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Dernières nouvelles - Édition en Ligne de Juin
2007
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Directeur
de publication : Mohamed Ali Abdou. Codirecteur :
Mahdi Ibrahim A. God. Email :
realite_djibouti@yahoo.fr
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27/06/2007 LDDH : DIFFUSION
D’INFORMATION DU 26 JUIN 2007.
27/06/2007 : COMMUNIQUÉ DE
REPORTERS SANS FRONTIERES
23/06/2007 Affaire Borrel:
RFI "a relayé des pressions politiques", affirme un
journaliste
21/06/2007 Nicolas Sarkozy
s'engage sur la thèse du meurtre du juge Borrel à Djibouti
(Le Monde)
20/06/2007 Note d'information
de la LDDH : Interdit d’accès au Tribunal de Djibouti, on
se dirait dans une « Concorde » du patron de la Justice.
19/06/2007 Elisabeth Borrel:
«Il n'y aura plus les obstructions qu'on a connues» (Libé)
19/06/2007 La thèse de
l'assassinat officielle dans l'affaire Borrel
19/06/2007 19 juin 2007 :
Communiqué conjoint de SURVIE et de l’ARDHD
19/06/2007 AFP /Affaire
Borrel : un document suggère d'éventuelles pressions sur
RFI
18/06/2007 Communiqué du MRD
du 18 juin 2007
16/06/2007 AFP / Affaire
Borrel : un prélèvement ADN effectué
15/06/2007 Communiqué du MRD
du 15 juin 2007
15/06/2007 Affaire Borrel :
la veuve du juge assassiné sera reçue par Nicolas Sarkozy
09/06/2007 Borrel, une
affaire d'État
09/06/2007 Reuters : L'État
français en position d'accusé dans l'affaire Borrel
06/06/2007 L'Affaire Borrel
dans Le Monde : A Djibouti et à Paris, des gens savent
05/06/2007 Communiqué du MRD
: Farah Abadid Hildi jeté à la prison de Gabode
05/06/2007 LDDH : Mais qui
commande la police djiboutienne ?
03/06/2007 L'Affaire Borrel
sur Canal + : le zapping de la semaine
02/06/2007 Communication du
Secrétaire général de l'Union djiboutienne du travail
(UDT)
01/06/2007 Journal Le Point :
Comment est mort
le juge Borrel ?
LDDH
: DIFFUSION D’INFORMATION DU 26 JUIN 2007.
Bonne fête au
Peuple Djiboutien qui souffre depuis trente ans d’une
dictature foncièrement sournoise avec une Police politique
omniprésente.
Demain en
principe, c’est un jour d’allégresse, le Peuple Djiboutien va
fêter sa souveraineté nationale. Trente ans d’Indépendance
sous un régime d’une équipe qui a été imposée par la fraude
électorale et foncièrement dictatoriale.
Par un régime,
hélas encore, soutenu par des Puissances Etrangères et ce pour
des raisons d’Etat, pour des raisons d’INTERËTS
GEOSTRATEGIQUES POUR EUX.
Les
Djiboutiens et les Djiboutiennes vont fêter le cœur gros de
chagrin face à l’oppression constante et insupportable ; pour
la grande majorité d’entre eux dans un climat morose, pire
encore socialement déprimant ; dans un climat sans avenir, les
yeux rivés vers le passé qui apparemment continue encore avec
ses méfaits post-colonial.
Concernant la
Liberté de la Presse, bon nombre de vieilles personnes, encore
en vie, peuvent témoigner que depuis 1999 la situation avec
l’actuel « jeune » Président, la situation :
- de la
liberté de la Presse et du Droit d’Expression, prévue par la
Constitution et la Déclaration Universelle des Droits de
l’Homme est pire qu’en période coloniale, où il y avait un
semblant de démocratie ;
- de l’avenir
social est stressante pour ne pas dire révoltante.
- du
gangstérisme d’Etat apparemment inexistant en période
coloniale nécessite d’urgence une Commission Internationale,
car le FMI et la Banque Mondiale semblent fermer les yeux pour
des raisons probablement géostratégiques de l’OTAN.
Bonne fête et
notre pensée profonde à toutes les victimes, résidant tant à
Djibouti qu’ailleurs, de la dictature intolérable encore
maintenue en République de Djibouti.
Dictature qui
sévit encore en toute Impunité dans notre pays
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) continue à dénoncer
toutes les dérives des Autorités Djiboutiennes et elle lance
un Appel urgent pour des élections Libres et contrôlées afin
de mettre fin à toutes les dérives électorales maintenant
cette dictature sournoise dans notre République muselée.
M. NOEL ABDI
Jean-Paul
26 juin 2007 : COMMUNIQUÉ DE REPORTERS SANS FRONTIERES
AVEC LE
SOUTIEN DU RESAU DES DENSEURS DES DROITS DE L’HOMME (EHAHRD-Net)
All Network members should forward this
call to the Djiboutian authorities for redress. Send
appeals to;
H.E President
Ismail Omar Guelleh,
Thru; the
Prime Minister, H.E Dileita Mohamed Dileita : Fax: +253-351132
H.E the
President of the National Assembly, Idriss Arnaoud Ali, Fax:
+253-355503
H.E Minister
of Justice, Mohamed Barkat Abdillahi Fax: +253-355420:
Date: Tue, 26
Jun 2007 09:55:04 +0200
Reporters sans
frontières : Communiqué de presse à l'occasion du 27 juin 2007
DJIBOUTI
Trente ans
après l'indépendance, Reporters sans frontières dénonce la
dérive autoritaire du gouvernement
A l'occasion
du trentième anniversaire de l'indépendance de Djibouti, le 27
juin 2007, Reporters sans frontières dénonce la dérive
autoritaire du gouvernement présidé par Ismaël Omar Guelleh,
après la campagne de harcèlement ayant conduit à la réduction
au silence du Renouveau djiboutien, seule publication
d'opposition du pays.
"Cette année,
la fête de l'indépendance est un moment d'inquiétude. Peu à
peu, Djibouti se ferme au monde et à la critique. Il était
déjà inquiétant de voir qu'une seule publication d'opposition
offrait aux Djiboutiens une information différente, malgré des
moyens limités. Aujourd'hui qu'elle a disparu sous la
contrainte, le gouvernement détient le monopole de
l'information nationale. La dérive des autorités djiboutiennes
ne peut pas continuer dans l'impunité, alors que la France et
les Etats-Unis, militairement présents dans le pays, observent
sans rien dire. La fête de l'indépendance devrait être
l'occasion pour les autorités djiboutiennes d'ouvrir enfin le
secteur de l'audiovisuel et de la presse écrite, de garantir
la liberté de la presse et de permettre à Radio France
Internationale (RFI) d'émettre de nouveau", a déclaré
l'organisation.
Le Renouveau
djiboutien, organe du parti d'opposition Mouvement pour le
renouveau démocratique et le développement (MRD), ne peut plus
paraître depuis le 13 mai 2007, après que son matériel de
tirage a été, pour la troisième fois en quatre mois, saisi par
la police. Cette situation fait de Djibouti l'un des rares
pays d'Afrique, avec l'Erythrée et la Guinée équatoriale, où
aucune presse privée ne paraît.
Dans la ligne
de mire du régime d’Ismaël Omar Guelleh depuis plus d’une
dizaine d’années, le directeur du journal, Daher Ahmed Farah,
avait été arrêté à quatre reprises en 2003 et avait passé, au
total, près de trois mois en prison au cours de l’année. Il se
trouve aujourd'hui à l'étranger. Son frère, Houssein Ahmed
Farah, avait passé neuf jours en prison, en juin 2004, sous
prétexte qu’il aurait "attenté à la vie de la première dame du
pays". Alors qu’il circulait en voiture pour aller couvrir une
manifestation populaire, il avait dû freiner brusquement pour
éviter un convoi officiel.
Depuis la
reprise du harcèlement du MRD et du personnel de son journal,
en février 2007, plusieurs cadres et militants ont été arrêtés
pour des périodes plus ou moins brèves. Arrêté le 3 juin,
Farah Abadid Hildid, militant du MRD et collaborateur du
Renouveau djiboutien, est toujours en détention après avoir
été condamné, le 14 juin, à un mois de prison ferme pour
"publication de fausses nouvelles". Houssein Ahmed Farah,
quant à lui, a été arrêté et détenu deux fois depuis février
2007, du 7 au 10 février et du 6 au 13 mai. Les vendeurs à la
criée du Renouveau ont été régulièrement interpellés et
intimidés.
Se fondant sur
diverses procédures judiciaires ouvertes pour "diffamation" ou
"publication de fausses nouvelles", la police djiboutienne a
également procédé à des perquisitions dans les locaux du parti
et du journal, ainsi qu'au domicile de Daher Ahmed Farah. Le 7
février, un ordinateur servant à l'édition du Renouveau avait
été saisi, compromettant la parution des numéros suivants. Le
29 mars, le matériel d'impression avait été confisqué,
interrompant une nouvelle fois la parution de l'hebdomadaire.
Le 13 mai, la police avait perquisitionné les locaux du MRD
dans le quartier de Hayableh, saisissant le matériel de
sonorisation de manifestations et le nouveau matériel
d'impression du journal. L'équipe du Renouveau djiboutien a
tenté, en vain, de faire paraître une dernière édition, le 17
mai.
La dernière
publication non assujettie au gouvernement djiboutien n'a donc
plus paru depuis cette date. Le bihebdomadaire gouvernemental
La Nation, ainsi que le journal arabophone à parution
irrégulière, Al Qaran, organe du parti présidentiel
Rassemblement populaire pour le progrès (RPP), sont les
derniers journaux à paraître à Djibouti. Les radios
internationales britannique British Broadcasting Corporation
(BBC) et américaine Voice of America (VOA) peuvent être
captées en FM. L'émetteur de Radio France Internationale (RFI)
a pour sa part été fermé le 14 janvier 2005, après la
diffusion de reportages sur l'assassinat, en 1995, du juge
français Bernard Borrel. La possession de paraboles
satellites, même si elle est autorisée, est étroitement
surveillée par les autorités.
Affaire Borrel: RFI "a relayé des pressions politiques",
affirme un journaliste
Source :
Tribune de Genève, 23 juin 2007
David Servenay, ancien journaliste de
Radio France International (RFI) qui travaillait sur l'affaire
Borrel, a affirmé samedi dans un communiqué à l'AFP que la
direction de la station avait "relayé au printemps 2005 de
multiples pressions politiques (...) de l'Élysée et de
Djibouti" dans cette affaire.
Une note diplomatique, saisie par la
justice au Quai d'Orsay et que l'AFP a pu consulter, suggère
que Djibouti a demandé en 2005 la mise à l'écart de ce
journaliste.
"Ne pouvez-vous demander à RFI, et obtenir, qu'il ne s'occupe
plus de Djibouti?", demande notamment le ministre des Affaires
étrangères djiboutien, dans cette note datée du 24 janvier
2005.
M. Servenay s'est vu progressivement retirer la couverture du
dossier à partir d'octobre 2005, avant de quitter
définitivement l'entreprise en mai 2007, selon des
représentants du personnel de RFI.
Le directeur de la communication de RFI, André Sarfati, a
affirmé à l'AFP que "les autorités de RFI" n'avaient jamais
subi "de pression ou d'intervention" politique, notamment du
Quai d'Orsay, dans cette affaire.
Une affirmation contestée par M. Servenay dans son communiqué.
"La direction de RFI a relayé au printemps 2005 de multiples
pressions politiques, dont je sais qu'elles viennent de
l'Élysée et de Djibouti", explique-t-il.
Selon lui, Bernard Brigouleix, ex-directeur de l'information
de RFI, lui aurait notamment dit, devant témoins: "Tu sais,
nous avons des soucis diplomatiques", en lui annonçant la
déprogrammation d'un reportage sur l'affaire Borrel, en mars
2005. Contacté par l'AFP, M. Brigouleix n'a pu être joint.
Le retrait du reportage et d'un article sur le site interne de
RFI avait été dénoncé le 19 mai 2005 par le personnel de RFI
comme "un cas de censure".
Ils ont finalement été diffusés, "après l'introduction du
point de vue de Djibouti", pour le premier, et "la suppression
de passages qui pouvaient être diffamatoires", pour le second,
a expliqué lundi à l'AFP Dominique Burg, directrice de la
rédaction de RFI, en affirmant n'avoir "personnellement jamais
subi la moindre pression" dans cette affaire.
"Dominique Burg oublie de préciser que les passages"
incriminés (qui concernaient l'éventuelle implication des
services spéciaux français, ndlr) avaient été validés par la
direction de l'Information", explique aujourd'hui le
journaliste en contestant leur caractère diffamatoire.
"N'étant pas à la tête de l'entreprise, il est également
normal que Mme Burg n'ait pas (...) subi de pression directes
des autorités françaises", explique-t-il.
Le syndicat national des journalistes SNJ a demandé mercredi
dans un communiqué à la direction de RFI "de s'expliquer sur
le dossier Borrel", en estimant que celle-ci semblait "de
toute évidence, avoir cédé aux pressions" dans cette affaire.
Nicolas Sarkozy s'engage sur la thèse du meurtre du juge
Borrel à Djibouti
Compte rendu publié dans
LE MONDE du
21.06.07
e procureur de
la République de Paris, Jean-Claude Marin, n'a pas tardé à
emboîter le pas du président de la République. Mardi 20 juin
en début de soirée, quelques heures à peine après qu'Elisabeth
Borrel fut sortie de l'Élysée où Nicolas Sarkozy l'avait reçue
en fin de matinée, M. Marin a confirmé dans un communiqué
l'origine criminelle de la mort du juge Bernard Borrel dont le
cadavre fut retrouvé en octobre 1995 dans un ravin à Djibouti.
Selon nos informations, un peu avant dans l'après-midi, le
conseiller chargé de la justice à l'Élysée avait eu un
entretien téléphonique sur le sujet avec la Chancellerie.
Jusqu'à cet
épisode, le parquet de Paris s'était cantonné dans le silence.
Saisie le 15 juin d'une demande de la juge Sophie Clément,
chargée d'instruire ce dossier, lui enjoignant de rendre
public les éléments d'enquête qui attestent la piste
criminelle, il n'avait pas été aussi prompt à suivre. La
promesse faite par M. Sarkozy à Mme Borrel, selon laquelle "il
allait se renseigner" pour savoir pourquoi le parquet de Paris
ne soutenait pas officiellement la thèse de l'homicide, a eu
davantage d'effet. "Le procureur de la République, en accord
et comme suite à la demande de Mme Sophie Clément,
vice-présidente chargée de l'instruction de l'affaire Borrel,
précise que si la thèse du suicide a pu un temps être
privilégiée, les éléments recueillis notamment depuis 2002,
militent en faveur d'un acte criminel", souligne le texte.
"Les expertises anthropologiques, médico-légales de la police
scientifique concluent à l'existence de lésions osseuses sur
le crâne et l'avant-bras gauche à l'aide d'objet contondant",
poursuit le parquet tout en indiquant que l'instruction "vise
notamment à identifier les auteurs et connaître leurs
mobiles".
Il n'a donc
fallu que quelques heures pour que Mme Borrel, qui s'est dite
"réconciliée avec son pays" à sa sortie de l'Elysée, constate
"un vrai changement de ton sur le fond et sur la forme" quant
à la manière dont les autorités judiciaires abordent désormais
ce dossier. "Nicolas Sarkozy nous a dit qu'il avait tenu
personnellement à recevoir Mme Borrel qu'il considère comme
une victime, alors qu'un certain nombre de ses services lui
avaient demandé de ne pas le faire", a déclaré l'un des
avocats de Mme Borrel qui a assisté à l'entrevue, Me Olivier
Morice.
COUR
INTERNATIONALE DE JUSTICE
Selon Mme
Borrel, les interventions du président de la République ne
devraient pas s'arrêter là. M. Sarkozy aurait également pris
l'engagement de s'adresser à la Cour internationale de justice
afin que Mme Borrel soit entendue comme témoin. Cette Cour est
saisie depuis janvier 2006 d'une plainte de la république de
Djibouti contre la France qui refuse de lui transmettre le
dossier dans lequel des témoignages mettent en cause
l'entourage direct du président Ismaël Omar Guelleh.
Enfin, M.
Sarkozy devrait s'informer des raisons pour lesquelles
certains documents classés secret défense n'ont pas été
retrouvés. Selon l'Élysée, le chef de l'État va vérifier si
ces documents existent et s'il y a des raisons légales à ne
pas les divulguer.
Il y a une
semaine Mme Borrel et ses avocats avaient dénoncé l'attitude
des autorités françaises jusque là "peu soucieuses de la
vérité". Contrairement à son prédécesseur Jacques Chirac, qui,
selon Mme Borrel, avait toujours privilégié les considérations
diplomatiques, M. Sarkozy s'engage en suivant une voie
différente. Il ne fait guère de doute que cet engagement du
président de la République dans un dossier sensible en cours
d'instruction suscitera des réactions du gouvernement de
Djibouti.
Yves Bordenave
Note d'information de la LDDH : Interdit d’accès au Tribunal
de Djibouti, on se dirait dans une « Concorde » du patron de
la Justice.
|

Le Président |
NOTE D'INFORMATION
DU 16
JUIN 2007
*
Interdit d’accès au Tribunal de Djibouti,
on se
dirait dans une « Concorde » du patron de la Justice
|
Jeudi dernier,
le 14 juin 2007 le procès de Farah Abadid Hildid s’est passé
dans le plus grand secret, pourtant les audiences du Tribunal
sont en publiques en général, mais dans le cas du militant
très active de la LDDH et responsable politique du MRD, l’un
des Partis l’Opposition Djiboutienne, le procès s’est déroulé
dans le plus grand secret.
Sans avocat il
a été traîné de Commissariat en Commissariat, tabassé à coup
sur car un certain Lieutenant Abdillahi S. des R. G de la
Police Nationale, qui, à quelques jours avant son arrestation,
avait déclaré dans une cafétéria de la place Ménélik ou place
de l’Indépendance, qu’il allait se farcir en mettant en prison
Farah Abadid dont il était à la recherche.
Pour un gars
du Renseignement il n’est vraiment pas discret et nous fait
penser à un certain Waberi limogé du RG.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce vigoureusement
de telles pratiques qui se sont instaurées avec l’actuel
Ministre de la justice qui a transformé le Tribunal comme
place forte surveillée par une flopée de gendarmes.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) condamne sans équivoque
ce procès bidon, procès d’intimidation politique pris en
catimini, sans défense et sans motif valable, en effet, M.
FARAH ABADID HILDID a été condamné arbitrairement à un mois de
prison ferme jeudi dernier.
M.
NOËL ABDI Jean-Paul.
Elisabeth Borrel: «Il n'y aura plus les obstructions qu'on a
connues» (Libé)
LIBERATION.FR : mardi 19 juin 2007
Reçue mardi matin par Nicolas Sarkozy, Elisabeth Borrel, veuve
du juge français retrouvé mort à Djibouti en 1995, dit avoir
constaté un «vrai changement de ton» dans la manière d'aborder
le dossier.
Elisabeth Borrel, qui avait demandé
une audience au chef de l'État pour qu'il lui garantisse que
l'enquête sur la mort de son mari serait menée à bien, a été
reçue mardi matin à l'Élysée.
«Je voulais remercier
(Nicolas Sarkozy)
car c'est
le seul qui m'ait reçue depuis douze ans, je n'ai jamais été
reçue par qui que ce soit, aucun ministre, aucun garde des
Sceaux auparavant, dans une affaire qui concerne pourtant
l'assassinat d'un magistrat. C'est vrai qu'il m'a un peu, sur
ce plan-là, réconciliée avec mon pays», a-t-elle
déclaré à la presse à sa sortie de l'Elysée.
Elisabeth Borrel a expliqué avoir constaté chez le chef de l'Etat
«un
vrai changement de ton sur le fond et sur la forme»
dans la manière d'aborder le dossier.
«J'ai ressenti la parole libre d'un homme chaleureux»,
a-t-elle confié, ajoutant:
«Il n'y aura plus les obstructions qu'on a connues. Il
s'y est engagé.»
Après la mort du juge Borrel, en 1995 à Djibouti, l'enquête
française a privilégié dans un premier temps la thèse du
suicide avant de retenir celle d'un assassinat après de
nouvelles expertises. Des témoignages mettent directement en
cause le président djiboutien Ismaël Omar Guelleh et son
entourage.
Elisabeth Borrel avait dénoncé le 13 juin devant la presse
«des
pressions politiques incontestables» de l'Etat
français dans cette enquête, mettant notamment en cause le
rôle joué par Jacques Chirac.
Nicolas Sarkozy
«a pris
l'engagement de demander à ce que Mme Borrel soit entendue en
tant que témoin par la Cour internationale de justice (CIJ) de
La Haye, ce que seul un État peut demander», a
précisé à l'AFP Me Olivier Morice, avocat de Mme Borrel, qui
l'accompagnait à l'Élysée.
La CIJ a été saisi le 12 janvier 2006 d'une plainte de Djibouti
contre la France à laquelle l'Etat africain reproche d'avoir
manqué à ses devoirs d'entraide judiciaire en refusant de lui
transmettre une copie du dossier français sur la mort du
magistrat. La juge Sophie Clément a demandé jeudi au procureur
de Paris de rendre publics les éléments du dossier prouvant la
piste criminelle afin d'éviter
«la
propagation d'informations inexactes». Le 9 mai,
les avocats d'Elisabeth Borrel avaient déjà formulé la même
demande.
http://www.liberation.fr/actualite/societe/262168.FR.php
© Libération
Le Monde
19.06.07
PARIS
(Reuters) - La justice retient la thèse d'un homicide et non
plus celle du suicide dans l'enquête sur la mort du magistrat
français Bernard Borrel, en 1995 à Djibouti, déclare
officiellement mardi soir le procureur de la République de
Paris dans un communiqué.
L'affaire est au centre de vives tensions diplomatiques. Ce
communiqué avait été demandé quelques heures auparavant au
président Nicolas Sarkozy par la veuve du magistrat, reçue à
l'Élysée pour la première fois depuis la mort de son mari,
pour laquelle elle met en cause les autorités de Djibouti.
Le magistrat, Jean-Claude Marin, assure dans ce communiqué -
démarche sans précédent dans ce dossier - qu'il répond à une
demande du juge d'instruction et ne mentionne pas l'Élysée.
"Le procureur de la République de Paris, en accord et comme suite
à la demande de Madame Sophie Clément, vice-présidente chargée
de l'instruction de l'affaire Borrel, précise que si la thèse
du suicide a pu un temps être privilégiée, les éléments
recueillis notamment depuis 2002 militent en faveur d'un acte
criminel", dit le procureur.
Elisabeth Borrel souhaitait ainsi qu'il soit répondu à des
reportages de presse qui ont examiné diverses hypothèses, dont
le suicide, un temps envisagé dans l'enquête, ce qui aux yeux
de son avocat Olivier Morice constitue une manipulation.
"Les expertises anthropologiques, médico-légales et de police
scientifique concluent à l'existence de lésions osseuses sur
le crâne et sur l'avant-bras gauche, faites à l'aide d'un
objet contondant, et à la découverte de deux produits
inflammables de nature distincte versés sur le corps. Elles
précisent que 'Bernard Borrel était couché sur le sol lorsque
les liquides ont été répandus sur sa personne de manière
aléatoire'", explique le procureur.
Il ne se prononce cependant pas sur la piste d'un meurtre
commandité par le pouvoir politique de Djibouti, défendue par
la veuve du magistrat. "En l'état, l'instruction vise à
compléter ces éléments par des auditions et de nouvelles
expertises afin, notamment, d'identifier les auteurs et de
connaître leurs mobiles", dit-il.
19 juin 2007 : Communiqué conjoint de SURVIE et de l’ARDHD
Le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) veut renvoyer à
Djibouti, où leur vie serait en danger, des opposants au
régime dictatorial qui y sévit.
Survie et l’ARDHD
sont profondément préoccupées par la situation des anciens
combattants du Frud (Front pour la restauration de l’unité et
la démocratie), actuellement réfugiés en Ethiopie, et
gravement menacés par la décision du HCR.
Survie et l’ARDHD
alertent les organisations internationales et demandent au HCR
soit de revenir sur sa position, soit de proposer une
alternative à ces familles en détresse menacées de mort si
elles étaient contraintes de retourner à Djibouti.
Le contexte
et l’histoire :
Dans les
années 1991 à 1993, un certain nombre de jeunes djiboutiens
ont rejoint les rangs de la résistance qui combattait la
dictature d’Hassan Gouled, voulant aussi échapper à la
répression tribale sauvage qui s’était abattue sur une partie
de la population et en particulier les Afar. Cela avait
commencé par le massacre d’Arhiba en décembre 1991 quand les
forces gouvernementales ont rassemblé les habitants de cette
cité et qu’elles les ont massacrés à bout portant : plus de 50
morts et une centaine de blessés, civils et innocents, femmes,
enfants et vieillards. L’arrivée d’un hélicoptère militaire
français avait permis d’éviter un carnage plus terrible
encore.
Dans les
années 90, une partie de ces opposants a trahi le FRUD et a
suivi Ougoureh Kifleh qui se ralliait au régime dictatorial de
Gouled. Mais avant de rendre publique sa décision, le Groupe
armé d’O. Kifleh avait tiré dans le dos des résistants, lors
des accrochages, afin de les affaiblir et de permettre la
victoire de l’Armée Nationale Djiboutienne (AND)
Les
résistants, qui n’avaient pas trahi leurs idéaux, furent alors
contraints de prendre la route de l’exil et nombreux sont ceux
qui se sont établis en Ethiopie. Ce pays ne leur a jamais
accordé formellement le statut de réfugiés, mais le HCR les a
pris en charge, leur versant une modeste mensualité et
garantissant l’accès aux soins médicaux.
La situation
actuelle :
Le 2 mai
2007, le HCR a convoqué ces réfugiés à Addis Abeba pour leur
signifier qu’il allait cesser toute aide et pour leur demander
de retourner s’établir à Djibouti où la situation, toujours
selon cette organisation, « serait calme ».
A
l’unanimité, les réfugiés ont refusé le retour à Djibouti,
pour deux raisons :
1°) Les
assassins de leurs proches et de leurs amis vivent en liberté
à Djibouti et occupent souvent des postes à responsabilité au
sein de l’Armée, de la Police et des forces spéciales. La
récente découverte d’un premier charnier dans le Day est la
preuve des exécutions sommaires et massives de villageois
innocents. Accepteront-ils de partager les mêmes terres avec
les enfants de ces victimes ? La réponse est évidemment non
2°) Ces
résistants ont été les témoins de la trahison du Groupe
d’Ougoureh Kifleh, devenu Ministre de la Défense du dictateur
Ismaël Omar Guelleh. On peut craindre que les membres de ce
Groupe ne puissent pas supporter la présence de leurs anciens
camarades, qui ont été témoins de leur trahison.
La demande de
ces réfugiés est claire et réaliste :
Dans une
lettre ouverte adressée au Président de l’ARDHD ces réfugiés
disent refuser de retourner à Djibouti. Si leur maintien en
Ethiopie n’est plus possible, ils demandent à ce que le HCR et
la communauté internationale prennent en charge leur
établissement dans un pays tiers qui puisse les accueillir et
leur permettre de vivre dans des conditions de sécurité
assurées.
Au total, une
vingtaine de familles serait concernée.
SURVIE et l’ARDHD
lancent un appel à la communauté internationale et au HCR pour
qu’une solution alternative soit immédiatement proposée à ces
malheureux réfugiés qui risquent une « mort annoncée », s’ils
étaient contraints de rentrer à Djibouti.
Contacts :
|
SURVIE
Olivier THIMONIER
210, rue Saint-Martin – 75003 Paris
Tel : +33 (0)1-44-61-03-25
E-mail : olivier.thimonier@survie-france.org
http://www.survie-france.org |
ARDHD
Jean-Loup SCHAAL
84, rue Saint-Louis en l’ile - 75004 PARIS
Tel : +33 (0)1 46 34 70 70
E-mail : jlschaal@ardhd.org
http://www.ardhd.org |
AFP /Affaire Borrel : un document suggère d'éventuelles
pressions sur RFI
AFP - 19/06/07
PARIS (AFP) - Une note diplomatique, que l'AFP a pu consulter,
suggère que Djibouti a demandé en 2005 la mise à l'écart d'un
journaliste de RFI travaillant sur le dossier Borrel, la
direction de RFI assurant de son côté n'avoir subi aucune
pression.
Le journaliste s'est vu progressivement retirer la couverture
du dossier à partir d'octobre 2005, avant de quitter
définitivement l'entreprise en mai 2007, a-t-on appris de
source syndicale à Radio France Internationale.
La veuve du juge Bernard Borrel, tué en 1995 à Djibouti, avait
expliqué le 13 juin que des pressions avaient été exercées sur
la justice, mais également sur la presse, en citant le cas
d'un journaliste de RFI.
Djibouti avait conclu à un suicide du magistrat mais l'enquête
française privilégie désormais la thèse de l'assassinat. Des
témoignages mettent directement en cause le président Ismaël
Omar Guelleh et son entourage.
"Pourquoi RFI laisse-t-elle systématiquement l'un de ses
journalistes attaquer Djibouti et son président à l'antenne?",
interroge le ministre des Affaires étrangères djiboutien, Ali
Abdi Farah, cité dans une note diplomatique de l'ambassadeur
de France à Djibouti, Philippe Selz, du 24 janvier 2005,
saisie par la justice au Quai d'Orsay et que l'AFP a pu
consulter.
"Tout cela est connu et se répète à longueur de temps. On
sait, vous savez que ce journaliste de RFI, toujours le même,
prend systématiquement fait et cause pour la veuve Borrel. Ne
pouvez-vous demander à RFI, et obtenir, qu'il ne s'occupe plus
de Djibouti?", demande le ministre.
Interrogé par l'AFP, le directeur de la communication de RFI,
André Sarfati, a affirmé que "les autorités de RFI" n'avaient
jamais subi "de pression ou d'intervention" politique,
notamment du quai d'Orsay, dans cette affaire.
Entré en 1996 à RFI, le journaliste mis en cause, David
Servenay, a travaillé à partir de 2002 sur le dossier Borrel.
"Il a beaucoup écrit, s'est beaucoup impliqué dans ce dossier
et l'a toujours fait dans les meilleurs conditions", a
expliqué M. Sarfati.
"Je ne souhaite pas faire de commentaire sur le conflit qui
m'a opposé à RFI ces dernières années. Je réserve mes
déclarations à la justice si elle souhaite m'interroger sur
cette affaire", a déclaré le journaliste à l'AFP.
"On avait expliqué à David qu'il n'y avait pas de place sur
RFI pour un journaliste qui ne ferait que de l'investigation.
Mais lui ne voulait faire que cela.
Je pense que c'est pour cette raison qu'il a souhaité quitter
l'entreprise", a expliqué à l'AFP Dominique Burg, directrice
de la rédaction de RFI.
"Je n'ai personnellement jamais subi la moindre pression,
jamais reçu de coup de fil des Djiboutiens ou du Quai d'Orsay.
Je suis affirmative", a-t-elle ajouté. Interrogé par l'AFP, le
Quai d'Orsay s'est refusé à tout commentaire.
Le traitement de l'affaire Borrel par RFI, radio financée à
60% par le Quai d'Orsay et considéré dans certains pays
africains comme "la voix de la France", selon l'expression de
journalistes de la station, avait provoqué en janvier 2005 les
foudres de Djibouti qui avait coupé l'émetteur local.
En interne, le retrait d'un reportage de David Servenay sur
Mme Borrel et d'un article sur le site Internet de RFI avait
été dénoncé le 19 mai 2005 par le personnel comme "un cas de
censure".
Le reportage et le sujet Internet ont finalement été diffusés,
"après l'introduction du point de vue de Djibouti", pour le
premier, et "la suppression de passages qui pouvaient être
diffamatoires", pour le second, explique Dominique Burg.
"On se souvient qu'à l'époque, la direction avait affirmé que
c'était pour des raisons éditoriales que ce journaliste était
relevé du dossier Borrel. Mais s'il existe un lien entre la
note diplomatique et la décision, c'est proprement
scandaleux", a estimé Marc Thiebault, délégué CFDT à RFI.
Communiqué du
MRD du 18 juin 2007
Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement
(Ancien PRD)
Cité Poudrière Avenue Nasser
Tel : 34 23 99
BP : 3570
Djibouti
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
FARAH ABADID HILDID CONDAMNÉ A UN MOIS DE PRISON FERME !
Jeudi 14 mai 2007, notre camarade Farah Abadid Hildid,
militant des droits de l’Homme, cadre du MRD et qui aide à la
distribution du journal le Renouveau Djiboutien, qui
croupissait en détention préventive arbitraire depuis le 3 mai
2007 à la sinistre prison de Gabode, a été présenté en
catimini à un juge et condamné à un mois d’emprisonnement
ferme. Sous le systématique chef d’accusation de diffusion de
fausses nouvelles !
Cette condamnation arbitraire intervient à la veille du
trentième anniversaire de l’Indépendance du 27 juin 1977,
censée rétablir le peuple djiboutien dans sa dignité et sa
liberté. Elle s’inscrit dans une longue série répressive
dirigée contre le MRD et son journal le Renouveau Djiboutien.
C’est un signal clair envoyé aux démocrates djiboutiens : la
dictature est désormais totale.
Nous condamnons avec la plus grande vigueur cette décision
inique et les autres atteintes à la liberté et aux droits
humains. Nous exigeons la libération immédiate et sans
condition de Farah Abadid Hildid ainsi que la restitution tout
aussi immédiate de tous nos matériels saisis depuis février
2007.
Nous appelons la communauté démocratique internationale à
intensifier les pressions sur ce régime dictatorial pour que
cesse l’arbitraire et s’instaure la démocratie.
Fait à Bruxelles, le 18 juin 2007
Par le président du MRD
Directeur de publication du Renouveau
Daher Ahmed Farah
AFP / Affaire Borrel : un prélèvement ADN effectué
AFP - 16/06/2007
Hamouda Hassan Adouani s'est prêté de plein grè au prélèvement
d'ADN ordonné par un juge tunisien en application d'un accord
franco-tunisien. Il est suspecté d'être impliqué dans la mort
du magistrat français à Djibouti, en 1995.
Un prélèvement d'ADN a été pratiqué sur un Tunisien suspecté
d'être impliqué dans la mort du juge français Bernard Borrel,
à la demande de la justice française, a indiqué samedi 16 juin
à l'AFP une source judiciaire.
Hamouda Hassan Adouani a été entendu le 12 juin par le doyen
des juges d'instruction au Tribunal de première instance de
Tunis, qui agissait sur commission rogatoire internationale
lancée par la juge française Sophie Clément.
Le suspect nie toute implication
Ce Tunisien, qui était assisté par un avocat, "a nié toute
implication dans ce crime", a affirmé la même source. Il s'est
"présenté au rendez-vous en liberté et s'est prêté de son
plein gré au prélèvement d'ADN ordonné par le juge" tunisien
en application de l'accord franco-tunisien en matière pénale,
a-t-on ajouté de même source.
Hamouda Hassan Adouani fait objet d'un mandat d'arrêt
international lancé par la juge Sophie Clément, qui avait
ordonné le prélèvement d'ADN pour le comparer à des empreintes
génétiques inconnues retrouvées sur le short du juge Borrel,
retrouvé mort en 1995 à Djibouti.
Bernard Borrel avait été retrouvé mort en 1995, le corps en
partie carbonisé, en contrebas d'un ravin à 80 km de Djibouti.
La veuve reçue mardi à l'Élysée
L'enquête française a privilégié dans un premier temps la
thèse d'un suicide avant de retenir celle d'un assassinat,
après de nouvelles expertises (coup sur la tête, utilisation
de deux liquides inflammables différents, empreintes
génétiques...).
Sa veuve, Elizabeth Borrel, va être reçu mardi par le
président Nicolas Sarkozy à qui elle avait fait appel pour
faire respecter l'indépendance de la justice dans l'enquête
sur les circonstances du décès suspect de son mari.
Elizabeth Borrel et ses avocats, Mes Olivier Morice et Laurent
De Caunes, ont dénoncé "des pressions politiques
incontestables" de l'Etat français dans cette enquête. (AFP).
Communiqué du
MRD du 15 juin 2007

Courriel :
comitemrd@belgique.com ou
rousseyl@hotmail.com
Réf/MRDC/SG/07
COMMUNIQUÉ
DE PRESSE
Dans
le cadre de la constante lutte pour la démocratie et l’État de
droit à Djibouti, le comité du MRD en Belgique organise une
manifestation
le 27 juin
2007 de 15 heures et demie à 16 heures et demie devant les
locaux de la Commission Européenne, au 170 rue de la Loi à
Bruxelles.
Métro : Schumann.
Au moment où le régime liberticide en place à Djibouti
s’apprête à célébrer en grande pompe le trentième anniversaire
de son règne dictatorial et redouble de persécutions contre
les démocrates (MRD, syndicalistes, etc.) et contre la
population (déplacements inhumains des habitants du quartier
Arhiba II de la capitale, autres quartiers populaires privés
d’eau et d’électricité, misère sociale généralisée, etc.), il
nous faut encore profiter de notre présence en terre de
liberté pour dénoncer à nouveau l’absence de démocratie et les
violations permanentes des droits de l’Homme à Djibouti.
Faut-il rappeler que notre camarade Farah Abadid Hildid,
président de la seconde fédération du MRD à Djibouti, et qui
contribue au fonctionnement du journal le Renouveau et de la
LDDH, croupit arbitrairement à la sinistre prison de Gabode
depuis le 3 juin 2007 et que les habitants d’Arhiba II
agonisent sous le soleil brûlant des environs du PK12 depuis
début mai 2007 ?
La manifestation du 27 juin 2007 est une action
statique au même endroit (au 170, rue de la Loi à Bruxelles)
que nos précédentes protestations de masse devant la
Commission Européenne, non loin de l’immeuble
Berlaymont
qui abrite les bureaux de la Commission Européenne.
Un mémorandum sur la situation à Djibouti va être remis aux
autorités européennes à cette occasion.
Comme à l’accoutumée, cette action de masse sera des plus
pacifiques.
Le Comité invite à cette manifestation pour le retour de
l’État confisqué et la liberté tous les démocrates djiboutiens
crédibles, notamment les membres du FRUD, du FDP et de l’ARD.
Venez nombreux en ce lieu hautement symbolique, d’autres
démocrates, d’Europe et d’ailleurs, sont avec nous.
Fait à
Bruxelles, le 15 juin 2007
Le comité du MRD en Belgique
Affaire Borrel : la veuve du juge assassiné sera reçue par
Nicolas Sarkozy
Source :
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters Mis à
jour le 15.06.07
Elisabeth
Borrel, veuve du juge Bernard Borrel mort en 1995 à Djibouti,
sera reçue mardi par le président Nicolas Sarkozy, a annoncé
l'Élysée, vendredi 15 juin.
Mme Borrel
avait lancé, mercredi à Paris, un appel au président Sarkozy
pour qu'il fasse respecter l'indépendance de la justice dans
l'enquête sur les circonstances du décès de son mari, après la
publication de documents suggérant des interventions
politiques dans ce dossier.
Ces documents,
saisis par des juges au Quai d'Orsay et à la chancellerie,
suggèrent que l'Etat français a tout fait pour répondre aux
exigences de Djibouti dans l'affaire, et sauvegarder ainsi ses
intérêts économiques et militaires dans ce pays de la Corne de
l'Afrique.
"DES PRESSIONS POLITIQUES INCONTESTABLES"
Dans une
lettre, Elisabeth Borrel avait demandé au chef de l'Etat de la
recevoir. Dans son texte qu'elle a lu devant la presse,
Elisabeth Borrel réclame "l'indépendance de l'autorité
judiciaire" et "l'engagement de faire respecter les principes
qui seuls permettront l'aboutissement de [son] combat pour que
soient connus et punis les assassins de [son] mari".
Lors de leur
conférence de presse, mercredi, Mme Borrel et ses avocats, Mes
Olivier Morice et Laurent de Caunes, ont fustigé "des
pressions politiques incontestables" de l'Etat français dans
cette enquête. "C'est Chirac qui a suggéré au président
djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, d'attaquer la France devant
la Cour internationale de justice", a affirmé Me Morice.
"L'honneur de la France est retombé bien bas", a renchéri Mme
Borrel.
L'Élysée avait
annoncé mercredi que Mme Borrel serait reçue au palais
présidentiel, mais pas nécessairement par le chef de l'État.
Borrel, une affaire
d'État
Source :
LE MONDE | 09.06.07 |
Djibouti,
19 octobre 1995, 7 h 20. Au bas d'un dénivelé rocheux, des
gendarmes français découvrent le corps sans vie
partiellement calciné d'un magistrat, français lui aussi,
Bernard Borrel. Sa jeep est restée au sommet du ravin.
Accéder à ce lieu désolé suppose de croiser deux barrages
militaires - un français, un djiboutien. En principe, les
registres détaillés des passages sont bien tenus.
Pourtant, selon l'instruction de la juge parisienne Sophie
Clément, les registres de cette journée fatidique sont
introuvables.
Le même
jour, 9 h 41 : un télégramme de l'ambassade de France à
Djibouti informe Paris : "Selon son entourage, M. Borrel
avait été profondément affecté par l'annonce du suicide
d'un de ses amis intervenu en France il y a trois
semaines." A cet instant, le cadavre gît encore sur les
rochers, aucun médecin ne l'a examiné. Une heure après, le
docteur Hubert Trillat, dépêché sur place, rédige un
certificat de décès : "Mort accidentelle dont les causes
demandent à être déterminées", écrit-il. Pas question,
encore, de suicide.
18 h 17 :
un autre télégramme de l'ambassadeur Jean-Marie Momal au
ministère de la coopération explique : "Les constations
effectuées ce jour (...) permettent de considérer comme
très probable que M. Borrel a mis fin à ses jours." Ce
message est fondé sur les observations d'André Minana,
policier français de l'ambassade. La thèse du suicide par
le feu s'écrit là. Elle s'imposera dix ans.
Ce 19
octobre 1995, le corps de Bernard Borrel arrive enfin à la
morgue de l'hôpital des armées françaises de Djibouti, le
Centre Bouffard. Douze ans plus tard, le 23 mars 2007,
Alexandre Barrier, alors employé à la morgue en tant
qu'appelé du contingent, se souvient qu'une capitaine
française qui travaillait avec lui a attiré son attention
"sur un hématome rond, quasi parfait, sur la tête de M.
Borrel. Elle m'a dit : "Prends ta bouteille de Pepsi et
met-là sur le rond, elle tiendra toute seule." C'était
comme s'il avait reçu un coup de maillet dans le front."
Ce détail, a priori très visible, n'avait pas été relevé
par le policier Minana. Fait troublant, Alexandre Barrier
se souvient aussi que, ce 19 octobre 1995, ses supérieurs
lui avaient "demandé de signer un papier indiquant qu'(il)
ne divulguera aucune information sur ce qu'(il) avait vu".
Dix ans durant, la blessure au crâne restera ignorée des
comptes-rendus d'autopsie.
Le 3
février 2004, la juge Sophie Clément interroge le
professeur de médecine légale Patrice Mangin sur ce
mystère, ainsi que sur une "lésion de défense" à
l'avant-bras de la victime laquelle n'avait pas non plus
été observée lors des précédentes expertises. "Si on ne va
pas regarder quelque chose, on ne voit pas", glisse le
médecin, qui ajoute : le traumatisme à la tête "ne
pourrait pas" provenir d'une chute du corps sur les
rochers. Selon lui, il résulte d'"un coup porté avec un
instrument contondant". A la juge qui demande si,
conformément au scénario du suicide, Bernard Borrel a pu
"s'asperger d'essence debout ou à genoux et qu'il ait
ensuite couru vers l'endroit où il a été retrouvé",
l'expert répond : "Non (...) ce n'est pas possible." Le
professeur croit utile de signaler cependant que "les
constations immédiates après le décès (à Djibouti) n'ont
pas été faites de manière appropriée".
Yves Bot,
qui était alors procureur de la République à Paris,
rappelle qu'après cette audition il n'a "jamais caché dans
(son) analyse du dossier qu'(il) considérai(t) que Borrel
avait été assassiné". A cet instant, ce n'est plus une
simple thèse défendue par sa veuve, Elisabeth Borrel : le
meurtre de son mari devient la piste privilégiée par le
parquet. Position adoptée par tous les successeurs de M.
Bot, y compris l'actuel procureur, Jean-Claude Marin.
Interrogé par Le Monde, celui-ci admet : "La thèse du
suicide a été portée pendant un certain temps et puis les
choses ont évolué. Plusieurs éléments, notamment des
constations médico-légales et pyrotechniques, ont fait que
la thèse du suicide apparaissait fortement improbable.
Aujourd'hui, notre position est plutôt de considérer que
c'est un acte criminel. Pour l'instant, il nous manque
encore une pièce sans doute déterminante du puzzle :
pourquoi ? Ou pour qui ? Nous ignorons encore
l'architecture de ce schéma criminel."
Reste donc
à découvrir les mobiles et à identifier le donneur
d'ordre. Sur ce point, les services de renseignement
français pourraient fournir des informations cruciales. Le
17 septembre 2004, dans un courrier adressé à la ministre
de la défense, Michèle Alliot-Marie, la juge d'instruction
l'avertit que des soupçons pèsent sur l'entourage du
président de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh. Faute d'avoir
reçu la totalité des notes de la DGSE afférantes à
l'affaire Borrel, la magistrate convoque Régis Ollivier,
chef d'antenne du "service" à Djibouti en 1995. Mais, à la
plupart des questions, l'intéressé oppose le
secret-défense. "Il s'agit d'une affaire politique (dont)
la réponse ne peut être que politique. D'Etat à Etat."
Le 23 juin
2004, Henri Fontana, autre fonctionnaire de la DGSE, qui
enquête sur des réseaux de corruption internationaux,
consent à éclairer davantage l'instruction. Il cite une
source de son service qui lui "a donné des détails sur la
légende construite autour de la mort de Bernard Borrel
pour dissimuler l'assassinat et également pour que sa mort
serve d'exemple". L'agent de renseignement estime que le
juge Borrel "aurait été assassiné en raison d'informations
compromettantes recueillies dans le cadre de ses activités
professionnelles à Djibouti".
Un autre
agent partage cette analyse : Daniel Tonnot. Au moment du
drame, à Djibouti, il est le numéro deux de l'unité locale
de la direction de la protection et de la sécurité de la
défense (DPSD). Selon lui : "Les commanditaires du
"suicide" étaient certainement des gens haut placés au
gouvernement de Djibouti (...). Ismaël Omar Guelleh était
mêlé dans toutes les grandes affaires, celle de
(l'attentat) du Café de Paris, trafic d'armes, d'argent
(...) Certainement que M. Borrel en savait trop sur ces
affaires."
A Paris
comme à Djibouti, les décideurs commencent à s'inquiéter.
Le 17 juin 2004, le procureur djiboutien Ali Djama
Souleiman demande à la justice française qu'on lui
communique la totalité des pièces d'instruction. A
Versailles, le nom du procureur est familier des
magistrats chargés de l'affaire Borrel. Une plainte, en
cours d'examen, le vise personnellement pour "pressions"
effectuées sur deux militaires djiboutiens, expatriés en
Belgique, qui mettent directement en cause l'entourage
immédiat du président Guelleh dans l'élimination du juge
Borrel.
Obtempérer
à la demande djiboutienne reviendrait donc à communiquer
le dossier à des personnes mises en cause. La juge
renâcle. Mais, comme le révèlent les 900 pages de
documents saisis le 23 avril au ministère de la justice et
aux affaires étrangères, - dont Le Monde a pu prendre
connaissance -, les intérêts diplomatiques peuvent parfois
primer sur l'intérêt d'un dossier judiciaire.
Le 30
juillet 2004, Laurent Le Mesle, alors directeur de cabinet
du garde des sceaux, signe une note sans ambiguïté pour
ses services : "Je vous remercie de veiller à ce qu'il
soit apporté une réponse favorable à la demande formulée
par les autorités djiboutiennes." Ex-conseiller juridique
de Jacques Chirac à l'Elysée, Laurent Le Mesle est
aujourd'hui procureur général près la cour d'appel de
Paris. Il n'a pas souhaité répondre à nos questions.
Conseil de
Djibouti, l'avocat parisien Francis Szpiner maintient que
la requête de son client repose sur des bases juridiques
valables. Mais la juge Clément, pointant un vice de
procédure, s'oppose à la transmission de tous ses éléments
d'enquête. Les responsables politiques djiboutiens
insistent.
Dans un
courrier du 28 septembre 2004 à Pierre Vimont, son
homologue aux affaires étrangères, Laurent Le Mesle
annonce qu'une nouvelle démarche va être conseillée à
Djibouti : "La demande (...) sera alors satisfaite, en
tenant compte du délai qu'imposera la copie des 35 tomes
de la procédure judiciaire."
La juge
Sophie Clément douchera une seconde fois ce bel optimisme
en rendant, le 5 février 2005, un acte de "soit transmis"
négatif. La requête djiboutienne, écrit-elle, "apparaît
comme un détournement de procédure effectué dans l'unique
but de prendre connaissance d'un dossier contenant
notamment des pièces mettant en cause le procureur de la
République de Djibouti". A l'époque, le cabinet du garde
des sceaux se range à cette décision. Au sommet de l'Etat,
on se désole.
Une note
de travail de la direction Afrique-océan Indien du Quai
d'Orsay, rédigée pour préparer la rencontre du 17 mai 2005
entre le président Jacques Chirac et Ismaël Omar Guelleh,
considère : "Malheureusement, les services de la
chancellerie ont mal évalué les conséquences d'une telle
transmission (du dossier à Djibouti) : M. Perben, le
ministre de la justice, pourrait être poursuivi par Mme
Borrel pour forfaiture."
C'est
alors que germe, à Paris - un comble ! -, l'idée d'obliger
la juge française à obéir en suggérant à Djibouti
d'attaquer la France devant la Cour internationale de
justice (CIJ). Dans un télégramme diplomatique daté du 25
juin 2005, l'ambassadeur à Djibouti, Philippe Selz, relate
un entretien avec le ministre djiboutien des affaires
étrangères : "Il m'a dit qu'il "réfléchissait à notre idée
de recours à la CIJ"." Djibouti a déposé plainte à La Haye
le 9 janvier 2006. Le 30 mai 2007, après l'élection de
Nicolas Sarkozy, Ismaël Omar Guelleh était de passage à
Paris. On ignore qui il a rencontré.
Guillaume Dasquié, Journaliste indépendant
Reuters : L'État français en position d'accusé dans l'affaire
Borrel
Source :
Reuters, Samedi 9 juin 2007
PARIS
(Reuters) - Des documents saisis par la justice et publiés par
le journal Le Monde daté de dimanche montrent que le France
voulait transmettre à Djibouti le dossier sur l'enquête
concernant la mort du juge Bernard Borrel en 1995.
Le corps
carbonisé de ce coopérant français, conseiller technique
auprès du ministère de la
Justice djiboutien, avait été retrouvé près de la ville de
Djibouti en octobre 1995. L'hypothèse du suicide avait d'abord
été retenue, mais la piste criminelle est désormais suivie,
après des expertises médico-légales.
Certaines
dépositions, dont des éléments sont toutefois contestés,
ouvrent l'hypothèse d'un assassinat politique sur ordre du
pouvoir djiboutien.
Deux documents
saisis en avril lors de perquisitions aux ministères de la
Justice et des Affaires étrangères montrent que Laurent Le
Mesle, alors directeur de cabinet du ministre de la Justice
Pascal Clément, devenu aujourd'hui procureur général de Paris,
a tenté de favoriser la transmission totale du dossier
criminel à Djibouti, comme les autorités de ce pays le
demandaient.
"Je vous
remercie de veiller à ce qu'il soit apporté une réponse
favorable à la demande formulée par les autorités
djiboutiennes", écrit Laurent Le Mesle dans une note à ses
services datée du 30 juillet 2004.
Plus tard, le
28 septembre 2004, Laurent Le Mesle écrit à son homologue du
Quai d'Orsay Pierre Vimont pour conseiller à Djibouti
d'insister. "La demande sera alors satisfaite, en tenant
compte du délai qu'imposera la copie des 35 tomes de la
procédure judiciaire."
LE MESLE NIE
LES PRESSIONS
Dans un
communiqué samedi, Laurent Le Mesle, ancien conseiller de
Jacques Chirac à l'Elysée, nie les accusations de
manoeuvres.
"Il tient
(...) à affirmer, de la manière la plus solennelle, qu'il n'a
jamais exercé de pression sur la
justice. Il a, au contraire dans ce dossier, toujours agi
dans le respect de la loi et des responsabilités qui étaient
alors les siennes", déclare-t-il.
La juge
d'instruction Sophie Clément, chargée de l'enquête à Paris sur
la mort de Bernard Borrel, a finalement refusé en février 2005
dans une ordonnance la transmission de ce dossier à Djibouti.
Une note de
travail de la direction
Afrique du Quai d'Orsay du 17 mai 2005 laisse alors
transparaître un embarras : "malheureusement, les services de
la chancellerie ont mal évalué les conséquences d'une telle
transmission. M. Perben, le ministre de la
Justice, pourrait être poursuivi par Mme Borrel pour
forfaiture".
Paris semble
alors avoir suggéré à Djibouti d'insister encore en déposant
une plainte devant la Cour internationale de
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