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Dernières nouvelles - Édition en Ligne de Juillet 2010
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Alliance
« La
seule vraie politique est la politique
du vrai »
EDGAR
FAURE
Républicaine
pour
le Développement |
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Directeur
de publication : Mohamed Ali Abdou. Codirecteur :
Mahdi Ibrahim A. God. Email :
realite_djibouti@yahoo.fr
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Note d'information de l'ARD sur le lancement du projet
Djibouti elections et processus politiques
"l'Alliance Républicaine pour le Développement (ARD) salue le
lancement du projet Djibouti elections et processus
politiques (deep) initié par le gouvernement américain et
exécuté par Democracy international (DI). Tout en se
félicitant des contacts prolongés et fructueux avec les
responsables de ce projet, l'ARD s'élève contre le
détournement de cette louable intention américaine à des
fins de propagande en faveur d'un troisième mandat illégal
de la part du régime fraudeur et prédateur d'Ismaël Omar
Guelleh.
Pour sa part , l'ARD est disposée à concourir au succès du projet américain
visant à instaurer dans notre pays un état de droit non sans
rappeler qu'un régime qui a violé les Accords de paix , volé
toutes les élections et qui pratique une citoyenneté à deux
vitesses reste disqualifié à nos yeux pour prétendre
contribuer à une quelconque démocratisation digne de
ce nom; aussi l'ARD appelle plus que jamais à la
mobilisation générale et à l'unité d'action de toutes les
forces démocratiques pour faire barrage à la dictature et
l'imposture."
La rédaction
***

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Alliance
« La
seule vraie politique est la politique
du vrai »
EDGAR
FAURE
Républicaine
pour
le Développement
Alliance Républicaine
pour le Développement |
Djibouti le 20 juillet
2010,
Note
d’Information
L’Alliance Républicaine pour le
Développement (A.R.D.) prend acte du lancement du projet
« Djibouti Elections et Processus Politique » basé sur les objectifs
compris dans l’accord bilatéral d’assistance, signé le 26
septembre 2009 entre les Etats-Unis et la République de
Djibouti pour promouvoir la démocratie et la bonne
gouvernance.
-
Connaissant, pour en être la
principale victime, la propension du gouvernement Djiboutien
à violer tous ses engagements écrits, l’A.R.D. maintient le
mot d’ordre de Mobilisation Générale récemment décrétée par
l’Union pour l’Alternance Démocratique (U.A.D.) dont l’un
des mots d’ordre et objectifs est précisément le respect
dans la pratique de l’état de droit.
-
Convaincue cependant que le
gouvernement des Etats-Unis ne saurait cautionner une parure
démocratique et passivement assister au dépérissement de
l’état à Djibouti, l’A.R.D. est disposée dans ce cadre à
étroitement coopérer avec le gouvernement Américain, l’USAID
et son partenaire d’exécution Democracy International pour
la promotion de la démocratie
et la bonne gouvernance à Djibouti.
Lettre ouverte du Congrès djiboutien pour la solidarité
(CDS)
Lettre ouverte
Chère Djiboutienne
cher djiboutien,
Nous vous saluons
chaleureusement que vous soyez au pays chéri ou à
l’extérieure et nous vous souhaitons dans cette période
trouble une persévérance et une foie inébranlable à un
changement proche et inéluctable.
Conscient du risque
d’implosion du pays et de la nécessité d’une mobilisation
contre la dictature mise en place dans notre pays, des
membres de la diaspora ont décidé de sortir de l’immobilisme
et de militer au sein du Congrès Djiboutien pour la Solidarité (CDS) afin de
contribuer à la lutte pour un état de droit respectueux des
citoyens et des valeurs démocratiques.
Comment tolérer le
manque d’électricité depuis maintenant 20 ans malgré le prix
extrêmement cher du kilo/w (rappelant que monsieur Djama Ali
Guelleh directeur général de l’EDD a récemment été décoré
par son cousin président).
N’est il pas tout
simplement criminel d’assoiffé le peuple dans un pays au
climat caniculaire tel que le notre.
Comment accepter la
l’appropriation des bien publics distribués à des
proches du régime.
Comment accepter
l’auto proclamation de président à vie au détriment de
l’avis de toute un peuple et en déchirant la constitution du
pays.
Comment croire à ses
morts subite des militants de l’opposition et des droit de
l’Homme dans les sinistres prisons du régime (faut-il
mentionnés la mort de monsieur Mahdi Ahmed Abdillahi ou plus
récemment la mort inexpliqué du colonel Abdi Bogoreh)
Comment expliquer la
dissolution d’un parti de l’opposition (MRD) sur un simple
décret présidentielle et annoncé du jour au lendemain
sur les antennes de
la RTD (radio et télévision de Djibouti),
sans autre forme de procès.
Comment rester
impassible devant l’expulsion de toute une famille
Djiboutienne de leur pays sous prétexte qu’un de leur
témoigne dans une affaire impliquant le chef de l’état.
Comment dormir la
conscience tranquille quand la guerre civile faite rage
dans le nord du pays.
Combien de temps
devrons-nous encore subir les affres de la pauvreté
organisée ?
Combien de temps
encore nos enfants doivent-ils souffrir pour que le régime
soient enfin rassasié ?
Chères sœurs, Chers
frères,
Ne nous faisons pas
d’illusion la source de notre appauvrissement est celle de
leur enrichissement.
N’ayons pas peur la
délivrance est entre nos mains. Rejetons le tribalisme et la
division qui nous a longtemps assujetti à la dictature.
Le Congrès
Djiboutien pour la Solidarité appelle tous
nos compatriotes à un sursaut salvateur et a rejoindre les
rangs de l’opposition.
Structure légalisé
au moniteur belge le 31 mai 2010 sous le numéro 826 266 883,
le CDS quant à lui se tient près à accueillir tout nos
frères qui souhaitent se battre à nos cotés pour sauver le
pays.
Elle se donne pour
objectifs :
1) Luter
pour un état de droit respectueux des libertés dans le cadre
d’une démocratie pluraliste
2)
Défendre les libertés fondamentales et le droit de l’homme
3)
Instauré la conscience démocratique dans la population
4) Luter
contre la corruption active et passive.
5) Luter
contre la pauvreté et renforcer la solidarité entre
djiboutiens
6)
Réduire les disparités entre djiboutiens
7) Luter
contre les mauvaises habitudes qui nuisent la santé : khat
8) Luter
contre le sida et les aider les malades atteint du VIH sida.
Conscient que l’action passe par le dialogue le CDS lance
l’idée d’une grande rencontre à l’occasion de la fête
de l’aid el fitri (les sujets des discussions ainsi que le
lieu reste à déterminer)
Nous
précisons qu’il s’agit là que d’une idée il appartient bien
entendu à l’opposition djiboutienne de lui donner la suite
qu’elle souhaite.
Vive la
republique de djibouti vive le peuble djiboutiens et vive la
justice et la democratie
Le combat est une fête
Personnes des
contacts
1) Ismail BOUH ROBLEH, President, bouhismail@ yahoo.fr

2)
MOHAHAMED ROBLEH Bouraleh, sécréteur general,
roblehbourale@yahoo.fr

3) Moustapha KAIRE DARAR, trésorier, moustaphakaire@
gmail.com
Note d'information de la Ligue
djiboutienne des droits humains : cas précis de torture à
Djibouti
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Le Président
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NOTE D’INFORMATION DU 21 JUILLET 2010
Cas précis de méthode de
torture à Djibouti
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Cette
Note d’Information est un cas précis de Torture sur les
méthodes de tortures que les Forces Armées exercent en toute
Impunité. La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) ne
cesse de dénoncer de telles pratiques, ce cas récent d’un
jeune qui a eu le courage de s’adresser à nous ne peut que
nous encourager à attirer l’attention de l’Etat-major de la
République de Djibouti, ainsi celle des dirigeants
politiques pour leur rappeler l’urgence de mettre fin à de
telles pratiques intolérables et inadmissibles.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à
l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) ainsi que
toutes les Organisations des Droits de l’Homme d’envoyer une
Mission d’Enquête afin de permettre l’ouverture de plaintes
non seulement à Djibouti mais aussi parallèlement auprès des
Juridictions aux Compétences Universelles.
Ci-après : Le témoignage d’un torturé qui nous a contacté le
19 juillet 2010 ;
Les
préoccupations et les recommandions de la FIDH au Sommet des
Chefs d’Etats Africains de Kampala.
NOEL ABDI
Jean-Paul
**
Témoignage d’un torturé
Il s’agit
ici d’un témoignage d’un jeune habitant de Margoyta (Moussa
Ali), âgé de 36 ans. Voici le compte-rendu détaillé que Mr
Abdo Ali Mohamed fait de son arrestation et des
sévices que lui ont fait subir les militaires de la région…
« Je me rendais à la caserne de Piyyah dans le Weima, afin
de récupérer l’argent du khat que je fournis régulièrement
aux militaires de la région : Piyyah, Assa Gueyla, forage d’Eyssalou,
Dadda’to… depuis plus d’un an lorsque j’ai été arrêté par
deux militaires le samedi 1er rajab.
Les
militaires ont d’abord saisi et confisqué cinq pièces
comptables comportant les noms des militaires qui m’ont
acheté le khat ainsi que les montants correspondants, une
somme d’argent en liquide, une torche et une canne qui
étaient les seuls biens que je portais sur moi. J’ai ensuite
été brutalement ligoté avec une grosse corde en nylon par le
sergent-chef M… (Poignets et cheville droits, poignets
et cheville gauches), puis jeté à plat ventre.
Les
militaires m’ont ensuite posé une grosse pierre qui me
recouvrait le cou et la moitié du dos. Puis j’ai subi
pendant du matin au Maghreb où je me suis évanoui, un
interminable interrogatoire durant lequel j’étais battu à
chaque question.
A la fin
de l’interrogatoire qui n’a rien donné puisque je ne savais
rien de ce qu’ils me demandaient, ils ont voulu se
débarrasser de moi et l’ordre a été donné de m’abattre.
Alors qu’un soldat a chargé son fusil, j’ai été sauvé in
extrémis par le sergent Houssein, un issa qui m’a
reconnu…J’ai ensuite été conduit à Dadda’to et encore
interrogé et battu avec une barre de fer par l’adjudant O…
Enfin, je
fut conduit à Assa Gueyla où je fut présenté comme un
rebelle qui a attaqué la caserne de Bouyya…Ce qui a provoqué
l’étonnement et la consternation des militaires qui m’ont
reconnu pour la plupart d’entre eux…
J’ai
ensuite été transféré à Tadjourah où j’ai été soigné de mes
blessures et gardé près d’un mois avant d’être relâché à
Assa Gueyla pour ne pas être vu dans mon état à Tadjourah…Je
me suis péniblement rendu à Allaylou d’où j’ai emprunté une
voiture se rendant à Obock, puis d’Obock à Tadjourah en
Toyota de brousse et me voici aujourd’hui à Djibouti…
Mais plus
que la torture physique que j’ai subi, c’est la torture
morale des propos que m’a tenu le commandant W… de Tadjourah
qui m’amène aujourd’hui à témoigner…Il m’a dit en substance,
en me relâchant : « Tu peux partir maintenant et ne t’avises
pas de raconter ce qui t’es arrivé car tu ne pourras rien
contre nous… ! ».
DIFFUSION D’INFORMATION DU 19 JUILLET 2010
Les
préoccupations de la FIDH concernent plusieurs pays Africain
dont Djibouti ci-après, ainsi que « la Justice comme base de
paix et de sécurité ».
NOEL ABDI
Jean-Paul
Préoccupations et recommandations de la FIDH à l'occasion du
pré-sommet de l'Union africaine précédant le 15ème Sommet
ordinaire de l'Union Africaine, Juillet 2010, Kampala,
Ouganda
La Fédération internationales des ligues des
droits de l'Homme (FIDH) et ses organisations membres,
saisissent l'occasion du pré-Sommet de l'Union africaine
organisé du 14 au 17 juillet 2010, à Kampala, Ouganda, pour
faire part de leurs préoccupations et de leurs
recommandations, concernant les questions de paix, de
sécurité et de justice en Afrique.
Djibouti
L'escalade de la répression à l'encontre des populations
civiles opérée à Djibouti est le reflet d'un grave recul de
l'espace démocratique dans ce pays. Sous prétexte de vouloir
mettre un terme à la rébellion armée qui sévit dans
certaines régions, en particulier dans le Nord, l'Armée
nationale djiboutienne (AND) procède à des actes de
représailles à l'encontre de la population civile perçue
comme soutenant directement les rebelles: une politique de
la terre brûlée, des actes de torture et de mauvais
traitements, des violences sexuelles, de même que des
procédures illégales de refoulement de citoyens djiboutiens
vers l'Ethiopie seraient ainsi perpétrés dans la plus
complète impunité par les éléments de l'armée régulière.
Ces actes
de violences s'inscrivent dans le contexte plus général d'un
recul de l'espace démocratique à Djibouti et d'une atteinte
quotidienne portée aux libertés individuelles. Les atteintes
à la liberté d'association (notamment des partis politiques
de l'opposition), les entraves aux actions menées par les
défenseurs des droits de l'Homme, les atteintes aux libertés
syndicales ou aux libertés d'information et d'expression
sont monnaie courante.
La FIDH et ses organisations membres appellent les chefs
d'Etats et de gouvernement, réunis à l'occasion du 15ème
Sommet ordinaire de l'UA à :
• Appeler
les autorités djiboutiennes à prendre toutes les mesures
nécessaires, dans le respect des normes régionales et
internationales de protection des droits de l'Homme pour
mettre un terme aux actes de représailles perpétrés
par l'Armée nationale djiboutienne à l'encontre des
populations civiles ;
• Appeler
les autorités djiboutiennes à se conformer à leurs
obligations régionales et internationales en engageant des
poursuites à l'encontre des auteurs de violations des droits
de l'Homme, y compris au sein de l'armée nationale, pour
lutter effectivement contre leur impunité ;
• Appeler
les autorités djiboutiennes à garantir les libertés
individuelles d'association, d'information et d'expression ;
• Appeler
les autorités djiboutiennes à mettre un terme aux actes de
harcèlement et d'intimidation à l'encontre des défenseurs
des droits de l'Homme et des leaders syndicaux ;
• Appeler
les autorités djiboutiennes à ratifier la Charte africaine
de la démocratie, des élections et de la gouvernance et à en
respecter les dispositions.
La
Justice comme base de la paix et de la sécurité. La justice
a un effet dissuasif qui constitue une étape fondamentale
pour garantir la paix et la non-répétition des violations et
des crimes. Le droit à un recours effectif devant une
instance judiciaire indépendante est un droit fondamental
reconnu par l'Acte constitutif de l'Union africaine et la
Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples et les
droits des victimes à la vérité, à la justice et à la
réparation sont bien établis en droit régional et
international.
La
création de la Cour pénale internationale (CPI) représente à
cet égard une avancée importante dans l’histoire de
l’humanité et de la juridiction universelle, et plus
particulièrement dans la lutte contre l’impunité des crimes
de guerre, crimes contre l’humanité et le crime de génocide.
Cette
importance du rôle de la Cour a été réaffirmée à l'occasion
de la première conférence de révision du Statut de Rome
organisée en juin 2010 à Kampala, Ouganda, D'ailleurs, lors
d'une réunion organisée en marge de cette Conférence de
révision, les États africains parties au Statut ont
recommandé l'examen de la possibilité d'établir un bureau de
liaison de la CPI auprès de l'Union africaine. La création
effective de ce bureau de liaison marquerait une étape
importante dans le renforcement de la coopération et de
l'échange d'informations entre la Cour et l'Union africaine
et serait le signe de l'engagement de cette dernière dans la
lutte contre l'impunité des auteurs de violations des droits
de l'Homme.
L'Union africaine s'est déjà illustrée dans cette
volonté de réprimer les responsables de violations graves
des droits de l'Homme perpétrées sur le continent africain.
En juillet 2006, les chefs d'État et de gouvernement de l'UA
avaient en effet suscité un réel espoir lorsqu'ils ont donné
mandat au Sénégal de juger Hissène Habré « au nom de
l'Afrique », et appelé la Commission de l'UA à « apporter au
Sénégal l'assistance nécessaire pour le bon déroulement et
le bon aboutissement du procès.
Toutefois, le Sénégal ne s'est toujours pas acquitté du
mandat de l'UA qui n'a fourni aucune assistance concrète et
les victimes du règne sanglant d'Hissène Habré, attendent
toujours d'obtenir justice et réparation.
La FIDH
et ses organisations membres appellent les chefs d'Etats et
de gouvernement, réunis à l'occasion du 15ème Sommet
ordinaire de l'UA de :
• Cesser
toute campagne de dénigrement vis-à-vis du travail de la
Cour pénale internationale (CPI) sur le continent africain
pour respecter l'indépendance de la justice, soutenir les
États africains qui ont saisi cette instance dans un souci
de justice et de paix et répondre aux attentes des victimes
africaines ;
•
Maintenir l'intégrité du Protocole de la Cour et appeler les
États à ratifier le Protocole de la Cour africaine des
droits de l'Homme et des peuples et de la Cour africaine de
justice et des droits de l'Homme en autorisant l'accès
direct des ONG et des individus à ces instances ;
• Appeler
les États à harmoniser leurs législations pour doter leurs
tribunaux de la compétence universelle conformément à leurs
obligations internationales ; Respecter l'indépendance des
juridictions qui exercent leur compétence universelle
conformément à leurs obligations internationales ;
• Appeler
les autorités sénégalaises à prendre toutes les mesures
nécessaires pour ouvrir sans délais la procédure judiciaire
à l'encontre d'Hissène Habré ;
• Appeler
la Commission de l'UA à prendre toutes les mesures
nécessaires pour permettre la mise en place d'un bureau de
liaison de la CPI auprès de l'UA en vue de renforcer la
coopération et le partage d'informations entre ces deux
instances.
Interview de Jean-Paul Abdi Noël par la Deutsche Welle le
19/07/2010
Note
Liminaire.
Cette
Interview du 19 Juillet 2010 m’a été posée en tant que
Défenseur des Droits de l’Homme qui s’intéresse aux
problèmes de la Somalie et ce dans le cadre des travaux
préparatoires de la Conférence de l’Union Africaine à
Kampala.
Je sais
que le Journaliste de la Deutsche Welle, M. Fréjus QUEMUM
peut ne pas diffuser la totalité de mon intervention car et
c’est normal le temps de diffusion est souvent fixé à
l’avance donc le temps est bien limité. Ayant mal enregistré
le début de mon interview, je vous transmets la suite. Mes
propos n’engagent que moi.
NOEL ABDI
Jean-Paul
… C’est un problème
d’intérêt et de souveraineté qui sont en conflit ?
Vous
m’avez déjà posé lors d’une ancienne émission sur le
problème des pirates de mer. J’avais répondu que c’est un
problème qui fait suite aux déchets nucléaires, chimiques et
surtout la piraterie des poissons. Aujourd’hui je vois les
Japonais venir à Djibouti parce qu’ils ont intérêt à ce que
leurs bateaux usines puissent pirater plus largement et en
toute liberté sur les zones côtières et les zones
économiques de la Somalie, il y a trois mille kilomètres
(3 000km) de Djibouti jusqu’à Mombassa.
C’est
pour un problème économique, on tue tout un Peuple, on
élimine tout un Peuple, on massacre tout un Peuple par
génocide et autres, tandis que les Nations Unies ne parlent
pas, les Nations Unies sont devenues pour moi la Société des
Nations, çà vous pouvez le dire, comme lorsque Hitler
envahissait l’Europe.
Sur la
conférence de Kampala, évidemment votre question est
capitale, parce que, en tant que Défenseur des Droits
de l’Homme, en tant que Djiboutien, en tant qu’originaire de
Somalie, nous présentons toutes nos condoléances aux
familles des victimes tuées là-bas, mais nous disons au
gouvernement ougandais que nous considérons comme un
gouvernement génocidaire pour ce que ses troupes effectuent
à Mogadiscio, un Gouvernement qui effectue des crimes en
Ouganda, nous considérons qu’il faut mettre un holà à ces
crimes. Si j’étais Ougandais….
J’ai
demandé à mon gouvernement de ne pas envoyer 500
personnes…En tant que Défenseur des Droits de l’Homme, ce
qui est interdit c’est l’extermination.
Pourquoi
imposer et créer un gouvernement dans un hôtel de Djibouti,
et encore pourquoi imposer et créer un gouvernement dans un
hôtel au Kenya, c’est ce que le peuple Somali ne comprenne
pas.
Créer un autre gouvernement à Kampala avec
l’OUA (UA) avec l’ONU (Nations Unies), quel problème ?
Le Peuple
Somali a droit au respect, à la dignité sans ingérence des
forces étrangères.
Votre position n’a
jamais changé, mais que dites vous, comme beaucoup de gens
qualifient de menaces terroristes d’allégeances à El Qaïda
que seraient entrain de faire le groupe El Shabaab en
Somalie ?
El Qaïda
a été créée aux Etats-Unis avec Houssein Ben Laden,
lorsqu’ils combattaient les Russes, c’était un agent de la
CIA. Tout ce que la CIA crée c’est ensuite pour démanteler,
pour s’imposer. En Irak : l’ armée américaine est partie
là-bas avec des Européens et consorts, avec l’OTAN.
Quel est le résultat ?
Le
résultat c’est que tous les champs de pétrole de l’Irak sont
entre les mains des Sociétés de Bush. Voilà la réalité. Si
c’est les multinationales qui tuent pour avoir des marchés,
alors qu’on nous dise la vérité, on va essayer de composer
avec les multinationales et pas avec les Gouvernements
disent certains Somalis.
Les travaux
préliminaires de la Conférence de Kampala commencent
aujourd’hui, que pensez-vous que les Chefs de l’Etat doivent
faire pour la Somalie, puisque la Somalie est le thème
central ?
Si les
chefs d’Etat Africains m’écoutaient, je ne pense pas (parce
que pour moi), je suis une quantité négligeable, mais s’ils
m’écoutaient en tant que membre de la Corne d’Afrique, je
dirais que le Président de l’Ethiopie a eu le courage de
retirer ses troupes, il faudrait que l’Ouganda et le Burundi
aient le courage de retirer leurs troupes, c’est tout ce que
je leur demanderais, parce que le mal de la violence, c’est
d’abord le mal de la répression et il faut qu’ils cessent la
répression génocidaire, il faut qu’ils cessent la répression
par des crimes de guerre, il faut qu’ils cessent la
répression par les crimes contre l’humanité, c’est tout ce
que je demanderais aux Chefs d’Etat Africains que je
respecte beaucoup, c’est que malheureusement chacun à ses
petits intérêts géopolitiques peut-être, mais dans tous cas,
tout ce que je demande est de retirer toutes les troupes de
la Somalie.
L'Asbl Communauté afar de Belgique (CAB) organise une soirée
culturelle à Bruxelles le 31 juillet

COMMUNAUTE AFAR DE BELGIQUE |
Vous présentent la
soirée aphrodisiaque
solidarité |
Avec la
participation de Père Robert, Abdul aziz , Omar Djibouti… et
d’autres surprises
!!!

Salle :
Rue De Locht 91/93
1030 Bruxelles
Le 31 juillet 2010 à 18h … 3h du matin
Tram
92 :
A prendre de Botanique et s’arrêter à
l'Arrêt Saint
Servais.
Chants, Laaleh, Hora, ixiga-ixiga (devinette afar), vente
aux enchères artisanales…
Programme dE LA Soirée
18H 00 : Expositions des produits artisanaux
18H 30 : Lancement de la Projection du film Afar Angel
« Malika »
19H 00 : Ixiga-Ixiga « Devinette Afar » le gagnant
remportera un cadeau
19H 30 : Vente aux Enchères
20 H 15 : Présentation de l’Objectif de l’ASBL
Communauté Afar et de son Equipe
20H 30 : Commencement de la Soirée musicale
2H : Remerciement du Président
Chargé de la Communication
Ali Ahmed Hamadou
CAB
ASBL,
Rue Moorsled 117, 1020 Laeken
N° du Compte :
780 59 11 32 965
Personnes de Contact: Administrateur Abdallah Dini
0476 511 219
Vice-president Bourhanta Ahmed 0487 644 837
E-mail:
afarcom.be@gmail.com
Paf : 10 euros
Venez revivre avec nous ce grand moment de solidarité
!!!
Hommage à Zongo (nouvelle suite)
et Plainte de l'ARD contre le gouvernement
Le regretté
journaliste et défenseur Burkinabé des Droits Humains
nous rappelle dans cet émouvant texte que les crimes ne
restent jamais impunis !
La condamnation par la F.I.D.H des
exactions commises par l’AND contre les populations civiles
du nord et du sud-ouest du territoire nous offre l’occasion
de rappeler que le dossier de plainte, actualisé depuis le
communiqué ci-dessous reproduit, est en voie de
finalisation… Rappelons qu’à ce communiqué étaient annexées
les listes connues par l’A.R.D. des centaines de
victimes civiles exécutées par les troupes
gouvernementales, des dizaines de femmes violées, ainsi que
des dizaines de civils torturés …
Ceci pour, d’ores et déjà, faire
entendre aux criminels et leurs commanditaires, la voix des
victimes qui ne
s’étouffera jamais…
La voix des autres
Le monde
s’humanise. Le dictateur Pinochet du Chili a perdu son
immunité diplomatique. « On
ne peut pas torturer et tuer ainsi des hommes et bénéficier
d’une quelconque immunité » a déclaré un des trois
Lords britanniques qui ont voté pour la détention du vieux
dictateur à Londres.
Tous les
démocrates du monde ne peuvent qu’applaudir des deux mains.
Il y a comme un progrès de l’humanité chaque fois qu’une
lutte contre l’injustice triomphe quelque part. Il y a un
immense espoir de sauver le genre humain chaque fois qu’il y
a unanimité dans la réprobation de la barbarie et de la
dictature des hommes et de leur régime politique.
Pinochet
en prison !
Et des
peuples du monde entier se mettent à rêver du sort qui
pourrait être réservé à leur propre Pinochet, notamment en
Afrique. Pinochet est donc sur le point d’être extradé vers
un pays qui n’est pas le sien pour y être jugé pour des
crimes commis il y a au moins deux décennies. Et des
Africains se mettent à rêver de justice, de paix et de
démocratie. Certes, « une hirondelle ne fait pas le printemps », mais une hirondelle,
une seule, rappelle que le printemps existe.
Pour des
pays comme le Burkina, voir arrêter un Pinochet pour des
crimes rappelle tous les crimes emmurés sous la lourde et
terrible chape de plomb politique, tous ces crimes enterrés
sous l’épais silence des mémoires apeurées, tous ces crimes
noyés dans le profond silence de l’oubli.
Et nous
pouvons nous permettre de rêver en pensant à cette sagesse
qui dit : « tout se paie ici-bas ». Tout ! Surtout les
crimes odieux que sont les meurtres par tortures. Les
tortures ! Combien voient au-delà du mot ? Si des milliers
de familles applaudissent aujourd’hui, ce n’est point parce
qu’elles retrouveront leur fils, leur père, leur mère, leur
sœur disparus sous Pinochet, beaucoup à la suite de
tortures. Comment peut-on vivre tranquille quand on sait
qu’un être aimé est mort sous la torture ? La torture !
Pendant
des années, des hommes et des femmes ont ruminé leur peine
et bu toutes les larmes de leurs yeux pour des êtres chers
qu’ils ne reverront jamais. Avec cette arrestation, ils
sentent un soulagement. Ce n’est point une vulgaire
vengeance, mais une renaissance de l’être aimé, disparu,
comme si désormais il se libérait des tortures, de la mort.
Les
commentateurs tirent rapidement cette conclusion : « La
leçon de Pinochet servira aux dictateurs du monde entier ! ».
Au Burkina, nous ne parlons pas de dirigeants dictateurs,
parce que tout simplement nous avons affaire à des gens qui
hurlent leur démocratie à la face du monde. Nous voulons
parler des hommes qui ont disparu et dont les familles
ignorent jusqu’à l’endroit de la sépulture. Nous voulons
parler de toutes ces familles qui doivent taire jusqu’aux
souvenirs de leurs parents disparus.
L’exemple de Pinochet montre qu’un jour surgira l’amer
souvenir des crimes impunis au Burkina. A plusieurs
reprises, nous sommes revenus sur la question en ressassant
les vertus de la confession, du repentir et du pardon, pour
tout ce sang qui a coulé dans nôtre pays, pour toutes ces
larmes ingurgitées par des veuves et des orphelins qui ne
rateront jamais l’occasion un jour de demander des comptes à
des Pinochet. Et plaise à Dieu qu’ils le fassent sous
l’égide de la loi et non poussés par la haine bestiale et
déshumanisante. La violence !
Aujourd’hui encore, nous ne cessons de le crier pour le
dernier disparu, David Ouedraogo venu allonger la liste des
sans-sépultures, effacé de la surface de la terre par la
volonté des hommes détenteurs du pouvoir politique. Les
disparus : des morts dans la mort.
Nous
savons que le cas de Pinochet ne peut donner de leçons
qu’aux Pinochet qui ne sont plus au pouvoir. Tant qu’ils
sont au pouvoir, ils ne pensent pas un instant qu’une telle
situation puisse leur arriver. Pourtant ! Le vrai Pinochet,
en prison aujourd’hui en Grande-Bretagne, était plus
puissant que ne le sont actuellement nos Pinochet africains.
Mais ça n’arrive qu’aux autres ! C’est ce qu’ils pensent
hélas !
S’ils
prenaient un peu de recul, s’ils mettaient de l’ordre dans
leurs idées, s’ils essayaient de se mettre à la place des
autres, ils comprendraient que des orphelins et des veuves
ne sauraient oublier qu’un jour leur est parti au travail et
n’est plus jamais rentré. Efface ! Efface ! Nous l’avons
plusieurs fois écrit : ceux qui distribuent les armes et
ordonnent la violence n’en portent pas les cicatrices. Ceux
qui disent d’une voix banale : « Exécutez-le,
faites-le, occupez-vous de lui », n’ont jamais
côtoyé la mort, même en rêve.
Nous ne
leur demandons qu’une chose : même s’il vous est difficile
de vous imaginer à la place de Pinochet, écoutez
attentivement votre fils ou votre fille vous appeler Papa !
Papa ! Vous entendrez la voix des autres enfants, celle des
orphelins.
Pinochet
les écoute aujourd’hui dans son lit de malade et de
prisonnier. La voix des autres vous parviendra un jour.
L’Indépendant n° 273 du 1er décembre 1998
***
L'ARD VA PORTER PLAINTE
CONTRE LE GOUVERNEMENT DE DJIBOUTI
ALLIANCE
RÉPUBLICAINE
POUR LE
DÉVELOPPEMENT ARD
 |
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Djibouti, le 15
janvier 2006
|
COMMUNIQUE DE PRESSE
L’ARD porte plainte contre le régime
C’est avec anxiété que nos compatriotes
avaient pris acte de notre dénonciation le 24 septembre
dernier de l’Accord de paix du 12 mai 2001 et du silence
irresponsable par lequel le régime a officiellement traité
cette grave décision. Or, lui-même coupable de multiples
crimes et délits, le régime djiboutien aurait récemment
saisi la Cour Internationale de Justice de La Haye dans le
cadre d’une affaire Borrel.
Pour sa part, l’ARD, fidèle à sa posture
légaliste et outrée par l’arrogance d’un pouvoir djiboutien
accordant plus d’importance à l’«irrespect» d’une France
dont la Justice, un peu plus indépendante qu’ici, refuse de
lui transmettre certains dossiers, qu’aux traumatismes d’un
conflit civil dont il refuse encore de traiter les causes et
les conséquences, informe l’opinion publique nationale et
internationale que, depuis sa dénonciation de l’accord de
paix, elle prépare le dossier d’une plainte en justice
contre le régime djiboutien.
Plainte motivée par :
1) La violation de l’accord de paix
2) L’impunité assurée aux officiers, sous-officiers et hommes de troupe
coupables de crimes contre des civils, crimes dont certains
ont été commis depuis 1999, que ce soit dans le cadre du
conflit, lors de manifestations pacifiques ou comme à Arhiba
le 18 décembre 1991 et le 30 novembre dernier.
3) Le refus d’indemniser les milliers de civils dont les biens ont été pillés
ou détruits par les troupes gouvernementales durant le
conflit.
Forte du soutien populaire et convaincue
de la justesse de sa cause, l’ARD est confiante dans l’issue
de sa démarche : nul ne peut être durablement privé de tout
recours légal.
Le Président Ahmed Youssouf Houmed
Note
d'information de la LDDH du 18 juillet 2010
|

Le Président
|
NOTE D’INFORMATION DU 18 JUILLET 2010
Dans la
lutte générale anti
Carpettes, les forces de
police doivent s’engager eux
aussi dans le combat contre
les bradages dans le juste
combat pour mettre au banc
des accusés l’individu
Ismaël Omar Guelleh,
manipulateur de la
Constitution.
|
Depuis
plus de deux ans, la grogne monte au sein de la Police
nationale, la grogne monte, monte et monte de plus en plus
ces derniers temps. Les vieux, les routiers, les cadets et
les jeunes commencent à parler, commencent à s’exprimer
librement sans avoir peur et disent ouvertement leur refus
d’être des carpettes, leur refus de se voir sans avenir,
sans aucune assurance maladie ou autres assurances
spécifiques à leur fonction, sans possibilité d’avoir un
logement décent et peut être au moment de leur retraite, un
nombre croissant d’entre eux se retrouveront dans la rue.
Depuis
1996, un collectif de policiers s’était mis en place grâce
au Général Yassin Yabeh assassiné par non assistance à
personne en danger.
Ce
collectif était essentiellement chargé d’entreprendre des
démarches pour permettre aux policiers hébergés dans le
domaine du « carré de la police » juste derrière
l’Etat-major de la Police nationale (entre Arhiba en partie
démolie et Enguella bientôt à démolir tout comme le grand
marché de Djibouti probablement donné à Loota considéré par
certain comme une association de malfaiteurs) de bénéficier
progressivement et de mettre en leur nom les logements
qu’ils occupent durant des dizaines d’années au moins.
A l’heure
actuelle, le même scénario est entrain de se jouer au
détriment des policiers dont certains ont souvent fait
preuve de zèle, de zèles inadmissibles, juste pour faire
plaisir à certaines autorités politico-administratives, des
zèles dangereux et criminels comme les récentes exécutions
extrajudiciaires faites par un officier de la Police qui
bénéficie encore de la fameuse impunité et demain :
décoration et promotion.
Il est
bon de rappeler que fin 2009 le même scénario d’expulsion
des Cheminots dont leur syndicat maison était totalement
dévoué à ceux-là même qui n’ont pas hésité à les mettre (les
Travailleurs Cheminots) à la porte, à les jeter sans
avertissement dans la rue en mettant en application la
voracité à brader de l’usurpateur encore au pouvoir.
C’est
dans ce souci que certains policiers vivant dans le terrain
du « carré de police » et face à l’urgence car déjà les
bulldozers menacent les 191 logements de forces de police
construits avant l’indépendance et terminés après
l’indépendance, ils ont immédiatement alerté le ministère de
l’Habitat.
Cette
alerte légitime n’a pas apparemment été soutenue par
l’Etat-major de la police et même certains policiers
auraient été arrêtés et incarcérés à Nagad puis relâchés.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains demande au chef d’Etat-major
des forces nationales de Police d’intervenir pour que ses
soldats retrouvent la dignité et ne pas subir le même sort
que les cheminots ou les Forces de la Gendarmerie et de
l’AND.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande au Premier
Ministre Dileita Mohamed Dileita, aux Ministres de
l’Habitat, des Finances et de l’Intérieur de prendre
les dispositions urgentes afin de mettre fin à la politique
illégale des bradages criminels inacceptables, même si ces
mesures vont à l’encontre de la politique de piraterie du
perpétuel candidat.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est sidérée
des précipitations depuis deux ans des pirateries des
propriétés domaniales orchestrées sous la signature abusive
est illégale du Chef de l’Etat, illégale car de telles
mesures sont du ressort de l’Assemblée Nationale.
Tout
comme pour le Sheraton, vendu à Boreh pour le « prix d’un
morceau de pain » car ami d’enfance à cette période du
Chef de Cabinet de la Présidence de la République, patron de
la police politique et actuellement candidat à vie pour un
troisième mandat après la violation flagrante du principe
républicain par une révision adoptée par le groupe de l’UMP
(association politique et financière dont il est le
Président), les ventes domaniaux ainsi que des propriétés
publiques sont du ressort de l’Assemblée nationale.
Face à
cette politique criminelle consistant à brader les biens
immobiliers de l’Etat par le Premier argentier et Chef du
Gouvernement, politique criminelle qui continue en toute
impunité en bafouant allègrement et constamment la
Constitution alors qu’il en est le Garant conformément aux
Titre III de la Constitution du 4 septembre 1992, sans
oublier qu’il avait juré sur le Saint Coran, le classant
malheureusement, d’Impie au rang de Renégat.
Il est
temps aux forces de police de se mobiliser en créant un ou
des Syndicat(s) de Police car ils sont d’abord des
fonctionnaires tout comme les juges qui eux aussi ont droit
à un ou des syndicats de magistrats, pour mieux accompagner
les forces vives djiboutiennes et les défenseurs des Droits
de l’Homme dans leur juste combat contre les pirateries des
deniers publics, des biens sociaux, du patrimoine national
et du patrimoine domanial par une clique
au pouvoir passible de :
-
1er : Crimes fiscaux ;
- 2ème :
Crimes financiers et blanchiment de l’argent sale ;
- 3ème :
Crimes Organisés ;
- 4ème :
Crimes de Guerre ;
- 5ème :
Torture et Exécutions Extrajudiciaires.
NOEL ABDI
Jean-Paul
PS
En tant que vieux routier politique, connaisseur des
mascarades électorales, connaisseur des usurpations
électorales, connaisseur des Coups d’Etat électoraux, je
suis très inquiet pour l’avenir de mon pays, pour l’avenir
de mon peuple, pour l’avenir de notre république de
Djibouti.
Un avenir
sombre pour la liberté d’expression et pour la fin du
musèlement de la presse indépendante, pour l’avenir de la
justice djiboutienne, un avenir sombre pour des officiers de
la police judiciaire qui essaient de sortir de la carapace
des mafieux au pouvoir, un avenir sombre, un avenir sombre
pour la liberté syndicale et les droits à manifester, les
droits à s’exprimer par des grèves syndicales et autres, les
droits de la légitime défense lorsque devant vous : on
viole, on tue et on vole. Dans notre Djibouti, on ne peut
que se poser des questions, on se demande pourquoi cette
politique de brader sauvagement les logements des serviteurs
de l’Etat, parfois très zélés, souvent prêts à se salir les
mains pour une décoration ou une promotion, pourquoi de
telles décisions signées au nom du chef de l’Etat,
pourquoi ?
Est-ce
pour mettre en application le principe secret de certains
dictateurs comme en Amérique latine, au Soudan, en Ouganda
etc…où : « la classique politique de la Police Militaire (MP
like Member of Parliament or Military Police) consiste à
saper le moral des troupes pour enfin mettre à l’écart voir
éliminer physiquement un chef de Corps. J’espère que ce
n’est pas le cas de la mort mystérieuse du Colonel Bogoreh
Chef d’Etat–major de la gendarmerie nationale ?
Préoccupation
et recommandations de la FIDH à l'occasion du pré-sommet de
l'Union africaine précédant le 15eme Sommet ordinaire de
l'Union Africaine de Juillet 2010 à Kampala, Ouganda

La
Fédération internationales des ligues des droits de l'Homme
(FIDH) et ses organisations membres, saisissent l'occasion
du pré-Sommet de l'Union africaine organisé du 14 au 17
juillet 2010, à Kampala, Ouganda, pour faire part de leurs
préoccupations et de leurs recommandations, concernant les
questions de paix, de sécurité et de justice en Afrique.
Burundi
Pour la première fois depuis la signature, en 2000, de
l'Accord d'Arusha pour la paix et la réconciliation, le
Burundi s'est orienté vers l'organisation d'élections
générales dans un contexte de paix, le dernier groupe armé
encore en activité, le Palipehutu-FNL, ayant rendu les armes
en 2009 et s'étant transformé en parti politique, le FNL.
Entre mai et septembre 2010, 5 scrutins ont ainsi été
programmés : communales, présidentielles, législatives
(députés et sénateurs) et collinaires. Mais depuis les
résultats contestés par l’opposition des élections
communales qui se sont tenues le 24 mai 2010 et l’annonce du
retrait des candidatures de l’opposition à l’élection
présidentielle, qui s'est tenue le 28 juin 2010, et à
laquelle seul le Président sortant, Pierre Nkurunziza s'est
présenté, l’insécurité est grandissante au Burundi.
L'escalade de la violence, observée pendant la campagne
électorale, en marge des communales du 24 mai et de la
présidentielle du 28 juin, risque fortement d'entamer les
efforts entrepris pour maintenir la paix et renforcer l'État
de droit au Burundi. Les actes d’intimidation à l’encontre
des électeurs, les cas d'arrestations et de détentions
arbitraires de membres de partis d'opposition, les attaques
à la grenade, les affrontements entre forces de police et
militants de l'opposition, les assassinats de responsables
politiques etc, ont en effet émaillé l'ensemble du processus
électoral.
Ces violences et tensions autour du processus électoral se
manifestent dans le contexte plus général de la fragilité de
l’Etat de droit au Burundi, où l'on retrouve un système
judiciaire inefficace et dépendant, une corruption au plus
haut niveau, y compris dans les instances supérieures de
l’Etat, où la circulation d’armes légères et de petit
calibre demeure inquiétante, et où les libertés publiques
sont fréquemment mises à mal.
La FIDH et ses organisations membres appellent les chefs
d'Etats et de gouvernement de l'Union africaine, réunis à
l'occasion du 15ème Sommet ordinaire de l'UA à
•
Condamner fermement toute attaque à l'encontre des
populations civiles et des défenseurs des droits de l'Homme
;
•
Appeler les forces de sécurité, le parti présidentiel, les
partis politiques d’opposition, les médias et les citoyens
burundais, au calme et à respecter les dispositions du Code
électoral et du Code de bonne conduite en vue de
l'organisation d'un processus électoral, libre, transparent,
crédible et surtout sécurisé ;
•
Appeler les autorités burundaises à prendre toutes les
mesures nécessaires pour garantir la sécurité des membres
des partis politiques et de l’ensemble des citoyens
burundais ; et à garantir en toutes circonstances
l’intégrité physique et psychologique des personnes arrêtées
et détenues et de leur garantir le droit à un procès juste
et équitable ;
•
Exiger de la justice burundaise des enquêtes sur les cas
d’assassinats survenus pendant et après la campagne
électorale, et des poursuites à l'encontre des personnes
responsables ;
•
Appeler les autorités burundaises à mettre en œuvre les
dispositions de la résolution de la Commission africaine des
droits de l'Homme et des peuples (CADHP) sur les élections
en Afrique adoptée lors de sa 47ème session ordinaire ;
•
Appeler les autorités burundaises à ratifier la Charte
africaine de la démocratie, des élections et de la
gouvernance et à en respecter l'ensemble des dispositions.
Guinée
La
Guinée s'est engagée, pour la première fois depuis son
indépendance en 1958, dans un processus
électoral libre et démocratique. Le Président par intérim,
le général Sékouba Konaté, et les autorités de la
transition, ont ainsi organisé le premier tour de l'élection
présidentielle le 27 juin 2010, dans un contexte
relativement calme, mais aux résultats contestés par de
nombreux candidats en lice. Le second tour de la
présidentielle est prévu pour le 18 juillet 2010. Les
autorités issues de ce scrutin de même que des élections
législatives prévues en octobre 2010, devront prendre toutes
les mesures nécessaires pour renforcer l'État de droit et
garantir le respect des libertés publiques dans ce pays qui
a connu 40 années de régime dictatorial.
En
ce sens, la lutte contre l'impunité des auteurs de
violations, souvent graves, des droits de l'Homme, en
particulier des agents de l'État, devra constituer une des
priorités des nouvelles autorités guinéennes. En effet,
jusqu'à présent, le manque de volonté et l'incapacité de
l'appareil judiciaire guinéen à poursuivre et punir les
auteurs de crimes n'a eu pour conséquence que de dénier le
droit des victimes à la justice et à la réparation et
d'entraver le processus de réconciliation entre guinéens.
À
ce jour, et malgré l'ouverture d'une instruction judiciaire,
aucun des auteurs de violations graves des droits de l'Homme
commises le 28 septembre 2009 et les jours qui ont suivi,
n'a été inquiété. Ce jour-là, une manifestation des partis
de l'opposition, pour protester contre la volonté du
président du CNDD, le Capitaine Moussa Dadis Camara, de se
présenter à l’élection présidentielle, avait été réprimée
dans le sang par les militaires et certains services de
sécurité qui seraient, selon la Commission internationale
d’enquête des Nations unies, responsables de la mort ou la
disparition d’au moins 156 personnes, de viols et d’autres
crimes sexuels dont plus de 109 femmes ont été victimes, et
de très nombreux blessés et d’atteintes aux biens.
De
même, l'absence de poursuites judiciaires contre les auteurs
de la répression des manifestations menées par les syndicats
en juin 2006, janvier 2007 et en mai/juin 2008, où plusieurs
dizaines de personnes ont été exécutées sommairement par les
forces de sécurité, illustre le manque de volonté des
autorités guinéennes de mettre un terme à l'impunité.
La FIDH et ses organisations membres appellent les chefs
d'Etats et de gouvernement, réunis à l'occasion du 15ème
Sommet ordinaire de l'UA à :
•
Appeler les autorités de la transition et celles issues des
scrutins à venir, les forces de sécurité, les partis
politiques, les médias et les citoyens guinéens, à prendre
toutes les mesures nécessaires pour garantir l'organisation
d'un second tour aux élections présidentielles, libre,
transparent, crédible et surtout sécurisé ;
•
Appeler les futures autorités issues de l'élection
présidentielle à placer la lutte contre l'impunité, l'accès
des victimes à la justice et la poursuite des auteurs de
violations massives des droits de l'Homme, en particulier
celles commises le 28 septembre 2009 et dans les jours qui
ont suivi, au cœur de leurs priorités; et ce, conformément
aux engagements pris par les autorités guinéennes, notamment
à l'occasion de la 8ème session de l'Examen périodique
universel ;
•
Exhorter les autorités politiques et judiciaires, actuelles
et futures, à garantir le droit à un procès juste et
équitable tant aux victimes qu’aux présumés responsables, la
protection des victimes, des témoins et des acteurs
judiciaires.
•
Soutenir les recommandations de la Commission d'enquête
internationale, notamment celles appelant à la saisine de la
Cour pénale internationale ;
•
Accompagner les autorités guinéennes dans les processus de
réformes institutionnelles, du secteur judiciaire et du
secteur de l'armée ;
•
Appeler les autorités guinéennes à mettre en œuvre les
dispositions de la résolution de la Commission africaine des
droits de l'Homme et des peuples (CADHP) sur les élections
en Afrique adoptée lors de sa 47ème session ordinaire ;
•
Appeler les autorités guinéennes à ratifier la Charte
africaine de la démocratie, des élections et de la
gouvernance et à en respecter l'ensemble des dispositions.
Niger
Le
18 février 2010, un groupe de militaires s'est emparé du
pouvoir par la force en séquestrant le président Mamadou
Tandja et ses ministres. Le soir même, les militaires
putschistes du Conseil suprême pour la restauration de la
démocratie (CSDR), ont annoncé le renversement du président
Tandja, la suspension de la Constitution et la dissolution
de toutes les institutions ainsi que la fermeture des
frontières.
Malgré le respect, jusqu'à présent, des échéances du
calendrier de la transition, et l'engagement des militaires,
par la voix du chef de la junte, M. Salou Djibo, à
abandonner définitivement le pouvoir à la date du 1er mars
2011, le caractère inclusif et consensuel de la transition
reste fragile. Ainsi, les partis politiques et les
organisations de la société civile, se sentent faiblement
représentées au sein du Conseil consultatif national (CCN)
et le Conseil national du dialogue politique (CNDP), peu
sollicité.
Aux prémices d’un marathon électoral et des discussions sur
les textes fondamentaux (Constitution, Charte des partis
politiques, etc.), ce sentiment de faible représentativité
pourrait nuire à la qualité du processus de transition et à
un retour, dans le calme, à l'ordre constitutionnel. De
nombreux efforts restent donc à fournir en vue de
l’organisation d’élections générales libres et démocratiques
et d'un retour à l'ordre constitutionnel début 2011.
La FIDH et ses organisations membres appellent les chefs
d'Etats et de gouvernement, réunis à l'occasion du 15ème
Sommet ordinaire de l'UA à :
•
Appeler les autorités de la transition à maintenir le
caractère inclusif et consensuel de la transition, en
impliquant tous les acteurs concernés ;
•
Exhorter les acteurs de la transition à respecter le
calendrier de la transition et notamment garantir les
conditions pour l'organisation d'un processus électoral
libre et démocratique ;
•
Exiger une procédure judiciaire régulière et garantir le
droit à un procès juste, transparent et équitable notamment
le droit à être librement défendus, à l’encontre du
président Tandja et du ministre Abouba, ou en l’absence de
charge et de procédure à leur encontre, les libérer ;
•
Appeler les autorités nigériennes à mettre en œuvre les
dispositions de la résolution de la Commission africaine des
droits de l'Homme et des peuples (CADHP) sur les élections
en Afrique adoptée lors de sa 47ème session ordinaire ;
•
Appeler les autorités nigériennes à ratifier la Charte
africaine de la démocratie, des élections et de la
gouvernance.
République Démocratique du Congo (RDC)
Le
28 mai 2010, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a
adopté la Résolution 1925, qui renouvelle le mandat de la
Mission de l'Organisation des Nations unies en RDC (MONUC),
rebaptisée Mission de l'Organisation des Nations unies pour
la stabilisation en RDC (MONUSCO) depuis le 1er juillet 2010
et qui place la protection des civils, et de façon explicite
des défenseurs des droits de l'Homme, au coeur des priorités
de son mandat. La MONUSCO concentrera ses efforts en matière
de maintien de la paix dans l’est du pays.
L'insécurité et les risques d'escalade de violences dans le
pays restent particulièrement importants et dépassent les
seules régions de l’est. Dans un climat de relatif vide
sécuritaire, les civils restent les premières victimes:
atteintes aux libertés individuelles, violences sexuelles,
recrutement et usage d'enfants soldats, exécutions
extrajudiciaires, etc..et les défenseurs des droits de
l'Homme, sont l'objet de graves menaces, d'actes de
harcèlement et de représailles massives, à l'image de
l'assassinat, dans la nuit du 1er au 2 juin, du
Président de la Voix des Sans Voix, Floribert Chebeya et de
la disparition forcée du chauffeur de son organisation,
Fidèle Bazana.
En
dépit des dispositions de la Résolution 1925 du Conseil de
sécurité relatives à la nécessité de lutter contre
l’impunité des auteurs de violations des droits de l’Homme
comme moyen de protection de la population civile, les
autorités congolaises ne se conforment toujours pas à leurs
obligations. Elles font ainsi preuve d'un manque de
coopération avec la Cour pénale internationale, illustré
notamment par le maintien de Bosco Ntaganda, au sein des
FARDC alors même que ce dernier est sous le coup d'un mandat
d'arrêt international.
La FIDH et ses organisations membres appellent les chefs
d'Etats et de gouvernement, réunis à l'occasion du 15ème
Sommet ordinaire de l'UA à :
•
Condamner publiquement l'assassinat de Floribert Chebeya et
la disparition de Fidèle Bazana, et exhorter les autorités
congolaises à mettre en place une commission d'enquête
indépendante pour faire la lumière sur ces faits et
poursuivre les personnes responsables ;
•
Condamner fermement toute attaque à l'encontre des
populations civiles et des défenseurs des droits de l'Homme
;
•
Appeler à l'organisation d’une table ronde réunissant des
représentants des autorités congolaises, de la MONUSCO, des
missions diplomatiques présentes en RDC et de représentants
des organisations non gouvernementales de défense des droits
de l’Homme, afin que soient prises des mesures concrètes et
régulièrement évaluées en matière de protection des
défenseurs des droits de l’Homme en RDC ;
•
Appeler les autorités congolaises à coopérer avec la Cour
Pénale Internationale, notamment en procédant à
l'arrestation et au transfert de Bosco Ntaganda à la Haye ;
•
Appuyer les autorités congolaises dans les processus de
réforme des secteurs judiciaire et pénitentiaire et du
secteur de la sécurité ;
•
Appuyer, dès maintenant, les autorités congolaises dans
l'organisation des prochaines élections générales pour
garantir la tenue de scrutins libres, transparents,
crédibles et surtout sécurisés ;
•
Appeler les autorités congolaises à ratifier la Charte
africaine de la démocratie, des élections et de la
gouvernance et à en respecter les dispositions.
Soudan
En
accord avec les dispositions de l'Accord de paix global
(CPA) de 2005, le Soudan se prépare à une échéance
d'importance historique prévue en janvier 2011:
l'organisation du référendum d'auto-détermination du
Sud-Soudan. Cette échéance fait craindre un ravivement des
tensions entre la province du Sud et les autorités de
Khartoum, cinq ans après la fin du conflit, et de nombreuses
crispations autour de la gestion des ressources naturelles
qui se trouvent au Sud.
En amont de ce référendum, les premières élections
multipartites depuis près de 24 ans ! ont été organisées au
mois d'avril 2010, au cours desquelles outre des
irrégularités, de nombreuses exactions, notamment en termes
de restrictions des libertés publiques, des actes
d'intimidation, des arrestations et détentions arbitraires
et des actes de violence physique à l'encontre de civils et
de membres de partis de l'opposition ont été recensés1.
A
la suite de ces élections, une détérioration généralisée de
la situation des droits de l'Homme a été observée dans
l'ensemble du pays, et notamment une répression accrue à
l'encontre des défenseurs des droits de l'Homme.
Au
Darfour, la force de maintien de la paix hybride Nations
Unies/ Union Africaine (MINUAD), dont l'ONU a prolongé le
mandat jusqu'au 31 juillet 2010, rencontre encore des
obstacles à son déploiement alors que les civils sont
toujours victimes de violences et de graves violations de
leurs droits.
La FIDH et ses organisations membres appellent les chefs
d'Etats et de gouvernement, réunis à l'occasion du 15ème
Sommet ordinaire de l'UA de :
•
Exiger le respect des dispositions du CPA et la mise en
place de conditions favorables à l'organisation d'un
processus référendaire libre, crédible et transparent au sud
Soudan ;
•
Appeler les autorités nationales et les autorités du Sud
Soudan à enquêter sur les violations des droits de l'Homme
liées aux élections qui se sont déroulées au Soudan en avril
2010 et traduire en justice les personnes responsables ;
•
Appeler les autorités de Khartoum et du Sud Soudan à
reconnaître dans le calme l'issue du référendum et à
coopérer, en amont de celui-ci sur les questions relatives
aux enjeux de démarcation de frontière et de partage des
ressources, notamment pétrolières ;
•
Réaffirmer, à l'occasion de ce sommet, le droit du peuple du
Sud-Soudan à l'autodétermination, leur soutien à ce droit et
leur engagement à respecter l'issue du prochain référendum.
•
Exiger des autorités soudanaises qu'elles lèvent les
restrictions d’accès et de circulation de la MINUAD et des
acteurs humanitaires sur l’ensemble du Darfour ;
•
Exiger des autorités soudanaises qu'elles cessent toute
attaque, harcèlement et menaces à l'encontre des défenseurs
des droits de l'Homme ;
•
Appeler les autorités soudanaises à ratifier dans les plus
brefs délais la Charte africaine de la démocratie, des
élections et de la gouvernance.
1 Cf. « Sifting through Shattered Hopes : Assessing the
Electoral Process in Sudan », African Centre for Justice and
Peace Studies (ACJPS), May 2010.
Djibouti
L'escalade de la répression à l'encontre des populations
civiles opérée à Djibouti est le reflet d'un grave recul de
l'espace démocratique dans ce pays. Sous prétexte de vouloir
mettre un terme à la rébellion armée qui sévit dans
certaines régions, en particulier dans le Nord, l'Armée
nationale djiboutienne (AND) procède à des actes de
représailles à l'encontre de la population civile perçue
comme soutenant directement les rebelles: une politique de
la terre brûlée, des actes de torture et de mauvais
traitements, des violences sexuelles, de même que des
procédures illégales de refoulement de citoyens djiboutiens
vers l'Ethiopie seraient ainsi perpétrés dans la plus
complète impunité par les éléments de l'armée régulière.
Ces actes de violences s'inscrivent dans le contexte plus
général d'un recul de l'espace démocratique à Djibouti et
d'une atteinte quotidienne portée aux libertés
individuelles. Les atteintes à la liberté d'association
(notamment des partis politiques de l'opposition), les
entraves aux actions menées par les défenseurs des droits de
l'Homme, les atteintes aux libertés syndicales ou aux
libertés d'information et d'expression sont monnaie
courante.
La FIDH et ses organisations membres appellent les chefs
d'Etats et de gouvernement, réunis à l'occasion du 15ème
Sommet ordinaire de l'UA à :
•
Appeler les autorités djiboutiennes à prendre toutes les
mesures nécessaires, dans le respect des normes régionales
et internationales de protection des droits de l'Homme pour
mettre un terme aux actes de représailles perpétrés par
l'Armée nationale djiboutienne à l'encontre des populations
civiles ;
•
Appeler les autorités djiboutiennes à se conformer à leurs
obligations régionales et internationales en engageant des
poursuites à l'encontre des auteurs de violations des droits
de l'Homme, y compris au sein de l'armée nationale, pour
lutter effectivement contre leur impunité ;
•
Appeler les autorités djiboutiennes à garantir les libertés
individuelles d'association, d'information et d'expression ;
•
Appeler les autorités djiboutiennes à mettre un terme aux
actes de harcèlement et d'intimidation à l'encontre des
défenseurs des droits de l'Homme et des leaders syndicaux ;
•
Appeler les autorités djiboutiennes à ratifier la Charte
africaine de la démocratie, des élections et de la
gouvernance et à en respecter les dispositions.
La Justice comme base de la paix et de la sécurité
La
justice a un effet dissuasif qui constitue une étape
fondamentale pour garantir la paix et la non-répétition des
violations et des crimes. Le droit à un recours effectif
devant une instance judiciaire indépendante est un droit
fondamental reconnu par l'Acte constitutif de l'Union
africaine et la Charte africaine des droits de l'Homme et
des peuples et les droits des victimes à la vérité, à la
justice et à la réparation sont bien établis en droit
régional et international. La création de la Cour pénale
internationale (CPI) représente à cet égard une avancée
importante dans l’histoire de l’humanité et de la
juridiction universelle, et plus particulièrement dans la
lutte contre l’impunité des crimes de guerre, crimes contre
l’humanité et le crime de génocide.
Cette importance du rôle de la Cour a été réaffirmée à
l'occasion de la première conférence de révision du Statut
de Rome organisée en juin 2010 à Kampala, Ouganda,
D'ailleurs, lors d'une réunion organisée en marge de cette
Conférence de révision, les États africains parties au
Statut ont recommandé l'examen de la possibilité d'établir
un bureau de liaison de la CPI auprès de l'Union africaine.
La création effective de ce bureau de liaison marquerait une
étape importante dans le renforcement de la coopération et
de l'échange d'informations entre la Cour et l'Union
africaine et serait le signe de l'engagement de cette
dernière dans la lutte contre l'impunité des auteurs de
violations des droits de l'Homme.
L'Union africaine s'est déjà illustrée dans cette volonté de
réprimer les responsables de violations graves des droits de
l'Homme perpétrées sur le continent africain. En juillet
2006, les chefs d'État et de gouvernement de l'UA avaient en
effet suscité un réel espoir lorsqu'il ont donné mandat au
Sénégal de juger Hissène Habré « au nom de l'Afrique », et
appelé la Commission de l'UA à « apporter au Sénégal
l'assistance nécessaire pour le bon déroulement et le bon
aboutissement du procès. Toutefois, le Sénégal ne s'est
toujours pas acquitté du mandat de l'UA qui n'a fourni aucune
assistance concrète et les victimes du règne sanglant d'Hissène
Habré, attendent toujours d'obtenir justice et réparation.
La FIDH et ses organisations membres appellent les chefs
d'Etats et de gouvernement, réunis à l'occasion du 15ème
Sommet ordinaire de l'UA de :
•
Cesser toute campagne de dénigrement vis-à-vis du travail de
la Cour pénale internationale (CPI) sur le continent
africain pour respecter l'indépendance de la justice,
soutenir les États africains qui ont saisi cette instance
dans un soucis de justice et de paix et répondre aux
attentes des victimes africaines ;
•
Maintenir l'intégrité du Protocole de la Cour et appeler les
États à ratifier le Protocole de la Cour africaine des
droits de l'Homme et des peuples et de la Cour africaine de
justice et des droits de l'Homme en autorisant l'accès
direct des ONG et des individus à ces instances ;
•
Appeler les États à harmoniser leurs législations pour doter
leurs tribunaux de la compétence universelle conformément à
leurs obligations internationales ; Respecter l'indépendance
des juridictions qui exercent leur compétence universelle
conformément à leurs obligations internationales ;
•
Appeler les autorités sénégalaises à prendre toutes les
mesures nécessaires pour ouvrir sans délais la procédure
judiciaire à l'encontre d'Hissène Habré ;
•
Appeler la Commission de l'UA à prendre toutes les mesures
nécessaires pour permettre la mise en place d'un bureau de
liaison de la CPI auprès de l'UA en vue de renforcer la
coopération et le partage d'informations entre ces deux
instances.
Communiqué de l'ARD : élection
présidentielle au Somaliland
Djibouti, le 11 juillet 2010
COMMUNIQUE
DE PRESSE
L’Alliance Républicaine pour le Développement (A.R.D.),
continuité historique du F.R.U.D. qui a reconnu
l’Indépendance du Somaliland dès 1992,
félicite le nouveau
Président démocratiquement élu,
son excellence Mr
Ahmed Mohamed Silanyo.
« Excellence, Monsieur le Président,
L’Alliance Républicaine pour le Développement salue votre
brillante élection, la maturité du peuple Somalilandais et
le respect du verdict des urnes ayant conduit à une
transition démocratique dans votre pays.
Dans
notre sous-région malheureusement connue pour ses conflits
armés et régimes autoritaires cherchant à perdurer contre la
volonté de leurs peuples, l’exemple démocratique du
Somaliland reste pour nous Djiboutiens, une note d’espoir et
de renouveau.
Cette
transition démocratique et pacifique sera, espérons-le, une
chance historique sur la voie de la reconnaissance
internationale de votre pays.
Dans
cette attente, l’Alliance Républicaine pour le Développement
souhaite longue vie, prospérité et Paix à vous-même ainsi
qu’au peuple frère du Somaliland. »
Pour le
Président Ahmed Youssouf Houmed et p.o
Le
vice-président de l’A.R.D. Adan Mohamed Abdou
Hommage à Zongo (suite) et Le vote permanent
par la mobilisation à Djibouti
C’est à la
responsabilité et donc à l’action que nous
invite cet article du regretté Zongo. Chacun
de nous est coresponsable d’une situation
politique donnée. Parce qu’il lui est devenu
impossible d’influer sur le cours des
évènements par le vote responsable, le
peuple Djiboutien refusant de se laisser
indéfiniment subjuguer par une dictature
condamnée par l’Histoire a donc décidé
d’engager sa responsabilité et forcer son
destin en
s’exprimant
dans la rue. Et de la rue au palais,
il n’y a… qu’un pas que l’U.A.D. qui le
représente est déterminée à franchir
légalement et pacifiquement !
Du palais à la rue
L’écrivain congolais Henri Lopez disait, le 8 janvier dernier,
lors d’une émission sur la chaine de
télévision française TV5 : « Le
drame des peuples africains ne vient pas
seulement des palais. Il vient aussi de la
rue… » En termes clairs, nos
dirigeants ne sont pas les seuls
responsables de nôtre misère et de tous nos
malheurs. Nous sommes aussi responsables.
Vérité tant entendue, toujours vérifiée et traduite par cette
sagesse : « Les
peuples ont les responsables qu’ils
méritent ». On pourrait dire à
chaque peuple : « Dis-moi
qui te gouverne et je te dirai qui tu es ».
Pris dans tous les contextes et dans tous les cas de figure,
cet axiome semble indéniable : si le peuple
a élu ses dirigeants et s’est trompé dans
son choix, il mérite les conséquences de ce
choix. S’il est obligé d’accepter un régime
d’exception violent ou qui ruse avec les
principes, il reste libre. Toutefois, la
Liberté qui lui est offerte à chaque instant
par le régime qu’il est obligé de subir, il
lui revient d’en user soit pour écarter ce
pouvoir par la force(« Les peuples sont
toujours les plus forts »), soit pour
tempérer ses ardeurs.
Chaque peuple mérite ses dirigeants. Les tyrans comme les
démocrates. Quand le peuple se laisse
subjuguer, il est autant responsable que
quand il vit. Vues sous cet angle, les
choses sont d’une logique implacable. Nous,
Africains, avons logiquement et de façon
méritée nos Mobutu, nos Eyadema, nos
Bongos…Nous sommes coresponsables de leurs
frasques, de leurs pillages, de leur
dictature. Ils sont nos dignes
représentants.
C’est un débat captivant et enrichissant auquel nous convie
Henri Lopez par le biais de cette
affirmation sur la coresponsabilité de la
Rue et du Palais.
Car ainsi, nous sommes tous et chacun coresponsables des maux
qui minent nôtre pays, le Burkina. Les
milliards et les milliards volatilisés au
gré de l’enrichissement illicite, du pillage
et de la corruption sont donc à verser au
dossier de chacun de nous. Toutefois, une
responsabilité n’est établie que lorsque
l’auteur est informé de son forfait,
lorsqu’il en prend acte en toute conscience.
Or, la grande majorité de nos populations en
Afrique en général et au Burkina en
particulier ne sont informées de rien. Elles
ignorent la confiscation des libertés pour
la simple raison qu’elles n’en ont jamais
fait l’expérience auparavant. Ou même, elles
estiment justement en avoir acquis
maintenant, après le traumatisme colonial.
De même, elles négligent les détournements
et l’enrichissement illicite qu’elles
placent dans la logique
des « grands hommes de la ville ».
Tout cela plaide pour l’absolution de la coresponsabilité de
cette frange de la population et entraine de
facto la très grande responsabilité de ceux
qui sont doublement informés : nous sommes
informés chaque jour de la confiscation des
libertés, des détournements et de la
corruption et nous sommes informés à chaque
instant que la grande majorité ignore tout
et qu’elle n’est informée de rien.
La rue c’est donc nous ! La coresponsabilité c’est encore
nous !
Lorsque nous ouvrons la bouche pour dire : « Ca ne va pas dans
le pays », nous reconnaissons nôtre
coresponsabilité. Lorsque nous
constatons : « Le pouvoir d’achat a chuté »,
nous démontrons nôtre coresponsabilité. Même
lorsque nous ne disons rien, après la
lecture d’un journal, l’écoute d’une
émission de radio ou de télévision, après la
simple audition d’un discours, nous
établissons nôtre coresponsabilité. Tout
homme informé est responsabilisé.
Nous de la rue, sommes coresponsables de tout ce qui arrive.
Et c’est bien nous qui méritons les
responsables que nous avons. De la Rue au
Palais, il n’y a que nous…tous responsables,
tous coupables.
L’Indépendant
n° 128 du 16 janvier 1996
***
Comme nous le rappelle fort à propos l’article suivant tiré du n° 43 de
« Réalité » du 19 mars 2003,
L’U.A.D., principale force politique du pays
s’est depuis longtemps préparée à assumer
ses responsabilités et mettre fin à
l’imposture et la dictature par la pression
populaire, responsable et pacifique …de la
Rue !!!
Vote permanent par la mobilisation
L’urne transparente de la rue
Quand l’Opposition unie bat le rappel, le
peuple djiboutien répond présent. Deux mois
après les fraudes électorales du 10 janvier,
la mobilisation permanente contre
l’usurpation et pour le respect du verdict
des urnes viennent de franchir un degré
supplémentaire avec le succès du meeting
pacifique de vendredi dernier. Preuve que
l’UAD constitue la force politique
majoritaire et incontournable de notre pays,
face à un régime qui, faute d’une réelle
assise populaire, a perdu toute légitimité
et crédibilité.
Depuis le rejet de notre requête en annulation des législatives du 10
janvier et la réaction mesurée de l’UAD à
cette décision infondée du Conseil
Constitutionnel, le régime prédateur et ses
figurants mal élus se mettaient à rêver de
lassitude et de normalisation. C’est mal
connaître la détermination de l’opposition
nationale et la profondeur des attentes
populaires.
Aussitôt après la diffusion de notre communiqué de presse du 23 février 2003
condamnant la décision du Conseil
Constitutionnel, les militants de l’UAD ont
entrepris un intense travail de mobilisation
et d’explication dans la capitale et les
districts de l’intérieur. Ces activités de
sensibilisation, l’opposition les a menées
comme à son habitude sans tambour ni
trompette. Le meeting pacifique de vendredi
dernier à l’avenue Nasser se voulait
l’expression de cette mobilisation
permanente contre le hold-up électoral et
l’arbitraire.
Dès 16 heures ce jour-là, une véritable marée humaine a convergé vers le
lieu du meeting. Venus de tous les quartiers
populaires, des milliers de militants et
sympathisants de l’UAD écoutaient les chants
partisans diffusés par une puissante sono.
Chaleureusement ovationnée dès son arrivée
par une foule disciplinée et déterminée, la
direction de l’UAD est montée sur le podium
vers 16h 30.
Les dirigeants de l’UAD se sont alors succédé à la tribune pour dénoncer la
décision arbitraire du Conseil
Constitutionnel, tout en réaffirmant leur
ferme volonté de continuer la lutte jusqu’à
la victoire.
Chaque meeting étant l’occasion de démontrer le vote réel en faveur de
l’UAD, l’opposition qui est fermement portée
par la rue est désormais décidée à la tenir
informée chaque fois que cela sera
nécessaire. Si jusque là les choses se sont
plutôt bien passées, cela démontre aussi la
capacité de l’UAD à tenir ses troupes.
Mais, avec l’aggravation de ses conditions de vie, le peuple commence à
perdre patience et les provocations
incessantes d’un régime pratiquant une
chasse aux sorcières insensée à l’encontre
des partisans du changement, ne sont
certainement pas de nature à apaiser les
esprits ou enraciner la lutte pacifique
jusque-là privilégiée par l’opposition.
Faisant allusion au nouveau contexte de malaise politique créé par la
spoliation électorale du 10 janvier, les
orateurs de l’UAD, constamment à l’écoute du
peuple, ont tous estimé qu’une telle
situation ne pouvait perdurer. Une façon de
rappeler à ce régime pratiquant la fuite en
avant que la réalité le rattrapera tôt ou
tard.
Evoquant l’impasse politique actuelle, le Président Dini l’a expliquée par
la déliquescence de l’Etat. « Ce régime
insouciant et incapable a fait disparaître
toute notion d’Etat. La faillite de l’Etat
se reconnaît à l’existence de trois indices
révélateurs : ses responsables ne respectent
pas leur parole, ses forces de l’ordre
n’accomplissent pas leur véritable mission
républicaine, ses caisses sont vides.
Comment un Etat peut-il fonctionner si ses
dirigeants mentent effrontément, si les
forces normalement destinées à combattre les
délits en commettent elles-mêmes en toute
impunité ? Enfin, quel développement est
possible si les caisses de l’Etat restent
désespérément vides ? »
Ce passage de son discours a été particulièrement applaudi, bien que
prononcé en maintes occasions. Ce qui
signifie certainement que les Djiboutiens,
lassés de la misère dans laquelle les
maintient le régime prédateur, ne font
absolument plus confiance au pouvoir actuel
pour les sortir de cette situation.
L’affluence exceptionnelle qu’a connue ce premier meeting organisé après le
rejet de notre recours prouve, s’il en était
besoin, que nos compatriotes, loin de se
résigner à l’arbitraire, sont de plus en
plus déterminés à faire respecter leurs
droits de choisir librement leurs
dirigeants.
Nul doute que leur volonté finira inévitablement par triompher, tant est
totale la fermeté de l’UAD pour l’imposer.
D’autant plus que chaque réunion publique,
comme celle du 14 mars 2003, constitue un
vote par présence physique. Apportant
l’approbation de la politique choisie par
l’UAD, prodiguant l’encouragement à la
poursuivre avec le soutien actif de
l’ensemble des électrices et des électeurs.
Ces citoyennes et ces citoyens savent parfaitement qu’ils n’ont pas choisi
par leur vote ceux qui prétendent les
représenter en usurpant titres et fonctions
pour lesquels le Peuple ne les a pas
désignés.
Cette illégitimité se trouve infiniment aggravée par une incapacité notoire
à bien gérer nos affaires publiques : le
résultat, c’est la ruine économique et le
naufrage social.
Trois ans après le retour de la Paix définitive, notre pays reste exsangue,
mais cette fois, le pouvoir ne peut plus
imputer la responsabilité de sa mauvaise
gouvernance à la guerre civile qu’il a
lui-même inutilement prolongée.
Notre pays mérite mieux que la démocratie virtuelle et son corollaire, les
fraudes perpétuelles. Face à l’immobilisme
et à l’obscurantisme, nous continuerons à
brandir le flambeau de la mobilisation
permanente. Jusqu’au triomphe inéluctable du
Droit sur l’arbitraire.
A la veille du défilé le 14 juillet
à Paris des armées africaines aux côtés de
l'Armée française, il est important que
l'opinion publique internationale prenne
connaissance des agissements
irresponsables d'une de ces armées dites
nationales qui, pour la plupart, n'ont pour
activité principale que la répression des
populations civiles aspirant à la
démocratie... Les agissements au grand jour
de l'armée djiboutienne contre une partie de
sa population mettent gravement en danger la
stabilité nationale et régionale tandis que
le silence complaisant de la diplomatie
française devant ces agissements laisse
perplexe l'opinion publique djiboutienne.
La rédaction

|
Alliance
« La
seule vraie politique est la politique
du vrai »
EDGAR
FAURE
Républicaine
pour
le Développement
Alliance Républicaine
pour le Développement |
Djibouti
le 10 juillet 2010,
Note d’information de l’A.R.D
Halte aux exactions contre les civils !
Au prétexte d’un soutien à une rébellion
armée dont le gouvernement, au gré de ses
intérêts du moment, tait l’existence ou
ébruite les activités, l’armée Djiboutienne
a procédé ce matin à l’arrestation massive
des habitants de Gaali Dabba à environ 60
kms d’Obock, puis à leur transfert et
emprisonnement à la prison du chef-lieu de
la région.
Cette
opération est dirigée par le colonel Abdo
Abdi Dembil. Près de cent vingt civils y
sont actuellement détenus malgré les
manifestations de la population et des
notables de la région devant la préfecture
pour leur libération.
Cette
arrestation massive de civils fait suite aux
ratissages, emprisonnements, déportations et
tortures de civils innocents depuis le début
du mois de Juin dans les districts du nord
et du sud-ouest du pays…
Elle
s’inscrit dans un contexte de Mobilisation
Générale décrétée par l’Union pour
l’Alternance Démocratique (U.A.D.) depuis le
printemps 2010 qui a profondément ébranlé le
pouvoir Djiboutien. Cette énième fuite en
avant du gouvernement qui cherche
manifestement à déclencher une guerre civile
pour perdurer au pouvoir, nous conforte dans
la conviction que l’U.A.D. est dans le droit
chemin ! En conséquence, l’Alliance
Républicaine pour le Développement :
-
Appelle le peuple
Djiboutien à la plus grande vigilance et à
demeurer mobilisé et uni pour sauver la
Paix !
-
Condamne avec la plus
grande fermeté le silence complaisant des
puissances occidentales présentes à
Djibouti. Silence qui, avec l’impunité
assurée au plus haut lieu aux Crimes
permanents commis par l’armée Djiboutienne
fonctionne comme une incitation aux troubles
civils…
|

Le Président
|
NOTE D’INFORMATION DU 12 JUILLET 2010
« 50 ans de Françafrique, ça
suffit ! : la LDDH» exprime
sa Solidarité à Survie et à
tous les participants à la
Manifestation du 13 Juillet
2010
de 18H Place de la
République ( angle bd
Magenta)
|
50 ans de
Françafrique, ça suffit !
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)
diffuse deux textes publiés dans le site de
www.survie.org. La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) à partir de
Djibouti témoigne sa Solidarité la
plus totale, s’associe et dénonce l’Impunité
offerte par la « France aux pires bourreaux
de l’Humanité » comme Monsieur Ismaël Omar
Guelleh, le perpétuel candidat usurpateur
imposé pour des pseudo géostratégies par
les Forces Etrangères stationnées en
République de Djibouti, qui bafoue
constamment la Constitution Djiboutienne et
bénéficie l’Impunité révoltante pour tous
ses Crimes Organisés, Crimes de Guerre et
autres Exécutions Extrajudiciaires.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) suit
avec une attention particulière « les
travaux sur le projet de Loi portant
adaptation du droit français à l’institution
de la cour pénale internationale. »
En effet
des « députés de tous les partis (UMP, PS,
Verts, PCF) ont déposé, jeudi 8 juillet,
des amendements tendant à retirer ces quatre
« verrous » comme le demandent, entre
autres, la CFCPI, la Commission nationale
consultative des droits de l’Homme, le
Conseil national des barreaux, la Conférence
des Bâtonniers, la Conférence des Eglises
européennes, le Comité des Nations unies
contre la torture, qui tous dénoncent
l’impunité ainsi offerte par la France aux
pires bourreaux de l’humanité. »
La
LDDH souscrit pleinement aux points
ci-après :
CONTRE :
· Le
soutien de la France aux dictateurs qui
vivent impunément des rapports néocoloniaux
au détriment du développement de leurs pays
et du bien-être des populations ;
· La
torture, les massacres, les assassinats
politiques, les trafics d’armes, et
l’impunité de leurs auteurs et de leurs
complices ;
· La vie
chère et la hausse des produits de première
nécessité en Afrique
· Le
pillage du continent par les pays riches par
le biais de leurs multinationales, de la
Banque Mondiale et du FMI ;
·
L’impunité, la criminalité financière et les
paradis fiscaux et judiciaires
·La
politique africaine de la France menée par
Nicolas Sarkozy et ses prédécesseurs.
POUR :
· La démocratie et des élections libres et
transparentes ;
· Le
respect des droits humains ;
·
L’annulation de la dette illégitime payée
par les peuples africains ;
· L’accès
de tous à l’alimentation, à l’eau, à la
santé, à l’éducation, à l’emploi, à
l’habitat, et à la justice ;
· Une
vraie mobilisation contre le Sida et le
paludisme ;
· La
régularisation de tous les Sans Papiers :
Grévistes en lutte depuis 8 mois et
Marcheurs partis de Paris le 1er Mai pour
aller interpeller les dictateurs africains
réunis à Nice le 31 mai, tous ensemble unis
et déterminés dans un combat commun
· La
fermeture des bases militaires françaises en
Afrique et l’arrêt de l’aide militaire et
policière française aux dictateurs sous
couvert d’Aide Publique au développement.
NOEL ABDI
Jean-Paul
L'armée
Djiboutienne aurait arrêté depuis hier
des dizaines de civils nomades
dans l'ouest d'Obock, les personnes
arrêtées seraient actuellement internées
dans la caserne militaire de la ville
d'Obock.
Selon
plusieurs sources concordantes, les
opérations de ratissage et de
répressions à l'encontre des civils
seraient dirigées par le colonel ABDO ABDI
DEMBIL ; cet officier supérieur avait
déclenché en mai 2006 une répression sans
précédent contre les populations rurales des
deux districts du nord, que les autorités
avaient présenté à l'époque comme étant une
lutte à grande échelle contre le banditisme
et la criminalité sévissant dans le nord; on
connait la suite...
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains(LDDH)
dénonce vigoureusement les
arrestations arbitraires et les détentions
abusives dont sont victimes les civils
nomades de l'arrière pays d'Obock déjà
gravement affectés par la sécheresse, la
soif et la malnutrition; selon les
informations reçues, plus d'une centaine de
personnes raflées à GALI DABBA localité
située à l'ouest d'Obock
seraient toujours détenues par l'armée
malgré les protestations des notables et de
la population devant les autorités
administratives de ce
district.
Face à ces exactions contre les civils qui
prennent une nouvelle ampleur, la Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)
interpelle la communauté internationale, les
organisations de défense des droits de
l'homme, et les grandes puissances
militairement présentes à Djibouti sur les
dangers de cette hystérie répressive pour la
stabilité de notre pays.
NOEL ABDI Jean-Paul
Mardi 13
juillet
50 ans de Françafrique, ça suffit !
Grande Manifestation contre la Françafrique à 18h
Bal anticolonial à 21h:
Mayela, afrobeat reggae +Aboo et l'Afrhipop Gang, afro hip hop + invités
A l'occasion du défilé militaire du 14 juillet pour les 50 ans des
indépendances
Manifestation
18h République vers Ministère de la régularisation de Tous
les Sans Papiers, 14 rue Baudelique
Bal Anticolonial au Ministère de la régularisation de Tous
les Sans Papiers, 14 rue Baudelique, Métro Simplon/
Marcadet-Poissonniers
Le 14 juillet, symbole de la conquête des libertés, les Champs-Elysées
verront défiler des contingents des anciennes colonies
tandis que les chefs d’Etat concernés seront associés aux
festivités. Ceux-là même qui maltraitent leur population
lassée des coups
d’Etat qu’ils soient militaires, électoraux
ou constitutionnels.
La mise en scène sera parfaite. La confusion des esprits aussi : en honorant
les soldats des anciennes colonies, c’est la Françafrique
qui va parader le 14 juillet prochain. Avec ses chefs en
tribune.
Car quels seront les contingents qui défileront ?
A quelques jours du défilé, le flou le plus complet entoure toujours la
participation des armées des anciennes colonies françaises
en Afrique. Il est ainsi impossible de connaître les pays
africains invités ce jour là et encore moins leurs unités
militaires qui défileront le 14 juillet. Sont-ils si peu
présentables ?
Verra-t-on défiler l’armée tchadienne qui enrôle des enfants soldats et qui
assassine les opposants politiques comme en 2009 ?
Verra-t-on la garde présidentielle gabonaise qui a réprimé
dans le sang, la même année, les contestations
post-électorales ? Ou l’armée togolaise coupable de
plusieurs décennies de répression? Verra-t-on, le président
congolais Sassou Nguesso, saluer ses troupes impliquées dans
les massacres du Beach ?
En organisant ce défilé de troupes françafricaines, sous couvert d’honorer
les soldats des anciennes colonies qui ont participé à la
libération de l’Europe, la France encourage les régressions
démocratiques et fait prospérer la Françafrique dans le
droit fil des cinquante dernières années.
C’est un message sans ambiguïté envoyé aux peuples africains qui brûlent,
depuis cinquante ans, de prendre leur Bastille.
Djibouti,
«Pour ne pas attendre le boycott en 2011»
Nous publions des extraits d’un article en deux parties
de Cassim Ahmed Dini, lisible intégralement sur notre site
internet. Cette contribution au débat djiboutien ne reflète
pas nécessairement le point de vue de la Rédaction. – LNA
I. – UN ROITELET SOURD À TOUT DIALOGUE
La situation qui prévaut actuellement à Djibouti est la
résultante de la neutralisation réciproque de deux forces
d’inertie. D’un côté, le régime de parti unique camouflé, se
maintient par la fraude, le tribalisme et le chantage au
salaire […] [et] réprime par la force toute velléité
démocratique. Avec ses législatives de février 2008, il a
clairement démontré qu’il préférait se discréditer par une
seule liste en lice plutôt que de garantir un scrutin libre
et transparent. De l’autre, une opposition qui, par son
boycott tacitement reconduit, s’est de facto mise
hors champ de la compétition politique et, parce qu’elle est
incapable de faire advenir quelque alternance politique que
ce soit étant donné que son terrain de lutte est celui d’une
“légalité” sujette à caution, est jugée inoffensive et peu
prise au sérieux. Effectivement, en l’absence d’un
syndicalisme libre et d’une société civile organisée, la
contestation est réduite au strict minimum : celui d’une
façade démocratique dont se satisfont les bailleurs de fonds
pour décerner leur label de respectabilité, indispensable à
la coopération tous azimuts.
La question qui se pose à l’UAD est : que faire pour éviter
d’être condamnée au boycott lors de la présidentielle de
2011 ? Avant d’établir une stratégie de combat ou d’évaluer
les chances de dialogue, il faut définir l’ennemi puis
saisir les fondements de sa domination.
Parler de régime à propos du RPP et de ses satellites est
une facilité de langage qui ne doit pas masquer une donnée
fondamentale : l’ennemi à abattre est un seul homme autour
duquel une cour s’est structurée en cercles concentriques.
Ismaël Omar Guelleh est un spécialiste du clientélisme
(symptôme du tribalisme, maladie infantile des États
post-coloniaux) qui redistribue à ses courtisans les
bénéfices d’une entreprise qu’il a perfectionnée après en
avoir hérité de son oncle. Cet usurpateur n’ayant aucune
qualité intrinsèque à exhiber ni aucune action remarquable à
son actif, doit impérativement contrôler toutes les
ressources coercitives ainsi que les opinions en se
médiatisant en permanence. [ ]
Deux interviews, deux versions
Au fait, Ismaël Omar Guelleh a-t-il oui ou non reconnu que
le président Chirac lui ait suggéré
de saisir la Cour internationale de justice contre la France
pour demander la transmission du dossier Borrel ? […] Voici
deux réponses contradictoires de Guelleh à Jeune Afrique
; petite illustration de sa propension au double
langage.
Juin 2007.
– Jeune Afrique : « Des pièces saisies lors des
perquisitions du mois d’avril aux ministères de la Justice
et des Affaires étrangères indiqueraient que les autorités
françaises vous auraient suggéré de déposer un recours
contre la France devant la Cour internationale de justice,
afin de contraindre la juge Sophie Clément à transmettre le
dossier d’instruction à la justice djiboutienne… »
– Ismaël Omar Guelleh: «Comme si nous étions des enfants ou
des mineurs qui avions besoin qu’un Blanc nous tienne par la
main ! Trente ou cinquante ans après les indépendances, on
continue à considérer les Africains comme de grands enfants.
Il est vraiment malheureux que les Européens n’arrivent pas
à se défaire de leur complexe de colonisateurs. »
Février 2008.
–Jeune Afrique : « Il se dit que c’est Jacques
Chirac, alors chef de l’État, qui vous aurait suggéré de
porter plainte devant la CIJ pour avoir accès au dossier de
l’affaire Borrel. Est-ce exact ? »
– Ismaël Omar Guelleh : « C’est exact. Au cours d’un
entretien que j’ai eu avec Jacques Chirac en 2005, je lui ai
posé cette question : “Vous me dites que vous n’avez aucun
pouvoir sur votre justice et que vous ne pouvez rien faire
pour moi. Or, moi, j’ai à me plaindre de votre justice. Je
me sens trahi, je me sens sali. Que dois-je faire ? Je ne
vais tout de même pas aller agresser madame Borrel ?” Il m’a
alors répondu : “Vous n’avez qu’à aller attaquer l’État
français devant la Cour de La Haye, elle est faite pour ça.
Moi, je suis impuissant…” C’est ce que nous avons fait. »
Le mensonge est flagrant. Discuter avec un tel individu doit
être pénible. […] Cependant, on aurait tort de croire que
c’est uniquement par manque de gratitude qu’il assassine
ainsi un
Chirac tout juste incapable d’arrêter la machine judiciaire.
Ismaël Omar veut peut-être plus plaire à Sarkozy qui ne
porte pas particulièrement son prédécesseur dans son coeur
[…]. En fait, nul n’ignore ici tout ce qu’il doit aux
Renseignements français qui l’ont choisi et adoubé
en 1999 […]. Et si l’opposition n’a jamais cherché à
instrumentaliser l’affaire Borrel, c’est surtout parce que
la France a perdu le respect des Djiboutiens, du fait de son
soutien à IOG.
Des larmes de crocodile
Il est impossible que le roitelet Ismaël Omar dialogue avec
les dirigeants de l’UAD puisque, pour lui, ils n’en sont pas
dignes :
– Jeune Afrique : « L’opposition, qui a boycotté
l’élection présidentielle de 2005, s’apprête à récidiver le
8 février à l’occasion des législatives. C’est embêtant pour
votre image de marque. »
– Ismaël Omar Guelleh : « Oui, je le regrette. Mais à qui la
faute ? Nous avons tout fait pour qu’elle participe, offert
toutes les garanties. Français et Américains lui ont
conseillé d’y aller,
quitte à examiner ensuite les éventuels contentieux. Rien
n’y a fait, En réalité, cette opposition n’a plus de leader
depuis la disparition d’Ahmed Dini et le ralliement de ses
principaux chefs à l’Union pour la majorité présidentielle.
»
Contrairement à Ismaël Omar, la pudeur s’impose à nous
lorsqu’il s’agit de parler d’un défunt. […] Et ce qu’il dit
à propos de l’opposition montre que celle-ci n’a rien à
espérer de lui :
a) Il n’a répondu à aucune des correspondances que
l’opposition lui a adressées afin que soit garanti un
minimum de transparence électorale. Bien au contraire,
l’intimidation des électeurs (dont certains avaient poussé
le 10 janvier2003 la naïveté jusqu’à croire possible une
alternance par les urnes) est venue renforcer la panoplie de
la fraude.
b) Prétendre qu’Américains et Français auraient “conseillé”
à l’UAD de participer est non seulement malhonnête (on a
l’habitude) mais surtout malhabile car cela reviendrait à
cautionner une ingérence dans les affaires intérieures de
Djibouti !
c) Se présentant lui-même comme un leader providentiel, il
impose cette illusion héroïque en enterrant l’opposition
avec Ahmed Dini ; et un mort ne revenant pas…
d) Certains opposants ont effectivement viré leur cuti et
rejoint lors des législatives du 10 janvier 2003 la mouvance
au pouvoir. Dire d’eux qu’ils sont les « principaux chefs »
de l’opposition est pour le moins excessif. Question :
lequel de ces reconvertis a dit un jour, alors qu’il était
ministre : « Afar et Issa ne peuvent pas vivre en paix à
Djibouti. Le pays devra appartenir en exclusivité à un seul
de ces deux groupes » ? Idéologie raciste qui pourrait
expliquer bien des errances et demande que l’on s’intéresse
aux fondements de ce régime.
Après la psychopathologie d’un président omniscient et
omnipotent, pour se contenter d’une terminologie polie, il
faut comprendre comment “le fou s’est échappé de l’asile”.
II. – UNE IDENTITÉ DJIBOUTIENNE À CONSTRUIRE
[…] Zorro arrive trop tard. Il n’en a pas toujours été
ainsi, et pour cause, Ismaël Omar Guelleh tente depuis peu
de s’inventer des faits d’armes anticoloniaux. Les langues
les plus méchantes se contentent ici de rappeler qu’il a
commencé sa carrière dans la police coloniale, à la brigade
des Moeurs […]. Hélas, le policier Ismaël Omar Guelleh
n’était nullement prédestiné à l’héroïsme indépendantiste.
Mais lisons d’abord sa version des faits :
– Jeune Afrique : « Vous avez été membre de la police
française de Djibouti pendant dix ans, avant d’en être
évincé en 1974, trois ans avant l’indépendance. Pour quelles
raisons ? »
– Ismaël Omar Guelleh : « Pour des raisons politiques. À
l’instar de beaucoup de Djiboutiens, je considérais comme
nocif le gouvernement local d’Ali Aref, manipulé depuis
Paris par Jacques Foccart puis René Journiac et qui
s’appuyait sur des milices afares afin de faire régner la
terreur. Persuadé que je complotais contre lui, Ali Aref a
ordonné mon limogeage. »
– JA : « À raison, puisque vous complotiez
effectivement. »
– IOG : « Exact. Ali Aref représentait un danger pour
l’avenir de Djibouti. »
Dans ses deux questions, le journaliste a présenté deux
contrevérités par complaisance et, dans ses deux réponses,
Ismaël Omar Guelleh a menti au moins quatre fois.
Pour le journaliste :
– 1) Ismaël Omar ne s’est exilé à Mogadiscio qu’en septembre
1976, alors que la vocation de Djibouti a l’indépendance
avait été reconnue par le président Giscard d’Estaing dès
janvier 1976 : le flic de choc est donc arrivé après la
bataille ;
– 2) de ce fait, il n’a jamais eu à «comploter» contre qui
que ce soit. D’ailleurs, le journal Réalité avait
rapporté une anecdote croustillante : Ismaël Omar Guelleh se
présentant à un meeting indépendantiste avec caméra et micro
pour rendre compte à son patron de l’époque, un certain Ali
Aref ! En vérité, c’est à peine dix mois avant le 27 juin
1977 qu’un dénommé Ismaël Omar Guelleh a quitté Djibouti
pour se prétendre farouche combattant anticolonialiste de
l’ombre […].
Autant de raisons pour lesquelles IOG a été obligé de mentir
quatre fois dans les deux réponses :
– 1) Ce n’est pas pour des raisons anticoloniales qu’il a
quitté la police coloniale : le temps lui semblait venu de
préparer l’après indépendance en profitant de ses cousins et
tantes bien placés au sein de la LPAI. Conversion facilitée
par la concurrence qui s’annonçait pour la conquête de
l’État postcolonial.
– 2) Dire que le représentant local du pouvoir colonial
était manipulé est un contresens
absolu : Aref n’avait pas à être manipulé puisqu’il
était l’omnipotent représentant local de la puissance
coloniale et celle-ci avait déjà contrefait l’Histoire en
prétendant que des chefs locaux Afar, Gadaboursi ou Issa lui
avaient donné leurs territoires respectifs.
– 3) Ali Aref chef de milices afars faisant régner la
terreur ? Il fallait vraiment que le journaliste soit aussi
complaisant qu’ignorant pour laisser passer cela ! Pitoyable
parce que les
Afar de Djibouti n’ont jamais eu de milice : ce que l’on
peut nommer ainsi (à image des Gulwadé de Siad Barré) est
une création de la LPAI, rapidement constituée comme vecteur
d’une tectonique des peuples à l’œuvre (jusqu’à aujourd’hui)
sur l’ensemble de la corne de
l’Afrique. Tous ceux qui se souviennent des différentes
confrontations intercommunautaires
avant l’indépendance savent qu’il n’a jamais existé une
quelconque « milice afar » et inutile d’enfoncer ici des
portes ouvertes en parlant de l’IGLF(4) ou de l’USF, cette
dernière étant directement liée à l’attentat du Café de
Paris en septembre 1990.
– 4) Aref, un danger pour l’avenir de Djibouti ? alors qu’il
est aujourd’hui membre du bureau politique du RPP et que dès
1978, le régime clanique l’avait contacté pour remplacer un
Ahmed Dini démissionnaire, ce qu’il refusa, contrairement à
d’autres. Plus gravement, lui imputer une telle capacité de
nuisance, c’est uniquement pour dire, dans une logique de
revanche communautaire (leitmotiv de l’ancien petit flic des
Mœurs) que les Afar sont « une minorité outrageusement
favorisée par le colonialisme ». Venant d’un immigré de la
première génération, chouchouté par la puissance coloniale,
c’est osé ! Bref, toute cette interview sonne comme un
rappel des troupes et renvoie aux fondements de cette
dictature. […] À l’opposition d’incarner cette indispensable
promesse de justice et d’égalité sans lesquelles aucune paix
civile n’est possible ! […] En acceptant de survivre dans
leurs ghettos-tribus respectifs, les Djiboutiens ne se
donnent objectivement pas plus de raisons de vivre ensemble
que n’en avaient les Somaliens du temps de Siad Barré. Et,
en l’espèce, il n’existe aucune détermination ontologique.
[…]
– CAD
UAD. Union pour l’alternance démocratique
RPP. Rassemblement populaire pour le progrès
LPAI. Ligue populaire africaine pour l’indépendance
IGLF. Issa Gurgura Liberation Front (créé pour revendiquer
la région de Diré-Daoua en cas d’effondrement de l’Éthiopie
après la chute de Mengistu)
USF. United Somali Front (créé pour revendiquer la région de
l’Awdal en cas d’effondrement de la Somalie après la chute
de Siad Barré).
Note d'information de la LDDH le 4 juillet 2010
|

Le Président
|
NOTE D’INFORMATION DU 4 JUILLET 2010
« NON AU 3ème MANDAT
car : IOG est
Incompétent, et c’est un
criminel avec ses
négligences… sa
politique délibérée
face aux calamités
provoquées, les
détournements des sommes
d’argent
inimaginables. IOG GET
OUT scandent les Jeunes
chômeurs » |
Mardi dernier 29 juin 2010, les Travailleurs du secteur paramédical
des Hôpitaux : Peltier, Dar El Hanan, italien de Balbala,
auraient mis fin à la grève qu’ils avaient déclenché le
10 juin 2010 car ils auraient perçu les primes et
espérons que les autres engagements seront
respectés.
Toutefois, par note du 15 juin 2010, la Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) avait souligné et
réitère les points suivants :
- dénonce d’une manière générale, tous les détournements des
fonds publics, des biens sociaux, pire encore les dons
en médicaments et autre assistance financière à divers
échelons ministériels ;
- encourage l’ouverture d’enquête indépendante et une
expertise internationale sur les détournements en
particulier pour les Départements ministériels aux objectifs
essentiellement sociaux tels que la Santé, l’Education,
l’Intérieur dans la lutte contre la sécheresse et les
calamités naturelles ;
- d’autres secteurs comme l’EDD (Electricité de Djibouti)
qui endettent et hypothèquent à outrance l’avenir et la
viabilité de notre pays nécessitent d’urgence un audit
international indépendant et dont leur rapport devra
être public et médiatisé.
Conscients que pour des raisons, soi disant, géostratégiques
et en cette période où les forces pré positionnées en
république de Djibouti se seraient engagées sans commune
mesure, à soutenir le maintien par la force du « minable
dictateur » Ismaël Omar Guelleh ;
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est inquiète
des tentatives de classer secret d’Etat les plaintes
des Organisations Internationales Humanitaires ainsi que
celles des Bailleurs de Fonds pour les grosses sommes
vertigineuses empochées à divers niveaux de l’Etat, y
compris le candidat au 3ème mandat illégal et ce en tant que
Premier argentier de l’Etat.
NOEL ABDI Jean-Paul
Post Scriptum :
Depuis février 2010, le choléra fait des victimes d’Obock à
Djibouti, le nombre de morts est un secret d’Etat, malgré
l’aide Internationale, qui « s’évapore rapidement » (non pas
sous l’effet de la canicule), il est temps de comprendre que
cette aide précieuse ne sert à rien car immédiatement
placée dans des paradis fiscaux comme les îles Caïman.
L’aide pour la lutte contre la tuberculose empochée, pour
l’aide en milliards contre le Sida, est totalement disparue.
Depuis une semaine, dans les quartiers 7 et 7 bis les victimes
enfants se comptent par centaines et dorment par terre
jusque dans les halls de l’Hôpital Peltier, souvent sans
perfusion.
La seule aide que le peuple djiboutien accueillerait avec
reconnaissance est celui de voir une mobilisation nationale
et internationale pour déloger à jamais cette équipe de
mafieux imposée par les forces étrangères.
Hommage à Zongo
Comme promis à nos lecteurs,
voici pour ce mois, un premier article du regretté
journaliste burkinabé Norbert Zongo. Un autre suivra courant
juillet. Cet article s’adressant aux burkinabés en 1998,
semble interpeller les Djiboutiens qui, eux, ont bien pris
conscience que leur salut ne peut venir que d’eux-mêmes… Ni
la sentence commentée dans le texte qui suit, ni la belle
formule du président Obama sur la nécessité d’institutions
fortes en Afrique ne changeront le cours de l’Histoire...
Notre manque de visibilité prolonge la durée de vie de la
dictature et seule notre pacifique mobilisation contre elle
abrègera nos souffrances et écourtera son désormais
insupportable existence…en sauvant la Paix et le pays !!!
Les Djiboutiens qui sont passés à l’acte avant l’été
s’apprêtent fébrilement avec l’U.A.D. aux décisives
batailles à venir après l’Aïd el fitr inch’Allah….La
rédaction.
Raid sur Entebbe
« Il n’y a pas de modèle
démocratique unique préétabli ». C’est la substance
de l’entretien entre le président des Etats-Unis d’Amérique
et ses pairs d’Afrique du centre et de l’Est à Entebbe, en
Ouganda.
Cette assertion n’est pas nouvelle. Il
est évident que le mode de démocratie appliqué aux
Etats-Unis ne saurait être le même au Burkina, au Mali, au
Ghana. Même si nous nous en tenons à l’organisation
matérielle des élections et à la manière de voter, nous
trouverons des grandes différences. Ainsi, l’électronique et
l’informatique occupent une grande place dans le vote aux
Etats-Unis.
Mais le danger d’une telle assertion
mérite que l’on s’y attarde. Elle peut être, elle est, une
très grande eau versée au moulin des dictatures
démocratisées en Afrique. « Vous
avez entendu ! Mêmes les Américains reconnaissent et disent
que chacun a la démocratie qui lui convient ! ».
« Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre » dit
l’adage populaire. Cette assertion ainsi formulée devant des
chefs d’Etats qui trichent avec les principes démocratiques,
est extrêmement dangereuse. Depuis les débuts des processus
démocratiques, les présidents africains et toutes les
classes politiques au pouvoir n’ont que ce refrain à la
bouche : « il
faut adapter la démocratie à nos réalités ». Et
on évoque tantôt la culture, tantôt l’histoire, tantôt le
niveau de développement.
L’exemple nous a été donné par des
hommes politiques du Burkina qui, répondant à une question
d’un diplomate sur la modification de l’article 37 de nôtre
constitution, qui fait du président Compaoré un président à
vie, ont déclaré : « Vous
savez chez nous, c’est une question de culture. Nos peuples
ont besoin d’un chef fort, respecté et qui règne pendant
longtemps sur eux ». Cette bêtise servie à grands
renfort de sourires et de gestes par un « intellectuel » de
haut rang, entre dans le même cadre de camisole démocratique
que chacun peut tailler à son gout et à son style, selon la
vision des chefs d’Etats réunis en Ouganda autour du
président Clinton.
Nous n’avons pas besoin d’étaler l’absurdité d’une telle idée qui montre
qu’il y a une bataille démocratique à mener et à gagner.
Quel que soit le modèle que l’on se
choisit, il est évident que les principes démocratiques sont
immuables. Quel que soit le mode de scrutin, il est certain
qu’il faut des élections justes et transparentes. On n’a pas
besoin d’être dans une démocratie comme les Etats-Unis pour
reconnaitre les
droits fondamentaux de l’Homme tels que définis par la
Déclaration universelle des droits de l’Homme. « Nul n’est
au-dessus de la loi », « Le peuple est souverain »etc.
Toutes les démocraties, les
« démocraties-officiers-supérieurs », les
« démocraties-héritage-de-papa ou de l’oncle », en côte
d’ivoire et au Cameroun, toutes reconnaissent ces principes
consignés dans leur constitutions. Pourtant, toutes les
bafouent…
Et cette phrase venue d’Entebbe montre
aux Africains que la bataille pour la Démocratie ne fait que
commencer. On nous dira : « Mais
c’est juste pour encourager le leader Ougandais Museveni !».
Nous répondons : mais il n’est pas le seul à avoir entendu
cette hérésie.
Ceux qui réclament la fin des guerres
civiles, des génocides et des autres violences se devaient
d’éviter de compromettre la chance des Africains de se
réveiller et de se mobiliser pour les batailles
démocratiques. Nous parlons des Américains.
Nous pensons par exemple aux Burkinabé.
Quelle que soit votre appartenance politique, quels que
soient votre âge, votre religion, votre culture, dites vous
bien une seule chose : nous n’avons aucune chance de
développer ce pays si nous ne nous battons pas pour asseoir
une Démocratie avec les principes élémentaires de Justice et
de Liberté. Appelons-la « Démocratie nouvelle formule »,
« Démocratie Tiéfo Amoro », « Démocratie Naba Koutou » afin
de la faire coller à nôtre Histoire ou à nôtre Culture. Il
n’y aura pas de salut pour nous tant que nous n’aurons pas
reconnu et fait admettre à tous que nul n’est au-dessus de
la Loi, que la vie humaine est sacrée, que nul n’a le droit
de régner à vie sur un peuple. Nous l’avons plusieurs fois
dit et répété : le président Compaoré est usé. Ce n’est
parce qu’il s’appelle Blaise Compaoré, mais parce que même
des pouvoirs acquis dans de meilleures conditions que le
sien s’usent et usent leurs leaders en dix ans d’autocratie.
Il est évident, pour tous ceux qui rêvent un peu d’avenir
pour nôtre pays, que le pouvoir actuel n’a plus rien de
nouveau à proposer aux Burkinabés. Il n’y a plus rien à
attendre d’hommes aux réflexes et aux réflexions émoussés
.Après avoir fini de présenter les reliques de la Révolution
du 04 aout 1983, il ne leur reste qu’à gérer le quotidien,
trucidant de temps en temps ceux qui veulent mettre en cause
l’existence du régime, même en paroles.
La preuve qu’ils ont fini de jouer leur
partition, c’est qu’ils jouent avec des milliards. Qui va
imaginer quoi ? Tous les cerveaux calculent au gré de l’amassage
des fortunes. Tous les démocrates de ce pays, qu’ils soient
de la mouvance présidentielle ou de l’opposition, doivent se
mettre en tête que seuls les peuples qui évolueront sur la
base de principes démocratiques survivront au 21e
siècle.
Cette déclaration d’Entebbe dit
clairement aux Africains : « Les
Américains, comme les Français, ne contraindront pas vos
dirigeants à la démocratie. Comme les Français, ils
supporteront les dictatures qui préserveront leurs
intérêts ».
La bataille pour plus de Justice et de Liberté nous incombe à nous, nous
seuls. Personne ne nous débarrassera de nos
présidents-à-vie, en dehors de nous-mêmes. Entebbe nous
le dit et nous le montre. Il nous revient de comprendre ce
nouveau « raid sur Entebbe ».
L’Indépendant
n° 239 du 31 mars 1998
Compte rendu de la table ronde de l'UAD à
Bruxelles samedi 26 juin 2010
La Table ronde de
l'UAD à Bruxelles tenait à informer les Djiboutiennes et les
Djiboutiens de la diaspora sur la mobilisation citoyenne
grandissante aujourd’hui à Djibouti. Responsables politiques
et associatifs étaient les invités de cette conférence afin
d’instruire l’assistance sur des thématiques spécifiques.
Les organisateurs de
la Table ronde ont distribué en entrée de séance le
mémorandum de l’UAD du 8 mai 2010, déjà adressé aux
chancelleries occidentales à Djibouti, accompagné de
l’interview accordé en juin 2010 à
Réalité par
le président de l’ARD Ahmed Youssouf.
Ali Iftin
est le premier intervenant de la Table ronde. Il a présenté
la liste des conférenciers et les conditions dans lesquelles
a été organisé cet événement. Il a remercié l'assistance
nombreuse venue honorer la Table ronde de sa présence, et
en particulier
Madame Laurence
Dawidowicz, de l’association SURVIE, d'avoir accepté d’être la
modératrice des débats.
Mahdi Ibrahim God,
Vice-président de l’ARD, lui a succédé pour introduire la
conférence et pour présenter la situation politique de
Djibouti. Le Vice-président a rappelé le rejet total actuel
de la politique d’Ismaël Omar Guelleh par les Djiboutiens
grâce à une mobilisation remarquable. Le but recherché à la
Table ronde a été rappelé, il s’agit de faire en sorte que
la diaspora se saisisse du contexte de la mobilisation de
l’opposition afin d'apporter sa contribution.
Le Vice-président a
présenté également les thèmes des interventions programmées.
Jean-Loup Schaal, président de l'Association pour le respect
des droits de l'homme à Djibouti (ARDHD) et animateur du site ardhd.org, interviendrait
sur le thème de la situation des droits de l’homme à
Djibouti, Ali Coubba, président d’Uguta-Toosa, présenterait le
programme d’Uguta-Toosa, Ismaël Bouh, président de
l’association Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS), présenterait cette nouvelle association de
Bruxelles, Moustapha Iftin, représentant le GED,
présenterait les activités de cette organisation en
Belgique, Maki Houmedgaba, représentant de l’ARD en Europe,
présenterait les activités de l’ARD à Djibouti et en Europe,
Mohamed Reyaleh, sympathisant de l'opposition, présenterait
son engagement militant dans la lutte et Cassim Ahmed Dini,
délégué plénipotentiaire de l’ARD, interviendrait sur le thème
« quelle opposition pour quelle lutte ? ».
Jean-Loup Schaal,
président de l’ARDHD, a présenté le contexte de la
réunion politique de la table ronde et remercié l’ARD de
l’invitation reçue. Le président de l’ARDHD a passé en revue
les actions auxquelles cette association a pris part depuis
sa création en 1992 en soutien à la lutte pour le respect
des droits de l’homme à Djibouti. M. Schaal a lu une lettre
adressée à lui par Jean-Paul Abdi Noël, président de la
Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), présentant la situation des violations des droits de
l’homme à Djibouti et demandant à Jean-Loup Schaal
d’intervenir à la Table ronde au nom de la LDDH.
Ismaël Bouh,
président du Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS), a
remercié l’ARD, l’UAD, l’ARDHD et SURVIE pour leur soutien.
Il a présenté le CDS, une association créée récemment à
Bruxelles après un an de réflexion, afin de s'engager dans
une lutte
solidaire avec les Djiboutiens. Le mot d’ordre de
l’association est de lutter contre les fléaux qui minent la
société djiboutienne, à savoir le communautarisme, le khat,
le sida, l’illettrisme, la famine, parmi d’autres.
Ali Coubba,
président d’Uguta-Toosa, a présenté le programme de cette
organisation, créée en France en 2005. Elle a mené une lutte
pacifique et soutenu les organisations politiques de
l’UAD. Ali Coubba a présenté une analyse de la situation
politique et sociale de Djibouti, appelant à une transition démocratique à Djibouti pour
mettre en place un Etat de droit digne de ce nom. Voilà un
pays où les inégalités sociales sont telles que par exemple
un PIB en augmentation de 4 % par an n’a pas d’impact sur un taux
de chômage de 65 %, a conclu M. Ali Coubba.
Idriss Hulaye et Omar
Dababeh,
deux
étudiants en droit et militants d’Uguta-Toosa, ont
diffusé une vidéo où ils présentent le sens
de leur engagement politique dans cette organisation, ainsi
que leur désir farouche de contribuer à réunir l’opposition.
Moustapha Iftin
a présenté la lutte menée en Belgique par le
GED en lien avec les partenaires de
l’opposition. Cette organisation exprime le désir de
s’associer davantage à l’action commune de l’opposition
djiboutienne et d’intégrer une éventuelle plateforme
unitaire.
Maki Houmedgaba,
représentant de l’ARD en Europe, a présenté les activités de
l’ARD à Djibouti et en Europe. L’ARD, anciennement FRUD, a
été baptisée en 2002, un an après la signature de l’accord
de réforme et de concorde civile de mai 2001 et un an avant
les élections législatives de janvier 2003. La victoire de
l’UAD à ces élections législatives ayant été ravie à
l’opposition par les fraudes qui ont entaché le scrutin,
l’ARD a depuis lors choisi, dans le cadre de l’UAD, de ne
plus participer à des élections aussi longtemps que les
conditions de la transparence électorale n’étaient pas
réunies. La mobilisation en cours à Djibouti a amené l’ARD
en Europe à relayer, dans le cadre de l’UAD, l’action et le
témoignage de l’opposition djiboutienne auprès de la communauté
internationale.
Cassim Ahmed,
délégué plénipotentiaire de l’ARD, a présenté le contexte de
la lutte politique autour de Djibouti selon la thématique
« Quelle union pour quelle opposition ? ». M. Cassim a
élaboré un tableau général des mouvements et des
personnalités de l’opposition selon le type de lutte
pacifique ou militaire revendiqué ainsi que selon les grands
ensembles auxquels les uns et les autres se rattachent. Une
analyse politique de ce panorama a permis de faire émerger
une conscience de l’évolution en cours et des enjeux
inhérents.
De fait, une
vigilance a paru devoir s’imposer s’agissant des engagements qui animent
des personnalités toujours membres de l’actuelle mouvance
présidentielle mais qui montrent des velléités à s'afficher
dans
les rangs de l’opposition. Le délégué plénipotentiaire a
également démontré l’esprit d’ouverture qui anime l’UAD en
général et l’ARD en particulier à l’endroit de toute
les sensibilités de l’opposition. Un appel a été lancé à
cette occasion par M. Cassim pour recueillir un soutien de la diaspora à la
mobilisation citoyenne en cours à Djibouti.
Une longue séance de
questions / réponses a succédé au débat. Le plus gros des
questions ayant porté sur la nécessité de rassembler
l’opposition dans toute sa globalité et dans toute sa
diversité, un point clé qui est apparu au fil du débat comme
une condition sine qua non pour vaincre le régime d’Ismaël
Omar Guelleh.
Dans l’assistance,
Madame Samia Youssouf, membre du bureau de l’Association LîDjibouti, est intervenue sur le thème des mutilations
génitales à Djibouti et a exposé son expérience au sein de cette
association.
A son tour, Madame
Naîma Ahmed a abordé le thème de la participation des femmes
à l’action politique de l’opposition. En effet, Mme Naîma
Ahmed a dit regretter l’absence des femmes dans les instances de
décision de l’opposition djiboutienne, alors que celles-ci
pourraient apporter un éclairage essentiel sur le contexte
quotidien de la société djiboutienne.
Enfin, les
organisateurs de la Table ronde se sont félicité du succès de
la manifestation de l’opposition djiboutienne qui s’était
tenue le même jour devant le siège de la Commission européenne
de
Bruxelles. Des représentants de l’ARD ont pu participer à ce
rassemblement avant de retourner à la Table ronde, car tel est
bien le credo de l’opposition : c'est tous ensemble que
nous vaincrons.
Maki
Houmedgaba, Représentant de l’ARD en Europe
Paris, le 1er juillet 2010
Photos de la Table ronde de l'UAD à l'espace Pino
Fabrik de Saint-Gilles








Photos de la manifestation de l'opposition devant la
Commission européenne





Message de remerciements du Vice-président de l'ARD
Message de remerciements de M. MAHDI IBRAHIM A. GOD au
Comité d'organisation de la table ronde de Bruxelles et aux
différents intervenants qui ont pris la parole.

La table ronde de l’UAD qui s’est tenue à Bruxelles le 26
juin a été un franc succès.
J’adresse mes plus vives
félicitations au comité d’organisation et mes plus sincères
remerciements à l’ensemble des participants, auditoire et
intervenants.
La qualité des débats
et la modération des propos ont démontré que nul, malgré
l’éloignement de l’exil, ne perdait de vue l’essentiel :
la diaspora doit assumer
ses responsabilités en accompagnant concrètement la
mobilisation populaire qui se déroule actuellement dans le
pays.
Un appel en ce sens a été
lancé par l’ensemble des organisations djiboutiennes
présentes à cette table ronde, ce qui témoigne d’une réelle
volonté d’union.
Cette inéluctable unité est
plus que nécessaire aujourd’hui lorsque sous la bannière de
l’UAD notre peuple défie le régime répressif et assassin du
Rpp qui tente encore se maintenir au pouvoir. Il en va de
notre responsabilité à tout un chacun pour appuyer ce bras
de fer entre un peuple meurtri mais courageux et déterminé
et un régime dont tous les paramètres de sa gestion du pays
sont une catastrophe et une calamité nationale.
Cette analyse de la situation nationale maintes fois évoquée
par les participants à cette table ronde revêt un caractère
d’urgence à laquelle la diaspora djiboutienne doit méditer
en s’attelant à la mise en place d’un cadre unitaire en vue
de soutenir, tant moralement que matériellement,
nos compatriotes en lutte pacifique contre la dictature. Sur
ce je lance un appel solennel à tous les Djiboutiennes et
Djiboutiens vivant à l’étranger.
En remerciant encore une fois l’assistance aussi nombreuse
que déterminée, je ne peux conclure ce message sans réitérer
mes vives félicitations à :
- Madame Laurence DAVIDOVICZ de l’Association SURVIE ;
- Madame Samia YOUSSOUF, membre bureau de l’Association LîDjibouti, dont l’intervention
portait sur les mutilations génitales, et a exposé son
expérience au sein de cette association. Suivi de Madame
Naïma Ahmed qui a parlé de combattre en faveur de la
représentation et de la place en politique des femmes a été
un point important dans ce débat. Nous lui souhaitons un
grand courage et lui promettons de rester en contact ;
- Monsieur Jean-Loup SCHAAL, Président de l’ARDHD qui
contribue fortement à la lutte du peuple djiboutien et
continue d’apporter son aide aux réfugiés ;
- Mon grand frère et Président de la LDDH, Jean-Paul ABDI
NOEL, dont le texte émouvant écrit spécialement pour cette
table ronde et lu par Monsieur SCHAAL nous a tous
réconfortés à cet instant où l’unité de l’opposition semble
battre de l’aile ;
- Mon ami et bientôt compagnon de lutte et camarade de parti
Ali Coubba, dont la patience et la détermination forcent
notre respect ;
- Moustapha Abdillahi Iftin qui vient de s’engager résolument dans la voie
d’une action unitaire ;
- Monsieur Ismail BOUH, Président du CDS, nouvelle
association djiboutienne de droit belge. Je vous souhaite de
tout mon cœur la réussite de votre association et surtout un
grand courage pour impulser davantage nos compatriotes de
Belgique vers un engagement infaillible aux côtés des
manifestants pour la démocratie à Djibouti et contre le
troisième mandat de l’usurpateur Guelleh ;
- Aux responsables de l’ARD en Europe qui ont su avec
honneur et dévouement répondre au nom de l’UAD aux questions
des intervenants en expliquant clairement les tenants et les
aboutissants d’une telle rencontre ;
- Enfin, je lance un grand Bravo au comité d’organisation de
cette rencontre et félicite les nombreux autres compatriotes
qui ont participé et contribuer à la réussite et au succès
certain de cette table ronde du 26 Juin 2010 à Bruxelles.
Mahdi IBRAHIM A. GOD
Vice-Président de l’ARD
Membre du Bureau de l’UAD
PARIS, LE 30 JUIN 2010

Note de synthèse de la Table ronde de l’UAD à
Bruxelles le 26 juin 2010
Note de synthèse de la
Table ronde de l’UAD à Bruxelles le 26 juin 2010
La table ronde organisée par l’Union
pour l’Alternance Démocratique (UAD) à Bruxelles samedi 26
juin 2010 s’inscrivait dans un contexte particulier. Alors
que la mobilisation populaire s’amplifie dans le pays, sous
l’impulsion d’une opposition plus unie que jamais, la
capitale française avait été l’avant-veille le théâtre d’un
événement pour le moins saugrenu : un avocat français
annonçant la constitution d’une nouvelle coalition politique
djiboutienne. Le thème de la table ronde (comment la
diaspora peut-elle accompagner la mobilisation populaire en
cours ?) revêtait une urgence particulière qu’intervenants
et auditoire n’ont pas manqué de soulever.
La nouvelle configuration ainsi définie
imposait un choix évident : soit soutenir la marche de notre
Peuple vers son émancipation dans le combat unitaire mené
par l’UAD, soit se couper du véritable terrain de lutte
qu’est le pays et suivre l’aventurisme d’une opposition
exilée ignorant les sacrifices de ses concitoyens au nom
desquels elle prétend pourtant lutter.
La réponse n’a pas été difficile à
trouver : prétendre lutter de l’extérieur sans aucune
coordination avec l’intérieur constitue une inacceptable
usurpation. C’est pourquoi les organisations qui ont répondu
à notre invitation ont réaffirmé leur soutien à l’UAD et se
sont engagées à le concrétiser au sein d’une structure
unitaire travaillant depuis l’étranger mais totalement
solidaire des mots d’ordre et des stratégies de lutte
pacifique définis à Djibouti.
Nombreux furent également les membres
de notre diaspora qui, à titre personnel, ont adhéré à cette
démarche de bon sens tout en souhaitant qu’un débat
s’instaure afin de restaurer l’indispensable unité de
l’opposition djiboutienne.
Communiqué du Vice-président de
l'ARD : Uguta-Toosa intègre l'ARD

Communiqué du 26 juin
2010
Après contact
téléphonique avec notre président Ahmed
Youssouf, puis par voie du courrier du 26
juin 2009 adressé au vice-président Aden
Mohamed Abdou, le Président d’Uguta -Toosa
Ali Coubba et les membres du bureau
politique ont formulé le souhait de voir
leur organisation intégrer les structures de
l’ARD afin de rassembler nos forces.
En réponse, le délégué
plénipotentiaire de l’ARD, Cassim Ahmed Dini
s’en est félicité et a assuré le Président
d’Uguta-Toosa qu’il allait transmettre ce
vœu au reste de la direction à Djibouti.
Lors des dernières assises l’ARD, une
recommandation
ad hoc
a été adoptée en ce sens, invitant les
responsables des deux formations à
concrétiser ce rapprochement dans les plus
brefs délais.
Ainsi, en marge de la table ronde de l’UAD
tenue à Bruxelles le 26 juin 2010, les
responsables de ces deux formations se sont
retrouvés pour donner un contenu formel à ce
projet.
Il en est sorti
une officialisation de l’intégration d’Uguta-Toosa
au sein de l’ARD.
Il
a été convenu de mettre en place une
structure commune du travail afin
d’amplifier l’action que l’ARD mène
pacification à l’intérieur du pays dans le
cadre de l’UAD.
Bruxelles,
le 26 juin 2010
Mahdi Ibrahim A. GOD
Vice-président de l’ARD

Photos de la
rencontre avec les responsables d'Uguta-Toosa



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