Dernières nouvelles - Édition en Ligne de Janvier 2008

 Directeur de publication : Mohamed Ali Abdou.   Codirecteur : Mahdi Ibrahim A. God.   Email : realite_djibouti@yahoo.fr


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S  o  m  m  a  i  r  e

31/01/2008 LDDH : l'opposition interdite de tenir un meeting ?

30/01/2008 Communiqué de l'UAD sur la mascarade législative du 8 février et appel à meetings

30/01/2008 Diffusion d'information de la  LDDH sur la conférence de l'Union africaine

29/01/2008 Message de Daher Ahmed Farah, président du Mouvement pour le renouveau démocratique (MRD)

28/01/2008 Rapport de la LDDH sur les textes électoraux adoptés à Djibouti (partie introductive)

25/01/2008 Arrestation d'une diplomate somalienne à Djibouti : lettre de la LDDH au procureur de la république

24/01/2008 Affaire Borrel: Paris réfute les accusations de Djibouti devant la Cour internationale de justice

23/01/2008 Communiqué de presse de l'UAD sur la mascarade électorale prévue le 8 février 2008

23/01/2008 Communiqué de la LDDH : Législatives 2008 : liste unique, scrutin inique

20/01/2008 Le différend entre Djibouti et la France sur la mort du juge Borrel à partir de lundi devant la CIJ .

16/01/2008 LDDH : la CENI interdite de participer aux préparatifs des élections législatives

13/01/2008 LDDH : du jamais vu à Djibouti : manifestation populaire contre l'inflation galopante

08/01/2008 Fille d'un réfugié djiboutien expulsée vers l'Éthiopie : communiqué commun de l'ARDHD et Survie

03/01/2008 LDDH : Note d'information du 3 janvier 2008 : de Nairobi à Djibouti ?

01/01/2008 LDDH : Meilleurs vœux pour l’année 2008.

L'Alliance républicaine pour le développement (ARD) souhaite à tous les Djiboutiens et démocrates de part le monde ses meilleurs voeux pour l'année 2008. Plus que jamais, tous ensemble, nous pouvons gagner la démocratie à Djibouti.


LDDH : l'opposition interdite de tenir un meeting ?

Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 31 JANVIER 2008

L’OPPOSITION INTERDITE

DE TENIR UN MEETING ?

Aujourd’hui 31 janvier 2008, le ministre de l’intérieur et de la décentralisation vient de lancer sur les ondes de la radio (RTD) lors de l’émission en somali de 15 heures, un sévère avertissement contre toute manifestation à compter du 6 février 2008 à minuit.

En un mot, il est interdit à l’opposition de manifester contre les élections mascarades la veille des élections. Reste à savoir pourquoi ce communiqué est-il diffusé aujourd’hui alors que la propagande à travers le journal « La Nation » bat son plein, tandis que sur le terrain les malheureux candidats n’arrivent pas attirer des foules ?

Pratiquement les mêmes visages évoluent à travers quelques endroits bien protégés, comme dans l’ancien terrain de la gendarmerie nationale (patrimoine de l’État) donné à un associé ou plus précisément à un commerçant pour une bouchée.  N’est-ce pas ? Il est vrai que sur cette même radio (RTD) lors des manifestations spontanées contre les hausses vertigineuses des prix et de l’énergie électrique, ce même ministre après avoir fait des déclarations dans des termes méprisants à l’égard des consommateurs, avait fermement condamné les manifestations « violentes » tout en précisant qu’il ne voyait pas d’inconvénients à des manifestations pacifiques.

Ce qui est considéré comme une évolution des mentalités. Drôles de contradictions en l’espace d’une dizaine de jours. Il est bon de rappeler, que demain 1er février 2008, l’opposition (UAD) doit se réunir pacifiquement devant leur siège afin d’informer leurs militants de leur position sur les prochaines élections «mascarades ».

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reste à l’écoute et compte tenu de l’évolution des mentalités, elle espère que les lieux du meeting ne seront pas, dès ce soir, occupés manu militari comme à une certaine période.

La liberté d’expression est un droit sacré comme inscrit dans le hall du palais de justice en république de Djibouti.

M. NOËL ABDI Jean-Paul

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Communiqué de l'UAD sur la mascarade législative du 8 février et appel à meetings

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Diffusion d'information de la  LDDH sur la conférence de l'Union africaine

Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION

DU 30 JANVIER 2008

L’UNION AFRICAINE TIENT SA CONFÉRENCE

SOUS HAUT PATRONAGE ?

Le génocide, les crimes de guerre par les Forces armées d’Addis-Abeba, ainsi que les liquidations des Journalistes et des Médecins continuent en Somalie, les exterminations étouffées se perpétuent en Ogaden, tandis que ces mêmes forces armées veillent au confort des « Hôtes » présents à la Conférence des chefs d’État de l’Union Africaine.

Il ne faut surtout pas s’attendre à des prises de position contre l’impunité, car...

En effet,  il sera difficile de voir un Chef d’État Africain, qui risquerait de se prononcer contre l’impunité sans être victime du boomerang.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) continue à lancer inlassablement ses Appels contre l’Impunité, pour l’envoi d’une commission d’enquête Internationale, afin de permettre l’ouverture d’un tribunal spécial sur les génocides et les crimes de guerre dans la Corne d’Afrique y compris le Darfour.

M. NOËL ABDI Jean-Paul

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Message de Daher Ahmed Farah, président du Mouvement pour le renouveau démocratique (MRD)

MESSAGE DU PRÉSIDENT DU MRD,
DAHER AHMED FARAH (DAF),
AUX DJIBOUTIENNES ET DJIBOUTIENS

Mes très chers compatriotes,

Encore une fois, je prends ma modeste plume pour m’adresser à vous. Je vous renouvelle d’abord mes vœux de bonne et heureuse année 2008. De tout cœur, je vous souhaite, je nous souhaite une année porteuse d’espoir.

Mes chers sœurs et frères, vous savez que de là où je me trouve aujourd’hui, je demeure activement fidèle à notre cause. Je ne cesse, dans la mesure de mes modestes possibilités, de penser et d’agir pour des jours meilleurs à Djibouti. Le triste sort qui nous est réservé par le pouvoir en place nous préoccupe au plus haut point, mes camarades du MRD, du reste de l’opposition et moi-même. Comme toujours.

Je sais que nos souffrances dans la mère patrie s’aggravent de semaine en semaine. Je sais que le coût de la vie, déjà parmi les plus élevés au monde, augmente. Je sais que de s’acheter du riz, des pâtes, de la viande, du lait, du sucre, de l’huile …devient sans cesse inaccessible au plus grand nombre. Je sais que l’électricité est devenue hors de portée pour la majorité d’entre nous, que l’eau devient denrée rare. J’ai conscience que la pauvreté frappe aujourd’hui plus de 80% d’entre nous.

Le tout sous une chape de silence. Tout occupés à encenser leur maître, les médias officiels n’ont cure de cette situation. Le Renouveau, votre modeste hebdomadaire, voix des sans voix depuis sa naissance le 7 octobre 1992, ne peut plus paraître. Incapable de supporter la moindre liberté d’expression, Ismaël Omar Guelleh l’a réduit au silence et ne s’en cache pas.

Avec ce bâillonnement de la liberté d’expression, avec le musellement du mouvement syndical et du reste de la société civile, avec le piteux état des autres libertés publiques et droits de l’Homme, avec la liste unique aux prétendues législatives du 8 février 2008, précédée de la liste unique aux pseudo élections locales de mars 2006 et de l’auto reconduction présidentielle du 8 avril 2005, le retour aux heures les plus sombres du parti unique, est total. Le pouvoir personnel de Ismaël Omar Guelleh devient absolu.

La mainmise par le Chef de l’État sur l’économie nationale et le patrimoine public qui résultent de cette situation est tout simplement sans précédent. La prédation, l’affairisme et les collusions avec des possédants extérieurs douteux atteignent des sommets.

Il n’en reste pas moins que le régime est d’une grande fragilité. En dépit de sa machine répressive, qui en dit d’ailleurs long sur sa peur du peuple, un régime si peu légitime, si éloigné des préoccupations de ses concitoyens, ne peut qu’être fragile.

Fragile ? Pourquoi, alors, tient-il encore ? Très bonne question ! Parce que, tout bonnement, nous ne nous sommes pas encore levés comme il se doit contre lui. Parce que nous ne parvenons pas encore à nous délibérer de la peur de porter l’action décisive. Nous prenons encore, comme l’a fait par nuit noire le fameux poltron Cigaal Chilaad de nos contrées, un modeste tronc d’arbre pour un terrible lion et ravalons notre rage d’en finir avec lui.

Or, c’est juste une vulgaire hyène que nous avons en face, et une hyène est surtout un charognard. Il suffit que nous cessions de nous faire charogne pour que le charognard s’en aille, tout penaud. Il suffit de dompter notre peur et de nous dresser comme il se doit contre l’inacceptable.  

Du fond de vos souffrances, vous vous demandez sans doute pourquoi, alors que notre pays n’a jamais autant intéressé les grandes puissances démocratiques de cette planète, alors qu’il n’a jamais autant abrité de présence occidentale, l’étau autocratique ne cesse de se resserrer sur nous.

La franche réponse est que les égoïsmes des puissants de ce monde sont tels qu’ils s’accommodent des potentats tant que la rage populaire ne menace pas l’ordre établi. Qui ne dit mot consent, dit un dicton français. Et ne pas réagir comme il se doit face à un régime dictatorial, revient, aux yeux des États de l’hémisphère Nord et d’ailleurs, à y consentir. L’actualité est pleine d’enseignements à cet égard.

Mes chers concitoyens, je me dois de vous répéter encore et encore que, sans recourir à la violence, il nous est possible de peser sur le cours des choses à Djibouti. Cela est d’autant plus possible que nous sommes un peuple peu nombreux, qui essaie de survivre à plus de 75% dans sa capitale. Ismaël Omar Guelleh ne résisterait pas longtemps à nous voir debout et nos puissants hôtes intégreraient promptement l’expression de notre ras-le-bol. Le cours de notre histoire s’en accélérerait positivement.

Je nous le demande, moi, qui ne suis jamais qu’à quelques heures de vol : Le voulons-nous ? Nous autres militants et dirigeants démocrates, oui. Nous le voulons depuis des années. Veuillez-le activement avec nous. Où que nous soyons, de quelque condition sociale que nous soyons, nous tous qui souffrons, réagissons ensemble comme il se doit. En commençant par boycotter massivement la mascarade électorale du 8 février 2008.

Très chers sœurs et frères, sans vous, sans sursaut décisif de votre part, l’opposition ne peut imposer le changement. Vous dire le contraire, serait vous mentir. Entre nos mains, réside notre salut. Ayons confiance en nous et réagissons comme il se doit.

A Bruxelles, le 29 janvier 2008,
Par Daher Ahmed Farah,
Président du MRD

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Rapport de la LDDH sur les textes électoraux adoptés à Djibouti (partie introductive)

Le Président

RAPPORT DU 28 JANVIER 2008

SUR DES TEXTES ÉLECTORAUX

SIGNES PAR LE CHEF DE L’ÉTAT

EN RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI.

Ce Rapport est destiné aux Défenseurs des Droits de l’Homme, à l’Union Internationale des Parlements (UIP) de Genève, et autres Tribunaux internationaux pour démontrer les incohérences juridiques d’une dictature foncièrement sournoise, qui règne encore à Djibouti et  dans les rares régimes de partis uniques en Afrique.

Seule l’introduction ouverte, ci-après, sera médiatisée.

Introduction ouverte.

Campagne des législatives: la liste unique ne fait pas recette.

La campagne des coalisés au sein d’une liste unique ne semble pas attirer les foules.

Lancée à grand renfort d’affiches sur les panneaux publics, mais encore sur les clôtures privés ce qui est désagréable pour les propriétaires dont les impôts sur l’enlèvement des ordures ne donnent plus les résultats escomptés.

Cette fade campagne semble se heurter aux réalités de la dure vie quotidienne endurée par les Djiboutiens ces dernières années.

En effet, les détournements des Deniers publics et des Biens Sociaux battent leur plein, alors que l’inflation galope, l’augmentation par Décret du prix de l’énergie électrique court-circuite toute possibilité d’investissement, tandis que le gel des augmentations de salaires ne fait qu’appauvrir les fidèles serviteurs de l’Etat (même les serviteurs zélés ne sont pas épargnés).

Au stade actuel, les électeurs de la capitale et des districts de l’intérieur semblent largement bouder les malheureux candidats de cette liste unique imposée par le Chef de l’État. Lequel, d’ailleurs fait la sourde d’oreille aux propositions de dialogue de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)  et des suggestions encourageantes pour plus de transparence de la FIDH à travers sa lettre fermée adressée au Chef de l’État, l’été dernier. 

Pourquoi le chef de l’État s’entête-t-il dans son refus de tout dialogue avec l’opposition nationale ?

Définitivement lassés des fausses promesses d’un avenir meilleur, les Djiboutiens constatent que cette campagne financée par l’argent public aggrave leurs alarmantes conditions de vie. 

Par ailleurs, des habitants de certains quartiers de la capitale auraient énergiquement repoussé les visites des candidats de l’Union pour la Mouvance Présidentielle (UMP).

Face à cette prise de conscience populaire, de la gravité des conditions de vie, les Djiboutiens ont opté pour le refus général d’écouter les sirènes despotiques des partisans de la pensée unique.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) réitère sa demande de report des élections et encourage le chef de l’État à entamer rapidement le dialogue pour nous éviter les mêmes risques de dérapages dramatiques qu’au Kenya.

C’est dans l’esprit de la prévention des conflits, que la LDDH soumet son rapport confidentiel à des Organisations Internationales.

M. NOËL ABDI Jean-Paul

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Arrestation d'une diplomate somalienne à Djibouti : lettre de la LDDH au procureur de la république

Djibouti, le 24 janvier 2008

Au Procureur de la République.
Tribunal de Djibouti.

Monsieur le Procureur,

Je vous informe que Madame SAIDA WARSAME AHMED 1er Secrétaire de l’Ambassade de Somalie accréditée à Djibouti, qu’hier, vous avez ordonné à la relâcher après environ 48 heures de garde à vue.

L’intéressée qui bénéficie en tant que diplomate de l’immunité diplomatique a encore été arrêtée hier soir et détenue au Commissariat de Police probablement à cause de ses liens familiaux.

Je tiens à vous informer par la même occasion des risques d’une expulsion vers le Somaliland (Loyada), d’autant plus qu’elle est diplomate de la République de Somalie.

Je tiens à soumettre cette même lettre au Ministre de l’Intérieur et au Ministre des Affaires Etrangères pour attirer leurs aimables attentions et les amener à apprécier les conséquences fâcheuses qui découleront de cette expulsion sans nom.

M. NOËL ABDI Jean-Paul

Ci-joint, la carte de Diplomate du Ministère des Affaires Étrangères de la République de Somalie

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Affaire Borrel: Paris réfute les accusations de Djibouti devant la Cour internationale de justice

Source : AFP, jeudi 24 janvier 08

LA HAYE (AFP) — La France a rejeté jeudi, devant la Cour internationale de justice (CIJ), les accusations de violations en matière de coopération judiciaire dont l'accuse Djibouti dans l'affaire de la mort du juge Borrel, et demandé aux juges de déclarer la requête irrecevable.

Paris "prie la Cour de constater son incompétence et l'irrecevabilité de la requête", a déclaré le professeur Alain Pellet, qui défend les intérêts de la France. Il a rappelé que Paris, qui n'y était pas tenue, avait accepté de se soumettre à la CIJ à la condition que la requête de Djibouti se limite strictement aux questions de coopération judiciaire dans le dossier Borrel. Or, selon le conseil, Djibouti "élargit l'étendue (de sa requête) subrepticement mais clairement".

Dans une requête déposée en janvier 2006, Djibouti accuse la France d'avoir violé ses obligations de coopération judiciaire en ne lui transmettant pas les éléments de son enquête sur la mort du juge d'instruction Bernard Borrel.

Le corps calciné du magistrat avait été retrouvé en 1995 dans un ravin à Djibouti, où il travaillait dans le cadre de la coopération judiciaire bilatérale. L'enquête djiboutienne a conclu au suicide, mais la France a privilégié la thèse de l'assassinat, plongeant les deux pays dans un imbroglio politique, diplomatique et judiciaire.

Djibouti accuse également la France d'avoir violé ses obligations internationales en lançant des mandats d'arrêt contre deux hauts responsables djiboutiens, et en convoquant le président de ce pays, Ismaïl Omar Guelleh, pour témoigner. La république africaine se fonde sur deux traités bilatéraux de 1976 et 1986.

Djibouti "généralise" l'affaire, dépassant les limites posées par la France pour se soumettre à la Cour, a insisté l'agent de la France, Edwige Belliard, directrice des affaires juridiques au ministère des Affaires étrangères. Pour Paris, la convocation du président djiboutien est en effet "dénuée de lien avec l'affaire Borrel", et l'immunité des deux responsables visés par les mandats d'arrêt est invalide au regard du droit international.

Ces mandats d'arrêt et convocation à témoigner ont été émis dans le cadre d'une procédure "contre X pour assassinat" lancée devant la justice française par la veuve du magistrat. Selon les représentants de la France, "aucun des griefs évoqués (par Djibouti) ne peut être établi". Paris "les réfutera" car ils ne sont "pas avérés", a précisé Mme Belliard.

La responsable a justifié le refus de la France de transmettre à Djibouti son enquête par "les intérêts fondamentaux de la France", une dérogation qui figure dans les traités bilatéraux. Selon Mme Borrel, son mari enquêtait sur des trafics d'armes et des attentats dans lesquels le président Guelleh aurait été impliqué. D'autres pistes, telles que des "produits dangereux" et "l'uranium enrichi", ont été évoqués par son avocat.

A l'issue de son plaidoyer, mardi, l'agent de Djibouti devant la CIJ, l'ambassadeur Siad Mohamed Doualeh, avait demandé aux juges de contraindre Paris de lui "transmettre le dossier Borrel (...) immédiatement après le jugement", et d'annuler les mandats d'arrêt et la convocation à témoigner.

Paris continuera de s'expliquer vendredi. Djibouti et la France auront une dernière fois la parole, respectivement lundi et mardi prochain.

La CIJ est la plus haute instance judiciaire des Nations unies et siège à La Haye. Elle juge les différends entre les États.

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Communiqué de presse de l'UAD sur la mascarade électorale prévue le 8 février 2008

UNION POUR L’ALTERNANCE DÉMOCRATIQUE (U.A.D.)
(U.D.J., A.R.D., M.R.D)


.       ADRESSE : 2, rue de Pékin, HÉRON — DJIBOUTI — Tél. : 34 18 22 (F) — 82 99 99 (P)         .

Djibouti, le 22janvier 2008

COMMUNIQUE DE PRESSE
SUR LA MASCARADE LEGISLATIVE PREVUE LE 08 FEVRIER 2008

• Suite à notre lettre au Président de la République, en date du 30 septembre 2002, relative à l’amélioration de la composition et du fonctionnement de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), restée sans réponse.

• Suite à une autre lettre au Président de la République, en date du 21 mai 2004, portant sur la démocratisation de la vie politique, elle aussi restée sans réponse.

• Suite au non-remboursement de la «caution» de 32,5 millions de FD (francs djibouti), déposée au TRÉSOR PUBLIC par les 65 candidats de notre liste U.A.D. aux dernières législatives du 10 janvier 2003.

• Suite à la non-application de la loi N°174/AN/2002 portant décentralisation et statut des régions dont l’article 5 alinéa 2 dispose : «Dans les trois mois qui suivront la promulgation de la présente loi, un décret précisera un calendrier pour l’installation et la mise en place effective des collectivités régionales ainsi que les transferts de compétence qui leur sont dévolus par la loi »!

• Suite à la non-application de la dernière loi organique N012/AN/07/5êL du 07 janvier 2008 relative aux élections qui dit en son article 2 : «Les candidats qui, en outre détiennent des nationalités étrangères, ne peuvent être élus à l’Assemblée Nationale » alors que l’on relève de nombreux candidats députés qui ont la double et parfois la triple nationalité (Somalienne, yéménite, éthiopienne, érythréenne, européenne, américaine, canadienne, ...).

• Suite à notre dernier communiqué de presse du 14 novembre 2007 sur les neufs conditions de participation de l’U.A.D. aux élections législatives du 08 février 2008 dont l’exigence n°1 était : «L’établissement d’un scrutin proportionnel intégral, à un tour» dans le but d’éradiquer la maladie qui consiste à avoir à l’Assemblée Nationale 65 députés du même parti U.M.P depuis 30 ans d’indépendance.

• Suite à la non-application par le Conseil Constitutionnel de l’article 13 du décret N°2008/0003/PR/MID du 06 janvier 2008 quand il installe la C.E.N.I. le 20 janvier 2008 alors qu’il faut « trente jours au minimum avant la date du scrutin » du 08 février 2008.

• Suite à la déportation manu militari en octobre 2007 de sept (07) citoyens djiboutiens vers le Yémen sans aucun procès en justice.

L’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) constate que le parti RPP au pouvoir depuis l’indépendance ne peut pas changer sa nature de parti unique: il cherche tout simplement un faire-valoir pour duper la communauté internationale et notamment les pays démocratiques et les bailleurs de fonds.

La démocratie des institutions est une règle du jeu qui ne règle pas tout, mais avec laquelle tout commence quand elle est appliquée.

L’état de non-droit à force de perdurer aboutit à un non-Etat.

Par conséquent, l’U.A.D. demande au peuple djiboutien, pour la 1ère fois depuis le multipartisme limité de 1992, de sanctionner le régime en place en boycottant fermement la mascarade électorale du 08 février 2008.

VIVE la LIBERTÉ, la DÉMOCRATIE et la JUSTICE

UDJ

ARD

MRD

Le Président

Le Président

Le Vice-président

Ismaël Guedi Hared

Ahmed Youssouf Houmed

Souleiman Farah London

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Communiqué de la LDDH : Législatives 2008 : liste unique, scrutin inique

Le Président

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

DU 23 JANVIER 2008

Législatives 2008 : liste unique, scrutin inique !

Le scrutin législatif du 8 février 2008 ne sera pas disputé, et pour cause :

-l’Opposition nationale a décidé de ne pas y participer suite au refus du pouvoir de mettre en place la Transparence électorale. Dans ces conditions, il est facile de prévoir que les électeurs ne se bousculeront pas devant les Bureaux de vote. Car, à l’instar de Cuba qui vient d’organiser cette semaine des élections législatives où le Parti communiste était seul en lice, une liste unique briguera le suffrage des électeurs en République de Djibouti.

Cette situation inédite depuis 1987 – année des dernières législatives uniques organisées ici – augure mal d’un avenir démocratique serein avec ce régime liberticide. Pire, la résurgence d’une liste unique, 16 ans après l’instauration du multipartisme limité de 1992 et intégral depuis septembre 2002, confirme le verrouillage politique et la permanence  des graves déficits démocratiques à l’origine du conflit civil de la décennie 90.

Chose regrettable, des Partis ayant autrefois combattu la dictature du parti unique participent cette fois à la stratégie de la pensée unique chère au RPP. A travers cette pitoyable liste unique indigne de l’Afrique du 21ième siècle, le régime s’enfonce dans une logique autoritaire lourde de conséquences pour un pays en quête de stabilité durable dans une région tourmentée. Pourtant les récents événements dramatiques au Kenya sont là pour rappeler qu’aucun régime prétendument stable n’est en mesure de garantir une paix civile sans justice électorale.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) profondément attachée à la démocratie et aux vertus du Dialogue Politique :

- dénonce le simulacre d’élections législatives du 8 février prochain ;

- demande à la Communauté Internationale de ne pas cautionner ce scrutin législatif inique, uniquement destiné à légitimer une Assemblée monocolore totalement au service des sombres desseins du Chef de l’Exécutif ;

- lance un Appel urgent à l’Union Interparlementaire (UIP) afin qu’elle prenne position sur le recul démocratique en République de Djibouti. 

M. NOËL ABDI Jean-Paul

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Le différend entre Djibouti et la France sur la mort du juge Borrel à partir de lundi devant la CIJ .

Source :Nouvel Obs et Associated Press – dimanche 20 janv. 08

LA HAYE, Pays-Bas - Le différend juridico-diplomatique entre Djibouti et la France sur la mort mystérieuse du juge Bernard Borrel en 1995 se retrouve à partir de lundi devant la Cour internationale de justice (CIJ), le petit Etat de la Corne de l'Afrique souhaitant que lui soit transmis le dossier sur l'enquête, qui remonte jusqu'à son président.

Elisabeth Borrel, la veuve du magistrat retrouvé mort le 19 octobre 1995 face à l'Ile du Diable à Djibouti, le corps à moitié carbonisé, a mis en garde contre une telle transmission, estimant que si la justice française ne peut aller au bout de ses investigations, la vérité ne se fera peut-être jamais jour.

La République de Djibouti a saisi la CIJ, principal organe judiciaire des Nations unies, en janvier 2006 pour une "violation" par la France de ses "obligations internationales" dans le cadre de l'affaire Borrel.

La version officielle djiboutienne parle d'un suicide par immolation, une hypothèse vivement contestée par la famille et démentie par des expertises indépendantes qui pointent des causes extérieures. La veuve du magistrat désigne le président Ismaël Omar Guelleh comme l'un des commanditaires de cet assassinat.

Le différend porté devant la CIJ concerne le refus des autorités gouvernementales et judiciaires françaises de transmettre à Djibouti le dossier de l'enquête ouverte en France sur la mort du juge.

Dans sa requête, Djibouti estime que ce refus constitue "une violation des obligations internationales de la France découlant tant du traité d'amitié et de coopération signé entre les deux Etats le 27 juin 1977 que de la convention d'entraide judiciaire en matière pénale entre la France et Djibouti, en date du 27 septembre 1986".

Les autorités djiboutiennes protestent par ailleurs contre la convocation par la France de ressortissants djiboutiens bénéficiant d'une protection internationale, dont Ismaïl Omar Guelleh.

La France maintient à Djibouti, ancienne colonie, sa plus importante garnison outre-mer. Cette dimension stratégique pourrait expliquer les "pressions" exercées, selon Mme Borrel, par Paris sur la justice pour répondre aux exigences de Djibouti, notamment sur la transmission du dossier Borrel refusée par la juge Sophie Clément, en charge de l'affaire.

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LDDH : la CENI interdite de participer aux préparatifs des élections législatives

Le Président

NOTE D'INFORMATION

DU 16 JANVIER 2008

La CENI du 6 janvier 2008 interdite de participer aux préparatifs des élections mascarades du 8 février 2008.

TABLEAU DE BORD DU 16 JANVIER 2008 sur l’urgence du Report des élections législatives du 8 février 2008.

« La récente CENI n’est plus en scène par avortement textuel. » Simple observation.

Note Liminaire.

Il m’est difficile de vous témoigner «de butte en blanc » mes activités personnelles passées notamment au sein de la première CENI,  lors des élections législatives de 2003 dont j’avais été membre, non en tant que défenseur des Droits de l’Homme, mais tout simplement en tant que représentant d’un Parti Politique dont j’ai été membre fondateur et que son Président a rapidement choisi d’affilier à une certaine mouvance présidentielle pratiquement au pouvoir depuis 30 ans, tristement connue pour ses violations des Droits de l’Homme, et, (si mes souvenirs sont bons), « mouvance »  qui avait régulièrement « régné par la Force et la Terreur tout en bafouant la Constitution ».   

Très franchement, en tant que simple Défenseur des Droits de l’Homme et compte tenu de mes acquis à la CENI, ainsi que, de mes connaissances sur les irrégularités dans les processus électoraux, il est actuellement, de mon devoir, à continuer d’informer les juristes des Droits de l’Homme.

A mon avis, il est temps qu’une commission d’enquête viennent en république de Djibouti dans les meilleurs délais. 

M. NOËL ABDI Jean-Paul

Sur le Tableau de bord proprement dit.

La CENI du 6 janvier 2008 interdite de participer  aux préparatifs des élections mascarades du 8 février 2008.

Ce tableau de bord est un encouragement aux responsables politiques actuellement au pouvoir afin de les accompagner et de les convaincre à demander pardon, tout en reconnaissant aussi leurs erreurs parfois inoubliables.

Il est temps, pour le peuple djiboutien d’entamer la marche contre « la mauvaise gouvernance, le  gaspillage des fonds publics, la prédation de certains dirigeants » (ces termes réels depuis des années dans notre pays semblent être mieux écoutés grâce à l'acte de décès de la « Françafrique »- interview de Jean-Marie BOCKEL par le  journal le Monde).

I) – Nécessité  incontournable d’un dialogue sincère et transparent.

La République de Djibouti est indépendante depuis trente ans, c’est l’âge où l’on doit commencer à regarder ses erreurs du passé, c’est l’âge où il faut se préparer à ne pas tomber dans le piège des succès trompeurs, en particulier pour les hommes politiques non avertis et/ou embarqués par des soutiens artificiels.

C’est dans ce cadre précis, que la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), s’est dès sa création investie dans la prévision des conflits internes et a toujours lancé des appels pour la paix lors du conflit armé au nord et à l’ouest de notre pays ;

Toujours dans ce cadre, la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) continue aujourd’hui encore à prôner la transparence des élections dans le strict cadre du dialogue avec l’opposition djiboutienne, tout comme elle avait lancé des appels, hélas non entendus, à l’approche des élections (à chaque fois vouées à l’échec car non démocratiques)

Rappelant que la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) avait depuis sa création en mai 1999 régulièrement demandé la transparence de toutes les élections, en symbiose avec les patriotes de l’opposition djiboutienne.

Rappelant qu’à toutes les élections législatives, et présidentielles, même lors d’une régionale morte née, la LDDH a toujours déclaré sa ferme détermination pour apporter ses encouragements et ses apports conceptuels, pour la concrétisation d’un processus électoral concerté, transparent, juste et équitable.

Rappelant que depuis le mois de novembre 2007, la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) a, à travers des tableaux de bord (ci-après), exprimé ses plus vives inquiétudes quant à l’avenir de notre pays, hélas encore et toujours, coffré avec la présence des forces armées étrangères, sur son sol, attachées au statut quo et au maintien d’un seul  « parti politique » lors des scrutins.   

II)  La Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) :

- Saisit toutes les organisations internationales et régionales des droits de l’homme et leur demande de se mobiliser afin de dénoncer les dangereuses élections mascarades qui s’annoncent d’ores et déjà en république de Djibouti pour le 8 février 2008 ;

- Demande au parquet du tribunal de Djibouti de se saisir, conformément au code pénal djiboutien, pour mettre devant leurs responsabilités tous les responsables de l’État qui ont refusé l’applicabilité, doublée par des vices de formes inadmissibles et des lacunes dans les textes juridiques signés par le chef de l’État en cette période préélectorale.

- Regrette le silence permanent du conseil constitutionnel face aux constantes irrégularités, avec tous les dangers de cette arme de guerre électorale qui risque de déstabiliser la paix dans notre pays.

- Souhaite que le chef de l’État ne s’enferme pas dans une logique de la « fuite en avant » et lui demande de procéder rapidement à l’ouverture d’un dialogue avec les partis de l’opposition, afin que dès septembre 2008 des élections législatives transparentes, justes et équitables voient le jour dans notre pays.  

M. NOËL ABDI Jean-Paul

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LDDH : du jamais vu à Djibouti : manifestation populaire contre l'inflation galopante

Le Président

NOTE D'INFORMATION DU 13 JANVIER 2008

Du jamais vu à Djibouti :

manifestation populaire

contre l'inflation galopante

et la gabegie des

 responsables au pouvoir

Manifestation populaire contre l’inflation galopante et la gabegie des responsables au Pouvoir depuis plus de 30 ans.

Depuis plus d’une semaine, la République de Djibouti connaît un soulèvement populaire sans précédent. De quartier en quartier les manifestions se propagent aussi bien le matin que le soir.

Du jamais vu à Djibouti.

Le nombre de blessés est très important, nous attendons le communiqué du Ministère de l’Intérieur avant de donner nos chiffres.

Plusieurs centaines de manifestants ont été arrêtés. Le Ministre de l’Intérieur ne manquera pas de confirmer ou d’infirmer.

Dans le contexte actuel, faut-il considérer l’École de police de Nagad comme un centre de concentration « style Poudrière » après les élections  mascarades du 19 mars 1967 ?

Non ! L’École de la Police d’Idriss Farah Abaneh doit retrouver au plus vite sa vocation première.

Non ! L’École de la Police de Nagad ne mérite pas qu’on la transforme en centre de rétention encore moins en centre de concentration. 

Quand dans le temps va-t-on sortir des réactions de répressions coloniales ? Tout est insupportable, et vraiment tout augmente !

Insupportable, d’autant plus qu’actuellement, le chef de l’État s’intéresse plus au problème des intellectuels somaliens (ce qui semblerait normal si on était des gros bailleurs de Fonds).

A regarder la télévision, on a vraiment l’impression que les responsables politiques djiboutiens, mis à part le mauvais ravitaillement de la drogue du khat, n’ont rien d’autres à faire pour redresser la situation catastrophique de la pauvreté galopante au même rythme que l’inflation provoquée.

Que le Peuple se débrouille.

Peut-être est-ce la faute du PAM (programme alimentaire mondial) incapable de dénoncer les hauts risques de détournements réguliers consécutifs à l’opacité de la gestion des biens et des fonds publics.

Peut-être est-ce la faute du PNUD incapable de dénoncer, voir de lancer un audit international pour mieux contrôler les assistances financières en particulier au Ministère de la santé.  Même des malades qui sont atteints du Sida manifestent leurs colères face à des disparitions inadmissibles DE GROS SOUS.

Combien ont été mis en détentions arbitraires à Gabode il y a plus d’une semaine, et pour combien de temps ?

Le secret médical doit être respecté, mais à un moment donné si la détention arbitraire se poursuit il sera de notre devoir de lancer des appels internationaux, avec noms à l’appui.  

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un appel pressant pour l’envoi d’audit international, demande aux pays amis de conditionner leurs assistances financières à la totale transparence de la gestion de l’État.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reste très préoccupée de la dangereuse situation qui prévaut dans notre pays.

M. NOËL ABDI Jean-Paul

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Fille d'un réfugié djiboutien expulsée vers l'Éthiopie : communiqué commun de l'ARDHD et Survie

 

 

 

 

 

À S.E. Madame Tadelech Halie-Mikael,
Ambassadeur d'Éthiopie en France
35, avenue Charles Floquet
75007 PARIS – France


Paris, le 4 janvier 2008

Madame l'Ambassadeur,

Les associations ARDHD (Association pour le Respect des Droits de l'Homme à Djibouti) et SURVIE regroupent des citoyens particulièrement concernés par votre pays et votre région. A ce titre, nous entretenons des contacts réguliers notamment avec des réfugiés djiboutiens accueillis sur votre sol. 

Très récemment, nous avons été alertés  sur une situation particulièrement dramatique. Elle concerne la fille d’un réfugié djiboutien, Monsieur Mohamed Hassan Woreda, demeurant 13 Kebele 08 Aware  à Addis Abeba. Cette fillette de 12 ans a été enlevée à la sortie de son école, le 7 décembre 2007, puis séquestrée et probablement violentée.

Dès sa disparition constatée, son père a porté plainte pour "enlèvement et détournement de mineure" et il est resté sans nouvelle pendant plus de deux semaines.

Le 24 décembre, il a appris que sa fille avait été incarcérée. En effet, pour échapper semble-t-il aux poursuites pénales, (après 17 jours de séquestration !) la famille de l’auteur du rapt a déposé une plainte pour vol  « de tablettes de détergent ». Conduite au Commissariat de Police « ARADA KIFLAKATAMA POLICE TABIYA », elle aurait été obligée par deux policiers (le Commandant Balaye Dabase qui pourrait être l’oncle de l’auteur de l’enlèvement et le Sergent Gabayo) :

de reconnaître le vol qu’elle n’a pas commis,

de déclarer qu’elle n’avait pas de parents (on lui aurait fait changer de nom),

de se vieillir afin d’avoir dépassé l’âge minimum … pour un emprisonnement ( ?)

L’emprisonnement d’une fillette de 12 ans qui a été violentée et sous un motif qui semble à la fois mensonger et puéril, est particulièrement odieux.

C'est naturellement que nous nous tournons vers vous pour solliciter votre aide dans cette affaire afin que :  cette enfant innocente et traumatisée soit libérée immédiatement et rendue à son père, que des poursuites soient engagées contre les auteurs de ce crime, dans le respect des lois de votre pays.

Confiants dans votre double statut de diplomate et de femme, nous espérons que vous pourrez intervenir rapidement en faveur de la Justice et de la protection des enfants mineurs.

Comme cela est notre devoir en pareille situation, nous avons aussi informé les réseaux d'associations de défense des Droits de l'Homme, de défense des Droits de l'Enfant et déclenché une alerte urgente auprès de l’O.M.C.T à Genève (Office mondial contre la Torture).

Vous remerciant par avance pour votre appui et des informations que vous voudrez bien nous transmettre, nous vous prions de croire, Madame l'Ambassadeur, à l’assurance de notre haute considération.

Pour l'ARDHD
Jean-Loup SCHAAL
Pour SURVIE
Laurence DAWIDOWICZ

Contacts :

SURVIE
210 rue Saint-Martin
75003 PARIS
 
Laurence DAWIDOWICZ
lada@noos.fr
Tél. association : 01-44-61-03-25
Tél personnel : 06-50-29-82-43
ARDHD
84 rue Saint-Louis en l’île
75004 PARIS

Jean-Loup SCHAAL
jlschaal@ardhd.org
Tél bureau : 01 46 34 70 70
Tél personnel : 06 09 11 32 19

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LDDH : Note d'information du 3 janvier 2008 : de Nairobi à Djibouti ?

Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 3 JANVIER 2008

 

DE NAIROBI A DJIBOUTI ?

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), depuis sa création à ce jour en passant par les diverses alertes lancées à chaque occasion de paix perdue, et tout récemment encore au mois de décembre 1999, craint et,prévient une contagion régionale.

Convaincue que pour conquérir la Paix et la maintenir quand elle existe, il faut prévenir la guerre et l’empêcher d’advenir, nous n’avons cessé d’avertir la communauté internationale et les belligérants (Frud-Armé et le gouvernement) puisqu’il faut malheureusement les appeler ainsi, à un dialogue franc et sincère. Avertissement totalement ignoré par la partie gouvernementale.

Tout récemment à maintes reprises de novembre à fin décembre 2007, la L.D.D.H. n’a cessé de convier tous les partis politiques d’engager un dialogue pour une solution négociée et transparente afin d’éviter les boycotts, ou des dérapages sanglants.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains, à la veille d’ « élections » législatives qui, (même si elles ont lieu dans les délais impartis), ne règleront rien, tient pour sa part à mettre en garde les communautés nationales et internationales sur les risques de troubles politiques et sociaux que ces prétendues élections à huis clos pourraient occasionner.

Nous en voulons pour unique preuve le « rapport d’enquête internationale » de la mission  de l’Observatoire des droits de l’homme  rendu public en 2007.

Composée de M. PIE Ntakarutimana, vice-président de la F.I.D.H. et de Melle Isabelle Gourmelon, chargée de mission et assistée de M. Florent Geel, chargé de programme  au secrétariat international de la F.I.D.H., cette mission s’est rendue à Djibouti du 20 au 28 août 2005.

Elle a rencontré tout ce qui compte à Djibouti.. Ce précieux document est introduit par un long chapitre sur les données générales et les repères historiques que nous ne reproduirons pas ici.

Nous nous contenterons donc de fidèlement reproduire ses conclusions et constats.

 Une économie florissante mais extrabudgétaire : la pauvreté omni présente qui règne à Djibouti tranche avec les atouts évidents de ce pays. La principale ressource du pays réside dans l’activité portuaire de la ville de Djibouti. Depuis la résurgence des conflits en Somalie et entre l’Érythrée et l’Éthiopie, le port de Djibouti est le principal point d’entrée des importations. La lecture du budget djiboutien ne permet pas de connaître la contribution du port, pourtant point névralgique de l’économie djiboutienne dans les finances publiques…

Le contrat qui lie depuis le 1er juin 2000 Djibouti à Dubaï international…semble être un secret d’état. La mise en concession : un mode de privatisation illégal !

Le budget de l’état, un document « pas tellement important ! » pour le président de l’Assemblée Nationale : « Heureusement que nous sommes une même famille politique mais supposons qu’il y ait une opposition au sein de notre assemblée… « Mr Barthélemy Antoine tranche : « mes chers collègues, je suggère qu’on passe directement au vote… ».

La corruption à tous les échelons de la fonction publique est si quotidienne, qu’elle est devenue banale. « La corruption est partout et l’impunité est totale », nous confie un haut fonctionnaire du ministère de l’intérieur.

La chambre des comptes publie les irrégularités mais reste impuissante face aux coupables :

Le constat des 15 magistrats les mieux payés du pays est brutal « les pratiques délictueuses observées jettent un doute sur la véracité des comptes publiés…La chambre des comptes a été confrontée à l’existence de caisses parallèles à celle du Trésor Public National…La plupart des anomalies peuvent être qualifiées de délit et donc conduire à des suites judiciaires… »

Avec une pauvreté extrême (1,8 dollar par adulte et par jour), en nette progression entre 1996 et 2002, «  Djibouti est un volcan », résume un démocrate.

Treize milliards évaporés en quatre ans(entre 1999 et 2003, 13 milliards de recettes fiscales n’ont pas été recouvrés…)

Les plus hauts personnages de l’État gèrent des affaires privées dans le domaine des travaux publics ou des assurances depuis qu’une récente réforme du code des investissements oblige, ce qui n’était pas le cas auparavant, à tout assureur étranger de faire entrer au capital un « investisseur » djiboutien…

Des bailleurs de fonds complaisants :

Malgré son volume important, les performances de l’aide en termes d’impact sur les couches les plus défavorisées de la population ont été décevantes. Les indicateurs du développement qui ne cessent de se dégrader témoignent de cette triste réalité…

Résurgence en 2005 de la criminalisation de l’action des défenseurs des droits de l’Homme.

En 2005, ’intensification des conflits sociaux et la persistance des graves violations des droits de l’Homme perpétrées par les autorités nationales ont entraîné de vives réactions des défenseurs des droits de l’Homme : intimidations, détention arbitraire, harcèlement judiciaire, licenciement abusif sont leur lot quotidien…

Attaques contre les syndicats indépendants : depuis 1995 et le licenciement de 14 dirigeants de l’U.D.T. et l’U.G.T.D, les syndicalistes ont subi de nombreuses pressions, menaces et violations de leurs droits fondamentaux…

La République de Djibouti est un pays pauvre pour ses citoyens, moins pour ses dirigeants…

La manne financière issue des activités du port et de la location des bases militaires étrangères n’apparaît pas dans le budget de l’État, un document « pas tellement important » pour le débat parlementaire. 

La communauté internationale, focalisée sur l’importance stratégique de Djibouti…continue de débloquer d’importants fonds économiques.

Compte tenu de ce rapport indépendant de mission internationale d’enquête et de ses observations propres la Ligue