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Dernières nouvelles - Édition en Ligne de Mai 2011
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Alliance
« La
seule vraie politique est la politique
du vrai »
EDGAR
FAURE
Républicaine
pour
le Développement |
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Directeur
de publication : Mohamed Ali Abdou. Codirecteur :
Mahdi Ibrahim A. God. Email :
realite_djibouti@yahoo.fr
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JE SIGNE la pétition pour la libération des
prisonniers politiques de Djibouti
Alerte ! Alerte ! Un nouveau « mal
» s’abat sur l’Afrique. Une épidémie d’un type nouveau
se propage sur le continent africain. A chaque siècle,
son mal ; à chaque décennie, sa spécificité. Le
malheureux continent reste le terrain ‘expérimentation
de toutes les sordides trouvailles de ses hommes
politiques férocement accrochés à un pouvoir qui
pourtant les rejette. La dernière semble être inoculée
aux processus électoraux en cours. Les tenants en sont
similaires, les aboutissants semblables.
De la corne à la pointe sud de
l’Afrique, d’Est en Ouest, la victoire des sortants au
premier tour des élections présidentielles laisse un
arrière-goût d’inachevé. Centrafrique, Burkina Faso, Bénin,
Nigeria, Ouganda, Djibouti, Tchad. Et bientôt ailleurs. Le
constat est le même. Les élections présidentielles ont perdu
leur suspense. Il ne fait plus bon se présenter à une
élection en Afrique quand on n’est pas au pouvoir. A moins
d’avoir quelques milliards de francs CFA à gaspiller ou
d’être le faire-valoir d’un candidat assuré de sa
réélection. Autrement dit, l’allure que la plupart des
élections présidentielles ont prise ces derniers mois est
d’une nature hautement suspecte pour les esprits retors. Et
pour cause.
Scientifiquement, il est malaisé de démontrer que la série
de victoires au premier tour lors des récents scrutins
présidentiels en Afrique au sud du Sahara n’est pas le fait
du hasard le plus complet. Chaque élection est en effet pour
chaque pays un cas sui generis dont l’observation minutieuse
révèle les caractères propres ayant dans une certaine mesure
contribué à la victoire du candidat, président sortant, lors
du premier tour de vote.
Au Bénin par exemple, les réalisations
du Président Boni Yayi, son populisme et sa propension à
demander pardon pour un oui ou pour un non, ont pesé d’un
poids énorme dans une balance électorale sur la seconde
tablette de laquelle l’opposition a voulu mettre en exergue
les nombreux scandales économiques et la gouvernance
approximative qui ont caractérisé tout le premier mandat. Au
surplus, la tendance régionaliste du front d’opposition a
renforcé le président sortant dans son fief traditionnel du
Nord tandis que ses partisans lui ont assuré un grignotage
en règle dans bon nombre de bastions de l’opposition
ancrée dans le sud du pays.
Dans un autre pays comme le Tchad, l’absence de transparence
dénoncée par l’opposition dans la confection du fichier
électoral a convaincu les principaux challengers habituels
du président Idriss Deby Itno de se tenir à l’écart de ce
qu’ils ont appelé une mascarade électorale. Tandis qu’au
Nigeria, la victoire nette de Jonathan Goodluck n’a pas
laissé sceptique que son adversaire et les partisans zélés
de ce dernier. Sans compter que le bilan pour le moins
mitigé d’un François Bozizé ne laissait pas entrevoir en
toute quiétude une réélection au premier tour.
Il
n’en demeure pas moins qu’il y a de quoi, à y regarder avec
des yeux inquisiteurs et fourbes, se demander si les chefs
d’Etat africains, après l’inflation des élections truquées
au moyen de bourrages d’urnes, après les révisions
opportunistes de la constitution aux fins de conserver le
pouvoir d’Etat, après les éliminations politico-militaires
de toute forme d’opposition, n’ont pas enfin trouvé un moyen
subtil d’arriver à leurs fins sans paraître violer les
règles élémentaires du jeu démocratique.
On eut dit que c’est désormais le
fichier électoral qui sert les causes inavouées. Il y a
d’ailleurs de quoi. Il comporte les noms de ceux qui
doivent et de ceux qui peuvent voter.
Pour peu que les dirigeants en aient la
maîtrise, le tour est forcément joué. Plus question de se
trémousser les méninges et de déverser des centaines de
millions de francs CFA dans un électorat dont on connait la
réalité de l’aversion et de la versatilité. Il y a peut-être
aussi un autre élément sans lequel le nouveau moyen de
réélection systématique serait inopérant : les juges
constitutionnels chargés de donner l’onction suprême aux
élus. Sans doute ne sont-ils pas tous à manger dans la même
soupe, mais quand même !
Dans les circonstances actuelles, il
serait peut-être mieux pour les dirigeants soucieux de se
faire réélire d’y parvenir seulement à l’issue d’un second
tour âprement disputé. Pour éloigner ce vent de suspicion
qui souffle irrémédiablement sur les « K.O. premier tour »
de plus en plus nombreux. Mais bof. A quoi bon ? Quelle que
puissent être les circonstances de l’élection ou surtout de
la réélection d’un Chef d’Etat africain par ces temps
derniers, il se trouvera toujours des gens tant dans son
pays, qu’en dehors, pour suspecter ce scrutin de manque de
transparence. Le monde est ainsi fait, on ne peut plaire à
tout le monde.
Compte rendu
de la
réunion de concertation de l'ARD
le 13
mai à Balbala
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ALLIANCE
RÉPUBLICAINE POUR LE
DÉVELOPPEMENT
ARD
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Après la mascarade électorale du
8 avril dernier suivie de l'investiture ubuesque d'un
président autoproclamé, l'Alliance Républicaine pour le
Développement (ARD) a convoqué une réunion de concertation
le vendredi 13 mai à Balbala.
Une centaine de participants
venus de toutes les fédérations du parti, ont pris part à
cet important évènement.
Quatre points étaient à l'ordre
du jour:
- analyse de la situation
nationale à la lumière du nouveau contexte régional et
international,
- bilan critique des activités du
parti depuis le congrès de février 2010,
- perspectives de lutte,
- questions diverses.
Les dirigeants, cadres et
militants (jeunes, femmes et sages) ont débattu quatre
heures durant des voies et moyens d'insuffler une nouvelle
dynamique à la lutte en vue d'imposer le changement
démocratique auquel aspire le peuple djiboutien.
I) ANALYSE DE LA SITUATION
Cette réunion de concertation
s'inscrivait dans un contexte crucial :
a) au niveau national
- Renforcement du dispositif répressif
rendant toute consultation électorale encore plus décorative
et toute vie partisane encore plus virtuelle
- Harcèlement de l’UAD accompagné d'une
répression sauvage (meurtres, tirs à balles réelles,
tortures, emprisonnements, etc.) dont ses cadres et
militants ont été
victimes ;
b) au niveau régional
- Ingérences des voisins du Sud et de
l'Ouest, eux-mêmes déchirés par leurs propres contradictions
intercommunautaires, dans les affaires djiboutiennes, avec
des incidences prévisibles dans notre pays ;
- Bruits de bottes entre les deux
frères ennemis, Ethiopie et Erythrée accentuant une
instabilité régionale ayant déjà atteint un seuil dangereux.
c) au niveau international
- Essoufflement des révolutions arabes
car résistance des dictateurs, malgré implication multiforme
de la communauté internationale. Ce qui réduit leur effet
d’entrainement à Djibouti, au moins jusqu’à la chute d’un
d'eux ;
- Prise en compte du caractère
dictatorial du régime djiboutien par les Etats-Unis
d’Amérique suite au sabotage de la mission de Democracy
International mais, d'une manière générale, pérennité de la
complicité du silence.
A la lumière de ces multiples
contraintes, un bilan a été dressé des activités du Parti.
II) BILAN CRITIQUE
a) dans le pays
Après avoir vigoureusement dénoncé
le projet de modification constitutionnelle en faveur d’un
troisième mandat présidentiel lors de son congrès de février
2010, l’ARD a entrepris dès le mois de mai 2010 une campagne
de mobilisation contre cette forfaiture. Le premier meeting
populaire contre le troisième mandat a été organisé par
notre parti à Balbala. Par la suite avec nos alliés de
l'UAD, plusieurs grands rassemblements publics ont été
organisés avec succès dans plusieurs quartiers de la
capitale et dans tous les districts de l’intérieur. Ebranlé
par les manifestations historiques du 1er janvier
2011 et surtout celles du 18 février suivant, le régime a
instauré depuis lors un quasi état de siège au cours duquel
une campagne de répression sans précédent a été déclenchée
contre l’opposition démocratique. La permanence de cette
situation d'urgence se traduit par un harcèlement quotidien
des forces démocratiques, qui pose avec encore plus d'acuité
la question des limites de l'action pacifique et à laquelle
une réponse concrète devra rapidement être trouvée. A ce
chapitre, la réunion a vigoureusement dénoncé les meurtres,
tortures et arrestations des manifestants, réaffirmé la
solidarité sans faille des forces démocratiques avec les
détenus politiques et exigé leur libération immédiate et
inconditionnelle.
b) avec l'extérieur
Les participants à la réunion de
concertation ont examiné le rapport d'activités adressé par
la Direction du Parti à l'extérieur. Les
actions entreprises au sein de la diaspora pour rassembler
toutes les composantes de la communauté nationale dans un
même combat démocratique ont été encouragées. De même que
les difficultés rencontrées dans l'accomplissement de ces
actions ont été minutieusement étudiées et des solutions
proposées.
c) avec les autres forces démocratiques
Prenant acte de la rupture de
l'alliance UAD-UMD, l'effectivité de la coordination des
activités dans le cadre de l'UAD a été analysée à l'aune des
résultats. De même la contribution des mouvements
politiques, qui se sont constitués aussi bien dans le pays
qu'à l'extérieur, a été appréciée à sa juste mesure et des
modalités de sa dynamisation retenues.
III) RESOLUTIONS
A l'issue des débats il a été
décidé de mettre en œuvre les mesures suivantes :
1) Remobiliser la jeunesse et
toutes les forces vives de la nation dans l'optique d'une
vaste contestation victorieuse,
2) Accroître la
représentativité nationale de notre Parti,
3) Renforcer la coordination
des activités du parti à l'intérieur et à l'extérieur,
4) Renforcer la visibilité et
l'action du parti,
5) Redéfinir et optimiser
l'alliance avec les autres forces de l'opposition nationale,
6) Nouer des alliances avec
les forces démocratiques au plan régional et international
en vue d'isoler la dictature clanique de Djibouti,
7) Réfléchir aux voies et
moyens nouveaux afin de hâter la fin de cette dictature
crépusculaire qui met en péril l'existence même de la République de Djibouti
en tant que Nation pluriethnique et qui constitue un danger
pour la stabilité régionale.
IV) QUESTIONS DIVERSES
Cette réunion s'étant tenue, à un
jour près, dix ans après l'accord de paix du 12 mai 2001, et
au moins à la mémoire du fondateur de notre parti, évocation
en a été faite pour en rappeler l'impérieuse nécessité à
l'époque comme l'obligation de le renégocier aujourd'hui, la
situation à laquelle il était censé remédier s'étant
aggravée depuis.
Le Président de
l'ARD
Ahmed Youssouf
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Le Président
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LETTRE
OUVERTE DU
11 MAI 2011
AU PROCUREUR
DU TRIBUNAL
INTERNATIONATION
DE LA HAYE
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« Quel scandale :
la Dignité du Peuple Djiboutien a été
violée par le Dictateur Ismaël Omar. quel
scandale : de voir les deux dictateurs
danser face aux importantes délégations de
la France, ainsi en particulier des
Chancelleries de l’Europe et des Etats-Unis
dont les Chefs d’Etats avaient dénoncé
le Génocide et autres Crimes contre
l’Humanité du sanguinaire El BECHIR ».
Cri de révolte
d’un Juriste Djiboutien.
Monsieur le
Procureur de la Cour Pénale Internationales
(CPI)
En tant que
Défenseur des Droits de l’Homme en
République de Djibouti, j’avais à maintes
reprises sollicité pour l’envoie d’une
Commission d’enquête internationale qui
viendrait dans notre pays, la République de
Djibouti, dans le cadre d’une Enquête afin
de déterminer les responsabilités du présumé
criminel Ismaël Omar Geulleh Usurpateur du
pouvoir à Djibouti depuis 1999, et par là,
procéder à l’évaluation des Crimes contre
l’Humanité et autres crimes organisés
du Régime dictatorial.
Principaux points
des motifs d’inculpation. L’objectif de
notre demande d’une Enquête internationale
est de permettre à la Cour Pénale de lancer
un mandat d’arrêt contre le présumé
dictateur passible des Crimes suivants :
1. Viol portant
Ratification par le Parlement Djiboutien du
Code Pénal International 2007, par la non
arrestation d’El BECHIR du Soudan. Le
présumé Criminel responsable de
l’extermination de plus de 300 000 victime
au DARFOUR a participé à la cérémonie
d’auto-intronisation du dictateur
Ismaël Omar Guelleh ;
2. Viol le 8 avril
2010 de la Constitution Djiboutienne,
notamment l’article 23 fixant à deux mandats
les élections présidentielles, en infraction
aussi à l’article 23 du Pacte Africain sur
les Droits de l’Homme sur l’interdiction de
violer une Constitution pour des raisons
électorales ;
3. Crimes de
Guerre au Nord et à l’Ouest de la République
de Djibouti de 1991 jusqu’à à la signature
d’un Accord de Paix du 12 mai 2001 ;
4. Crimes de
Génocide avec les blocus alimentaires et
sanitaires des populations ciblées de la
Région d’Obock au Nord-est de la République
de Djibouti durant la même période que les
Crimes de Guerre ;
5. Crimes
Organisés avec les mêmes méthodes de la
Mafia pour les blanchiments d’argent, le
trafic des armes essentiellement en
direction de la Somalie du Sud, du Puntland
et du Somaliland en association avec les
mafieux de la sous-région de la Corne
d’Afrique, des interactions financières avec
les Pirates de mer, même si les Forces
combinées dans la lutte contre les Pirates
de mer sont présents aux côtés des Forces
Etrangères Pré positionnées avec des rentes
financières d’environ 1000 millions d’Euros
utilisées essentiellement par le dictateur
Ismaël Omar membre de la Mafia
transrégionale avec des actions jusqu’en
Afrique du Sud en passant par l’Ethiopie, le
Soudan et l’Ouganda ;
6. Les Crimes
financiers comme les détournements des fonds
publics, des biens sociaux, les aides et
assistance financières (le cas du
détournement de quelques millions de Dollars
pour la lutte contre le Sida et la plainte
déposée par les donateurs comme la Banque
Mondiale est restée classée sine die par le
Tribunal de Djibouti, le Bradage par le Chef
du Gouvernement du patrimoine immobilier de
l’Etat Djiboutien ;
7. Exécutions
extrajudiciaires depuis plus de deux
décennies dans l’ensemble du Territoire
national en particulier au Nord ;
8. Disparitions
Forcées depuis plus de deux décennies de
Djiboutiens, des Réfugiés et/ou des Immigrés
dans l’ensemble du Territoire National en
particulier au Nord ;
9. Déportations
forcées de Djiboutiens Afars vers l’Ethiopie
essentiellement ;
10. Déportations
forcés de plusieurs centaines d’OGADEN et
d’OROMOS qui ont fui l’Ethiopie et toutes
ces victimes du Génocide qui ont réussi à
quitter leur pays ont été remises aux Forces
tueuses Ethiopiennes dont certains sont
venus opérer directement à Djibouti.
Par ces motifs :
Un Appel pressant
est lancé au Procureur de la Cour Pénale
Internationale de se saisir afin d’envoyer
une Mission d’Enquête Internationale en
République de Djibouti et mettre fin à
l’Impunité qui perdure depuis plus d’une
décennie dans notre pays.
Un Appel pressant
est lancé aux Organisations Internationales
des Droits de l’Homme pour nous assister
auprès du Procureur de la Cour Pénale
Internationale.
NOEL ABDI
Jean-Paul
Au nom de la seule communauté Afar,
de nombreux jeunes ont manifesté mardi 10 mai 2011 à
Djibouti-ville. Certes, au lieu d’évoquer le problème
fondamental de la citoyenneté, leur seule revendication
peut prêter à sourire : il n’est pas crédible de
demander plus de portraits dans la galerie
ministérielle. Certes, leur précaution de neutralité
peut paraître insolite : nulle part au monde, surtout à
l’heure des révolutions arabes, les manifestants n’ont
jamais scandé qu’ils n’étaient « pas opposants ».
Mais l’essentiel est là, qui nous unit
tous et que nous avons le devoir de condamner : 18 de ces
jeunes manifestants ont été arrêtés ce jour même et
actuellement détenus de façon complètement arbitraire pour
avoir juste dénoncé une criante marginalisation, qui touche
pourtant d’autres communautés.
Au nom de la liberté
d’expression, l’ARD
Dénonce ces arrestations et cette
entrave à la liberté d’expression,
Exige la libération immédiate et
inconditionnelle de tous ces détenus politiques,
Exhorte le régime à trouver un terrain
d’entente avec toute l’opposition pacifique afin de ne pas
précipiter cette jeunesse dans des formes d’action plus
violentes
Appelle la communauté internationale à
prendre toute la mesure du conflit armé qui se profile dans
notre pays du fait de rétrécissement de l’espace
démocratique à Djibouti.
Cassim Ahmed Dini
Conseiller Politique du Président et
membre du Comité Exécutif de l’ARD, le 12/05/2011
Soudan : Présence indécente d'un ministre de la République
française aux côtés d'Omar El-Béchir à Djibouti
Amnesty International, 09/05/2011
Amnesty International France, la
Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH),
Human Rights Watch, la Ligue française des droits de l’Homme
(LDH) et la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH)
s’indignent de la présence du ministre français chargé de la
coopération, Henri de Raincourt, aux côtés d'Omar el Béchir
à l'investiture du président djiboutien le 8 mai dernier.
« La France, dont la présence et l’influence à
Djibouti sont considérables, aurait dû appeler les autorités
djiboutiennes à respecter leur engagement auprès de la CPI.
Elle aurait dû s’opposer publiquement à la venue d’Omar
El-Béchir et appeler les autorités de Djibouti à arrêter le
président soudanais sur leur territoire » souligne
Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.
Omar El-Béchir fait l’objet de deux mandats d’arrêt de la
Cour pénale internationale (CPI) pour génocide, crimes de
guerre et crimes contre l’humanité commis au Darfour.
Dijbouti et la France, tous deux Etats parties au Statut de
Rome qui régit la CPI, ont pour obligation l'exécution de
ces mandats d'arrêt.
« L’accueil du président soudanais à Djibouti est un
affront aux victimes des crimes terribles dont il porterait
la responsabilité au Darfour », rappelle Francis
Perrin, vice-président d'Amnesty International France.
« Djibouti a violé son obligation internationale
d’arrêter Omar El-Béchir. Nous appelons les juges de la CPI
à demander des comptes aux autorités djiboutiennes quant à
leur refus de coopérer avec la Cour. »
Les récents événements en Côte d’Ivoire et en Libye, dans
lesquels la France a choisi d’occuper une position centrale,
ont rappelé le rôle de la justice internationale dans la
prévention et la répression des crimes internationaux. Il
est crucial que la France conserve une attitude cohérente à
l’égard de la CPI et s'engage – y compris par des prises de
position publiques – à soutenir l'action de la Cour, sous
peine de sacrifier les efforts conduits pour rendre justice
aux victimes darfuris.
« Il est inadmissible que la France se fasse
représenter par son ministre chargé de la coopération dans
de telles circonstances, » s’indigne Jean-Marie
Fardeau, directeur de Human Rights Watch en France.
«
La France aurait dû condamner l’invitation d’Omar El-Béchir
par les autorités djiboutiennes, éviter au maximum une
présence officielle de la France et décourager les autres
Etats parties de participer à un événement aux côtés d’une
personne suspectée de très graves crimes ».
CONTACT
Organisations signataires :
-
Amnesty
International France
- Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme
(FIDH)
- Human Rights Watch
- Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH)
- Ligue française des droits de l’homme (LDH)
La FIDH et ses organisations
membres d’Algérie, de Côte d’Ivoire, d’Égypte, de Tunisie,
du Burkina Faso, du Togo, de Guinée-Conakry, du Sénégal, du
Soudan et du Zimbabwe présentes à l’ouverture de la 49ème
session de la CADHP, le 28 avril 2011, appellent la
Commission à soutenir les mouvements démocratiques sur le
continent en adoptant des résolutions sur la situation en
Afrique du Nord et condamnant les violations des droits de
l’Homme perpétrées notamment en Libye, au Burkina-Faso, à
Djibouti, en Côte d’Ivoire et au Burundi.
La FIDH et ses ligues libyenne et
burkinabé appellent la Commission à adopter des résolutions
sur ces pays, dont les rapports périodiques seront examinés
lors de cette session. afin qu’au Burkina-Faso, le droit de
manifestation, le droit de ne pas être détenu arbitrairement
ou la droit à la vie et à l’intégrité physique encore
récemment bafoués soient enfin garantis. Concernant la
Libye, la FIDH et sa ligue libyenne renouvellent leurs
félicitations à la Commission pour avoir transmis leur
communication à la Cour africaine des droits de l’Homme et
des peuples concernant les violations massives et
systématiques des droits de l’Homme perpétrées par le
pouvoir de Mouhamar Khadafi. Au vu de la poursuite des
attaques systématiques contre les civils en Libye et du
refus des autorités libyennes de se conformer aux
préconisations de la Commission et de la Cour pour arrêter
les violences, la Commission doit adopter une nouvelle
résolution condamnant la fuite en avant du régime criminel
de Mouhamar khadafi.
La Commission a par ailleurs l’occasion de renouveler, par
une résolution, son soutien au vent de démocratie qui
souffle notamment en Tunisie et en Égypte. La Commission
devrait ainsi décider de se rendre dans ces pays, de
soutenir l’établissement d’institutions démocratiques et les
aider enfin à garantir de façon effective les droits
reconnus par la Charte africaine et les instruments
africains de protection des droits de l’Homme. « Les
mouvements démocratiques d’Afrique du Nord constituent un
moment et une opportunité historique pour l’Afrique dans son
ensemble. En ce 30ème anniversaire de la Charte africaine,
la Commission a rendez-vous avec l’histoire, en soutenant
les aspirations des africaines et des africains à vivre
libre et en paix » a déclaré Me Sidiki KABA, président
d’Honneur de la FIDH, qui a ouvert le Forum des ONG par ces
mots.
Face aux situations de violations graves des droits de
l’Homme en période pré ou post-électorale comme en Côte
d’Ivoire, à Djibouti ou au Burundi, la Commission doit
condamner ces violations et appeler les pays à ratifier et
se conformer aux dispositions de la Charte africaine sur la
démocratie, les élections et la bonne gouvernance. La
Commission doit renouveler sa réprobation de toute impunité
pour les auteurs de ces crimes.
Depuis 2005, la FIDH et ses ligues ont accompagné la
Commission et son groupe de travail sur la peine de mort
dans la rédaction d’un rapport sur la peine capitale en
Afrique qui doit recommander la rédaction d’un protocole
prohibant la peine de mort sur le continent africain. « La
Commission doit adopter le rapport du groupe de travail sur
la peine de mort à cette session pour permettre aux
instituons africaines de se doter d’un instrument juridique
pour en finir avec la peine de mort en Afrique » a déclaré
Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.
Enfin, la FIDH et ses ligues appellent les États de l’Union
africaine à ne pas entraver le travail de la Commission
africaine des droits de l’Homme et des Peuples comme
certains l’ont fait au dernier sommet des chefs d’États et
de gouvernement qui s’est tenu à Addis Abeba en Janvier 2011
en n’adoptant pas le rapport de la Commission en raison de
la condamnation par celle-ci des violations des droits de
l’Homme dans certains pays africains. Au contraire, « les
États de l’UA se doivent de garantir et soutenir
l’indépendance et le mandat de la Commission en particulier
au moment où de nombreux peuples africains recherchent leur
liberté et revendiquent légitimement les droits qui leur
sont garantis par les instruments africains de protection
des droits de l’Homme » a ajouté Souhayr Belhassen,
présidente de la FIDH.
Le 28 avril 2011
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Le Président
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BREVE INFORMATION DU 5 MAI 2011
Sur
les
élections.
Entraves à
la liberté
d'association.
Législation
ou pratique
administrative
visant à
entraver la
liberté
d'association
Certains
États
parties ne
laissent que
peu ou pas
d'espace à
la liberté
d'association.
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Sur les élections. Entraves à la
liberté d'association. Législation ou pratique
administrative visant à entraver la liberté d'association.
Certains États parties ne laissent que peu ou pas d'espace à
la liberté d'association.
La Commission a par ailleurs
l’occasion de renouveler, par une résolution, son soutien au
vent de démocratie qui souffle notamment en Tunisie et en
Égypte. La Commission devrait ainsi décider de se rendre
dans ces pays, de soutenir l’établissement d’institutions
démocratiques et les aider enfin à garantir de façon
effective les droits reconnus par la Charte africaine et les
instruments africains de protection des droits de l’Homme.
« Les mouvements démocratiques d’Afrique du Nord constituent
un moment et une opportunité historique pour l’Afrique dans
son ensemble. En ce 30ème anniversaire de la Charte
africaine, la Commission a rendez-vous avec l’histoire, en
soutenant les aspirations des africaines et des africains à
vivre libre et en paix » a déclaré Me Sidiki KABA, président
d’Honneur de la FIDH, qui a ouvert le Forum des ONG par ces
mots.
Face aux situations de violations
graves des droits de l’Homme en période pré ou
post-électorale comme en Côte d’Ivoire, à Djibouti ou au
Burundi, la Commission doit condamner ces violations et
appeler les pays à ratifier et se conformer aux dispositions
de la Charte africaine sur la démocratie, les élections et
la bonne gouvernance. La Commission doit renouveler sa
réprobation de toute impunité pour les auteurs de ces
crimes.
La partie concernant Djibouti.
De même, à Djibouti, le 9 février
2011, M. Jean-Paul Noël Abdi, président de la Ligue
djiboutienne des droits humains (LDDH), a été arrêté par des
éléments de la Gendarmerie nationale et conduit dans les
locaux de la Direction de la Gendarmerie nationale de
Djibouti ville. Le même jour, M. Jean-Paul Noël Abdi et M.
Farah Abadid Heldid, membre de la LDDH arrêté le 5 février,
ont été déferrés devant le parquet de Djibouti, et accusés
de participation à un mouvement insurrectionnel en relation
avec leur soutien présumé au mouvement des étudiants et
lycéens qui manifestent depuis décembre 2010 dans les rues
de Djibouti, qui a été sévèrement réprimé. M. Jean-Paul Noël
Abdi avait dénoncé la répression par les autorités de
Djibouti de ces manifestations, au cours du mois de décembre
2010[3].
Le 9 février 2011, M. Jean-Paul
Noël Abdi a été placé en libération provisoire pour raisons
de santé [4]. M. Farah Abadid Heldid (toujours détenu) et M.
Noël Abdi encourent jusqu'à quinze ans de réclusion
criminelle et une amende de 7 000 000 francs djiboutiens
(environ 27 404 euros).
Situation alarmante de la
sécurité des défenseurs des droits de l’Homme. Sur le
continent, les assassinats et autres atteintes au droit à la
vie et à l'intégrité physique des défenseurs des droits de
l'Homme demeurent un problème majeur, d'autant qu'ils
restent en général impunis. Le manque d’indépendance de
certains systèmes judiciaires nationaux empêche les victimes
et les organisations des droits de l’Homme les représentant
d'obtenir justice et de rompre le cycle de la violence,
incitant ainsi à la commission de nouveaux actes de
violence.
Recommandations:
1) Au regard de la persistance des violations des droits de
l’Homme commises à l'encontre des défenseurs des droits de
l’Homme dans les États parties à la Charte africaine des
droits de l’Homme et des peuples, l’Observatoire appelle les
États à :
· Garantir en toutes
circonstances l’intégrité physique et psychologique de tous
les défenseurs des droits de l'Homme ainsi que de leur
familles ;
· Libérer les défenseurs des droits de l'Homme
arbitrairement détenus et mettre fin au harcèlement
judiciaire à leur encontre ;
· Prendre toutes les mesures
nécessaires afin de mettre un terme à toute forme de
répression menée à l’encontre des défenseurs des droits de
l’Homme et de leurs organisations, quel que soit la qualité
de leurs auteurs, agents de l’Etat ou acteurs non étatiques
conformément à leur obligation de respecter et de protéger
les droits des défenseurs ;
· Mettre en place des mécanismes
nationaux de protection des défenseurs des droits de
l’Homme, en coopération avec les défenseurs et la
Rapporteure spéciale de la CADHP sur la situation des
défenseurs en Afrique ;
· Garantir aux défenseurs des
droits de l’Homme les droits et libertés reconnus dans la
Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, le
Pacte international relatif aux droits civils et politiques,
le Pacte international relatif aux droits économiques,
sociaux et culturels et la Déclaration de Nations unies sur
les défenseurs des droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée
générale des Nations unies le 9 décembre 1998 ;
· Reconnaître le rôle primordial
des défenseurs des droits de l’Homme dans la mise en œuvre
de la Déclaration universelle des droits de l’Homme des
Nations unies et des autres instruments relatifs aux droits
de l’Homme, dont la Charte africaine des droits de l’Homme
et des peuples, ainsi que dans la prévention des conflits,
l’avènement de l’État de droit et de la démocratie ;
· Se conformer aux dispositions
de la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des
droits de l’Homme, notamment à son article 1 qui prévoit que
chacun a le droit, individuellement ou en association avec
d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des
droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux
national et international et à son article 12.2 qui prévoit
que l’État prend toutes les mesures nécessaires pour assurer
que les autorités compétentes protègent toute personne,
individuellement ou en association avec d’autres, de toute
violence, menace, représailles, 0discrimination de facto ou
de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre
de l’exercice légitime des droits visés dans la présente
Déclaration ;
· Se conformer aux dispositions
de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples,
du protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et
des peuples relatif aux droits des femmes, de la Déclaration
universelle des droits de l’Homme, ainsi qu’aux dispositions
des instruments internationaux relatifs aux droits de
l’Homme auxquels ils sont parties ;
· Faciliter le mandat de la
Rapporteure spéciale de la CADHP sur les défenseurs des
droits de l’Homme en Afrique, en lui adressant une
invitation permanente afin quelle puisse effectuer des
visites officielles dans leurs pays et, en mettant à sa
disposition des moyens financiers et humains suffisants en
vue du bon accomplissement de son mandat ;
· Faciliter le mandat de la
Rapporteure spéciale des Nations unies sur les défenseurs
des droits de l’Homme, notamment en lui adressant une
invitation permanente afin quelle puisse effectuer des
visites officielles dans les Etats parties.
2) L'Observatoire appelle en
outre la Rapporteure spéciale de la CADHP sur la situation
des défenseurs en Afrique à :
· Continuer à mettre pleinement
en œuvre son mandat, dans un souci de protection des
défenseurs des droits de l'Homme et de la société civile
indépendante et de promotion de leurs activités ;
· Mettre en place un système
d’alerte précoce afin de prévenir toute violation à
l’encontre de défenseurs en prenant en considération les
situations de risque d’escalade de la violence tels que les
contextes de protestation sociale, de période électorale, de
crises politiques et de conflits armés internes ;
· Offrir son assistance technique
aux Etats parties dans l’élaboration de mécanismes nationaux
de protection des défenseurs des droits de l’Homme ;
· Communiquer davantage sur les
cas de défenseurs harcelés et attaqués, notamment par voie
de communiqués de presse et de déclarations publiques ;
· Appeler les Etats parties à
prendre toutes les mesures nécessaires afin de lutter contre
l'impunité des auteurs d'assassinats de défenseurs des
droits de l'Homme ;
· Rendre public le rapport sur la
mise en uvre de son mandat ;
· Contribuer à la finalisation de
l'étude de la CADHP sur les lois et pratiques relatives à la
liberté d’association, telle que prévue par la résolution
CADHP/Res.151(XLVI)09, notamment au travers d'une
consultation des défenseurs et organisations de défense des
droits de l’Homme.
3) L’Observatoire appelle
également la Commission africaine des droits de l’Homme et
des peuples à :
· Aborder la situation des
défenseurs des droits de l’Homme de manière systématique
lors de l’examen des rapports périodiques des Etats parties
à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples
ainsi qu'à l'occasion de toutes visites conduites dans un
Etat partie ;
· S’assurer de la mise en œuvre
effective de ses observations conclusives afin d’assurer à
tous, y compris aux défenseurs des droits de l’Homme, la
jouissance effective de tous les droits et libertés reconnus
par la Charte africaine des droits de l’Homme et des
peuples et la Déclaration universelle des droits de l’Homme
;
· Garantir lors l’examen des
demandes de statut d’observateur auprès de la CADHP, un
traitement équitable à toutes les ONG y compris aux ONG
travaillant sur les minorités sexuelles et les droits des
LGBT, conformément aux critères d'octroi et de jouissance du
statut d'observateur auprès de la CADHP de 1999 ainsi que du
droit à la non-discrimination dans la jouissance des droits
de la Charte tel que consacré en son article 1 ;
· Appeler les Etats parties à
adopter toutes les mesures nécessaires y compris
législatives et administratives afin de respecter et
protéger les droits de tous les défenseurs des droits de
l'Homme en toutes circonstances ;
· Appeler les Etats parties à
prévenir et faire cesser les violations des droits de
l'Homme à l'encontre des défenseurs en enquêtant sur toutes
les violations commises à leur encontre et en poursuivant
leurs auteurs indépendamment de leur statut ;
· Renforcer les moyens de la
Rapporteure spéciale de la CADHP sur la situation des
défenseurs afin de l'aider à poursuivre ses actions de
promotion et de protection des défenseurs des droits de
l’Homme en Afrique ;
· Poursuivre et approfondir la
collaboration avec la Rapporteure spéciale des Nations unies
sur les défenseurs des droits de l’Homme, ainsi qu’avec les
autres mécanismes régionaux de protection des défenseurs des
droits de l’Homme.
|

Le Président
|
BREVE INFORMATION DU 3 MAI 2011
La
Cour Suprême
a remis sa
délibération
au 4 mai
2011
L’audience
prévue pour
le 3 mai
2011 de la
Cour Suprême
dans
l’Affaire de
FARAH ABADID
HELDID et
consorts,
n’a pas eu
lieu et
cette
Affaire est
reportée
pour demain
matin 4 mai
2011.
|
La Cour Suprême a remis sa
délibération au 4 mai 2011
L’audience prévue pour le 3 mai
2011 de la Cour Suprême dans l’Affaire de FARAH ABADID
HELDID et consorts, n’a pas eu lieu et cette Affaire est
reportée pour demain matin 4 mai 2011.
Rappelant que, le dossier de cette
Affaire judiciaire est :
- basée sur un Faux Motif
d’inculpation ;
- que les avocats dans leur
Mémoire Ampliatif ont soulevé un grand nombre de nullités et
autres défauts ;
- que ce Procès est un procès
purement politique contre des responsables de Partis
politiques de l’Opposition et deux Défenseurs des Droits de
l’Homme, ces derniers ont été incarcérés afin de faire
obstruction aux activités de témoignages surtout sur les
refus populaires contre le 3ème mandat illégal et
anticonstitutionnel, sur les divers répressions notamment
contre les universitaires, les cheminots, les dockers etc…
La Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH) demande aux membres de la Cour Suprême
d’ordonner un non lieu des inculpés pour insuffisance des
charges basées sur un faux motif imaginé par le Ministère
Public.
Rappelant que, la Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) témoigne sa
Solidarité aux détenus depuis 9 février 2011 encore
incarcérés arbitrairement à Nagad, à savoir :
1) FARAH ABADID HILDID défenseur
associé à la LDDH à titre individuel :
2) HOUSSEIN AHMED FARAH le frère de
DAF ;
3) HOUSSEIN ROBLEH DABAR ;
4) ABDILLAHI ADEN ALI dit CORBEAU ;
5) MOUSTAPHA ABDOURAHMAN HOUSSEIN;
6) MOHAMED IBRAHIM WAISS;
Les Défenseurs des Droits de
l’Homme ne vous oublient pas.
NOEL ABDI Jean-Paul
Brève information de la LDDH du 2 mai : la Cour suprême va
délibérer demain 3 mai
|

Le Président
|
BREVE INFORMATION DU 2 MAI 2011
La
Cour Suprême
va délibérer
demain 3 mai
2011 pour la
mise en
Liberté du
Défenseur
FARAH ABADID
HELDID et
consorts.
|
Le dimanche 17 avril 2011, la Cour
d’Appel de Djibouti avait confirmé, sur forte
recommandation du Procureur Maki, le rejet de la demande
d’Appel du Juge d’Instruction du 28 mars 2011.
Rappelant que, les avocats Maître
Foulié et Maître Zakaria avaient déposé immédiatement un
Recours, contre cette Décision, devant la Cour Suprême.
Rappelant que, le dossier de ces
cinq détenus est totalement vide, d’ailleurs la juge
d’Instruction avait, dans l’Ordonnance de rejet, soulevé
le point suivant : « Vu les réquisitions du Ministère Public
tendant à s’y opposer;…
… Attendu que la détention
provisoire est I ‘unique moyen :
De mettre fin au trouble
exceptionnel et persistant à l’ordre public qu’à provoquer
l’infraction en raison… ».
Qu’aucune insurrection n’a eu lieu
en République de Djibouti depuis son indépendance ;
Que, seul un conflit armé de 199O
à 2001, s’est opéré dans le Nord et l’Ouest de notre
République avec le lot des Crimes de Guerre, Crimes de
Génocide avec les blocus alimentaires et sanitaires, les
Crimes d’Exécutions Extrajudiciaires, les Crimes de
disparitions forcées, tous ces Crimes restent jusqu’à
présent impunis ;
Que dans le contexte actuel, et
depuis la première et dernière manifestation sauvagement
réprimée, le vendredi 18 février 2011, aucune autre
manifestation n’a été constatée sur l’ensemble du Territoire
national.
Que, NOEL ABDI Jean-Paul Défenseur
des Droits de l’Homme libéré pour raison de santé, Farah
ABADID HELDID Défenseur des Droits de l’Homme et cinq autres
détenus arbitraires ont été incarcérés le 9 février 2011 sur
un motif imaginé par le Ministère Public chargé par le
Premier Magistrat candidat illégal et inconstitutionnel,
afin de semer la peur et la terreur dans un contexte de
préparation d’un complot du Chef de l’Etat, afin de mettre
en exécution un Coup d’Etat Electoral, afin de se maintenir
au pouvoir et bénéficier de l’immunité
présidentielle et par là tenter d’échapper aux procès auprès
des juridictions
pénales aux Compétences Internationales, sans oublier le
Procès sur l’assassinat du Juge Borel à Paris.
La Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH) demande à la Présidente de la Cour Suprême
d’accorder une attention particulière à cette « sérénade
judiciaire » sous la houlette d’un Tortionnaire, qui
continue ses Abus de pouvoir grâce aux Forces armées depuis
1999.
La Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH) demande à tous les Défenseurs des
Organisations Internationales des Droits de l’Homme, ainsi
que l’Observatoire des Droits de l’Homme et l’Observatoire
des prisons d’accorder une attention particulière à tous les
Abus de pouvoir du Dictateur Ismaël Omar Guelleh.
NOEL ABDI Jean-Paul
|

Le Président
|
BREVE INFORMATION DU 29 AVRIL 2011
Un
mort dans la
Brigade de
la
Gendarmerie
de Cheick
Osman…
|
La Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH) a appris avec stupéfaction la mort de feu
DIRIR IBRAHIM BOURALEH, après vérifications, en tant
que Défenseur des Droits de l’Homme, j’ai vivement conseillé
à la famille de déposer une plainte et de prendre
éventuellement dans la mesure de leur moyen un avocat.
Les faits :
La Gendarmerie de Cheick Osman de
Balbala ont arrêté le 23 avril 2011 DIRIR IBRAHIM BOURALEH
suite à une plainte d’une vendeuse de Khat à qui il devait
la somme de quinze mille francs Djibouti (15 000FD).
Après deux jours de Garde à vue
probablement sans l’autorisation du Parquet, le frère de la
victime Monsieur Ali IBRAHIM BOURALEH est parti, pour
payer les 15 000 FD.
Il a vu le Commandant de la Brigade de
la Gendarmerie l’Adjudant Chef Abdourahman Omar Saïd, qui a
refusé d’accepter le règlement à l’amiable de cette dette.
Après quatre jours de garde à vue dans
des conditions insoutenables la victime est décédée, son
corps n’a pas jusqu’à présent été remis à la famille, même
si le Procureur a du constater le mort.
Ce père de cinq enfants et d’un sixième en cours se trouve
toujours à la morgue de l’Hôpital et la famille ne sait plus
quoi faire. A combien se chiffre le nombre de disparitions
forcés, de décédés dans les cellules de la Gendarmerie ?
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains
(LDDH) lance un Appel à tous ses compatriotes dans la mesure
du possible de collaborer avec nous Défenseurs des Droits de
l’Homme, pour que nous puissions, noms, dates et lieux à
l’appui saisir les Organisations Internationale pour la
Défense des Droits de l’Homme et de l’Observatoire des
Prisons et lieux de détentions secrètes et illégales,
l’observatoire des Défenseurs des Droits de l’Homme et de
l’Organisation contre la Torture et les Disparitions
Forcées.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains
(LDDH) suit avec attention cette Affaire.
NOEL ABDI Jean-Paul
|

Le Président
|
BREVE INFORMATION DU 28 AVRIL 2011
« Battu et
dépouillé de
tout, le
Réfugié de
Mogadiscio
face à la
prépondérance
de la
Police »
|
La prépondérance de la Police et les
épreuves que subissent le Réfugiés dans les camps mais aussi
dans la capitale, cette prépondérance de la Police est tout
à fait contraire au rôle de la Police en principe chargée de
la protection des Réfugiés et au soutien humanitaire en
faveur de ces personnes fragilisées.
A entendre les paroles et le ton
insolent devant la Cour Correctionnelle de l’Adjudant
Abdillahi Farah Mohamed connu par les Réfugiés de la Somalie
du Sud au Camp d’Ali ADEY non loin d’Ali Sabieh, il est
difficile de ne pas constater l’une des formes de violations
récurrentes des droits des justiciables. Au cours de
ces deux dernières années dans le cadre de la mise en
place du Coup d’Etat Electoral du 8 avril 2011, on
assiste à une « passivité quasi-systématique de la part
du pouvoir judiciaire face aux dénonciations de pratiques de
torture par des agents de l’Etat lors des interrogations,
des arrestations, ou en détention. Les enquêtes et les
poursuites à l’encontre d’agents accusés de ces crimes sont
quasiment inexistantes ».
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains
(LDDH) diffusera, dans les jours qui suivent, le Rapport de
la FIDH sur l’Instrumentalisation de la Justice et mettra en
relief les points comparatifs avec notre Justice, hélas
encore, sans aucun Syndicat de la Magistrature, et un
Parquet de la République qu’il est normal de considérer
comme des « complices silencieux », qui à notre connaissance
n’ont jamais déclenché des poursuites pour Crimes de
Disparition forcée, de Crimes de Torture, de Détention
et de Garde à vue Arbitraire, de violations de domicile
abusive, des rafles brutales, incontrôlés et
quotidiennes.
Aujourd’hui, jeudi 28 avril 2011,
l’Affaire du Réfugié de Mogadiscio a été renvoyée au 5 mai
2011 à la demande du Cabinet de Maître Dini absent du
Territoire.
La vraie victime dont les cicatrices ont
été montrées en pleine audience la semaine dernière a mis en
relief le fait qu’il a été dépouillé de tout son argent en
sa possession, avant d’être battu farouchement directement
dans le Camp d’Ali ADDE. La disparition de son fils mineur a
été soulevée, par la Police ou ?
La LDDH réitère sa demande au HCR de
Djibouti de suivre ce procès inique, dilatoire et de prendre
soins du Réfugié ABDI NOUR ALI OMAR encore arbitrairement
incarcéré, et faire appel à un Médecin pour le consulter,
afin de prouver au monde entier les conditions intolérables
de certains éléments de la Police et de la Gendarmerie, qui
outrepasse leurs prérogatives d’Institutions Républicaines.
NOEL ABDI Jean-Paul
Mise au point adressée au président d'Uguta-Toosa par le
conseiller politique du président de l'ARD
Monsieur le Président d'Uguta-Toosa et
cher ami,
Dans la dernière livraison de votre
journal en ligne, vous m'avez nommément cité et avez
commenté certaines de mes récentes prises de position : je
vous prie donc de bien vouloir mettre en ligne cette mise au
point.
I) Remarque préliminaire :
je constate avec regret que vous passez sous silence la
situation en Ethiopie que j'évoquais, il y a pourtant
urgence : je ne crois pas exagérer en pensant qu'une partie
de notre destin se jouera dans l'inévitable réaction de
défense à cette ambition coloniale pour laquelle aucun Etat
n'a les moyens. Peut-être considérez-vous que c'est
politiquement incorrect. Mais si nous ne nous disons pas la
vérité entre Djiboutiens désireux de vivre ensemble, c'est
que nous ne nous donnons aucune raison de vouloir vivre
ensemble. Auquel cas, il est inutile de parler d'unité
d'action, qu'elle soit pacifique ou armée ; ce que je ne
crois pas. Par contre, vous avez préféré dresser un
réquisitoire contre l'opposition intérieure et évoquer
certaines divergences que vous semblez réduire à des
rivalités personnelles. Evacuons déjà cet aspect.
II) ARD et FRUD-armé : une
animosité artificielle qui cache un vrai problème
Vous jugez trop sévères mes propos suite
au " témoignage de solidarité exprimé par Maki Houmed
Gaba au FRUD armé ". En aucun cas notre Représentant n'a
témoigné ni n'est habilité à témoigner une quelconque
solidarité dans ce cadre puisque cela n'émane d'aucune
instance supérieure de son parti que seuls Mahdi Ibrahim et
moi engageons à l'extérieur. Tout ce qu'il a voulu dire, et
c'est notre position officielle, c'est que nous comprenons
que certains jeunes en viennent à opter pour des voies
radicales. Ni plus, ni moins. Au surplus, ce qui se prétend
être FRUD-armé n'est pas une ONG humanitaire nécessitant un
"témoignage de solidarité" sentimental :
notre brousse
n'est pas Haïti et la lutte armée n'est pas une distribution
de denrées alimentaires. Savez-vous exactement ce qui se
passe là-bas ? Ignorez-vous que certains de ces prétendus
"combattants de la liberté " ont récemment rejoint le régime
avec armes et bagages et travaillent aujourd'hui comme
indicateurs du SDS chargés de dénoncer les civils qui les
accueillaient dans leurs pauvres campements ? Contactez le
pays et informez-vous : vous verrez que cette lutte est
totalement à reconstruire et que cela ne se fera pas avec
une "Direction" exilée donc déconnectée, même si elle en a
la volonté, ce qui est un autre problème.
Vous n'êtes pas loin de la vérité en
écrivant que ce qui peut lui être reproché, c'est "
de se
comporter en parti politique plutôt qu'un front armé ".
De 2006 à 2009, lorsque j'ai quitté mon parti pour me mettre
à sa disposition, c'est ce que j'ai vainement tenté
d'expliquer à mon ancien compagnon de lutte et ami Mohamed
Kadamy : la lutte ne peut réussir qu'avec des cadres
politiques physiquement présents sur le terrain et en se
basant sur de vraies solidarités de destin ; pas dans un
esprit de coterie avec des vidéo-commandos, même sincères,
ni en jouant au poker menteur avec des alliés de
circonstance, même victimes. La lutte armée est chose trop
grave pour la prôner avec une légèreté qui s'apparente à une
constance dans l'erreur politique : seuls ses vrais amis de
l'ARD lui rappellent cette vérité, pas ses anciens pour
lesquels il cherche vainement restauration. Surtout que,
pour convaincre, il faut d'abord avoir une position claire
sur tout ce qui s'est passé, de 1991 à 2001, dont la
trahison d'Aba'a que beaucoup ont aujourd'hui le courage
d'admettre, car on n'est naïf qu'une fois. Et cela dans le
cadre d'un congrès où les erreurs du passé sont reconnues,
les nouvelles stratégies politiques et militaires définies
et, accessoirement, les nouveaux dirigeants élus.
Enfin, vous vous contentez d'une version
Hollywood en affirmant que "
L'organisation
politico-militaire n'a pas failli à l'acte de solidarité de
principe envers les forces démocratiques". Sans entrer
dans certains détails, permettez-moi de vous rappeler ceci :
mon ami a publié en décembre dernier un communiqué dans
lequel il déclarait que les cadres et militants de l'ARD
arrêtés à Tadjourah lors d'une manifestation pacifique
étaient en fait des sympathisants du FRUD-armé ! C'est tout
à fait irresponsable car c'est donner à la dictature un
argument juridique pour les emprisonner durablement en
invoquant les articles 145 et suivants du Code Pénal et
interdire toute autre manifestation, si ce n'est pas le
parti lui-même. Aussi irresponsable et faux étant le fait
d'affirmer sur Paltalk que certains dirigeants de l'ARD à
Djibouti travaillent avec la lutte armée. Pour une guérilla,
révéler ses soutiens intérieurs, c'est aider le SDS. Soyons
sérieux ! Ce que le privilège de l'exil incite certains à
qualifier de "frilosité légaliste" a un autre nom pour l'ARD
: le sens des responsabilités qui consiste à ne pas
inutilement mettre en danger la vie d'autrui ! Cela
n'engage que moi, mais je reste malheureusement persuadé
qu'un nouveau conflit armé se profile et si je m'y engage,
je n'aurai besoin ni d'autorisation ni de GPS : je sais
comment me rendre sur le terrain et sur qui compter une fois
sur place. Mais ceci est accessoire comparé aux autres défis
que toute l'opposition doit relever.
III) Considérations générales sur
l'opposition civile
Ce n'est peut-être pas un hasard si vous
vous en prenez à Ismaël Guedi et Ahmed Youssouf : vous
estimez être leur pair puisque, comme vous, ce sont deux
Présidents ! Sérieusement, dois-je vous rappeler que le
nôtre a été démocratiquement élu, ce qui n'est pas le cas de
tous ? D'une façon générale il y a une propension d'une
certaine opposition à vouloir singer le régime d'au moins
deux manières.
1) l'imposition, l'intériorisation et
l'acceptation d'une division ethnique du travail politique
en vertu de laquelle la naissance prédétermine le destin :
les uns appelés à toujours dominer et les autres
condamnés à n'être que d'éternels concierges politiques.
Peut-être que la mobilisation réussirait vraiment si l'on se
débarrassait de ces présupposés et éduquait en ce sens nos
concitoyens qui eux, souffrent sans discrimination et
cherchent avant tout des opposants justes intègres dans
toutes les communautés. La vraie candidature du docteur
Abbaté lors de la présidentielle de 1999 et la vraie-fausse
de Mohamed Daoud en 2005 et 2011 ont-elles au moins eu le
mérite de poser une partie de ce problème, qui concerne
d'autres composantes de la communauté djiboutienne
2) la véritable question qui se pose
n'est pas tant de savoir, comme vous l'écrivez, "qui est
membre de l'opposition djiboutienne", mais plutôt
qu'est-ce qu'un opposant djiboutien ? Un tri plus sévère
devra s'opérer entre vrais opposants et les faux :
entrepreneurs de la 25ème heure, nomades
opportunistes et autres cyber-rebelles squattant Internet
(certes, Ahmed Youssouf n'a pas de vidéo sur YouTube mais il
parcourt le pays du Nord au Sud ; au fait, il y a combien
d'ordinateurs avec connexion Internet dans les quartiers
populaires ou dans les districts ?). Considérez-vous que
vous fassiez de la politique ? Moi pas. Si oui cela
reviendrait à dire que tous les serviteurs et courtisans
cooptés par le régime sont également des politiciens :
nous sommes des résistants qui combattons une dictature.
Vous proposez enfin plusieurs pistes
pour expliquer "pourquoi la transition démocratique a
échoué à Djibouti". Permettez-moi de lever ce qui semble
être un malentendu : la recherche de cette transition
démocratique ne s'est pas arrêtée le 8 avril 2011 et, à ma
connaissance, la véritable opposition s'y emploie encore
afin d'éviter un nouveau conflit armé et c'est tout à son
honneur. Quant aux facteurs causaux que vous avancez, il
nous semble prématuré de dresser un bilan. Trois remarques
toutefois :
1) Certes, comme l'écrivait Borges,
"
les dictatures fomentent l'oppression, la servilité et la
cruauté ; mais le plus abominable est qu'elles fomentent
l'idiotie",
certes l'Education Nationale agonise du fait de suppléants
qui inculquent leur inculture aux écoliers, mais le niveau
d'instruction est bien plus élevé aujourd'hui qu'en 1958,
1967 ou 1975, lors des luttes pour l'Indépendance et ne peut
expliquer une quelconque faiblesse de la mobilisation. Il y
a conflit entre la rationalité du citoyen dépossédé de ses
droits fondamentaux et la loyauté traditionnelle : l'ennemi
est plus difficile à identifier et à combattre quand il est
l'un des nôtres ;
2) plus que la démographie, le problème
est celui de la citoyenneté. Comme le reconnaissait un
diplomate occidental, "Djibouti est le seul pays au
monde qui refuse la citoyenneté à ses habitants et l'accorde
à des étrangers, dont certains sont impliqués dans des
entreprises terroristes". Pas le seul pays au monde
: avec Israël !
3) un facteur important, sinon
fondamental, me semble absent : le rôle des forces
répressives. Un Etat se définissant par l'exercice du
"monopole de la violence physique légitime" (Max Weber), un
changement pacifique est difficilement concevable tant que
ces forces se comportent en milices partisanes, tribales
devrais-je dire, considérant le monolithisme de leur
composition, issu des conditions d'accession du pays à
l'Indépendance. Et aucune paix ne sera réelle tant que l'AND
se comportera en armée d'occupation dans le pays et en corps
expéditionnaire en Ethiopie.
S'il me fallait résumer tout cela en
deux formules, les voici :
1)
Comme au vrai dictateur, il
est temps de dire au faux opposant "Dégage !"
2) Hormis le soutien aux réfugiés en
Ethiopie, celui aux actuels prisonniers politiques et les
initiatives fédérant toutes les communautés, impliquant
l'ARD et nos compatriotes conscients au Canada et en
Belgique, la contribution politique et financière de notre
diaspora tient en trois mots : ARBASH AL BADOW !
Soyons sérieux !
Cassim Ahmed Dini
Conseiller politique du
Président et membre du comité exécutif de l'ARD
PS : quant aux rapports entre
l'ARD et Uguta-Toosa, je n'en dirai pas plus qu'Adan Mohamed
Abdou : c'est vous qui êtes attendu, Monsieur le Président
et cher ami.
* * *
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