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Dernières nouvelles - Édition en Ligne de Janvier 2009
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Directeur
de publication : Mohamed Ali Abdou. Codirecteur :
Mahdi Ibrahim A. God. Email :
realite_djibouti@yahoo.fr
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23/01/2009 La chanteuse
Mafaxa se produit à Bruxelles le samedi 31 janvier 2009
22/01/2009 Note d'information
de la LDDH : Résolution du parlement européen dans la
Corne de l'Afrique
20/01/2009 Édition provisoire
d'une Résolution du Parlement européen sur la Corne de
l'Afrique
20/01/2009 Message de
condoléances du PDD pour la disparition de M Saïd Ali
Coubèche.
12/01/2009 Lettre ouverte de
la LDDH au ministre de l'intérieur le 11 janvier 2009
31/12/2008 LDDH : Loi de
finances initiale 2009 égale aggravation des inégalités
23/12/2008 LDDH : Droit
d'asile politique encore bafoué par Djibouti
L'Alliance républicaine pour le
développement (ARD) présente à toutes les Djiboutiennes et
tous les Djiboutiens ses meilleurs voeux pour
l'année 2009.
La chanteuse Mafaxa se produit à Bruxelles le samedi 31
janvier 2009


Note d'information de la LDDH : Résolution du parlement
européen dans la Corne de l'Afrique
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Le Président |
NOTE D'INFORMATION
DU 22 JANVIER 2009
Résolution du Parlement européen
sur la situation dans la Corne de
l'Afrique |
Le 15
janvier 2009, le Parlement Européen a voté à une écrasante
majorité une Résolution sur la Corne d’Afrique, qui fait
suite à la publication de la Mission d’Enquête de la
Commission de Développement. La Résolution concernant
Djibouti est dans la droite ligne du Rapport présenté le
1er décembre 2008.
Après avoir
rencontré tour à tour le Gouvernement, la Société civile,
l’Opposition légale à Djibouti le 30 octobre 2008, la Mission
d’Enquête de la Commission de Développement du Parlement
Européen a fait voter une Résolution spécifique sur notre
pays, dont voici les extraits pertinents :
« …Considérant
qu'à Djibouti, les défis restent énormes et que la crise
alimentaire mondiale a contribué à rendre la situation
alarmante dans l'ensemble du pays;
O. considérant que le système de vote à la majorité, très
défavorable aux partis d'opposition, qui était en vigueur lors
des élections législatives de 2008, est un sujet de
préoccupation à Djibouti, où le Mouvement pour le renouveau
démocratique (MRD), parti d'opposition, a été interdit en
juillet 2008 au motif qu'il aurait soutenu une attaque
érythréenne contre Djibouti, ce qu'aucune preuve crédible ne
permet d'étayer, tandis que des dirigeants du syndicat de
l'Union djiboutienne du travail/Union générale des
travailleurs djiboutiens (UDT/UGTD) n'ont toujours pas été
réintégrés dans leurs fonctions après avoir été licenciés pour
des motifs liés à leurs activités syndicales.
Sécurité
Alimentaire et développement.
20. appelle
les autorités djiboutiennes à protéger les droits politiques
des partis d'opposition et des organisations indépendantes de
défense des droits de l'homme, ainsi qu'à garantir pleinement
la liberté de la presse, de réunion et d'expression; souligne
le besoin d'entamer un dialogue significatif entre le
gouvernement et l'opposition en vue d'aboutir à une adaptation
de la loi électorale de manière à permettre une représentation
plus équitable, au parlement, des partis politiques existants;
demande aux autorités djiboutiennes de permettre au parti
d'opposition MRD de reprendre ses activités et de réintégrer
dans leurs fonctions tous les dirigeants du syndicat UDT/UGTD
licenciés pour des motifs liés à leurs activités syndicales;
21. invite le gouvernement de Djibouti à prendre des mesures
pour assurer une meilleure protection juridique et concrète
des droits des syndicats, conformément aux conventions clés de
l'Organisation internationale du travail;
26. appelle
les gouvernements d'Éthiopie, d'Érythrée et de Djibouti ainsi
que le Conseil à s'accorder, conformément à l'article 8 et à
l'annexe VII de l'accord de Cotonou révisé, pour approfondir
le dialogue politique sur les droits de l'homme, les principes
démocratiques et l'état de droit, y compris sur les questions
susmentionnées, en vue de définir des points de référence et
de parvenir à des résultats et progrès tangibles sur le
terrain;
28. charge
son Président de transmettre la présente résolution au
Conseil, à la Commission, aux gouvernements des États membres,
au président de la Commission de l'Union africaine, au
président en exercice de la Conférence de l'Union africaine,
au Secrétaire général de l'Union africaine, au Parlement
panafricain, aux gouvernements et parlements des pays de l'IGAD
et aux co-présidents de l'Assemblée parlementaire ACP-UE »
http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) se
félicite de l’adoption de cette Résolution qui vient conforter
la justesse du combat mené à l’intérieur du pays par les
Défenseurs des Droits de l’Homme et les Démocrates
Djiboutiens.
NOËL ABDI
Jean-Paul
Édition provisoire d'une Résolution du Parlement européen
sur la Corne de l'Afrique
Résolution du Parlement européen du 15 janvier 2009 sur la
situation dans la Corne de l'Afrique - Édition provisoire
-
Lien Internet
Le
Parlement européen
— vu ses résolutions précédentes sur les pays de la Corne de
l'Afrique,
— vu le rapport de la mission dans la Corne de l'Afrique,
approuvé par son comité de développement le 8 décembre 2008,
— vu l'article 103, paragraphe 2, de son règlement,
A. considérant que les conflits frontaliers non résolus
entre l'Éthiopie et l'Érythrée et entre l'Érythrée et Djibouti
ont une incidence négative sur la paix et la sécurité de la
Corne de l'Afrique; que la situation en Somalie s'est
détériorée pour devenir l'une des crises humanitaires et
sécuritaires parmi les plus graves dans le monde; que la
situation au Soudan est un facteur de risque majeur pour la
sécurité dans la région,
B. considérant que l'Éthiopie et l'Érythrée ont mis fin à la
guerre qui les opposait par la signature des "accords
d'Alger", négociés au niveau international, et prévoyant une
mission des Nations unies de maintien de la paix (MINUEE) et
la mise en place de la Commission internationale frontalière
pour l'Érythrée et l'Éthiopie (EEBC), mais que des différends
subsistent entre les deux parties au sujet de la mise en œuvre
des accords et de la décision de l'EEBC; que le mandat de la
MINUEE a dû prendre fin le 31 juillet 2008 dans la mesure où
l'Érythrée entravait la mission et que l'Éthiopie avait refusé
d'appliquer la décision de l'EEBC concernant la région,
disputée, de Badme;
C. considérant que l'escalade de la violence à la frontière
entre l'Érythrée et Djibouti à Ras Doumeira en juin 2008 a
provoqué la mort de trente-cinq personnes et fait des dizaines
de blessés; que le 12 juin 2008, le Conseil de sécurité des
Nations unies a appelé les deux parties à s'engager à conclure
un cessez-le-feu, à retirer leurs troupes et à rétablir le
statu quo; que la situation est calme pour l'instant mais
qu'étant donné la proximité des troupes, un risque d'escalade
existe,
D. considérant que le 29 octobre 2008, la mission
commerciale éthiopienne, un complexe des Nations unies et le
palais présidentiel à Hargeisa, capitale du Somaliland, ont
été visés par des attentats suicides à la bombe, alors que
simultanément, Bossaso, dans la région somalienne du Puntland,
était visée par des attaques se soldant par l'arrestation de
plusieurs personnes;
E. considérant qu'un nouveau cycle de négociations a eu lieu
à Djibouti en novembre 2008, ouvrant la voie à la signature
d'un accord de partage du pouvoir entre des représentants du
gouvernement fédéral de transition (TFG) de la Somalie et
l'opposition de l'Alliance pour la re-libération de la
Somalie-Djibouti (ARS-D), alors que les deux parties ont
annoncé publiquement qu'elles apportaient leur soutien à une
commission d'enquête sur les violations des droits de l'homme
en Somalie;
F. considérant que lors d'une conférence organisée, le 29
octobre 2008, à Nairobi avec des représentants des
institutions fédérales de transition et des membres du
parlement fédéral de transition, l'autorité
intergouvernementale pour le développement (IGAD) a adopté un
plan en sept points pour soutenir le processus de paix en
Somalie et a élaboré un mécanisme de contrôle de sa mise en
œuvre,
G. considérant que depuis novembre 2008, l'Éthiopie poursuit
le retrait de ses troupes de Mogadiscio ainsi que partout où
elle est encore présente en Somalie; que la Mission de l'Union
africaine en Somalie (AMISOM), déployée depuis mars 2007
essentiellement à Mogadiscio, va donc se retrouver seule sur
le terrain,
H. considérant que le TFG somalien s'est trouvé incapable,
ces quatre dernières années, de mettre en place un
gouvernement ayant une large assise ; qu'en raison de la
démission récente du Président Abdullahi, il existe un réel
danger que les factions rivales reprennent les combats,
I. considérant que les actes de piraterie posent un autre
défi sécuritaire majeur dans la Corne de l'Afrique; que la
lutte contre la piraterie ne peut être menée par des moyens
militaires mais dépend avant tout du succès des efforts en vue
de promouvoir la paix, le développement et le renforcement de
l'État en Somalie; que, suite à des actes de piraterie, le
Programme alimentaire mondial (PAM) a dû suspendre la
livraison de l'aide alimentaire à la Somalie, aggravant une
situation humanitaire déjà précaire,
J. considérant que l'Union européenne a lancé, le 8 décembre
2008, son opération maritime UE NAVFOR Somalie (ou opération "Atalanta")
visant à protéger les convois maritimes du PAM et d'autres
navires marchands naviguant dans les eaux au large de la
Somalie,
K. considérant que l'échec de la mise en œuvre de l'accord
de paix global entre le nord et le sud du Soudan pourrait
conduire à une sécession qui risque de déclencher un conflit
militaire pour les gisements de pétrole de la région
frontalière; qu'une telle sécession déboucherait très
probablement sur un démantèlement du pays, avec des objectifs
d'indépendance pour le Darfour et la partie orientale et des
conflits interethniques alimentés par les pays voisins, dont
l'Érythrée,
L. considérant qu'à Djibouti, les défis restent énormes et
que la crise alimentaire mondiale a contribué à rendre la
situation alarmante dans l'ensemble du pays; que l'Ogaden, la
région somali de l'Éthiopie, connaît une sécheresse sévère et
que l'aide alimentaire contrôlée par le gouvernement et
destinée à la population de cette région du pays n'a pas
atteint ces populations malgré les récents progrès dans
l'acheminement de l'aide alimentaire dans cette région par le
PAM, dans la mesure où des retards sont encore constatés en
raison de la nécessité d'obtenir une autorisation militaire
pour les voyages dans la région somali,
M. considérant que la situation des droits de l'homme, de
l'état de droit, de la démocratie et de la gouvernance dans
tous les pays de la Corne de l'Afrique préoccupe sérieusement
l'Union depuis de nombreuses années; que des rapports
crédibles font état d'arrestations arbitraires, de travail
forcé, de torture et de mauvais traitements de prisonniers
ainsi que de persécutions de journalistes et de répression
politique dans la région,
N. alors que les violations des droits de l'homme en Somalie
incluent, notamment l'enlèvement de deux religieuses
catholiques italiennes, Maria Teresa Olivero et Caterina
Giraudo,
O. considérant que le système de vote à la majorité, très
défavorable aux partis d'opposition, qui était en vigueur lors
des élections législatives de 2008, est un sujet de
préoccupation à Djibouti, où le Mouvement pour le renouveau
démocratique (MRD), parti d'opposition, a été interdit en
juillet 2008 au motif qu'il aurait soutenu une attaque
érythréenne contre Djibouti, ce qu'aucune preuve crédible ne
permet d'étayer, tandis que des dirigeants du syndicat de
l'Union djiboutienne du travail/Union générale des
travailleurs djiboutiens (UDT/UGTD) n'ont toujours pas été
réintégrés dans leurs fonctions après avoir été licenciés pour
des motifs liés à leurs activités syndicales,
P. considérant que les organisations non gouvernementales
(ONG) et l'opposition craignent un accroissement du contrôle
gouvernemental et une restriction des libertés politiques par
le biais de la loi sur la presse et de la loi sur
l'enregistrement des partis, récemment adoptées en Éthiopie;
que la loi sur les ONG (déclaration pour l'enregistrement et
la réglementation des œuvres caritatives et des associations),
adoptée par le gouvernement éthiopien et ratifiée par le
parlement, risque de porter très sérieusement atteinte aux
activités des associations internationales et éthiopiennes
actives sur le terrain de l'égalité, de la justice, des droits
de l'homme ou encore de la résolution des conflits,
1. appelle le gouvernement éthiopien à reconnaître
officiellement comme définitive et obligatoire la démarcation
par coordonnées géographiques entre l'Érythrée et l'Éthiopie
établie par l'EEBC; appelle le gouvernement érythréen à
accepter de mener avec l'Éthiopie un dialogue qui aborderait
la question du processus de désengagement des troupes de la
zone frontalière et la démarcation physique de la frontière,
conformément à la décision de l'EEBC, ainsi que sur la
normalisation des relations entre les deux pays, y compris la
réouverture de la frontière pour le commerce; appelle la
communauté internationale et l'Union à faire pression sur les
deux parties en vue de surmonter l'impasse actuelle;
2. invite le Conseil à nommer un représentant/envoyé spécial
de l'Union dans la Corne de l'Afrique;
3. invite le Conseil et la Commission à poursuivre leurs
efforts, dans le cadre du partenariat politique régional pour
la paix, la sécurité et le développement dans la Corne de
l'Afrique, en vue de déterminer des projets d'intérêt commun
susceptibles de promouvoir une coopération fonctionnelle entre
l'Érythrée et l'Éthiopie, par exemple dans le domaine de
l'approvisionnement énergétique et du commerce transfrontalier
ou portuaire;
4. invite le gouvernement érythréen à reconsidérer sa
décision de suspendre sa participation à l'IGAD; appelle les
dirigeants de l'Union africaine (UA) et de l'IGAD à continuer
d'impliquer l'Érythrée et à encourager le gouvernement à se
joindre aux efforts de coopération régionale et
sous-régionale;
5. appelle le gouvernement érythréen à recevoir,
conjointement avec le gouvernement djiboutien, une mission
d'enquête indépendante pour examiner la situation à Ras
Doumeira; invite les deux parties au dialogue et à la
diplomatie en vue de rétablir les relations entre les deux
pays;
6. invite le Conseil et la Commission à maintenir leur
soutien au renforcement des institutions en Somalie, à la mise
en œuvre de l'accord de paix de Djibouti et aux efforts de l'IGAD
dans le processus de paix; réclame instamment le renforcement
de l'AMISOM et le déploiement rapide de la force de
stabilisation des Nations unies dès que les conditions
politiques et de sécurité le permettront;
7. condamne les attaques contre les travailleurs
humanitaires, de plus en plus fréquentes ces derniers mois,
qui ont limité gravement les opérations de secours et
contribué à l'aggravation de la situation humanitaire en
Somalie; invite le coordinateur de l'aide humanitaire des
Nations unies pour la Somalie à négocier l'accès humanitaire
en dehors du cadre du processus de paix de Djibouti, zone
géographique par zone géographique, pour permettre un
approvisionnement alimentaire plus rapide et améliorer la
situation humanitaire qui est catastrophique;
8. souligne qu'après la participation de l'Union et de la
communauté internationale à la réalisation d'un accord entre
le nord et le sud du Soudan, il est maintenant nécessaire de
poursuivre les efforts jusqu'à sa mise en œuvre et de
continuer les pressions nécessaires; invite donc le Conseil et
la communauté internationale à se montrer beaucoup plus actifs
dans leur soutien à la mise en œuvre de l'accord de paix
global nord-sud au Soudan pour garantir un déploiement
intégral de la Mission Nations unies/UA au Darfour (UNAMID);
9. appelle le Conseil et la Commission à maintenir leur
soutien à l'IGAD, notamment pour ce qui est de ses efforts
pour élaborer un plan d'intégration pour la région et
renforcer ses institutions;
10. invite le gouvernement érythréen à coopérer plus
étroitement avec les organisations internationales à
l'évaluation de la situation alimentaire afin de permettre une
intervention rapide et ciblée;
11. appelle le gouvernement érythréen à donner à la
Commission un accès sans entrave aux projets financés par
celle-ci et à s'ouvrir davantage à une assistance technique
dans le cadre des projets et programmes élaborés d'un commun
accord; l'appelle également à modifier la loi sur la
déclaration des ONG dans le but de réduire les exigences
financières pour les ONG désireuses de s'engager dans des
activités de développement en Érythrée;
12. invite le gouvernement éthiopien à accorder un plein
accès aux organisations humanitaires dans la région somalienne
d'Ogaden et à mettre en place toutes les conditions
nécessaires pour que l'aide parvienne aux destinataires dans
toute la région;
13. invite la Commission à continuer de soutenir les
réponses régionales aux défis transfrontaliers via le
partenariat régional de l'Union pour la paix, la sécurité et
le développement, notamment la gestion régionale des
ressources en eau en tant qu'élément essentiel de la sécurité
alimentaire;
14. invite la Commission à vérifier qu'aucun de ses
programmes d'assistance, y compris le programme "argent contre
travail", n'est mis en œuvre par le travail forcé;
15. invite le gouvernement érythréen à faire une déclaration
publique relative au lieu d'emprisonnement des détenus ainsi
qu'à leur état de santé et visant à inculper et juger
immédiatement devant un tribunal tous les détenus politiques
et les journalistes emprisonnés ou à les libérer immédiatement
sans condition;
16. appelle le gouvernement érythréen à respecter pleinement
les droits de l'homme et les libertés fondamentales, y compris
la liberté d'association et d'expression, ainsi que la liberté
de la presse et la liberté de conscience;
17. exprime sa profonde préoccupation devant la poursuite de
l'emprisonnement, en Érythrée, du journaliste suédo-érythréen
Dawit Isaak, écroué depuis son arrestation en septembre 2001
sans avoir été jugé par un tribunal, et exige la libération
immédiate de Dawit Isaak et des autres journalistes
emprisonnés;
18. invite l'Union à reconsidérer son approche de l'Érythrée
si aucun progrès n'est fait pour se conformer aux éléments
essentiels de l'accord de Cotonou (article 9), en particulier
sur les questions fondamentales des droits de l'homme (l'accès
du Comité international de la Croix-Rouge aux prisons, la
libération des prisonniers du "G11");
19. invite le TFG somalien à condamner l'enlèvement des deux
religieuses catholiques italiennes et à prendre des mesures en
vue d'accélérer leur libération et de prévenir d'autres
enlèvements;
20. appelle les autorités djiboutiennes à protéger les
droits politiques des partis d'opposition et des organisations
indépendantes de défense des droits de l'homme, ainsi qu'à
garantir pleinement la liberté de la presse, de réunion et
d'expression; souligne le besoin d'entamer un dialogue
significatif entre le gouvernement et l'opposition en vue
d'aboutir à une adaptation de la loi électorale de manière à
permettre une représentation plus équitable, au parlement, des
partis politiques existants; demande aux autorités
djiboutiennes de permettre au parti d'opposition MRD de
reprendre ses activités et de réintégrer dans leurs fonctions
tous les dirigeants du syndicat UDT/UGTD licenciés pour des
motifs liés à leurs activités syndicales;
21. invite le gouvernement de Djibouti à prendre des mesures
pour assurer une meilleure protection juridique et concrète
des droits des syndicats, conformément aux conventions clés de
l'Organisation internationale du travail;
22. déplore que le parlement éthiopien ait ratifié la
déclaration pour l'enregistrement et la réglementation des
œuvres caritatives et des associations; demande que des
modifications importantes y soient apportées pour garantir les
principes inhérents au respect des droits de l'homme; demande
que cette loi soit appliquée de manière non restrictive, et
insiste sur un suivi étroit de sa mise en œuvre par la
Commission;
23. prie instamment les autorités éthiopiennes de réexaminer
les lois sur la presse et l'enregistrement des partis, ainsi
que la composition du Comité électoral, de manière à garantir
les droits politiques des partis d'opposition; presse les
autorités éthiopiennes d'enquêter sur les allégations de
l'opposition et des organisations de la société civile
concernant les harcèlements ainsi que les arrestations
arbitraires et de traduire les responsables en justice;
24. est indigné par l'emprisonnement de Birtukan Midekssa,
chef du parti d'opposition Unité pour la démocratie et la
justice (UDJ), et exige sa libération immédiate et
inconditionnelle;
25. invite les autorités éthiopiennes à traiter rapidement
la demande d'enregistrement posée par l'association des
enseignants éthiopiens (NTA), conformément aux lois et
règlements applicables, et à cesser de persécuter ses membres;
26. appelle les gouvernements d'Éthiopie, d'Érythrée et de
Djibouti ainsi que le Conseil à s'accorder, conformément à
l'article 8 et à l'annexe VII de l'accord de Cotonou révisé,
pour approfondir le dialogue politique sur les droits de
l'homme, les principes démocratiques et l'état de droit, y
compris sur les questions susmentionnées, en vue de définir
des points de référence et de parvenir à des résultats et
progrès tangibles sur le terrain;
27. reconnaît que des élections doivent avoir lieu au Soudan
en 2009, mais note que les lois qui restreignent la liberté
d'expression et d'organisation pour les citoyens, les partis
politiques et la presse, et qui enfreignent les termes de
l'accord de paix global et la constitution nationale
provisoire, n'ont pas encore été modifiées, et qu'une
commission nationale des droits de l'homme n'a pas encore été
constituée; souligne que l'abrogation de ces lois et leur
substitution par une législation conforme à l'accord de paix
global et à la constitution nationale provisoire ainsi que la
création de la commission nationale des droits de l'homme sont
des conditions préalables nécessaires pour créer un
environnement propice à l'organisation d'élections libres et
régulières;
o
o o
28. charge son Président de transmettre la présente
résolution au Conseil, à la Commission, aux gouvernements des
États membres, au président de la Commission de l'Union
africaine, au président en exercice de la Conférence de
l'Union africaine, au Secrétaire général de l'Union africaine,
au Parlement panafricain, aux gouvernements et parlements des
pays de l'IGAD et aux co-présidents de l'Assemblée
parlementaire ACP-UE.
Message de condoléances du PDD pour la disparition de M
Saïd Ali Coubèche.
PARTI DJIBOUTIEN POUR LE DÉVELOPPEMENT
Siège Central : Quartier 5 Bld 18 Maison 33 B P : 892
Tél. : 82 28 60 République de Djibouti
LE PRÉSIDENT
Lille, le 20 Janvier 2009
MESSAGE DE CONDOLÉANCES
Avec de le décès de Monsieur SAID ALI COUBECHE, la République
de Djibouti vient de perdre l’un de ses fils qui a consacré
toute sa vie à son développement aussi bien avant et après son
indépendance.
Sa gentillesse, son intégrité et son courage à défendre les
intérêts de son pays lui sont reconnus par tous les
Djiboutiens.
Il devrait être l’exemple à suivre par les nouvelles
générations.
Au nom des militants et sympathisants du P.D.D et à mon nom
personnel, nous présentons nos condoléances attristées à sa
famille et à ses proches.
Nous prions ALLAH à l’accueillir dans son paradis éternel.
INNA LILLAHI WAA INNA ILEYHI LAJIQUN
Mohamed Daoud Chehem
Président du P.D.D
Lettre ouverte de la LDDH au ministre de l'intérieur le 11
janvier 2009
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Le Président |
LETTRE OUVERTE
AU MINISTRE DE L’INTÉRIEUR
LE 11 JANVIER 2009 |
Risque
d’instabilité et manque de transparence budgétaire
1. Les
ponctions illégales par la Police nationale : question au
ministre de l’Intérieur. Ces derniers temps suite à des
affrontements entre jeunes des quartiers, après les avoir
raflés et conduits à Nagad, la police demande aux parents le
paiement des sommes qui varient entre 25 000FD et 50 000FD
pour indemniser « les victimes ». En vertu de quel texte
juridique les policiers se basent-ils, et comment peuvent-ils
se subtiliser aux prérogatives des juges ? En effet, on peut
pas être en même temps juge et partie.
2.
Récemment un réfugié éthiopien marié et père d’un petit enfant
avait été raflé et gardé à Gallileh et ce malgré
l’intervention du HCR, et les communiqués de la LDDH. La
victime a été relâchée qu’après paiement de 25 000FD après
cueillette. C’est la première fois car la Police n’a jamais
ponctionné un réfugié alors pourquoi cette fois-ci ?
3. Pour
quelle raison les élèves infirmiers, qui revendiquaient,
pacifiquement leurs maigres indemnités mardi dernier en face
du Trésor, ont été embarqués manu militari vers Nagad pour
être relâchés sans repas que le soir ? Est-ce vrai que c’est
le Ministre de la Santé qui aurait donné cet ordre au
Directeur de la Police et en vertu de quel texte? Il est bon
de rappeler que ces indemnités sont aujourd’hui de 15 000 FD
alors qu’elles étaient de 75 000FD lors de la création de
cette école d’infirmier.
Monsieur le
Ministre, j’espère que vous n’hésiterez pas d’entamer,
conjointement avec le Ministre des Finances, des enquêtes pour
éviter toutes les formes d’instabilités en mettant fin à
l’opacité de certaines lignes budgétaires, car toute stabilité
durable dans un pays nécessite avant tout la transparence
effective du budget national.
Quant aux
problèmes des réfugiés je reste à votre disposition pour la
mise en place d’une nouvelle structure de la Commission
nationale d’éligibilité au statut de réfugié.
M. NOËL ABDI
Jean-Paul
LDDH : Loi de finances initiale 2009 égale aggravation des
inégalités
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Le Président |
NOTE D'INFORMATION
DU 31 DECEMBRE 2008
Loi
de finances initiale 2009 :
aggravation des inégalités
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Conformément à ses missions de prévention et de résolution
des conflits, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains
(LDDH) tient à alerter l’opinion nationale et
internationale sur les risques majeurs de l’aggravation
du conflit social contenus dans le budget prévisionnel
2009. « La croissance de l’économie Djiboutienne devrait
se situer aux environs de 6.9 % contre 5.9 % en 2007 ».
Cette
croissance provient essentiellement d’un flux des
investisseurs étrangers qui ont atteint 42% du P.I.B, sans
aucun contrôle financier international, sans Audit
publiquement vérifiable et surtout ni poursuite judiciaire
locale ou internationale.
En 2009,
le secteur industriel affichera une progression sensible à
travers la réalisation des grands travaux de construction
dans la nouvelle zone franche de Djibouti, la deuxième
tranche des travaux du port de Dorale, l’usine de
dessalement d’eau de mer, les travaux de la future
corniche, la construction au P.K.12 d’une zone franche
commerciale des automobiles, l’immobilier… ». Et le tout
uniquement dans la capitale.
La
L.D.D.H. se félicite et félicite les autorités pour la
programmation de ces projets de développement (s’ils sont
menés à bien) !
Toutefois,
rappelons la principale cause du conflit armé qui a
déchiré le pays de 1992 à 2000 et la cause du conflit
latent entre l’opposition démocrate et le gouvernement est
la marginalisation de 80% du territoire de la politique
publique de développement national.
La
solution à ce problème a été trouvée par les belligérants
dans la décentralisation consignée dans l’Accord de paix
définitive du 12 mai 2001, mais malheureusement défiguré
par l’Assemblée nationale monocorde.
Violée et
dénaturée par la seule partie gouvernementale, elle se
résume aujourd’hui à la concentration des capitaux publics
dans la capitale et ses environs…
En
apparence soucieux du bien-être économique et social des
Djiboutiens, le parlement prévoit « l’accroissement du
rôle du secteur privé, la poursuite du désengagement de
l’État, et la participation du secteur privé dans la
gestion du port… »
S’agissant
des mesures dites sociales, il convient de relever
qu’elles ne concernent seulement que les « quartiers
populaires ». Lesquelles ? Et les régions ?
Il est
malheureux de constater que pour le R.P.P. et apparentés,
la République de Djibouti rime avec la ville de Djibouti
sous le témoignage du « REGARD EXTÉRIEUR ».
Au
détriment de 80 % du territoire national bien situé au
Nord qui donne sur la façade maritime (mer rouge et Golfe
d’Aden) et du Nord au Sud avec le puissant voisin enclavé
et un marché de près de 80 millions de consommateurs…80%
du territoire qui ne demande qu’à être exploité et mis en
valeur.
Il ne peut
l’être que par les indigènes aujourd’hui désarmé de tout
instrument et levier de développement.
Au
chapitre de la Défense, on nous apprend qu’avec la
persistance du conflit avec l’Erythrée, il est prévu la
prise en charge des « commissionnés supplémentaires » au
profit des F.A.D. et de la Garde Républicaine « celle-ci
au front dans la capitale ». Encore est-elle, toujours
favorisée ! Incidence financière ? 424 434 000 F.D. A qui
profite cette guéguerre ???
Tandis que
les professeurs du secondaire dont la « prime de craie »
est chaque année budgétisée mais qui ne la percevraient
plus depuis plusieurs année.
Sans
entrer ici dans les détails de la nomenclature budgétaire
qui fera l’objet (si nécessaire) d’une analyse
approfondie, il est de notre Devoir de constater que ce
projet de budget crée plus de problèmes qu’il n’apporte de
solutions équitables !
Une
anecdote que nous laissons aux lecteurs le soin
d’apprécier…Le Ministère des Affaires Musulmanes, au
chapitre Matériel prévoit la mise en place de la « ligne
prédicateurs et imams : 10.000.000 F.D »…… Bon appétit !
Ni la
conjoncture internationale, ni la situation régionale ne
justifient un tel « Budget National »! Bien au contraire !
Le
contexte politique, économique et social est aujourd’hui
explosif. Sans un dialogue national salvateur avec
l’opposition djiboutienne patriotique et démocrate,
hélas, encore réduite au silence.…
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) rappelle enfin que
le budget prévisionnel pour l’année 2009 se chiffre à 75
324 246 000 F.D. tandis que la pauvreté extrême touche
quatre citoyens sur dix selon les chiffres fournis par le
P.N.U.D. avec des « largesses invérifiables sur certains
comptes », mais actuellement tous les indicateurs du
développement sont forcément en rouge….
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) souhaite une BONNE
ANNÉE 2009
1. à tous
les Djiboutiens, toutes Ethnies et Couches Sociales
confondues, et, à tous nos amis intérieurs et extérieurs ;
2. mais
aussi, à tous les patriotes Djiboutiens qui avaient
combattu le colonialisme pour libérer notre pays et qui
aujourd’hui continuent à combattre toutes les formes de
piratage sous la coupole du Terrorisme d’État.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (L.D.D.H). est
profondément convaincue que Djibouti réussira à se
débarrasser des pirates au pouvoir et que ses véritables
ressortissants, donneront, avec dévouement et
abnégation,le meilleur d’eux-mêmes en ces périodes de
crises pour mettre fin à l’impunité intolérable !
S’il ne
reste qu’une organisation pour dénoncer, avec vous, le
condamnable, prévenir le pire et réconcilier ses
compatriotes, la L.D.D.H. sera celle-là, et, toujours
ensemble pour encore libérer notre pays et notre peuple!
BONNE
ANNÉE au peuple djiboutien et à tous nos amis!
M. NOEL
ABDI Jean-Paul
LDDH : Droit d'asile politique encore bafoué par Djibouti
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Le Président |
NOTE D’INFORMATION DU 23 DÉCEMBRE 2008
Le Droit d’asile politique encore bafoué par les
autorités djiboutiennes ?
Le 60ème anniversaire de la Déclaration commence très
mal à Djibouti. |
Le dimanche 21 décembre 2008, et suite aux rafles et
refoulements pratiquement quotidiens un réfugié Ethiopien M.
AHMED HOUSSEIN GUYE marié et père d’un enfant aurait été
conduit par la Police à Nagad avec le risque d’être expulsé
manu militari vers l’Ethiopie, qu’il avait fui
Le Senior Assistance Officer du HCR avait contacté la
Direction de la Police concernée pour leur demander la
libération immédiate de ce réfugié.
Le responsable de l’assistance vient de m’informer que le
réfugié aurait été relâché, mais que l’intéressé ne se serait
pas encore présenté au HCR.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains rappelle avec fermeté
que de telles violations sont interdites par l’article 18 de
la Constitution Djiboutienne et par l’article 14 de la
Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : 1er alinéa :
« devant la persécution, toute personne a le droit de chercher
asile et de bénéficier asile en d’autres pays » .
Rappelant que les plus hauts responsables de l’État de
Djibouti, malgré les alertes lancées par la LDDH et de
nombreux Défenseurs des Droits de l’Homme notamment Amnesty
International et le HCR pour éviter que les pilotes éthiopiens
soient remis aux autorités éthiopiennes, ils ont été livrés
aux forces éthiopiennes, qui les ont exécutés.
Ces crimes contre l’humanité, ces violations intolérables sont
contraires aux Conventions signées avec le HCR puis ratifiées
par l’Assemblée nationale à l’aube de notre Indépendance.
Dans le contexte des conflits fondés ou non à nos portes, il
est vrai que la Sécurité éthiopienne présente à Djibouti
outrepasse très souvent ses prérogatives de surveillance du
corridor Routier Djibouti à la frontière éthiopienne en
participant non seulement aux disparitions obscures des
présumés membres du Front Oromos et du Front Ogaden, mais
aussi aux harcèlements de certains réfugiés éthiopiens munis
de la carte de réfugié délivrée par le Ministère de
l’Intérieur. Sur ces harcèlements, la LDDH avait déjà
verbalement informé le HCR à Djibouti.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), demande la
création d’une Commission d’Enquête Internationale pour la
Corne d’Afrique, en particulier sur la base de l’article 33 de
la Convention relative au Statut des réfugiés du 28 juillet
1951, qui, dans son alinéa 1 portant sur la défense
d’expulsion et de refoulement, stipule : « Aucun des États
contractants n’expulsera ou ne refoulera, de quelque manière
que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où
sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de
sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un
certain groupe social ou de ses opinions politiques ».
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel
Pressant au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, à
la FIDH, à l’UIDH à Amnesty International à Human Rights Wacht,
au HCR, et demande une condamnation sans équivoque de ces
crimes inadmissibles perpétrés sur les personnes fragilisées
qui ont fui les persécutions dans toutes notre sous région.
M. NOËL ABDI Jean-Paul
ALERTE LE 27 DÉCEMBRE 2008
L’épouse d’Ahmed Houssein Guye, madame BEDRYA IDRIS KEMAL est
très inquiète de la disparition de son mari et son fils
Mubarek de 7 ans, ne fait que pleurer.
Ce réfugié éthiopien a-t-il été exécuté par les Forces
éthiopiennes ?
Qui sont les auteurs de cette disparition, les forces
Djiboutiennes ou les forces éthiopiennes ?
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains lance un Appel
pressant et réitère sa demande pour la création d’une
Commission d’Enquête Internationale sur toutes les
disparitions dans notre région, et sur tous les
emprisonnements dans des lieux secrets en particulier en
Éthiopie, en Érythrée et au Kenya.
M. NOËL ABDI Jean-Paul
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