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Dernières nouvelles
- Edition en Ligne de Mars 2006
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Directeur de
Publication : ALI MAHAMADE HOUMED Codirecteur
: MAHDI IBRAHIM A. GOD Email : realite_djibouti@yahoo.fr
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30/03/06 LDDH : COMMUNIQUE DE
PRESSE DU 30 MARS 2006, et Articles du Code pénal sur les
motifs de l'arrestation des syndicalistes
29/03/06 Premier compte rendu
du meeting de l’UAD à l’avenue Nasser ce mercredi 29 mars
2006
28 et 29/03/06 LDDH :
Communiqué de presse du 28 mars 2006,
accompagné d'un Post Scriptum
29/03/06 Note d'information
de l'Union Djiboutienne du Travail (UDT)
27/03/06 LDDH : Communiqué de
presse du 27 mars 2006
26/03/06 Communiqué de presse
de l'Union pour l'Alternance Démocratique (UAD)
26/03/06 Mobilisation à Brest
pour une famille djiboutienne (Télégramme de Brest)
25/03/06 Mobilisation à Brest
contre l'expulsion d'une famille djiboutienne (AFP)
24/03/06 L'ARDHD et
l'Association des parents d'élèves de Brest se mobilisent
pour Abdoulkader, demandeur d'asile djiboutien
24/03/06 Communiqué de presse
de la LDDH sur les détentions arbitraires des
syndicalistes
20/03/06 La LDDH dénonce les
conditions de détention à la prison de Gabode
20/03/06 Communiqué de presse
: Appel d'urgence de l'Union djiboutienne du travail (UDT)
17/03/06 LDDH et FIDH :
Diffusion d'information sur la création du Conseil des
droits de l'homme
16/03/06 L’Armée française
assure-t-elle la formation d’anciens tortionnaires
djiboutiens à Paris ?
16/03/06 Le Parlement
européen dénonce l'impunité des ex-dictateurs africains
15/03/06 L'Assemblée générale
de l'ONU crée un nouveau Conseil des droits de l'homme
15/03/06 Communiqué de presse
de la LDDH sur les incarcérations arbitraires des
dirigeants syndicaux
15/03/06 Communiqué de l'UDT
: quatre responsables syndicaux sous mandat de dépôt à
Gabode
14/03/06 Répression des
dirigeants syndicaux : les organisations internationales
se mobilisent
14/03/06 Arrestation de
quatre syndicalistes : Communiqué de presse de l'Union
djiboutienne du travail (UDT)
13/03/06 LDDH : Note préliminaire du
13 mars 2006 sur une décision du parquet sans avocat ni
bâtonnier
13/03/06 LDDH : Rappel du communiqué
de presse du 8 mars 2006 gelé à la demande de Me Tarek
12/03/06 Communiqué de presse
de l'UAD sur la farce électorale régionale du 10 mars 2006
12/03/06 LDDH : Diffusion
d'information sur le rapport 2005 de l'Observatoire des
défenseurs des droits de l'homme (FIDH et OMCT)
11/03/06 Communiqué de presse
de l'Union pour l'Alternance Démocratique (UAD) sur
l'arrestation de M. Adan Mohamed Abdou, Secrétaire général
de l'ARD
11/03/06 Arrestation des
dirigeants de l'Union djiboutienne du travail (UDT)
10/03/06 Le non événement des
élections dites locales à Djibouti
10/03/06 Décentralisation :
des amendements au projet de loi irresponsables et
inacceptables (archives)
10/03/06 Appel urgent du FIDH
et de l'OMCT pour détention arbitraire et poursuite
judiciaire de syndicalistes djiboutiens
09/03/06 Affaire Borrel: le
parquet fait appel de la plainte contre le Quai d'Orsay
09/03/06 Communiqué de
l'Union djiboutienne du travail (UDT)
08/03/06 Rapport du
département d'état américain sur les droits de l'homme à
Djibouti, 8 mars 2006
08/03/06 Syndicalistes
djiboutiens accusés de communication avec une puissance
étrangère
08/03/06
FIDH : Arrestations et détentions arbitraires à Djibouti
07/03/06 Note d'information
de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH)
07/03/06 Appel de l'Union
Djiboutienne du travail (UDT) à une solidarité intensive
05/03/06 Deux syndicalistes
djiboutiens de nouveau arrêtés par le régime dictatorial
05/03/06 Rapport
du CISL sur les normes du travail à Djibouti, en prévision
de l'examen par l'OMC
03/03/06 Affaire Borrel :
Information judiciaire ouverte contre Hervé Ladsous
02/03/06 Le sénat français
serait-il au secours de la dictature djiboutienne ?
01/03/06 Ethiopie: le procès
de l'opposition éthiopienne ajourné au 22 mars
01/03/06 Un travailleur de
l'Onu enlevé dans le sud de la Somalie
LDDH : COMMUNIQUE DE PRESSE DU 30 MARS 2006

Le
Président |
COMMUNIQUE DE PRESSE DU
30 MARS 2006
REMISE EN LIBERTE DES SYNDICALISTES
PAR LA CHAMBRE D'ACCUSATION
|
Le 30 mars
2006, la Chambre d’Accusation a siégé en présence de Maître
Tarek, avocat des syndicalistes, défenseurs des Droits
Economiques, Sociaux et Culturels.
Le Président
de la Chambre d’Accusation a mis en délibéré au 6 avril 2006,
l’affaire des quatre syndicalistes: M. DJIBRIL ISMAËL IGUEH,
MOHAMED AHMED MOHAMED, HASSAN CHER HARED et ADAN MOHAMED
ABDOU.
Il est bon de
rappeler que ces syndicalistes ont été arrêtés début mars
2006 sans preuves matérielles, avec un chef d’accusation qui
est tout à fait fallacieux, (voir les articles suivants qui
donnent l’impression que ces syndicalistes avaient en leur
pouvoir le Secret Top Défense), et mis en détention
arbitraire après des enquêtes truffées de vices de formes.
Le seul
outrage ne peut-être que leur droit de porter des plaintes
contre les autorités portuaires ou autres, la seule
intelligence étant d’avoir suivi des cours de formation en
Israël alors qu’aucun texte n’interdit de se rendre dans ce
pays dont les Centrales syndicales ont, depuis cinquante ans
(avant et après l’indépendance), apporté leur concours pour la
formation des travailleurs djiboutiens.
Est-ce vrai
que des membres de la SDS aurait suivi eux aussi des cours de
formation en matière de sécurité ?
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un appel pressant
aux Instances Internationales pour qu’elles condamnent avec
fermeté les Autorités Djiboutiennes.
M. NOEL ABDI
Jean-Paul
**
Articles du
Code Pénal sur les motifs des arrestations
SECTION 111
La livraison d’informations à une puissance étrangère
Article 137
Le fait de
livrer ou de rendre accessibles à une puissance étrangère, à
une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle
étranger ou à leurs agents, des renseignements, procédés,
objets ou documents dont l’exploitation, la divulgation ou la
réunion est de nature à porter atteinte aux intérêts
fondamentaux de la Nation est puni de quinze ans de réclusion
criminelle et de 7 000 000 F d’amende.
SECTION IV
Les outrages, offenses et violences envers les dépositaires de
l’autorité ou de la considération publique
Article 188
L’outrage
envers le Président de la République est puni de deux ans
d’emprisonnement et de 500 000 F d’amende, l’outrage envers
les Chefs d’Etat et les Chefs de gouvernements étrangers, les
ambassadeurs et les chargés d’affaires accrédités près du
gouvernement de la République de Djibouti est puni d’un an
d’emprisonnement et de 200 000 F d’amende.
L’outrage
envers les personnes énumérées aux alinéas 1 et 2 est
constitué, que les moyens indiqués à l’article 187 aient été
adressés dans ou hors l’exercice des fonctions. Il est désigné
sous le terme d’offense. La poursuite de l’offense visée à
l’alinéa 2 n'a lieu que sur la demande
des intéressés au Ministre des Affaires Etrangères qui la
transmet au ministre de la Justice.
Premier compte rendu du meeting de l’UAD à
l’avenue Nasser ce mercredi 29 mars 06
Dans
l’après-midi du mercredi 29 mars 2006, dernier jour de
campagne pour le deuxième tour des élections frauduleuses
« régionales et communales », six (6) meetings étaient
organisés dans Djibouti-ville (RPP, FRUD-bis, « deux
listes indépendantes », le PSD, et sans couverture de la
RTD : celui de l’UAD.
Le meeting
de l’UAD a tenu toutes ses promesses. Outre l’affluence
massive, c’est la qualité et la cohérence des messages
délivrés qui a retenu toute l’attention. Les partisans du
boycott sont venus spontanément et massivement de tous les
quartiers populaires. L’avenue Nasser était noire de
monde.
A quelques
centaines de mètres de là, le FRUD-bis tenait son
rassemblement à la place de l’indépendance à Arhiba ;
quelques centaines de personnes convoyées par bus y ont
assisté.
De son
côté, le RPP a dû réquisitionner des véhicules militaires
pour acheminer quelques milliers de personnes dont des
travailleurs raflés, en direction du Stade Hassan Gouled.
De l’avis
général, le meeting de l’UAD était de loin le plus
réussi.
Une gifle décisive vient d’être assénée au RPP et à ses
alliés.
LA REDACTION
LDDH : Communiqué
de presse du 28 mars 2006

Le
Président |
COMMUNIQUE DE PRESSE DU
28 MARS 2006
DEUX NOUVEAUX SYNDICALISTES
ONT COMPARU DEVANT
LA JUGE D'INSTRUCTION
|
Le 28 mars
2006 deux syndicalistes MM. ADAN MOHAMED ABDOU et HASSAN CHER
HARED ont comparu devant la Juge d’Instruction Fathia Mahamoud
Djama.
Les deux
syndicalistes ont été amenés de la prison de Gabode où ils
sont en Détentions arbitraires depuis le 11 mars 2006. Après
l’interrogatoire, ils ont été relâchés en liberté provisoire
avec contrôle judiciaire.
L’épée de
Damoclès plane sur leur tête.
Les deux
autres Défenseurs des Droits Economiques Sociaux et Culturels
MM. MOHAMED AHMED MOHAMED et DJIBRIL ISMAËL IGUEH vont
comparaître devant la Chambre d’Accusation jeudi 30 mars 2006
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un appel pressant
aux Instances Internationales pour qu’elles condamnent avec
fermeté les Autorités Djiboutiennes.
NOEL ABDI
Jean-Paul
***
Post
Scriptum du 29 mars 2006
Aujourd’hui
29 mars 2006, il semblerait que la Police criminelle suite à
un Appel interjeté par le Procureur de la République M. Djama
Souleiman probablement à la demande du Ministre de la Justice
M. Mohamed Barkat Abdillahi d’arrêter M. Adan Mohamed Abdou et
M. Hassan Cher Hared, avant le meeting de l’UAD autorisé par
le Ministre de l’Intérieur et de les coffrer à nouveau à la
prison de Gabode et probablement pour l’empêcher de prononcer
un discours de remerciement aux dirigeants et aux militants
des Partis de l’Opposition qui ont soutenu les Syndicalistes,
Défenseurs des Droits Economiques, Sociaux et Culturels.
Ci-dessous les photos des syndicalistes détenus
à Gabode ce 29 mars 2006:

Adan Mohamed Abdou
en liberté provoisoire sous contrôle judiciaire depuis
le 29/03/06
|

Hassan Cher Hared
en liberté provoisoire sous contrôle judiciaire depuis
le 29/03/06
|

Djibrill Ismaël Egueh
toujours emprisonné à Gabode
|

Mohamed Ahmed Mohamed
toujours emprisonné à Gabode
|
Note
d'information de l'Union Djiboutienne du Travail (UDT)
29/03/06 Nos
camarades Adan Mohamed Abdou, Secrétaire Général et Hassan
Cher, Secrétaire aux relations Internationales de l'UDT, ont
bénéficié hier mardi d'une mise ne liberté provisoire sous
contrôle judiciaire.
Quant aux deux
autres, Mohamed Djibril Ismaël et Mohamed Ahmed, tous deux
membres de l'UDT, ils seront présentés demain jeudi 30 mars,
devant la chambre d'accusation.
Nous espérons
beaucoup de la Mission Conjointe du CISL/ORAF/BIT/FIDH dont
l'arrivée est prévue pour le 1er avril prochain.
Nous vous
remercions de vos soutiens constants.
Farah Abdillahi Miguil
Secrétaire à la Communication
LDDH :
Communiqué de presse du 27 mars 2006

Le
Président |
COMMUNIQUE DE PRESSE DU
27 MARS 2006
DEUX SYNDICALISTES
ONT COMPARU DEVANT
LA JUGE D'INSTRUCTION
|
Le 27 mars
2006 deux syndicalistes MM. MOHAMED AHMED MOHAMED et DJIBRIL
ISMAËL IGUEH ont comparu devant la Juge d’Instruction Fathia
Mahamoud Djama.
Les deux
syndicalistes ont été amenés de la prison de Gabode où ils
sont en Détentions arbitraires depuis le 8 mars 2006.
C’est menottes
aux poings, comme de vulgaires malfrats qu’ils ont été traînés
devant la Juge d’Instruction.
Très abattus
physiquement, ils ont été privés de toute nourriture depuis
vingt quatre heures. Sans avoir été prévenus la veille, ils
ont été embarqués de la prison sans savoir où ils allaient.
Ce genre de
méthodes consistent à humilier et à traumatiser les épouses et
les mères des Défenseurs des Droits Economiques, Sociaux et
Culturels de ces deux dirigeants syndicaux arbitrairement
incarcérés.
Après quatre
heures d’interrogations, ils ont été ramenés à la prison de
Gabode, cette fois sans menottes.
Les deux
autres Défenseurs des Droits Economiques Sociaux et Culturels
MM. Adan Mohamed Abdou et Hassan Cher Hared seront traduits
devant la Juge d’Instruction demain le 28 mars 2006.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénoncent
vigoureusement ces Tortures morales à l’encontre des
syndicalistes uniquement incarcérés parce qu’ils ont osés
déposer des plaintes contre les Autorités du Port.
Non seulement,
les plaintes auprès du Parquet sont rapidement classées sine
die par le Procureur de la République, mais les plaintes
auprès des Instances Internationales sont immédiatement
réprimées par des arrestations arbitraires et des Tortures
morales.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant
aux Instances Internationales pour qu’ils condamnent avec
fermeté les Autorités Djiboutiennes, et elle saisit
l’Organisation Mondiale contre la Torture (OMT).
M. NOEL ABDI Jean-Paul
Communiqué de
presse de l'Union pour l'Alternance Démocratique (UAD)
Union pour l’Alternance Démocratique (U.A.D)
(A.R.D, U.D.J, M.R.D)
Djibouti, le 26 mars 2006
COMMUNIQUE DE PRESSE
TOUS A L'AVENUE NASSER !
A la veille du
dernier acte de la comédie électorale programmée par le régime
RPP, force est de reconnaître que l’UAD avait parfaitement
raison de boycotter cette mascarade.
En effet, en
suscitant des listes «indépendantes» multiples et en incitant
ses alliés à aller aux «Régionales et Communales 2006» en
ordre dispersé, le R.P.P. cherchait à donner l’illusion d’une
démocratie en marche. Plus gravement à entretenir chez
certains des coalisés l’espoir d’administrer des régions ou
communes.
La loi du choc
en retour d’un tel pari qui se voulait calculé n’a pas encore
livré son dernier verdict. Toujours est-il que cette farce
n’aura duré que le temps d’une campagne de premier tour.
Revenu au
galop dès le soir du 10 mars, le naturel fraudeur du R.P.P. a
fait voler en éclats la coalition et les illusions du premier
des coalisés au sein de l’U.M.P. Autoproclamé vainqueur dès le
premier tour dans quatre des cinq régions et en ballottage
favorable à Ali-Sabieh et dans deux communes sur les trois qui
composent le district de Djibouti, il ne fait aucun doute que
comme à l’accoutumée, le R.P.P. «raflera» la totalité des
régions et la mairie de Djibouti.
La seule
surprise pourrait venir de l’annonce officielle d’un très fort
taux de participation le 31 mars prochain (comme lors des
présidentielles, n’est-ce pas ?). Taux qui s’expliquera a
posteriori par le report supposé des voix de l’électorat des
partis et listes éliminés au premier tour et dont le poids
électoral demeure pourtant insignifiant.
C’est pourquoi l’Union pour l’Alternance Démocratique (U.A.D.)
invite ses partisans et tous les Djiboutiens épris de Justice
et de Liberté à assister massivement au meeting d’explication
qui se tiendra le mercredi 29 mars 2006 à partir de 15h à
l’avenue Nasser devant le siège de I’U.D.J. Il nous faut
apporter d’avance un démenti pacifique et déterminant à
l’imposture officielle ! Cette mobilisation sera également
l’occasion d’exprimer notre solidarité agissante aux
syndicalistes arbitrairement détenus à la prison civile de
Gabode !!!
Le Président de
l'UAD
Ismaël Guedi Hared

Mobilisation à
Brest pour une famille djiboutienne
Le
Télégramme, dimanche 26 mars 2006
ENCART:
Expulsion. Mobilisation à Brest pour une famille djiboutienne.
26/03/06
Un comité
de soutien s'est créé, à Brest, pour s'opposer à l'expulsion
d'une famille originaire de Djibouti, menacée de persécutions
dans son pays en raison d'activités syndicales non autorisées.
Le couple, dont la demande d'asile politique a été refusée,
doit être reconduit à la frontière d'ici au 9 avril.
Plusieurs
dizaines de parents d'élèves de l'école Ferdinand-Buisson, où
sont scolarisés les cinq enfants du couple, âgés de 3 à 11
ans, ont fait signer, hier matin, une pétition destinée au
préfet du Finistère, soulignant les emprisonnements
arbitraires et tortures déjà subis. Réfugiée à Brest depuis
près de cinq ans, la famille est insérée socialement et parle
le français. Le maire de Brest, François Cuillandre (PS), a
demandé au préfet la révision du dossier d'admission en
France.
Source : Télégramme.
Mobilisation à
Brest contre l'expulsion d'une famille djiboutienne
Agence
France Presse, samedi
25 mars 2006
25/03/06 Un
comité de soutien s'est créé à Brest (Finistère) pour
s'opposer à l'expulsion d'une famille nombreuse originaire de
Djibouti, menacée de "persécutions" dans son pays en raison
d'activités syndicales non autorisées, selon le comité. Le
couple qui s'est vu opposer un refus à sa demande d'asile
politique doit être reconduit à la frontière d'ici au 9 avril.
Plusieurs
dizaines de parents d'élèves de l'école Ferdinand-Buisson, où
sont scolarisés les cinq enfants du couple âgés de 3 à 11 ans,
ont fait signer samedi matin une pétition destinée au préfet
du Finistère, soulignant les emprisonnements arbitraires et
tortures qu'auraient déjà subis le père de famille, Mohamed
Abdoulkader, instituteur, en raison de son activité syndicale.
Son épouse
Hawa aurait été également victime de mêmes mesures de
répression en tant que présidente d'une association pour le
respect des droits des femmes, non autorisée par le pouvoir,
selon le comité. La famille, réfugiée à Brest depuis près de
cinq ans, est insérée socialement et tous ses membres parlent
couramment le français.
Le maire de
Brest François Cuillandre (PS) a demandé par écrit au préfet
la révision du dossier d'admission en France de la famille.
Source : AFP
L'ARDHD et l'Association
des parents d'élèves de Brest se mobilisent pour Abdoulkader,
demandeur d'asile djiboutien
24/03/06 Texte du Fax adressé par l'ARDHD,
l'Association pour le Respect des Droits de l'Homme à
Djibouti, à Monsieur le Préfet du Finistère pour demander
d'accorder le droit d'asile à M. Abdoulkader Mohamed Guidar et
sa famille.
Monsieur le Préfet,
Je viens d’être informé de la décision de refus d’accorder le
droit d’asile, prise le 2 mars par la Commission de recours et
qui a été signifiée le 9 mars 2006 à M. Abdoukalder Mohamed
Guidar, réfugié djiboutien et habitant xxxxxxxxxxxxxx à 29000
Brest.
Je me permets d’intervenir auprès de votre haute autorité pour
solliciter une étude attentive de ce dossier, que nous
connaissons bien au sein de notre Association pour la Défense
des Droits de l’Homme à Djibouti (ARDHD site http://www.ardhd.org).
En décembre 2004, j’ai reçu ce Monsieur au siège de
l’Association, car il souffrait psychologiquement des suites
des tortures qu’il avait subies pendant une vingtaine de jours
dans son pays. J’ai pris rendez-vous pour lui avec une
Association spécialisée dans le soutien aux victimes de la
torture. Je l’ai accompagné le 14 mars 2005. Sans entrer dans
le secret médical, le médecin qui l’a accueilli a confirmé
qu’il présentait des séquelles psychologiques sérieuses,
conséquence des actes violents et des humiliations auxquels il
avait été soumis dans les locaux de la Gendarmerie de
Tadjourah (République de Djibouti) entre le 12 juin et le 2
juillet 1998.
Notre Association lance actuellement une campagne pour
dénoncer la présence en France, à l’Ecole de Guerre du
Lieutenant-Colonel de la Gendarmerie djiboutienne, Zakaria
Hassan Aden, qui était le responsable des « commandos de la
torture » à cette époque.
La connaissance extrêmement précise que nous avons de la
situation et du contexte à Djibouti, m’autorise à affirmer que
le renvoi à Djibouti de cette personne et de sa famille,
l’exposerait inévitablement à une arrestation immédiate, à de
nouvelles tortures et comme cela arrive souvent dans ces
cas-là, à une exécution extra-judiciaire.
C’est la raison pour laquelle je me permets de solliciter une
nouvelle étude de son dossier et surtout l’acceptation de sa
demande d’asile, car elle est tout à fait justifiée et que
nous avons pu vérifier les points qu’il évoque.
Vous remerciant à l’avance de l’intérêt que vous porterez
personnellement à ce dossier et à la vie d’un homme qui est en
jeu, je vous prie de croire, Monsieur le Préfet à l’assurance
de ma haute considération.
Jean-Loup Schaal
Président de l'ARDHD
L'association pour le Respect des
Droits de l'Homme à Djibouti
_____________________________________________________________________________________________
24/03/06
Mobilisation en faveur de la famille d'Abdoulkader Mohamed
Guidar, victime d'un refus de Droit d'Asile et sous la menace
d'une reconduite dans son pays où il risque de nouveau la
prison et la torture. (Communiqué de l'Association des Parents
d’élèves de Ferdinand Buisson à Brest)
SOUTIEN BRESTOIS A LA FAMILLE ABDOULKADER
Soutien de la députée Patricia ADAM, des associations
brestoises, ainsi que Noël Mamère, le maire de Brest, les élus
communistes et citoyens de Brest, les élus socialistes de
Brest.
Demain,
samedi 25 mars, les parents d’élève de l’école Buisson
manifesteront à la sortie de l’école, FR3 et TF1 et la presse
locale sont invités, en soutien à la famille ABDOULKADER.
Le
mercredi 29 mars, une grande mobilisation avec les élus, les
associations aura lieu à la MPT du quartier de Lambézellec à
Brest pour faire signer la pétition ci-dessous et pour une
conférence de presse.
=
Texte de la pétition à adresser
d'urgence au Préfet du Finistère :
Monsieur
le Préfet,
Depuis
2002, la famille Abdoulkader réside en France. Elle a dû fuir
Djibouti, leur pays d’origine, pour échapper aux persécutions
dont elle faisait l’objet (emprisonnement et torture).
Mr
Adboulkader, enseignant dans le primaire et membre d’un
syndicat enseignant (tous les syndicalistes ont été soumis à
diverses pressions, emprisonnements arbitraires et menaces sur
les familles) a été arrêté en 1998 et emprisonné pendant 20
jours durant lesquels il a été gravement torturé. Il s’est
tout d’abord réfugié en Ethiopie pendant 5 ans avant de
rejoindre en 2003 son épouse exilée à Brest depuis 2002, pour
échapper elle aussi à la répression dont elle était victime.
Présidente de l’Association Matidifu pour le respect des
droits des femmes (action non autorisée par le pouvoir public)
Mme Abdoulkader a été également incarcérée et torturée à
diverses reprises.
Ce couple a
fait une demande d’asile politique auprès de l’Etat français,
demande qui lui a été refusée par la Commission des recours
des réfugiés le 2 mars 2006. Depuis le 9 mars dernier, Mr et
Mme Abdelkader ont été informés de leur reconduite à la
frontière d’ici le 9 avril prochain. Compte tenu des
informations précitées et de la situation inchangée à
Djibouti, un retour dans leur pays d’origine leur ferait
encourir de graves risques pour leur sécurité.
Cette
famille participe activement à la vie sociale et scolaire du
quartier. Elle compte 5 enfants âgés de 3, 5 7, 8 et 11 ans,
tous scolarisés à l’école maternelle et primaire de Ferdinand
Buisson. Cette scolarité leur a permis de construire de bonnes
relations tant auprès des enfants que des parents élèves.
Toute la famille démontre une volonté de réussite et
d’insertion dans la société française. Aussi, une interruption
scolaire brutale irait à l’encontre des dispositions issues de
l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de
l’enfant qui situple que « dans toutes les décisions qui
concernent les enfants, qu’elles soient le fait d’institutions
publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des
autorités administratives ou des organes législatifs,
l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération
primordiale ».
Pour
l’ensemble de ces raisons, nous vous demandons, Monsieur le
Préfet, pour Mr et Mme Abdoulkader dont le cas suscite une
vive émotion au sein de l’école et du quartier de Lambézellec
comme en témoignent les pétitions ci-jointes, l’annulation de
l’arrêté de reconduite à la frontière du 2 mars 2006.
Association des Parents d’élèves
de Ferdinand Buisson,
Brest
Communiqué de presse de la LDDH sur les
détentions arbitraires des syndicalistes

Le
Président |
COMMUNIQUE DE PRESSE DU
23 MARS 2006
SUR LES DETENTIONS
ARBITRAIRES
DE QUATRE DIRIGEANTS
SYNDICAUX ET DEFENSEURS DES DROITS ECONOMIQUES, SOCIAUX ET
CULTURELS. |
Rappelant que,
le 05 mars 2006 deux syndicalistes MM. MOHAMED AHMED MOHAMED
et IDRISS ISMAËL IGUEH ont été arrêtés sans mandat d’arrêt et
sans mandat de perquisition, puis mis en garde à vue ;
Qu’auparavant, dans les mêmes
conditions, ces deux
syndicalistes ont été arrêtés, mis en garde à vue le 20
février 2006 puis libérés quelques jours plus tard ;
Rappelant que,
durant toute la garde à vue, du 05 mars au 08 mars 2006, les
deux gardés à vue, malgré leur revendication n’ont pas eu
droit de faire appel à un avocat et d’avoir accès à leur
médecin, ceci en violation au Code de Procédure Pénale ;
Rappelant que,
les deux syndicalistes, ont été traduits au Tribunal en fin de
matinée le 8 mars 2006, et que Maître Tarek à la demande
d’autres syndicalistes n’a pu assister qu’à la fin de
l’enquête diligentée par la Juge d’Instruction ;
Que,
le même jour à 13 heures les deux syndicalistes ont été
immédiatement transférés à la prison de Gabode ;
Rappelant que,
le 10 mars 2006 une
parodie électorale entre listes de la même mouvance
présidentielle, cette parodie d’un scrutin régional s’est
déroulée en République de Djibouti avec un taux réel de
boycott d’environ de 80% démontre la nullité de ces élections
qui se veulent décentralisées et la fragilité de la
dictature sournoise de l’équipe politique au pouvoir.
Le taux officiel : environ
30%.
Rappelant que,
le 11 mars tôt le matin deux autres syndicalistes MM. ADAN
MOHAMED ABDOU et HASSAN CHER HARED ont été arrêtés sans mandat
d’arrêt, puis mis en garde à vue ;
Rappelant
que durant toute la
garde à vue du 11 mars au 13 mars 2006, les deux gardés à vue,
malgré leur revendication n’ont pas eu droit de faire appel
à un avocat et d’avoir accès à un médecin, ceci en violation
au Code de Procédure Pénale;
Que le 13 mars 2006 ils ont
été déférés au Parquet puis rapidement mis en dépôt.
Apparemment là aussi
l’enquête se serait déroulée sans défense ;
Rappelant que,
jusqu’aujourd’hui 23 mars 2006 aucune réponse du Tribunal n’a
été notifiée aux quatre syndicalistes détenus ;
Que,
par lettre du 18 mars 2006 et enregistrée le 21 mars 2006 par
l’administration de la prison centrale de Gabode, les quatre
(4) syndicalistes ont demandé au Directeur du Centre
pénitencier de transmettre à la défense et au tribunal leur
demande afin que le Tribunal, la Chambre d’Accusation se
prononce sur les irrégularités et les violations en autres des
articles ci-après en annexe, et de mettre fin à ces
détentions arbitraires .
Face à ces vices de
formes et/ou vices de procédures
A Djibouti, les Défenseurs
des Droits de l’Homme dénoncent avec fermeté le maintien en
Détention Arbitraire de 4 Syndicalistes et Défenseurs des
Droits Fondamentaux. Détentions Arbitraires entachées de
vices.
Par conséquent :
La Ligue Djiboutienne des
Droits Humains (LDDH) lance un appel pressant à la Chambre
d’Accusation afin de mettre fin aux détentions arbitraires
entachées de vices de formes et vices de procédures (lors des
enquêtes préliminaires) des quatre syndicalistes et défenseurs
des droits économiques, sociaux et culturels.
La Ligue Djiboutienne des
Droits Humains (LDDH) reste sidérée par ces vices de formes
inadmissibles, par ces détentions arbitraires et répétitives à
l’encontre des Syndicalistes et des Travailleurs(ses)
Djiboutiens(nes).
La Ligue Djiboutienne des
Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant à la Communauté
internationale, elle demande à la Communauté nationale de se
mobiliser et d’agir pour amener les autorités judiciaires et
politiques à mettre fin à ces basses méthodes d’intimidations,
de tortures morales multiformes et de détentions arbitraires
et abusives.
La Ligue Djiboutienne des
Droits Humains (LDDH) invite le BIT et les autres Syndicats
Libres, ainsi que l’ensemble des Défenseurs des Droits de
l’Homme de porter des plaintes auprès des instances
internationales contre les autorités djiboutiennes, pour
mettre fin à l’Arbitraire qui sévit en République de Djibouti
sur des syndicalistes et des défenseurs des Droits
Economiques, Sociaux et Culturels.
M. NOEL ABDI Jean-Paul
Les articles du Code de
Procédure Pénale Djiboutien objets de violations, de vices de
formes ou/et de vices de procédures.
Annexe sur :
Articles du Code de
Procédure Pénale Djiboutien :
objets de violations, de
vices de formes ou/et de vices de procédures.
Ces articles sont reproduits
sans commentaire avant les décisions judiciaires.
Articles
117
Le juge d’instruction peut,
selon les cas, décerner mandat de comparution, d’amener,
de dépôt ou d’arrêt
Article 118
Le mandat de comparution a pour
objet de mettre l’inculpé en demeure de se présenter devant
le juge à la date et à l’heure indiquées par ce mandat.
Article 119
Le mandat d’amener est l’ordre
donner par le juge à la force publique de conduire
immédiatement l’inculpé devant lui.
Article 122
Tout mandat précise l’identité
de l’inculpé ; il est daté et signé par le magistrat qui l’a
décerné et est revêtu de son sceau.
Les mandat d’amener, de dépôt
et d’arrêt mentionnent en outre la nature de l’inculpation et
les articles de loi applicables.
Article 123.
Le mandat de comparution est
notifié à celui qui en est l’objet par un officier ou agent
de la police judiciaire ou par un agent de la force publique,
lequel lui en délivre copie.
Article 126.
Le juge d’instruction interroge
immédiatement l’inculpé qui fait l’objet d’un mandat de
comparution.
Article 127.
Le juge d’instruction interroge
de même immédiatement l’inculpé arrêté en vertu d’un mandat
d’amener.
Toutefois, si
l’interrogatoire ne peut pas être immédiat, l’inculpé est
conduit dans la prison où il ne peut être détenu plus de
vingt quatre heures.
A l’expiration de ce délai,
il est conduit d’office, par les soins du directeur de
l’établissement pénitencier, devant le procureur de la
République qui requiert le juge d’instruction, ou à son
défaut le président du tribunal ou un juge désigné par
celui-ci, de procéder immédiatement à l’interrogatoire, à
défaut de quoi l’inculpé est mis en liberté.
Article 215 alinéas 1 et
2.
La chambre d’accusation examine
la régularité des procédures qui lui sont soumises
Si elle découvre une cause de
nullité, elle prononce la nullité de l’acte qui en est entaché
et, s’il y échet, celle de tout ou partie de la procédure
ultérieure.
La LDDH dénonce les conditions de
détention à la prison de Gabode

Le Président
|
DIFFUSION D’INFORMATION DU 19 MARS 2006
LA LDDH DENONCE LES CONDTIONS DE DETENTION A LA PRISON DE GABODE |
La LDDH
dénonce les conditions de détention à Gabode. Les conditions
carcérales en mars 67 étaient-elles les mêmes que maintenant ?
La prison
centrale de Gabode, dont les locaux délabrés et insalubres
sont connus de tous, accueille des détenus soi-disant en
détention provisoire dans des conditions inhumaines.
Certains
détenus placés dans la cellule dite « dépôt » attendent d’être
jugés depuis de longues années et semblent pratiquement
oubliés.
Combien
sont-ils au juste ? Plus d’une centaine !
Est-il vrai
que le doyen de ces détenus oubliés au « dépôt » attendrait
son jugement depuis plus de 14 ans ? Peut-on parler de dépôt
provisoire dans ce cas là ? Cela ressemble fort bien à une
séquestration abusive, indigne d’un pays disposant de lois
bien écrites en matière de procédure pénale.
La vie
quotidienne dans cette sinistre prison est particulièrement
difficile pour les détenus dont l’alimentation se résume
finalement au pain sec, riz et fayots (haricots secs bouillis)
en quantité insuffisante. Qu’on en juge à travers les trois
repas quotidiens (parfois deux) servis aux prisonniers. Comme
dirait un Ministre de la Justice : « ils ont au moins quelque
chose à se mettre sous la dent même si ça sent le pourri».
La
distribution de l’alimentation se fait par salle commune et
comme suit :
1. le petit
déjeuner est servi à 8h30 du matin. C’est en tout et pour tous
un verre de thé noir qu’on doit consommer avec la baguette de
pain rigide (est-ce le reliquat des œuvres de bienfaisance ?)
;
2. le déjeuner
est servi à 12h. C’est un petit bol de riz blanc sans
assaisonnement par détenu (on n’est pas à la guerre du
Vietnam). Ce riz a la forme d’une brique de construction. Pour
pouvoir le manger sans s’abîmer les dents et l’appareil
digestif, le détenu l’égoutte et le sèche, ainsi le riz
effrité est consommé par graine comme les cacahuètes ;
3. le dîner
est servi à 17h de l’après midi. Il est d’une baguette de pain
rarement bien cuite. Ce morceau de pain sec rigide est de 20cm
de longueur et de 3 cm de diamètre comme mensuration. On a
droit en plus à un verre de thé noir très pauvre en sucre. Et
rarement, une ou deux fois par semaine, des haricots blancs
préparés avec une mixture d’eau et d’huile, qui se cristallise
au contact des mains comme de la chaux sur le mur.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) rappelle la nécessité
par les autorités judiciaires, notamment par les Juges debout,
d’appliquer et de veiller rapidement aux dispositions des
articles 133 à 139 du Code de Procédure Pénale de la
République de Djibouti.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande au Ministre de
la Justice chargé des Droits de l’Homme et du Centre
Pénitencier d’accorder une attention toute particulière aux
conditions de détentions inhumaines et inadmissibles dans la
Prison de Gabode.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est à la disposition du
Ministre de la Justice dans le cadre de la formation du
personnel pénitencier, en particulier dans le domaine des
Droits de l’Homme et de la dignité humaine.
M. NOEL ABDI
Jean-Paul
Communiqué de presse : Appel d'urgence de
l'Union djiboutienne du travail (UDT)
|
Djibouti
Le
20 mars 2006 |
Appel d’urgence pour les
syndicalistes emprisonnés à Djibouti
► La
détention arbitraire et illégale de quatre (4) responsables
syndicaux continue
Nos camarades
Djibril Ismaël Egueh et Mohamed Ahmed Mohamed,
tous deux membres de l’UDT, arrêtés après un séjour en
formation à l’institut de Histradut, en Israël
entament leur 16ème jour d’arrestation et leur
13ème jour d’incarcération à la prison centrale de
Gabode. Quant aux 2 autres camarades Adan Mohamed
Abdou, Secrétaire Général et Hassan Cher,
Secrétaire aux Relations Internationales de l’UDT, ils
sont à leur 10ème jour d’arrestation et à leur 8ème
jour d’internement à Gabode. Les motifs d’incarcération
des syndicalistes relèvent de la farce et du cynisme :
« intelligence avec une puissance étrangère » et « outrage
envers le Président de la République ».
Malgré les
multiples protestations, condamnations et préoccupations des
organisations internationales tels que la Fédération
Internationale des ligues de Droits de l’Homme (fidh),
l’Observatoire pour la Protection des Droits Humains, la
Confédération Internationale des Syndicats Libres (CISL),
l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT)... et des
organisations nationales comme la Ligue des Droits Humains ,
l’UDT…appelant à la libération de nos 4 camarades détenus à
Gabode, le pouvoir djiboutien s’obstine à les maintenir en
prison illégalement et arbitrairement.
Pour l’UDT,
mettre en prison avec des motifs aussi fallacieux qu’absurdes,
à tout moment, des citoyens est inacceptable. C’est ajouter la
violation habituelle des droits universels à l’arrogance de la
force.
►
Intimidations sur les familles des détenus
Une pression
et une intimidation permanentes s’exerceraient sur les
familles et les proches des détenus en les dissuadant voire en
les décourageant sous-entendu que ce serait dangereux pour eux
de rendre visite à ces syndicalistes. En effet, nos camarades
seraient présentés comme des parias.
► La
demande de mise en liberté provisoire déposée par notre avocat
a été rejetée
L’Union
Djiboutienne du Travail fidèle, à son idéal et à ses principes
de dialogue, de justice, de démocratie et de liberté :
- Condamne
avec force ces intimidations, ces arrestations illégales,
ces détentions arbitraires, ces violations répétées à
l’esprit de la démocratie dont la finalité est d’anéantir à
jamais tous ceux qui refusent la génuflexion.
- Appelle
en conséquence à la libération rapide et sans condition de
nos camarades
- Renouvelle
son appel d’urgence à l’égard des partis politiques, de la
société civile, des acteurs économiques, des défenseurs des
droits humains … de la scène nationale pour réagir face à
cette dérive autoritaire.
- Renouvelle
son appel d’urgence à la Communauté Internationale et à
toutes les Organisations Internationales pour condamner les
agissements du pouvoir djiboutien et exiger la libération de
nos camarades.
S.G à la Communication
Farah Abdillahi Miguil
LDDH et FIDH : Diffusion d'information sur la création du
Conseil des droits de l'homme

Le Président
|
DIFFUSION D’INFORMATION DU 17 MARS 2006
SUR LA CREATION D’UN CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME
AUX NATIONS UNIES |
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) se félicite elle aussi
des nouvelles dispositions avec la création d’un Conseil des
Droits de l’Homme en particulier : par rapport à la
Commission, le texte contient des garde-fous supplémentaires
qui, s'ils sont mis en oeuvre, pourraient bloquer les
possibles détournements du mandat de protection et prévenir
tout impotence à réagir aux crises en matière de droits de
l’Homme, dont était victime la Commission.
M. NOEL ABDI Jean-Paul
*
Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme
International Federation for Human Rights
tel : (331) 43 55 25 18 / fax : (331) 43 55 18 80
17, passage de la main d'or - 75011 Paris – France
E. MAIL : fidh@fidh.org / site INTERNET : http://www.fidh.org
Communiqué
Création du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies
Vers un renforcement des mécanismes de protection des droits
de l'Homme :
des engagements à mettre en œuvre
Paris, New York, Genève, le 16 mars 2006 - La
FIDH se réjouit de l'adoption par l'Assemblée Générale des
Nations unies de la résolution créant le Conseil des droits de
l’Homme et appelle les Etats membres des Nations unies à
rendre opérationnel le nouvel organe dans les plus brefs
délais.
« L’adoption de la résolution est un engagement à renforcer
les mécanismes onusiens de droits de l’Homme », a déclaré
le président de la FIDH, Sidiki Kaba, « mais, le succès de
la réforme initiée par le Secrétaire général des
Nations unies dépendra tout d’abord de la volonté politique
des Etats de démontrer leur attachement à réaliser le mandat
qu’ils ont créé et à se soumettre aux mécanismes de contrôle
qu’ils auront développé. A cet égard, le premier test se fera
à l'occasion de la première élection ».
La FIDH appelle la Communauté internationale à réaliser dès la
première élection les engagements contenus dans les
paragraphes opérationnels 8 et 9, et assurer, pour se faire,
que les Etats candidats au futur Conseil se déclarent comme
tel au maximum trente jours avant l'élection et annoncent
publiquement des engagements mesurables en faveur d'une
meilleure protection des droits de l'Homme dans leur pays et
au sein du Conseil.
De telles déclarations de principe devraient indiquer,
notamment :
–le degré de ratification, par un Etat candidat au Conseil,
des principaux instruments en matière de droits de l'Homme et
de leurs protocoles, ainsi que les étapes prises pour la
ratification des instruments restant, comme pour la levée de
toutes les réserves qui sont contraires aux objectifs et
principes fondant ces conventions,
–l'engagement de coopérer pleinement et entièrement avec
les procédures et mécanismes du Conseil, en particulier à
travers l'invitation permanente des procédures spéciales sur
la base de leurs termes de référence, des réponses
systématiques aux lettres d'allégation et enfin la mise en
oeuvre requise des recommandations des procédures spéciales,
–l'engagement de se soumettre au mécanisme d'examen par les
pairs, et d'y participer au sein du Conseil, en fondant ses
interventions sur les recommandations des procédures et
organes de droits de l'Homme,
–l'engagement de répondre, au sein du Conseil, aux
situations de violations graves des droits de l'Homme, au
moment où elles surviennent, en se fondant sur les
recommandations des organes et mécanismes de droits de l'Homme
onusiens, ainsi que celui de ne mettre aucun obstacle de
procédure à ce que ces situations soient examinées en bonne et
due forme. L'engagement en outre d'assurer une réaction
permanente aux situations de violations persistantes.
–l'engagement de promouvoir, au sein du Conseil, le
développement des normes de protection des droits de l'Homme,
lorsque cela est nécessaire, et notamment lorsque recommandé
par la Sous-commission des droits de l'Homme.
Contexte:
Dans un communiqué publié le 24 février 2006, la FIDH se
félicitait des avancées contenues dans le texte 1 : par
rapport à la Commission, le texte contient des garde-fous
supplémentaires qui, s'ils sont mis en oeuvre, pourraient
bloquer les possibles détournements du mandat de protection et
prévenir tout impotence à réagir aux crises en matière de
droits de l’Homme, dont était victime la Commission. Il
prévoit un organe plus restreint doté d'une procédure
d’élection pouvant limiter la possibilité pour les auteurs de
violations massives des droits de l’Homme d'y siéger. Les
réunions s’étaleront dans l’année, avec une procédure de
sessions extraordinaires qui pourraient réduire l'impotence de
la Commission. Le texte prévoit également l’établissement d’un
mécanisme universel de contrôle, le « peer review » (examen
par les pairs), et exige la coopération totale des Etats
siégeant au Conseil ;
L’Armée
française assure-t-elle la formation d’anciens tortionnaires
djiboutiens
à l’Ecole de Guerre à Paris ?
Article
publié le jeudi 16 mars 2006
Selon des
informations concordantes, le Lieutenant-colonel Zakaria
Hassan Aden, de la Gendarmerie djiboutienne, responsable
pendant de nombreuses années de « l’escadron de la torture à
Djibouti », serait présent à Paris pour suivre jusqu’en mai
2006, les cours de l’Ecole de Guerre.
Cette école
accueille des Officiers qui ont été sélectionnés et qui se
préparent à recevoir une promotion, qui les conduit
généralement au sein des Etats-Majors.
Compte tenu du
passé du Lieutenant-colonel Zakaria qui fut responsable
pendant de nombreuses années de « l’escadron de la torture à
Djibouti », les Associations signataires de ce Communiqué sont
indignées par sa présence sur le sol français et par le fait
qu’il puisse bénéficier d’un enseignement délivré par des
Officiers français (voir Annexe ci-dessous).
Nous
soulignons que cette affaire intervient dans un contexte
particulièrement dramatique à Djibouti où : plusieurs
syndicalistes sont harcelés, torturés et incarcérés sans
qu’aucune charge juridiquement établie n’ait été retenue
contre eux, une vingtaine de jeunes de la région Afar ont été
arrêtés et conduits dans les locaux de l’Ecole de Police de
Nagad.
Nous rappelons
également les obstacles qui sont dressés pour retarder
l’action de Mme Elisabeth Borrel et des Juges d’instruction
pour établir la vérité sur la mort de son mari, le juge
Bernard Borrel assassiné à Djibouti le 19 octobre 1995, et la
fin de l’impunité dont bénéficient les coupables de cette
disparition.
Enfin, nous
constatons qu’après la brève rencontre de Dominique de
Villepin avec Ismaël Omar Guelleh (fin février), la France
s’est engagée à doubler pratiquement, pendant les cinq
prochaines années, l’aide financière annuelle qu’elle lui
accorde, confirmant par ce geste le soutien que le Président
de la République française accorde à ce régime dictatorial.
En
conséquences, nos associations demandent aux autorités
françaises de vérifier d’urgence la présence du Colonel
Zakaria à l’école de guerre, d’y mettre fin immédiatement et
de fournir toutes explications permettant de comprendre
comment il a pu y être admis. Elles leur demandent de prendre
des mesures susceptibles d’empêcher qu’une telle situation
puisse se produire à l’avenir et d’en rendre compte
publiquement. Plus largement nos associations demandent aux
autorités françaises de mettre fin à toutes mesures pouvant
constituer un soutien au régime dictatorial d’Ismaël Omar
Guelleh.
Annexe
Zakaria Hassan
Aden a été responsable de l’Escadron de la torture
Après des
études à la faculté de Poitiers, il a intégré la Gendarmerie
djiboutienne. Avec le grade de Lieutenant, puis de Capitaine,
il s’est illustré comme responsable de la torture à la
sinistre Villa Christophe où sous les ordres du Capitaine
Yonis Hoch, il exerçait ses talents sur ses concitoyens. Nous
disposons de plusieurs témoignages écrits et édifiants de
rescapés, qui décrivent les sévices auxquels il les a soumis.
Plusieurs fois
cité dans le cadre de l’affaire Borrel
En 1995, il
est responsable de la brigade des enquêteurs qui seront
chargés des premiers constats après le décès du Juge Bernard
Borrel : on peut imaginer qu’il a appliqué les ordres transmis
par sa hiérarchie pour accréditer la thèse du suicide qui a
été balayée récemment par des experts médicaux indépendants.
Il passe
Commandant. En mai-juin 2002, c’est lui qui dirige le
« commando de la mort » qui est lancé contre l’ancien Chef de
la Garde républicaine Ali Iftin, réfugié à Addis Abeba (1).
Après plusieurs courses poursuites dans la capitale
éthiopienne, il n’hésitera pas à faire exploser une bombe dans
un hôtel, où il pensait qu’Ali Iftin était réfugié. Contraints
à rentrer à Djibouti par les services éthiopiens, il avait
fort heureusement échoué dans sa mission.
----------------
(1) Ali Iftin
avait été contraint, sous des menaces de mort à l’encontre de
ses enfants, de signer devant notaire un faux témoignage pour
protéger Guelleh contre les soupçons de commandite du meurtre
du Juge qui pèsent sur lui. Très rapidement ensuite, Ali Iftin
avait pris la fuite et il s’était réfugié à Addis Abeba où il
attendait un visa pour entrer en France et pour témoigner
librement dans le cadre de l’affaire Borrel. Visa que la
France ne lui accordera jamais en dépit de toutes les alertes
émises par plusieurs Associations. (Nouvel obstacle dans
l’instruction de l’affaire ? Volonté gouvernementale de
protéger Guelleh ?). C’est la Belgique q |