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Dernières nouvelles - Édition en Ligne de Janvier 2008
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Directeur
de publication : Mohamed Ali Abdou. Codirecteur :
Mahdi Ibrahim A. God. Email :
realite_djibouti@yahoo.fr
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Signez lA pétition de soutien à la
famille Alhoumekani
31/01/2008 LDDH :
l'opposition interdite de tenir un meeting ?
30/01/2008 Communiqué de
l'UAD sur la mascarade législative du 8 février et appel à
meetings
30/01/2008 Diffusion
d'information de la LDDH sur la conférence de
l'Union africaine
29/01/2008 Message de Daher
Ahmed Farah, président du Mouvement pour le renouveau
démocratique (MRD)
28/01/2008
Rapport de la LDDH sur les textes
électoraux adoptés à Djibouti (partie introductive)
25/01/2008 Arrestation d'une
diplomate somalienne à Djibouti : lettre de la LDDH au
procureur de la république
24/01/2008 Affaire Borrel:
Paris réfute les accusations de Djibouti devant la Cour
internationale de justice
23/01/2008 Communiqué de
presse de l'UAD sur la mascarade électorale prévue le 8
février 2008
23/01/2008 Communiqué de la
LDDH : Législatives 2008 : liste unique, scrutin inique
20/01/2008 Le différend entre
Djibouti et la France sur la mort du juge Borrel à partir
de lundi devant la CIJ .
16/01/2008 LDDH : la CENI
interdite de participer aux préparatifs des élections
législatives
13/01/2008 LDDH : du jamais
vu à Djibouti : manifestation populaire contre l'inflation
galopante
08/01/2008 Fille d'un réfugié
djiboutien expulsée vers l'Éthiopie : communiqué commun de
l'ARDHD et Survie
03/01/2008 LDDH : Note
d'information du 3 janvier 2008 : de Nairobi à Djibouti ?
01/01/2008 LDDH : Meilleurs
vœux pour l’année 2008.
L'Alliance républicaine pour le
développement (ARD) souhaite à tous les Djiboutiens et
démocrates de part le monde ses meilleurs voeux pour
l'année 2008. Plus que jamais, tous ensemble, nous pouvons
gagner la démocratie à Djibouti.
LDDH : l'opposition interdite de tenir un meeting ?
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Le Président |
NOTE
D’INFORMATION DU 31 JANVIER 2008
L’OPPOSITION INTERDITE
DE
TENIR UN MEETING ? |
Aujourd’hui 31
janvier 2008, le ministre de l’intérieur et de la
décentralisation vient de lancer sur les ondes de la radio
(RTD) lors de l’émission en somali de 15 heures, un sévère
avertissement contre toute manifestation à compter du 6
février 2008 à minuit.
En un mot, il
est interdit à l’opposition de manifester contre les élections
mascarades la veille des élections. Reste à savoir pourquoi ce
communiqué est-il diffusé aujourd’hui alors que la propagande
à travers le journal « La Nation » bat son plein, tandis que
sur le terrain les malheureux candidats n’arrivent pas attirer
des foules ?
Pratiquement
les mêmes visages évoluent à travers quelques endroits bien
protégés, comme dans l’ancien terrain de la gendarmerie
nationale (patrimoine de l’État) donné à un associé ou plus
précisément à un commerçant pour une bouchée. N’est-ce pas ?
Il est vrai que sur cette même radio (RTD) lors des
manifestations spontanées contre les hausses vertigineuses des
prix et de l’énergie électrique, ce même ministre après avoir
fait des déclarations dans des termes méprisants à l’égard des
consommateurs, avait fermement condamné les manifestations «
violentes » tout en précisant qu’il ne voyait pas
d’inconvénients à des manifestations pacifiques.
Ce qui est
considéré comme une évolution des mentalités. Drôles de
contradictions en l’espace d’une dizaine de jours. Il est bon
de rappeler, que demain 1er février 2008, l’opposition (UAD)
doit se réunir pacifiquement devant leur siège afin d’informer
leurs militants de leur position sur les prochaines élections
«mascarades ».
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reste à l’écoute et
compte tenu de l’évolution des mentalités, elle espère que les
lieux du meeting ne seront pas, dès ce soir, occupés manu
militari comme à une certaine période.
La liberté
d’expression est un droit sacré comme inscrit dans le hall du
palais de justice en république de Djibouti.
M. NOËL ABDI Jean-Paul
Communiqué de l'UAD sur la mascarade législative du 8
février et appel à meetings

Diffusion d'information de la LDDH sur la conférence
de l'Union africaine
|
Le Président |
DIFFUSION D’INFORMATION
DU 30
JANVIER 2008
L’UNION AFRICAINE TIENT SA CONFÉRENCE
SOUS
HAUT PATRONAGE ? |
Le génocide,
les crimes de guerre par les Forces armées d’Addis-Abeba,
ainsi que les liquidations des Journalistes et des Médecins
continuent en Somalie, les exterminations étouffées se
perpétuent en Ogaden, tandis que ces mêmes forces armées
veillent au confort des « Hôtes » présents à la Conférence des
chefs d’État de l’Union Africaine.
Il ne faut
surtout pas s’attendre à des prises de position contre
l’impunité, car...
En effet, il
sera difficile de voir un Chef d’État Africain, qui risquerait
de se prononcer contre l’impunité sans être victime du
boomerang.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) continue à lancer
inlassablement ses Appels contre l’Impunité, pour l’envoi
d’une commission d’enquête Internationale, afin de permettre
l’ouverture d’un tribunal spécial sur les génocides et les
crimes de guerre dans la Corne d’Afrique y compris le Darfour.
M. NOËL ABDI
Jean-Paul
Message de Daher Ahmed Farah, président du Mouvement pour
le renouveau démocratique (MRD)
MESSAGE DU
PRÉSIDENT DU MRD,
DAHER AHMED FARAH (DAF),
AUX DJIBOUTIENNES ET DJIBOUTIENS
Mes très chers
compatriotes,
Encore une
fois, je prends ma modeste plume pour m’adresser à vous. Je
vous renouvelle d’abord mes vœux de bonne et heureuse année
2008. De tout cœur, je vous souhaite, je nous souhaite une
année porteuse d’espoir.
Mes chers
sœurs et frères, vous savez que de là où je me trouve
aujourd’hui, je demeure activement fidèle à notre cause. Je ne
cesse, dans la mesure de mes modestes possibilités, de penser
et d’agir pour des jours meilleurs à Djibouti. Le triste sort
qui nous est réservé par le pouvoir en place nous préoccupe au
plus haut point, mes camarades du MRD, du reste de
l’opposition et moi-même. Comme toujours.
Je sais que
nos souffrances dans la mère patrie s’aggravent de semaine en
semaine. Je sais que le coût de la vie, déjà parmi les plus
élevés au monde, augmente. Je sais que de s’acheter du riz,
des pâtes, de la viande, du lait, du sucre, de l’huile
…devient sans cesse inaccessible au plus grand nombre. Je sais
que l’électricité est devenue hors de portée pour la majorité
d’entre nous, que l’eau devient denrée rare. J’ai conscience
que la pauvreté frappe aujourd’hui plus de 80% d’entre nous.
Le tout sous
une chape de silence. Tout occupés à encenser leur maître, les
médias officiels n’ont cure de cette situation. Le Renouveau,
votre modeste hebdomadaire, voix des sans voix depuis sa
naissance le 7 octobre 1992, ne peut plus paraître. Incapable
de supporter la moindre liberté d’expression, Ismaël Omar
Guelleh l’a réduit au silence et ne s’en cache pas.
Avec ce
bâillonnement de la liberté d’expression, avec le musellement
du mouvement syndical et du reste de la société civile, avec
le piteux état des autres libertés publiques et droits de
l’Homme, avec la liste unique aux prétendues législatives du 8
février 2008, précédée de la liste unique aux pseudo élections
locales de mars 2006 et de l’auto reconduction présidentielle
du 8 avril 2005, le retour aux heures les plus sombres du
parti unique, est total. Le pouvoir personnel de Ismaël Omar
Guelleh devient absolu.
La mainmise
par le Chef de l’État sur l’économie nationale et le
patrimoine public qui résultent de cette situation est tout
simplement sans précédent. La prédation, l’affairisme et les
collusions avec des possédants extérieurs douteux atteignent
des sommets.
Il n’en reste
pas moins que le régime est d’une grande fragilité. En dépit
de sa machine répressive, qui en dit d’ailleurs long sur sa
peur du peuple, un régime si peu légitime, si éloigné des
préoccupations de ses concitoyens, ne peut qu’être fragile.
Fragile ?
Pourquoi, alors, tient-il encore ? Très bonne question ! Parce
que, tout bonnement, nous ne nous sommes pas encore levés
comme il se doit contre lui. Parce que nous ne parvenons pas
encore à nous délibérer de la peur de porter l’action
décisive. Nous prenons encore, comme l’a fait par nuit noire
le fameux poltron Cigaal Chilaad de nos contrées, un modeste
tronc d’arbre pour un terrible lion et ravalons notre rage
d’en finir avec lui.
Or, c’est
juste une vulgaire hyène que nous avons en face, et une hyène
est surtout un charognard. Il suffit que nous cessions de nous
faire charogne pour que le charognard s’en aille, tout penaud.
Il suffit de dompter notre peur et de nous dresser comme il se
doit contre l’inacceptable.
Du fond de vos
souffrances, vous vous demandez sans doute pourquoi, alors que
notre pays n’a jamais autant intéressé les grandes puissances
démocratiques de cette planète, alors qu’il n’a jamais autant
abrité de présence occidentale, l’étau autocratique ne cesse
de se resserrer sur nous.
La franche
réponse est que les égoïsmes des puissants de ce monde sont
tels qu’ils s’accommodent des potentats tant que la rage
populaire ne menace pas l’ordre établi. Qui ne dit mot
consent, dit un dicton français. Et ne pas réagir comme il se
doit face à un régime dictatorial, revient, aux yeux des États
de l’hémisphère Nord et d’ailleurs, à y consentir. L’actualité
est pleine d’enseignements à cet égard.
Mes chers
concitoyens, je me dois de vous répéter encore et encore que,
sans recourir à la violence, il nous est possible de peser sur
le cours des choses à Djibouti. Cela est d’autant plus
possible que nous sommes un peuple peu nombreux, qui essaie de
survivre à plus de 75% dans sa capitale. Ismaël Omar Guelleh
ne résisterait pas longtemps à nous voir debout et nos
puissants hôtes intégreraient promptement l’expression de
notre ras-le-bol. Le cours de notre histoire s’en accélérerait
positivement.
Je nous le
demande, moi, qui ne suis jamais qu’à quelques heures de vol :
Le voulons-nous ? Nous autres militants et dirigeants
démocrates, oui. Nous le voulons depuis des années.
Veuillez-le activement avec nous. Où que nous soyons, de
quelque condition sociale que nous soyons, nous tous qui
souffrons, réagissons ensemble comme il se doit. En commençant
par boycotter massivement la mascarade électorale du 8 février
2008.
Très chers
sœurs et frères, sans vous, sans sursaut décisif de votre
part, l’opposition ne peut imposer le changement. Vous dire le
contraire, serait vous mentir. Entre nos mains, réside notre
salut. Ayons confiance en nous et réagissons comme il se doit.
A Bruxelles, le
29 janvier 2008,
Par Daher Ahmed Farah,
Président du MRD
Rapport de la LDDH sur les textes électoraux adoptés à
Djibouti (partie introductive)
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Le Président |
RAPPORT DU 28 JANVIER 2008
SUR
DES TEXTES ÉLECTORAUX
SIGNES
PAR LE CHEF DE L’ÉTAT
EN
RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI. |
Ce Rapport est
destiné aux Défenseurs des Droits de l’Homme, à l’Union
Internationale des Parlements (UIP) de Genève, et autres
Tribunaux internationaux pour démontrer les incohérences
juridiques d’une dictature foncièrement sournoise, qui règne
encore à Djibouti et dans les rares régimes de partis uniques
en Afrique.
Seule
l’introduction ouverte, ci-après, sera médiatisée.
Introduction
ouverte.
Campagne des
législatives: la liste unique ne fait pas recette.
La campagne
des coalisés au sein d’une liste unique ne semble pas attirer
les foules.
Lancée à grand
renfort d’affiches sur les panneaux publics, mais encore sur
les clôtures privés ce qui est désagréable pour les
propriétaires dont les impôts sur l’enlèvement des ordures ne
donnent plus les résultats escomptés.
Cette fade
campagne semble se heurter aux réalités de la dure vie
quotidienne endurée par les Djiboutiens ces dernières années.
En effet, les
détournements des Deniers publics et des Biens Sociaux battent
leur plein, alors que l’inflation galope, l’augmentation par
Décret du prix de l’énergie électrique court-circuite toute
possibilité d’investissement, tandis que le gel des
augmentations de salaires ne fait qu’appauvrir les fidèles
serviteurs de l’Etat (même les serviteurs zélés ne sont pas
épargnés).
Au stade
actuel, les électeurs de la capitale et des districts de
l’intérieur semblent largement bouder les malheureux candidats
de cette liste unique imposée par le Chef de l’État. Lequel,
d’ailleurs fait la sourde d’oreille aux propositions de
dialogue de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)
et des suggestions encourageantes pour plus de transparence de
la FIDH à travers sa lettre fermée adressée au Chef de l’État,
l’été dernier.
Pourquoi le
chef de l’État s’entête-t-il dans son refus de tout dialogue
avec l’opposition nationale ?
Définitivement
lassés des fausses promesses d’un avenir meilleur, les
Djiboutiens constatent que cette campagne financée par
l’argent public aggrave leurs alarmantes conditions de vie.
Par ailleurs,
des habitants de certains quartiers de la capitale auraient
énergiquement repoussé les visites des candidats de l’Union
pour la Mouvance Présidentielle (UMP).
Face à cette
prise de conscience populaire, de la gravité des conditions de
vie, les Djiboutiens ont opté pour le refus général d’écouter
les sirènes despotiques des partisans de la pensée unique.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) réitère sa demande de
report des élections et encourage le chef de l’État à entamer
rapidement le dialogue pour nous éviter les mêmes risques de
dérapages dramatiques qu’au Kenya.
C’est dans
l’esprit de la prévention des conflits, que la LDDH soumet son
rapport confidentiel à des Organisations Internationales.
M. NOËL ABDI
Jean-Paul
Arrestation d'une diplomate somalienne à Djibouti : lettre
de la LDDH au procureur de la république
Djibouti, le 24
janvier 2008
Au Procureur
de la République.
Tribunal de Djibouti.
Monsieur le
Procureur,
Je vous
informe que Madame SAIDA WARSAME AHMED 1er Secrétaire de
l’Ambassade de Somalie accréditée à Djibouti, qu’hier, vous
avez ordonné à la relâcher après environ 48 heures de garde à
vue.
L’intéressée
qui bénéficie en tant que diplomate de l’immunité diplomatique
a encore été arrêtée hier soir et détenue au Commissariat de
Police probablement à cause de ses liens familiaux.
Je tiens à
vous informer par la même occasion des risques d’une expulsion
vers le Somaliland (Loyada), d’autant plus qu’elle est
diplomate de la République de Somalie.
Je tiens à
soumettre cette même lettre au Ministre de l’Intérieur et au
Ministre des Affaires Etrangères pour attirer leurs aimables
attentions et les amener à apprécier les conséquences
fâcheuses qui découleront de cette expulsion sans nom.
M. NOËL ABDI
Jean-Paul
Ci-joint, la
carte de Diplomate du Ministère des Affaires Étrangères de la
République de Somalie
Affaire Borrel: Paris réfute les accusations de Djibouti
devant la Cour internationale de justice
Source : AFP, jeudi 24 janvier 08
LA HAYE (AFP)
— La France a rejeté jeudi, devant la Cour internationale de
justice (CIJ), les accusations de violations en matière de
coopération judiciaire dont l'accuse Djibouti dans l'affaire
de la mort du juge Borrel, et demandé aux juges de déclarer la
requête irrecevable.
Paris "prie la
Cour de constater son incompétence et l'irrecevabilité de la
requête", a déclaré le professeur Alain Pellet, qui défend les
intérêts de la France. Il a rappelé que Paris, qui n'y était
pas tenue, avait accepté de se soumettre à la CIJ à la
condition que la requête de Djibouti se limite strictement aux
questions de coopération judiciaire dans le dossier Borrel.
Or, selon le conseil, Djibouti "élargit l'étendue (de sa
requête) subrepticement mais clairement".
Dans une
requête déposée en janvier 2006, Djibouti accuse la France
d'avoir violé ses obligations de coopération judiciaire en ne
lui transmettant pas les éléments de son enquête sur la mort
du juge d'instruction Bernard Borrel.
Le corps
calciné du magistrat avait été retrouvé en 1995 dans un ravin
à Djibouti, où il travaillait dans le cadre de la coopération
judiciaire bilatérale. L'enquête djiboutienne a conclu au
suicide, mais la France a privilégié la thèse de l'assassinat,
plongeant les deux pays dans un imbroglio politique,
diplomatique et judiciaire.
Djibouti
accuse également la France d'avoir violé ses obligations
internationales en lançant des mandats d'arrêt contre deux
hauts responsables djiboutiens, et en convoquant le président
de ce pays, Ismaïl Omar Guelleh, pour témoigner. La république
africaine se fonde sur deux traités bilatéraux de 1976 et
1986.
Djibouti
"généralise" l'affaire, dépassant les limites posées par la
France pour se soumettre à la Cour, a insisté l'agent de la
France, Edwige Belliard, directrice des affaires juridiques au
ministère des Affaires étrangères. Pour Paris, la convocation
du président djiboutien est en effet "dénuée de lien avec
l'affaire Borrel", et l'immunité des deux responsables visés
par les mandats d'arrêt est invalide au regard du droit
international.
Ces mandats
d'arrêt et convocation à témoigner ont été émis dans le cadre
d'une procédure "contre X pour assassinat" lancée devant la
justice française par la veuve du magistrat. Selon les
représentants de la France, "aucun des griefs évoqués (par
Djibouti) ne peut être établi". Paris "les réfutera" car ils
ne sont "pas avérés", a précisé Mme Belliard.
La responsable
a justifié le refus de la France de transmettre à Djibouti son
enquête par "les intérêts fondamentaux de la France", une
dérogation qui figure dans les traités bilatéraux. Selon Mme
Borrel, son mari enquêtait sur des trafics d'armes et des
attentats dans lesquels le président Guelleh aurait été
impliqué. D'autres pistes, telles que des "produits dangereux"
et "l'uranium enrichi", ont été évoqués par son avocat.
A l'issue de
son plaidoyer, mardi, l'agent de Djibouti devant la CIJ,
l'ambassadeur Siad Mohamed Doualeh, avait demandé aux juges de
contraindre Paris de lui "transmettre le dossier Borrel (...)
immédiatement après le jugement", et d'annuler les mandats
d'arrêt et la convocation à témoigner.
Paris
continuera de s'expliquer vendredi. Djibouti et la France
auront une dernière fois la parole, respectivement lundi et
mardi prochain.
La CIJ est la
plus haute instance judiciaire des Nations unies et siège à La
Haye. Elle juge les différends entre les États.
Communiqué de presse de l'UAD sur la mascarade électorale
prévue le 8 février 2008
UNION POUR L’ALTERNANCE DÉMOCRATIQUE (U.A.D.)
(U.D.J., A.R.D., M.R.D)
. ADRESSE : 2, rue de
Pékin, HÉRON — DJIBOUTI — Tél. : 34 18 22 (F) — 82 99 99 (P)
.
Djibouti,
le 22janvier 2008
COMMUNIQUE DE PRESSE
SUR LA MASCARADE
LEGISLATIVE PREVUE LE 08 FEVRIER 2008
• Suite à notre lettre au Président de la République, en
date du 30 septembre 2002, relative à l’amélioration de la
composition et du fonctionnement de la Commission Électorale
Nationale Indépendante (CENI), restée sans réponse.
• Suite à une autre lettre au Président de la République,
en date du 21 mai 2004, portant sur la démocratisation de la
vie politique, elle aussi restée sans réponse.
• Suite au non-remboursement de la «caution» de 32,5
millions de FD (francs djibouti), déposée au TRÉSOR PUBLIC par
les 65 candidats de notre liste U.A.D. aux dernières
législatives du 10 janvier 2003.
• Suite à la non-application de la loi N°174/AN/2002
portant décentralisation et statut des régions dont l’article 5
alinéa 2 dispose : «Dans les trois mois qui suivront la
promulgation de la présente loi, un décret précisera un
calendrier pour l’installation et la mise en place effective
des collectivités régionales ainsi que les transferts de
compétence qui leur sont dévolus par la loi »!
• Suite à la non-application de la dernière loi organique
N012/AN/07/5êL du 07 janvier 2008 relative aux élections qui
dit en son article 2 : «Les candidats qui, en outre détiennent
des nationalités étrangères, ne peuvent être élus à
l’Assemblée Nationale » alors que l’on relève de nombreux
candidats députés qui ont la double et parfois la triple
nationalité (Somalienne, yéménite, éthiopienne, érythréenne,
européenne, américaine, canadienne, ...).
• Suite à notre dernier communiqué de presse du 14 novembre
2007 sur les neufs conditions de participation de l’U.A.D. aux
élections législatives du 08 février 2008 dont l’exigence n°1
était : «L’établissement d’un scrutin proportionnel intégral, à
un tour» dans le but d’éradiquer la maladie qui consiste à
avoir à l’Assemblée Nationale 65 députés du même parti U.M.P
depuis 30 ans d’indépendance.
• Suite à la non-application par le Conseil
Constitutionnel de l’article 13 du décret N°2008/0003/PR/MID
du 06 janvier 2008 quand il installe la C.E.N.I. le 20 janvier
2008 alors qu’il faut « trente jours au minimum avant la date
du scrutin » du 08 février 2008.
• Suite à la déportation manu militari en octobre 2007 de
sept (07) citoyens djiboutiens vers le Yémen sans aucun procès
en justice.
L’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) constate que
le parti RPP au pouvoir depuis l’indépendance ne peut pas
changer sa nature de parti unique: il cherche tout simplement
un faire-valoir pour duper la communauté internationale et
notamment les pays démocratiques et les bailleurs de fonds.
La démocratie des institutions est une règle du jeu qui ne
règle pas tout, mais avec laquelle tout commence quand elle
est appliquée.
L’état de non-droit à force de perdurer aboutit à un
non-Etat.
Par conséquent, l’U.A.D. demande au peuple djiboutien, pour
la 1ère fois depuis le multipartisme limité de 1992, de
sanctionner le régime en place en boycottant fermement la
mascarade électorale du 08 février 2008.
VIVE la
LIBERTÉ, la DÉMOCRATIE et la JUSTICE
|
UDJ |
ARD |
MRD |
|
Le Président |
Le Président |
Le Vice-président |
|
Ismaël Guedi Hared |
Ahmed Youssouf Houmed |
Souleiman Farah London |
Communiqué de la LDDH : Législatives 2008 : liste unique,
scrutin inique
|
Le Président |
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
DU 23 JANVIER
2008
Législatives 2008 : liste unique,
scrutin inique ! |
Le scrutin
législatif du 8 février 2008 ne sera pas disputé, et pour
cause :
-l’Opposition
nationale a décidé de ne pas y participer suite au refus du
pouvoir de mettre en place la Transparence électorale. Dans
ces conditions, il est facile de prévoir que les électeurs ne
se bousculeront pas devant les Bureaux de vote. Car, à
l’instar de Cuba qui vient d’organiser cette semaine des
élections législatives où le Parti communiste était seul en
lice, une liste unique briguera le suffrage des électeurs en
République de Djibouti.
Cette
situation inédite depuis 1987 – année des dernières
législatives uniques organisées ici – augure mal d’un avenir
démocratique serein avec ce régime liberticide. Pire, la
résurgence d’une liste unique, 16 ans après l’instauration du
multipartisme limité de 1992 et intégral depuis septembre
2002, confirme le verrouillage politique et la permanence des
graves déficits démocratiques à l’origine du conflit civil de
la décennie 90.
Chose
regrettable, des Partis ayant autrefois combattu la dictature
du parti unique participent cette fois à la stratégie de la
pensée unique chère au RPP. A travers cette pitoyable liste
unique indigne de l’Afrique du 21ième siècle, le
régime s’enfonce dans une logique autoritaire lourde de
conséquences pour un pays en quête de stabilité durable dans
une région tourmentée. Pourtant les récents événements
dramatiques au Kenya sont là pour rappeler qu’aucun régime
prétendument stable n’est en mesure de garantir une paix
civile sans justice électorale.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) profondément attachée à
la démocratie et aux vertus du Dialogue Politique :
- dénonce le
simulacre d’élections législatives du 8 février prochain ;
- demande à la
Communauté Internationale de ne pas cautionner ce scrutin
législatif inique, uniquement destiné à légitimer une
Assemblée monocolore totalement au service des sombres
desseins du Chef de l’Exécutif ;
- lance un
Appel urgent à l’Union Interparlementaire (UIP) afin qu’elle
prenne position sur le recul démocratique en République de
Djibouti.
M. NOËL ABDI
Jean-Paul
Le différend entre Djibouti et la France sur la mort du
juge Borrel à partir de lundi devant la CIJ .
Source :Nouvel
Obs et Associated Press – dimanche 20 janv. 08
LA HAYE,
Pays-Bas - Le différend juridico-diplomatique entre Djibouti
et la France sur la mort mystérieuse du juge Bernard Borrel en
1995 se retrouve à partir de lundi devant la Cour
internationale de justice (CIJ), le petit Etat de la Corne de
l'Afrique souhaitant que lui soit transmis le dossier sur
l'enquête, qui remonte jusqu'à son président.
Elisabeth
Borrel, la veuve du magistrat retrouvé mort le 19 octobre 1995
face à l'Ile du Diable à Djibouti, le corps à moitié
carbonisé, a mis en garde contre une telle transmission,
estimant que si la justice française ne peut aller au bout de
ses investigations, la vérité ne se fera peut-être jamais
jour.
La République
de Djibouti a saisi la CIJ, principal organe judiciaire des
Nations unies, en janvier 2006 pour une "violation" par la
France de ses "obligations internationales" dans le cadre de
l'affaire Borrel.
La version
officielle djiboutienne parle d'un suicide par immolation, une
hypothèse vivement contestée par la famille et démentie par
des expertises indépendantes qui pointent des causes
extérieures. La veuve du magistrat désigne le président Ismaël
Omar Guelleh comme l'un des commanditaires de cet assassinat.
Le différend
porté devant la CIJ concerne le refus des autorités
gouvernementales et judiciaires françaises de transmettre à
Djibouti le dossier de l'enquête ouverte en France sur la mort
du juge.
Dans sa
requête, Djibouti estime que ce refus constitue "une violation
des obligations internationales de la France découlant tant du
traité d'amitié et de coopération signé entre les deux Etats
le 27 juin 1977 que de la convention d'entraide judiciaire en
matière pénale entre la France et Djibouti, en date du 27
septembre 1986".
Les autorités
djiboutiennes protestent par ailleurs contre la convocation
par la France de ressortissants djiboutiens bénéficiant d'une
protection internationale, dont Ismaïl Omar Guelleh.
La France
maintient à Djibouti, ancienne colonie, sa plus importante
garnison outre-mer. Cette dimension stratégique pourrait
expliquer les "pressions" exercées, selon Mme Borrel, par
Paris sur la justice pour répondre aux exigences de Djibouti,
notamment sur la transmission du dossier Borrel refusée par la
juge Sophie Clément, en charge de l'affaire.
LDDH : la CENI interdite de participer aux préparatifs des
élections législatives
|
Le Président |
NOTE D'INFORMATION
DU 16 JANVIER
2008
La CENI du 6 janvier 2008 interdite
de participer aux préparatifs des élections mascarades
du 8 février 2008. |
TABLEAU DE
BORD DU 16 JANVIER 2008 sur l’urgence du Report des élections
législatives du 8 février 2008.
« La récente
CENI n’est plus en scène par avortement textuel. » Simple
observation.
Note
Liminaire.
Il m’est
difficile de vous témoigner «de butte en blanc » mes activités
personnelles passées notamment au sein de la première CENI,
lors des élections législatives de 2003 dont j’avais été
membre, non en tant que défenseur des Droits de l’Homme, mais
tout simplement en tant que représentant d’un Parti Politique
dont j’ai été membre fondateur et que son Président a
rapidement choisi d’affilier à une certaine mouvance
présidentielle pratiquement au pouvoir depuis 30 ans,
tristement connue pour ses violations des Droits de l’Homme,
et, (si mes souvenirs sont bons), « mouvance » qui avait
régulièrement « régné par la Force et la Terreur tout en
bafouant la Constitution ».
Très
franchement, en tant que simple Défenseur des Droits de
l’Homme et compte tenu de mes acquis à la CENI, ainsi que, de
mes connaissances sur les irrégularités dans les processus
électoraux, il est actuellement, de mon devoir, à continuer
d’informer les juristes des Droits de l’Homme.
A mon avis, il
est temps qu’une commission d’enquête viennent en république
de Djibouti dans les meilleurs délais.
M. NOËL ABDI
Jean-Paul
Sur le
Tableau de bord proprement dit.
La CENI du 6
janvier 2008 interdite de participer aux préparatifs des
élections mascarades du 8 février 2008.
Ce tableau de
bord est un encouragement aux responsables politiques
actuellement au pouvoir afin de les accompagner et de les
convaincre à demander pardon, tout en reconnaissant aussi
leurs erreurs parfois inoubliables.
Il est temps,
pour le peuple djiboutien d’entamer la marche contre « la
mauvaise gouvernance, le gaspillage des fonds publics, la
prédation de certains dirigeants » (ces termes réels depuis
des années dans notre pays semblent être mieux écoutés grâce à
l'acte de décès de la « Françafrique »- interview de
Jean-Marie BOCKEL par le journal le Monde).
I) –
Nécessité incontournable d’un dialogue sincère et
transparent.
La République
de Djibouti est indépendante depuis trente ans, c’est l’âge où
l’on doit commencer à regarder ses erreurs du passé, c’est
l’âge où il faut se préparer à ne pas tomber dans le piège des
succès trompeurs, en particulier pour les hommes politiques
non avertis et/ou embarqués par des soutiens artificiels.
C’est dans ce
cadre précis, que la Ligue djiboutienne des droits humains
(LDDH), s’est dès sa création investie dans la prévision des
conflits internes et a toujours lancé des appels pour la paix
lors du conflit armé au nord et à l’ouest de notre pays ;
Toujours dans
ce cadre, la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH)
continue aujourd’hui encore à prôner la transparence des
élections dans le strict cadre du dialogue avec l’opposition
djiboutienne, tout comme elle avait lancé des appels, hélas
non entendus, à l’approche des élections (à chaque fois vouées
à l’échec car non démocratiques)
Rappelant que
la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) avait depuis
sa création en mai 1999 régulièrement demandé la transparence
de toutes les élections, en symbiose avec les patriotes de
l’opposition djiboutienne.
Rappelant qu’à
toutes les élections législatives, et présidentielles, même
lors d’une régionale morte née, la LDDH a toujours déclaré sa
ferme détermination pour apporter ses encouragements et ses
apports conceptuels, pour la concrétisation d’un processus
électoral concerté, transparent, juste et équitable.
Rappelant que
depuis le mois de novembre 2007, la Ligue djiboutienne des
droits humains (LDDH) a, à travers des tableaux de bord
(ci-après), exprimé ses plus vives inquiétudes quant à
l’avenir de notre pays, hélas encore et toujours, coffré avec
la présence des forces armées étrangères, sur son sol,
attachées au statut quo et au maintien d’un seul « parti
politique » lors des scrutins.
II) La Ligue
djiboutienne des droits humains (LDDH) :
- Saisit
toutes les organisations internationales et régionales des
droits de l’homme et leur demande de se mobiliser afin de
dénoncer les dangereuses élections mascarades qui s’annoncent
d’ores et déjà en république de Djibouti pour le 8 février
2008 ;
- Demande au
parquet du tribunal de Djibouti de se saisir, conformément au
code pénal djiboutien, pour mettre devant leurs
responsabilités tous les responsables de l’État qui ont refusé
l’applicabilité, doublée par des vices de formes inadmissibles
et des lacunes dans les textes juridiques signés par le chef
de l’État en cette période préélectorale.
- Regrette le
silence permanent du conseil constitutionnel face aux
constantes irrégularités, avec tous les dangers de cette arme
de guerre électorale qui risque de déstabiliser la paix dans
notre pays.
- Souhaite que
le chef de l’État ne s’enferme pas dans une logique de la «
fuite en avant » et lui demande de procéder rapidement à
l’ouverture d’un dialogue avec les partis de l’opposition,
afin que dès septembre 2008 des élections législatives
transparentes, justes et équitables voient le jour dans notre
pays.
M. NOËL ABDI
Jean-Paul
LDDH : du jamais vu à Djibouti : manifestation populaire
contre l'inflation galopante
|
Le Président |
NOTE D'INFORMATION DU 13 JANVIER
2008
Du jamais vu à Djibouti :
manifestation populaire
contre l'inflation galopante
et la gabegie des
responsables au pouvoir |
Manifestation populaire contre l’inflation galopante et la
gabegie des responsables au Pouvoir depuis plus de 30 ans.
Depuis plus
d’une semaine, la République de Djibouti connaît un
soulèvement populaire sans précédent. De quartier en quartier
les manifestions se propagent aussi bien le matin que le soir.
Du jamais vu à
Djibouti.
Le nombre de
blessés est très important, nous attendons le communiqué du
Ministère de l’Intérieur avant de donner nos chiffres.
Plusieurs
centaines de manifestants ont été arrêtés. Le Ministre de
l’Intérieur ne manquera pas de confirmer ou d’infirmer.
Dans le
contexte actuel, faut-il considérer l’École de police de Nagad
comme un centre de concentration « style Poudrière » après les
élections mascarades du 19 mars 1967 ?
Non ! L’École
de la Police d’Idriss Farah Abaneh doit retrouver au plus vite
sa vocation première.
Non ! L’École
de la Police de Nagad ne mérite pas qu’on la transforme en
centre de rétention encore moins en centre de concentration.
Quand dans le
temps va-t-on sortir des réactions de répressions coloniales ?
Tout est insupportable, et vraiment tout augmente !
Insupportable,
d’autant plus qu’actuellement, le chef de l’État s’intéresse
plus au problème des intellectuels somaliens (ce qui
semblerait normal si on était des gros bailleurs de Fonds).
A regarder la
télévision, on a vraiment l’impression que les responsables
politiques djiboutiens, mis à part le mauvais ravitaillement
de la drogue du khat, n’ont rien d’autres à faire pour
redresser la situation catastrophique de la pauvreté galopante
au même rythme que l’inflation provoquée.
Que le Peuple
se débrouille.
Peut-être
est-ce la faute du PAM (programme alimentaire mondial)
incapable de dénoncer les hauts risques de détournements
réguliers consécutifs à l’opacité de la gestion des biens et
des fonds publics.
Peut-être
est-ce la faute du PNUD incapable de dénoncer, voir de lancer
un audit international pour mieux contrôler les assistances
financières en particulier au Ministère de la santé. Même des
malades qui sont atteints du Sida manifestent leurs colères
face à des disparitions inadmissibles DE GROS SOUS.
Combien ont
été mis en détentions arbitraires à Gabode il y a plus d’une
semaine, et pour combien de temps ?
Le secret
médical doit être respecté, mais à un moment donné si la
détention arbitraire se poursuit il sera de notre devoir de
lancer des appels internationaux, avec noms à l’appui.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un appel pressant
pour l’envoi d’audit international, demande aux pays amis de
conditionner leurs assistances financières à la totale
transparence de la gestion de l’État.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reste très préoccupée
de la dangereuse situation qui prévaut dans notre pays.
M. NOËL ABDI
Jean-Paul
Fille d'un réfugié djiboutien expulsée vers l'Éthiopie :
communiqué commun de l'ARDHD et Survie
À S.E. Madame Tadelech Halie-Mikael,
Ambassadeur d'Éthiopie en France
35, avenue Charles Floquet
75007 PARIS – France
Paris, le 4 janvier 2008
Madame l'Ambassadeur,
Les associations ARDHD (Association pour le Respect des Droits
de l'Homme à Djibouti) et SURVIE regroupent des citoyens
particulièrement concernés par votre pays et votre région. A
ce titre, nous entretenons des contacts réguliers notamment
avec des réfugiés djiboutiens accueillis sur votre sol.
Très récemment, nous avons été alertés sur une situation
particulièrement dramatique. Elle concerne la fille d’un
réfugié djiboutien, Monsieur Mohamed Hassan Woreda, demeurant
13 Kebele 08 Aware à Addis Abeba. Cette fillette de 12 ans a
été enlevée à la sortie de son école, le 7 décembre 2007, puis
séquestrée et probablement violentée.
Dès sa disparition constatée, son père a porté plainte pour
"enlèvement et détournement de mineure" et il est resté sans
nouvelle pendant plus de deux semaines.
Le 24 décembre, il a appris que sa fille avait été incarcérée.
En effet, pour échapper semble-t-il aux poursuites pénales,
(après 17 jours de séquestration !) la famille de l’auteur du
rapt a déposé une plainte pour vol « de tablettes de
détergent ». Conduite au Commissariat de Police « ARADA
KIFLAKATAMA POLICE TABIYA », elle aurait été obligée par deux
policiers (le Commandant Balaye Dabase qui pourrait être
l’oncle de l’auteur de l’enlèvement et le Sergent Gabayo) :
de reconnaître le vol qu’elle n’a pas commis,
de déclarer qu’elle n’avait pas de parents (on lui aurait fait
changer de nom),
de se vieillir afin d’avoir dépassé l’âge minimum … pour un
emprisonnement ( ?)
L’emprisonnement d’une fillette de 12 ans qui a été violentée
et sous un motif qui semble à la fois mensonger et puéril, est
particulièrement odieux.
C'est naturellement que nous nous tournons vers vous pour
solliciter votre aide dans cette affaire afin que :
cette enfant innocente et traumatisée soit libérée
immédiatement et rendue à son père, que des poursuites soient
engagées contre les auteurs de ce crime, dans le respect des
lois de votre pays.
Confiants dans votre double statut de diplomate et de femme,
nous espérons que vous pourrez intervenir rapidement en faveur
de la Justice et de la protection des enfants mineurs.
Comme cela est notre devoir en pareille situation, nous avons
aussi informé les réseaux d'associations de défense des Droits
de l'Homme, de défense des Droits de l'Enfant et déclenché une
alerte urgente auprès de l’O.M.C.T à Genève (Office mondial
contre la Torture).
Vous remerciant par avance pour votre appui et des
informations que vous voudrez bien nous transmettre, nous vous
prions de croire, Madame l'Ambassadeur, à l’assurance de notre
haute considération.
Pour l'ARDHD
Jean-Loup SCHAAL |
Pour SURVIE
Laurence DAWIDOWICZ |
Contacts :
SURVIE
210 rue Saint-Martin
75003 PARIS
Laurence DAWIDOWICZ
lada@noos.fr
Tél. association : 01-44-61-03-25
Tél personnel : 06-50-29-82-43 |
ARDHD
84 rue Saint-Louis en l’île
75004 PARIS
Jean-Loup SCHAAL
jlschaal@ardhd.org
Tél bureau : 01 46 34 70 70
Tél personnel : 06 09 11 32 19 |
LDDH : Note d'information du 3 janvier 2008 : de Nairobi à
Djibouti ?
|
Le Président |
NOTE D’INFORMATION DU 3 JANVIER 2008
DE
NAIROBI A DJIBOUTI ? |
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), depuis sa création
à ce jour en passant par les diverses alertes lancées à
chaque occasion de paix perdue, et tout récemment encore
au mois de décembre 1999, craint et,prévient une contagion
régionale.
Convaincue que
pour conquérir la Paix et la maintenir quand elle existe, il
faut prévenir la guerre et l’empêcher d’advenir, nous n’avons
cessé d’avertir la communauté internationale et les
belligérants (Frud-Armé et le gouvernement) puisqu’il faut
malheureusement les appeler ainsi, à un dialogue franc et
sincère. Avertissement totalement ignoré par la partie
gouvernementale.
Tout récemment
à maintes reprises de novembre à fin décembre 2007, la
L.D.D.H. n’a cessé de convier tous les partis politiques
d’engager un dialogue pour une solution négociée et
transparente afin d’éviter les boycotts, ou des dérapages
sanglants.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains, à la veille d’ « élections »
législatives qui, (même si elles ont lieu dans les délais
impartis), ne règleront rien, tient pour sa part à mettre en
garde les communautés nationales et internationales sur les
risques de troubles politiques et sociaux que ces prétendues
élections à huis clos pourraient occasionner.
Nous en
voulons pour unique preuve le « rapport d’enquête
internationale » de la mission de l’Observatoire des droits
de l’homme rendu public en 2007.
Composée de
M. PIE Ntakarutimana, vice-président de la F.I.D.H. et de Melle
Isabelle Gourmelon, chargée de mission et assistée de M.
Florent Geel, chargé de programme au secrétariat
international de la F.I.D.H., cette mission s’est rendue à
Djibouti du 20 au 28 août 2005.
Elle a
rencontré tout ce qui compte à Djibouti.. Ce précieux document
est introduit par un long chapitre sur les données générales
et les repères historiques que nous ne reproduirons pas ici.
Nous nous
contenterons donc de fidèlement reproduire ses conclusions et
constats.
Une économie
florissante mais extrabudgétaire : la pauvreté omni présente
qui règne à Djibouti tranche avec les atouts évidents de ce
pays. La principale ressource du pays réside dans l’activité
portuaire de la ville de Djibouti. Depuis la résurgence des
conflits en Somalie et entre l’Érythrée et l’Éthiopie, le port
de Djibouti est le principal point d’entrée des importations.
La lecture du budget djiboutien ne permet pas de connaître la
contribution du port, pourtant point névralgique de l’économie
djiboutienne dans les finances publiques…
Le contrat qui
lie depuis le 1er juin 2000 Djibouti à Dubaï
international…semble être un secret d’état. La mise en
concession : un mode de privatisation illégal !
Le budget de
l’état, un document « pas tellement important ! » pour le
président de l’Assemblée Nationale : « Heureusement que nous
sommes une même famille politique mais supposons qu’il y ait
une opposition au sein de notre assemblée… « Mr Barthélemy
Antoine tranche : « mes chers collègues, je suggère qu’on
passe directement au vote… ».
La corruption
à tous les échelons de la fonction publique est si
quotidienne, qu’elle est devenue banale. « La corruption est
partout et l’impunité est totale », nous confie un haut
fonctionnaire du ministère de l’intérieur.
La chambre des
comptes publie les irrégularités mais reste impuissante face
aux coupables :
Le constat des
15 magistrats les mieux payés du pays est brutal « les
pratiques délictueuses observées jettent un doute sur la
véracité des comptes publiés…La chambre des comptes a été
confrontée à l’existence de caisses parallèles à celle du
Trésor Public National…La plupart des anomalies peuvent être
qualifiées de délit et donc conduire à des suites judiciaires…
»
Avec une
pauvreté extrême (1,8 dollar par adulte et par jour), en nette
progression entre 1996 et 2002, « Djibouti est un volcan »,
résume un démocrate.
Treize
milliards évaporés en quatre ans(entre 1999 et 2003, 13
milliards de recettes fiscales n’ont pas été recouvrés…)
Les plus hauts
personnages de l’État gèrent des affaires privées dans le
domaine des travaux publics ou des assurances depuis qu’une
récente réforme du code des investissements oblige, ce qui
n’était pas le cas auparavant, à tout assureur étranger de
faire entrer au capital un « investisseur » djiboutien…
Des bailleurs
de fonds complaisants :
Malgré son
volume important, les performances de l’aide en termes
d’impact sur les couches les plus défavorisées de la
population ont été décevantes. Les indicateurs du
développement qui ne cessent de se dégrader témoignent de
cette triste réalité…
Résurgence en
2005 de la criminalisation de l’action des défenseurs des
droits de l’Homme.
En 2005,
’intensification des conflits sociaux et la persistance des
graves violations des droits de l’Homme perpétrées par les
autorités nationales ont entraîné de vives réactions des
défenseurs des droits de l’Homme : intimidations, détention
arbitraire, harcèlement judiciaire, licenciement abusif sont
leur lot quotidien…
Attaques
contre les syndicats indépendants : depuis 1995 et le
licenciement de 14 dirigeants de l’U.D.T. et l’U.G.T.D, les
syndicalistes ont subi de nombreuses pressions, menaces et
violations de leurs droits fondamentaux…
La République
de Djibouti est un pays pauvre pour ses citoyens, moins pour
ses dirigeants…
La manne
financière issue des activités du port et de la location des
bases militaires étrangères n’apparaît pas dans le budget de
l’État, un document « pas tellement important » pour le débat
parlementaire.
La communauté
internationale, focalisée sur l’importance stratégique de
Djibouti…continue de débloquer d’importants fonds économiques.
Compte tenu de
ce rapport indépendant de mission internationale d’enquête et
de ses observations propres la Ligue |