Dernières nouvelles - Édition en Ligne de Juillet 2010

        

                              Alliance                    « La seule vraie politique est la politique du vrai » EDGAR FAURE
                         Républicaine
               
pour le Développement

 Directeur de publication : Mohamed Ali Abdou.   Codirecteur : Mahdi Ibrahim A. God.   Email : realite_djibouti@yahoo.fr


S  o  m  m  a  i  r  e

21/07/2010 Note d'information de l'ARD sur le lancement du projet Djibouti elections et processus politiques
26/07/2010 Lettre ouverte du Contrés djiboutien pour la solidarité (CDS)
21/07/2010 Note d'information de la Ligue djiboutienne des droits humains : cas précis de torture à Djibouti
19/07/2010 Interview de Jean-Paul Abdi Noël par la Deutsche Welle le 19/07/2010
18/07/2010 L'Asbl Communauté afar de Belgique (CAB) organise une soirée culturelle à Bruxelles le 31 juillet
18/07/2010 Hommage à Zongo (nouvelle suite) et Plainte de l'ARD contre le gouvernement
18/07/2010  Note d'information de la LDDH du 18 juillet 2010
18/07/2010 Préoccupation et recommandations de la FIDH à l'occasion du pré-sommet de l'Union africaine précédant le 15eme Sommet ordinaire de l'Union Africaine de Juillet 2010 à Kampala, Ouganda
13/07/2010 Communiqué de l'ARD : élection présidentielle au Somaliland
13/07/2010 Hommage à Zongo (suite) et Le vote permanent par la mobilisation à Djibouti
10/07/2010 Note d'information de l'ARD : Halte aux exactions de l'armée contre les civils
12/07/2010 Note d'information du 12 juin 2010 de la LDDH : "50 ans de Françafrique, ça suffit"
10/07/2010 Note d'information de la LDDH : Rafles de civils nomades dans la région d'Obock

09/07/2010 Appel à participer à la manifestation contre la Françafrique mardi 13 juillet à 18 h à Paris Place de la République
04/07/2010 Djibouti, «Pour ne pas attendre le boycott en 2011»
04/07/2010 Note d'information de la LDDH le 4 juillet 2010
03/07/2010 Hommage à Zongo
02/07/2010 Compte rendu de la table ronde de l'UAD à Bruxelles samedi 26 juin 2010 (photos)
30/06/2010 Message de remerciements du Vice-président de l'ARD

27/06/2010 Note de synthèse de la Table ronde de l’UAD à Bruxelles le 26 juin 2010
26/06/2010 Communiqué du Vice-président de l'ARD : Uguta-Toosa intègre l'ARD (photos)


Note d'information de l'ARD sur le lancement du projet Djibouti elections et processus politiques

"l'Alliance Républicaine  pour le Développement (ARD) salue le lancement du projet Djibouti elections et processus politiques (deep) initié par le gouvernement américain et exécuté par Democracy international (DI). Tout en se félicitant des contacts prolongés et fructueux avec les responsables de ce projet, l'ARD s'élève contre le détournement de cette louable intention américaine à des fins de propagande en faveur d'un troisième mandat illégal de la part du régime fraudeur et prédateur d'Ismaël Omar Guelleh.

Pour sa part , l'ARD est disposée à concourir au succès du projet américain visant à instaurer dans notre pays un état de droit non sans rappeler qu'un régime qui a violé les Accords de paix , volé toutes les élections et qui pratique une citoyenneté à deux vitesses reste disqualifié à nos yeux pour prétendre contribuer à  une quelconque démocratisation digne de ce nom; aussi l'ARD appelle plus que jamais à la mobilisation générale et à l'unité d'action de toutes les forces démocratiques pour faire barrage à la dictature et l'imposture."

La rédaction

***

        

                              Alliance                    « La seule vraie politique est la politique du vrai » EDGAR FAURE
                         Républicaine
               
pour le Développement

Alliance  Républicaine pour le Développement

Djibouti le 20 juillet 2010,                          

 Note d’Information

L’Alliance Républicaine pour le Développement (A.R.D.) prend acte du lancement du projet « Djibouti Elections et Processus Politique » basé sur les objectifs compris dans l’accord bilatéral d’assistance, signé le 26 septembre 2009 entre les Etats-Unis et la République de Djibouti pour promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance.

-   Connaissant, pour en être la principale victime, la propension du gouvernement Djiboutien à violer tous ses engagements écrits, l’A.R.D. maintient le mot d’ordre de Mobilisation Générale récemment décrétée par l’Union pour l’Alternance Démocratique (U.A.D.) dont l’un des mots d’ordre et objectifs est précisément le respect dans la pratique de l’état de droit.

-  Convaincue cependant que le gouvernement des Etats-Unis ne saurait cautionner une parure démocratique et passivement assister au dépérissement de l’état à Djibouti, l’A.R.D. est disposée dans ce cadre à étroitement coopérer avec le gouvernement Américain, l’USAID et son partenaire d’exécution Democracy International pour la promotion de la démocratie  et la bonne gouvernance à Djibouti.

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Lettre ouverte du Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS)

Lettre ouverte

Chère Djiboutienne cher djiboutien,

Nous vous saluons chaleureusement que vous soyez au pays chéri ou à l’extérieure et nous vous souhaitons dans cette période trouble une persévérance et une foie inébranlable à un changement proche et inéluctable.

Conscient du risque d’implosion du pays et de la nécessité d’une mobilisation contre la dictature mise en place dans notre pays,  des membres de la diaspora ont décidé de sortir de l’immobilisme et de militer au sein du Congrès Djiboutien pour la Solidarité (CDS) afin de contribuer à la lutte pour un état de droit respectueux des citoyens et des valeurs démocratiques.

 Comment tolérer le manque d’électricité depuis maintenant 20 ans malgré le prix extrêmement cher du kilo/w (rappelant que monsieur Djama Ali Guelleh directeur général de l’EDD a récemment été décoré par son cousin président).

N’est il pas tout simplement criminel d’assoiffé le peuple dans un pays au climat caniculaire tel que le notre.

Comment accepter la l’appropriation des bien publics  distribués à des proches du régime.

Comment accepter l’auto proclamation de président à vie au détriment de l’avis de toute un peuple et en déchirant la constitution du pays.

Comment croire à ses morts subite des militants de l’opposition et des droit de l’Homme dans les sinistres prisons du régime (faut-il mentionnés la mort de monsieur Mahdi Ahmed Abdillahi ou plus récemment la mort inexpliqué du colonel Abdi Bogoreh)

Comment expliquer la dissolution d’un parti de l’opposition (MRD) sur un simple décret présidentielle  et annoncé du jour au lendemain sur les antennes de la RTD (radio et télévision de Djibouti), sans autre forme de procès.

Comment rester impassible devant l’expulsion de toute une famille Djiboutienne de leur pays sous prétexte qu’un de leur témoigne dans une affaire impliquant le chef de l’état.

Comment dormir la conscience tranquille quand la guerre civile faite rage  dans le nord du pays.

Combien de temps devrons-nous encore subir les affres de la pauvreté organisée ?

Combien de temps encore nos enfants doivent-ils souffrir pour que le régime soient enfin rassasié ?

Chères sœurs, Chers frères,

Ne nous faisons pas d’illusion la source de notre appauvrissement est celle de leur enrichissement.

N’ayons pas peur la délivrance est entre nos mains. Rejetons le tribalisme et la division qui nous a longtemps assujetti à la dictature.

Le Congrès Djiboutien pour la Solidarité appelle tous nos compatriotes à un sursaut salvateur et a rejoindre les rangs de l’opposition.

Structure légalisé au moniteur belge le 31 mai 2010 sous le numéro 826 266 883, le CDS quant à lui se tient près à accueillir tout nos frères qui souhaitent se battre à nos cotés pour sauver le pays.

Elle se donne pour objectifs :

1) Luter pour un état de droit respectueux des libertés dans le cadre d’une démocratie pluraliste

2) Défendre les libertés fondamentales et le droit de l’homme

3) Instauré la conscience démocratique dans la  population

4) Luter contre la corruption active et passive.  

5) Luter contre la pauvreté et renforcer la solidarité entre djiboutiens

6) Réduire les disparités entre djiboutiens

7) Luter contre les mauvaises habitudes qui nuisent la santé : khat

8) Luter contre le sida et les aider les malades atteint du VIH sida.

 

Conscient que l’action passe par le dialogue le CDS lance l’idée d’une grande rencontre à l’occasion de  la fête de l’aid el fitri (les sujets des discussions ainsi que le lieu reste à déterminer)

Nous précisons qu’il s’agit là que d’une idée il appartient bien entendu à l’opposition djiboutienne de lui donner la suite qu’elle souhaite.

Vive la republique de djibouti vive le peuble djiboutiens et vive la justice et la democratie

                                                                                      Le combat est une fête

Personnes des contacts

1) Ismail BOUH ROBLEH, President, bouhismail@ yahoo.fr 

2)     MOHAHAMED ROBLEH Bouraleh, sécréteur general, roblehbourale@yahoo.fr

3)  Moustapha KAIRE DARAR, trésorier, moustaphakaire@ gmail.com

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Note d'information de la Ligue djiboutienne des droits humains : cas précis de torture à Djibouti

Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 21 JUILLET 2010

Cas précis de méthode de torture à Djibouti

 

Cette Note d’Information est un cas précis de Torture sur les méthodes de tortures que les Forces Armées exercent en toute Impunité. La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) ne cesse de dénoncer de telles pratiques, ce cas récent d’un jeune qui a eu le courage de s’adresser à nous ne peut que nous encourager à attirer l’attention de l’Etat-major de la République de Djibouti, ainsi celle des dirigeants politiques pour leur rappeler l’urgence de mettre fin à de telles pratiques intolérables et inadmissibles.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) ainsi que toutes les Organisations des Droits de l’Homme d’envoyer une Mission d’Enquête afin de permettre l’ouverture de plaintes non seulement à Djibouti mais aussi parallèlement auprès des Juridictions aux Compétences Universelles.

Ci-après : Le témoignage d’un torturé qui nous a contacté le 19 juillet 2010 ;

Les préoccupations et les recommandions de la FIDH au Sommet des Chefs d’Etats Africains de Kampala.

NOEL ABDI Jean-Paul     

**

Témoignage d’un torturé

Il s’agit ici d’un témoignage d’un jeune habitant de Margoyta (Moussa Ali), âgé de 36 ans. Voici le compte-rendu détaillé que Mr Abdo Ali Mohamed fait  de son arrestation et des sévices que lui ont fait subir les militaires de la région… « Je me rendais à la caserne de Piyyah dans le Weima, afin de récupérer l’argent du khat que je fournis régulièrement aux militaires de la région : Piyyah, Assa Gueyla, forage d’Eyssalou, Dadda’to… depuis plus d’un an lorsque j’ai été arrêté par deux militaires le samedi 1er rajab.

Les militaires ont d’abord saisi et confisqué cinq pièces comptables comportant les noms des militaires qui m’ont acheté le khat ainsi que les montants correspondants, une somme d’argent en liquide, une torche et une canne qui étaient les seuls biens que je portais sur moi. J’ai ensuite été brutalement ligoté avec une grosse corde en nylon par le sergent-chef M… (Poignets  et cheville droits, poignets  et cheville gauches), puis jeté à plat ventre.

Les militaires m’ont ensuite posé une grosse pierre qui me recouvrait le cou et la moitié du dos. Puis j’ai subi pendant du matin au Maghreb où je me suis évanoui, un interminable interrogatoire durant lequel j’étais battu à chaque question.

A la fin de l’interrogatoire qui n’a rien donné puisque je ne savais rien de ce qu’ils me demandaient, ils ont voulu se débarrasser de moi et l’ordre a été donné de m’abattre. Alors qu’un soldat a chargé son fusil, j’ai été sauvé in extrémis par le sergent Houssein, un issa qui m’a reconnu…J’ai ensuite été conduit à Dadda’to et encore interrogé et battu avec une barre de fer par l’adjudant O…

Enfin, je fut conduit à Assa Gueyla où je fut présenté comme un rebelle qui a attaqué la caserne de Bouyya…Ce qui a provoqué l’étonnement et la consternation des militaires qui m’ont reconnu pour la plupart d’entre eux…

J’ai ensuite été transféré à Tadjourah où j’ai été soigné de mes blessures et gardé près d’un mois avant d’être relâché à Assa Gueyla pour ne pas être vu dans mon état à Tadjourah…Je me suis péniblement rendu à Allaylou d’où j’ai emprunté une voiture se rendant à Obock, puis d’Obock à Tadjourah en Toyota de brousse et me voici aujourd’hui à Djibouti…

Mais plus que la torture physique que j’ai subi, c’est la torture morale des propos que m’a tenu le commandant W… de Tadjourah qui m’amène aujourd’hui à témoigner…Il m’a dit en substance, en me relâchant : « Tu peux partir maintenant et ne t’avises pas de raconter ce qui t’es arrivé car tu ne pourras rien contre nous… ! ». 

DIFFUSION D’INFORMATION DU 19 JUILLET 2010

Les préoccupations de la FIDH concernent plusieurs pays Africain dont Djibouti ci-après, ainsi que « la Justice comme base de paix et de sécurité ».

NOEL ABDI Jean-Paul

Préoccupations et recommandations de la FIDH à l'occasion du pré-sommet de l'Union africaine précédant le 15ème Sommet ordinaire de l'Union Africaine, Juillet 2010, Kampala, Ouganda

La Fédération internationales des ligues des droits de l'Homme (FIDH) et ses organisations membres, saisissent l'occasion du pré-Sommet de l'Union africaine organisé du 14 au 17 juillet 2010, à Kampala, Ouganda, pour faire part de leurs préoccupations et de leurs recommandations, concernant les questions de paix, de sécurité et de justice en Afrique.

Djibouti
 
L'escalade de la répression à l'encontre des populations civiles opérée à Djibouti est le reflet d'un grave recul de l'espace démocratique dans ce pays. Sous prétexte de vouloir mettre un terme à la rébellion armée qui sévit dans certaines régions, en particulier dans le Nord, l'Armée nationale djiboutienne (AND) procède à des actes de représailles à l'encontre de la population civile perçue comme soutenant directement les rebelles: une politique de la terre brûlée, des actes de torture et de mauvais traitements, des violences sexuelles, de même que des procédures illégales de refoulement de citoyens djiboutiens vers l'Ethiopie seraient ainsi perpétrés dans la plus complète impunité par les éléments de l'armée régulière.

Ces actes de violences s'inscrivent dans le contexte plus général d'un recul de l'espace démocratique à Djibouti et d'une atteinte quotidienne portée aux libertés individuelles. Les atteintes à la liberté d'association (notamment des partis politiques de l'opposition), les entraves aux actions menées par les défenseurs des droits de l'Homme, les atteintes aux libertés syndicales ou aux libertés d'information et d'expression sont monnaie courante.
La FIDH et ses organisations membres appellent les chefs d'Etats et de gouvernement, réunis à l'occasion du 15ème Sommet ordinaire de l'UA à :

• Appeler les autorités djiboutiennes à prendre toutes les mesures nécessaires, dans le respect des normes régionales et internationales de protection des droits de l'Homme pour mettre un terme aux  actes de représailles perpétrés par l'Armée nationale djiboutienne à l'encontre des populations civiles ; 

• Appeler les autorités djiboutiennes à se conformer à leurs obligations régionales et internationales en engageant des poursuites à l'encontre des auteurs de violations des droits de l'Homme, y compris au sein de l'armée nationale, pour lutter effectivement contre leur impunité ;

• Appeler les autorités djiboutiennes à garantir les libertés individuelles d'association, d'information et d'expression ;

• Appeler les autorités djiboutiennes à mettre un terme aux actes de harcèlement et d'intimidation à l'encontre des défenseurs des droits de l'Homme et des leaders syndicaux ;

• Appeler les autorités djiboutiennes à ratifier la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance et à en respecter les dispositions.

La Justice comme base de la paix et de la sécurité. La justice a un effet dissuasif qui constitue une étape fondamentale pour garantir la paix et la non-répétition des violations et des crimes. Le droit à un recours effectif devant une instance judiciaire indépendante est un droit fondamental reconnu par l'Acte constitutif de l'Union africaine et la Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples et les droits des victimes à la vérité, à la justice et à la réparation sont bien établis en droit régional et international.

La création de la Cour pénale internationale (CPI) représente à cet égard une avancée importante dans l’histoire de l’humanité et de la juridiction universelle, et plus particulièrement dans la lutte contre l’impunité des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et le crime de génocide.

Cette importance du rôle de la Cour a été réaffirmée à l'occasion de la première conférence de révision du Statut de Rome organisée en juin 2010 à Kampala, Ouganda, D'ailleurs, lors d'une réunion organisée en marge de cette Conférence de révision, les États africains parties au Statut ont recommandé l'examen de la possibilité d'établir un bureau de liaison de la CPI auprès de l'Union africaine. La création effective de ce bureau de liaison marquerait une étape importante dans le renforcement de la coopération et de l'échange d'informations entre la Cour et l'Union africaine et serait le signe de l'engagement de cette dernière dans la lutte contre l'impunité des auteurs de violations des droits de l'Homme.

L'Union africaine s'est déjà illustrée dans cette volonté de réprimer les responsables de violations graves des droits de l'Homme perpétrées sur le continent africain. En juillet 2006, les chefs d'État et de gouvernement de l'UA avaient en effet suscité un réel espoir lorsqu'ils ont donné mandat au Sénégal de juger Hissène Habré « au nom de l'Afrique », et appelé la Commission de l'UA à « apporter au Sénégal l'assistance nécessaire pour le bon déroulement et le bon aboutissement du procès.

Toutefois, le Sénégal ne s'est toujours pas acquitté du mandat de l'UA qui n'a fourni aucune assistance concrète et les victimes du règne sanglant d'Hissène Habré, attendent toujours d'obtenir justice et réparation.

La FIDH et ses organisations membres appellent les chefs d'Etats et de gouvernement, réunis à l'occasion du 15ème Sommet ordinaire de l'UA de :

• Cesser toute campagne de dénigrement vis-à-vis du travail de la Cour pénale internationale (CPI) sur le continent africain pour respecter l'indépendance de la justice, soutenir les États africains qui ont saisi cette instance dans un souci de justice et de paix et répondre aux attentes des victimes africaines ;

• Maintenir l'intégrité du Protocole de la Cour et appeler les États à ratifier le Protocole de la Cour africaine des droits de l'Homme et des peuples et de la Cour africaine de justice et des droits de l'Homme en autorisant l'accès direct des ONG et des individus à ces instances ;

• Appeler les États à harmoniser leurs législations pour doter leurs tribunaux de la compétence universelle conformément à leurs obligations internationales ; Respecter l'indépendance des juridictions qui exercent leur compétence universelle conformément à leurs obligations internationales ;

• Appeler les autorités sénégalaises à prendre toutes les mesures nécessaires pour ouvrir sans délais la procédure judiciaire à l'encontre d'Hissène Habré ;

• Appeler la Commission de l'UA à prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre la mise en place d'un bureau de liaison de la CPI auprès de l'UA en vue de renforcer la coopération et le partage d'informations entre ces deux instances.

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Interview de Jean-Paul Abdi Noël par la Deutsche Welle le 19/07/2010

Note Liminaire.

Cette Interview du 19 Juillet 2010 m’a été posée en tant que Défenseur des Droits de l’Homme qui s’intéresse aux problèmes de la Somalie et ce dans le cadre des travaux préparatoires de la Conférence de l’Union Africaine à Kampala.

Je sais que le Journaliste de la Deutsche Welle, M. Fréjus QUEMUM peut ne pas diffuser la totalité de mon intervention car et c’est normal le temps de diffusion est souvent fixé à l’avance donc le temps est bien limité. Ayant mal enregistré le début de mon interview, je vous transmets la suite. Mes propos n’engagent que moi.

NOEL ABDI Jean-Paul

… C’est un problème d’intérêt et de souveraineté qui sont en conflit ?

Vous m’avez déjà posé lors d’une ancienne émission sur le problème des pirates de mer. J’avais répondu que c’est un problème qui fait suite aux déchets nucléaires, chimiques et surtout la piraterie des poissons. Aujourd’hui je vois les Japonais venir à Djibouti parce qu’ils ont intérêt à ce que leurs bateaux usines puissent pirater plus largement et en toute liberté sur les zones côtières et les zones économiques de la Somalie, il y a trois mille kilomètres (3 000km) de Djibouti jusqu’à Mombassa.

C’est pour un problème économique, on tue tout un Peuple, on élimine tout un Peuple, on massacre tout un Peuple par génocide et autres, tandis que les Nations Unies ne parlent pas, les Nations Unies sont devenues pour moi la Société des Nations, çà vous pouvez le dire,  comme lorsque Hitler envahissait l’Europe.

Sur la conférence de Kampala, évidemment votre question est capitale, parce que, en tant  que Défenseur des Droits de l’Homme, en tant que Djiboutien, en tant qu’originaire de Somalie, nous présentons toutes nos condoléances aux familles des victimes tuées là-bas, mais nous disons au gouvernement ougandais que nous considérons comme un gouvernement génocidaire pour ce que ses troupes effectuent à Mogadiscio, un Gouvernement qui effectue des crimes en Ouganda, nous considérons qu’il faut mettre un holà à ces crimes. Si j’étais Ougandais….

J’ai demandé à mon gouvernement de ne pas envoyer 500 personnes…En tant que Défenseur des Droits de l’Homme, ce qui est interdit c’est l’extermination.

Pourquoi imposer et créer un gouvernement dans un hôtel de Djibouti, et encore pourquoi imposer et créer un gouvernement dans un hôtel au Kenya, c’est ce que le peuple Somali ne comprenne pas.

Créer un autre gouvernement à Kampala avec l’OUA (UA) avec l’ONU (Nations Unies), quel problème ?

Le Peuple Somali a droit au respect, à la dignité sans ingérence des forces étrangères.

Votre position n’a jamais changé, mais que dites vous, comme beaucoup de gens qualifient de menaces terroristes d’allégeances à El Qaïda que seraient entrain de faire le groupe El Shabaab en Somalie ?

El Qaïda a été créée aux Etats-Unis avec Houssein Ben Laden, lorsqu’ils combattaient les Russes, c’était un agent de la CIA. Tout ce que la CIA crée c’est ensuite pour démanteler, pour s’imposer. En Irak : l’ armée américaine est partie là-bas avec des Européens et consorts, avec l’OTAN.

Quel est le résultat ?

 Le résultat c’est que tous les champs de pétrole de l’Irak sont entre les mains des Sociétés de Bush. Voilà la réalité. Si c’est les multinationales qui tuent pour avoir des marchés, alors qu’on nous dise la vérité, on va essayer de composer avec les multinationales et pas avec les Gouvernements disent certains Somalis.

Les travaux préliminaires de la Conférence de Kampala commencent aujourd’hui, que pensez-vous que les Chefs de l’Etat doivent faire pour la Somalie, puisque la Somalie est le thème central ?

Si les chefs d’Etat Africains m’écoutaient, je ne pense pas (parce que pour moi), je suis une quantité négligeable, mais s’ils m’écoutaient en tant que membre de la Corne d’Afrique, je dirais que le Président de l’Ethiopie a eu le courage de retirer ses troupes, il faudrait que l’Ouganda et le Burundi aient le courage de retirer leurs troupes, c’est tout ce que je leur demanderais, parce que le mal de la violence, c’est d’abord le mal de la répression et il faut qu’ils cessent la répression génocidaire, il faut qu’ils cessent la répression par des crimes de guerre, il faut qu’ils cessent la répression par les crimes contre l’humanité, c’est tout ce que je demanderais aux Chefs d’Etat Africains que je respecte beaucoup, c’est que malheureusement chacun à ses petits intérêts géopolitiques peut-être, mais dans tous cas, tout ce que je demande est de retirer toutes les troupes de la Somalie.

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L'Asbl Communauté afar de Belgique (CAB) organise une soirée culturelle à Bruxelles le 31 juillet

MEGA SOIREE DE SOLIDARITE


COMMUNAUTE AFAR DE BELGIQUE
Vous présentent la  
soirée aphrodisiaque
solidarité

Avec la participation de Père Robert, Abdul aziz , Omar Djibouti… et d’autres surprise!!!

Salle : Rue De Locht 91/93

1030 Bruxelles

                                 Le 31 juillet 2010 à 18h … 3h du matin

Tram  92 : A prendre de Botanique et s’arrêter à l'Arrêt Saint Servais.

Chants, Laaleh, Hora, ixiga-ixiga (devinette afar), vente aux enchères artisanales…

Programme dE LA Soirée

18H 00 : Expositions des produits artisanaux

18H 30 : Lancement de la Projection du film Afar Angel « Malika »

19H 00 : Ixiga-Ixiga « Devinette Afar » le gagnant remportera un cadeau

19H 30 : Vente aux Enchères

20 H 15 : Présentation de l’Objectif de l’ASBL Communauté Afar et de son Equipe

20H 30 : Commencement de la Soirée musicale

2H : Remerciement du Président 

Chargé de la Communication

Ali Ahmed Hamadou

CAB ASBL, Rue Moorsled 117, 1020 Laeken 

N° du Compte : 780 59 11 32 965

                Personnes de Contact: Administrateur Abdallah Dini 0476 511 219

                                                        Vice-president Bourhanta Ahmed 0487 644 837

E-mail: afarcom.be@gmail.com                 Paf : 10 euros

Venez revivre avec nous ce grand moment de solidarité  !!!

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Hommage à Zongo (nouvelle suite) et Plainte de l'ARD contre le gouvernement

Le regretté  journaliste et défenseur Burkinabé des Droits Humains nous rappelle dans cet émouvant texte que les crimes ne restent jamais impunis !

La condamnation par la F.I.D.H des exactions commises par l’AND contre les populations civiles du nord et du sud-ouest du territoire nous offre l’occasion de rappeler que le dossier de plainte, actualisé depuis le communiqué ci-dessous reproduit, est en voie de finalisation… Rappelons qu’à ce communiqué étaient annexées les listes connues par l’A.R.D. des centaines de  victimes civiles exécutées par les troupes gouvernementales, des dizaines de femmes violées, ainsi que des dizaines de civils torturés …

Ceci pour, d’ores et déjà, faire entendre aux criminels et leurs commanditaires, la voix des victimes  qui ne s’étouffera jamais…

La voix des autres

Le monde s’humanise. Le dictateur Pinochet du Chili a perdu son immunité diplomatique. « On ne peut pas torturer et tuer ainsi des hommes et bénéficier d’une quelconque immunité » a déclaré un des trois Lords britanniques qui ont voté pour la détention du vieux dictateur à Londres.

Tous les démocrates du monde ne peuvent qu’applaudir des deux mains. Il y a comme un progrès de l’humanité chaque fois qu’une lutte contre l’injustice triomphe quelque part. Il y a un immense espoir de sauver le genre humain chaque fois qu’il y a unanimité dans la réprobation de la barbarie et de la dictature des hommes et de leur régime politique.

Pinochet en prison !

Et des peuples du monde entier se mettent à rêver du sort qui pourrait être réservé à leur propre Pinochet, notamment en Afrique. Pinochet est donc sur le point d’être extradé vers un pays qui n’est pas le sien pour y être jugé pour des crimes commis il y a au moins deux décennies. Et des Africains se mettent à rêver de justice, de paix et de démocratie. Certes, « une hirondelle ne fait pas le printemps », mais une hirondelle, une seule, rappelle que le printemps existe.

Pour des pays comme le Burkina, voir arrêter un Pinochet pour des crimes rappelle tous les crimes emmurés sous la lourde et terrible chape de plomb politique, tous ces crimes enterrés sous l’épais silence des mémoires apeurées, tous ces crimes noyés dans le profond silence de l’oubli.

Et nous pouvons nous permettre de rêver en pensant à cette sagesse qui dit : « tout se paie ici-bas ». Tout ! Surtout les crimes odieux que sont les meurtres par tortures. Les tortures ! Combien voient au-delà du mot ? Si des milliers de familles applaudissent aujourd’hui, ce n’est point parce qu’elles retrouveront leur fils, leur père, leur mère, leur sœur disparus sous Pinochet, beaucoup à la suite de tortures. Comment peut-on vivre tranquille quand on sait qu’un être aimé est mort sous la torture ? La torture !

Pendant des années, des hommes et des femmes ont ruminé leur peine et bu toutes les larmes de leurs yeux pour des êtres chers qu’ils ne reverront jamais. Avec cette arrestation, ils sentent un soulagement. Ce n’est point une vulgaire vengeance, mais une renaissance de l’être aimé, disparu, comme si désormais il se libérait des tortures, de la mort.

Les commentateurs tirent rapidement cette conclusion : « La leçon de Pinochet servira aux dictateurs du monde entier ! ». Au Burkina, nous ne parlons pas de dirigeants dictateurs, parce que tout simplement nous avons affaire à des gens qui hurlent leur démocratie à la face du monde. Nous voulons parler des hommes qui ont disparu et dont les familles ignorent jusqu’à l’endroit de la sépulture. Nous voulons parler de toutes ces familles qui doivent taire jusqu’aux souvenirs de leurs parents disparus.

L’exemple de Pinochet montre qu’un jour surgira l’amer souvenir des crimes impunis au Burkina. A plusieurs reprises, nous sommes revenus sur la question en ressassant les vertus de la confession, du repentir et du pardon, pour tout ce sang qui a coulé dans nôtre pays, pour toutes ces larmes ingurgitées par des veuves et des orphelins qui ne rateront jamais l’occasion un jour de demander des comptes à des Pinochet. Et plaise à Dieu qu’ils le fassent sous l’égide de la loi et non poussés par la haine bestiale et déshumanisante. La violence !

Aujourd’hui encore, nous ne cessons de le crier pour le dernier disparu, David Ouedraogo venu allonger la liste des sans-sépultures, effacé de la surface de la terre par la volonté des hommes détenteurs du pouvoir politique. Les disparus : des morts dans la mort

Nous savons que le cas de Pinochet ne peut donner de leçons qu’aux Pinochet qui ne sont plus au pouvoir. Tant qu’ils sont au pouvoir, ils ne pensent pas un instant qu’une telle situation puisse leur arriver. Pourtant ! Le vrai Pinochet, en prison aujourd’hui en Grande-Bretagne, était plus puissant que ne le sont actuellement nos Pinochet africains. Mais ça n’arrive qu’aux autres ! C’est ce qu’ils pensent hélas !

S’ils prenaient un peu de recul, s’ils mettaient de l’ordre dans leurs idées, s’ils essayaient de se mettre à la place des autres, ils comprendraient que des orphelins et des veuves ne sauraient oublier qu’un jour leur est parti au travail et n’est plus jamais rentré. Efface ! Efface ! Nous l’avons plusieurs fois écrit : ceux qui distribuent les armes et ordonnent la violence n’en portent pas les cicatrices. Ceux qui disent d’une voix banale : « Exécutez-le, faites-le, occupez-vous de lui », n’ont jamais côtoyé la mort, même en rêve.

Nous ne leur demandons qu’une chose : même s’il vous est difficile de vous imaginer à la place de Pinochet, écoutez attentivement votre fils ou votre fille vous appeler Papa ! Papa ! Vous entendrez la voix des autres enfants, celle des orphelins.

Pinochet les écoute aujourd’hui dans son lit de malade et de prisonnier. La voix des autres vous parviendra un jour.

                                                                       L’Indépendant n° 273 du 1er décembre 1998

***

L'ARD VA PORTER PLAINTE CONTRE LE GOUVERNEMENT DE DJIBOUTI

ALLIANCE  RÉPUBLICAINE

POUR LE DÉVELOPPEMENT ARD

 

     Djibouti, le 15 janvier 2006

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

L’ARD porte plainte contre le régime

C’est avec anxiété que nos compatriotes avaient pris acte de notre dénonciation le 24 septembre dernier de l’Accord de paix du 12 mai 2001 et du silence irresponsable par lequel le régime a officiellement traité cette grave décision. Or, lui-même coupable de multiples crimes et délits, le régime djiboutien aurait récemment saisi la Cour Internationale de Justice de La Haye dans le cadre d’une affaire Borrel.

Pour sa part, l’ARD, fidèle à sa posture légaliste et outrée par l’arrogance d’un pouvoir djiboutien accordant plus d’importance à l’«irrespect» d’une France dont la Justice, un peu plus indépendante qu’ici, refuse de lui transmettre certains dossiers, qu’aux traumatismes d’un conflit civil dont il refuse encore de traiter les causes et les conséquences, informe l’opinion publique nationale et internationale que, depuis sa dénonciation de l’accord de paix, elle prépare le dossier d’une plainte en justice contre le régime djiboutien.

Plainte motivée par :

1)      La violation de l’accord de paix

2)      L’impunité assurée aux officiers, sous-officiers et hommes de troupe coupables de crimes contre des civils, crimes dont certains ont été commis depuis 1999, que ce soit dans le cadre du conflit, lors de manifestations pacifiques ou comme à Arhiba le 18 décembre 1991 et le 30 novembre dernier.

3)      Le refus d’indemniser les milliers de civils dont les biens ont été pillés ou détruits par les troupes gouvernementales durant le conflit.

Forte du soutien populaire et convaincue de la justesse de sa cause, l’ARD est confiante dans l’issue de sa démarche : nul ne peut être durablement privé de tout recours légal.

                                                                           Le Président Ahmed Youssouf Houmed

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 Note d'information de la LDDH du 18 juillet 2010

Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 18 JUILLET 2010

Dans la lutte générale anti Carpettes, les forces de police doivent s’engager eux aussi dans le combat contre les bradages dans le juste combat pour mettre au banc des accusés l’individu Ismaël Omar Guelleh, manipulateur de la Constitution.

 

Depuis plus de deux ans, la grogne monte au sein de la Police nationale, la grogne monte, monte et monte de plus en plus ces derniers temps. Les vieux, les routiers, les cadets et les jeunes commencent à parler, commencent à s’exprimer librement sans avoir peur et disent ouvertement leur refus d’être des carpettes, leur refus de se voir sans avenir, sans aucune assurance maladie ou autres assurances spécifiques à leur fonction, sans possibilité d’avoir un logement décent et peut être au moment de leur retraite, un nombre croissant d’entre eux se retrouveront dans la rue.

Depuis 1996, un collectif de policiers s’était mis en place grâce au Général Yassin Yabeh assassiné par non assistance à personne en danger.

Ce collectif était essentiellement chargé d’entreprendre des démarches pour permettre aux policiers hébergés dans le domaine du « carré de la police » juste derrière l’Etat-major de la Police nationale (entre Arhiba en partie démolie et Enguella bientôt à démolir tout comme le grand marché de Djibouti probablement donné à Loota considéré par certain comme une association de malfaiteurs) de bénéficier progressivement et de mettre en leur nom  les logements qu’ils occupent durant des dizaines d’années au moins.

A l’heure actuelle, le même scénario est entrain de se jouer au détriment des policiers dont certains ont souvent fait preuve de zèle, de zèles inadmissibles, juste pour faire plaisir à certaines autorités politico-administratives, des zèles dangereux et criminels comme les récentes exécutions extrajudiciaires faites par un officier de la Police qui bénéficie encore de la fameuse impunité et demain : décoration et promotion.

Il est bon de rappeler que fin 2009 le même scénario d’expulsion des Cheminots dont leur syndicat maison était totalement dévoué à ceux-là même qui n’ont pas hésité à les mettre (les Travailleurs Cheminots) à la porte, à les jeter sans avertissement dans la rue en mettant en application la voracité à brader de l’usurpateur encore au pouvoir.

C’est dans ce souci que certains policiers vivant dans le terrain du « carré de police » et face à l’urgence car déjà les bulldozers menacent les 191 logements de forces de police construits avant l’indépendance et terminés après l’indépendance, ils ont immédiatement alerté le ministère de l’Habitat.

Cette alerte légitime n’a pas apparemment été soutenue par l’Etat-major de la police et même certains policiers auraient été arrêtés et incarcérés à Nagad puis relâchés.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains demande au chef d’Etat-major des forces nationales de Police d’intervenir pour que ses soldats retrouvent la dignité et ne pas subir le même sort que les cheminots ou les Forces de la Gendarmerie et de l’AND.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande au Premier Ministre Dileita Mohamed Dileita, aux Ministres de l’Habitat, des Finances et de l’Intérieur de  prendre les dispositions urgentes afin de mettre fin à la politique illégale des bradages criminels inacceptables, même si ces mesures vont à l’encontre de la politique de piraterie du perpétuel candidat.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est sidérée des précipitations depuis deux ans des pirateries des propriétés domaniales orchestrées sous la signature abusive est illégale du Chef de l’Etat, illégale car de telles mesures sont du ressort de l’Assemblée Nationale.

Tout comme pour le Sheraton, vendu à Boreh pour le « prix d’un morceau de pain »  car ami d’enfance à cette période du Chef de Cabinet de la Présidence de la République, patron de la police politique et actuellement candidat à vie pour un troisième mandat après la violation flagrante du principe républicain par une révision adoptée par le groupe de l’UMP (association politique et financière dont il est le Président), les ventes  domaniaux ainsi que des propriétés publiques sont du ressort de l’Assemblée nationale.

Face à cette politique criminelle consistant à brader les biens immobiliers de l’Etat par le Premier argentier et Chef du Gouvernement, politique criminelle qui continue en toute impunité en bafouant allègrement et constamment la Constitution alors qu’il en est le Garant conformément aux Titre III de la Constitution du 4 septembre 1992, sans oublier qu’il avait juré sur le Saint Coran, le classant malheureusement, d’Impie au rang de Renégat.

Il est temps aux forces de police de se mobiliser en créant un ou des Syndicat(s) de Police car ils sont d’abord des fonctionnaires tout comme les juges qui eux aussi ont droit à un ou des syndicats de magistrats, pour mieux  accompagner les forces vives djiboutiennes et les défenseurs des Droits de l’Homme dans leur juste combat contre les pirateries des deniers publics, des biens sociaux, du patrimoine national et du patrimoine domanial par une clique
au pouvoir passible de :

-          1er : Crimes fiscaux ;
-          2ème : Crimes financiers et blanchiment de l’argent sale ;
-          3ème : Crimes Organisés ;
-          4ème : Crimes de Guerre ;
-          5ème : Torture et Exécutions Extrajudiciaires.

NOEL ABDI Jean-Paul
 
PS
En tant que vieux routier politique, connaisseur des mascarades électorales, connaisseur des usurpations électorales, connaisseur des Coups d’Etat électoraux, je suis très inquiet pour l’avenir de mon pays, pour l’avenir de mon  peuple, pour l’avenir de notre république de Djibouti.

Un avenir sombre pour la liberté d’expression et pour la fin du musèlement de la presse indépendante, pour l’avenir de la justice djiboutienne, un avenir sombre pour des officiers de la police judiciaire qui essaient de sortir de la carapace des mafieux au pouvoir, un avenir sombre, un avenir sombre pour la liberté syndicale et les droits à manifester, les droits à s’exprimer par des grèves syndicales et autres, les droits de la légitime défense lorsque devant vous : on viole, on tue et on vole. Dans notre Djibouti, on ne peut que se poser des questions, on se demande pourquoi cette politique de brader sauvagement les logements des serviteurs de l’Etat, parfois très zélés, souvent prêts à se salir les mains pour une décoration ou une promotion, pourquoi de telles décisions signées au nom du chef de l’Etat, pourquoi ?

Est-ce pour mettre en application le principe secret de certains dictateurs comme en Amérique latine, au Soudan, en Ouganda etc…où : « la classique politique de la Police Militaire (MP like Member of Parliament or Military Police) consiste à saper le moral des troupes pour enfin mettre à l’écart voir éliminer physiquement un chef de Corps. J’espère que ce n’est pas le cas de la mort mystérieuse du Colonel Bogoreh Chef d’Etat–major de la gendarmerie nationale ? 

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 Préoccupation et recommandations de la FIDH à l'occasion du pré-sommet de l'Union africaine précédant le 15eme Sommet ordinaire de l'Union Africaine de Juillet 2010 à Kampala, Ouganda

La Fédération internationales des ligues des droits de l'Homme (FIDH) et ses organisations membres, saisissent l'occasion du pré-Sommet de l'Union africaine organisé du 14 au 17 juillet 2010, à Kampala, Ouganda, pour faire part de leurs préoccupations et de leurs recommandations, concernant les questions de paix, de sécurité et de justice en Afrique.

Burundi

Pour la première fois depuis la signature, en 2000, de l'Accord d'Arusha pour la paix et la réconciliation, le Burundi s'est orienté vers l'organisation d'élections générales dans un contexte de paix, le dernier groupe armé encore en activité, le Palipehutu-FNL, ayant rendu les armes en 2009 et s'étant transformé en parti politique, le FNL.

Entre mai et septembre 2010, 5 scrutins ont ainsi été programmés : communales, présidentielles, législatives (députés et sénateurs) et collinaires. Mais depuis les résultats contestés par l’opposition des élections communales qui se sont tenues le 24 mai 2010 et l’annonce du retrait des candidatures de l’opposition à l’élection présidentielle, qui s'est tenue le 28 juin 2010, et à laquelle seul le Président sortant, Pierre Nkurunziza s'est présenté, l’insécurité est grandissante au Burundi.

L'escalade de la violence, observée pendant la campagne électorale, en marge des communales du 24 mai et de la présidentielle du 28 juin, risque fortement d'entamer les efforts entrepris pour maintenir la paix et renforcer l'État de droit au Burundi. Les actes d’intimidation à l’encontre des électeurs, les cas d'arrestations et de détentions arbitraires de membres de partis d'opposition, les attaques à la grenade, les affrontements entre forces de police et militants de l'opposition, les assassinats de responsables politiques etc, ont en effet émaillé l'ensemble du processus électoral.

Ces violences et tensions autour du processus électoral se manifestent dans le contexte plus général de la fragilité de l’Etat de droit au Burundi, où l'on retrouve un système judiciaire inefficace et dépendant, une corruption au plus haut niveau, y compris dans les instances supérieures de l’Etat, où la circulation d’armes légères et de petit calibre demeure inquiétante, et où les libertés publiques sont fréquemment mises à mal.

La FIDH et ses organisations membres appellent les chefs d'Etats et de gouvernement de l'Union africaine, réunis à l'occasion du 15ème Sommet ordinaire de l'UA à  

Condamner fermement toute attaque à l'encontre des populations civiles et des défenseurs des droits de l'Homme ;

Appeler les forces de sécurité, le parti présidentiel, les partis politiques d’opposition, les médias et les citoyens burundais, au calme et à respecter les dispositions du Code électoral et du Code de bonne conduite en vue de l'organisation d'un processus électoral, libre, transparent, crédible et surtout sécurisé ;

Appeler les autorités burundaises à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des membres des partis politiques et de l’ensemble des citoyens burundais ; et à garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique des personnes arrêtées et détenues et de leur garantir le droit à un procès juste et équitable ;

Exiger de la justice burundaise des enquêtes sur les cas d’assassinats survenus pendant et après la campagne électorale, et des poursuites à l'encontre des personnes responsables ;

Appeler les autorités burundaises à mettre en œuvre les dispositions de la résolution de la Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples (CADHP) sur les élections en Afrique adoptée lors de sa 47ème session ordinaire ;

Appeler les autorités burundaises à ratifier la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance et à en respecter l'ensemble des dispositions. 

Guinée 

La Guinée s'est engagée, pour la première fois depuis son indépendance en 1958, dans un processus

électoral libre et démocratique. Le Président par intérim, le général Sékouba Konaté, et les autorités de la transition, ont ainsi organisé le premier tour de l'élection présidentielle le 27 juin 2010, dans un contexte relativement calme, mais aux résultats contestés par de nombreux candidats en lice. Le second tour de la présidentielle est prévu pour le 18 juillet 2010. Les autorités issues de ce scrutin de même que des élections législatives prévues en octobre 2010, devront prendre toutes les mesures nécessaires pour renforcer l'État de droit et garantir le respect des libertés publiques dans ce pays qui a connu 40 années de régime dictatorial.

En ce sens, la lutte contre l'impunité des auteurs de violations, souvent graves, des droits de l'Homme, en particulier des agents de l'État, devra constituer une des priorités des nouvelles autorités guinéennes. En effet, jusqu'à présent, le manque de volonté et l'incapacité de l'appareil judiciaire guinéen à poursuivre et punir les auteurs de crimes n'a eu pour conséquence que de dénier le droit des victimes à la justice et à la réparation et d'entraver le processus de réconciliation entre guinéens.

À ce jour, et malgré l'ouverture d'une instruction judiciaire, aucun des auteurs de violations graves des droits de l'Homme commises le 28 septembre 2009 et les jours qui ont suivi, n'a été inquiété. Ce jour-là, une manifestation des partis de l'opposition, pour protester contre la volonté du président du CNDD, le Capitaine Moussa Dadis Camara, de se présenter à l’élection présidentielle, avait été réprimée dans le sang par les militaires et certains services de sécurité qui seraient, selon la Commission internationale d’enquête des Nations unies, responsables de la mort ou la disparition d’au moins 156 personnes, de viols et d’autres crimes sexuels dont plus de 109 femmes ont été victimes, et de très nombreux blessés et d’atteintes aux biens.

De même, l'absence de poursuites judiciaires contre les auteurs de la répression des manifestations menées par les syndicats en juin 2006, janvier 2007 et en mai/juin 2008, où plusieurs dizaines de personnes ont été exécutées sommairement par les forces de sécurité, illustre le manque de volonté des autorités guinéennes de mettre un terme à l'impunité.

La FIDH et ses organisations membres appellent les chefs d'Etats et de gouvernement, réunis à l'occasion du 15ème Sommet ordinaire de l'UA à :

Appeler les autorités de la transition et celles issues des scrutins à venir, les forces de sécurité, les partis politiques, les médias et les citoyens guinéens, à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir l'organisation d'un second tour aux élections présidentielles, libre, transparent, crédible et surtout sécurisé ;

Appeler les futures autorités issues de l'élection présidentielle à placer la lutte contre l'impunité, l'accès des victimes à la justice et la poursuite des auteurs de violations massives des droits de l'Homme, en particulier celles commises le 28 septembre 2009 et dans les jours qui ont suivi, au cœur de leurs priorités; et ce, conformément aux engagements pris par les autorités guinéennes, notamment à l'occasion de la 8ème session de l'Examen périodique universel ;

Exhorter les autorités politiques et judiciaires, actuelles et futures, à garantir le droit à un procès juste et équitable tant aux victimes qu’aux présumés responsables, la protection des victimes, des témoins et des acteurs judiciaires.

Soutenir les recommandations de la Commission d'enquête internationale, notamment celles appelant à la saisine de la Cour pénale internationale ;

Accompagner les autorités guinéennes dans les processus de réformes institutionnelles, du secteur judiciaire et du secteur de l'armée ;

Appeler les autorités guinéennes à mettre en œuvre les dispositions de la résolution de la Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples (CADHP) sur les élections en Afrique adoptée lors de sa 47ème session ordinaire ;

Appeler les autorités guinéennes à ratifier la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance et à en respecter l'ensemble des dispositions.

Niger

Le 18 février 2010, un groupe de militaires s'est emparé du pouvoir par la force en séquestrant le président Mamadou Tandja et ses ministres. Le soir même, les militaires putschistes du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSDR), ont annoncé le renversement du président Tandja, la suspension de la Constitution et la dissolution de toutes les institutions ainsi que la fermeture des frontières.

Malgré le respect, jusqu'à présent, des échéances du calendrier de la transition, et l'engagement des militaires, par la voix du chef de la junte, M. Salou Djibo, à abandonner définitivement le pouvoir à la date du 1er mars 2011, le caractère inclusif et consensuel de la transition reste fragile. Ainsi, les partis politiques et les organisations de la société civile, se sentent faiblement représentées au sein du Conseil consultatif national (CCN) et le Conseil national du dialogue politique (CNDP), peu sollicité.

Aux prémices d’un marathon électoral et des discussions sur les textes fondamentaux (Constitution, Charte des partis politiques, etc.), ce sentiment de faible représentativité pourrait nuire à la qualité du processus de transition et à un retour, dans le calme, à l'ordre constitutionnel. De nombreux efforts restent donc à fournir en vue de l’organisation d’élections générales libres et démocratiques et d'un retour à l'ordre constitutionnel début 2011.

La FIDH et ses organisations membres appellent les chefs d'Etats et de gouvernement, réunis à l'occasion du 15ème Sommet ordinaire de l'UA à :

Appeler les autorités de la transition à maintenir le caractère inclusif et consensuel de la transition, en impliquant tous les acteurs concernés ;

Exhorter les acteurs de la transition à respecter le calendrier de la transition et notamment garantir les conditions pour l'organisation d'un processus électoral libre et démocratique ;

Exiger une procédure judiciaire régulière et garantir le droit à un procès juste, transparent et équitable notamment le droit à être librement défendus, à l’encontre du président Tandja et du ministre Abouba, ou en l’absence de charge et de procédure à leur encontre, les libérer ;

Appeler les autorités nigériennes à mettre en œuvre les dispositions de la résolution de la Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples (CADHP) sur les élections en Afrique adoptée lors de sa 47ème session ordinaire ;

Appeler les autorités nigériennes à ratifier la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance.

République Démocratique du Congo (RDC)

Le 28 mai 2010, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a adopté la Résolution 1925, qui renouvelle le mandat de la Mission de l'Organisation des Nations unies en RDC (MONUC), rebaptisée Mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) depuis le 1er juillet 2010 et qui place la protection des civils, et de façon explicite des défenseurs des droits de l'Homme, au coeur des priorités de son mandat. La MONUSCO concentrera ses efforts en matière de maintien de la paix dans l’est du pays.

L'insécurité et les risques d'escalade de violences dans le pays restent particulièrement importants et dépassent les seules régions de l’est. Dans un climat de relatif vide sécuritaire, les civils restent les premières victimes: atteintes aux libertés individuelles, violences sexuelles, recrutement et usage d'enfants soldats, exécutions extrajudiciaires, etc..et les défenseurs des droits de l'Homme, sont l'objet de graves menaces, d'actes de harcèlement et de représailles massives, à l'image de l'assassinat, dans la nuit du 1er au 2 juin, du Président de la Voix des Sans Voix, Floribert Chebeya et de la disparition forcée du chauffeur de son organisation, Fidèle Bazana.

En dépit des dispositions de la Résolution 1925 du Conseil de sécurité relatives à la nécessité de lutter contre l’impunité des auteurs de violations des droits de l’Homme comme moyen de protection de la population civile, les autorités congolaises ne se conforment toujours pas à leurs obligations. Elles font ainsi preuve d'un manque de coopération avec la Cour pénale internationale, illustré notamment par le maintien de Bosco Ntaganda, au sein des FARDC alors même que ce dernier est sous le coup d'un mandat d'arrêt international.

La FIDH et ses organisations membres appellent les chefs d'Etats et de gouvernement, réunis à l'occasion du 15ème Sommet ordinaire de l'UA à :

Condamner publiquement l'assassinat de Floribert Chebeya et la disparition de Fidèle Bazana, et exhorter les autorités congolaises à mettre en place une commission d'enquête indépendante pour faire la lumière sur ces faits et poursuivre les personnes responsables ;

Condamner fermement toute attaque à l'encontre des populations civiles et des défenseurs des droits de l'Homme ;

Appeler à l'organisation d’une table ronde réunissant des représentants des autorités congolaises, de la MONUSCO, des missions diplomatiques présentes en RDC et de représentants des organisations non gouvernementales de défense des droits de l’Homme, afin que soient prises des mesures concrètes et régulièrement évaluées en matière de protection des défenseurs des droits de l’Homme en RDC ;

Appeler les autorités congolaises à coopérer avec la Cour Pénale Internationale, notamment en procédant à l'arrestation et au transfert de Bosco Ntaganda à la Haye ;

Appuyer les autorités congolaises dans les processus de réforme des secteurs judiciaire et pénitentiaire et du secteur de la sécurité ;

Appuyer, dès maintenant, les autorités congolaises dans l'organisation des prochaines élections générales pour garantir la tenue de scrutins libres, transparents, crédibles et surtout sécurisés ;

Appeler les autorités congolaises à ratifier la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance et à en respecter les dispositions.

Soudan

En accord avec les dispositions de l'Accord de paix global (CPA) de 2005, le Soudan se prépare à une échéance d'importance historique prévue en janvier 2011: l'organisation du référendum d'auto-détermination du Sud-Soudan. Cette échéance fait craindre un ravivement des tensions entre la province du Sud et les autorités de Khartoum, cinq ans après la fin du conflit, et de nombreuses crispations autour de la gestion des ressources naturelles qui se trouvent au Sud.

En amont de ce référendum, les premières élections multipartites depuis près de 24 ans ! ont été organisées au mois d'avril 2010, au cours desquelles outre des irrégularités, de nombreuses exactions, notamment en termes de restrictions des libertés publiques, des actes d'intimidation, des arrestations et détentions arbitraires et des actes de violence physique à l'encontre de civils et de membres de partis de l'opposition ont été recensés1.

A la suite de ces élections, une détérioration généralisée de la situation des droits de l'Homme a été observée dans l'ensemble du pays, et notamment une répression accrue à l'encontre des défenseurs des droits de l'Homme.

Au Darfour, la force de maintien de la paix hybride Nations Unies/ Union Africaine (MINUAD), dont l'ONU a prolongé le mandat jusqu'au 31 juillet 2010, rencontre encore des obstacles à son déploiement alors que les civils sont toujours victimes de violences et de graves violations de leurs droits.

La FIDH et ses organisations membres appellent les chefs d'Etats et de gouvernement, réunis à l'occasion du 15ème Sommet ordinaire de l'UA de :

Exiger le respect des dispositions du CPA et la mise en place de conditions favorables à l'organisation d'un processus référendaire libre, crédible et transparent au sud Soudan ;

Appeler les autorités nationales et les autorités du Sud Soudan à enquêter sur les violations des droits de l'Homme liées aux élections qui se sont déroulées au Soudan en avril 2010 et traduire en justice les personnes responsables ;

Appeler les autorités de Khartoum et du Sud Soudan à reconnaître dans le calme l'issue du référendum et à coopérer, en amont de celui-ci sur les questions relatives aux enjeux de démarcation de frontière et de partage des ressources, notamment pétrolières ;

Réaffirmer, à l'occasion de ce sommet, le droit du peuple du Sud-Soudan à l'autodétermination, leur soutien à ce droit et leur engagement à respecter l'issue du prochain référendum.

Exiger des autorités soudanaises qu'elles lèvent les restrictions d’accès et de circulation de la MINUAD et des acteurs humanitaires sur l’ensemble du Darfour ;

Exiger des autorités soudanaises qu'elles cessent toute attaque, harcèlement et menaces à l'encontre des défenseurs des droits de l'Homme ;

Appeler les autorités soudanaises à ratifier dans les plus brefs délais la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance.

1 Cf. « Sifting through Shattered Hopes : Assessing the Electoral Process in Sudan », African Centre for Justice and Peace Studies (ACJPS), May 2010.

Djibouti

L'escalade de la répression à l'encontre des populations civiles opérée à Djibouti est le reflet d'un grave recul de l'espace démocratique dans ce pays. Sous prétexte de vouloir mettre un terme à la rébellion armée qui sévit dans certaines régions, en particulier dans le Nord, l'Armée nationale djiboutienne (AND) procède à des actes de représailles à l'encontre de la population civile perçue comme soutenant directement les rebelles: une politique de la terre brûlée, des actes de torture et de mauvais traitements, des violences sexuelles, de même que des procédures illégales de refoulement de citoyens djiboutiens vers l'Ethiopie seraient ainsi perpétrés dans la plus complète impunité par les éléments de l'armée régulière.

Ces actes de violences s'inscrivent dans le contexte plus général d'un recul de l'espace démocratique à Djibouti et d'une atteinte quotidienne portée aux libertés individuelles. Les atteintes à la liberté d'association (notamment des partis politiques de l'opposition), les entraves aux actions menées par les défenseurs des droits de l'Homme, les atteintes aux libertés syndicales ou aux libertés d'information et d'expression sont monnaie courante.

La FIDH et ses organisations membres appellent les chefs d'Etats et de gouvernement, réunis à l'occasion du 15ème Sommet ordinaire de l'UA à :

Appeler les autorités djiboutiennes à prendre toutes les mesures nécessaires, dans le respect des normes régionales et internationales de protection des droits de l'Homme pour mettre un terme aux actes de représailles perpétrés par l'Armée nationale djiboutienne à l'encontre des populations civiles ;

Appeler les autorités djiboutiennes à se conformer à leurs obligations régionales et internationales en engageant des poursuites à l'encontre des auteurs de violations des droits de l'Homme, y compris au sein de l'armée nationale, pour lutter effectivement contre leur impunité ;

Appeler les autorités djiboutiennes à garantir les libertés individuelles d'association, d'information et d'expression ;

Appeler les autorités djiboutiennes à mettre un terme aux actes de harcèlement et d'intimidation à l'encontre des défenseurs des droits de l'Homme et des leaders syndicaux ;

Appeler les autorités djiboutiennes à ratifier la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance et à en respecter les dispositions.

La Justice comme base de la paix et de la sécurité

La justice a un effet dissuasif qui constitue une étape fondamentale pour garantir la paix et la non-répétition des violations et des crimes. Le droit à un recours effectif devant une instance judiciaire indépendante est un droit fondamental reconnu par l'Acte constitutif de l'Union africaine et la Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples et les droits des victimes à la vérité, à la justice et à la réparation sont bien établis en droit régional et international. La création de la Cour pénale internationale (CPI) représente à cet égard une avancée importante dans l’histoire de l’humanité et de la juridiction universelle, et plus particulièrement dans la lutte contre l’impunité des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et le crime de génocide.

Cette importance du rôle de la Cour a été réaffirmée à l'occasion de la première conférence de révision du Statut de Rome organisée en juin 2010 à Kampala, Ouganda, D'ailleurs, lors d'une réunion organisée en marge de cette Conférence de révision, les États africains parties au Statut ont recommandé l'examen de la possibilité d'établir un bureau de liaison de la CPI auprès de l'Union africaine. La création effective de ce bureau de liaison marquerait une étape importante dans le renforcement de la coopération et de l'échange d'informations entre la Cour et l'Union africaine et serait le signe de l'engagement de cette dernière dans la lutte contre l'impunité des auteurs de violations des droits de l'Homme.

L'Union africaine s'est déjà illustrée dans cette volonté de réprimer les responsables de violations graves des droits de l'Homme perpétrées sur le continent africain. En juillet 2006, les chefs d'État et de gouvernement de l'UA avaient en effet suscité un réel espoir lorsqu'il ont donné mandat au Sénégal de juger Hissène Habré « au nom de l'Afrique », et appelé la Commission de l'UA à « apporter au Sénégal l'assistance nécessaire pour le bon déroulement et le bon aboutissement du procès. Toutefois, le Sénégal ne s'est toujours pas acquitté du mandat de l'UA qui n'a fourni aucune assistance concrète et les victimes du règne sanglant d'Hissène Habré, attendent toujours d'obtenir justice et réparation.

La FIDH et ses organisations membres appellent les chefs d'Etats et de gouvernement, réunis à l'occasion du 15ème Sommet ordinaire de l'UA de :

Cesser toute campagne de dénigrement vis-à-vis du travail de la Cour pénale internationale (CPI) sur le continent africain pour respecter l'indépendance de la justice, soutenir les États africains qui ont saisi cette instance dans un soucis de justice et de paix et répondre aux attentes des victimes africaines ;

Maintenir l'intégrité du Protocole de la Cour et appeler les États à ratifier le Protocole de la Cour africaine des droits de l'Homme et des peuples et de la Cour africaine de justice et des droits de l'Homme en autorisant l'accès direct des ONG et des individus à ces instances ;

Appeler les États à harmoniser leurs législations pour doter leurs tribunaux de la compétence universelle conformément à leurs obligations internationales ; Respecter l'indépendance des juridictions qui exercent leur compétence universelle conformément à leurs obligations internationales ;

Appeler les autorités sénégalaises à prendre toutes les mesures nécessaires pour ouvrir sans délais la procédure judiciaire à l'encontre d'Hissène Habré ;

Appeler la Commission de l'UA à prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre la mise en place d'un bureau de liaison de la CPI auprès de l'UA en vue de renforcer la coopération et le partage d'informations entre ces deux instances.

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Communiqué de l'ARD : élection présidentielle au Somaliland

Djibouti, le 11 juillet 2010

 COMMUNIQUE DE PRESSE

L’Alliance Républicaine pour le Développement (A.R.D.), continuité historique du F.R.U.D. qui a reconnu l’Indépendance du Somaliland dès 1992,  félicite le nouveau Président démocratiquement  élu, son excellence Mr Ahmed Mohamed Silanyo.

« Excellence, Monsieur le Président,

L’Alliance Républicaine pour le Développement salue votre brillante élection, la maturité du peuple Somalilandais et le respect du verdict des urnes ayant conduit à une transition démocratique dans votre pays.

Dans notre sous-région malheureusement connue pour ses conflits armés et régimes autoritaires cherchant à perdurer contre la volonté de leurs peuples, l’exemple démocratique du Somaliland reste pour nous Djiboutiens, une note d’espoir et de renouveau.

Cette transition démocratique et pacifique sera, espérons-le, une chance historique sur la voie de la reconnaissance internationale de votre pays.

Dans cette attente, l’Alliance Républicaine pour le Développement souhaite longue vie, prospérité et Paix à vous-même ainsi qu’au peuple frère du Somaliland. »

Pour le Président Ahmed Youssouf Houmed et p.o

Le vice-président de l’A.R.D. Adan Mohamed Abdou

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Hommage à Zongo (suite) et Le vote permanent par la mobilisation à Djibouti

C’est à la responsabilité et donc à l’action que nous invite cet article du regretté Zongo. Chacun de nous est coresponsable d’une situation politique donnée. Parce qu’il lui est devenu impossible d’influer sur le cours des évènements par le vote responsable, le peuple Djiboutien refusant de se laisser indéfiniment subjuguer par une dictature condamnée par l’Histoire a donc décidé d’engager sa responsabilité et forcer son destin en  s’exprimant  dans la rue. Et de la rue au palais, il n’y a… qu’un pas que l’U.A.D. qui le représente est déterminée à franchir légalement et pacifiquement !

Du palais à la rue

L’écrivain congolais Henri Lopez disait, le 8 janvier dernier, lors d’une émission sur la chaine de télévision française TV5 : « Le drame des peuples africains ne vient pas seulement des palais. Il vient aussi de la rue… » En termes clairs, nos dirigeants ne sont pas les seuls responsables de nôtre misère et de tous nos malheurs. Nous sommes aussi responsables.

Vérité tant entendue, toujours vérifiée et traduite par cette sagesse : « Les peuples ont les responsables qu’ils méritent ». On pourrait dire à chaque peuple : « Dis-moi qui te gouverne et je te dirai qui tu es ».

Pris dans tous les contextes et dans tous les cas de figure, cet axiome semble indéniable : si le peuple a élu ses dirigeants et s’est trompé dans son choix, il mérite les conséquences de ce choix. S’il est obligé d’accepter un régime d’exception violent ou qui ruse avec les principes, il reste libre. Toutefois, la Liberté qui lui est offerte à chaque instant par le régime qu’il est obligé de subir, il lui revient d’en user soit pour écarter ce pouvoir par la force(« Les peuples sont toujours les plus forts »), soit pour tempérer ses ardeurs.

Chaque peuple mérite ses dirigeants. Les tyrans comme les démocrates. Quand le peuple se laisse subjuguer, il est autant responsable que quand il vit. Vues sous cet angle, les choses sont d’une logique implacable. Nous, Africains, avons logiquement et de façon méritée nos Mobutu, nos Eyadema, nos Bongos…Nous sommes coresponsables de leurs frasques, de leurs pillages, de leur dictature. Ils sont nos dignes représentants.

C’est un débat captivant et enrichissant auquel nous convie Henri Lopez par le biais de cette affirmation sur la coresponsabilité de la Rue et du Palais.

Car ainsi, nous sommes tous et chacun coresponsables des maux qui minent nôtre pays, le Burkina. Les milliards et les milliards volatilisés au gré de l’enrichissement illicite, du pillage et de la corruption sont donc à verser au dossier de chacun de nous. Toutefois, une responsabilité n’est établie que lorsque l’auteur est informé de son forfait, lorsqu’il en prend acte en toute conscience. Or, la grande majorité de nos populations en Afrique en général et au Burkina en particulier ne sont informées de rien. Elles ignorent la confiscation des libertés pour la simple raison qu’elles n’en ont jamais fait l’expérience auparavant. Ou même, elles estiment justement en avoir acquis maintenant, après le traumatisme colonial. De même, elles négligent les détournements et l’enrichissement illicite qu’elles placent dans la logique  des « grands hommes de la ville ».

Tout cela plaide pour l’absolution de la coresponsabilité de cette frange de la population et entraine de facto la très grande responsabilité de ceux qui sont doublement informés : nous sommes informés chaque jour de la confiscation des libertés, des détournements et de la corruption et nous sommes informés à chaque instant que la grande majorité ignore tout et qu’elle n’est informée de rien.

La rue c’est donc nous ! La coresponsabilité c’est encore nous !

Lorsque nous ouvrons la bouche pour dire : « Ca ne va pas dans le pays », nous reconnaissons nôtre coresponsabilité. Lorsque nous constatons : « Le pouvoir d’achat a chuté », nous démontrons nôtre coresponsabilité. Même lorsque nous ne disons rien, après la lecture d’un journal, l’écoute d’une émission de radio ou de télévision, après la simple audition d’un discours, nous établissons nôtre coresponsabilité. Tout homme informé est responsabilisé.

Nous de la rue, sommes coresponsables de tout ce qui arrive. Et c’est bien nous qui méritons les responsables que nous avons. De la Rue au Palais, il n’y a que nous…tous responsables, tous coupables.

                                                                                   L’Indépendant n° 128 du 16 janvier 1996

 ***

Comme nous le rappelle fort à propos l’article suivant tiré du n° 43 de  « Réalité » du 19 mars 2003, L’U.A.D., principale force politique du pays s’est depuis longtemps préparée à assumer ses responsabilités et mettre fin à l’imposture et la dictature par la pression populaire, responsable et pacifique …de la Rue !!!

Vote permanent par la mobilisation

L’urne transparente de la rue

Quand l’Opposition unie bat le rappel, le peuple djiboutien répond présent. Deux mois après les fraudes électorales du 10 janvier, la mobilisation permanente contre l’usurpation et pour le respect du verdict des urnes viennent de franchir un degré supplémentaire avec le succès du meeting pacifique de vendredi dernier. Preuve que l’UAD constitue la force politique majoritaire et incontournable de notre pays, face à un régime qui, faute d’une réelle assise populaire, a perdu toute légitimité et crédibilité.


Depuis le rejet de notre requête en annulation des législatives du 10 janvier et la réaction mesurée de l’UAD à cette décision infondée du Conseil Constitutionnel, le régime prédateur et ses figurants mal élus se mettaient à rêver de lassitude et de normalisation. C’est mal connaître la détermination de l’opposition nationale et la profondeur des attentes populaires.

Aussitôt après la diffusion de notre communiqué de presse du 23 février 2003 condamnant la décision du Conseil Constitutionnel, les militants de l’UAD ont entrepris un intense travail de mobilisation et d’explication dans la capitale et les districts de l’intérieur. Ces activités de sensibilisation, l’opposition les a menées comme à son habitude sans tambour ni trompette. Le meeting pacifique de vendredi dernier à l’avenue Nasser se voulait l’expression de cette mobilisation permanente contre le hold-up électoral et l’arbitraire.

Dès 16 heures ce jour-là, une véritable marée humaine a convergé vers le lieu du meeting. Venus de tous les quartiers populaires, des milliers de militants et sympathisants de l’UAD écoutaient les chants partisans diffusés par une puissante sono. Chaleureusement ovationnée dès son arrivée par une foule disciplinée et déterminée, la direction de l’UAD est montée sur le podium vers 16h 30.

Les dirigeants de l’UAD se sont alors succédé à la tribune pour dénoncer la décision arbitraire du Conseil Constitutionnel, tout en réaffirmant leur ferme volonté de continuer la lutte jusqu’à la victoire.

Chaque meeting étant l’occasion de démontrer le vote réel en faveur de l’UAD, l’opposition qui est fermement portée par la rue est désormais décidée à la tenir informée chaque fois que cela sera nécessaire. Si jusque là les choses se sont plutôt bien passées, cela démontre aussi la capacité de l’UAD à tenir ses troupes.

Mais, avec l’aggravation de ses conditions de vie, le peuple commence à perdre patience et les provocations incessantes d’un régime pratiquant une chasse aux sorcières insensée à l’encontre des partisans du changement, ne sont certainement pas de nature à apaiser les esprits ou enraciner la lutte pacifique jusque-là privilégiée par l’opposition.

Faisant allusion au nouveau contexte de malaise politique créé par la spoliation électorale du 10 janvier, les orateurs de l’UAD, constamment à l’écoute du peuple, ont tous estimé qu’une telle situation ne pouvait perdurer. Une façon de rappeler à ce régime pratiquant la fuite en avant que la réalité le rattrapera tôt ou tard.

Evoquant l’impasse politique actuelle, le Président Dini l’a expliquée par la déliquescence de l’Etat. « Ce régime insouciant et incapable a fait disparaître toute notion d’Etat. La faillite de l’Etat se reconnaît à l’existence de trois indices révélateurs : ses responsables ne respectent pas leur parole, ses forces de l’ordre n’accomplissent pas leur véritable mission républicaine, ses caisses sont vides. Comment un Etat peut-il fonctionner si ses dirigeants mentent effrontément, si les forces normalement destinées à combattre les délits en commettent elles-mêmes en toute impunité ? Enfin, quel développement est possible si les caisses de l’Etat restent désespérément vides ? »

Ce passage de son discours a été particulièrement applaudi, bien que prononcé en maintes occasions. Ce qui signifie certainement que les Djiboutiens, lassés de la misère dans laquelle les maintient le régime prédateur, ne font absolument plus confiance au pouvoir actuel pour les sortir de cette situation.

L’affluence exceptionnelle qu’a connue ce premier meeting organisé après le rejet de notre recours prouve, s’il en était besoin, que nos compatriotes, loin de se résigner à l’arbitraire, sont de plus en plus déterminés à faire respecter leurs droits de choisir librement leurs dirigeants.

Nul doute que leur volonté finira inévitablement par triompher, tant est totale la fermeté de l’UAD pour l’imposer. D’autant plus que chaque réunion publique, comme celle du 14 mars 2003, constitue un vote par présence physique. Apportant l’approbation de la politique choisie par l’UAD, prodiguant l’encouragement à la poursuivre avec le soutien actif de l’ensemble des électrices et des électeurs.

Ces citoyennes et ces citoyens savent parfaitement qu’ils n’ont pas choisi par leur vote ceux qui prétendent les représenter en usurpant titres et fonctions pour lesquels le Peuple ne les a pas désignés.

Cette illégitimité se trouve infiniment aggravée par une incapacité notoire à bien gérer nos affaires publiques : le résultat, c’est la ruine économique et le naufrage social.

Trois ans après le retour de la Paix définitive, notre pays reste exsangue, mais cette fois, le pouvoir ne peut plus imputer la responsabilité de sa mauvaise gouvernance à la guerre civile qu’il a lui-même inutilement prolongée.

Notre pays mérite mieux que la démocratie virtuelle et son corollaire, les fraudes perpétuelles. Face à l’immobilisme et à l’obscurantisme, nous continuerons à brandir le flambeau de la mobilisation permanente. Jusqu’au triomphe inéluctable du Droit sur l’arbitraire.

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A la veille du défilé le 14 juillet à Paris des armées africaines aux côtés de l'Armée française, il est important que l'opinion publique internationale prenne connaissance des agissements irresponsables d'une de ces armées dites nationales qui, pour la plupart, n'ont pour activité principale que la répression des populations civiles aspirant à la démocratie... Les agissements au grand jour de l'armée djiboutienne contre une partie de sa population mettent gravement en danger la stabilité nationale et régionale tandis que le silence complaisant de la diplomatie française devant ces agissements laisse perplexe l'opinion publique djiboutienne.

La rédaction

        

                              Alliance                    « La seule vraie politique est la politique du vrai » EDGAR FAURE
                         Républicaine
               
pour le Développement

Alliance  Républicaine pour le Développement

                                                                                                                                     Djibouti le 10 juillet 2010,

 Note d’information de l’A.R.D

Halte aux exactions contre les civils !

 Au prétexte d’un soutien à une rébellion armée dont le gouvernement, au gré de ses intérêts du moment, tait l’existence ou ébruite les activités, l’armée Djiboutienne a procédé ce matin à l’arrestation massive des habitants de Gaali Dabba à environ 60 kms d’Obock, puis à leur transfert et emprisonnement à la prison du chef-lieu de la région.  Cette opération est dirigée par le colonel Abdo Abdi Dembil. Près de cent vingt civils y sont actuellement détenus malgré les manifestations de la population et des notables de la région devant la préfecture pour leur libération.

 Cette arrestation massive de civils fait suite aux ratissages, emprisonnements, déportations et tortures de civils innocents depuis le début du mois de Juin dans les districts du nord et du sud-ouest du pays…

 Elle s’inscrit dans un contexte de Mobilisation Générale décrétée par l’Union pour l’Alternance Démocratique (U.A.D.) depuis le printemps 2010 qui a profondément ébranlé le pouvoir Djiboutien. Cette énième fuite en avant du gouvernement qui cherche manifestement à déclencher une guerre civile pour perdurer au pouvoir, nous conforte dans la conviction que l’U.A.D. est dans le droit chemin ! En conséquence, l’Alliance Républicaine pour le Développement :

- Appelle le peuple Djiboutien à la plus grande vigilance et à demeurer mobilisé et uni pour sauver la Paix !

- Condamne avec la plus grande fermeté le silence complaisant des puissances occidentales présentes à Djibouti. Silence qui, avec l’impunité assurée au plus haut lieu aux Crimes permanents commis par l’armée Djiboutienne fonctionne comme une incitation aux troubles civils…

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Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 12 JUILLET 2010

« 50 ans de Françafrique, ça suffit ! : la LDDH» exprime sa Solidarité à Survie et à tous les participants à la Manifestation  du 13 Juillet 2010
de 18H Place de la République ( angle bd Magenta)


 

50 ans de Françafrique, ça suffit !

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) diffuse deux textes publiés dans le site de www.survie.org. La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) à partir de Djibouti  témoigne sa Solidarité la plus totale, s’associe et dénonce l’Impunité offerte par la « France aux pires bourreaux de l’Humanité » comme Monsieur Ismaël Omar Guelleh, le perpétuel  candidat usurpateur imposé pour des pseudo géostratégies  par les Forces Etrangères stationnées en République de Djibouti,  qui  bafoue constamment la Constitution Djiboutienne et bénéficie l’Impunité révoltante pour tous ses Crimes Organisés, Crimes de Guerre et autres Exécutions Extrajudiciaires.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) suit avec une attention particulière « les travaux sur le projet de Loi portant adaptation du droit français à l’institution de la cour pénale internationale. »

En effet des « députés de tous les partis (UMP, PS, Verts, PCF) ont déposé, jeudi  8 juillet, des amendements tendant à retirer ces quatre « verrous » comme le demandent, entre autres, la CFCPI, la Commission nationale consultative des droits de l’Homme, le Conseil national des barreaux, la Conférence des Bâtonniers, la Conférence des Eglises européennes, le Comité des Nations unies contre la torture, qui tous dénoncent l’impunité ainsi offerte par la France aux pires bourreaux de l’humanité. »

La  LDDH souscrit pleinement aux points ci-après :

CONTRE :

· Le soutien de la France aux dictateurs qui vivent impunément des rapports néocoloniaux au détriment du développement de leurs pays et du bien-être des populations ;

· La torture, les massacres, les assassinats politiques, les trafics d’armes, et l’impunité de leurs auteurs et de leurs complices ;

· La vie chère et la hausse des produits de première nécessité en Afrique

· Le pillage du continent par les pays riches par le biais de leurs multinationales, de la Banque Mondiale et du FMI ;

· L’impunité, la criminalité financière et les paradis fiscaux et judiciaires

·La politique africaine de la France menée par Nicolas Sarkozy et ses prédécesseurs.

POUR :
· La démocratie et des élections libres et transparentes ;

· Le respect des droits humains ;

· L’annulation de la dette illégitime payée par les peuples africains ;

· L’accès de tous à l’alimentation, à l’eau, à la santé, à l’éducation, à l’emploi, à l’habitat, et à la justice ;

· Une vraie mobilisation contre le Sida et le paludisme ;

· La régularisation de tous les Sans Papiers : Grévistes en lutte depuis 8 mois et Marcheurs partis de Paris le 1er Mai pour aller interpeller les dictateurs africains réunis à Nice le 31 mai, tous ensemble unis et déterminés dans un combat commun

· La fermeture des bases militaires françaises en Afrique et l’arrêt de l’aide militaire et policière française aux dictateurs sous couvert d’Aide Publique au développement.

NOEL ABDI Jean-Paul

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Note d'information de la LDDH : Rafles de civils nomades dans la région d'Obock

Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 10 JUILLET 2010

Rafles de civils nomades dans la région d'Obock : comme en mai 2006 ?

 

L'armée Djiboutienne aurait  arrêté depuis hier des dizaines de civils nomades  dans l'ouest d'Obock, les personnes arrêtées seraient actuellement internées dans la caserne militaire de la ville d'Obock.

Selon plusieurs sources concordantes, les opérations de ratissage et de  répressions à l'encontre des civils seraient dirigées par le colonel ABDO ABDI DEMBIL ; cet officier supérieur avait déclenché en mai 2006 une répression sans précédent contre les populations rurales des deux districts du nord, que les autorités avaient présenté à l'époque comme étant une lutte à grande échelle contre le banditisme et la criminalité sévissant dans le nord; on connait la suite...

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains(LDDH) dénonce vigoureusement les
arrestations arbitraires et les détentions abusives dont sont victimes les civils nomades de l'arrière pays d'Obock déjà gravement affectés par la sécheresse, la soif et la malnutrition; selon les informations reçues, plus d'une centaine de personnes raflées à GALI DABBA localité située à l'ouest  d'Obock  seraient toujours détenues par l'armée malgré les protestations des notables et de la population devant les autorités administratives de ce
district.

Face à ces exactions contre les civils qui prennent une nouvelle ampleur, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) interpelle la communauté internationale, les organisations de défense des droits de l'homme, et les grandes puissances militairement présentes à Djibouti sur les dangers de cette hystérie répressive pour la stabilité de notre pays.

NOEL ABDI Jean-Paul

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Mardi 13 juillet

50 ans de Françafrique, ça suffit !

Grande Manifestation contre la Françafrique à 18h

Bal anticolonial à 21h:

Mayela, afrobeat reggae +Aboo et l'Afrhipop Gang, afro hip hop + invités


A l'occasion du défilé militaire du 14 juillet pour les 50 ans des indépendances 

Manifestation 18h République vers Ministère de la régularisation de Tous les Sans Papiers, 14 rue Baudelique

Bal Anticolonial au Ministère de la régularisation de Tous les Sans Papiers, 14 rue Baudelique, Métro Simplon/ Marcadet-Poissonniers

Le 14 juillet, symbole de la conquête des libertés, les Champs-Elysées verront défiler des contingents des anciennes colonies tandis que les chefs d’Etat concernés seront associés aux festivités. Ceux-là même qui maltraitent leur population lassée des coups d’Etat qu’ils soient militaires, électoraux ou constitutionnels.

La mise en scène sera parfaite. La confusion des esprits aussi : en honorant les soldats des anciennes colonies, c’est la Françafrique qui va parader le 14 juillet prochain. Avec ses chefs en tribune.

Car quels seront les contingents qui défileront ?

A quelques jours du défilé, le flou le plus complet entoure toujours la participation des armées des anciennes colonies françaises en Afrique. Il est ainsi impossible de connaître les pays africains invités ce jour là et encore moins leurs unités militaires qui défileront le 14 juillet. Sont-ils si peu présentables ?

Verra-t-on défiler l’armée tchadienne qui enrôle des enfants soldats et qui assassine les opposants politiques comme en 2009 ? Verra-t-on la garde présidentielle gabonaise qui a réprimé dans le sang, la même année, les contestations post-électorales ? Ou l’armée togolaise coupable de plusieurs décennies de répression? Verra-t-on, le président congolais Sassou Nguesso, saluer ses troupes impliquées dans les massacres du Beach ?

En organisant ce défilé de troupes françafricaines, sous couvert d’honorer les soldats des anciennes colonies qui ont participé à la libération de l’Europe, la France encourage les régressions démocratiques et fait prospérer la Françafrique dans le droit fil des cinquante dernières années.

C’est un message sans ambiguïté envoyé aux peuples africains qui brûlent, depuis cinquante ans, de prendre leur Bastille.

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Djibouti, «Pour ne pas attendre le boycott en 2011»

Nous publions des extraits d’un article en deux parties de Cassim Ahmed Dini, lisible intégralement sur notre site internet. Cette contribution au débat djiboutien ne reflète pas nécessairement le point de vue de la Rédaction. – LNA

I. – UN ROITELET SOURD À TOUT DIALOGUE

La situation qui prévaut actuellement à Djibouti est la résultante de la neutralisation réciproque de deux forces d’inertie. D’un côté, le régime de parti unique camouflé, se maintient par la fraude, le tribalisme et le chantage au salaire […] [et] réprime par la force toute velléité démocratique. Avec ses législatives de février 2008, il a clairement démontré qu’il préférait se discréditer par une seule liste en lice plutôt que de garantir un scrutin libre et transparent. De l’autre, une opposition qui, par son boycott tacitement reconduit, s’est de facto mise hors champ de la compétition politique et, parce qu’elle est incapable de faire advenir quelque alternance politique que ce soit étant donné que son terrain de lutte est celui d’une “légalité” sujette à caution, est jugée inoffensive et peu prise au sérieux. Effectivement, en l’absence d’un syndicalisme libre et d’une société civile organisée, la contestation est réduite au strict minimum : celui d’une façade démocratique dont se satisfont les bailleurs de fonds pour décerner leur label de respectabilité, indispensable à la coopération tous azimuts.

La question qui se pose à l’UAD est : que faire pour éviter d’être condamnée au boycott lors de la présidentielle de 2011 ? Avant d’établir une stratégie de combat ou d’évaluer les chances de dialogue, il faut définir l’ennemi puis saisir les fondements de sa domination.

Parler de régime à propos du RPP et de ses satellites est une facilité de langage qui ne doit pas masquer une donnée fondamentale : l’ennemi à abattre est un seul homme autour duquel une cour s’est structurée en cercles concentriques. Ismaël Omar Guelleh est un spécialiste du clientélisme (symptôme du tribalisme, maladie infantile des États post-coloniaux) qui redistribue à ses courtisans les bénéfices d’une entreprise qu’il a perfectionnée après en avoir hérité de son oncle. Cet usurpateur n’ayant aucune qualité intrinsèque à exhiber ni aucune action remarquable à son actif, doit impérativement contrôler toutes les ressources coercitives ainsi que les opinions en se médiatisant en permanence. [ ]

Deux interviews, deux versions

Au fait, Ismaël Omar Guelleh a-t-il oui ou non reconnu que le président Chirac lui ait suggéré

de saisir la Cour internationale de justice contre la France pour demander la transmission du dossier Borrel ? […] Voici deux réponses contradictoires de Guelleh à Jeune Afrique ; petite illustration de sa propension au double langage.

Juin 2007.

Jeune Afrique : « Des pièces saisies lors des perquisitions du mois d’avril aux ministères de la Justice et des Affaires étrangères indiqueraient que les autorités françaises vous auraient suggéré de déposer un recours contre la France devant la Cour internationale de justice, afin de contraindre la juge Sophie Clément à transmettre le dossier d’instruction à la justice djiboutienne… »

– Ismaël Omar Guelleh: «Comme si nous étions des enfants ou des mineurs qui avions besoin qu’un Blanc nous tienne par la main ! Trente ou cinquante ans après les indépendances, on continue à considérer les Africains comme de grands enfants. Il est vraiment malheureux que les Européens n’arrivent pas à se défaire de leur complexe de colonisateurs. »

Février 2008.

Jeune Afrique : « Il se dit que c’est Jacques Chirac, alors chef de l’État, qui vous aurait suggéré de porter plainte devant la CIJ pour avoir accès au dossier de l’affaire Borrel. Est-ce exact ? »

– Ismaël Omar Guelleh : « C’est exact. Au cours d’un entretien que j’ai eu avec Jacques Chirac en 2005, je lui ai posé cette question : “Vous me dites que vous n’avez aucun pouvoir sur votre justice et que vous ne pouvez rien faire pour moi. Or, moi, j’ai à me plaindre de votre justice. Je me sens trahi, je me sens sali. Que dois-je faire ? Je ne vais tout de même pas aller agresser madame Borrel ?” Il m’a alors répondu : “Vous n’avez qu’à aller attaquer l’État français devant la Cour de La Haye, elle est faite pour ça. Moi, je suis impuissant…” C’est ce que nous avons fait. »

Le mensonge est flagrant. Discuter avec un tel individu doit être pénible. […] Cependant, on aurait tort de croire que c’est uniquement par manque de gratitude qu’il assassine ainsi un

Chirac tout juste incapable d’arrêter la machine judiciaire. Ismaël Omar veut peut-être plus plaire à Sarkozy qui ne porte pas particulièrement son prédécesseur dans son coeur […]. En fait, nul n’ignore ici tout ce qu’il doit aux Renseignements français qui l’ont choisi et adoubé

en 1999 […]. Et si l’opposition n’a jamais cherché à instrumentaliser l’affaire Borrel, c’est surtout parce que la France a perdu le respect des Djiboutiens, du fait de son soutien à IOG.

Des larmes de crocodile

Il est impossible que le roitelet Ismaël Omar dialogue avec les dirigeants de l’UAD puisque, pour lui, ils n’en sont pas dignes :

Jeune Afrique : « L’opposition, qui a boycotté l’élection présidentielle de 2005, s’apprête à récidiver le 8 février à l’occasion des législatives. C’est embêtant pour votre image de marque. »

– Ismaël Omar Guelleh : « Oui, je le regrette. Mais à qui la faute ? Nous avons tout fait pour qu’elle participe, offert toutes les garanties. Français et Américains lui ont conseillé d’y aller,

quitte à examiner ensuite les éventuels contentieux. Rien n’y a fait, En réalité, cette opposition n’a plus de leader depuis la disparition d’Ahmed Dini et le ralliement de ses principaux chefs à l’Union pour la majorité présidentielle. »

Contrairement à Ismaël Omar, la pudeur s’impose à nous lorsqu’il s’agit de parler d’un défunt. […] Et ce qu’il dit à propos de l’opposition montre que celle-ci n’a rien à espérer de lui :

a) Il n’a répondu à aucune des correspondances que l’opposition lui a adressées afin que soit garanti un minimum de transparence électorale. Bien au contraire, l’intimidation des électeurs (dont certains avaient poussé le 10 janvier2003 la naïveté jusqu’à croire possible une alternance par les urnes) est venue renforcer la panoplie de la fraude.

b) Prétendre qu’Américains et Français auraient “conseillé” à l’UAD de participer est non seulement malhonnête (on a l’habitude) mais surtout malhabile car cela reviendrait à cautionner une ingérence dans les affaires intérieures de Djibouti !

c) Se présentant lui-même comme un leader providentiel, il impose cette illusion héroïque en enterrant l’opposition avec Ahmed Dini ; et un mort ne revenant pas…

d) Certains opposants ont effectivement viré leur cuti et rejoint lors des législatives du 10 janvier 2003 la mouvance au pouvoir. Dire d’eux qu’ils sont les « principaux chefs » de l’opposition est pour le moins excessif. Question : lequel de ces reconvertis a dit un jour, alors qu’il était ministre : « Afar et Issa ne peuvent pas vivre en paix à Djibouti. Le pays devra appartenir en exclusivité à un seul de ces deux groupes » ? Idéologie raciste qui pourrait expliquer bien des errances et demande que l’on s’intéresse aux fondements de ce régime.

Après la psychopathologie d’un président omniscient et omnipotent, pour se contenter d’une terminologie polie, il faut comprendre comment “le fou s’est échappé de l’asile”.

II. – UNE IDENTITÉ DJIBOUTIENNE À CONSTRUIRE

[…] Zorro arrive trop tard. Il n’en a pas toujours été ainsi, et pour cause, Ismaël Omar Guelleh tente depuis peu de s’inventer des faits d’armes anticoloniaux. Les langues les plus méchantes se contentent ici de rappeler qu’il a commencé sa carrière dans la police coloniale, à la brigade des Moeurs […]. Hélas, le policier Ismaël Omar Guelleh n’était nullement prédestiné à l’héroïsme indépendantiste. Mais lisons d’abord sa version des faits :

Jeune Afrique : « Vous avez été membre de la police française de Djibouti pendant dix ans, avant d’en être évincé en 1974, trois ans avant l’indépendance. Pour quelles raisons ? »

– Ismaël Omar Guelleh : « Pour des raisons politiques. À l’instar de beaucoup de Djiboutiens, je considérais comme nocif le gouvernement local d’Ali Aref, manipulé depuis Paris par Jacques Foccart puis René Journiac et qui s’appuyait sur des milices afares afin de faire régner la terreur. Persuadé que je complotais contre lui, Ali Aref a ordonné mon limogeage. »

JA : « À raison, puisque vous complotiez effectivement. »

– IOG : « Exact. Ali Aref représentait un danger pour l’avenir de Djibouti. »

Dans ses deux questions, le journaliste a présenté deux contrevérités par complaisance et, dans ses deux réponses, Ismaël Omar Guelleh a menti au moins quatre fois.

Pour le journaliste :

– 1) Ismaël Omar ne s’est exilé à Mogadiscio qu’en septembre 1976, alors que la vocation de Djibouti a l’indépendance avait été reconnue par le président Giscard d’Estaing dès janvier 1976 : le flic de choc est donc arrivé après la bataille ;

– 2) de ce fait, il n’a jamais eu à «comploter» contre qui que ce soit. D’ailleurs, le journal Réalité avait rapporté une anecdote croustillante : Ismaël Omar Guelleh se présentant à un meeting indépendantiste avec caméra et micro pour rendre compte à son patron de l’époque, un certain Ali Aref ! En vérité, c’est à peine dix mois avant le 27 juin 1977 qu’un dénommé Ismaël Omar Guelleh a quitté Djibouti pour se prétendre farouche combattant anticolonialiste de l’ombre […].

Autant de raisons pour lesquelles IOG a été obligé de mentir quatre fois dans les deux réponses :

– 1) Ce n’est pas pour des raisons anticoloniales qu’il a quitté la police coloniale : le temps lui semblait venu de préparer l’après indépendance en profitant de ses cousins et tantes bien placés au sein de la LPAI. Conversion facilitée par la concurrence qui s’annonçait pour la conquête de l’État postcolonial.

– 2) Dire que le représentant local du pouvoir colonial était manipulé est un contresens      absolu : Aref n’avait pas à être manipulé puisqu’il était l’omnipotent représentant local de la puissance coloniale et celle-ci avait déjà contrefait l’Histoire en prétendant que des chefs locaux Afar, Gadaboursi ou Issa lui avaient donné leurs territoires respectifs.

– 3) Ali Aref chef de milices afars faisant régner la terreur ? Il fallait vraiment que le journaliste soit aussi complaisant qu’ignorant pour laisser passer cela ! Pitoyable parce que les

Afar de Djibouti n’ont jamais eu de milice : ce que l’on peut nommer ainsi (à image des Gulwadé de Siad Barré) est une création de la LPAI, rapidement constituée comme vecteur d’une tectonique des peuples à l’œuvre (jusqu’à aujourd’hui) sur l’ensemble de la corne de

l’Afrique. Tous ceux qui se souviennent des différentes confrontations intercommunautaires

avant l’indépendance savent qu’il n’a jamais existé une quelconque « milice afar » et inutile d’enfoncer ici des portes ouvertes en parlant de l’IGLF(4) ou de l’USF, cette dernière étant directement liée à l’attentat du Café de Paris en septembre 1990.

– 4) Aref, un danger pour l’avenir de Djibouti ? alors qu’il est aujourd’hui membre du bureau politique du RPP et que dès 1978, le régime clanique l’avait contacté pour remplacer un Ahmed Dini démissionnaire, ce qu’il refusa, contrairement à d’autres. Plus gravement, lui imputer une telle capacité de nuisance, c’est uniquement pour dire, dans une logique de revanche communautaire (leitmotiv de l’ancien petit flic des Mœurs) que les Afar sont « une minorité outrageusement favorisée par le colonialisme ». Venant d’un immigré de la première génération, chouchouté par la puissance coloniale, c’est osé ! Bref, toute cette interview sonne comme un rappel des troupes et renvoie aux fondements de cette dictature. […] À l’opposition d’incarner cette indispensable promesse de justice et d’égalité sans lesquelles aucune paix civile n’est possible ! […] En acceptant de survivre dans leurs ghettos-tribus respectifs, les Djiboutiens ne se donnent objectivement pas plus de raisons de vivre ensemble que n’en avaient les Somaliens du temps de Siad Barré. Et, en l’espèce, il n’existe aucune détermination ontologique. […]

– CAD

UAD. Union pour l’alternance démocratique

RPP. Rassemblement populaire pour le progrès

LPAI. Ligue populaire africaine pour l’indépendance

IGLF. Issa Gurgura Liberation Front (créé pour revendiquer la région de Diré-Daoua en cas d’effondrement de l’Éthiopie après la chute de Mengistu)

USF. United Somali Front (créé pour revendiquer la région de l’Awdal en cas d’effondrement de la Somalie après la chute de Siad Barré).

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Note d'information de la LDDH le 4 juillet 2010

Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 4 JUILLET 2010
 
« NON AU 3ème MANDAT car : IOG est Incompétent, et c’est un criminel avec  ses négligences… sa  politique délibérée face aux calamités provoquées, les  détournements des sommes d’argent  inimaginables. IOG GET OUT scandent les Jeunes chômeurs »

Mardi dernier 29 juin 2010, les Travailleurs du secteur paramédical des Hôpitaux : Peltier, Dar El Hanan, italien de Balbala, auraient mis fin à la grève qu’ils avaient déclenché le 10 juin 2010 car ils auraient perçu les primes et espérons que les  autres engagements seront respectés.
 
Toutefois, par note du 15 juin 2010, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) avait souligné et réitère les points suivants :

- dénonce d’une manière générale, tous les détournements des fonds publics, des biens sociaux, pire encore les dons  en médicaments et autre assistance financière à divers échelons ministériels ;
- encourage l’ouverture d’enquête indépendante et une expertise internationale sur les détournements en particulier pour les Départements ministériels aux objectifs essentiellement sociaux tels que la Santé, l’Education, l’Intérieur dans la lutte contre la sécheresse et les calamités  naturelles ;
- d’autres secteurs comme l’EDD (Electricité de Djibouti) qui endettent et hypothèquent à outrance l’avenir et la viabilité de notre  pays nécessitent d’urgence un audit international  indépendant et dont leur rapport devra être public et médiatisé.
 
Conscients que pour des raisons, soi disant, géostratégiques et en cette période où les forces pré positionnées en république de Djibouti se seraient engagées sans commune mesure, à soutenir le maintien par la force du « minable dictateur » Ismaël Omar Guelleh ;
 
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est inquiète des tentatives de classer  secret d’Etat les plaintes des Organisations Internationales Humanitaires ainsi que celles des Bailleurs de Fonds pour les grosses sommes vertigineuses empochées à divers niveaux de l’Etat, y compris le candidat au 3ème mandat illégal et ce en tant que Premier argentier de l’Etat.

NOEL ABDI Jean-Paul

Post Scriptum :

Depuis février 2010, le choléra fait des victimes d’Obock à Djibouti, le nombre de morts est un secret d’Etat, malgré l’aide Internationale, qui « s’évapore rapidement » (non pas sous l’effet de la canicule), il est temps de comprendre que cette aide précieuse  ne sert à rien car immédiatement placée dans des paradis fiscaux comme les îles Caïman.
L’aide pour la lutte contre la tuberculose empochée, pour l’aide en milliards contre le Sida, est totalement disparue.

Depuis une semaine, dans les quartiers 7 et 7 bis les victimes enfants se comptent par centaines et dorment par terre jusque dans les halls de l’Hôpital Peltier, souvent sans perfusion.

La seule aide que le peuple djiboutien accueillerait avec reconnaissance est celui de voir une mobilisation nationale et internationale pour déloger à jamais cette équipe de mafieux imposée par les forces étrangères.

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Hommage à Zongo

Comme promis à nos lecteurs, voici pour ce mois, un premier article du regretté journaliste burkinabé Norbert Zongo. Un autre suivra courant juillet. Cet article s’adressant aux burkinabés en 1998, semble interpeller les Djiboutiens qui, eux, ont bien pris conscience que leur salut ne peut venir que d’eux-mêmes… Ni la sentence commentée dans le texte qui suit, ni la belle formule du président Obama sur la nécessité d’institutions fortes en Afrique ne changeront le cours de l’Histoire... Notre manque de visibilité  prolonge la durée de vie de la dictature et seule notre pacifique mobilisation contre elle abrègera nos souffrances et écourtera son désormais insupportable existence…en sauvant la Paix et le pays !!! Les Djiboutiens qui sont passés à l’acte avant l’été s’apprêtent fébrilement avec l’U.A.D. aux décisives batailles à venir après l’Aïd el fitr inch’Allah….La rédaction.                                               

Raid sur Entebbe

« Il n’y a pas de modèle démocratique unique préétabli ». C’est la substance de l’entretien entre le président des Etats-Unis d’Amérique et ses pairs d’Afrique du centre et de l’Est à Entebbe, en Ouganda.

Cette assertion n’est pas nouvelle. Il est évident que le mode de démocratie appliqué aux Etats-Unis ne saurait être le même au Burkina, au Mali, au Ghana. Même si nous nous en tenons à l’organisation matérielle des élections et à la manière de voter, nous trouverons des grandes différences. Ainsi, l’électronique et l’informatique occupent une grande place dans le vote aux Etats-Unis.

Mais le danger d’une telle assertion mérite que l’on s’y attarde. Elle peut être, elle est, une très grande eau versée au moulin des dictatures démocratisées en Afrique. « Vous avez entendu ! Mêmes les Américains reconnaissent et disent que chacun a la démocratie qui lui convient ! ». « Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre » dit l’adage populaire. Cette assertion ainsi formulée devant des chefs d’Etats qui trichent avec les principes démocratiques, est extrêmement dangereuse. Depuis les débuts des processus démocratiques, les présidents africains et toutes les classes politiques au pouvoir n’ont que ce refrain à la bouche : « il  faut adapter la démocratie à nos réalités ». Et on évoque tantôt la culture, tantôt l’histoire, tantôt le niveau de développement.

L’exemple nous a été donné par des hommes politiques du Burkina qui, répondant à une question d’un diplomate sur la modification de l’article 37 de nôtre constitution, qui fait du président Compaoré un président à vie, ont déclaré : « Vous savez chez nous, c’est une question de culture. Nos peuples ont besoin d’un chef fort, respecté et qui règne pendant longtemps sur eux ». Cette bêtise servie à grands renfort de sourires et de gestes par un « intellectuel » de haut rang, entre dans le même cadre de camisole démocratique que chacun peut tailler à son gout et à son style, selon la vision des chefs d’Etats réunis en Ouganda autour du président Clinton.

Nous n’avons pas besoin d’étaler l’absurdité d’une telle idée qui montre qu’il y a une bataille démocratique à mener et à gagner.

Quel que soit le modèle que l’on se choisit, il est évident que les principes démocratiques sont immuables. Quel que soit le mode de scrutin, il est certain qu’il faut des élections justes et transparentes. On n’a pas besoin d’être dans une démocratie comme les Etats-Unis pour reconnaitre  les droits fondamentaux de l’Homme tels que définis par la Déclaration universelle des droits de l’Homme. « Nul n’est au-dessus de la loi », « Le peuple est souverain »etc. Toutes les démocraties, les « démocraties-officiers-supérieurs », les « démocraties-héritage-de-papa ou de l’oncle », en côte d’ivoire et au Cameroun, toutes reconnaissent ces principes consignés dans leur constitutions. Pourtant, toutes les bafouent…

Et cette phrase venue d’Entebbe montre aux Africains que la bataille pour la Démocratie ne fait que commencer. On nous dira : « Mais c’est juste pour encourager le leader Ougandais Museveni !». Nous répondons : mais il n’est pas le seul à avoir entendu cette hérésie.

Ceux qui réclament la fin des guerres civiles, des génocides et des autres violences se devaient d’éviter de compromettre la chance des Africains de se réveiller et de se mobiliser pour les batailles démocratiques. Nous parlons des Américains.

Nous pensons par exemple aux Burkinabé. Quelle que soit votre appartenance politique, quels que soient votre âge, votre religion, votre culture, dites vous bien une seule chose : nous n’avons aucune chance de développer ce pays si nous ne nous battons pas pour asseoir une Démocratie avec les principes élémentaires de Justice et de Liberté. Appelons-la « Démocratie nouvelle formule », « Démocratie Tiéfo Amoro », « Démocratie Naba Koutou » afin de la faire coller à nôtre Histoire ou à nôtre Culture. Il n’y aura pas de salut pour nous tant que nous n’aurons pas reconnu et fait admettre à tous que nul n’est au-dessus de la Loi, que la vie humaine est sacrée, que nul n’a le droit de régner à vie sur un peuple. Nous l’avons plusieurs fois dit et répété : le président Compaoré est usé. Ce n’est parce qu’il s’appelle Blaise Compaoré, mais parce que même des pouvoirs acquis dans de meilleures conditions que le sien s’usent et usent leurs leaders en dix ans d’autocratie. Il est évident, pour tous ceux qui rêvent un peu d’avenir pour nôtre pays, que le pouvoir actuel n’a plus rien de nouveau à proposer aux Burkinabés. Il n’y a plus rien à attendre d’hommes aux réflexes et aux réflexions émoussés .Après avoir fini de présenter les reliques de la Révolution du 04 aout 1983, il ne leur reste qu’à gérer le quotidien, trucidant de temps en temps ceux qui veulent mettre en cause l’existence du régime, même en paroles.

La preuve qu’ils ont fini de jouer leur partition, c’est qu’ils jouent avec des milliards. Qui va imaginer quoi ? Tous les cerveaux calculent au gré de l’amassage des fortunes. Tous les démocrates de ce pays, qu’ils soient de la mouvance présidentielle ou de l’opposition, doivent se mettre en tête que seuls les peuples qui évolueront sur la base de principes démocratiques survivront au 21e siècle.

Cette déclaration d’Entebbe dit clairement aux Africains : « Les Américains, comme les Français, ne contraindront pas vos dirigeants à la démocratie. Comme les Français, ils supporteront les dictatures qui préserveront leurs intérêts ».

La bataille pour plus de Justice et de Liberté nous incombe à nous, nous seuls. Personne ne nous débarrassera de nos présidents-à-vie, en dehors de nous-mêmes. Entebbe nous le dit et nous le montre. Il nous revient de comprendre ce nouveau « raid sur Entebbe ».  

                                              L’Indépendant n° 239 du 31 mars 1998

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Compte rendu de la table ronde de l'UAD à Bruxelles samedi 26 juin 2010

La Table ronde de l'UAD à Bruxelles tenait à informer les Djiboutiennes et les Djiboutiens de la diaspora sur la mobilisation citoyenne grandissante aujourd’hui à Djibouti. Responsables politiques et associatifs étaient les invités de cette conférence afin d’instruire l’assistance sur des thématiques spécifiques.

Les organisateurs de la Table ronde ont distribué en entrée de séance le mémorandum de l’UAD du 8 mai 2010, déjà adressé aux chancelleries occidentales à Djibouti, accompagné de l’interview accordé en juin 2010 à Réalité par le président de l’ARD Ahmed Youssouf.

Ali Iftin est le premier intervenant de la Table ronde. Il a présenté la liste des conférenciers et les conditions dans lesquelles a été organisé cet événement. Il a remercié l'assistance nombreuse venue honorer la Table ronde de sa présence, et en particulier Madame Laurence Dawidowicz, de l’association SURVIE, d'avoir accepté d’être la modératrice des débats.

Mahdi Ibrahim God, Vice-président de l’ARD, lui a succédé pour introduire la conférence et pour présenter la situation politique de Djibouti. Le Vice-président a rappelé le rejet total actuel de la politique d’Ismaël Omar Guelleh par les Djiboutiens grâce à une mobilisation remarquable. Le but recherché à la Table ronde a été rappelé, il s’agit de faire en sorte que la diaspora se saisisse du contexte de la mobilisation de l’opposition afin d'apporter sa contribution.

Le Vice-président a présenté également les thèmes des interventions programmées. Jean-Loup Schaal, président de l'Association pour le respect des droits de l'homme à Djibouti (ARDHD) et animateur du site ardhd.org, interviendrait sur le thème de la situation des droits de l’homme à Djibouti, Ali Coubba, président d’Uguta-Toosa, présenterait le programme d’Uguta-Toosa, Ismaël Bouh, président de l’association Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS), présenterait cette nouvelle association de Bruxelles, Moustapha Iftin, représentant le GED, présenterait les activités de cette organisation en Belgique, Maki Houmedgaba, représentant de l’ARD en Europe, présenterait les activités de l’ARD à Djibouti et en Europe, Mohamed Reyaleh, sympathisant de l'opposition, présenterait son engagement militant dans la lutte et Cassim Ahmed Dini, délégué plénipotentiaire de l’ARD, interviendrait sur le thème « quelle opposition pour quelle lutte ? ».

Jean-Loup Schaal, président de l’ARDHD, a présenté le contexte de la réunion politique de la table ronde et remercié l’ARD de l’invitation reçue. Le président de l’ARDHD a passé en revue les actions auxquelles cette association a pris part depuis sa création en 1992 en soutien à la lutte pour le respect des droits de l’homme à Djibouti. M. Schaal a lu une lettre adressée à lui par Jean-Paul Abdi Noël, président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), présentant la situation des violations des droits de l’homme à Djibouti et demandant à Jean-Loup Schaal d’intervenir à la Table ronde au nom de la LDDH.

Ismaël Bouh, président du Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS), a remercié l’ARD, l’UAD, l’ARDHD et SURVIE pour leur soutien. Il a présenté le CDS, une association créée récemment à Bruxelles après un an de réflexion, afin de s'engager dans une lutte solidaire avec les Djiboutiens. Le mot d’ordre de l’association est de lutter contre les fléaux qui minent la société djiboutienne, à savoir le communautarisme, le khat, le sida, l’illettrisme, la famine, parmi d’autres.

Ali Coubba, président d’Uguta-Toosa, a présenté le programme de cette organisation, créée en France en 2005. Elle a mené une lutte pacifique et soutenu les organisations politiques de l’UAD. Ali Coubba a présenté une analyse de la situation politique et sociale de Djibouti, appelant à une transition démocratique à Djibouti pour mettre en place un Etat de droit digne de ce nom. Voilà un pays où les inégalités sociales sont telles que par exemple un PIB en augmentation de 4 % par an n’a pas d’impact sur un taux de chômage de 65 %, a conclu M. Ali Coubba.

Idriss Hulaye et Omar Dababeh, deux étudiants en droit et militants d’Uguta-Toosa, ont diffusé une vidéo où ils présentent le sens de leur engagement politique dans cette organisation, ainsi que leur désir farouche de contribuer à réunir l’opposition.

Moustapha Iftin a présenté la lutte menée en Belgique par le GED en lien avec les partenaires de l’opposition. Cette organisation exprime le désir de s’associer davantage à l’action commune de l’opposition djiboutienne et d’intégrer une éventuelle plateforme unitaire.

Maki Houmedgaba, représentant de l’ARD en Europe, a présenté les activités de l’ARD à Djibouti et en Europe. L’ARD, anciennement FRUD, a été baptisée en 2002, un an après la signature de l’accord de réforme et de concorde civile de mai 2001 et un an avant les élections législatives de janvier 2003. La victoire de l’UAD à ces élections législatives ayant été ravie à l’opposition par les fraudes qui ont entaché le scrutin, l’ARD a depuis lors choisi, dans le cadre de l’UAD, de ne plus participer à des élections aussi longtemps que les conditions de la transparence électorale n’étaient pas réunies. La mobilisation en cours à Djibouti a amené l’ARD en Europe à relayer, dans le cadre de l’UAD, l’action et le témoignage de l’opposition djiboutienne auprès de la communauté internationale. 

Cassim Ahmed, délégué plénipotentiaire de l’ARD, a présenté le contexte de la lutte politique autour de Djibouti selon la thématique « Quelle union pour quelle opposition ? ». M. Cassim a élaboré un tableau général des mouvements et des personnalités de l’opposition selon le type de lutte pacifique ou militaire revendiqué ainsi que selon les grands ensembles auxquels les uns et les autres se rattachent. Une analyse politique de ce panorama a permis de faire émerger une conscience de l’évolution en cours et des enjeux inhérents.

De fait, une vigilance a paru devoir s’imposer s’agissant des engagements qui animent des personnalités toujours membres de l’actuelle mouvance présidentielle mais qui montrent des velléités à s'afficher dans les rangs de l’opposition. Le délégué plénipotentiaire a également démontré l’esprit d’ouverture qui anime l’UAD en général et l’ARD en particulier à l’endroit de toute les sensibilités de l’opposition. Un appel a été lancé à cette occasion par M. Cassim pour recueillir un soutien de la diaspora à la mobilisation citoyenne en cours à Djibouti.

Une longue séance de questions / réponses a succédé au débat. Le plus gros des questions ayant porté sur la nécessité de rassembler l’opposition dans toute sa globalité et dans toute sa diversité, un point clé qui est apparu au fil du débat comme une condition sine qua non pour vaincre le régime d’Ismaël Omar Guelleh.

Dans l’assistance, Madame Samia Youssouf, membre du bureau de l’Association LîDjibouti, est intervenue sur le thème des mutilations génitales à Djibouti et a exposé son expérience au sein de cette association.

A son tour, Madame Naîma Ahmed a abordé le thème de la participation des femmes à l’action politique de l’opposition. En effet, Mme Naîma Ahmed a dit regretter l’absence des femmes dans les instances de décision de l’opposition djiboutienne, alors que celles-ci pourraient apporter un éclairage essentiel sur le contexte quotidien de la société djiboutienne.

Enfin, les organisateurs de la Table ronde se sont félicité du succès de la manifestation de l’opposition djiboutienne qui s’était tenue le même jour devant le siège de la Commission européenne de Bruxelles. Des représentants de l’ARD ont pu participer à ce rassemblement avant de retourner à la Table ronde, car tel est bien le credo de l’opposition : c'est tous ensemble que nous vaincrons. 

Maki Houmedgaba, Représentant de l’ARD en Europe

Paris, le 1er juillet 2010

Photos de la Table ronde de l'UAD à l'espace Pino Fabrik de Saint-Gilles

Photos de la manifestation de l'opposition devant la Commission européenne

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Message de remerciements du Vice-président de l'ARD

Message de remerciements de M. MAHDI IBRAHIM A. GOD au Comité d'organisation de la table ronde de Bruxelles et aux différents intervenants qui ont pris la parole.

La table ronde de l’UAD qui s’est tenue à Bruxelles le 26 juin a été un franc succès.

J’adresse mes plus vives félicitations au comité d’organisation et mes plus sincères remerciements à l’ensemble des participants, auditoire et intervenants.

La qualité des déb
ats et la modération des propos ont démontré que nul, malgré l’éloignement de l’exil, ne perdait de vue l’essentiel : la diaspora doit assumer ses responsabilités en accompagnant concrètement la mobilisation populaire qui se déroule actuellement dans le pays.

Un appel en ce sens a été lancé par l’ensemble des organisations djiboutiennes présentes à cette table ronde, ce qui témoigne d’une réelle volonté d’union.

Cette inéluctable unité est plus que nécessaire aujourd’hui lorsque sous la bannière de l’UAD notre peuple défie le régime répressif et assassin du Rpp qui tente encore se maintenir au pouvoir. Il en va de notre responsabilité à tout un chacun pour appuyer ce bras de fer entre un peuple meurtri mais courageux et déterminé et un régime dont tous les paramètres de sa gestion du pays sont une catastrophe et une calamité nationale.

Cette analyse de la situation nationale maintes fois évoquée par les participants à cette table ronde revêt un caractère d’urgence à laquelle la diaspora djiboutienne doit méditer en s’attelant à la mise en place d’un cadre unitaire en vue de soutenir, tant moralement que matériellement, nos compatriotes en lutte pacifique contre la dictature. Sur ce je lance un appel solennel à tous les Djiboutiennes et Djiboutiens vivant à l’étranger.

En remerciant encore une fois l’assistance aussi nombreuse que déterminée, je ne peux conclure ce message sans réitérer mes vives félicitations à :

- Madame Laurence DAVIDOVICZ de l’Association SURVIE ;

- Madame Samia YOUSSOUF, membre bureau de l’Association LîDjibouti, dont l’intervention portait sur les mutilations génitales, et a exposé son expérience au sein de cette association. Suivi de Madame Naïma Ahmed qui a parlé de  combattre en faveur de la représentation et de la place en politique des femmes a été un point important dans ce débat. Nous lui souhaitons un grand courage et lui promettons de rester en contact ;

- Monsieur Jean-Loup SCHAAL, Président de l’ARDHD qui contribue fortement à la lutte du peuple djiboutien et continue d’apporter son aide aux réfugiés ;

- Mon grand frère et Président de la LDDH, Jean-Paul ABDI NOEL, dont le texte émouvant écrit spécialement pour cette table ronde et lu par Monsieur SCHAAL nous a tous réconfortés à cet instant où l’unité de l’opposition semble battre de l’aile ;

- Mon ami et bientôt compagnon de lutte et camarade de parti Ali Coubba, dont la patience et la détermination forcent notre respect ;

- Moustapha Abdillahi Iftin qui vient de s’engager résolument dans la voie d’une action unitaire ;

- Monsieur Ismail BOUH, Président du CDS, nouvelle association djiboutienne de droit belge. Je vous souhaite de tout mon cœur la réussite de votre association et surtout un grand courage pour impulser davantage nos compatriotes de Belgique vers un engagement infaillible aux côtés des manifestants pour la démocratie à Djibouti et contre le troisième mandat de l’usurpateur Guelleh ;

- Aux responsables de l’ARD en Europe qui ont su avec honneur et dévouement répondre au nom de l’UAD aux questions des intervenants en expliquant clairement les tenants et les aboutissants d’une telle rencontre ;

- Enfin, je lance un grand Bravo au comité d’organisation de cette rencontre et félicite les nombreux autres compatriotes qui ont participé et contribuer à la réussite et au succès certain de cette table ronde du 26 Juin 2010 à Bruxelles.

Mahdi IBRAHIM A. GOD
Vice-Président de l’ARD
Membre du Bureau de l’UAD

PARIS, LE 30 JUIN 2010

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Note de synthèse de la Table ronde de l’UAD à Bruxelles le 26 juin 2010

Note de synthèse de la

Table ronde de l’UAD à Bruxelles le 26 juin 2010

La table ronde organisée par l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) à Bruxelles samedi 26 juin 2010 s’inscrivait dans un contexte particulier. Alors que la mobilisation populaire s’amplifie dans le pays, sous l’impulsion d’une opposition plus unie que jamais, la capitale française avait été l’avant-veille le théâtre d’un événement pour le moins saugrenu : un avocat français annonçant la constitution d’une nouvelle coalition politique djiboutienne. Le thème de la table ronde (comment la diaspora peut-elle accompagner la mobilisation populaire en cours ?) revêtait une urgence particulière qu’intervenants et auditoire n’ont pas manqué de soulever.

La nouvelle configuration ainsi définie imposait un choix évident : soit soutenir la marche de notre Peuple vers son émancipation dans le combat unitaire mené par l’UAD, soit se couper du véritable terrain de lutte qu’est le pays et suivre l’aventurisme d’une opposition exilée ignorant les sacrifices de ses concitoyens au nom desquels elle prétend pourtant lutter.

La réponse n’a pas été difficile à trouver : prétendre lutter de l’extérieur sans aucune coordination avec l’intérieur constitue une inacceptable usurpation. C’est pourquoi les organisations qui ont répondu à notre invitation ont réaffirmé leur soutien à l’UAD et se sont engagées à le concrétiser au sein d’une structure unitaire travaillant depuis l’étranger mais totalement solidaire des mots d’ordre et des stratégies de lutte pacifique définis à Djibouti.

Nombreux furent également les membres de notre diaspora qui, à titre personnel, ont adhéré à cette démarche de bon sens tout en souhaitant qu’un débat s’instaure afin de restaurer l’indispensable unité de l’opposition djiboutienne.

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Communiqué du Vice-président de l'ARD : Uguta-Toosa intègre l'ARD

Communiqué du 26 juin 2010

Après contact téléphonique avec notre président Ahmed Youssouf, puis par voie du courrier du 26 juin 2009 adressé au vice-président Aden Mohamed Abdou, le Président d’Uguta -Toosa Ali Coubba et les membres du bureau politique ont formulé le souhait de voir leur organisation intégrer les structures de l’ARD afin de rassembler nos forces.

En réponse, le délégué plénipotentiaire de l’ARD, Cassim Ahmed Dini s’en est félicité et a assuré le Président d’Uguta-Toosa qu’il allait transmettre ce vœu au reste de la direction à Djibouti.

Lors des dernières assises l’ARD, une recommandation ad hoc a été adoptée en ce sens, invitant les responsables des deux formations à concrétiser ce rapprochement dans les plus brefs délais.

Ainsi, en marge de la table ronde de l’UAD tenue à Bruxelles le 26 juin 2010, les responsables de ces deux formations se sont retrouvés pour donner un contenu formel à ce projet.  Il en est sorti une officialisation de l’intégration d’Uguta-Toosa au sein de l’ARD.

Il a été convenu de mettre en place une structure commune du travail afin d’amplifier l’action que l’ARD mène pacification à l’intérieur du pays dans le cadre de l’UAD.

Bruxelles, le 26 juin 2010

Mahdi Ibrahim A. GOD
Vice-président de l’ARD

Photos de la rencontre avec les responsables d'Uguta-Toosa

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