Mahamoud, de Mohamed Clem et de Ali Kamil , qui ont respectivement :

-        ouvert le dialogue franc sur le devenir de l’économie informelle en République de Djibouti avec le cas précis, en outre : «…L’impact économique des systèmes informels de transfert de fonds (les hawalas) suscitent un intérêt accru à la fois chez les pouvoirs publics soucieux de les réglementer mais également aussi chez les chercheurs qui tendent d’analyser son fonctionnement pour mieux apprécier son impact au niveau macroéconomique …Toutefois, les durcissements de la réglementation risquent de fragiliser ce système et de priver une grande catégorie de la population, notamment les pauvres d’un supplément de revenu indispensable… »

d’une part,

-         encouragé une autre approche avec le «… II faut donc repenser les stratégies nationales de développement des ports et mettre en place des réformes dans l’environnement législatif, réglementaire et directorial des ports de commerce… »

d’autre part.  

Le Directeur de l’Emploi M. Ali Kamil a mis l’accent sur la priorité de la formation et le principe de :

« L’adéquation emploi- formation constitue un des déterminants de la compétitivité et de la productivité. Elle influe de manière décisive sur la croissance économique ainsi que sur les investissements qui forment le socle de toute stratégie de développement… La stratégie de développement de Djibouti s’inscrit dans une perspective à long terme et vise notamment à s’appuyer sur le développement des ressources humaines. Elle pose comme postulat que l’adéquation emploi-formation est une nécessité et que la promotion d’une politique cohérente et intégrée de lutte contre le chômage et de lutte contre la pauvreté se base sur une politique de la formation professionnelle et technique dont la finalité est la concordance entre les emplois et les compétences ».

Les interventions des différents professeurs ainsi que les questions très positives des différents intervenants en particulier les étudiants sont pleines d’espoirs et les remerciements de la Présidente du Comité d’Organisation, le Professeur Madame Souraya Hassan ne peuvent qu’encourager le Corps Enseignant de persévérer dans la voie de la mise en place d’un laboratoire de recherches scientifiques et universitaires.

Les Défenseurs des Droits Humains encouragent de telles initiatives universitaires et ne manqueront pas de diffuser les informations qu’ils pourront obtenir du Comité d’Organisation de ce Colloque.

D’ores et déjà, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) attend des Décideurs politiques qu’ils fassent preuve d’une réelle volonté politique sociale en faveur du développement de l’économie basé sur les ressources humaines (point fort de l’économie djiboutienne).

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)  reviendra ultérieurement sur la garantie de l’Emploi des Travailleurs et les risques latents de confrontations générés par l’abus d’utilisation d’une Main d’œuvre importée (style traite humaine) par des commerçants en zone portuaire.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

Extraits des documents distribués lors de

L’Ouverture du Colloque du 16 au 18 janvier 2006 

II) - Le Programme de ce Colloque a, essentiellement, porté sur les points suivants, reproduits à partir des documents distribués par le Comité d’organisation de ce Colloque :

Session 1. Economie des Transports, Mondialisation et Développement

Christian Palloix (CRIISEA, Université d’Amiens), «Ports et Villes dans le Développement: de l’Importance des Institutions et Organisations et/ou de l’Efficience des Externalités».

Résumé

La question du développement est indissociable de celles des villes et des ports. Cet article aborde la question du développement par les villes et les ports dans une approche de l’organisation urbaine, une approche tenant ensemble la question des institutions et des organisations. Si la ville, le port sont des lieux d’externalités potentielles, mais qui ne peuvent être mobilisés qu’au sein d’institutions et organisations efficaces affichant des actifs dits spécifiques, encore faut-il que la mondialisation leur laisse une place!

Sofiane Tahi (GRECOS, Université de Perpignan), «L’Economie des Transports Maritimes à l’Aune du Développement Durable: Expériences Comparées

Souraya Hassan (Université de Djibouti, CRIISEA), «Djibouti, les Enjeux d’un Développement par les Ports».

Résumé

L’objectif de cet article est de proposer une analyse critique de la stratégie de développement de Djibouti qui repose sur le complexe portuaire. Pour ce, nous rappellerons dans une première partie que le développement est compris comme une question de mise en place de règles adéquates permettant aux agents économiques de tirer leur épingle du jeu. Autrement dit, le développement est appréhendé comme un changement institutionnel et changement organisationnel (fait des entreprises, acteurs du développement).

La deuxième partie analyse la question de l’entreprise comme élément de la question du développement, ce qui ouvre la voie, à une analyse en termes de changement organisationnel. Cette dernière partie s’attache également à souligner l’importance des actifs (humains, immatériels, matériels, financiers) dans l’objectif de développement à partir du cas de Djibouti. Notre attention porte sur le cas Port Autonome International de Djibouti (PAID), considéré comme le moteur de l’économie nationale. Un examen critique détaillé sur les activités du PAID depuis les années 1960 est mené.

Sudi Mohamed (Amoud University), «Globalization Brings Enormous Benefits».

Abstract

The term “globalization” has acquired considerable emotive force. Some view it as process that is beneficial-a key to future world economic development and also inevitable and irreversible. Others regard it with hostility, even fear, believing that it increases inequality within and between nations, threatens employment and living standards and thwarts social progress. This brief offers an overview of some aspects of globalization and aims to identify ways in which countries can tap the gains of this process, while remaining realistic about its potential and its risks. It concludes by developing some recommendations in regard to djiboutian’s economic policy.

Ahmed Aden Douraleh (Représentant du Gouvernement au DPI), «Djibouti, Plate-forme Logistique Régionale de l’Afrique de l’Est

Session 2. Secteur portuaire: Enjeux et Perspectives

Mag-Teerey Ibrahim (Pôle Universitaire de Djibouti) et Wahib Daher (Université de Djibouti), «Les Enjeux du Transport Portuaire pour I’Economie Djiboutienne».

Résumé

L’économie djiboutienne s’articule entièrement autour du secteur tertiaire, au sein duquel les activités du transport occupent une place de premier rang. La présence du port, du chemin de fer, de l’aéroport et du réseau routier ont ainsi permis le développement des activités connexes liées au transport. L’importance de ce secteur du transport découle de la position géostratégique de Djibouti. Son attrait régional est également lié à la stabilité de son régime politique. Pourtant ses attraits ne doivent pas omettre la concurrence accrue qui caractérise les activités portuaires, et qui se traduit par la montée en puissance des ports voisins dont la gestion est privatisée. Pour relever ses défis, les autorités djiboutiennes ont emboîté le pas, en confiant également la gestion du Port de Djibouti à un opérateur privé. Dans ce contexte de privatisation de la gestion des activités portuaires, cet article analyse les enjeux du transport portuaire pour l’économie djiboutienne.

Salim Mubarak Salim (Aden University), «The Economic Activity in the Port of Aden».

Benlahcen Tlemçani M. (GRECOS, Université de Perpignan), «Ports-reseaux: Stratégies d’Internationalisation et de Diversification des Activités Portuaires».

Julien Badour (Université de la Réunion), «Restructuration de l’Industrie Pétrolière Mondiale: de la Dé-intégration à la Concentration»

Mohamed Clem (Détaché au MENESUP), «Ports: Partenariat Public / Privé». Résumé

Ces Vingt derniers années la gestion du transport International n’a cessé de se transformer, passant d’une approche mode par mode à un concept de transport plus intégré afin de mieux répondre aux besoins urgents de la clientèle; il en résulte d’une pression de plus en plus importante sur les ports qui doivent s’adapter à ce système de fonctionnement plus exigeant. II faut donc repenser les stratégies nationales de développement des ports et mettre en place des réformes dans l’environnement législatif, réglementaire et directorial des ports de commerce.

La nécessité de définir de nouveaux partenariats entre les secteurs publics et privés dans le domaine de l’exploitation portuaire, le financement d’investissement et la gestion des superstructures, nous amènent à revoir le rôle que jouent les acteurs publics et privés et tout particulièrement à clarifier l’autorité du secteur public ainsi que les missions qu’il pourrait être amené à remplir. Dans ces missions, il est fort probable qu’il serve de catalyseur pour faciliter les opérations, notamment en ce qui concerne les droits statuaires publics, la sécurité dans les transports et la protection de l’environnement.

Session 3. Emploi, Pauvreté et Financement Alternatif du Développement

Ismaël Mahamoud (Université de Djibouti, ERUDITE) et Philippe Adair (ERUDITE, Université de Paris XIII), «Les Enquêtes sur le Secteur Informel à Djibouti: une Analyse Comparative 1980-2001)>.

Résumé

Le secteur informel, au sens du BIT, alimente une grande partie de l’activité portuaire comme de l’économie de Djibouti dans son ensemble. L’analyse comparative des deux enquêtes réalisées en 1980 (PECTA) et en 2001 (PATARE) met l’accent sur l’évolution des branches d’activité et trace les limites d’une approche en coupe instantanée. La taille réduite des effectifs et la segmentation de l’emploi occupé, la propriété du capital dont le financement initial est assuré sur fonds propres et l’absence de tenue d’une comptabilité sont les caractéristiques majeures des unités informelles. Les contraintes économiques et institutionnelles concernent les besoins de financement rationnés par l’offre du système bancaire, la forte concurrence et l’étroitesse des débouchés, l’excès de pression sociofiscale et de réglementation.

Jean Pierre Lachaud (Université de Bordeaux IV), «Pauvreté et Marché du Travail à Djibouti: Eléments d’Analyse».

Résumé

Au cours des quinze dernières années, les déséquilibres de l’économie de Djibouti, dus à des facteurs structurels et conjoncturels, internes et externes, ont perturbé le cheminement du développement. En restreignant la disponibilité et le rendement d’un ensemble d’actifs physiques, humains et sociaux, ces déséquilibres ont fragilisé la capacité de résistance des acteurs du développement face à la survenance d’évènements adverses. Malgré les efforts des pouvoirs publics et les mécanismes d’adaptation privés, les ajustements prévalant sur le marché du travail en termes de chômage des jeunes, d’« informalisation » du travail ainsi que la baisse des revenus réels ont contribué à la persistance des privatisations monétaires, de la pauvreté durable et de la pénurie des « capabilities ». L’étude explore les déterminants de la pauvreté et propose des mesures pour atténuer la fragilité du progrès social.

Ali Kamil (Directeur de l’emploi au MESN), «L’Adéquation Emploi-Formation: Une Nécessité pour une Meilleure Compétitivité».

Résumé

L’adéquation emploi- formation constitue un des déterminants de la compétitivité et de la productivité. Elle influe de manière décisive sur la croissance économique ainsi que sur les investissements qui forment le socle de toute stratégie de développement. La stratégie de développement de Djibouti s’inscrit dans une perspective à long terme et vise notamment à s’appuyer sur le développement des ressources humaines. Elle pose comme postulat que l’adéquation emploi-formation est une nécessité et que la promotion d’une politique cohérente et intégrée de lutte contre le chômage et de lutte contre la pauvreté se base sur une politique de la formation professionnelle et technique dont la finalité est la concordance entre les emplois et les compétences. Dans cette optique, le port, véritable poumon de l’économie nationale, est au coeur de la stratégie. En outre, l’économie de service construite autour de la chaîne de transport a de plus en plus besoin des qualifications pour s’adapter aux mutations technologiques et à la compétitivité régionale voire mondiale. Or le marché du travail et le système de la Formation Professionnelle, à Djibouti, se caractérisent par l’absence de corrélation ou de correspondance. La discordance existant entre les besoins réels du marché du travail et le système de formation professionnelle et technique a des répercutions négatives sur le marché du travail et la croissance économique.

Ismaël Mahamoud (Université de Djibouti, ERUDITE), «Hawalas : les Banques des Pauvres».

Résumé

L’impact économique des systèmes informels de transfert de fonds (les hawalas) suscitent un intérêt accru à la fois chez les pouvoirs publics soucieux de les réglementer mais également aussi chez les chercheurs qui tendent d’analyser son fonctionnement pour mieux apprécier son impact au niveau macroéconomique. Les hawalas sont essentiellement utilisés par les émigrés pour rapatrier une partie de leur revenu vers leurs pays d’origine et constituent une source de financement alternatif aux défaillances des systèmes bancaires classiques. Toutefois, les durcissements de la réglementation risquent de fragiliser ce système et de priver une grande catégorie de la population, notamment les pauvres d’un supplément de revenu indispensable.

Session 4. Ports, Villes et Histoire de Djibouti

Hassan Omar Rayaleh (Université de Djibouti), «Villes-Ports: une Relation Plurielle: le Cas de Djibouti»

Mohamed Omar Ibrahim (Primature, Université de Paris I), «Le Port Franc de Djibouti». Résumé

Cette communication vise à retracer l’historique du Port Franc de Djibouti. Cet historique révèle toute l’importance à la place qu’occupe aujourd’hui le port dans la stratégie économique du pays. Tête de pont pour les pays enclavés de l’Afrique de l’Est comme l’Ethiopie mais aussi pour les pays des grands lacs, Djibouti se positionne idéalement dans une région disposant d’un potentiel de développement énorme d’après les spécialistes en développement.

Abdourahman Ismaël (Université de Djibouti), «Entre Ouverture et Enfermement: Ville, (Aéro) Port et Mondialisation dans les Littératures de la Corne de l’Afrique et de l’Océan Indien»

Kadar ALI Diraneh (Université de Djibouti), «Visions françaises sur le Port de Djibouti».

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Affamés, des milliers de Somaliens migrent vers Mogadiscio pour mendier

Depuis deux mois, des dizaines de milliers de Somaliens touchés par une grave sécheresse ont migré vers Mogadiscio à la recherche de nourriture, mendiant le plus souvent dans les rues d'une capitale pauvre et livrée aux miliciens depuis 1991. Plus de 76.000 paysans et bergers, souffrant de la faim et de la soif dans le sud du pays, ont afflué à Mogadiscio dans l'espoir d'être aidés, selon des travailleurs humanitaires.

"Depuis plus de six mois, avoir un repas par jour était devenu habituel", affirme Cheikh Mohamed Omar, qui a quitté il y a deux mois son village près de la ville de Baidoa (sud) pour rejoindre Mogadiscio. "Mais même ces maigres rations sont en train de disparaître, et les gens se contentent peut-être d'un repas tous les deux ou trois jours. On s'attend bientôt à ce qu'il n'y ait plus du tout de nourriture" disponible, ajoute-t-il.

 "On n'a pas fui à cause de la violence", assure Hasan Ibrahim, un ancien soldat âgé de 65 ans atteint par la tuberculose, venu à Mogadiscio depuis la province de Bakol (sud), durement frappée par la sécheresse. "Là où je vivais, c'était calme, mais on ne se nourrit pas de la paix", ironise-t-il.

La Somalie, pays pauvre de la Corne de l'Afrique, est le théâtre depuis 1991 d'une guerre civile, qui a fait entre 300.000 et 500.000 morts.

Extrait AFP, édition du 26 janvier 2006

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Communiqué de la LDDH sur le piratage des correspondances postales à Djibouti


Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 24 JANVIER 2006
SUR LES VIOLATIONS INADMISSIBLES,
L’ATTEINTE AU SECRET
ET LES PIRATAGES DES CORRESPONDANCES.

LA REPRESSION SUR LES SYNDICATS CONTINUE.

La justice Djiboutienne pourra-t-elle mettre en application les articles 439 et 440 du Code Pénal de la République de Djibouti et mettre fin à une délinquance de l’Etat, sans que le Parquet décide de classer sine die, comme dans les cas des plaintes contre des Responsables de l’Etat, ou bien, faut-il s’adresser à un juridiction internationale avec l’assistance des Syndicats Internationaux des Postiers ?

Article 439
Le fait, commis de mauvaise foi, d’intercepter, de détourner ou de divulguer des correspondances arrivées ou non à destination et adressées à des tiers, ou d’en prendre frauduleusement connaissance, est puni d’un an d’emprisonnement et de 1 000 000 F d’amende.

Est puni des mêmes peines le fait commis de mauvaise foi, de prendre connaissance des correspondances émises, transmises ou reçues par la voie des Télécommunications, et de détourner ou d’en altérer le contenu.

Article 440
Les infractions définies à l’article 439 sont punies de trois ans d’emprisonnement et de 3 000 000 F d’amende lorsqu’elles sont commises par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public, agissant dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions.

Est puni des mêmes peines le fait, par une personne visée à l’alinéa précédent ou un agent de réseau de télécommunications, agissant dans l’exercice de ses fonctions d’ordonner, de commettre ou de faciliter, hors les cas prévus par la loi, le détournement de correspondances émises par la voie de s télécommunications ou la violation du secret des correspondances.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) s’élève contre les actes de harcèlement du syndicaliste Hassan Cher et contre une telle atteinte au secret des correspondances parfois altérées.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant aux Défenseurs des Droits de l’Homme de conjuguer leurs efforts avec le BIT et les Organisations syndicales des Postes et des Télécommunications pour la préparation et l’ouverture de plaintes internationales.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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L'Erythrée se justifie de n'avoir pas rencontré la délégation américaine

Selon l’AFP, Asmara a justifié lundi 23 janvier sa position de ne pas recevoir l’émissaire américaine Jendayi Frazer, expliquant qu’il n’y avait aucune raison à son « séjour diplomatique », le problème principal opposant l’Erythrée à l’Ethiopie étant bien connu.

Si le conflit risque de reprendre, a affirmé l’Erythrée, c’est parce que l’Ethiopie refuse d’appliquer la décision de délimitation de la frontière rendue par la commission indépendante d’arbitrage en l’an 2000.

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Le Comité pour la protection des journalistes scandalisé par l'Ethiopie

Le Comité pour la Protection des Journalistes se dit scandalisé par l’expulsion ce weekend par le gouvernement éthiopien du correspondant d’Associated Press dans le pays. Antony Mitchell, qui avait fait état d'informations sur de nouveaux affrontements survenus vendredi entre policiers et manifestants dans la capitale, a quitté le pays dimanche après que les responsables du gouvernement lui eurent donné 24 heures pour partir. "Anthony Mitchell est un journaliste respecté et expérimenté, et il ne devrait pas être expulsé pour avoir fait son travail," a déclaré le directeur exécutif du CPJ, Ann Cooper. 

Extrait traduit de l’anglais, lire l'article du CPJ

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Communiqué de l'Union Djiboutienne du Travail (UDT)

 


 


Text Box: 24/01/2006
Text Box: Avenue P. Pascal 
B.P. 2767 – DJIBOUTI
E-mail : udt_djibouti@yahoo.fr
Tél. 82 39 79
 Tél.  82 39 79
 
Tél :      82 39 79        Fax : _  _  _  _  _  _  
 
E-mail : udt_djibouti@yahoo.fr
                                                          

 

 

 

 

COMMUNIQUE

L’UDT constatait depuis le mois d’août 2005 la disparition de ses correspondances au niveau de la poste de Djibouti et dans certains cas la substitution des contenus des correspondances par des documents semblables aux notre mais falsifiés. Ce fut le cas pour la plainte que l’UDT avait adressé au BIT sur les licenciements massifs des responsables et militants syndicaux du Port. La plainte signée par le secrétaire général de l’UDT a disparu de l’enveloppe et c’est une fausse plainte qui est introduite à la place.

Ce faisant, nos soupçons se confirment le matin du dimanche 22 janvier 2006. Deux officiers du renseignement généraux débarquent à la poste de Djibouti la journée précitée. Ils interpellent le camarade HASSAN CHER HARED, secrétaire aux relations internationales de l’UDT et secrétaire général du syndicat des postiers de djibouti.

Il se fait auditionner de 9 heure 30 à 13 heure dans les locaux du RG par des officiers.

Le RG l’accusait d’un seul grief, d’avoir traité et envoyé les dossiers de candidatures des trois camarades syndicaux à la représentation de MASHAV(Centre pour la Coopération Internationale) à Addis-Abeba. Compte tenu que l’UDT entretient des relations depuis 1996 avec Histadrut, la centrale syndicale israélienne affiliée à la CISL comme l’UDT, fait bénéficier aux cadres de l’UDT presque chaque année des formations professionnelles et syndicales dispensées par l’Institut International de l’Histadrut.

Rappelons à cet égard que dans une mosquée où était présent lors d’un prêche le vendredi 24 septembre 2004 notre secrétaire général, ADAN MOHAMED ABDOU, le prêcheur avait accusé l’UDT d’être un relais sioniste et c’était en vue de provoquer une vindicte populaire à son égard.

Les officiers du RG lui apprennent qu’il risque d’être jugé pour atteinte à la sûreté de l’état et intelligence avec une puissance étrangère belligérante mais qu’il est relâché actuellement grâce à la clémence de la haute magistrature du pays.

Donc, nous assistons à Djibouti, depuis 1995, à une aggravation dangereuse des violations des droits syndicaux et humains, avec comme moyens de répressions : la mise forcée dans la précarité totale des dirigeants syndicaux, harcèlements policier des syndicalistes jusque dans leurs familles, la condamnation comme un délit pénal les grèves des travailleurs ; en dernier date celui du Port, la comparaison à une atteinte à la sûreté de l’état certaines activités syndicales et etc.

En raison de l’évolution très alarmante de la répression à l’encontre des syndicalistes  et des défenseurs des droits humains, économiques, sociaux et culturels à Djibouti, nous appelons les organisations syndicales internationales comme celles de défense des droits humains ainsi que les instances onusiennes compétentes en la matière à y accorder un regard particulier.

      Secrétaire général de l’UDT

ADAN MOHAMED ABDOU

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Traversée mortelle dans le golfe d'Aden

Le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a alerté hier dimanche 22 janvier 2006 qu’une traversée de la Somalie vers le Yémen par des migrants avait tué vingt deux personnes et entraîné la disparition de vingt-huit autres. Un groupe de cent dix Ethiopiens, dix Somaliens et cinq membres d’équipage auraient pris place sur un bateau parti du village de Shimbirale dans le nord de la Somalie.

L’embarcation a réussi à accoster au Yémen mais a laissé derrière elle vingt-deux morts dont treize femmes, et vingt-huit disparus. Une traversée similaire du golfe d’Aden avait déjà coûté cette semaine la vie à vingt autres personnes.

Entre le 12 et le 17 janvier le HCR a dénombré 1217 Somaliens et 39 Ethiopiens arrivés sur une trentaine de bateaux au Yémen.

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Le Comité des femmes djiboutiennes contre l'impunité communique à Bamako

Le Comité des femmes djiboutiennes contre l’impunité a été à l’honneur au Forum social mondial de Bamako du jeudi 19 janvier au lundi 23 janvier 2006. Un communiqué officiel du Comité diffusé le samedi 21 janvier par l’agence de presse chinoise Xinhua est reproduit ci-dessous.

Le but du mouvement des femmes djiboutiennes est de faire reconnaître les viols comme des crimes de guerre, sachant que les deux tribunaux créés par le Conseil de sécurité de l’ONU pour l’ex-Yougoslavie et pour le Rwanda ont clairement défini le viol comme un crime contre l’humanité, et prononcé des inculpations pour violences sexuelles.

=       Appel du Comité des femmes djiboutiennes contre l'impunité       =

Le Comité des femmes  djiboutiennes présentes au Forum social mondial de Bamako a lancé  samedi un appel contre les "viols commis par des soldats de  l 'armée gouvernementale sur des centaines de femmes" depuis le  début de la guerre civile dans le pays en 1991, rapporte la  Panapress.

"Ces femmes gardent, pour beaucoup d'entre elles, des séquelles physiques. Elles sont toutes marquées à vie dans leur corps, leur dignité, leur conscience", indique dans un communiqué le comité,  qui précise que les femmes djiboutiennes se battent sur le terrain pour la reconnaissance de ces viols comme crimes de guerre.

"Nous lançons un appel à la solidarité des femmes de la planète pour qu'elles soutiennent le combat des femmes djiboutiennes  contre les viols et l'impunité de ces crimes commis par des  soldats", ajoute le communiqué, qui exige l'ouverture d'une  enquête internationale sur toutes les exactions commises à  l'encontre des femmes et plus particulièrement sur les viols des jeunes filles et des femmes dans le nord et le sud-ouest du pays.

S'engageant à "briser le mur de silence qui entoure les violations des droits humains à Djibouti", le Comité exige  également le jugement des soldats coupables de ces viols par le  Tribunal pénal international (TPI).

"Seules l'arrestation et la condamnation des coupables qui continuent à vivre en toute tranquillité et à exercer les fonctions de soldats dans l'armée régulière peuvent soulager les victimes de ces violences et leur rendre un peu de leur dignité", conclut le  communiqué.

Extrait de Xinhua News Agency, Samedi 21 janvier 2006

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Elisabeth Borrel invitée de la médiathèque de Lisieux

Selon une information parue le samedi 21 janvier 2006 au journal Ouest-France, Elisabath Borrel, veuve du juge Bernard Borrel retrouvé carbonisé à Djibouti en 1995, est l’invitée de la médiathèque de Lisieux (Calvados, France) le samedi 28 janvier à 10h30. Elle pourrait réaliser un exposé sur la situation actuelle et sur le pourquoi de la fuite en avant judiciaire du président Ismaël Omar Guelleh.

Madame Borrel assure que le défunt Borrel enquêtait sur des trafics d'armes et des attentats dans lesquels le président djiboutien serait bel et bien impliqué, tandis que la piste d’un trafic de produits dangereux est également évoquée par ses avocats.

Ces nouvelles investigations mettraient gravement en cause le pouvoir djiboutien, acculé visiblement à provoquer un enchevêtrement des procédures notamment par sa saisine le lundi 10 janvier 2006 de la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye.

La rencontre débat est organisée à l’initiative de l’association Lisieux Avenir et un documentaire d’une trentaine de minutes sera projeté.

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Ethiopie : au moins deux morts et 36 blessés dans des violences à Addis Abeba

ADDIS ABEBA (AFP) - 20/01/2006 19h45 - Des violences ont de nouveau marqué, vendredi à Addis Abeba, des processions religieuses où des slogans anti-gouvernementaux ont été scandés, faisant au moins deux tués et 22 blessés civils, selon des sources policière et hospitalière.

Extrait AFP

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Ethiopie : Explosions à Addis

20/01/06 Des coups de feu et de violentes explosions étaient entendus vendredi dans deux quartiers de la capitale éthiopienne au deuxième jour de troubles lors de la célébration de l'épiphanie éthiopienne.

Selon des témoins, les forces de l'ordre auraient tiré alors que plusieurs centaines de personnes participaient à une cérémonie pour célébrer cette fête religieuse. "Nous avons entendu des tirs à l'extérieur de l'ambassade de France au moment où la procession passait à côté", a déclaré un diplomate.

Selon des témoins, des personnes participant à la cérémonie religieuse ont commencé à jeter des pierres et à crier des slogans anti-gouvernementaux. De nombreuses rues étaient jonchées de pierres.

Jeudi, au moins quatre personnes ont été blessées, dont une par balle par les forces de l'ordre, à Addis Abeba, alors qu'elles participaient à la célébration. En juin et novembre, des heurts entre la police et des sympathisants de l'opposition avaient fait au moins 84 morts.

Ces troubles étaient intervenus à la suite des élections législatives de mai 2005, remportées officiellement par le pouvoir sortant mais contestées par l'opposition qui accuse le gouvernement de fraudes.

Article paru dans Afrique centrale.info France, le 20/01/06

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Conflit Ethiopie-Erythrée : les bons offices de Washington

Par Pierre Emangongo, Le Potentiel, publié à Kinshasa le 20 janvier 2006

L'émissaire des Etats-Unis Jendayi Frazer, chargée de résoudre le différend territorial entre l'Ethiopie et l'Erythrée, est arrivée jeudi à Addis Abeba, rapporte l'Afp citant l'ambassade des Etats-Unis dans la capitale éthiopienne. (...)

Jeudi matin, Mme Frazer a rencontré à Addis Abeba le chef de la Mission de l'Onu en Ethiopie et en Erythrée (Minuee), Legwaila Joseph Legwaila, et des diplomates de la communauté internationale, selon des sources diplomatiques concordantes. (…)

 «Mme Frazer assistera au sommet de l'Union africaine qui s'ouvre lundi à Khartoum», a seulement précisé l'ambassade des Etats-Unis à Addis Abeba, citée par l'Afp. (…)

Extrait du Journal Le Potentiel, paru à Kinshasa.

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Communiqué de Djibwatch sur la saisie du Renouveau

Nous avons appris la saisie de l'édition du jeudi 19 janvier 2006 de l'hebdomadaire Le Renouveau (organe de presse du MRD, parti politique de l'opposition) et l'incarcération de neuf crieurs de presse au centre de détention administratif de Nagad. D'après une dépêche de la LDDH et du MRD , les personnes ont été arrêtées vers 06h30 (heure locale), puis relâchées vers 13h00 (heure locale).

Le pouvoir en place à Djibouti n'a avancé aucune justification ni sur la saisie des exemplaires du Renouveau, ni sur l'incarcération des crieurs. Cette affaire apporte de l'eau au moulin de ceux qui dénoncent l'arbitraire qui règne désormais en maître absolu à Djibouti. Malheureusement à Djibouti, personne n'est à l'abri des harcèlements du régime.

Nous sommes très inquiets des multiples dérives qui sont contraires aux Droits de l'Homme, que l'État de la République de Djibouti continue de pratiquer. Nous demandons la cessation immédiate et définitive de ces pratiques néfastes, ravageuses et illégales et le retour à la Liberté d'expression et en particulier à la Liberté de la presse dans notre pays.

Djibwatch
http://www.djibwatch.org

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Jugement de clôture de la compagnie Air Djibouti

Selon une Annonce légale parue au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (BODACC) du mercredi 19 janvier 2006, la compagnie Air Djibouti aurait fait l’objet ce même jour d’un jugement de clôture pour insuffisance d’actifs.

Le BODACC publie les annonces légales rythmant la vie des entreprises : création, ventes, modifications, mutations et cessation d'activité, les avis relatifs aux procédures de redressement et liquidation judiciaire et les avis de dépôt des comptes.

Le dépôt de bilan pourrait être en rapport avec le projet de création à Djibouti depuis mai 2005 d’une nouvelle compagnie dépendant de Dubaï, dénommée Silver Air.

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LDDH : Communiqué sur les rafles des vendeurs de journaux

Le Président

 

L.D.D.H.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 19 JANVIER 2005

SUR LES RAFLES DES VENDEURS DE JOURNAUX.

Stop : est-il interdit d’inviter les passants à de telles informations sur un Communiqué de la CIJ (Cour Internationale de Justice de la Haye), vu par l’Opposition Djiboutienne (Affaire Borrel) ?

Ce matin le 19 janvier 2006  à la place de l’Indépendance ou ancienne place Ménélik, des rafles ciblées ont eu lieu. Ces rafles, cette fois-ci, se sont effectuées essentiellement au Centre ville de la capitale de la République de Djibouti ; L’objet de cette rafle était, apparemment, de saisir les vendeurs à cris des quelques journaux officiellement reconnus, avec évidemment leurs marchandises.

Une vieille dame Madame Aichoum Aden Hachim se trouve encore au Commissariat de Police (avec 10 autres vendeurs) probablement pour ses cris encourageants les passants à acheter l’Organe de Presse du  MRD, Parti de l’Opposition.

Fait grave, elle aurait incité, avec sa vieille voix, à l’achat du journal « Le Renouveau » car celui-ci contenait un article sur l’Affaire Borrel.

Stop ! Interdit d’inviter les passants avec une telle information !

Cette Affaire Borrel fait ces derniers temps l’objet d’une médiatisation internationale suite à une plainte internationale (Djibouti contre France) et que la presse progouvernementale à Djibouti donne très largement sa version.

Il ne faut pas, peut-être, que le Renouveau s’en mêle ? N’est-ce pas ?

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) espère que le ministère de l’Intérieur mettra fin à une telle pratique contraire à la législation djiboutienne.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) ne manquera pas d’apporter son soutien moral et technique pour le combat juridique et judiciaire contre de tels Abus. Ce combat doit une réalité constante en République de Djibouti, même si le Conseil du Contentieux Administratif est encore bloqué par le Premier Magistrat.        

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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LDDH : Information sur le forum social mondial de Bamako

Le Président

 

L.D.D.H.

 

DIFFUSION D’INFORMATION DU 18 JANVIER 2005

SUR LE

Communiqué de la FIDH

1er Forum social mondial en Afrique – Bamako

Bamako, le 18 janvier 2006 - La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) participe aux côtés de ses organisations membres en Afrique au premier forum social mondial sur le continent africain. La FIDH se félicite de la tenue de ce forum, signe du dynamisme de la société civile d'un continent laissé pour compte de la mondialisation et qui n'en connaît souvent que les effets néfastes.

La FIDH considère que le combat pour un autre monde passe par la lutte pour le respect des droits humains et en particulier des droits économiques, sociaux et culturels. C'est pourquoi la FIDH est engagée contre l'impunité des auteurs de violations des droits de l'Homme qu'il s'agisse des individus, des Etats, des entreprises ou des institutions internationales.

La FIDH organise ou co-organise les activités suivantes au FSM de Bamako :

Accords de commerce et droits humains

Vendredi 20 janvier de 11.30 à 14.15

Espace thématique Luttes sociales - CRES – Cité universitaire – salle I3

Après la conférence ministérielle de l'OMC à Hong Kong, quel bilan peut-on dresser des conséquences des accords commerciaux sur la jouissance des droits humains? Comment rétablir la primauté du droit international des droits de l'Homme sur les accords de commerce? Quel avenir pour l'OMC face à la multiplication des accords régionaux et bilatéraux?

Intervenants: Sophie Bessis (FIDH), Steve Ouma (Kenya), Henri Rouille d'Orfeuil

(Coordination Sud-France), AMDH (Association malienne des droits de l’Homme), Arnaud Zacharie (CNCD- Belgique)

Lutte contre l'impunité: Quelles alternatives en cas de déni de justice?

Vendredi 20 janvier de 14.30 à 20.15

Espace thématique Luttes sociales - CRES – cité universitaire 14.30 – 17.15 salle I.7 17.30-

20.15 salle I.2

La FIDH est engagée depuis des années dans la lutte contre l'impunité des crimes les plus graves. Elle soutient les victimes des violations des droits de l'Homme dans leur quête de justice et de vérité notamment à travers les mécanismes de justice pénale internationale: compétence universelle et Cour pénale internationale (CPI). Cet atelier présentera les cas d'Hissène Habré au Tchad, Ely Ould Dah en Mauritanie, l'affaire du Beach au Congo Brazzaville. Les intervenants livreront également une analyse des situations portées devant la Cour pénale internationale, notamment celle de la République démocratique du Congo

Président de séance: Sidiki Kaba, président de la FIDH

Intervenants: Jean-Pierre Dubois (Ligue des droits de l’Homme-France) Jacqueline

Moudeina (ATPDH-Tchad), Roger Bouka (OCDH-Congo-Brazzaville), Dismas Kitenge

(Groupe Lotus-RDC), Fatimata M'Baye (AMDH-Mauritanie), etc.

Exploitation des ressources naturelles et violations des droits de l'Homme: responsabilités des Etats et des entreprises

20 janvier: 17.15 – 20.30- espace thématique « destruction des écosystèmes », Musée national

21 janvier: 08.30 – 11.15 Espace thématique “Les alternatives”, Modibo Keïta – salle D4

Ces ateliers co-organisés avec la Coalition publiez ce que vous payez/ Secours catholique et le Centre d'études sur le droit international et la mondialisation (CEDIM – Montréal) se pencheront sur la malédiction des ressources naturelles en Afrique. De nombreuses intervenants analyseront le lien entre l'exploitation des ressources pétrolières, minières et forestières, conflits et violations des droits humains sur le continent africain.

Les participants discuteront ensuite des responsabilités des Etats et des entreprises dans les violations des droits humains et sur les stratégies de la société civile pour responsabiliser les acteurs.

Intervenants: Massalbaye Tennebaye (Tchad), Aurélie Arnaud (CEDIM), Représentants de la communauté de Sadiola (Mali), Khalid Ikhiri (ANDDH-Niger), Michel Roy (Secours catholique), etc.

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LDDH : Information sur l'Union africaine et l'affaire Habré

Le Président

 

L.D.D.H.

 

DIFFUSION D’INFORMATION DU 19 JANVIER 2005

SUR UN EXTRAIT DU COMMUNIQUE DE LA FIDH 

La Ligue Djiboutienne des Droits Huamins (LDDH) vous soumet les deux premiers point sur :

  1. la présidence de l'UA ; 
  2. l'affaire Hissène Habré.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

Sixième Sommet de l'Union africaine à Khartoum

L'Union Africaine doit se prononcer sur les graves violations des droits

de l'Homme perpétrées sur le continent et exhorter les Etats à lutter

contre leur impunité.

Paris, le 17 janvier 2006 - A quelques jours de l'ouverture de la 6ème conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA), qui doit se tenir du 23 au 26 janvier 2006 à Khartoum (Soudan), la FIDH exprime ses préoccupations sur un certain nombre de questions à l'ordre du jour du sommet : le renouvellement de la présidence de l'UA, l'affaire Hissène Habré, la mise en place de la Cour africaine des droits de l'Homme et des peuples et les nombreuses violations des droits de l'Homme commises sur le continent.

Sur la présidence de l'UA

La FIDH exprime ses plus vives inquiétudes quant à la candidature de la République du Soudan à la présidence de l'Union Africaine, qui doit être désignée au cours du sommet à Khartoum, compte tenu des graves violations du droit international humanitaire et des droits de l'Homme commises au Darfour depuis 2003. Ces exactions sont commises en premier lieu par les forces gouvernementales comme le confirme le rapport de la commission internationale d'enquête du Haut commissariat aux droits de l'Homme rendu public le 25 janvier 2005. Ces violations sont contraires aux objectifs de promotion de la paix, de la sécurité, de la stabilité et de protection des droits de l'Homme de l'organisation panafricaine.

La FIDH rappelle à cet égard le refus des autorités soudanaises de se conformer à leurs obligations internationales ainsi qu'aux décisions et résolutions de l'UA, du Conseil de sécurité des Nations unies, et de la Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples (CADHP) exigeant notamment des autorités de Khartoum qu'elles respectent les accords de cessez le feu, qu'elles mettent fin aux exactions commises à l'encontre des populations civiles et qu'elles coopèrent pleinement et inconditionnellement avec le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) afin de traduire en justice les auteurs de crimes internationaux perpétrés au Darfour.

Par ailleurs, le Soudan, à l'instar de la Libye lors de la 5ème Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA de Sirte (Libye), n'a pas permis l'organisation du forum des organisations non gouvernementales (ONG) qui précède normalement les sommets de l'UA. Ce refus des autorités soudanaises contrevient à la reconnaissance par l'UA du rôle essentiel des ONG dans la promotion et la protection des droits de l'Homme sur le continent.

Sur l'affaire Hissène Habré

En application des principes fondateurs et des objectifs de l'UA et notamment des articles 3 et 4 de son Acte Constitutif qui consacrent la protection des droits de l'Homme et le rejet de l'impunité, les chefs d'Etat et de gouvernement africains doivent exhorter le Sénégal à extrader Hissène Habré, ancien président et dictateur tchadien, vers la Belgique, pour y répondre d'accusations de torture et de violations massives de droits de l'Homme. La FIDH, ses ligues affiliées africaines et une centaine d'autres ONG africaines indépendantes se sont prononcées, notamment via une résolution du Forum des ONG pour la préparation de la 38ème session de la Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples prise en décembre 2005 et une recommandation du Forum des ONG de la CEDEAO adoptée en janvier 2006, pour cette extradition afin de permettre le droit à un procès équitable et le droit à la justice pour les victimes, conformément aux dispositions garanties par le droit international des droits de l'Homme. L’extradition d'Hissène Habré constituerait un acte décisif dans la lutte contre l’impunité des auteurs de violations massives des droits de l’Homme et montrerait, pour le 25ème anniversaire de la Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples, l'attachement des chefs d'Etat et de gouvernement africains à cet instrument.

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Ethiopie-Erythrée: arrivée à Addis Abeba de l'émissaire américaine


ADDIS ABEBA (AFP) - 19/01/2006 09h51 - L'émissaire des Etats-Unis Jendayi Frazer, chargée de résoudre le différend territorial entre l'Ethiopie et l'Erythrée, est arrivée jeudi à Addis Abeba, a-t-on appris auprès de l'ambassade des Etats-Unis dans la capitale éthiopienne.

La secrétaire d'Etat adjointe chargée des Affaires africaines avait annoncé la semaine dernière son intention de se rendre en Ethiopie et en Erythrée.Cette mission a été approuvée par le Conseil de sécurité de l'Onu, mais le ministère érythréen des Affaires étrangères a fait savoir qu'il doutait de sa "légalité" et de sa "pertinence politique".

Le voyage a finalement été amputé de l'étape érythréenne, Asmara "ne facilitant pas son déplacement", a indiqué mercredi le département d'Etat à Washington.

Extrait, source AFP

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L’Erythrée a interdit au médiateur américain de se déplacer à la frontière contestée

18.01.06 Un médiateur des Etats-Unis a annulé son voyage en Erythrée parce que ce pays d’Afrique lui a interdit de se déplacer à la frontière contestée avec Ethiopie, ont affirmé des officiels américains mercredi.

La décision fait suite à des jours d’opposition érythréenne à une mission prévue cette semaine par la diplomate américaine pour l'Afrique, Jendayi Frazer, destinée à remettre en marche un accord de paix paralysé depuis la guerre 1998-2000 qui avait tué 70.000 personnes.

Extrait traduit de l’anglais, source Reuters

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Entretien entre l'Erythrée et les Etats-Unis à propos du conflit frontalier

18.01.06. De hauts responsables érythréens et américains ont engagé des entretiens à Washington concernant le conflit frontalier qui oppose l’Erythrée à l’Ethiopie, a déclaré un ministre érythréen mercredi à l’agence Reuters.

Mardi, des officiels américains se disaient incertains que l’Erythrée autorise la médiatrice américaine pour l’Afrique Jendayi Frazer à s’impliquer dans la reprise des négociations paralysées entre les deux pays, même si Asmara n’a pas menacé d'interdire à la diplomate de venir dans le pays. L’agence Reuters a rapporté que selon le ministre érythréen des affaires étrangères les discussions étaient toujours en cours à Washington.

L’Erythrée avait par le passé rejeté à plusieurs reprises les initiatives diplomatiques qui ne se concentraient pas sur l’imposition à l’Ethiopie de la délimitation de la frontière contestée.

Extrait traduit de l'anglais, source Reuters

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LDDH : des ONG demandent justice dans le cas Habré au sommet africain
 

 

 

L.D.D.H.

 

DIFFUSION D’INFORMATION DU 17 JANVIER 2005

L’Union africaine doit se prononcer la semaine prochaine
sur le sort de l’ex-dictateur tchadien

(Nairobi, 16 Janvier 2006) – Trente-cinq des principales organisations africaines de défense des droits de l’Homme ont invité l’Union africaine à se déclarer en faveur de l’extradition de l’ancien dictateur tchadien Hissène Habré vers la Belgique afin qu’il y réponde d’accusations de crimes contre l’humanité, ou à organiser rapidement son procès en Afrique.

Le gouvernement du Sénégal a demandé à l’Union africaine - qui tiendra son Sommet à Khartoum au Soudan le 23 et 24 janvier prochain - de décider de ce qu’il adviendra de Habré. Dans une lettre adressée aux Chefs d’Etat de l’Union africaine, les ONGs ont déclaré que l’extradition de Habré « constituerait un acte décisif dans la lutte contre l’impunité des auteurs de violations massives des droits de l’homme.»

Les organisations ont également rejeté l’idée, avancée par certains, selon laquelle Habré ne peut qu’être jugé en Afrique. “Nous aurions bien évidemment souhaité que Habré puisse être jugé en Afrique » consent la lettre avant de souligner «Mais le fait est que le Sénégal a refusé de poursuivre Hissène Habré lorsqu’il en a eu l’opportunité en 2000, que le Tchad n’a jamais sollicité l’extradition de l’ex-président tchadien (et ne pourrait, en tout état de cause, lui garantir un procès équitable), et qu’aucun autre pays n’a formulé de demande d’extradition à son encontre. »

La lettre conclut « Les victimes d’Hissène Habré ont déjà attendu 15 années avant de trouver une juridiction qui soit prête à les entendre, et beaucoup de survivants sont déjà décédés. » Si le Sommet rejette l’idée que le procès se tienne en Belgique, estiment les ONGs, il doit proposer une alternative viable et rapide.

“Si les leaders africains ne souhaitent pas envoyer Hissène Habré à Bruxelles, alors ils se doivent de proposer un plan réaliste qui aboutirait à un procès équitable et dans des délais raisonnables en Afrique,” affirme Jennifer Miano, Directrice exécutive de la Commission des Droits de l’homme du Kenya.

“Si l’Union africaine dit ‘non’ à la Belgique, il faut qu’elle dise ‘oui’ à un procès pour Hissène Habré en Afrique et adopte une feuille de route pour que ce procès ait effectivement lieu,” a déclaré Reed Brody de Human Rights Watch, qui coordonne la campagne de soutien des victimes dans leur quête de justice. « Les victimes de Habré se sont battues assez longtemps avant de trouver un tribunal qui veuille connaître et reconnaître leur souffrance.”

Figurent parmi les signataires de cette lettre les principales organisations de défense des droits de l’Homme au Sénégal et au Tchad, ainsi que l’Union Interafricaine pour les droits de l’Homme qui réunit près de quarante ONGs poursuivant leur action à travers l’Afrique.“L’Union Africaine doit opter pour la Justice, non pour l’impunité” a déclaré Mr. Halidou Ouedraogo, Président de l’UIDH.

Une copie de la lettre des ONGs est annexée.

Rappel des faits

Hissène Habré a dirigé le Tchad de 1982 à 1990 jusqu’à son renversement par l’actuel président Idriss Déby et sa fuite vers le Sénégal. Son régime de parti unique fut marqué par une terreur permanente, de graves et constantes violations des droits de l’homme et des libertés individuelles et de vastes campagnes de violence à l’encontre de son propre peuple.

Habré a périodiquement persécuté différents groupes ethniques dont il percevait les leaders comme des menaces à son régime notamment les Sara et d’autres groupes sudistes de 1983 à 1986, les Arabes, les Hadjeraïs à partir de 1987 et les Zaghawas en 1989 et 1990. Les archives de la police politique de Hissène Habré, la DDS (Direction de la Documentation et de la Sécurité), découvertes par Human Rights Watch en 2001, révèlent les noms d’au moins 1,208 personnes mortes en detention. Sur la base de ces documents, il a été également établi que Hissène Habré a reçu 1,265 communications directes de la DDS concernant le statut de 898 détenus.

En février 2000, un juge sénégalais a inculpé Hissène Habré pour complicité de crimes contre l’humanité et complicité d’actes de torture et de barbarie, et l’a placé en résidence surveillée. Mais en mars 2001, la Cour de Cassation du Sénégal s’est déclarée incompétente pour juger de crimes commis à l’étranger.

Les victimes de l’ancien dictateur ont immédiatement annoncé qu’elles chercheraient à faire extrader Habré vers la Belgique, où des plaintes avaient été déposées contre lui par 21 de ses victimes, dont trois de nationalité belge. Le Président du Sénégal, Abdoulaye Wade, a alors déclaré qu’il acceptait de garder Habré sur le sol sénégalais et que ” Si un pays, capable d’organiser un procès équitable-on parle de la Belgique-le veut, je n’y verrais aucun obstacle ».

Suite à l’enquête menée par un juge belge pendant quatre ans, un mandat d’arrêt international a été délivré à l’encontre de M. Habré le 19 Septembre 2005 et les autorités sénégalaises ont procédé a son arrestation au Sénégal le 15 Novembre. Le 25 Novembre, la Cour d’appel de Dakar s'est déclarée incompétente pour statuer sur la demande d’extradition déposée par Belgique.

Le 27 Novembre, le Ministre sénégalais des Affaires Etrangères, Monsieur Cheikh Tidiane Gadio, a déclaré “ qu’il appartient au Sommet de l’Union africaine d’indiquer la juridiction compétente pour juger cette affaire » Le Sommet de l’Union africaine est prévu le 23 et 24 janvier prochain à Khartoum.

Une analyse de Human Rights Watch “Etude des options envisageables pour traduire Hissene Habré en Justice” est disponible sur le site web de Human Rights Watch: http://hrw.org/french/backgrounder/2005/chad1205/ Des informations sur l’affaire Habré peuvent être également consultées sur le site web de Human Rights Watch : http://www.hrw.org/french/themes/habre.htm

Pour de plus amples informations :

A Nairobi, Reed Brody (Human Rights Watch): ++ 254 722 636385/ (Messagerie à New York ++ 1-212-216-1206) (Anglais, Francais, Espagnol, Portuguais)
A Nairobi, Clément Abaifouta (Association des Victimes de Crimes et de Repression Politiques au Tchad) ++ 254 722 636385
A Nairobi, Jennifer Miano (Kenya Human Rights Commission) Tel: (254-722) 264-497; 254-2-576063/4/5/6
A Dakar, Sénégal:Alioune Tine (Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme - RADDHO): ++ 221-644 33 96
A New York, Souleymane Guengueng (Association des Victimes de Crimes et de Répressions Politiques au Tchad): ++ 1-646-541-7450

Lettre des ONG aux chefs d’Etat de l’Union Africaine

Nous soussignés, les ONG africaines, appelons l’Union Africaine à encourager le Sénégal afin qu’il accepte d’extrader l’ancien chef d’Etat tchadien Hissène HABRE en Belgique, où il fait l’objet d’un mandat d’arrêt pour comparaître des chefs de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et de torture. Le Président du Sénégal, Abdoulaye WADE a mis le sujet à l’ordre du jour du prochain sommet de l’Union africaine.

L’extradition d’Hissène HABRE en Belgique, qui est soutenue par le gouvernement tchadien, constituerait un acte décisif dans la lutte contre l’impunité des auteurs de violations massives des droits de l’Homme. Monsieur HABRE est accusé d’atrocités commises à grande échelle.

En effet, une Commission d’enquête du Ministère tchadien de la justice a reconnu que le régime de Monsieur HABRE était responsable de la mort de quelques 40.000 tchadiens et qu’il avait pratiqué la torture de façon systématique. Monsieur HABRE a persécuté, par périodes, différents groupes ethniques, notamment les Sara (1983-1986), les Arabes, les Hadjeraï (1987), et les Zaghawas (1989-90), assassinant et arrêtant en masse les membres de ces groupes.

Les archives de la police politique de Monsieur HABRE, la Direction de la Documentation et de la Sécurité (DDS), ont permis de révéler un décompte détaillé des victimes de la répression de Monsieur HABRE. Ces documents font ainsi état d’un total de 12.321 victimes, dont 1.208 personnes mortes en détention.

Certains se refusent à admettre qu’un ancien chef d’Etat africain réponde de ses crimes devant une instance européenne. Nous aurions bien évidemment souhaité que Monsieur HABRE puisse être jugé en Afrique. Mais le fait est que le Sénégal a refusé de poursuivre Hissène HABRE lorsqu’il en a eu l’opportunité en 2000, que le Tchad n’a jamais sollicité l’extradition de l’ex-président Tchadien (et ne pourrait, en tout état de cause, lui garantir un procès équitable), et qu’aucun autre pays n’a formulé de demande d’extradition à son encontre. Par ailleurs, la création d’un Tribunal africain pour juger des crimes présumés commis par Monsieur HABRE serait trop éloignée dans le temps, trop aléatoire et trop coûteuse.

A moins qu’un pays africain, doté d’un système judiciaire indépendant compétent pour connaître de ces faits, et respectant les normes internationales en matière de procès équitable, et qui mettrait au point un arrangement permettant le transfert intégral des résultats de l’instruction menée en Belgique pendant quatre ans demande rapidement l’extradition d’Hissène HABRE, l’extradition de Monsieur HABRE vers la Belgique reste l’option la plus concrète, la plus réaliste et la plus opportune pour s’assurer qu’il répondra des charges retenues contre lui, et ce avec toutes les garanties d’un procès équitable.

Les victimes d’Hissène HABRE ont déjà attendu 15 années avant de trouver une juridiction qui soit prête à les entendre, et beaucoup de survivants sont déjà décédés. Par conséquent, nous appelons l’Union Africaine à choisir la justice au lieu de l’impunité, et à préconiser l’extradition d’Hissène HABRE en Belgique.

Les ONG signataires de la lettre sont :

L’Union Interafricaine des Droits de l’Homme (UIDH)
L'Association des Victimes des Crimes et Répressions Politiques au Tchad (AVCRP),
L'Association Tchadienne pour la Promotion et la Défense des Droits de l'Homme (ATPDH),
La Ligue Tchadienne des Droits de l'Homme (LTDH),
Association pour la promotion des libertés fondamentales au Tchad (APLFT)
Coalition Sénégalaise pour l’extradition de Hissène Habré vers la Belgique
La Rencontre Africaine de Défense des Droits de l'Homme (RADDHO),
La Coalition Sénégalaise des Défenseurs des Droits Humains
La Ligue des Droits de la personne dans la région des Grands Lacs,
Association pour le Developpement Humain et Social en Mauritanie,
Mouvement des réfugiés mauritaniens au Sénégal pour la défense des Droits de l’Homme
Groupe d’étude et de recherche sur la démocratie et le développement économique et social au Burkina (G.E.R.D.D.E.S.)
Section béninoise d'Amnesty International
Club Union Aricaine (Côte d’Ivoire)
African Children Development (Côte d’Ivoire)
Mouvement Ivoirien des Droits Humains
Mouvement Burkinabe des Droits de l’Homme et des Peuples
Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme (RJDH - Niger)
Solidarité des femmes de Fizi pour le Bien être familial (RDC)
Action Sociale pour la Paix et le Développement (ASPD -RDC)
Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP/Kalemie - RDC)
Arche d’Alliance (Association de promotion et de défense des droits de la personne humaine en République Démocratique du Congo).
Centre des droits de l'homme et du développement (CDHD –République du Congo)
Organisation Méditerranée pour le Développement et l’action humanitaire
Ligue Djiboutienne des Droits Humains (Djibouti)
SOS Aux Victimes de Non-Droit (Madagascar)
Center for Democratic Empowerment (CEDE -Liberia)
Hurinet – Uganda : Human Rights Network,
National Society for Human Rights –Namibia
Media Institute of Southern Africa
SANGONET – South African NGO Network
Youth Development Forum - Uganda
Volia Basin Development Foundation (Ghana)
Inter African Network for Women, Media, Gender and Development
Commission du Kenya pour les Droits de l’Homme

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Message de solidarité de la LDDH avec les journalistes somaliens

Djibouti, le 17/01/2006

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) s’associe avec le Réseau des Défenseurs des Droits de l’Homme de l’Afrique de l’Est et de la Corne d’Afrique (EHAHRDN) et demande aux Autorités Somalies de mette fin aux harcèlements et à l’emprisonnement infondés des journalistes et des techniciens de Radio Las Anod.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande aux Autorités concernées de relâcher rapidement MM. Faysal Jama’ Adan, Jamal Suleyman Warsama, Directeur et Editeur, ainsi qu’un technicien de Radio Las Anod.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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Crise humanitaire grandissante en Ethiopie, alerte l'ONU

16 janvier 2006 Le faible niveau de précipitations durant la saison des pluies a entraîné une crise humanitaire qui s'aggrave en Ethiopie où, selon les dernières estimations, plus de sept millions de personnes auront besoin d'une aide alimentaire en 2006, a indiqué aujourd'hui la Coordination des affaires humanitaires.

« La crise humanitaire s'aggrave dans la région du Somali et la zone de Borena, dans l'Oromiya. On estime ainsi que plus de 1,75 million de personnes vont nécessiter une assistance entre janvier et juin 2006, qui s'ajouteront aux 5,5 millions de personnes qui en sont déjà bénéficiaires », indique un communiqué du Bureau de la coordination humanitaire des Nations Unies (OCHA) publié aujourd'hui à New York.

« Des rapports décrivent une situation de crise également dans la région de l'Afar, dans le nord-est de l'Éthiopie, où des pâturages se sont transformés en zones semi désertiques », précise le communiqué.

Une autre inquiétude est le nombre croissant de nouveaux cas de rougeole dans les régions de Somali - 370 cas - et d'Afar - 195 cas - entre décembre 2004 et octobre 2005, ajoute le communiqué.

Le Fonds international de secours à l'enfance des Nations Unies (UNICEF) a estimé que le faible taux d'immunisation dans la région de Somali, ajouté au déplacement de la population, pourrait aggraver la transmission de la maladie dans la région.

Pour faire face à cette situation, plus de 750.000 enfants y seront vaccinés contre la rougeole au cours des prochaines semaines.

L'UNICEF et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) prévoient aussi un plan de vaccination pour la région d'Afar.

L'UNICEF évalue à 18 millions de dollars le coût de ces programmes de vaccination qui doivent bénéficier à 12,6 millions d'enfants éthiopiens.

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Communiqué de Presse : l'ARD va porter plainte contre le gouvernement de Djibouti

Alliance républicaine

pour le développement

ARD

 

Djibouti, le 15 janvier 2006

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

L’ARD porte plainte contre le régime

C’est avec anxiété que nos compatriotes avaient pris acte de notre dénonciation le 24 septembre dernier de l’Accord de paix du 12 mai 2001 et du silence irresponsable par lequel le régime a officiellement traité cette grave décision. Or, lui-même coupable de multiples crimes et délits, le régime djiboutien aurait récemment saisi la Cour Internationale de Justice de La Haye dans le cadre d’une affaire Borrel.

Pour sa part, l’ARD, fidèle à sa posture légaliste et outrée par l’arrogance d’un pouvoir djiboutien accordant plus d’importance à l’«irrespect» d’une France dont la Justice, un peu plus indépendante qu’ici, refuse de lui transmettre certains dossiers, qu’aux traumatismes d’un conflit civil dont il refuse encore de traiter les causes et les conséquences, informe l’opinion publique nationale et internationale que, depuis sa dénonciation de l’accord de paix, elle prépare le dossier d’une plainte en justice contre le régime djiboutien.

Plainte motivée par :

1)      La violation de l’accord de paix

2)      L’impunité assurée aux officiers, sous-officiers et hommes de troupe coupables de crimes contre des civils, crimes dont certains ont été commis depuis 1999, que ce soit dans le cadre du conflit, lors de manifestations pacifiques ou comme à Arhiba le 18 décembre 1991 et le 30 novembre dernier.

3)      Le refus d’indemniser les milliers de civils dont les biens ont été pillés ou détruits par les troupes gouvernementales durant le conflit.

Forte du soutien populaire et convaincue de la justesse de sa cause, l’ARD est confiante dans l’issue de sa démarche : nul ne peut être durablement privé de tout recours légal.

                                                                           Le Président de l’ARD

                                                                          Ahmed Youssouf Houmed

                                                      sign

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Liste des victimes civiles connues à ce jour par l'ARD

TABLEAU N°1 : LISTE DES VICTIMES CIVILES EXECUTEES

PAR LES TROUPES GOUVERNEMENTALES : 239 VICTIMES

NOM

AGE

DATE ET LIEU D’EXECUTION

SITUATION FAMILIALE

I) DISTRICT  DE DJIBOUTI : 51 victimes

01

ABDALLAH YAYO IBRAHIM

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

02

ABDOULKADER MOHAMED ISSA

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

03

ADEN CHEIKO HAMAD

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

04

ADEN DIHIBO MOUSSA

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

05

AHMED  MOMINE BAGUILA

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

06

ALI ABDALLAH GOURATE

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

07

ALI ADAM AHMED

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

08

ALI ADAM ALI

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

09

ALI AKANE ARSO

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

10

ALI ALELOU ASSOWE

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

11

ALI ARERO ALI

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

12

ALI CHEIKO HAMAD

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

13

ALI HAMAD DOULLA

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

14

ALI HOUSSEIN HAROUN

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

15

ALI KABIR MANDAYTOU

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

16

ALI MOHAMED WE’O

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

17

ALI SAID MOHAMED

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

18

ALI WALI MOHAMED

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

19

ARISSO ONDE ARISSO

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

20

BERO DAOUD ANGADO

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

21

FOSSEYA MOHAMED OSMAN

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

22

GANIBO IBRAHIM YASSO

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

23

HABILE MOMINE BAGUILA

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

24

HASNA ALI AYOUB

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

25

HASNA SAID MOHAMED

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

26

HASSAN ABDOU ABOUBAKER

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

27

HASSAN ALI ABOUBAKER

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

28

HASSAN FILADERO HASSAN

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

29

HASSAN HAMID

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

30

HERE ALI YASSO

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

31

HOUSSEIN IBRAHIM MOHAMED

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

32

IDRISS LALE ALI

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

33

KILO YACIN ALI

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

34

MALIK ALI MOHAMED

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

35

MISERA BOUCHRA CHOUMA

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

36

MOHAMED ALI AHMED

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

37

MOHAMED ALI OMAR

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

38

MOHAMED HOUMED MOHAMED

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

39

MOHAMED MOUSSA MOHAMED

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

40

MOHAMED MOUSSA WAAYE

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

41

MOHAMED OSMAN IBIRO

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

42

MOHAMEDALI HOUSSEIN

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

43

MOHAMED ISSE DIMBIHISSE ALI

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

44

MOUSSA ALI MOUSSA

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

45

NOUMANE MOHAMED ABDALLAH

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

46

OMAR MOHAMED KABADE

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

47

OSMAN MOHAMED IBIRO

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

48

OSMAN YOUSSOUF

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

NOM

AGE

DATE ET LIEU D’EXECUTION

SITUATION FAMILIALE

49

SAADA AHMED

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

50

SABOLI ABDALLAH GAAS

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

51

SALIHA MOHAMED ALI

Non indiqué

18.12. 1991 à Arhiba

Non indiqué

II) TADJOURAH : 80 victimes

52

ABDO ADLAO MOHAMED

16 ans

1992 à Kalaf

Célibataire

53

ALI AHMED DAOUD

Non indiqué

Guirori

Non indiqué

54

ALI DABALE AHMED

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

55

ADLAO AWAL

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

56

AHMED BARAGOITA HASSAN

31 ans

1993 à Dougoum

Célibataire

57

ABDO YOUSSOUF OTBAN

70 ans

16.11.91à Tadjourah

Père de famille

58

ALI ARAS SAID

47 ans

Juin 92à Dorra

Père de famille

59

ABDO MOHAMED BOLOCK

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

60

ALI ABDALLAH

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

61

ALI DIMBIO

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

62

AHMED MOUTOUNA AFKADA

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

63

AHMED NOUHO

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

64

ABDO ISMAEL O.

Non indiqué

1993à Terdo

Célibataire

65

ABDO ISMAEL MOUSSA

21ans

1993à Aïri

Célibataire

66

ALI AHMED DAOUD

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

67

ALI HOUMED HASSAN

33ans

1993à Aïri

Célibataire

68

ABAKARI HASSAN MOHAMED

25ans

1999 à Gal’ela

Célibataire

69

ABDO YOUSSOUF HASSAN

20ans

1993 à Gal’ela

Célibataire

70

ALI AHMED ALI

45ans

Non indiqué

Non indiqué

71

AHMED ABDALLAH OTBAN

60ans

Non indiqué

Non indiqué

72

ALI HOUMED ALI

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

73

AFKADDA MOUTOUNA

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

74

ALI HOUMED ALI

Non indiqué

10.03.94

Non indiqué

75

CHEICKO BOURHAN

35 ans

1992 à Kalaf

Père de famille

76

DINI HASSAN ABRO

55 ans

1991 à Kalaf

Célibataire

77

ELEHATE HASSAN IBRAHIM

Non indiqué

Assa-Gayla

Célibataire

78

FATOUMA DILLEYTA SAID

55 ans

1993à Garenlé

Mère de famille

79

HASSAN MOHAMED ALI

38 ans

1993à Garenlé

Père de famille

80

HOUMED GUEDA ALI

30 ans

1993à Garenlé

Père de famille

81

HOUMED IBRAHIM ALI

Non indiqué

Lac Assal

Non indiqué

82

HASSAN ALI DEBERKALEH

Non indiqué

Terdo

Non indiqué

83

HASSAN MOHAMED ALI

25ans

Terdo

Non indiqué

84

ISMAEL ABDALLAH

Non indiqué

Terdo

Non indiqué

85

KAMIL MOHAMED ABATE

Non indiqué

Dorra

Non indiqué

86

KOYNA AHMED MOHAMED

41 ans

18/11/91 Otay

Mère de famille

87

MOHAMED CHEIK BORI

24 ans

1993à Dougoum

Célibataire

88

MOHAMED DIMBIO HOUMED

45 ans

1993 à Adaylou

Non indiqué

89

MOHAMED HASSAN HALLOYTA

Non indiqué

1993 à  Hougoub

Célibataire

90

MOHAMED SEICK BORI

15 ans

1992 au Lac Assal

Non indiqué

91

MOUSSA ALI MOHAMED

20 ans

1993 Ayri

Célibataire

92

MOSSA ALI HAMADOU

Non indiqué

Non indiqué

Célibataire

93

MOHAMED CHEHEM

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

94

MOUSSA ALI DINI

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

95

MOHAMED AHMED SANALASSE

70 ans

1993 à Garenlé

Mère de famille

96

MOHAMED ALI GUEDA

62 ans

1993à Garenlé

Père de famille

97

MOHAMED IISE YOUSSOUF

32 ans

1993à Garenlé

Père de famille

98

MOHAMED MERITO OUGOURE

52 ans

1993à Garenlé

Célibataire

99

MOUSSA IBRAHIM B.

25 ans

Non indiqué

Non indiqué

100

MOHAMED AHMED

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

101

MOHAMED IBRAHIM

35 ans

Non indiqué

Non indiqué

102

MOHAMED MEEKO

Non indiqué

Terdo

Non indiqué

103

OSMAN ABDALLAH ALI

61 ans

23/02/93 à Terdo

Père de famille

NOM

AGE

DATE ET LIEU D’EXECUTION

SITUATION FAMILIALE

104

TAYIBA HASSAN ISMAEL

30 ans

1999 à Ripta

Mère de famille

105

YOUSSSOUF DEBERKALEH ABDO

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

106

YOUSSOUF HAMID YOUSSOUF

60 ans

1999 à Gal’ela

Père de famille

107

AHMED MOHAMED

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

108

CHEHEM DAUD MOHAMED

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

109

HASSAN DAOUD MOHAMED

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

110

HASSAN DAOUD MOUSSA

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

111

HOUSSEIN IDRISS BARAGOITA

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

112

ABDOULKADER YOUSSOUF HASSAN

17 ans

31/12/93  Day

Non indiqué

113

AHMED ABDALLAH MOHAMED

39 ans

1994 au Day

Non indiqué

114

ALI BALLAH YOUSSOUF

63 ans

31/12/93 au Day

Non indiqué

115

HAMADOU KAMIL HASSAN

29 ans

31/12/93 au Day

Non indiqué

116

HAMADOU MOHAMED HOUMED

23 ans

31/12/93 au Day

Non indiqué

117

HASSAN KAMIL ALI

40 ans

31/12/93 au Day

Non indiqué

118

MOHAMED ALEO ADOU

30 ans

10/07/93 au Day

Non indiqué

119

MOHAMED ALI MOHAMED

Non indiqué

31/12/93 au Day

Non indiqué

120

MOHAME D HASSAN ALI

Non indiqué

31/12/93 au Day

Non indiqué

121

ALI MOHAMED ALI

Non indiqué

Au Day

Non indiqué

122

SITANA ALI MERITO

Non indiqué

Au Day

Non indiqué

123

ALI HAMADOU ALI

Non indiqué

A Randa

Non indiqué

124

ALI DAOUD ALI

?

31/12/93 à Randa

Non indiqué

125

ABAKARI GADITO ALI

31 ans

05/09/93 à Randa

Non indiqué

126

ALI HOUMED MOHAMED

42 ans

26/06/95 à Randa

Non indiqué

127

HAMADOU DAOUD ALI

?

Randa

Non indiqué

128

HASSAN DOUBA ARAMIS

54 ans

05.09.93 à Randa

Non indiqué

129

KAMIL HOUMED MOHAMED

36 ans

05.09.93 à Randa

Non indiqué

130

OWALI MOHAMED ALI

Non indiqué

1994 à Randa

Non indiqué

131

MOHAMED ADOITA IWAD

Non indiqué

31.12.93 à Randa

Non indiqué

III) DISTRICT DE DIKHIL : 73 victimes

132

ABDALLAH AHMED SABOUM

Non indiqué

Hanlé

Non indiqué

133

ABDOULKADER IBRAHIM MOUSSA

70 ans

Hanlé

Non indiqué

134

ALLALE HAMAD ADOU

45 ans

Hanlé

Non indiqué

135

ALI HASSAN OBAKAR

Non indiqué

Hanlé

Non indiqué

136

ALI HEBO HAMAD (GUINILI)

Non indiqué

Hanlé

Non indiqué

137

BASSORA ALI

55 ans

Hanlé

Non indiqué

138

BORITO ADROUH BORITO

Non indiqué

Hanlé

Non indiqué

139

FARAH MOHAMED

Non indiqué

Hanlé

Non indiqué

140

IBRAHIM ABDOULKADER IBRAHIM

17 ans

Hanlé

Non indiqué

141

IYE HAMAD ALI

50 ans

Hanlé

Non indiqué

142

MOHAMED ADROUH BORITO

45 ans

Hanlé

Non indiqué

143

MOHAMED HOUMED GOLBA

Non indiqué

Hanlé

Non indiqué

144

MOHAMED HOUMED HAMADOU

Non indiqué

Hanlé

Non indiqué

145

MOUSSA ALI MOUSSA

Non indiqué

Hanlé

Non indiqué

146

OBAKAR MOHAMED FARAH

Non indiqué

Hanlé

Non indiqué

147

ROBLEH MOHAMED ABDALLAH

Non indiqué

Hanlé

Non indiqué

148

WAIS HOUMED WAIS

Non indiqué

Hanlé

Non indiqué

149

ABDALLAH HAMAD MOHAMED

70 ans

Gourabous

Non indiqué

150

ABDO IBRAHIM

30 ans

Gourabous

Non indiqué

151

ALI ADROUH

Non indiqué

Gourabous

Non indiqué

152

AMBARO ASSOWE

80 ans

Gourabous

Non indiqué

153

AMBARO HAMAD

Non indiqué

Gourabous

Non indiqué

154

MOHAMED ALI HERRA

Non indiqué

Gourabous

Non indiqué

155

MOHAMED HAMAD MOUSSA

70 ans

Gourabous

Non indiqué

156

MOHAMED HOUMED ALI

26 ans

Gourabous

Non indiqué

157

MOHAMED HOUMED ALI

Non indiqué

Gourabous

Non indiqué

158

OBAKAR ALI ARAITA

18 ans

Gourabous

Non indiqué

159

OBAKAR MOHAMED FARAH

18 ans

Gourabous

Non indiqué

160

OMAR HASSAN YACOUB

Non indiqué

Gourabous

Non indiqué

161

ROBLEH KIOU YACOUB

Non indiqué

Gourabous

Non indiqué

162

ADEN HOUMED ADEN

Non indiqué

Karta

Non indiqué

163

AHADO IDRISS HASSAN

Non indiqué

Karta

Non indiqué

164

ALBOLI GOHAR

70 ans

Karta

Non indiqué

165

ASSIA HAMADOU ALI

70 ans

Karta

Non indiqué

166

GOHAR HAMADOU MOHAMED

17 ans

Karta

Non indiqué

167

HASSAN IDRISS HASSAN

Non indiqué

Karta

Non indiqué

168

HASSAN OUDOUM GOHAR

Non indiqué

Karta

Non indiqué

169

MADINA GOHAR MOUSSA

65 ans

Karta

Non indiqué

170

MOUMINA MOHAMED BARKAT

Non indiqué

Karta

Non indiqué

171

SAIDA AHMED SEICKO

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

172

ABDALLAH OUDOUM HAMADOU

Non indiqué

Yoboki

Non indiqué

173

ABDO BOLOCK HAMAD

Non indiqué

Yoboki

Non indiqué

174

ABDO HAMAD

Non indiqué

Yoboki

Non indiqué

175

AHMED MOUSSA AHMED

Non indiqué

Yoboki

Non indiqué

176

DOUALE ALOITA ISSE

25 ans

Yoboki

Non indiqué

177

HAMED ABAKARI SAID

70 ans

Yoboki

Non indiqué

178

HAMADOY DITHERMA

Non indiqué

Yoboki

Non indiqué

179

HAMADOU ALI HAMADOU

Non indiqué

Yoboki

Non indiqué

180

HALIMA MOHAMED HASSAN

Non indiqué

Yoboki

Non indiqué

181

HASSAN FARAH MEEKE

Non indiqué

Yoboki

Non indiqué

182

LACK ‘O KABIR HOUMED

Non indiqué

Yoboki

Non indiqué

183

MOHAMED ADOU ROBLEH

Non indiqué

Yoboki

Non indiqué

184

MOHAMED ARAITA HAMADOU

Non indiqué

Yoboki

Non indiqué

185

MAHAMED BOLOCK HAMAD

Non indiqué

Yoboki

Non indiqué

186

MOHAMED GERO (As Baragoïta)

Non indiqué

Yoboki

Non indiqué

187

MOHAMED HAMADOU SAID

Non indiqué

Yoboki

Non indiqué

188

MOUSSA HEBANO

60 ans

Yoboki

Non indiqué

189

ORBISSO IBRAHIM HAMAD

Non indiqué

Yoboki

Non indiqué

190

ROBLEH ARAMIS ITHO

Non indiqué

Yoboki

Non indiqué

191

ORBIS MOHAMED HOUMED

Non indiqué

Yoboki

Non indiqué

192

DAOUDE ALOITA

Non indiqué

Yoboki

Non indiqué

193

ABOUBAKER ARBAHINLE

Non indiqué

Gagadé

Non indiqué

194

GOUNDOUS MOUSSA IBADO

80 ans

Gagadé

Non indiqué

195

HAMADOU KAKO HAMADOU (Arabtou)

Non indiqué

Gagadé

Non indiqué

196

IBIDE MOHAMED ADOU

93 ans

Gagadé

Non indiqué

197

OUDOUM GOHAR SEKO

Non indiqué

Gagadé

Non indiqué

198

MADINA MOUSSA

90 ans

Gagadé

Non indiqué

199

ABAKAR OTBAN MAHAMED

Non indiqué

Dawdawya

Non indiqué

200

ALI HOUMED ARKAIDAYTOU

70 ans

Allouli

Non indiqué

201

FATOUMA ALI MOHAMED

30 ans

Allouli

Non indiqué

202

KAMMIS MHAMED YOUSOUF

Non indiqué

Dawdawya

Non indiqué

203

MOMINA OUDOUM GOHAR

55 ans

Allouli

Non indiqué

204

MADINA MOUSSA MOHAMED

15 ans

 Dawdawya

Non indiqué

IV) DISTRICT D’OBOCK : 17 victimes

205

ALI MOHAMED IBRAHIM

45ans

Non indiqué

Non indiqué

206

FATOUMA ALI MOHAMED

70ans

Non indiqué

Non indiqué

207

ALI MOHAMED ALI

50ans

Non indiqué

Non indiqué

208

BOURHAN GAZARMOHAMED

48 ans

Non indiqué

Non indiqué

209

ABDO IBRAHIM KASSIM

25 ans

Non indiqué

Non indiqué

210

ALI HAMADOU IBRAHIM

70 ans

Non indiqué

Non indiqué

211

HASNA MOHAMED ALI

45 ans

Non indiqué

Non indiqué

212

KASSIM BOURHAN ALI

60 ans

Non indiqué

Non indiqué

213

MARYAM EBO MOHAMED

30 ans

Non indiqué

Non indiqué

214

MAYAM HOUMED YACIN

19 ans

Non indiqué

Non indiqué

215

MOHAMED BOURHAN

30 ans

Non indiqué

Non indiqué

NOM

AGE

DATE ET LIEU D’EXECUTION

SITUATION FAMILIALE

216

MOHAMED CHEHEM ALI

62 ans

Non indiqué

Non indiqué

217

MOLA OMAR MOLA

35 ans

Non indiqué

Non indiqué

218

OMAR HOUMED ALI

58 ans

Non indiqué

Non indiqué

219

HASNA MOHAMED ALI

Non indiqué

Non indiqué

Mère de famille

220

SALEH AHMED KASSIM

30 ans

Non indiqué

Non indiqué

221

HAMADOU KADAFO ALI

37 ans

Non indiqué

Non indiqué

IV) ZONE NON-INDIQUEE : 18 victimes

222

ABDALLAH AHMED MOHAMED

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

223

ABDO IBRAHIM KABIR

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

224

AHMED MOHAMED SALAH

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

225

AHMED OMAR

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

226

ALI HAMADOU ALSALE

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

227

ALI MOHAMED IBRAHIM

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

228

ALI MOHAMED ABOKAR

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

229

BOURHAN AHMED GOLBA

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

230

BOLKA MOHAMED AHMED

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

231

HANFARE AIDAHISS IBRAHIM

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

232

FATOUMA BOURHAN

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

233

IBRAHIM OMAR MOLA

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

234

MOHAMED AHMED YACOUB

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

235

MOHAMED BOURHAN AHMED

Non indiqué

Non indiqué

Non indiqué

236

HASSAN MOHAMED ALI

Non indiqué

Victime d’une mine

Non indiqué

237

MOHAMED ANGADO HASSAN

Non indiqué

Victime d’une mine

Non indiqué

238

KAKO OMAR HASSAN

Non indiqué

Victime d’une mine

Non indiqué

239

ALI ANGADO ALI

Non indiqué

Victime d’une mine

Non indiqué

 

TABLEAU N° 2 : LISTE DES FEMMES VIOLEES

PAR LES TROUPES GOUVERNEMENTALES : 16 VICTIMES

Les noms des femmes violées ne seront pas divulgués ici, conformément à la demande exprimée par les victimes. Seule l’enceinte judiciaire connaîtra de leurs situations.

 

TABLEAU N° 3 : LISTE DES CIVILS TORTURES

PAR LES TROUPES GOUVERNEMENTALES : 13 VICTIMES

NOM

AGE

DATE ET LIEU DE TORTURE

SITUATION FAMILIALE

01

AMINA OTBAN MOHAMED

?

06.09.93 à Randa

Célibataire

02

ABDO MOUSSA GAMMA

40 ans

1993 à Madgoul

Père de famille

03

OTBAN YOUSSOUF OTBAN

35 ans

1993 à Soudda

Père de famille

04

MOHAMED SOLMA DAOUD

40 ans

1993 à Dorra

Père de famille

05

KAMIL MAHAMALLE KAMIL

40 ans

1993 à Dorra

Père de famille

06

ALI MOHAMED ALI

30 ans

1993 à Dorra

Célibataire

07

NASRO MOHAMED IBRAHIM

19 ans

1998 à Tadjourah

Célibataire

08

KAMIL MOHAMED AHMED

16 ans

1993 à Randa

Célibataire

09

AKAMAR MOUSSA HALLOUTA

27 ans

1992 à Hougoub

Célibataire

10

KAMIL ADOU HOUMED

28 ans

1992 à Hougoub

Célibataire

11

MOHAMED BOURHAN MOUSSA

29 ans

1992 à Kalaf

Célibataire

12

DJOUMA ABDOULKADER HAMZA

24 ans

1995 à Tadjourah

Célibataire

13

HOUMED HASSAN ALI

43 ans

1993 à Kalaf

Père de famille

 

TABLEAU N° 4 : LISTE DES CIVILS HANDICAPES SUITE AUX TORTURES INFLIGEES

PAR LES TROUPES GOUVERNEMENTALES : 6 VICTIMES

NOM

AGE

DATE ET LIEU DE TORTURE

SITUATION FAMILIALE

01

SOULEYMAN ALI MOHAMED

 

 

 

02

IBRAHIM MOHAMED IBRAHIM

 

 

 

03

MOHAMED AHMED ABOUBAKER

 

 

 

04

CHEHEM OMAR MOHAMED

 

 

 

05

AHMEDMOUSSE AHMED

 

 

 

06

 AHMED MOHAMED AHMED

 

 

 

 

TABLEAU N° 5 : LISTE DES CIVILS BLESSES

PAR LES TROUPES GOUVERNEMENTALES : 29 VICTIMES

NOM

AGE

DATE ET LIEU

SITUATION FAMILIALE

01

AMINA HOUSSEIN

 

 

 

02

MOHAMED HOUMED ALSALE

 

 

 

03

ALI AHMED MOHAMED dit HARSA

 

 

 

04

AHMED MOHAMED AHMED

 

 

 

05

MOHAMED HOUMED YOUSSOUF

 

 

 

06

ASSIA DINI HOUMED

 

 

 

07

HASSAN HAMADOU ALI

 

 

 

08

NORE OMAR

 

 

 

09

ALI MOHAMED KAMIL

 

 

 

10

HASSAN MOHAMED HAMADOU

 

 

 

11

MOHAMED MOUSSA RAGUEH

 

 

 

12

KADDIGA OUTTO

 

 

 

13

MARIAM ABDO MOHAMED

 

 

 

14

NIHMA

 

 

 

15

KADIDJA ALI HAISSAMA

 

 

 

16

MOHAMED HANFARE AIDAHISS

 

 

 

17

SALEH MOHAMED BOURHAN

 

 

 

18

MOUKHA ADOYTA

 

 

 

19

HOUSSEIN AHMEDMOHAMED

 

 

 

20

ABDO ISSE KAMIL

 

 

 

21

OBAKAR MOHAMED FARAH

 

 

 

22

MOHAMED ADROUH MOHAMED

 

 

 

23

ALI HAMAD ADEN

 

 

 

24

SAID HAMAD MOHAMED

 

 

 

25

YOUSSOUF YAKAMI HOUMED

 

 

 

26

HOUMED ALI  BONTO

 

 

 

27

HASNA HAMADOU MOHAMED

 

 

 

28

AHMED MOUSSE AHMED

 

 

 

29

AHMED MOHAMED AHMED

 

 

 

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Lire ardhd.org à Djibouti malgré la censure gouvernementale

Depuis plusieurs semaines, le gouvernement d’Ismaël Omar Guelleh a décidé de censurer de nombreux sites d’information renseignant sur Djibouti. Une atteinte grave est portée ainsi à la liberté de s’informer des Djiboutiens

Parmi les sites touchés, l’Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti, la célèbre ardhd, accessible traditionnellement à l’adresse www.ardhd.org, a décidé de résister en mettant en place un moyen de continuer d’adresser ses publications aux internautes de Djibouti.

Pour ce faire, l’association vous offre un abonnement gratuit à ses publications et à ses alertes à recevoir directement dans votre boite e-mail, tous les mardi et vendredi  Il vous suffit de cliquer ici et d’indiquer votre courriel. Notre mouvement politique soutient l’ardhd ainsi que tous les sites d'information interdits à Djibouti.

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Convention entre les gouvernements djiboutien et français

parue au J.O. français du 12 janvier 2006

J.O n° 10 du 12 janvier 2006 page 473 texte n° 2

Décret n° 2006-30 du 5 janvier 2006 portant publication de la Convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Djibouti relative à la situation financière et fiscale des forces françaises présentes sur le territoire de la République de Djibouti, signée à Djibouti le 3 août 2003 (1)  

 NOR: MAEJ0530101D  

Le Président de la République,

Sur le rapport du Premier ministre et du ministre des affaires étrangères,

Vu les articles 52 à 55 de la Constitution ;

Vu la loi n° 2004-1235 du 22 novembre 2004 autorisant l’approbation de la Convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Djibouti relative à la situation financière et fiscale des forces françaises présentes sur le territoire de la République de Djibouti ;

Vu le décret n° 53-192 du 14 mars 1953 modifié relatif à la ratification et à la publication des engagements internationaux souscrits par la France ;

Vu le décret n° 85-1138 du 24 octobre 1985 portant publication de la convention relative au concours en personnel apporté par la République française au fonctionnement des services publics de la République de Djibouti (ensemble cinq annexes et un échange de lettres), signée à Paris le 28 avril 1978 ;

Vu le décret n° 85-1171 du 5 novembre 1985 portant publication du protocole provisoire fixant les conditions de stationnement des forces françaises sur le territoire de la République de Djibouti après l’indépendance et les principes de la coopération militaire entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Djibouti, signé à Djibouti le 27 juin 1977,

Décrète :

Article 1

La Convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Djibouti relative à la situation financière et fiscale des forces françaises présentes sur le territoire de la République de Djibouti, signée à Djibouti le 3 août 2003, sera publiée au Journal officiel de la République française.

Article 2

Le Premier ministre et le ministre des affaires étrangères sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 5 janvier 2006.

Jacques Chirac

Par le Président de la République :

Le Premier ministre,

Dominique de Villepin

Le ministre des affaires étrangères,

Philippe Douste-Blazy

(1) La présente convention est entrée en vigueur le 22 septembre 2005.

C O N V E N T I O N

ENTRE LE GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE ET LE GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI RELATIVE À LA SITUATION FINANCIÈRE ET FISCALE DES FORCES FRANÇAISES PRÉSENTES SUR LE TERRITOIRE DE LA RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI

Le Gouvernement de la République française, d’une part, le Gouvernement de la République de Djibouti, d’autre part, ci-après désignées « les Parties »,

Considérant le protocole provisoire fixant les conditions de stationnement des forces françaises sur le territoire de la République de Djibouti après l’indépendance et les principes de coopération militaire entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Djibouti du 27 juin 1977 ;

Considérant la convention relative au concours en personnel apporté par la République française au fonctionnement des services publics de la République de Djibouti du 28 avril 1978 ;

Considérant l’accord de confirmation entre le Gouvernement de la République de Djibouti et le Gouvernement de la République française du 21 janvier 1999 ;

Désireux, par souci de clarté et de simplification, de préciser la situation financière et fiscale des forces françaises présentes sur le territoire de la République de Djibouti (ci-après désignées « FFDj »),

sont convenus des dispositions suivantes :

Article 1er

Le Gouvernement de la République française s’engage à assurer au Gouvernement de la République de Djibouti, au titre de la présence des FFDj sur son territoire, une contribution forfaitaire de trente millions d’euros par année civile.

Cette présence recouvre l’occupation par les FFDj de l’ensemble des emprises immobilières que met à leur disposition le Gouvernement de la République de Djibouti, l’utilisation des terrains de manoeuvre et des champs de tir, l’utilisation du réseau routier, ainsi que la vie courante du personnel civil et militaire relevant du ministère français de la défense.  

Article 2

Cette contribution annuelle de trente millions d’euros comprend :

- le montant annuel de l’impôt sur le revenu du personnel des FFDj, impôt prévu par l’article 7 du protocole de 1977 précité, tel que défini à l’annexe 5 de la convention de 1978 précitée ;

- le montant annuel des taxes intérieures de consommation acquittées par les FFDj, telles que définies au paragraphe C de l’annexe 2 à l’accord de confirmation du 21 janvier 1999 précité ;

- le montant annuel de l’aide fournie au ministère djiboutien de la défense ;

- le montant annuel des actions civilo-militaires réalisées au profit de la population civile djiboutienne ;

- pour le solde, la somme libératoire des taxes et des prélèvements actuellement acquittés par les FFDj et visés à l’article 6 de la présente convention, y compris ceux visés à l’article 3 du protocole de 1977 précité.

Le montant annuel des soins actuellement fournis gratuitement par le CHA Bouffard aux forces armées djiboutiennes (FAD) et à la gendarmerie ainsi qu’à leur famille directe n’est pas compris dans la contribution annuelle susvisée.

Article 3

L’impôt sur le revenu du personnel des FFDj fait l’objet d’un paiement mensuel par le trésorier près l’ambassade de France à Djibouti. Ce dernier établit le bilan des versements intervenus au cours de l’année au plus tard le 31 janvier de l’année suivante.

Les sommes versées annuellement par les FFDj au titre des taxes intérieures de consommation définies à l’article 2 sont comptabilisées par les FFDj, qui en établissent un bilan au plus tard le 31 janvier de l’année suivante.

Article 4

Le montant de l’aide annuelle fournie au ministère djiboutien de la défense est de cinq millions d’euros. Elle fait l’objet de deux versements de deux millions d’euros chacun, les 28 février et 30 juin et d’un versement de un million d’euros le 31 octobre.

Cette aide, notamment destinée à l’acquisition de matériel français, exclut toute contribution financière ou matérielle des FFDj au fonctionnement des FAD et de la gendarmerie.

Article 5

Chaque année, les FFDj effectuent des actions civilo-militaires au profit de la population djiboutienne, selon un programme pluriannuel valorisé et établi par les FFDj en relation avec les autorités djiboutiennes, pour un montant de deux cent mille euros annuel.

Les FFDj établissent le bilan financier des actions réalisées au cours de l’année, au plus tard le 31 janvier de l’année suivante.

Article 6

1. En application de l’article 2 de la présente convention, le Gouvernement de la République française verse au Gouvernement de la République de Djibouti une somme libératoire de toutes les taxes et leurs accessoires, ainsi que des prélèvements, actuellement acquittés par les FFDj, notamment :

- taxes d’aéroport ;

- taxes portuaires ;

- taxes d’exploitation des télécommunications et redevances des fréquences radioélectriques ;

- indemnité compensatrice du bureau postal militaire ;

- revenu d’usufruit et redevances domaniales sur les logements domaniaux ;

- taxes sur les produits pétroliers ;

- taxe d’enlèvement des ordures ménagères ;

- vignette automobile des véhicules appartenant aux FFDj ;

- patentes des « PPI » (parties prenantes individuelles).

2. De son côté, le Gouvernement de la République de Djibouti :

a) Délivre aux FFDj tout document attestant des mises en oeuvre particulières de l’effet libératoire de la somme visée à l’article 6.1 ;

b) Ne peut exiger des FFDj le paiement des taxes et prélèvements définis ci-dessus ainsi que des taxes accessoires, annexes et surtaxes ;

c) S’engage à maintenir la qualité des prestations objet des taxes ci-dessus ;

d) Renonce à prévoir toute imposition supplémentaire affectant les FFDj et le personnel civil et militaire relevant du ministère français de la défense ;

e) S’engage à faciliter l’introduction des produits importés sur son territoire et à les mettre à disposition des FFDj sous deux jours ouvrés, à compter du dépôt par les FFDj de la déclaration en douane ; les contentieux éventuels sont réglés a posteriori ;

f) S’engage à faciliter l’exécution des formalités administratives relatives aux conditions de séjour du personnel des FFDj et de leurs familles ;

g) S’engage à étudier avant la fin de la première année d’application de la présente convention, dans le cadre d’une commission mixte composée de représentants du ministère djiboutien des finances et des FFDj l’impact économique et social, les modalités, calendrier et programmation, de l’augmentation du nombre de logements domaniaux visant à une parité avec les logements conventionnés.

Article 7

1. Le montant de la somme libératoire de taxes et prélèvements correspond chaque année à la différence entre :

- d’une part, le montant de trente millions d’euros de la contribution forfaitaire annuelle prévue à l’article 1er de la présente convention ;

- et, d’autre part, pour l’année considérée, le montant cumulé :

- du produit de l’impôt sur le revenu du personnel des FFDj versé durant l’année ;

- du produit des taxes intérieures de consommation, telles que définies à l’article 2, versées durant l’année par les FFDj ;

- de l’aide totale apportée au ministère djiboutien de la défense au cours de l’année ;

- du montant des actions civilo-militaires menées par les FFDj au cours de l’année.

Le montant définitif de la somme libératoire est arrêté au plus tard à la fin du mois de janvier de l’année suivante compte tenu du montant prévu à l’article 4 ci-dessus concernant l’aide annuelle au ministère djiboutien de la défense et des bilans prévus aux articles 3 et 5 ci-dessus concernant respectivement l’impôt sur le revenu, les taxes intérieures de consommation et les actions civilo-militaires.

2. Ce montant est diminué des frais occasionnés aux FFDj par le non-respect des obligations contractées par le Gouvernement de la République de Djibouti à l’article 6.2 (e) de la présente convention.

3. Le paiement de la somme libératoire de taxes et prélèvements donne lieu au versement de trois acomptes, le premier d’un montant de six millions d’euros, versé le 28 février de l’année, les deux suivants d’un montant de cinq millions d’euros chacun, versés le 30 juin et le 31 octobre de l’année et à un ajustement, l’année suivante, sur le montant définitif arrêté conformément aux dispositions du présent article. Cet ajustement intervient avec le versement du deuxième acompte de l’année en cours, celui-ci étant majoré ou réduit selon que le solde à régulariser est positif ou négatif.

Article 8

Le Gouvernement de la République française s’engage au cours de la première année d’application de la présente convention à compléter le montant des sommes versées l’année précédente, au titre du protocole de 1977 précité et au titre d’une aide exceptionnelle, jusqu’à concurrence d’une contribution de trente millions d’euros égale aux contributions annuelles prévues par la présente convention.

Le montant de ce complément correspond à la différence entre :

- d’une part, le montant de trente millions d’euros ;

- et, d’autre part, le montant cumulé, versé au cours de l’année précédente :

- de l’aide fournie aux FAD et à la gendarmerie, en application de l’article 2 du protocole provisoire du 27 juin 1977 précité ;

- du montant des actions civilo-militaires réalisées au profit de la population civile djiboutienne ;

- du montant de l’impôt sur le revenu du personnel des FFDj, impôt prévu par l’article 7 du protocole de 1977 précité, tel que défini à l’annexe 5 de la convention du 28 avril 1978 précitée ;

- du montant des taxes et prélèvements versés par les FFDj ;

- et du montant de l’aide exceptionnelle.

Ce complément fait l’objet d’un versement trois mois après l’entrée en vigueur de la présente convention.

Article 9

Les deux Parties renoncent à tout litige relatif à l’interprétation ou à l’application des dispositions fiscales en vigueur antérieurement à l’entrée en vigueur de la présente convention.

Article 10

Les Parties évaluent annuellement et conjointement la mise en oeuvre de la présente convention au cours du premier trimestre de chaque année.

A cette occasion, un bilan de l’utilisation de l’aide annuelle versée au ministère djiboutien de la défense, en application de l’article 2 de la présente convention, est présenté à la partie française.

Article 11

Tout différend relatif à l’interprétation ou à la mise en oeuvre des dispositions de la présente convention est réglé par la voie de négociations diplomatiques.

Article 12

La présente convention est conclue pour une durée de neuf ans, reconductible pour une durée convenue entre les Parties.

La présente convention entre en vigueur après la réception de la deuxième notification d’accomplissement des procédures constitutionnellement requises pour son approbation.

Fait à Djibouti, en deux exemplaires, en langue française, le 3 août 2003.

Pour le Gouvernement

de la République française :

Patrick Roussel

Ambassadeur de France

 

Pour le Gouvernement

de la République de Djibouti :

Ali Ahdi Farah

Ministre des affaires étrangères

et de la coopération

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Note d'information de la LDDH sur le code du travail djiboutien

Djibouti, le 12/01/2006

Le Code du travail djiboutien est-il encore en observation ?

L’Assemblée Nationale avait le 24 décembre dernier et en deux heures de débat - sous la houlette du Président Arnaoud - adopté le Projet de loi sur « une nouvelle version » du Code du Travail. Il est vrai que la Commission des Lois de l’Assemblée Nationale avait au préalable fait de son mieux.

Mais reste à savoir si toutes les remarques pertinentes des Syndicalistes mêmes, ceux qui semblent proches des Partis de la Mouvance Présidentielle, seront dans leur esprit retenues, afin d’éviter la mise en chantier d’un Texte Juridique en régression par rapport à plusieurs dispositions des Textes d’avant l’Indépendance et surtout dangereux pour l’avenir des Travailleurs Djiboutiens, déjà surexploités et harcelés sans cesse par le Pouvoir Politique.

Le Texte du Code du Travail n’arrive pas à décoller du Bureau de l’Assemblée Nationale, au risque de créer la confusion sur les raisons de ce blocage. Pourtant, l’article 83 du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale, chapitre sur le Rapport entre l’Assemblée et le Gouvernement stipule : « Tout projet ou proposition voté par l’Assemblée est immédiatement transmis par le Président de l’Assemblée au Président de la République »

Quant à l’article 84 il stipule : « Le Président de la République dispose d’un délai de 15 jours francs à compter de la date de transmission de la délibération d’une loi adoptée ». Peut-être le Président de l’Assemblée Nationale et le Secrétaire du Bureau, cosignataires des lois, n’ont pas bien saisi, l’importance du terme : « immédiatement ».

Cette violation de l’article 83 du Règlement Intérieur par le Président lui-même risque d’être lourde de conséquence pour un texte d’une aussi grande importance, qui engage l’avenir des Travailleurs Djiboutiens déjà surexploités .
Pourquoi avoir adopté aussi rapidement ce texte si c’était pour ne pas le transmettre dans les délais légaux, c’est à dire « immédiatement » ?


M. NOEL ABDI Jean-Paul

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Vingt tués, des milliers de déplacés dans un nouveau combat en Somalie

NAIROBI, 12 janv. 2006 (IRIN) - Au moins 20 personnes ont été tuées et 40 blessées dans une bataille entre clans dans la ville de Galinsoor dans la région de Galgadud au centre de la Somalie. Les affrontements auraient déplacé la population entière de la ville, soit environ 10.000 personnes.Les heurts qui ont commencé mercredi ont apposé les miliciens de deux sous-clans du principal clan Hawiyé, les Saad et les Seleeban. Les deux côtés s’accusaient mutuellement d’avoir commencer.

"Personne ne semble savoir pourquoi ni comment cela a commencé," a dit Dahir Aflow, un habitant de la ville de Galkayo, 70 kilomètrs au nord de Galinsoor. Les deux groupes s'étaient déjà disputés des lieux de pâturage et des points d’eau depuis 2004. De nombreuses tentatives destinées à arrêter les hostilités ont échouées.

Des aînés impliqués dans des médiations entre les protagonistes ont été surpris par la dernière bataille. L'un d'entre eux, Ali Hashi Mohamed, a indiqué que la médiation "en était à une étape avancée et se déroulait très bien". "Nous sommes très perplexes vu la coïncidence des événements avec l'avancée de la médiation. Je ne sais quoi dire, à moins qu'il s’agisse d’un hasard malheureux, "a-t-il dit "Nous continuerons nos efforts et tenterons de sauver tout ce que nous pourrons".

Aflow a indiqué que les deux côtés ont reconnu que le nombre de victimes pourrait être beaucoup plus élevé, "étant donné que la plupart seront enterrés sur place ". Des femmes et des enfants ont été également tués. Les affrontements ont baissé d’intensité dans la soirée de mercredi mais ont repris dans la journée de jeudi avec l'emploi d’armes lourdes des deux côtés, "comprenant des canons anti-aériens et des chars"a indiqué M. Aflow.

"D’habitude les clans s'opposaient au moyen de lances ou des pistolets, mais actuellement ils recourent à d’important moyens techniques, tels que des mitrailleuses lourdes," a-t-il dit.

Le Conseil de Ministres du gouvernement fédéral de transition a exprimé, au cours d’une réunion jeudi, son regret de voir ce conflit reprendre et a invité les protagonistes "à résoudre leurs différends par le dialogue," a dit Abdirahman Dinari, le porte-parole du gouvernement.

Sources IRIN News, traduit de l'anglais.

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Selon l’ONU, la tension diminue le long de la frontière Ethiopie - Erythrée

Les tensions diminuent le long de la frontière entre l'Éthiopie et l'Érythrée depuis qu'Addis-Abeba a accepté d'en retirer des troupes. C'est ce qu'a fait savoir mercredi un responsable de l'ONU. Rappelons que Washington a décidé d'envoyer une mission dans la région pour tenter de régler la question du tracé de leur frontière commune.

(12/01/2006, Radio Canada international)
Extrait de ISABEL INTELLIGENCE http://www.isabel-intelligence.org

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L'Afrique orientale frappée par la sécheresse et la faim

par Rodrigue Ngowi

NAIROBI (AP) -- Le Programme alimentaire mondial (PAM) appelle les donateurs à l'aide pour les cinq millions de personnes touchées par la sécheresse en Afrique orientale: dans le nord-est du Kenya, les femmes et les enfants, privés de tout, mendient sur le bord des routes, suppliant les automobilistes de leur donner à boire et à manger. Les gouvernements et organisations internationales tentent d'attirer l'attention sur les effets dramatiques de la sécheresse dans la région. Des évaluations préliminaires montrent que 2,5 millions de personnes sont affectées au Kenya, 1,4 million en Somalie, 1,5 million en Ethiopie et 60.000 à Djibouti, selon le PAM.
(…)
A Djibouti, le PAM aide actuellement plus de 47.000 éleveurs de bétail. Avec l'aggravation de la sécheresse, on craint que ce nombre ne dépasse les 60.000 dans les mois à venir. En Ethiopie, 1,7 million d'éleveurs, essentiellement dans le sud, auront besoin d'une aide alimentaire entre janvier et juin, montre une étude.

Source : Associated Press AP | 13.01.06

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La sécheresse dans la Corne de l'Afrique est due à la diminution des surfaces boisées, selon le PNUE

NAIROBI, 12 janvier (XINHUANET) -- La sécheresse ravageant l'est de l'Afrique est due à la diminution des surfaces boisées, des herbages et d'autres écosystèmes, entraînant des souffrances pour des millions de personnes, a déclaré jeudi le directeur du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).

Klaus Toepfer, Directeur exécutif du PNUE, a déclaré qu'une action urgente était nécessaire pour surmonter la sécheresse qui progresse dans l'est de l'Afrique, menaçant des millions d'habitants et d'animaux d'élevage. M. Toepfer a indiqué que la sécheresse était directement liée aux dégâts que subissent actuellement les forêts, les prairies, les zones humides et d'autres écosystèmes fragiles, ainsi qu'au réchauffement climatique. M. Toepfer a appelé les pays de la région à investir et à réhabiliter leur capital naturel afin de protéger les communautés vulnérables contre les futures sécheresses.

Le PNUE estime que les pays riches doivent soutenir des programmes visant à réduire la pauvreté et à apporter un développement économique durable tout en prenant des mesures pour limiter les émissions de combustibles fossiles qui sont responsables du réchauffement climatique.

L'ONU estime que les gouvernements doivent prendre des mesures pour sauver les vies et les moyens de subsistance. Mais ils doivent aussi envisager l'avenir. C'est pourquoi, il est essentiel que non seulement ils préservent les forêts, les zones humides et les lacs mais aussi qu'ils investissent pour leur restauration et leur expansion.

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Les soldats américains s'efforcent d'améliorer le sort de la population à Djibouti

Ils apportent leur concours aux projets mis sur pied par l'USAID.

Camp Lemonier, Djibouti - Si les militaires qui se trouvent sur l'un des fronts importants de la guerre mondiale contre le terrorisme se battent avec acharnement, ce n'est pas avec des armes.

« Nous ne ménageons aucun effort pour la paix », a déclaré le commandant du Corps expéditionnaire combiné pourla Corne de l'Afrique (« Combined Joint Task Force-Horn of Africa, CJTF-HOA ») du Camp Lemonier à Djibouti, le général des Marines Timothy Ghormley, le 2 janvier, au Service de presse des forces américaines, ajoutant que ses soldats n'avaient jamais été contraints à tirer un seul coup de fusil pour se défendre.

« Un jour, les Français, eux, ont dû tuer une hyène », a-t-il souligné, ajoutant que le personnel militaire sous son commandement - Marines, aviateurs, marins et soldats - œuvraient au renforcement et à la stabilisation des pays de la région. « Nous mettons en place les conditions pour la victoire. Nous évitons une répétition de ce qui se passe en Irak ou en Afghanistan », a-t-il dit.

Le Corps expéditionnaire a son quartier général au Camp Lemonier, mais ses activités couvrent le Yémen, l'Érythrée, l'Éthiopie, le Soudan, le Kenya et l'Ouganda. La Somalie tombe aussi sous la responsabilité du commandement, mais il n'y est pas actif. La région est immense ; elle représente en gros un tiers de la superficie des États-Unis et a 167 millions d'habitants.

Le général Ghormley ne doute pas que l'organisation terroriste Al-Qaïda est active en Somalie et que l'organisation terroriste aimerait exporter sa philosophie vers la région d'Ogaden, qui comprend l'est de l'Éthiopie, Djibouti et une partie du Kenya, ainsi que le long de la côte swahilie, vers le Kenya, mais les activités des soldats américains dans la région l'empêchent de s'y établir.

« Si nous n'étions pas là, assure-t-il, ils y seraient. J'ignore ce qu'ils font (Al-Qaïda en Somalie), mais j'aurais du mal à croire que ce soit de bonnes choses. ».

La région d'Ogaden figure en bonne place dans la stratégie du commandement. La région est déserte et livrée à elle même. Elle est très pauvre, et le danger y est tel que l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) n'y maintient aucune présence, une situation qui ne rebute pas les Marines, qui, a expliqué le général, « vont là où le danger existe ».

Tous les soldats qui quittent le camp sont armés, mais la règle d'engagement est stricte : s'en servir uniquement en cas de légitime défense. Une fois que les militaires ont en quelque sorte « ouvert la voie », l'USAID peut venir travailler.

« Nous entretenons d'excellentes relations de travail avec l'USAID », a affirmé le général. « L'impact, c'est nous ; la durabilité, c'est eux. Nous construisons une école ; ils fournissent les enseignants et les livres. »

Les militaires veillent à changer les impressions de la population et à la convaincre que les États-Unis ne sont pas en guerre avec l'islam. « Nous sommes en guerre avec ceux qui se serviraient d'une idéologie terroriste pour s'attaquer à notre mode de vie », a-t-il expliqué, précisant que la mission du Corps n'était pas la lutte armée, mais « d'influencer l'opinion des gens grâce à notre présence ».

L'eau est l'un des moyens d'y parvenir dans l'Ogaden, et un petit village situé à proximité de Gode, pratiquement au centre de la région, en a fourni l'occasion. « Une couche de poussière de 15 cm recouvrait les rues. Il n'avait sûrement pas plu depuis trente ans », a fait remarquer le général.

Les villageois voulaient une pompe pour les aider à tirer de l'eau de la rivière et acheminer cette eau jusqu'à leurs champs. « Le sergent Chuck McDermott, de l'armée de terre, est allé acheter une pompe de 14 chevaux et en a fait don aux villageois », a ajouté le général.

Ce sont ces derniers qui ont fait les plans du projet d'irrigation et qui ont installé les tuyaux. Aujourd'hui, ils ont 15 hectares de terres irriguées. Le maïs qu'ils ont planté en octobre a trois mètres de haut environ. Le groupe a établi une coopérative et se réserve la moitié de la récolte pour sa consommation et l'autre pour la vente.

La remise en état d'un hôpital à Jijiga, la principale ville de la région, est un autre projet auquel travaillent les militaires américains. Construit en 1945, l'établissement n'avait jamais été modernisé. La réfection d'une salle réservée aux futures mamans et l'installation de l'eau courante dans l'hôpital sont prévues. « Les gens du coin pensaient que c'était un miracle et que grâce à nous l'hôpital était réparé », a expliqué le général.

Tout ce travail est accompli à bon compte. Les militaires prodiguent des soins médicaux, dentaires et vétérinaires à divers endroits de la région. Ils creusent des puits, construisent des ponts, remettent en état des écoles et des dispensaires ou en construisent. Ils pourraient faire plus mais, a fait valoir le général, « mon budget n'est que de 15 millions de dollars par an, c'est peu ».

De l'avis de ce dernier, si les États-Unis ont une responsabilité à l'égard de leurs concitoyens, ils en ont une également à l'égard des gens de la région.

« Je dis à ceux qui viennent d'être affectés ici que nous ne sommes pas meilleurs que les gens de la région, que nous sommes seulement mieux lotis. Ainsi, nous avons la responsabilité d'aider la population locale à progresser, à passer de la simple subsistance à la capacité de subvenir à leurs propres besoins », a conclu le général.

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L'écrivain Abdourahman Waberi invité chez France Culture

Mardi 10 janvier 2006 de 18h30 à 19h30, notre écrivain national de Djibouti Abdourhman Waberi était l’invité de Jean Lebrun, journaliste chez France Culture et animateur à l’émission Travaux publics. Sous le thème « Senghor, la France et les Etats-Unis d’Afrique », A. Waberi va présenter son nouveau roman «  Etats-Unis d’Afrique » publié chez Lates le 5 janvier 2006.

Ci-dessous retranscrits, quelques extraits d’une conversation passionnée avec Jean Lebrun et Jean-Michel Jian.

Lebrun : Avec 2006 commence l’année Senghor qui parlait déjà de l’unité de l’Afrique. Invité ce soir Abourahman Waberi. Alors, premier écrivain djiboutien ?

Waberi : Non pas tout à fait, mais bon. Puisque la dénomination Djibouti ou l’Etat de Djibouti n’existe que depuis 1977. Mais il y avait un écrivain qui s’appelait William Joseph Farah Syad, que Senghor avait aidé à l’époque et avait préfacé son œuvre. C’est le premier écrivain de notre pays.

Lebrun : Vous publiez chez Lates « Aux Etats-Unis d’Afrique ». On pourrait parler de normanditude, avec vous. Vous habitez sous un toit d’ardoise en Normandie.

Waberi: En tout cas je m’acclimate. J’ai 40 ans, je suis à la mi-vie de ma vie. J’ai déjà passé 20 ans en Normandie et 20 ans à Djibouti. Je revendique la Normandité tout de suite.

Lebrun : Alors parlons des Etats-Unis d’Afrique. Vous imaginez l’inversion des termes de l’échange. Jean-Michel Jian dit que Senghor aimait beaucoup l’expression « détérioration des termes de l’échange ».

Waberi : Les journalistes disaient aussi "Détérioration des termes de la chance", exprès pour provoquer l’homme (Senghor).

Lebrun : Inversion des termes de l’échange, ça c’est l’idée de génie que vous avez eue, en écrivant ce livre. Alors on lit un entrefilet dans Le Monde aujourd’hui (10 janvier). Djibouti, 150.000 personnes menacées de disette. Mais, vous, vous imaginez Djibouti riche d’un boum gazier extraordinaire. Tous les pays voisins sont d’ailleurs aussi riches en ressources naturelles, les produits sédentaires de l’agriculture qu’on va envoyer dans le monde entier. Djibouti riche aussi en ressources intellectuelles.

Waberi: Oui. Et l’académie mondiale des sciences et de la culture est à Gorée. Je voulais parler de la réalité. Moi je suis quelqu’un de romancier, donc je suis un fabuliste d’une certaine manière, et même un peu des fois moraliste à l’ancienne. Pour parler du temps présent, j’ai essayé d’imaginer cette fable en disant : je veux renverser le monde puisque le monde actuel ne me convient pas. Je vais lui faire faire un demi-tour sur son axe et peut-être qu’on va le comprendre davantage.

Lebrun : L’Afrique est le centre économique et intellectuel du monde. Senghor aussi était très intéressé par les questions culturelles. Continuons donc en parlant de la renaissance culturelle extraordinaire qu’a connue le monde noir. A vous lire, dans « Aux Etats-Unis d’Afrique », ça s’appelle la Harlem Renaissance ?

Waberi: Oui, mais là encore Senghor n’est pas très loin. La Harlem Renaissance est le mouvement culturel des années 1920 et 1930 qui a donné les grands noms qu’on connaît, à la fois dans la littérature mais aussi dans le jazz. On sait toutes les personnes qui ont apporté la révolution du jazz dans le monde. Cela va donner les hip hop plus tard, si on continue la métaphore.

Lebrun : L’Afrique est si riche qu’elle a des infrastructures extraordinaires. Il faut combien de temps, dans votre roman, pour aller par l’autoroute de chez vous Djibouti à Dakar ?

Waberi: Quelques heures. C’est un peu comme la route 66 de Chicago à Los Angeles, six heures peut-être.

Lebrun : La Capitale cinématographique du monde est aussi en Afrique ?

Waberi : Oui, c’est Tadjourah, c’est un peu Hollywood. Tadjourah dans la réalité est un bourg à Djibouti.

Lebrun : Continuons dans le conte philosophique, ne vous laissez pas arrêter par la réalité.

Waberi : Je suis intimidé.

Lebrun : Mais non, c’est nous qui sommes intimidés par vous, maintenant que vous êtes constamment et de plus en plus riche, à tel point que nous autres, toujours d’après votre roman, nous sommes réduits à la misère. Qu’est-ce qui se passe en Normandie par exemple. Regardez, là vous êtes à côté d’un Breton, Jean-Michel Jian, l’Europe étant revenue à l’état de sauvage, les Bretons et les Normands ont fait des milices.

Waberi : Bien sûr, ils se sont éliminés par la guerre. On oublie souvent qu’il y a des contentieux lourds entre Bretons et Normands. J’en citerai deux ou trois, il y a le statut du Mont Saint-Michel, un vieux sujet de conflit. Il y a la guerre de la sardine, puis il y a quelques conflits frontaliers. Les uns voulant récupérer Grand-ville, les autres voulant aller jusqu’à Fougères.

Lebrun : Et là le vieux fond ethnique breton s’est réveillé et comme l’Etat français n’est presque plus rien et il y a sans cesse des guerres de milices et des guerres tribales.

Jean-Michel Jian : Il y en déjà eu dans les années 1975 chez nous.

Waberi : Oui et il faut que l’on envoie des casques bleus nigérian et bangladeshi.

Lebrun : Et à Paris, capitale de la France à laquelle on accède par un misérable aéroport.

Waberi : Oui c’est un tout petit aéroport, il n’a pas de nom.

Lebrun : Et quand on accède à Paris par cet aéroport, on prend une sorte de taxi brousse au bord de la Seine, il n’y a plus de Louis le Grand, et des pinasses pleines de sable et de farine sont là, et circulent sur la Seine.

Waberi : Il y a des farines d’origine éthiopienne

Lebrun : et aussi des transport à dos d’hommes

Waberi : Oui, ils sont dans une situation dramatique, il faut aider ces gens-là.

Lebrun : Et en Afrique, vous commencez à être inquiets par l’afflux des réfugiés, pas seulement européens mais tout aussi japonais, caucasiens, l’ensemble de l’Euramérique, comme a dit Senghor, qui est atteinte de maladies.

Waberi : Absolument, ils ne survivent qu’avec nos dons. Mais il faut leur donner des vivres, sinon ils ne vont pas arrêter de s’entretuer.

Lebrun : La priorité donc c’est la nourriture.

(…)

Lebrun : Revenons maintenant à la réalité, Abdourahman Waberi. La course de vitesse que vous imaginez gagnée par l’Afrique, la course de vitesse entre l’Occident et l’Afrique, elle a pour l’heure encore été gagnée, je reprends les termes de Senghor, par l’Occident. Alors on va en venir aux personnages de Senghor.

Waberi : Je suis très lâchement Normand, et à 6000 km de Djibouti, parce que comme vous le savez maintenant, Djibouti n’est pas la plus grande démocratie africaine. Sinon cela se saurait.

Lebrun : Jean-Michel Jian n’en rirait pas,  parce qu’il fait les tribunes dans les journaux sur la tragédie de la fuite des cerveaux.

Jean-Michel Jian : Oui tout à fait, c’est un constat que d’autres font. Les jeunes africains, devant une université déplorable, quittent le continent et ne vont pas forcément en France, ils vont aux Etats-Unis, ils vont au Canada. Ils délaissent toute cette histoire dont Senghor s’est nourri, qui est l’histoire française et francophone.

(…)

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Communiqué de l'Association Afar en Angleterre à l'occasion de la fête de l'Aïd

AFAR COMMUNITY ASSOCIATION IN UK

P.O. Box: 432 69 London E14 7WL

Telephone & Fax No: 020 7377 6353

E-mail: afar_community@hotmail.com

Dear  Brothers & Sisters

Qiid Mubaarak, Qiid Al  kayri Walbaraka

As the Islamic World & Muslim Communities welcomes the advent of Eid El Ad'ha,

I would like to take this greet opportunity to extend to the Afar & Islamic World my heartfelt congratulations, along with my best wishes for good health and happiness. I see this auspicious occasion, which shows Muslims the values of sacrifice, obedience to God, and self-denial, as an opportunity for them to realize the strength of their unity and of the bonds of solidarity that unite them.  May Allah The Almighty show us, as leaders and peoples, the right path in our endeavour to attain further economic and social development and prosperity for our people and to safeguard their land, dignity, identity and heritage.

Regards
Mr. Abdou Youssouf
President of Afar Community Association in UK

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Point de Presse du Quai d'Orsay sur l'Affaire Borrel

Actualités diplomatiques du ministère des Affaires étrangères

Point de presse du 11 janvier 2006

(...)
3 - ETHIOPIE/ERYTHREE
6 - AFFAIRE BORREL/DJIBOUTI
(...)

3 - ETHIOPIE/ERYTHREE

La France soutient la décision du gouvernement des Etats-Unis de dépêcher prochainement une mission en Ethiopie et en Erythrée visant à faire avancer le processus de démarcation de la frontière entre les deux pays qui est toujours dans l'impasse.

La France rappelle son attachement aux accords de paix d'Alger dont la mise en oeuvre intégrale est fondamentale pour l'équilibre de la Corne de l'Afrique, région importante et fragile.

Elle engage les deux pays à appliquer sans délai la décision de la Commission arbitrale d'avril 2002, dont le caractère final et obligatoire ne saurait être remis en cause, et à régler leurs différends.

(...)

6 - AFFAIRE BORREL/DJIBOUTI

(Djibouti a saisi la Cour internationale de Justice, quelle est votre réaction ?)

La France a bien pris note du communiqué de presse de la Cour Internationale de Justice du 10 janvier. La requête de Djibouti auprès de la CIJ n'a pas encore été formellement transmise à la France par la Cour. Dès qu'elle nous aura été officiellement transmise, elle fera l'objet d'un examen attentif./.

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Affaire Borrel: Djibouti saisit la Cour internationale de justice

AMSTERDAM (AP) -- La République de Djibouti a saisi la Cour internationale de Justice (CIJ) pour une "prétendue violation" par la France de ses "obligations internationales" dans le cadre de l'affaire Borrel, selon un communiqué diffusé mardi par l'instance judiciaire.

Selon la requête déposée lundi par Djibouti, le différend porte "sur le refus des autorités gouvernementales et judiciaires françaises" de transmettre aux autorités djiboutiennes le dossier de l'enquête ouverte en France sur la mort du juge Bernard Borrel en 1995.

Le magistrat a été retrouvé mort et brûlé le 19 octobre 1995 face à l'Ile du Diable à Djibouti. Son épouse, Elisabeth Borrel, soutient que son mari a été assassiné et accuse le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh d'être le commanditaire du crime.

Cette version est fermement contestée par Djibouti, où des premières investigations entreprises après la découverte du corps du juge ont conclu à son suicide. Cette thèse a été appuyée par les premiers juges d'instruction français, mais de récentes expertises médico-légales ont conclu au meurtre.

Djibouti affirme que le refus de transmettre le dossier constitue une "violation des obligations internationales de la France découlant du traité d'amitié et de coopération signé entre les deux Etats le 27 juin 1977 et de la convention d'entraide judiciaire en matière pénale entre la France et Djibouti en date du 27 septembre 1986", précise la Cour internationale de justice.

Les autorités djiboutiennes protestent par ailleurs contre la convocation par la France de ressortissants djiboutiens bénéficiant d'une protection internationale, dont Ismaïl Omar Guelleh.

La requête djiboutienne a été transmise au gouvernement français. La République de Djibouti se dit "confiante" que Paris acceptera de se soumettre à la compétence de la Cour pour le règlement du présent différend".

Source Associated Press.

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Meeting à l'appel de l'UAD à Djibouti pour l'Aid-el-Adha

A l’appel du Président de l’UAD Ismaël Guedi Hared dans son communiqué du dimanche 8 janvier, le meeting de l’opposition nationale s’est tenu ce mardi béni de l’Aid el Adha du 10 janvier 2006 à partir de 16h30 dans l’avenue Nasser.

Les dirigeants de l’Alliance républicaine pour le développement (ARD), du Mouvement pour le renouveau démocratique et le développement (MRD) et de l’Union pour la démocratie et la justice (UDJ) étaient présents aux côtés de militants venus nombreux sur les lieux.

Le Secrétaire général adjoint du MRD a prononcé le premier un discours sur un ton dont il a seul le secret, il a dénoncé avec force l’absence de l’Etat de droit et exhorté ses compatriotes à se défendre afin de mettre un terme à la dégradation de leurs conditions d’existence.

Pour l'ARD, Cassim Ahmed a brièvement attiré l'attention des auditeurs sur un point essentiel : il est difficile de parler de politique et de vie politique pacifiée sur un terrain où le pouvoir n'hésite pas à massacrer d'innocents civils.

Pour sa part, M. Adan Mohamed Abdou, secrétaire général de l'ARD, a rappelé la disposition de toute l'UAD à participer à toute consultation électorale, dont les prochaines régionales, pour peu que les exigences posées par l'UAD soient prises en compte par le régime.

Par ailleurs, le récent scandale relatif à l'octroi, moyennant argent, de pièces d'identité djiboutienne à des étrangers impliqués dans des actions terroristes en Europe a également été abordé par M. Adan. Il a ainsi révélé que la communauté internationale était sidérée par ce régime djiboutien qui prive certains de ses concitoyens de la nationalité djiboutienne et qui n'hésite pas à vendre des passeports djiboutiens à des étrangers peu recommandables : cas unique dans les annales, de mémoire de Djiboutien.  

Le Président Ahmed Youssouf de l’ARD a ensuite pris la parole pour longuement exhorter ses compatriotes à un sursaut de militantisme : « la survie de ce régime ne tient qu'à l'inaction et à l'apathie des uns et des autres », a rappelé le Président .

Enfin, le Président de l'UAD, M. Ismael Guedi Hared, a clôturé le meeting par un discours dans lequel il a réfuté toute possibilité de compromission électoraliste avec ce régime. De même, il a lancé un vibrant appel à l'unité d'action de toutes les forces d'opposition, qui doivent redoubler d'effort et de vigilance pour mettre un terme à un régime dont la fin de règne est visible pour tous nos concitoyens.

Le meeting s’est dispersé dans un calme plein de résolutions citoyennes et militantes pour l’année 2006.

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10/01/06 : troisième anniversaire de la fraude électorale législative du 10/01/03

Document d'archive : la tournée de l'UAD au lendemain des élections

Bouté hors de l’hémicycle par les urnes, le RPP s’arc-boute à la fraude.

Le hold-up électoral du 10 janvier 2003 restera gravé dans les mémoires comme étant le sommet du mépris des aspirations populaires au changement et l’attitude irresponsable d’un système espérant perdurer par les fraudes aussi scandaleuses que dangereuses.

Le raz de marée électoral en faveur de l’opposition que nous annoncions régulièrement dans « Réalité » a effectivement eu lieu, malgré le refus de délivrer les cartes électorales, les votes multiples et l’utilisation massive des ordonnances et autres procurations.

C’est finalement en optant pour le trucage des chiffres au moyen d’un jeu d’écriture que le régime a pu proclamer sa victoire, victoire ignorée bien sûr par l’opposition et la majorité de notre peuple. Dans ces conditions, la tension restait vive les jours suivant le scrutin. Et n’eut été le comportement responsable des dirigeants de l’UAD, des débordements gravissimes étaient à craindre.

Après 48 heures de mûre réflexion, l’opposition a décidé l’explication, l’apaisement et la mobilisation pacifique en attendant d’épuiser toutes les voies de recours légales afin de faire triompher la vérité en faisant annuler les résultats mensongers. Dans ce but, nous avons d’ores et déjà constitué un dossier en béton avec des preuves irréfutables de fraudes massives et autres irrégularités dans la préparation, le déroulement et le dépouillement du vote du 10 janvier 2003.

Djibouti : de toute façon le meeting aurait eu lieu

C’est donc, confortés par notre victoire électorale et assurés du soutien populaire, que nous avons appelé à un rassemblement pacifique le lundi 13 janvier 2003 à l’avenue Nasser. Le régime l’a, dans un premier temps interdit, craignant des débordements de toutes sortes de la part d’une population furieuse de la confiscation illégale de son vote. Devant la détermination de l’UAD les pouvoirs publics ont finalement autorisé le meeting d’explication qui fut un franc succès. Des milliers de militants et sympathisants de l’opposition ont écouté avec détermination les remerciements et consignes de l’UAD, et la manifestation s’est achevée vers 18 heures dans le calme et la bonne humeur.

L’UAD a démontré ce jour là sa capacité de mobilisation et d’apaisement, sans se départir d’une grande détermination à recouvrer ses droits bafoués par un régime d’un autre âge. Poursuivant sa tournée d’explication et de remerciement, la délégation de l’UAD s’est rendue samedi 18 janvier 2003 à Obock et à Tadjourah avant un déplacement similaire bientôt dans les deux districts du Sud eux aussi victimes des fraudes.

Obock plébiscite une deuxième fois l’UAD

La délégation de l’UAD conduite par le Président Dini est arrivée tôt samedi matin dans cette ville sinistrée où dès l’annonce des résultats samedi 11 janvier la population s’était mobilisée pour exprimer violemment son rejet du hold-up de l’UMP.

C’est donc avec anxiété et colère que les Obockois, venus en masse accueillir notre délégation, attendaient nos explications et consignes. Au cours du grand rassemblement tenu devant le siège de l’ARD, le Président Dini et les dirigeants de l’UAD ont réussi avec beaucoup de sincérité à faire passer leur message d’espoir et de mobilisation auprès d’une population désespérée qui s’était pourtant largement prononcée en faveur du changement et de la réhabilitation proposée par les forces de l’avenir. Les habitants de ce district ayant particulièrement souffert du conflit, de la mauvaise gouvernance et du mépris, se sont sentis insultés par les résultats mensongers proclamés par un pouvoir qu’ils rejettent. A la fin du meeting, c’est une population rassurée et joyeuse qui a tenu a raccompagner jusqu’à l’embarcadère les dirigeants qu’elle a plébiscitée par son vote du 10 janvier. Merci Obock, ta voix sera entendue et respectée !

Tadjourah : la ville blanche intronise l’UAD

C’est une ville quasiment repeinte en vert avec les affiches de notre programme qui attendait impatiemment la délégation de l’UAD samedi matin. Dès 10 heures, la population s’était massée à l’escale pour accueillir nos dirigeants en provenance d’Obock par voie maritime. Des centaines de jeunes brandissant le programme vert de l’UAD, des femmes et beaucoup de personnes âgées, dont certaines venues de l’arrière-pays, chantaient et dansaient les uns à l’escale, les autres devant le siège de l’ARD, lieu du rassemblement.

Arrivée vers 11h30, la délégation de l’UAD avec à sa tête le Président Dini a été portée en triomphe par une population en liesse qui scandait à tue-tête : « UAD 100% ! » De mémoire de Tadjourien, on n’avait jamais vu un accueil spontané d’une telle ampleur. Vers midi, c’est sur un magnifique podium dressé la veille par les militants enthousiastes de Tadjourah que les dirigeants de l’UAD se sont adressés à la foule verte. Tour à tour Ali Mahammadé, Ahmed Youssouf, Mohamed Daoud, Adan Abdou, Ali Mehidal, Kamil Hassan, Daher Ahmed Farah (DAF), Ismaël Guedi, se sont exprimés avec émotion, conviction et sincérité. Ils ont remercié Tadjourah pour avoir massivement choisi le changement et pour le soutien indéfectible témoigné à l’UAD par une population qui a voté une deuxième fois le 18 janvier sur la place de l’indépendance.

En effet, c’est dans ce district que l’UAD a obtenu des scores sans appel, dans la ville de Tadjourah, à Randa, Dorra et Sagallou, et surtout au Day où seules les soldats de la garde présidentielle déployés autour du champ d’acclimatation du khat présidentiel ont voté UMP. C’est aussi dans ce district qu’ont été constatées les fraudes les plus abjectes, à Kalaf, Adaylou, Daffeynaytou, Mounkour, Assa-Gayla, et Balho.

Prenant à son tour la parole, le Président Dini a trouvé les mots justes pour rappeler l’histoire glorieuse de Tadjourah, ville phare de notre pays, et a remercié sa population déterminée à se débarrasser des prétendus représentants que le régime tente de lui imposer : « Vous avez gagné, nous avons gagné grâce à vous, ensemble nous tournerons la page RPP et construirons un avenir meilleur pour la jeunesse de Tadjourah et de tout le pays » a-t-il conclu. Le chef de l’Etat avait raison de dire que « Tadjourah est là où vibre le cœur de notre pays », comme le reste du pays, il est désormais clairement démontré que ce cœur bat pour l’UAD. Aussi, c’est ému par l’incontestable assise populaire de l’UAD et dégoûté des méthodes frauduleuses du RPP que M. Houmed Abdoulkader Soultan a décidé de confirmer son engagement à nos côtés en claquant la porte du parti unique auquel il a officiellement présenté sa démission. Les adorables jeunes filles et femmes de Tadjourah, parmi lesquelles leur locomotive Fato Omar, ont quant à elles entonné une émouvant et historique « Malabo » à l’adresse de l’UAD : « Nous avons gagné, ne laissez pas mourir notre victoire … ».

En début d’après midi, c’est une population enthousiaste encore plus nombreuse que le matin, qui a tenu à raccompagner la délégation de l’UAD à l’escale. Boudant même la vedette du khat arrivée vers 14h30 et qui attendait encore d’être déchargée à 15 h quand la délégation de l’UAD embarquait pour Djibouti. Décidément, ce jour-là personne n’avait le cœur à brouter cette plante pourtant très prisée. L’euphorisant du jour s’appelait « UAD 100% ! ».

Encore une fois, merci Tadjourah, ville verte de la dignité confirmée !

Nous n’avons pas le droit de décevoir notre Peuple ! Nous ne le décevrons pas !

Assajog persiste et signe

Dans le cadre de sa tournée d’explication et de remerciements dans les districts de l’intérieur, la délégation de l’UAD conduite par le Président Dini s’est rendue samedi 25 janvier à Ali-Sabieh, fière et frondeuse capitale du pays assajog. Arrivé à quelques kilomètres de la ville, le cortège de l’UAD était attendu par un comité d’accueil composé de jeunes militants porteurs de badges en leur nom avec la mention « UAD Sécurité », « UAD Protocole » ou encore « UAD Presse ». Preuve que la jeunesse de l’opposition est bien structurée dans cette région. C’est donc escortés par cette sympathique équipe que nos dirigeants ont fait leur entrée remarquée dans cette ville où même les plus simples passants applaudissaient sur leur passages. Après un imposant bain de foule, la délégation monte sur le podium à 11 heures. Danses traditionnelles, chantes partisans, poèmes militants, tout est parfaitement organisé et l’ambiance est celle des grands jours. Un talentueux jeune animateur annonce le programme et tend le micro à Mme Mako Houssein. Cette grande militante, éloquente et déterminée chauffe l’assistance par ses diatribes à l’encontre du régime prédateur, coupable d’un hold-up caractérisé et mesquin. « La vérité éclatera » conclut-elle avec conviction.

Le Général Ali Mehidal a estimé pour sa part qu’Ali Sabieh vient de confirmer son vote réel du 10 janvier et remercie les Assajog pour leur mobilisation en faveur du changement démocratique.

Puis c’est au tour de Daher Ahmed Farah (DAF) d’électriser la foule avec des formules dont il a le secret : « Nos compatriotes d’Obock et de Tadjourah ont plébiscité l’UAD à 100 % ! A vous voir si nombreux et enthousiastes, j’ose affirmer qu’Ali-Sabieh est à 100 % à nos côtés. Me démentirez-vous ? » « Non ! », répondent à l’unission les Assajog. Ismaël Guedi Hared galvanise à son tour l’auditoire en affirmant : « Nous avons gagné, vous le savez bien. Le régime le sait aussi, même si ses médias continuent à répandre les mêmes mensonges. Le Peuple est à nos côtés et rien n’est plus important que le soutien populaire pour faire triompher la vérité. »

Devinant le dernier orateur, la foule scande « Dini iyyo Diinta ! UAD ! UAD ! ». Prenant le micro, le Président Dini récite quelques prières et remercie sincèrement Ali-Sabieh pour son soutien indéfectible à l’UAD, félicite au passage la jeunesse et les femmes au premier rang de la lutte pour le changement et contre l’usurpation frauduleuse du RPP. Puis il a lancé : « Obock et Tadjourah ont démystifié le régime fraudeur en boudant sa délégation venue hypocritement les remercier avec les bakchichs. En ferez-vous de même ? » «  Bien sûr ! Ils n’oseront même pas venir par ici ». Le Président Dini conclut : « Nous ferons pacifiquement triompher vos droits, encore une fois merci Assajog ».

Dans l’après midi, les dirigeants de l’UAD ont reçu une délégation de jeunes venus exposer leurs projets et visions des choses. Les débats ont été particulièrement constructifs, tant la jeunesse de ce district est déterminée. L’avenir elle ne le voit qu’en vert !

Dikhil investit publiquement l’UAD

La ville de l’Unité, victime comme le reste du pays de la rétention illégale des cartes électorales et du hold-up, attendait impatiemment la visite de l’UAD pour crier son rejet du RPP et confirmer son attachement à l’opposition unie. C’est vers 10 heures dimanche 2 février que le long cortège de l’UAD est arrivé aux portes de la ville où l’attendaient des militants enthousiastes. Devant le siège du MRD, lieu du rassemblement, une foule joyeuse et colorée a fait une ovation aux dirigeants de l’opposition. Une forte délégation de militants d’Ali-Sabieh était déjà sur place et contribuait efficacement à la fête. Comme à l’accoutumée, Mme Mako Houssein a harangué les Okarois, suivie de MM. Ali Mehidal, Farah Ali, Ali Mahammadé, Ahmed Youssouf, Adan Mohamed Abdou, Daher Ahmed Farah (DAF), Ahmed Guirreh, Ismaël Guedi et enfin Ahmed Dini. Tous ont répété avec beaucoup de conviction que la mascarade du 10 janvier ne passera pas, avant d’expliquer la solidité juridique et politique du dossier de recours déposé au Conseil Constitutionnel. En remerciant la ville de l’Unité où cohabitent harmonieusement toutes les composantes de la communauté nationale, ils ont exhorté les Okarois à consolider cette unité qui fait la fierté de tout le pays.

Après le meeting, les dirigeants de l’UAD ont assisté avec admiration à l’exposé détaillé de la structure des jeunes de l’UAD dans ce district. Une cérémonie de signature d’un accord de partenariat entre la jeunesse de Dikhil et celle d’Ali-Sabieh a eu lieu à cette occasion. Les jeunes de ces deux districts comptent prochainement se rendre à Obock et Tadjourah pour réaliser une union similaire avec les jeunes UAD des deux districts du Nord.

Emus par une telle maturité politique, les dirigeants de l’UAD ont pu constater l’immense espoir de changement que soulève le projet d’alternance incarné par l’opposition unie. Nous n’avons pas le droit de décevoir notre Peuple qui veut s’arracher à sa dramatique condition grâce au combat démocratique mené par l’UAD. Pendant ce temps, le régime et ses représentants déphasés continuent à danser sur un volcan, malgré le sérieux avertissement que le Peuple leur a adressé en ignorant leurs mensonges et leurs bakchichs corrupteurs.

Extrait de Réalité n°35 du 22 janvier et n°37 du 5 février 2003.

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Note d'information de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH)

Le mercredi 4 janvier 2006 « la Cour, statuant publiquement, contradictoirement à l'égard des Partis et en dernier ressort. Reforment, déclare recevable l'appel formé par le M. Public. Au fond, dit que le délit de rébellion n'est pas établis à l'encontre de Kamil, Ibrahim et Ahmed Ali, les relaxe. Déclare Kamil Mohamed, Ibrahim et Ahmed Ali, coupable des délits de manifestations illégale et obstruction à la liberté du Travail. En répression les condamne à 2 mois avec sursis contre chacun. Déclare les autres prévenus coupable des menaces et rassemblement sur la voie publique susceptible de trouble de l'ordre public.  En répression, les condamne à 1 mois avec sursis contre chacun.
Sur les intérêts civils,
déclare recevable la constitution de PC du PAID, le déboute de toutes ses demandes, fin et conclusion, comme étant non fondées.
Met les dépens à la charge des Prévenus. » (intégralité du plumitif : l'écrit manuscrit du plumitif est ci-joint)
Ce Jugement comme tout les anciens Jugements politico financiers montre l'absence totale de preuves matérielles et d'argumentations juridiques.
La rapidité dans la rédaction du jugement montre très clairement la légèreté du Jugement.
La Cour Suprême pourra très prochainement constater que ce Jugement n'est pas du tout MOTIVE.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) rappelle qu'en 1996 deux Juges de cette même Cour avaient été éjectés (par une simple lettre du Ministre de la Justice) de cette Cour en vue de planifier des procès mascarades contre des personnalités politiques du GDR-RPP de l'époque.
Après ces Procès mascarades les deux Juges ont été sans aucune note écrite réintégrés.
La LDDH se demande si ce triste souvenir a été ressenti dix ans après ;

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) note avec déception la mainmise du Pouvoir Exécutif sur la Cour d'Appel du Tribunal de Djibouti.

1. La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) déplore la Décision Judiciaire du 4 janvier 2006 de la Cour d'Appel, qui confirme la politique de répression et de déstabilisation des libres activités syndicales.
2. Sans Justice, c'est la voie vers l'anarchie.
3. La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel Pressant au BIT et à tous les Défenseurs des Droits de l'Homme d'unir leurs actions pour que des Décisions fermes soient prises à l'encontre des Autorités Djiboutiennes, qui harcèlent des Travailleurs djiboutiens en général et des Travailleurs du Port en particulier.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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Communiqué de l'Union pour l'alternance démocratique (UAD)

(A.R.D, U.D.J, M.R.D)

Djibouti, le 8 janvier 2006
                                                                COMMUNIQUE DE PRESSE

 
Par la voix de son ministre de l’Intérieur chargé de la Décentralisation, le régime a fixé une nouvelle échéance pour le déroulement des élections régionales prévues dans le cadre de la Décentralisation.
L’Union pour l’Alternance Démocratique, interpellée par une telle annonce et ayant espéré que le report de cette consultation aurait préfiguré de l’instauration d’une réelle transparence électorale, faisant encore défaut, tient à rappeler la cohérence de sa position.
Forte de sa victoire aux élections législatives de janvier 2003 et du succès de sa campagne pour le boycott actif de l’élection présidentielle d’avril 2005, l’UAD ne craint aucune liste rivale pour remporter ces élections régionales, que cette liste soit celle du RPP, de sa mouvance ou prétendument indépendante (indépendance politique qui serait un comble sous un régime ne respectant aucune indépendance syndicale).
Encore faut-il que les conditions de transparence exigées par l’UAD, suite aux conditions frauduleuses de déroulement des législatives du 10 janvier 2003, soient au préalable respectées par la machine à frauder gouvernementale.
C’est pourquoi l’UAD tient, encore une fois, à prendre à témoin les opinions nationale et internationale pour réaffirmer sa disposition à participer à ces élections régionales, pour peu que soient garanties la transparence et l’honnêteté du scrutin.
A cet effet, l’UAD réitère sa disponibilité à étudier toute ouverture à laquelle le régime trouverait utile de procéder, afin que la paix civile soit préservée.
Enfin, l’UAD invite tous ses militants et sympathisants à venir nombreux au meeting de l’Aïd-el-Adha qu’elle organisera le mardi 10 janvier 2006 à l’avenue Nasser à partir de 15 heures, au cours duquel elle rappellera sa position et ses perspectives.

Ismaël Guedi Hared
Président de l'UAD

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Compte-rendu de la manifestation du 18 décembre 2005 à Paris

18 décembre 2005, les victimes d'Arhiba de moins en moins silencieuses

Compte-rendu de la commémoration de la tuerie d'Arhiba, par l'ARD

Les Djiboutiennes et les Djiboutiens de France se sont déplacés en nombre à la manifestation réussie du 18 décembre 2005 à Paris pour commémorer les tueries des civils d'Arhiba à Djibouti.

Le temps ensoleillé hivernal a jeté la foule de protestataires sur le pavé, de 15 h à 18 h, sur le seuil de la rue Emile Meunier abritant l'ambassade de la république de Djibouti dans le seizième arrondissement de Paris.

Les banderoles et les slogans se sont élevés nombreux pour dénoncer les pratiques de l'autocrate Ismaël Omar Guelleh et pour condamner le déni de justice infligé aux victimes. De fait, du 18 décembre 1991 au 30 novembre 2005 la cité populaire d'Arhiba a expié de dizaines de victimes femmes et enfants sur l'autel de la folie assassine.

La manifestation du 18 décembre 2005 s'est tenue en parallèle dans quatre villes au moins de par le monde, notamment Paris, Bruxelles, Ottawa, ainsi que Djibouti, où dans Arhiba même, l'Union de la Jeunesse d'Arhiba et l'Association des familles et des proches se sont donnés la main pour dire leur écoeurement face à l'impunité des auteurs des forfaits.

A Paris, l'Association pour la démocratie et le développement (ADD) s'est jointe à la représentation en France de l'Alliance républicaine pour le développement (ARD) pour donner le change au Forum pour la démocratie et la paix (FDP), organisateur à Bruxelles d'un rassemblement prodigieux le 16 décembre 2005, contraint à cette date par la tenue à Bruxelles d'une réunion du Conseil de l'Europe les mêmes jours.

Des représentants du Front pour la restauration de l'unité et de la démocratie (FRUD), du Comité en Belgique du Mouvement pour le renouveau démocratique (MRD) ainsi que des délégués de l'ARD en Belgique se sont joints au FDP pour accomplir le devoir de mémoire.

Les caméras des fonctionnaires djiboutiens accrédités aux légations ont tourné à plein régime sans réussir à décourager les manifestants, opposés, par exemple à Paris, aux émissaires de l'ambassade dans un face à face frontal pacifié laborieusement par l'interposition des agents de police français.

Le représentant de l'ARD en France a informé l'assistance de l'annonce dans les prochains jours d'une décision capitale par son mouvement politique concernant les tueries de Djibouti.

Fait à Paris, le 19 décembre 2005
Par le représentant de l'ARD en France

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