Dernières nouvelles - Édition en Ligne de Mai  2008

 Directeur de publication : Mohamed Ali Abdou.   Codirecteur : Mahdi Ibrahim A. God.   Email : realite_djibouti@yahoo.fr


Signez lA pétition de soutien à la famille Alhoumekani

S  o  m  m  a  i  r  e

27/05/2008 Note d'information de la LDDH : la justice djiboutienne sera-t-elle un jour indépendante ?

12/05/2008 LDDH : Note sur la situation actuelle des réfugiés le 12 mai 2008.

08/05/2008 LDDH : Communiqué de presse du 8 mai 2008

08/05/2008 LDDH : Note d'information du 8 mai 2008

06/05/2008 Communiqué du MRD : Où en est-on de la malgouvernance ? 

03/05/2008 L’UA invite l’Érythrée et Djibouti à la retenue dans leur différend frontalier

01/05/2008 LDDH : Note d'information du 1er mai 2008


Note d'information de la LDDH : la justice djiboutienne sera-t-elle un jour indépendante ?

Le Président

Note d'information du 27 mai 2008

Le Justice djiboutienne

sera-t-elle un jour indépendante ?

Jeudi dernier deux juges ont été illégalement suspendus sur simple décision ministérielle alors qu’ils ont été nommés en Conseil des ministres, sans oublier les articles 71 et 72 de la Constitution qui stipulent : « Le pouvoir judiciaire est indépendant du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif. Il s’exerce par la Cour suprême et les autres cours et tribunaux». 72 : « Le juge n’obéit qu’à la loi. Dans le cadre de sa mission, il est protégé contre toute forme de pression de nature à nuire à son libre arbitre. Les magistrats du siège sont inamovibles ».

Cette nouvelle décision nous rappelle celles bassement prises par un certain ministre de la Justice dénommé Hassan Farah. Le Conseil de la  Magistrature présidé par le Chef de l’Etat semble être mis hors jeu.


Madame NIMA WARSAMA présidente du Tribunal de 1ère Instance et Monsieur HASSAN ALI HASSAN auraient été sanctionnés pour avoir passé outre certaines directives ministérielles portant atteinte à l’indépendance de la justice.

Quoi qu’il en soit, cette affaire vient relancer le débat sur les interférences de l’exécutif sur le travail des juges. Ainsi l’on apprend que l’actuel ministre, afin de dicter « ses volontés », réunit- en violation de l’article 71 de la Constitution - une fois par semaine tous les chefs de cours, sauf la Présidente de la Cour suprême, dans un salon aménagé au sein de la bibliothèque du Palais de Justice.

Une pratique liberticide contre laquelle les professionnels de la Justice s’opposent mollement pour l’instant car les récalcitrants s’exposeraient à des sanctions administratives… Profondément attachée à l’indépendance de la Justice, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) désapprouvent la mise au pas du judiciaire dans notre pays par un ministre entrepreneur, contrairement à son prédécesseur. 
 

M. NOËL ABDI Jean-Paul

***

NOTE D’INFORMATION DU 27 MAI 2008 La Justice Djiboutienne sera-t-elle un jour indépendante ?

NOTA BENE : complément de réponse.


Suite à la publication de la Note d’Information du 27 mai 08, il semblerait que Madame NIMA WARSAMA présidente du Tribunal de 1ère Instance ne fait pas, surtout plus, du groupe des magistrats qui seraient, à court terme,
sanctionnés par vague ?  L’avenir le dira ! Seul le Conseil Supérieur de la Magistrature a TOUJOURS droit au dernier mot.

Mais c’est POUR quand… dans le temps, que la  liberté de création d’un Syndicat Libre du Corps des Magistrats Djiboutiens sera effective et opérationnelle ? 

A quand, le respect intégral (sans aucun abus de pouvoir) de la Constitution de notre République, des Accords Internationaux notamment avec l’OIT, le BIT, sans oublier les derniers Accords de Paix, qui ont été signés à Paris le 7 février 2000 et celle signée à Djibouti le 12 mai 2001?

Oui, tous ces Abus en République de Djibouti sont intolérables et inadmissibles,  malgré les lourds silences !

M. NOËL ABDI Jean-Paul

Retour au sommaire 

Accueil


LDDH : Note sur la situation actuelle des réfugiés le 12 mai 2008.

Le Président

Note sur la situation actuelle des réfugiés

12 MAI 2008

Note liminaire

La LDDH se félicite d’avoir dès le début alerté l’opinion nationale et internationale sur les difficultés énormes que rencontre les réfugiés ou les personnes en instances pour obtenir leur droit d’asile. Depuis sa création, le problème des réfugiés était l’une de nos préoccupations en tant que défenseurs des droits de l’Homme.

Le bilan aujourd’hui a tendance de s’améliorer et il est de notre devoir d’encourager le HCR à Djibouti et le Ministère de l’intérieur à persévérer dans ce sens en perfectionnant les instruments juridiques de protection notamment avec des mises à jour automatiquement renouvelables des cartes d’identités des réfugiés.  

Elle lance un Appel aux chancelleries de la place de conjuguer leurs efforts, autant avec le HCR qu’avec le Ministère de l’intérieur, pour trouver à ces réfugiés de mieux s’insérer  dans un autre pays d’accueil, car avec le taux de chômage de plus de 80% des citoyens Djiboutiens la situation à Djibouti devient intenable et dangereux.

M. Shana Kanida chargé de Bureau au HCR a eu l’amabilité d’informer le Président de la LDDH sur les avancés importantes en matière de protection des réfugiés.

Situation actuelle des réfugiés

1. Tous les réfugiés de l’ex Aour-Aoussa, (pour lesquels la LDDH et tous les autres Organisations internationales des Droits de l’Homme s’étaient inquiétées), dont le statut de réfugiés qui avait été retiré en octobre 2005 par les autorités compétentes ont été rétablies dans leurs droits en 2006.

2. Sur ce premier point, un statut permanent sous forme de carte d’identité de réfugié devrait leur être envisagée et octroyée le temps de trouver un autre pays d’accueil où ils pourront décemment travailler.

3. Le HCR en étroite collaboration avec les Autorités Djiboutiennes a procédé à l’enregistrement général des réfugiés établis au camp d’Ali Addeh et dans la ville de Djibouti. Les statiques de ces réfugiés avec des commentaires  confidentielles de la LDDH seront soumis aux Organisations Internationales des Droits de l’Homme. 

M. NOËL ABDI Jean-Paul

Retour au sommaire 

Accueil


LDDH : Communiqué de presse du 8 mai 2008

Le Président

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

DU 8 MAI 2008

A la veille de sa création : la LDDH  témoigne  au Peuple Djiboutien sa solidarité agissante.

A la veille du 9ème anniversaire de sa création, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) continue face à un régime foncièrement sournois et dictatorial de naviguer comme un iceberg pour le respect des Droits fondamentaux constamment bafoués par un régime aussi impopulaire qu’illégitime.

C’est dans un contexte de crise politique majeure que malheureusement les grandes puissances pour des intérêts géostratégiques  maintiennent en donnant leur bénédiction à ce genre de dictature dans notre pays. 

Veut-on conduire Djibouti vers le gouffre de l’anarchie urbaine ? En tout cas ce n’est pas le vœu des Djiboutiens. Quant à elle, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) continuera son combat pour dénoncer les différents abus de l’Equipe au Pouvoir. Il est vrai que ses dénonciations, en particulier sur le « gangstérisme d’Etat », font mal et dire la vérité ou témoigner est ici à haut risque pour tout Défenseur.

Le dernier exemple est celui de la tenue d’un Atelier sur les Droits de l’Homme parrainé par le PNUD et sous l’égide des Droits de l’Homme des Nations Unies dont le centre régional est basé à Addis Abeba. En effet, cet Atelier est prévu pour les 11 et 12 mai 2008. Durant la semaine dernière les invitations ont été lancées par la partie Djiboutienne.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est désolée de constater ces basses tentatives d’isolement de la seule organisation opérationnelle en République de Djibouti. Rien d’étonnant, que l’ancien Ministre de l’Emploi qui avait réprimé les Syndicats Libres, maintenant, en tant que Ministre de la Justice « chargé des Droits de l’Homme », s’acharne de nouveau sur les Défenseurs des Droits Humains qui osent dire la vérité.

Par respect aux responsables des Droits de l’Homme des Nations Unies, la LDDH se prononcera sur cet Atelier, dès que ses travaux auront pris fin.

M. NOËL ABDI Jean-Paul

Retour au sommaire 

Accueil


LDDH : Note d'information du 8 mai 2008

Le Président

NOTE D’INFORMATION

DU 8 MAI 2008

Le pouvoir continue d’ignorer les syndicats libres. Au mépris de ses promesses de normalisation syndicale annoncées en janvier 2008 lors de la visite d’une importante mission du Bureau International du Travail (BIT), le gouvernement Djiboutien semble persister dans son refus de reconnaître les syndicats indépendants.

Non seulement les engagements souscrits ne sont toujours pas mis en œuvre, mais pire encore le régime continue de mettre en avant les syndicats-maison. Ainsi la fête du 1er mai dernier a donné lieu à une médiatisation outrancière des clones syndicaux plus enclin à crédibiliser les politiques gouvernementales qu’à réellement défendre les intérêts des travailleurs.

Quid donc des droits – pourtant reconnus des dirigeants syndicaux licenciés en 1995 et 2005 – à la réintégration.  

A quelques semaines de la réunion annuelle de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) à Genève, cette duplicité officielle préoccupe les défenseurs des droits de l’homme quant au respect des droits économiques sociaux et culturels dans notre pays.

C’est pourquoi dans un esprit de conciliation et d’apaisement social ; la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) :

1. demande aux autorités Djiboutiennes de se conformer aux conventions internationales ratifiées et aux engagements souscrits sur le plan national en matière de normalisation syndicale.

2. exhorte le BIT et la FIDH et tous les défenseurs des droits économiques, sociaux culturels à continuer de faire pression sur les autorités Djiboutiennes en vue de favoriser une véritable normalisation de la situation syndicale en République de Djibouti.

M. NOËL ABDI Jean-Paul

Retour au sommaire 

Accueil


Communiqué du MRD : Où en est-on de la malgouvernance ? 

Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement
(Ancien PRD)
Cité Poudrière Avenue Nasser
Tel : 34 23 99
BP : 3570
Djibouti

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Depuis maintenant plusieurs jours, notre pays revient sous les feux de la rampe. Non, cette fois, pour les atteintes par le pouvoir en place aux droits élémentaires de l’Homme, qui au demeurant continuent de plus belle, ni pour l’affaire du juge français Bernard Borrel dans laquelle le président Guelleh et son entourage sont mis en cause, mais pour un différend avec un pays limitrophe, l’Érythrée, auquel Djibouti reproche d’avoir violé sa frontière au niveau de Ras Doumeira dans le district d’Obock.  

Si les frontières internationalement reconnues doivent être respectées, en l’occurrence celles héritées du colonialisme dont l’intangibilité a été clairement affirmée par la Charte africaine (OUA-UA), et que nous ne pouvons que demander le respect de nos limites territoriales nationales par tous les pays, la gestion de cette affaire par Ismaël Omar Guelleh ne nous semble pas des meilleures.

Comme sorti d’un long sommeil, il s’est soudain mis à crier à la violation de la frontière djiboutienne par ce qui apparaît comme étant des travaux érythréens de génie civil empiétant sur le territoire djiboutien. Mal inspiré, comme trop souvent, il a ordonné un branle-bas militaire et médiatique d’opérette, suivi d’une saisine précipitée de la communauté internationale (Union africaine, Ligue arabe, Nations Unies).

Un peu comme s’il croyait trouver là de quoi détourner les Djiboutiens malmenés par sa mal gouvernance des duretés sans cesse pires du quotidien. De sorte que son emballement douteux a déplu aux Érythréens, s’est négativement répercuté sur l’affaire et a rappelé son incapacité à gérer les affaires nationales en homme d’État, à l’intérieur comme à l’extérieur de Djibouti.

Du reste, cette énième crise de Guelleh avec un pays voisin n’est pas sans soulever la question de son timing. Pourquoi a-t-elle éclaté à ce moment précis, d’autant que l’autocrate se targuait d’entretenir les meilleures relations à la fois avec l’Érythrée et l’Éthiopie, deux pays non réconciliés depuis la guerre frontalière qui les a opposés en 1998 ? Est-il encore parti trop loin dans ses tentatives puériles d’exploiter à son profit personnel, ici et là, la tension entre Asmara et Addis-Abeba, suscitant un retour de bâton ?

Nous réaffirmons à tous les pays, à commencer par nos frères érythréens, que l’illégitime Guelleh ne représente que lui-même et que nous autres Djiboutiens n’avons aucun problème avec eux. Nous n’aspirons qu’à vivre dans la fraternité et le respect mutuel avec la région comme avec le reste du monde. Aussi souhaitons-nous une fin sage et rapide à cet incident frontalier. Nous avons trop en commun pour nous étriper au sujet d’un tracé frontalier établi de longue date.   

Fait à Bruxelles, le 5 mai 2008
Le président du MRD
Daher Ahmed Farah

DJIBOUTI: OU EN EST-ON DE LA MALGOUVERNANCE ?

Voilà un an que le Renouveau Djiboutien, voix des sans voix, ne paraît  plus, réduit au silence par Ismaël Omar Guelleh et ses sbires. Un an que le régime et son chef se réveillent le jeudi sans redouter les quelques pages de la seule publication libre du pays, connue pour son courage. Un an que l’écrasante majorité des Djiboutiens n’ont personne vers qui se tourner pour, entre autres choses, dénoncer abus et exactions. En somme, un an de répit pour celles et ceux que l’observation populaire a surnommés Hyènes : Hyène en croissance, Hyène vieillissante, Hyène matinale, Hyène paresseuse, Hyène assoiffée, Hyène fatiguée…Toutes hurlant sous la houlette de l’Hyène en fête.

Or, en un an, il peut se passer bien des choses. Il s’en est beaucoup passé. Rarement en bien. D’où la question qui sert de titre au présent article : où en est-on de la malgouvernance sous nos cieux ?

Eh bien, la malgouvernance n’a point reculé. Elle s’est, au contraire, aggravée, nourrie par le sentiment d’impunité profondément ancré chez Guelleh et ses créatures. L’opacité s’est épaissie, la corruption a redoublé de coups de crocs et l’enrichissement illicite a multiplié ses manifestations. En un an, de nouvelles officines, adossées bien entendu au système, ont fait leur apparition sous des appellations diverses, bancaires ou autres.

En un an, Ismaël Omar et son épouse Kadra Mahamoud ont étendu leur patrimoine personnel. D’autres immeubles sont tombés dans leur escarcelle, des fonds publics ont disparu dans leurs tiroirs sans fond, de nouveaux jouets sont venus gonfler leur parc de gadgets d’enfants insatiables. Depuis un an, leurs quelques obligés ont ramassé de nouvelles miettes, plus ou moins consistantes selon les cas.  

Depuis un an encore, Guelleh a réédité sa mascarade électorale législative. Sourd aux revendications impuissantes des démocrates djiboutiens et aux suggestions molles de quelques puissances occidentales, il a de nouveau, le 8 février 2008, coopté les soixante-cinq membres de sa Chambre d’enregistrement. D’autant plus aisément que l’opposition, lasse de ses grossiers et graves vols électoraux, a boycotté la farce. A quelques exceptions près, il a repris les mêmes flagorneurs.

Dans sa foulée, il a reconduit le plus gradé de ses créatures ministérielles, pardon son Premier des ministres. Et l’a flanqué de la même meute d’applaudisseurs du mardi. A quelques exceptions près, là aussi. Certains nouveaux visages, comme toujours triés sur le volet de la fidélité bêlante, ont pris place autour de la table du one man show, pardon du Conseil des ministres. Nouveaux dans le grade, point dans l’allégeance donc. Difficile, dans la distribution des entrants, de trouver plus fidèle que tel gendre, tel cousin ou tel fou du roitelet.

Depuis un an aussi, un de ces discours qu’Ismaël Omar labellise grands, s’est révélé un grossier plagiat. Ces fouineurs du MRD ont découvert que sa tapageuse adresse du 9 janvier 2007, par laquelle il avait lancé son énième initiative sans lendemain, l’Initiative nationale pour le développement social (INDS), n’était qu’un simple recopiage, presque mot pour mot, d’un message du Roi Mohamed VI du Maroc prononcé le 18 mai 2005. Du copier coller, comme on dirait de nos jours.

Bref, en un an, la politique du ventre a continué de plus belle. Sourde, sans dignité, ni cœur.

Et pendant ce temps, le pauvre peuple djiboutien s’est enfoncé dans la misère matérielle et la détresse morale. Et pendant ce temps, les malades se sont ajoutés aux malades, les morts aux morts. Et pour cause puisque que le coût de la vie s’est emballé, rendant quasi-impossible la survie du plus grand nombre. Tandis que le chômage atteint des sommets, flirtant avec les 70 à 80% de la population active, et que les salaires de celles et ceux ayant un emploi n’ont point augmenté, les prix ont flambé.

Officiellement, en raison de la hausse tarifaire internationale qui renchérit le pétrole et certains produits alimentaires tels que le riz, le blé ou le sucre. En réalité, le marché mondial n’explique que partiellement la cherté des produits à Djibouti : les pratiques commerciales locales, qui font peu de place à la concurrence, portent leur part de responsabilité dans l’emballement des prix.

Il s’ensuit que des denrées aussi basiques et vitales que le riz, la farine, le lait, le sucre voire la viande sont aujourd’hui inabordables ou presque au plus grand nombre. Et ni les gesticulations verbales, ni la toute récente et dérisoire suppression de la taxe intérieure sur la consommation (TIC) sur quelques produits alimentaires, ne peuvent remédier à la situation.

Situation d’autant plus grave que la sécheresse continue de sévir et de déployer ses effets néfastes dans la quasi-indifférence de gouvernants certes prompts à crier à l’aide internationale à des fins inavouables mais peu enclins à porter une assistance effective aux sinistrés. Faut-il rappeler qu’il faut, face à ce drame qui frappe la majorité des Djiboutiens, une véritable gestion de crise ?

Il faut une mobilisation des ressources et moyens de l’État et du pays, pour arrêter les dégâts. Ce qui suppose une volonté politique, un désir responsable d’action, auxquels nos gouvernants ne nous ont pas habitués. Sont-ils, malgré tout, capables de sursaut salvateur ? Nous aimerions tellement nous tromper, mais cela nous paraît peu probable.

C’est dire si la malgouvernance montre peu de signes de reflux. Elle est plus que jamais à l’œuvre. Elle ne nous bâillonne plus seulement, ne nous bafoue plus seulement dans nos libertés fondamentales et autres droits humains, elle nous menace tout bonnement dans notre survie. Elle nous condamne à la faim et à la soif. C’est-à-dire à la mort !

Nous laisserons-nous alors mourir, comme nous nous sommes laissés piétiner dans nos droits démocratiques, ou réagir enfin ? Allons-nous crier NON à la faim et à la mort, à l’exemple des Haïtiens, Égyptiens, Sénégalais, Ivoiriens, et autres Camerounais ? Allons-nous relever la tête et, regardant droit dans les yeux du bien nourri d’Ismaël Omar Guelleh, lui crier : ASSEZ !

Vivre ou mourir, tels sont les termes du choix que nous laisse la malgouvernance qu’incarnent Guelleh et sa clique. Elle en est là. Vivre ou mourir. Mourir ou vivre.

                                                             Source: MRD

Retour au sommaire 

Accueil


L’UA invite l’Érythrée et Djibouti à la retenue dans leur différend frontalier

Source Agence de Presse Africaine, 03-05-2008

APA-Addis-Abeba (Éthiopie) La Commission de l’Union Africaine (UA) dans un communiqué publié vendredi, a demandé à l’Érythrée et à Djibouti de faire preuve de la plus grande retenue à propos du différend frontalier qui les oppose depuis quelques semaines.

L’appel de l’UA a été lancé la semaine dernière à l’issue de la réunion du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union qui s’est également réuni vendredi pour débattre de la crise entre les deux pays. 

Cette réunion de l’UA a été convoquée, suite une correspondance adressée au CPS le 24 avril dernier par le ministre djiboutien des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale au sujet de la situation entre les deux pays.

Le CPS a fait remarquer que le 1er mai 2008, la Commission avait officiellement saisi les deux parties pour leur demander de lui fournir toutes les informations disponibles sur la situation à la frontière et de lui indiquer les initiatives prises à leurs niveaux respectifs pour régler le problème à l’amiable.

« Le Conseil a demandé aux à toutes les parties de faire preuve de la plus grande retenue et de régler tout différend qui pourrait surgir à travers le dialogue et sur la base des principes inscrits dans l’Acte Constitutif de l’UA, notamment le respect des frontières héritées de la colonisation et la préservation des rapports de bon voisinage », a ajouté le communiqué.

Le Conseil a par ailleurs encouragé la Commission à garder la contact avec les deux pays, à suivre de près l’évolution de la situation, pour prendre toute initiative qu’elle jugera utile, notamment la possibilité d’envoyer sur le terrain une mission d’évaluation et de concertations.

Retour au sommaire 

Accueil


LDDH : Note d'information du 1er mai 2008

Le Président

NOTE D’INFORMATION

DU 1 MAI 2008

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) en ce 1er Mai 2008, Journée Mondiale du Travail, souhaite une très bonne fête à tous les travailleurs et travailleuses de Djibouti

Bonne fête aussi à tous les Chômeurs (ses) avec notre entière solidarité militante.

Elle fait sienne de leur noble combat contre le chômage et singulièrement celui des jeunes à l’heure où le régime emploie dans tous les secteurs une main-d’oeuvre étrangère (philippines et autres), exilant sa matière grise et jetant sa main-d’œuvre à la mer…

En ce jour de fête il est triste de constater la morosité générale qui règne à Djibouti, morosité imposée par un régime sournois foncièrement dictatorial réfractaire à tout dialogue social ou politique.

Est-ce une provocation ou une incitation au combat populaire ? Les rues de la capitale sont vides car les rafles et des confiscations définitives des biens et marchandises des commerçants (Djibnet et autres qui exerçaient pourtant légalement leurs activités) dans tous les secteurs et notamment informel battent leur plein.

Quant à l’ensemble des travailleurs djiboutiens, ils sont abattus par l’inflation galopante dépassant les 175% en quelques semaines et le blocage continu des salaires depuis 1986 en particulier  pour les serviteurs de l’Etat.

La Police nationale n’a plus droit aux remboursements des frais médicaux et ce depuis le 24 février 2008 ?

Tous les avantages sociaux, qui avaient  été acquis par la FNP sous le commandement de feu  le général Yacin Yabeh ont-ils disparus ?  Pourquoi depuis 2008 ? Au  profit et en prévision de quel Corps ?

C’est dans ce contexte de totale morosité avec tous ses risques de dérapages et de conflits sociaux que nous allons dresser  un bref tableau de la situation actuelle des syndicalistes libres en République de Djibouti.

Les bruits de bottes, qui se font entendre dans nord et l’ouest de notre pays, sont annonciateurs de jours lugubres.

Tableau de bord de la situation sociale à Djibouti

Nous nous contenterons ici d’un bref rappel de la mission du Bureau International du Travail qui a séjourné à Djibouti du 21 au 25 Janvier 2008. Ses constats accablants pour le gouvernement sont fidèlement observés et appellent de notre part un bref commentaire.

Constats et Remerciements  du B.I.T

Abordés d’une manière thématique, la mission du B.I.T. a surtout porté sur la situation syndicale à Djibouti. Après avoir sincèrement salué l’accueil au plus haut niveau (Premier ministre) et tous les ministères concernés par la situation sociale

  - Exercice de la Liberté Syndicale.

Il est apparu que le gouvernement est passablement irrité de devoir répondre de manière régulière devant les instances internationales sur des violations de droits et principes de la liberté syndicale 

L’analyse et la confrontation des versions du gouvernement, des représentants de l’Intersyndicale UDT/UGTD et de l’AED, mettent en évidence que le gouvernement et l’AED n’entretiennent aucune relation avec l’Intersyndicale UDT/UGTD.

Pour justifier une telle attitude le gouvernement évoque, selon les périodes, des arguments différents… L’argumentaire du gouvernement semble changer à partir de 2002, il soutient notamment que les anciens dirigeants ont fait un « coup de force ». (1)

Par ailleurs, la mission observe que la question de l’indemnisation et du paiement des arriérés de salaires des travailleurs non encore réintégrés reste à régler. La mission prend acte de l’engagement du gouvernement à réintégrer les travailleurs licenciés dans leurs services d’origine, ou si cette réintégration est impossible dans un autre service…

Elle prend acte que le gouvernement, par la voix de son premier ministre, n’est pas opposé au principe dès lors que ces travailleurs acceptent de réintégrer leur poste de travail. La mission souhaite rappeler la nécessité de lever toute mesure discriminatoire qui empêcherait les travailleurs licenciés d’exercer un emploi dans l’enceinte du Port, dans les entreprises prestataires du Port, ou ailleurs…

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (L.D.D.H.) constate avec beaucoup de satisfaction que cette mission et cette mission-là a fait œuvre utile à Djibouti.

Partant la L.D.D.H. :

- Exige l’application immédiate de toutes les recommandations de cette mission.

- Alerte la communauté internationale sur les répercussions tant sur les plans régional et international de toutes les formes de provocations.

- Demande au BIT, au système des Nations Unies et à la Communauté Européenne, de prendre des décisions plus réalistes dans le cadre du respect mutuel.

(1) - Observation de la LDDH : Est-ce que l’équipe au pouvoir envisage actuellement un coup de force contre la Liberté Syndicale et la Liberté tout court ?


Retour au sommaire 

Accueil


*  *  *