Dernières nouvelles - Édition en Ligne de Juin 2010

 Directeur de publication : Mohamed Ali Abdou.   Codirecteur : Mahdi Ibrahim A. God.   Email : realite_djibouti@yahoo.fr


S  o  m  m  a  i  r  e


Compte rendu de la table ronde de l'UAD à Bruxelles samedi 26 juin 2010

La Table ronde de l'UAD à Bruxelles tenait à informer les Djiboutiennes et les Djiboutiens de la diaspora sur la mobilisation citoyenne grandissante aujourd’hui à Djibouti. Responsables politiques et associatifs étaient les invités de cette conférence afin d’instruire l’assistance sur des thématiques spécifiques.

Les organisateurs de la Table ronde ont distribué en entrée de séance le mémorandum de l’UAD du 8 mai 2010, déjà adressé aux chancelleries occidentales à Djibouti, accompagné de l’interview accordé en juin 2010 à Réalité par le président de l’ARD Ahmed Youssouf.

Ali Iftin est le premier intervenant de la Table ronde. Il a présenté la liste des conférenciers et les conditions dans lesquelles a été organisé cet événement. Il a remercié l'assistance nombreuse venue honorer la Table ronde de sa présence, et en particulier Madame Laurence Davidovicz, de l’association SURVIE, d'avoir accepté d’être la modératrice des débats.

Mahdi Ibrahim God, Vice-président de l’ARD, lui a succédé pour introduire la conférence et pour présenter la situation politique de Djibouti. Le Vice-président a rappelé le rejet total actuel de la politique d’Ismaël Omar Guelleh par les Djiboutiens grâce à une mobilisation remarquable. Le but recherché à la Table ronde a été rappelé, il s’agit de faire en sorte que la diaspora se saisisse du contexte de la mobilisation de l’opposition afin d'apporter sa contribution.

Le Vice-président a présenté également les thèmes des interventions programmées. Jean-Loup Schaal, président de l'Association pour le respect des droits de l'homme à Djibouti (ARDHD) et animateur du site ardhd.org, interviendrait sur le thème de la situation des droits de l’homme à Djibouti, Ali Coubba, président d’Uguta-Toosa, présenterait le programme d’Uguta-Toosa, Ismaël Bouh, président de l’association Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS), présenterait cette nouvelle association de Bruxelles, Maki Houmedgaba, représentant de l’ARD en Europe, présenterait les activités de l’ARD à Djibouti et en Europe, Mohamed Reyaleh, sympathisant de l'opposition, présenterait son engagement militant dans la lutte et Cassim Ahmed Dini, délégué plénipotentiaire de l’ARD, interviendrait sur le thème « quelle opposition pour quelle lutte ? ».

Jean-Loup Schaal, président de l’ARDHD, a présenté le contexte de la réunion politique de la table ronde et remercié l’ARD de l’invitation reçue. Le président de l’ARDHD a passé en revue les actions auxquelles cette association a pris part depuis sa création en 1992 en soutien à la lutte pour le respect des droits de l’homme à Djibouti. M. Schaal a lu une lettre adressée à lui par Jean-Paul Abdi Noël, président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), présentant la situation des violations des droits de l’homme à Djibouti et demandant à Jean-Loup Schaal d’intervenir à la Table ronde au nom de la LDDH.

Ismaël Bouh, président du Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS), a remercié l’ARD, l’UAD, l’ARDHD et SURVIE pour leur soutien. Il a présenté le CDS, une association créée récemment à Bruxelles après un an de réflexion, afin de s'engager dans une lutte solidaire avec les Djiboutiens. Le mot d’ordre de l’association est de lutter contre les fléaux qui minent la société djiboutienne, à savoir le communautarisme, le khat, le sida, l’illettrisme, la famine, parmi d’autres.

Ali Coubba, président d’Uguta-Toosa, a présenté le programme de cette organisation, créée en France en 2005. Elle a mené une lutte pacifique et soutenu les organisations politiques de l’UAD. Ali Coubba a présenté une analyse de la situation politique et sociale de Djibouti, appelant à une transition démocratique à Djibouti pour mettre en place un Etat de droit digne de ce nom. Voilà un pays où les inégalités sociales sont telles que par exemple un PIB en augmentation de 4 % n’a pas d’impact sur un taux de chômage de 65 %, a conclu M. Ali Coubba.

Idriss Hulay et Omar Dababeh, deux étudiants en droit et militants d’Uguta-Toosa, ont diffusé une vidéo où ils présentent le sens de leur engagement politique dans cette organisation, ainsi que leur désir farouche de contribuer à réunir l’opposition.

Abdourahman Iftin a présenté la lutte menée en Belgique par une organisation dénommée « ged » en lien avec les partenaires de l’opposition. Cette organisation exprime le désir de s’associer davantage à l’action commune de l’opposition djiboutienne et d’intégrer une éventuelle plateforme unitaire.

Maki Houmedgaba, représentant de l’ARD en Europe, a présenté les activités de l’ARD à Djibouti et en Europe. L’ARD, anciennement FRUD, a été baptisée en 2002, un an après la signature de l’accord de réforme et de concorde civile de mai 2001 et un an avant les élections législatives de janvier 2003. La victoire de l’UAD à ces élections législatives ayant été ravie à l’opposition par les fraudes qui ont entaché le scrutin, l’ARD a depuis lors choisi, dans le cadre de l’UAD, de ne plus participer à des élections aussi longtemps que les conditions de la transparence électorale n’étaient pas réunies. La mobilisation en cours à Djibouti a amené l’ARD en Europe à relayer, dans le cadre de l’UAD, l’action et le témoignage de l’opposition djiboutienne auprès de la communauté internationale. 

Cassim Ahmed, délégué plénipotentiaire de l’ARD, a présenté le contexte de la lutte politique autour de Djibouti selon la thématique « Quelle union pour quelle opposition ? ». M. Cassim a élaboré un tableau général des mouvements et des personnalités de l’opposition selon le type de lutte pacifique ou militaire revendiqué ainsi que selon les grands ensembles auxquels les uns et les autres se rattachent. Une analyse politique de ce panorama a permis de faire émerger une conscience de l’évolution en cours et des enjeux inhérents.

De fait, une vigilance a paru devoir s’imposer s’agissant des engagements qui animent des personnalités toujours membres de l’actuelle mouvance présidentielle mais qui montrent des velléités à s'afficher dans les rangs de l’opposition. Le délégué plénipotentiaire a également démontré l’esprit d’ouverture qui anime l’UAD en général et l’ARD en particulier à l’endroit de toute les sensibilités de l’opposition. Un appel a été lancé à cette occasion par M. Cassim pour recueillir un soutien de la diaspora à la mobilisation citoyenne en cours à Djibouti.

Une longue séance de questions / réponses a succédé au débat. Le plus gros des questions ayant porté sur la nécessité de rassembler l’opposition dans toute sa globalité et dans toute sa diversité, un point clé qui est apparu au fil du débat comme une condition sine qua non pour vaincre le régime d’Ismaël Omar Guelleh.

Dans l’assistance, Madame Samia Youssouf, membre du bureau de l’Association LîDjibouti, est intervenue sur le thème des mutilations génitales à Djibouti et a exposé son expérience au sein de cette association.

A son tour, Madame Naîma Ahmed a abordé le thème de la participation des femmes à l’action politique de l’opposition. En effet, Mme Naîma Ahmed a dit regretter l’absence des femmes dans les instances de décision de l’opposition djiboutienne, alors que celles-ci pourraient apporter un éclairage essentiel sur le contexte quotidien de la société djiboutienne.

Enfin, les organisateurs de la Table ronde se sont félicité du succès de la manifestation de l’opposition djiboutienne qui s’était tenue le même jour devant le siège de la Commission européenne de Bruxelles. Des représentants de l’ARD ont pu participer à ce rassemblement avant de retourner à la Table ronde, car tel est bien le credo de l’opposition : c'est tous ensemble que nous vaincrons. 

Maki Houmedgaba, Représentant de l’ARD en Europe

Paris, le 1er juillet 2010

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Message de remerciements du Vice-président de l'ARD

Message de remerciements de M. MAHDI IBRAHIM A. GOD au Comité d'organisation de la table ronde de Bruxelles et aux différents intervenants qui ont pris la parole.  

La table ronde de l’UAD qui s’est tenue à Bruxelles le 26 juin a été un franc succès.

J’adresse mes plus vives félicitations au comité d’organisation et mes plus sincères remerciements à l’ensemble des participants, auditoire et intervenants.

La qualité des déb
ats et la modération des propos ont démontré que nul, malgré l’éloignement de l’exil, ne perdait de vue l’essentiel : la diaspora doit assumer ses responsabilités en accompagnant concrètement la mobilisation populaire qui se déroule actuellement dans le pays.

Un appel en ce sens a été lancé par l’ensemble des organisations djiboutiennes présentes à cette table ronde, ce qui témoigne d’une réelle volonté d’union.

Cette inéluctable unité est plus que nécessaire aujourd’hui lorsque sous la bannière de l’UAD notre peuple défie le régime répressif et assassin du Rpp qui tente encore se maintenir au pouvoir. Il en va de notre responsabilité à tout un chacun pour appuyer ce bras de fer entre un peuple meurtri mais courageux et déterminé et un régime dont tous les paramètres de sa gestion du pays sont une catastrophe et une calamité nationale.

Cette analyse de la situation nationale maintes fois évoquée par les participants à cette table ronde revêt un caractère d’urgence à laquelle la diaspora djiboutienne doit méditer en s’attelant à la mise en place d’un cadre unitaire en vue de soutenir, tant moralement que matériellement, nos compatriotes en lutte pacifique contre la dictature. Sur ce je lance un appel solennel à tous les Djiboutiennes et Djiboutiens vivant à l’étranger.

En remerciant encore une fois l’assistance aussi nombreuse que déterminée, je ne peux conclure ce message sans réitérer mes vives félicitations à :

- Madame Laurence DAVIDOVICZ de l’Association SURVIE ;

- Madame Samia YOUSSOUF, membre bureau de l’Association LîDjibouti, dont l’intervention portait sur les mutilations génitales, et a exposé son expérience au sein de cette association. Suivi de Madame Naïma Ahmed qui a parlé de  combattre en faveur de la représentation et de la place en politique des femmes a été un point important dans ce débat. Nous lui souhaitons un grand courage et lui promettons de rester en contact ;

- Monsieur Jean-Loup SCHAAL, Président de l’ARDHD qui contribue fortement à la lutte du peuple djiboutien et continue d’apporter son aide aux réfugiés ;

- Mon grand frère et Président de la LDDH, Jean-Paul ABDI NOEL, dont le texte émouvant écrit spécialement pour cette table ronde et lu par Monsieur SCHAAL nous a tous réconfortés à cet instant où l’unité de l’opposition semble battre de l’aile ;

- Mon ami et bientôt compagnon de lutte et camarade de parti Ali Coubba, dont la patience et la détermination forcent notre respect ;

- Moustapha Abdillahi Iftin qui vient de s’engager résolument dans la voie d’une action unitaire ;

- Monsieur Ismail BOUH, Président du CDS, nouvelle association djiboutienne de droit belge. Je vous souhaite de tout mon cœur la réussite de votre association et surtout un grand courage pour impulser davantage nos compatriotes de Belgique vers un engagement infaillible aux côtés des manifestants pour la démocratie à Djibouti et contre le troisième mandat de l’usurpateur Guelleh ;

- Aux responsables de l’ARD en Europe qui ont su avec honneur et dévouement répondre au nom de l’UAD aux questions des intervenants en expliquant clairement les tenants et les aboutissants d’une telle rencontre ;

- Enfin, je lance un grand Bravo au comité d’organisation de cette rencontre et félicite les nombreux autres compatriotes qui ont participé et contribuer à la réussite et au succès certain de cette table ronde du 26 Juin 2010 à Bruxelles.

Mahdi IBRAHIM A. GOD
Vice-Président de l’ARD
Membre du Bureau de l’UAD

PARIS, LE 30 JUIN 2010

 

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Note de synthèse de la Table ronde de l’UAD à Bruxelles le 26 juin 2010

Note de synthèse de la

Table ronde de l’UAD à Bruxelles le 26 juin 2010

La table ronde organisée par l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) à Bruxelles samedi 26 juin 2010 s’inscrivait dans un contexte particulier. Alors que la mobilisation populaire s’amplifie dans le pays, sous l’impulsion d’une opposition plus unie que jamais, la capitale française avait été l’avant-veille le théâtre d’un événement pour le moins saugrenu : un avocat français annonçant la constitution d’une nouvelle coalition politique djiboutienne. Le thème de la table ronde (comment la diaspora peut-elle accompagner la mobilisation populaire en cours ?) revêtait une urgence particulière qu’intervenants et auditoire n’ont pas manqué de soulever.

La nouvelle configuration ainsi définie imposait un choix évident : soit soutenir la marche de notre Peuple vers son émancipation dans le combat unitaire mené par l’UAD, soit se couper du véritable terrain de lutte qu’est le pays et suivre l’aventurisme d’une opposition exilée ignorant les sacrifices de ses concitoyens au nom desquels elle prétend pourtant lutter.

La réponse n’a pas été difficile à trouver : prétendre lutter de l’extérieur sans aucune coordination avec l’intérieur constitue une inacceptable usurpation. C’est pourquoi les organisations qui ont répondu à notre invitation ont réaffirmé leur soutien à l’UAD et se sont engagées à le concrétiser au sein d’une structure unitaire travaillant depuis l’étranger mais totalement solidaire des mots d’ordre et des stratégies de lutte pacifique définis à Djibouti.

Nombreux furent également les membres de notre diaspora qui, à titre personnel, ont adhéré à cette démarche de bon sens tout en souhaitant qu’un débat s’instaure afin de restaurer l’indispensable unité de l’opposition djiboutienne.

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Communiqué du Vice-président de l'ARD : Uguta-Toosa intègre l'ARD

Communiqué du 26 juin 2010

Après contact téléphonique avec notre président Ahmed Youssouf, puis par voie du courrier du 26 juin 2009 adressé au vice-président Aden Mohamed Abdou, le Président d’Uguta -Toosa Ali Coubba et les membres du bureau politique ont formulé le souhait de voir leur organisation intégrer les structures de l’ARD afin de rassembler nos forces.

En réponse, le délégué plénipotentiaire de l’ARD, Cassim Ahmed Dini s’en est félicité et a assuré le Président d’Uguta-Toosa qu’il allait transmettre ce vœu au reste de la direction à Djibouti.

Lors des dernières assises l’ARD, une recommandation ad hoc a été adoptée en ce sens, invitant les responsables des deux formations à concrétiser ce rapprochement dans les plus brefs délais.

Ainsi, en marge de la table ronde de l’UAD tenue à Bruxelles le 26 juin 2010, les responsables de ces deux formations se sont retrouvés pour donner un contenu formel à ce projet.  Il en est sorti une officialisation de l’intégration d’Uguta-Toosa au sein de l’ARD.

Il a été convenu de mettre en place une structure commune du travail afin d’amplifier l’action que l’ARD mène pacification à l’intérieur du pays dans le cadre de l’UAD.  

Bruxelles, le 26 juin 2010

Mahdi Ibrahim A. GOD
Vice-président de l’ARD

Le Président

Réquisitoire du 23 juin 2010

à la Cour Criminelle

Réquisitoire du Parquet contre le Milliardaire Charles Boreh… ou simple réquisitoire de son ex-ami et complice IOG ?

« C’est l’histoire d’un homme d’affaires pris en flagrant délit de fraudes mais qui, pour faire oublier ses actes d’escroqueries, s’efforce d’apparaître comme un martyr politique »

Parole d’escroc au sommet de l’Etat ?

A Djibouti, il est coutumier que les Chefs d’inculpation et les chefs de poursuites évoluent aux cours des audiences.

Ainsi, concernant l’Affaire BOREH et consorts, le Président de la Cour avait qualifié les faits de « malversations », tandis que le Procureur général s’est emparé du motif de « terrorisme ».

Les non spécialistes du jargon judiciaire se demandent s’il n’y a pas quelques contradictions qui auraient surtout une influence sur la gravité des peines encourues.

Ce procès, à mon avis, est un procès politique, qui ouvre une polémique mais à sens unique car l’avocat français Maître Morice avait été empêché de venir à Djibouti pour défendre son client Charles Boreh.

Ce procès est un procès inique.

Il s'agissait dans les faits d’un règlement de compte (par parquet interposé ?) entre deux mafieux, entre deux vieux amis milliardaires l'un et l'autre, qui après avoir affamé la majorité des populations Djiboutiennes viennent s’entre bouffer en étalant devant lajustice leurs affaires et les crimes organisés dont ils sont directement ou indirectement responsables.

On a oublié la haute corruption et les autres dossiers sous jacents, tels que les trafics de mercure, du café et la fuite des capitaux Ethiopiens à partir Djibouti après la chute de Mengestu mais aussi vers la fin de Siad Barreh en Somalie.

Avec, cerise sur le gâteau, l ’acquisition de facto de la Banque de Somalie et de bon nombre de biens immobiliers de la République démocratique de Somalie. Ceci pourrait expliquer en partie les raisons pour lesquelles, le candidat mafieux IOG souhaite imposer un gouvernement Somali nommé à l’extérieur de la Somalie et qu'il demande aux Nations Unies l’extermination du Peuple Somali et le démantèlement du Territoire Somali.

Le Réquisitoire du Procureur Général a été long. Il a rappelé sans cesse pour ne pas dire marteler, l’ingratitude de Charles Boreh, qui s’est enrichi et qui a occupé l'un des plus hauts postes stratégiques : la direction du Port international de Djibouti. C'est le poumon de l’Etat et une source de revenus pour ceux qui peuvent en détourner les recettes.

Hélas, aujourd’hui on a l’impression que les deux Ports sont malades, car les armateurs ont fui la région.

Pour une fois, le Procureur s'exprimait sur un ton serein, sans l'agressivité qu'on lui a connu lors de précédents procès politiques.

Le Procureur Général a mis l’accent, tout son poids, tout son « verbe éloquent » non pas à démontrer des faits réels, des faits judiciairement reprochés, mais il s’est attelé longuement et sans complaisance à décortiquer l’ingratitude de Charles Boreh qui s’est enrichi sur le dos de l’Etat.

Le Procureur Général n’a pas cessé à marteler le fait que « Boreh s’était enrichi grâce à ce pays ».

A maintes reprises, le Procureur Général a soulevé « la conscience collective».

En bref, le Réquisitoire du Procureur Général Djama Souleiman était émouvant. Chiffre en main il a dévoilé les centaines et les centaines de millions de dollars que Charles Boreh avait géré en toute liberté et grâce auxquels, il s’était enrichi (Oubliant les rétrocessions consenties à son "pote" IOG).

Il faut savoir que plus de 350 millions de dollars ont été gérés sans contrôle, dans l’opacité la plus totale. Il va sans dire que ni la justice Djiboutienne, ni même la Cour des Comptes et encore moins l’Assemblée nationale n’auront communication des opérations financières entre les mains du couple IOG-Boreh pour la partie concernant les Autorités Djiboutiennes. De leur côté les dirigeants de Dubaï Port Authority avait pris le soin à gérer leur partie en toute discrétion.

Le Procureur a souligné que Boreh ne possédait que le Restaurant Bar Dancing « le Pénélope… et qu'il n’avait pratiquement pas d’autres ressources personnelles connues ».

Au fait, si ma mémoire est bonne, le Procureur Général n'était encore qu'un brillant étudiant en Droit en France lorsque le Pénélope avait cramé.

Après l'incendie, il est bon de rappeler que les Assurances avaient rapidement et généreusement indemnisé Boreh probablement grâce son ami complice, malgré des soupçons d’un incendie criminel.

Rappelons aussi, qu'à la même période, une centaine de tracteurs à destination de la Somalie ont été confisqués manu militari par le couple Boreh-IOG pour être revendu en Ethiopie.

Il est vrai que la liste des actes de gangstérisme d’Etat est bien longue. Ces crimes et délits on été opérés sous couvert de la Sécurité intérieure et extérieure, avec le silence permanent des Autorités judiciaires.

Ce sont ces actes de gangstérisme d’Etat qui ont permis à ces deux individus de s’enrichir à outrance et d'organiser, au travers d'élections mascarades la pérennité de leur position dominante aux commandes des forces de la Nation et asservissant le Peuple de Djibouti par la terreur.


Moralité : il est temps que les Djiboutiennes et les Djiboutiens se mobilisent pour combattre ce régime par tous les moyens efficaces. Il faut permettre à la Justice Djiboutienne et en particulier au Parquet de traîner devant le Tribunal, l’escroc N° 1 le candidat Ismaël Omar Guelleh qui continue à vider les Fonds et les biens de l’Etat illégalement et en toute impunité. Parallèlement, il continue à ordonner des crimes organisés et des opérations sanglantes de répression contre nos populations civiles.

NOEL ABDI JEAN-PAUL

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Le Président

ASPECTS ILLEGAUX DE LA MODIFICATION DE LA CONSTITUTION DJIBOUTIENNE : 18 JUIN 2010

La présentation des aspects illégaux de cette modification constitutionnelle peuvent être classés selon plusieurs catégories, auxquelles nous ajouterons un commentaire d’ordre général :

- Les vices de présentations et vices de formes ;
Dans son ensemble, il ressort que :

a) Ce premier Texte législatif portant révision de la Constitution du 4 septembre 1992 promulguée le 15 septembre 1992, ce Texte de Révision a été adopté par l’Assemblée nationale en deuxième Lecture le 19 avril 2010, puis immédiatement promulgué le 21 avril 1992 comme en procédure d’urgence, ce qui laisse supposer que le Chef de l’Etat était le principal commanditaire de cet artifice juridique, qui malheureusement n’a pas de structures juridiques articulées.

b) La rédaction de ce Texte législatif n’est pas du tout motivée, elle est incohérente et manque même de syllogisme, sans aucune corrélation des causes réelle de ces révisions, et dépourvu de logique rédactionnelle.

c) En principe tout Texte législatif doit être muni d’un Exposé des motifs qui doit introduire le Projet de Loi lorsqu’il émane du Gouvernement ou la Proposition de Loi lorsqu’elle émane de l’Assemblée nationale.

d) Le Rapport de la Commission de l’Administration générale même s’il figure dans les visas ou les VU, n’a pas été publié dans le Journal Officiel et n’est pas accessible au public.

e) Le nom des parlementaires auteurs de la Proposition de cette Loi ainsi que la Proposition de Loi n’est pas accessible et apparemment n’existe pas et ne figure pas dans les visas ou les VU.

- Les vices de fond ;
Plusieurs articles de la Constitution Djiboutienne du 4 septembre et promulgué le 15 septembre 1992 ont été allègrement violé dont principalement l’article 23 qui limitait à 2 le nombre de mandats présidentiels.

Il s’agit des articles 88-87-75-40-34-33-24- 23

- Les vices de formes ;

- Commentaires.
Les visas de cette Loi ou les VU ne se réfère pas à une Proposition de Loi alors qui est ou qui sont les auteurs de cette Loi, qui en assume l’entière responsabilité ?

A notre avis, l’auteur principal est le commanditaire de cette Loi scélérate.

Il va s’en dire que le perpétuel candidat Ismaël Omar Guelleh a désigné sans un Décret présidentiel une Commission AD HOC uniquement composée des membres du groupement de l’UMP, suite à nos informations et grâce aussi aux images de la RTD.


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PROGRAMME DE LA TABLE RONDE DE L’UAD

DU 26 JUIN 2010 A BRUXELLES

A l’occasion du 33ème anniversaire de l’Indépendance nationale, l’UAD (Union pour une Alternance Démocratique) organise, en coordination avec :

L’ARDHD/LDDH, le CDS, le FDP et Uguta-Toosa

Et la participation du GED en qualité d’invité et de Survie en qualité d’observateur

Une table ronde  autour du thème « la contribution de la diaspora à l’actuelle mobilisation populaire contre un troisième mandat et pour un réel changement démocratique.

Cette table ronde aura lieu le 26 juin 2010 à Bruxelles, de 14 heures à 17 heures à l’adresse suivante :

ESPACE PINO FABRIK 35, Rue de Fort 1060 Saint-Gille

DEROULEMENT

1)      Interventions

INTERVENANT

QUALITE

THEME

Iftin Ali

Responsable  du comité d’organisation

 Ouverture et présentation

Mahdi Ibrahim God

Vice-président de l’ARD, Membre de la direction de l’UAD

Président de la table ronde

La contribution de la diaspora à l’actuelle mobilisation de l’U.A.D

Jean-Loup Schaal

ARDHD/LDDH

Situation des droits de l’homme  à Djibouti

NC

FDP

?

Ismael Bouh

CDS

Présentation d’une nouvelle association en Belgique

Mohamed Saleh Alhoumekani

Mustapha Iftin

GED

Le GED solidaire de la mobilisation populaire

Ali coubba

Président d’Uguta-Toosa

Le programme politique : les valeurs et les idées de Uguta-Toosa

Maki Houmed-Gaba

ARD, coordinateur de la table ronde

L’action de l’ARD à Djibouti et en Europe

 Laurence Davidovitch, de l’association Survie, sera modératrice de la table ronde.

Avant le débat avec le public, Cassim Ahmed Dini  procèdera à une récapitulation en tentant de répondre à la question : « quelle union pour quelle opposition ? »

2)      Débat avec le public

 

3)      Décisions et Recommandations

Il s’agira de définir le cadre unitaire le plus approprié afin que la diaspora s’organise pour concrètement soutenir la mobilisation populaire grandissante lancée par l’UAD à Djibouti, c’est-à-dire le véritable terrain de lutte.

Mahdi Ibrahim

Vice-président de l’ARD

Membre du comité directeur de l’UAD

Interview du Président de l’ARD

Ahmed Youssouf Houmed

(dernière partie)

Deuxième partie de l’interview qui a trait aux situations politiques nationale et régionale.

         « …Le noyau dur du R.P.P., afin de perdurer au pouvoir et s’enrichir, n’a aucun   intérêt à la Paix et la bonne gouvernance…»

         « …Injustice et répression, c’est les ingrédients et les facteurs déclenchant de toutes les insurrections ! »

           Réalité : Pouvez-vous à présent nous faire une brève analyse de la situation à Djibouti qui a motivé cette Mobilisation Générale ?

           Ahmed Youssouf Houmed : Je ne serai peut-être pas bref mais elle se caractérise par les points suivants :

-          Sur le plan politique : une impasse totale essentiellement due à la violation unilatérale par la partie gouvernementale de l’Accord de Paix Définitive du 12 mai 2001 ! Sa dénonciation par nous en septembre 2005 faute de partenaire responsable a conduit à cette situation de ni guerre ni paix qui favorise le chaos que la Mobilisation Générale vise précisément à éviter et qui est pour l’instant le dernier recours légal et démocratique pour soigner la surdité et l’autisme politique dont souffre le gouvernement ! Il faut d’urgence mettre fin au cavalier seul et à la nuisance du R.P.P. car l’Union pour la Majorité Présidentielle n’est qu’un confetti de courants opportunistes du R.P.P., sans militants. sans objectif politique autre…que le soutien à un homme, le président, comme l’indique si bien sa dénomination ! Ce qui est vraiment court comme programme politique pour solliciter le soutien d’un peuple dont l’avis sur le plébiscite est connu d’avance : un NON massif !!!

 

Les blocages au processus démocratique (dissolution par décret d’un parti légal, le M.R.D. sous un prétexte fallacieux, et refus de pacifier, clarifier et équilibrer les règles de la compétition électorale) viennent aggraver la reconduction  des causes qui ont conduit au conflit civil dont le déni de citoyenneté, qui sert de justification à toutes les manipulations des statistiques démographiques, est le plus intolérable ! Il est devenu clair pour tout le monde aujourd’hui, que le noyau dur du R.P.P. afin de perdurer au pouvoir et s’enrichir, n’a aucun intérêt à la Paix ni à la bonne gouvernance…. Conscient qu’il est le plus grand perdant de cette situation, notre peuple est désormais mûr, prêt, déterminé et mobilisé pour y mettre  pacifiquement et légalement fin !

-        Sur le plan économique : le succès dont se gargarise le président est localisé et conjoncturel : seule la capitale et ses deux ports ont profité de la fulgurante progression du transit des marchandises vers l’Ethiopie voisine consécutive à la guerre entre l’Ethiopie et l’Erythrée et non au savoir-faire émirati que nous ne contestons pas, mais qui n’explique pas le boom des activités portuaires comme tente maladroitement de le faire croire le gouvernement.

     Ce que par contre nous contestons, c’est l’opportunité de confier la gestion du port à un opérateur étranger : si l’Etat-RPP a été incapable de gérer ce levier de développement économique, on aurait très bien pu en confier la gestion à notre chambre de commerce à l’instar d’autres pays ; mais ce que nous trouvons inadmissible c’est l’opacité du contrat de gestion, qui lui, explique sans doute en grande partie, le fulgurant enrichissement sans cause du président et de ses proches…

Quant à la manne financière générée par la présence des troupes militaires américaines, françaises, japonaises…son impact sur le développement humain est quasi nul comme l’indique la couleur rouge des indicateurs du développement humain, la dangereuse progression de la pauvreté extrême et le poids chaque mois plus lourd du chômage…

-        C’est sur le plan social que la situation  est devenue aujourd’hui, conjuguée aux effets néfastes de l’impasse politique et l’injuste redistribution des richesses nationales, insurrectionnelle ! Il n’y a plus de classe moyenne, il y a de plus en plus de pauvres qui s’appauvrissent, et une extrême minorité de riches qui s’enrichit de plus en plus !

     Ajoutez à cela l’honteux état d’abandon des trois-quarts du territoire national après trente trois ans d’indépendance que la réhabilitation et la décentralisation visaient à corriger. D'autre part, ce n’est plus d’une fracture sociale dont parlait le président il y a deux ans qu’il s’agit aujourd'hui, mais on est en présence de deux sociétés qui ne peuvent plus dans ces conditions coexister pacifiquement : une oligarchie excluant l’écrasante majorité, du pouvoir, des richesses nationales et d’accès aux soins et à l’éducation surtout dans les régions de l’intérieur !

 

      Les droits syndicaux sont bafoués au grand jour et vaut à notre pays les condamnations récurrentes du B.I.T. et de la Confédération Syndicale Internationale…Injustice et répression, c’est les ingrédients et les facteurs déclenchant de toutes les insurrections !

 

Réalité : Passons si vous le voulez bien à la situation régionale, avec un Accord de Paix en cours au nord avec l’Erythrée et une situation qui s’aggrave en Somalie…

 

A.Y.H. : Nous l’appellerons Accord de Paix quand il sera concrétisé ! Pour nous cela signifie que les belligérants identifient les causes du conflit, et œuvrent de concert à en traiter les causes et conséquences. Nous n’en sommes pas là, il s’agit pour le moment d’une initiative heureuse de médiation de l’émir du Qatar que l’A.R.D. accueille favorablement ! Mais quand on connait la propension du gouvernement djiboutien à fouler aux pieds tous ses engagements nationaux et internationaux, la prudence reste de mise… !

 

Quant à la Somalie, il est grand temps que la communauté internationale tire une bonne fois pour toutes, les leçons de ses échecs successifs ! Nul besoin d’être expert de la question, ce que je ne suis d’ailleurs pas, pour conclure que la solution à ce drame qui nous attriste, ne peut venir que des seuls Somaliens et non de députés « élus » nommant un gouvernement, à Djibouti, Nairobi ou ailleurs, pour régner sur un vaste territoire contrôlé par des milices armées à ce jour inexpugnables… Il serait d’ailleurs plus convenable de parler de Somalies au pluriel…

 

Notre position sur ce sujet est restée inchangée depuis 1992. L’A.R.D. qui est la transformation en parti politique d’une résistance armée et civile (F.U.O.D.), continue, comme les regrettés Cheiko et mon prédécesseur, à plaider pour une reconnaissance et un renforcement des entités somaliennes existantes et vivant en paix comme un début de solution : Le Somaliland pour ne citer que cet exemple, connait une paix et un développement que ne connait malheureusement pas notre pays en trente trois ans d’indépendance !

 

La prévention du terrorisme et une lutte efficace contre la piraterie ainsi que la stabilité régionale passe à nos yeux par là ! La politique régionale du R.P.P. et du gouvernement djiboutien, par ses ingérences récurrentes dans les affaires intérieures de tous ses voisins, constitue un facteur évident de déstabilisation régionale…

Réalité : Quel rôle jouent les puissances militairement présentes sur le sol national pour la Paix civile à Djibouti et la stabilité politique dans la région ?

 

A.Y.H. : Pour le moment leur rôle en faveur d’une paix civile à Djibouti est insignifiant, le constat fait par un journaliste indépendant de « the London Times » est accablant : « La C.I.A. se livre à partir de Djibouti à une guerre secrète contre El-Quaeda…La présence de tant d’Américains aux côtés de Français, Allemands, Japonais…génère des revenus substantiels dilapidés, les rues de Djibouti sont bondés de chômeurs mâchant le khat… » ; Pire, leur silence complaisant fonctionne pour le pouvoir comme une incitation à poursuivre une politique nuisible à tous points de vue à la paix… et donc à leurs intérêts ! Mais elles ne sauraient garder plus longtemps ce silence dès lors que le peuple se lève pour reconquérir ses droits, malgré l’inévitable répression.

 

Djibouti entrerait alors dans un engrenage difficilement maitrisable de violences politiques qui mettrait directement en cause leurs intérêts et elles ne pourront sauf à les mettre en péril, soutenir une dictature contre un peuple déterminé et pacifique…Nous les invitons donc à prendre leurs dispositions pour jouer dès la rentrée, un rôle à la mesure de leur rang et de leurs missions de paix et de développement, car en 2011…il sera trop tard !!!

Dans la région, il semblerait qu’elles privilégient la guerre contre le terrorisme à une prévention efficace qui serait pourtant financièrement et militairement moins coûteuse, mais il ne faut pas désespérer de les voir corriger leurs erreurs…  

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« Hommage à Zongo »

Sous cette rubrique mensuelle « Réalité » a décidé de rendre à sa façon un hommage à Norbert Zongo, journaliste et directeur de publication de l’ « Indépendant », écrivain et militant des droits de l’homme…mort assassiné vraisemblablement par le pouvoir, à qui a avant tout profité ce crime ! Deux articles parus dans son journal seront mensuellement reproduits dans nos colonnes et livrés à la méditation de nos lecteurs. Ils sont tirés d’un recueil de ses éditoriaux intitulé « le sens d’un combat » et édité par le centre national de presse Norbert Zongo. Le propre des écrits des poètes et grands hommes est que leur verbe traverse le temps et l’espace sans prendre une ride, avec la même pertinence. Le texte ci-dessous s’applique si bien à la réalité Djiboutienne d’aujourd’hui que nous n’avons pas  pu résister au plaisir de vous le faire partager…

Le prix de la compromission

A chaque fois que l’occasion lui en a été donnée, le peuple Djiboutien a héroïquement refusé la compromission, ce qu’il continue de faire contre vents et marées avec la Mobilisation Générale décrétée par l’U.A.D. Des intellectuels à Djibouti, dont certains avocats, porteront à jamais les stigmates du zèle qu’ils ont mis à servir de leur plein gré  la dictature et justifier l’injustifiable dans l’hémicycle ou les média ou les coulisses de l’imposture, aux heures les plus sombres de la dictature…

 « Réalité » pour sa part, n’attendra pas leur mort pour rendre à cette occasion un hommage appuyé à ces héros qui, quotidiennement défie la dictature au grand jour : malgré l’explosion d’une grenade devant son domicile, arrestation, détention arbitraire, procès, filatures, écoutes…Il s’agit vous l’avez deviné de la L.D.D.H. et son président ainsi qu’à  d’autres anonymes exerçant leurs responsabilités comme …un sacerdoce, mais aussi au peuple Djiboutien Mobilisé contre la dictature du R.P.P… ! La rédaction.

Les peuples comme les hommes finissent par payer leurs compromissions politiques ; avec des larmes parfois, du sang souvent, mais toujours dans la douleur. Deux illustres et malheureux exemples de l’heure peuvent être cités en la matière : le Zaïre et le Togo. Ces peuples, subjugués et gémissants sous la férule de tyrans militaires ont malheureusement leur part de responsabilité dans le drame qu’ils vivent.

En Afrique, la compromission des peuples s’effectue à trois niveaux. Le premier est constitué d’intellectuels opportunistes qui se servent de leurs connaissances livresques pour aider les dictateurs à donner un contour idéologique et politique à leur tyrannie.

Ces intellectuels sont les concepteurs des parties uniques et iniques. Ils applaudissent et encourages la répression. Ils légitiment et défendent les barbaries les plus abjectes des tyrans aux yeux de l’étranger : les crimes crapuleux deviennent de petits incidents, la répression la plus féroce devient un simple maintien d’ordre. Ils organisent une véritable compagne internationale de presse pour maquiller et vernir la minable personnalité des bourreaux au pouvoir. C’est avec ces intellectuels que des cancres congénitaux ânonnent leurs premières théories économiques, juridiques et philosophiques.                                                              

Le tyran peut voler, tuer, emprisonner, torturer… il sera défendu, intellectuellement réhabilité par des « cerveaux » au nom de leurs propres intérêts. Résultat : la plupart de ces intellectuels finissent par s’exiler, ou sont froidement exécutés ou « se suicident » en prison. Les plus heureux sont ceux qui sont dépouillés de leurs biens et de leurs privilèges avant d’être jetés en pâture au peuple.                                                                        

Un tyran n’a pas d’amis éternels !                                                                                                               

Le deuxième niveau est constitué par les opposants de circonstance. Ils se battent et entraînent des hommes sincères avec eux avant de rejoindre l’ennemi d’hier, avec armes et bagages, surtout avec la liste des opposants sincères.

Résultat : ils bénéficient des grâces du tyran pendant quelque temps avant d’être éjectés, emprisonnés ou tués.

Un dictateur n’a confiance en personne, surtout pas en un ancien opposant !

 Le dernier niveau est constitué des « indifférents ». Les « pourvu que », la pure race des égoïstes myopes, (pourvu que mon salaire tombe, pourvu que je n’aie pas d’ennuis, pourvu que rien n’arrive à ma famille…). Comme nous le disait un brave ami togolais dans les années 1980 : « pourvu que les bateaux continuent de venir au port, Eyadema peut faire ce qu’il veut : <on le laisse avec Dieu ! ». (notre ami est actuellement réfugié à Cotonou et les bateaux mouillent toujours au large de Lomé…).

Résultat : Personne n’échappe à une dictature lorsqu’elle s’installe dans un pays !

Comme le dit la sagesse populaire, chaque peuple a le régime qu’il mérite. Et chaque compromission avec une dictature est toujours payée au prix fort. La règle ne souffre pas d’exception.

                                                             L’Indépendant n° 300 du 3 juin 1993

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Le Président

Les Répressions à outrance engendrent la Violence.
Djibouti va-t-elle emboîter le chemin d’un conflit armé généralisé ?

Les Répressions à outrance engendrent la Violence. Djibouti va-t-elle emboîter le chemin d’un conflit armé généralisé ?

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) depuis ces derniers mois dénoncent les arrestations illégales des populations civiles dans le cadre de la répression raciale, et déplore les violations des Droits Humains qui s’aggravent et prennent une tournure alarmante. Un rapport sera rapidement soumis aux Organisations des Doits de l’Homme et Défenseurs spécialisées.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains(LDDH) condamne fermement la recrudescence des arrestations arbitraires et des détentions abusives d'innocents civils originaires du nord de notre pays. 

En effet, des civils auraient été arrêtés, au forage d'ILLI SOOLA à 20km d'Obock le 15 juin dernier, conduits par l'armée à Waddi puis à Gal'ela, ils auraient été détenus à la Gendarmerie de Tadjourah avant d'être transférés au fichier central de Gendarmerie à Djibouti où ils seraient toujours détenus.

Il s'agit des personnes dont les noms suivent:

-          AHMED  ISSE KAMIL;

-          ZEINABA MOHAMED  ABDALLAH;

-          AÏCHA MOHAMED YOUSSOUF.

Par ailleurs la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a appris avec consternation que Madame HALIMA BIL’A  et ses quatre enfants arrêtés à Medeho, le 17 avril 2010 et avaient été placés en résidence surveillée dans un camp de la Police de Djibouti, auraient été transférés au centre de rétention de Nagad où leur condition de détention seraient effroyables: les enfants seraient d'ores et déjà malades souffrant entre autre de la chaleur, malnutrition et déshydrations.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande aux autorités Djiboutiennes de libérer immédiatement ces enfants et leur mère ainsi que tous les civils injustement détenus dont certains croupissent dans des centres de détention illégaux depuis plusieurs semaines.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel Pressant à la Communauté nationale et Internationale de se mobiliser pour mettre au banc des accusés ce régime corrompu et mafieux, qui arrête illégalement, met en détention arbitraire souvent dans des lieux secrets, procède à des disparitions forcées et parfois à des exécutions extrajudiciaires de civils innocents.

NOEL ABDI Jean-Paul

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Le Président

LETTRE OUVERTE  DU 19 JUIN 2010
A MONSIEUR MAHAMOUD ALI YOUSSOUF
 MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES
ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE

Monsieur le Ministre,

J’ai très bien reçu votre première et aimable  invitation afin de participer au Lancement national du processus du Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP) qui aura lieu le lundi 21  juin 2010 à partir de 8h00 au Sheraton Hôtel.

On a déposé chez moi (paraît-il par un certain Said) une carte avec le tampon du Président Coordinateur  du Mécanisme Africain d’Evaluation des Pairs.

Aucun document sur ce processus du Mécanisme Africain n’a été porté à ma connaissance et je ne connais pas même pas  le nom du Président Coordinateur. La carte d’invitation ne portait que mon nom sans mentionner  à quel  titre. Est-ce en tant que Défenseur des Droits Humains et Vice-président de l’UIDH chargé de la Corne d’Afrique ?

En tant que Défenseur des droits fondamentaux, comme vous le savez je n’ai jamais cessé à dénoncer les Crimes de Guerre, les Crimes de Génocide, les Crimes contre l’Humanité, les Crimes Organisés en Ogaden par les Forces coloniales Ethiopiennes, en République de Somalie par les Forces tueuses du Burundi et de l’Ouganda, tout en dénonçant les Crimes de Disparitions Forcés, les Crimes d’Exécution et les Crimes organisés dans notre Pays.

Je sais que votre politique belliqueuse, contre nos frères Erythréens, nos frères de la Somalie occidentale et nos frères de la République de Somalie, s’avère aujourd’hui  comme un échec. Nos points de vus sont diamétralement opposés et en cette période d’une campagne pour un 3ème Mandat en violation flagrante de la Constitution du 4 septembre 1992, je tiens à vous témoigner mon refus de m’afficher dans des Réunions sur le Mécanisme Africain dont je ne connais même pas la teneur.


NOEL  ABDI  Jean-Paul

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Nouvel interview du président de l'ARD, Ahmed Youssouf Houmed (première partie)

Interview d’Ahmed Youssouf Houmed

Président de l’A.R.D.

Nous avons profité pour l’interroger, de la récente arrivée en France du Président de l’A.R.D.  Ahmed Youssouf Houmed,  qui a accepté de répondre à nos questions  pour  tirer un bilan provisoire de la Mobilisation en cours, faire une analyse de la situation politique à Djibouti et dans la région …ainsi qu’à d’autres interrogations qui préoccupent les Djiboutiens. Cette longue interview du président sera diffusée en deux parties dont voici la première qui a trait à la Mobilisation Générale, ses enjeux, effets immédiats et résultats attendus.

 « …c’est une marée humaine déjà prête qui sera alors en marche ! »

Réalité : Bienvenue en France Mr le Président et merci d’avoir accepté notre invitation car cela fait longtemps que vous ne vous êtes pas exprimé dans nos colonnes !

Ahmed Youssouf Houmed : C’est moi qui vous remercie ! Cela fait cinq ans si ma mémoire est bonne que je ne me suis pas exprimé dans Réalité bien que je me sois exprimé plusieurs fois  dans d’autres media depuis cette date. Je risque donc d’être long cette fois-ci…

Réalité : ce n’est pas un risque Mr le président, c’est pour vous une obligation de l’être dans ce contexte et pour nos lecteurs une attente et un plaisir de vous lire…Commençons par la brûlante actualité, pouvez-vous brièvement présenter cette Mobilisation Générale avant de tirer un bilan provisoire des quatre batailles que vous venez de livrer ?

A.Y.H. : Vous avez raison ! C’est bien le terme approprié pour rendre compte de ce qui vient de se passer le mois écoulé à Djibouti et du courage physique nécessité ! En tant que vieil acteur et routier de la politique Djiboutienne, je suis bien placé pour affirmer que c’est sans précédent depuis  l’Indépendance, la politique s’étant déplacée de fin 1991 à février 2000 sur le champ des combats armés !  Les manifestations que l’on vient de vivre ont réveillé les souvenirs de l’indépendantiste que j’étais ! J’ai vécu ces quatre batailles avec la même intensité que les combats menés contre le colonialisme.

Toutes proportions gardées, les batailles que l’on vient de livrer sont comparables à ces combats sauf qu’il s’agit cette fois de mettre fin aux agissements irresponsables non pas de colons mais  d’une poignée  de malfaiteurs autochtones de toutes ethnies contre l’ensemble du peuple ! Et s’il s’avère inamendable comme cela est prévisible, porter au R.P.P., ses dirigeants et ses alliés le coup de boutoir décisif car c’est la Paix et l’existence de Djibouti en tant qu’Etat qui sont en jeu !

Réalité : Excusez-moi de vous interrompre Mr le Président, mais puisque vous parlez de Paix, il y a eu des accrochages armés ces derniers temps dans le nord dont cette fois le gouvernement n’a pas fait état…

A.Y.H. : C’est exact et c’est la raison pour laquelle je dis et répète que la Paix est en jeu ! Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il y a c’est évident une relation de cause à effet entre la violation unilatérale de l’Accord de Paix de 2001 par le gouvernement, la reconduction et l’aggravation par sa politique des causes qui ont déclenché le conflit armé et surtout la dénonciation par Nous en septembre 2005 dudit Accord d’une part, et les accrochages sporadiques dans le nord depuis quelques années  d’autre part ; nous en tenons le gouvernement pour unique responsable, la légitime défense étant le fait d’acteurs ayant fait depuis, le choix compréhensible d’autres lieu et forme de lutte.

Nous restons pour notre part fermement attachés au combat démocratique légal parce que convaincus, comme le démontre l’unité et l’approbation populaire des combats menés dans la capitale, que c’est la meilleure façon d’en finir avec une dictature qui n’est pas plus puissante que le colonialisme d’hier et bien plus affaibli sur tous les plans que lors de la guerre civile ! Et si, vous avez raison de le soulever, le gouvernement n’en parle pas aujourd’hui comme il le faisait hier, c’est parce qu’engagé depuis peu dans un processus de réconciliation avec l’Erythrée, il cherche à faire croire que ces accrochages sont survenus avec la naissance du conflit frontalier…ce qui est, je viens de le rappeler, absolument faux !

Je voudrais ajouter à ce chapitre que le gouvernement prend prétexte de ces accrochages pour se livrer à des exactions sans précédent dans le nord, l’ouest et le sud-ouest de notre pays. Détentions et arrestations arbitraires de civils innocents brutalisés et pour certains torturés, plusieurs civils sont encore détenus dans des lieux tenus secrets, décasements de plusieurs dizaines de familles (suspectées de soutien aux maquisards) dont les habitations ont été détruites …Je lance donc un dernier avertissement au gouvernement : Qu’il soit bien compris que les commanditaires gradés ou en col blanc ainsi que les exécutants s’exposent à des poursuites s’il n’est pas immédiatement mis fin à ces exactions et leurs auteurs punis !

Réalité : Revenons à présent à la Mobilisation. Puisque vous venez brièvement d’en définir les enjeux qui sont vitaux, pourquoi a-t-elle été aussi tardive ?

A.Y.H. : Parce que c’est l’ultime carte d’une opposition légale qui a épuisé en 2006 toutes les voies juridiques d’une compétition politique ordinaire ! Et si la décision prise par les congressistes de l’A.R.D. en décembre 2006 de ne plus participer dans ces conditions aux élections à venir et recourir à la désobéissance civique pour parvenir à nos fins a tardé à prendre forme c’est dû en partie, mais en partie seulement, à la répression violente qui s’est abattue contre l’Union pour une Alternance Démocratique lors de la campagne de boycott des législatives de 2008 qui n’a eu pour effet immédiat que de briser un élan, alors que le gouvernement pensait en avoir définitivement fini avec l’opposition légale.

Hors, les récents combats politiques le prouvent bien, elle en est sortie renforcée ! La fuite en avant permanente du gouvernement qui a conduit à un conflit armé évitable avec notre voisin a également retardé quelque peu cette mobilisation. Mais ce qui, vu d’ici, peut sembler être un retard s’explique par le fait qu’il n’est pas dans les mœurs politiques des Djiboutiens de se mobiliser en dehors des périodes électorales…Et je tiens ici à renouveler mes félicitations au comité exécutif de l’A.R.D. et à la cellule de coordination de l’U.A.D. : ils ont fait preuve d’une combativité à toutes épreuves car il a fallu un long travail de terrain et de persuasion et de persévérance pour mobiliser des milliers de gens durant un mois sous la canicule…

J’en profite pour adresser mes félicitations et celles de tout le comité exécutif à Mahdi et Cassim pour le remarquable travail de communication politique qu’ils ont fait aux Etats-Unis et au Canada et j’encourage la délégation plénipotentiaire à poursuivre ce travail en Europe pour relayer le travail accompli à Djibouti par l’U.A.D. auprès de nos partenaires pour les informer de la situation actuelle et des combats à venir, afin qu’ils prennent leurs dispositions pour la rentrée… Mais aussi à notre représentation en France et en Europe pour la création d’un site ARD sur facebook, ses actions d’éclat et médiatisation de la lutte dans la presse qui font de notre parti structuré et ramifié une référence dans le paysage politique djiboutien !

Réalité : Quel bilan en tirez- vous et pour quand la désobéissance civique ?

A.Y.H. : Il est encore trop tôt à mon avis pour en tirer un bilan même provisoire ! Mais les premiers résultats dépassent nos espérances ! Il s’est produit entre l’annonce en début d’année du recours à partir du printemps à cette forme de lutte et le lendemain de ces premières batailles des évènements encourageants et prometteurs qu’il ne faut pas sous-estimer ! De la peur qui a changé de camp à la renaissance du mouvement syndical en passant par les signaux positifs en provenance des chancelleries occidentales, le mouvement contestataire a pris une telle ampleur qu’il y a aujourd’hui à Djibouti une atmosphère palpable de fin de règne !

L’audit en cours au ministère de la santé pour identifier et punir les responsables de la disparition des centaines de millions de nos francs destinés à la lutte contre le sida et mené à la demande des donateurs est une première qui fait partie des revendications de l’opposition pour une transparence dans la gestion des deniers publics et la lutte contre l’impunité de la délinquance financière qui fait des ravages et qui accumulés constituent de véritables crimes économiques ! Dans n’importe quel pays du monde ce genre de scandale aurait provoqué la démission du ministre concerné ou sa révocation mais nous sommes à Djibouti dirigé par le R.P.P. présidé par I.O.G….

La grève du personnel de la santé fait également partie des ondes de choc de la Mobilisation Générale et ça ne fait que commencer…

Quant à la désobéissance civique, elle constituera le point d’orgue de cette Mobilisation Générale quand le mouvement aura gagné en intensité et aura alors pour objectif de déposer le R.P.P. La dynamique de contestation prenant chaque jour de la vitesse et de l’ampleur, c’est une marée humaine déjà prête qui sera alors en marche !

Nous n’en sommes pas encore là, il nous faudra auparavant, au courant du premier trimestre 2011, actualiser  la plateforme de l’U.A.D et éventuellement l’élargir…

Réalité : Pour clore ce chapitre, qu’attendez-vous de la diaspora ?

A.Y.H. : Sa contribution financière sera la bienvenue mais sa plus grosse contribution sera le relais médiatique  qu’elle apportera aux combats politiques menés dans la capitale et elle est invitée à y réfléchir lors de la table ronde  de l’opposition  du 26 juin à Bruxelles ! C’est surtout pour les jeunes, étudiants ou en exil, que nous nous battons, ils seront pour la plupart appelés à devenir des acteurs politiques ou opérateurs économiques et sociaux chez eux bientôt et il est donc important pour leur crédibilité future qu’ils soient en phase avec un mouvement politique contestataire pacifique et populaire et acteurs d’un changement qui se fera à leur bénéfice !!!

Propos recueillis par Maki Houmed Gaba

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Interview du président de l'ARD (daté de mars 2005)

« D’ores et déjà, nous assurons et rassurons les autorités du caractère pacifique

de cette mobilisation, qui aura lieu en tout état de cause. »

Ahmed Youssouf, Président de l’ARD

En attendant de mettre en ligne l'interview en voie de finalisation du président de l'ARD, présent en France depuis le 14 juin, nous avons estimé utile d'exhumer cette interview du même président datant du 9 mars 2005. Et ce, afin qu'il soit clair pour tout le monde que la mobilisation en cours ne doit rien au hasard du calendrier et péripéties constitutionnelles, mais s'inscrit dans une démarche cohérente et mûrement réfléchie de l'ARD..." La rédaction.

Né en 1938 à Tadjourah, Ahmed Youssouf Houmed, membre fondateur de l’A.R.D, en a été élu Président à l’unanimité le 18 septembre 2004, succédant ainsi à la tête du parti au regretté Ahmed Dini Ahmed dont il était un ami de toujours au
quotidien, un compagnon de lutte et le
1er Vice-Président. C’est un poids lourd politique djiboutien, connu et respecté pour
sa piété et son intégrité morale. Haut fonctionnaire et indépendantiste, puis Ministre sous les gouvernements Dini et Kamil. C’est un combattant constant et déterminé de la Démocratie. A la veille d’une échéance électorale déterminante pour l’avenir de notre pays et que l’U.A.D a décidé d’activement boycotter, nous avons jugé utile d’interroger le Président de l’ARD sur sa vision, sa démarche, ses espoirs…



Réalité : Monsieur le Président, cinq mois après votre élection à la tête de l’ARD, pouvez-vous dresser un bilan de vos activités ?

Ahmed Youssouf Houmed : permettez-moi avant tout de rendre un hommage appuyé à l’œuvre de mon prédécesseur, qui a fondé ce parti, imposé le multipartisme intégral et ancré la logique de l’argumentation et de la réfutation dans les mœurs politiques. Il a conduit l’UAD à la victoire aux législatives de 2003 et apporté la preuve que ce régime est inamendable ; et surtout que l’opposition est une alternative crédible puisque la paix civile est redevable à son sens des responsabilités. Il n’est pas facile de succéder à un tel homme et je n’ai accepté cette charge que sur l’insistance du Conseil Central et la conscience qu’une telle œuvre doit être poursuivie.

J’ai la ferme détermination de la faire aboutir. Pour cela, j’ai hérité d’un parti structuré et dynamique. Je suis entouré d’une équipe qui a exercé de hautes responsabilités politiques et administratives, compétente et qui a fait ses preuves quant à sa détermination. Dès le surlendemain du décès de mon prédécesseur, nous avons entamé une tournée de sensibilisation dans la Capitale et les annexes du Parti et avons reçu le ferme soutien de nos militants pour nous accompagner dans ce combat pour l’instauration d’un État de droit à Djibouti.

Nous avons adressé de nombreuses correspondances officielles au régime, disant notre disposition au dialogue et à la négociation. Régime qui, comme à son habitude, a préféré faire la sourde oreille. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si ma première interview en qualité de Président de l’ARD est passée sur les ondes d’une radio étrangère (RFI) et non dans les médias publics djiboutiens : ici, l’opposition n’a pas le droit d’être visible dans le domaine public. De même, ce n’est pas un hasard si la section somali de la BBC ne m’a jamais demandé une quelconque interview. Ni à moi ni au Président Ismaël Guedi, ni au Président Daher Ahmed Farah d’ailleurs.

Sauf que, pour ce qui est de moi et de l’ARD, c’est une façon insidieuse de nous cantonner à la défense des seuls intérêts d’une communauté parlant une langue autre que le somali, que je maîtrise parfaitement au demeurant. Donc, il est évident qu’un régime qui monopolise les médias publics et achète certains médias internationaux, confisquera également le verdict des urnes. A ce chapitre, nous avons adressé des courriers aux représentations diplomatiques des pays amis, ainsi qu’un mémorandum à l’Union Européenne et aux États-Unis, sur la situation politique. Nul ne conteste que, dans les circonstances actuelles, la transparence électorale est loin d’être garantie. Enfin, nous sommes en tournée dans les districts de l’Intérieur pour expliquer notre position à cause de cette situation…

R : Pouvez-vous décrire cette situation…

A.Y.H : En un mot, c’est l’impasse totale ! Vous la décrivez chaque semaine et je la résumerai en rappelant que :

·         sur le plan social, on constate et nos partenaires au développement avec nous, l’aggravation des inégalités, un chômage endémique, des conditions sanitaires déplorables partout et des violations récurrentes des libertés syndicales qui valent à notre pays des condamnations répétées par les organisations syndicales internationales ;

·         sur le plan politique, les multiples entraves et blocages au processus démocratique, la décentralisation reportée aux calendes grecques, le déni de citoyenneté aux ayant-droits font que toutes les causes qui ont conduit à la confrontation armée ne sont pas traitées. Pire, elles s’aggravent !

·         dans le domaine économique, le boom des activités portuaires, les loyers revus à la hausse des présences militaires étrangères sur notre sol, les cessions et concessions au capital privé étranger du Port et de l’Aéroport, ne se traduisent pour nos concitoyens par aucune amélioration de leurs conditions de vie, surtout qu’elles sont antinationales car opérées au mépris de l’intérêt national ;

·         au plan diplomatique enfin, nous notons avec déception que les relations avec la France sont prises en otage par une affaire pendante devant la justice de ce pays et que les tergiversations à propos de la Somalie et du Somaliland ont relégué notre pays à un rang régional indigne de l’Histoire et de la fraternité qui nous ont toujours liés à cette région. D’autant plus inadmissible lorsque l’on voit le chef de l’État se présenter en grand rassembleur de la Nation Somalienne, alors qu’il n’est même pas capable de réconcilier la Nation Djiboutienne. Pour ce qui est de la lutte antiterroriste, qui a conduit les États-Unis à renforcer leur présence militaire à Djibouti, nous la soutenons sans réserve, pour peu qu’elle ne donne pas lieu à un dangereux amalgame entre Islam et extrémisme. Surtout que le Peuple djiboutien attend que sa contribution, de quelque nature qu’elle soit, n’aille pas à l’encontre de ses aspirations démocratiques.  

R : A quoi est due cette impasse et comment en sortir ?

A.Y.H : Elle est essentiellement due à la violation de l’Accord de paix du 12 mai 2001 et il n’y a pas 36 solutions pour en sortir : soit il est intégralement appliqué et de concert, auquel cas tout le monde et le Peuple djiboutien en premier lieu en sortira gagnant, soit la partie gouvernementale s’obstinera  à vouloir nous imposer sa violation, ce qui augmentera d’autant notre détermination à la combattre, avec les conséquences incalculables que n’assumeront que les fourbes et autres fraudeurs irresponsables qui nous gouvernent.

R : La coalition de l’opposition a décidé de boycotter la prochaine présidentielle, alors qu’elle avait participé aux législatives de janvier 2003. Pourquoi refuser aujourd’hui le jeu électoral ?

A.Y.H : Le contexte n’est pas le même. A l’époque, il nous fallait renforcer le multipartisme intégral naissant après un long et douloureux conflit armé qui, ayant pris fin en février 2000, ôtait toute crédibilité aux précédentes consultations électorales. Nous avons à l’époque, malgré un mode de scrutin inique, des listes électorales imprimées la veille du scrutin et tant d’autres irrégularités consignées dans l’épais dossier de recours en annulation introduit auprès du Conseil constitutionnel, accepté de jouer le jeu car nous étions convaincus que, malgré tout, le rapport de force électoral penchait largement en notre faveur. Et surtout apporter la preuve qu’après le Conseil constitutionnel, la CENI créée en violation d’une disposition de l’Accord de paix du 12 mai 2001, ne garantissait pas les conditions de neutralité nécessaires à sa crédibilité.

Ce qu’il fallait démontrer à l’époque l’ayant amplement été, nous avons durant deux ans adressé de multiples courriers au ministre de l’Intérieur puis au chef de l’État pour travailler ensemble à l’établissement d’une véritable transparence électorale. Devant le silence irresponsable qui nous a été opposé, et pour ne pas faire une seconde fois de notre Peuple le dindon de la farce, nous n’avons pas eu d’autre choix que de lancer le mot d’ordre de boycott actif de la prochaine élection.

R : Que signifie « boycott actif », alors que le candidat solitaire parade à la télé devant des uniformes et que le ministre de l’Intérieur affirmait récemment que cette élection aurait lieu quoi qu’il arrive ?

A.Y.H : Ce sont là des manœuvres et des réflexes de parti unique qui n’intimident plus personne. Je vous remercie de me permettre de m’expliquer sur ce point, puisque les médias publics sont exclusivement affectés à la propagande du régime. Ce qui, soit dit en passant, est une marque supplémentaire du mépris à l’endroit des 45% du corps électoral, pour nous en tenir aux seuls chiffres officiels, plus que contestables, ayant accordé leur confiance aux listes de l’UAD le 10 janvier 2003. Par « boycott actif », nous entendons, mobiliser tous nos partisans, cette marée humaine qui a triomphalement accueilli le retour au pays du regretté Ahmed Dini en 2000, tous les privés du droit inaliénable à la citoyenneté, tous les déçus de l’UMPisme, c’est-à-dire du mensonge permanent, de la corruption, de la discorde… Nous leur demandons, par une action pacifique, d’exprimer leur refus de cette mascarade.

R : Et si le régime interdit cette expression pacifique ?

A.Y.H : Il ne le pourra pas ! Nous connaissons la frilosité et les réflexes répressifs du pouvoir en place. Sa violation de chaque accord de paix et son refus de négocier avec l’opposition aujourd’hui, indiquent clairement qu’il succombera à une nouvelle tentation de passage en force et par la fraude. En démocratie, il n’y a de force que celle du droit et du Peuple. Il est interdit d’interdire une marche pacifique, même si les syndicats sauvagement réprimés sont bien placés pour savoir de quoi un despote est capable.

Au lendemain des législatives de janvier 2003, le ministère de l’Intérieur avait déjà tenté d’interdire un meeting de l’UAD. Après l’avoir assuré qu’il serait pacifique, nous avons quand même tenu ce meeting, passant outre une interdiction que ne justifiait aucune disposition légale. D’ores et déjà, nous assurons et rassurons les autorités du caractère pacifique de cette mobilisation, qui aura lieu en tout état de cause.

R : C’est la position de toute l’UAD ?

A.Y.H : Tout à fait ! Et j’en profite pour féliciter et encourager tous les partis alliés au sein de l’UAD pour l’action unitaire et décisive qu’ils mènent sur le terrain. Toutes les tentatives gouvernementales pour diviser l’opposition ont échouées. ARD, UDJ et MRD et même PDD, même combat! Certaines mauvaises langues avaient prématurément annoncé que le Président de l’UAD, M. Ismaël Guedi, allait se présenter contre le candidat du pouvoir. C’était mal juger de ses convictions car il a clairement prouvé son attachement aux valeurs démocratiques fondant notre coalition et il a relégué le candidat RPP à la position peu enviable et antidémocratique de solitaire condamné à un face-à-face peu crédible avec lui-même et son propre despotisme. Quant au Président du MRD, nous espérons qu’il rentrera bientôt au pays, car la détermination de sa présence et  l’éloquence de sa fougue sont appréciées dans toutes les communautés.

R : Un message à la Nation, pour finir ?

A.Y.H : Je lui adresse un message de paix et d’espérance, ainsi qu’à la diaspora à qui je demande également de manifester pacifiquement le jour de l’élection, devant les représentations diplomatiques de Djibouti. Cette mobilisation devra être un acte de résistance collective, de courage, de civisme, en un mot de sursaut national pour désavouer l’imposture.

Propos recueillis par Mahdi Ibrahim

Le Président

NOTE D’INFORMATION

DU 15 JUIN 2010

Un trou de plusieurs

milliards de francs Djibouti...

Le corps de la santé va très mal

Questions préalables.
1)      A combien se chiffre le trou financier au niveau de l’Hôpital Peltier : un (1) milliards de Francs Djibouti ou nettement plus ?
2)      A combien se chiffre le trou financier au niveau de l’aide internationale octroyée au Ministère de la Santé pour lutter contre le SIDA : à cinq (5) milliards de Francs Djibouti ?
3)      Qui a octroyé cette aide d’un tel montant alors que tout le monde même le HCR connait très bien les antécédents de l’actuel Ministre de la Santé ?
4)      La Banque Mondiale et l’OMS vont-ils ou ont-ils déjà réagi ?
 
Un fait récent qui prouve le ras-le-bol du corps médical.
Depuis le 10 juin 2010 les personnels paramédicaux de l’Hôpital Peltier ont déclenché un mouvement de protestation.

Ce mouvement continue encore, alors que le silence gouvernemental montre clairement leur irresponsabilité ou leur inconscience.
 
Ci-après la teneur de leur lettre au directeur de l’hôpital.
 
« Hôpital Général Peltier au directeur de l’hôpital

Objet : Préavis de grève
 
Monsieur le Directeur,

Par la présente et conformément à l’article n° 13 de LOI ORGANIQUE n° 48/AN/83/Ière L du 26 juin 1983 portant statut général des fonctionnaires et suivants du Code du travail, les personnels paramédicaux vous notifient d’un préavis de grève.

Le mouvement de protestation débutera le 10/06/2010 à 8 h et prendra fin qu’à l’obtention de tous nos honoraires, sans diminution de leurs valeurs actuelles.

Par cette action, nous souhaitons attirer votre attention sur les faits suivants :
-          Un retard chronique de payement de nos heures supplémentaires
-          Une diminution de plus de 30% de leurs valeurs, sans négociation préalablement avec les  personnels
-          Absence de communication sur la situation actuelle de votre part
-          Aucune prise de décisions pour rétablir la situation
-          Manque de transparence sur la situation de ces honoraires

A ce titre nous revendiquons les éléments ci-dessus :

1)      Payement de nos honoraires depuis janvier 2010
2)      Rétablir la valeur initiale de nos honoraires.

Recevez, Monsieur le Directeur, l’expression de nos salutations les plus distinguées

Les personnels paramédicaux de l’HGP
remis au Directeur de l’Hôpital Peltier
et reçu par Yasimin le 31/5/10

Copie
-          Au  Ministre de la Santé
-          Au Ministre de l’Intérieur
-          A l’Inspection de travail  «   
 
Par ces motifs :

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce d’une manière générale, tous les détournements des fonds publics, des biens sociaux, pire encore les dons  en médicament et autre  assistance financière à divers échelon ministériel.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) encourage l’ouverture d’enquête indépendante et une expertise internationale sur les détournements en particulier pour les départements ministériels aux objectifs essentiellement sociaux tels que la santé, l’éducation, l’intérieur dans la lutte contre la sécheresse et les calamités naturelles.

D’autres secteurs comme l’EDD qui endettent et hypothèquent à outrance l’avenir et à la viabilité de notre  pays nécessite d’urgence un audit international indépendant et dont leur rapport devra être public et médiatisé.

NOEL ABDI Jean-Paul

UADed DEEQO

TIKKI INAAMAK 2010, JUIN’ H ALSAK 26IH BRUXELLES MAGAALAL NANGARAWAY.

Xukkó kee meesissól baaxó abbiyek sarra:

- Doorol dumah, 1999ah UAD,yengele sadih eglah afak, Moussa Ahmed Idris kaal faxiteh yen. Kah naaxige innah, ma genna woo doorol fula. Abeh yen boolá cinak, Ismail Omar Guelleh woysa doorok xalu ( resultat ) makeh, nanu abnen nen iisá eseh orbiseh yen. Tokkéey takke, usuk ummattak halay ( liberté ) seewa kah yabbixem.

- Dudda le wagarih ittin geyiy, Baaxóh abba kee, Frud afak Ahmed Dini fanat 2001ih firmá kah tekkeh tene makak,

- Abbootanak oobe wayuh, 1992ah xisen baaxô distuurut abeh yan milaaguk amakkaquk,

- Gabuuti kee Eretriyâ fanih ittin wayay, mabló luk yeney, qeebi kah gaadisek xagar xagak, kalah ni toobokó, Soomalih ummattah fanat, ittal hayis kee xiine kali gaba, axcih net xeyi Somaalilandi buxat abbaxuk,

Ismaqil Qumar Gelle a saaku qabaabak Gabuutih Ummatta, gabbi Ameerikal tanu, Europal tanu, tet fanah giitima. Wacarriye waa num yi cummadih afle, texce’yyen dumah barrá. Usuk keenil baaheeh, usun kaak kak kudeenimih bagul usuk uxih anuk, kaa elle faysaanaah, kay abtó elle faysan kassowná away ken fanah baahe leemit yaaban. Amah takkuh, sahdá baaxól qululuh rabak, maaluk qabbadi esketti heeh, baaxót caxam faxa. Minneapolisi, Atlanta, New-York kee Washington lakal, away, ransáy fayya itta kassowná le, alsak juin’ah, yamaatu waa 27 ih, Bruxelle magaalal, ayti le kalluwan absiisam faxa.

Usuk isim tet abam faxa kaa ‘mmay, ama ayroy curriyat ayró kinni, kay im hinnaay, kaa m’aabussa. Baaxóoy, baaxóh tú faxa marih imik kalah, usuk edde lem mali. Sumaaqil umaané saakuuy rike maada. Umam elle baahen urruk cabeey cabey kah iyyan gurrah, kay xintók kudak, eleeliten baaxol yan marih lakal abah yan cambaariyyo sugay gubat maca lee ?

UADek, naharsi gicló, amó yani abbootan waasak, akke kaltaama. Sarrak, baaxóh addal takku wayta uluulukay, ummattak qeebit cabtu wayta akke kaltu, ama kobox Bruxelle’il kah abtam

Giti caylat cabak dumal, UAD demokraasi Gabuutil daffessuh, tet aadó 2010, juin’ak 27, carra 2 aay 5 û fanah, malah elle koboxxu wayta sigma ah teeti:

ESPACE PINO FABRIK

35, Rue de Fort

1060 Saint-Gille

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VENDREDI 11 JUIN 2010, PREMIER  ULTIMATUM DE L’UAD

Nous, jeunes militants(es) de l’UAD, sommes prêts(es) !

Vendredi 11 février 2010, les Dirigeants de l’UAD tous présents ont démontré pour la quatrième fois leur capacité à  mobiliser leurs militants(es), afin d’œuvrer dans le strict intérêt de toutes nos  populations opprimées d’Obock à Ali Sabieh, de Tadjourah à Arta, de Dikhil à Djibouti, tous nos dirigeants de l’UAD ont pour la quatrième fois fait preuve de détermination à prendre le pouvoir, ils ont pour la quatrième fois fait preuve de leur volonté à combattre par tous les moyens efficaces, à combattre directement ce régime qui se maintient par la force et au détriment du peuple et de notre patrie, au détriment de notre patrimoine dévalisé et spolié.

Nous, Jeunes militants(es) jurons sur le Saint Coran à défendre avec abnégation notre patrie et notre patrimoine national. Nos dirigeants ont tous tenus des discours sages et profonds, des discours francs et pleins de conseils, des discours qui ne peuvent que nous encourager à aller de l’avant sans avoir peur, avec abnégation, et surtout convictions tout en étant prêt au sacrifie car notre combat est juste et plein d’avenir pour notre peuple sous le joug d’une dictature « aux mains sales et plein de sang ».

L’un de nos dirigeants Farah Abadid Hildid par son discours aux tonalités de Jean Jaurès  (version en langue Somalie) nous a encouragée en réaffirmant les mots des dirigeants, à ne pas nous tromper d’objectif, il nous a encouragés à ne pas nous tromper d’objectif car notre seul réel ennemi n’est pas la différence de tribu, ni la différence d’ethnie.

Il nous a encouragé à ne pas nous tromper d’objectif. Notre seul et réel ennemi est le régime pourri et corrompu dirigé par Ismaël Omar Guelleh.

C’est en ces termes que Farah Abadid Hildid a dit la Vérité : « Savez-vous qu’Ismaël Omar Guelleh est aujourd’hui connu sous le nom en Somalie de BOOBE en langue Française, c’est à dire de Pirate car il pirate tout et en toute liberté.

Depuis plus de dix ans il pirate sur terre, sur mer et sur air ;

Oui, ce Boobe s’est approprié tous les biens du peuple (XOOLA UMMADDA) ;

Oui ce Boobe a piraté toutes les élections depuis plus de dix ans (DORRASHADA) ;

Oui ce Boobe a volé les biens du Renouveau, organe de presse du MRD ;

Oui ce Boobe a privatisé en son propre compte toutes les institutions étatiques et toutes les entreprises d’Etat (Hantida Dowladda iyo tii Ummada) »

Farah Abadid Hildid a terminé son Discours en donnant quelques preuves tangibles qui nous, jeunes militants, nous a parfaitement mobilisés. « Je vous donne pour preuve : ce Boobe depuis dix ans ne fait que créer des associations maison, des agences d’entreprise ou d’assurance, dont il contrôle la gestion pour obtenir la grande partie des recettes afin de les exonérer à titre provisoire des impôts sur les bénéfices ;

C’est ainsi que le programme du  PNUD pour la Lutte contre la pauvreté s’est transformé sur les ordres de ce Boobe dans la lutte ouverte contre les pauvres ; Pour encore mieux vider les pauvres commerçantes du secteur informel, pour mieux s’approprier les logements des cheminots, ce BOOBE a créé une Agence Djiboutienne de Développement Social (ADDS) avec un ministre surnommé « ministre 1000 FD » mais en réalité cette association de malfaiteurs financée par divers bailleurs de fonds et autres pays qui se disent amis est en réalité  l’Agence des Détournements des Dons Sociaux (ADDS) version populaire ;

Même le Département de l’Emploi et de la Main-d’œuvre  du Ministère de la Solidarité nationale (Ministère du Travail) a été privatisé grâce à un nouveau Code du Travail condamné par le BIT, ces « Xariiglay » ou « tâcherons »,  sélectionnent les quelques postes dont les entreprises privées ouvrent mais  les employeurs sont obligés de passer par ces intermédiaires pour pouvoir choisir leurs employés Djiboutiens(nes).

Les entreprises étrangères telle que la base américaine doivent payer directement les salaires des travailleurs (ses) djiboutiens(nes) directement à ces « Xariiglay » qui font automatiquement des retenus de salaire.

Face au mauvais rendement de ces travailleurs choisis sur le critère de la famille du RPP, le Camp Lemonnier préfère amener des Philippins, des Malaisiens, etc.

Ce Boobe vient de faire le plus long trajet avec son avion « présidentiel basé en Afrique du Sud », le trajet le plus cher du monde avec 650 000 euros accompagné de son épouse et de son « Bouffon » un certain Afweeney (grosse gueule)  pour participer à la remise d’un diplôme universitaire à sa fille Habadow, alors que les universitaires et les professeurs  djiboutiens sont sans électricité et sans eau.

Farah ABADID a terminé en lançant un avertissement à ce BOOBE qui se prend pour un Emir, mais eux n’ont pas besoin de l’argent sale de la mafia internationale car ils ont leur propre pétrole.

Farah Abadid a laissé à nous  militantes et militants de méditer sur les 11 millions d’euros pour sa résidence à Paris alors qu’après les Accords de Paix en 2001 l’Union Européenne a déboursé 2 millions d’Euros pour des Logements Sociaux.  

Oui, nous jeunes militantes et militants de l’UAD, allons méditer et nous informer sur toutes les propriétés et terrains agricoles dont les chiffres restent encore secrets d’Ouganda au Soudan, d’Ethiopie en Afrique du Sud sans compter ses placements y compris l’argent sale dans les paradis fiscaux.

Une Militante de l’UAD

« U.A.D. 2010 ! »

Malgré la concurrence de la coupe du monde, du roi khat, la canicule du mois de juin  et les habituelles tentatives d’intimidation des forces de l’ordre présentes sur les lieux depuis le matin, les militants de l’U.A.D. sont venus en force assister au meeting d’explication de ce vendredi 11 juin à l’avenue Nasser pour écouter les dirigeants de l’U.A.D. exposer leur programme de lutte.

Jamais depuis les manifestations pour l’Indépendance et les manifestations contre la guerre civile imposée au pays par le R.P.P., notre pays n’a connu une telle ferveur populaire en dehors des périodes électorales. Cela prouve la maturité politique d’un peuple déterminé à en découdre avec l’imposture qui cherche à perdurer  au pouvoir.

S’exprimant tour à tour les dirigeants de l’U.A.D. ont axé leurs discours sur trois points essentiels :

-          L’absolue nécessité de rester mobilisé tout au long de l’année 2010 pour imposer le changement au cours de cette année pré-électorale, des règles régissant la compétition électorale et mettre un terme définitif aux violations par le R.P.P. des lois, constitutions, engagements internationaux, Accords de Paix… et le cas échéant imposer la transition démocratique, car en 2011, il sera trop tard !

-          Cette mobilisation doit être permanente à Djibouti-ville considéré par le pouvoir comme le pays utile et où sont stationnées les forces militaires étrangères que notre visibilité ici cette année doit aider à comprendre la nécessité de réviser leur coopération avec un pouvoir en guerre contre son propre peuple car il en va de la préservation de ses intérêts chez Nous !

-          Cette mobilisation devra garder ses caractères pacifiques et légaux comme elle l’est  à ce jour !

Au Président de la République qui a déjà illégalement entamé sa campagne électorale  en affichant à grands frais publics,  à tous les carrefours de la ville, des pancartes publicitaires où il affirme sans rire « Je me soumets à la volonté du peuple », la réponse populaire a été et restera sans équivoque « U.A.D. 2010 ! ».

Rendez-vous a donc été pris pour l’Aîd el fitr pour relancer une mobilisation qui prend chaque jour une grandissante  ampleur et annonce des lendemains prometteurs !

Les manifestations se déroulant cette année 2010, là où elles font le plus mal au régime, à Djibouti-ville , la diaspora est invitée à relayer ces manifestations sur le plan médiatique en interpellant par écrit, les décideurs politiques Français, Américains ou autres partenaires traditionnels de notre pays ! Le premier relais médiatique prévu étant le forum organisé par l’U.A.D. à Bruxelles le samedi 26 juin 2010, toutes les forces politiques de la diaspora sont vivement encouragées à faire de cette table ronde un vif succès qui doit ridiculiser les festivités en faveur du troisième mandat de la tristement célèbre ambassade djiboutienne de Bruxelles.

Tous ensemble nous vaincrons !

La rédaction

**

Vidéo du meeting de l'UAD le 11 juin 2010 à l'Avenue Nasser

Extraits de photos du meeting de l'UAD

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APPEL DE l'UAD à la table ronde de Bruxelles le 26 juin 2010

TOUS ENSEMBLE A LA TABLE RONDE
DU 26 JUIN 2010 A BRUXELLES

Continuant de régner par la répression et l’intimidation et après avoir :

- spolié la liberté du peuple en 1999 face au candidat Moussa Ahmed Idriss de l’Opposition unie ;
- violé l’Accord de Paix définitive de 2001 signé avec le Président du Frud Ahmed Dini Ahmed ;
- modifié la Constitution de la République de 1992 pour rester à vie au pouvoir ;
- provoqué contre l’Erythrée une guerre qui aurait pu être évitée ;
Et après ses ingérences dans les affaires intérieures somaliennes au détriment de notre voisin somalilandais ;

Ismail Omar Guelleh cherche désespérément à séduire la diaspora Djiboutienne en Amérique du Nord et en Europe, en organisant des soirées de soutien à son régime et à sa personne à coups de centaines de milliers de dollars. Après Minneapolis, Atlanta, New-York et Washington, son projet mystificateur pour l’Europe commencerait à Bruxelles par l’organisation d’une soirée culturelle grandiose pour le 27 juin prochain.

Or, cette journée nationale de l’indépendance appartient à nous tous enfants de ce pays et l’imposture du dictateur se révèle dans toute sa dimension : pourquoi courtise-t-il une diaspora qui, par définition, a fui son régime par un exhibitionnisme qu’il est incapable d’imposer à notre Peuple au pays ?

Combattre ce projet de présidence à vie est aujourd’hui le premier objectif de l’opposition pacifique. Une mobilisation populaire s’affirme comme dernier rempart contre une reprise du conflit armé.

En renfort à cette dernière chance d’instaurer pacifiquement la Démocratie, et au nom de toute l’UAD, une table ronde est organisée le 26 juin 2010 à Bruxelles, de 14 heures à 17 heures à l’adresse suivante :

ESPACE PINO FABRIK
35, Rue de Fort
1060 Saint-Gilles

Le thème en sera : la contribution de la diaspora à l’actuelle mobilisation populaire. Toutes les sensibilités de l’opposition djiboutienne exilée sont invitées à y participer en prenant contact avec moi. Le programme complet sera bientôt rendu public après concertation avec tous nos alliés.

Pour l’UAD
Mahdi Ibrahim
Vice-président de l’ARD
Membre du comité directeur de l’UAD

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Note d'information de l'ARD : Tous à l'avenue Nasser !

                                                                                                                 Djibouti le 8 juin 2010,

Note d’information de l’A.R.D

Tous à l’avenue Nasser !

 Dans le cadre de la Mobilisation Générale décrétée par l’U.A.D., pour dénoncer l’imposture, prévenir l’irréparable et rendre possible une transition démocratique, l’U.A.D. tiendra un meeting d’explication le vendredi 11 juin 2010, à l’avenue Gamal Abd El Nasser devant le siège de l’U.D.J. à partir de 16 heures.

Défiés  par le mensonge officiel, la balle est désormais dans le camp des démocrates Djiboutiens !!!

L’Alliance Républicaine pour le Développement invite tous ses militants et sympathisants à venir participer en masse à ce meeting pour écouter les dirigeants de l’Union pour l’Alternance Démocratique exposer leur programme d’action et de lutte politique pour une transition démocratique et pacifique à Djibouti. 

Le calendrier des meetings ultérieurs d’une Mobilisation Générale qui ne fait que commencer sera divulgué à l’occasion du meeting de l’Aid el fitr 1431 !!!

Unis et persévérants, nous vaincrons !!!

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Compte rendu de la réunion de l'ARD en Europe le 29 mai 2010 à Paris

Compte rendu de la réunion

des responsables de l’ARD en Europe 

Sous la présidence de M. Mahdi Ibrahim, Vice-président, l’ARD a tenu une réunion de travail samedi 29 mai 2010 à Paris. Etaient présents autour de lui MM :

-          Cassim Ahmed, Délégué Plénipotentiaire,

-          Maki Houmed-Gaba, Représentant en Europe et

-          Dr Hamad Daoud, Représentant en France.

L’ordre du jour comportait trois points :

1)      Hiérarchie et répartition des rôles

2)      Programmes des activités et

3)      Rapport avec les autres mouvements

 

1)      Hiérarchie et répartition des rôles

La hiérarchie de l’ARD à l’extérieur s’établit comme suit :

-                     Le Vice-président

-                     Le Délégué Plénipotentiaire

-                     Le Représentant continental

-                     Le représentant national

 

Les rôles sont les suivants :

a)      Le Vice-président Il a en charge la cohésion de l’équipe dirigeante de l’extérieur et sa coordination avec le Comité Exécutif de Djibouti. Tous les courriers et rapports en provenance ou à destination de Djibouti transitent par lui.

 

b)      Le Délégué Plénipotentiaire est habilité à représenter le Parti partout où de besoin. Il est responsable de la communication politique à l’extérieur et de la gestion du site Internet du Parti.

 

c)      Le Représentant en Europe est placé sous l’autorité directe du Délégué Plénipotentiaire. Il a en charge la coordination des activités de chaque Représentant national relevant de sa compétence territoriale et dont il transmet les rapports au Délégué Plénipotentiaire.

 

d)      Les Représentants en France et en Suisse sont placés sous l’autorité directe du Représentant en Europe. Ils sont chargés de coordonner les activités du Parti dans leur pays respectif et doivent notamment mettre en place des sections du Parti partout où de besoin ainsi qu’une organisation pour la défense des droits de l’homme et la promotion de la démocratie. Ils sont tenus de soumettre un rapport mensuel de leurs actions à leur supérieur hiérarchique direct qu’est le Représentant en Europe.

 

2)      Programme des activités

a)      Le Vice-président doit finaliser sa prospection pour nommer un Représentant national dans plusieurs pays d’Europe, après concertation avec la diaspora  militante concernée.

 

b)      L’échéance politique la plus proche étant le 27 juin, et considérant l’investissement du régime pour en donner une image partisane à l’extérieur, l’effort devra être porté sur l’organisation d’un débat citoyen que l’ARD se propose d’animer à Bruxelles à cette occasion.

 

3)      Rapport avec les autres mouvements

Intimement convaincue que le seul ennemi à renverser est le régime dictatorial en place, l’ARD est plus que jamais disposée à œuvrer dans ce but en travaillant avec toutes les forces politiques et associatives militant pour un changement démocratique pacifique. Dans ce cadre, la représentation extérieure de l’ARD continue la coordination des activités avec tous les mouvements qui le souhaitent.

Quant aux difficultés rencontrées en Europe avec d’autres forces d’opposition, il a été convenu de suspendre toute relation avec elles jusqu’à ce qu’un règlement soit trouvé dans le cadre de concertation approprié. En ce sens, les responsables de l’ARD à l’extérieur ont officiellement saisi leur Comité Exécutif.

Fait à Paris le 1er juin 2010

Le Vice-président, Mahdi Ibrahim Ahmed God

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Compte rendu de la manifestation de l'ARD devant l'ambassade de Djibouti à Paris le 29 mai 2010

Au lendemain du rassemblement de l’UAD à Balbala à Djibouti vendredi 28 mai, l’opposition djiboutienne a manifesté de nouveau samedi 29 mai à Paris face à l’ambassade de Djibouti. Il s’agissait d’une part d’accompagner l’actuelle mobilisation populaire à Djibouti sous la direction de l’UAD et, d’autre part d’affirmer notre solidarité avec le Forum Citoyen de l’association Survie à l’occasion du sommet France Afrique.

Une foule nombreuse s’est formée progressivement à partir de 17 heures à l’angle de rue des Belles Feuilles et la rue Emile Menier dans le seizième arrondissement de Paris, scandant des slogans tels que « Non à la Françafrique », « Oui à une coopération des peuples », « Liberté et démocratie à Djibouti », « Non au 3eme mandat », « 30 ans d’impunité, ça suffit ».

Le Vice-président de l’ARD Mahdi Ibrahim et le représentant de l’ARD en France Hamad Daoud ont délivré un message d’encouragement et d’appel à persévérer dans la montée en puissance de l’actuelle mobilisation citoyenne observée lors des rassemblements tenus depuis plusieurs semaines à Balbala.

Cette manifestation de l’ARD devant l’ambassade de Djibouti à Paris sera suivie de nombreuses autres à venir à Djibouti et de par le monde où vit la communauté djiboutienne, notamment en Europe et en Amérique.

En marge de la manifestation, l’ARD a participé au forum social contre le sommet France Afrique tenue à Aubervilliers pour dénoncer la venue d’Ismaël Omar Guelleh au sommet de Nice et pour insister sur la persistante absence de la liberté et de la démocratie à Djibouti.

Rendez-vous est pris pour un nouveau rassemblement à une date qui sera déterminée sous peu.

La rédaction, le 30/05/2010

Le Président

NOTE D’INFORMATION

DU 3 JUIN 2010

Le ratissage au Nord continue ?

Les disparitions forcées des populations civiles se déroulent dans le plus grand secret Le droit d’aller et venir  est constamment violé sous prétexte des raisons de sécurité.

Depuis pratiquement plus d’un an, probablement dans le but d’instaurer un climat d’insécurité, la situation au Nord se détériore dangereusement.

La volonté de se maintenir au pouvoir par des modifications illégales de la Constitution, la volonté d’instaurer l’insécurité par le candidat dictateur impopulaire Ismaël Omar Guelleh afin de justifier son viol en toute impunité de la Constitution et ce auprès des Chancelleries et des Forces armées étrangères basées à Djibouti, cette volonté des sanguinaires au pouvoir est injustifiable et intolérable, d’autant plus que tous ces crimes de disparitions forcées et autres crimes de guerre depuis le début de l’année prennent une ampleur plus qu’inquiétante.

Tenons compte des difficultés d’obtenir des informations  rapides dans les zones d’Andoli, Madeha, Wadi, de tant d’autres zones au Nord et à l’ouest de notre pays.

Dénonçons  les crimes de guerre et autres crimes organisés, qui en toute impunité et dans le silence généralisé, se propagent dangereusement sur tout le territoire national.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très préoccupée de ces méthodes intolérables de répressions aveugles et absurdes contre les populations civiles, qui ne veulent que vivre en paix et choisir leurs propres représentants légitimes. La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est consciente que le nombre exact des disparitions forcées est difficilement cernable.

Toutefois, la LDDH  exige la libération immédiate et la cessation des tortures, qui depuis ces derniers temps,  s’abattent sur au moins quatre civils qui sont détenus illégalement dans un lieu tenu secret comme la SDS ou autres lieux de non droit par des Forces armées ou plutôt par des milices de l’équipe au pouvoir.

Il s’agit de :

-          De l’Okal général MOHAMED HOUSSEIN MOHAMED ;

-          HOUSSEIN MOHAMED AHMED ;

-          AHMED ALI OBAKAR ;

-          AHMED ALI HOUSSEIN.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un appel urgent à tous les défenseurs des droits  de homme et condamne avec rigueur les disparitions forcées organisées par le régime en place,  probablement avec  le silence complice des forces étrangères  stationnées à Djibouti.

NOEL ABDI Jean-Paul

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HOMMAGE AU DEFENSEUR ET AMI FLORIBERT CHEBEYA BAHIZIRE QUE DIEU TOUT-PUISSANT L’ACCEUIL DANS SON PARADIS CELESTE ;

Ayant connu personnellement FLORIBERT CHEBEYA Défenseur exemplaire qui n’hésitait pas à vous tenir informé de la situation de son pays, d’exprimer régulièrement son témoignage en faveur de tous les opprimés congolais, de combattre sans réserve  l’impunité dans son pays. En un mot le courageux  défenseur FLORIBERT CHEBAYA était la VOIX DES SANS VOIX.

Nous sommes persuadés que ce crime odieux émane des responsables au plus haut niveau de l’Etat, voire même commandité  par le Chef de l’Etat de la République Démocratique du Congo.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) exige une Commission d’Enquête internationale. La Ligue Djiboutiennes des Droits Humains (LDDH) partage avec émotion la douleur de son épouse, de toute sa famille ainsi que tous les militants et  présente ses profondes condoléances.

Je prie  pour le croyant FLORIBERT CHEBEYA et pour son ami FIDELE BAZANA EDADI tous les deux torturés et tués sauvagement par des responsables corrompus en République Démocratique du Congo.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) rend  un VIBRANT HOMMAGE AU DEFENSEUR AFRICAIN INFATIGUABLE, Vice-président de l’UIDH, VIBRANT HOMMAGE A FLORIBERT CHEBEYA BAHIZE PERE DE LA VOIX DES SANS VOIX (VSV).    

NOEL ABDI Jean-Paul

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 COMMUNIQUE DE PRESSE - L'OBSERVATOIRE

République démocratique du Congo (RDC) : Vive indignation suite à la mort du défenseur des droits de l’Homme Floribert Chebeya Bahizire

Genève-Paris, le 2 juin 2010. L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), exprime sa plus vive indignation suite à l’annonce de la mort de M. Floribert Chebeya Bahizire, directeur exécutif de la Voix des sans-voix pour les droits de l’homme (VSV) et membre de l’Assemblée générale de l’OMCT, dans des circonstances peu claires.

Alors que M. Floribert Chebeya Bahizire était porté disparu depuis le 1er juin 2010, son corps a été retrouvé sans vie par la police ce mercredi 2 juin dans la matinée à bord de sa voiture sur une route à la sortie de Kinshasa. Par ailleurs, M. Fidèle Bazana Edadi, membre et chauffeur de la VSV qui accompagnait M. Chebeya Bahizire, reste porté disparu. Au moment de publier ce communiqué, le directeur exécutif adjoint de la VSV, M. Dolly Ibefo Mbunga, n'avait toujours pas été autorisé à voir le corps de M. Chebeya Bahizire et la police lui a demandé de revenir dans la matinée du 3 juin.

Dans l’après-midi du 1er juin 2010, M. Floribert Chebeya Bahizire avait reçu une convocation à se rendre auprès de l’inspecteur général de la police nationale congolaise (IG/PNC), le Général John Numbi Banza Tambo, pour un motif qui devait lui être communiqué sur place.

Accompagné de M. Bazana Edadi, M. Floribert Chebeya Bahizire s’était alors rendu aux bureaux de l’IG/PNC, dans la commune de Lingwala, Kinshasa, vers 17h. Lorsque ses proches ont cherché à le joindre par téléphone peu après 21h, M. Chebeya Bahizire n’a pas décroché, tandis que le téléphone de M. Bazana Edadi était éteint. A partir d’une heure du matin, tous les appels en direction du téléphone de M. Chebeya Bahizire étaient déviés.

« Nous condamnons fermement la mort de M. Floribert Chebeya Bahizire, défenseur des droits de l’Homme reconnu pour sa lutte en faveur de la justice et des droits de l’Homme,  décès survenu dans des circonstances pour le moins obscures, et nous nous associons à la tristesse de ses proches, de ses collègues et de tous les défenseurs des droits de l’Homme congolais », a déclaré M. Eric Sottas, secrétaire général de l’OMCT.

L’Observatoire condamne la mort de M. Floribert Chebeya Bahizire qui s’inscrit dans un contexte d'insécurité croissante et d'intimidations répétées à l'encontre des défenseurs des droits de l’Homme en République démocratique du Congo, et réitère sa plus vive préoccupation au regard de la détérioration de la situation des défenseurs en RDC.

« Nous appelons les autorités congolaises à mener une enquête indépendante afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort de M. Chebeya Bahizire et à retrouver M. Bazana Edadi dans les meilleurs délais. Nous appelons également la MONUC a faire le suivi nécessaire en application de son mandat de protection des défenseurs des droits de l'Homme dans le pays », a déclaré Mme Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.

Plus généralement, l’Observatoire appelle les autorités congolaises à mettre un terme à toute forme de harcèlement à l'encontre des défenseurs des droits de l'Homme en RDC, et à se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, ainsi qu’aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par la RDC.

Pour plus d’informations, merci de contacter :

·   OMCT : Eric Sottas / Delphine Reculeau : + 41 22 809 49 39

·   FIDH : Karine Appy / Fabien Maitre : + 33 1 43 55 25 18

NOEL ABDI Jean-Paul

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