Dernières nouvelles - Edition en Ligne de Mai  2006

 Directeur de Publication : ALI MAHAMADE HOUMED Codirecteur : MAHDI IBRAHIM A. GOD Email : realite_djibouti@yahoo.fr


S  o  m  m  a  i  r  e

01/06/06 Note d'information de la LDDH du 31/05/06 : journalistes de la RTD en ligne de mire ?

28/05/06 LDDH : Note d'information du 27 mai 2006 : garde à vue ou garde à vie ?

25/05/06 Note d'information de la LDDH  du 24 mai 2006

22/05/06 Communiqué de l'Union pour l'Alternance Démocratique (UAD) du 21 mai 2006

21/05/06 Communiqué de presse de l'ARD du 20 mai 2006

19/05/06 Communiqué de presse de la LDDH : Terreur et famine dans le nord ?

18/05/06 Communiqué du FRUD du 17 mai 2006

17/05/06 LDDH : Lettre ouverte au Chef de l'Etat, le 16 mai 2006

15/05/06 Vendredi 12 mai 2006 à Bruxelles, commémoration par l'ARD de l’accord du 12 mai 2001

15/05/06 LDDH : Note d'information du 15 mai 2006 : Le nord, de nouveau sous blocus ?

14/05/06 LDDH : Communiqué de presse sur l'élection de Djibouti au Conseil des droits de l'homme

10/05/06 Note d'information de la LDDH : quel avenir pour le syndicalisme libre ?

08/05/06 Plainte de l'Union djiboutienne du travail (UDT) auprès du BIT le 25/04/06

08/05/06 Rappel de la lettre de licenciement de M. Mohamed Ahmed "pour faute lourde"

08/05/06 Rappel de la lettre de licenciement de M. Houssein Gama "pour faute lourde"

08/05/06 Rappel des plaintes du Secrétaire général du syndicat du personnel à l'hôtel Sheraton

07/05/06 LDDH : Recueil des communications de l'année 2006

01/05/06 L’affiche de l’UDT  pour le 1er mai 2006


Note d'information de la LDDH du 31 mai 2006 : journalistes de la RTD en ligne de mire ?

Le Président

NOTE D'INFORMATION

DU 31 MAI 2006

Les journalistes de la RTD en ligne de mire ?

Hier mardi 30 mai 2006, Madame Kaltoum Ali présentatrice du journal en langue somalie de la Télévision progouvernementale aurait été interpellée par des officiers de la police judiciaire.

Il semblerait que  certaines autorités politiques lui reprochent son récent reportage en langue somalie sur la grippe aviaire pour le compte de la BBC, dont elle est correspondante sur place. Pourquoi ?

Quoi qu’il en soit, cette affaire révèle la frilosité des pouvoirs publics cherchant à bâillonner encore plus la liberté d’expression, d’autant  plus que depuis quelques semaines deux autres journalistes de la RTD ont été écartés de l’antenne. Il est vrai que ces derniers temps rien ne va plus à Djibouti depuis la fameuse décentralisation censée déboucher sur une « ère nouvelle ». Après les syndicats indépendants, les blocus alimentaires et sanitaires au Nord, la répression se dirige-t-elle désormais vers les journalistes des médias publics ?

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains  (LDDH) sidérée par de tels comportements, s’inquiète des menaces sur la liberté et le droit à l’information objective dans notre pays :

- demande aux pouvoirs publics de cesser les harcèlements à l’égard des journalistes.

- attire l’attention de Reporters Sans Frontières sur les entraves à la liberté d’informer en République de Djibouti.

- exhorte la BBC à rendre compte de la situation des journalistes en général et des correspondants locaux des radios étrangères à Djibouti.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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LDDH : Note d'information du 27 mai 2006 : garde à vue ou garde à vie ?

Le Président

NOTE D'INFORMATION

DU 27 MAI 2006

Garde-à vue ou garde à vie ?

Les déportés du Nord gardés en otage !

Alertée par des familles désemparées, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) note avec déception que certaines personnes illégalement raflées au Nord il y a dix jours restent détenues ce matin au centre de Transit de Nagad et dans les locaux de la gendarmerie.

Pourtant les autorités judiciaires avaient laissé entendre jeudi dernier que tous les déportés du Nord seraient libérés dans l’après-midi et transférés (transportés) vers leurs lieux d’habitation.

D’emblée, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) pose cette grave question :

Comment se fait-il que des détenus traduits en Justice (devant un Juge d’instruction) retournent dans des cellules de garde-à vue ?

Qui s’acharne en Haut  Lieu contre ces jeunes bergers nationaux illégalement capturés, déportés vers la capitale et arbitrairement détenus ?

Quel Texte juridique permet de telles absurdités judiciaires ?   

Au nombre d’une vingtaine, ces victimes de l’Arbitraire continuent d’étouffer dans des geôles insalubres dans des conditions indignes d’un pays qui a ratifié toutes les conventions internationales relatives au respect des droits fondamentaux de la personne humaine, alors que la diplomatie djiboutienne se vante d’être membre du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU.

Il est légitime de se demander si ces bergers originaires du Nord de notre pays ne seraient pas devenues des otages aux mains du pouvoir ?

Par conséquent, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) particulièrement indignée :

Demande la libération expresse, de toutes ces personnes abusivement et illégalement détenues ;

Encourage vivement les familles de ces détenus, devenus otages, à porter plainte contre l’Etat de préférence auprès du Tribunal du Contentieux Administratif redevenu opérationnel depuis peu.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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Note d'information de la LDDH  du 24 mai 2006

Le Président

NOTE D'INFORMATION

DU 24 MAI 2006

LA MACHINE REPRESSIVE

TOURNE A PLEIN REGIME ?

Escomptant un soutien financier international dans sa lutte contre la grippe aviaire, le pouvoir Djiboutien mène depuis quelques jours une campagne médiatique sur l’abattage programmé des rares volailles de notre pays.

Pendant ce temps, des citoyens continuent de suffoquer dans les geôles insalubres du centre de transit de Nagad. Confinés comme des volailles, plusieurs dizaines d’entre eux raflés au nord ou arrêtés lors des récents mouvements de colère contre les délestages électriques et la pénurie d’eau dans la capitale, attendent d’être fixés sur leur sort.

Signe de l’hystérie répressive ambiante, le nombre de victimes des arrestations arbitraires est particulièrement élevé en cette fin de semaine.

En dépit des quelques rares libérations enregistrées ces dernières quarante huit heures, force est de déplorer, que les geôles de Nagad ne désemplissent pas pour autant.

A un mois de la célébration de la fête nationale et trente ans après notre indépendance, il est regrettable que des vieillards soient publiquement bastonnés puis déportés à Nagad.

Fermement attachée à la démocratie et à la liberté, la Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme (LDDH) :

-s’inquiète de la dégradation constante des Droits de l’Homme dans notre pays ;

-demande la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes injustement incarcérées ;

-préconise l’amorce d’un véritable dialogue politique et social afin de prévenir tout dérapage préjudiciable à la paix civile et à la cohésion nationale.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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Communiqué de l'Union pour l'Alternance Démocratique (UAD) du 21 mai 2006

Union pour l’Alternance Démocratique (U.A.D)
(AR.D, U.D.J, M.R.D)

 

Djibouti, le 21 mai 2006

COMMUNIQUE DE PRESSE

Cinq ans jour pour jour après la signature de l’Accord de Paix définitive du 12 mai 2001 et au lendemain d’une parodie d’ « Elections Régionales et Communales 2006 », le régime a lancé une expédition punitive ciblée sur le Nord de la République.

Campagne éperdue qui s’est traduite sur le terrain par un inacceptable blocus alimentaire et sanitaire, immobilisation abusive de véhicules privés, de caravanes, confiscation des rares vivres disponibles dans les campements, arrestations arbitraires de civils innocents et leur transfert au centre de détention de Nagad au sud de la capitale...

Ces gesticulations guerrières surviennent dans un contexte politique marqué par des échecs politiques successifs et prévisibles : blocage du processus de Paix, abandon des régions et des populations rurales massivement opposées à la version officielle de la décentralisation ; d’où une impasse politique gravissime provoquée par l’absence dc tout dialogue et fuite en avant permanente.

Jusqu’à quand ?

Tous ces facteurs s’expliquent en grande partie par la déliquescence d’un Etat responsable de tous les maux qui rongent notre société.

Consciente d’incarner les aspirations populaires au changement et déterminée à sauver notre pays du naufrage, l’Union pour l’Alternance Démocratique (U.A.D.) réunie en séance extraordinaire le dimanche 21 mai 2006 :

Exige le rétablissement immédiat de la liberté de circulation (les biens et des personnes dans les régions actuellement sous état de siège, la libération sans condition des civils arbitrairement détenus, la restitution ou l’indemnisation de tous les biens privés injustement confisqués, la fin immédiate des opérations à caractère policière dans des régions gravement affectées par la sécheresse, ayant souffert du conflit civil jusqu’i février 2000 sans bénéficier d’aucune Réhabilitation digne de ce nom à ce jour.

L’U.A.D. reste convaincue qu’une sortie honorable de crise passe par le strict respect des institutions et des engagements solennellement souscrits.

 

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Communiqué de presse de l'ARD du 20 mai 2006

ALLIANCE REPUBLICAINE POUR LE DEVELOPPEMENT

(A.R.D.)

Djibouti, le 20 mai 2006

COMMUNIQUE DE PRESSE

Depuis le 12 mai dernier, les troupes gouvernementales ont massivement investi toute la région d’Obock et une bonne partie de la région de Tadjourah, imposant un blocus alimentaire et sanitaire sans précédent depuis 2000 à une population déjà très gravement affectée par les effets d’une sécheresse récurrente pour laquelle la communauté internationale est régulièrement sollicitée

Les raisons qui motivent cette folle équipée demeurent mystérieuses en l’absence de toute justification officielle et de toute confrontation armée dans cette partie du pays.

De toute évidence les opérations militaires qui mobilisent depuis une dizaine de jours l’essentiel des troupes des Forces armées Djiboutiennes (FAD) n’ont d’autres objectifs que d’affamer et de terroriser cette population déjà meurtrie.

Par ailleurs, plusieurs dizaines de personnes raflées au hasard des ratissages sont détenus par les FAD ; une quarantaine d’entre eux dont des personnes âgées ont été transférés au centre de détention de Nagad à Djibouti-ville via Obock-ville où une manifestation spontanée des habitants a donné lieu à une vive riposte de l’armée qui aurait fait usage des balles réelles.

La situation demeure donc très tendue et alarmante dans cette localité et tout le nord du pays où un drame humanitaire est en train de se nouer sans que la communauté internationale très présente dans le pays (à travers une présence militaire notamment française et américaine), ne trouve hélas rien à redire.

Compte tenu de l’extrême gravité de la situation dans le nord, l’Alliance Républicaine pour le Développement (ARD)

            - condamne fermement les menées répressives sans fondement d’un pouvoir aux abois;

           - exige la levée immédiate de ce blocus inhumain et la libération de toutes les personnes arbitrairement détenues

            - met en garde le régime provocateur contre cette punition collective visant une population civile sans défense;

           - attire l’attention de la communauté internationale sur les agissements irresponsables d’un régime de plus en  plus oppressif;

           - demande à tous les Djiboutiennes et Djiboutiens de se mobiliser et de rester vigilant face à cette dérive autoritaire.

Le Président de I’ARD
Ahmed Youssouf Houmed

                                          sign

 

 

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Communiqué de presse de la LDDH : Terreur et famine dans le nord ?

Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE

DU 19 MAI 2006

TERREUR ET FAMINE

DANS LE NORD ?

Le blocus alimentaire et sanitaire, en vigueur depuis le 13 mai 2006 dans le nord, ne cesse de s’aggraver dangereusement surtout dans la région d’Obock, apparemment placé sous administration militaire.

Les populations d’Obock ville et de son arrière-pays vivent sous la terreur imposée par des militaires déployés en surnombre.

Après l’arme de la faim, les arrestations abusives et les ratissages systématiques sont devenus le lot quotidien des habitants de cette région martyre, première victime d’une décentralisation avortée.

Ainsi, comme en 1979 et 1991, l’armée gouvernementale y empêche tout ravitaillement des civils de l’intérieur, confisquant même les maigres vivres des ruraux fatalement condamnés à la famine.

Pire encore, les Forces Armées gouvernementales harcèlent et arrêtent systématiquement les civils de Mabla, Indaï, Assasane, Soublali et Obock ville.

Incarcérés dans un premier temps à Waddi (40 km à l’ouest) et dans des casernes d’Obock, une quarantaine d’entre eux malmenés et affamés ont été embarqués à bord d’un boutre cet après-midi.

Des dizaines d’Obockois, qui tentaient d’empêcher le transfert vers Djibouti de ces malheureux bergers, ont été violemment dispersés à l’Escale d’Obock, provoquant l’ire des militaires nerveux qui n’ont pas hésité à ouvrir le feu sur les protestataires, heureusement sans faire de blessés.

Un carnage a été évité in extremis grâce à l’interposition de certains soldats.

Force est de relever, que la situation dans cette région s’est dégradée au lendemain de la visite du représentant de l’Union Européenne, venu semble-t-il suivre l’évolution d’un chantier de construction financé par son Organisation.

Il est regrettable que tout se passe comme si l’Union Européenne qui avait apporté son soutien politique et un début de financement aux Accords de Paix de 2001, cherchait désormais à enterrer ces Accords de concert avec le Gouvernement Djiboutien.

Dans cette hypothèse, et profondément préoccupée par l’évolution de la situation dans le Nord, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) :

rappelle que la paix civile est gravement menacée dans le Nord de notre pays ;

dénonce fermement l’arme de la faim et  la terreur à l’encontre des citoyens du Nord ;

demande à l’Union Européenne de cesser de financer l’injustice et la répression en République de Djibouti ;

prie le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU de se pencher sérieusement sur la situation des Droits de l’Homme en République de Djibouti ; 

exhorte les Forces de la Coalition anti-terroriste à s’impliquer davantage afin d’éviter à notre pays de connaître les affres d’une nouvelle guerre civile ;  

Encourage toutes les victimes de cet injuste blocus dans le Nord à chiffrer leurs pertes en vue de porter des plaintes contre l’Etat auprès du Tribunal du Conseil du Contentieux Administratif, récemment réactivé.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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Communiqué du FRUD du 17 mai 2006

FRONT POUR LA RESTAURATION DE L’UNITE ET DE LA DEMOCRATIE
FRUD

Frud_djibouti@hotmail.com

Bruxelles le 17 Mai 2006

Depuis Vendredi 13 Mai 2006 le régime de Djibouti a lancé une vaste offensive militaire, forte de2000 soldats dans les districts de Tadjourah et d’Obock, contre les combattants du Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie.

Ces opérations de grande envergure font suite à d’autres moins importantes qui n’ont pas donné les résultats escomptés. L’offensive en cours dirigée par le Colonel Abdo Abdi Dembil, Commandant de la garde présidentielle a dores et déjà mis en quarantaine les populations civiles du Nord par un blocus draconien.

Toutes les circulations des voitures, à partir des villes de Tadjourah et d’Obock vers l’arrière pays sont interdites. Les caravanes des dromadaires qui ravitaillent ces régions ont été réquisitionnées, des vivres ont été confisqués. Une vingtaine de personnes sont emprisonnées à Obock.

Ce régime qui se trouve dans une impasse politique caractérisée :

- par le refus de toute élection libre et transparente,

- par le refus d’honorer tout traité de paix,

- par les massacres des civils innocents (à Arhiba en Novembre 2005),

- par la répression du mouvement social (arrestations de leaders syndicaux en Mars 2006),
continue par cette offensive sa logique meurtrière et destructrice.

Le F.R.U.D

- Condamne les exactions des civils commises par les forces gouvernementales ;

- Lance un appel à toutes les forces démocratiques et sociales pour travailler à une alternative crédible contre un pouvoir dictatorial omnipotent voué à l’échec et condamné par l’histoire.


Hassan Ahmed Mokbel :
Secretaire aux Relations Exterieures du F.R.U.D

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LDDH : Lettre ouverte au Chef de l'Etat, le 16 mai 2006

Le Président

LETTRE OUVERTE

AU CHEF DE L'ETAT

Télécopie : (253) 35 02 01

Djibouti, 16 mai 2006

 

Monsieur le Président,

L’urgence impose à la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (L.D.D.H.) de vous adresser une lettre ouverte car vous êtes de par la constitution le garant de la Paix civile et l’ultime recours officiel pour apporter une solution pragmatique à la grave crise politique et sociale que traverse notre pays.

Cette démarche nous est dictée par une claire conscience de notre mission, l’échec de nos multiples tentatives de médiation pour la résolution des conflits politiques et sociaux auprès des différents ministères concernés et la conviction que cette impasse ne saurait perdurer sans conséquences fâcheuses pour notre pays qui reste le seul pays de la région depuis le lendemain de votre élection à ce jour à ne pas connaître de conflit armé.

La conviction qui nous anime dans cette démarche, c’est aussi le constat avéré qu’aucun pouvoir nulle part au monde n’a durablement gouverné sans troubles majeurs en écartant du processus de prise de décision d’aussi incontournables forces vives d’un pays que sont les syndicats ou les partis politiques légaux dans le cadre d’un dialogue dépassionné et serein : seul un tel cadre rendra possible une sortie de crise pacifique à l’actuelle impasse.

C’est dans le cadre de ses missions de défense des droits inaliénables de tous les Djiboutiens, de prévention et résolution des conflits que la L.D.D.H. vous invite à initier ce dialogue salutaire !

Le souhait de la L.D.D.H. dans cette démarche désintéressée est de prendre date avec l’Histoire en apportant sa contribution à la tradition djiboutienne établie de règlement des conflits sans interférences étrangères.

Il nous semble utile de rappeler qu’au plus fort du conflit civil qui a déchiré notre pays, la L.D.D.H. avait déjà lancé fin 1999 le même Appel au dialogue qui a sans tarder, été entendu de part et d’autre.

La L.D.D.H. reste raisonnablement optimiste quant à une suite favorable à son Appel au Dialogue : d’abord parce que le silence des armes depuis février 2000 vous est en partie redevable, ensuite parce que toutes les forces vives ont toujours officiellement affirmé leur disposition à la négociation, enfin parce que nous sommes convaincus qu’il n’y a aucune autre solution politique durable à cette grave crise.

En espérant pour la Paix à Djibouti, une oreille attentive et responsable à notre appel, veuillez agréer, Monsieur le Président l’expression de nos sentiments déférents.   

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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Vendredi 12 mai 2006 à Bruxelles, commémoration par l'ARD de l’accord du 12 mai 2001

Photos des militants de l’ARD devant l’UE

En commémoration de l’accord de réforme et de concorde civile signé le 12 mai 2001 par le président Ahmed Dini avec le gouvernement djiboutien, une équipe de l’Alliance républicaine pour le développement (ARD) s’est déplacée le vendredi 12 mai 2006 devant les représentations à Bruxelles des instances de la communauté internationale jadis témoins de ce traité.

Dénoncé par l’actuel président Ahmed Youssouf de l’ARD le 24 septembre 2005 faute de recevoir tout début d’application par le gouvernement, l’accord avait recueilli lors de son engagement le soutien appuyé de l’Union européenne, des Etats-Unis et de l’Union africaine.

En foi de quoi, des membres de l’ARD en Belgique MM. Ali Ahmed Hamadou, Mohamed Abdoulkader Moussa, Abdallah Kamil, Mohamed Ahmed Mohamed, accompagnés du représentant du mouvement en Europe ont entendu rappeler les puissances mondiales à leur responsabilité en adressant un mémoire à leurs bureaux.

Cependant que la situation des libertés publiques et de la démocratie s’est gravement détériorée à Djibouti depuis la signature du traité et l’abandon par le mouvement armé de sa posture militaire, notre pays serait devenu le plus grand bénéficiaire de l’aide internationale au monde par tête d’habitant.

Et depuis trois jours aujourd’hui, le gouvernement cherche à impliquer les forces internationales pré-positionnées à Djibouti, après avoir décrété un embargo alimentaire et sanitaire sur le nord de l’arrière-pays accusé de soutenir une nouvelle rébellion armée, dont l’existence est dès alors  reconnue de facto.

Fait à Paris le lundi 15 mai 2006
Par Maki Houmedgaba
Représentant de l’ARD en Europe
Email : ardeurope@yahoo.fr
Site Internet : www.ard-djibouti.org

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LDDH : Note d'information du 15 mai 2006 : Le nord, de nouveau sous blocus ?

Le Président

NOTE D'INFORMATION

DU 15 MAI 2006

LE NORD,

DE NOUEAU SOUS BLOCUS ?

 

La Décentralisation sabotée semble tourner au cauchemar dans les zones ayant souffert  du conflit une décennie durant. Toujours est-il que l’arrière-pays des régions de Tadjourah et d’Obock  est soumis depuis le 13 mai 2006 à un implacable blocus alimentaire et sanitaire. Les populations rurales du Nord ne comprennent pas les raisons de ce blocus militaire de sinistre mémoire en cette période post-conflit, dans un contexte politique marqué par l’instauration d’une décentralisation…

Mais que cherchent donc les centaines de soldats lourdement armés, apparemment sous commandement de la garde présidentielle, qui empêchent toute circulation des véhicules civils entre les chefs-lieux et  la brousse privant ainsi de ravitaillement et d’évacuation sanitaires plusieurs dizaines de milliers de personnes ?

Qui a donné l’ordre à ces militaires surarmés et nerveux d’imposer le blocus à des zones pratiquement sous asphyxie économique depuis deux décennies ? Le Chef de l’Etat serait-il devenu nostalgique « des dix années les moins glorieuses de notre histoire » (cf. son discours prononcé au Palais du Peuple le 12 mai 2001) ?

Sinon est-ce là un avant-goût  « du développement décentralisé » promis par le pouvoir  aux populations des régions de l’Intérieur ? Pourtant ces gesticulations dangereuses ne sont certainement pas les meilleurs moyens de sauvegarder une paix civile déjà fragilisée par des injustices de toutes sortes imposées au peuple Djiboutien.

Quoi qu’il en soit, la paix civile et sociale, sans laquelle tout développement devient illusoire semble s’éloigner, ne constituant plus la préoccupation de l’heure. Un exemple illustre la gravité de la situation : on se souvient que le régime a récemment lancé un appel à l’aide alimentaire internationale pour soulager les sinistrés de la sécheresse.

Et dans le même temps, ses Forces armées empêchent tout ravitaillement des populations du Nord allant jusqu’à s’approvisionner aux dépens des ruraux sinistrés et terrorisés.

Face à cette situation inadmissible, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) gravement inquiète :

- Exige la levée immédiate de cet intolérable blocus en temps de paix ;

- Dénonce les intimidations et autres interpellations abusives à l’encontre des populations civiles ;

- s’étonne du silence inexplicable des forces armées étrangères stationnées dans notre pays.

- Souhaite ardemment que le Comité International de la Croix Rouge de Genève (CICR) puisse rapidement envoyer une Commission d’enquête sur le terrain.

- Invite également l’ONG Internationale Reporters Sans Frontières (RSF) à venir s’informer sur la situation actuelle dans notre pays.

- Lance enfin, un Appel urgent pour l’établissement d’un dialogue politique et social constructif entre le Gouvernement, l’Opposition et toutes les Forces vives de notre pays.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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LDDH : Communiqué de presse sur l'élection de Djibouti au Conseil des droits de l'homme

Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE

DU 14 MAI 2006

SUR L'ELECTION DE DJIBOUTI

AU CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME

 

En Une du n°57 du jeudi 11 mai 2005, avec à l’appui une photo du très médiatisé chef de la diplomatie Djiboutienne, le journal gouvernemental « La Nation », présentait l’élection de Djibouti au conseil des droits de l’Homme de l’ONU comme une « marque de confiance de la communauté internationale envers notre pays ». La LDDH s’inscrit en faux contre cette mystification de l’opinion publique.

D’abord sur la forme : le souci qui a prévalu à l’élection de notre pays à ce conseil n’a rien à voir ni de près ni de loin avec les droits de l’Homme. « La Nation », au bas de sa photo, dément elle-même les propos du ministre en rappelant que « la création du conseil des droits de l’Homme, qui a remplacé la commission du même nom, obéit à la logique de réformes de l’appareil onusien et du souci d’équilibrer les représentations continentales… ». Et uniquement à ce souci-là !

Sur le fond : ce n’est donc pas, contrairement à ce qu’affirme sans pudeur son excellence « une reconnaissance des efforts de promotion et de préservation des droits de l’Homme dans notre pays » !

Parce que c’est sa raison d’être, la LDDH, en première ligne dans la défense des droits Humains, est la mieux placée, pour apprécier la réalité des droits de l’Homme à Djibouti et en rendre objectivement compte à l’opinion publique

Djibouti viole de façon systématique et récurrente tous ses engagements souscrits internationaux comme nationaux !

Elle signe des traités et adhère à des organismes spécialisés de l’ONU dans le seul but de bénéficier de dons ou prêts (conventions sur les droits de la Femme, de l’Enfant, l’Environnement, le Sida…) sans résultats palpables sur le terrain comme en témoignent différents rapports officiels courant des rapports du C.C.A 2002 (Common Countries Account) ou du R.N.D.H 2004 ?

Après avoir constaté que « la dépendance de l’aide extérieure affaiblit la responsabilité et encourage la recherche de rentes et la corruption… » le rapport conclue « les projets de développement sont devenus comme autant d’occasions d’enrichissements personnels…notamment pendant les périodes électorales… » Tout est dit !

La république de Djibouti ne rend aucun compte annuel comme cela est de coutume aux organisations spécialisées du système des Nations Unies auxquelles elle a adhéré (l’UNICEF, le HCR etc… s’en sont plaint à plusieurs reprises) et cela depuis 2000.

Quand aux Accords de Paix signés avec les différentes parties en conflit à Djibouti, ils ont systématiquement été violé par la partie gouvernementale et dénoncé par les autres parties de différentes façons….

Pour en revenir aux Droits de l’Homme proprement dit, la LDDH rappelle à l’opinion publique, que tout récemment les représentants de la CISL et du BIT venus s’enquérir de la situation des droits des travailleurs à Djibouti  ont été reconduit manu militari par la police djiboutienne.

Plus tragiquement, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est :

Profondément inquiète des conséquences du déni de citoyenneté en cours à Djibouti et qui a fait l’objet d’un volet à part de l’Accord de Paix Définitive du 12 mai 2001.

 Alerte la communauté internationale sur les graves dangers pour la sécurité nationale et régionale d’une telle politique irresponsable. Somme la communauté internationale de réagir à temps pour éviter l’Irréparable, car depuis le 13 mai 2006 toutes les forces armées maintiennent sous blocus tout le nord de Djibouti et singulièrement les monts Goda et Mabla.

Pourquoi terroriser chez elles des populations civiles innocentes fragiles et paupérisées ? Où ce régime veut-il en venir ?

Aveuglés par une lutte contre le Terrorisme, les USA et leurs alliés sont en train de créer ici mais involontairement un brasier  qui n’épargnera ni la région ni le reste du monde compte tenu de sa position stratégique.

C’est pourquoi la LDDH invite instamment la communauté internationale à enlever se œillères et faire pression pendant qu’il en est encore temps sur ce régime pour éviter une déflagration généralisée du cap Gardafui au canal de suez en passant par la porte des lamentations (Bab El Mendeb).

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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Note d'information de la LDDH : quel avenir pour le syndicalisme libre ?

Le Président

NOTE D’INFORMATION

DU 10 MAI 2006

 

QUEL AVENIR

POUR LE SYNDICALISME LIBRE ?

 

A l’heure où le pouvoir fête avec l’argent public le premier anniversaire du second mandat présidentiel, les Défenseurs des Droits de l’Homme s’inquiètent de la poursuite d’une politique dictatoriale sournoise basée entre autres sur la neutralisation  des syndicats indépendants.

Alors qu’ailleurs dans le monde, les Travailleurs ont fêté le 1er mai par des manifestations contre la remise en cause des acquis sociaux, notre pays s’enfonce durablement dans la régression sociale.

Ainsi, par la voix de son ministre de l’emploi, le pouvoir a souhaité bonne fête aux Travailleurs en vantant au passage les avancées imaginaires contenues dans son nouveau Code du Travail.

Pour leur part, les syndicats indépendants sévèrement réprimés ces derniers mois, ont placé ce 1er mai 2006 sous le signe du deuil syndical.

Ce qui n’a pas empêché les syndicats sponsorisés de donner de la voix conformément aux directives du gouvernement qui les médiatise au gré de sa propagande politico sociale.

C’est ainsi, que les clones syndicaux ont fait mine de protester contre les licenciements selon eux programmés par les compagnies pétrolières, tout en plaidant pour l’amélioration du statut des Dockers.

Comme il fallait s’y attendre, ces syndicats agrées n’ont pas eu un mot pour dénoncer les emprisonnements arbitraires et  licenciements abusifs des Travailleurs portuaires en septembre 2005, sans parler des licenciements à caractère politiques qui frappent quotidiennement les agents de l’Etat.

De surcroît, le silence assourdissant des syndicats-maison sur le nouveau Code de Travail antisocial est proprement ahurissant.

Pourtant, la liberté syndicale constitue un baromètre de l’état démocratique d’un pays. Comment peut-on donc parler du Développement économique, de lutte contre la pauvreté, tout en bafouant les droits inaliénables des Travailleurs ?

Par ailleurs, mettant en avant sa vocation de plaque tournante commerciale, la République de Djibouti se prépare à accueillir en novembre prochain un Sommet des Chefs d’Etat des pays membres du COMESA.

Paradoxalement, c’est en violant ses engagements internationaux et en étouffant les libertés syndicales que ce Gouvernement compte asseoir son image internationale.

Fidèle à sa mission de défense des Défenseurs des Droits Economiques, Sociaux et Culturels, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) :

- condamne le musellement du Syndicalisme  Indépendant à Djibouti ;

- dénonce vigoureusement la promotion officielle du syndicalisme-maison ;

- demande au BIT, à l’OIT, à la CISL, à la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), ainsi qu’à tous les Défenseurs des Droits de l’Homme, de poursuivre leurs actions publiques pour la Liberté syndicale en République de Djibouti.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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Plainte de l'Union djiboutienne du travail (UDT) auprès du BIT le 25/04/06

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Rappel de la lettre de licenciement de M. Mohamed Ahmed "pour faute lourde"

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Rappel de la lettre de licenciement de M. Houssein Gama "pour faute lourde"

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Rappel des plaintes du Secrétaire général du syndicat du personnel à l'hôtel Sheraton

1 - Plainte pour atteinte à la dignité de la personne

MOHAMED AHMED ABDILLAHI
F & B coordinateur au Sheraton hôtel Djibouti
Secrétaire général du syndicat du personnel
de Sheraton hôtel Djibouti
Tél : 81 60 17
République de Djibouti
 

Djibouti ; le 22/04/2006

A

Monsieur le procureur de la république de Djibouti

Objet : plainte pour atteinte à la dignité de la personne.

Monsieur le procureur,

Je soussigné, Mr MOHAMED AHMED ABDILLAHI, F & B coordinateur au Sheraton hôtel Djibouti, secrétaire général du syndicat du personnel de Sheraton hôtel Djibouti et père d’une famille de 4 enfants.

J’engage par la présente une plainte contre Mr  PETER . F. STADELMANN, directeur général de Sheraton hôtel Djibouti, pour atteinte préméditée à la dignité de la personne.

Rappel des faits

Embauché à Sheraton hôtel Djibouti à la date du 08 juillet 1998, sur un nouveau contrat de travail à durée indéterminée, en qualité d’agent de restauration. En l’an 2000, je fus promis au poste de F & B coordinateur, qui représente « adjoint du directeur de restauration », en raison de mon assiduité, mon dévouement et mes compétences.

Cette promotion et mon ascension à un poste de responsabilité dans le syndicat coïncide. Celle-ci me cause beaucoup des préjudices. Même si j’ai bénéficié quelques avantages je ne perçois toujours pas les droits liés à cette nouvelle poste de responsabilité que j’occupe dans la gestion de l’hôtel.

Je n’ai cessé de revendiquer jusqu’à nos jours mais mes réclamations sont restés vains.

L’envie de la direction d’en finir une fois pour toute avec le syndicat et les syndicalistes de l’entreprise conduit cette première à faire usage de la diffamation afin de justifier mon licenciement ( doc n°01 et 02).

Par ces motifs

Etant victime d’une discrimination grave et flagrante pour activité syndicale, acte déconseillé et sanctionnée dans le chapitre V du section I du code pénal de 1995, je vous sollicite, monsieur le procureur de la république, que ma plainte soit aussi statué civilement pour bénéficier réparation aux préjudices subies. C'est-à-dire le payement de 6.000.000 fdj pour compenser les torts et dommages morales et matériels que je connais.

En comptant sur votre compréhension et espérant une suite favorable à ma plainte, je vous prie d’agréer, monsieur le procureur de la république, l’expression de ma haute considération.

Sous toutes réserves.

Plaignant

MOHAMED AHMED ABDILLAHI

+++

2 - Plainte pour diffamation et abus d'autorité

 

MOHAMED AHMED ABDILLAHI
F & B coordinateur au Sheraton hôtel Djibouti
Secrétaire général du syndicat du personnel
de Sheraton hôtel Djibouti
Tél : 81 60 17
République de Djibouti
 

Djibouti ; le 22/04/2006

A

Monsieur le procureur de la république de Djibouti

Objet : plainte pour diffamation et abus d’autorité.

Monsieur le procureur,

Je soussigné, Mr MOHAMED AHMED ABDILLAHI, F & B coordinateur au Sheraton hôtel Djibouti, secrétaire général du syndicat du personnel de Sheraton hôtel Djibouti et père d’une famille de 4 enfants.

J’engage par la présente une plainte contre Mr MOUSSA ABDALLAH, directeur des ressources humaines de Sheraton hôtel Djibouti, pour diffamation et abus d’autorité.

Rappel des faits

Embauché à Sheraton hôtel Djibouti à la date du 08 juillet 1998, sur un nouveau contrat de travail à durée indéterminée, en qualité d’agent de restauration. En l’an 2000, je fus promis au poste de F & B coordinateur, qui représente « adjoint du directeur de restauration », en raison de mon assiduité, mon dévouement et mes compétences.

Cette promotion et mon ascension à un poste de responsabilité dans le syndicat coïncide. Celle-ci me cause beaucoup des préjudices. Même si j’ai bénéficié quelques avantages je ne perçois toujours pas les droits liés à cette nouvelle poste de responsabilité que j’occupe dans la gestion de l’hôtel.

Je n’ai cessé de revendiquer jusqu’à nos jours mais mes réclamations sont restés vains.

L’envie de la direction d’en finir une fois pour toute avec le syndicat et les syndicalistes de l’entreprise conduit cette première à faire usage de la diffamation afin de justifier mon licenciement ( doc n°01).

Le responsable de cette diffamation est le directeur des ressources humaines qui à la même occasion fait abus d’autorité en établissant et signant mon licenciement (doc n° 02).

Décision contraire aux règles et dispositions des lois administratives.

A moins qu’il existe des dispositions particuliers, qui restent à prouver, au Sheraton hôtel Djibouti les décisions aussi importantes tel que la rupture définitive du contrat de travail d’un employé reste de la seule autorité du directeur général.

Par ces motifs

Etant victime d’une diffamation et d’abus d’autorité graves et flagrantes qui ont causé mon licenciement je vous sollicite, monsieur le procureur de la république, que ma plainte soit aussi statué civilement pour bénéficier réparation aux préjudices subies. C'est-à-dire le payement de 2.000.000 fdj pour compenser les torts et dommages morales et matériels que je connais.

En comptant sur votre compréhension et espérant une suite favorable à ma plainte, je vous prie d’agréer, monsieur le procureur de la république, l’expression de ma haute considération.

Sous toutes réserves.

Plaignant

 

MOHAMED AHMED ABDILLAHI

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LDDH : Recueil des communications de l'année 2006

Le Président

LIGUE DJIBOUTIENNE

DES DROITS DE L'HOMME

LDDH : 7 MAI 2006

RECUEIL CHRONOLOGIQUE
DES COMMUNICATIONS DE LA LDDH
SUR LA SITUATION ET LES VIOLATIONS
DES DROITS DE L’HOMME
EN REPUBLIQUE DE DJIBOUTI

 

Ce Recueil porte sur les problèmes des syndicats « marginalisés par des interférences inadmissibles et pratiquement insupportables », les rapport d’activités et les communications sur les dernières élections ne peuvent que prouver que : « celui qui vole les élections vole automatiquement les Biens Publics ».

En guise d’introduction et pour vous faciliter la lecture sur la partie concernant les harcèlements des Syndicats Libres Djiboutiens, les Tortures Morales à l’endroit des Travailleurs de la République de Djibouti, les humiliations quotidiennes contre le Monde du Travail, autant de facteurs qui ne peuvent que mobiliser tous les Défenseurs des Droits de l’Homme, du BIT ainsi que bon nombre de Confédérations syndicales saisis par des plaintes ; dans le contexte actuel, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) met à votre disposition certaines dates repères

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) considère que, d’ores et déjà, il est primordial à tous les Défenseurs des Droits de l’Homme d’accentuer leurs pressions sur les Autorités Djiboutiennes, car ces dernières sont plus que jamais décidées à généraliser leurs politiques de répressions syndicales : par des créations de syndicats-maison en priorité au Port de Djibouti ou de l’Aéroport Dubaï Autority faussement mise en concession et dont la gestion financière est globalement la plus opaque dans notre région.

Les objectifs de syndicats-maison, parrainés au plus Haut niveau, consistent :

  1. à servir de façade sur le plan international ;
  2. à mieux réprimer les syndicalistes libres ;
  3. à annihiler toutes formes de revendications syndicales ;
  4. à circonscrire toutes revendications salariales,
  5. à éviter toutes actions pour le développement des conditions sociales des Travailleurs (ses) Djiboutiens (nes).
  6. La récente loi antisociale (non encore publiée dans le Journal Officiel) du Code du Travail et les prochains Textes « d’accompagnements » en matière d’assurances retraites, du gel « définitif » de plusieurs mois de salaires, du blocage des indices des « grilles de salaires », de l’instabilité dans l’embauche et l’emploi ne peuvent qu’enclencher des actions dangereuses et incontrôlables avec des répressions lourdes de conséquences.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reste très, très préoccupée par le harcèlement qui continue de frapper l’ensemble des Travailleurs Djiboutiens, en particulier les syndicalistes de l’Union Djiboutienne du Travail (UDT) et de l’Union des Travailleurs du Port (UTP).

En République de Djibouti, la Liberté syndicale est plus que jamais à haut risque !

M. NOEL ABDI Jean-Paul

Les principales communications de la LDDH en 2006 se présentent comme suit :

1. le 17 mars 2005, suite au refus de la Direction de se conformer aux accords collectifs du 29 mars 2004, le syndicat UTP fait appel aux services du Représentant du Gouvernement pour la conciliation ;

2. le 24 mars 2005 le syndicat UTP a saisi l’inspection de travail qui, dans ses sentences, a confirmé les irrégularités dénoncées par UTP et a demandé aux autorités du port d’annuler des décisions entachées d’illégalités.

3. la conclusion de l’inspection de travail fut classée sans suite par les autorités portuaires ;

4. le 30 juin 2005 le syndicat UTP a alerté les plus hautes personnalités de l’Etat (les autorités de port et des zones franches, le ministre de l’équipement et de transport, le ministre de l’emploi) sur la dégradation de climat social : découragements, craintes et méfiances des employés ;

5. le 27 août 2005 le syndicat UTP a saisi l’autorité suprême du Pays son excellence Monsieur le Président de la République S/C Premier Ministre ;

6. le 10 septembre 2005 le syndicat UTP, à l’issue d’une assemblée générale a lancé un préavis de grève. Ultime recours pour contraindre la direction à accepter l’ouverture de dialogue sociale ;

7. le 14 septembre 2005, déclenchement d’un arrêt de travail pacifique. Les plus hautes autorités de l’Etat dont son excellence le Premier Ministre et Chef du Gouvernement par intérim et le ministre de l’emploi ont demandé aux autorités portuaires d’accepter l’ouverture du dialogue social sous l’égide de ministère de l’Emploi. La grève a aussitôt été suspendue ;

8. le 17 septembre 2005 à la demande des autorités du port, un délai d’une semaine pour faire des propositions concrètes a été accepté ;

9. le 24 septembre 2005 le directeur général du port a brutalement décidé de boycotter la médiation du ministère de l’Emploi et ce sans tenir compte des engagements des autorités portuaires du 14 septembre. Immédiatement, 36 membres de l’UTP se sont vus retirer leur carte d’accès au port et ont été licenciés sur place ;

10. le 24 septembre 2005, au cours d’une réunion extraordinaire qui s’est tenue au siège de l’UTP, les travailleurs en colère et choqués suite aux licenciements expéditifs et abusifs, ont appelé à l’arrêt du travail à partir de 22h00 ;le 25 septembre à, 00 h 30 les Forces de Police en présence du Procureur de la République ont embarqué manu militari les syndicalistes et les travailleurs qui observaient pacifiquement sur leur lieu du travail une grève entamée suite aux agressions et à la rupture de la trêve du 17 septembre 2005 aux décisions unilatérales, arbitraires, obstructions des activités syndicales. Toutes ces répressions ont été provoquées par le directeur du port et ensuite approuvées par le Président des autorités du port ;

11. le 2 octobre 2005 jugement n°776/05 RP3580/05 du Tribunal de Première instance de Djibouti Chambre Correctionnelle Flagrants délits déclare les prévenus non coupables des délits qui leur sont reprochés.

12. le 8 octobre 2005 le Secrétaire Général de l’UTP a écrit une lettre au Président de la République et Chef du Gouvernement, en l’informant que la Direction du Port a arbitrairement licencié 36 personnes (en laissant 36 familles sans revenu) et continue d’harceler les travailleurs (120 agents furent sévèrement sanctionnés : dernier avertissement avant licenciement).
Dans cette lettre il est demandé à son Excellence de bien vouloir user de son autorité suprême pour trouver une solution à la situation de crise que traverse le Port depuis le 24 septembre 2005, depuis que la Direction du port a décidé de boycotter la médiation du ministère de l’Emploi.

13. le 8 janvier 2006 suite à l’Appel du Procureur de la République le Tribunal d’Appel a annulé le du Tribunal de première Instance. Actuellement l’affaire est pendante à la Cour Suprême.

14. le 20 février 2006, M. Mohamed Ahmed Mohamed et M. Djibril Ismael Egueh avaient été arrêtés par les forces de police et détenus aux bureaux de la brigade criminelle de la Force nationale de police pendant 48h, sans qu’aucune charge n’ait été prononcée contre eux. MM. Mohamed et Egueh étaient revenus la veille d’un séminaire de formation syndicale en Israël, organisé par l’Institut international de la centrale syndicale israélienne Histadrut. La police les avait interrogés sur leurs activités syndicales et sur les buts et motifs de cette formation. MM. Mohamed et Egueh avaient été libérés le 22 février.

15. le 5 mars 2006, ils avaient de nouveau été arrêtés et placés en garde à vue, en isolement, dans les locaux de la brigade criminelle. Le même jour, la police avait perquisitionné leurs domiciles et confisqué l’ensemble des documents trouvés sur place, dont ceux concernant les activités syndicales des deux hommes.

16. Le 11 mars 2006, M. Adan Mohamed Abdou, et M. Hassan Cher Hared avaient été arrêtés et placés en détention à la prison civile de Gabode, puis libérée sous contrôle judiciaire le 29 mars 2006. Toutefois, à la suite de l’appel interjeté le lendemain par le Procureur de la République contre cette décision, M. Adan Mohamed Abdou avait été une fois encore arrêté et placé en détention le 3 avril 2006 tandis que M. Hassan Cher Hared était activement recherché par les services de police. de la mise en liberté provisoire sous contrôle judiciaire,

17. le 6 avril 2006, par la Chambre d’accusation de Djibouti, de M. Adan Mohamed Abdou, secrétaire général de l’UDT, M. Hassan Cher Hared, secrétaire aux relations internationales de l’UDT, M. Mohamed Ahmed Mohamed, responsable aux affaires juridiques de l’Union des travailleurs du port (UTP) de Djibouti, et M. Djibril Ismael Egueh, secrétaire général du Syndicat du personnel maritime et du service de transit (SP-MTS).Toutefois, les quatre syndicalistes restent poursuivis pour « livraison d’informations à une puissance étrangère », (articles 137 à 139 du Code pénal djiboutien), « intelligence avec une puissance étrangère » (articles 135 et 136) et « outrage envers le Président de la République » (article 188) - délits passibles de 10 à 15 ans de prison et de 5 à 7 millions de francs djiboutiens (24 à 34 000 euros environ) d’amende – à la suite de la participation de MM. Ahmed Mohamed et Egueh à une formation syndicale dispensée par une centrale syndicale israélienne (Cf. rappel des faits).

18. le 1er avril 2006, malgré l’accord verbal préalable du ministre de l’Intérieur, les membres d’une mission conjointe mandatée par l’Observatoire et la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) se sont vus interdire l’entrée sur le territoire djiboutien Ils ont été bousculés, insultés et reconduits de force dans l’avion qu’ils les avaient conduit à Djibouti. A cette même date, M. Ibrahim Mayaki, fonctionnaire du Bureau international du Travail (BIT), détenteur d’un passeport diplomatique et mandaté par le BIT pour rencontrer les défenseurs des droits syndicaux à Djibouti, a été autorisé à pénétrer sur le territoire.

19. le 3 avril 2006, le diplomate M. Ibrahim Mayaki a été arrêté et interrogé pendant plusieurs heures par les services des renseignements généraux. Il a été libéré après avoir signé un arrêté d’expulsion, exécuté le 4 avril 2006.

Lire le document complet en pdf : ici

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L’affiche de l’UDT  pour le 1er mai 2006


Djibouti

Le 01 mai 2006

L’Union Djiboutienne du Travail après consultation avec ses affiliés et sa base a décidé de placer ce 1er mai 2006 sous le signe de deuil de la liberté syndicale à djibouti.

En effet, la liberté syndicale de sinistré et en sursis qu’elle était vient d’être assassinée par le nouveau code du travail anti-syndical et anti-social concocté unilatéralement par le ministre de l’emploi et de la solidarité nationale et promulgué en janvier 2006 après son adoption par l’assemblée nationale dans le dernier trimestre de l’année 2005.

Ce code de travail place en effet le ministère de l’emploi et de la solidarité nationale comme juge et partie au grand dam de ses partenaires sociaux notamment travailleurs désormais à la merci de ce département ministériel et ce en violation flagrante avec les conventions n° 87 et n° 98 de l’OIT relatives respectivement à la liberté syndicale, à l’organisation et à la négociation collective pourtant ratifiés par notre pays dès 1978.

La reconnaissance légale des syndicats ainsi que le renouvellement périodique de son bureau exécutif est subordonné au bon vouloir de ce ministère qui a déjà commencé le 15 mars 2006 à nommer un nouveau secrétaire général du syndicat du personnel de la MTS alors que le secrétaire général légal et légitime était en détention provisoire pour affaires syndicales et qu’il n’y avait eu aucune élection, légale ou pas, pour conforter cette « nomination » illégale.

L’UDT se réserve le droit de porter plainte auprès du conseil constitutionnel contre ce code de travail (Loi n°133/AN/05/5ème L portant Code du Travail) au  demeurant anticonstitutionnel compte tenu qu’il est en contradiction flagrante entre autres avec l’article 15 de la constitution nationale qui reconnaît la liberté syndicale sans aucune réserve et auprès de l’OIT compte tenu qu’il viole les conventions n° 87 et  n°98.

Enfin, dénonçant et condamnant les harcèlements, l’intimidations, les tortures morales, les discriminations pour activité syndicale, les licenciements abusifs et  l’ingérence légalisée du ministère de l’emploi et de la solidarité nationale dans les affaires intérieures syndicales, l’UDT adresse en ce 1er mai 2006 ses condoléances les plus attristés à tous (tes) les travailleurs (euses) et à ses organisations syndicales dont le libre exercice et l’indépendance ont été ainsi sacrifiés à desseins pour pouvoir éradiquer le plus légalement du monde le syndicalisme libre et indépendant et les exhorte à ne pas se décourager pour autant et de préserver plus que jamais pour reconquérir leurs droits les plus élémentaires.

Union Djiboutienne du Travail

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