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Dernières nouvelles - Édition en Ligne de Juillet
2008
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Directeur
de publication : Mohamed Ali Abdou. Codirecteur :
Mahdi Ibrahim A. God. Email :
realite_djibouti@yahoo.fr
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28/07/2008 Les lecteurs nous
écrivent : Mohamed Qayaad à propos de la dissolution du
MRD
22/07/2008 Communiqué du
Mouvement pour le Renouveau démocratique et le
développement (MRD)
15/07/2008 Communiqué de
presse du Mouvement pour le Renouveau démocratique et le
Développement (MRD)
11/07/2008 Djibouti:
Dissolution d'un parti de l'opposition (Afrique en ligne)
10/07/2008 Communiqué de
presse du MRD suite à sa dissolution par décret
présidentiel le 9 juillet
10/07/2008 Djibouti dissout
un parti de l’opposition (Afrik.com)
09/07/2008 Communiqué de la
LDDH : Mais où passe l'argent des pauvres victimes de la
famine ?
09/0720/08 Un parti
d’opposition dissous à Djibouti, pour "atteinte à
l’intégrité territoriale" (APA)
07/07/2008 Communiqué de
presse du MRD du 7 juillet 2008 : arrestation d'Aref Abdi
Khaireh
06/07/2008 Communiqué de
presse de la LDDH : la lecture de la presse régionale
est-elle interdite ?
04/07/2008 : Exposé des
principales communications de la LDDH de janvier à mai
2008
02/07/2008 LDDH : Les clefs
de la paix et de la fin de l'impunité proposées à l'Union
africaine (UA)
Les lecteurs nous écrivent : Mohamed Qayaad à propos de la
dissolution du MRD
L’éditorial
de ‘‘ La Nation ’’ qui s’intitule ‘‘ Le vrai visage de DAF ’’
paru sur son site le Jeudi 10 Juillet 2008, a beaucoup attiré
mon attention et celle de beaucoup d’autres compatriotes. On
ne peut qu’être indigné de l’impertinence des propos.
L’auteur a
laissé libre cours aux vomissures indignes d'un titre comme
celui que porte son journal : La Nation. Sa démarche est
curieuse : pourquoi pose-t-il son dictateur en victime pour
ensuite attaquer nommément DAF ? Mais pourquoi cette
véhémence et cette opiniâtreté sur ce dernier, alors qu’il
passe sous silence les effets pervers de ce régime clanique et
despotique ?
Ce dernier
montre du mépris pour les droits fondamentaux de ses citoyens,
se caractérise par le déni systématique d'un large éventail de
libertés et cherche à contrôler tous les aspects de leur vie
quotidienne, y compris leurs mouvements, leurs activités
politiques et croyances religieuses. La dissolution du MRD en
est l’illustration parfaite. Bannir un parti politique d’un
trait de stylo relève d’un ridicule sans limite. Chose
inacceptable et condamnable!
Le prince ne
prend pas le temps de réfléchir ! Succès garanti donc !
Pourquoi
personnalise-t-il le débat alors que son objectif semble
manifestement être des attaques haineuses et injurieuses dans
une espèce d'amalgames inouïs, fruit assurément de profondes
frustrations mal maîtrisées !
Quelle preuve
tangible en fournit-il ? Un faux document irréfléchi,
précipité et hâtif qui suscite une énorme pitié par sa
contradiction enfantine. Je me suis demandé si, le plumitif de
‘‘ La Nation ’’ n’est pas en train de répondre davantage à
des stimulations qu’à une réflexion ?
Se donne-t-il
le sentiment d’avoir fait de son ignoble mensonge une
réalité ? Marqué (son écrit) par l’ignorance, l’obscurantisme,
la peur et les préjugés, il continue à s’embarquer dans
l’aventurisme dangereux.
L’ineffable
éditorialiste se contente d’un argumentaire lamentablement
irrationnel, d’une analyse manifestement simpliste, mais
aussi, se livre à une stupide comédie de mauvais goût !
Un
exclusivisme féroce, le mépris pour ceux qui ne pensent pas
comme lui, l'âpreté du langage, la tendance à vaincre
l'adversaire par l'ironie et le sarcasme, l'intolérance à
toute opposition.
La haine de
l'adversaire étant essentiellement une preuve d'adhésion à une
conception totalitaire des choses. Si au niveau de ce torchon,
c’est comme ça que l’opposant est vu et traité, il y a
vraiment péril en la demeure !
Réactions
épidermiques, où l’âpreté des invectives est inversement
proportionnelle à la qualité de l’orthographe et de la syntaxe
de l’éditorialiste de la Nation qui les profèrent. Il me
paraît donc inutile de s’encombrer avec les invectives (si peu
construites).
Ces propos
s’étouffent en s’entortillant autour de viles séductions,
comme une élucubration sortie d’un gouffre nauséeux.
Car les
accusations portées contre DAF sont graves et méritent des
preuves incontestables, au regard de ce que couvre la notion
de “trahison” en droit. Ces accusations, de toute évidence
sans fondement aucun, sont dictées par des raisons que le
coquin est seul à connaître.
Et le tout
était conçu d’une façon totalement manichéenne, avec des
oppositions binaires et stériles. Une vraie caricature. Et en
ce qui concerne ce pantin, toujours la même opposition entre
la (gentille) dénonciation de sa dictature (qui permet de dire
ce qu’on veut, y compris des grosses sottises) et DAF le
(méchant) ; mise en accusation aussitôt assimilée à une infâme
tentative de négation des opposants.
Tel fut
apparemment le niveau de réflexion qui présida à
l’organisation de son écrit. Et la bêtise était déjà au
rendez-vous. Étonnante conception du débat contradictoire ?
Clamer sa
propre vérité pour transformer sa subjectivité comme une
preuve d'objectivité est une escroquerie intellectuelle.
Le principal
ressort du mensonge de masse est ce qu'Arendt appelle la
tromperie de soi. La propagande n'a prise sur les consciences
que si de vastes pans de la population s'y laissent adhérer.
Mais comme
mercenaire des idées, il n'ajoute certainement rien au supposé
communiqué, courrier, je ne sais quoi, dont il fait simplement
l'exégèse, le commentaire, l'interprétation, quand il n'est
pas un sophiste.
Ce journaleux
n’existe que parce qu’il y a des gens qui sont prêts à croire
à son mensonge, à transformer ce qui est mensonge en réalité.
Il ne faut pas
oublier que le menteur a besoin de quelqu’un pour le croire.
Si tel n’est pas le cas, celui-ci n’a plus de raison d’être.
Ce maraud
parvient-il encore à distinguer ce qui relève du réel et ce
qui est de l’ordre de sa perception ? Reste-t-il quoi que ce
soit de l’écart entre le signifiant et le signifié ? Le vrai
et le faux impliquent-ils encore quoi que ce soit pour l’un
comme pour l’autre ?
Pourquoi
sème-t-il la confusion et l’intoxication ? Comment comprendre
une telle irresponsabilité journalistique ? Pourquoi se
livre-t-il sciemment à la désinformation et à la propagande ?
A qui profitent ces allégations purement et simplement
mensongères ?
Toutes ces
questions sont autrement plus importantes que de pauvres
écrits d'individus gonflés par leur certitude!
La certitude
est un état d’esprit de celui qui, donnant pleinement son
assentiment, tient un jugement pour assuré et croit de ce fait
posséder la vérité. La certitude peut alors porter sur une
opinion fausse. D’où la formule de Descartes : « est évident
ce qui se présenterait si clairement, si distinctement à mon
esprit que je n’eusse aucune occasion de le mettre en doute. »
La « Nation »
est aussi devenue le pire de tous par la violence, la
méchanceté gratuite et la haine qui s'y expriment et cette
haine sans entrave n'épargne rien ni personne. DAF en est
l’illustration parfaite.
Pourrait-on
sous prétexte de la liberté d’expression bafouer aveuglement
autrui dans ce qu’il a de plus sacré : son honorabilité ?
En réalité
cela fait 9 ans qu’IOG est au pouvoir avec une incompétence
avérée, une incurie légendaire et une prévarication élevée au
rang de religion. IOG ne s’occupe que d’une seule chose et il
le fait très bien : asseoir son pouvoir de plus en plus
autocratique et totalitaire.
Pour ce faire,
il s’appuie sur la classe politique djiboutienne qui a une
réputation infaillible dès lors qu’il s’agit de créer un
dictateur pour son pays.
Quel bilan
peut-on faire de sa gestion? Les qualificatifs ne manquent pas
: calamiteuse, désastreuse, aventureuse, minable,
catastrophique, personnelle, clanique …A-t-on encore besoin
d’en rajouter, tellement il est patent ?
Bref, la
médiocrité absolue à tous les échelons de l’État depuis trente
et un ans! Ainsi va la République de Djibouti.
Mohamed Qayaad
Communiqué du Mouvement pour le Renouveau démocratique et
le développement (MRD)
Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement
(Ancien PRD)
Cité Poudrière Avenue Nasser
Tel : 34 23 99
BP : 3570
Djibouti
Bruxelles, le 21 juillet 2008
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Embarrassé
devant l’indignation soulevée par le caractère arbitraire
de sa décision de dissolution de l’un des principaux
partis d’opposition du pays, le Mouvement pour le
Renouveau démocratique et le Développement (MRD), qui a
d’ailleurs été une cible constante de sa répression sans
motif, le régime multiplie le faux et le ridicule. Après
les fausses allégations mises en avant à travers ses
médias les 9 et 10 juillet 2008, après la fausse preuve
publiée par son journal La Nation en son édition du 14
juillet 2008, agissements qui ont définitivement confirmé
le caractère arbitraire et inacceptable de la dissolution,
voici un autre flot d’affirmations délirantes au secours
d’une preuve impossible.
Cette
fois, le discours de la mauvaise foi se déplace sur le
terrain du «commentaire» avec pour textes nos deux
communiqués de presse des 5 mai et 11 juin 2008. Sans
respect pour les mots ni pour les lecteurs, l’on tente de
faire dire ce que l’on veut à nos deux documents. C’est
l’objet d’un papier intitulé «Trahison : La preuve par
deux» publié par le journal La Nation en son édition du
jeudi 17 juillet 2008.
D’emblée,
le régime évoque ce qu’il appelle une «multiplicité de
preuves disponibles». Puis il déclare : «Comme tout
Djiboutien peut facilement s'en rendre compte en
consultant son site, c'est lui (DAF) qui a publié, avant
de le retirer bien sûr, le 6 juillet 2008, un document
dans lequel il invite le Président érythréen à envahir le
pays et de permettre ainsi un changement de régime». Il
précise que nous aurions écrit de «nombreux textes» sur le
sujet depuis «le début de la crise frontalière entre notre
pays et l’Érythrée». Et que ces «nombreux textes», qu’il
avance après que le seul document mis en avant s’est
révélé faux, seraient «toujours disponibles» sur notre
site et «suffiraient» pour «se rendre compte qu’il (DAF)
est bel et bien l'auteur du texte incriminé du 6 juillet».
Ayant déjà
démontré par notre communiqué de presse du 15 juillet 2008
que sa «preuve du forfait» est un faux grossier, nous nous
contentons ici de deux observations. Nous relevons d’abord
la nouvelle illustration que donne le pouvoir de son
imagination décidément sans limites : le non-argument du
retrait imaginaire d’un communiqué tout aussi imaginaire
de notre site Internet.
Puis nous
rétablissons la vérité quant au nombre de nos
textes relatifs à la crise frontalière : en dehors de nos
réactions à la dissolution arbitraire, les lecteurs qui
consultent notre site avant comme après la dissolution,
n’y lisent que deux communiqués de presse datés des 5 mai
et 11 juin 2008, les seuls que nous ayons écrits sur le
sujet. Ce sont ceux-là mêmes dont le régime nous donne la
bien curieuse lecture suivante :
Sur le
communiqué de presse du 5 mai 2008, non sans soigneusement
passer sous silence le fait (entre autres choses) que nous
demandons clairement le respect de nos frontières par tous
les pays, le pouvoir met en avant quelques passages pris
en différents endroits du texte et mis bout à bout de
manière à «établir clairement le délit de haute trahison».
Ce qui fait bien entendu sourire quand on a lu le texte
intégral.
Mais cela
n’est rien à côté du commentaire. Selon cette lumineuse
explication de texte, en écrivant : « (…) notre pays
revient sous les feux de la rampe (…) pour un différend
avec un pays limitrophe, l’Érythrée, auquel Djibouti
reproche d’avoir violé sa frontière au niveau de Ras
Doumeira dans le district d’Obock», nous «entendrions
faire valoir l'idée que l'invasion érythréenne est une
pure invention de notre pays et de ses autorités». Nous
rendons le sens confisqué à nos mots, qui affirment
simplement, et à juste titre, que notre pays revient sous
les projecteurs de l’actualité pour ce problème
frontalier.
Faisons de
même pour le passage "il (Ismaël Omar) s'est soudain mis à
crier à la violation de la frontière djiboutienne par ce
qui apparaît comme étant des travaux érythréens de génie
civil empiétant sur le territoire djiboutien», qui
reviendrait, selon le régime, à «prendre fait et cause
pour l'Érythrée et affirmer que les troupes de ce pays
n'empiètent pas sur le territoire djiboutien mais font des
travaux sur le leur».
Le premier
morceau du passage décrit juste l’attitude de Guelleh qui
sort soudain du silence observé depuis le début du présent
problème de frontière qui n’a pas éclaté en avril 2008
mais apparemment des semaines plus tôt. Alors que sa
seconde partie essaie de donner une idée de l’empiètement
érythréen sur le territoire djiboutien.
Rappelons
au régime, avant de poursuivre notre réaction, que le 24
avril 2008, le ministre djiboutien des Affaires
étrangères, Mahamoud Ali Youssouf, disait, répondant à la
première question d’une interview au journal La Nation : «
(…) Selon ses propres propos, le Président Issaias
Afeworki s'est rendu il y a quelques semaines de cela sur
le site en question pour donner des instructions à ses
hommes afin de ne pas franchir d'un pouce le territoire
djiboutien. Ce dernier a même utilisé le terme "shibre"
qui signifie en arabe un pouce, un iota.
Tout ceci
pour vous dire que la partie érythréenne, en effectuant
des travaux de génie civil, pensait tout naturellement
être sur son territoire, ce qui n'était pas réellement le
cas». Poursuivons donc puisque, sur sa lancée, le régime
déclare que nous aurions dit «plus grave encore» avec
cette phrase nôtre : «Nous réaffirmons à tous les pays, à
commencer par nos frères érythréens, que l'illégitime
Guelleh ne représente que lui-même et que nous autres
Djiboutiens n'avons aucun problème avec eux».
Selon le
pouvoir, DAF «se désolidarise du commandant en chef des
forces armées de son pays en guerre et porte ainsi
atteinte à la nécessaire unité nationale, tourne le dos à
son devoir de citoyen et à plus forte raison, de Président
d'un parti politique national et partant, se rend coupable
de haute trahison». Nous lui remémorons simplement qu’il
ne suffit pas de s’autoproclamer Chef d’État et Commandant
suprême des forces armées pour l’être légitimement.
Selon la
Constitution du 15 septembre 1992, le président de la
République doit être élu au suffrage universel direct par
le peuple qui lui confère ainsi sa légitimité. Or, nous
savons dans quelles conditions Ismaël Omar succédé à
Hassan Gouled Aptidon en 1999 mais aussi comment il s’est
auto-reconduit en avril 2005. Nous autres démocrates avons
toujours dénoncé cette usurpation du pouvoir d’État.
Aussi n’y
a-t-il rien d’attentatoire à rappeler de nouveau cette
illégitimité pour signifier qu’au cas où le présent
problème à la frontière serait lié à une réaction de
l’Érythrée à des agissements personnels de monsieur Ismaël
Omar Guelleh à son encontre, les paisibles Djiboutiens et
leur pays ne devraient pas en faire les frais. Non plus,
nous ne voyons pas en quoi la phrase «Nous avons trop en
commun pour nous étriper au sujet d'un tracé frontalier
établi de longue date», «alerte sur le peu de cas qu'il
(DAF) fait du principe sacré de défense de l'intégrité de
notre territoire».
N’est-il
pas vrai que nous avons avec l’Érythrée des liens humains
(de nombreux Djiboutiens d’Obock ont des membres de leur
groupe communautaire de l’autre côté de la frontière),
culturels et économiques, comme nous en avons avec la
Somalie, l’Éthiopie ou le Yémen ?
N’est-il
pas vrai que notre frontière avec l’Érythrée, comme avec
les autres pays limitrophes, a été tracée de longue date
par le colonisateur, qu’elle relève ainsi du principe de
l’intangibilité des frontières héritées du colonialisme,
principe que nous avons rappelé dès le second paragraphe
de notre communiqué du 5 mai 2008, et que les deux pays
frères doivent par conséquent se garder de s’étriper à
cause d’une telle frontière dont le respect s’impose de
toute manière à l’un comme à l’autre ?
Sur le
communiqué de presse du 11 juin 2008, ne reculant devant
rien, les champions de l’arbitraire, de la corruption et
de l’exclusion se posent en donneurs de leçons de morale
et de respect à l’endroit de DAF et implicitement de ses
camarades du MRD, c’est-à-dire à l’endroit de ces femmes
et hommes qui se sacrifient depuis des années pour que
leurs concitoyens puissent vivre dans la dignité, la
liberté et le progrès harmonieux.
Le régime
considère en effet que les deux derniers paragraphes de
notre communiqué de presse du 11 juin 2008, constituent
une «absence totale de compassion (de DAF) à l'égard de
ses compatriotes soldats, morts et blessés», ou encore «un
manque de respect total et un mépris de la part de Daher
Ahmed Farah (DAF) pour nos soldats morts et blessés sur le
champ d'honneur». En quoi ? Souligner que la situation est
grave, que la guerre ne sert ni les deux pays ni la Corne
d’Afrique, qu’elle ne peut que mettre à mal les
populations comme les ressources et qu’elle doit partant
cesser au profit du dialogue, c’est adopter une position
éminemment humaine, citoyenne et responsable.
C’est dire
non aux souffrances du feu et oui à la paix qui sauve.
Cela dénote notre respect pour la vie précieuse de nos
soldats et de nos autres concitoyens, mais aussi notre
souci de l’Autre. Nous avons vivement appelé au
cessez-le-feu, la communauté internationale a fait de
même, et cet appel du cœur et de la raison a été entendu
de part et d’autre de la frontière. Il s’ensuit un grand
soulagement chez nos attachants compatriotes, soldats
compris, et nous ne sommes pas sûrs que le régime lui-même
regrette la cessation des combats. Aussi, loin de «fouler
au pied l'ensemble de ses devoirs de citoyen d'un pays en
guerre», DAF a-t-il vu juste avec le MRD.
En résumé,
parce que le caractère arbitraire, illégal et inacceptable
de la dissolution du MRD est d’une évidence à crever les
yeux, le régime ne sait plus quoi faire. Alors, fébrile,
il poursuit avec obsession son discours du faux,
brutalisant sans retenue, plusieurs semaines après leur
publication, nos deux textes des 5 mai et 11 juin 2008. Il
va de soi que, ce faisant, il s’enfonce encore dans le
ridicule et…éclaire d’autant sur sa nature profonde.
Nous
autres du MRD n’en sommes que plus déterminés dans notre
juste combat, posant notamment les questions qui
intéressent les Djiboutiennes et Djiboutiens.
La lutte
continue.
Lire
ci-après nos deux communiqués des 5 mai et 11 juin 2008
ainsi que la dernière sortie du régime en date du 17
juillet 2008.
Daher Ahmed Farah, Président du MRD
*
NOTRE COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 5 MAI 2008 :
«Depuis
maintenant plusieurs jours, notre pays revient sous les
feux de la rampe. Non, cette fois, pour les atteintes par
le pouvoir en place aux droits élémentaires de l’Homme,
qui au demeurant continuent de plus belle, ni pour
l’affaire du juge français Bernard Borrel dans laquelle le
président Guelleh et son entourage sont mis en cause, mais
pour un différend avec un pays limitrophe, l’Érythrée,
auquel Djibouti reproche d’avoir violé sa frontière au
niveau de Ras Doumeira dans le district d’Obock.
Si les
frontières internationalement reconnues doivent être
respectées, en l’occurrence celles héritées du
colonialisme dont l’intangibilité a été clairement
affirmée par la Charte africaine (OUA-UA), et que nous ne
pouvons que demander le respect de nos limites
territoriales nationales par tous les pays, la gestion de
cette affaire par Ismaël Omar Guelleh ne nous semble pas
des meilleures. Comme sorti d’un long sommeil, il s’est
soudain mis à crier à la violation de la frontière
djiboutienne par ce qui apparaît comme étant des travaux
érythréens de génie civil empiétant sur le territoire
djiboutien.
Mal
inspiré, comme trop souvent, il a ordonné un branle-bas
militaire et médiatique d’opérette, suivi d’une saisine
précipitée de la communauté internationale (Union
africaine, Ligue arabe, Nations Unies). Un peu comme s’il
croyait trouver là de quoi détourner les Djiboutiens
malmenés par sa mal gouvernance des duretés sans cesse
pires du quotidien. De sorte que son emballement douteux a
déplu aux Érythréens, s’est négativement répercuté sur
l’affaire et a rappelé son incapacité à gérer les affaires
nationales en homme d’État, à l’intérieur comme à
l’extérieur de Djibouti.
Du reste,
cette énième crise de Guelleh avec un pays voisin n’est
pas sans soulever la question de son timing. Pourquoi
a-t-elle éclaté à ce moment précis, d’autant que
l’autocrate se targuait d’entretenir les meilleures
relations à la fois avec l’Érythrée et l’Éthiopie, deux
pays non réconciliés depuis la guerre frontalière qui les
a opposés en 1998 ? Est-il encore parti trop loin dans ses
tentatives puériles d’exploiter à son profit personnel,
ici et là, la tension entre Asmara et Addis-Abeba,
suscitant un retour de bâton ?
Nous
réaffirmons à tous les pays, à commencer par nos frères
érythréens, que l’illégitime Guelleh ne représente que
lui-même et que nous autres Djiboutiens n’avons aucun
problème avec eux. Nous n’aspirons qu’à vivre dans la
fraternité et le respect mutuel avec la région comme avec
le reste du monde. Aussi souhaitons-nous une fin sage et
rapide à cet incident frontalier. Nous avons trop en
commun pour nous étriper au sujet d’un tracé frontalier
établi de longue date.
Fait à Bruxelles, le 5 mai 2008. Le président du MRD,
Daher Ahmed Farah»
*
NOTRE COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 11 JUIN 2008 :
«Depuis
que la crise frontalière a éclaté entre Djibouti et
l’Érythrée à la région obockoise de Doumeira, en avril
dernier, les armées des deux pays se faisaient face. Ce
face à face a fini par tourner à l’affrontement sanglant
hier, mardi 10 juin 2008. Depuis lors, les combats font
rage entre les troupes massées de part et d’autre. Morts,
blessés et destructions matérielles sont signalés.
Il s’agit
là d’une situation grave, qui n’est dans l’intérêt ni de
l’un ni de l’autre des deux pays. Cela ne peut que mettre
à mal les populations comme les ressources et aggraver la
situation dans une Corne d’Afrique en proie aux
convulsions.
Devant
cette escalade dangereuse, nous réitérons notre appel à la
raison du 5 mai 2008. Nous invitons vivement les deux
parties à cesser le feu et à régler le différend par le
dialogue.
Fait à
Bruxelles, le 11 juin 2008. Le président du MRD, Daher
Ahmed Farah»
*
La Nation -Édition n° 97 du jeudi 17 juillet 2008
Trahison : La preuve par deux
Il est
ahurissant de voir combien, malgré la multiplicité des
preuves disponibles, M Daher Ahmed Farah (DAF), le
responsable du mouvement dissous de la scène politique
nationale le 9 juillet dernier, continue à nier le crime
de haute trahison dont il s'est rendu coupable à l'égard
de la patrie et de tous ses compatriotes.
Comme tout
Djiboutien peut facilement s'en rendre compte en
consultant son site, c'est lui qui a publié, avant de le
retirer bien sûr, le 6 juillet 2008, un document dans
lequel il invite le Président érythréen à envahir le pays
et de permettre ainsi un changement de régime.
Il suffit
en effet de voir l'ensemble des textes, toujours
disponibles, qu'il a écrits depuis le début de la crise
frontalière entre notre pays et l'Érythrée pour se rendre
compte du fait qu'il est bel et bien l'auteur du texte
incriminé du 6 juillet.
Les textes
en question sont nombreux mais, nous n'en soumettons ici
que deux à l'appréciation des Djiboutiens : l'un daté du 5
mai et l'autre du 11 juin.
Nous vous
présentons ci-après des passages de l'un et de l'autre
texte qui éclairent effectivement sur le fait que depuis
le début, l'homme n'a cessé de se comporter en traître,
avant même le texte criminel du 6 juillet.
Extraits
du communiqué du 5 mai de Daher Ahmed Farah (DAF)
" Depuis
maintenant plusieurs jours, notre pays revient sous les
feux de la rampe (…) pour un différend avec un pays
limitrophe, l'Érythrée, auquel Djibouti reproche d'avoir
violé sa frontière au niveau de Ras Doumeira dans le
district d'Obock. La gestion de cette affaire par Ismaël
Omar Guelleh ne nous semble pas des meilleures. Comme
sorti d'un long sommeil, il s'est soudain mis à crier à la
violation de la frontière djiboutienne par ce qui apparaît
comme étant des travaux érythréens de génie civil
empiétant sur le territoire djiboutien. Nous réaffirmons à
tous les pays, à commencer par nos frères érythréens, que
l'illégitime Guelleh ne représente que lui-même et que
nous autres Djiboutiens n'avons aucun problème avec eux.
Nous avons trop en commun (avec les Érythréens) pour nous
étriper au sujet d'un tracé frontalier établi de longue
date".
Commentaire
Ces
différents passages du texte du 5 mai de Daher Ahmed Farah
(DAF) établissent clairement le délit de haute trahison.
En effet,
en déclarant que " notre pays revient sous les feux de la
rampe en accusant l'Érythrée d'avoir violé sa frontière
dans le district d'Obock ", Daher Ahmed Farah (DAF) entend
faire valoir l'idée que l'invasion érythréenne est une
pure invention de notre pays et de ses autorités.
Il s'agit
là d'un témoignage à charge de Daher Ahmed Farah contre
son propre pays, au profit d'une puissance étrangère
ennemie.
Et en
poursuivant " il (notre Président) s'est soudain mis à
crier à la violation de la frontière djiboutienne par ce
qui apparaît comme étant des travaux érythréens de génie
civil empiétant sur le territoire djiboutien ", Daher
Ahmed Farah prend fait et cause pour l'Érythrée et affirme
que les troupes de ce pays n'empiètent pas sur le
territoire djiboutien mais font des travaux sur le leur.
Plus grave encore, en écrivant : " nous réaffirmons à tous
les pays, à commencer par nos frères érythréens, que
l'illégitime Guelleh ne représente que lui-même et que
nous autres Djiboutiens n'avons aucun problème avec eux ",
il se désolidarise du commandant en chef des forces
armées de son pays en guerre et porte ainsi atteinte à la
nécessaire unité nationale, tourne le dos à son devoir de
citoyen et à plus forte raison, de Président d'un parti
politique national et partant, se rend coupable de haute
trahison.
Quant à la
phrase " Nous avons trop en commun (avec les Érythréens)
pour nous étriper au sujet d'un tracé frontalier établi de
longue date ", elle alerte sur le peu de cas qu'il fait
du principe sacré de défense de l'intégrité de notre
territoire.
Il
apparaît clairement que ce texte de Daher Ahmed Farah
(DAF) du 5 mai contient à lui seul 3 éléments qui
constituent la preuve du crime de haute trahison dont
l'auteur se rend coupable aussi bien vis-à-vis de la
patrie que de l'ensemble de ses compatriotes.
Récapitulatif
Ces trois
éléments sont donc :
- La
médiatisation de l'information selon laquelle le fait que
l'Érythrée ait envahi des portions de notre territoire
national n'est rien d'autre qu'une pure invention de nos
autorités.
- Le
soutien à la position érythréenne au détriment de celle de
Djibouti.
- La
banalisation du devoir de défendre l'intégrité de notre
territoire national.
Extraits
du communiqué du 11 juin de Daher Ahmed Farah
" Il
s'agit là d'une situation grave, qui n'est dans l'intérêt
ni de l'un ni de l'autre des deux pays. Cela ne peut que
mettre à mal les populations comme les ressources et
aggraver la situation dans une Corne d'Afrique en proie
aux convulsions. Devant cette escalade dangereuse, nous
réitérons notre appel à la raison du 5 mai 2008. Nous
invitons vivement les deux parties à cesser le feu et à
régler le différend par le dialogue ".
Commentaire.
Ces deux
passages du texte du 11 juin alertent quant à eux sur
l'état d'esprit général qui prévaut chez Daher Ahmed Farah
au lendemain du déclenchement du conflit armé entre notre
pays et l'Érythrée. Comme on peut le voir dans ces deux
paragraphes du texte publié au lendemain du déclenchement
du conflit armé, l'intéressé surprend par son absence
totale de compassion à l'égard de ses compatriotes
soldats, morts et blessés, contraints de faire face la
veille même, à un conflit sanglant qui nous a été imposé.
Il s'agit
là d'un manque de respect total et d'un mépris de la part
de Daher Ahmed Farah (DAF) pour nos soldats morts et
blessés sur le champ d'honneur.
Dans ce
texte du 11 juin, on remarque que Daher Ahmed Farah foule
au pied l'ensemble de ses devoirs de citoyen d'un pays en
guerre au profit d'un ton plutôt neutre où, à l'instar
d'une ONG œuvrant pour la paix dans le monde, il se
contente, dans un discours moralisateur et consensuel
d'appeler " les deux parties à cesser le feu et à régler
le différend par le dialogue ".
Conclusion
En dehors
du texte incriminé du 6 juillet, celui-là même qu'il a
retiré depuis, les preuves du crime de haute trahison pour
lequel le MRD a été dissous le 9 juillet dernier sont,
comme vous pouvez le constater, largement vérifiables
encore sur son site (www.mrd-djibouti.org)
Communiqué de presse du Mouvement pour le Renouveau
démocratique et le Développement (MRD)
Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement
(Ancien PRD)
Cité Poudrière Avenue Nasser
Tel : 34 23 99
BP : 3570
Djibouti
Bruxelles, le 15
juillet 2008
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour justifier son arbitraire dissolution du MRD par décret
présidentiel du 9 juillet 2008, le régime publie, après coup,
ce qu’il appelle «la preuve du forfait» que le MRD aurait
commis selon lui. Il le fait dans les colonnes de l’édition du
lundi 14 juillet 2008 de son journal La Nation.
La preuve en question, que l’on peut lire ci-dessous, serait
un communiqué de presse que nous aurions publié le 6 juillet
2008 à Bruxelles.
Seulement, la «copie»
de ce «communiqué de presse du 6/07/08», qui frappe le lecteur
par sa mauvaise netteté et sa disharmonie, est loin de
convaincre.
Commençons par
rappeler qu’un communiqué de presse est par nature destiné à
la place publique et qu’il n’est pas dans les habitudes du MRD
de cacher ce genre d’écrit. Si nous en avions rédigé un le 6
juillet 2008, nous l’aurions publié, comme d’ordinaire. Nous
l’aurions fait comme nous l’avons fait le 5 mai 2008 et le 11
juin 2008 concernant la tension entre Djibouti et l'Érythrée.
Et tout un chacun en aurait pris connaissance. Observons
ensuite que le communiqué de presse que le régime tente de
nous attribuer n’indique ni son signataire, ni la qualité de
ce dernier. Cela n’étaye pas l’affirmation gouvernementale
selon laquelle le président du MRD, Daher Ahmed Farah (DAF),
l’aurait écrit. Autre anomalie, le document en question débute
par la formule «Message adressé au président de l’Érythrée,
Excellence !», ce que le MRD n’a pas l’habitude de faire dans
ses communiqués de presse.
Passons à présent à la
teneur de ce «communiqué de presse du 6/07/08». Selon
certaines de ses lignes, à la date du 6 juillet 2008, les
combats font encore rage entre Djibouti et l'Érythrée. Ne
lit-on pas : «Ce face à face a fini par tourner à
l’affrontement sanglant le 10 juin 2008. Depuis lors, les
combats font rage entre les troupes massées de part et
d’autre.» ? Or, en ce 6 juillet 2008, les combats ont
cessé depuis déjà quelques semaines. Une telle ignorance d’une
aussi importante actualité nationale, ne ressemble
pas au MRD. Cette remarque faite, que dit le «communiqué de
presse du 6/07/08» ? Il rappelle le face-à-face militaire
consécutif à l’éclatement de la crise frontalière entre les
deux pays puis évoque l’affrontement sanglant qui a suivi et
son lot de dégâts. Il souligne ensuite la gravité de cette
situation et le fait qu’elle ne sert ni l’intérêt de
l'Érythrée, ni celui de la République de Djibouti (dont fait
naturellement partie l’opposition), ni encore celui d’une
Corne d’Afrique déjà troublée. A quelle conclusion logique
s’attend-on alors de la part de son auteur ? Que le feu doit
cesser au profit du dialogue. Or, c’est par une demande de
poursuite de la guerre, au soi-disant profit de l’opposition
djiboutienne, que se conclut le «communiqué de presse du
6/07/08». Son auteur aurait-il soudain perdu la mémoire, pour
ne pas dire la raison, oubliant que l’opposition djiboutienne
fait partie de ce pays auquel la guerre nuit ? Quelle
opposition digne de ce nom aurait appelé à l’occupation
étrangère de son pays dans l’espoir d’être installée au
pouvoir ? Pas le MRD, ni les autres démocrates djiboutiens.
Pourquoi donc cette incohérence ? Relevons pour le moment,
avec toute personne connaissant assez bien la langue française
et honnête, que la plume qui a écrit les deux premiers
paragraphes de ce texte, s’est arrêtée au début du troisième,
et que c’est une autre plume avec un autre français qui a
produit la suite, tentant de prêter au MRD des
allégations qu’il n’a pas tenues et de mettre au passage en
cause le reste de l’opposition djiboutienne avec l’emploi de
la formule («sous l’avis de l’opposition djiboutienne»).
De fait, vous l’aurez
compris, le document publié lundi par le journal La Nation
n’est rien d’autre qu’un faux. Et c’est probablement du fait
de son inauthenticité que les médias gouvernementaux ne l'ont
pas publié dès le début, et que l’Agence djiboutienne
d’information a employé le conditionnel dans sa dépêche du 9
juillet 2008, écrivant :
«Le
ministère de l’Intérieur a annoncé mercredi la dissolution par
décret présidentiel du parti d’opposition "Mouvement pour le
renouveau démocratique (MRD)", dont le chef, Daher Ahmed Farah
dit DAF, aurait "invité" le dirigeant érythréen à
"envahir" Djibouti.
C’est un
faux fabriqué à partir du communiqué de presse que le MRD a
publié le 11 juin 2008, c’est-à-dire le lendemain de
l’éclatement de la guerre entre Djibouti et l'Érythrée.
Cohérent, notre texte tirait de la situation une conclusion
sensée et responsable, à savoir qu’il faut cesser le feu et
parler. D’où notre vif appel au cessez-le-feu et au dialogue.
Ce que ne fait pas le faux daté du «6/07/08». Voici reproduit,
pour le cas où vous ne l’auriez pas lu, notre communiqué de
presse du 11 juin 2008 :
«Mouvement pour
le Renouveau démocratique et le Développement
(Ancien PRD)
Cité Poudrière Avenue Nasser
Tel : 34 23 99
BP : 3570
Djibouti
COMMUNIQUÉ DE
PRESSE
Depuis que la crise
frontalière a éclaté entre Djibouti et l'Érythrée à la
région obockoise de Doumeira, en avril dernier, les
armées des deux pays se faisaient face. Ce face à face a fini
par tourner à l’affrontement sanglant hier, mardi 10 juin
2008. Depuis lors, les combats font rage entre les troupes
massées de part et d’autre. Morts, blessés et destructions
matérielles sont signalés.
Il s’agit là d’une
situation grave, qui n’est dans l’intérêt ni de l’un ni de
l’autre des deux pays. Cela ne peut que mettre à mal les
populations comme les ressources et aggraver la situation dans
une Corne d’Afrique en proie aux convulsions.
Devant cette
escalade dangereuse, nous réitérons notre appel à la raison du
5 mai 2008. Nous invitons vivement les deux parties à cesser
le feu et à régler le différend par le dialogue.
Fait à Bruxelles,
le 11 juin 2008
Le président du MRD
Daher Ahmed Farah”
En résumé, le régime a
publié, après coup, un faux document pour justifier sa
dissolution du MRD. En cela, non seulement il ne change rien
au caractère arbitraire de la dissolution de ce grand parti
d’opposition, mais il se rend coupable de faux et d’usage de
faux. Ce sont des agissements réprouvés par la morale et punis
par la loi. Mais ces mots ont-ils encore un sens pour le
pouvoir en place ?
De nouveau, nous
rejetons cette dissolution pour ce qu’elle est, un acte
arbitraire, illégal et inacceptable.
La lutte continue.
Le président du
MRD,
Daher Ahmed Farah
Djibouti: Dissolution d'un parti de l'opposition
Source : Afrique en ligne, 11/07/08
Le président
djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, a dissous mercredi le
Mouvement pour le renouveau démocratique et le développement
(MRD), l'un des principaux partis de l'opposition, annonce un
communiqué de presse transmis vendredi à la PANA par le MRD,
citant l'Agence d'information et la radio-télévision de
Djibouti.
"Les biens du
Mouvement pour le renouveau démocratique seront liquidés
conformément aux dispositions de ses statuts ou, à défaut,
conformément aux dispositions régissant les associations",
précise le décret.
Le pouvoir
accuse le président du MRD, Daher Ahmed Farah, d'avoir adressé
un courrier au président érythréen, Issayas Afeworki,
l'invitant à envahir Djibouti.
"En vérité, le
document en question n'existe pas. Le président du MRD n'a
écrit ni un courrier ni un communiqué invitant le président
érythréen à envahir la République de Djibouti et à porter
ainsi atteinte à l'indépendance nationale, à l'intégrité du
territoire et à la sûreté de l'État et (…) à mettre fin au
règne (du président Guelleh», souligne le communiqué du MRD.
"Les
allégations que l'on tente désespérément de nous prêter ne
sont que le fruit de l'imagination décidément sans limites du
régime. La dissolution que l'on y fonde est tout simplement
illégale et inacceptable", ajoute le communiqué.
Le MRD
soutient que sa dissolution est une violation du "droit
inaliénable" du peuple djiboutien, invitant ses "courageux
militants et sympathisants à ne pas répondre aux
provocations".
Dakar - 11/07/2008,
Pana
Communiqué de presse du MRD suite à sa dissolution par
décret présidentiel le 9 juillet
Mouvement pour le
Renouveau démocratique et le Développement
(Ancien PRD)
Cité Poudrière Avenue Nasser
Tel : 34 23 99
BP : 3570
Djibouti
Bruxelles, le 10 juillet 2008
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Mercredi 9 juillet 2008, les médias officiels (l’Agence
djiboutienne d’information et la Radiotélévision de Djibouti)
annoncent brutalement la dissolution par décret présidentiel
du Mouvement pour le Renouveau démocratique et le
Développement (MRD), l’un des principaux partis djiboutiens
d’opposition.
L’Agence écrit : «Le
ministère de l’Intérieur a annoncé mercredi la dissolution par
décret présidentiel du parti d’opposition "Mouvement pour le
renouveau démocratique (MRD)", dont le chef, Daher Ahmed Farah
dit DAF, aurait "invité" le dirigeant érythréen à "envahir"
Djibouti. "Les biens du Mouvement pour le renouveau
démocratique seront liquidés conformément aux dispositions de
ses statuts ou à défaut conformément aux dispositions
régissant les associations", indique le décret.
Cette décision intervient après que le chef du parti, qui vit
à Bruxelles, eut adressé au président Issayas Afeworki un
courrier dans lequel il l’invite à "envahir la République de
Djibouti et à atteindre ainsi à l’Indépendance Nationale, à
l’intégrité du territoire et à l’unité de l’Etat".
Selon ce courrier dont l’ADI a pu se procurer une copie, DAF
aurait dit à Issayas Afeworki que "le peuple djiboutien vit
sous la dictature d’un chef d’Etat et d’un général cousins".
Daher Ahmed Farah aurait également prié le chef de l’Etat
érythréen à "mettre fin à ce règne" pour que l’opposition
djiboutienne puisse enfin "gérer le pays dans la
transparence".»
La Radiotélévision de Djibouti (RTD) fait de même en des termes
similaires. Dans son édition du jeudi 10 juillet 2008, le
journal La Nation annonce à son tour la nouvelle de la
dissolution. Selon cet organe de presse, qui consacre son
éditorial au sujet et n’est pas avare d’amabilités à l’égard
du MRD et de son président, nous aurions manqué à nos
obligations par
«un communiqué daté du 6 juillet 2008».
Le décret présidentiel de dissolution, tel qu’il est publié dans
les colonnes de La Nation, décret qui serait daté du 9 juillet
2008 mais que le MRD n’a pas encore reçu, dispose : «Le Président de la République, Chef du Gouvernement
Décrète :
Article 1.-
En application de l'article 13 de la loi n° 1/AN/92/2 L
relative aux partis politiques en République de Djibouti, le
mouvement pour le Renouveau Démocratique qui a invité le Chef
de l'Etat Erythréen à envahir la République de Djibouti et à
porter ainsi atteinte à l'Indépendance Nationale, à
l'intégrité du territoire et à la sûreté de l'Etat, est
dissous.
Article 2.- Les biens du Mouvement pour le Renouveau Démocratique sont
liquidés, conformément aux dispositions de ses statuts ou à
défaut, conformément aux dispositions régissant les
associations. Le présent décret, qui s'applique immédiatement,
sera publié au journal officiel.
Ismaël Omar Guelleh, président de la République ».
Or, nulle part n’apparaît le document incriminé, qui aurait
motivé la décision de dissolution. Les médias du gouvernement
en font état sans le publier. De plus, la nature dudit
document varie d’un organe à l’autre : l’Agence djiboutienne
d’information (ADI) parle de
«courrier adressé au président Issayas Afeworki»
tandis qu’il s’agit d’un
«communiqué daté du 6 juillet 2008» selon La Nation.
En vérité, le document en question n’existe pas. Tout simplement.
Le président du MRD n’a écrit ni un courrier ni un communiqué
invitant le président érythréen, Monsieur Issayas Afeworki, à
«envahir la République de Djibouti et à porter ainsi atteinte
à l'Indépendance Nationale, à l'intégrité du territoire et à
la sûreté de l'État,
et (…) à mettre fin à ce règne».
Les
allégations que l’on tente désespérément de nous prêter ne
sont que le fruit de l’imagination décidément sans limites du
régime. Et la dissolution que l’on y fonde tout simplement
illégale et partant inacceptable.
Du reste, se rendant compte, après coup, de ce que tout cela est
cousu de fil blanc, la présidence de la République fait lire
un commentaire embarrassé sur les antennes et les ondes de la
RTD jeudi 10 juillet 2008.
Les Djiboutiennes et Djiboutiens attendent, non des accusations
insensées et des dissolutions arbitraires, mais des solutions
aux problèmes qui les malmènent. Un Etat de démocratie, de
développement et de paix, capable d’offrir à ses citoyens des
conditions d’existence décentes et un projet national
d’avenir, voilà l’urgence. Une vision et une volonté, voilà le
chemin.
C’est le droit inaliénable de notre peuple. C’est le sens
inébranlable de notre combat.
Nous invitons nos courageux militants et sympathisants à ne pas
répondre aux provocations. Nous les invitons à rester calmes
et mobilisés.
Un parti est fait de femmes et d’hommes, non de l’arbitraire du
prince.
La lutte continue.
Daher Ahmed Farah,
Président du MRD
Djibouti dissout un parti de l’opposition
Source : Afrik.com, 10/07/08
Le Mouvement
pour le Renouveau Démocratique (MRD) a été dissout mercredi
par Ismaîl Omar Guelleh, le président de Djibouti, rapporte
l’Agence djiboutienne d’information. Ce parti d’opposition est
sanctionné pour avoir demandé au chef de l’Etat érythréen,
Issayas Afeworki, d’ « envahir la République de Djibouti ». La
demande aurait été faite dans un courrier daté du 6 juillet,
dont le gouvernement djiboutien assure posséder une copie. La
lettre aurait été postée depuis la Belgique, où vit en exil le
leader du MRD, Daher Ahmed Farah. (Jeudi 10 Juillet - 10:07)
Communiqué de la LDDH : Mais où passe l'argent des pauvres
victimes de la famine ?
|

Le Président |
COMMUNIQUÉ
DE PRESSE DU 9 JUILLET 2008
Mais où passe donc
l’argent
des pauvres victimes de
la famine?
|
Quand dans
le temps les débandades des Fonds publics, seront-elles
stoppées ?
Depuis plus
d’un an, la République de Djibouti connaît une sécheresse et
un silence tuant observé par les Autorités concernées en
particulier le Ministère de l’Intérieur.
L’UNFD s’était pendant plusieurs semaines affichée à
la télévision à la quête d’argent et de dons Djiboutiens, qui
devraient être versés pour les victimes de la sécheresse.
Depuis on a l’impression que tout le monde a pris congé, à
part l’Ambassade des Etats Unis qui, hier, vient directement
de remettre au Ministère de l’Intérieur, un lot amplement
important de nourritures.
Espérons, que
ces dons parviendront directement aux victimes, à moins d’être
réinvestis par des ventes, naturellement, versés dans le cadre
du redressement financier contre la « Pauvreté » conformément
au Millénium des Nations Unies et à Djibouti sans trace
budgétaire tout comme les recettes du Port sous contrôle de
l’Autorité de Dubaï, ou encore, peut-être dans le même
objectif politique que celui du riz indien qui avait été
dénoncé par le Journal « Réalité » de l’Opposition ARD
Djiboutienne.
A notre
connaissance c’est la première fois que le ministère de
l’Intérieur semble s’intéresser à cette catastrophe naturelle.
Voir ci-après, deux de nos communications
Il est vrai que l’Ancien Ministre de l’Intérieur M.
Abdoulkader Waiss, n’aurait pas hésité de lancer, lorsqu’il
était ministre, le plan ORSEC, qui est du ressort du Ministre
de l’Intérieur.
Toutefois, il
est du devoir de tous les Défenseurs de se mobiliser, car la
situation dramatique des Djiboutiens affectés depuis plus de
douze (12) mois par une sécheresse sans aucune assistance
publique nécessite une mobilisation internationale.
Aujourd’hui,
les victimes de cette famine s’élève à plus de 228 000
sinistrés dont 195 000 sont dans un état critique et grave,
soient plus de 40% de notre population.
Par contre,
dès qu’il s’agit de les déloger et encore plus loin, les
personnes abusivement déplacées d’Arhiba par la force ou des
pauvres sans logement, pourtant, les Décrets présidentiels
pleuvent pour les étrangers, sans Loi – et en contradiction
aux articles 63 et 66 de la Constitution Djiboutienne - ces
déplacés par force restent sans terrain viable, le Ministère
de l’intérieur (décentralisé ?) reste présent sur le terrain
par FNP interposée surtout depuis le 6 juillet 2008 au PK 12,
avec de nombreux blessés depuis hier.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel
pressant, en cette période conflictuelle, à l’Equipe
gouvernementale au pouvoir de changer rapidement sa méthode de
gestion inadmissible et insupportable pour le Peuple
Djiboutien.
M. NOËL ABDI
Jean-Paul
Un parti d’opposition dissous à Djibouti, pour "atteinte à
l’intégrité territoriale"
Source :
Agence de presse africaine (APA), 09/07/08)
APA - Djibouti
(Sénégal) Le Mouvement pour le Renouveau Démocratique (MRD,
opposition djiboutienne) a été dissout mercredi, par un décret
du Président de la République, M Ismaîl Omar Guelleh sous
l’accusation de « porter atteinte à l’indépendance nationale,
à l’intégrité du territoire et à l’unité de l’État ».
Le MRD aurait
lancé un appel au Président érythréen, Issayas Afeworki, à «
envahir la République de Djibouti », selon les autorités de ce
dernier pays, qui s’appuient sur un document, dont copie a été
présentée à la presse.
La lettre
incriminée et attribuée au MRD, serait datée du 6 juillet
dernier et partie de Bruxelles, en Belgique où vit en exil, le
leader du parti, Daher Ahmed Farah.
Un différend
frontalier oppose Djibouti et l’Érythrée, depuis février
dernier. Le 10 juin dernier des accrochages entre les soldats
de deux pays ont fait une vingtaine de morts côté djiboutien.
Si cela été
avéré, l’appel attribué au MRD serait d’autant mal venu que la
République de Djibouti, qui a saisi la communauté
internationale suite à « l’agression injustifiée de l’Érythrée
», a obtenu du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union
africaine (UA) une « condamnation ferme de l’opération menée
(…) à Ras Doumeira et sur l’île portant le même nom ».
Le CPS a
exigé, mardi 1er juillet dernier, un « retrait immédiat et
sans condition », des troupes érythréennes présentes sur le
sol djiboutien.
La vie
politique à Djibouti, petit territoire de la Corne de
l’Afrique et ancienne colonie française, est marquée par une
sorte de bipolarisation informelle, avec deux groupes
distincts de partis, qui aux législatives de 2003, s’étaient
lancés dans la course aux sièges.
Ceux du
pouvoir sont regroupés autour du Rassemblement Populaire pour
le Progrès (RPP) du Président M Ismaîl Omar Guelleh, avec
lequel ils composent l’Union pour la Majorité Présidentielle (UMP)
et en face, l’opposition constitutive de l’Union pour
l’Alternance démocratique.(UAD).
La
Présidentielle de 2005 avait été boycottée par l’essentielle
des partis de l’opposition.
La formation dirigée par Daher Ahmed Farah, faisait partie de
l’UAD. Les observateurs relèvent que, jusqu’à mercredi dans la
soirée, ni le leader du MRD, ni un quelconque membre du parti
n’avait encore réagi à la mesure de dissolution.
AAY/ib/APA,
09-07-2008
Communiqué de presse du MRD du 7 juillet 2008 :
arrestation d'Aref Abdi Khaireh
Mouvement pour le Renouveau
démocratique et le Développement
(Ancien PRD)
Cité Poudrière Avenue Nasser
Tel : 34 23 99
BP : 3570
Djibouti
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Monsieur
Aref Abdi Khaireh, citoyen djiboutien et ancien cadre du
service des Affaires économiques et des Prix au Ministère du
commerce, membre fondateur du PRD dont il a été l’un des
responsables pour la communication, ainsi que le chauffeur
somalilandais d’un véhicule lui appartenant, ont été arrêtés à
Djibouti, gardés à vue plusieurs jours durant puis présentés
dimanche 6 juillet devant le procureur de la République qui
les a placés sous mandat de dépôt à la sinistre prison de
Gabode.
Motif :
selon nos informations, Aref Abdi était en possession pour
lecture d’un exemplaire récent du journal Haatuf de langue
somalie paraissant au Somaliland, exemplaire rapporté par le
chauffeur, ainsi que d’un communiqué du MRD.
Le
Renouveau (publication du MRD et dernier journal libre du
pays) réduit au silence, Ismaël Omar nous interdit désormais
de lire et d’écouter autre chose que le discours officiel.
Allons-nous être bientôt jetés en prison pour «rêves
subversifs durant notre sommeil» ?
Nous
condamnons vivement l’arrestation et la détention arbitraires
de ces deux hommes et exigeons leur libération immédiate et
sans condition.
La lutte
continue.
Fait à
Bruxelles, le 7 juillet 2008
Par Daher Ahmed Farah,
Président du MRD
Communiqué de presse de la LDDH : la lecture de la presse
régionale est-elle interdite ?
|

Le Président |
COMMUNIQUÉ
DE PRESSE DU 6 JUILLET 2008
La lecture de la Presse régionale
est-elle interdite : depuis quand ? |
Aujourd’hui, dimanche 6
juillet 2008, après 5 jours de garde à vue, M. Aref Abdi
et un chauffeur, de nationalité Somalilandaise, d’un
véhicule, viennent d’être déféré au Parquet, et
immédiatement transféré dans la sinistre prison de Gabode.
La Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH) demande :
1. en vertu de quel article du
Code Pénal Djiboutien, M. Aref Abdi opposant Djiboutien
notoire, le Parquet du Tribunal de Djibouti s’est-il permis de
le coffrer dans la prison de Gabode, après plusieurs jours de
garde à vue abusives ?
2. quel texte juridique, contraire
à la Constitution Djiboutienne, bannit la lecture du Journal «
Haatuf » du Somaliland voisin ?
3. en vertu de quel texte a-t-on
incarcéré le conducteur d’un véhicule en provenance du
Somaliland, qui avait tout simplement remis à Aref le journal
« Haatuf » transmis par un Djiboutien en vacances à Hargeisa ?
Ce véhicule reste encore en garde
à vue ?
4. en vertu de quel texte les
Autorités Djiboutiennes et les Autorités Somalilandaises
vont-elles se mettre d’accord pour des prochaines extraditions
abusives en cours, sans aucun doute, compte tenu du contexte
actuel ?
La Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH) dénonce toutes ces basses dérives d’autant plus
dangereuses dans ce climat conflictuel inquiétant.
M. NOËL ABDI Jean-Paul
4/07/2008 : Exposé des principales communications de la
LDDH de janvier à mai 2008
|

Le Président |
Exposé des principales
communications
de la LDDH de janvier à
mai 2008
Le 4 juillet 2008 |
Djibouti
au bord du gouffre: a-t-elle basculé dans le bourbier
d’une guerre ?
« Et
pourtant, il suffit de se décider à les changer, mêmes si
les choses sont sans espoir.»
Cet exposé
se base sur les principales communications de la Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) de janvier au 4
juillet 2008.
Dans le
contexte actuel, les chances de nous faire entendre sont
minimes, car bons nombres de dirigeants, à l’esprit
ouvert, sont restreints à garder un silence obligé dans ce
climat morose, lourd et menaçant ; ce qui est
compréhensible.
Des
Défenseurs des Droits de l’Homme tant à Djibouti, que sur
le plan international, en association avec la Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) constatent
malheureusement :
1.
qu’on n’en serait pas arrivé là, si l’État de droit était
effectif, si la Mauvaise gouvernance n’était pas
cautionnée par ceux chargés de les dénoncer sur le plan
international (PNUD, FMI, Banque Mondiale en premier lieu)
;
2.
qu’on n’en serait pas arrivé là, si les dirigeants
politiques Djiboutiens n’étaient pas des élus sans
électeurs ;
3.
qu’on n’en serait pas arrivé là, si le contre Pouvoir
n’était pas muselé ;
4. qu’on n’en serait pas arrivé là, si l’Opposition
était respectée au lieu d’être constamment insultée par
le Chef de l’État ;
5. qu’on n’en serait pas arrivé là, si les Syndicats
étaient libres d’organiser des manifestations, des grèves
pacifiques dans le strict intérêt des Travailleurs lésés,
privés de leurs droits, exploités à outrances,
pratiquement sans avenir pour leurs progénitures ;
C’est sous
cet éclairage, que nous reprenons ; quelques passages de
nos communications qui malheureusement n’ont pas eu
d’échos favorables, tout simplement parce qu’ils mettent à
jour la dure réalité qui existe en République de Djibouti,
et que les bénéficiaires, qui sont au pouvoir, ne
souhaitent pas entendre.
M. NOËL
ABDI Jean-Paul
LDDH du 2 juillet 2008 : Les clefs de la paix et de la fin de
l'impunité proposées à l'Union africaine (UA)
|

Le Président |
DIFFUSION D’INFORMATION
DU 2
JUILLET 2008
Les clefs de la Paix et de la fin de l’Impunité
proposées
à l’Union Africaine (UA) |
L’Observatoire
et la FIDH avaient saisi les Chefs d’Etats de l’Union
Africaine afin qu’ils ouvrent les portes de la nouvelle Cour
Africaine de justice et des droits de l’Homme comme l’a si
bien déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) apprécient les
démarches de l’Observatoire et de la FIDH auprès des Chefs
d’État Africains, du 23 juin 2008.
La LDDH
encourage les chefs d’États à ouvrir les portes de la Cour
Africaine de Justice afin de lui permettre de mieux apprécier
les plaintes des victimes bloquées souvent par les auteurs
même de ces crimes contre l’humanité/ crimes de guerre/
génocide, parfois, transmis aux Tribunaux à compétence
Universelle car crimes souvent impunis et intolérables, crimes
qui ne peuvent que dégrader nos Républiques.
Cette décision
sera, inéluctablement l’arme dissuasive pour mettre fin à
l’Impunité.
Il va s’en dire qu’une telle Décision courageuse des Chefs des
États Africains serait Historique et urgent pour nous. Elle
aurait pour conséquence des effets très positifs de
dissuasions pour limiter énormément, voir stopper les abus de
pouvoir, qui sévissent, hélas encore, à outrance dans notre
Continent.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) apprécie aussi, les
récentes ouvertures des Tribunaux à compétence universelle qui
ne peuvent que fortifier la lutte contre les crimes organisés
et l’éradication de l’Impunité.
M. NOËL ABDI
Jean-Paul
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