Dernières nouvelles - Édition en Ligne de Janvier 2010

                               

                              Alliance             « La seule vraie politique est la politique du vrai » EDGAR FAURE
                         Républicaine
               
pour le Développement

 Directeur de publication : Mohamed Ali Abdou.   Codirecteur : Mahdi Ibrahim A. God.   Email : realite_djibouti@yahoo.fr


S  o  m  m  a  i  r  e

25/01/2010 L'ARD convoque une réunion d'information à Paris samedi 30 janvier 2010

24/01/2010 LDDH : Note d'information du 23 janvier 2010

18/01/2010 Note d'information de la LDDH: l'audience de la cour suprême reportée sine die

15/01/2010 Lettre ouverte de la LDDH le 14 janvier 2010

14/01/2010 Communiqué de l'ARD : Sauvons la paix en 2010 !

09/01/2010 LDDH : Note d'information du 9 janvier 2010: avec les familles de nos soldats contrariés et désolés

05/01/2010 FDP : Compte rendu de la commémoration du 19/12/2009

01/01/2010 Interview de Daher Ahmed Farah au Renouveau Djiboutien du MRD


L'ARD présente ses meilleurs vœux de bonheur et de prospérité au peuple djiboutien pour l'année 2010, et renouvelle son engagement de poursuivre la lutte pour la liberté et la démocratie.  Notre mouvement tiendra ses Assises nationales en février 2010 en vue de proposer un nouveau cap des actions citoyennes, parce que le temps est venu d'une mobilisation nouvelle de tous pour obtenir le changement à Djibouti.


L'ARD convoque une réunion d'information à Paris samedi 30 janvier 2010

L’Alliance républicaine pour le développement (ARD) organise samedi 30 janvier à Paris une première réunion d’information et de sensibilisation sur la situation présente en république de Djibouti et sur les projets d’actions citoyennes en préparation.

Dans le cadre de la relance des actions militantes de l’opposition nationale, Djiboutiennes, Djiboutiens et tous leurs amis démocrates sont conviés à cette réunion pour examiner ensemble le programme de mobilisation présenté par l’ARD en France.

La réunion d’information et de sensibilisation aura lieu
Samedi 30 janvier 2010 de 14 heures à 19 heures
Dans la salle de réception du
Restaurant Aux Oliviers
19, rue Lucien Sampaix, 75010 Paris
Métro Jacques Bonsergent

Contact :
Docteur Hamad Daoud, représentant l’ARD en France, Tél. 06.23.96.88.03
Maki Houmedgaba, représentant l’ARD en Europe, Tél. 06.25.52.08.85
 

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LDDH : Note d'information du 23 janvier 2010

 

 

 

 

 

Le Président

NOTE D'INFORMATION DU 23 JANVIER 2010

Référendum programmé d’une élection d’un chef d’Etat: « Voter OUI ou NON aux nombreux et dangereux barrages du dictateur djiboutien sournois et avide du pouvoir » ? La justice djiboutienne et la liberté auront le dernier mot !!!

« Nin Daar ku Jira Daruur iyo Dhawsarasho ma Arko » (Une personne dans une maison ne voit ni les nuages ni les scandales)

Le procès MRD contre l’Etat de Djibouti auprès du Tribunal de Djibouti de la Cour du Contentieux Administratif, après plusieurs absences du représentant de l’Etat, vient d’être mis en délibéré par la présidente de la Cour d’Appel. Rappelant que, le  dernier renvoi de la présidente de la Cour était celui de permettre au Commissaire du Gouvernement d’apporter ses observations écrites.

Maître Zakaria défenseur du MRD (Parti de l’Opposition Djiboutienne constamment harcelé pour ses engagements politiques en faveur de la bonne gouvernance), après avoir pris connaissance des observations de  la Commissaire du Gouvernement a immédiatement demandé à Madame la Présidente de la Cour de présenter ses observations en tant que défenseur.

C’est avec brio, que Maître Zakaria a balayé toutes les orchestrations politico médiatiques tendant à paralyser un mouvement d’opposition politique de l’UAD mais aussi un mouvement populaire en république de Djibouti.

Maître Zakaria est en effet intervenu pour mettre en exergue des brèves rappels palpables sur les contextes et les interrogations politiques sous jacents d’une décision ultra rapide, qui ont été prises sur des bases de documents sans aucune signature, sans aucune signification et sans aucune base juridique pour permettre au moins la prise (en toute sérénité) au chef de l’Etat, Premier Magistrat et garant des lois en vigueur dans une mesure digne, conforme, et JURIDIQUEMENT INCONTESTABLE.

Déstabilisé, le représentant de l’Etat a reproché à Madame la Présidente d’avoir accordé à Maître Zakaria de faire des observations. Madame la Présidente a immédiatement répondu.
En effet, c’est  le droit le plus légitime à la défense d’intervenir et d’émettre toutes ses observations.

Très brièvement, le représentant de l’Etat a timidement demandé à la Cour : pourquoi « l’Etat prendrait une telle décision alors que ce parti politique (MRD) existe depuis très longtemps et n’a  jamais été inquiété ??? » Sans un autre commentaire.

Toutefois, faut-il encore rappeler tous les faits et gestes d’un régime usurpateur imposé depuis plus de dix ans grâce aux forces étrangères pré positionnées en république de Djibouti, avec toute leur puissance en aval et en amont afin d’étouffer les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, les crimes de génocide sans oublier les crimes organisés, notamment dans la Corne d’Afrique ?

NOEL ABDI Jean-Paul

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Note d'information de la LDDH : l'audience de la cour suprême reportée sine die

 

 

 

 

 

Le Président

NOTE D'INFORMATION DU 17 JANVIER 2010

L'AUDIENCE DE LA COUR SUPREME

REPORTEE SINE DIE

« Nin ummadiisa u halgama, ma gacmo labto »(Un homme qui combat pour son Peuple ne baisse par les bras)

Je vous soumets la liste des diverses lettres adressées à la plus Haute Juridiction de Djibouti, hélas, toutes restées sans réponse :

1. Lettre de la LDDH du 4 janvier 2010 ;

2. Lettre de Maître TUBIANA du 14 avril 2009 ;

3. Lettre de la LDDH du 12 mars 2009

4. Lettre de la LDDH du 25 novembre 2008 ;

5. Lettre de la LDDH du 25 novembre 2008 ;

6. Lettre de Maître TUBIANA du 12 novembre 2008 ;

7.    Lettre de la L’OSERVATOIRE   du 16 janvier 2010 ;

8. Lettre de L’OBSERVATOIRE du 17 avril 2009

Face à mon procès à l’allure purement politique, depuis que le Chef de l’Etat s’est permis non seulement de m’insulter en des termes indignes d’un Premier Magistrat, mais pire encore avec des propos mensongers tels que celui que je perçois 10 000 US dollars par mois de l’Ambassade des Etats-Unis à Djibouti.

Il est à déplorer, que les propos à mon égard soient intolérables et fallacieux, surtout  lorsque qu’elles émanent du « garant » de la Constitution, « garant’ » qui ne cesse régulièrement de bafouer, de violer les dispositions en particulier son Titre II.

Une réponse positive de la Cour Suprême aurait pu permettre à Maître TUBIANA d’obtenir un visa de notre Ambassade à Paris, mais faute de garantie de pouvoir plaider devant la Cour Suprême de Djibouti, Maître TUBIANA ne peut pas venir me défendre en tant que Défenseur des Droits de l’Homme

Dans le contexte du silence de la dite Cour, je suis contraint d’attendre, sans le libre choix des moyens de ma défense, le Jugement de la Cour Suprême.

Et comme souligné ci-après : « l’Observatoire dénonce le harcèlement judiciaire dont continue de faire l’objet M. Noël-Abdi, et craint qu’il ne vise à sanctionner ses activités de défense des droits de l’Homme ». Ce matin la salle d’audience du Tribunal de Djibouti était fermée et l’on nous a fait savoir, après une heure d’attente, que la Cour Suprême était en déménagement. L’audience est donc reportée sine die.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains, face aux dangers et aux incertitudes en République de Djibouti, reste déterminée à promouvoir son noble combat des Droits de l’Homme.

NOEL ABDI Jean-Paul

Simple constat.

Actuellement, les contextes politiques, économiques et sociaux, ainsi que les bruits de bottes traumatisent nos populations du Nord au Sud, mais aussi de la capitale. Notre Peuple est-il à nouveau au gouffre de la « Spirale  Répression Violence » ?

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Lettre ouverte de la LDDH le 14 janvier 2010

 

 

 

 

 

Le Président

LETTRE OUVERTE DE LA LDDH

LE 14 JANVIER 2010

Mon défenseur international, Maître Tubiana du Barreau de Paris n’est, à l’heure actuelle, pas en mesure d’assurer sa mission comme il avait pu le faire devant la Cour d’Appel.

Or selon la jurisprudence de la Cour Suprême, dans des affaires précédemment jugées devant cette instance, des avocats djiboutiens et étrangers ont pu plaider devant la Cour, validant dans la pratique et de facto cette possibilité.

Pourquoi m’est-elle aujourd’hui refusée ?

Par ailleurs, la contradiction contenue dans les propos du ministre de la Justice laisse planer le doute quant au caractère politique des poursuites engagées contre moi et les risques que mon procès soit un procès purement politique en application d’instructions venues du sommet de l’Etat et qui étaient prononcées dans un langage bassement insultant, diffamatoire et mensonger à mon égard dans le Journal Jeune Afrique et repris évidemment par le journal Gouvernemental « La Nation ».

Toutefois, mon avocat Maître TUBIANA n’avait pas baissé les bras et avait, à maintes reprises, adressé des lettres à la Première Présidente de la Cour Suprême, afin de lui permettre d’assurer ma défense à mon procès.

La première lettre date du 10 novembre 2008 dans les termes suivants : « J’ai assisté M. Jean-Paul NOEL ABDI devant la Cour d’Appel de DJIBOUTI et nous avons formé un pourvoi contre cette décision. Ce pourvoi doit être examiné par votre juridiction le 16  novembre 2008. Comme en appel et compte tenu de l’autorisation qui a été donnée par M. le Ministre de la Justice, je continuerai à assurer la défense de M. NOEL ABDI au côté de mon confrère Zakaria Abdilalhi. Je vous serais infiniment reconnaissant de bien vouloir me confirmer que je pourrais y plaider … ».

Plusieurs autres lettres ont été transmises à Madame la Première Présidente, qui sont toutes restées sans réponse. Une réponse positive aurait pu permettre à Maître TUBIANA d’obtenir un visa de notre Ambassade de Djibouti, mais faute de garantie de pouvoir plaider devant la Cour Suprême de Djibouti, Maître TUBIANA ne peut pas venir pour défendre le Président de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH).

Dans le contexte du silence de la dite Cour, je suis contraint d’attendre, sans le libre choix des moyens de ma défense, le Jugement de la Cour Suprême, qui va siéger le dimanche 17 janvier 2010.

Si la Cour Suprême se réunie pour statuer sur mon cas en l’absence de mon Conseil Me TUBIANA, cela constituera une violation flagrante des lois de la République et des engagements internationaux pris par la République de Djibouti, notamment des dispositions de la Charte Africaine des droits de l’Homme et des peuples, de la Déclaration de l’Assemblée générale des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’Homme en date du 10 décembre 1998 et plus précisément des article 143 b) et d) du Pacte international relatif aux droits civils et politique qui stipule que toute personne accusée d’une infraction pénale a droit, en pleine égalité « à disposer du temps et des facilités nécessaires à la préparation de sa défense et à communiquer avec le conseil de son choix » et «  (…) à avoir l’assistance d’un défenseur de son choix ».

Afin que les droits national, régional, international soient respectées et que la procédure ne soit pas entachée du soupçon éternel d’une ingérence politique dans le judiciaire, je demande aux honorables juges de la plus haute juridiction djiboutienne, de bien vouloir renvoyer cette affaire de manière à permettre à mon défenseur Me TUBIANA d’assurer ma défense et de lui permettre de le faire en plaidant devant votre instance.

NOEL ABDI Jean-Paul

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Communiqué de l'ARD : Sauvons la paix en 2010 !

Djibouti, le 14 janvier 2010

Alliance Républicaine
pour le Développement

ALLIANCE REPUBLICAINE POUR LE DEVELOPPEMENT

ARD

COMMUNIQUE 

Sauvons la Paix en 2010 !

Pour que ce vœu à l’occasion de cette nouvelle année ne reste pas pieux, il ne doit pas être question de tirer en  2010 le bilan de l’actuel chef d’état : l’Histoire retiendra qu’il a enterré la paix signée en 2001 !

Laissons le pouvoir perdre son temps, en mentant dans les médias publics qui l’encensent parce qu’il les monopolise!

Ne perdons pas le nôtre et parons cette année au plus urgent en marchant pacifiquement dans l’unique espace d’expression qui nous reste : la rue ! C’est plus qu’un droit à exercer, c’est un devoir national pour sauver ce que nous avons de plus précieux en commun, Djibouti et la paix, tous les deux gravement menacées par la fuite en avant du pouvoir !

Pour nous la seule solution qui vaille, c’est le peuple et sa détermination à sauver la Paix qui la détient !

C’est possible en 2010, mais pas en 2011 car il sera trop tard ! Parce que c’est une échéance électorale qui verrait une inutile dispersion des énergies. Trop tard parce que les conditions d’une compétition électorale loyale n’étant pas réunies et les partis politiques n’ayant pas vocation à participer à des consultations électorales truquées ni à les boycotter indéfiniment, 2011 risque de tous nous entrainer dans une spirale de violence politique que votre indispensable mobilisation pour la paix civile en 2010 vise précisément à éviter !

En 2010 et dans la capitale pour commencer, parce que c’est le centre nerveux du pouvoir et le cœur du pays que le pouvoir considère utile.

Pacifiquement, car aucune autre forme de contestation n’est aussi efficace maintenant et ici qu’une marche tranquille mais déterminée du plus grand nombre pour la Paix ! Elle pèsera plus en termes de rapports de force de cette façon-là, que d'une autre manière pour obliger le pouvoir à changer de cap car le pays traverse une période de très grandes incertitudes nous menant tous et tout droit vers le conflit de trop !

Nous avons des propositions concrètes afin d’instaurer la concorde civile et l’Etat de droit; nous les formulerons en temps utile en créant le cadre institutionnel s’y prêtant : le monologue est le seul apanage d’un régime autiste et parjure à la surdité duquel il faut mettre fin !

Pour ce faire, votre visibilité en rangs serrés à Djibouti-ville et en 2010, est donc vitale pour tous. L’enjeu interpelle tous les Djiboutiens au delà des préférences partisanes !

Vous devez le faire et nous le ferons tous ensemble parce que nous n'avons plus de choix: c’est l’ultime recours démocratique !

Sauvons la Paix ! C’est un enjeu qui interpelle aussi la communauté internationale présente sur notre sol ! Engagée dans une légitime guerre contre le terrorisme, les retombées de sa présence militaire, économique et diplomatique à Djibouti se résument au paiement d’un loyer pour la présence et le maintien de ses troupes sur le sol national !

C’est tout et dérisoire : cela lui permet d’avoir bonne conscience sans soulager la détresse de notre peuple. Son silence indifférent aggrave cette situation de ni guerre ni paix consécutive à la violation de l’Accord de Paix Définitive par le pouvoir dès le surlendemain de sa signature et de sa dénonciation par nous en 2005 .Il nous appartient à tous de ne plus nous en accommoder car c'est nous qui serions complices ou complaisants si nous n'agissons pas cette année, de la bonne façon, là où il le faut! La communauté internationale ne peut pas se substituer à vous, même si l’instabilité latente menace ses intérêts. 

Seule votre pacifique visibilité et elle seule pourra lui donner l’occasion de jouer avec discernement et efficacité le rôle positif à la mesure de son rang : prévention et résolution des conflits mais aussi et surtout quand la Paix existe le noble rôle de partenaire au développement.

Sauver la Paix : c’est l’enjeu vital pour 2010 et l’objectif affiché des démocrates unis autour de l’opposition légale au sein de laquelle l’Alliance  Républicaine pour le Développement entend jouer un rôle pionnier !

BONNE ANNEE chers compatriotes et qu’ALLAH guide nos pas vers Sa Paix en 2010 !

Le Comité Exécutif de l’ARD

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LDDH : Note d'information du 9 janvier 2010: avec les familles de nos soldats contrariés et désolés

 

 

 

 

 

Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 9 JANVIER 2010

Avec les familles de nos soldats contrariées et désolées.

Le jeudi 7 janvier 2010 nous avons rendu visite, en signe de solidarité afin d’apprécier les difficultés et les souhaits des familles des militaires.

En effet, c’est après une expulsion collective de la Cité Gabode sur la route de l’Aéroport, que les Familles des militaires se sont retrouvées récemment au PK13.

Après avoir écouté leurs doléances, il nous semble urgent de prendre rapidement des mesures en leur faveur, d’autant plus que depuis plusieurs mois, la majorité d’entre elles sont constamment inquiètes, car leurs maris sont loin de leur foyer sur le Front nord de l’Ethiopie à Doumeira, avec rarement de leurs nouvelles.

Avec de  telles mesures vexatoires et injustes, il est inadmissible que l’on jette 200 familles composées de 150 familles de militaires et de 50 familles de gendarmes et de la Garde Républicaine.

C’est la deuxième fois, et, à chaque fois, durant la période scolaire qu’on jette hors de leur cité les femmes et les enfants  des gendarmes (Cité Rom vendue à un commerçant dit «Napoléon»)  et maintenant les femmes et les enfants de l’Armée Nationale de Djibouti (AND).

La cité Gabode II est ou sera vendue probablement à des  hommes d’Affaires (venus de la Somalie ?). Faut-il préciser que l’on a obligé les familles décasées de prendre possession des logements à caractère sociaux financés sur des dons extérieurs avec la possibilité à la Société d’Etat l’ADDS de revendre à des prix raisonnables, « en se sucrant pas », comme actuellement avec des montants inappropriés et difficilement amortissables.

C’est le cas pour ces familles de militaires, qui gèrent vaille que vaille au quotidien les maigres salaires de leur mari.

Rappel des faits :

1.    le mardi 15 décembre 2010 opération « coup de poings » pour déloger 200 familles de militaires ;

2.    des petits logements à peine terminés sur le Fonds des logements à caractère sociaux, sans électricité, sans eau, ont trouvés des locataires;

3.    pour certains logements, l’électricité a été branchée le 4 janvier 2010, tandis que l’eau faisait encore défaut pour plusieurs le 7 janvier 2010 ;

4.     les charges financières et mensuelles sont lourdes et se répartissent de la manière suivante :

-    Trente mille francs Djibouti (30 0000FD) pour le logement de deux chambres ;

-    Quarante sept mille francs Djibouti (47 000FD) pour le logement de trois chambres ;

-    Dix mille francs Djibouti (10 000FD) par mois pour les arriérés d’électricité sans compter la consommation actuelle ;

-    Idem pour l’ONEAD  avec dix mille francs Djibouti (10 0000FD) par mois pour arriérés d’eau, sans compter la consommation actuelle ;

-    Soit un total de Cinquante mille francs Djibouti (50 000FD) par mois pour les deux pièces et de Soixante sept mille francs Djibouti (67 000FD) pour les trois pièces ;

-    Sans oublier le fait que l’Etat Major de l’Armée n’a pas encore doté de moyens de transports (au moins un Car) pour les élèves, collégiens, lycéens et étudiants dont les familles de leurs soldats sont dépourvues de tout.

Avec les maigres salaires surtout pour les militaires de l’AND, et le nombre d’enfants sous la  responsabilité des mamans loin de leurs maris il est difficile de croire qu’elles seront délaissées par l’ETAT-MAJOR.

Par conséquent.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un appel pressant à l’ÉTAT-MAJOR des Forces Armées Djiboutiennes afin que ces familles de militaires bénéficient d’une vente décente des Logements à Caractère Social, en réduisant de moitié la totalité du montant global de la vente des logements, ce qui automatiquement diminuera de moitié les loyers vente pour la même période déjà fixée.

NOEL ABDI Jean-Paul

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05/01/10 : FDP : Compte rendu de la commémoration du  19/12/2009

Dans la lignée de  la stratégie amorcée l’année dernière et qui vise à profiter de la commémoration du massacre d’Arhiba afin de rassembler les Djiboutiens autour de la dénonciation de toutes les dérives orchestrés par le régime en place à Djibouti, le FDP   a organisé le 19 décembre dernier une conférence dont le thème était : Commémoration du 18 décembre 1991, où va Djibouti ?

59 morts et plusieurs dizaines de blessés par balles, tel fut le bilan de ce que l'on appelle à Djibouti « Le massacre d'Arhiba », Cela s'est passé il y a presque 18 ans, le 18 décembre 1991. Les forces armées djiboutiennes se sont déployées dans le centre de la capitale, bouclant le quartier d'Arhiba, y concentrant ses habitants pour leur tirer dessus comme à la chasse aux lapins…

Le FDP, convaincu qu’on ne peut construire la destiné d’une société sur les injustices et l’impunité,  a voulu entendre la position des mouvements de l’opposition sur l’ensemble des exactions dont la soldatesque de la dictature s’est rendue coupable envers une partie de la population.

Les Djiboutiens sont-ils devenu  suffisamment matures pour mettre des mots sur  les conséquences de la politique du « diviser pour régner »  visant à monter les communautés les unes contre les autres ?

Sommes-nous prêts à parler sans tabous des causes qui nous ont conduits à l’impasse dans laquelle nous nous trouvons et dont semble profiter  le système Guelléen et ses courtisans ?

Après 32 ans d’indépendance, sommes-nous capable de nous rassembler autour d’un projet sociétal fort, viable, tourné vers l’avenir et transcendant les clivages communautaires ?

Telle a été la philosophie et le fil conducteur  de cette journée commémorative – ô combien symbolique- quant aux  motifs qui ont guidé à son organisation dans cette forme.

Après avoir souhaité la bienvenue aux participants et remercié Mme Selma Benkhalifa d’avoir accepté de modérer le débat, la salle a été conviée à visionner  un dvd sur la tuerie barbare dont ont étés victimes des civils innocents du quartier Arhiba.

L’assistance a été submergé par l’émotion et un sentiment d’horreur au vu des images  des victimes à l’état brut, prises justes après le forfait accompli par les forces de sécurité de la dictature.

Mme Selma Benkhalifa (juriste et militante engagée) qui nous disait ne pas être une spécialiste de Djibouti, nous a montré qu ‘elle connaissait son sujet sur le bout des doigts et a occupé son rôle de modératrice avec succès.

La parole a ensuite été donnée à Madhi Ibrahim Ahmed God(ARD): « Je suis très heureux de prendre la parole devant un parterre de camarade djiboutien, ces images que nous venons de voir, sont très émouvants et émouvants dans le sens ou chacun d’entre vous peut voir les pratiques d’un régime dictatorial. Cela s’est passé, il y a de cela 18 ans, mais ça ne s’est pas arrêté…. »

C’est fut au tour de Daher Ahmed Farah (MRD) de rappeler « que ce n’était pas la première que nous nous retrouvons mais ce n’est pas difficile de prendre la parole après des images aussi tragiques, je vous avoue être submergé d’émotions, cela me ramène à quelques années et fait remonter des souvenirs très douloureux.  Mais je tiens à dire un mot sur ce qui s’est passé à Arhiba , pour montrer aussi la dimension nationale sur la répression à Djibouti, si certaines communautés ont payé un prix lourd au  massacre, à la violence d’Etat, c’est l’ensemble de la communauté nationale qui a été touché. Les victimes ne sont pas toujours choisies sur une base communautaire…. » .

Cassim Ahmed Dini (ARD) a quant à lui soulevé « la question du comment enterrer ses morts ? sous quel statut faut-il les enterrer en temps que « Martyrs » SHOUHADA. C’est pour cela que les morts ont été enterrés collectivement. La définition du statut du mort revenait au vivant. Je reviens à cette image car le thème de ce qui nous rassemble aujourd’hui, c’est honorons nos morts ensemble….. »

En fin, Mohamed Kaddamy (FRUD-armé), a réitéré avec force que  «nous nous devons de commémorer cette anniversaire et nous recueillir à la mémoire de tous les innocents massacrés par ce régime et pointer la responsabilité des auteurs de ce prime imprescriptible… »

Au terme de cette journée constructive, le FDP tient a rappeler qu’il  continuera à explorer les actions concrètes à mettre en place et ce pour lutter contre l’impunité et l’oubli afin d’amener les responsables des exactions sur les civils innocents à répondre de leurs actes. 

L’Equipe

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01/01/10 Interview de Daher Ahmed Farah au Renouveau Djiboutien du MRD

«USONS de tous les moyens légitimes pour créer le rapport de force nécessaire au changement», déclare le président du MRD, M. Daher Ahmed Farah (DAF), dans une interview au journal le Renouveau Djiboutien

Propos recueillis par Mohamed Houssein

Dans une interview accordée au Journal le Renouveau Djiboutien, organe de presse interdit du MRD, le président du MRD, Daher Ahmed Farah, aborde le procès pour faux du MRD, la situation générale à Djibouti, l’état de la démocratie et des droits humains, l’action du MRD et du reste de l’opposition, le projet de troisième mandat du président Guelleh, la position américaine et française ainsi que les voies et moyens de réaliser le changement démocratique à Djibouti.

Le Renouveau : Le procès du MRD a été maintes fois renvoyé. Qu’est-ce qui retient la justice djiboutienne de trancher cette affaire ?

DAF : Je voudrais d’abord profiter de l’occasion que vous m’offrez pour adresser aux Djiboutiennes et aux Djiboutiens mes meilleurs vœux pour la nouvelle année 2010. Puisse-t-elle être l’année du bonheur pour chacun d’entre nous et celle du changement démocratique tant désiré pour nous tous. Pour revenir à votre question, il est vrai que le procès que nous avons engagé contre la dissolution arbitraire et illégale du MRD par décret présidentiel du 9 juillet 2008, va de renvoi en renvoi. Ce, du fait de la partie adverse, à savoir l’Etat de Djibouti. A défaut d’arguments, puisque le MRD a été dissout sur la base d’un faux grossier fabriqué par le régime, l’Etat de Djibouti (malheureusement incarné par le seul pouvoir du président Guelleh) pratique la politique de la chaise vide. Et lorsque son représentant paraît comme il l’a fait (miracle !) le 26 décembre 2009, c’est pour déclarer n’avoir rien à dire. Mais qu’il soit clair, contrairement aux motivations inavouables et inavouées mais non moins flagrantes de cette dissolution, le MRD poursuit de plus belle sa lutte pour le changement démocratique à Djibouti. Un parti politique, faut-il le rappeler, est une organisation de femmes et d’hommes unis par un projet national et non une faveur à tout moment révocable de despote. 

Le Renouveau : De quoi accuse-t-on réellement le MRD ?

DAF : Il y a une accusation inventée de toutes pièces et transcrite dans un faux grossier dont tous celles et ceux qui suivent cette affaire ont connaissance puisque ce document a été publié par nos soins comme par le régime. A savoir que le MRD aurait demandé au président érythréen d’envahir la République de Djibouti et de mettre fin au régime du président Guelleh au profit de l’opposition. Et il y a l’accusation réelle qui reproche au MRD de s’engager et de lutter légalement et légitimement pour l’avènement d’une société juste, fraternelle et démocratique à Djibouti. Le régime nous en veut pour nos convictions politiques, voilà la vérité. 

Le Renouveau : La vie politique djiboutienne est dominée par un seul parti politique depuis plus de 32 ans. Le pays n’a jamais connu d’alternance démocratique depuis plus de trois décennies. Quel tableau pouvez-vous nous dresser de la situation en général, et dans le domaine de la démocratie et des droits de l’homme en particulier ?

DAF : La situation générale, celles et ceux qui s’intéressent à ce pays le savent, est préoccupante à Djibouti. Plus de trente deux ans après l’Indépendance, quiconque observe la République de Djibouti est frappé par la misère sociale, la concentration des ressources économiques entre les mains d’une poignée d’individus, la confiscation et la gestion désastreuse de l’Etat, le caractère policier du régime. Il n’est pas étonnant, dans ces conditions, que notre pays soit très mal placé en matière de démocratie et de droits de l’Homme : notre chère terre est l’un des rares lieux au monde où la liberté et les droits humains sont traités comme une menace par les gouvernants.

De fait, la République de Djibouti est, à peine née et à tous les niveaux, devenue la chose d’un homme et de son petit entourage. D’où la profonde lassitude des Djiboutiens et le rejet du pouvoir en place. Rapports et autres enquêtes internationaux sur Djibouti confirment cette analyse de la situation. Je renvoie les lecteurs au rapport de l’Observatoire international pour la défense des droits de l’Homme du 9 août 2006, aux rapports annuels sur la situation des droits de l’Homme dans le monde publiés par les Etats-Unis d’Amérique, au rapport d’enquête parlementaire de l’Union européenne en date du 1er décembre 2008, document suivi d’une résolution du Parlement européen sur la situation dans la Corne d’Afrique le 15 janvier 2009, aux rapports annuels de Reporters sans Frontières, aux nombreux écrits de l’Organisation internationale du travail (OIT) et de son organe exécutif, le Bureau national de travail (BIT), etc. etc.

Il est symptomatique que le président Guelleh ne rassure même pas ses amis et autres proches partenaires, comme le montrent les cas de l’homme d’affaires Abdourahman M. M. Boreh et du défunt général de police Yassin Yabeh. Et qu’à leur tour les plus zélés «fous du roi» du Chef de l’Etat confient en privé leur déception à son égard. Savez-vous qu’Ismaël Omar Guelleh a brutalement déclaré persona non grata, en août 2009, le directeur général que ses amis de Dubai Ports International avaient placé à la tête du Port de Djibouti ? Savez-vous que dans le classement de Doing Business 2009 (Banque Mondiale) Djibouti se retrouve en 163ème sur 183 pays classés pour la facilité de faire des affaires ? Savez-vous que, selon Famine Early Warning Systems Network (Fews.net), organisation américaine d’alerte précoce, 340.000 personnes, soit  la moitié de la population djiboutienne, souffraient de la faim et avaient d’urgence besoin d’assistance alimentaire en 2008 sous nos cieux, problème qui ne s’est pas arrangé depuis lors ?

Le Renouveau : Il semble y avoir comme un parfum de fin règne à Djibouti. Est-ce votre avis ?

DAF : La fin de règne aurait dû intervenir depuis longtemps. La vérité est que s’il y a règne autocratique c’est qu’il y a faiblesse de nous autres Djiboutiennes et Djiboutiens. Il est grand temps de cesser d’attendre la fin de ce règne fossoyeur et de la provoquer. N’attendons pas la chance, soyons notre chance.

Le Renouveau : Vous venez d’effectuer une visite de travail en Amérique du Nord. Vous avez aussi participé à une conférence sur Djibouti récemment à Bruxelles. On a l’impression que l’opposition djiboutienne redouble d’activités ?

DAF : L’opposition djiboutienne doit pleinement prendre ses responsabilités, et elle le sait. D’où ses efforts. D’où les efforts constants du MRD et de son président. Nous devons intensifier la lutte et susciter un sursaut national pour réaliser le changement.

Le Renouveau : L’élection présidentielle à Djibouti aura lieu en 2011. Que compte faire l’opposition pour faire advenir une alternance démocratique dans ce pays ?

DAF : La position du MRD et du reste de l’opposition crédible est claire en matière électorale. Comme nous l’avons rappelé dans notre appel au peuple djiboutien et à la communauté internationale du 26 septembre 2009, appel lancé au nom de la coalition des partis légalisés (Union pour l’Alternance Démocratique ou UAD), avant tout nouveau scrutin, les conditions électorales de transparence, de liberté et d’équité doivent être réalisées. Or, rien n’est fait et ne le sera probablement en ce sens par le pouvoir en place. C’est dire qu’il appartient à l’opposition et au peuple djiboutien de créer le rapport de force nécessaire pour débloquer la situation, mettre fin aux mascarades électorales et rendre enfin possible l’alternance démocratique sous nos cieux.

Le Renouveau : L’actuel chef de l’Etat djiboutien, Monsieur Ismail Omar Guelleh, veut modifier la constitution pour briguer un troisième mandat. De quels moyens dispose l’opposition pour faire barrage à ce projet ?

DAF : Monsieur Guelleh, qui ne comprend que le langage du rapport de force, agit ainsi parce qu’il s’estime en position de force. A nous donc de le faire renoncer au troisième mandat et à l’intention de présidence à vie qui sous-tend ce projet. Il nous faut user de tous les moyens légitimes pour créer le rapport de force nécessaire au changement. Je dis bien rapport de force.

Le Renouveau : La France et les Etats-Unis ont des intérêts importants à Djibouti. Pensez-vous qu’ils sont opposés à ce troisième mandat ? Que leur diriez-vous ?

DAF : La France et les Etats-Unis d’Amérique sont deux grands pays démocratiques. Ils ont su s’opposer à la tyrannie et conquérir de haute lutte la liberté dont ils jouissent aujourd’hui. La France aime à se dire patrie des droits de l’Homme et les Etats-Unis ne sont pas en reste qui réaffirment régulièrement leur attachement à la démocratie. Dans son retentissant discours d’Accra en date du 11 juillet 2009, le président Barack Obama a déclaré que l’Afrique a besoin d’institutions fortes (strong institutions) et non d’hommes forts (strong men). Or, le président Guelleh n’est ni un champion des droits de l’Homme, ni un adepte de la démocratie. C’est un homme fort (strong man) qui ne se soucie que de ses intérêts personnels, ce que savent Français et Américains.

Nous leur disons donc que si un camp mérite leur soutien, c’est bien celui du peuple djiboutien épris de liberté et de progrès harmonieux. Il va d’ailleurs de leurs intérêts que Djibouti cesse de s’enfoncer dans la misère et dans l’absence de liberté pour renaître dans la démocratie, l’Etat de droit et le développement durable. Ce qui se passe autour de Djibouti, y compris sur l’autre rive de la Mer Rouge, devrait être pris en compte par nos amis français et américains.

Le Renouveau : Vous êtes un opposant notoire au régime Djiboutien. Mais vous vivez en dehors du pays depuis ces dernières années. Quelle est votre marge de manœuvre pour faire avancer votre combat pour la démocratie à Djibouti ?

DAF : En effet, je vis aujourd’hui en exil avec d’autres compagnons de lutte, mais cela ne nous empêche pas d’agir. Nous le faisons avec la diaspora djiboutienne, auprès des démocrates et démocraties amis de Djibouti, mais aussi vers l’intérieur de notre pays. Nous le faisons avec un souci constant d’unité avec le reste de l’opposition. Et nous sommes plus que jamais déterminés. Toutes choses qui dérangent le régime et expliquent ses persécutions à l’encontre de notre organisation politique.

Le Renouveau : En l’absence de liberté de presse et de communication à l’intérieur du pays, de quels moyens de communication dispose l’opposition pour toucher les Djiboutiens ?

DAF : Il est vrai que la liberté d’expression est déniée à l’opposition, comme d’ailleurs au reste des Djiboutiens. Nous nous sommes vu refuser l’autorisation d’ouvrir une radio libre, le Renouveau Djiboutien a été interdit en 2007…Même les communiqués de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) ne sont pas épargnés. Or, il nous faut toucher les Djiboutiens. A l’extérieur, en terre de liberté, c’est aisé ; mais vers l’intérieur, il nous faut faire preuve d’imagination. Les démocrates djiboutiens y travaillent activement. Le MRD, qui est conscient de l’importance des moyens de communication de masse, est très attaché à ce que ce vide soit comblé.  

Le Renouveau : Merci, Monsieur le président.

DAF : C’est moi qui vous remercie.

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