Meeting de l’UAD à
Hayabaley :
Le Peuple répond
PRESENT
Vidéo du meeting
C’est sans doute un
des quartiers le plus peuplé de la
capitale. Les habitants de ce quartier
ont courageusement répondu présents dans
l’unité à l’appel de l’UAD
Ils ont démontré avec force militante,
le rejet de la dictature et surtout son
obstination, son arrogance, pour
affirmer haut et fort à mettre au régime
dictatorial du RPP au pouvoir depuis
l’indépendance. Hommes, femmes, enfants,
ont démontré dans la fraternité et dans
l’union que cette prémisse de
mobilisation générale est une occasion
d’écouter et de recevoir les
instructions des actions futures des
dirigeants de l’UAD qui s’étaient donnés
rendez-vous à Hayabaley en ce vendredi
saint après le succès de le meeting tenu
par l’ARD à Wahlé-Daaba le vendredi
passé.
Certes, cette population galvanisée
venait de tous les quartiers lointains
ou proches comme Wahlé-Daaba, Cheikh
Osman, cité Hodane. Cette population
imposante a par son nombre défié le
pouvoir, car prévenue par l’U.D.J. de la
tenue d’un meeting d’explication devant
son annexe du quartier.
L’intimidation du régime a été un échec
car l’afflux des manifestants, les
artères principales reliant Hayabaley à
la cité Hodane se sont noircies de monde
transformant le meeting en une
manifestation avec occupation des lieux
bloquant tout le quartier sous l’œil
vigilant du service d’ordre de l’U.A.D.
des 17 h. Ce afin de permettre à cette
marée humaine de suivre dans le calme
les discours des dirigeants de l’U.A.D.
tous présents et satisfaits de voir ce
valeureux peuple remobilisé pour forcer
son destin, vers une démocratie réelle.
Le peuple étant
conscient de la médiocrité du régime RPP
qui l’a dirigé par la force et la
répression, sait aujourd’hui que seule
l’unité peut permettre le changement qui
lui a fait défaut jusqu’à ce jour.
Un changement se
doit de venir par la rue et dans la
capitale, chose que tout un chacun admet
aujourd’hui, en disant en chœur : RPP
dehors ! Vive la démocratie !
Avec l’approche du grand meeting de
l’U.A.D. prévue à l’avenue Gamal Abd-El-
Nasser, la mobilisation générale
décrétée par l’U.A.D. prend l’allure
d’une campagne électorale avant l’heure.
Satisfaits, les
présidents des trois partis se
concertent et décident de tenir une
réunion dans les 48 heures pour
réactualiser le calendrier et donner
plus de vigueur à la campagne anti
dictatoriale !!!
« Réalité » tiendra
ses lecteurs informés des derniers
développements d’une campagne de
mobilisation générale qui a d’ores et
déjà remplie ses promesses et gonflé
l’espérance du peuple djiboutien !!!
La Rédaction, le 28/05/2010
Photos du meeting de l'UAD à
Hayabaley


Documents d'information de la LDDH du 28
MAI 2010
DIFFUSION D’INFORMATION DU 28 MAI 2010
La répression contre la Liberté
d’expression et de Témoignage continue
au Burundi
« Le Juge Borrel et le Colonel Bogoreh
se sont ils suicidés… ?
Surveiller les blanchiments d’argent est
à haut risque ?
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains
(LDDH) dénonce avec rigueur les
assassinats des Défenseurs des Droits de
l’Homme en particulier ceux chargés de
de suivre et de dénoncer la corruption
et les blanchiments d’argent.
Le Burundi et Djibouti respectent pas,
l’Opinion internationale violent
constamment La Liberté
d’expression.
La Ligue Djiboutienne des droits Humains
(LDDH) demande à la Communauté
Internationale à prendre des mesures
adéquates pour mettre fin à l’Impunité
en faveur des commanditaires et/ou les
auteurs des Crimes de Guerre,
Crimes contre l’Humanité et Crimes
organisés.
La Ligue Djiboutienne s’associe à tous
les Défenseurs des Droits de l’Homme
pour exiger des Autorités Burundaises de
mettent en application les
Recommandations suivantes :
« Aux autorités burundaises
* Assurer le respect de la liberté d’expression.
* Rétablir le permis de travail de la chercheuse de Human
Rights Watch au Burundi, Neela Ghoshal.
A la communauté internationale
* Condamner l’expulsion d’une activiste des droits humains du
Burundi.
* Faire appel aux autorités burundaises afin qu’elles
rétablissent le permis de travail de la
chercheuse de Human Rights Watch. »
NOEL ABDI Jean-Paul
En annexe :
Annexe II
RAPPORT SUCCINT DU 27 MAI 2010
DES DEFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME
AU SOMMET FRANCE-AFRIQUE DE NICE
I) La situation des droits de
l'homme à Djibouti depuis avril 2008
Introduction
En dépit de la création en juillet 2008
d'une nouvelle commission nationale des
droits de l'homme, la situation des
droits de l'homme à Djibouti ne s'est
guère améliorée. Les violations des
droits humains s'amplifient sans que
ladite commission essentiellement
composée de fonctionnaires du ministère
de la justice et de membres du parti au
pouvoir n’y trouve rien à redire.
Toutefois notre organisation, la Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)
totalement indépendante du Pouvoir
dénonce régulièrement les crimes et
autres sévices contre les populations
civiles.
1) les droits à la liberté d'opinion
Le 9 juillet 2008 un parti
légal d'opposition le MRD a été dissous
par décret présidentiel sous un prétexte
fallacieux. Le recours en annulation de
ce décret présenté par le MRD devant le
tribunal administratif a été rejeté deux
ans après le dépôt de cette plainte au
motif futile que la plainte a été
déposée tardivement. Il n'ya plus de
presse libre Djibouti depuis avril 2007
date de l'interdiction du dernier
journal de l'opposition LE RENOUVEAU
DJIBOUTIEN organe de presse du MRD.
Les partis d'opposition n'ont plus été
autorisés à tenir des meetings publics
depuis décembre 2007.
Enfin le 14 avril 20010 les
parlementaires ont modifié la
constitution en vue de permettre au
président de la république dont le
mandat expire en 2011 de se représenter
à un troisième mandat et de pouvoir se
représenter autant de fois qu'il le
souhaite.
2) les droits des femmes
Depuis février 2008 le nombre des femmes
députées à l'assemblée nationale est
passée de 7 à 10 sur 65 députés et 2
femmes sont ministres au gouvernement.
Il n'existe qu'une seule association
féminine: l’Union nationale des femmes
Djiboutiennes (UNFD) présidée par la
première dame depuis 33 ans.
3) les défenseurs des droits de l'homme
Les deux centrales syndicales
indépendantes ne sont plus reconnues par
le pouvoir depuis 1995 et sont
interdites de tenir leur congrès
ordinaire depuis 2002. Leurs dirigeants
sont licenciés de leur emploi depuis
1995 et régulièrement harcelés ou
emprisonnés depuis cette date; beaucoup
se sont exilés en Europe et en Amérique.
Le président de la ligue djiboutienne
des droits humains (LDDH) attend son
procès en appel depuis avril 2007.
Malgré les multiples interventions de la
FIDH et de la Rapporteure spéciale du
Secrétaire général des Nations unies sur
les défenseurs des droits de l'homme,
son procès est sans cesse reporté.
4) le droit des réfugiés
La situation des réfugiés
somaliens et éthiopiens accueillis sur
le sol djiboutien reste des plus
précaires, bien que bénéficiant du
statut de réfugié accordé par le HCR,
ils sont régulièrement refoulés vers
leur pays d'origine.
5) l'impunité
Les auteurs d'exactions contre
les civils continuent de bénéficier de
l'impunité la plus totale. Ce qui
encourage les forces de défense et de
sécurité à arrêter, torturer voire tuer
d'innocents civils surtout au nord et au
sud ouest de la république de Djibouti.
II) Nécessité urgente d’élections libres
sans modification de la Constitution.
A Djibouti, les élections truquées sont
la règle et la récente modification
constitutionnelle perpétrée par une
assemblée de mal-élus cooptés sur une
liste unique en 2008 n’augure rien de
bon pour l’avenir. Pire, les citoyens
Djiboutiens auxquels toute espoir
d »alternance est ainsi officiellement
déniée risquent de se détourner
des voies légales pour imposer le
changement démocratique.
III) Prévention des conflit et
sortie de crise..
Malgré les appels répétés des
organisations internationales des droits
de l’homme et des rapporteures spéciales
des l’ONU et de l’UA sur les défenseurs
des droits de l’homme, le pouvoir
djiboutien refuse d’abandonner ses
pratiques liberticides.
Devant un tel mépris des conventions
internationales et de la Constitution
nationale, les Défenseurs Djiboutiens
des Droits de l’Homme demandent à la
Communauté internationale en
général et au Sommet France-Afrique en
particulier d’exercer des pressions
multiformes jusqu’à l’avènement d’un
changement démocratique à Djibouti.
NOEL ABDI Jean-Paul
Loi Constitutionnelle n°92/AN/10/6ème L
du 21 avril 2010
Portant révision de la Constitution
L'ASSEMBLÉE NATIONALE A ADOPTE
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE PROMULGUE
LA LOI DONT LA TENEUR SUIT
------------
VU La
Constitution du 15 Septembre 1992,
notamment en son article 87 ;
VU Le
Règlement intérieur de l’Assemblée
Nationale notamment en ses articles 33
et 61;
VU La Circulaire
n°49/PAN/FO convoquant les membres de
l’Assemblée nationale à la séance
solennelle d’ouverture de la 1ère
Session Ordinaire du Parlement du
mercredi 10 mars 2010 ;
VU Le Rapport de
la Commission nationale Ad hoc chargée
de la révision de la Constitution du
mardi 23 mars 2010 ;
VU La
Signature de la proposition de loi par
le groupe de 27 parlementaires ;
VU Le
Rapport de la Commission et de
l’Administration générale ;
VU
L’Adoption en première lecture de la Loi
Constitutionnelle n°92/AN/10/6ème L
portant révision de la Constitution lors
de la 2ème séance publique du mercredi 7
avril 2010 ;
VU La
Ratification en seconde lecture de la
Loi Constitutionnelle n°92/AN/10/6ème L
portant révision de la Constitution lors
de la 3ème séance publique du lundi 19
avril 2010 ;
Article 1er
Le premier alinéa du Préambule
est déplacé vers l’article premier de la
Constitution dont la nouvelle rédaction
se présente ainsi :
Article 1er
« L’islam est la
Religion de l’État.
L’État de Djibouti est une République
démocratique, souveraine, Une et
indivisible.
Il assure à tous l’égalité devant la loi
sans distinction de langue, d’origine,
de race, de sexe ou de religion. Il
respecte toutes les croyances.
Sa devise est "Unité – Egalité – Paix".
Son principe est le gouvernement du
peuple, par le peuple et pour le peuple.
Ses langues officielles sont l’arabe et
le français ».
Article 2
L’article 6 de la Constitution
ainsi rédigé :
« Les partis politiques concourent à
l'expression du suffrage.
Ils se forment et exercent leur activité
librement dans le respect de la
Constitution, des principes de la
souveraineté nationale et de la
démocratie.
Il leur est interdit de s'identifier à
une race, à une ethnie, à un sexe, à une
religion, à une secte, à une langue ou à
une région.
Les formalités relatives à la
déclaration administrative des partis
politiques, à l'exercice et à la
cessation de leur activité sont
déterminées par la loi ».
Est modifié comme suit :
« Les partis politiques et/ou
groupements de partis politiques
concourent à l'expression du suffrage.
Ils se forment et exercent leur activité
librement dans le respect de la
Constitution, des principes de la
souveraineté nationale et de la
démocratie.
Il leur est interdit de s'identifier à
une race, à une ethnie, à un sexe, à une
religion, à une secte, à une langue ou à
une région.
Les formalités relatives à la
déclaration administrative des partis
politiques et/ou groupements de partis
politiques, à l'exercice et à la
cessation de leur activité sont
déterminées par la loi ».
Article 3
L’article 10 de la
Constitution actuellement libellé :
« La personne humaine est sacrée. L'Etat
a l'obligation de la respecter et de la
protéger. Tous les êtres humains sont
égaux devant la loi.
Tout individu a droit à la vie, à la
liberté, à la sécurité et à l'intégrité
de sa personne.
Nul ne peut être poursuivi, arrêté,
inculpé ou condamné qu'en vertu d'une
loi promulguée antérieurement aux faits
qui lui sont reprochés.
Tout prévenu est présumé innocent
jusqu'à ce que sa culpabilité soit
établie par la juridiction compétente.
Le droit à la défense, y compris
celui de se faire assister par l'avocat
de son choix, est garanti à tous les
stades de la procédure.
Toute personne faisant l'objet d'une
mesure privative de liberté a le droit
de se faire examiner par un médecin de
son choix.
Nul ne peut être détenu dans un
établissement pénitentiaire que sur
mandat délivré par un magistrat de
l'ordre judiciaire ».
Est modifié comme suit :
« La personne humaine est sacrée. L'Etat
a l'obligation de la respecter et de la
protéger. Tous les êtres humains sont
égaux devant la loi.
Tout individu a droit à la vie, à la
liberté, à la sécurité et à l'intégrité
de sa personne.
Nul ne peut être condamné à la peine de
mort.
Nul ne peut être poursuivi, arrêté,
inculpé ou condamné qu'en vertu d'une
loi promulguée antérieurement aux faits
qui lui sont reprochés.
Tout prévenu est présumé innocent
jusqu'à ce que sa culpabilité soit
établie par la juridiction compétente.
Le droit à la défense, y compris
celui de se faire assister par l'avocat
de son choix, est garanti à tous les
stades de la procédure.
Toute personne faisant l'objet d'une
mesure privative de liberté a le droit
de se faire examiner par un médecin de
son choix.
Nul ne peut être détenu dans un
établissement pénitentiaire que sur
mandat délivré par un magistrat de
l'ordre judiciaire ».
Article 4
Le titre III de la
Constitution présentement rédigé comme
suit :
TITRE III : DU PRESIDENT
Article 23
« Le président de la
République est élu pour six ans au
suffrage universel direct et au scrutin
majoritaire à deux tours. Il n'est
rééligible qu'une seule fois ».
Article 24
« Tout candidat aux fonctions
de président de la République doit être
de nationalité djiboutienne, à
l'exclusion de toute autre, jouir de ses
droits civiques et politiques et être
âgé de quarante ans au moins ».
Est modifié comme suit :
TITRE III : DU POUVOIR
EXÉCUTIF
Article 23
« Tout candidat aux fonctions
de Président de la République doit être
de nationalité djiboutienne, à
l’exclusion de toute autre, jouir de ses
droits civiques et politiques et être
âgé de quarante ans au moins et de
soixante quinze ans au plus à la date de
dépôt de sa candidature ».
Article 24
« Le Président de la
République est élu pour cinq ans au
suffrage universel direct et au scrutin
majoritaire à deux tours. Il est
rééligible dans les conditions fixées à
l’article 23 ».
Le reste sans changement.
Article 5
L’article 37 du Titre III de
la Constitution rédigé comme suit :
« Le Président de la République négocie
et approuve les traités et les
conventions internationales qui sont
soumis à la ratification de l'Assemblée
nationale.
Les traités ou accords régulièrement
ratifiés ont, dès leur publication, une
autorité supérieure à celle des lois
sous réserve, pour chaque accord ou
traité, de son application par l'autre
partie et de sa conformité avec les
dispositions pertinentes du droit des
traités.
Sans préjudice du paragraphe précédent,
la ratification ou l'approbation d'un
engagement international comportant une
clause contraire aux dispositions
pertinentes de la Constitution ne peut
intervenir que postérieurement à la
révision de celle-ci ».
Est devenu l’article 70 du Titre VI de
la Constitution révisée :
TITRE VI : TRAITES,
CONVENTIONS ET ACCORDS INTERNATIONAUX
Article 70
« Le Président de la
République négocie et approuve les
traités et les conventions
internationaux qui sont soumis à la
ratification de l’Assemblée nationale.
Les traités ou accords régulièrement
ratifiés ont, dès leur publication, une
autorité supérieure à celle des lois
sous réserve, pour chaque accord ou
traité, de son application par l’autre
partie et de sa conformité avec les
dispositions pertinentes du droit des
traités.
Sans préjudice du paragraphe précédent,
la ratification ou l’approbation d’un
engagement international comportant une
clause contraire aux dispositions
pertinentes de la Constitution ne peut
intervenir que postérieurement à la
révision de celle-ci ».
Article 6
L’article 41 de la
Constitution rédigé comme suit :
TITRE IV : DU GOUVERNEMENT
Article 41
« Le président de la
République est assisté, dans l'exercice
de ses fonctions, par un gouvernement
dont sont membres de plein droit le
premier ministre et les ministres.
Le gouvernement est chargé d'assister et
de conseiller le président de la
République dans l'exercice de ses
fonctions.
Le président de la République désigne le
premier ministre, et sur la proposition
de celui-ci, nomme les autres membres du
gouvernement.
Il fixe leurs attributions et met fin à
leurs fonctions.
Les membres du gouvernement sont
responsables devant le président de la
République ».
Est ainsi modifié avec une
suppression du TITRE IV intitulé "du
Gouvernement" ainsi qu’une nouvelle
numérotation et devient comme suit :
TITRE III : DU POUVOIR
EXÉCUTIF
Article 40
« Le Président de la
République est assisté, dans l’exercice
de ses fonctions, par un gouvernement
dont sont membres de plein droit le
Premier Ministre et les Ministres.
Le Gouvernement est chargé d’assister et
de conseiller le Président de la
République dans l’exercice de ses
fonctions.
Le Président de la République désigne le
Premier Ministre, et sur la proposition
de celui-ci, nomme les autres membres du
Gouvernement.
Il fixe leurs attributions et met fin à
leurs fonctions.
Le Premier Ministre met en œuvre la
politique du Président de la République,
coordonne et anime l’action du
Gouvernement.
Les membres du gouvernement sont
responsables devant le Président de la
République ».
Article 7
L’article 44 de la
Constitution rédigé comme suit :
« Les fonctions de Président de la
République sont incompatibles avec
l'exercice de tout mandat parlementaire,
de tout emploi public et de toute
activité professionnelle.
La qualité de premier ministre ou de
ministre est incompatible avec toute
activité professionnelle publique ou
privée ».
A fait l’objet de l’amendement suivant
et se formule ainsi :
Article 43
« Les fonctions de Président
de la République et de membre du
gouvernement sont incompatibles avec
l’exercice de tout mandat parlementaire,
de tout emploi public et de toute
activité professionnelle ».
Article 8
Le Titre V de la Constitution
intitulé comme suit :
« TITRE V : DE L’ASSEMBLEE NATIONALE »
Est modifié comme suit :
« TITRE IV : DU POUVOIR LEGISLATIF »
Article 9
L’article 47 de la
Constitution rédigé comme suit :
« Ne peuvent être élus membres de
l'Assemblée nationale pendant l'exercice
de leurs fonctions:
- le Président de la République,
- les commissaires de la République,
chefs de district et leurs adjoints, les
chefs d'arrondissement du district de
Djibouti,
- les secrétaires généraux du
gouvernement et des ministères,
- les magistrats,
- les contrôleurs d'État, les
inspecteurs du travail et de
l'enseignement,
- les membres des Forces armées et de la
Force nationale de Sécurité,
- les commissaires et inspecteurs de la
Police nationale ».
Est modifié comme suit :
Article 46
« Ne peuvent être élus membres
de l’Assemblée nationale pendant
l’exercice de leurs fonctions :
- le Président de la République ;
- les Préfets et sous-Préfets;
- les Secrétaires généraux du
Gouvernement et des Ministères ;
- les magistrats ;
- les contrôleurs d’Etat, les
inspecteurs du travail et de
l’enseignement ;
- Les membres des corps des forces
armées et de la Police nationale »
Article 10
L’article 52 de la
Constitution rédigé comme suit :
« L'Assemblée nationale se réunit de
plein droit en deux séances ordinaires
par an. La Première séance ordinaire
commence le 1er mars et la seconde
débute le 1er octobre. La durée de
chaque session ordinaire est de quatre
mois. Le Bureau de l’Assemblée nationale
peut toutefois décider de la prolonger
d’une durée qui ne saurait excéder
quinze jours pour permettre l’examen des
propositions de lois d’origine
parlementaire qui n’auraient pu être
abordées au cours de la Session
ordinaire.
La loi de Finances de l’année est
examinée est examinée au cours de la
deuxième Session ordinaire, dite Session
budgétaire ».
A fait l’objet de l’amendement suivant :
Article 51
« L'Assemblée nationale se
réunit de plein droit en deux séances
ordinaires par an. La Première séance
ordinaire commence le 1er mars et la
seconde débute le 1er octobre. La durée
de chaque session ordinaire est de
quatre mois. Le Bureau de l’Assemblée
nationale peut toutefois décider de la
prolonger d’une durée qui ne saurait
excéder quinze jours pour permettre
l’examen des propositions de lois
d’origine parlementaire qui n’auraient
pu être abordées au cours de la Session
ordinaire.
Les séances de l’Assemblée Nationale
sont publiques.
Le compte rendu intégral des débats en
séances publiques est publié au Journal
Officiel.
Toutefois, l’Assemblée nationale peut
siéger à huis clos selon les modalités
prévues par le Règlement intérieur.
La loi de Finances de l’année est
examinée est examinée au cours de la
deuxième Session ordinaire, dite Session
budgétaire ».
Article 11
L’intitulé du titre VI de la
Constitution libellé comme suit :
TITRE VI : DES RAPPORTS ENTRE
LE POUVOIR LÉGISLATIF ET LE POUVOIR
EXÉCUTIF.
Est modifié comme suit :
« TITRE V : DES RAPPORTS ENTRE LE
POUVOIR LÉGISLATIF ET LE POUVOIR
EXÉCUTIF ».
Article 12
Le titre X de la Constitution
antérieurement rédigé comme suit :
TITRE X DES COLLECTIVITES
TERRITORIALES
Article 85
Les collectivités
territoriales sont créées et
administrées dans les conditions
définies par la loi.
Ces collectivités s'administrent
librement par des conseils élus et dans
les conditions prévues par la loi.
Article 86
Dans les collectivités territoriales, le
délégué du gouvernement a la charge des
intérêts nationaux, du contrôle
administratif et du respect des lois.
Est devenu le Titre X dans la nouvelle
rédaction ainsi amendée :
TITRE X
DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES
Article 85
Les collectivités
territoriales sont des personnes morales
de droit public qui jouissent de
l’autonomie administrative et
financière.
Les collectivités territoriales sont les
régions, les communes et toute autre
collectivité territoriale à statut
particulier. »
Article 86
Les collectivités
territoriales sont administrées
librement par des conseils élus en vue
du développement et de la promotion des
intérêts locaux et régionaux.
Article 87
Les missions, l’organisation,
le fonctionnement et le régime financier
des collectivités territoriales sont
déterminés par une loi organique.
Article 88
Dans les collectivités territoriales, le
représentant de l’Etat a la charge des
intérêts nationaux, du contrôle
administratif à posteriori et du respect
des lois.
Article 13
Un nouveau titre a été ajouté dans le
texte constitutionnel. Cette nouvelle
disposition est ainsi formulée :
TITRE XI DU MÉDIATEUR DE LA RÉPUBLIQUE
Article 89
Il est constitué un organe
dénommé le Médiateur de la République.
Il est nommé par le Président de la
République pour une durée de cinq (5)
ans non renouvelable.
Il est inamovible. Il jouit de
l’immunité dans l’exercice de ses
fonctions.
Article 90
Le statut, les attributions,
l’organisation et le fonctionnement du
Médiateur de la République sont fixés
par une loi organique.
Article 14
Les dispositions relatives à
la révision de la Constitution ont été
regroupées dans le nouveau Titre XII.
Article 87
L'initiative de la révision de
la Constitution appartient concurremment
au président de la République et aux
députés.
Pour être discutée, toute proposition
parlementaire de révision doit être
signée par un tiers au moins des membres
de l'Assemblée nationale.
Le projet ou la proposition de révision
doivent être votés à la majorité des
membres composant l'Assemblée nationale
et ne deviennent définitifs qu'après
avoir été approuvés par référendum à la
majorité simple des suffrages exprimés.
Toutefois, la procédure référendaire
peut être évitée sur décision du
président de la République ; dans ce
cas, le projet ou la proposition de
révision ne sont approuvés que s'ils
réunissent la majorité des deux tiers
des membres composant l'Assemblée
nationale.
Article 88
Aucune procédure de révision
ne peut être engagée si elle met en
cause l'existence de l'État ou porte
atteinte à l'intégrité du territoire, à
la forme républicaine du gouvernement ou
au caractère pluraliste de la démocratie
djiboutienne. Par conséquent, la
numérotation des articles a été modifiée
comme suit :
TITRE XII : DE LA RÉVISION
Article 91
L'initiative de la révision de
la Constitution appartient concurremment
au président de la République et aux
députés.
Pour être discutée, toute proposition
parlementaire de révision doit être
signée par un tiers au moins des membres
de l'Assemblée nationale.
Le projet ou la proposition de révision
doivent être votés à la majorité des
membres composant l'Assemblée nationale
et ne deviennent définitifs qu'après
avoir été approuvés par référendum à la
majorité simple des suffrages exprimés.
Toutefois, la procédure référendaire
peut être évitée sur décision du
président de la République ; dans ce
cas, le projet ou la proposition de
révision ne sont approuvés que s'ils
réunissent la majorité des deux tiers
des membres composant l'Assemblée
nationale.
Article 92
Aucune procédure de révision
ne peut être engagée si elle met en
cause l'existence de l'État ou porte
atteinte à l'intégrité du territoire, à
la forme républicaine du gouvernement ou
au caractère pluraliste de la démocratie
djiboutienne.
Article 15
L’article 93 de la
Constitution, rédigé ainsi :
« Les autorités établies dans la
République de Djibouti continueront
d'exercer leurs fonctions et les
institutions actuelles seront maintenues
jusqu'à la mise en place des autorités
et des institutions nouvelles. »
Est devenu l’article 97 du nouveau Titre
XIII de la Constitution révisée :
Article 97
« Les autorités établies dans la
République de Djibouti continueront
d'exercer leurs fonctions et les
institutions actuelles seront maintenues
jusqu'à la mise en place des autorités
et des institutions nouvelles. Le Sénat
sera institué lorsque toutes les
conditions nécessaires à sa création
seront réunies. Les dispositions,
l’organisation et le fonctionnement du
Sénat seront fixés par une loi
organique».
Article 16
La présente loi constitutionnelle sera
publiée au Journal Officiel de la
République de Djibouti dès sa
promulgation.
Fait à Djibouti, le 21 avril 2010.
Le Président de la République,
Chef du Gouvernement
ISMAÏL OMAR GUELLEH
SOURCE :
http://www.presidence.dj/index.php?option=com_content&view=article&id=34&Itemid=99
Pour une simple information : article
paru dans
Alternatives-internationales
Toutefois, la Radio et Télévision
de Djibouti en langue Somalie a affirmé
qu’Ismaël Omar Guelleh avait reçu le
Ministre de la Défense de France à son
domicile privé à Paris. Faut-il aussi
rappeler lors du passage du Président
Iranien à Djibouti, l’actuel candidat
Ismaël Omar avait, avec fermenté
et sans ambiguë, soutenu le programme
nucléaire Iranien bombe atomique
compris.
Le Président Djiboutien Ismail Omar
Guelleh était de passage au Ministère de
la défense française le 25 mai. Une
visite toujours discrète, tant les
errements de la franc-Afriquerègnent
encore sur ce territoire de la corne
africaine.
Accord de défense : Les accords de
défense conclus le 27 juin 1977 sont en
pleine révision, d'où la visite du
Président Guelleh. Mais, nul doute que
la France continuera d'assurer la
sécurité de ce pays en échange
d'utiliser son territoire comme une base
militaire permanente. Les premières
indications font apparaître que le coût
du loyer ne devrait pas augmenter. Il
faut noter cependant que celui-ci avait
déjà été augmenté en 2003 (et le bail
prendra fin en 2012), passant de 18 à 30
millions d'euros par an pour la défense
française (ceci sans compter une aide
annuelle évaluée à +/- 30 millions
d'euros). Il existe un second accord (11
février 1991) régissant la surveillance
de l'espace aérien.
Les FFDJ: Les Forces françaises à
Djibouti sont fortes de 2 900 militaires
(terre, air, mer) et comptent différents
appareils de l'armée de l'air (Mirages
2000, 1 C160, des hélicoptères Fennec,
Puma, Gazelle) et de la marine nationale
(bâtiment de débarquement d'infanterie
et de char, chalands de transport de
matériel). Cette base reste essentielle
dans le dispositif militaire français
(routes maritimes, opérations de lutte
contre la piraterie), même si quelques
bruits laissent penser une possible
baisse du contingent français au profit
de la nouvelle base d'Abu Dhabi,
inaugurée le 25 mai 2009 par Nicolas
Sarkozy. Par ailleurs, les FFDJ ont la
responsabilité d'un centre
d'aguerrissement outre-mer et étranger.
Ismail Omar Guelleh : Les relations
entres la France et la République de
Djibouti ont tendance à souffler le
chaud et le froid. Il faut dire que
cette terre est loin d'être un modèle de
démocratie malgré les dires de son
Président actuel. D'ailleurs, celui-ci
souhaite briguer un troisième mandat,
seul problème la Constitution lui en
interdit la possibilité. Peu importe,
celle-ci a été modifiée par le Parlement
djiboutien le 19 avril dernier, ce qui
lui permettra de se représenter en 2011.
Un changement constitutionnel qui est
loin de ravir les opposants à ce régime
comme le souligne Suleyman Farah Lodon,
vice-président du Mouvement pour le
renouveau démocratique (MRD) : « La
limitation à deux mandats était un
garde-fou qu'on a fait sauter et ceci ne
présage rien de bon. C'est la porte
ouverte à une présidence à vie ».
L' affaire Bernard Borrel: Coopérant
français et conseiller technique auprès
du ministère djiboutien de la Justice,
son corps fut retrouvé carbonisé dans un
ravin le 19 octobre 1995. Depuis, son
épouse Elisabeth, se bat pour obtenir la
vérité sur les commanditaires de
l'assassinat de son mari, car, il s'agit
bien d'un crime et non d'un suicide
comme un temps la justice française a
souhaité le faire croire. Heureusement,
la ténacité de certains magistrats
français permet de faire « vivre cette
affaire ». Ainsi, les juges Fabienne
Pous et Michèle Ganascia vont-elles
pouvoir auditionner dans les prochains
jours Laurent Le Mesle, ancien procureur
général de la cour d'appel de Paris, sur
d'éventuelles pressions qu'il aurait
réalisées (avec la complicité de Michel
de Bonnecorse, responsable de la cellule
Afrique de l'Elysée), sur la justice
française en 2005 en transmettant des
documents à la justice djiboutienne.
Jean-Marie Collin
Jean-Marie Collin est consultant sur les
problématiques de défense. Son expertise
couvre la prolifération et la dissuasion
nucléaire, les technologies militaires,
les transferts d'armements, les enjeux
environnementaux. Il a publié de
nombreux articles pour des think-tank
européens et américains et il est
l'auteur, de La Bombe, l'Univers opaque
du nucléaire(Autrement, 2009). Il est
également le directeur France de
l'organisation Parlementaires pour la
non-prolifération nucléaire et le
désarmement (PNND).
Evaluation du bilan de la Cour pénale
Internationale
RAPPORT SUCCINT DU 27 MAI 2010
DES DEFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME
AU SOMMET FRANCE-AFRIQUE DE NICE
Burundi. Il faut protéger le suivi
indépendant de la situation des droits
humains
Les autorités doivent revenir sur leur
décision d’expulser une employée d’une
organisation internationale de défense
des droits humains
(28 mai 2010) Un groupe de 18
organisations nationales, régionales et
internationales travaillant sur le
Burundi a déclaré craindre une
limitation de l’espace dédié au suivi
indépendant de la situation des droits
humains, le gouvernement ayant décidé
d’expulser la chercheuse de Human Rights
Watch au Burundi. Ces
organisations appellent les autorités
burundaises à revenir sur leur décision
et à garantir le respect du droit à la
liberté d’expression.
Cette attaque contre les activités
indépendantes de suivi des droits
humains intervient quelques jours
seulement avant les élections
municipales au Burundi, le 24 mai – les
premières d’une série de cinq scrutins
prévus en 2010. Ces élections sont un
tournant dans l’histoire du Burundi, qui
sort de plus de 10 années de guerre
civile.
Dans une lettre adressée le 18 mai
2010 à la chercheuse de Human Rights
Watch Neela Ghoshal, le ministre des
Affaires étrangères et de la Coopération
internationale l’a informée du retrait
de son agrément en tant que
représentante de Human Rights Watch au
Burundi. Il lui demandait de cesser
immédiatement ses activités et de
quitter le pays d'ici le 5 juin 2010.
Dans cette lettre, les autorités ont
expliqué que leur décision était motivée
par la publication récente d’un rapport
de Human Rights Watch sur la violence
dans la période préélectorale. Selon la
lettre, ce rapport fait preuve d’un
parti pris contre le gouvernement et le
parti au pouvoir, le Conseil national
pour la défense de la démocratie au
Burundi–Forces pour la défense de la
démocratie (CNDD-FDD). La lettre
continue que ce rapport ne prête pas
suffisamment attention aux mesures
prises par le gouvernement en vue de
remédier aux atteintes aux droits
humains émaillant la période
préélectorale.
Dans un communiqué du 19 mai, Human
Rights Watch a défendu son
rapport, faisant valoir qu’il met en
évidence des atteintes aux droits
humains commises par divers groupes, et
pas seulement par le parti au pouvoir,
et que les recherches répondent aux
normes professionnelles d’objectivité.
« La décision des autorités constitue
non seulement une attaque contre une
défenseure des droits humains très
respectée, mais aussi contre le travail
indépendant en faveur des droits humains
au Burundi » a déclaré Mr Hassan
Shire Sheikh, Directeur Exécutif du East
and Horn of Africa Human Rights
Defenders Project (EHAHRDP). « Il
est primordial d’assurer un suivi
crédible et impartial de ces droits. De
plus cette décision inquiétante
délivre-t-elle un message néfaste au
moment même où le Burundi se trouve à un
tournant de son histoire ».
Neela Ghoshal travaille au Burundi
depuis près de trois ans et a recueilli
des informations sur tout un éventail de
violations des droits humains – des
enjeux liés à la justice collective aux
exactions policières. Elle
s’enorgueillit d’un excellent bilan en
termes d’engagement et de collaboration
avec d’autres organisations de défense
des droits humains présentes au Burundi,
collaboration qui s’est avérée à maintes
reprises efficace pour faire progresser
des droits essentiels dans le pays.
« Quelques semaines seulement après
l’expulsion de facto de la chercheuse de
Human Rights Watch au Rwanda, cette
nouvelle mesure semble refléter une
tendance préoccupante quant au suivi
indépendant et international de la
situation des droits humains dans la
région » a indiqué Véronique Aubert,
directrice adjointe du programme Afrique
d'Amnesty International. « La communauté
internationale doit réagir sans tarder
en condamnant les expulsions d’employés
d’organisations internationales de
défense des droits humains et en
demandant aux autorités du Burundi de
rétablir l’autorisation de travail de
Human Rights Watch».
Recommandations
Aux autorités burundaises
* Assurer le respect de la liberté d’expression.
* Rétablir le permis de travail de la chercheuse de Human
Rights Watch au Burundi, Neela Ghoshal.
A la communauté internationale
* Condamner l’expulsion d’une activiste des droits humains du
Burundi.
* Faire appel aux autorités burundaises afin qu’elles
rétablissent le permis de travail de la
chercheuse de Human Rights Watch.
Contexte
La décision prise cette semaine par les
autorités burundaises fait suite à des
mesures mises en place au cours de la
période préélectorale pour restreindre
la liberté d’expression et les activités
de la société civile.
Le 23 novembre 2009, le Ministre de
l’Intérieur a retiré son agrément au
Forum pour le Renforcement de la Société
Civile (FORSC), organisme respecté qui
chapeaute plusieurs organisations
burundaises représentant la société
civile, invoquant des irrégularités dans
sa demande d’enregistrement, lors même
qu’elle avait été approuvée par le même
ministère en 2006. La
décision annulant l’agrément a par la
suite été suspendue, mais le statut
juridique du FORSC n’a pas été rectifié
au niveau légal.
Par ailleurs, d’éminents défenseurs
burundais des droits humains sont en
butte à des actes de harcèlement et
d’intimidation. Ils ont notamment été
menacés de mort durant la campagne
préélectorale, en raison de leur
participation à une campagne visant à
obtenir justice pour le meurtre en avril
2009 du militant anticorruption Ernest
Manirumva, vice-président de
l’Observatoire de Lutte contre la
Corruption et les Malversations
Economiques (OLUCOME).
Quelques jours avant que le FORSC ne
soit interdit en novembre 2009, son
président, Pacifique Nininahazwe, a eu
vent d’un possible complot visant à
l’assassiner. En mars 2010, Pierre
Claver Mbonimpa, président de
l'Association burundaise pour la
protection des droits humains et des
personnes détenues (APRODH), et Gabriel
Rufyiri, président d’OLUCOME, ont
affirmé qu’ils faisaient l’objet d’une
surveillance renforcée et avaient été
avertis que des complots étaient sans
doute ourdis contre eux en vue de les
éliminer.
Pierre Claver Mbonimpa a été convoqué le
3 mai 2010 par le ministère public pour
répondre à des questions sur son travail
et sa participation à la campagne sur
l’affaire Ernest Manirumva.
Organisations signataires
Action Chrétienne contre le Torture
Burundi (ACAT Burundi)
Action Chrétienne contre le Torture
France (ACAT France)
CIVICUS: Alliance Mondiale pour la
Participation Citoyenne
Amnesty International (AI)
Développement et Paix
East and Horn of Africa Human Rights
Defenders Project (EHAHRDP)
EurAc (Réseau Européen pour l'Afrique
centrale)
Fédération internationale de l'Action
des chrétiens pour l'abolition de la
torture (FIACAT)
Le Forum pour le Renforcement de la
Société Civile (FORSC)
Ligue Iteka
Front Line
International Refugee Rights Initiative
Observatoire de l'Action Gouvernementale
(OAG)
Observatoire pour la protection des
défenseurs des droits de l'Homme,
programme conjoint de la Fédération
internationale des ligues des droits de
l'Homme (FIDH) et de l'Organisation
mondiale contre la torture (OMCT)
Organisation inter-églises de
coopération au développement (ICCO)
Oxfam International
Programme Service Civile pour la Paix
Région des Grands Lacs (AGEH)
Refugees International
Laetitia Bader
Human Rights Officer
East and Horn of Africa Human Rights
Defenders Project
Human Rights House, Plot 1853 Lulume
Rd., Nsambya
P.O. Box 70356 Kampala, Uganda
Tel: +256-312-265823
+256 - 414 510263
Fax: +256-312-265825
Website:
http://www.defenddefenders.org
Annexe I
DIFFUSION D’INFORMATION DU 27 MAI 2010
Evaluation du bilan de la Cour pénale
Internationale
« l'ère de l'impunité doit se
terminer » a affirmé M. Ban a
Cultures, justice internationale thèmes
d'un prochain voyage de Ban Ki-moon
NEW YORK (Nations unies) - Le secrétaire
général de l'ONU, Ban Ki-moon, a annoncé
lundi qu'il participerait vendredi et
samedi au forum de l'Alliance des
civilisations de l'ONU à Rio de Janeiro,
avant de se rendre en Ouganda pour
évaluer le bilan de la Cour pénale
internationale (CPI).
Lors du même voyage, il ira également au
Malawi, puis à Nice (France) pour le
sommet franco-africain.
"Le soutien à l'Alliance des
civilisations ne cesse de grandir, le
nombre de pays qui en font partie
dépasse désormais 100 avec le ralliement
des Etats-Unis", s'est-il félicité lors
d'une conférence de presse à New York.
L'administration Obama a annoncé le 13
mai sa décision de rejoindre l'Alliance,
qui avait été boudée par l'ancien
président américain George W. Bush.
L'Alliance, lancée en 2005 par l'ancien
secrétaire général de l'ONU Kofi Annan,
ainsi que par l'Espagne et la Turquie,
vise à rapprocher les institutions et
les sociétés civiles pour vaincre les
préjugés et les malentendus entre
peuples de différentes cultures et
religions.
M. Ban a indiqué qu'après le forum de
Rio, il se rendrait au Malawi, où il
prononcera un discours devant le
parlement et rencontrera le président
Bingu wa Mutharika, qui préside
actuellement l'Union africaine (UA).
Le chef de l'ONU visitera au Malawi un
"village du millénaire", sorte de
village modèle illustrant les
possibilités d'atteindre les Objectifs
du millénaire pour le développement
(OMD), qui visent à éradiquer la grande
pauvreté d'ici à 2015.
Le 31 mai, M. Ban ouvrira à Kampala,
capitale de l'Ouganda, la première
conférence d'examen de la Cour pénale
internationale (CPI).
"Nous avons fait un long chemin. Il y a
10 ans, peu de gens auraient cru que la
Cour serait aujourd'hui pleinement
opérationnelle, enquêtant sur et jugeant
des auteurs de génocide, de crimes de
guerre et de crimes contre l'humanité
dans un nombre croissant de pays",
a-t-il dit.
Affirmant que "l'ère de l'impunité doit
se terminer", M. Ban a estimé que la
conférence de Kampala était "une grande
occasion, non seulement d'évaluer nos
progrès mais aussi de renforcer notre
volonté collective de ne pas laisser
impunis les crimes internationaux".
Le secrétaire général terminera son
voyage à Nice, dans le sud-est de la
France, où il assistera au sommet
franco-africain, à l'invitation du
président français Nicolas Sarkozy.
M. Ban a indiqué qu'il effectuerait en
juin deux autres voyages en Afrique.
Avant la mi-juin, il se rendra en
Afrique du Sud pour discuter des OMD et
assister au coup d'envoi de la Coupe du
monde de football qui sera, a-t-il dit,
"un hommage fabuleux au talent et au
potentiel de l'Afrique".
Il ira ensuite au Burundi, puis dans une
série de pays d'Afrique de l'ouest où
l'ONU est impliquée à des degrés divers:
Cameroun, Nigeria, Bénin et Sierra
Leone.
Enfin fin juin, le chef de l'ONU
effectuera des visites au Gabon et en
République démocratique du Congo (RDC).
Dans ce dernier pays, il a indiqué
vouloir s'entretenir personnellement
avec les autorités de l'avenir de la
Mission de l'ONU (Monuc).
Le président congolais, Joseph Kabila,
dont le pays s'apprête à fêter le 50e
anniversaire de son indépendance,
souhaite une réduction importante des
effectifs de la Monuc en 2010 et 2011.
(©AFP / 25 mai 2010 00h18).
Appel
de l'ARD à manifester samedi 29 mai à
Paris contre la venue d'Ismaël Omar
Guelleh au 25e Sommet France-Afrique de
Nice
Appel de l’ARD
à manifester
samedi 29 mai à Paris
contre la venue d’Ismaël Omar Guelleh au
25ème Sommet France-Afrique de Nice
Le dictateur
Ismaël Omar Guelleh a violé la
Constitution pour rester au pouvoir
indéfiniment au terme d’élections comme
toujours truquées.
Déterminée à le contrer par tous les
moyens légaux, L’Opposition
Djiboutienne, notamment l’A.R.D avec
l’ensemble de l’U.A.D viennent de lancer
une vaste campagne de mobilisation
populaire à Djibouti.
Nos concitoyens répondent de plus en
plus présents
à cette initiative de la dernière
chance car ils savent que c’est le seul
moyen d’instaurer enfin la Démocratie et
d’éviter le chaos.
Le dictateur venant en France à
l’occasion du 25ème sommet
France Afrique, il est du devoir de
notre diaspora de dénoncer toutes les
formes de complaisance dont il bénéficie
en :
1)
témoignant sa solidarité avec l’élan
citoyen en accompagnant la mobilisation
sur le terrain et
2)
soutenant pleinement le Forum citoyen de
l’Association SURVIE qui se tiendra
samedi 29 mai 2010 à partir de 11 heures
à Aubervilliers.
Au nom de toute l’Opposition
Djiboutienne, l’ARD appelle ses
militants, toutes les organisations
œuvrant pour le changement démocratique
ainsi que les démocrates amis de
Djibouti à manifester
samedi 29 mai 2010
de 17h à 19h devant l’ambassade de
Djibouti à Paris 16ème,
26 rue Emile Menier (métro porte
Dauphine).
Paris, le 26 Mai 2010
Le Vice-président de l’ARD
Mahdi IBRAHIM GOD
La contestation populaire s’amplifie à
Djibouti !
Initiée la semaine dernière par l’A.R.D., la
contestation populaire contre le
troisième mandat et pour l’avènement
d’une transition démocratique,
continue et s’amplifie !
En effet plusieurs
milliers de partisans de l’U.A.D. ont
assisté le vendredi 21 mai au meeting
d’explication de l’U.A.D., convoqué
cette fois-ci par l’U.D.J.
A la différence du meeting de la semaine
précédente, un communiqué du président
de l’U.D.J. avait averti les partisans
de l’U.A.D. et le ministère de
l’intérieur de la tenue d’un meeting
d’explication à Balbala. Si bien que
cinq camions des forces de l’ordre
avaient quadrillé les alentours de
l’annexe de l’U.D.J. et des policiers en
civils étaient postés dès 15h autour de
l’annexe, caméras aux poings dans une
vaine tentative d’intimidation.
Et c’est l’effet contraire qui s’est
produit puisque dès la sortie de la
prière de l’Asr, les partisans de
l’U.A.D. ont afflué par centaines de
tous les quartiers de la capitale pour
écouter les dirigeants de l’U.A.D.
La foule devenant de
plus en plus importante, le service
d’ordre de l’U.A.D. a poliment mais
fermement prié les forces de l’ordre de
se tenir éloignés de la place pour ne
pas gêner la tenue du meeting … ce
qu’ils ont fait de bon cœur…
Ce meeting qui s’est déroulé de 16h à
18h a vu la participation du président
de l’U.D.J. Mr Ismaël
Guedi
Hared,
du président de l’A.R.D. Mr Ahmed
Youssouf Houmed, et du vice-président du
M.R.D. Mr Souleiman Farah
Lodon
ainsi que de nombreux cadres et
dirigeants de l’U.A.D.
S’exprimant tour à
tour les présidents des trois partis
après un bref exposé de la situation
politique, économique et sociale
désastreuse que traverse le pays ont
fait savoir à l’assistance que la
tournée diplomatique commune était à
présent terminée et a été fructueuse, la
communauté internationale s’étant
montrée sensible et réceptive à
l’argumentation de l’U.A.D. et qu’il
n’appartenait plus qu’au peuple à faire
preuve de détermination et persévérance
pour faire aboutir ses droits et forcer
son destin !
A quoi l’impressionnante foule à répondu
en chœur « Le peuple Vaincra ! Nous répondrons présents !!!».
Mémorandum de l'UAD remis le 8 mai 2010
aux chancelleries étrangères à Djibouti
UNION POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE
(U.A.D)
(ARD, UDJ, MRD)
Adresse : Avenue Nasser – Djibouti
Mémorandum de l’U.A.D.
aux Nations-Unies, Union Africaine, Ligue Arabe,
Etats-Unis d’Amérique et Union Européenne
Djibouti, le 8 mai 2010
L'U.A.D. est née au lendemain de la
violation par le gouvernement d'un
Accord de Paix Définitive salué par tous
les partis politiques et la communauté
internationale et à la veille des
élections Législatives de 2003 pour
appliquer dans les détails et de concert
cet Accord et reconstruire un pays
ravagé par dix années de guerre civile
et bâtir une démocratie digne de ce nom.
Toutes les propositions de l'U.A.D. pour un déroulement transparent du
scrutin qui figuraient pourtant dans
l'Accord de Paix cosigné par le
gouvernement ont été rejetées par le
ministère de l'Intérieur, mais l'U.A.D.
forte du soutien populaire et afin de
donner une chance à un multipartisme
naissant et au premier scrutin
pluraliste de l'Histoire a accepté
d'aller aux élections...Malgré
l'adhésion du peuple à son programme
politique sanctionné par une écrasante
victoire de l'U.A.D., le gouvernement a
recouru à de grossières et massives
fraudes électorales prouvées dans
l'épais dossier de recours en annulation
déposé au conseil constitutionnel dont
les membres sont désignés par le
Président de la République et du parti
au pouvoir .
Echaudée par cette mascarade, l'U.A.D. a, à la veille de chaque parodie
d'élections saisit par courrier officiel
la Présidence et le ministère de
l'Intérieur en proposant la
participation de l'opposition au
processus électoral et en posant neuf
conditions garantissant la transparence
du scrutin. A chaque fois un silence
méprisant lui a été opposé!
Contrainte de boycotter les échéances électorales suivantes, l'U.A.D. a
cependant pesé de tout son poids
électoral en prônant une abstention
largement suivie aux Présidentielles
2005 obligeant le candidat sortant à se
présenter seul contre lui-même, aux
Régionales 2006 qui ont vu un taux
officiel d'abstention de 70% ainsi
qu'aux Législatives 2008 qui se sont
déroulées dans un contexte de répression
politique inouïe et sans précédent dans
l'Histoire électorale Djiboutienne
(interdiction à l'opposition de mener
campagne, occupation policière du siège
d'un parti légal (U.D.J.), arrestation
et emprisonnement de centaines de
militants de l'opposition légale...
De sorte que Djibouti vit aujourd'hui une
impossibilité d’alternance démocratique
aggravée par :
- la dénonciation
par l'A.R.D. (partie signataire) en
septembre 2005 de l'Accord de Paix
Définitive du 12 mai 2001,
- l'absence totale de presse libre et
indépendante depuis la saisie et
confiscation du matériel d'impression de
l'organe de presse du M.R.D.,le
"Renouveau" et médias publics
monopolisés par le parti au pouvoir,
- la dissolution par décret présidentiel du
M.R.D. sous un prétexte fallacieux, et
- les bruits de bottes persistants dans le
nord et le sud-ouest du pays dus à la
reconduction et aggravation des causes
qui ont déclenchées la guerre civile de
1991!
Cette impasse politique conjuguée aux effets de la situation économique et
sociale explosive :
- Indicateurs du développement humain au rouge et augmentation de la
pauvreté extrême tandis que le budget de
l’Etat et l’aide publique au
développement connaissent une fulgurante
progression…
- marginalisation de la politique publique de développement national de 70%
du territoire,
- hausse croissante du chômage des jeunes notamment,
- cherté des prix des denrées alimentaires dans la capitale
- famine organisée dans les régions de l’intérieur
- absence pour cause de répression de syndicats libres et légaux,
- dénis de justice faute d'indépendance de l'appareil judiciaire...
- expulsions forcées des populations de l’ouest du pays vers l’Ethiopie
voisine
- bradage de lotissements publics à des étrangers en expulsant les nationaux
(familles de militaires) et situation
explosive avec les expropriations et
décasements programmés d’Arhiba et
du P.K.12 …
Font que la situation est aujourd'hui explosive !
A cette absence d'alternance politique démocratique et risque d’explosion
sociale vient s'ajouter cette année la
modification de la constitution adoptée
le 19/O4/10 et promulguée le 21/04/10
enterrant un espoir de changement en
2011 par l'amendement de l'article
limitant à deux le nombre de mandats
présidentiels.
Ce projet d'amendement contrevient aux dispositions des Accords de Cotonou
signés par la République de Djibouti!
Malgré les appels à un dialogue national serein et salvateur de la part de
l’U.A.D., les incessantes sonnettes
d'alarme lancées par l'unique ligue
Djiboutienne des Droits de l'Homme
(L.D.D.H.) et les multiples
condamnations de la République de
Djibouti par le B.I.T., la F.I .D.H. le
C.I.S.L... Le gouvernement reste
désespérément prisonnier d'une logique
de parti unique et reste sourd conforté
en cela par le silence de la communauté
internationale pourtant sensibilisée en
permanence par l’U.A.D. de la situation
par courriers et démarches auprès des
représentations diplomatiques...
Comme l’a dit samedi 11 juillet 2009, le président des Etats-Unis d’Amérique
Barack Obama à l’occasion de sa première
visite sur le continent à Accra, au
Ghana, pays où s’enracinent la
démocratie et la bonne gouvernance, nous
pensons que « l’Afrique n’a pas
besoin d’hommes forts mais
d’institutions fortes ». Or,
Djibouti n’a point d’institutions fortes
mais croupit sous un homme fort qui
l’opprime. L’heure est plus que jamais
grave sous nos cieux et commande que
l’on agisse en conséquence car c'est
aujourd'hui l'existence même de l'Etat
Djiboutien qui est menacée par cette
situation et partant la Paix et la
stabilité régionales !
L’U.A.D. reste convaincue que seule une transition démocratique chargée de
réformer les institutions politiques et
refaire de ce pays ce qu’il a cessé
d’être depuis une décennie :une
république et un état, constitue la
solution politique pacifique de sortie
d’impasse ! Les points essentiels à
appliquer par cette transition pour
restaurer et consolider la démocratie,
l’Etat de droit, la bonne gouvernance et
la sécurité, promouvoir les droits de
l’homme, le développement et l’entente
cordiale avec les pays voisins et le
reste du monde ont été consignés dans un
document daté du 26 septembre 2009.
L'U.A.D.fidèle à sa posture légaliste mais déterminée à sauver la Paix
civile à Djibouti, après avoir terminé
ses démarches diplomatiques et exposé,
au cours d’un meeting d’explication à
venir, sa position au peuple djiboutien
et ses propositions de sortie de crise:
Lancera une campagne pacifique de Mobilisation Générale (marches pacifiques,
meetings d'explication, conférences...)
dans la capitale et tout au long de
l'année, à une date qui sera
fixée ultérieurement mais sous peu !
Ce mémorandum est donc un appel à témoins et une invitation aux
Nations-Unies à mener une mission de
bons offices auprès du gouvernement, seul responsable de cette impasse politique et ce, dans
l’unique et noble objectif de préserver
la paix et prévenir le conflit de trop !
Union pour l'Alternance démocratique
Note d'information de la LDDH sur les
infractions d'ingérence en Somalie
|

Le
Président
|
NOTE
D'INFORMATION
DU
23 MAI
2010
Halte
aux
flagrantes
infractions
d’ingérence
du
Docteur
B.
KOUCHNER
?
|
Halte aux flagrantes infractions d’ingérence du Docteur B.
KOUCHNER… avec son sac de riz ou plutôt
le sac de « chair à canon » afin
d’exterminer des populations somalies ?
Après avoir appris que le candidat à un troisième mandat suite à
une manipulation de la Constitution
djiboutienne a vociféré sa propagande au
ban « de concert des nations » en
exigeant qu’il faut « ( …) débarrasser
la capitale des extrémistes (…) » ;
Faut-il considérer la majorité des populations du Sud de la
Somalie, notamment celles de Mogadiscio,
comme des extrémistes dont il faut se
débarrasser par extermination délibérée
et systématique, un génocide par une
amplification des bombardements
des casques bleus de la France
comme au Rwanda par exemple ou autres
Forces Européennes ?
Considérons que la dernière déclaration du Docteur B. KOUCHNER sur
la Somalie diffusée, aujourd’hui
23 mai 2010, sur les ondes de la BBC en
langue somalie est plus qu’inquiétante ;
Dénonçons que tous les bombardements aveugles des forces tueuses de
l’Ouganda et du Burundi sont dans
l’unique but d’exterminer des centaines
et des centaines de civils somalis, plus
de quatre-vingt morts rien qu’en
l’espace des trois derniers jours ;
Considérons que ces exterminations des populations ciblées de la
république de Somalie, qui semblent être
encouragées pour ne pas dire
commanditées de New-York par le Conseil
de sécurité, sont incontestablement des
crimes de guerre, crimes de génocide et
crimes contre l’Humanité ;
Lançons un appel pressant à la communauté internationale et à
toutes les organisations internationales
de défense des droits de l’Homme afin
d’exiger le départ immédiat de toutes
les forces étrangères et en priorité les
forces tueuses du Burundi et de
l’Ouganda. Les patriotes somalis ont le
droit le plus légitime de libérer leur
Patrie. Que Dieu guide leur pas.
NOEL ABDI Jean-Paul
Djiboutii.net symbole de la presse libre
interdite à Djibouti
Djibouti a interdit
depuis une semaine l’accès des
Internautes au site djiboutii.net. La
sanction semble faire suite à la
diffusion sur ce site d’informations sur
la mobilisation citoyenne à Balbala le
14 mai et à la retransmission du
discours d’Ahmed Youssouf.
En mars 2010,
Djiboutii.net avait déjà couvert en
exclusivité la tournée au Canada et aux
Etats Unis des dirigeants de l’ARD Mahdi
Ibrahim, Vice-président du parti, et
Cassim Ahmed, Délégué plénipotentiaire,
sans compter la diffusion régulière par
cette plateforme médiatique des
communications audio de la radio Voix de
Djibouti.
Le système
médiatique à Djibouti a toujours été
strictement contrôlé par les services de
l’Etat et il en résulte des réactions de
monopole, de grande médiocrité et une presse révérencieuse.
La censure des médias diffusés depuis
l’étranger a été fréquente. Les sites de
l’ARDHD et de UGUTA sont notamment
interdits par intermittence. Même la
radio RFI a l’antenne systématiquement
brouillée au gré de l’actualité.
L’interdiction de
la presse libre est un déni du droit à
l’information pour les 800 000 citoyens
qui se retrouvent dans une grande soif
de liberté. A ce jour,
aucun journal d’opinion et encore moins
d’opposition n’est édité à Djibouti,
sauf celui du PND Adan Robleh, membre
critique de la coalition de l’UMP,
l’Union de la majorité présidentielle.
Enfin, il n’existe
encore aucune radio libre à Djibouti,
alors même que l’article 14 de la loi
relative aux partis politique de 1992
repris dans l’accord de réforme et de
concorde civile du 12 mai 2001 dispose :
« Les partis politiques régulièrement
constitués ont accès aux antennes de la
radiodiffusion télévision de Djibouti
pour la diffusion de leurs communiqués
de presse et la couverture de leurs
manifestations statuaires. En outre, ils
peuvent être invités à participer à des
émissions à caractère politique,
notamment sous la forme de débats ou de
tables rondes. » (Loi n°1/AN/92/2e L
relative aux partis politiques en
République de Djibouti).
Observateur attentif, Reporter Sans
Frontières (RSF) n’a pas manqué de
classer Djibouti au 110e rang
sur 175 pays notés dans le dernier
classement mondial 2009.
Soutenez
djiboutii.net, qui est une voix pour les
sans voix. Envoyez-lui vos commentaires,
vos suggestions, vos critiques et vos
articles à l’adresse
administrateur@djiboutii.net.
La rédaction,
21/05/2010
Note d'information du 21 mai
2010 :
Démonstration populaire ?
|

Le
Président
|
NOTE
D'INFORMATION
DU
21 MAI
2010
Démonstration
populaire
?
|
En ce mois de mai 2010 : « Oui la
révolte Populaire est un devoir … Non à
l’anarchie provoquée par le pouvoir »
ont été les slogan des jeunes
Djiboutiens
Aujourd’hui, vendredi 21 mai 2010
l’opposition djiboutienne continue son
légitime combat pour mettre fin à la
dictature en république de Djibouti.
Tous les dirigeants de l’UAD, avec
détermination, continuent ensemble de
mobiliser leurs militants et les
compatriotes opprimés par la mafia au
pouvoir.
Il va s’en dire que leur combat a pris
une allure irréversible. D’ailleurs,
l’élan populaire est, depuis ce mois de
mai 2010, bien présent.
Pour une fois, des « journalistes en
tenue » de la Police, de la Gendarmerie
et aussi de l’AND sans complexe ont
circulé, certes avec tact, sans garde
rapprochée, pour (perharps) une prochaine
diffusion à l’aimable attention de
l’UAD.
Rappelons que la RTD, avec ses quelques
milliards budgétisés et
annuellement empochés est devenue une
propriété privée pour un candidat sur la
sellette des Juridictions aux
compétences universelles.
NOEL ABDI Jean-Paul
« Nin waalan toolki baa uu miyir qaaba waalalayaal
reer Djibouto ninkan taaliska xoog
ku heesta an is kaa qabanno »
Taalo Waalid, version en langue Somalie.
En visite privée pour certains, le
Conseil de Sécurité des Nations Unies de
New York a écouté « avec attention » le
discours d’Ismaël Omar Guelleh. Ce
discours en des termes belliqueux par le
spécialiste des plagiats, mais cette
fois avec les « TONALITES
HITLTERIENNES » démontrent sa
méconnaissance des profondes réalités
des populations somalies.
Délires vociférés sans ambiguïté à
l’attention est en grande partie
et en réalité à l’adresse du Peuple de
la Somalie du Sud, du Puntland (Zone des
Pirates ?) et évidemment de l’Ogaden.
A vous d’apprécier en vous référant à
son récent discours de propagande
intitulé : « 2000-2010 profonde
politique onusienne néfaste et vénale en
République de Somalie ».
En tant que Défenseur des Droits de
l’Homme, j’ai été plus que choqué de ce
genre de comportement propre aux
racistes favorables aux crimes de guerre
et crimes de génocide et autres crimes
organisés à l’égard des populations
ciblées du Peuple somali.
Quant au problème frontalier, entre la
république de Djibouti et la république
sœur d’Erythrée, il ne peut pas être
résolu par la force, les armes, ni les
insultes. Ce problème frontalier doit
avoir une issue juridique légale au
Tribunal International de la Haye comme
pour le problème frontalier entre le
Yémen et l’Erythrée.
Faut-il rappeler que lors d’un simple litige
entre le Chef de l’Etat de Djibouti et
la Justice française, la Haye a été
saisie même si dans le fond elle n’est
pas compétente ?
Quant à ses propos sur Djibouti,
ils sont totalement opaques et
incompréhensibles car loin des
aspirations légitimes des populations
opprimées de la république de Djibouti.
NOEL ABDI Jean-Paul
Note d'information du 15 mai
2010 : mobilisation contre la
modification de la Constitution
|

Le
Président
|
NOTE
D’INFORMATION
DU
15 MAI 2010
Mobilisation contre la
modification de la
Constitution
|
Lors du 37ème Congrès de la FIDH à
Erevan en Arménie, la Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) avait dénoncé
la manipulation de la constitution.
Hier après-midi, vendredi 14 mai 2010,
l’opposition djiboutienne s’est
mobilisée contre la modification de la
constitution djiboutienne pour un
troisième mandat. Dès 14 heures les
militants de l’UAD commençaient à se
rassembler à l’annexe de l’ARD à Balbala. La grande majorité des
participants était des jeunes
disciplinés et déterminés. A peine les
discours ont commencé que ces jeunes ont
déployé des affiches avec deux mots
d’ordre : « NON AU TROISIEME MANDAT » et
« IOG GET OUT ».
Ce premier meeting organisé par l’UAD
qui avait duré plus de cinq heures s’est
terminé avec le discours du président de
l’ARD M. AHMED YOUSSOUF.
Plusieurs responsables de l’UAD ont été
très ovationnés et ont réussi à
galvaniser la détermination des
militants pour libérer notre peuple du
joug de l’équipe de mafieux et de
criminels au pouvoir depuis plus de
trente ans.
Promesses ont été faites par des jeunes
Djiboutiens afin de combattre ce régime
corrompu, et, pour ce faire, de se
réunir régulièrement, de se mobiliser
pour soulever le peuple afin de faire
barrage au troisième mandat et mettre
fin à l’insécurité fomentée par
des milices secrètes aux services du
dictateur Ismaël Omar Guelleh.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains
(LDDH) dénonce avec rigueur l’incapacité
et l’irresponsabilité d’une minorité au
pouvoir et elle dit NON aux pillages des
fonds publics et des biens de l’Etat,
NON à la pauvreté galopante, au nombre
de chômeurs qui dépasse le seuil de 87%,
NON à une inflation qui tue dans le
silence.
NOEL ABDI Jean-Paul
Rassemblement géant à Balbala vendredi
14 mai 2010 à l’appel de l’opposition
djiboutienne
L’opposition
djiboutienne a lancé le vendredi 14 mai
la contestation citoyenne à Djibouti. Le
premier meeting a été celui de l’ARD. Il
a été tenu ce vendredi à 16 heures 30 à
Balbala, en périphérie de Djibouti-ville
et a rassemblé de milliers de personnes
arrivées du pays entier.
Les militants
d’Arhiba, du PK 12 et des quartiers
populaires de la ville sont arrivés en
force dès 14 heures et ont été rejoints
par la foule des militants du MRD et de
l’UDJ ainsi que de nombreux autres
citoyens djiboutiens.
La montée en
puissance des rassemblements et des
manifestations programmés cette année
démarre sous un signe d’engagement sans
pareil, les citoyens djiboutiens se
sachant ne devoir compter que sur leur
seule mobilisation pour se défaire de la
capture d’Ismaël Omar Guelleh.
La note
d’information ci-dessous rend compte de
ce premier meeting de l’ARD, accompagné
de la vidéo du discours du président
Ahmed Youssouf illustrant la charge de
la mobilisation.
Vidéo du discours du président Ahmed Youssouf au
Meeting de l'ARD
L’A.R.D. ouvre le bal de la
contestation !
Note
d’information de l’A.R.D
Djibouti, le 14l05l10
A l’appel de
l’A.R.D, plusieurs milliers de
personnes se sont réunies à Balbala
devant l’annexe de l’A.R.D. pour un
mini-meeting d’explication qui a débuté
à 16h30 mn pour se terminer peu avant
l’appel à la prière du Maghreb. Outre
les nationaux sans-papiers venus en
masse et les dockers, fers de lance de
la mobilisation, plusieurs centaines de
militants du M.R.D. et de l’U.D.J.
étaient venus témoigner leur solidarité
en attendant le grand meeting commun de
l’U.A.D.
qui sera précédé d’autres mini-meetings
de préparation, d’explication et de
mobilisation dans les différentes
annexes des partis de l’opposition dans
la capitale !
Parmi une foule compacte on pouvait
distinguer des jeunes militants des
quartiers avoisinants portant des
banderoles où l’on pouvait lire « Non à
un troisième mandat !».
L’écrasante
majorité des participants sont venus à
leurs frais de tous les quartiers de la
capitale par conviction contrairement
aux milliers de réquisitionnés que le
régime a fait défiler à grands frais.
S’exprimant en premier, le porte-parole
de l’A.R.D. a insisté sur deux points
qui feront l’objet
d’un forcing de la part de
l’opposition et singulièrement de
l’A.R.D : « Les mots d’ordre de
mobilisation et chevaux de bataille de
l’opposition durant cette année
pré-électorale sont nombreux et tous
légitimes ! Mais il me tient
particulièrement à cœur d’en rappeler
deux ici ! Le premier mot d’ordre est le
droit à la citoyenneté ! Son déni
a constitué une des causes du conflit
armé qui a ravagé notre pays de 1991 à
2000 et a fait l’objet d’un volet de
l’Accord de Paix du 12 mai 2001.Il nous
faut pour préserver la Paix civile, tous
nous mobiliser pour la reconquête
pacifique de ce droit. Le droit à
l’identité représente à nos yeux la mère
des droits sans l’obtention duquel
aucune coexistence pacifique avec ce
gouvernement ne sera possible!
Le second mot
d’ordre est d’actualité. Il s’agit du
monopole de l’empotage et du dépotage
des marchandises destinées à l’Ethiopie,
accordé à
la société
MDCFS dirigée par
un proche de la première dame
nouvellement créée à cette fin. « Nous
disons NON AU MONOPOLE ! L’A.R.D. exige
l’annulation pure et simple de cette
directive et le retour au statu quo ante
dans le transit des marchandises ! »
Enfin le porte-parole a tenu à mettre en
garde la communauté internationale !
« Le bras de fer entre le gouvernement
et nous, pour la conquête des droits
civiques, a aujourd’hui débuté et durera
le temps que perdureront les
injustices ! Son inestimable
contribution au développement du pays,
dévoyé par le gouvernement risquant de
reconduire le conflit de trop, la
communauté internationale est invitée à
reconsidérer sa coopération et faire
pression sur le gouvernement pour
l’instauration d’un climat propice au
dialogue et la Paix. Il en va de la
préservation de ses intérêts à
Djibouti !!! »
Messieurs Farah
Abadid Hildid,
emprisonné
trois jours à Gabode le mois dernier et
membre du MRD et de la LDDH, suivi de
Abdi Osman, membre du comité central de
l'UDJ,
ont pris la parole en haranguant la
foule compacte et réceptive, ce dernier
insistant sur les risques de
Somalisation de notre cher pays « les
dirigeants irresponsables du R.P.P. qui
se sont considérablement enrichis sur le
dos du peuple ne se soucient pas des
conséquences incalculables de leur fuite
en avant mais nous autres citoyens
ordinaires qui n’avons pas les moyens ni
le souhait de nous exiler devons
d’urgence faire barrage à l’irréparable
par une visibilité pacifique en restant
unis ! », auparavant Farah Abadid a lui
insisté sur le caractère inacceptable de
la modification constitutionnelle. « Il
n’appartient qu’à nous de démentir
chaque jour que ces députés ne nous
représentent pas ! Que Djibouti n’a pas
besoin d’I.O.G. ! » a t-il martelé avec
conviction devant une foule toute
acquise !
Le secrétaire général de l’A.R.D. Mr
Kassim Ali Dini prophétise : « C’est
aujourd’hui le début de la fin de la
mystification du R.P.P. et de son
chef !...Le proche avenir et la rue
livreront bientôt leur verdict.
Le vice-président de l’A.R.D. Mr Adan
Mohamed Abdou a quant à lui félicité les
participants à ce mini-meeting « vous
venez aujourd’hui de faire la
démonstration, par votre courage, que
les Djiboutiens et l’opposition sont
unis ! Ils nous restent désormais à
faire preuve de persévérance pour
conquérir le droit à une existence
digne, encourager le reste de la
population que nous savons acquise à
notre cause, à occuper pacifiquement la
rue et démontrer que nous sommes les
plus nombreux à contester la
dictature et contraindre le gouvernement
à accepter une transition pacifique ! ».
Enfin ce fut le tour du président de
l’A.R.D de prendre la parole.
S’exprimant en somali cet homme pieux a
encouragé les valeureux militants de
l’opposition à aller de l’avant
dans le combat pour la démocratie et la
justice « Aujourd’hui est un grand jour
car il marque un tournant ! Nous sommes
désormais dignes de mériter la
miséricorde divine ! Persévérons dans
cet effort, l’unité et la détermination
affichée aujourd’hui est un cinglant
démenti au mensonge permanent du
R.P.P. ! ». Citant plusieurs versets
coraniques, il a conclu par l’annonce
d’une victoire imminente contre la
dictature !
La rédaction
Vidéo du discours du président Ahmed Youssouf au
Meeting de l'ARD
Ce n’est point cette fortune
seulement qui mérite que l’on s’y attarde, mais aussi la
manière dont elle a été amassée. Plus on est riche, plus
on cherche à amasser des richesses. Cela est connu.
Mais dans le cas présent, peut-on un
seul instant prétendre être responsable d’un pays et
d’un peuple et chercher pendant toute une vie à bâtir
une fortune personnelle au détriment de ce pays et de ce
peuple ? Quel seuil de dégradation morale faut-il
atteindre pour ne plus se soucier du peuple dont on est
le représentant aux yeux du monde ?
Le cas de Moboutu n’est pas isolé en
Afrique. Alors, nous nous interrogeons : à quel moment
peut-on dire qu’un chef d Etat Africain a oublié jusqu’
à l existence de son peuple et se considère comme un
étranger dans le destin de son pays ?
Ces questions sont importantes
lorsqu’on veut faire le diagnostic du régime en place.
Oui ou non, un chef d Etat d un
pays Africain a-t-il oublié l’existence de son peuple
pour n’amasser
que
sa propre fortune ? Oui ou non, lui et son
entourage peuvent-ils conduire ce peuple dans une guerre
civile, le voir souffrir de misère et s’en détourner
pour bâtir leur fortune ?
A quel moment peut-on considérer
qu’un dirigeant Africain s est « Moboutisé » ? Deux
faits peuvent nous alerter de la « Moboutisation » d’un
chef d’Etat Africain.
Le premier fait est le refus de
démocratiser réellement le pays. Cela se sanctionne par
une autocratie, un culte du pouvoir sans partage et la
férocité qu’on met à le conserver. Quand un chef d’Etat
peut tuer sans sourciller ses adversaires politiques ou
tous ceux qui refusent la génuflexion, il n’a aucun
scrupule à vider les caisses de l’Etat, à piller les
richesses du pays pour bâtir sa propre fortune. Il se « Moboutise ».
Tout est lié.
Si un chef d’Etat Africain n’a aucun souci à violer les
lois, la Constitution, les valeurs morales et
culturelles de son peuple, il se « moboutise » à coup
sûr.
Le deuxième
fait qui doit alerter de la « Moboutisation » d’un chef
d’Etat Africain est perçu dans la gestion des biens
publics par le régime tout entier. Quand les seules
fautes punies par ce régime sont la subversion ou
l’opposition contre ce régime ; c’est que le chef à la
tête de ce régime se « Moboutise ». Détourner les biens
publics, se laisser corrompre ou corrompre soi-même
deviennent des pratiques naturelles et acceptables.
Quand un président se « Moboutise » ; il n’a plus ni
d’yeux ni d’oreilles pour s’occuper de ceux qui
l’imitent.
Il est
évident que, pour sanctionner les autres, non seulement
il faut reconnaitre que leurs actes constituent des
fautes, des erreurs ou des crimes, mais surtout il faut
que ces comportements vous soient étrangers . L’exemple
vient du sommet et est imité par la base. La vertu
s’enseigne et s’impose par un comportement vertueux de
la part de l’enseignant comme du chef.
L’épanouissement de la corruption annonce un degré élevé
de la « Moboutisation » du chef de l’Etat et son
entourage. Le refus de la démocratisation véritable,
avec un désir affiché de régner à vie, est le signe
d’une « Moboutisation » très avancée du chef de l’Etat
et son régime.
Dans les
régimes africains, telle serait donc l’ultime question :
le chef de l’Etat ne se « Moboutise » t-il pas ?
La réponse
peut être vite trouvée, pourvu que l’on s’interroge.
Prenons en seulement la peine.