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Dernières nouvelles - Édition en Ligne de
Juin 2010
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Directeur
de publication : Mohamed Ali Abdou. Codirecteur :
Mahdi Ibrahim A. God. Email :
realite_djibouti@yahoo.fr
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Compte rendu de la table ronde de l'UAD à
Bruxelles samedi 26 juin 2010
La Table ronde de
l'UAD à Bruxelles tenait à informer les Djiboutiennes et les
Djiboutiens de la diaspora sur la mobilisation citoyenne
grandissante aujourd’hui à Djibouti. Responsables politiques
et associatifs étaient les invités de cette conférence afin
d’instruire l’assistance sur des thématiques spécifiques.
Les organisateurs de
la Table ronde ont distribué en entrée de séance le
mémorandum de l’UAD du 8 mai 2010, déjà adressé aux
chancelleries occidentales à Djibouti, accompagné de
l’interview accordé en juin 2010 à
Réalité par
le président de l’ARD Ahmed Youssouf.
Ali Iftin
est le premier intervenant de la Table ronde. Il a présenté
la liste des conférenciers et les conditions dans lesquelles
a été organisé cet événement. Il a remercié l'assistance
nombreuse venue honorer la Table ronde de sa présence, et
en particulier
Madame Laurence
Davidovicz, de l’association SURVIE, d'avoir accepté d’être la
modératrice des débats.
Mahdi Ibrahim God,
Vice-président de l’ARD, lui a succédé pour introduire la
conférence et pour présenter la situation politique de
Djibouti. Le Vice-président a rappelé le rejet total actuel
de la politique d’Ismaël Omar Guelleh par les Djiboutiens
grâce à une mobilisation remarquable. Le but recherché à la
Table ronde a été rappelé, il s’agit de faire en sorte que
la diaspora se saisisse du contexte de la mobilisation de
l’opposition afin d'apporter sa contribution.
Le Vice-président a
présenté également les thèmes des interventions programmées.
Jean-Loup Schaal, président de l'Association pour le respect
des droits de l'homme à Djibouti (ARDHD) et animateur du site ardhd.org, interviendrait
sur le thème de la situation des droits de l’homme à
Djibouti, Ali Coubba, président d’Uguta-Toosa, présenterait le
programme d’Uguta-Toosa, Ismaël Bouh, président de
l’association Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS), présenterait cette nouvelle association de
Bruxelles, Maki Houmedgaba, représentant de l’ARD en Europe,
présenterait les activités de l’ARD à Djibouti et en Europe,
Mohamed Reyaleh, sympathisant de l'opposition, présenterait
son engagement militant dans la lutte et Cassim Ahmed Dini,
délégué plénipotentiaire de l’ARD, interviendrait sur le thème
« quelle opposition pour quelle lutte ? ».
Jean-Loup Schaal,
président de l’ARDHD, a présenté le contexte de la
réunion politique de la table ronde et remercié l’ARD de
l’invitation reçue. Le président de l’ARDHD a passé en revue
les actions auxquelles cette association a pris part depuis
sa création en 1992 en soutien à la lutte pour le respect
des droits de l’homme à Djibouti. M. Schaal a lu une lettre
adressée à lui par Jean-Paul Abdi Noël, président de la
Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), présentant la situation des violations des droits de
l’homme à Djibouti et demandant à Jean-Loup Schaal
d’intervenir à la Table ronde au nom de la LDDH.
Ismaël Bouh,
président du Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS), a
remercié l’ARD, l’UAD, l’ARDHD et SURVIE pour leur soutien.
Il a présenté le CDS, une association créée récemment à
Bruxelles après un an de réflexion, afin de s'engager dans
une lutte
solidaire avec les Djiboutiens. Le mot d’ordre de
l’association est de lutter contre les fléaux qui minent la
société djiboutienne, à savoir le communautarisme, le khat,
le sida, l’illettrisme, la famine, parmi d’autres.
Ali Coubba,
président d’Uguta-Toosa, a présenté le programme de cette
organisation, créée en France en 2005. Elle a mené une lutte
pacifique et soutenu les organisations politiques de
l’UAD. Ali Coubba a présenté une analyse de la situation
politique et sociale de Djibouti, appelant à une transition démocratique à Djibouti pour
mettre en place un Etat de droit digne de ce nom. Voilà un
pays où les inégalités sociales sont telles que par exemple
un PIB en augmentation de 4 % n’a pas d’impact sur un taux
de chômage de 65 %, a conclu M. Ali Coubba.
Idriss Hulay et Omar
Dababeh,
deux
étudiants en droit et
militants d’Uguta-Toosa, ont
diffusé une vidéo où ils présentent le sens
de leur engagement politique dans cette organisation, ainsi
que leur désir farouche de contribuer à réunir l’opposition.
Abdourahman Iftin
a présenté la lutte menée en Belgique par une organisation
dénommée « ged » en lien avec les partenaires de
l’opposition. Cette organisation exprime le désir de
s’associer davantage à l’action commune de l’opposition
djiboutienne et d’intégrer une éventuelle plateforme
unitaire.
Maki Houmedgaba,
représentant de l’ARD en Europe, a présenté les activités de
l’ARD à Djibouti et en Europe. L’ARD, anciennement FRUD, a
été baptisée en 2002, un an après la signature de l’accord
de réforme et de concorde civile de mai 2001 et un an avant
les élections législatives de janvier 2003. La victoire de
l’UAD à ces élections législatives ayant été ravie à
l’opposition par les fraudes qui ont entaché le scrutin,
l’ARD a depuis lors choisi, dans le cadre de l’UAD, de ne
plus participer à des élections aussi longtemps que les
conditions de la transparence électorale n’étaient pas
réunies. La mobilisation en cours à Djibouti a amené l’ARD
en Europe à relayer, dans le cadre de l’UAD, l’action et le
témoignage de l’opposition djiboutienne auprès de la communauté
internationale.
Cassim Ahmed,
délégué plénipotentiaire de l’ARD, a présenté le contexte de
la lutte politique autour de Djibouti selon la thématique
« Quelle union pour quelle opposition ? ». M. Cassim a
élaboré un tableau général des mouvements et des
personnalités de l’opposition selon le type de lutte
pacifique ou militaire revendiqué ainsi que selon les grands
ensembles auxquels les uns et les autres se rattachent. Une
analyse politique de ce panorama a permis de faire émerger
une conscience de l’évolution en cours et des enjeux
inhérents.
De fait, une
vigilance a paru devoir s’imposer s’agissant des engagements qui animent
des personnalités toujours membres de l’actuelle mouvance
présidentielle mais qui montrent des velléités à s'afficher
dans
les rangs de l’opposition. Le délégué plénipotentiaire a
également démontré l’esprit d’ouverture qui anime l’UAD en
général et l’ARD en particulier à l’endroit de toute
les sensibilités de l’opposition. Un appel a été lancé à
cette occasion par M. Cassim pour recueillir un soutien de la diaspora à la
mobilisation citoyenne en cours à Djibouti.
Une longue séance de
questions / réponses a succédé au débat. Le plus gros des
questions ayant porté sur la nécessité de rassembler
l’opposition dans toute sa globalité et dans toute sa
diversité, un point clé qui est apparu au fil du débat comme
une condition sine qua non pour vaincre le régime d’Ismaël
Omar Guelleh.
Dans l’assistance,
Madame Samia Youssouf, membre du bureau de l’Association LîDjibouti, est intervenue sur le thème des mutilations
génitales à Djibouti et a exposé son expérience au sein de cette
association.
A son tour, Madame
Naîma Ahmed a abordé le thème de la participation des femmes
à l’action politique de l’opposition. En effet, Mme Naîma
Ahmed a dit regretter l’absence des femmes dans les instances de
décision de l’opposition djiboutienne, alors que celles-ci
pourraient apporter un éclairage essentiel sur le contexte
quotidien de la société djiboutienne.
Enfin, les
organisateurs de la Table ronde se sont félicité du succès de
la manifestation de l’opposition djiboutienne qui s’était
tenue le même jour devant le siège de la Commission européenne
de
Bruxelles. Des représentants de l’ARD ont pu participer à ce
rassemblement avant de retourner à la Table ronde, car tel est
bien le credo de l’opposition : c'est tous ensemble que
nous vaincrons.
Maki
Houmedgaba, Représentant de l’ARD en Europe
Paris, le 1er juillet 2010
Message de remerciements du Vice-président de l'ARD
Message de remerciements de M. MAHDI IBRAHIM A. GOD au
Comité d'organisation de la table ronde de Bruxelles et aux
différents intervenants qui ont pris la parole.

La table ronde de l’UAD qui s’est tenue à Bruxelles le 26
juin a été un franc succès.
J’adresse mes plus vives
félicitations au comité d’organisation et mes plus sincères
remerciements à l’ensemble des participants, auditoire et
intervenants.
La qualité des débats
et la modération des propos ont démontré que nul, malgré
l’éloignement de l’exil, ne perdait de vue l’essentiel :
la diaspora doit assumer
ses responsabilités en accompagnant concrètement la
mobilisation populaire qui se déroule actuellement dans le
pays.
Un appel en ce sens a été
lancé par l’ensemble des organisations djiboutiennes
présentes à cette table ronde, ce qui témoigne d’une réelle
volonté d’union.
Cette inéluctable unité est
plus que nécessaire aujourd’hui lorsque sous la bannière de
l’UAD notre peuple défie le régime répressif et assassin du
Rpp qui tente encore se maintenir au pouvoir. Il en va de
notre responsabilité à tout un chacun pour appuyer ce bras
de fer entre un peuple meurtri mais courageux et déterminé
et un régime dont tous les paramètres de sa gestion du pays
sont une catastrophe et une calamité nationale.
Cette analyse de la situation nationale maintes fois évoquée
par les participants à cette table ronde revêt un caractère
d’urgence à laquelle la diaspora djiboutienne doit méditer
en s’attelant à la mise en place d’un cadre unitaire en vue
de soutenir, tant moralement que matériellement,
nos compatriotes en lutte pacifique contre la dictature. Sur
ce je lance un appel solennel à tous les Djiboutiennes et
Djiboutiens vivant à l’étranger.
En remerciant encore une fois l’assistance aussi nombreuse
que déterminée, je ne peux conclure ce message sans réitérer
mes vives félicitations à :
- Madame Laurence DAVIDOVICZ de l’Association SURVIE ;
- Madame Samia YOUSSOUF, membre bureau de l’Association LîDjibouti, dont l’intervention
portait sur les mutilations génitales, et a exposé son
expérience au sein de cette association. Suivi de Madame
Naïma Ahmed qui a parlé de combattre en faveur de la
représentation et de la place en politique des femmes a été
un point important dans ce débat. Nous lui souhaitons un
grand courage et lui promettons de rester en contact ;
- Monsieur Jean-Loup SCHAAL, Président de l’ARDHD qui
contribue fortement à la lutte du peuple djiboutien et
continue d’apporter son aide aux réfugiés ;
- Mon grand frère et Président de la LDDH, Jean-Paul ABDI
NOEL, dont le texte émouvant écrit spécialement pour cette
table ronde et lu par Monsieur SCHAAL nous a tous
réconfortés à cet instant où l’unité de l’opposition semble
battre de l’aile ;
- Mon ami et bientôt compagnon de lutte et camarade de parti
Ali Coubba, dont la patience et la détermination forcent
notre respect ;
- Moustapha Abdillahi Iftin qui vient de s’engager résolument dans la voie
d’une action unitaire ;
- Monsieur Ismail BOUH, Président du CDS, nouvelle
association djiboutienne de droit belge. Je vous souhaite de
tout mon cœur la réussite de votre association et surtout un
grand courage pour impulser davantage nos compatriotes de
Belgique vers un engagement infaillible aux côtés des
manifestants pour la démocratie à Djibouti et contre le
troisième mandat de l’usurpateur Guelleh ;
- Aux responsables de l’ARD en Europe qui ont su avec
honneur et dévouement répondre au nom de l’UAD aux questions
des intervenants en expliquant clairement les tenants et les
aboutissants d’une telle rencontre ;
- Enfin, je lance un grand Bravo au comité d’organisation de
cette rencontre et félicite les nombreux autres compatriotes
qui ont participé et contribuer à la réussite et au succès
certain de cette table ronde du 26 Juin 2010 à Bruxelles.
Mahdi IBRAHIM A. GOD
Vice-Président de l’ARD
Membre du Bureau de l’UAD
PARIS, LE 30 JUIN 2010
Note de synthèse de la Table ronde de l’UAD à
Bruxelles le 26 juin 2010
Note de synthèse de la
Table ronde de l’UAD à Bruxelles le 26 juin 2010
La table ronde organisée par l’Union
pour l’Alternance Démocratique (UAD) à Bruxelles samedi 26
juin 2010 s’inscrivait dans un contexte particulier. Alors
que la mobilisation populaire s’amplifie dans le pays, sous
l’impulsion d’une opposition plus unie que jamais, la
capitale française avait été l’avant-veille le théâtre d’un
événement pour le moins saugrenu : un avocat français
annonçant la constitution d’une nouvelle coalition politique
djiboutienne. Le thème de la table ronde (comment la
diaspora peut-elle accompagner la mobilisation populaire en
cours ?) revêtait une urgence particulière qu’intervenants
et auditoire n’ont pas manqué de soulever.
La nouvelle configuration ainsi définie
imposait un choix évident : soit soutenir la marche de notre
Peuple vers son émancipation dans le combat unitaire mené
par l’UAD, soit se couper du véritable terrain de lutte
qu’est le pays et suivre l’aventurisme d’une opposition
exilée ignorant les sacrifices de ses concitoyens au nom
desquels elle prétend pourtant lutter.
La réponse n’a pas été difficile à
trouver : prétendre lutter de l’extérieur sans aucune
coordination avec l’intérieur constitue une inacceptable
usurpation. C’est pourquoi les organisations qui ont répondu
à notre invitation ont réaffirmé leur soutien à l’UAD et se
sont engagées à le concrétiser au sein d’une structure
unitaire travaillant depuis l’étranger mais totalement
solidaire des mots d’ordre et des stratégies de lutte
pacifique définis à Djibouti.
Nombreux furent également les membres
de notre diaspora qui, à titre personnel, ont adhéré à cette
démarche de bon sens tout en souhaitant qu’un débat
s’instaure afin de restaurer l’indispensable unité de
l’opposition djiboutienne.
Communiqué du Vice-président de
l'ARD : Uguta-Toosa intègre l'ARD

Communiqué du 26 juin
2010
Après contact
téléphonique avec notre président Ahmed
Youssouf, puis par voie du courrier du 26
juin 2009 adressé au vice-président Aden
Mohamed Abdou, le Président d’Uguta -Toosa
Ali Coubba et les membres du bureau
politique ont formulé le souhait de voir
leur organisation intégrer les structures de
l’ARD afin de rassembler nos forces.
En réponse, le délégué
plénipotentiaire de l’ARD, Cassim Ahmed Dini
s’en est félicité et a assuré le Président
d’Uguta-Toosa qu’il allait transmettre ce
vœu au reste de la direction à Djibouti.
Lors des dernières assises l’ARD, une
recommandation
ad hoc
a été adoptée en ce sens, invitant les
responsables des deux formations à
concrétiser ce rapprochement dans les plus
brefs délais.
Ainsi, en marge de la table ronde de l’UAD
tenue à Bruxelles le 26 juin 2010, les
responsables de ces deux formations se sont
retrouvés pour donner un contenu formel à ce
projet.
Il en est sorti
une officialisation de l’intégration d’Uguta-Toosa
au sein de l’ARD.
Il
a été convenu de mettre en place une
structure commune du travail afin
d’amplifier l’action que l’ARD mène
pacification à l’intérieur du pays dans le
cadre de l’UAD.

Bruxelles,
le 26 juin 2010
Mahdi Ibrahim A. GOD
Vice-président de l’ARD
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Le Président |
Réquisitoire
du 23 juin
2010
à la Cour
Criminelle
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Réquisitoire du Parquet contre le
Milliardaire Charles Boreh… ou simple
réquisitoire de son ex-ami et complice IOG ?
« C’est l’histoire d’un homme d’affaires
pris en flagrant délit de fraudes mais qui,
pour faire oublier ses actes d’escroqueries,
s’efforce d’apparaître comme un martyr
politique »
Parole d’escroc au sommet de l’Etat ?
A Djibouti, il est coutumier que les Chefs
d’inculpation et les chefs de poursuites
évoluent aux cours des audiences.
Ainsi, concernant l’Affaire BOREH et
consorts, le Président de la Cour avait
qualifié les faits de « malversations »,
tandis que le Procureur général s’est emparé
du motif de « terrorisme ».
Les non spécialistes du jargon judiciaire se
demandent s’il n’y a pas quelques
contradictions qui auraient surtout une
influence sur la gravité des peines
encourues.
Ce procès, à mon avis, est un procès
politique, qui ouvre une polémique mais à
sens unique car l’avocat français Maître
Morice avait été empêché de venir à Djibouti
pour défendre son client Charles Boreh.
Ce procès est un procès inique.
Il s'agissait dans les faits d’un règlement
de compte (par parquet interposé ?) entre
deux mafieux, entre deux vieux amis
milliardaires l'un et l'autre, qui après
avoir affamé la majorité des populations
Djiboutiennes viennent s’entre bouffer en
étalant devant lajustice leurs affaires et
les crimes organisés dont ils sont
directement ou indirectement responsables.
On a oublié la haute corruption et les
autres dossiers sous jacents, tels que les
trafics de mercure, du café et la fuite des
capitaux Ethiopiens à partir Djibouti après
la chute de Mengestu mais aussi vers la fin
de Siad Barreh en Somalie.
Avec, cerise sur le gâteau, l ’acquisition
de facto de la Banque de Somalie et de bon
nombre de biens immobiliers de la République
démocratique de Somalie. Ceci pourrait
expliquer en partie les raisons pour
lesquelles, le candidat mafieux IOG souhaite
imposer un gouvernement Somali nommé à
l’extérieur de la Somalie et qu'il demande
aux Nations Unies l’extermination du Peuple
Somali et le démantèlement du Territoire
Somali.
Le Réquisitoire du Procureur Général a été
long. Il a rappelé sans cesse pour ne pas
dire marteler, l’ingratitude de Charles
Boreh, qui s’est enrichi et qui a occupé
l'un des plus hauts postes stratégiques : la
direction du Port international de Djibouti.
C'est le poumon de l’Etat et une source de
revenus pour ceux qui peuvent en détourner
les recettes.
Hélas, aujourd’hui on a l’impression que les
deux Ports sont malades, car les armateurs
ont fui la région.
Pour une fois, le Procureur s'exprimait sur
un ton serein, sans l'agressivité qu'on lui
a connu lors de précédents procès
politiques.
Le Procureur Général a mis l’accent, tout
son poids, tout son « verbe éloquent » non
pas à démontrer des faits réels, des faits
judiciairement reprochés, mais il s’est
attelé longuement et sans complaisance à
décortiquer l’ingratitude de Charles Boreh
qui s’est enrichi sur le dos de l’Etat.
Le Procureur Général n’a pas cessé à
marteler le fait que « Boreh s’était enrichi
grâce à ce pays ».
A maintes reprises, le Procureur Général a
soulevé « la conscience collective».
En bref, le Réquisitoire du Procureur
Général Djama Souleiman était émouvant.
Chiffre en main il a dévoilé les centaines
et les centaines de millions de dollars que
Charles Boreh avait géré en toute liberté et
grâce auxquels, il s’était enrichi (Oubliant
les rétrocessions consenties à son "pote"
IOG).
Il faut savoir que plus de 350 millions de
dollars ont été gérés sans contrôle, dans
l’opacité la plus totale. Il va sans dire
que ni la justice Djiboutienne, ni même la
Cour des Comptes et encore moins l’Assemblée
nationale n’auront communication des
opérations financières entre les mains du
couple IOG-Boreh pour la partie concernant
les Autorités Djiboutiennes. De leur côté
les dirigeants de Dubaï Port Authority avait
pris le soin à gérer leur partie en toute
discrétion.
Le Procureur a souligné que Boreh ne
possédait que le Restaurant Bar Dancing « le
Pénélope… et qu'il n’avait pratiquement pas
d’autres ressources personnelles connues ».
Au fait, si ma mémoire est bonne, le
Procureur Général n'était encore qu'un
brillant étudiant en Droit en France lorsque
le Pénélope avait cramé.
Après l'incendie, il est bon de rappeler que
les Assurances avaient rapidement et
généreusement indemnisé Boreh probablement
grâce son ami complice, malgré des soupçons
d’un incendie criminel.
Rappelons aussi, qu'à la même période, une
centaine de tracteurs à destination de la
Somalie ont été confisqués manu militari par
le couple Boreh-IOG pour être revendu en
Ethiopie.
Il est vrai que la liste des actes de
gangstérisme d’Etat est bien longue. Ces
crimes et délits on été opérés sous couvert
de la Sécurité intérieure et extérieure,
avec le silence permanent des Autorités
judiciaires.
Ce sont ces actes de gangstérisme d’Etat qui
ont permis à ces deux individus de
s’enrichir à outrance et d'organiser, au
travers d'élections mascarades la pérennité
de leur position dominante aux commandes des
forces de la Nation et asservissant le
Peuple de Djibouti par la terreur.
Moralité : il est temps que les
Djiboutiennes et les Djiboutiens se
mobilisent pour combattre ce régime par tous
les moyens efficaces. Il faut permettre à la
Justice Djiboutienne et en particulier au
Parquet de traîner devant le Tribunal,
l’escroc N° 1 le candidat Ismaël Omar
Guelleh qui continue à vider les Fonds et
les biens de l’Etat illégalement et en toute
impunité. Parallèlement, il continue à
ordonner des crimes organisés et des
opérations sanglantes de répression contre
nos populations civiles.
NOEL ABDI JEAN-PAUL
|

Le Président |
ASPECTS
ILLEGAUX DE
LA
MODIFICATION
DE LA
CONSTITUTION
DJIBOUTIENNE
: 18 JUIN 2010 |
La présentation des aspects
illégaux de cette
modification
constitutionnelle peuvent
être classés selon plusieurs
catégories, auxquelles nous
ajouterons un commentaire
d’ordre général :
- Les vices de
présentations et vices de
formes ;
Dans son ensemble, il
ressort que :
a) Ce premier Texte
législatif portant révision
de la Constitution du 4
septembre 1992 promulguée le
15 septembre 1992, ce Texte
de Révision a été adopté par
l’Assemblée nationale en
deuxième Lecture le 19 avril
2010, puis immédiatement
promulgué le 21 avril 1992
comme en procédure
d’urgence, ce qui laisse
supposer que le Chef de
l’Etat était le principal
commanditaire de cet
artifice juridique, qui
malheureusement n’a pas de
structures juridiques
articulées.
b) La rédaction de ce Texte
législatif n’est pas du tout
motivée, elle est
incohérente et manque même
de syllogisme, sans aucune
corrélation des causes
réelle de ces révisions, et
dépourvu de logique
rédactionnelle.
c) En principe tout Texte
législatif doit être muni
d’un Exposé des motifs qui
doit introduire le Projet de
Loi lorsqu’il émane du
Gouvernement ou la
Proposition de Loi
lorsqu’elle émane de
l’Assemblée nationale.
d) Le Rapport de la
Commission de
l’Administration générale
même s’il figure dans les
visas ou les VU, n’a pas été
publié dans le Journal
Officiel et n’est pas
accessible au public.
e) Le nom des parlementaires
auteurs de la Proposition de
cette Loi ainsi que la
Proposition de Loi n’est pas
accessible et apparemment
n’existe pas et ne figure
pas dans les visas ou les
VU.
- Les vices de fond ;
Plusieurs articles de la
Constitution Djiboutienne du
4 septembre et promulgué le
15 septembre 1992 ont été
allègrement violé dont
principalement l’article 23
qui limitait à 2 le nombre
de mandats présidentiels.
Il s’agit des articles
88-87-75-40-34-33-24- 23
- Les vices de formes ;
- Commentaires.
Les visas de cette Loi ou
les VU ne se réfère pas à
une Proposition de Loi alors
qui est ou qui sont les
auteurs de cette Loi, qui en
assume l’entière
responsabilité ?
A notre avis, l’auteur
principal est le
commanditaire de cette Loi
scélérate.
Il va s’en dire que le
perpétuel candidat Ismaël
Omar Guelleh a désigné sans
un Décret présidentiel une
Commission AD HOC uniquement
composée des membres du
groupement de l’UMP, suite à
nos informations et grâce
aussi aux images de la RTD.
PROGRAMME DE LA TABLE RONDE DE L’UAD
DU 26 JUIN 2010 A BRUXELLES
A l’occasion du 33ème
anniversaire de l’Indépendance nationale,
l’UAD (Union pour une Alternance
Démocratique) organise, en coordination
avec :
L’ARDHD/LDDH, le CDS,
le FDP et Uguta-Toosa
Et la participation
du GED en qualité d’invité et de Survie en
qualité d’observateur
Une table ronde
autour
du thème « la contribution de la diaspora
à l’actuelle mobilisation populaire contre
un troisième mandat et pour un réel
changement démocratique.
Cette table ronde aura
lieu le 26 juin 2010 à Bruxelles, de 14
heures à 17 heures à l’adresse suivante :
ESPACE PINO FABRIK
35, Rue de Fort 1060 Saint-Gille
DEROULEMENT
1)
Interventions
|
INTERVENANT
|
QUALITE
|
THEME
|
|
Iftin Ali
|
Responsable
du
comité
d’organisation
|
Ouverture
et
présentation
|
|
Mahdi
Ibrahim God
|
Vice-président
de l’ARD,
Membre de la
direction de
l’UAD
Président de
la table
ronde
|
La
contribution
de la
diaspora à
l’actuelle
mobilisation
de l’U.A.D
|
|
Jean-Loup
Schaal
|
ARDHD/LDDH
|
Situation
des droits
de l’homme
à
Djibouti
|
|
NC
|
FDP
|
?
|
|
Ismael Bouh
|
CDS
|
Présentation
d’une
nouvelle
association
en Belgique
|
|
Mohamed
Saleh
Alhoumekani
Mustapha
Iftin
|
GED
|
Le GED
solidaire de
la
mobilisation
populaire
|
|
Ali coubba
|
Président d’Uguta-Toosa
|
Le programme
politique :
les valeurs
et les idées
de Uguta-Toosa
|
|
Maki
Houmed-Gaba
|
ARD,
coordinateur
de la table
ronde
|
L’action de
l’ARD à
Djibouti et
en Europe
|
Laurence
Davidovitch, de l’association Survie, sera
modératrice de la table ronde.
Avant le débat avec le public,
Cassim Ahmed Dini
procèdera à
une récapitulation en tentant de répondre à
la question : « quelle
union pour quelle opposition ? »
2)
Débat avec le public
3)
Décisions et
Recommandations
Il s’agira de définir
le cadre unitaire le plus approprié afin que
la diaspora s’organise pour concrètement
soutenir la mobilisation populaire
grandissante lancée par l’UAD à Djibouti,
c’est-à-dire le véritable terrain de lutte.
Mahdi Ibrahim
Vice-président de l’ARD
Membre du comité directeur de l’UAD
Interview du Président de l’ARD
Ahmed Youssouf Houmed
(dernière partie)
Deuxième partie de l’interview qui a trait
aux situations politiques nationale et
régionale.
« …Le noyau dur du R.P.P., afin de perdurer
au pouvoir et s’enrichir, n’a aucun
intérêt à la Paix et la bonne gouvernance…»
« …Injustice et répression, c’est les
ingrédients et les facteurs déclenchant de
toutes les insurrections ! »
Réalité : Pouvez-vous à présent nous faire
une brève analyse de la situation à Djibouti
qui a motivé cette Mobilisation Générale ?
Ahmed Youssouf Houmed :
Je ne serai peut-être pas bref mais elle se
caractérise par les points suivants :
-
Sur le plan politique : une impasse totale
essentiellement due à la violation
unilatérale par la partie gouvernementale de
l’Accord de Paix Définitive du 12 mai 2001 !
Sa dénonciation par nous en septembre 2005
faute de partenaire responsable a conduit à
cette situation de ni guerre ni paix qui
favorise le chaos que la Mobilisation
Générale vise précisément à éviter et qui
est pour l’instant le dernier recours légal
et démocratique
pour soigner la surdité et l’autisme
politique dont souffre le gouvernement ! Il
faut d’urgence mettre fin au cavalier seul
et à la nuisance du R.P.P. car l’Union pour la
Majorité Présidentielle n’est qu’un confetti
de courants opportunistes du R.P.P., sans
militants. sans objectif politique autre…que
le soutien à un homme, le président, comme
l’indique si bien sa dénomination ! Ce qui
est vraiment court comme programme politique
pour solliciter le soutien d’un peuple dont
l’avis sur le plébiscite est connu
d’avance : un NON massif !!!
Les blocages au
processus démocratique (dissolution par
décret d’un parti légal, le M.R.D. sous un
prétexte fallacieux, et refus de pacifier,
clarifier et équilibrer les règles de la
compétition électorale) viennent aggraver la
reconduction
des causes qui ont conduit au
conflit civil dont le déni de citoyenneté,
qui sert de justification à toutes les
manipulations des statistiques
démographiques, est le plus intolérable ! Il
est devenu clair pour tout le monde
aujourd’hui, que le noyau dur du R.P.P. afin
de perdurer au pouvoir et s’enrichir, n’a
aucun intérêt à la Paix ni à la bonne
gouvernance…. Conscient qu’il est le plus
grand perdant de cette situation, notre
peuple est désormais mûr, prêt, déterminé et
mobilisé pour y mettre pacifiquement et
légalement fin !
-
Sur le plan économique : le succès
dont se gargarise le président
est
localisé et conjoncturel : seule la
capitale et ses deux ports ont profité de la
fulgurante progression du transit des
marchandises vers l’Ethiopie voisine
consécutive à la guerre entre l’Ethiopie et
l’Erythrée et non au savoir-faire émirati
que nous ne contestons pas, mais qui
n’explique pas le boom des activités
portuaires comme tente maladroitement de le
faire croire le gouvernement.
Ce que par contre nous contestons, c’est
l’opportunité de confier la gestion du port
à un opérateur étranger : si l’Etat-RPP a
été incapable de gérer ce levier de
développement économique, on aurait très
bien pu en confier la gestion à notre
chambre de commerce à l’instar d’autres
pays ; mais ce
que nous trouvons inadmissible c’est
l’opacité du contrat de gestion, qui lui,
explique sans doute en grande partie, le
fulgurant enrichissement sans cause du
président et de ses proches…
Quant à la manne financière générée par la
présence des troupes militaires américaines,
françaises, japonaises…son impact sur le
développement humain est quasi nul comme
l’indique la couleur rouge des indicateurs
du développement humain, la dangereuse
progression de la pauvreté extrême et le
poids chaque mois
plus
lourd du chômage…
-
C’est sur le plan social que la situation
est
devenue aujourd’hui, conjuguée aux effets
néfastes de l’impasse politique et l’injuste
redistribution des richesses nationales, insurrectionnelle ! Il n’y a plus de classe moyenne, il y a de
plus en plus de pauvres qui s’appauvrissent,
et une extrême minorité de riches qui
s’enrichit de plus en plus !
Ajoutez à cela l’honteux état d’abandon des
trois-quarts du territoire national après
trente trois ans d’indépendance que la
réhabilitation et la décentralisation
visaient à corriger. D'autre part, ce n’est plus d’une
fracture sociale dont parlait le président
il y a deux ans qu’il s’agit aujourd'hui, mais on
est en présence de deux sociétés qui ne
peuvent plus dans ces conditions coexister
pacifiquement : une oligarchie excluant
l’écrasante majorité, du pouvoir, des
richesses nationales et d’accès aux soins et
à l’éducation surtout dans les régions de
l’intérieur !
Les droits syndicaux sont bafoués au grand
jour et vaut à notre pays les condamnations
récurrentes du B.I.T. et de la Confédération
Syndicale Internationale…Injustice et
répression, c’est les ingrédients et les
facteurs déclenchant de toutes les
insurrections !
Réalité : Passons si vous le voulez bien à
la situation régionale, avec un Accord de
Paix en cours au nord avec l’Erythrée et une
situation qui s’aggrave en Somalie…
A.Y.H. :
Nous l’appellerons Accord de Paix quand il
sera concrétisé ! Pour nous cela signifie
que les belligérants identifient les causes
du conflit, et œuvrent de concert à en
traiter les causes et conséquences. Nous
n’en sommes pas là, il s’agit pour le moment
d’une initiative heureuse de médiation de
l’émir du Qatar que l’A.R.D. accueille
favorablement ! Mais quand on connait la
propension du gouvernement djiboutien à
fouler aux pieds tous ses engagements
nationaux et internationaux, la prudence
reste de mise… !
Quant à la Somalie, il
est grand temps que la communauté
internationale tire une bonne fois pour
toutes, les leçons de ses échecs
successifs ! Nul besoin d’être expert de la
question, ce que je ne suis d’ailleurs pas,
pour conclure que la solution à ce drame qui
nous attriste, ne peut venir que des seuls
Somaliens et non de députés « élus » nommant
un gouvernement, à Djibouti, Nairobi ou
ailleurs, pour régner sur un vaste territoire
contrôlé par des milices armées à ce jour
inexpugnables… Il serait d’ailleurs plus
convenable de parler de Somalies au pluriel…
Notre position sur ce
sujet est restée inchangée depuis 1992.
L’A.R.D. qui est la transformation en parti
politique d’une résistance armée et civile
(F.U.O.D.), continue, comme les regrettés
Cheiko et mon prédécesseur, à plaider pour
une reconnaissance et un renforcement des
entités somaliennes existantes et vivant en
paix comme un début de solution : Le
Somaliland pour ne citer que cet exemple,
connait une paix et un développement que ne
connait malheureusement pas notre pays en
trente trois ans d’indépendance !
La prévention du
terrorisme et une lutte efficace contre la
piraterie ainsi que la stabilité régionale
passe à nos yeux par là ! La politique
régionale du R.P.P. et du gouvernement
djiboutien, par ses ingérences récurrentes
dans les affaires intérieures de tous ses
voisins, constitue un facteur évident de
déstabilisation régionale…
Réalité : Quel rôle jouent les puissances
militairement présentes sur le sol national
pour la Paix civile à Djibouti et la
stabilité politique dans la région ?
A.Y.H. :
Pour le moment leur rôle en faveur d’une
paix civile à Djibouti est insignifiant, le
constat fait par un journaliste indépendant
de « the London Times » est accablant : « La C.I.A.
se livre à partir de Djibouti à une guerre
secrète contre El-Quaeda…La présence de tant
d’Américains aux côtés de Français,
Allemands, Japonais…génère des revenus
substantiels dilapidés, les rues de Djibouti
sont bondés de chômeurs mâchant le khat… » ;
Pire, leur silence complaisant fonctionne
pour le pouvoir comme une incitation à
poursuivre une politique nuisible à tous
points de vue à la paix… et donc à leurs
intérêts ! Mais elles ne sauraient garder
plus longtemps ce silence dès lors que le
peuple se lève pour reconquérir ses droits,
malgré l’inévitable répression.
Djibouti entrerait alors dans un engrenage
difficilement maitrisable de violences
politiques qui mettrait directement en cause
leurs intérêts et elles ne pourront sauf à
les mettre en péril, soutenir une dictature
contre un peuple déterminé et pacifique…Nous
les invitons donc à prendre leurs
dispositions pour jouer dès la rentrée, un
rôle à la mesure de leur rang et de leurs
missions de paix et de développement, car en
2011…il sera trop tard !!!
Dans la région, il
semblerait qu’elles privilégient la guerre
contre le terrorisme à une prévention
efficace qui serait pourtant financièrement
et militairement moins coûteuse, mais il ne
faut pas désespérer de les voir corriger
leurs erreurs…
« Hommage à Zongo »
Sous cette rubrique mensuelle « Réalité » a
décidé de rendre à sa façon un hommage à
Norbert Zongo, journaliste et directeur de
publication de l’ « Indépendant », écrivain
et militant des droits de l’homme…mort
assassiné vraisemblablement par le pouvoir,
à qui a avant tout profité ce crime ! Deux
articles parus dans son journal seront
mensuellement reproduits dans nos colonnes
et livrés à la méditation de nos lecteurs.
Ils sont tirés d’un recueil de ses
éditoriaux intitulé « le sens d’un combat »
et édité par le centre national de presse
Norbert Zongo. Le propre des écrits des
poètes et grands hommes est que leur verbe
traverse le temps et l’espace sans prendre
une ride, avec la même pertinence. Le texte
ci-dessous s’applique si bien à la réalité
Djiboutienne d’aujourd’hui que nous n’avons
pas pu
résister au plaisir de vous le faire
partager…
Le prix de la compromission
A chaque fois que l’occasion lui en
a été donnée, le peuple Djiboutien a
héroïquement refusé la compromission, ce
qu’il continue de faire contre vents et
marées avec la Mobilisation Générale
décrétée par l’U.A.D. Des intellectuels à
Djibouti, dont certains avocats, porteront à
jamais les stigmates du zèle qu’ils ont mis
à servir de leur plein gré
la dictature et
justifier l’injustifiable dans l’hémicycle
ou les média ou les coulisses de
l’imposture, aux heures les plus sombres de
la dictature…
« Réalité » pour sa part,
n’attendra pas leur mort pour rendre à cette
occasion un hommage appuyé à ces héros qui,
quotidiennement défie la dictature au grand
jour : malgré l’explosion d’une grenade
devant son domicile, arrestation, détention
arbitraire, procès, filatures, écoutes…Il
s’agit vous l’avez deviné de la L.D.D.H. et
son président ainsi qu’à
d’autres
anonymes exerçant leurs responsabilités
comme …un sacerdoce, mais aussi au peuple
Djiboutien Mobilisé contre la dictature du
R.P.P… ! La rédaction.
Les peuples comme les
hommes finissent par payer leurs
compromissions politiques ; avec des larmes
parfois, du sang souvent, mais toujours dans
la douleur. Deux illustres et malheureux
exemples de l’heure peuvent être cités en la
matière : le Zaïre et le Togo. Ces peuples,
subjugués et gémissants sous la férule de
tyrans militaires ont malheureusement leur
part de responsabilité dans le drame qu’ils
vivent.
En Afrique, la
compromission des peuples s’effectue à trois
niveaux. Le premier est constitué
d’intellectuels opportunistes qui se servent
de leurs connaissances livresques pour aider
les dictateurs à donner un contour
idéologique et politique à leur tyrannie.
Ces intellectuels sont
les concepteurs des parties uniques et
iniques. Ils applaudissent et encourages la
répression. Ils légitiment et défendent les
barbaries les plus abjectes des tyrans aux
yeux de l’étranger : les crimes crapuleux
deviennent de petits incidents, la
répression la plus féroce devient un simple
maintien d’ordre. Ils organisent une
véritable compagne internationale de presse
pour maquiller et vernir la minable
personnalité des bourreaux au pouvoir. C’est
avec ces intellectuels que des cancres
congénitaux ânonnent leurs premières
théories économiques, juridiques et
philosophiques.
Le tyran peut voler,
tuer, emprisonner, torturer… il sera
défendu, intellectuellement réhabilité par
des « cerveaux » au nom de leurs propres
intérêts. Résultat : la plupart de ces
intellectuels finissent par s’exiler, ou
sont froidement exécutés ou « se suicident »
en prison. Les plus heureux sont ceux qui
sont dépouillés de leurs biens et de leurs
privilèges avant d’être jetés en pâture au
peuple.
Un tyran n’a pas
d’amis éternels !
Le deuxième niveau est
constitué par les opposants de circonstance.
Ils se battent et entraînent des hommes
sincères avec eux avant de rejoindre
l’ennemi d’hier, avec armes et bagages,
surtout avec la liste des opposants
sincères.
Résultat : ils
bénéficient des grâces du tyran pendant
quelque temps avant d’être éjectés,
emprisonnés ou tués.
Un dictateur n’a
confiance en personne, surtout pas en un
ancien opposant !
Le
dernier niveau est constitué des
« indifférents ». Les « pourvu que », la
pure race des égoïstes myopes, (pourvu que
mon salaire tombe, pourvu que je n’aie pas
d’ennuis, pourvu que rien n’arrive à ma
famille…). Comme nous le disait un brave ami
togolais dans les années 1980 : « pourvu que
les bateaux continuent de venir au port,
Eyadema peut faire ce qu’il veut : <on le
laisse avec Dieu ! ». (notre ami est
actuellement réfugié à Cotonou et les
bateaux mouillent toujours au large de
Lomé…).
Résultat :
Personne n’échappe à une dictature
lorsqu’elle s’installe dans un pays !
Comme le dit la sagesse
populaire, chaque peuple a le régime qu’il
mérite. Et chaque compromission avec une
dictature est toujours payée au prix fort.
La règle ne souffre pas d’exception.
L’Indépendant n° 300 du 3 juin 1993
|

Le Président |
Les Répressions à outrance engendrent la Violence.
Djibouti
va-t-elle
emboîter le
chemin d’un
conflit armé
généralisé ? |
Les Répressions à outrance engendrent la Violence. Djibouti
va-t-elle emboîter le chemin d’un conflit
armé généralisé ?
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) depuis ces derniers
mois dénoncent les arrestations illégales
des populations civiles dans le cadre de la
répression raciale, et déplore les
violations des Droits Humains qui
s’aggravent et prennent une tournure
alarmante. Un rapport sera rapidement soumis
aux Organisations des Doits de l’Homme et
Défenseurs spécialisées.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains(LDDH) condamne fermement
la recrudescence des arrestations
arbitraires et des détentions abusives
d'innocents civils originaires du nord de
notre pays.
En effet, des civils auraient été arrêtés, au forage d'ILLI SOOLA à
20km d'Obock le 15 juin dernier, conduits
par l'armée à Waddi puis à Gal'ela, ils
auraient été détenus à la Gendarmerie de
Tadjourah avant d'être transférés au fichier
central de Gendarmerie à Djibouti où ils
seraient toujours détenus.
Il s'agit des personnes dont les noms suivent:
- AHMED ISSE
KAMIL;
- ZEINABA
MOHAMED ABDALLAH;
- AÏCHA
MOHAMED YOUSSOUF.
Par ailleurs la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a
appris avec consternation que Madame HALIMA
BIL’A et ses quatre enfants arrêtés à
Medeho, le 17 avril 2010 et avaient été
placés en résidence surveillée dans un camp
de la Police de Djibouti, auraient été
transférés au centre de rétention de Nagad
où leur condition de détention seraient
effroyables: les enfants seraient d'ores et
déjà malades souffrant entre autre de la
chaleur, malnutrition et déshydrations.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande aux
autorités Djiboutiennes de libérer
immédiatement ces enfants et leur mère ainsi
que tous les civils injustement détenus dont
certains croupissent dans des centres de
détention illégaux depuis plusieurs
semaines.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel
Pressant à la Communauté nationale et
Internationale de se mobiliser pour mettre
au banc des accusés ce régime corrompu et
mafieux, qui arrête illégalement, met en
détention arbitraire souvent dans des lieux
secrets, procède à des disparitions forcées
et parfois à des exécutions extrajudiciaires
de civils innocents.
NOEL ABDI Jean-Paul
|

Le Président |
LETTRE OUVERTE DU 19 JUIN 2010
A MONSIEUR MAHAMOUD ALI YOUSSOUF
MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES
ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE
|
Monsieur le Ministre,
J’ai très bien reçu votre première et aimable invitation afin de
participer au Lancement national du processus du Mécanisme
Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP) qui aura lieu le
lundi 21 juin 2010 à partir de 8h00 au Sheraton Hôtel.
On a déposé chez moi (paraît-il par un certain Said) une carte avec
le tampon du Président Coordinateur du Mécanisme
Africain d’Evaluation des Pairs.
Aucun document sur ce processus du Mécanisme
Africain n’a été porté à ma connaissance et je ne connais
pas même pas le nom du Président Coordinateur. La
carte d’invitation ne portait que mon nom sans mentionner
à quel titre. Est-ce en tant que Défenseur des Droits
Humains et Vice-président de l’UIDH chargé de la Corne
d’Afrique ?
En tant que Défenseur des droits fondamentaux, comme vous le savez
je n’ai jamais cessé à dénoncer les Crimes de Guerre, les
Crimes de Génocide, les Crimes contre l’Humanité, les Crimes
Organisés en Ogaden par les Forces coloniales Ethiopiennes,
en République de Somalie par les Forces tueuses du Burundi
et de l’Ouganda, tout en dénonçant les Crimes de
Disparitions Forcés, les Crimes d’Exécution et les Crimes
organisés dans notre Pays.
Je sais que votre politique belliqueuse, contre
nos frères Erythréens, nos frères de la Somalie occidentale
et nos frères de la République de Somalie, s’avère
aujourd’hui comme un échec. Nos points de vus sont
diamétralement opposés et en cette période d’une campagne
pour un 3ème Mandat en violation flagrante de la
Constitution du 4 septembre 1992, je tiens à vous témoigner
mon refus de m’afficher dans des Réunions sur le Mécanisme
Africain dont je ne connais même pas la teneur.
NOEL ABDI Jean-Paul
Nouvel interview du président de l'ARD,
Ahmed Youssouf Houmed (première partie)
Interview d’Ahmed
Youssouf Houmed
Président de l’A.R.D.
Nous avons profité pour
l’interroger, de la récente arrivée en
France du Président de l’A.R.D.
Ahmed
Youssouf Houmed,
qui a
accepté de répondre à nos questions
pour tirer
un bilan provisoire de la Mobilisation en
cours, faire une analyse de la situation
politique à Djibouti et dans la région
…ainsi qu’à d’autres interrogations qui
préoccupent les Djiboutiens. Cette longue
interview du président sera diffusée en deux
parties dont voici la première qui a trait à
la Mobilisation Générale, ses enjeux, effets
immédiats et résultats attendus.
« …c’est une marée
humaine déjà prête qui sera alors en
marche ! »
Réalité :
Bienvenue en France Mr le Président et merci d’avoir accepté notre
invitation car cela fait longtemps que vous
ne vous êtes pas exprimé dans nos colonnes !
Ahmed Youssouf Houmed :
C’est moi qui vous remercie ! Cela fait cinq
ans si ma mémoire est bonne que je ne me
suis pas exprimé dans Réalité bien que je me
sois exprimé plusieurs fois
dans d’autres media depuis cette
date. Je risque donc d’être long cette
fois-ci…
Réalité :
ce
n’est pas un risque Mr le président, c’est
pour vous une obligation de l’être dans ce
contexte et pour nos lecteurs une attente et
un plaisir de vous lire…Commençons par la
brûlante actualité, pouvez-vous brièvement
présenter cette Mobilisation Générale avant
de tirer un bilan provisoire des quatre
batailles que vous venez de livrer ?
A.Y.H. :
Vous avez raison ! C’est bien le terme
approprié pour rendre compte de ce qui vient
de se passer le mois écoulé à Djibouti et du
courage physique nécessité ! En tant que
vieil acteur et routier de la politique
Djiboutienne, je suis bien placé pour
affirmer que c’est sans précédent depuis
l’Indépendance, la politique s’étant
déplacée de fin 1991 à février 2000 sur le
champ des combats armés !
Les manifestations que l’on vient de
vivre ont réveillé les souvenirs de
l’indépendantiste que j’étais ! J’ai vécu
ces quatre batailles avec la même intensité
que les combats menés contre le
colonialisme.
Toutes proportions gardées, les batailles
que l’on vient de livrer sont comparables à
ces combats sauf qu’il s’agit cette fois de
mettre fin aux agissements irresponsables
non pas de colons mais
d’une
poignée
de malfaiteurs autochtones de toutes
ethnies contre l’ensemble du peuple ! Et
s’il s’avère inamendable comme cela est
prévisible, porter au R.P.P., ses dirigeants
et ses alliés le coup de boutoir décisif car
c’est la Paix et l’existence de Djibouti en
tant qu’Etat qui sont en jeu !
Réalité : Excusez-moi de
vous interrompre Mr le Président, mais
puisque vous parlez de Paix, il y a eu des
accrochages armés ces derniers temps dans le
nord dont cette fois le gouvernement n’a pas
fait état…
A.Y.H. :
C’est exact et c’est la raison pour laquelle
je dis et répète que la Paix est en jeu !
Les mêmes causes produisant les mêmes
effets, il y a c’est évident une relation de
cause à effet entre la violation unilatérale
de l’Accord de Paix de 2001 par le
gouvernement, la reconduction et
l’aggravation par sa politique des causes
qui ont déclenché le conflit armé et
surtout la dénonciation par Nous en
septembre 2005 dudit Accord d’une part, et
les accrochages sporadiques dans le nord
depuis quelques années
d’autre
part ; nous en tenons le gouvernement pour
unique responsable, la légitime défense
étant le fait d’acteurs ayant fait depuis,
le choix compréhensible d’autres lieu et
forme de lutte.
Nous restons pour notre part fermement
attachés au combat démocratique légal parce
que convaincus, comme le démontre l’unité et
l’approbation populaire des combats menés
dans la capitale, que c’est la meilleure
façon d’en finir avec une dictature qui
n’est pas plus puissante que le colonialisme
d’hier et bien plus affaibli sur tous les
plans que lors de la guerre civile ! Et si,
vous avez raison de le soulever, le
gouvernement n’en parle pas aujourd’hui
comme il le faisait hier, c’est parce
qu’engagé depuis peu dans un processus de
réconciliation avec l’Erythrée, il cherche à
faire croire que ces accrochages sont
survenus avec la naissance du conflit
frontalier…ce qui est, je viens de le
rappeler, absolument faux !
Je voudrais ajouter à ce chapitre que le
gouvernement prend prétexte de ces
accrochages pour se livrer à des exactions
sans précédent dans le nord, l’ouest et le
sud-ouest de notre pays. Détentions et
arrestations arbitraires de civils innocents
brutalisés et pour certains torturés,
plusieurs civils sont encore détenus dans
des lieux tenus secrets, décasements de
plusieurs dizaines de familles (suspectées
de soutien aux maquisards) dont les
habitations ont été détruites …Je lance donc
un dernier avertissement au gouvernement :
Qu’il soit bien compris que les
commanditaires gradés ou en col blanc ainsi
que les exécutants s’exposent à des
poursuites s’il n’est pas immédiatement mis
fin à ces exactions et leurs auteurs punis !
Réalité :
Revenons à présent à la Mobilisation. Puisque vous venez brièvement d’en
définir les enjeux qui sont vitaux, pourquoi
a-t-elle été aussi tardive ?
A.Y.H. :
Parce que c’est l’ultime carte d’une
opposition légale qui a épuisé en 2006
toutes les voies juridiques d’une
compétition politique ordinaire ! Et si la
décision prise par les congressistes de
l’A.R.D. en décembre 2006 de ne plus
participer dans ces conditions aux élections
à venir et recourir à la désobéissance
civique pour parvenir à nos fins a tardé à
prendre forme c’est dû en partie, mais en
partie seulement, à la répression violente
qui s’est abattue contre l’Union pour une
Alternance Démocratique lors de la campagne
de boycott des législatives de 2008 qui n’a
eu pour effet immédiat que de briser un
élan, alors que le gouvernement pensait en
avoir définitivement fini avec l’opposition
légale.
Hors, les récents combats politiques le
prouvent bien, elle en est sortie
renforcée ! La fuite en avant permanente du
gouvernement qui a conduit à un conflit armé
évitable avec notre voisin a également
retardé quelque peu cette mobilisation. Mais
ce qui, vu d’ici, peut sembler être un retard
s’explique par le fait qu’il n’est pas dans
les mœurs politiques des Djiboutiens de se
mobiliser en dehors des périodes
électorales…Et je tiens ici à renouveler mes
félicitations au comité exécutif de l’A.R.D.
et à la cellule de coordination de
l’U.A.D. : ils ont fait preuve d’une
combativité à toutes épreuves car il a fallu
un long travail de terrain et de persuasion
et de persévérance pour mobiliser des
milliers de gens durant un mois sous la
canicule…
J’en profite pour adresser mes félicitations
et celles de tout le comité exécutif à Mahdi
et Cassim pour le remarquable travail de
communication politique qu’ils ont fait aux
Etats-Unis et au Canada et j’encourage la
délégation plénipotentiaire à poursuivre ce
travail en Europe pour relayer le travail
accompli à Djibouti par l’U.A.D. auprès de
nos partenaires pour les informer de la
situation actuelle et des combats à venir,
afin qu’ils prennent leurs dispositions pour
la rentrée… Mais aussi à notre
représentation en France et en Europe pour
la création d’un site ARD sur facebook, ses
actions d’éclat et médiatisation de la lutte
dans la presse qui font de notre parti
structuré et ramifié une référence dans le
paysage politique djiboutien !
Réalité :
Quel bilan en tirez- vous et pour quand la désobéissance civique ?
A.Y.H. :
Il est encore trop tôt à mon avis pour en
tirer un bilan même provisoire ! Mais les
premiers résultats dépassent nos
espérances ! Il s’est produit entre
l’annonce en début d’année du recours à
partir du printemps à cette forme de lutte
et le lendemain de ces premières batailles
des évènements encourageants et prometteurs
qu’il ne faut pas sous-estimer ! De la peur
qui a changé de camp à la renaissance du
mouvement syndical en passant par les
signaux positifs en provenance des
chancelleries occidentales, le mouvement
contestataire a pris une telle ampleur qu’il
y a aujourd’hui à Djibouti une atmosphère
palpable de fin de règne !
L’audit en cours au ministère de la santé
pour identifier et punir les responsables de
la disparition des centaines de millions de
nos francs destinés à la lutte contre le
sida et mené à la demande des donateurs est
une première qui fait partie des
revendications de l’opposition pour une
transparence dans la gestion des deniers
publics et la lutte contre l’impunité de la
délinquance financière qui fait des ravages
et qui accumulés constituent de véritables
crimes économiques ! Dans n’importe quel
pays du monde ce genre de scandale aurait
provoqué la démission du ministre concerné
ou sa révocation mais nous sommes à Djibouti
dirigé par le R.P.P. présidé par I.O.G….
La grève du personnel de la santé fait également partie des
ondes de choc de la Mobilisation Générale et
ça ne fait que commencer…
Quant à la désobéissance civique, elle constituera le point
d’orgue de cette Mobilisation Générale quand
le mouvement aura gagné en intensité et aura
alors pour objectif de déposer le R.P.P. La
dynamique de contestation prenant chaque
jour de la vitesse et de l’ampleur, c’est
une marée humaine déjà prête qui sera alors
en marche !
Nous n’en sommes pas encore là, il nous faudra auparavant, au
courant du premier trimestre 2011,
actualiser la
plateforme de l’U.A.D et éventuellement
l’élargir…
Réalité :
Pour clore ce chapitre, qu’attendez-vous de la diaspora ?
A.Y.H. :
Sa contribution financière sera la bienvenue
mais sa plus grosse contribution sera le
relais médiatique
qu’elle apportera aux combats
politiques menés dans la capitale et elle
est invitée à y réfléchir lors de la table
ronde de
l’opposition
du 26 juin à Bruxelles ! C’est
surtout pour les jeunes, étudiants ou en
exil, que nous nous battons, ils seront pour
la plupart appelés à devenir des acteurs
politiques ou opérateurs économiques et
sociaux chez eux bientôt et il est donc
important pour leur crédibilité future
qu’ils soient en phase avec un mouvement
politique contestataire pacifique et
populaire et acteurs d’un changement qui se
fera à leur bénéfice !!!
Propos recueillis par Maki Houmed
Gaba
Interview du
président de l'ARD (daté de mars 2005)
« D’ores et déjà, nous assurons et rassurons les
autorités du caractère pacifique
de cette mobilisation, qui aura lieu en tout état de cause.
»
Ahmed Youssouf, Président de l’ARD
En attendant de mettre en ligne l'interview en voie de
finalisation du président de l'ARD, présent en France depuis
le 14 juin, nous avons estimé utile d'exhumer cette
interview du même président datant du 9 mars 2005. Et ce,
afin qu'il soit clair pour tout le monde que la mobilisation
en cours ne doit rien au hasard du calendrier et péripéties
constitutionnelles, mais s'inscrit dans une démarche
cohérente et mûrement réfléchie de l'ARD..." La rédaction.
Né en 1938 à Tadjourah, Ahmed Youssouf
Houmed, membre fondateur de l’A.R.D, en a
été élu Président à l’unanimité le 18
septembre 2004, succédant ainsi à la tête du
parti au regretté Ahmed Dini Ahmed dont il
était un ami de toujours au
quotidien, un
compagnon de lutte et le
1er Vice-Président.
C’est un poids lourd politique djiboutien,
connu et respecté pour
sa piété et son
intégrité morale. Haut fonctionnaire et
indépendantiste, puis Ministre sous les
gouvernements Dini et Kamil. C’est un
combattant constant et déterminé de la
Démocratie. A la veille d’une échéance
électorale déterminante pour l’avenir de
notre pays et que l’U.A.D a décidé
d’activement boycotter, nous avons jugé
utile d’interroger le Président de l’ARD sur
sa vision, sa démarche, ses espoirs…
Réalité : Monsieur le Président, cinq mois après votre
élection à la tête de l’ARD, pouvez-vous dresser un bilan de
vos activités ?
Ahmed Youssouf Houmed :
permettez-moi avant tout de rendre un hommage appuyé à
l’œuvre de mon prédécesseur, qui a fondé ce parti, imposé le
multipartisme intégral et ancré la logique de
l’argumentation et de la réfutation dans les mœurs
politiques. Il a conduit l’UAD à la victoire aux
législatives de 2003 et apporté la preuve que ce régime est
inamendable ; et surtout que l’opposition est une
alternative crédible puisque la paix civile est redevable à
son sens des responsabilités. Il n’est pas facile de
succéder à un tel homme et je n’ai accepté cette charge que
sur l’insistance du Conseil Central et la conscience qu’une
telle œuvre doit être poursuivie.
J’ai la ferme détermination de la faire aboutir. Pour cela,
j’ai hérité d’un parti structuré et dynamique. Je suis
entouré d’une équipe qui a exercé de hautes responsabilités
politiques et administratives, compétente et qui a fait ses
preuves quant à sa détermination. Dès le surlendemain du
décès de mon prédécesseur, nous avons entamé une tournée de
sensibilisation dans la Capitale et les annexes du Parti et
avons reçu le ferme soutien de nos militants pour nous
accompagner dans ce combat pour l’instauration d’un État de
droit à Djibouti.
Nous avons adressé de nombreuses correspondances officielles
au régime, disant notre disposition au dialogue et à la
négociation. Régime qui, comme à son habitude, a préféré
faire la sourde oreille. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard
si ma première interview en qualité de Président de l’ARD
est passée sur les ondes d’une radio étrangère (RFI) et non
dans les médias publics djiboutiens : ici, l’opposition n’a
pas le droit d’être visible dans le domaine public. De même,
ce n’est pas un hasard si la section somali de la BBC ne m’a
jamais demandé une quelconque interview. Ni à moi ni au
Président Ismaël Guedi, ni au Président Daher Ahmed Farah
d’ailleurs.
Sauf que, pour ce qui est de moi et de l’ARD, c’est une
façon insidieuse de nous cantonner à la défense des seuls
intérêts d’une communauté parlant une langue autre que le
somali, que je maîtrise parfaitement au demeurant. Donc, il
est évident qu’un régime qui monopolise les médias publics
et achète certains médias internationaux, confisquera
également le verdict des urnes. A ce chapitre, nous avons
adressé des courriers aux représentations diplomatiques des
pays amis, ainsi qu’un mémorandum à l’Union Européenne et
aux États-Unis, sur la situation politique. Nul ne conteste
que, dans les circonstances actuelles, la transparence
électorale est loin d’être garantie. Enfin, nous sommes en
tournée dans les districts de l’Intérieur pour expliquer
notre position à cause de cette situation…
R : Pouvez-vous décrire cette situation…
A.Y.H :
En un mot, c’est l’impasse totale ! Vous la décrivez chaque
semaine et je la résumerai en rappelant que :
· sur
le plan social, on constate et nos partenaires au
développement avec nous, l’aggravation des inégalités, un
chômage endémique, des conditions sanitaires déplorables
partout et des violations récurrentes des libertés
syndicales qui valent à notre pays des condamnations
répétées par les organisations syndicales internationales ;
· sur
le plan politique, les multiples entraves et blocages au
processus démocratique, la décentralisation reportée aux
calendes grecques, le déni de citoyenneté aux ayant-droits
font que toutes les causes qui ont conduit à la
confrontation armée ne sont pas traitées. Pire, elles
s’aggravent !
· dans
le domaine économique, le boom des activités portuaires, les
loyers revus à la hausse des présences militaires étrangères
sur notre sol, les cessions et concessions au capital privé
étranger du Port et de l’Aéroport, ne se traduisent pour nos
concitoyens par aucune amélioration de leurs conditions de
vie, surtout qu’elles sont antinationales car opérées au
mépris de l’intérêt national ;
· au
plan diplomatique enfin, nous notons avec déception que les
relations avec la France sont prises en otage par une
affaire pendante devant la justice de ce pays et que les
tergiversations à propos de la Somalie et du Somaliland ont
relégué notre pays à un rang régional indigne de l’Histoire
et de la fraternité qui nous ont toujours liés à cette
région. D’autant plus inadmissible lorsque l’on voit le chef
de l’État se présenter en grand rassembleur de la Nation
Somalienne, alors qu’il n’est même pas capable de
réconcilier la Nation Djiboutienne. Pour ce qui est de la
lutte antiterroriste, qui a conduit les États-Unis à
renforcer leur présence militaire à Djibouti, nous la
soutenons sans réserve, pour peu qu’elle ne donne pas lieu à
un dangereux amalgame entre Islam et extrémisme. Surtout que
le Peuple djiboutien attend que sa contribution, de quelque
nature qu’elle soit, n’aille pas à l’encontre de ses
aspirations démocratiques.
R : A quoi est due cette impasse et comment en sortir ?
A.Y.H :
Elle est essentiellement due à la violation de l’Accord de
paix du 12 mai 2001 et il n’y a pas 36 solutions pour en
sortir : soit il est intégralement appliqué et de concert,
auquel cas tout le monde et le Peuple djiboutien en premier
lieu en sortira gagnant, soit la partie gouvernementale
s’obstinera à vouloir nous imposer sa violation, ce qui
augmentera d’autant notre détermination à la combattre, avec
les conséquences incalculables que n’assumeront que les
fourbes et autres fraudeurs irresponsables qui nous
gouvernent.
R : La coalition de l’opposition a décidé de boycotter la
prochaine présidentielle, alors qu’elle avait participé aux
législatives de janvier 2003. Pourquoi refuser aujourd’hui
le jeu électoral ?
A.Y.H : Le
contexte n’est pas le même. A l’époque, il nous fallait
renforcer le multipartisme intégral naissant après un long
et douloureux conflit armé qui, ayant pris fin en février
2000, ôtait toute crédibilité aux précédentes consultations
électorales. Nous avons à l’époque, malgré un mode de
scrutin inique, des listes électorales imprimées la veille
du scrutin et tant d’autres irrégularités consignées dans
l’épais dossier de recours en annulation introduit auprès du
Conseil constitutionnel, accepté de jouer le jeu car nous
étions convaincus que, malgré tout, le rapport de force
électoral penchait largement en notre faveur. Et surtout
apporter la preuve qu’après le Conseil constitutionnel, la
CENI créée en violation d’une disposition de l’Accord de
paix du 12 mai 2001, ne garantissait pas les conditions de
neutralité nécessaires à sa crédibilité.
Ce qu’il fallait démontrer à l’époque l’ayant amplement été,
nous avons durant deux ans adressé de multiples courriers au
ministre de l’Intérieur puis au chef de l’État pour
travailler ensemble à l’établissement d’une véritable
transparence électorale. Devant le silence irresponsable qui
nous a été opposé, et pour ne pas faire une seconde fois de
notre Peuple le dindon de la farce, nous n’avons pas eu
d’autre choix que de lancer le mot d’ordre de boycott actif
de la prochaine élection.
R : Que signifie « boycott actif », alors que le candidat
solitaire parade à la télé devant des uniformes et que le
ministre de l’Intérieur affirmait récemment que cette
élection aurait lieu quoi qu’il arrive ?
A.Y.H :
Ce sont là des manœuvres et des réflexes de parti unique qui
n’intimident plus personne. Je vous remercie de me permettre
de m’expliquer sur ce point, puisque les médias publics sont
exclusivement affectés à la propagande du régime. Ce qui,
soit dit en passant, est une marque supplémentaire du mépris
à l’endroit des 45% du corps électoral, pour nous en tenir
aux seuls chiffres officiels, plus que contestables, ayant
accordé leur confiance aux listes de l’UAD le 10 janvier
2003. Par « boycott actif », nous entendons, mobiliser tous
nos partisans, cette marée humaine qui a triomphalement
accueilli le retour au pays du regretté Ahmed Dini en 2000,
tous les privés du droit inaliénable à la citoyenneté, tous
les déçus de l’UMPisme, c’est-à-dire du mensonge permanent,
de la corruption, de la discorde… Nous leur demandons, par
une action pacifique, d’exprimer leur refus de cette
mascarade.
R : Et si le régime interdit cette expression pacifique ?
A.Y.H :
Il ne le pourra pas ! Nous connaissons la frilosité et les
réflexes répressifs du pouvoir en place. Sa violation de
chaque accord de paix et son refus de négocier avec
l’opposition aujourd’hui, indiquent clairement qu’il
succombera à une nouvelle tentation de passage en force et
par la fraude. En démocratie, il n’y a de force que celle du
droit et du Peuple. Il est interdit d’interdire une marche
pacifique, même si les syndicats sauvagement réprimés sont
bien placés pour savoir de quoi un despote est capable.
Au lendemain des législatives de janvier 2003, le ministère
de l’Intérieur avait déjà tenté d’interdire un meeting de
l’UAD. Après l’avoir assuré qu’il serait pacifique, nous
avons quand même tenu ce meeting, passant outre une
interdiction que ne justifiait aucune disposition légale.
D’ores et déjà, nous assurons et rassurons les autorités du
caractère pacifique de cette mobilisation, qui aura lieu en
tout état de cause.
R : C’est la position de toute l’UAD ?
A.Y.H :
Tout à fait ! Et j’en profite pour féliciter et encourager
tous les partis alliés au sein de l’UAD pour l’action
unitaire et décisive qu’ils mènent sur le terrain. Toutes
les tentatives gouvernementales pour diviser l’opposition
ont échouées. ARD, UDJ et MRD et même PDD, même combat!
Certaines mauvaises langues avaient prématurément annoncé
que le Président de l’UAD, M. Ismaël Guedi, allait se
présenter contre le candidat du pouvoir. C’était mal juger
de ses convictions car il a clairement prouvé son
attachement aux valeurs démocratiques fondant notre
coalition et il a relégué le candidat RPP à la position peu
enviable et antidémocratique de solitaire condamné à un
face-à-face peu crédible avec lui-même et son propre
despotisme. Quant au Président du MRD, nous espérons qu’il
rentrera bientôt au pays, car la détermination de sa
présence et l’éloquence de sa fougue sont appréciées dans
toutes les communautés.
R : Un message à la Nation, pour finir ?
A.Y.H :
Je lui adresse un message de paix et d’espérance, ainsi qu’à
la diaspora à qui je demande également de manifester
pacifiquement le jour de l’élection, devant les
représentations diplomatiques de Djibouti. Cette
mobilisation devra être un acte de résistance collective, de
courage, de civisme, en un mot de sursaut national pour
désavouer l’imposture.
Propos recueillis par Mahdi Ibrahim
|

Le Président |
NOTE D’INFORMATION
DU 15 JUIN 2010
Un trou de plusieurs
milliards de francs Djibouti...
Le corps de la santé va très mal
|
Questions préalables.
1) A combien se chiffre le
trou financier au niveau de l’Hôpital Peltier : un (1)
milliards de Francs Djibouti ou nettement plus ?
2) A combien se chiffre le
trou financier au niveau de l’aide internationale
octroyée au Ministère de la Santé pour lutter contre le
SIDA : à cinq (5) milliards de Francs Djibouti ?
3) Qui a octroyé cette
aide d’un tel montant alors que tout le monde même le
HCR connait très bien les antécédents de l’actuel
Ministre de la Santé ?
4) La Banque Mondiale et
l’OMS vont-ils ou ont-ils déjà réagi ?
Un fait récent qui prouve le ras-le-bol du corps
médical.
Depuis le 10 juin 2010 les personnels paramédicaux de
l’Hôpital Peltier ont déclenché un mouvement de
protestation.
Ce mouvement continue encore, alors que le silence
gouvernemental montre clairement leur irresponsabilité ou
leur inconscience.
Ci-après la teneur de leur lettre au directeur de l’hôpital.
« Hôpital Général Peltier au directeur de l’hôpital
Objet : Préavis de grève
Monsieur le Directeur,
Par la présente et conformément à l’article n° 13 de LOI
ORGANIQUE n° 48/AN/83/Ière L du 26 juin 1983 portant statut
général des fonctionnaires et suivants du Code du travail,
les personnels paramédicaux vous notifient d’un préavis de
grève.
Le mouvement de protestation débutera le 10/06/2010 à 8 h et
prendra fin qu’à l’obtention de tous nos honoraires, sans
diminution de leurs valeurs actuelles.
Par cette action, nous souhaitons attirer votre attention
sur les faits suivants :
- Un
retard chronique de payement de nos heures supplémentaires
- Une
diminution de plus de 30% de leurs valeurs, sans négociation
préalablement avec les personnels
-
Absence de communication sur la situation actuelle de votre
part
-
Aucune prise de décisions pour rétablir la situation
-
Manque de transparence sur la situation de ces honoraires
A ce titre nous revendiquons les éléments ci-dessus :
1) Payement de nos honoraires
depuis janvier 2010
2) Rétablir la valeur initiale
de nos honoraires.
Recevez, Monsieur le Directeur, l’expression de nos
salutations les plus distinguées
Les personnels paramédicaux de l’HGP
remis au Directeur de l’Hôpital Peltier
et reçu par Yasimin le 31/5/10
Copie
- Au
Ministre de la Santé
- Au
Ministre de l’Intérieur
- A
l’Inspection de travail «
Par ces motifs :
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)
dénonce d’une manière générale, tous les détournements des
fonds publics, des biens sociaux, pire encore les dons en
médicament et autre assistance financière à divers échelon
ministériel.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)
encourage l’ouverture d’enquête indépendante et une
expertise internationale sur les détournements en
particulier pour les départements ministériels aux objectifs
essentiellement sociaux tels que la santé, l’éducation,
l’intérieur dans la lutte contre la sécheresse et les
calamités naturelles.
D’autres secteurs comme l’EDD qui endettent et hypothèquent
à outrance l’avenir et à la viabilité de notre pays
nécessite d’urgence un audit international indépendant et
dont leur rapport devra être public et médiatisé.
NOEL ABDI Jean-Paul
UADed DEEQO
TIKKI INAAMAK 2010, JUIN’ H ALSAK 26IH BRUXELLES
MAGAALAL NANGARAWAY.
Xukkó kee meesissól baaxó abbiyek sarra:
- Doorol dumah, 1999ah UAD,yengele sadih eglah
afak, Moussa Ahmed Idris kaal faxiteh yen. Kah
naaxige innah, ma genna woo doorol fula. Abeh
yen boolá cinak, Ismail Omar Guelleh woysa
doorok xalu ( resultat ) makeh, nanu abnen nen
iisá eseh orbiseh yen. Tokkéey takke, usuk
ummattak halay ( liberté ) seewa kah yabbixem.
- Dudda le wagarih ittin geyiy, Baaxóh abba kee,
Frud afak Ahmed Dini fanat 2001ih firmá kah
tekkeh tene makak,
- Abbootanak oobe wayuh, 1992ah xisen baaxô
distuurut abeh yan milaaguk amakkaquk,
- Gabuuti kee Eretriyâ fanih ittin wayay, mabló
luk yeney, qeebi kah gaadisek xagar xagak, kalah
ni toobokó, Soomalih ummattah fanat, ittal hayis
kee xiine kali gaba, axcih net xeyi Somaalilandi
buxat abbaxuk,
Ismaqil Qumar Gelle a saaku qabaabak Gabuutih
Ummatta, gabbi Ameerikal tanu, Europal tanu, tet
fanah giitima. Wacarriye waa num yi cummadih
afle, texce’yyen dumah barrá. Usuk keenil
baaheeh, usun kaak kak kudeenimih bagul usuk
uxih anuk, kaa elle faysaanaah, kay abtó elle
faysan kassowná away ken fanah baahe leemit
yaaban. Amah takkuh, sahdá baaxól qululuh rabak,
maaluk qabbadi esketti heeh, baaxót caxam faxa.
Minneapolisi, Atlanta, New-York kee Washington
lakal, away, ransáy fayya itta kassowná le,
alsak juin’ah, yamaatu waa 27 ih, Bruxelle
magaalal, ayti le kalluwan absiisam faxa.
Usuk isim tet abam faxa kaa ‘mmay, ama ayroy
curriyat ayró kinni, kay im hinnaay, kaa m’aabussa.
Baaxóoy, baaxóh tú faxa marih imik kalah, usuk
edde lem mali. Sumaaqil umaané saakuuy rike
maada. Umam elle baahen urruk cabeey cabey kah
iyyan gurrah, kay xintók kudak, eleeliten baaxol
yan marih lakal abah yan cambaariyyo sugay gubat
maca lee ?
UADek, naharsi gicló, amó yani abbootan waasak,
akke kaltaama. Sarrak, baaxóh addal takku wayta
uluulukay, ummattak qeebit cabtu wayta akke
kaltu, ama kobox Bruxelle’il kah abtam
Giti caylat cabak dumal, UAD demokraasi Gabuutil
daffessuh, tet aadó 2010, juin’ak 27, carra 2
aay 5 û fanah, malah elle koboxxu wayta sigma ah
teeti:
ESPACE PINO FABRIK
35, Rue de Fort
1060 Saint-Gille
VENDREDI 11 JUIN 2010, PREMIER ULTIMATUM DE L’UAD
Nous, jeunes militants(es) de l’UAD, sommes prêts(es) !
Vendredi
11 février 2010, les Dirigeants de l’UAD tous présents ont
démontré pour la quatrième fois leur capacité à
mobiliser leurs militants(es), afin d’œuvrer dans le strict
intérêt de toutes nos populations opprimées d’Obock à
Ali Sabieh, de Tadjourah à Arta, de Dikhil à Djibouti, tous
nos dirigeants de l’UAD ont pour la quatrième fois fait
preuve de détermination à prendre le pouvoir, ils ont pour
la quatrième fois fait preuve de leur volonté à combattre
par tous les moyens efficaces, à combattre directement ce
régime qui se maintient par la force et au détriment du
peuple et de notre patrie, au détriment de notre patrimoine
dévalisé et spolié.
Nous,
Jeunes militants(es) jurons sur le Saint Coran à défendre
avec abnégation notre patrie et notre patrimoine national.
Nos dirigeants ont tous tenus des discours sages et
profonds, des discours francs et pleins de conseils, des
discours qui ne peuvent que nous encourager à aller de
l’avant sans avoir peur, avec abnégation, et surtout
convictions tout en étant prêt au sacrifie car notre combat
est juste et plein d’avenir pour notre peuple sous le joug
d’une dictature « aux mains sales et plein de sang ».
L’un de
nos dirigeants Farah Abadid Hildid par son discours aux
tonalités de Jean Jaurès (version en langue Somalie)
nous a encouragée en réaffirmant les mots des dirigeants, à
ne pas nous tromper d’objectif, il nous a encouragés à ne
pas nous tromper d’objectif car notre seul réel ennemi n’est
pas la différence de tribu, ni la différence d’ethnie.
Il nous a
encouragé à ne pas nous tromper d’objectif. Notre seul et
réel ennemi est le régime pourri et corrompu dirigé par
Ismaël Omar Guelleh.
C’est en
ces termes que Farah Abadid Hildid a dit la
Vérité : « Savez-vous qu’Ismaël Omar Guelleh est aujourd’hui
connu sous le nom en Somalie de BOOBE en langue Française,
c’est à dire de Pirate car il pirate tout et en toute
liberté.
Depuis
plus de dix ans il pirate sur terre, sur mer et sur air ;
Oui, ce
Boobe s’est approprié tous les biens du peuple (XOOLA
UMMADDA) ;
Oui ce
Boobe a piraté toutes les élections depuis plus de dix ans
(DORRASHADA) ;
Oui ce
Boobe a volé les biens du Renouveau, organe de presse du
MRD ;
Oui ce
Boobe a privatisé en son propre compte toutes les
institutions étatiques et toutes les entreprises d’Etat (Hantida
Dowladda iyo tii Ummada) »
Farah
Abadid Hildid a terminé son Discours en donnant quelques
preuves tangibles qui nous, jeunes militants, nous a
parfaitement mobilisés. « Je vous donne pour preuve : ce
Boobe depuis dix ans ne fait que créer des associations
maison, des agences d’entreprise ou d’assurance, dont il
contrôle la gestion pour obtenir la grande partie des
recettes afin de les exonérer à titre provisoire des impôts
sur les bénéfices ;
C’est
ainsi que le programme du PNUD pour la Lutte contre la
pauvreté s’est transformé sur les ordres de ce Boobe dans la
lutte ouverte contre les pauvres ; Pour encore mieux vider
les pauvres commerçantes du secteur informel, pour mieux
s’approprier les logements des cheminots, ce BOOBE a créé
une Agence Djiboutienne de Développement Social (ADDS) avec
un ministre surnommé « ministre 1000 FD » mais en réalité
cette association de malfaiteurs financée par divers
bailleurs de fonds et autres pays qui se disent amis est en
réalité l’Agence des Détournements des Dons Sociaux
(ADDS) version populaire ;
Même le
Département de l’Emploi et de la Main-d’œuvre du
Ministère de la Solidarité nationale (Ministère du Travail)
a été privatisé grâce à un nouveau Code du Travail condamné
par le BIT, ces « Xariiglay » ou « tâcherons »,
sélectionnent les quelques postes dont les entreprises
privées ouvrent mais les employeurs sont obligés de passer
par ces intermédiaires pour pouvoir choisir leurs employés
Djiboutiens(nes).
Les
entreprises étrangères telle que la base américaine doivent
payer directement les salaires des travailleurs (ses)
djiboutiens(nes) directement à ces « Xariiglay » qui font
automatiquement des retenus de salaire.
Face au
mauvais rendement de ces travailleurs choisis sur le critère
de la famille du RPP, le Camp Lemonnier préfère amener des
Philippins, des Malaisiens, etc.
Ce Boobe
vient de faire le plus long trajet avec son avion
« présidentiel basé en Afrique du Sud », le trajet le plus
cher du monde avec 650 000 euros accompagné de son épouse et
de son « Bouffon » un certain Afweeney (grosse gueule) pour
participer à la remise d’un diplôme universitaire à sa fille
Habadow, alors que les universitaires et les professeurs
djiboutiens sont sans électricité et sans eau.
Farah
ABADID a terminé en lançant un avertissement à ce BOOBE qui
se prend pour un Emir, mais eux n’ont pas besoin de l’argent
sale de la mafia internationale car ils ont leur propre
pétrole.
Farah
Abadid a laissé à nous militantes et militants de
méditer sur les 11 millions d’euros pour sa résidence à
Paris alors qu’après les Accords de Paix en 2001 l’Union
Européenne a déboursé 2 millions d’Euros pour des Logements
Sociaux.
Oui, nous
jeunes militantes et militants de l’UAD, allons méditer et
nous informer sur toutes les propriétés et terrains
agricoles dont les chiffres restent encore secrets d’Ouganda
au Soudan, d’Ethiopie en Afrique du Sud sans compter ses
placements y compris l’argent sale dans les paradis fiscaux.
Une
Militante de l’UAD
« U.A.D.
2010 ! »
Malgré la
concurrence de la coupe du monde, du roi khat, la canicule
du mois de juin
et les habituelles tentatives d’intimidation des forces de
l’ordre présentes sur les lieux depuis le matin, les
militants de l’U.A.D. sont venus en force assister au
meeting d’explication de ce vendredi 11 juin à l’avenue
Nasser pour écouter les dirigeants de l’U.A.D. exposer leur
programme de lutte.
Jamais
depuis les manifestations pour l’Indépendance et les
manifestations contre la guerre civile imposée au pays par
le R.P.P., notre pays n’a connu une telle ferveur populaire
en dehors des périodes électorales. Cela prouve la maturité
politique d’un peuple déterminé à en découdre avec
l’imposture qui cherche à perdurer
au pouvoir.
S’exprimant
tour à tour les dirigeants de l’U.A.D. ont axé leurs
discours sur trois points essentiels :
-
L’absolue
nécessité de rester mobilisé
tout au long de l’année 2010 pour imposer le changement au
cours de cette année pré-électorale, des règles régissant la
compétition électorale et mettre un terme définitif aux
violations par le R.P.P. des lois, constitutions,
engagements internationaux, Accords de Paix… et le cas
échéant imposer la transition démocratique, car en 2011, il
sera trop tard !
-
Cette
mobilisation doit être permanente à Djibouti-ville considéré
par le pouvoir comme le pays utile
et où sont stationnées les forces militaires étrangères que
notre visibilité ici cette année doit aider à comprendre la
nécessité de réviser leur coopération avec un pouvoir en
guerre contre son propre peuple car il en va de la
préservation de ses intérêts chez Nous !
-
Cette
mobilisation devra garder ses caractères pacifiques et
légaux comme elle l’est
à ce jour !
Au Président de la République qui a déjà illégalement entamé
sa campagne électorale
en affichant
à grands frais publics,
à tous les carrefours de la ville, des pancartes
publicitaires où il affirme sans rire « Je me soumets à la
volonté du peuple », la réponse populaire a été et restera
sans équivoque
« U.A.D. 2010 ! ».
Rendez-vous a donc été pris pour l’Aîd el fitr pour relancer
une mobilisation qui prend chaque jour une grandissante
ampleur et annonce des lendemains prometteurs !
Les manifestations se déroulant cette année 2010, là où elles
font le plus mal au régime, à Djibouti-ville , la diaspora
est invitée à relayer ces manifestations sur le plan
médiatique en interpellant par écrit, les décideurs
politiques Français, Américains ou autres partenaires
traditionnels de notre pays ! Le premier relais médiatique
prévu étant le forum
organisé par l’U.A.D. à Bruxelles le samedi 26 juin 2010,
toutes les forces politiques de la diaspora sont vivement
encouragées à faire de cette table ronde un vif succès
qui doit ridiculiser les festivités en faveur du troisième
mandat de la tristement célèbre ambassade djiboutienne de
Bruxelles.
Tous ensemble nous
vaincrons !
La
rédaction
**
Vidéo du meeting de l'UAD le 11 juin 2010 à l'Avenue Nasser
Extraits de photos du meeting de l'UAD




APPEL DE l'UAD à la table ronde de Bruxelles le 26 juin
2010
TOUS ENSEMBLE A LA TABLE RONDE
DU 26 JUIN 2010 A BRUXELLES
Continuant de régner par la répression et l’intimidation et
après avoir :
- spolié la liberté du peuple en 1999 face au candidat
Moussa Ahmed Idriss de l’Opposition unie ;
- violé l’Accord de Paix définitive de 2001 signé avec le
Président du Frud Ahmed Dini Ahmed ;
- modifié la Constitution de la République de 1992 pour
rester à vie au pouvoir ;
- provoqué contre l’Erythrée une guerre qui aurait pu être
évitée ;
Et après ses ingérences dans les affaires intérieures
somaliennes au détriment de notre voisin somalilandais ;
Ismail Omar Guelleh cherche
désespérément à séduire la diaspora Djiboutienne en Amérique
du Nord et en Europe, en organisant des soirées de soutien à
son régime et à sa personne à coups de centaines de milliers
de dollars. Après Minneapolis, Atlanta, New-York et
Washington, son projet mystificateur pour l’Europe
commencerait à Bruxelles par l’organisation d’une soirée
culturelle grandiose pour le 27 juin prochain.
Or, cette journée nationale de l’indépendance appartient à
nous tous enfants de ce pays et l’imposture du dictateur se
révèle dans toute sa dimension : pourquoi courtise-t-il une
diaspora qui, par définition, a fui son régime par un
exhibitionnisme qu’il est incapable d’imposer à notre Peuple
au pays ?
Combattre ce projet de présidence à vie est aujourd’hui le
premier objectif de l’opposition pacifique. Une mobilisation
populaire s’affirme comme dernier rempart contre une reprise
du conflit armé.
En renfort à cette dernière chance d’instaurer pacifiquement
la Démocratie, et au nom de toute l’UAD, une table ronde est
organisée le 26 juin 2010 à Bruxelles, de 14 heures à 17
heures à l’adresse suivante :
ESPACE PINO FABRIK
35, Rue de Fort
1060 Saint-Gilles
Le thème en sera : la contribution de la diaspora à
l’actuelle mobilisation populaire.
Toutes les sensibilités de l’opposition djiboutienne exilée
sont invitées à y participer en prenant contact avec moi.
Le programme complet sera bientôt rendu public après
concertation avec tous nos alliés.
Pour l’UAD
Mahdi Ibrahim
Vice-président de l’ARD
Membre du comité directeur de l’UAD
Note d'information de l'ARD : Tous à l'avenue
Nasser !
Djibouti
le 8 juin 2010,
Note d’information de l’A.R.D
Tous à l’avenue Nasser !
Dans
le cadre de la Mobilisation Générale décrétée
par l’U.A.D., pour dénoncer l’imposture,
prévenir l’irréparable et rendre possible une
transition démocratique, l’U.A.D. tiendra un
meeting d’explication le vendredi 11 juin 2010,
à l’avenue Gamal Abd El Nasser devant le siège
de l’U.D.J. à partir de 16 heures.
Défiés
par le mensonge officiel, la balle est
désormais dans le camp des démocrates
Djiboutiens !!!
L’Alliance Républicaine pour le Développement
invite tous ses militants et sympathisants à
venir participer en masse à ce meeting pour
écouter les dirigeants de l’Union pour
l’Alternance Démocratique exposer leur programme
d’action et de lutte politique pour une
transition démocratique et pacifique à
Djibouti.
Le calendrier des meetings ultérieurs d’une
Mobilisation Générale qui ne fait que commencer
sera divulgué à l’occasion du meeting de l’Aid
el fitr 1431 !!!
Unis et persévérants, nous
vaincrons !!!
Compte rendu de la réunion de l'ARD en Europe le
29 mai 2010 à Paris
Compte rendu de la réunion
des responsables de l’ARD en Europe
Sous la présidence de M.
Mahdi Ibrahim, Vice-président, l’ARD a tenu une
réunion de travail samedi 29 mai 2010 à Paris.
Etaient présents autour de lui MM :
-
Cassim Ahmed, Délégué
Plénipotentiaire,
-
Maki Houmed-Gaba,
Représentant en Europe et
-
Dr Hamad Daoud,
Représentant en France.
L’ordre du jour comportait
trois points :
1)
Hiérarchie et répartition
des rôles
2)
Programmes des activités et
3)
Rapport avec les autres
mouvements
1)
Hiérarchie et répartition
des rôles
La
hiérarchie de l’ARD à l’extérieur s’établit
comme suit :
-
Le Vice-président
-
Le Délégué Plénipotentiaire
-
Le Représentant continental
-
Le représentant national
Les rôles sont les suivants :
a)
Le Vice-président Il a en
charge la cohésion de l’équipe dirigeante de
l’extérieur et sa coordination avec le Comité
Exécutif de Djibouti. Tous les courriers et
rapports en provenance ou à destination de
Djibouti transitent par lui.
b)
Le Délégué Plénipotentiaire
est habilité à représenter le Parti partout où
de besoin. Il est responsable de la
communication politique à l’extérieur et de la
gestion du site Internet du Parti.
c)
Le Représentant en Europe
est placé sous l’autorité directe du Délégué
Plénipotentiaire. Il a en charge la coordination
des activités de chaque Représentant national
relevant de sa compétence territoriale et dont
il transmet les rapports au Délégué
Plénipotentiaire.
d)
Les Représentants en France
et en Suisse sont placés sous l’autorité directe
du Représentant en Europe. Ils sont chargés de
coordonner les activités du Parti dans leur pays
respectif et doivent notamment mettre en place
des sections du Parti partout où de besoin ainsi
qu’une organisation pour la défense des droits
de l’homme et la promotion de la démocratie. Ils
sont tenus de soumettre un rapport mensuel de
leurs actions à leur supérieur hiérarchique
direct qu’est le Représentant en Europe.
2)
Programme des activités
a)
Le Vice-président doit
finaliser sa prospection pour nommer un
Représentant national dans plusieurs pays
d’Europe, après concertation avec la diaspora
militante concernée.
b)
L’échéance politique la
plus proche étant le 27 juin, et considérant
l’investissement du régime pour en donner une
image partisane à l’extérieur, l’effort devra
être porté sur l’organisation d’un débat citoyen
que l’ARD se propose d’animer à Bruxelles à
cette occasion.
3)
Rapport avec les autres
mouvements
Intimement convaincue que le
seul ennemi à renverser est le régime
dictatorial en place, l’ARD est plus que jamais
disposée à œuvrer dans ce but en travaillant
avec toutes les forces politiques et
associatives militant pour un changement
démocratique pacifique. Dans ce cadre, la
représentation extérieure de l’ARD continue la
coordination des activités avec tous les
mouvements qui le souhaitent.
Quant aux difficultés
rencontrées en Europe avec d’autres forces
d’opposition, il a été convenu de suspendre
toute relation avec elles jusqu’à ce qu’un
règlement soit trouvé dans le cadre de
concertation approprié. En ce sens, les
responsables de l’ARD à l’extérieur ont
officiellement saisi leur Comité Exécutif.
Fait à Paris le 1er juin 2010
Le Vice-président, Mahdi Ibrahim Ahmed God
Compte rendu de la manifestation de l'ARD devant
l'ambassade de Djibouti à Paris le 29 mai 2010
Au lendemain du rassemblement de l’UAD à Balbala à
Djibouti vendredi 28 mai, l’opposition djiboutienne a
manifesté de nouveau samedi 29 mai à Paris face à
l’ambassade de Djibouti. Il s’agissait d’une part
d’accompagner l’actuelle mobilisation populaire à
Djibouti sous la direction de l’UAD et, d’autre part
d’affirmer notre solidarité avec le Forum Citoyen de
l’association Survie à l’occasion du sommet France
Afrique.
Une foule nombreuse s’est formée progressivement à
partir de 17 heures à l’angle de rue des Belles Feuilles
et la rue Emile Menier dans le seizième arrondissement
de Paris, scandant des slogans tels que « Non à la
Françafrique », « Oui à une coopération des peuples »,
« Liberté et démocratie à Djibouti », « Non au 3eme
mandat », « 30 ans d’impunité, ça suffit ».
Le Vice-président de l’ARD Mahdi Ibrahim et le
représentant de l’ARD en France Hamad Daoud ont délivré
un message d’encouragement et d’appel à persévérer dans
la montée en puissance de l’actuelle mobilisation
citoyenne observée lors des rassemblements tenus depuis
plusieurs semaines à Balbala.
Cette manifestation de l’ARD devant l’ambassade de
Djibouti à Paris sera suivie de nombreuses autres à
venir à Djibouti et de par le monde où vit la communauté
djiboutienne, notamment en Europe et en Amérique.
En marge de la manifestation, l’ARD a participé au forum
social contre le sommet France Afrique tenue à
Aubervilliers pour dénoncer la venue d’Ismaël Omar
Guelleh au sommet de Nice et pour insister sur la
persistante absence de la liberté et de la démocratie à
Djibouti.
Rendez-vous est pris pour un nouveau rassemblement à une
date qui sera déterminée sous peu.
La rédaction, le 30/05/2010
|

Le Président |
NOTE D’INFORMATION
DU 3 JUIN 2010
Le ratissage au Nord continue ?
|
Les
disparitions forcées des populations civiles se
déroulent dans le plus grand secret Le droit d’aller et
venir est constamment violé sous prétexte des
raisons de sécurité.
Depuis
pratiquement plus d’un an, probablement dans le but
d’instaurer un climat d’insécurité, la situation au Nord se
détériore dangereusement.
La
volonté de se maintenir au pouvoir par des modifications
illégales de la Constitution, la volonté d’instaurer
l’insécurité par le candidat dictateur impopulaire Ismaël
Omar Guelleh afin de justifier son viol en toute impunité de
la Constitution et ce auprès des Chancelleries et des Forces
armées étrangères basées à Djibouti, cette volonté des
sanguinaires au pouvoir est injustifiable et intolérable,
d’autant plus que tous ces crimes de disparitions forcées et
autres crimes de guerre depuis le début de l’année prennent
une ampleur plus qu’inquiétante.
Tenons
compte des difficultés d’obtenir des informations
rapides dans les zones d’Andoli, Madeha, Wadi, de tant
d’autres zones au Nord et à l’ouest de notre pays.
Dénonçons
les crimes de guerre et autres crimes organisés, qui en
toute impunité et dans le silence généralisé, se propagent
dangereusement sur tout le territoire national.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très préoccupée
de ces méthodes intolérables de répressions aveugles et
absurdes contre les populations civiles, qui ne veulent que
vivre en paix et choisir leurs propres représentants
légitimes. La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)
est consciente que le nombre exact des disparitions forcées
est difficilement cernable.
Toutefois, la LDDH exige la libération immédiate et la
cessation des tortures, qui depuis ces derniers temps,
s’abattent sur au moins quatre civils qui sont détenus
illégalement dans un lieu tenu secret comme la SDS ou autres
lieux de non droit par des Forces armées ou plutôt par des
milices de l’équipe au pouvoir.
Il s’agit
de :
-
De l’Okal général MOHAMED HOUSSEIN MOHAMED ;
-
HOUSSEIN MOHAMED AHMED ;
-
AHMED ALI OBAKAR ;
-
AHMED ALI HOUSSEIN.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un appel urgent
à tous les défenseurs des droits de homme et condamne avec
rigueur les disparitions forcées organisées par le régime en
place, probablement avec le silence complice des
forces étrangères stationnées à Djibouti.
NOEL ABDI
Jean-Paul
HOMMAGE
AU DEFENSEUR ET AMI FLORIBERT CHEBEYA BAHIZIRE QUE DIEU
TOUT-PUISSANT L’ACCEUIL DANS SON PARADIS CELESTE ;
Ayant
connu personnellement FLORIBERT CHEBEYA Défenseur exemplaire
qui n’hésitait pas à vous tenir informé de la situation de
son pays, d’exprimer régulièrement son témoignage en faveur
de tous les opprimés congolais, de combattre sans réserve
l’impunité dans son pays. En un mot le courageux
défenseur FLORIBERT CHEBAYA était la VOIX DES SANS VOIX.
Nous
sommes persuadés que ce crime odieux émane des responsables
au plus haut niveau de l’Etat, voire même commandité
par le Chef de l’Etat de la République Démocratique du
Congo.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains
(LDDH) exige une Commission d’Enquête internationale. La
Ligue Djiboutiennes des Droits Humains (LDDH) partage avec
émotion la douleur de son épouse, de toute sa famille ainsi
que tous les militants et présente ses profondes
condoléances.
Je prie
pour le croyant FLORIBERT CHEBEYA et pour son ami FIDELE
BAZANA EDADI tous les deux torturés et tués sauvagement par
des responsables corrompus en République Démocratique du
Congo.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) rend un VIBRANT
HOMMAGE AU DEFENSEUR AFRICAIN INFATIGUABLE, Vice-président
de l’UIDH, VIBRANT HOMMAGE A FLORIBERT CHEBEYA BAHIZE PERE
DE LA VOIX DES SANS VOIX (VSV).
NOEL ABDI
Jean-Paul
***
COMMUNIQUE DE PRESSE - L'OBSERVATOIRE
République démocratique du Congo (RDC) : Vive indignation
suite à la mort du défenseur des droits de l’Homme Floribert
Chebeya Bahizire
Genève-Paris, le 2 juin 2010. L’Observatoire pour la
protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme
conjoint de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT)
et de la Fédération internationale des ligues des droits de
l’Homme (FIDH), exprime sa plus vive indignation suite à
l’annonce de la mort de M. Floribert Chebeya Bahizire,
directeur exécutif de la Voix des sans-voix pour les droits
de l’homme (VSV) et membre de l’Assemblée générale de
l’OMCT, dans des circonstances peu claires.
Alors que
M. Floribert Chebeya Bahizire était porté disparu depuis le
1er juin 2010, son corps a été retrouvé sans vie par la
police ce mercredi 2 juin dans la matinée à bord de sa
voiture sur une route à la sortie de Kinshasa. Par ailleurs,
M. Fidèle Bazana Edadi, membre et chauffeur de la VSV qui
accompagnait M. Chebeya Bahizire, reste porté disparu. Au
moment de publier ce communiqué, le directeur exécutif
adjoint de la VSV, M. Dolly Ibefo Mbunga, n'avait toujours
pas été autorisé à voir le corps de M. Chebeya Bahizire et
la police lui a demandé de revenir dans la matinée du 3
juin.
Dans
l’après-midi du 1er juin 2010, M. Floribert Chebeya Bahizire
avait reçu une convocation à se rendre auprès de
l’inspecteur général de la police nationale congolaise
(IG/PNC), le Général John Numbi Banza Tambo, pour un motif
qui devait lui être communiqué sur place.
Accompagné de M. Bazana Edadi, M. Floribert Chebeya Bahizire
s’était alors rendu aux bureaux de l’IG/PNC, dans la commune
de Lingwala, Kinshasa, vers 17h. Lorsque ses proches ont
cherché à le joindre par téléphone peu après 21h, M. Chebeya
Bahizire n’a pas décroché, tandis que le téléphone de M.
Bazana Edadi était éteint. A partir d’une heure du matin,
tous les appels en direction du téléphone de M. Chebeya
Bahizire étaient déviés.
« Nous
condamnons fermement la mort de M. Floribert Chebeya
Bahizire, défenseur des droits de l’Homme reconnu pour sa
lutte en faveur de la justice et des droits de l’Homme,
décès survenu dans des circonstances pour le moins
obscures, et nous nous associons à la tristesse de ses
proches, de ses collègues et de tous les défenseurs des
droits de l’Homme congolais », a déclaré M. Eric Sottas,
secrétaire général de l’OMCT.
L’Observatoire condamne la mort de M. Floribert Chebeya
Bahizire qui s’inscrit dans un contexte d'insécurité
croissante et d'intimidations répétées à l'encontre des
défenseurs des droits de l’Homme en République démocratique
du Congo, et réitère sa plus vive préoccupation au regard de
la détérioration de la situation des défenseurs en RDC.
« Nous
appelons les autorités congolaises à mener une enquête
indépendante afin que toute la lumière soit faite sur les
circonstances de la mort de M. Chebeya Bahizire et à
retrouver M. Bazana Edadi dans les meilleurs délais. Nous
appelons également la MONUC a faire le suivi nécessaire en
application de son mandat de protection des défenseurs des
droits de l'Homme dans le pays », a déclaré Mme Souhayr
Belhassen, présidente de la FIDH.
Plus
généralement, l’Observatoire appelle les autorités
congolaises à mettre un terme à toute forme de harcèlement à
l'encontre des défenseurs des droits de l'Homme en RDC, et à
se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les
défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée
générale des Nations unies le 9 décembre 1998, ainsi qu’aux
dispositions de la Déclaration universelle des droits de
l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs
aux droits de l’Homme ratifiés par la RDC.
Pour plus
d’informations, merci de contacter :
·
OMCT : Eric Sottas / Delphine Reculeau : + 41 22 809 49 39
·
FIDH : Karine Appy / Fabien Maitre : + 33 1 43 55 25 18
NOEL ABDI
Jean-Paul
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