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Dernières nouvelles - Édition en Ligne de Mai
2008
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Directeur
de publication : Mohamed Ali Abdou. Codirecteur :
Mahdi Ibrahim A. God. Email :
realite_djibouti@yahoo.fr
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Signez lA pétition de soutien à la
famille Alhoumekani
27/05/2008 Note d'information
de la LDDH : la justice djiboutienne sera-t-elle un jour
indépendante ?
12/05/2008 LDDH : Note sur la
situation actuelle des réfugiés le 12 mai 2008.
08/05/2008 LDDH : Communiqué
de presse du 8 mai 2008
08/05/2008 LDDH : Note
d'information du 8 mai 2008
06/05/2008 Communiqué du MRD
: Où en est-on de la malgouvernance ?
03/05/2008 L’UA invite
l’Érythrée et Djibouti à la retenue dans leur différend
frontalier
01/05/2008 LDDH : Note
d'information du 1er mai 2008
Note d'information de la LDDH : la justice djiboutienne
sera-t-elle un jour indépendante ?
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Le Président |
Note
d'information du 27 mai 2008
Le
Justice djiboutienne
sera-t-elle un jour indépendante ? |
Jeudi
dernier deux juges ont été illégalement suspendus sur
simple décision ministérielle alors qu’ils ont été nommés
en Conseil des ministres, sans oublier les articles 71 et
72 de la Constitution qui stipulent : « Le pouvoir
judiciaire est indépendant du pouvoir législatif et du
pouvoir exécutif. Il s’exerce par la Cour suprême et les
autres cours et tribunaux». 72 : « Le juge n’obéit qu’à la
loi. Dans le cadre de sa mission, il est protégé contre
toute forme de pression de nature à nuire à son libre
arbitre. Les magistrats du siège sont inamovibles ».
Cette nouvelle
décision nous rappelle celles bassement prises par un certain
ministre de la Justice dénommé Hassan Farah. Le Conseil de la
Magistrature présidé par le Chef de l’Etat semble être mis
hors jeu.
Madame NIMA WARSAMA présidente du Tribunal de 1ère Instance et
Monsieur HASSAN ALI HASSAN auraient été sanctionnés pour avoir
passé outre certaines directives ministérielles portant
atteinte à l’indépendance de la justice.
Quoi qu’il en
soit, cette affaire vient relancer le débat sur les
interférences de l’exécutif sur le travail des juges. Ainsi
l’on apprend que l’actuel ministre, afin de dicter « ses
volontés », réunit- en violation de l’article 71 de la
Constitution - une fois par semaine tous les chefs de cours,
sauf la Présidente de la Cour suprême, dans un salon aménagé
au sein de la bibliothèque du Palais de Justice.
Une pratique
liberticide contre laquelle les professionnels de la Justice
s’opposent mollement pour l’instant car les récalcitrants
s’exposeraient à des sanctions administratives… Profondément
attachée à l’indépendance de la Justice, la Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) désapprouvent la mise au pas du
judiciaire dans notre pays par un ministre entrepreneur,
contrairement à son prédécesseur.
M. NOËL ABDI
Jean-Paul
***
NOTE D’INFORMATION
DU 27 MAI 2008 La Justice Djiboutienne sera-t-elle un jour
indépendante ?
NOTA BENE :
complément de réponse.
Suite à la publication de la Note d’Information du 27 mai 08,
il semblerait que Madame NIMA WARSAMA présidente du Tribunal
de 1ère Instance ne fait pas, surtout plus, du groupe des
magistrats qui seraient, à court terme,
sanctionnés par vague ? L’avenir le dira ! Seul le Conseil
Supérieur de la Magistrature a TOUJOURS droit au dernier mot.
Mais c’est
POUR quand… dans le temps, que la liberté de création d’un
Syndicat Libre du Corps des Magistrats Djiboutiens sera
effective et opérationnelle ?
A quand, le
respect intégral (sans aucun abus de pouvoir) de la
Constitution de notre République, des Accords Internationaux
notamment avec l’OIT, le BIT, sans oublier les derniers
Accords de Paix, qui ont été signés à Paris le 7 février 2000
et celle signée à Djibouti le 12 mai 2001?
Oui, tous ces
Abus en République de Djibouti sont intolérables et
inadmissibles, malgré les lourds silences !
M. NOËL ABDI
Jean-Paul
LDDH : Note sur la situation actuelle des réfugiés le 12 mai
2008.
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Le Président |
Note
sur la situation actuelle des réfugiés
12
MAI 2008 |
Note
liminaire
La LDDH se
félicite d’avoir dès le début alerté l’opinion nationale et
internationale sur les difficultés énormes que rencontre les
réfugiés ou les personnes en instances pour obtenir leur droit
d’asile. Depuis sa création, le problème des réfugiés était
l’une de nos préoccupations en tant que défenseurs des droits
de l’Homme.
Le bilan
aujourd’hui a tendance de s’améliorer et il est de notre
devoir d’encourager le HCR à Djibouti et le Ministère de
l’intérieur à persévérer dans ce sens en perfectionnant les
instruments juridiques de protection notamment avec des mises
à jour automatiquement renouvelables des cartes d’identités
des réfugiés.
Elle lance un
Appel aux chancelleries de la place de conjuguer leurs
efforts, autant avec le HCR qu’avec le Ministère de
l’intérieur, pour trouver à ces réfugiés de mieux s’insérer
dans un autre pays d’accueil, car avec le taux de chômage de
plus de 80% des citoyens Djiboutiens la situation à Djibouti
devient intenable et dangereux.
M. Shana
Kanida chargé de Bureau au HCR a eu l’amabilité d’informer le
Président de la LDDH sur les avancés importantes en matière de
protection des réfugiés.
Situation
actuelle des réfugiés
1. Tous les
réfugiés de l’ex Aour-Aoussa, (pour lesquels la LDDH et tous
les autres Organisations internationales des Droits de l’Homme
s’étaient inquiétées), dont le statut de réfugiés qui avait
été retiré en octobre 2005 par les autorités compétentes ont
été rétablies dans leurs droits en 2006.
2. Sur ce
premier point, un statut permanent sous forme de carte
d’identité de réfugié devrait leur être envisagée et octroyée
le temps de trouver un autre pays d’accueil où ils pourront
décemment travailler.
3. Le HCR en
étroite collaboration avec les Autorités Djiboutiennes a
procédé à l’enregistrement général des réfugiés établis au
camp d’Ali Addeh et dans la ville de Djibouti. Les statiques
de ces réfugiés avec des commentaires confidentielles de la
LDDH seront soumis aux Organisations Internationales des
Droits de l’Homme.
M.
NOËL ABDI Jean-Paul
LDDH :
Communiqué de presse du 8 mai 2008
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Le Président |
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
DU 8
MAI 2008 |
A la
veille de sa création : la LDDH témoigne au Peuple
Djiboutien sa solidarité agissante.
A la veille du
9ème anniversaire de sa création, la Ligue Djiboutienne des
Droits Humains (LDDH) continue face à un régime foncièrement
sournois et dictatorial de naviguer comme un iceberg pour le
respect des Droits fondamentaux constamment bafoués par un
régime aussi impopulaire qu’illégitime.
C’est dans un
contexte de crise politique majeure que malheureusement les
grandes puissances pour des intérêts géostratégiques
maintiennent en donnant leur bénédiction à ce genre de
dictature dans notre pays.
Veut-on
conduire Djibouti vers le gouffre de l’anarchie urbaine ? En
tout cas ce n’est pas le vœu des Djiboutiens. Quant à elle, la
Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) continuera son
combat pour dénoncer les différents abus de l’Equipe au
Pouvoir. Il est vrai que ses dénonciations, en particulier sur
le « gangstérisme d’Etat », font mal et dire la vérité ou
témoigner est ici à haut risque pour tout Défenseur.
Le dernier
exemple est celui de la tenue d’un Atelier sur les Droits de
l’Homme parrainé par le PNUD et sous l’égide des Droits de
l’Homme des Nations Unies dont le centre régional est basé à
Addis Abeba. En effet, cet Atelier est prévu pour les 11 et 12
mai 2008. Durant la semaine dernière les invitations ont été
lancées par la partie Djiboutienne.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est désolée de
constater ces basses tentatives d’isolement de la seule
organisation opérationnelle en République de Djibouti. Rien
d’étonnant, que l’ancien Ministre de l’Emploi qui avait
réprimé les Syndicats Libres, maintenant, en tant que Ministre
de la Justice « chargé des Droits de l’Homme », s’acharne de
nouveau sur les Défenseurs des Droits Humains qui osent dire
la vérité.
Par respect
aux responsables des Droits de l’Homme des Nations Unies, la
LDDH se prononcera sur cet Atelier, dès que ses travaux auront
pris fin.
M. NOËL ABDI
Jean-Paul
LDDH :
Note d'information du 8 mai 2008
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Le Président |
NOTE
D’INFORMATION
DU 8
MAI 2008 |
Le pouvoir
continue d’ignorer les syndicats libres. Au mépris de ses
promesses de normalisation syndicale annoncées en janvier
2008 lors de la visite d’une importante mission du Bureau
International du Travail (BIT), le gouvernement Djiboutien
semble persister dans son refus de reconnaître les
syndicats indépendants.
Non seulement
les engagements souscrits ne sont toujours pas mis en œuvre,
mais pire encore le régime continue de mettre en avant les
syndicats-maison. Ainsi la fête du 1er mai dernier a donné
lieu à une médiatisation outrancière des clones syndicaux plus
enclin à crédibiliser les politiques gouvernementales qu’à
réellement défendre les intérêts des travailleurs.
Quid donc des
droits – pourtant reconnus des dirigeants syndicaux licenciés
en 1995 et 2005 – à la réintégration.
A quelques
semaines de la réunion annuelle de l’Organisation
Internationale du Travail (OIT) à Genève, cette duplicité
officielle préoccupe les défenseurs des droits de l’homme
quant au respect des droits économiques sociaux et culturels
dans notre pays.
C’est pourquoi
dans un esprit de conciliation et d’apaisement social ; la
Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) :
1. demande aux
autorités Djiboutiennes de se conformer aux conventions
internationales ratifiées et aux engagements souscrits sur le
plan national en matière de normalisation syndicale.
2. exhorte le
BIT et la FIDH et tous les défenseurs des droits économiques,
sociaux culturels à continuer de faire pression sur les
autorités Djiboutiennes en vue de favoriser une véritable
normalisation de la situation syndicale en République de
Djibouti.
M. NOËL ABDI
Jean-Paul
Communiqué du MRD : Où en est-on de la malgouvernance ?
Mouvement pour le
Renouveau démocratique et le Développement
(Ancien PRD)
Cité Poudrière Avenue Nasser
Tel : 34 23 99
BP : 3570
Djibouti
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Depuis
maintenant plusieurs jours, notre pays revient sous les feux
de la rampe. Non, cette fois, pour les atteintes par le
pouvoir en place aux droits élémentaires de l’Homme, qui au
demeurant continuent de plus belle, ni pour l’affaire du juge
français Bernard Borrel dans laquelle le président Guelleh et
son entourage sont mis en cause, mais pour un différend avec
un pays limitrophe, l’Érythrée, auquel Djibouti reproche
d’avoir violé sa frontière au niveau de Ras Doumeira dans le
district d’Obock.
Si les
frontières internationalement reconnues doivent être
respectées, en l’occurrence celles héritées du colonialisme
dont l’intangibilité a été clairement affirmée par la Charte
africaine (OUA-UA), et que nous ne pouvons que demander le
respect de nos limites territoriales nationales par tous les
pays, la gestion de cette affaire par Ismaël Omar Guelleh ne
nous semble pas des meilleures.
Comme sorti
d’un long sommeil, il s’est soudain mis à crier à la violation
de la frontière djiboutienne par ce qui apparaît comme étant
des travaux érythréens de génie civil empiétant sur le
territoire djiboutien. Mal inspiré, comme trop souvent, il a
ordonné un branle-bas militaire et médiatique d’opérette,
suivi d’une saisine précipitée de la communauté internationale
(Union africaine, Ligue arabe, Nations Unies).
Un peu comme
s’il croyait trouver là de quoi détourner les Djiboutiens
malmenés par sa mal gouvernance des duretés sans cesse pires
du quotidien. De sorte que son emballement douteux a déplu aux
Érythréens, s’est négativement répercuté sur l’affaire et a
rappelé son incapacité à gérer les affaires nationales en
homme d’État, à l’intérieur comme à l’extérieur de Djibouti.
Du reste,
cette énième crise de Guelleh avec un pays voisin n’est pas
sans soulever la question de son timing. Pourquoi a-t-elle
éclaté à ce moment précis, d’autant que l’autocrate se
targuait d’entretenir les meilleures relations à la fois avec
l’Érythrée et l’Éthiopie, deux pays non réconciliés depuis la
guerre frontalière qui les a opposés en 1998 ? Est-il encore
parti trop loin dans ses tentatives puériles d’exploiter à son
profit personnel, ici et là, la tension entre Asmara et
Addis-Abeba, suscitant un retour de bâton ?
Nous
réaffirmons à tous les pays, à commencer par nos frères
érythréens, que l’illégitime Guelleh ne représente que
lui-même et que nous autres Djiboutiens n’avons aucun problème
avec eux. Nous n’aspirons qu’à vivre dans la fraternité et le
respect mutuel avec la région comme avec le reste du monde.
Aussi souhaitons-nous une fin sage et rapide à cet incident
frontalier. Nous avons trop en commun pour nous étriper au
sujet d’un tracé frontalier établi de longue date.
Fait à Bruxelles, le 5 mai 2008
Le président du MRD
Daher Ahmed Farah
DJIBOUTI: OU EN EST-ON DE
LA MALGOUVERNANCE ?
Voilà un an
que le Renouveau Djiboutien, voix des sans voix, ne paraît
plus, réduit au silence par Ismaël Omar Guelleh et ses
sbires. Un an que le régime et son chef se réveillent le jeudi
sans redouter les quelques pages de la seule publication libre
du pays, connue pour son courage. Un an que l’écrasante
majorité des Djiboutiens n’ont personne vers qui se tourner
pour, entre autres choses, dénoncer abus et exactions. En
somme, un an de répit pour celles et ceux que l’observation
populaire a surnommés Hyènes : Hyène en croissance, Hyène
vieillissante, Hyène matinale, Hyène paresseuse, Hyène
assoiffée, Hyène fatiguée…Toutes hurlant sous la houlette de
l’Hyène en fête.
Or, en un an,
il peut se passer bien des choses. Il s’en est beaucoup passé.
Rarement en bien. D’où la question qui sert de titre au
présent article : où en est-on de la malgouvernance sous nos
cieux ?
Eh bien, la
malgouvernance n’a point reculé. Elle s’est, au contraire,
aggravée, nourrie par le sentiment d’impunité profondément
ancré chez Guelleh et ses créatures. L’opacité s’est épaissie,
la corruption a redoublé de coups de crocs et l’enrichissement
illicite a multiplié ses manifestations. En un an, de
nouvelles officines, adossées bien entendu au système, ont
fait leur apparition sous des appellations diverses, bancaires
ou autres.
En un an,
Ismaël Omar et son épouse Kadra Mahamoud ont étendu leur
patrimoine personnel. D’autres immeubles sont tombés dans leur
escarcelle, des fonds publics ont disparu dans leurs tiroirs
sans fond, de nouveaux jouets sont venus gonfler leur parc de
gadgets d’enfants insatiables. Depuis un an, leurs quelques
obligés ont ramassé de nouvelles miettes, plus ou moins
consistantes selon les cas.
Depuis un an
encore, Guelleh a réédité sa mascarade électorale législative.
Sourd aux revendications impuissantes des démocrates
djiboutiens et aux suggestions molles de quelques puissances
occidentales, il a de nouveau, le 8 février 2008, coopté les
soixante-cinq membres de sa Chambre d’enregistrement. D’autant
plus aisément que l’opposition, lasse de ses grossiers et
graves vols électoraux, a boycotté la farce. A quelques
exceptions près, il a repris les mêmes flagorneurs.
Dans sa
foulée, il a reconduit le plus gradé de ses créatures
ministérielles, pardon son Premier des ministres. Et l’a
flanqué de la même meute d’applaudisseurs du mardi. A quelques
exceptions près, là aussi. Certains nouveaux visages, comme
toujours triés sur le volet de la fidélité bêlante, ont pris
place autour de la table du one man show, pardon du Conseil
des ministres. Nouveaux dans le grade, point dans l’allégeance
donc. Difficile, dans la distribution des entrants, de trouver
plus fidèle que tel gendre, tel cousin ou tel fou du roitelet.
Depuis un an
aussi, un de ces discours qu’Ismaël Omar labellise grands,
s’est révélé un grossier plagiat. Ces fouineurs du MRD ont
découvert que sa tapageuse adresse du 9 janvier 2007, par
laquelle il avait lancé son énième initiative sans lendemain,
l’Initiative nationale pour le développement social (INDS),
n’était qu’un simple recopiage, presque mot pour mot, d’un
message du Roi Mohamed VI du Maroc prononcé le 18 mai 2005. Du
copier coller, comme on dirait de nos jours.
Bref, en un
an, la politique du ventre a continué de plus belle. Sourde,
sans dignité, ni cœur.
Et pendant ce
temps, le pauvre peuple djiboutien s’est enfoncé dans la
misère matérielle et la détresse morale. Et pendant ce temps,
les malades se sont ajoutés aux malades, les morts aux morts.
Et pour cause puisque que le coût de la vie s’est emballé,
rendant quasi-impossible la survie du plus grand nombre.
Tandis que le chômage atteint des sommets, flirtant avec les
70 à 80% de la population active, et que les salaires de
celles et ceux ayant un emploi n’ont point augmenté, les prix
ont flambé.
Officiellement, en raison de la hausse tarifaire
internationale qui renchérit le pétrole et certains produits
alimentaires tels que le riz, le blé ou le sucre. En réalité,
le marché mondial n’explique que partiellement la cherté des
produits à Djibouti : les pratiques commerciales locales, qui
font peu de place à la concurrence, portent leur part de
responsabilité dans l’emballement des prix.
Il s’ensuit
que des denrées aussi basiques et vitales que le riz, la
farine, le lait, le sucre voire la viande sont aujourd’hui
inabordables ou presque au plus grand nombre. Et ni les
gesticulations verbales, ni la toute récente et dérisoire
suppression de la taxe intérieure sur la consommation (TIC)
sur quelques produits alimentaires, ne peuvent remédier à la
situation.
Situation
d’autant plus grave que la sécheresse continue de sévir et de
déployer ses effets néfastes dans la quasi-indifférence de
gouvernants certes prompts à crier à l’aide internationale à
des fins inavouables mais peu enclins à porter une assistance
effective aux sinistrés. Faut-il rappeler qu’il faut, face à
ce drame qui frappe la majorité des Djiboutiens, une véritable
gestion de crise ?
Il faut une
mobilisation des ressources et moyens de l’État et du pays,
pour arrêter les dégâts. Ce qui suppose une volonté politique,
un désir responsable d’action, auxquels nos gouvernants ne
nous ont pas habitués. Sont-ils, malgré tout, capables de
sursaut salvateur ? Nous aimerions tellement nous tromper,
mais cela nous paraît peu probable.
C’est dire si
la malgouvernance montre peu de signes de reflux. Elle est
plus que jamais à l’œuvre. Elle ne nous bâillonne plus
seulement, ne nous bafoue plus seulement dans nos libertés
fondamentales et autres droits humains, elle nous menace tout
bonnement dans notre survie. Elle nous condamne à la faim et à
la soif. C’est-à-dire à la mort !
Nous
laisserons-nous alors mourir, comme nous nous sommes laissés
piétiner dans nos droits démocratiques, ou réagir enfin ?
Allons-nous crier NON à la faim et à la mort, à l’exemple des
Haïtiens, Égyptiens, Sénégalais, Ivoiriens, et autres
Camerounais ? Allons-nous relever la tête et, regardant droit
dans les yeux du bien nourri d’Ismaël Omar Guelleh, lui
crier : ASSEZ !
Vivre ou
mourir, tels sont les termes du choix que nous laisse la
malgouvernance qu’incarnent Guelleh et sa clique. Elle en est
là. Vivre ou mourir. Mourir ou vivre.
Source: MRD
L’UA invite l’Érythrée et Djibouti à la retenue dans leur
différend frontalier
Source
Agence de Presse Africaine, 03-05-2008
APA-Addis-Abeba (Éthiopie) La Commission de l’Union Africaine
(UA) dans un communiqué publié vendredi, a demandé à
l’Érythrée et à Djibouti de faire preuve de la plus grande
retenue à propos du différend frontalier qui les oppose depuis
quelques semaines.
L’appel de l’UA
a été lancé la semaine dernière à l’issue de la réunion du
Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union qui s’est
également réuni vendredi pour débattre de la crise entre les
deux pays.
Cette réunion
de l’UA a été convoquée, suite une correspondance adressée au
CPS le 24 avril dernier par le ministre djiboutien des
Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale au
sujet de la situation entre les deux pays.
Le CPS a fait
remarquer que le 1er mai 2008, la Commission avait
officiellement saisi les deux parties pour leur demander de
lui fournir toutes les informations disponibles sur la
situation à la frontière et de lui indiquer les initiatives
prises à leurs niveaux respectifs pour régler le problème à
l’amiable.
« Le Conseil a
demandé aux à toutes les parties de faire preuve de la plus
grande retenue et de régler tout différend qui pourrait surgir
à travers le dialogue et sur la base des principes inscrits
dans l’Acte Constitutif de l’UA, notamment le respect des
frontières héritées de la colonisation et la préservation des
rapports de bon voisinage », a ajouté le communiqué.
Le Conseil a
par ailleurs encouragé la Commission à garder la contact avec
les deux pays, à suivre de près l’évolution de la situation,
pour prendre toute initiative qu’elle jugera utile, notamment
la possibilité d’envoyer sur le terrain une mission
d’évaluation et de concertations.
LDDH :
Note d'information du 1er mai 2008
|
Le Président |
NOTE
D’INFORMATION
DU 1
MAI 2008 |
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) en ce 1er Mai 2008,
Journée Mondiale du Travail, souhaite une très bonne fête
à tous les travailleurs et travailleuses de Djibouti
Bonne fête
aussi à tous les Chômeurs (ses) avec notre entière
solidarité militante.
Elle fait
sienne de leur noble combat contre le chômage et
singulièrement celui des jeunes à l’heure où le régime
emploie dans tous les secteurs une main-d’oeuvre étrangère
(philippines et autres), exilant sa matière grise et
jetant sa main-d’œuvre à la mer…
En ce jour
de fête il est triste de constater la morosité générale
qui règne à Djibouti, morosité imposée par un régime
sournois foncièrement dictatorial réfractaire à tout
dialogue social ou politique.
Est-ce une
provocation ou une incitation au combat populaire ? Les
rues de la capitale sont vides car les rafles et des
confiscations définitives des biens et marchandises des
commerçants (Djibnet et autres qui exerçaient pourtant
légalement leurs activités) dans tous les secteurs et
notamment informel battent leur plein.
Quant à
l’ensemble des travailleurs djiboutiens, ils sont abattus
par l’inflation galopante dépassant les 175% en quelques
semaines et le blocage continu des salaires depuis 1986 en
particulier pour les serviteurs de l’Etat.
La Police
nationale n’a plus droit aux remboursements des frais
médicaux et ce depuis le 24 février 2008 ?
Tous les
avantages sociaux, qui avaient été acquis par la FNP sous
le commandement de feu le général Yacin Yabeh ont-ils
disparus ? Pourquoi depuis 2008 ? Au profit et en
prévision de quel Corps ?
C’est dans
ce contexte de totale morosité avec tous ses risques de
dérapages et de conflits sociaux que nous allons dresser
un bref tableau de la situation actuelle des syndicalistes
libres en République de Djibouti.
Les bruits
de bottes, qui se font entendre dans nord et l’ouest de
notre pays, sont annonciateurs de jours lugubres.
Tableau de
bord de la situation sociale à Djibouti
Nous nous
contenterons ici d’un bref rappel de la mission du Bureau
International du Travail qui a séjourné à Djibouti du 21
au 25 Janvier 2008. Ses constats accablants pour le
gouvernement sont fidèlement observés et appellent de
notre part un bref commentaire.
Constats
et Remerciements du B.I.T
Abordés
d’une manière thématique, la mission du B.I.T. a surtout
porté sur la situation syndicale à Djibouti. Après avoir
sincèrement salué l’accueil au plus haut niveau (Premier
ministre) et tous les ministères concernés par la
situation sociale
-
Exercice de la Liberté Syndicale.
Il est
apparu que le gouvernement est passablement irrité de
devoir répondre de manière régulière devant les instances
internationales sur des violations de droits et principes
de la liberté syndicale
L’analyse
et la confrontation des versions du gouvernement, des
représentants de l’Intersyndicale UDT/UGTD et de l’AED,
mettent en évidence que le gouvernement et l’AED
n’entretiennent aucune relation avec l’Intersyndicale UDT/UGTD.
Pour
justifier une telle attitude le gouvernement évoque, selon
les périodes, des arguments différents… L’argumentaire du
gouvernement semble changer à partir de 2002, il soutient
notamment que les anciens dirigeants ont fait un « coup de
force ». (1)
Par
ailleurs, la mission observe que la question de
l’indemnisation et du paiement des arriérés de salaires
des travailleurs non encore réintégrés reste à régler. La
mission prend acte de l’engagement du gouvernement à
réintégrer les travailleurs licenciés dans leurs services
d’origine, ou si cette réintégration est impossible dans
un autre service…
Elle prend
acte que le gouvernement, par la voix de son premier
ministre, n’est pas opposé au principe dès lors que ces
travailleurs acceptent de réintégrer leur poste de
travail. La mission souhaite rappeler la nécessité de
lever toute mesure discriminatoire qui empêcherait les
travailleurs licenciés d’exercer un emploi dans l’enceinte
du Port, dans les entreprises prestataires du Port, ou
ailleurs…
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (L.D.D.H.) constate avec
beaucoup de satisfaction que cette mission et cette
mission-là a fait œuvre utile à Djibouti.
Partant la
L.D.D.H. :
- Exige
l’application immédiate de toutes les recommandations de
cette mission.
- Alerte
la communauté internationale sur les répercussions tant
sur les plans régional et international de toutes les
formes de provocations.
- Demande
au BIT, au système des Nations Unies et à la Communauté
Européenne, de prendre des décisions plus réalistes dans
le cadre du respect mutuel.
(1) -
Observation de la LDDH : Est-ce que l’équipe au pouvoir
envisage actuellement un coup de force contre la Liberté
Syndicale et la Liberté tout court ?
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