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Dernières nouvelles
- Edition en Ligne de Mai 2006
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Directeur de
Publication :
ALI MAHAMADE HOUMED Codirecteur
:
MAHDI IBRAHIM A. GOD Email : realite_djibouti@yahoo.fr
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01/06/06 Note d'information de la
LDDH du 31/05/06 : journalistes de la RTD en ligne de mire ?
28/05/06 LDDH : Note
d'information du 27 mai 2006 : garde à vue ou garde à vie ?
25/05/06 Note d'information de la
LDDH du 24 mai 2006
22/05/06 Communiqué de l'Union
pour l'Alternance Démocratique (UAD) du 21 mai 2006
21/05/06 Communiqué de presse de
l'ARD du 20 mai 2006
19/05/06 Communiqué de presse de
la LDDH : Terreur et famine dans le nord ?
18/05/06 Communiqué du FRUD du 17
mai 2006
17/05/06 LDDH : Lettre ouverte au
Chef de l'Etat, le 16 mai 2006
15/05/06 Vendredi 12 mai 2006 à
Bruxelles, commémoration par l'ARD de l’accord du 12 mai 2001
15/05/06 LDDH : Note
d'information du 15 mai 2006 : Le nord, de nouveau sous blocus
?
14/05/06 LDDH : Communiqué de
presse sur l'élection de Djibouti au Conseil des droits de
l'homme
10/05/06 Note d'information de la
LDDH : quel avenir pour le syndicalisme libre ?
08/05/06 Plainte de l'Union
djiboutienne du travail (UDT) auprès du BIT le 25/04/06
08/05/06 Rappel de la lettre de
licenciement de M. Mohamed Ahmed "pour faute lourde"
08/05/06 Rappel de la lettre de
licenciement de M. Houssein Gama "pour faute lourde"
08/05/06 Rappel des plaintes du
Secrétaire général du syndicat du personnel à l'hôtel Sheraton
07/05/06 LDDH : Recueil des
communications de l'année 2006
01/05/06 L’affiche de l’UDT pour
le 1er mai 2006
Note d'information de la LDDH du 31 mai 2006 :
journalistes de la RTD en ligne de mire ?
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Le Président |
NOTE D'INFORMATION
DU 31 MAI 2006
Les journalistes de la RTD en ligne de mire ?
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Hier mardi 30
mai 2006, Madame Kaltoum Ali présentatrice du journal en
langue somalie de la Télévision progouvernementale aurait été
interpellée par des officiers de la police judiciaire.
Il semblerait
que certaines autorités politiques lui reprochent son récent
reportage en langue somalie sur la grippe aviaire pour le
compte de la BBC, dont elle est correspondante sur place.
Pourquoi ?
Quoi qu’il en
soit, cette affaire révèle la frilosité des pouvoirs publics
cherchant à bâillonner encore plus la liberté d’expression,
d’autant plus que depuis quelques semaines deux autres
journalistes de la RTD ont été écartés de l’antenne. Il est
vrai que ces derniers temps rien ne va plus à Djibouti depuis
la fameuse décentralisation censée déboucher sur une « ère
nouvelle ». Après les syndicats indépendants, les blocus
alimentaires et sanitaires au Nord, la répression se
dirige-t-elle désormais vers les journalistes des médias
publics ?
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) sidérée par de tels
comportements, s’inquiète des menaces sur la liberté et le
droit à l’information objective dans notre pays :
- demande aux
pouvoirs publics de cesser les harcèlements à l’égard des
journalistes.
- attire
l’attention de Reporters Sans Frontières sur les entraves à la
liberté d’informer en République de Djibouti.
- exhorte la
BBC à rendre compte de la situation des journalistes en
général et des correspondants locaux des radios étrangères à
Djibouti.
M. NOEL ABDI
Jean-Paul
LDDH : Note d'information du 27 mai 2006 : garde à vue ou
garde à vie ?
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Le Président |
NOTE D'INFORMATION
DU 27 MAI 2006
Garde-à vue ou garde à vie ?
Les déportés du Nord gardés en otage !
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Alertée par des familles désemparées, la Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) note avec déception
que certaines personnes illégalement raflées au Nord il y
a dix jours restent détenues ce matin au centre de Transit
de Nagad et dans les locaux de la gendarmerie.
Pourtant les autorités judiciaires avaient laissé entendre
jeudi dernier que tous les déportés du Nord seraient libérés
dans l’après-midi et transférés (transportés) vers leurs lieux
d’habitation.
D’emblée, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) pose
cette grave question :
Comment se fait-il que des détenus traduits en Justice (devant
un Juge d’instruction) retournent dans des cellules de garde-à
vue ?
Qui s’acharne en Haut Lieu contre ces jeunes bergers
nationaux illégalement capturés, déportés vers la capitale et
arbitrairement détenus ?
Quel Texte juridique permet de telles absurdités
judiciaires ?
Au nombre d’une vingtaine, ces victimes de l’Arbitraire
continuent d’étouffer dans des geôles insalubres dans des
conditions indignes d’un pays qui a ratifié toutes les
conventions internationales relatives au respect des droits
fondamentaux de la personne humaine, alors que la diplomatie
djiboutienne se vante d’être membre du Conseil des Droits de
l’Homme de l’ONU.
Il est légitime de se demander si ces bergers originaires du
Nord de notre pays ne seraient pas devenues des otages aux
mains du pouvoir ?
Par conséquent, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains
(LDDH) particulièrement indignée :
Demande
la libération expresse, de toutes ces personnes abusivement et
illégalement détenues ;
Encourage vivement les familles de ces détenus, devenus
otages, à porter plainte contre l’Etat de préférence auprès du
Tribunal du Contentieux Administratif redevenu opérationnel
depuis peu.
M. NOEL ABDI Jean-Paul
Note
d'information de la LDDH du 24 mai 2006
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Le Président |
NOTE D'INFORMATION
DU 24 MAI 2006
LA MACHINE REPRESSIVE
TOURNE A PLEIN
REGIME ?
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Escomptant
un soutien financier international dans sa lutte contre la
grippe aviaire, le pouvoir Djiboutien mène depuis quelques
jours une campagne médiatique sur l’abattage programmé des
rares volailles de notre pays.
Pendant ce
temps, des citoyens continuent de suffoquer dans les geôles
insalubres du centre de transit de Nagad. Confinés comme des
volailles, plusieurs dizaines d’entre eux raflés au nord ou
arrêtés lors des récents mouvements de colère contre les
délestages électriques et la pénurie d’eau dans la capitale,
attendent d’être fixés sur leur sort.
Signe de
l’hystérie répressive ambiante, le nombre de victimes des
arrestations arbitraires est particulièrement élevé en cette
fin de semaine.
En dépit des
quelques rares libérations enregistrées ces dernières quarante
huit heures, force est de déplorer, que les geôles de Nagad ne
désemplissent pas pour autant.
A un mois de
la célébration de la fête nationale et trente ans après notre
indépendance, il est regrettable que des vieillards soient
publiquement bastonnés puis déportés à Nagad.
Fermement
attachée à la démocratie et à la liberté, la Ligue
Djiboutienne des Droits de l’Homme (LDDH) :
-s’inquiète de
la dégradation constante des Droits de l’Homme dans notre pays
;
-demande la
libération immédiate et inconditionnelle de toutes les
personnes injustement incarcérées ;
-préconise
l’amorce d’un véritable dialogue politique et social afin de
prévenir tout dérapage préjudiciable à la paix civile et à la
cohésion nationale.
M. NOEL ABDI
Jean-Paul
Communiqué de l'Union pour l'Alternance Démocratique (UAD) du
21 mai 2006
Union pour l’Alternance Démocratique (U.A.D)
(AR.D, U.D.J, M.R.D)
Djibouti, le 21 mai 2006
COMMUNIQUE DE
PRESSE
Cinq ans jour
pour jour après la signature de l’Accord de Paix définitive du
12 mai 2001 et au lendemain d’une parodie d’ « Elections
Régionales et Communales 2006 », le régime a lancé une
expédition punitive ciblée sur le Nord de la République.
Campagne
éperdue qui s’est traduite sur le terrain par un inacceptable
blocus alimentaire et sanitaire, immobilisation abusive de
véhicules privés, de caravanes, confiscation des rares vivres
disponibles dans les campements, arrestations arbitraires de
civils innocents et leur transfert au centre de détention de
Nagad au sud de la capitale...
Ces
gesticulations guerrières surviennent dans un contexte
politique marqué par des échecs politiques successifs et
prévisibles : blocage du processus de Paix, abandon des
régions et des populations rurales massivement opposées à la
version officielle de la décentralisation ; d’où une impasse
politique gravissime provoquée par l’absence dc tout dialogue
et fuite en avant permanente.
Jusqu’à quand
?
Tous ces
facteurs s’expliquent en grande partie par la déliquescence
d’un Etat
responsable de tous les maux qui rongent notre société.
Consciente
d’incarner les aspirations populaires au changement et
déterminée à
sauver notre pays du naufrage, l’Union pour l’Alternance
Démocratique (U.A.D.)
réunie en séance extraordinaire le dimanche 21 mai 2006 :
Exige le
rétablissement immédiat de la liberté de circulation (les
biens et des personnes dans les régions actuellement sous état
de siège, la libération sans condition des civils
arbitrairement détenus, la restitution ou l’indemnisation de
tous les biens privés injustement confisqués, la fin immédiate
des opérations à caractère policière dans des régions
gravement affectées par la sécheresse, ayant souffert du
conflit civil jusqu’i février 2000 sans bénéficier d’aucune
Réhabilitation digne de ce nom à ce jour.
L’U.A.D. reste
convaincue qu’une sortie honorable de crise passe par le
strict respect des institutions et des engagements
solennellement souscrits.

Communiqué de presse de l'ARD du 20 mai 2006
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ALLIANCE REPUBLICAINE POUR LE DEVELOPPEMENT
(A.R.D.) |
Djibouti, le 20
mai 2006
COMMUNIQUE DE PRESSE
Depuis le 12
mai dernier, les troupes gouvernementales ont massivement
investi toute la région d’Obock et une bonne partie de la
région de Tadjourah, imposant un blocus alimentaire et
sanitaire sans précédent depuis 2000 à une population déjà
très gravement affectée par les effets d’une sécheresse
récurrente pour laquelle la communauté internationale est
régulièrement sollicitée
Les raisons
qui motivent cette folle équipée demeurent mystérieuses en
l’absence de toute justification officielle et de toute
confrontation armée dans cette partie du pays.
De toute
évidence les opérations militaires qui mobilisent depuis une
dizaine de jours l’essentiel des troupes des Forces armées
Djiboutiennes (FAD) n’ont d’autres objectifs que d’affamer et
de terroriser cette population déjà meurtrie.
Par ailleurs,
plusieurs dizaines de personnes raflées au hasard des
ratissages sont détenus par les FAD ; une quarantaine d’entre
eux dont des personnes âgées ont été transférés au centre de
détention de Nagad à Djibouti-ville via Obock-ville où une
manifestation spontanée des habitants a donné lieu à une vive
riposte de l’armée qui aurait fait usage des balles réelles.
La situation
demeure donc très tendue et alarmante dans cette localité et
tout le nord du pays où un drame humanitaire est en train de
se nouer sans que la communauté internationale très présente
dans le pays (à travers une présence militaire notamment
française et américaine), ne trouve hélas rien à redire.
Compte tenu de
l’extrême gravité de la situation dans le nord, l’Alliance
Républicaine pour le Développement (ARD)
- condamne fermement les menées répressives sans fondement
d’un pouvoir aux abois;
- exige la levée immédiate de ce blocus inhumain et la
libération de toutes les personnes arbitrairement détenues
- met en garde le régime provocateur contre cette punition
collective visant une population civile sans défense;
- attire l’attention de la communauté internationale sur les
agissements irresponsables d’un régime de plus en plus
oppressif;
- demande à tous les Djiboutiennes et Djiboutiens de se
mobiliser et de rester vigilant face à cette dérive
autoritaire.
Le Président de
I’ARD
Ahmed Youssouf Houmed

Communiqué de presse de la LDDH : Terreur et famine dans le
nord ?
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Le Président |
COMMUNIQUE DE PRESSE
DU 19 MAI 2006
TERREUR ET FAMINE
DANS LE NORD ?
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Le blocus alimentaire et sanitaire, en vigueur depuis le
13 mai 2006 dans le nord, ne cesse de s’aggraver
dangereusement surtout dans la région d’Obock, apparemment
placé sous administration militaire.
Les populations d’Obock ville et de son arrière-pays vivent
sous la terreur imposée par des militaires déployés en
surnombre.
Après l’arme de la faim, les arrestations abusives et les
ratissages systématiques sont devenus le lot quotidien des
habitants de cette région martyre, première victime d’une
décentralisation avortée.
Ainsi, comme en 1979 et 1991, l’armée gouvernementale y
empêche tout ravitaillement des civils de l’intérieur,
confisquant même les maigres vivres des ruraux fatalement
condamnés à la famine.
Pire encore, les Forces Armées gouvernementales harcèlent et
arrêtent systématiquement les civils de Mabla, Indaï, Assasane,
Soublali et Obock ville.
Incarcérés dans un premier temps à Waddi (40 km à l’ouest) et
dans des casernes d’Obock, une quarantaine d’entre eux
malmenés et affamés ont été embarqués à bord d’un boutre cet
après-midi.
Des dizaines d’Obockois, qui tentaient d’empêcher le transfert
vers Djibouti de ces malheureux bergers, ont été violemment
dispersés à l’Escale d’Obock, provoquant l’ire des militaires
nerveux qui n’ont pas hésité à ouvrir le feu sur les
protestataires, heureusement sans faire de blessés.
Un carnage a été évité in extremis grâce à l’interposition de
certains soldats.
Force est de relever, que la situation dans cette région s’est
dégradée au lendemain de la visite du représentant de l’Union
Européenne, venu semble-t-il suivre l’évolution d’un chantier
de construction financé par son Organisation.
Il est regrettable que tout se passe comme si l’Union
Européenne qui avait apporté son soutien politique et un début
de financement aux Accords de Paix de 2001, cherchait
désormais à enterrer ces Accords de concert avec le
Gouvernement Djiboutien.
Dans cette hypothèse, et profondément préoccupée par
l’évolution de la situation dans le Nord, la Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) :
rappelle que la paix civile est gravement menacée dans le Nord
de notre pays ;
dénonce fermement l’arme de la faim et la terreur à
l’encontre des citoyens du Nord ;
demande à l’Union Européenne de cesser de financer l’injustice
et la répression en République de Djibouti ;
prie le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU de se pencher
sérieusement sur la situation des Droits de l’Homme en
République de Djibouti ;
exhorte les Forces de la Coalition anti-terroriste à
s’impliquer davantage afin d’éviter à notre pays de connaître
les affres d’une nouvelle guerre civile ;
Encourage toutes les victimes de cet injuste blocus dans le
Nord à chiffrer leurs pertes en vue de porter des plaintes
contre l’Etat auprès du Tribunal du Conseil du Contentieux
Administratif, récemment réactivé.
M. NOEL ABDI Jean-Paul
Communiqué du FRUD
du 17 mai 2006
FRONT POUR LA RESTAURATION DE L’UNITE ET DE LA DEMOCRATIE
FRUD
Frud_djibouti@hotmail.com
Bruxelles le 17 Mai 2006
Depuis
Vendredi 13 Mai 2006 le régime de Djibouti a lancé une vaste
offensive militaire, forte de2000 soldats dans les districts
de Tadjourah et d’Obock, contre les combattants du Front pour
la Restauration de l’Unité et de la Démocratie.
Ces opérations
de grande envergure font suite à d’autres moins importantes
qui n’ont pas donné les résultats escomptés. L’offensive en
cours dirigée par le Colonel Abdo Abdi Dembil, Commandant de
la garde présidentielle a dores et déjà mis en quarantaine les
populations civiles du Nord par un blocus draconien.
Toutes les
circulations des voitures, à partir des villes de Tadjourah et
d’Obock vers l’arrière pays sont interdites. Les caravanes des
dromadaires qui ravitaillent ces régions ont été
réquisitionnées, des vivres ont été confisqués. Une vingtaine
de personnes sont emprisonnées à Obock.
Ce régime qui
se trouve dans une impasse politique caractérisée :
- par le refus
de toute élection libre et transparente,
- par le refus
d’honorer tout traité de paix,
- par les
massacres des civils innocents (à Arhiba en Novembre 2005),
- par la
répression du mouvement social (arrestations de leaders
syndicaux en Mars 2006),
continue par cette offensive sa logique meurtrière et
destructrice.
Le F.R.U.D
- Condamne les
exactions des civils commises par les forces gouvernementales
;
- Lance un appel à toutes les forces
démocratiques et sociales pour travailler à une alternative
crédible contre un pouvoir dictatorial omnipotent voué à
l’échec et condamné par l’histoire.
Hassan Ahmed Mokbel :
Secretaire aux Relations Exterieures du F.R.U.D
LDDH : Lettre ouverte au Chef de l'Etat, le 16 mai 2006
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Le Président |
LETTRE OUVERTE
AU CHEF DE L'ETAT
Télécopie : (253) 35 02 01
Djibouti, 16 mai
2006
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Monsieur
le Président,
L’urgence
impose à la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (L.D.D.H.)
de vous adresser une lettre ouverte car vous êtes de par
la constitution le garant de la Paix civile et l’ultime
recours officiel pour apporter une solution pragmatique à
la grave crise politique et sociale que traverse notre
pays.
Cette
démarche nous est dictée par une claire conscience de
notre mission, l’échec de nos multiples tentatives de
médiation pour la résolution des conflits politiques et
sociaux auprès des différents ministères concernés et la
conviction que cette impasse ne saurait perdurer sans
conséquences fâcheuses pour notre pays qui reste le seul
pays de la région depuis le lendemain de votre élection à
ce jour à ne pas connaître de conflit armé.
La
conviction qui nous anime dans cette démarche, c’est aussi
le constat avéré qu’aucun pouvoir nulle part au monde n’a
durablement gouverné sans troubles majeurs en écartant du
processus de prise de décision d’aussi incontournables
forces vives d’un pays que sont les syndicats ou les
partis politiques légaux dans le cadre d’un dialogue
dépassionné et serein : seul un tel cadre rendra possible
une sortie de crise pacifique à l’actuelle impasse.
C’est dans
le cadre de ses missions de défense des droits
inaliénables de tous les Djiboutiens, de prévention et
résolution des conflits que la L.D.D.H. vous invite à
initier ce dialogue salutaire !
Le souhait
de la L.D.D.H. dans cette démarche désintéressée est de
prendre date avec l’Histoire en apportant sa contribution
à la tradition djiboutienne établie de règlement des
conflits sans interférences étrangères.
Il nous
semble utile de rappeler qu’au plus fort du conflit civil
qui a déchiré notre pays, la L.D.D.H. avait déjà lancé fin
1999 le même Appel au dialogue qui a sans tarder, été
entendu de part et d’autre.
La
L.D.D.H. reste raisonnablement optimiste quant à une suite
favorable à son Appel au Dialogue : d’abord parce que le
silence des armes depuis février 2000 vous est en partie
redevable, ensuite parce que toutes les forces vives ont
toujours officiellement affirmé leur disposition à la
négociation, enfin parce que nous sommes convaincus qu’il
n’y a aucune autre solution politique durable à cette
grave crise.
En
espérant pour la Paix à Djibouti, une oreille attentive et
responsable à notre appel, veuillez agréer, Monsieur le
Président l’expression de nos sentiments déférents.
M. NOEL
ABDI Jean-Paul
Vendredi 12 mai 2006 à Bruxelles, commémoration par l'ARD
de l’accord du 12 mai 2001
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Photos des militants de l’ARD devant l’UE



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En commémoration de l’accord de réforme
et de concorde civile signé le 12 mai 2001 par le
président Ahmed Dini avec le gouvernement djiboutien,
une équipe de l’Alliance républicaine pour le
développement (ARD) s’est déplacée le vendredi 12 mai
2006 devant les représentations à Bruxelles des
instances de la communauté internationale jadis
témoins de ce traité.
Dénoncé par l’actuel président Ahmed
Youssouf de l’ARD le 24 septembre 2005 faute de
recevoir tout début d’application par le gouvernement,
l’accord avait recueilli lors de son engagement le
soutien appuyé de l’Union européenne, des Etats-Unis
et de l’Union africaine.
En foi de quoi, des membres de l’ARD en
Belgique MM. Ali Ahmed Hamadou, Mohamed Abdoulkader
Moussa, Abdallah Kamil, Mohamed Ahmed Mohamed,
accompagnés du représentant du mouvement en Europe ont
entendu rappeler les puissances mondiales à leur
responsabilité en adressant un mémoire à leurs
bureaux.
Cependant que la situation des libertés
publiques et de la démocratie s’est gravement
détériorée à Djibouti depuis la signature du traité et l’abandon par le mouvement armé de sa posture
militaire, notre pays serait devenu le plus grand
bénéficiaire de l’aide internationale au monde par
tête d’habitant.
Et depuis trois jours aujourd’hui, le
gouvernement cherche à impliquer les forces
internationales pré-positionnées à Djibouti, après
avoir décrété un embargo alimentaire et sanitaire sur le nord de l’arrière-pays
accusé de soutenir une nouvelle rébellion armée, dont
l’existence est dès alors reconnue de facto.
Fait à Paris le lundi 15 mai 2006
Par Maki Houmedgaba
Représentant de l’ARD en Europe
Email : ardeurope@yahoo.fr
Site Internet : www.ard-djibouti.org |
LDDH : Note d'information du 15 mai 2006 : Le nord, de
nouveau sous blocus ?
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Le Président |
NOTE D'INFORMATION
DU 15 MAI 2006
LE NORD,
DE NOUEAU SOUS
BLOCUS ?
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La
Décentralisation sabotée semble tourner au cauchemar dans les
zones ayant souffert du conflit une décennie durant. Toujours
est-il que l’arrière-pays des régions de Tadjourah et d’Obock
est soumis depuis le 13 mai 2006 à un implacable blocus
alimentaire et sanitaire. Les populations rurales du Nord ne
comprennent pas les raisons de ce blocus militaire de sinistre
mémoire en cette période post-conflit, dans un contexte
politique marqué par l’instauration d’une décentralisation…
Mais que
cherchent donc les centaines de soldats lourdement armés,
apparemment sous commandement de la garde présidentielle, qui
empêchent toute circulation des véhicules civils entre les
chefs-lieux et la brousse privant ainsi de ravitaillement et
d’évacuation sanitaires plusieurs dizaines de milliers de
personnes ?
Qui a donné
l’ordre à ces militaires surarmés et nerveux d’imposer le
blocus à des zones pratiquement sous asphyxie économique
depuis deux décennies ? Le Chef de l’Etat serait-il devenu
nostalgique « des dix années les moins glorieuses de notre
histoire » (cf. son discours prononcé au Palais du Peuple le
12 mai 2001) ?
Sinon est-ce
là un avant-goût « du développement décentralisé » promis par
le pouvoir aux populations des régions de l’Intérieur ?
Pourtant ces gesticulations dangereuses ne sont certainement
pas les meilleurs moyens de sauvegarder une paix civile déjà
fragilisée par des injustices de toutes sortes imposées au
peuple Djiboutien.
Quoi qu’il en
soit, la paix civile et sociale, sans laquelle tout
développement devient illusoire semble s’éloigner, ne
constituant plus la préoccupation de l’heure. Un exemple
illustre la gravité de la situation : on se souvient que le
régime a récemment lancé un appel à l’aide alimentaire
internationale pour soulager les sinistrés de la sécheresse.
Et dans le
même temps, ses Forces armées empêchent tout ravitaillement
des populations du Nord allant jusqu’à s’approvisionner aux
dépens des ruraux sinistrés et terrorisés.
Face à cette
situation inadmissible, la Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH) gravement inquiète :
- Exige la
levée immédiate de cet intolérable blocus en temps de paix ;
- Dénonce les
intimidations et autres interpellations abusives à l’encontre
des populations civiles ;
- s’étonne du
silence inexplicable des forces armées étrangères stationnées
dans notre pays.
- Souhaite
ardemment que le Comité International de la Croix Rouge de
Genève (CICR) puisse rapidement envoyer une Commission
d’enquête sur le terrain.
- Invite
également l’ONG Internationale Reporters Sans Frontières (RSF)
à venir s’informer sur la situation actuelle dans notre pays.
- Lance enfin,
un Appel urgent pour l’établissement d’un dialogue politique
et social constructif entre le Gouvernement, l’Opposition et
toutes les Forces vives de notre pays.
M.
NOEL ABDI Jean-Paul
LDDH : Communiqué de presse sur l'élection de Djibouti au
Conseil des droits de l'homme
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Le Président |
COMMUNIQUE DE PRESSE
DU 14 MAI 2006
SUR L'ELECTION DE
DJIBOUTI
AU CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME
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En Une du n°57 du jeudi 11 mai 2005, avec à l’appui une photo
du très médiatisé chef de la diplomatie Djiboutienne, le
journal gouvernemental « La Nation », présentait l’élection de
Djibouti au conseil des droits de l’Homme de l’ONU comme une
« marque de confiance de la communauté internationale envers
notre pays ». La LDDH s’inscrit en faux contre cette
mystification de l’opinion publique.
D’abord sur la forme : le souci qui a prévalu à l’élection de
notre pays à ce conseil n’a rien à voir ni de près ni de loin
avec les droits de l’Homme. « La Nation », au bas de sa photo,
dément elle-même les propos du ministre en rappelant que « la
création du conseil des droits de l’Homme, qui a remplacé la
commission du même nom, obéit à la logique de réformes de
l’appareil onusien et du souci d’équilibrer les
représentations continentales… ». Et uniquement à ce
souci-là !
Sur le fond : ce n’est donc pas, contrairement à ce qu’affirme
sans pudeur son excellence « une reconnaissance des efforts de
promotion et de préservation des droits de l’Homme dans notre
pays » !
Parce que c’est sa raison d’être, la LDDH, en première ligne
dans la défense des droits Humains, est la mieux placée, pour
apprécier la réalité des droits de l’Homme à Djibouti et en
rendre objectivement compte à l’opinion publique
Djibouti viole de façon systématique et récurrente tous ses
engagements souscrits internationaux comme nationaux !
Elle signe des traités et adhère à des organismes spécialisés
de l’ONU dans le seul but de bénéficier de dons ou prêts
(conventions sur les droits de la Femme, de l’Enfant,
l’Environnement, le Sida…) sans résultats palpables sur le
terrain comme en témoignent différents rapports officiels
courant des rapports du C.C.A 2002 (Common Countries Account)
ou du R.N.D.H 2004 ?
Après avoir constaté que « la dépendance de l’aide extérieure
affaiblit la responsabilité et encourage la recherche de
rentes et la corruption… » le rapport conclue « les projets de
développement sont devenus comme autant d’occasions
d’enrichissements personnels…notamment pendant les périodes
électorales… » Tout est dit !
La république de Djibouti ne rend aucun compte annuel comme
cela est de coutume aux organisations spécialisées du système
des Nations Unies auxquelles elle a adhéré (l’UNICEF, le HCR
etc… s’en sont plaint à plusieurs reprises) et cela depuis
2000.
Quand aux Accords de Paix signés avec les différentes parties
en conflit à Djibouti, ils ont systématiquement été violé par
la partie gouvernementale et dénoncé par les autres parties de
différentes façons….
Pour en revenir aux Droits de l’Homme proprement dit, la LDDH
rappelle à l’opinion publique, que tout récemment les
représentants de la CISL et du BIT venus s’enquérir de la
situation des droits des travailleurs à Djibouti ont été
reconduit manu militari par la police djiboutienne.
Plus tragiquement, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)
est :
Profondément inquiète des conséquences du déni de citoyenneté
en cours à Djibouti et qui a fait l’objet d’un volet à part de
l’Accord de Paix Définitive du 12 mai 2001.
Alerte la communauté internationale sur les graves dangers
pour la sécurité nationale et régionale d’une telle politique
irresponsable. Somme la communauté internationale de réagir à
temps pour éviter l’Irréparable, car depuis le 13 mai 2006
toutes les forces armées maintiennent sous blocus tout le nord
de Djibouti et singulièrement les monts Goda et Mabla.
Pourquoi terroriser chez elles des populations
civiles innocentes fragiles et paupérisées ? Où ce régime
veut-il en venir ?
Aveuglés par une lutte contre le Terrorisme, les USA et leurs
alliés sont en train de créer ici mais involontairement un
brasier qui n’épargnera ni la région ni le reste du monde
compte tenu de sa position stratégique.
C’est pourquoi la LDDH invite instamment la communauté
internationale à enlever se œillères et faire pression pendant
qu’il en est encore temps sur ce régime pour éviter une
déflagration généralisée du cap Gardafui au canal de suez en
passant par la porte des lamentations (Bab El Mendeb).
M. NOEL ABDI Jean-Paul
Note d'information de la LDDH : quel avenir pour le
syndicalisme libre ?
|
Le Président |
NOTE D’INFORMATION
DU 10 MAI 2006
QUEL AVENIR
POUR LE SYNDICALISME LIBRE ?
|
A l’heure où le pouvoir fête avec l’argent public le premier
anniversaire du second mandat présidentiel, les Défenseurs des
Droits de l’Homme s’inquiètent de la poursuite d’une politique
dictatoriale sournoise basée entre autres sur la
neutralisation des syndicats indépendants.
Alors qu’ailleurs dans le monde, les Travailleurs ont fêté le
1er mai par des manifestations contre la remise en cause des
acquis sociaux, notre pays s’enfonce durablement dans la
régression sociale.
Ainsi, par la voix de son ministre de l’emploi, le pouvoir a
souhaité bonne fête aux Travailleurs en vantant au passage les
avancées imaginaires contenues dans son nouveau Code du
Travail.
Pour leur part, les syndicats indépendants sévèrement réprimés
ces derniers mois, ont placé ce 1er mai 2006 sous le signe du
deuil syndical.
Ce qui n’a pas empêché les syndicats sponsorisés de donner de
la voix conformément aux directives du gouvernement qui les
médiatise au gré de sa propagande politico sociale.
C’est ainsi, que les clones syndicaux ont fait mine de
protester contre les licenciements selon eux programmés par
les compagnies pétrolières, tout en plaidant pour
l’amélioration du statut des Dockers.
Comme il fallait s’y attendre, ces syndicats agrées n’ont pas
eu un mot pour dénoncer les emprisonnements arbitraires et
licenciements abusifs des Travailleurs portuaires en
septembre 2005, sans parler des licenciements à caractère
politiques qui frappent quotidiennement les agents de l’Etat.
De surcroît, le silence assourdissant des syndicats-maison sur
le nouveau Code de Travail antisocial est proprement
ahurissant.
Pourtant, la liberté syndicale constitue un baromètre de
l’état démocratique d’un pays. Comment peut-on donc parler du
Développement économique, de lutte contre la pauvreté, tout en
bafouant les droits inaliénables des Travailleurs ?
Par ailleurs, mettant en avant sa vocation de plaque tournante
commerciale, la République de Djibouti se prépare à accueillir
en novembre prochain un Sommet des Chefs d’Etat des pays
membres du COMESA.
Paradoxalement, c’est en violant ses engagements
internationaux et en étouffant les libertés syndicales que ce
Gouvernement compte asseoir son image internationale.
Fidèle à sa mission de défense des Défenseurs des Droits
Economiques, Sociaux et Culturels, la Ligue Djiboutienne des
Droits Humains (LDDH) :
- condamne le musellement du Syndicalisme Indépendant à
Djibouti ;
- dénonce vigoureusement la promotion officielle du
syndicalisme-maison ;
- demande au BIT, à l’OIT, à la CISL, à la Commission
Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), ainsi
qu’à tous les Défenseurs des Droits de l’Homme, de poursuivre
leurs actions publiques pour la Liberté syndicale en
République de Djibouti.
M. NOEL ABDI Jean-Paul
Plainte de l'Union djiboutienne du travail (UDT) auprès du
BIT le 25/04/06

Rappel de la lettre de licenciement de M. Mohamed Ahmed
"pour faute lourde"

Rappel de la lettre de licenciement de M. Houssein Gama
"pour faute lourde"

Rappel des plaintes du Secrétaire général du syndicat du
personnel à l'hôtel Sheraton
1 - Plainte pour atteinte à la dignité
de la personne
|
MOHAMED AHMED
ABDILLAHI
F & B coordinateur au Sheraton hôtel Djibouti
Secrétaire général du syndicat du personnel
de Sheraton hôtel Djibouti
Tél : 81 60 17
République de Djibouti
|

|
Djibouti ; le 22/04/2006
A
Monsieur le procureur de la
république de Djibouti
Objet : plainte pour
atteinte à la dignité de la personne.
Monsieur le procureur,
Je soussigné, Mr MOHAMED AHMED ABDILLAHI,
F & B coordinateur au Sheraton hôtel Djibouti, secrétaire
général du syndicat du personnel de Sheraton hôtel Djibouti et
père d’une famille de 4 enfants.
J’engage par la présente une plainte
contre Mr PETER . F. STADELMANN, directeur général de
Sheraton hôtel Djibouti, pour atteinte préméditée à la dignité
de la personne.
Rappel des faits
Embauché à Sheraton hôtel Djibouti à la
date du 08 juillet 1998, sur un nouveau contrat de travail à
durée indéterminée, en qualité d’agent de restauration. En
l’an 2000, je fus promis au poste de F & B coordinateur, qui
représente « adjoint du directeur de restauration », en raison
de mon assiduité, mon dévouement et mes compétences.
Cette
promotion et mon ascension à un poste de responsabilité dans
le syndicat coïncide. Celle-ci me cause beaucoup des
préjudices. Même si j’ai bénéficié quelques avantages je ne
perçois toujours pas les droits liés à cette nouvelle poste de
responsabilité que j’occupe dans la gestion de l’hôtel.
Je n’ai cessé
de revendiquer jusqu’à nos jours mais mes réclamations sont
restés vains.
L’envie de la
direction d’en finir une fois pour toute avec le syndicat et
les syndicalistes de l’entreprise conduit cette première à
faire usage de la diffamation afin de justifier mon
licenciement ( doc n°01 et 02).
Par ces motifs
Etant victime
d’une discrimination grave et flagrante pour activité
syndicale, acte déconseillé et sanctionnée dans le chapitre V
du section I du code pénal de 1995, je vous sollicite,
monsieur le procureur de la république, que ma plainte soit
aussi statué civilement pour bénéficier réparation aux
préjudices subies. C'est-à-dire le payement de 6.000.000 fdj
pour compenser les torts et dommages morales et matériels que
je connais.
En comptant
sur votre compréhension et espérant une suite favorable à ma
plainte, je vous prie d’agréer, monsieur le procureur de la
république, l’expression de ma haute considération.
Sous toutes réserves.
Plaignant
MOHAMED AHMED
ABDILLAHI
+++
2 - Plainte pour diffamation et abus
d'autorité
|
MOHAMED AHMED
ABDILLAHI
F & B coordinateur au Sheraton hôtel Djibouti
Secrétaire général du syndicat du personnel
de Sheraton hôtel Djibouti
Tél : 81 60 17
République de Djibouti
|

|
Djibouti ; le 22/04/2006
A
Monsieur le procureur de la
république de Djibouti
Objet : plainte pour
diffamation et abus d’autorité.
Monsieur le procureur,
Je soussigné,
Mr MOHAMED AHMED ABDILLAHI, F & B coordinateur au Sheraton
hôtel Djibouti, secrétaire général du syndicat du personnel de
Sheraton hôtel Djibouti et père d’une famille de 4 enfants.
J’engage par
la présente une plainte contre Mr MOUSSA ABDALLAH, directeur
des ressources humaines de Sheraton hôtel Djibouti, pour
diffamation et abus d’autorité.
Rappel des faits
Embauché à Sheraton hôtel Djibouti à la
date du 08 juillet 1998, sur un nouveau contrat de travail à
durée indéterminée, en qualité d’agent de restauration. En
l’an 2000, je fus promis au poste de F & B coordinateur, qui
représente « adjoint du directeur de restauration », en raison
de mon assiduité, mon dévouement et mes compétences.
Cette
promotion et mon ascension à un poste de responsabilité dans
le syndicat coïncide. Celle-ci me cause beaucoup des
préjudices. Même si j’ai bénéficié quelques avantages je ne
perçois toujours pas les droits liés à cette nouvelle poste de
responsabilité que j’occupe dans la gestion de l’hôtel.
Je n’ai cessé
de revendiquer jusqu’à nos jours mais mes réclamations sont
restés vains.
L’envie de la
direction d’en finir une fois pour toute avec le syndicat et
les syndicalistes de l’entreprise conduit cette première à
faire usage de la diffamation afin de justifier mon
licenciement ( doc n°01).
Le responsable
de cette diffamation est le directeur des ressources humaines
qui à la même occasion fait abus d’autorité en établissant et
signant mon licenciement (doc n° 02).
Décision
contraire aux règles et dispositions des lois administratives.
A moins qu’il
existe des dispositions particuliers, qui restent à prouver,
au Sheraton hôtel Djibouti les décisions aussi importantes tel
que la rupture définitive du contrat de travail d’un employé
reste de la seule autorité du directeur général.
Par ces motifs
Etant victime
d’une diffamation et d’abus d’autorité graves et flagrantes
qui ont causé mon licenciement je vous sollicite, monsieur le
procureur de la république, que ma plainte soit aussi statué
civilement pour bénéficier réparation aux préjudices subies.
C'est-à-dire le payement de 2.000.000 fdj pour compenser les
torts et dommages morales et matériels que je connais.
En comptant
sur votre compréhension et espérant une suite favorable à ma
plainte, je vous prie d’agréer, monsieur le procureur de la
république, l’expression de ma haute considération.
Sous toutes
réserves.
Plaignant
MOHAMED AHMED
ABDILLAHI
LDDH : Recueil des communications de l'année 2006
|
Le Président |
LIGUE DJIBOUTIENNE
DES DROITS DE L'HOMME
LDDH : 7 MAI 2006
RECUEIL CHRONOLOGIQUE
DES COMMUNICATIONS DE LA LDDH
SUR LA SITUATION ET LES VIOLATIONS
DES DROITS DE L’HOMME
EN REPUBLIQUE DE DJIBOUTI
|
Ce Recueil porte sur les problèmes
des syndicats « marginalisés par des interférences
inadmissibles et pratiquement insupportables », les rapport
d’activités et les communications sur les dernières élections
ne peuvent que prouver que : « celui qui vole les élections
vole automatiquement les Biens Publics ».
En guise d’introduction et pour vous
faciliter la lecture sur la partie concernant les harcèlements
des Syndicats Libres Djiboutiens, les Tortures Morales à
l’endroit des Travailleurs de la République de Djibouti, les
humiliations quotidiennes contre le Monde du Travail, autant
de facteurs qui ne peuvent que mobiliser tous les Défenseurs
des Droits de l’Homme, du BIT ainsi que bon nombre de
Confédérations syndicales saisis par des plaintes ; dans le
contexte actuel, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)
met à votre disposition certaines dates repères
La Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH) considère que, d’ores et déjà, il est
primordial à tous les Défenseurs des Droits de l’Homme
d’accentuer leurs pressions sur les Autorités Djiboutiennes,
car ces dernières sont plus que jamais décidées à généraliser
leurs politiques de répressions syndicales : par des créations
de syndicats-maison en priorité au Port de Djibouti ou de
l’Aéroport Dubaï Autority faussement mise en concession et
dont la gestion financière est globalement la plus opaque dans
notre région.
Les objectifs de syndicats-maison,
parrainés au plus Haut niveau, consistent :
-
à servir de façade sur le plan international ;
-
à mieux réprimer les syndicalistes libres ;
-
à annihiler toutes formes de revendications syndicales ;
-
à circonscrire toutes revendications salariales,
-
à éviter toutes actions pour le développement des conditions
sociales des Travailleurs (ses) Djiboutiens (nes).
-
La récente loi antisociale (non encore publiée dans le
Journal Officiel) du Code du Travail et les prochains Textes
« d’accompagnements » en matière d’assurances retraites, du
gel « définitif » de plusieurs mois de salaires, du blocage
des indices des « grilles de salaires », de l’instabilité
dans l’embauche et l’emploi ne peuvent qu’enclencher des
actions dangereuses et incontrôlables avec des répressions
lourdes de conséquences.
La Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH) reste très, très préoccupée par le harcèlement
qui continue de frapper l’ensemble des Travailleurs
Djiboutiens, en particulier les syndicalistes de l’Union
Djiboutienne du Travail (UDT) et de l’Union des Travailleurs
du Port (UTP).
En République de Djibouti, la
Liberté syndicale est plus que jamais à haut risque !
M. NOEL ABDI Jean-Paul
Les
principales communications de la LDDH en 2006 se présentent
comme suit :
1. le 17 mars 2005,
suite au refus de la Direction de se conformer aux accords
collectifs du 29 mars 2004, le syndicat UTP fait appel aux
services du Représentant du Gouvernement pour la conciliation
;
2. le 24 mars 2005
le syndicat UTP a saisi l’inspection de travail qui, dans ses
sentences, a confirmé les irrégularités dénoncées par UTP et a
demandé aux autorités du port d’annuler des décisions
entachées d’illégalités.
3. la conclusion de l’inspection de
travail fut classée sans suite par les autorités portuaires ;
4. le 30 juin 2005
le syndicat UTP a alerté les plus
hautes personnalités de l’Etat (les autorités de port et des
zones franches, le ministre de l’équipement et de transport,
le ministre de l’emploi) sur la dégradation de climat social :
découragements, craintes et méfiances des employés ;
5. le 27 août 2005
le syndicat UTP a saisi l’autorité
suprême du Pays son excellence Monsieur le Président de la
République S/C Premier Ministre ;
6. le 10 septembre 2005 le
syndicat UTP, à l’issue d’une assemblée générale a lancé un
préavis de grève. Ultime recours pour contraindre la direction
à accepter l’ouverture de dialogue sociale ;
7. le 14 septembre 2005,
déclenchement d’un arrêt de travail pacifique. Les plus hautes
autorités de l’Etat dont son excellence le Premier Ministre et
Chef du Gouvernement par intérim et le ministre de l’emploi
ont demandé aux autorités portuaires d’accepter l’ouverture du
dialogue social sous l’égide de ministère de l’Emploi. La
grève a aussitôt été suspendue ;
8. le 17 septembre 2005
à la demande des autorités du port, un délai d’une semaine
pour faire des propositions concrètes a été accepté ;
9. le 24 septembre 2005
le directeur général du port a brutalement décidé de boycotter
la médiation du ministère de l’Emploi et ce sans tenir compte
des engagements des autorités portuaires du 14 septembre.
Immédiatement, 36 membres de l’UTP se sont vus retirer leur
carte d’accès au port et ont été licenciés sur place ;
10. le 24 septembre 2005,
au cours d’une réunion extraordinaire qui s’est tenue au siège
de l’UTP, les travailleurs en colère et choqués suite aux
licenciements expéditifs et abusifs, ont appelé à l’arrêt du
travail à partir de 22h00 ;le 25 septembre à, 00 h 30 les
Forces de Police en présence du Procureur de la République ont
embarqué manu militari les syndicalistes et les travailleurs
qui observaient pacifiquement sur leur lieu du travail une
grève entamée suite aux agressions et à la rupture de la trêve
du 17 septembre 2005 aux décisions unilatérales, arbitraires,
obstructions des activités syndicales. Toutes ces répressions
ont été provoquées par le directeur du port et ensuite
approuvées par le Président des autorités du port ;
11. le 2 octobre 2005
jugement n°776/05 RP3580/05 du
Tribunal de Première instance de Djibouti Chambre
Correctionnelle Flagrants délits déclare les prévenus non
coupables des délits qui leur sont reprochés.
12. le 8 octobre 2005
le Secrétaire Général de l’UTP a
écrit une lettre au Président de la République et Chef du
Gouvernement, en l’informant que la Direction du Port a
arbitrairement licencié 36 personnes (en laissant 36 familles
sans revenu) et continue d’harceler les travailleurs (120
agents furent sévèrement sanctionnés : dernier avertissement
avant licenciement).
Dans cette lettre il est demandé à son Excellence de bien
vouloir user de son autorité suprême pour trouver une solution
à la situation de crise que traverse le Port depuis le 24
septembre 2005, depuis que la Direction du port a décidé de
boycotter la médiation du ministère de l’Emploi.
13. le 8 janvier 2006
suite à l’Appel du Procureur de la
République le Tribunal d’Appel a annulé le du Tribunal de
première Instance. Actuellement l’affaire est pendante à la
Cour Suprême.
14. le 20 février 2006,
M. Mohamed Ahmed Mohamed et M.
Djibril Ismael Egueh avaient été arrêtés par les forces de
police et détenus aux bureaux de la brigade criminelle de la
Force nationale de police pendant 48h, sans qu’aucune charge
n’ait été prononcée contre eux. MM. Mohamed et Egueh étaient
revenus la veille d’un séminaire de formation syndicale en
Israël, organisé par l’Institut international de la centrale
syndicale israélienne Histadrut. La police les avait
interrogés sur leurs activités syndicales et sur les buts et
motifs de cette formation. MM. Mohamed et Egueh avaient été
libérés le 22 février.
15. le 5 mars 2006,
ils avaient de nouveau été arrêtés et placés en garde à vue,
en isolement, dans les locaux de la brigade criminelle. Le
même jour, la police avait perquisitionné leurs domiciles et
confisqué l’ensemble des documents trouvés sur place, dont
ceux concernant les activités syndicales des deux hommes.
16. Le 11 mars 2006,
M. Adan Mohamed Abdou, et M. Hassan Cher Hared avaient été
arrêtés et placés en détention à la prison civile de Gabode,
puis libérée sous contrôle judiciaire le 29 mars 2006.
Toutefois, à la suite de l’appel interjeté le lendemain par le
Procureur de la République contre cette décision, M. Adan
Mohamed Abdou avait été une fois encore arrêté et placé en
détention le 3 avril 2006 tandis que M. Hassan Cher Hared
était activement recherché par les services de police. de la
mise en liberté provisoire sous contrôle judiciaire,
17. le 6 avril 2006,
par la Chambre d’accusation de
Djibouti, de M. Adan Mohamed Abdou, secrétaire général de l’UDT,
M. Hassan Cher Hared, secrétaire aux relations internationales
de l’UDT, M. Mohamed Ahmed Mohamed, responsable aux affaires
juridiques de l’Union des travailleurs du port (UTP) de
Djibouti, et M. Djibril Ismael Egueh, secrétaire général du
Syndicat du personnel maritime et du service de transit (SP-MTS).Toutefois,
les quatre syndicalistes restent poursuivis pour « livraison
d’informations à une puissance étrangère », (articles 137 à
139 du Code pénal djiboutien), « intelligence avec une
puissance étrangère » (articles 135 et 136) et « outrage
envers le Président de la République » (article 188) - délits
passibles de 10 à 15 ans de prison et de 5 à 7 millions de
francs djiboutiens (24 à 34 000 euros environ) d’amende – à la
suite de la participation de MM. Ahmed Mohamed et Egueh à une
formation syndicale dispensée par une centrale syndicale
israélienne (Cf. rappel des faits).
18. le 1er avril 2006,
malgré l’accord verbal préalable du ministre de l’Intérieur,
les membres d’une mission conjointe mandatée par
l’Observatoire et la Confédération internationale des
syndicats libres (CISL) se sont vus interdire l’entrée sur le
territoire djiboutien Ils ont été bousculés, insultés et
reconduits de force dans l’avion qu’ils les avaient conduit à
Djibouti. A cette même date, M. Ibrahim Mayaki, fonctionnaire
du Bureau international du Travail (BIT), détenteur d’un
passeport diplomatique et mandaté par le BIT pour rencontrer
les défenseurs des droits syndicaux à Djibouti, a été autorisé
à pénétrer sur le territoire.
19. le 3 avril 2006,
le diplomate M. Ibrahim Mayaki a été arrêté et interrogé
pendant plusieurs heures par les services des renseignements
généraux. Il a été libéré après avoir signé un arrêté
d’expulsion, exécuté le 4 avril 2006.
Lire le
document complet en pdf :
ici
L’affiche de l’UDT pour le 1er mai 2006
|
Djibouti
Le
01 mai 2006 |

L’Union
Djiboutienne du Travail après consultation avec ses affiliés
et sa base a décidé de placer ce 1er mai 2006 sous
le signe de deuil de la liberté syndicale à djibouti.
En effet, la
liberté syndicale de sinistré et en sursis qu’elle était vient
d’être assassinée par le nouveau code du travail anti-syndical
et anti-social concocté unilatéralement par le ministre de
l’emploi et de la solidarité nationale et promulgué en janvier
2006 après son adoption par l’assemblée nationale dans le
dernier trimestre de l’année 2005.
Ce code de travail place en effet le
ministère de l’emploi et de la solidarité nationale comme juge
et partie au grand dam de ses partenaires sociaux notamment
travailleurs désormais à la merci de ce département
ministériel et ce en violation flagrante avec les conventions
n° 87 et n° 98 de l’OIT relatives respectivement à la liberté
syndicale, à l’organisation et à la négociation collective
pourtant ratifiés par notre pays dès 1978.
La
reconnaissance légale des syndicats ainsi que le
renouvellement périodique de son bureau exécutif est
subordonné au bon vouloir de ce ministère qui a déjà commencé
le 15 mars 2006 à nommer un nouveau secrétaire général du
syndicat du personnel de la MTS alors que le secrétaire
général légal et légitime était en détention provisoire pour
affaires syndicales et qu’il n’y avait eu aucune élection,
légale ou pas, pour conforter cette « nomination » illégale.
L’UDT se
réserve le droit de porter plainte auprès du conseil
constitutionnel contre ce code de travail
(Loi n°133/AN/05/5ème L portant Code
du Travail) au
demeurant anticonstitutionnel compte tenu qu’il est en
contradiction flagrante entre autres avec l’article 15 de la
constitution nationale qui reconnaît la liberté syndicale sans
aucune réserve et auprès de l’OIT compte tenu qu’il viole les
conventions n° 87 et n°98.
Enfin,
dénonçant et condamnant les harcèlements, l’intimidations, les
tortures morales, les discriminations pour activité syndicale,
les licenciements abusifs et l’ingérence légalisée du
ministère de l’emploi et de la solidarité nationale dans les
affaires intérieures syndicales, l’UDT adresse en ce 1er
mai 2006 ses condoléances les plus attristés à tous (tes) les
travailleurs (euses) et à ses organisations syndicales dont le
libre exercice et l’indépendance ont été ainsi sacrifiés à
desseins pour pouvoir éradiquer le plus légalement du monde le
syndicalisme libre et indépendant et les exhorte à ne pas se
décourager pour autant et de préserver plus que jamais pour
reconquérir leurs droits les plus élémentaires.
Union Djiboutienne du Travail
* * *
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