25/01/2010 L'ARD convoque
une réunion d'information à Paris samedi 30 janvier 2010
24/01/2010 LDDH : Note
d'information du 23 janvier 2010
18/01/2010 Note
d'information de la LDDH: l'audience de la cour suprême
reportée sine die
15/01/2010 Lettre ouverte
de la LDDH le 14 janvier 2010
14/01/2010 Communiqué de
l'ARD : Sauvons la paix en 2010 !
09/01/2010 LDDH : Note
d'information du 9 janvier 2010: avec les familles de
nos soldats contrariés et désolés
05/01/2010 FDP : Compte
rendu de la commémoration du 19/12/2009
01/01/2010 Interview de
Daher Ahmed Farah au Renouveau Djiboutien du MRD
L'ARD présente
ses meilleurs vœux de bonheur et de prospérité au
peuple djiboutien pour l'année 2010, et renouvelle son engagement de
poursuivre la lutte pour la liberté et la démocratie.
Notre mouvement tiendra ses Assises nationales en
février 2010 en vue de proposer un nouveau cap des
actions citoyennes, parce que le
temps est venu d'une mobilisation nouvelle de tous pour obtenir
le changement à Djibouti.
L'ARD convoque une réunion d'information à Paris samedi 30
janvier 2010
L’Alliance républicaine pour
le développement (ARD) organise samedi 30 janvier à Paris une première réunion d’information et de
sensibilisation sur la situation présente en république de
Djibouti et sur les projets d’actions citoyennes en
préparation.
Dans le cadre de la relance
des actions militantes de l’opposition nationale,
Djiboutiennes, Djiboutiens et tous leurs amis démocrates
sont conviés à cette réunion pour examiner ensemble le
programme de mobilisation présenté par l’ARD en France.
La réunion d’information et de
sensibilisation aura lieu
Samedi 30 janvier 2010 de 14 heures à 19 heures
Dans la salle de réception du
Restaurant Aux Oliviers
19, rue Lucien Sampaix, 75010 Paris
Métro Jacques Bonsergent
Contact :
Docteur Hamad Daoud, représentant l’ARD en France, Tél.
06.23.96.88.03
Maki Houmedgaba, représentant l’ARD en Europe, Tél.
06.25.52.08.85
LDDH
: Note d'information du 23 janvier 2010
|

Le Président |
NOTE D'INFORMATION DU 23 JANVIER 2010
Référendum programmé d’une élection
d’un chef d’Etat: « Voter OUI ou NON aux nombreux et
dangereux barrages du dictateur djiboutien sournois
et avide du pouvoir » ? La justice djiboutienne et
la liberté auront le dernier mot !!!
«
Nin Daar ku Jira Daruur iyo Dhawsarasho ma Arko »
(Une personne dans une maison ne voit ni les nuages
ni les scandales)
|
Le
procès MRD contre l’Etat de Djibouti auprès du Tribunal
de Djibouti de la Cour du Contentieux Administratif,
après plusieurs absences du représentant de l’Etat,
vient d’être mis en délibéré par la présidente de la
Cour d’Appel. Rappelant que, le dernier renvoi de la
présidente de la Cour était celui de permettre au
Commissaire du Gouvernement d’apporter ses observations
écrites.
Maître
Zakaria défenseur du MRD (Parti de l’Opposition Djiboutienne
constamment harcelé pour ses engagements politiques en
faveur de la bonne gouvernance), après avoir pris
connaissance des observations de la Commissaire du
Gouvernement a immédiatement demandé à Madame la Présidente
de la Cour de présenter ses observations en tant que
défenseur.
C’est avec
brio, que Maître Zakaria a balayé toutes les orchestrations
politico médiatiques tendant à paralyser un mouvement
d’opposition politique de l’UAD mais aussi un mouvement
populaire en république de Djibouti.
Maître
Zakaria est en effet intervenu pour mettre en exergue des
brèves rappels palpables sur les contextes et les
interrogations politiques sous jacents d’une décision ultra
rapide, qui ont été prises sur des bases de documents sans
aucune signature, sans aucune signification et sans aucune
base juridique pour permettre au moins la prise (en toute
sérénité) au chef de l’Etat, Premier Magistrat et garant des
lois en vigueur dans une mesure digne, conforme, et
JURIDIQUEMENT INCONTESTABLE.
Déstabilisé,
le représentant de l’Etat a reproché à Madame la Présidente
d’avoir accordé à Maître Zakaria de faire des observations.
Madame la Présidente a immédiatement répondu.
En effet, c’est le droit le plus légitime à la défense
d’intervenir et d’émettre toutes ses observations.
Très
brièvement, le représentant de l’Etat a timidement demandé à
la Cour : pourquoi « l’Etat prendrait une telle décision
alors que ce parti politique (MRD) existe depuis très
longtemps et n’a jamais été inquiété ??? » Sans un autre
commentaire.
Toutefois,
faut-il encore rappeler tous les faits et gestes d’un régime
usurpateur imposé depuis plus de dix ans grâce aux forces
étrangères pré positionnées en république de Djibouti, avec
toute leur puissance en aval et en amont afin d’étouffer les
crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, les crimes
de génocide sans oublier les crimes organisés, notamment
dans la Corne d’Afrique ?
NOEL ABDI
Jean-Paul
Note d'information de la LDDH : l'audience de la cour
suprême reportée sine die
|

Le Président |
NOTE D'INFORMATION DU 17 JANVIER 2010
L'AUDIENCE DE LA COUR SUPREME
REPORTEE SINE DIE
|
« Nin
ummadiisa u halgama, ma gacmo labto »(Un homme qui
combat pour son Peuple ne baisse par les bras)
Je vous
soumets la liste des diverses lettres adressées à la plus
Haute Juridiction de Djibouti, hélas, toutes restées sans
réponse :
1. Lettre de
la LDDH du 4 janvier 2010 ;
2. Lettre de
Maître TUBIANA du 14 avril 2009 ;
3. Lettre de
la LDDH du 12 mars 2009
4. Lettre de
la LDDH du 25 novembre 2008 ;
5. Lettre de
la LDDH du 25 novembre 2008 ;
6. Lettre de
Maître TUBIANA du 12 novembre 2008 ;
7. Lettre
de la L’OSERVATOIRE du 16 janvier 2010 ;
8. Lettre de
L’OBSERVATOIRE du 17 avril 2009
Face à mon
procès à l’allure purement politique, depuis que le Chef de
l’Etat s’est permis non seulement de m’insulter en des
termes indignes d’un Premier Magistrat, mais pire encore
avec des propos mensongers tels que celui que je perçois 10
000 US dollars par mois de l’Ambassade des Etats-Unis à
Djibouti.
Il est à
déplorer, que les propos à mon égard soient intolérables et
fallacieux, surtout lorsque qu’elles émanent du « garant »
de la Constitution, « garant’ » qui ne cesse régulièrement
de bafouer, de violer les dispositions en particulier son
Titre II.
Une réponse
positive de la Cour Suprême aurait pu permettre à Maître
TUBIANA d’obtenir un visa de notre Ambassade à Paris, mais
faute de garantie de pouvoir plaider devant la Cour Suprême
de Djibouti, Maître TUBIANA ne peut pas venir me défendre en
tant que Défenseur des Droits de l’Homme
Dans le
contexte du silence de la dite Cour, je suis contraint
d’attendre, sans le libre choix des moyens de ma défense, le
Jugement de la Cour Suprême.
Et comme
souligné ci-après : « l’Observatoire dénonce le harcèlement
judiciaire dont continue de faire l’objet M. Noël-Abdi, et
craint qu’il ne vise à sanctionner ses activités de défense
des droits de l’Homme ». Ce matin la salle d’audience du
Tribunal de Djibouti était fermée et l’on nous a fait
savoir, après une heure d’attente, que la Cour Suprême était
en déménagement. L’audience est donc reportée sine die.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains, face aux dangers et aux
incertitudes en République de Djibouti, reste déterminée à
promouvoir son noble combat des Droits de l’Homme.
NOEL ABDI Jean-Paul
Simple
constat.
Actuellement, les contextes politiques, économiques et
sociaux, ainsi que les bruits de bottes traumatisent nos
populations du Nord au Sud, mais aussi de la capitale. Notre
Peuple est-il à nouveau au gouffre de la « Spirale
Répression Violence » ?
Lettre ouverte de la LDDH le 14 janvier 2010
|

Le Président |
LETTRE OUVERTE DE LA LDDH
LE 14 JANVIER 2010
|
Mon
défenseur international, Maître Tubiana du Barreau de
Paris n’est, à l’heure actuelle, pas en mesure d’assurer
sa mission comme il avait pu le faire devant la Cour
d’Appel.
Or selon la
jurisprudence de la Cour Suprême, dans des affaires
précédemment jugées devant cette instance, des avocats
djiboutiens et étrangers ont pu plaider devant la Cour,
validant dans la pratique et de facto cette possibilité.
Pourquoi
m’est-elle aujourd’hui refusée ?
Par
ailleurs, la contradiction contenue dans les propos du
ministre de la Justice laisse planer le doute quant au
caractère politique des poursuites engagées contre moi et
les risques que mon procès soit un procès purement politique
en application d’instructions venues du sommet de l’Etat et
qui étaient prononcées dans un langage bassement insultant,
diffamatoire et mensonger à mon égard dans le Journal Jeune
Afrique et repris évidemment par le journal Gouvernemental «
La Nation ».
Toutefois,
mon avocat Maître TUBIANA n’avait pas baissé les bras et
avait, à maintes reprises, adressé des lettres à la Première
Présidente de la Cour Suprême, afin de lui permettre
d’assurer ma défense à mon procès.
La première
lettre date du 10 novembre 2008 dans les termes suivants : «
J’ai assisté M. Jean-Paul NOEL ABDI devant la Cour d’Appel
de DJIBOUTI et nous avons formé un pourvoi contre cette
décision. Ce pourvoi doit être examiné par votre juridiction
le 16 novembre 2008. Comme en appel et compte tenu de
l’autorisation qui a été donnée par M. le Ministre de la
Justice, je continuerai à assurer la défense de M. NOEL ABDI
au côté de mon confrère Zakaria Abdilalhi. Je vous serais
infiniment reconnaissant de bien vouloir me confirmer que je
pourrais y plaider … ».
Plusieurs
autres lettres ont été transmises à Madame la Première
Présidente, qui sont toutes restées sans réponse. Une
réponse positive aurait pu permettre à Maître TUBIANA
d’obtenir un visa de notre Ambassade de Djibouti, mais faute
de garantie de pouvoir plaider devant la Cour Suprême de
Djibouti, Maître TUBIANA ne peut pas venir pour défendre le
Président de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH).
Dans le
contexte du silence de la dite Cour, je suis contraint
d’attendre, sans le libre choix des moyens de ma défense, le
Jugement de la Cour Suprême, qui va siéger le dimanche 17
janvier 2010.
Si la Cour
Suprême se réunie pour statuer sur mon cas en l’absence de
mon Conseil Me TUBIANA, cela constituera une violation
flagrante des lois de la République et des engagements
internationaux pris par la République de Djibouti, notamment
des dispositions de la Charte Africaine des droits de
l’Homme et des peuples, de la Déclaration de l’Assemblée
générale des Nations unies sur les défenseurs des droits de
l’Homme en date du 10 décembre 1998 et plus précisément des
article 143 b) et d) du Pacte international relatif aux
droits civils et politique qui stipule que toute personne
accusée d’une infraction pénale a droit, en pleine égalité «
à disposer du temps et des facilités nécessaires à la
préparation de sa défense et à communiquer avec le conseil
de son choix » et « (…) à avoir l’assistance d’un défenseur
de son choix ».
Afin que les
droits national, régional, international soient respectées
et que la procédure ne soit pas entachée du soupçon éternel
d’une ingérence politique dans le judiciaire, je demande aux
honorables juges de la plus haute juridiction djiboutienne,
de bien vouloir renvoyer cette affaire de manière à
permettre à mon défenseur Me TUBIANA d’assurer ma défense et
de lui permettre de le faire en plaidant devant votre
instance.
NOEL ABDI
Jean-Paul
Communiqué de l'ARD : Sauvons la paix en 2010 !
Djibouti, le 14 janvier
2010
|

Alliance Républicaine
pour le Développement |
ALLIANCE
REPUBLICAINE POUR LE DEVELOPPEMENT
ARD |
COMMUNIQUE
Sauvons la Paix en 2010 !
Pour que ce vœu à l’occasion
de cette nouvelle année ne reste pas pieux, il ne doit pas
être question de tirer en 2010 le bilan de l’actuel chef
d’état : l’Histoire retiendra qu’il a enterré la paix signée
en 2001 !
Laissons le pouvoir perdre
son temps, en mentant dans les médias publics qui
l’encensent parce qu’il les monopolise!
Ne perdons pas le nôtre
et parons cette année au plus urgent en marchant
pacifiquement dans l’unique espace d’expression qui nous
reste : la rue ! C’est plus qu’un droit à exercer, c’est un
devoir national pour sauver ce que nous avons de plus
précieux en commun, Djibouti et la paix, tous les deux
gravement menacées par la fuite en avant du pouvoir !
Pour nous la seule solution
qui vaille, c’est le peuple et sa détermination à sauver la
Paix qui la détient !
C’est possible en 2010, mais
pas en 2011 car il sera trop tard ! Parce que c’est une
échéance électorale qui verrait une inutile dispersion des
énergies. Trop tard parce que les conditions d’une
compétition électorale loyale n’étant pas réunies et les
partis politiques n’ayant pas vocation à participer à des
consultations électorales truquées ni à les boycotter
indéfiniment, 2011 risque de tous nous entrainer dans une
spirale de violence politique que votre indispensable
mobilisation pour la paix civile en 2010 vise précisément à
éviter !
En 2010 et dans la capitale
pour commencer, parce que c’est le centre nerveux du pouvoir
et le cœur du pays que le pouvoir considère utile.
Pacifiquement, car aucune
autre forme de contestation n’est aussi efficace maintenant
et ici qu’une marche tranquille mais déterminée du plus
grand nombre pour la Paix ! Elle pèsera plus en termes de
rapports de force de cette façon-là, que d'une autre manière
pour obliger le pouvoir à changer de cap car le pays
traverse une période de très grandes incertitudes nous
menant tous et tout droit vers le conflit de trop !
Nous avons des propositions
concrètes afin d’instaurer la concorde civile et l’Etat de
droit; nous les formulerons en temps utile en créant le
cadre institutionnel s’y prêtant : le monologue est le seul
apanage d’un régime autiste et parjure à la surdité duquel
il faut mettre fin !
Pour ce faire, votre
visibilité en rangs serrés à Djibouti-ville et en 2010, est
donc vitale pour tous. L’enjeu interpelle tous les
Djiboutiens au delà des préférences partisanes !
Vous devez le faire et nous
le ferons tous ensemble parce que nous n'avons plus de
choix: c’est l’ultime recours démocratique !
Sauvons la Paix ! C’est un
enjeu qui interpelle aussi la communauté internationale
présente sur notre sol ! Engagée dans une légitime guerre
contre le terrorisme, les retombées de sa présence
militaire, économique et diplomatique à Djibouti se résument
au paiement d’un loyer pour la présence et le maintien de
ses troupes sur le sol national !
C’est tout et dérisoire :
cela lui permet d’avoir bonne conscience sans soulager la
détresse de notre peuple. Son silence indifférent aggrave
cette situation de ni guerre ni paix consécutive à la
violation de l’Accord de Paix Définitive par le pouvoir dès
le surlendemain de sa signature et de sa dénonciation par
nous en 2005 .Il nous appartient à tous de ne plus nous en
accommoder car c'est nous qui serions complices ou
complaisants si nous n'agissons pas cette année, de la bonne
façon, là où il le faut! La communauté internationale ne
peut pas se substituer à vous, même si l’instabilité latente
menace ses intérêts.
Seule votre pacifique
visibilité et elle seule pourra lui donner l’occasion de
jouer avec discernement et efficacité le rôle positif à la
mesure de son rang : prévention et résolution des conflits
mais aussi et surtout quand la Paix existe le noble rôle de
partenaire au développement.
Sauver la Paix : c’est
l’enjeu vital pour 2010 et l’objectif affiché des démocrates
unis autour de l’opposition légale au sein de laquelle
l’Alliance Républicaine pour le Développement entend jouer
un rôle pionnier !
BONNE ANNEE chers
compatriotes et qu’ALLAH guide nos pas vers Sa Paix en
2010 !
Le Comité Exécutif de
l’ARD
LDDH : Note d'information du 9 janvier 2010: avec les
familles de nos soldats contrariés et désolés
|

Le Président |
NOTE D’INFORMATION DU 9 JANVIER 2010
Avec les familles de nos soldats
contrariées et désolées. |
Le jeudi
7 janvier 2010 nous avons rendu visite, en signe de
solidarité afin d’apprécier les difficultés et les
souhaits des familles des militaires.
En
effet, c’est après une expulsion collective de la Cité
Gabode sur la route de l’Aéroport, que les Familles des
militaires se sont retrouvées récemment au PK13.
Après
avoir écouté leurs doléances, il nous semble urgent de
prendre rapidement des mesures en leur faveur, d’autant
plus que depuis plusieurs mois, la majorité d’entre
elles sont constamment inquiètes, car leurs maris sont
loin de leur foyer sur le Front nord de l’Ethiopie à
Doumeira, avec rarement de leurs nouvelles.
Avec de
telles mesures vexatoires et injustes, il est
inadmissible que l’on jette 200 familles composées de
150 familles de militaires et de 50 familles de
gendarmes et de la Garde Républicaine.
C’est la
deuxième fois, et, à chaque fois, durant la période
scolaire qu’on jette hors de leur cité les femmes et les
enfants des gendarmes (Cité Rom vendue à un commerçant
dit «Napoléon») et maintenant les femmes et les enfants
de l’Armée Nationale de Djibouti (AND).
La cité Gabode II est ou sera vendue probablement à des
hommes d’Affaires (venus de la Somalie ?). Faut-il
préciser que l’on a obligé les familles décasées de
prendre possession des logements à caractère sociaux
financés sur des dons extérieurs avec la possibilité à
la Société d’Etat l’ADDS de revendre à des prix
raisonnables, « en se sucrant pas », comme actuellement
avec des montants inappropriés et difficilement
amortissables.
C’est le
cas pour ces familles de militaires, qui gèrent vaille
que vaille au quotidien les maigres salaires de leur
mari.
Rappel
des faits :
1. le
mardi 15 décembre 2010 opération « coup de poings » pour
déloger 200 familles de militaires ;
2.
des petits logements à peine terminés sur le Fonds des
logements à caractère sociaux, sans électricité, sans
eau, ont trouvés des locataires;
3.
pour certains logements, l’électricité a été branchée le
4 janvier 2010, tandis que l’eau faisait encore défaut
pour plusieurs le 7 janvier 2010 ;
4. les charges financières et mensuelles sont
lourdes et se répartissent de la manière suivante :
-
Trente mille francs Djibouti (30 0000FD) pour le
logement de deux chambres ;
-
Quarante sept mille francs Djibouti (47 000FD) pour le
logement de trois chambres ;
- Dix
mille francs Djibouti (10 000FD) par mois pour les
arriérés d’électricité sans compter la consommation
actuelle ;
-
Idem pour l’ONEAD avec dix mille francs Djibouti (10
0000FD) par mois pour arriérés d’eau, sans compter la
consommation actuelle ;
-
Soit un total de Cinquante mille francs Djibouti (50
000FD) par mois pour les deux pièces et de Soixante sept
mille francs Djibouti (67 000FD) pour les trois pièces ;
-
Sans oublier le fait que l’Etat Major de l’Armée n’a pas
encore doté de moyens de transports (au moins un Car)
pour les élèves, collégiens, lycéens et étudiants dont
les familles de leurs soldats sont dépourvues de tout.
Avec les
maigres salaires surtout pour les militaires de l’AND,
et le nombre d’enfants sous la responsabilité des
mamans loin de leurs maris il est difficile de croire
qu’elles seront délaissées par l’ETAT-MAJOR.
Par
conséquent.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un appel
pressant à l’ÉTAT-MAJOR des Forces Armées Djiboutiennes
afin que ces familles de militaires bénéficient d’une
vente décente des Logements à Caractère Social, en
réduisant de moitié la totalité du montant global de la
vente des logements, ce qui automatiquement diminuera de
moitié les loyers vente pour la même période déjà fixée.
NOEL
ABDI Jean-Paul
05/01/10 : FDP : Compte rendu de la commémoration du 19/12/2009
Dans la
lignée de la stratégie amorcée l’année dernière et qui vise
à profiter de la commémoration du massacre d’Arhiba afin de
rassembler les Djiboutiens autour de la dénonciation de
toutes les dérives orchestrés par le régime en place à
Djibouti, le FDP a organisé le 19 décembre dernier une
conférence dont le thème était : Commémoration du 18
décembre 1991, où va Djibouti ?
59 morts et
plusieurs dizaines de blessés par balles, tel fut le bilan
de ce que l'on appelle à Djibouti « Le massacre d'Arhiba »,
Cela s'est passé il y a presque 18 ans, le 18 décembre 1991.
Les forces armées djiboutiennes se sont déployées dans le
centre de la capitale, bouclant le quartier d'Arhiba, y
concentrant ses habitants pour leur tirer dessus comme à la
chasse aux lapins…
Le FDP,
convaincu qu’on ne peut construire la destiné d’une société
sur les injustices et l’impunité, a voulu entendre la
position des mouvements de l’opposition sur l’ensemble des
exactions dont la soldatesque de la dictature s’est rendue
coupable envers une partie de la population.
Les
Djiboutiens sont-ils devenu suffisamment matures pour
mettre des mots sur les conséquences de la politique du
« diviser pour régner » visant à monter les communautés les
unes contre les autres ?
Sommes-nous
prêts à parler sans tabous des causes qui nous ont conduits
à l’impasse dans laquelle nous nous trouvons et dont semble
profiter le système Guelléen et ses courtisans ?
Après 32 ans
d’indépendance, sommes-nous capable de nous rassembler
autour d’un projet sociétal fort, viable, tourné vers
l’avenir et transcendant les clivages communautaires ?
Telle a été
la philosophie et le fil conducteur de cette journée
commémorative – ô combien symbolique- quant aux motifs qui
ont guidé à son organisation dans cette forme.
Après avoir
souhaité la bienvenue aux participants et remercié Mme Selma
Benkhalifa d’avoir accepté de modérer le débat, la salle a
été conviée à visionner un dvd sur la tuerie barbare dont
ont étés victimes des civils innocents du quartier Arhiba.
L’assistance
a été submergé par l’émotion et un sentiment d’horreur au vu
des images des victimes à l’état brut, prises justes après
le forfait accompli par les forces de sécurité de la
dictature.
Mme Selma
Benkhalifa (juriste et militante engagée) qui nous disait ne
pas être une spécialiste de Djibouti, nous a montré qu ‘elle
connaissait son sujet sur le bout des doigts et a occupé son
rôle de modératrice avec succès.
La parole a
ensuite été donnée à Madhi Ibrahim Ahmed God(ARD): « Je suis
très heureux de prendre la parole devant un parterre de
camarade djiboutien, ces images que nous venons de voir,
sont très émouvants et émouvants dans le sens ou chacun
d’entre vous peut voir les pratiques d’un régime
dictatorial. Cela s’est passé, il y a de cela 18 ans, mais
ça ne s’est pas arrêté…. »
C’est fut au
tour de Daher Ahmed Farah (MRD) de rappeler « que ce n’était
pas la première que nous nous retrouvons mais ce n’est pas
difficile de prendre la parole après des images aussi
tragiques, je vous avoue être submergé d’émotions, cela me
ramène à quelques années et fait remonter des souvenirs très
douloureux. Mais je tiens à dire un mot sur ce qui s’est
passé à Arhiba , pour montrer aussi la dimension nationale
sur la répression à Djibouti, si certaines communautés ont
payé un prix lourd au massacre, à la violence d’Etat, c’est
l’ensemble de la communauté nationale qui a été touché. Les
victimes ne sont pas toujours choisies sur une base
communautaire…. » .
Cassim Ahmed
Dini (ARD) a quant à lui soulevé « la question du comment
enterrer ses morts ? sous quel statut faut-il les enterrer
en temps que « Martyrs » SHOUHADA. C’est pour cela que les
morts ont été enterrés collectivement. La définition du
statut du mort revenait au vivant. Je reviens à cette image
car le thème de ce qui nous rassemble aujourd’hui, c’est
honorons nos morts ensemble….. »
En fin,
Mohamed Kaddamy (FRUD-armé), a réitéré avec force que «nous
nous devons de commémorer cette anniversaire et nous
recueillir à la mémoire de tous les innocents massacrés par
ce régime et pointer la responsabilité des auteurs de ce
prime imprescriptible… »
Au terme de
cette journée constructive, le FDP tient a rappeler qu’il
continuera à explorer les actions concrètes à mettre en
place et ce pour lutter contre l’impunité et l’oubli afin
d’amener les responsables des exactions sur les civils
innocents à répondre de leurs actes.
L’Equipe
01/01/10 Interview de Daher Ahmed Farah au Renouveau
Djiboutien du MRD
«USONS de
tous les moyens légitimes pour créer le rapport de force
nécessaire au changement», déclare le président du MRD, M.
Daher Ahmed Farah (DAF), dans une interview au journal le
Renouveau Djiboutien
Propos
recueillis par Mohamed Houssein
Dans une
interview accordée au Journal le Renouveau Djiboutien,
organe de presse interdit du MRD, le président du MRD, Daher
Ahmed Farah, aborde le procès pour faux du MRD, la situation
générale à Djibouti, l’état de la démocratie et des droits
humains, l’action du MRD et du reste de l’opposition, le
projet de troisième mandat du président Guelleh, la position
américaine et française ainsi que les voies et moyens de
réaliser le changement démocratique à Djibouti.
Le
Renouveau : Le procès du MRD a été maintes fois renvoyé.
Qu’est-ce qui retient la justice djiboutienne de trancher
cette affaire ?
DAF :
Je voudrais d’abord profiter de l’occasion que vous m’offrez
pour adresser aux Djiboutiennes et aux Djiboutiens mes
meilleurs vœux pour la nouvelle année 2010. Puisse-t-elle
être l’année du bonheur pour chacun d’entre nous et celle du
changement démocratique tant désiré pour nous tous. Pour
revenir à votre question, il est vrai que le procès que nous
avons engagé contre la dissolution arbitraire et illégale du
MRD par décret présidentiel du 9 juillet 2008, va de renvoi
en renvoi. Ce, du fait de la partie adverse, à savoir l’Etat
de Djibouti. A défaut d’arguments, puisque le MRD a été
dissout sur la base d’un faux grossier fabriqué par le
régime, l’Etat de Djibouti (malheureusement incarné par le
seul pouvoir du président Guelleh) pratique la politique de
la chaise vide. Et lorsque son représentant paraît comme il
l’a fait (miracle !) le 26 décembre 2009, c’est pour
déclarer n’avoir rien à dire. Mais qu’il soit clair,
contrairement aux motivations inavouables et inavouées mais
non moins flagrantes de cette dissolution, le MRD poursuit
de plus belle sa lutte pour le changement démocratique à
Djibouti. Un parti politique, faut-il le rappeler, est une
organisation de femmes et d’hommes unis par un projet
national et non une faveur à tout moment révocable de
despote.
Le
Renouveau : De quoi accuse-t-on réellement le MRD ?
DAF :
Il y a une accusation inventée de toutes pièces et
transcrite dans un faux grossier dont tous celles et ceux
qui suivent cette affaire ont connaissance puisque ce
document a été publié par nos soins comme par le régime. A
savoir que le MRD aurait demandé au président érythréen
d’envahir la République de Djibouti et de mettre fin au
régime du président Guelleh au profit de l’opposition. Et il
y a l’accusation réelle qui reproche au MRD de s’engager et
de lutter légalement et légitimement pour l’avènement d’une
société juste, fraternelle et démocratique à Djibouti. Le
régime nous en veut pour nos convictions politiques, voilà
la vérité.
Le
Renouveau : La vie politique djiboutienne est dominée
par un seul parti politique depuis plus de 32 ans. Le pays
n’a jamais connu d’alternance démocratique depuis plus de
trois décennies. Quel tableau pouvez-vous nous dresser de la
situation en général, et dans le domaine de la démocratie et
des droits de l’homme en particulier ?
DAF :
La situation générale, celles et ceux qui s’intéressent à ce
pays le savent, est préoccupante à Djibouti. Plus de trente
deux ans après l’Indépendance, quiconque observe la
République de Djibouti est frappé par la misère sociale, la
concentration des ressources économiques entre les mains
d’une poignée d’individus, la confiscation et la gestion
désastreuse de l’Etat, le caractère policier du régime. Il
n’est pas étonnant, dans ces conditions, que notre pays soit
très mal placé en matière de démocratie et de droits de
l’Homme : notre chère terre est l’un des rares lieux au
monde où la liberté et les droits humains sont traités comme
une menace par les gouvernants.
De fait, la
République de Djibouti est, à peine née et à tous les
niveaux, devenue la chose d’un homme et de son petit
entourage. D’où la profonde lassitude des Djiboutiens et le
rejet du pouvoir en place. Rapports et autres enquêtes
internationaux sur Djibouti confirment cette analyse de la
situation. Je renvoie les lecteurs au rapport de
l’Observatoire international pour la défense des droits de
l’Homme du 9 août 2006, aux rapports annuels sur la
situation des droits de l’Homme dans le monde publiés par
les Etats-Unis d’Amérique, au rapport d’enquête
parlementaire de l’Union européenne en date du 1er décembre
2008, document suivi d’une résolution du Parlement européen
sur la situation dans la Corne d’Afrique le 15 janvier 2009,
aux rapports annuels de Reporters sans Frontières, aux
nombreux écrits de l’Organisation internationale du travail
(OIT) et de son organe exécutif, le Bureau national de
travail (BIT), etc. etc.
Il est
symptomatique que le président Guelleh ne rassure même pas
ses amis et autres proches partenaires, comme le montrent
les cas de l’homme d’affaires Abdourahman M. M. Boreh et du
défunt général de police Yassin Yabeh. Et qu’à leur tour les
plus zélés «fous du roi» du Chef de l’Etat confient en privé
leur déception à son égard. Savez-vous qu’Ismaël Omar
Guelleh a brutalement déclaré persona non grata, en août
2009, le directeur général que ses amis de Dubai Ports
International avaient placé à la tête du Port de Djibouti ?
Savez-vous que dans le classement de Doing Business 2009
(Banque Mondiale) Djibouti se retrouve en 163ème sur 183
pays classés pour la facilité de faire des affaires ?
Savez-vous que, selon Famine Early Warning Systems Network
(Fews.net), organisation américaine d’alerte précoce,
340.000 personnes, soit la moitié de la population
djiboutienne, souffraient de la faim et avaient d’urgence
besoin d’assistance alimentaire en 2008 sous nos cieux,
problème qui ne s’est pas arrangé depuis lors ?
Le
Renouveau : Il semble y avoir comme un parfum de fin
règne à Djibouti. Est-ce votre avis ?
DAF :
La fin de règne aurait dû intervenir depuis longtemps. La
vérité est que s’il y a règne autocratique c’est qu’il y a
faiblesse de nous autres Djiboutiennes et Djiboutiens. Il
est grand temps de cesser d’attendre la fin de ce règne
fossoyeur et de la provoquer. N’attendons pas la chance,
soyons notre chance.
Le
Renouveau : Vous venez d’effectuer une visite de travail
en Amérique du Nord. Vous avez aussi participé à une
conférence sur Djibouti récemment à Bruxelles. On a
l’impression que l’opposition djiboutienne redouble
d’activités ?
DAF :
L’opposition djiboutienne doit pleinement prendre ses
responsabilités, et elle le sait. D’où ses efforts. D’où les
efforts constants du MRD et de son président. Nous devons
intensifier la lutte et susciter un sursaut national pour
réaliser le changement.
Le
Renouveau : L’élection présidentielle à Djibouti aura
lieu en 2011. Que compte faire l’opposition pour faire
advenir une alternance démocratique dans ce pays ?
DAF :
La position du MRD et du reste de l’opposition crédible est
claire en matière électorale. Comme nous l’avons rappelé
dans notre appel au peuple djiboutien et à la communauté
internationale du 26 septembre 2009, appel lancé au nom de
la coalition des partis légalisés (Union pour l’Alternance
Démocratique ou UAD), avant tout nouveau scrutin, les
conditions électorales de transparence, de liberté et
d’équité doivent être réalisées. Or, rien n’est fait et ne
le sera probablement en ce sens par le pouvoir en place.
C’est dire qu’il appartient à l’opposition et au peuple
djiboutien de créer le rapport de force nécessaire pour
débloquer la situation, mettre fin aux mascarades
électorales et rendre enfin possible l’alternance
démocratique sous nos cieux.
Le
Renouveau : L’actuel chef de l’Etat djiboutien, Monsieur
Ismail Omar Guelleh, veut modifier la constitution pour
briguer un troisième mandat. De quels moyens dispose
l’opposition pour faire barrage à ce projet ?
DAF :
Monsieur Guelleh, qui ne comprend que le langage du rapport
de force, agit ainsi parce qu’il s’estime en position de
force. A nous donc de le faire renoncer au troisième mandat
et à l’intention de présidence à vie qui sous-tend ce
projet. Il nous faut user de tous les moyens légitimes pour
créer le rapport de force nécessaire au changement. Je dis
bien rapport de force.
Le
Renouveau : La France et les Etats-Unis ont des intérêts
importants à Djibouti. Pensez-vous qu’ils sont opposés à ce
troisième mandat ? Que leur diriez-vous ?
DAF :
La France et les Etats-Unis d’Amérique sont deux grands pays
démocratiques. Ils ont su s’opposer à la tyrannie et
conquérir de haute lutte la liberté dont ils jouissent
aujourd’hui. La France aime à se dire patrie des droits de
l’Homme et les Etats-Unis ne sont pas en reste qui
réaffirment régulièrement leur attachement à la démocratie.
Dans son retentissant discours d’Accra en date du 11 juillet
2009, le président Barack Obama a déclaré que l’Afrique a
besoin d’institutions fortes (strong institutions) et non
d’hommes forts (strong men). Or, le président Guelleh n’est
ni un champion des droits de l’Homme, ni un adepte de la
démocratie. C’est un homme fort (strong man) qui ne se
soucie que de ses intérêts personnels, ce que savent
Français et Américains.
Nous leur
disons donc que si un camp mérite leur soutien, c’est bien
celui du peuple djiboutien épris de liberté et de progrès
harmonieux. Il va d’ailleurs de leurs intérêts que Djibouti
cesse de s’enfoncer dans la misère et dans l’absence de
liberté pour renaître dans la démocratie, l’Etat de droit et
le développement durable. Ce qui se passe autour de
Djibouti, y compris sur l’autre rive de la Mer Rouge,
devrait être pris en compte par nos amis français et
américains.
Le
Renouveau : Vous êtes un opposant notoire au régime
Djiboutien. Mais vous vivez en dehors du pays depuis ces
dernières années. Quelle est votre marge de manœuvre pour
faire avancer votre combat pour la démocratie à Djibouti ?
DAF :
En effet, je vis aujourd’hui en exil avec d’autres
compagnons de lutte, mais cela ne nous empêche pas d’agir.
Nous le faisons avec la diaspora djiboutienne, auprès des
démocrates et démocraties amis de Djibouti, mais aussi vers
l’intérieur de notre pays. Nous le faisons avec un souci
constant d’unité avec le reste de l’opposition. Et nous
sommes plus que jamais déterminés. Toutes choses qui
dérangent le régime et expliquent ses persécutions à
l’encontre de notre organisation politique.
Le
Renouveau : En l’absence de liberté de presse et de
communication à l’intérieur du pays, de quels moyens de
communication dispose l’opposition pour toucher les
Djiboutiens ?
DAF :
Il est vrai que la liberté d’expression est déniée à
l’opposition, comme d’ailleurs au reste des Djiboutiens.
Nous nous sommes vu refuser l’autorisation d’ouvrir une
radio libre, le Renouveau Djiboutien a été interdit en
2007…Même les communiqués de la Ligue djiboutienne des
droits humains (LDDH) ne sont pas épargnés. Or, il nous faut
toucher les Djiboutiens. A l’extérieur, en terre de liberté,
c’est aisé ; mais vers l’intérieur, il nous faut faire
preuve d’imagination. Les démocrates djiboutiens y
travaillent activement. Le MRD, qui est conscient de
l’importance des moyens de communication de masse, est très
attaché à ce que ce vide soit comblé.
Le
Renouveau : Merci, Monsieur le président.
DAF : C’est moi qui vous remercie.
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