Dernières nouvelles - Édition en Ligne de mai 2010

      

                              Alliance                    « La seule vraie politique est la politique du vrai » EDGAR FAURE
                         Républicaine
               
pour le Développement

 Directeur de publication : Mohamed Ali Abdou.   Codirecteur : Mahdi Ibrahim A. God.   Email : realite_djibouti@yahoo.fr


S  o  m  m  a  i  r  e

01/06/2010 Compte rendu de la réunion de l'ARD en Europe le 29 mai 2010 à Paris
30/05/2010 Compte rendu de la manifestation de l’ARD devant l’ambassade de Djibouti à Paris le 29 mai 2010
28/05/2010 Compte rendu du meeting de l'UAD à Hayabaley : le Peuple répond présent
27/05/2010 Documents d'information de la LDDH du 28 MAI 2010 
26/05/2010 Appel de l'ARD à manifester samedi 29 mai à Paris contre la venue d'Ismaël Omar Guelleh au 25e Sommet France-Afrique de Nice
23/05/2010 La contestation populaire s’amplifie à Djibouti !
23/05/2010 Mémorandum de l'UAD remis le 8 mai 2010 aux chancelleries étrangères à Djibouti
23/05/2010 Note d'information de la LDDH sur les infractions d'ingérence en Somalie
21/05/2010 Djiboutii.net symbole de la presse libre interdite à Djibouti
21/05/2010 Note d'information du 21 mai 2010 : Démonstration populaire ?
21/05/2010 Note d'information du 21 mai 2010 : propagandes du candidat impopulaire, au banc du concert des Nations
15/05/2010 Note d'information du 15 mai 2010 : mobilisation contre la modification de la Constitution
15/05/2010 Rassemblement géant à Balbala vendredi 14 mai 2010 à l’appel de l’opposition djiboutienne
15/05/2010 L’A.R.D. ouvre le bal de la contestation !
15/04/2010 Le 3e mandat ne se fête plus à Bruxelles
14/05/2010 Les pouvoirs à vie : un danger en permanence (L'Evénement, 14/05/2010)
12/05/2010 Ismaël Omar Guelleh et Mobutu même destin ?
06/05/2010 Note d'information de la LDDH du 6 mai 2010 : Lettre ouverte au Premier magistrat
01/05/2010 Note d'Information de l'A.R.D du 1er mai 2010
01/05/2010 LDDH : Note d'information du 1er mai 2010
01/05/2010 L’opposition envisage une série de manifestations (Agence Panapresse)


25/04/2010 L’ambassadeur de Djibouti à Bruxelles empêché d’honorer une cérémonie de soutien au troisième mandat par une manifestation spontanée de l’opposition
14/04/2010 Lettre remise à Monsieur Eric BESSON, Ministre de l'immigration, par Karera HASSAN ALI
28/02/2010 Compte rendu des Assises de l'ARD

Compte rendu de la réunion de l'ARD en Europe le 29 mai 2010 à Paris

Compte rendu de la réunion

des responsables de l’ARD en Europe 

Sous la présidence de M. Mahdi Ibrahim, Vice-président, l’ARD a tenu une réunion de travail samedi 29 mai 2010 à Paris. Etaient présents autour de lui MM :

-          Cassim Ahmed, Délégué Plénipotentiaire,

-          Maki Houmed-Gaba, Représentant en Europe et

-          Dr Hamad Daoud, Représentant en France.

L’ordre du jour comportait trois points :

1)      Hiérarchie et répartition des rôles

2)      Programmes des activités et

3)      Rapport avec les autres mouvements

 

1)      Hiérarchie et répartition des rôles

La hiérarchie de l’ARD à l’extérieur s’établit comme suit :

-                     Le Vice-président

-                     Le Délégué Plénipotentiaire

-                     Le Représentant continental

-                     Le représentant national

 

Les rôles sont les suivants :

a)      Le Vice-président Il a en charge la cohésion de l’équipe dirigeante de l’extérieur et sa coordination avec le Comité Exécutif de Djibouti. Tous les courriers et rapports en provenance ou à destination de Djibouti transitent par lui.

 

b)      Le Délégué Plénipotentiaire est habilité à représenter le Parti partout où de besoin. Il est responsable de la communication politique à l’extérieur et de la gestion du site Internet du Parti.

 

c)      Le Représentant en Europe est placé sous l’autorité directe du Délégué Plénipotentiaire. Il a en charge la coordination des activités de chaque Représentant national relevant de sa compétence territoriale et dont il transmet les rapports au Délégué Plénipotentiaire.

 

d)      Les Représentants en France et en Suisse sont placés sous l’autorité directe du Représentant en Europe. Ils sont chargés de coordonner les activités du Parti dans leur pays respectif et doivent notamment mettre en place des sections du Parti partout où de besoin ainsi qu’une organisation pour la défense des droits de l’homme et la promotion de la démocratie. Ils sont tenus de soumettre un rapport mensuel de leurs actions à leur supérieur hiérarchique direct qu’est le Représentant en Europe.

 

2)      Programme des activités

a)      Le Vice-président doit finaliser sa prospection pour nommer un Représentant national dans plusieurs pays d’Europe, après concertation avec la diaspora  militante concernée.

 

b)      L’échéance politique la plus proche étant le 27 juin, et considérant l’investissement du régime pour en donner une image partisane à l’extérieur, l’effort devra être porté sur l’organisation d’un débat citoyen que l’ARD se propose d’animer à Bruxelles à cette occasion.

 

3)      Rapport avec les autres mouvements

Intimement convaincue que le seul ennemi à renverser est le régime dictatorial en place, l’ARD est plus que jamais disposée à œuvrer dans ce but en travaillant avec toutes les forces politiques et associatives militant pour un changement démocratique pacifique. Dans ce cadre, la représentation extérieure de l’ARD continue la coordination des activités avec tous les mouvements qui le souhaitent.

Quant aux difficultés rencontrées en Europe avec d’autres forces d’opposition, il a été convenu de suspendre toute relation avec elles jusqu’à ce qu’un règlement soit trouvé dans le cadre de concertation approprié. En ce sens, les responsables de l’ARD à l’extérieur ont officiellement saisi leur Comité Exécutif.

Fait à Paris le 1er juin 2010

Le Vice-président, Mahdi Ibrahim Ahmed God

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Compte rendu de la manifestation de l’ARD devant l’ambassade de Djibouti à Paris le 29 mai 2010

Au lendemain du rassemblement de l’UAD à Balbala à Djibouti vendredi 28 mai, l’opposition djiboutienne a manifesté de nouveau samedi 29 mai à Paris face à l’ambassade de Djibouti. Il s’agissait d’une part d’accompagner l’actuelle mobilisation populaire à Djibouti sous la direction de l’UAD et, d’autre part d’affirmer notre solidarité avec le Forum Citoyen de l’association Survie à l’occasion du sommet France Afrique.

Une foule nombreuse s’est formée progressivement à partir de 17 heures à l’angle de rue des Belles Feuilles et la rue Emile Menier dans le seizième arrondissement de Paris, scandant des slogans tels que « Non à la Françafrique », « Oui à une coopération des peuples », « Liberté et démocratie à Djibouti », « Non au 3eme mandat », « 30 ans d’impunité, ça suffit ».

Le Vice-président de l’ARD Mahdi Ibrahim et le représentant de l’ARD en France Hamad Daoud ont délivré un message d’encouragement et d’appel à persévérer dans la montée en puissance de l’actuelle mobilisation citoyenne observée lors des rassemblements tenus depuis plusieurs semaines à Balbala.

Cette manifestation de l’ARD devant l’ambassade de Djibouti à Paris sera suivie de nombreuses autres à venir à Djibouti et de par le monde où vit la communauté djiboutienne, notamment en Europe et en Amérique.

En marge de la manifestation, l’ARD a participé au forum social contre le sommet France Afrique tenue à Aubervilliers pour dénoncer la venue d’Ismaël Omar Guelleh au sommet de Nice et pour insister sur la persistante absence de la liberté et de la démocratie à Djibouti.

Rendez-vous est pris pour un nouveau rassemblement à une date qui sera déterminée sous peu.

La rédaction, le 30/05/2010

Meeting de l’UAD à  Hayabaley :

Le Peuple répond PRESENT

Vidéo du meeting

C’est sans doute un des quartiers le plus peuplé de la capitale. Les habitants de ce quartier ont courageusement répondu présents dans l’unité à l’appel de l’UAD

Ils ont démontré avec force militante, le rejet de la dictature et surtout son obstination, son arrogance, pour affirmer haut et fort à mettre au régime dictatorial du RPP au pouvoir depuis l’indépendance. Hommes, femmes, enfants, ont démontré dans la fraternité et dans l’union que cette prémisse de mobilisation générale est une occasion d’écouter et de recevoir les instructions des actions futures des dirigeants de l’UAD qui s’étaient donnés rendez-vous à Hayabaley en ce vendredi saint après le succès de le meeting tenu par l’ARD à Wahlé-Daaba le vendredi passé.

Certes, cette population galvanisée venait de tous les quartiers lointains ou proches comme Wahlé-Daaba, Cheikh Osman, cité Hodane. Cette population imposante a par son nombre défié le pouvoir, car prévenue par l’U.D.J. de la tenue d’un meeting d’explication devant son annexe du quartier.

L’intimidation du régime a été un échec car l’afflux des manifestants, les artères principales reliant Hayabaley à la cité Hodane se sont noircies de monde transformant le meeting en une manifestation avec occupation des lieux bloquant tout le quartier sous l’œil vigilant du service d’ordre de l’U.A.D. des 17 h. Ce afin de permettre à cette marée humaine de suivre dans le calme les discours des dirigeants de l’U.A.D. tous présents et satisfaits de voir ce valeureux peuple remobilisé pour forcer son destin, vers une démocratie réelle.

Le peuple étant conscient de la médiocrité du régime RPP qui l’a dirigé par la force et la répression, sait aujourd’hui que seule l’unité peut permettre le changement qui lui a fait défaut jusqu’à ce jour.

Un changement se doit de venir par la rue et dans la capitale, chose que tout un chacun admet aujourd’hui, en disant en chœur : RPP dehors ! Vive la démocratie !

Avec l’approche du grand meeting de l’U.A.D. prévue à l’avenue Gamal Abd-El- Nasser, la mobilisation générale décrétée par l’U.A.D. prend l’allure d’une campagne électorale avant l’heure.

Satisfaits, les présidents des trois partis se concertent et décident de tenir une réunion dans les 48 heures pour réactualiser le calendrier et donner plus de vigueur à la campagne anti dictatoriale !!!

« Réalité » tiendra ses lecteurs informés des derniers développements d’une campagne de mobilisation générale qui a d’ores et déjà remplie ses promesses et gonflé l’espérance du peuple djiboutien !!!

La Rédaction, le 28/05/2010

Photos du meeting de l'UAD à Hayabaley

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Documents d'information de la LDDH du 28 MAI 2010 

DIFFUSION D’INFORMATION DU 28 MAI 2010
La répression contre la Liberté d’expression et de Témoignage continue au Burundi
 
« Le Juge Borrel et le Colonel Bogoreh se sont ils suicidés… ?
Surveiller les blanchiments d’argent est à haut risque ?
 
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce avec rigueur les assassinats des Défenseurs des Droits de l’Homme en particulier ceux chargés de  de suivre et de dénoncer la corruption et les blanchiments d’argent.
Le Burundi et Djibouti respectent pas, l’Opinion internationale violent constamment  La Liberté d’expression.
La Ligue Djiboutienne des droits Humains (LDDH) demande à la Communauté Internationale à prendre des mesures adéquates pour mettre fin à l’Impunité en faveur des commanditaires et/ou les auteurs  des Crimes de Guerre, Crimes contre l’Humanité et Crimes organisés.
La Ligue Djiboutienne s’associe à tous les Défenseurs des Droits de l’Homme pour exiger des Autorités Burundaises de mettent en application les Recommandations suivantes :
« Aux autorités burundaises                                         
    * Assurer le respect de la liberté d’expression.
    * Rétablir le permis de travail de la chercheuse de Human Rights Watch au Burundi, Neela Ghoshal.
A la communauté internationale
    * Condamner l’expulsion d’une activiste des droits humains du Burundi.
    * Faire appel aux autorités burundaises afin qu’elles rétablissent le permis de travail de la chercheuse de Human Rights Watch. »
NOEL ABDI  Jean-Paul

 
En annexe :

Annexe II
 
RAPPORT SUCCINT DU 27 MAI 2010
DES DEFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME
AU SOMMET FRANCE-AFRIQUE DE NICE
 
I)  La situation des droits de l'homme à Djibouti depuis avril 2008

Introduction
 
En dépit de la création en juillet 2008 d'une nouvelle commission nationale des droits de l'homme, la situation des droits de l'homme à Djibouti ne s'est guère améliorée. Les violations des droits humains s'amplifient sans que ladite commission essentiellement composée de fonctionnaires du ministère de la justice et de membres du parti au pouvoir n’y trouve rien à redire. Toutefois notre organisation, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)  totalement indépendante du Pouvoir dénonce régulièrement les crimes et autres sévices contre les populations civiles.
 
1) les droits à la liberté d'opinion

Le 9 juillet 2008 un parti légal d'opposition le MRD a été dissous par décret présidentiel sous un prétexte fallacieux. Le recours en annulation de ce décret présenté par le MRD devant le tribunal administratif a été rejeté deux ans après le dépôt de cette plainte au motif futile que la plainte a été déposée tardivement. Il n'ya plus de presse libre Djibouti depuis avril 2007 date de l'interdiction du dernier journal de l'opposition LE RENOUVEAU DJIBOUTIEN organe de presse du MRD.
Les partis d'opposition n'ont plus été autorisés à tenir des meetings publics depuis décembre 2007.
Enfin le 14 avril 20010 les parlementaires ont modifié la constitution en vue de permettre au président de la république dont le mandat expire en 2011 de se représenter à un troisième mandat et de pouvoir se représenter autant de fois qu'il le souhaite.
 
2) les  droits des femmes

Depuis février 2008 le nombre des femmes députées à l'assemblée nationale est passée de 7 à 10 sur 65 députés et 2 femmes sont ministres au gouvernement. Il n'existe qu'une seule association féminine: l’Union nationale des femmes Djiboutiennes (UNFD) présidée par la première dame depuis 33 ans.
 
3) les défenseurs des droits de l'homme

Les deux centrales syndicales indépendantes ne sont plus reconnues par le pouvoir depuis 1995 et sont interdites de tenir leur congrès ordinaire depuis 2002. Leurs dirigeants sont licenciés de leur emploi depuis 1995 et régulièrement harcelés ou emprisonnés depuis cette date; beaucoup se sont exilés en Europe et en Amérique.
 
Le président de la ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) attend son procès en appel depuis avril 2007. Malgré les multiples interventions de la FIDH et de la Rapporteure spéciale du Secrétaire général des Nations unies sur les défenseurs des droits de l'homme, son procès est sans cesse reporté.
 
4) le droit des réfugiés

La situation des réfugiés somaliens et éthiopiens accueillis sur le sol djiboutien reste des plus précaires, bien que bénéficiant du statut de réfugié accordé par le HCR, ils sont régulièrement refoulés vers leur pays d'origine.
 
5)  l'impunité

Les auteurs d'exactions contre les civils continuent de bénéficier de l'impunité la plus totale. Ce qui encourage les forces de défense et de sécurité à arrêter, torturer voire tuer d'innocents civils surtout au nord et au sud ouest de la république de Djibouti.
  
II) Nécessité urgente d’élections libres sans modification de la Constitution.
 
A Djibouti, les élections truquées sont la règle et la récente modification constitutionnelle perpétrée par une assemblée de mal-élus cooptés sur une liste unique en 2008 n’augure rien de bon pour l’avenir. Pire, les citoyens Djiboutiens auxquels toute espoir d »alternance est ainsi officiellement déniée risquent de se  détourner des voies légales pour imposer le changement démocratique.
 
III)  Prévention des conflit et sortie de crise..

Malgré les appels répétés des organisations internationales des droits de l’homme et des rapporteures spéciales des l’ONU et de l’UA sur les défenseurs des droits de l’homme, le pouvoir djiboutien refuse d’abandonner ses pratiques liberticides.
Devant un tel mépris des conventions internationales et de la Constitution nationale, les Défenseurs Djiboutiens des Droits de l’Homme demandent à la Communauté internationale  en général et au Sommet France-Afrique en particulier d’exercer des pressions multiformes jusqu’à l’avènement d’un changement démocratique à Djibouti.
 
NOEL ABDI Jean-Paul
  
Loi Constitutionnelle n°92/AN/10/6ème L du 21 avril 2010
Portant révision de la Constitution
L'ASSEMBLÉE NATIONALE A ADOPTE
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE PROMULGUE
LA LOI DONT LA TENEUR SUIT
------------ 
 
VU      La Constitution du 15 Septembre 1992, notamment en son article 87 ;
VU      Le Règlement intérieur de l’Assemblée Nationale notamment en ses articles 33  et 61;
VU     La Circulaire n°49/PAN/FO convoquant les membres de l’Assemblée nationale à la séance solennelle d’ouverture de la 1ère Session Ordinaire du Parlement du mercredi 10 mars 2010 ;
VU     Le Rapport de la Commission nationale Ad hoc chargée de la révision de la Constitution du mardi 23 mars 2010 ;
VU      La Signature de la proposition de loi par le groupe de 27 parlementaires ;
VU      Le Rapport de la Commission et de l’Administration générale ;
VU      L’Adoption en première lecture de la Loi Constitutionnelle n°92/AN/10/6ème L portant révision de la Constitution lors de la 2ème séance publique du mercredi 7 avril 2010 ;
VU      La Ratification en seconde lecture de la Loi Constitutionnelle n°92/AN/10/6ème L portant révision de la Constitution lors de la 3ème séance publique du lundi 19 avril 2010 ;
 
Article 1er

Le premier alinéa du Préambule est déplacé vers l’article premier de la Constitution dont la nouvelle rédaction se présente ainsi :

Article 1er

«  L’islam est la Religion de l’État.
L’État de Djibouti est une République démocratique, souveraine, Une et indivisible.
Il assure à tous l’égalité devant la loi sans distinction de langue, d’origine, de race, de sexe ou de religion. Il respecte toutes les croyances.
Sa devise est "Unité – Egalité – Paix".
Son principe est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.
Ses langues officielles sont l’arabe et le français ».

Article 2

L’article 6 de la Constitution ainsi rédigé :
« Les partis politiques concourent à l'expression du suffrage.
Ils se forment et exercent leur activité librement dans le respect de la Constitution, des principes de la souveraineté nationale et de la démocratie.
Il leur est interdit de s'identifier à une race, à une ethnie, à un sexe, à une religion, à une secte, à une langue ou à une région.
Les formalités relatives à la déclaration administrative des partis politiques, à l'exercice et à la cessation de leur activité sont déterminées par la loi ».
Est modifié comme suit :
 « Les partis politiques et/ou groupements de partis politiques concourent à l'expression du suffrage.
Ils se forment et exercent leur activité librement dans le respect de la Constitution, des principes de la souveraineté nationale et de la démocratie.
Il leur est interdit de s'identifier à une race, à une ethnie, à un sexe, à une religion, à une secte, à une langue ou à une région.
Les formalités relatives à la déclaration administrative des partis politiques et/ou groupements de partis politiques, à l'exercice et à la cessation de leur activité sont déterminées par la loi ».

Article 3

L’article 10 de la Constitution actuellement libellé :
« La personne humaine est sacrée. L'Etat a l'obligation de la respecter et de la protéger. Tous les êtres humains sont égaux devant la loi.
Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l'intégrité de sa personne.
Nul ne peut être poursuivi, arrêté, inculpé ou condamné qu'en vertu d'une loi promulguée antérieurement aux faits qui lui sont reprochés.
Tout prévenu est présumé innocent jusqu'à ce que sa culpabilité soit établie par la juridiction compétente.
Le  droit à la défense, y compris celui de se faire assister par l'avocat de son choix, est garanti à tous les stades de la procédure.
Toute personne faisant l'objet d'une mesure privative de liberté a le droit de se faire examiner par un médecin de son choix.
Nul ne peut être détenu dans un établissement pénitentiaire que sur mandat délivré par un magistrat de l'ordre judiciaire ».
Est modifié comme suit :
« La personne humaine est sacrée. L'Etat a l'obligation de la respecter et de la protéger. Tous les êtres humains sont égaux devant la loi.
Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l'intégrité de sa personne.
Nul ne peut être condamné à la peine de mort.
Nul ne peut être poursuivi, arrêté, inculpé ou condamné qu'en vertu d'une loi promulguée antérieurement aux faits qui lui sont reprochés.
Tout prévenu est présumé innocent jusqu'à ce que sa culpabilité soit établie par la juridiction compétente.
Le  droit à la défense, y compris celui de se faire assister par l'avocat de son choix, est garanti à tous les stades de la procédure.
Toute personne faisant l'objet d'une mesure privative de liberté a le droit de se faire examiner par un médecin de son choix.
Nul ne peut être détenu dans un établissement pénitentiaire que sur mandat délivré par un magistrat de l'ordre judiciaire ».

Article 4

Le titre III de la Constitution présentement rédigé comme suit :

TITRE III : DU PRESIDENT

Article 23

« Le président de la République est élu pour six ans au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux tours. Il n'est rééligible qu'une seule fois ».

Article 24

« Tout candidat aux fonctions de président de la République doit être de nationalité djiboutienne, à l'exclusion de toute autre, jouir de ses droits civiques et politiques et être âgé de quarante ans au moins ».
Est modifié comme suit :

TITRE III : DU POUVOIR EXÉCUTIF

Article 23

« Tout candidat aux fonctions de Président de la République doit être de nationalité djiboutienne, à l’exclusion de toute autre, jouir de ses droits civiques et politiques et être âgé de quarante ans au moins et de soixante quinze ans au plus à la date de dépôt de sa candidature ».

Article 24

« Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux tours. Il est rééligible dans les conditions fixées à l’article 23 ».
Le reste sans changement.

Article 5

L’article 37 du Titre III de la Constitution rédigé comme suit :
« Le Président de la République négocie et approuve les traités et les conventions internationales qui sont soumis à la ratification de l'Assemblée nationale.
Les traités ou accords régulièrement ratifiés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l'autre partie et de sa conformité avec les dispositions pertinentes du droit des traités.
Sans préjudice du paragraphe précédent, la ratification ou l'approbation d'un engagement international comportant une clause contraire aux dispositions pertinentes de la Constitution ne peut intervenir que postérieurement à la révision de celle-ci ».
Est devenu l’article 70 du Titre VI de la Constitution révisée :

TITRE VI : TRAITES, CONVENTIONS ET ACCORDS INTERNATIONAUX

Article 70

« Le Président de la République négocie et approuve les traités et les conventions internationaux qui sont soumis à la ratification de l’Assemblée nationale.
Les traités ou accords régulièrement ratifiés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l’autre partie et de sa conformité avec les dispositions pertinentes du droit des traités.
Sans préjudice du paragraphe précédent, la ratification ou l’approbation d’un engagement international comportant une clause contraire aux dispositions pertinentes de la Constitution ne peut intervenir que postérieurement à la révision de celle-ci ».
 
Article 6

L’article 41 de la Constitution rédigé comme suit :

TITRE IV : DU GOUVERNEMENT

Article 41

« Le président de la République est assisté, dans l'exercice de ses fonctions, par un gouvernement dont sont membres de plein droit le premier ministre et les ministres.
Le gouvernement est chargé d'assister et de conseiller le président de la République dans l'exercice de ses fonctions.
Le président de la République désigne le premier ministre, et sur la proposition de celui-ci, nomme les autres membres du gouvernement.
Il fixe leurs attributions et met fin à leurs fonctions.
Les membres du gouvernement sont responsables devant le président de la République ».
Est ainsi  modifié avec une suppression du TITRE IV intitulé "du Gouvernement" ainsi qu’une nouvelle numérotation et devient comme suit :

TITRE III : DU POUVOIR EXÉCUTIF

Article 40

« Le Président de la République est assisté, dans l’exercice de ses fonctions, par un gouvernement dont sont membres de plein droit le Premier Ministre et les Ministres.
Le Gouvernement est chargé d’assister et de conseiller le Président de la République dans l’exercice de ses fonctions.
Le Président de la République désigne le Premier Ministre, et sur la proposition de celui-ci, nomme les autres membres du Gouvernement.
Il fixe leurs attributions et met fin à leurs fonctions.
Le Premier Ministre met en œuvre la politique du Président de la République, coordonne et anime l’action du Gouvernement.
Les membres du gouvernement sont responsables devant le Président de la République ».

Article 7

L’article 44 de la Constitution rédigé comme suit :
« Les fonctions de Président de la République sont incompatibles avec l'exercice de tout mandat parlementaire, de tout emploi public et de toute activité professionnelle.
La qualité de premier ministre ou de ministre est incompatible avec toute activité professionnelle publique ou privée ».
A fait l’objet de l’amendement suivant et se formule ainsi :

Article 43

« Les fonctions de Président de la République et de membre du gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire, de tout emploi public et de toute activité professionnelle ».

Article 8

Le Titre V de la Constitution intitulé comme suit :
« TITRE V : DE L’ASSEMBLEE NATIONALE »

Est modifié comme suit :
« TITRE IV : DU POUVOIR LEGISLATIF »

Article 9

L’article 47 de la Constitution rédigé comme suit :
« Ne peuvent être élus membres de l'Assemblée nationale pendant l'exercice de leurs fonctions:
- le Président de la République,
- les commissaires de la République, chefs de district et leurs adjoints, les chefs d'arrondissement du district de Djibouti,
- les secrétaires généraux du gouvernement et des ministères,
- les magistrats,
- les contrôleurs d'État, les inspecteurs du travail et de l'enseignement,
- les membres des Forces armées et de la Force nationale de Sécurité,
- les commissaires et inspecteurs de la Police nationale ».
Est modifié comme suit :

Article 46

« Ne peuvent être élus membres de l’Assemblée nationale pendant l’exercice de leurs fonctions :
- le Président de la République ;
 - les Préfets et sous-Préfets;
 - les Secrétaires généraux du Gouvernement et des Ministères ;
 - les magistrats ;
 - les contrôleurs d’Etat, les inspecteurs du travail et de l’enseignement ;
 - Les membres des corps des forces armées et de la Police nationale »

Article 10

L’article 52 de la Constitution rédigé comme suit :
« L'Assemblée nationale se réunit de plein droit en deux séances ordinaires par an. La Première séance ordinaire commence le 1er mars et la seconde débute le 1er octobre. La durée de chaque session ordinaire est de quatre mois. Le Bureau de l’Assemblée nationale peut toutefois décider de la prolonger d’une durée qui ne saurait excéder quinze jours pour permettre l’examen des propositions de lois d’origine parlementaire qui n’auraient pu être abordées au cours de la Session ordinaire.
La loi de Finances de l’année est examinée est examinée au cours de la deuxième Session ordinaire, dite Session budgétaire ».
A fait l’objet de l’amendement suivant :

Article 51

« L'Assemblée nationale se réunit de plein droit en deux séances ordinaires par an. La Première séance ordinaire commence le 1er mars et la seconde débute le 1er octobre. La durée de chaque session ordinaire est de quatre mois. Le Bureau de l’Assemblée nationale peut toutefois décider de la prolonger d’une durée qui ne saurait excéder quinze jours pour permettre l’examen des propositions de lois d’origine parlementaire qui n’auraient pu être abordées au cours de la Session ordinaire.
Les séances de l’Assemblée Nationale sont publiques.
Le compte rendu intégral des débats en séances publiques est publié au Journal Officiel.
Toutefois, l’Assemblée nationale peut siéger à huis clos selon les modalités prévues par le Règlement intérieur.
La loi de Finances de l’année est examinée est examinée au cours de la deuxième Session ordinaire, dite Session budgétaire ».

Article 11

L’intitulé du titre VI de la Constitution libellé comme suit :

TITRE VI : DES RAPPORTS ENTRE LE POUVOIR LÉGISLATIF ET LE POUVOIR EXÉCUTIF.

Est modifié comme suit :
« TITRE V : DES RAPPORTS ENTRE LE POUVOIR LÉGISLATIF ET LE POUVOIR EXÉCUTIF ».

Article 12

Le titre X de la Constitution antérieurement rédigé comme suit :

TITRE X DES COLLECTIVITES TERRITORIALES

Article 85

Les collectivités territoriales sont créées et administrées dans les conditions définies par la loi.
Ces collectivités s'administrent librement par des conseils élus et dans les conditions prévues par la loi.

Article 86

Dans les collectivités territoriales, le délégué du gouvernement a la charge des intérêts nationaux, du contrôle administratif et du respect des lois.
Est devenu le Titre X dans la nouvelle rédaction ainsi amendée :

TITRE X
DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES

Article 85

Les collectivités territoriales sont des personnes morales de droit public qui jouissent de l’autonomie administrative et financière.
Les collectivités territoriales sont les régions, les communes et toute autre collectivité territoriale à statut particulier. »

Article 86

Les collectivités territoriales sont administrées librement par des conseils élus en vue du développement et de la promotion des intérêts locaux et régionaux.

Article 87

Les missions, l’organisation, le fonctionnement et le régime financier des collectivités territoriales sont déterminés par une loi organique.

Article 88

Dans les collectivités territoriales, le représentant de l’Etat a la charge des intérêts nationaux, du contrôle administratif à posteriori et du respect des lois.
 
Article 13

Un nouveau titre a été ajouté dans le texte constitutionnel. Cette nouvelle disposition est ainsi formulée :

TITRE XI DU MÉDIATEUR DE LA RÉPUBLIQUE

Article 89 

Il est constitué un organe dénommé le Médiateur de la République.
Il est nommé par le Président de la République pour une durée de cinq (5)  ans non renouvelable.
Il est inamovible. Il jouit de l’immunité dans l’exercice de ses fonctions.

Article 90

Le statut, les attributions, l’organisation et le fonctionnement du Médiateur de la République sont fixés par une loi organique. 

Article 14

Les dispositions relatives à la révision de la Constitution ont été regroupées dans le nouveau Titre XII.

Article 87

L'initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au président de la République et aux députés.
Pour être discutée, toute proposition parlementaire de révision doit être signée par un tiers au moins des membres de l'Assemblée nationale.
Le projet ou la proposition de révision doivent être votés à la majorité des membres composant l'Assemblée nationale et ne deviennent définitifs qu'après avoir été approuvés par référendum à la majorité simple des suffrages exprimés.
Toutefois, la procédure référendaire peut être évitée sur décision du président de la République ; dans ce cas, le projet ou la proposition de révision ne sont approuvés que s'ils réunissent la majorité des deux tiers des membres composant l'Assemblée nationale.

Article 88

Aucune procédure de révision ne peut être engagée si elle met en cause l'existence de l'État ou porte atteinte à l'intégrité du territoire, à la forme républicaine du gouvernement ou au caractère pluraliste de la démocratie djiboutienne. Par conséquent, la numérotation des articles a été modifiée comme suit :
 
TITRE XII : DE LA RÉVISION
 
Article 91

L'initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au président de la République et aux députés.
Pour être discutée, toute proposition parlementaire de révision doit être signée par un tiers au moins des membres de l'Assemblée nationale.
Le projet ou la proposition de révision doivent être votés à la majorité des membres composant l'Assemblée nationale et ne deviennent définitifs qu'après avoir été approuvés par référendum à la majorité simple des suffrages exprimés.
Toutefois, la procédure référendaire peut être évitée sur décision du président de la République ; dans ce cas, le projet ou la proposition de révision ne sont approuvés que s'ils réunissent la majorité des deux tiers des membres composant l'Assemblée nationale.

Article 92

Aucune procédure de révision ne peut être engagée si elle met en cause l'existence de l'État ou porte atteinte à l'intégrité du territoire, à la forme républicaine du gouvernement ou au caractère pluraliste de la démocratie djiboutienne.
 
Article 15

L’article 93 de la Constitution, rédigé ainsi :
« Les autorités établies dans la République de Djibouti continueront d'exercer leurs fonctions et les institutions actuelles seront maintenues jusqu'à la mise en place des autorités et des institutions nouvelles. »
Est devenu l’article 97 du nouveau Titre XIII de la Constitution révisée :

Article 97
 
« Les autorités établies dans la République de Djibouti continueront d'exercer leurs fonctions et les institutions actuelles seront maintenues jusqu'à la mise en place des autorités et des institutions nouvelles. Le Sénat sera institué lorsque toutes les conditions nécessaires à sa création seront réunies. Les dispositions, l’organisation et le fonctionnement du Sénat seront fixés par une loi organique».
 
Article 16
 
La présente loi constitutionnelle sera publiée au Journal Officiel de la République de Djibouti dès sa promulgation.
 
Fait à Djibouti, le 21 avril 2010.
Le Président de la République,
Chef du Gouvernement
ISMAÏL OMAR GUELLEH
 
SOURCE :
http://www.presidence.dj/index.php?option=com_content&view=article&id=34&Itemid=99 
 
Pour une simple information : article paru  dans Alternatives-internationales
Toutefois, la  Radio et Télévision de Djibouti en langue Somalie a affirmé qu’Ismaël Omar Guelleh avait reçu le Ministre de la Défense de France à son domicile privé à Paris. Faut-il aussi rappeler lors du passage du Président Iranien à Djibouti, l’actuel candidat Ismaël Omar avait, avec fermenté  et sans ambiguë, soutenu le programme nucléaire Iranien bombe atomique compris.
 
Le Président Djiboutien Ismail Omar Guelleh était de passage au Ministère de la défense française le 25 mai. Une visite toujours discrète, tant les errements de la franc-Afriquerègnent encore sur ce territoire de la corne africaine.

Accord de défense : Les accords de défense conclus le 27 juin 1977 sont en pleine révision, d'où la visite du Président Guelleh. Mais, nul doute que la France continuera d'assurer la sécurité de ce pays en échange d'utiliser son territoire comme une base militaire permanente. Les premières indications font apparaître que le coût du loyer ne devrait pas augmenter. Il faut noter cependant que celui-ci avait déjà été augmenté en 2003 (et le bail prendra fin en 2012), passant de 18 à 30 millions d'euros par an pour la défense française (ceci sans compter une aide annuelle évaluée à +/- 30 millions d'euros). Il existe un second accord (11 février 1991) régissant la surveillance de l'espace aérien.


Les FFDJ: Les Forces françaises à Djibouti sont fortes de 2 900 militaires (terre, air, mer) et comptent différents appareils de l'armée de l'air (Mirages 2000, 1 C160, des hélicoptères Fennec, Puma, Gazelle) et de la marine nationale (bâtiment de débarquement d'infanterie et de char, chalands de transport de matériel). Cette base reste essentielle dans le dispositif militaire français (routes maritimes, opérations de lutte contre la piraterie), même si quelques bruits laissent penser une possible baisse du contingent français au profit de la nouvelle base d'Abu Dhabi, inaugurée le 25 mai 2009 par Nicolas Sarkozy. Par ailleurs, les FFDJ ont la responsabilité d'un centre d'aguerrissement outre-mer et étranger.


Ismail Omar Guelleh : Les relations entres la France et la République de Djibouti ont tendance à souffler le chaud et le froid. Il faut dire que cette terre est loin d'être un modèle de démocratie malgré les dires de son Président actuel. D'ailleurs, celui-ci souhaite briguer un troisième mandat, seul problème la Constitution lui en interdit la possibilité. Peu importe, celle-ci a été modifiée par le Parlement djiboutien le 19 avril dernier, ce qui lui permettra de se représenter en 2011. Un changement constitutionnel qui est loin de ravir les opposants à ce régime comme le souligne Suleyman Farah Lodon, vice-président du Mouvement pour le renouveau démocratique (MRD) : « La limitation à deux mandats était un garde-fou qu'on a fait sauter et ceci ne présage rien de bon. C'est la porte ouverte à une présidence à vie ».


L' affaire Bernard Borrel: Coopérant français et conseiller technique auprès du ministère djiboutien de la Justice, son corps fut retrouvé carbonisé dans un ravin le 19 octobre 1995. Depuis, son épouse Elisabeth, se bat pour obtenir la vérité sur les commanditaires de l'assassinat de son mari, car, il s'agit bien d'un crime et non d'un suicide comme un temps la justice française a souhaité le faire croire. Heureusement, la ténacité de certains magistrats français permet de faire « vivre cette affaire ». Ainsi, les juges Fabienne Pous et Michèle Ganascia vont-elles pouvoir auditionner dans les prochains jours Laurent Le Mesle, ancien procureur général de la cour d'appel de Paris, sur d'éventuelles pressions qu'il aurait réalisées (avec la complicité de Michel de Bonnecorse, responsable de la cellule Afrique de l'Elysée), sur la justice française en 2005 en transmettant des documents à la justice djiboutienne.
 
Jean-Marie Collin

Jean-Marie Collin est consultant sur les problématiques de défense. Son expertise couvre la prolifération et la dissuasion nucléaire, les technologies militaires, les transferts d'armements, les enjeux environnementaux. Il a publié de nombreux articles pour des think-tank européens et américains et il est l'auteur, de La Bombe, l'Univers opaque du nucléaire(Autrement, 2009). Il est également le directeur France de l'organisation Parlementaires pour la non-prolifération nucléaire et le désarmement (PNND).

Evaluation du bilan de la Cour pénale Internationale
 
RAPPORT SUCCINT DU 27 MAI 2010
DES DEFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME
AU SOMMET FRANCE-AFRIQUE DE NICE
 
Burundi. Il faut protéger le suivi indépendant de la situation des droits humains
 
Les autorités doivent revenir sur leur décision d’expulser une employée d’une organisation internationale de défense des droits humains
 
(28 mai 2010) Un groupe de 18 organisations nationales, régionales et internationales travaillant sur le Burundi a déclaré craindre une limitation de l’espace dédié au suivi indépendant de la situation des droits humains, le gouvernement ayant décidé d’expulser la chercheuse de Human Rights Watch au Burundi.  Ces organisations appellent les autorités burundaises à revenir sur leur décision et à garantir le respect du droit à la liberté d’expression.
Cette attaque contre les activités indépendantes de suivi des droits humains intervient quelques jours seulement avant les élections municipales au Burundi, le 24 mai – les premières d’une série de cinq scrutins prévus en 2010. Ces élections sont un tournant dans l’histoire du Burundi, qui sort de plus de 10 années de guerre civile.
Dans une lettre adressée  le 18 mai 2010 à la chercheuse de Human Rights Watch Neela Ghoshal, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale l’a informée du retrait de son agrément en tant que représentante de Human Rights Watch au Burundi. Il lui demandait de cesser immédiatement ses activités et de quitter le pays d'ici le 5 juin 2010.
Dans cette lettre, les autorités ont expliqué que leur décision était motivée par la publication récente d’un rapport de Human Rights Watch sur la violence dans la période préélectorale. Selon la lettre, ce rapport fait preuve d’un parti pris contre le gouvernement et le parti au pouvoir, le Conseil national pour la défense de la démocratie au Burundi–Forces pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD).  La lettre continue que ce rapport ne prête pas suffisamment attention aux mesures prises par le gouvernement en vue de remédier aux atteintes aux droits humains émaillant la période préélectorale. 
Dans un communiqué du 19 mai, Human Rights Watch  a défendu son rapport, faisant valoir qu’il met en évidence des atteintes aux droits humains commises par divers groupes, et pas seulement par le parti au pouvoir, et que les recherches répondent aux normes professionnelles d’objectivité.
« La décision des autorités constitue non seulement une attaque contre une défenseure des droits humains très respectée, mais aussi contre le travail indépendant en faveur des droits humains au Burundi »  a déclaré Mr Hassan Shire Sheikh, Directeur Exécutif du East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project (EHAHRDP).  « Il est primordial d’assurer un suivi crédible et impartial de ces droits. De plus cette décision inquiétante délivre-t-elle un message néfaste au moment même où le Burundi se trouve à un tournant de son histoire ».
Neela Ghoshal travaille au Burundi depuis près de trois ans et a recueilli des informations sur tout un éventail de violations des droits humains – des enjeux liés à la justice collective aux exactions policières.   Elle s’enorgueillit d’un excellent bilan en termes d’engagement et de collaboration avec d’autres organisations de défense des droits humains présentes au Burundi, collaboration qui s’est avérée à maintes reprises efficace pour faire progresser des droits essentiels dans le pays.  
 
« Quelques semaines seulement après l’expulsion de facto de la chercheuse de Human Rights Watch au Rwanda, cette nouvelle mesure semble refléter une tendance préoccupante quant au suivi indépendant et international de la situation des droits humains dans la région » a indiqué Véronique Aubert, directrice adjointe du programme Afrique d'Amnesty International. « La communauté internationale doit réagir sans tarder en condamnant les expulsions d’employés d’organisations internationales de défense des droits humains et en demandant aux autorités du Burundi de rétablir l’autorisation de travail de Human Rights Watch».
 
Recommandations
Aux autorités burundaises
    * Assurer le respect de la liberté d’expression.
    * Rétablir le permis de travail de la chercheuse de Human Rights Watch au Burundi, Neela Ghoshal.
A la communauté internationale
    * Condamner l’expulsion d’une activiste des droits humains du Burundi.
    * Faire appel aux autorités burundaises afin qu’elles rétablissent le permis de travail de la chercheuse de Human Rights Watch.
Contexte
La décision prise cette semaine par les autorités burundaises fait suite à des mesures mises en place au cours de la période préélectorale pour restreindre la liberté d’expression et les activités de la société civile.
Le 23 novembre 2009, le Ministre de l’Intérieur a retiré son agrément au Forum pour le Renforcement de la Société Civile (FORSC), organisme respecté qui chapeaute plusieurs organisations burundaises représentant la société civile, invoquant des irrégularités dans sa demande d’enregistrement, lors même qu’elle avait été approuvée par le même ministère en 2006.   La décision annulant l’agrément a par la suite été suspendue, mais le statut juridique du FORSC n’a pas été rectifié au niveau légal.
Par ailleurs, d’éminents défenseurs burundais des droits humains sont en butte à des actes de harcèlement et d’intimidation. Ils ont notamment été menacés de mort durant la campagne préélectorale, en raison de leur participation à une campagne visant à obtenir justice pour le meurtre en avril 2009 du militant anticorruption Ernest Manirumva,  vice-président de l’Observatoire de Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques (OLUCOME).
Quelques jours avant que le FORSC ne soit interdit en novembre 2009, son président, Pacifique Nininahazwe, a eu vent d’un possible complot visant à l’assassiner. En mars 2010, Pierre Claver Mbonimpa, président de l'Association burundaise pour la protection des droits humains et des personnes détenues (APRODH), et Gabriel Rufyiri, président d’OLUCOME, ont affirmé qu’ils faisaient l’objet d’une surveillance renforcée et avaient été avertis que des complots étaient sans doute ourdis contre eux en vue de les éliminer.
Pierre Claver Mbonimpa a été convoqué le 3 mai 2010 par le ministère public pour répondre à des questions sur son travail et sa participation à la campagne sur l’affaire Ernest Manirumva.
Organisations signataires
Action Chrétienne contre le Torture Burundi (ACAT Burundi)
Action Chrétienne contre le Torture France (ACAT France)
CIVICUS: Alliance Mondiale pour la Participation Citoyenne
Amnesty International (AI)
Développement et Paix
East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project (EHAHRDP)
EurAc (Réseau Européen pour l'Afrique centrale)
Fédération internationale de l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (FIACAT)
Le Forum pour le Renforcement de la Société Civile (FORSC)
Ligue Iteka
Front Line
International Refugee Rights Initiative
Observatoire de l'Action Gouvernementale (OAG)
Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) et de l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT)
Organisation inter-églises de coopération au développement (ICCO)
Oxfam International
Programme Service Civile pour la Paix Région des Grands Lacs (AGEH)
Refugees International
 
Laetitia Bader
Human Rights Officer
East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project
Human Rights House, Plot 1853 Lulume Rd., Nsambya
P.O. Box 70356 Kampala, Uganda
Tel: +256-312-265823
       +256 - 414 510263
Fax: +256-312-265825
 
Website: http://www.defenddefenders.org
 
Annexe I
 
DIFFUSION D’INFORMATION DU 27 MAI 2010
Evaluation du bilan de la Cour pénale Internationale
 « l'ère de l'impunité doit se terminer » a affirmé M. Ban a
Cultures, justice internationale thèmes d'un prochain voyage de Ban Ki-moon
 
NEW YORK (Nations unies) - Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a annoncé lundi qu'il participerait vendredi et samedi au forum de l'Alliance des civilisations de l'ONU à Rio de Janeiro, avant de se rendre en Ouganda pour évaluer le bilan de la Cour pénale internationale (CPI).
Lors du même voyage, il ira également au Malawi, puis à Nice (France) pour le sommet franco-africain.

"Le soutien à l'Alliance des civilisations ne cesse de grandir, le nombre de pays qui en font partie dépasse désormais 100 avec le ralliement des Etats-Unis", s'est-il félicité lors d'une conférence de presse à New York.
L'administration Obama a annoncé le 13 mai sa décision de rejoindre l'Alliance, qui avait été boudée par l'ancien président américain George W. Bush.
L'Alliance, lancée en 2005 par l'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, ainsi que par l'Espagne et la Turquie, vise à rapprocher les institutions et les sociétés civiles pour vaincre les préjugés et les malentendus entre peuples de différentes cultures et religions.
M. Ban a indiqué qu'après le forum de Rio, il se rendrait au Malawi, où il prononcera un discours devant le parlement et rencontrera le président Bingu wa Mutharika, qui préside actuellement l'Union africaine (UA).
Le chef de l'ONU visitera au Malawi un "village du millénaire", sorte de village modèle illustrant les possibilités d'atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), qui visent à éradiquer la grande pauvreté d'ici à 2015.
Le 31 mai, M. Ban ouvrira à Kampala, capitale de l'Ouganda, la première conférence d'examen de la Cour pénale internationale (CPI).
"Nous avons fait un long chemin. Il y a 10 ans, peu de gens auraient cru que la Cour serait aujourd'hui pleinement opérationnelle, enquêtant sur et jugeant des auteurs de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité dans un nombre croissant de pays", a-t-il dit.
Affirmant que "l'ère de l'impunité doit se terminer", M. Ban a estimé que la conférence de Kampala était "une grande occasion, non seulement d'évaluer nos progrès mais aussi de renforcer notre volonté collective de ne pas laisser impunis les crimes internationaux".
Le secrétaire général terminera son voyage à Nice, dans le sud-est de la France, où il assistera au sommet franco-africain, à l'invitation du président français Nicolas Sarkozy.
M. Ban a indiqué qu'il effectuerait en juin deux autres voyages en Afrique.
Avant la mi-juin, il se rendra en Afrique du Sud pour discuter des OMD et assister au coup d'envoi de la Coupe du monde de football qui sera, a-t-il dit, "un hommage fabuleux au talent et au potentiel de  l'Afrique".
Il ira ensuite au Burundi, puis dans une série de pays d'Afrique de l'ouest où l'ONU est impliquée à des degrés divers: Cameroun, Nigeria, Bénin et Sierra Leone.
Enfin fin juin, le chef de l'ONU effectuera des visites au Gabon et en République démocratique du Congo (RDC). Dans ce dernier pays, il a indiqué vouloir s'entretenir personnellement avec les autorités de l'avenir de la Mission de l'ONU (Monuc).
Le président congolais, Joseph Kabila, dont le pays s'apprête à fêter le 50e anniversaire de son indépendance, souhaite une réduction importante des effectifs de la Monuc en 2010 et 2011.
(©AFP / 25 mai 2010 00h18).
 

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Appel de l'ARD à manifester samedi 29 mai à Paris contre la venue d'Ismaël Omar Guelleh au 25e Sommet France-Afrique de Nice

Appel de l’ARD

 à manifester samedi 29 mai à Paris

contre la venue d’Ismaël Omar Guelleh au

25ème Sommet France-Afrique de Nice

Le dictateur Ismaël Omar Guelleh a violé la Constitution pour rester au pouvoir indéfiniment au terme d’élections comme toujours truquées.

Déterminée à le contrer par tous les moyens légaux, L’Opposition Djiboutienne, notamment l’A.R.D avec l’ensemble de l’U.A.D viennent de lancer une vaste campagne de mobilisation populaire à Djibouti.

Nos concitoyens répondent de plus en plus présents  à cette initiative de la dernière chance car ils savent que c’est le seul moyen d’instaurer enfin la Démocratie et d’éviter le chaos.

Le dictateur venant en France à l’occasion du 25ème sommet France Afrique, il est du devoir de notre diaspora de dénoncer toutes les formes de complaisance dont il bénéficie en :

1)      témoignant sa solidarité avec l’élan citoyen en accompagnant la mobilisation sur le terrain et

2)      soutenant pleinement le Forum citoyen de l’Association SURVIE qui se tiendra samedi 29 mai 2010 à partir de 11 heures à Aubervilliers.

Au nom de toute l’Opposition Djiboutienne, l’ARD appelle ses militants, toutes les organisations œuvrant pour le changement démocratique ainsi que les démocrates amis de Djibouti à manifester samedi 29 mai 2010 de 17h à 19h devant l’ambassade de Djibouti à Paris 16ème, 26 rue Emile Menier (métro porte Dauphine).

                                                           Paris, le 26 Mai 2010

                                                         Le Vice-président de l’ARD

                                                            Mahdi IBRAHIM GOD 

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La contestation populaire s’amplifie à Djibouti !

Initiée la semaine dernière par l’A.R.D., la contestation populaire contre le troisième mandat et pour l’avènement  d’une transition démocratique, continue et s’amplifie !

En effet plusieurs milliers de partisans de l’U.A.D. ont assisté le vendredi 21 mai au meeting d’explication de l’U.A.D., convoqué cette fois-ci par l’U.D.J.

A la différence du meeting de la semaine précédente, un communiqué du président de l’U.D.J. avait averti les partisans de l’U.A.D. et le ministère de l’intérieur de la tenue d’un meeting d’explication à Balbala. Si bien que cinq camions des forces de l’ordre avaient quadrillé les alentours de l’annexe de l’U.D.J. et des policiers en civils étaient postés dès 15h autour de l’annexe, caméras aux poings dans une vaine tentative d’intimidation.

Et c’est l’effet contraire qui s’est produit puisque dès la sortie de la prière de l’Asr, les partisans de l’U.A.D. ont afflué par centaines de tous les quartiers de la capitale pour écouter les dirigeants de l’U.A.D.

La foule devenant de plus en plus importante, le service d’ordre de l’U.A.D. a poliment mais fermement prié les forces de l’ordre de se tenir éloignés de la place pour ne pas gêner la tenue du meeting … ce qu’ils ont fait de bon cœur…

Ce meeting qui s’est déroulé de 16h à 18h a vu la participation du président de l’U.D.J. Mr Ismaël  Guedi  Hared, du président de l’A.R.D. Mr Ahmed Youssouf Houmed, et du vice-président du M.R.D. Mr Souleiman Farah  Lodon ainsi que de nombreux cadres et dirigeants de l’U.A.D.

S’exprimant tour à tour les présidents des trois partis après un bref exposé de la situation politique, économique et sociale désastreuse que traverse le pays ont fait savoir à l’assistance que la tournée diplomatique commune était à présent terminée et a été fructueuse, la communauté internationale s’étant montrée sensible et réceptive à l’argumentation de l’U.A.D. et qu’il n’appartenait plus qu’au peuple à faire preuve de détermination et persévérance pour faire aboutir ses droits et forcer son destin !

A quoi l’impressionnante foule à répondu en chœur « Le peuple Vaincra !  Nous répondrons présents !!!».

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Mémorandum de l'UAD remis le 8 mai 2010 aux chancelleries étrangères à Djibouti

UNION POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE (U.A.D)
(ARD, UDJ, MRD)

Adresse : Avenue Nasser – Djibouti

 

Mémorandum de l’U.A.D.

aux Nations-Unies, Union Africaine, Ligue Arabe,

Etats-Unis d’Amérique et Union Européenne

                                                                                        Djibouti, le 8 mai  2010

 L'U.A.D. est née au lendemain de la violation par le gouvernement d'un Accord de Paix Définitive salué par tous les partis politiques et la communauté internationale et à la veille des élections Législatives de 2003 pour appliquer dans les détails et de concert cet Accord et reconstruire un pays ravagé par dix années de guerre civile et bâtir une démocratie digne de ce nom.

Toutes les propositions de l'U.A.D. pour un déroulement transparent du scrutin qui figuraient pourtant dans l'Accord de Paix cosigné par le gouvernement ont été rejetées par le ministère de l'Intérieur, mais l'U.A.D. forte du soutien populaire et afin de donner une chance à un multipartisme naissant et au premier scrutin pluraliste de l'Histoire a accepté d'aller aux élections...Malgré l'adhésion du peuple à son programme politique sanctionné par une écrasante victoire de l'U.A.D., le gouvernement a recouru à de grossières et massives fraudes électorales prouvées dans l'épais dossier de recours en annulation déposé au conseil constitutionnel dont les membres sont désignés par le Président de la République et du parti au pouvoir .

Echaudée par cette mascarade, l'U.A.D. a, à la veille de chaque parodie d'élections saisit par courrier officiel la Présidence et le ministère de l'Intérieur en proposant la participation de l'opposition au processus électoral et en posant neuf conditions garantissant la transparence du scrutin. A chaque fois un silence méprisant lui a été opposé!

Contrainte de boycotter les échéances électorales suivantes, l'U.A.D. a cependant pesé de tout son poids électoral en prônant une abstention largement suivie aux Présidentielles 2005 obligeant le candidat sortant à se présenter seul contre lui-même, aux Régionales 2006 qui ont vu un taux officiel d'abstention de 70% ainsi qu'aux Législatives 2008 qui se sont déroulées dans un contexte de répression politique inouïe et sans précédent dans l'Histoire électorale Djiboutienne (interdiction à l'opposition de mener campagne, occupation policière du siège d'un parti légal (U.D.J.), arrestation et emprisonnement de centaines de militants de l'opposition légale...

De sorte que Djibouti vit aujourd'hui  une impossibilité d’alternance démocratique aggravée par :

-  la dénonciation par l'A.R.D. (partie signataire) en septembre 2005 de l'Accord de Paix  Définitive du 12 mai 2001,

-  l'absence totale de presse libre et indépendante depuis la saisie et confiscation du matériel d'impression de l'organe de presse du M.R.D.,le "Renouveau" et médias publics monopolisés par le parti au pouvoir,

-  la dissolution par décret présidentiel du M.R.D. sous un prétexte fallacieux, et

-  les bruits de bottes persistants dans le nord et le sud-ouest du pays dus à la reconduction et aggravation des causes qui ont déclenchées la guerre civile de 1991!

Cette impasse politique conjuguée aux effets de la situation économique et sociale explosive :

- Indicateurs du développement humain au rouge et augmentation de la pauvreté extrême tandis que le budget de l’Etat et l’aide publique au développement connaissent une fulgurante progression…

- marginalisation de la politique publique de développement national de 70% du territoire,

- hausse croissante du chômage des jeunes notamment,

- cherté des prix des denrées alimentaires dans la capitale

- famine organisée dans les régions de l’intérieur

- absence pour cause de répression de syndicats libres et légaux,

- dénis de justice faute d'indépendance de l'appareil judiciaire...

- expulsions forcées des populations de l’ouest du pays vers l’Ethiopie voisine

- bradage de lotissements publics à des étrangers en expulsant les nationaux (familles de militaires) et situation explosive avec les expropriations et décasements programmés  d’Arhiba et du P.K.12 …

Font que la situation est aujourd'hui explosive !

A cette absence d'alternance politique démocratique et risque d’explosion sociale vient s'ajouter cette année la modification de la constitution adoptée le 19/O4/10 et promulguée le 21/04/10 enterrant un espoir de changement en 2011 par l'amendement de l'article limitant à deux le nombre de mandats présidentiels.

Ce projet d'amendement contrevient aux dispositions des Accords de Cotonou signés par la République de Djibouti!

Malgré les appels à un dialogue national serein et salvateur de la part de l’U.A.D., les incessantes sonnettes d'alarme lancées par l'unique ligue Djiboutienne des Droits de l'Homme (L.D.D.H.) et les multiples condamnations de la République de Djibouti par le B.I.T., la F.I .D.H. le C.I.S.L... Le gouvernement reste désespérément prisonnier d'une logique de parti unique et reste sourd conforté en cela par le silence de la communauté internationale pourtant sensibilisée en permanence par l’U.A.D. de  la situation par courriers et démarches auprès des représentations diplomatiques...

Comme l’a dit samedi 11 juillet 2009, le président des Etats-Unis d’Amérique Barack Obama à l’occasion de sa première visite sur le continent à Accra, au Ghana, pays où s’enracinent la démocratie et la bonne gouvernance, nous pensons que « l’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts mais d’institutions fortes ». Or, Djibouti n’a point d’institutions fortes mais croupit sous un homme fort qui l’opprime. L’heure est plus que jamais grave sous nos cieux et commande que l’on agisse en conséquence car c'est aujourd'hui l'existence même de l'Etat Djiboutien qui est menacée par cette situation et partant la Paix et la stabilité régionales !

L’U.A.D. reste convaincue que seule une transition démocratique chargée de réformer les institutions politiques et refaire de ce pays ce qu’il a cessé d’être depuis une décennie :une république et un état, constitue la solution politique pacifique de sortie d’impasse ! Les points essentiels à appliquer par cette transition pour restaurer et consolider la démocratie, l’Etat de droit, la bonne gouvernance et la sécurité, promouvoir les droits de l’homme, le développement et l’entente cordiale avec les pays voisins et le reste du monde ont été consignés dans un document daté du 26 septembre 2009.

L'U.A.D.fidèle à sa posture légaliste mais déterminée à sauver la Paix civile à Djibouti, après avoir terminé ses démarches diplomatiques et exposé, au cours d’un meeting d’explication à venir, sa position au peuple djiboutien et ses propositions de sortie de crise:

Lancera une campagne pacifique de Mobilisation Générale (marches pacifiques, meetings d'explication, conférences...) dans la capitale et tout au long de l'année, à une  date qui sera fixée ultérieurement mais sous peu !

Ce mémorandum est donc un appel à témoins et une invitation aux Nations-Unies à mener une mission de bons offices auprès du  gouvernement, seul responsable de cette impasse politique et ce, dans l’unique et noble objectif de préserver la paix et prévenir le conflit de trop !

                                                            Union pour l'Alternance démocratique

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Note d'information de la LDDH sur les infractions d'ingérence en Somalie

Le Président

NOTE D'INFORMATION

DU 23 MAI 2010

Halte aux flagrantes infractions d’ingérence

du Docteur B. KOUCHNER ?

Halte aux flagrantes infractions d’ingérence du Docteur B. KOUCHNER… avec son sac de riz ou plutôt le sac de « chair à canon » afin d’exterminer des populations somalies ?

Après avoir appris que le candidat à un troisième mandat suite à une manipulation de la Constitution djiboutienne a vociféré sa propagande au ban « de concert des nations » en exigeant qu’il faut « ( …) débarrasser la capitale des extrémistes (…) » ;

Faut-il considérer la majorité des populations du Sud de la Somalie, notamment celles de Mogadiscio, comme des extrémistes dont il faut se débarrasser par extermination délibérée et systématique, un génocide par une amplification des bombardements  des  casques bleus de la France comme au Rwanda par exemple ou autres Forces Européennes ?

Considérons que la dernière déclaration du Docteur B. KOUCHNER sur la Somalie diffusée,  aujourd’hui 23 mai 2010, sur les ondes de la BBC en langue somalie est plus qu’inquiétante ;

Dénonçons que tous les bombardements aveugles des forces tueuses de l’Ouganda et du Burundi sont dans l’unique but d’exterminer des centaines et des centaines de civils somalis, plus de quatre-vingt morts rien qu’en l’espace des trois derniers jours ;

Considérons que ces exterminations des populations ciblées de la république de Somalie, qui semblent être encouragées pour ne pas dire commanditées de New-York par le Conseil de sécurité, sont incontestablement des crimes de guerre, crimes de génocide et crimes contre l’Humanité ;  

Lançons un appel pressant à la communauté internationale et à toutes les organisations internationales de défense des droits de l’Homme afin d’exiger le départ immédiat de toutes les forces étrangères et en priorité les forces tueuses du Burundi et de l’Ouganda. Les patriotes somalis ont le droit le plus légitime de libérer leur Patrie. Que Dieu guide leur pas.

NOEL ABDI Jean-Paul

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Djiboutii.net symbole de la presse libre interdite à Djibouti

Djibouti a interdit depuis une semaine l’accès des Internautes au site djiboutii.net. La sanction semble faire suite à la diffusion sur ce site d’informations sur la mobilisation citoyenne à Balbala le 14 mai et à la retransmission du discours d’Ahmed Youssouf.

En mars 2010, Djiboutii.net avait déjà couvert en exclusivité la tournée au Canada et aux Etats Unis des dirigeants de l’ARD Mahdi Ibrahim, Vice-président du parti, et Cassim Ahmed, Délégué plénipotentiaire, sans compter la diffusion régulière par cette plateforme médiatique des communications audio de la radio Voix de Djibouti.

Le système médiatique à Djibouti a toujours été strictement contrôlé par les services de l’Etat et il en résulte des réactions de monopole, de grande médiocrité et une presse révérencieuse. La censure des médias diffusés depuis l’étranger a été fréquente. Les sites de l’ARDHD et de UGUTA sont notamment interdits par intermittence. Même la radio RFI a l’antenne systématiquement brouillée au gré de l’actualité.

L’interdiction de la presse libre est un déni du droit à l’information pour les 800 000 citoyens qui se retrouvent dans une grande soif de liberté. A ce jour, aucun journal d’opinion et encore moins d’opposition n’est édité à Djibouti, sauf celui du PND Adan Robleh, membre critique de la coalition de l’UMP, l’Union de la majorité présidentielle.

Enfin, il n’existe encore aucune radio libre à Djibouti, alors même que l’article 14 de la loi relative aux partis politique de 1992 repris dans l’accord de réforme et de concorde civile du 12 mai 2001 dispose : « Les partis politiques régulièrement constitués ont accès aux antennes de la radiodiffusion télévision de Djibouti pour la diffusion de leurs communiqués de presse et la couverture de leurs manifestations statuaires. En outre, ils peuvent être invités à participer à des émissions à caractère politique, notamment sous la forme de débats ou de tables rondes. » (Loi n°1/AN/92/2e L relative aux partis politiques en République de Djibouti)

Observateur attentif, Reporter Sans Frontières (RSF) n’a pas manqué de classer Djibouti au 110e rang sur 175 pays notés dans le dernier classement mondial 2009.

Soutenez djiboutii.net, qui est une voix pour les sans voix. Envoyez-lui vos commentaires, vos suggestions, vos critiques et vos articles à l’adresse administrateur@djiboutii.net.

La rédaction, 21/05/2010 

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Note d'information du 21 mai 2010 : Démonstration populaire ?

Le Président

NOTE D'INFORMATION

DU 21 MAI 2010

Démonstration populaire ?

En ce mois de mai 2010 : « Oui la révolte Populaire est un devoir … Non à l’anarchie provoquée par le pouvoir » ont été les slogan des jeunes Djiboutiens

Aujourd’hui, vendredi 21 mai 2010 l’opposition djiboutienne continue son légitime combat pour mettre fin à la dictature en république de Djibouti. Tous les dirigeants de l’UAD, avec détermination, continuent ensemble de mobiliser leurs militants et les compatriotes opprimés par la mafia au pouvoir.

Il va s’en dire que leur combat a pris une allure irréversible. D’ailleurs, l’élan populaire est, depuis ce mois de mai 2010, bien présent.

Pour une fois, des « journalistes en tenue » de la Police, de la Gendarmerie et aussi de l’AND sans complexe ont circulé, certes avec tact, sans garde rapprochée, pour (perharps) une prochaine diffusion à l’aimable attention de l’UAD.

Rappelons que la RTD, avec ses quelques milliards budgétisés et annuellement empochés est devenue une propriété privée pour un candidat sur la sellette des Juridictions aux compétences universelles.

NOEL ABDI Jean-Paul

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Note d'information du 21 mai 2010 : propagandes du candidat impopulaire, au banc du concert des Nations

Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION

DU 21 MAI 2010

Au banc « du Concert des Nations » :

NON aux Propagandes non fondées par le candidat impopulaire encore au pouvoir à Djibouti … !

« Nin waalan toolki baa uu miyir qaaba waalalayaal reer Djibouto ninkan  taaliska xoog ku heesta an is kaa qabanno »  Taalo Waalid, version en langue Somalie.

En visite privée pour certains, le Conseil de Sécurité des Nations Unies de New York a écouté « avec attention » le discours d’Ismaël Omar Guelleh. Ce discours en des termes belliqueux par le spécialiste des plagiats, mais cette fois avec les « TONALITES HITLTERIENNES » démontrent sa méconnaissance des profondes réalités des populations somalies.

Délires vociférés sans ambiguïté à l’attention  est en grande partie et en réalité à l’adresse du Peuple de la Somalie du Sud, du Puntland (Zone des Pirates ?) et évidemment de l’Ogaden.

A vous d’apprécier en vous référant à son récent discours de propagande intitulé : « 2000-2010 profonde politique onusienne néfaste et vénale en République de Somalie ».

En tant que Défenseur des Droits de l’Homme, j’ai été plus que choqué de ce genre de comportement propre aux  racistes favorables aux crimes de guerre et crimes de génocide et autres crimes organisés à l’égard des populations ciblées du Peuple somali.

Quant au problème frontalier, entre la république de Djibouti et la république sœur d’Erythrée, il ne peut pas être résolu par la force, les armes, ni les insultes. Ce problème frontalier doit avoir une issue juridique légale au Tribunal International de la Haye comme pour le problème frontalier entre le Yémen et l’Erythrée.

Faut-il rappeler que lors d’un simple litige entre le Chef de l’Etat de Djibouti et la Justice française, la Haye a été saisie même si dans le fond elle n’est pas compétente ?

Quant à  ses propos sur Djibouti, ils sont totalement opaques et incompréhensibles car loin des aspirations légitimes des populations opprimées de la république de Djibouti.

NOEL ABDI Jean-Paul

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Note d'information du 15 mai 2010 : mobilisation contre la modification de la Constitution

Le Président

NOTE D’INFORMATION

DU 15 MAI 2010

Mobilisation contre la modification de la Constitution

Lors du 37ème Congrès de la FIDH à Erevan en Arménie, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) avait dénoncé la manipulation de la constitution. 

Hier après-midi, vendredi 14 mai 2010, l’opposition djiboutienne s’est mobilisée contre la modification de la constitution djiboutienne pour un troisième mandat. Dès 14 heures les militants de l’UAD commençaient à se rassembler  à l’annexe de l’ARD à Balbala. La grande majorité des participants était des jeunes disciplinés et déterminés. A peine les discours ont commencé que ces jeunes ont déployé des affiches avec deux mots d’ordre : « NON AU TROISIEME MANDAT » et « IOG GET OUT ».

Ce premier meeting organisé par l’UAD qui avait duré plus de cinq heures s’est terminé avec le discours du président de l’ARD M. AHMED YOUSSOUF.

Plusieurs responsables de l’UAD ont été très ovationnés et ont réussi à galvaniser la détermination des militants pour libérer notre peuple du joug de l’équipe de mafieux et de criminels au pouvoir depuis plus de trente ans.

Promesses ont été faites par des jeunes Djiboutiens afin de combattre ce régime corrompu, et, pour ce faire, de se réunir régulièrement, de se mobiliser pour soulever le peuple afin de faire barrage au troisième mandat et mettre fin  à l’insécurité fomentée par des milices secrètes aux services du dictateur Ismaël Omar Guelleh.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce avec rigueur l’incapacité et l’irresponsabilité d’une minorité au pouvoir et elle dit NON aux pillages des fonds publics et des biens de l’Etat,  NON à la pauvreté galopante, au nombre de chômeurs qui dépasse le seuil de 87%, NON à une inflation qui tue dans le silence.

NOEL ABDI Jean-Paul

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Rassemblement géant à Balbala vendredi 14 mai 2010 à l’appel de l’opposition djiboutienne

L’opposition djiboutienne a lancé le vendredi 14 mai la contestation citoyenne à Djibouti. Le premier meeting a été celui de l’ARD. Il a été tenu ce vendredi à 16 heures 30 à Balbala, en périphérie de Djibouti-ville et a rassemblé de milliers de personnes arrivées du pays entier.

Les militants d’Arhiba, du PK 12 et des quartiers populaires de la ville sont arrivés en force dès 14 heures et ont été rejoints par la foule des militants du MRD et de l’UDJ ainsi que de nombreux autres citoyens djiboutiens.

La montée en puissance des rassemblements et des manifestations programmés cette année démarre sous un signe d’engagement sans pareil, les citoyens djiboutiens se sachant ne devoir compter que sur leur seule mobilisation pour se défaire de la capture d’Ismaël Omar Guelleh.

La note d’information ci-dessous rend compte de ce premier meeting de l’ARD, accompagné de la vidéo du discours du président Ahmed Youssouf illustrant la charge de la mobilisation.

Vidéo du discours du président Ahmed Youssouf au Meeting de l'ARD


L’A.R.D. ouvre le bal de la contestation !

Note d’information de l’A.R.D

Djibouti, le 14l05l10

A l’appel de l’A.R.D, plusieurs milliers  de personnes se sont réunies à Balbala devant l’annexe de l’A.R.D. pour un mini-meeting d’explication qui a débuté à 16h30 mn pour se terminer peu avant l’appel à la prière du Maghreb. Outre les nationaux sans-papiers venus en masse  et les dockers, fers de lance de la mobilisation, plusieurs centaines de militants du M.R.D. et de l’U.D.J. étaient venus témoigner leur solidarité en attendant le grand meeting commun de l’U.A.D. qui sera précédé d’autres mini-meetings de préparation, d’explication et de mobilisation dans les différentes annexes des partis de l’opposition dans  la capitale !

Parmi une foule compacte on pouvait distinguer des jeunes militants des quartiers avoisinants portant des banderoles où l’on pouvait lire « Non à un troisième mandat !».

L’écrasante majorité des participants sont venus à leurs frais de tous les quartiers de la capitale par conviction contrairement aux milliers de réquisitionnés que le régime a fait défiler à grands frais.

S’exprimant en premier, le porte-parole de l’A.R.D. a insisté sur deux points qui feront l’objet  d’un forcing de la part de l’opposition et singulièrement de l’A.R.D : « Les mots d’ordre de mobilisation et chevaux de bataille de l’opposition durant cette année pré-électorale sont nombreux et tous légitimes ! Mais il me tient particulièrement à cœur d’en rappeler deux ici ! Le premier mot d’ordre est le droit à la citoyenneté ! Son déni  a constitué une des causes du conflit armé qui a ravagé notre pays de 1991 à 2000 et a fait l’objet d’un volet de l’Accord de Paix du 12 mai 2001.Il nous faut pour préserver la Paix civile, tous nous mobiliser pour la reconquête pacifique de ce droit. Le droit à l’identité représente à nos yeux la mère des droits sans l’obtention duquel aucune coexistence pacifique avec ce gouvernement ne sera possible!

Le second mot d’ordre est d’actualité. Il s’agit du monopole de l’empotage et du dépotage des marchandises destinées à l’Ethiopie, accordé à la société  MDCFS dirigée par un proche de la première dame nouvellement créée à cette fin. « Nous disons NON AU MONOPOLE ! L’A.R.D. exige l’annulation pure et simple de cette directive et le retour au statu quo ante dans le transit des marchandises ! »

Enfin le porte-parole a tenu à mettre en garde la communauté internationale ! « Le bras de fer entre le gouvernement et nous, pour la conquête des droits civiques, a aujourd’hui débuté et durera le temps que perdureront les injustices ! Son inestimable contribution au développement du pays, dévoyé par le gouvernement risquant de reconduire le conflit de trop, la communauté internationale est invitée à reconsidérer sa coopération et faire pression sur le gouvernement pour l’instauration d’un climat propice au dialogue et la Paix. Il en va de la préservation de ses intérêts à Djibouti !!! »

Messieurs Farah Abadid Hildid, emprisonné trois jours à Gabode le mois dernier et membre du MRD et de la LDDH, suivi de Abdi Osman, membre du comité central de l'UDJ, ont pris la parole en haranguant la foule compacte et réceptive, ce dernier insistant sur les risques de Somalisation de notre cher pays « les dirigeants irresponsables du R.P.P. qui se sont considérablement enrichis sur le dos du peuple ne se soucient pas des conséquences incalculables de leur fuite en avant mais nous autres citoyens ordinaires qui n’avons pas les moyens ni le souhait de nous exiler devons d’urgence faire barrage à l’irréparable par une visibilité pacifique en restant unis ! », auparavant Farah Abadid a lui insisté sur le caractère inacceptable de la modification constitutionnelle. « Il n’appartient qu’à nous de démentir chaque jour que ces députés ne nous représentent pas ! Que Djibouti n’a pas besoin d’I.O.G. ! » a t-il martelé avec conviction devant une foule toute acquise !

Le secrétaire général de l’A.R.D. Mr Kassim Ali Dini prophétise : « C’est aujourd’hui le début de la fin de la mystification du R.P.P. et de son chef !...Le proche avenir et la rue livreront bientôt leur verdict.

Le vice-président de l’A.R.D. Mr Adan Mohamed Abdou a quant à lui félicité les participants à ce mini-meeting « vous venez aujourd’hui de faire la démonstration, par votre courage, que les Djiboutiens et l’opposition sont unis ! Ils nous restent désormais à faire preuve de persévérance pour conquérir le droit à une existence digne, encourager le reste de la population que nous savons acquise à notre cause, à occuper pacifiquement la rue et démontrer que nous sommes les plus nombreux à contester  la dictature et contraindre le gouvernement à accepter une transition pacifique ! ».

Enfin ce fut le tour du président de l’A.R.D de prendre la parole. S’exprimant en somali cet homme pieux a encouragé les valeureux militants de l’opposition à  aller de l’avant dans le combat pour la démocratie et la justice « Aujourd’hui est un grand jour car il marque un tournant ! Nous sommes désormais dignes de mériter la miséricorde divine ! Persévérons dans cet effort, l’unité et la détermination affichée aujourd’hui est un cinglant démenti au mensonge permanent du R.P.P. ! ». Citant plusieurs versets coraniques, il a conclu par l’annonce d’une victoire imminente contre la dictature !

La rédaction

Vidéo du discours du président Ahmed Youssouf au Meeting de l'ARD

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Le 3e mandat ne se fête plus à Bruxelles

Après le fiasco de la soirée de soutien au troisième mandat d'Ismaël Omar Guelleh à Bruxelles le 24 avril qui avait amené l'ambassadeur de Djibouti à annuler sa visite à la cérémonie, un groupe baptisé Communauté djiboutienne de Bruxelles a tenté de fêter en catimini le samedi 15 mai à Bruxelles un soutien morne et effacé au même 3e mandat.

Environ dix personnes seulement s’étaient aventurées sur le chemin de la salle de la Clé le long du quai de l’industrie, lieu délabré à la lisière d’un canal d’eaux navigables et de voies rapides de la ville, où se tenait le festin.

Les caméras toujours en alerte pointés sur l’entrée de la salle par un groupe d’opposants n’a pas facilité la tâche des organisateurs, réduits à supplier leurs compatriotes de ne prendre en photos que d’éventuels officiels djiboutiens si de tels personnages venaient à apparaître.

L’échange avec les organisateurs a permis de comprendre que par exemple l’ambassadeur de Djibouti à Bruxelles Mohamed Moussa Chehem n’était pas le bienvenu à cette fête qui rassemblait nombre de ses détracteurs.

L’éveil a duré deux heures avant de s’assurer du vide de l’ambition et de décider de lever le camp autour de 20 heures.

Il a été néanmoins clairement rappelé à cette occasion que toute cérémonie dédiée à la révision de la constitution et au troisième mandat anticonstitutionnel d’Ismaël Omar Guelleh dans la capitale européenne, ferait l’objet d’un film vidéo versé sous peu au tribunal de l’histoire finissante de la dictature de Djibouti.

La rédaction,

Fait à Bruxelles le 15/04/2010

***

Quelques photos de l'entrée de la salle et des manifestants

C’est une logique bien africaine aujourd’hui de vouloir s’éterniser au pouvoir. Pour cela, le toilettage des constitutions apparaît comme une donnée politique majeure de notre temps. Si certains arguments qui tendent à justifier politiquement la révision de certains articles pour s’éterniser au pouvoir ont une logique et une rhétorique intéressante, il faut dire que ces discours quelquefois et généralement se dérobent de la morale et surtout ne s’inscrivent pas dans une vision plus lointaine, plus historique de l’organisation sociale et politique des hommes.

On dira certainement, avec des arguments de mousse, que depuis Machiavel, il y a un divorce entre la morale et la politique. Car plus on veut le pouvoir, moins on a la morale. Plus de pouvoir, moins de scrupule ; tout pouvoir est un vouloir plus à n’en plus pouvoir, tout pouvoir, dit-on, désire le pouvoir. L’important pour lui est de se reproduire quelle que soit la forme, de sorte que justement celui qui détient le pouvoir veuille le conserver. Chose qui naturellement modifie de fond en comble son mode d’être, en élargissant ou réduisant sa vision, en ordonnant sa vision à son désir et sa pensée à sa passion.

Le pouvoir, répète-t-on, accroît la force et les ambitions et l’excès est dans le pouvoir. L’exercice du pouvoir ” dévore ” la moralité. Et pour Machiavel, le détenteur du pouvoir doit apprendre à ne pas être bon, faire peu cas de la parole donnée et ne pas craindre d’être taxé de cruauté. Cette vision du pouvoir est bien connue dans les classiques de la philosophie politique. Même les candidats à l’humanité de la déclaration universelle des droits de l’homme le savent. En Europe, cette vision du pouvoir commence à disparaître, car les associations, les forces dites vives exercent une réelle pression, imposent et obligent par des manifestations à refonder certaines politiques, à faire beaucoup de compromis.

On ne saurait exercer le pouvoir au 21è siècle comme dans la féodalité. Mais en Afrique, de façon générale, cette vision a la peau dure. Dans de nombreux pays, le refus de moderniser le pouvoir est clair dans les propos et les actes. C’est du “nabaïsme” très développé. De Houphouët Boigny à Sékou Touré, de Sangoulé Lamizana à Kadhafi, de Kérékou à Moussa Traoré en passant par Idriss Déby, Bongo, Dénis Sassou Nguesso, etc. pour enfin nous arrêter devant notre porte, les ambitions et les désirs sont les mêmes.

Comment on demeure au pouvoir ?

Tous ces chefs d’Etat, surtout Houphouët et Mobutu, les mécanismes mis en place pour demeurer et s’éterniser au pouvoir consistent au nivellement des esprits, avec la destruction de toute opposition. On raconte que Houphouët avait même coulé des larmes lorsque Mitterrand, à la Conférence de la Baule, avait conditionné l’aide française à l’ouverture démocratique, au multipartisme.

Dans ce nivellement des esprits, l’opposition est écrasée, poussée à l’alignement, au silence et aux discours très souvent formatés. Les rares et seuls moments d’élection ont consisté en une réélection pour embellir et vernir une démocratie qui se conjuguait déjà en discours pompeusement élogieux, en fête d’indépendance et en pillage systématique avec très souvent la complicité de multinationale et du “bienveillant” colonisateur. On ne dirige pas un Etat après une lutte d’indépendance avec un programme de société fait uniquement de festifs. Or, en dehors de Nkrumah, tous les autres étaient de simples Nègres avec des médailles à la poitrine.

Ce fut (et cela l’est toujours) l’ère des “démocratures”, c’est-à-dire un pouvoir à une forme démocratique pour contenter une certaine opinion et à un fond dictatorial détruisant tout ce qui socialement maintenait l’espoir. Du coup, les points de repère et les systèmes de référence ont craqué. Les conséquences majeures d’un tel paradigme socio-politique, des pouvoirs à vie comme celui de Mobutu, de Houphouët et de ceux en instance, c’est la construction d’une communauté d’illusionnés, d’une cohésion de farce, cultivant de façon insidieuse par de petites associations, le repli identitaire, l’éthnicisme, le régionalisme réactif. Toutes les consciences sous les pouvoirs à vie sont appelées à l’amusement, au ventre et au bas-ventre. Sexe, alcool, danse deviennent les menus préférés. Tout bouge négativement. La devise de ces Etats est donc : “Amuse-toi et proteste pas !”.

Nul ne peut demander des comptes, car tout le monde a été transformé en béni-oui-oui, en mouton de Panurge. Et chaque membre de la collectivité devient un agent secret au compte du Président, du Ministre, du Directeur jusqu’au dernier maillon car chacun a le souci de préserver son petit pouvoir en détruisant toute velléité de remise en cause. Tous les pouvoirs qui se sont inscrits dans la logique de la durée ont généralement utilisé la violence, l’argent et l’amusement pour s’éterniser. Plus on danse, plus on mange, moins on réfléchit.

Plus on s’engouffre dans la quête de l’avoir, moins on a d’yeux pour l’Etre. La violence est utilisée pour apeurer les esprits et l’argent pour corrompre et amener tout le monde à l’aduler. Cela a le mérite de détourner les esprits de la chose politique et de créer une situation où justement tout le monde, recherchant la richesse tous azimuts, travaille inconsciemment à saper les bases déjà fragiles d’une société enlisée dans le retour aux idéologies meurtrières. Le carnet secret de chaque membre de la société comporte ainsi, pour une bonne part, des idées secrètes de terreur, de mal, de méchanceté, de vengeances qui sonnent une régression pathétique de nos sociétés, la défaite de la conscience morale. Il suffit de regarder avec une saisine millimétrique la situation politique et sociale de la Côte d’Ivoire et du Congo pour le savoir, surtout pour ceux qui comprennent plus par l’exemple.

Dans un Etat où c’est le pouvoir à vie qui devient le couscous journalier, tout le monde devient fou, et surtout quand tous ceux qui vivent de dialogue et d’amour sont étouffés ou disparus, et que l’inconscient collectif s’emplit de THANATOS, de velléité de guerre, c’est le chaos général. L’histoire montre qu’on ne renaît pas facilement d’un désordre politique. Tous les discours qui ressurgissent après s’apparentent à une politique du “tombeau blanchi”. C’est l’heure du Nostalgique, on blâme le présent et on loue le passé, pourtant c’est ce même passé qui a engendré ce présent. Une chose est certaine, c’est que plus on dure au pouvoir, plus on a le malheur de préparer les conditions d’un chaos général. Ce qui est plus évident, c’est qu’on assassine tout, y compris la morale de la tradition et on consacre l’amoralisme des individus. Le mal et la corruption deviennent des faits divers.

Lorsqu’un peuple n’a plus alors de repère politique, c’est la violence qu’il utilise. Car les pouvoirs à vie ont tout lessivé, piégé les mots et les actes, piégé les hommes qui applaudissent leur mort à tout rompre. Les plus grands drames de l’histoire ont été perpétrés avec le “chœur populaire riant”.

C’est pour éviter cet inconnu, c’est pour éviter cette réalité implacable que toutes les bonnes consciences travaillent à rappeler aux idoles du jour, aux devins politiques de toute espèce, cette triste réalité de l’histoire. Machiavel disait que l’histoire ne sert qu’à ceux qui savent la lire au présent. Houphouët, Mobutu, Eyadema, Bongo, par les ossements, ces déchets politiques, ces vermines sociales, ces habitants de nulle part, ces consciences perforées, ces crises structurelles qu’ils ont laissés à leur postérité, nous demandent certainement d’éviter ce qu’ils ont fait, tout le mal qu’ils ont planifié.

Pour notre pays, riche de sa misère légendaire, il est grand temps d’y réfléchir, pour éviter que demain cette natte commune ne soit en morceaux. Nos enfants, surtout ceux qui conjuguent espoir et désespoir, ne méritent pas ce haussement des épaules de leurs grands frères politiciens. Puisse chacun comprendre les enjeux.

OLI N’DO Jean-Pierre

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Ismaël Omar Guelleh et Mobutu même destin ?

Le chef de l’Etat a accordé à « Jeune Afrique », une interview où il déclare sans rire « Djibouti a encore besoin de moi ! ».

Dans tous les domaines qu’il aborde dans son interview, les faits et la réalité quotidienne vécue par les djiboutiens parlent d’eux-mêmes et  suffisent à contredire les propos présidentiels pour que « Réalité » commentent en les réfutant les fadaises présidentielles davantage destinés à la consommation extérieure et une vaine mystification de l’opinion publique internationale dont la presse a largement commenté la pathologique tentative de perdurer au pouvoir en modifiant la constitution…

Bien qu’occupée à le démentir sur le terrain, « Réalité » ne saurait cependant garder le silence en ligne et invite ses lecteurs à lire le dernier  article de notre journal en version papier paru en  mars 2005 et comparant le président à Pharaon et surtout savourer un article de nôtre  regretté confrère Norbert Zongo écrit huit ans plus tôt  dans l’Indépendant du 22 avril 1997 en décrivant avec force détails le processus qui conduit les chefs d’Etat Africains à une dérive dictatoriale…I.O.G. n'échappe pas à la règle... « Réalité » invite ses lecteurs à lire et relire un recueil de ses éditoriaux intitulé « le sens d’un combat » : un chef d’œuvre de clairvoyance et de combat ! La rédaction

LA MOBOUTISATION

« Je défie quiconque de donner le numéro d’un compte bancaire, à travers le monde entier, portant mon nom. Il n’y a  rien ! Depuis des années, on parle, on parle : « Moboutu est très riche ! Je défie qui que ce soit de le prouver ! » Sourire narquois, la toque de léopard inclinée, le président zaïrois s’adresse aux journalistes qu’il incrimine à souhait. « C est vous qui m’ attribuez des sommes astronomiques à travers vos pages de journaux et vos images de télévision ».

La fortune du chef de l’Etat zaïrois ? Des milliards de dollars. Il serait l homme le plus riche du monde. De l’avis de plusieurs spécialistes, chercheurs et hommes politiques, le président zaïrois, par le jeu des prête-noms et par le biais de sociétés entières, détiendrait la plus grosse fortune du monde. En une trentaine d’années, il aurait accumulé une fortune colossale dépassant la dette extérieure de son pays ! Dans les années soixante-quinze déjà, il prêtait de l’argent à son pays : « Grace à la gentillesse et au patriotisme du père fondateur de la nation, notre pays a bénéficié d’un prêt qui lui évite les humiliations que font subir les pays préteurs… »

Ce n’est point cette fortune seulement qui mérite que l’on s’y attarde, mais aussi la manière dont elle a été amassée. Plus on est riche, plus on cherche à amasser des richesses. Cela est connu.

Mais dans le cas présent, peut-on un seul instant prétendre être responsable d’un pays et d’un peuple et chercher pendant toute une vie à bâtir une fortune personnelle au détriment de ce pays et de ce peuple ? Quel seuil de dégradation morale faut-il atteindre pour ne plus se soucier du peuple dont on est le représentant aux yeux du monde ?

Le cas de Moboutu n’est pas isolé en Afrique. Alors, nous nous interrogeons : à quel moment peut-on dire qu’un chef d Etat Africain a oublié jusqu’ à l existence de son peuple et se considère comme un étranger dans le destin de son pays ?

Ces questions sont importantes lorsqu’on veut faire le diagnostic du régime en place. Oui ou non, un chef d Etat d un pays Africain a-t-il oublié l’existence de son peuple pour n’amasser  que sa propre fortune ? Oui ou non, lui et son entourage peuvent-ils conduire ce peuple dans une guerre civile, le voir souffrir de misère et s’en détourner pour bâtir leur fortune ?

A quel moment peut-on considérer qu’un dirigeant Africain s est « Moboutisé » ? Deux faits peuvent nous alerter de la « Moboutisation » d’un chef d’Etat Africain.

Le premier fait est le refus de démocratiser réellement le pays. Cela se sanctionne par une autocratie, un culte du pouvoir sans partage et la férocité qu’on met à le conserver. Quand un chef d’Etat peut tuer sans sourciller ses adversaires politiques ou tous ceux qui refusent la génuflexion, il n’a aucun scrupule à vider les caisses de l’Etat, à piller les richesses du pays pour bâtir sa propre fortune. Il se « Moboutise ».

Tout est lié. Si un chef d’Etat Africain n’a aucun souci à violer les lois, la Constitution, les valeurs morales et culturelles de son peuple, il se « moboutise » à coup sûr.

Le deuxième fait qui doit alerter de la « Moboutisation » d’un chef d’Etat Africain est perçu dans la gestion des biens publics par le régime tout entier. Quand les seules fautes punies par ce régime sont la subversion ou l’opposition contre ce régime ; c’est que le chef à la tête de ce régime se « Moboutise ». Détourner les biens publics, se laisser corrompre ou corrompre soi-même deviennent des pratiques naturelles et acceptables. Quand un président se « Moboutise » ; il n’a plus ni d’yeux ni d’oreilles pour s’occuper de ceux qui l’imitent.

Il est évident que, pour sanctionner les autres, non seulement il faut reconnaitre que leurs actes constituent des fautes, des erreurs ou des crimes, mais surtout il faut que ces comportements vous soient étrangers . L’exemple vient du sommet et est imité par la base. La vertu s’enseigne et s’impose par un comportement vertueux de la part de l’enseignant comme du chef.

L’épanouissement de la corruption annonce un degré élevé de la « Moboutisation » du chef de l’Etat et son entourage. Le refus de la démocratisation véritable, avec un désir affiché de régner à vie, est le signe d’une « Moboutisation » très avancée du chef de l’Etat et son régime.

Le Moboutu du Zaïre n’est pas seul. Dans plusieurs pays de notre continent, des responsables rusent avec les lois et la constitution pour régner à vie. Ils pillent et trompent leur peuple comme Moboutu. Dans de nombreux pays à travers le continent,  des chefs d’Etat refusent toute alternance, bâtissent des pouvoirs autocratiques et monarchiques. Ils pillent leurs pays et amassent des fortunes personnelles à l’étranger.

Dans les régimes africains, telle serait donc l’ultime question : le chef de l’Etat ne se « Moboutise » t-il pas ?

La réponse peut être vite trouvée, pourvu que l’on s’interroge. Prenons en seulement la peine.

L’Indépendant n .193 du 22 avril 1997

Laa Ilaahah Illallah

Ces quelques lignes, démystifiant l’imposture officielle, doivent surtout se lire comme un mot d’ordre d’incitation du démocrate djiboutien à la résistance et au combat politique pacifique, pour la conquête de la Liberté. Seules la détermination et la persévérance sont payantes. Nasroun min Allah wa fathoun Qariib.


Jamais l’embrigadement de la société civile n’a atteint à Djibouti le niveau qui est aujourd’hui le sien. Ni du temps du parti unique, ni durant la guerre civile. Depuis l’accession au pouvoir de l’actuel candidat solitaire, la politique a perdu son caractère tragique qui faisait et fait ailleurs son sérieux et sa noblesse. Un sextennat durant, elle a délibérément été réduite à sa simple expression théâtrale. Les comédiens officiels y jouent des rôles savamment distribués et grassement rétribués. Pas d’improvisation et toute fausse note y est impitoyablement sanctionnée par le chef de la troupe. Ses rôles préférés sont ceux du sorcier et du soldat : ils sont les plus proches des rapprochés de la cour.

Deux comédiens jouent le rôle de sorcier, l’un au grand jour, l’autre en coulisses. Celui qui se donne en spectacle est interprété par les médias publics. Illusionniste, il est officiellement chargé de jet de la poudre aux yeux du peuple par une mise en scène destinée à lui faire croire qu’il le sert. Ainsi, récemment interrogé par un illusionniste (Gros Plan) sur l’impact de sa politique sur l’opinion publique, le candidat solitaire lui retourne la question :

« Mais ça, vous le savez mieux que moi. N’êtes-vous pas les faiseurs d’opinion ? ». Coquin, il sait qu’en le rabâchant sans pudeur ni contradiction à la télé, à la radio et dans la presse écrite, ces sorciers des temps modernes peuvent faire d’un gros mensonge une vérité partagée. Ainsi le font-ils passer pour tout ce qu’il n’est pas : l’homme de la paix, de la bonne gouvernance…

Parce que d’autres parvenus avant lui y ont souvent eu recours, nous n’excluons pas le bien fondé d’une rumeur persistante, à savoir son recours en coulisses au sorcier tout court : faal, oracles et autres charlatanismes chargés de le prémunir contre l’adversité.

Tout rappel étant utile (peut-être se repentira-t-il pendant qu’il en est encore temps ?), rappelons-lui ce qu’a dit l’Unique en chargeant le prophète Moussa d’une mission chez Pharaon : « LAA YOUFLIHOU SAAHIROU HAYSOU ATAA ».

Bien que salutaire et pacifique, toute voix dissonante (la nôtre) toute contradiction n’a évidemment pas droit à la scène, à l’audimat. Dont acte !

Quant au soldat, son rôle est lui aussi joué par deux acteurs. Celui essentiel et vital pour le parvenu est interprété par un comédien obligé de juger en public sa fidélité à lui. Si l’on y ajoute le SDS, au budget duquel émargent des milliers de femmes, c’est le comédien le plus choyé. Il doit espionner, tenir à distance et le cas échéant réprimer sans état d’âme toute contestation populaire. Exhibé à chaque occasion, c’est un talisman censé conférer au grand parvenu une sorte d’invulnérabilité. Miskiin !

Présenté comme garant de l’ordre républicain, le rôle de l’autre soldat est à ses yeux second. Négligé, humilié, il se cherche encore à Djibouti. Partout ailleurs et récemment, il a retrouvé sa voie à défaut de voix. Nous sommes convaincus que les FAD, la Police et la Gendarmerie joueront, à Djibouti aussi, leur vrai rôle à elles imparti par la Constitution : garantes de l’ordre républicain, par la neutralité.

S’enflant d’orgueil, il recrute, gratifie, menace, divise et sanctionne à tours de bras. Tirant parti de la misère : morale des uns, tout court des autres. Et il proclame : « C’est Moi ! J’ai le soutien des femmes, des jeunes, des barbus, des imberbes, des enturbannés. C’est Moi ! ». A d’autres, Pharaon !

En effet, même si leur sort est identique, plus qu’à Icare, c’est à Pharaon qu’il fait immanquablement penser. Son comportement outrancier est une sommation. Il cristallise ce faisant ce qu’il y a de plus enfoui en chacun d’entre nous : l’ange ou le démon, c’est selon. Poussant un grand nombre à l’exil, éliminant certains, enrichissant les siens, paupérisant les autres et contraignant la majorité à la résignation… ou au sursaut !

Par la voix du comédien chargé de l’Intérieur, il vient d’interdire ce qui est légal, légitime : l’expression pacifique d’opinions autres par une opposition légale. Lequel, s’exprimant lors d’un meeting au Héron samedi 26 mars, déclare : « Nous connaissons les agitateurs. Il s’agit de quatre anciens ministres indépendantistes et de quatre universitaires. Ne les écoutez pas ! » Où était-il quand eux tous militaient pour l’Indépendance ? Et il ose nous interdire de nous exprimer et nous accuser de rage. Trouve-t-il normal, lui le prétendu démocrate, qu’un seul candidat soliloque ?

Dos au mur, défié, la balle est dans le camp du démocrate, du Mazloum, du lésé de ses droits, c’est-à-dire de l’écrasante majorité des Djiboutiens.

S’il ne reste qu’une poignée à relever le défi et inciter le démocrate djiboutien au combat politique pacifique, nous serons celle-là. Et advienne que Mektoub !

KAAM MIN FIATIN QALIILATIN RALABAT FIATIN KATHIIRATIN BI IZNILLAH

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Note d'information de la LDDH du 6 mai 2010 : Lettre ouverte au Premier magistrat

Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 6 MAI 2010


Lettre ouverte au Premier magistrat

A l’attention du ministre de la justice et des affaires pénitentiaires.

 

« Djibouti : République de forfaiture ? Décidément… » Disparitions forcées : deux bergers sont encore séquestrés.

 La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très préoccupée par la disparition forcée de deux bergers arrêtés par les Forces armées de Djibouti  le 21 avril dernier dans la zone du Mousssa Ali (Margoyta) en compagnie de cinq autres civils dont une personne âgée.

Cinq ont été libérés par la suite, tandis que deux autres sont détenus dans un lieu tenu secret. Ils auraient été aperçus pour la dernière fois lundi dernier 3 mai 2010 à la Brigade de la Gendarmerie (fichier central).

Il s’agit de HOUSSEIN HOUMED MOHAMED et OMAR MOHAMED ALI, leurs familles sont sans nouvelles depuis dix (10) jours et se demandent s’ils n’ont pas été exécutés sous la torture. La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce avec fermeté ces actes de forfaitures qui continuent encore en toute impunité.

D’ailleurs le dernier cas des exécutions extrajudiciaires par le tueur Awaleh,  remonte au mois de mars (voir communication de la LDDH  du 22 mars 2010).

La LDDH est sidérée d’apprendre que cet officier supérieur de la police continue encore ses exactions contre les civils au nord de la république de Djibouti parfois sous les ordres d’un ex-politique, actuellement très haut fonctionnaires du ministère de l’intérieur et spécialiste des affaires afares.

Certaines opérations des répressions contre les civils seraient utilisées par des véhicules appartenant aux Instances Internationales dites humanitaires.

NOEL ABDI Jean-Paul

Pour Information :

Le Procureur Général du Tribunal de Djibouti ;
Le Procureur de la République du Tribunal de Djibouti ;
Le Chef d’Etat-major de l’Armée nationale ;
Le Chef d’Etat-major de la Gendarmerie nationale ;
Le Chef d’Etat-major de la Police nationale.

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Note d'Information de l'A.R.D du 1er mai 2010

Le port de Djibouti a connu une journée de grève des dockers journaliers le mercredi 27 avril 2010.
Cette grève s'explique par la décision des autorités portuaires de conditionner le renouvellement des cartes de dockers aux journaliers à la présentation de pièces d'identité nationale...

Cette décision remet au goût du jour une revendication essentielle d'une composante de la communauté nationale qui a constitué une cause du conflit civil et un volet de l'Accord de Paix et de concorde civile du 12 mai 2001.L'A.R.D. :
- demande aux autorités portuaires de renouveler sans conditions les cartes de dockers à ceux qui en possèdent déjà!
-exige la délivrance immédiate de cartes nationale d'identité aux populations décasées d’Arhiba et parqués comme du bétail au P.K.12, non recensées, et qu’attend un autre décasement...vers où?
-met en garde le gouvernement et la communauté internationale sur les risques de troubles civils dans la capitale que le déni de citoyenneté risque de provoquer si le ministère de l'intérieur et les autorités portuaires de Djibouti persistent dans cette provocation!!!
- exige le retour au statut quo ante dans le transit des marchandises vers l’Ethiopie         

Enfin, dans le cadre de la Mobilisation Générale décidée par les assises nationales de février 2010, l’A.R.D. publiera le calendrier des meetings dans les annexes de la capitale à l’issue de la réunion extraordinaire du comité exécutif du vendredi 7 mai 2010.                                     
                                                   Le secrétaire à la communication et porte-parole de L'A.R.D 

                                                              Le 1er mai 2010, Mohamed Ali Abdou

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LDDH : Note d'information du 1er mai 2010

Le Président

Solidarité au peuple opprimé de la république de Djibouti
Bonne fête aux travailleurs (ses) djiboutiens (nes)
Bonne fête à tous les travailleurs du monde entier

Depuis l’indépendance, notre pays est « vulgairement quadrillé » par des répressions sanglantes et intolérables. Les rafles des nationaux (apatrides compris) et des réfugiés/immigrés, ainsi que des arrestations, des séquestrations, des disparitions forcées et des expulsions massives (encore plus importantes que durant la période coloniale) sont, hélas, toujours d’actualité en République de Djibouti.

Depuis plus de deux décennies, notre Souveraineté nationale est accaparée par un individu placé au pouvoir par des mascarades électorales et des interventions inadmissibles  par des éléments des Forces Armées Djiboutiennes, sous l’œil  protecteur des Forces Françaises et autres Forces pré positionnées.

A défaut de tout soutien populaire, cet individu continue de gérer en toute impunité la souveraineté nationale par les méthodes de la mafia, avec un groupuscule d’un nombre insignifiant de collaborateurs et de quelques éléments de sa lignée tribale ou/et familiale.

Que, cet individu continue à violer, en toute Impunité, en infraction flagrante et incontestable aux dispositions de l’article 3, alinéas 2 et 3 : « …La souveraineté nationale appartient au peuple djiboutien… Aucune fraction du peuple ni  aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice »  et de l’article 4 de la Constitution du 4 Septembre 1992 : « La légitimité populaire est le fondement et la source de tout pouvoir… »
 
Sur le plan socioéconomique.

Rappelons que, les grèves et les manifestations pacifiques  de l’ensemble des travailleurs djiboutiens renforcées par des « sit-in » du corps des enseignants en 1995-96 ont été sauvagement réprimées (comme lors des manifestations des dockers après la fermeture du Canal de Suez en 1956, à l’époque du regretté Mahamoud Harbi, par les Forces coloniales Françaises).

Que, Monsieur Ismaël Omar Guelleh, ex Chef de Cabinet du Chef de l’Etat était cumulativement Chef de la Sécurité intérieure et extérieure de 1977 à 1999 pour ne pas dire jusqu’aujourd’hui en tant que Chef Suprême.

Que, les chômeurs, les jeunes collégiens et lycéens font constamment l’objet des répressions brutales, parfois sanglantes, « sporadiquement » des blessés graves et inéluctablement morts par balles réelles.

Rappelons que,  les recettes du budget de l’Etat sont en réalité alimentées par des fonds extérieurs à concurrence de plus de 60% et non aux alentours de 40%. Que, les nomenclatures actuelles des recettes intérieures ne reflètent nullement la réalité, même si  les tendances écrites essaient de s’y forcer vainement.

Il est vrai que les fonctionnaires du ministère des budgets prévisionnels de l’Etat n’ont pas accès aux diverses sources des financements et dons extérieurs octroyés par plusieurs « pays  amis » et perçus au nom de… (de l’Etat ?), d’autant plus que les aspérités juridiques occultes ne le permettent pas.

Sommes préoccupés par le fait que, la Cour des Comptes reste inexistante, depuis l’incendie de ses locaux.  Il est regrettable que les juges de la Cour des comptes soient paralysées, et souhaitons qu’ils reprennent leurs activités le plus tôt possible.

Déplorons que,  jusqu’à présent l’enquête judiciaire semble rester classée sine die tout comme dans les « cas hypothétiques » où l’incendie serait criminel.

Dans le cadre du monopole des activités portuaires et des récentes grèves des dockers, dénonçons tous les détournements massifs qui s’opèrent au port depuis pratiquement dix ans.

Que, le Port international de Djibouti avant et après l’indépendance était le principal poumon de notre pays.

Que, depuis la mise en concession du Port international de Djibouti à Dubaï Authority Port, les « fruits », les  recettes portuaires sont réparties directement entre les deux principaux bénéficiaires.

Que, du côté djiboutien le monopole et la répartition des recettes étaient entre les mains de deux individus.

Que, le Port international de la république de Djibouti est non seulement le « poumon économique » de notre pays, mais aussi avec l’Aéroport international de Djibouti, ils sont les deux zones stratégiques de notre république et partie intégrante de notre souveraineté nationale.

Qu’en aucun cas ces deux zones stratégiques ne pouvaient faire l’objet de cette concession illégale et en violation à l’article 63 dernier alinéa de la Constitution du 4 septembre 1992 : « Nulle concession, nulle adjonction de territoire n’est valable sans le consentement du peuple qui se prononce par voie de référendum. »

Que cette concession illégale a été faite hors de la république de Djibouti, en catamini, sans aucune consultation populaire, sans aucun référendum et jusqu’à présent sans aucune possibilité de contrôle humaine et financière. Il va s’en dire que même l’Assemblée nationale aux ordres de l’Union de la Mouvance Présidentielle ne peut pas diligenter une commission d’enquête parlementaires car aucun texte officiel ne le permet.

Qu’après le clash en 2008 entre de deux mafieux amis « Charles » Boreh et Ismaël Omar et surtout après la plainte de « Charles » Boreh déposée à Paris contre Ismaël Omar et son épouse, le système du monopole des activités du Port de Dubaï Authority en république de Djibouti a été remis à jour et le monopole des activités portuaires a été renforcé avec une nouvelle répartition des transitaires et sur le dos des dockers, sous couvert d’un monopole entre les mains d’un individu et son/ses représentant(s). Les dockers du Port à Doralé sont en grève depuis plusieurs jours.  

Ce tableau des violations intolérables nous oblige à prendre au sérieux l’urgence de déposer des plaintes auprès des Tribunaux à Compétences Universelles contre cet individu passible de haute trahison et de crimes organisés.

Bonne fête à tous nos Compatriotes, ainsi qu’à tous les résidents en république de Djibouti en particulier les travailleurs et travailleuses, les chômeurs et chômeuses, sans oublier tous les retraités, anciens travailleurs. 

NOEL ABDI Jean-Paul

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L’opposition envisage une série de manifestations

Publié le 29 avril 2010 à 22:01 par PANA, source Sudouest

L’Union pour l’alternance démocratique (UAD, opposition), une coalition de trois partis politiques, envisage de lancer une série de manifestations nationales pour protester contre l’amendement constitutionnel qui permet au président djiboutien Ismaël Omar Guelleh de se présenter lors de la présidentielle de 2011, a indiqué hier jeudi à la Pana à Paris, un opposant djiboutien, Maki Houmedgaba.

"L’UAD a récemment tenu un meeting interne à Djibouti à l’issue duquel, la coalition a décidé d’organiser des manifestations de protestation jusqu’à faire entendre raison au pouvoir en place. A cet effet, des tournées, qui dureront deux semaines, ont débuté dans toutes les sections de l’UAD pour préparer les militants aux manifestations", a-t-il détaillé lors d’un entretien accordé à la Pana. M. Houmedgaba, qui représente à Paris l’Alliance républicaine pour le développement (ARD, opposition), a affirmé que le président Guelleh veut rester au pouvoir pour échapper à des poursuites judiciaires et "fructifier" les dividendes tirées de la location des bases américaines et françaises. "Le président Guelleh a transformé Djibouti en une vaste entreprise dont il tire largement profit. Il cherche à continuer à rester sur cette posture de maximisation de ses profits. Il cherche également à se prémunir des plaintes judiciaires, sachant les crimes commis par son régime", s’est emporté l’opposant.

Soulignant la forte dépendance de Djibouti à l’aide extérieure, il a appelé la communauté internationale à soutenir les efforts de l’UAD pour sauvegarder la démocratie et les droits de l’homme. "A elle seule, la France verse chaque année 30 à 40 millions d’euros à Djibouti au titre de la location de sa base militaire. Les Etats- Unis, qui ont aussi une base militaire dans le pays, versent également des sommes tout aussi conséquentes.

Pour nous, ces pays peuvent faire pression pour le respect de la démocratie en conditionnant le versement de leurs aides", a estimé M. Houmedgaba. Il a cependant soutenu que l’opposition djiboutienne entend assurer elle-même le leadership de la lutte pour la défense de la démocratie à Djibouti, pays aride de la Corne de l’Afrique peuplé de près de 900.000 habitants pour 23 000 kilomètres carrés. "Nous avons conscience que la démocratie est le seul système qui permette le développement de Djibouti ; nous entendons continuer à nous battre pour sauvegarder le cadre démocratique déjà très imparfait qui existe à Djibouti", a encore dit le représentant de l’ARD à Paris. Arrivé au pouvoir en 1999, le président Omar Guelleh a été réélu en 2005 pour un mandat de 6 ans. Il a dernièrement fait modifier la Constitution pour supprimer la limitation du nombre des mandats et ramener leur durée de six à cinq ans.

(Pana)

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L’ambassadeur de Djibouti à Bruxelles empêché d’honorer une cérémonie de soutien au troisième mandat par une manifestation spontanée de l’opposition

Une soirée en soutien au troisième mandat d’Ismaël Omar Guelleh était organisée samedi 24 avril 2010 à 18 heures à Bruxelles dans la salle Sanae, au 208 rue Lemonnier, dans un secteur huppé de la ville.

Une mésentente entre visiteurs à l’entrée de la salle avait amené la police belge à intervenir. Une certaine Fathia Mogueh s’était alors présentée devant les forces de l’ordre comme étant l’organisatrice d'une soirée privée où elle pouvait refuser l’entrée à qui elle voulait. Or l’organisation de la soirée aurait été de fait régie par le premier conseiller de l’ambassade de Djibouti et destinée à soutenir la modification de la constitution et le troisième mandat d’Ismaël Omar Guelleh.

Madame Fathia Mogueh a dû s’expliquer devant la police sur les dissensions remarquées à l’entrée de la salle et a tenté en vain de dissimuler le khat mâché à pleines joues par ses vigiles. Les agents de police ont confirmé connaître la qualité de stupéfiant du khat et croire que sa consommation pouvait être à l’origine des  problèmes survenus. Mais en l'absence de mandat de perquisition, les employés de l’ordre ne pouvaient pas procéder à un contrôle à l'intérieur de la salle Sanae.

Le banquet du soir s’était logé dans cette salle de fête louée à grands frais, où un portrait d’Ismaël Omar Guelleh était bâti en relief dans un gâteau dépeint au couleur du drapeau djiboutien portant l’inscription « pour un troisième mandat avec Ismaïl », mais où en réalité, seule une poignée de convives avaient fait finalement le déplacement.

L’opération coup de poing menée par une union de militants et sympathisants de l’ARD, du MRD, du FRUD et du FDP a consisté à se poster près de l’entrée de la salle, à distribuer des dépliants et à prendre en photo tout convive se dirigeant vers la salle. Cela a glacé les rares venues de visiteurs se sachant photographiés et a conduit nombre de ceux-ci à se décommander, y compris l’ambassadeur de Djibouti Mohamed Moussa Chehem absent à sa propre cérémonie.

Les manifestants ont pu distribuer pacifiquement à tous les passants un message qui rappelle les motivations de leur action, à savoir la condamnation ferme de la violation de la constitution et le rejet du troisième mandat d’Ismaël Omar Guelleh. Un journaliste de la radio Gabileh de langue somalie a pu s'entretenir avec le représentant de l'ARD en Europe et avec des sympathisants de l'opposition en Belgique sur la situation qui prévaut à Djibouti et sur les types d’actions citoyennes envisagées.

De retour sur les lieux vers 21 heures pour un nouveau contrôle de la situation, la police a pu vérifier la tranquillité y prévalant, face à une salle de fête à moitié vide. La peur est en train de changer de camp chez les Djiboutiens.

 Fait à Bruxelles le 25-04-2010

Pour l’ARD en Europe, Maki Houmedgaba

Les photos de la manifestation spontanée du samedi 24 avril 2010 à Bruxelles

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Compte rendu des Assises de l'ARD

                                                                                                                                         Djibouti, le 28 février 2010


 

 

 

COMMUNIQUE

Tenues à Balbala les 25 et 26 courant, les Assises Nationales de l’ARD ont réuni une centaine de délégués venus de la vingtaine d’annexes de la Capitale et des districts. A l’issue des travaux, les participants ont dressé le constat, adopté les résolutions et lancé les mots d’ordre suivants :

LE CONSTAT

1) Les actions du Parti

a) Dans le pays

Sur la base de l’état des lieux dressé par le Secrétaire Général, les participants ont pris bonne note des actions entreprises aussi bien par le Comité Exécutif que par les responsables des annexes, malgré les entraves policières imposées par cette dictature à peine déguisée. De même qu’ils se sont félicités de la détermination qui anime la coalition de l’UAD.

b) A l’étranger

Le renforcement de l’ARD au sein de la diaspora a été accueilli comme une avancée prometteuse. A cet égard, mention spéciale a été faite du rapprochement d’Uguta-Toosa du Docteur Ali Coubba dont une rapide concrétisation est attendue.

c) Au niveau diplomatique

Les multiples démarches entamées dans le cadre de l’UAD auprès des chancelleries occidentales pour les tenir informées de la dégradation de la situation politique ont été exposées aux participants. La timidité du feed-back tient à la situation dans laquelle s’inscrit notre combat démocratique.

La situation

a) Le contexte national

Bien qu’il n’ait pas réussi à occulter le débat sur la détérioration croissante des conditions d’existence de nos concitoyens, inhérente à la mauvaise gouvernance, le thème du 3ème  mandat présidentiel s’est imposé. C’est, pour les participants, la preuve d’un massif rejet populaire qu’il appartient à l’opposition de capitaliser par une mobilisation soutenue. Si un scénario à la nigérienne semble ici exclu, les risques d’une explosion sociale y sont réels, que ne peuvent prévenir les habituelles technologies dictatoriales de domination : appauvrissement,  famine, cloisonnement ethnique ou encore asservissement de la société civile.

b) La conjoncture régionale

Le conflit armé nous opposant à notre voisin érythréen et la situation d’anarchie sanglante et les multiples ingérences militaires en Somalie, créent un environnement qui complique davantage la tâche des démocrates et des défenseurs des droits de l’homme à Djibouti.

LES RESOLUTIONS

A) Au niveau du parti

1) Il conviendra de renforcer le parti par l'implantation des sections et annexes dans tous les quartiers de la capitale et dans tous les districts de l'intérieur ;

2) Il conviendra d’accroitre la visibilité du Parti à l’étranger par la mobilisation de la diaspora ;

B) Au niveau de l’opposition

3) La dynamisation de l’opposition pacifique sera renforcée par une plus grande unité d’action et par l’organisation rapide et soutenue d’une campagne de mobilisation commune et multiforme ;

4) Des démarches diplomatiques unitaires seront entamées auprès des chancelleries occidentales et arabes ;

C) De l’instauration de la Démocratie

5) L’ARD condamne les entraves multiformes par lesquelles le régime interdit le fonctionnement normal des partis politiques et nuit gravement à l’instauration de la paix civile et d’une véritable démocratie ;

6) L’ARD condamne vigoureusement tout projet de révision constitutionnelle en faveur d’un troisième mandat présidentiel

7) Toute sortie de l’impasse politique qui s’est instaurée depuis la violation des accords de paix et du  trucage des législatives de janvier 2003 devra nécessairement passer par la mise en place d'une véritable transition démocratique ayant pour objectifs de :

- Mettre fin aux dysfonctionnements institutionnels qui interdisent toute alternance démocratique, par la mise en œuvre des remèdes définis dans l’Accord de paix du 12 mai 2001 qui devront être actualisés, complétés et renforcés,

- Restaurer dans leur citoyenneté tous ceux qui en sont encore injustement privés ;

- Reconstruire une identité djiboutienne mise à mal par le  pouvoir clanique :

De la situation régionale

8) L’ARD dénonce le rôle déstabilisateur du régime djiboutien dans la corne de l'Afrique ;                 

9) L’ARD appelle Djibouti et l'Erythrée à soumettre leur différend frontalier à l'arbitrage des juridictions internationales et invite l’Erythrée à traiter ses éventuels prisonniers de guerre Djiboutiens dans le respect de la Convention de Genève ;                                                             

10) L’ARD soutient la lutte internationale contre le terrorisme et la piraterie.                                  

11) L’ARD exhorte les parties somaliennes à trouver une solution pacifique sans ingérences extérieures ;

12) L’ARD salue le processus de paix en cours au Darfour.

LES MOTS D’ORDRE

1. Non à toute révision constitutionnelle, régler les vrais problèmes !

2. Non à un troisième mandat anticonstitutionnel !

3. Halte aux exactions contre les populations civiles du nord et du sud-ouest !

4. Halte aux expropriations sauvages du domaine public en faveur des étrangers!

5. Sauvons la paix civile en 2010 en organisant des manifestations pacifiques

6. Légalisation immédiate et inconditionnelle du MRD !

Le président de l’ARD
Ahmed Youssouf Houmed

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