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Dernières nouvelles - Édition en Ligne de Mars
2007
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Codirecteur
de publication:
MAHDI IBRAHIM A. GOD Email : realite_djibouti@yahoo.fr
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28/03/2007 Lettre adressée au
ministre français des Affaires étrangères par l'AFASPA
28/03/2007 Création du Comité
pour la libération de Jean-Paul Noël Abdi
27/03/2007 L’ARD encourage la
mobilisation internationale pour faire libérer le
président de la LDDH
25/03/2007 M. Abdi Noël
souffrant de troubles cardiaques a été transféré à
l'hôpital Peltier dimanche 25 mars
24/03/2007 Pétition pour la
libération immédiate du président de la Ligue djiboutienne
des droits humains (LDDH)
23/03/2007 Dossier : Être
défenseur des droits de l'Homme à Djibouti (Radio Vatican)
22/03/2007 Déclaration de
l'Union interafricaine des droits de l'homme (UIDH) sur
l'emprisonnement de M. Abdi Noël
22/03/2007 Communiqué de
presse sur les travaux du 4e congrès de l'Union
interafricaine des droits de l'homme
21/03/2007 Le PDD dénonce
l'arrestation du président de la Ligue djiboutienne des
droits humains
21/03/2007 Le MRD dénonce
l'emprisonnement du président de la LDDH de Djibouti
19/03/2007 FIDH : le
Président de la ligue djiboutienne des droits humains
condamné à six mois de prison ferme
19/03/2007 Communiqué de
presse du MRD sur l'arrestation du président de la Ligue
des droits de l'homme
14/03/2007 L'Ardhd et Survie
adressent une lettre ouverte au ministre français des
affaires étrangères
13/03/2007 Diffusion
d'information de la LDDH du 12 mars 2007
12/03/2007 Communiqué
conjoint de Survie et de l'Ardhd pour dénoncer
l'arrestation du président de la LDDH
11/03/2007 Libération du
président de la LDDH et Communiqué de presse du 11 mars
2007
09/03/2007 FIDH et OMCT :
Arrestation du président de la Ligue djiboutienne des
droits humains
06/03/2007 Rapport américain
sur les droits de l'homme en république de Djibouti - 2006
03/02/2007 Note d'information
de la LDDH : Le Day, zone de non droit ?
01/03/2007 LDDH : Des
premières Dames de la Corne d’Afrique sous l’éclairage des
faits divers.
01/03/2007
Les Lecteurs nous écrivent L'éducation nationale
djiboutienne défaillante
Lettre adressée au ministre français des Affaires
étrangères par l'AFASPA
Michèle DECASTER
Bagnolet,
28 mars 2007
Secrétaire Générale de L'AFASPA
Monsieur Philippe Douste Blazy
Ministre des Affaires Etrangères
37, Quai d’Orsay
75007 PARIS
Objet :
Atteintes aux droits de l'Homme à Djibouti
Monsieur le Ministre,
Une
nouvelle fois les droits humains sont bafoués dans la
République de Djibouti, non seulement à l'égard des
populations civiles mais aussi envers les trop rares
démocrates qui tentent de les dénoncer et de s'y opposer.
Comme
vous le savez, le 18 mars dernier, Jean Paul Noël, Président
de la Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme (LDDH), a été
condamné, à six mois d’emprisonnement ferme par le tribunal de
Djibouti pour avoir demandé une enquête sur le charnier
découvert le 7 février 2007 au Day, non loin de la résidence
secondaire du Président de la République, et pour avoir
dénoncé le viol d’une jeune femme handicapée le 28 février
2007 par des soldats de la Garde Présidentielle .
L’Association Française d'Amitié et de Solidarité avec les
Peuples d'Afrique se joint à l'Observatoire pour le Respect
des Droits Humains à Djibouti et au Comité des Femmes
Djiboutiennes contre les Viols et l’Impunité pour dénoncer
cette condamnation scandaleuse et la répression qui
s'intensifie à l’encontre des personnes qui dénoncent les
violations des Droits Humains durant le deuxième mandat
présidentiel d'Ismael
Omar Guelleh.
La France qui dispose d'une base militaire à proximité de
telles exactions ne peut les cautionner dans un silence
coupable. Nous vous demandons par la présente d'intervenir
pour :
-
La libération immédiate de Jean Paul Noël dont l'état
de santé est inquiétant,
-
La fin des harcèlements de tous les démocrates
djiboutiens,
-
Qu'une enquête indépendante soit menée pour faire toute
la lumière sur le charnier découvert au Day le 7 février 2007,
-
La fin de l’impunité pour les auteurs des massacres et
des viols.
Dans l'attente de votre réponse, je vous prie de recevoir,
Monsieur le Ministre, l'expression de mes salutations
distinguées.
Michèle DECASTER
Secrétaire Générale de L'AFASPA
Création du Comité pour la libération de Jean-Paul Noël
Abdi
COMITE POUR LA LIBÉRATION DE
JEAN PAUL NOËL ABDI
Président de la Ligue
Djiboutienne des Droits Humains
E.mail :
libertejpn@hotmail.fr
Un Comité
pour la libération de Jean Paul Noël Abdi, Président de la
Ligue Djiboutienne des Droits Humains s’est constitué le 22
Mars 2007 à Paris.
- Pour
dénoncer la condamnation de Jean Paul Noël à 6 mois de prison
ferme par le tribunal de Djibouti le 18 /03/ 2007 pour
diffamation et diffusion des fausses nouvelles concernant le
viol d’une jeune fille handicapée par les soldats de la Garde
Présidentielle le 24 /02/2007 au Day.
En réalité il est emprisonné
pour avoir dénoncé le rôle de l’Armée Djiboutienne dans les
exécutions extra judiciaires de 7 civils du Day de 1994 dont
le charnier a été découvert le 7/02 /2007.
-
Pour la libération immédiate de Jean Paul Noël dont
l’état de santé est préoccupante.
Le Comité est composé de
citoyens djiboutiens et français, soutenu par des
personnalités et des associations. Il est ouvert à toute
personne qui souhaite participer à la libération de Jean Paul
Noël.
Le Comité se propose
d’informer et de sensibiliser la communauté internationale
pour obtenir la libération du Président de la Ligue
Djiboutienne des Droits Humains.
Fait à Paris le 23 Mars 2007
***
Les Porte parole du
Comité pour la libération de Jean Paul Noël
Simone Bernier
Said Mohamed
Mahdi Ibrahim
Aicha
Dabalé
Les Membres du Comité
Pour la Libération de Jean Paul Noël
Ali Coubba, Uguta Toosa
Colette Delsol, Les
Nouvelles d’Addis
Daher
Ahmed Farah, MRD
Christiane Poyet, l’Illalta
France
Gysèle Noublanche, Ligue
Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté
Sabine Salmon, Femmes
Solidaires
Decaster Michèle, AFASPA
Mohamed
Daoud Chehem, PDD
Kassim
Ahmed Kassim, A.D.D
Kassim
Ahmed Dini, L.D.D.H.
Sy Savané Mamadou,
journaliste
Houmado Abdallah, FRUD
Elisabeth Logié,
A.F.A.S.P.A
Sadik Mohamed Daoud,
F.R.U.D
Maki
Houmed Gaba, A.R.D
Ibrahim Ali, Observatoire
pour le Respect des Droits Humains à Djibouti
Mablé Viviane, Comité
Togolais de résistance
Meeké Abdi Nour,
France/Djibouti
Jean Chatain, journaliste
Kécheri Doumbia, amicale
Panafricaine
Géraldine le Digol, Clara
Magazine
Alain Letterier, Les
Nouvelles d’Addis
Mohamed
Kadamy, F.R.U.D
Ebo
Maki et Djilani Ibrahim, F.D.P
Les
associations qui soutiennent le Comité pour la Libération de
Jean Paul Noël
Association Française de
Solidarité avec les peuples d’Afrique
Amicale Panafricaine
Association Femmes
Solidaires
Observatoire pour le
Respect des Droits Humains à Djibouti
Association pour la
Démocratie et le Développement
Forum pour la Démocratie
et la Paix
Comité des Femmes
Djiboutiennes contre les viols et l’Impunité
Association
France/Djibouti
L’ARD encourage la mobilisation internationale pour faire
libérer le président de la LDDH
27/03/2007
Les autorités djiboutiennes ont fait arrêter et jeter en
prison le 18 mars 2007 le président de la Ligue
djiboutienne des droits humains (LDDH) qui plus est le
représentant de la Fédération internationale des ligues
des droits de l’homme (FIDH) à Djibouti, M. Abdi Noël
Jean-Paul.
Sous
l’influence d’un gouvernement irrité par la dénonciation
de ses actes barbares contre des civils, le tribunal de
première instance de Djibouti n’a pas hésité à enfermer le
défenseur des droits de l’homme après un procès hâtif pour
« divulgation de fausses nouvelles » et « dénonciation
calomnieuse ».
Il est de
fait reproché au défenseur des droits de l’homme d’avoir
évoqué la découverte d’un charnier dans le nord du pays au
cours du mois de février 2007 et d’avoir fait état d’une
plainte pour viol appuyée pourtant par un certificat
médical déposée par le père de la victime âgée de 8 ans.
L’ARD
dénonce avec la dernière énergie la tyrannie sans cesse
renouvelée du président Ismaël Omar Guelleh et exige la
libération immédiate et inconditionnelle du chantre de la
liberté nationale.
Le tollé
international levé de toutes parts contre cette mesure
d’exception a d'ores et déjà passé toutes les frontières.
Au
communiqué diffusé par l’Union interafricaine des droits
humains (UIDH) le jour de son arrestation a succédé celui
de la FIDH, suivi à son tour de nombreuses déclarations
émanant de l’ensemble des mouvements associatifs et
citoyens de Djibouti et amis de Djibouti.
L’association Survie aidée de l’Association pour le
respect des droits de l’homme à Djibouti (Ardhd) a lancé une pétition en ligne diffusée notamment sur le
site de l’ARD : le Lien
avec la pétition. Des pétitions seraient encore en
projet pour demander aussi la libération du président de
la LDDH.
L’action
des Djiboutiens et de l’opposition nationale ne pouvait
rester indifférente à la démence qui s’empare une nouvelle
fois des autorités djiboutiennes coutumières d’une mise au pas
des citoyens et d'une suppression de leur droit à
témoigner de leur sort commun.
LA
RÉDACTION
M. Abdi Noël souffrant de troubles cardiaques a été
transféré à l'hôpital Peltier dimanche 25 mars
Nous apprenons que le président de la
ligue djiboutienne des droits humains emprisonné à la
prison de Gabode, Jean-Paul NOEL ABDI, a été transféré ce
jour dimanche 25 mars 2007 à l'hôpital général PELTIER
après que son médecin traitant ait diagnostiqué de sérieux
soucis cardiaques. Le diagnostic a été confirmé par le
cardiologue de l'hôpital PELTIER.
M. Abdi Noël se trouve donc en
convalescence et dans l'attente de son jugement en appel.
Information communiquée par le fils de M. Abdi Noël, Hassan
Abdi Noël
Pétition pour la libération immédiate du président de la
Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH)
En signant la présente pétition,
j'apporte mon soutien à la Défense des Droits Humains à
Djibouti.
Je demande au Président de la République et aux autorités
politiques et judiciaires d'annuler le jugement rendu dans
le procès de Monsieur Jean-Paul Noel ABDI, Président de la
LDDH, Vice-Président de l'UIDH et représentant d'Amnesty
international et de lui rendre sa liberte et son
passeport, sans aucune condition.
Je dénonce le jugement qui a été pris à son encontre, car
il a été pris sur la base d'informations manipulées et de
de pression sur les victimes, les parents et les témoins.
Je demande à la Communauté internationale d'intervenir
auprès du régime de M. Ismael Guelleh pour qu'il
rétablisse un État de Droit à Djibouti et en particulier
qu'il rende son indépendance à la Justice.
De plus, l'état médical de Monsieur Jean-Paul Noël ABDI
semble être difficilement compatible avec une
incarcération à Gabode et je suis préoccupé par
l'évolution de sa santé dans un univers carcéral, car elle
nécessite un suivi permanent.
Signez la Pétition
Déclaration de l'Union interafricaine des droits de
l'homme (UIDH) sur l'emprisonnement de M. Abdi Noël
DECLARATION DU
22 MARS DE L’UIDH SUR L’EMPRISONNEMENT DE M. NOËL ABDI
JEAN-PAUL
C’est avec une
grande stupéfaction que l’Union Interafricaine des Droits de
l'Homme (UIDH) a appris la condamnation de M. Noël ABDI
Jean-Paul, Président de la Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH) et Vice Président de l’UIDH pour la Corne de
l’Afrique.
En effet, le 18 mars 2007, au terme d’un procès entaché de
graves irrégularités, M. Noël ABDI Jean-Paul a écopé de six
(6) mois de prison ferme assortis de 100.000FDJ d’amende.
M. Abdi Noël Jean Paul menait des investigations sur la
découverte d’un charnier le 9 février 2007 à moins d’un
kilomètre de la propriété Présidentielle, le « charnier du Day
». Les ossements exhumés par les eaux seraient ceux des civils
innocents, victimes d’exécutions sommaires et extrajudiciaires
par les Forces armées djiboutiennes le 1er janvier 1994.
Il enquêtait également sur un cas de viol perpétré le 24
février 2007 sur une jeune fille sourde-muette se trouvant
seule dans sa maison, acte commis par deux individus, dont un
sergent de la Garde Présidentielle affecté à la surveillance
de la propriété Présidentielle privée.
M. Abdi Noël Jean Paul a été interpellé le 9 mars 2007 par la
police judiciaire et placé en garde à vue. Les autorités
judiciaires lui reprochent, entre autres, d'avoir sciemment
diffusé de fausses nouvelles et ce faisant, diffamé et porté
le discrédit sur les institutions de la République ainsi que
leurs dirigeants.
A l'issue, de
sa garde à vue, il a été déféré au parquet de Djibouti pour
répondre des chefs d'accusation retenus à son encontre. Par la
suite, il a bénéficié d'une liberté provisoire.
Une demie heure après sa sortie de prison, le directeur de la
sécurité publique, le Lieutenant Colonel Omar H. Hassan, a
ordonné la saisie de son passeport. Cette mesure inique visait
à empêcher M. Noël Abdi Jean Paul à se rendre au Burkina Faso
pour assister au Congrès de l’UIDH prévu les 15, 16 et 17
mars.
En effet, l’UIDH
dans une lettre adressée à M. Ibrahim Idriss Djibril, Ministre
de la Justice , chargé des droits de l’homme a protesté contre
cette mesure qui constitue une violation au droit de circuler
librement et a demandé la restitution dudit passeport, requête
restée sans suite. Pire, M. Abdi Noël Jean Paul a été condamné
à six mois de prison ferme.
L’UIDH s’inquiète de la tournure prise par les évènements et
craint pour la vie de M. Abdi Noël Jean Paul dont l’état de
santé exige un suivi régulier. Elle exhorte les autorités
djiboutiennes à :
- garantir
l’intégrité physique et psychologique de M. Abdi Noël Jean
Paul et de tous ses associés ;
- ordonner sa libération immédiate et sans condition ;
- mener une
enquête indépendante sur le « charnier du day » et l’affaire
du viol afin d’identifier toutes les personnes impliquées, de
les traduire devant un tribunal indépendant et d’appliquer les
sanctions prévues par la loi ;
- garantir le
respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales
selon les lois nationales et les instruments internationaux
ratifiés par la République de Djibouti.
Ouagadougou le
22 mars 2007
Le Président de l’UIDH
Me Brahima KONE
Communiqué de presse sur les travaux du 4e congrès de
l'Union interafricaine des droits de l'homme
UIDH -
Communiqué de presse sur les travaux du 4ème congrés qui s'est
tenu à Ouagadougou et auquel Jean-Paul Noël ABDI n'a pu
présenter en personne la situation alarmante des Droits de
l'Homme à Djibouti (Privé de passeport par le régime d'IOG
...)
LE 4ème
CONGRÈS de l’UNION INTERAFRICAINE des DROITS de l’HOMME
a placé les problèmes des conflits en Afrique au centre de ses
grandes préoccupations face aux drames que connaissent les
populations africaines endeuillées par les conflits générés
doublement par la mal gouvernance et le mal développement qui
plongent le continent dans la misère, la précarité, les
maladies endémiques, la faillite des systèmes éducatifs,
entraînant l’évasion de la jeunesse hors des différents pays
vers des destinations périlleuses, l’exode des travailleurs et
des élites fuyant les guerres civiles et les interventions
étrangères destructrices.
____________________________________
Face à ces drames qui se déroulent dans toutes les régions
d’Afrique, les foyers les plus ardents étant, actuellement, le
Darfour, la Somalie, l’Ethiopie – Erythrée, le Tchad, le
Centrafrique, le Congo, le Rwanda, le Burundi, la Guinée, le
Polisario, la Casamance, les Comores, l’Angola et le Kabinda,
la Côte d’Ivoire, le Nigeria, le Cameroun, le Niger, le Mali,
la responsabilité du Conseil de Sécurité des Nations Unies,
notamment des cinq membres disposant du DROIT de VETO (USA,
France, Grande Bretagne, Russie, Chine) soutenant les régimes
néocoloniaux corrompus au pouvoir, est fortement engagée
devant l’histoire et devant les peuples.
Aussi, le 4ème
Congrès de l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme, dont
la mission et la lutte pour le Droit des Peuples à disposer
d’eux-mêmes et les Droits de l’Homme à la liberté, à la
dignité, à l’éducation, à la culture, à la paix et à la
solidarité pour le développement, la justice contre la
corruption et l’impunité par la bonne gouvernance transparente
et alternante, interpelle la conscience universelle et avec
elle, les organisations, les mouvements, tous les acteurs
confondus de la défense des libertés fondamentales en Afrique
et dans le monde.
1) Au plan
africain, l’Union Africaine et la Commission des Droits de
l’Homme et des Peuples doivent réagir et agir d’urgence avec
obligation de résultats au niveau des populations endeuillées
par les pouvoirs corrompus, et ce, par l’application effective
de la Charte de la bonne gouvernance.
2) Au plan
international et mondial, le Conseil de Sécurité des Nations
Unies doit immédiatement contraindre ses Etats membres,
notamment, la France, la Grande Bretagne et les Etats-Unis à
cesser de prêter main forte aux régimes corrompus en Afrique
et voire même par leurs interventions armées directes dans le
bombardement génocidaire pratiqué sur les populations du
Tchad, du Soudan, du Centrafrique, de Somalie, de l’Erythrée,
du Congo, du Burundi et du Rwanda, jouant ainsi, tout à la
fois, les pompiers pyromanes et les médecins après la mort.
Le 4ème
Congrès de l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme, dans
son département chargé de la gestion des conflits,
intensifiera ses efforts pour contribuer à la recherche de
solutions en vue de l’avènement de l’Etat de Droit pour que
règne la liberté, la paix et l’amitié entre les êtres, les
nations et les peuples.
Le 22 mars
2007.
Professeur Kapet de BANA,
Membre du Comité de Coordination de l’Union Interafricaine
des Droits de l’Homme, chargé de la gestion des conflits.
_____________________________
Siège social : 01 BP 1346 Ouagadougou 01
tel :( 226) 31.61.45. fax : (226) 31.61.44.
BURKINA FASO (West Africa)
Contact du Responsable chargé de la gestion des conflits :
Professeur Kapet de BANA : africa@smol.org
Mémoire d’Afrique : http://africa.smol.org
Le PDD dénonce l'arrestation du président de la Ligue
djiboutienne des droits humains
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PARTI DJIBOUTIEN
POUR LE DEVELOPPEMENT
P.D.D. |
Siège Central: Gabode IV
Boite Postale: 892
Tél: +253 / 822860
République de Djibouti
Le 21 Mars 2007
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
A quelques mois des élections législatives de Décembre 2007,
le pouvoir met au grand jour son comportement face à la
démocratie tant attendue par le peuple djiboutien. Il confirme
qu’il n’est pas près du tout à accepter la moindre ouverture
démocratique.
Les preuves :
d’abord la
confiscation, en Février 2007, des matériels du seul journal
indépendant, considéré comme la voix de l’opposition.
et puis la
condamnation, le 18 Mars 2007 à six mois fermes, du Président
de la Ligue Djihoutienne des Droits Humains, Jean-Paul ABDI
NOÉL pour une affaire pour laquelle le Gouvernement devait
ouvrir une enquête pour rechercher les auteurs de ce massacre
au lieu de s’en prendre au Défenseur des Droits de l'Homme,
qui n’a fait qu’annoncer sa découverte.
Par ces actes,
le pouvoir donne raison aux partis d'opposition qui
dénonçaient déjà son refus de l’ouverture démocratique réelle
contrairement à ses discours prononcés par ici, par là et
destinés aux pays démocratiques.
Le P.D.D., restant attaché aux libertés individuelles et
d’expression, demande la libération immédiate et sans
conditions du Président Jean-Paul ABDI NOEL.

FIDH : le Président de la ligue djiboutienne des droits
humains condamné à six mois de prison ferme
19/03/2007 Djibouti / Défenseur

Le Président
de la Ligue djiboutienne des droits humains condamné à 6 mois
de prison ferme sans réelle possibilité de défense.
Le 18 mars
2007, M. Jean-Paul Noël Abdi, président de la Ligue
djiboutienne des droits humains (LDDH), a été condamné par la
Chambre des flagrants délits du Tribunal de première de
instance de Djibouti à 6 mois de prison ferme et 100.000
francs djiboutiens d’amende. Il a été condamné pour
« divulgation de fausses nouvelles », « dénonciation
calomnieuse » et « diffamation » à propos d’une communication
de la LDDH émise le 14 février 2007 concernant la découverte
d’un charnier dans le village du Day (district de Tadjourah)
comprenant les corps de sept civils qui auraient été tués par
les forces gouvernementales le 1er janvier 1994.
Présent au
procès, l’avocat de M. Abdi, Maître Zakaria Abdillahi, avait
formulé une demande de renvoi, les pièces les plus importantes
du dossier, notamment celles relatives à la procédure
préliminaire et la plainte du ministère de la Défense, ne lui
ayant pas été communiquées. Me Zakaria Abdillahi fondait
également sa demande de renvoi sur le besoin de citer
d’importants témoins. Sa demande ayant été refusée par les
juges, il n’a pu défendre son client. Après une heure
d’audience, la Chambre a prononcé la condamnation et émis un
mandat de dépôt. M. Abdi a été conduit à la prison centrale de
Gabode. Son avocat a fait appel ce matin.
Compte tenu
des charges retenues contre M. Abdi, l’Observatoire pour la
protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme
conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits
de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la
torture (OMCT), s’étonne, dans un premier temps, que l’affaire
ait été portée devant la Chambre des flagrants délits et non
le Tribunal correctionnel.
L’Observatoire
dénonce également le fait qu’aucune pièce importante du
dossier n’ait été préalablement communiquée à l’avocat de M. Abdi,
ce en violation des droits de la défense garantis par la loi
djiboutienne et les dispositions de la Charte africaine des
droits de l’Homme et des peuples et du Pacte international
relatif aux droits civils et politiques, ratifiés
respectivement par Djibouti en 1991 et 2003.
L’Observatoire
rappelle en outre que l’arrestation de M. Abdi le 9 mars 2007
s’était effectuée de façon arbitraire, sans mandat, et que son
passeport avait été saisi par les forces de police sans
décision de justice (cf. communiqué de l’Observatoire du
13/03/2007).
L’Observatoire
prie les autorités djiboutiennes de garantir en toutes
circonstances l’intégrité physique et psychologique de M. Abdi
et demande que toutes les irrégularités de procédure soient
dûment prises en compte par les juges à l’occasion du jugement
en appel qui doit intervenir dans les plus brefs délais.
L’Observatoire
demande plus généralement aux autorités djiboutiennes de se
conformer aux dispositions de la Déclaration sur les
défenseurs des droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée
générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, notamment à son
article premier qui dispose que « chacun a le droit,
individuellement ou en association avec d’autres, de
promouvoir la protection et la réalisation des droits de
l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et
international » et à son article 6.b qui dispose que « chacun
a le droit, individuellement ou en association avec d’autres
de publier, communiquer à autrui ou diffuser librement des
idées, informations et connaissances su tous les droits de
l’Homme et toutes les libertés fondamentales », ainsi qu’aux
dispositions des instruments internationaux et régionaux
ratifiés par Djibouti.
L’Observatoire
prie enfin la Rapporteure spéciale de la Commission africaine
des droits de l’Homme et des peuples sur les défenseurs des
droits de l’Homme ainsi que la Représentante spéciale du
Secrétaire général des Nations unies sur les défenseurs des
droits de l’Homme de saisir les autorités de Djibouti sur le
cas de M. Jean-Paul Noël Abdi.
Pour plus
d’informations, merci de contacter : FIDH : Gaël Grilhot : +
33 1 43 55 25 18 / OMCT : Delphine Reculeau : + 41 22 809 49
39
Dossier : Être défenseur des droits de l'Homme à Djibouti
Diffusion de Radio Vatican, le 15
mars 2007
L’Observatoire pour la protection des défenseurs des
droits de l’Homme a rendu son rapport 2006 le 13 mars
dernier. Ce rapport présente la situation de plus de 1300
défenseurs de ces droits réprimés à travers le monde. Il
dénonce aussi les entraves à la liberté d’expression
d’associations dans près de 90 pays. Parmi ces hommes et
ces femmes au chevet des droits de l’homme, Jean-Paul Noël
Abdi, président de la ligue djiboutienne des droits
humains.
Arrêté par la police dans la semaine du 5 au 11 mars 2007
pour avoir dénoncé un viol, il n’a pas été autorisé à
sortir du territoire pour participer à la conférence de
presse sur la sortie de ce rapport 2006. Au quotidien, il
se bat pour le respect des droits de l’Homme à Djibouti.
Écoutez l'interview de M. Abdi Noël :

Propos
recueillis par Antony Torzec
Le MRD dénonce l'emprisonnement du président de la LDDH de
Djibouti
|
Dakar, Sénégal (PANA) – Le Mouvement pour le renouveau
démocratique et le développement (MRD, opposition
djiboutienne) a vivement dénoncé la condamnation à
six mois de prison ferme du président de la Ligue
djiboutienne des droits humains (LDDH), Jean-Paul
Noël Abdi, exigeant sa libération "immédiate et sans
condition".
Dans un communiqué transmis mardi à la PANA, le MRD
indique que la condamnation de M. Abdi est assortie
d'une amende de 200.000 francs djiboutiens.
Arrêté le 9 mars et placé en détention à la
"sinistre prison de Gabode", le président de la LDDH
avait bénéficié le 11 mars d'une liberté provisoire.
Selon le MRDD, M. Abdi a été accusé d'avoir publié
de fausses nouvelles au sujet du viol d'une jeune
fille sourde-muette par un membre de la garde
présidentielle ainsi que sur la découverte, le 9
février, d'un charnier contenant sept corps de
civils "tués par les troupes gouvernementales", en
janvier 1994, dans la forêt du Day, "non loin de la
résidence d'été du dictateur" Ismaël Omar Guelleh,
le président Djiboutien.
"Ce chef d'accusation de diffusion de fausses
nouvelles, ne trompe personne. Il en rappelle
d'autres. C'est sous le même motif fallacieux que le
journal le Renouveau Djiboutien et le MRD sont
régulièrement attaqués et arbitrairement réprimés",
déclare le MRD dans son communiqué daté du 19 mars.
"En réalité, c'est son engagement en faveur des
droits humains qu'il est reproché au président de la
LDDH. Il s'agit de le réduire au silence", ajoute le
MRD, estimant que le gouvernement djiboutien sera
"tenu pour responsable de toute dégradation de son
état de santé fragile, compte tenu des conditions de
détention inhumaines qui caractérisent la sinistre
prison de Gabode".
Dakar, 20/03/07 |
Communiqué de presse du MRD sur l'arrestation du président
de la Ligue des droits de l'homme
Mouvement pour le Renouveau démocratique et le
Développement
(Ancien PRD)
Cité Poudrière Avenue Nasser
Tel : 34 23 99
BP : 3570
Djibouti
Bruxelles, le 19 mars 2007
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
EN JETANT EN PRISON LE PRÉSIDENT DE LA LDDH , LE REGIME POURSUIT SA
LOGIQUE RÉPRESSIVE !
Après
l’avoir arrêté vendredi 9 mars 2007, placé en garde à vue
dans les locaux de la police, transféré le lendemain à la
sinistre prison de Gabode puis mis en liberté provisoire
dimanche 11 mars 2007, le pouvoir dictatorial en place en
République de Djibouti a condamné à six mois de prison
ferme et à deux cent mille francs Djibouti d’amende le
président de la Ligue djiboutienne des droits humains
(LDDH), Jean-Paul NOËL ABDI. Il a été de nouveau jeté dans
la sinistre prison de Gabode.
Il est
reproché à Jean-Paul NOËL ABDI d’avoir publié de fausses
nouvelles au sujet du viol par un membre de la garde
présidentielle d’une jeune fille sourde-muette, Fatouma
Abdallah Ali, ainsi que sur la découverte le 9 février
2007 d’un charnier (sept corps de civils tués par les
troupes gouvernementales en janvier 1994) à la forêt du
Day, non loin de la résidence d’été du dictateur Ismaël
Omar Guelleh.
Ce chef
d’accusation de diffusion de fausses nouvelles, ne trompe
personne. Il en rappelle d’autres : c’est sous le même
motif fallacieux que le journal le Renouveau Djiboutien et
le MRD sont régulièrement attaqués et arbitrairement
réprimés.
En
réalité, c’est son engagement en faveur des droits humains
qu’il est reproché au président de la LDDH , Jean-Paul
NOËL ABDI. Il s’agit de le réduire au silence.
Le régime
poursuit sa logique répressive pour faire en sorte
qu’aucune voix libre, n’existe à Djibouti. Ce qui augure
mal des élections législatives prévues pour janvier 2008
dont rien n’indique qu’elles seront libres et
démocratiques.
Nous
dénonçons fermement cette condamnation et cet
emprisonnement arbitraires et exigeons la libération
immédiate et sans condition de Jean-Paul NOËL ABDI.
Le régime
sera tenu pour responsable de toute dégradation de son
état de santé fragile, compte tenu des conditions de
détention inhumaines qui caractérisent la sinistre prison
de Gabode.
Le président du MRD,
Daher Ahmed Farah
L'Ardhd et Survie adressent une lettre ouverte au ministre
français des affaires étrangères
Paris, le 14 mars 2007
Monsieur Philippe Douste-Blazy
Ministre des Affaires étrangères
Ministère des Affaires étrangères
37, quai d'Orsay
75351 PARIS CEDEX 07
Envoi par fax
Lettre
ouverte concernant la situation
d’un Défenseur des Droits de l’Homme à Djibouti
Monsieur le
Ministre,
Nos
associations sont particulièrement inquiètes sur l’évolution
de la situation à Djibouti et en particulier le harcèlement
policier dont est victime M. Jean-Paul Noël Abdi, Président de
la Ligue djiboutienne des Droits humains (LDDH) et
Vice-président pour l’Afrique de l’est de l’Union
interafricaine des Droits de l’Homme (UIDH).
La LDDH est
affiliée à la FIDH (Fédération internationale des Droits de
l’Homme à Paris).
Depuis de
nombreuses années, en dépit des difficultés et des obstacles
qu’il rencontre dans son pays, Monsieur Abdi défend les Droits
de l’Homme. Son action courageuse et engagée est reconnue non
seulement par les Djiboutiens mais par l’ensemble des
défenseurs des Droits de l’Homme.
La semaine
dernière, il a publié deux informations importantes :
- la première
concerne la découverte d’un premier charnier dans le Nord de
Djibouti (DAY)
- la seconde
concerne une affaire sordide : le viol récent d’une jeune
fille sourde-muette par un militaire de la Garde nationale
djiboutienne.
Les réactions
officielles du Gouvernement djiboutien ne se sont pas fait
attendre. Dès le vendredi 9 mars, Monsieur Abdi était arrêté à
son domicile par la Police criminelle qui agissait sans
mandat. En dépit de son état médical préoccupant et de la
nécessité de suivre un traitement régulier, il a été incarcéré
à la Prison de Gabode où il a passé quarante-huit heures en
garde à vue.
Au cours de
ces deux jours complets, il n’a été interrogé que durant 25
minutes par un juge d’instruction, qui lui a signifié sa
remise en liberté provisoire et qui lui a délivré une
convocation pour samedi prochain (17 mars).
A sa sortie du
tribunal, les policiers, agissant sur ordre, lui ont demandé
de leur remettre son passeport, qu’ils ont saisi. Pour ces
deux raisons, Monsieur Abdi ne pourra pas se rendre à
Ouagadougou pour participer à la conférence annuelle de l’UIDH
et présenter le rapport sur la situation des Droits de l’Homme
à Djibouti.
Par ailleurs,
la convocation qu’il a reçue pour samedi prochain, laisse
supposer qu’il est susceptible d’être de nouveau incarcéré
pour des motifs qui n’auraient rien de répréhensibles dans un
état de droit.
Nous
sollicitons votre Ministère pour qu’il intervienne le plus
rapidement possible auprès des autorités djiboutiennes, afin
que :
- le passeport
de Monsieur Abdi lui soit immédiatement restitué et qu’il soit
libre de circuler, y compris à l’étranger, pour participer à
cette conférence internationale,
- cessent
toutes les manoeuvres de harcèlement qui sont dirigées contre
un défenseur reconnu des Droits de l’Homme (cf. le communiqué
conjoint de la FIDH et de l’OMCT – Organisation mondiale
contre la torture)
La France ne
saurait admettre que de telles injustices soient commises sous
ses yeux, sans réagir.
Dans le cas
contraire, nous ne serions pas loin de penser qu’elle accorde
un soutien abusif à une dictature qui viole sans cesse et en
toute impunité (jusqu’à présent) les droits d’une population
civile qui est soumise à une forme moderne d’asservissement et
qui est victime de massacres (Arhiba 1991 et Arhiba 2005, plus
tous ceux que l’on commence à identifier au fur et à mesure de
la découverte de charniers).
Les raisons
seraient faciles à imaginer : la défense des intérêts
stratégiques de la France serait-elle supérieure à celle de la
protection des Défenseurs des Droits de l’Homme et aussi d’un
juge français assassiné dans l’exercice de ses fonctions.
Nos
associations vous remercient à l’avance de votre intervention
rapide, car le temps presse et de nous informer des démarches
diplomatiques qui auront été engagées par votre Ministère.
Dans cette
attente, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à
l’assurance de notre respect.
Association SURVIE
210, rue Saint-Martin – 75003 Paris
Tel : +33 (0)1-44-61-03-25
http://www.survie-france.org
Pour SURVIE
P/O Odile Biyidi |
ARDHD
84, rue Saint-Louis en l’ile - 75004 PARIS
Tel : +33 (0)1 46 34 70 70
http://www.ardhd.org
Pour l’ARDHD
Jean-Loup Schaal |
Diffusion d'information de la LDDH du 12 mars 2007
|

Le Président |
DIFFUSION D’INFORMATION
DU 12 MARS 2007
La Presse gouvernementale « file sa
corde » |
Cette mise
au point par le Journal « La Nation de ce lundi 12 mars
2007 » – juste après la décision du tribunal d’enquêter
sur la véracité de mes déclarations - hier 11 mars au
Tribunal - sur cette Affaire, il bon de se demander si
cette article n’est pas un prélude de répression avec tous
les risques de pression sur un ou/et des témoins, alors
que la Justice djiboutienne continue d’enquêter.
NOËL ABDI
Jean-Paul
***
Mise au
point, suite au communiqué de la ligue des droits de
l'Homme ( L.L.D.H) paru la semaine dernière relatif à un
différend survenu dans la localité du Day le 24 février
dernier et en réaction aux interprétations des faits
relatés dans ledit communiqué, Nous, Abdallah Dabaleh -
Mohamed, Akel général de Day et Abdallah Ali Mohamed, père
de la fille concernée, tenons à apporter !es précisions
suivantes :
Les faits
en question se résument en vérité à une dispute entre
d'une part un élément de la Garde républicaine accompagné
d'un enseignant et d'autre part une jeune fille.
Cette
affaire a aussitôt été portée par Abdallah Ali Mohamed
devant les autorités coutumières de la région. Lesquelles
autorités ont à leur tour saisi le chef d'état-major de la
Garde républicaine, le colonel Mohamed Djama, qui,
conformément aux lois coutumières en vigueur a procédé
avec les notables de la région, au règlement à !'amiable
de !'affaire.
Nous
tenons par ailleurs à profiter de cette occasion pour
remercier le colonel Mohamed Djama qui s'est montré
particulièrement responsable dans l'affaire à notre égard.
Nous remercions également le député Mohamed Dileita
Mohamed -et l'ancien député du Day Chehem Ahmed, qui ont
joué un rôle prépondérant dans la résolution de cette
affaire.
Abdallah Qabalé Mohamed, Akel Général de Day
Communiqué conjoint de Survie et de l'Ardhd pour
dénoncer l'arrestation du président de la LDDH
12 mars
2007 : communiqué conjoint de SURVIE et de l’ARDHD pour
dénoncer l’arrestation de Jean-Paul Noël ABDI, Président
de la Ligue djiboutienne des Droits humains.
SURVIE et l’ARDHD dénoncent l’arrestation à son domicile, le
vendredi 9 mars, de Jean-Paul Noël ABDI, Président de la
Ligue djiboutienne des Droits humains (association
affiliée à la FIDH) et Vice-Président de l’UIDH pour
l’Afrique de l’est.
Aussitôt après son arrestation, il a été placé en garde à vue dans
la sinistre prison de Gabode, ce qui semble peu
compatible avec son état de santé, qui nécessite des
soins et des médications régulières.
A l’heure actuelle, les autorités judiciaires n’ont pas communiqué
les motifs de son arrestation, précisant seulement que
l’enquête poursuivait son cours.
Tout porte à croire que cette arrestation, qui fait suite à des
harcèlements policiers réguliers depuis plusieurs
années, aurait son origine « officieuse » dans ses
prises de position en faveur du respect des Droits de
l’Homme à Djibouti, ses appels à l’ouverture d’enquêtes
judiciaires pour identifier et punir les coupables de
massacres et de viols. Récemment, il avait signalé la
découverte d’un charnier dans le Day (Nord de Djibouti).
Parallèlement, il avait rappelé l’impunité dont
bénéficiaient les auteurs des massacres d’Arhiba en
décembre 1991 et en novembre 2005 et il avait encouragé
les familles des victimes à déposer des plaintes.
Il a été remis en liberté provisoire ce dimanche 11 mars vers
13h30, avec obligation de se présenter devant la Justice
dans une semaine. La Police a confisqué son passeport,
ce qui l’empêche de se rendre au Congrès de l’UIDH qui
se tiendra à Ouagadougou le 15 mars.
SURVIE et l’ARDHD s’insurgent contre ces méthodes d’intimidation
des Défenseurs des Droits de l’Homme et demandent aux
plus hautes autorités djiboutiennes :
- de faire restituer, sans condition, le Passeport de M. Jean-Paul
Noël Abdi et de lui garantir la liberté de circulation
afin qu’il puisse participer au congrès de l’Union
interafricaine des Droits de l’Homme (UIDH), le 15 mars,
où il devrait représenter son Pays, en sa qualité de
Vice-Président pour l’Afrique de l’Est,
- de faire cesser toutes les mesures de harcèlement dont il est
régulièrement victime.
Contacts :
SURVIE
Olivier
THIMONIER
210, rue
Saint-Martin – 75003 Paris Tel : +33 (0)1-44-61-03-25 E-mail :
olivier.thimonier@survie-france.org
http://www.survie-france.org
ARDHD
Jean-Loup
SCHAAL
84, rue
Saint-Louis en l’ile - 75004 PARIS Tel : +33 (0)1 46 34 70 70
E-mail : :jlschaal@ardhd.org http://www.ardhd.org
Libération du président de la LDDH et Communiqué de presse
du 11 mars 2007
|

Le Président |
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
DU 11 MARS 2007
PARLER DU DAY EST A HAUT RISQUE !
VISITE IMPOSÉE MAIS FORTUITE
A LA PRISON DE GABODE |
Vendredi 9
Mars 2007, à 9 heures du matin, deux véhicules de la FNP
se sont arrêtés face au domicile de M. NOËL ABDI
Jean-Paul, défenseur des Droits de l’Homme, sis au
Boulevard De Gaulle en République de Djibouti.
Juste
après mon petit déjeuner, j’ai pris mes médicaments et je
fus conduis à la brigade criminelle, sous bonne garde,
sans mandat d’arrêt, sans même connaître le motif de mon
arrestation, ce qui m’aurait, au moins, permis de prendre
avec moi les communications publiées concernant l’affaire
de la découverte du charnier du Day.
Il est
vrai, que de la découverte de ce charnier est très
probablement la source même de l’énervement du chef de l’Etat
et des motifs de mon arrestation en garde à vue, puis le
lendemain samedi 10 mars je fus conduit à Gabode par
Décision du Ministère publique.
Il est
vrai, qu’en 1994, l’actuel chef de l’État était le
principal Patron de la Sécurité Nationale et que toutes
ouvertures d’enquêtes judiciaires indépendantes semblent à
chaque fois être inopportunes, surtout en cette période de
conjoncture régionale complexe pour certains alliés dont
quelques uns sont, plus ou moins, en déroute.
Il est
vrai, que les informations précises, de la Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), contre le règne de
l’Impunité dérangent beaucoup.
Dans ce
cadre des informations complémentaires ne manqueront pas
d’être publiés.
Toutefois,
il est à souligner que l’enquête proprement dite n’a duré
que 25 minutes et s’est essentiellement portée sur deux
communications relatives au Day, dont essentiellement
celui de la découverte d’un charnier de sept personnes
disparues. Sur ce point fondamental, je suis à la
disposition de toute Commission d’Enquête nationale
indépendante ou internationale, pour apporter ma totale
collaboration.
Aujourd’hui, le 11 mars 2007 le Président de la Chambre
des Flagrants délits du Tribunal m’a mis en liberté
provisoire pour une semaine et a ordonné au Parquet de
procéder à une enquête. Après avoir quitté la prison de
Gabode à 13 h 45, juste après ma libération, le Directeur
de la Sécurité publique le Lieutenant colonel Omar H.
Hassan a demandé à deux de ses officiers de saisir mon
passeport.
C’est à se
demander si cet ordre, venu inéluctablement d’En Haut,
consiste uniquement à neutraliser toutes possibilités de
participer au Congrès de l’Union Interafricaine des Droits
de l’Homme (UIDH), et ce au cas où le Tribunal accepterait
mon départ pour une semaine.
Voilà,
encore, un cas type de décision sans aucune base légale,
sans aucune notification judiciaire, ces décisions
policières sont inadmissibles et ne fait qu’accentuer la
politique de Non Droit qui persiste encore dans mon pays.
Mes
Conseils internationaux sont déjà avertis.
M. NOËL
ABDI Jean-Paul
FIDH et OMCT : Arrestation du président de la Ligue
djiboutienne des droits humains
L’Observatoire
Pour la Protection des Défenseurs des Droits de l’Homme
|
THE OBSERVATORY
for the
Protection of Human Rights Defenders
|
EL OBSERVATORIO
para la
Protección de los Defensores de Derechos Humanos |
DJIBOUTI Arrestation du président de
la Ligue djiboutienne des droits humains
Paris –
Genève, le 9 mars 2007 - L'Observatoire a été informé de
l'arrestation de M. Jean-paul Noël Abdi, président de la
Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), le 9 mars
2007.
Selon les
informations reçues, des policiers de la Brigade
criminelle se sont présentés au domicile de M. Noël Abdi
le 9 mars 2007, vers 11h00. Ils l’ont ensuite emmené dans
les locaux de la Brigade criminelle, sans préciser le
motif de son arrestation. Vers 13h00, M. Noël Abdi était
officiellement placé en garde à vue.
La Brigade
criminelle et le Procureur de la république joints par
l'Observatoire se sont refusés à expliquer les motifs de
cette garde à vue, mais ont assuré qu’ils garantiraient
"l'intégrité physique de M. Noël Abdi" en raison de ses
problèmes de santé. Ils ont par ailleurs indiqué que si
"l'enquête se poursuivait", les autorités informeraient
l'Observatoire "samedi matin ou samedi soir".
Cette
arrestation intervient après une série de prises de
position de M. Noël Abdi au nom de la LDDH, sur
l'intervention sanglante des forces de sécurité à Arhiba -
un quartier de Djibouti ville - le 30 novembre 2005 (voir
communiqué de la FIDH du 2/12/05) ; ainsi que sur le
charnier retrouvé dans le village du Day (district de
Tadjourah) comprenant les corps de 7 civils qui auraient
été tués par les forces gouvernementales le 1er janvier
1994.
M. Noel
Abdi doit par ailleurs participer à la conférence
régionale de presse organisée par l'Observatoire pour la
sortie de son rapport annuel 2006 à Ouagadougou (Burkina
Faso), le 14 mars 2007, avant de participer au congrès de
l’Union interafricaine des droits de l’Homme (UIDH), le 15
mars.
L’Observatoire est particulièrement inquiet par la
récurrence des arrestations dont M. Noël Abdi est l’objet
et demande aux autorités djiboutiennes de procéder à sa
libération immédiate.
L’Observatoire demande plus généralement aux autorités
djiboutiennes de se conformer aux dispositions de la
Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme
adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9
décembre 1998, notamment à son article premier qui dispose
que « chacun a le droit, individuellement ou en
association avec d’autres, de promouvoir la protection et
la réalisation des droits de l’Homme et des libertés
fondamentales aux niveaux national et international ».
Pour plus d’informations, merci de
contacter :
OMCT : Delphine Reculeau : + 41 22
809 49 39
FIDH : Gaël Grilhot : + 33 1 43 55 25
18
|
 
Fédération Internationale des
Ligues des Droits de l’Homme
17, Passage de la Main d’Or
75 011 Paris, France |

Organisation Mondiale Contre la
Torture
Case postale 21 - 8 rue du
Vieux-Billard
1211 Genève 8, Suisse |
Rapport américain sur les droits de l'homme en république
de Djibouti - 2006
source :
Rapport américain 2006
version en anglais
Djibouti
est une république dotée d’une présidence forte, mais d’un
pouvoir législatif faible ; on estime sa population à
environ 660.000 habitants. Le 8 avril (2005), le Président
Ismail Omar Guelleh, candidat du parti au pouvoir, le
Rassemblement populaire pour le progrès (RPP), a remporté
la réélection, sans aucune opposition du fait d’un boycott
de celle-ci. Des observateurs étrangers ont considéré ces
élections comme étant, d’une manière générale, libres et
justes. Les autorités civiles ont dans l’ensemble réussi à
maintenir le contrôle des forces de sécurité.
Dans le
domaine du respect des droits de l’homme, la conduite du
gouvernement reste de piètre qualité, car il a continué à
commettre de graves violations en ce domaine, mais a
également réalisé des améliorations sur certains points.
Les problèmes relatifs aux droits de l’homme ci-dessous
ont été signalés :
· limitation du droit qu’ont les citoyens de changer de
gouvernement ;
· violations commises à l’encontre de prisonniers et de
détenus ;
· conditions carcérales dures ;
· impunité
des pouvoirs publics ;
· arrestations et détentions arbitraires, et longues
périodes de détention préventive ;
· violation du droit au respect de la vie privée ;
· limitations portées aux libertés de la presse, de
réunion et d’association ;
· usage de
la force en vue de disperser des manifestants et grévistes
;
· violence
et discrimination à l’encontre des femmes ;
· mutilation génitale féminine (MGF) ;
· discrimination fondée sur l’origine ethnique, la
nationalité ou le clan d’origine ; et
· limitations posées aux syndicats et harcèlement des
dirigeants syndicaux.
Au cours
de l'année, le gouvernement a pris certaines mesures pour
améliorer la situation des droits de l'homme, notamment
par la suspension et l’arrestation de fonctionnaires
présumés corrompus, ainsi que la ratification du Protocole
de Maputo rendant illégales les mutilations génitales
féminines.
RESPECT
DES DROITS DE L’HOMME
Section
1 Respect de l’intégrité de la personne, y compris le
droit de ne pas être victime des violations suivantes :
a. Privation arbitraire ou illégale de la vie
Ni le
gouvernement ni ses agents n’ont commis de meurtre à
mobile politique ; la police a toutefois dispersé de force
plusieurs manifestations, ce qui a fait des blessés et des
morts (voir Section 2.b.).
Le soldat
responsable de la mort d’un enfant âgé de quatre ans, lors
d’un accident de voiture survenu en mars 2004, a versé, au
cours de l'année, des dommages-intérêts aux parents.
Il n’y a
eu aucun développement nouveau dans l’affaire de juillet
2004 dans laquelle il était rapporté que quatre membres de
la gendarmerie avaient gravement passé à tabac un
prisonnier militaire qui était ensuite décédé des suites
de ses blessures. Le commandant de gendarmerie a refusé de
mener une enquête ou de permettre à l’inculpé de
comparaître en justice.
b. Disparitions
Aucun cas
de disparition à mobile politique n’a été signalé.
c. Torture
et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou
dégradants
La loi
interdit de telles pratiques ; pour autant, on continue de
signaler que la police et la gendarmerie passent à tabac
et maltraitent physiquement les prisonniers et détenus.
En mars,
la police a arrêté et a, dit-on, passé à tabac Warris
Mouhoumed, une femme d’affaires qui refusait de se
conformer aux ordres de la police et de fermer son
restaurant pendant les deux semaines de campagne
électorale. Les charges retenues par la police étaient que
les clients de son restaurant, lieu de rassemblement des
membres de l’opposition, insultaient et menaçaient les
passants. Mouhoumed a ensuite été libérée le lendemain,
mais son restaurant est reste fermé pendant deux semaines.
Au cours
de l'année, la police a passé à tabac des protestataires
alors qu’elle dispersait une manifestation (voir Section
2.b.).
Aucune
mesure n’a été prise contre les deux agents de police
responsables des voies de fait commises contre Mohamed
Darar Waberi, figure de l’opposition, et de son
arrestation qui ont eu lieu en avril 2004.
Des
membres des unités de la police mondaine ont ciblé des
prostituées dans les rues et, a-t-on signalé, les ont
violées comme condition sine qua non de leur libération.
Conditions
carcérales dans les prisons et centres de détention
Les
conditions carcérales étaient dures, et le surpeuplement
constituait un problème grave. Les conditions d’hygiène
qui régnaient au centre de détention de Nagad, où les
étrangers étaient détenus avant leur expulsion, étaient
fort mauvaises ; souvent, les détenus n’étaient pas
nourris pendant plusieurs jours avant leur expulsion. Les
soins médicaux étaient inadéquats, et il a été signalé que
plusieurs prisonniers souffraient de maladies ou de
blessures non traitées reçues lors de leur arrestation.
En
principe, les mineurs étaient détenus séparément des
prisonniers adultes, mais ce n’était pas toujours le cas.
Les enfants âgés de moins de cinq ans étaient parfois
autorisés à rester avec leur mère. En raison du manque
d’installations, les personnes en détention préventive
n’étaient pas en général séparées du reste de la
population carcérale condamnée.
Le
gouvernement a accordé l’accès aux prisons au Comité
international de la Croix-Rouge aux fins de réaliser ses
inspections annuelles.
d. Cas
d’arrestations ou de détentions arbitraires
La loi
interdit les arrestations et les détentions arbitraires ;
pour autant, le gouvernement n’a pas respecté ces
interdictions.
Rôle de la
police et de l’appareil de sécurité
Les forces
de sécurité comprennent : la Force nationale de police
(FNP) qui dépend du Ministère de l’Intérieur ; l’armée et
la gendarmerie nationale, qui dépendent du Ministère de la
Défense ; et une Garde républicaine d’élite, qui dépend de
la présidence. La FNP est chargée de la sécurité
intérieure, du contrôle des frontières et des
établissements pénitenciers. La gendarmerie nationale est
chargée de la sécurité extérieure, mais est également
dotée de certaines responsabilités en matière de sécurité
nationale. La Garde républicaine est quant à elle chargée
de la protection du Président.
La police
était en général efficace ; cependant il y a eu des
rapports de corruption, en particulier dans les rangs
inférieurs, où les salaires étaient bas. L’impunité des
pouvoirs publics a posé problème.
Arrestations et détentions
La loi
requiert l’obtention de des mandats d’arrêt et prévoit que
les autorités ne peuvent pas détenir quelqu’un plus de 48
heures sans que celui-ci ne fasse l’objet de mise en
accusation officielle par un juge d’instruction ; pour
autant, la loi n’a pas toujours été appliquée dans la
pratique. Des détenus peuvent rester en détention 24
heures supplémentaires avec l’accord préalable du
Procureur. Quiconque, y compris celui qui se trouve accusé
de commission d’infractions de nature politique ou
d’infractions relatives à la sécurité nationale, doit
passer en jugement dans le délai de huit mois à compter de
sa mise en accusation. La loi prévoit aussi le principe de
la caution et celui du droit à un procès rapide ;
toutefois, la police a parfois fait fi de ces procédures.
Les détenus ont le droit d’avoir rapidement accès à
l’avocat de leur choix ; dans les affaires pénales, l’Etat
fournit un avocat aux détenus dépourvus de représentation.
Les forces
de sécurité ont arbitrairement arrêté et détenu bon nombre
de personnes, dont certaines ont été passées à tabac (voir
Section 1.c.). Elles ont également, au cours de l'année,
arrêté des manifestants et des grévistes (voir Sections
2.b. et 6.b.).
Contrairement à l’année précédente, il n’a pas été signalé
de cas de personnes ayant à verser des pots-de-vin pour
pouvoir être libérées au cours de descentes de police
visant des étrangers clandestins.
Le 19
mars, Houssein Robleh Darar, Awad Robleh Waiss et Abdi
Osman Nour, membres du parti de l’opposition l’Union pour
la démocratie et la justice, ont été arrêté et détenus
pour « constitution de menaces pour la population » et
pour « dégradation de bien-être d’autrui et actes de
violence ». Les pouvoirs publics ont allégué que ces
arrestations avaient pour objets d’empêcher les trois
hommes de mettre à exécution leurs menaces de poser des
bombes et de détruire des biens. Les journaux de
l’opposition ont toutefois déclaré que ces trois hommes
avaient été arrêtés en raison de leur opposition au
gouvernement. En août, un tribunal a rejeté toutes les
accusations portées contre ces trois opposants qui ont
ensuite été libérés de la prison de Gabode. A la fin de
année, il n’avait été signalé aucun autre détenu
politique.
La
longueur des détentions préventives a posé problème, mais
les statistiques n’étaient pas disponibles.
Pardon
présidentiel
Le 27
juin, le gouvernement a remis en liberté des détenus, ou
réduit leurs peines, dans le cadre du pardon accordé à
l’occasion de la Fête nationale de l’Indépendance. Les
détenus purgeant une peine d’une année ou moins ont été
remis en liberté, et ceux qui purgeaient des peines plus
longues ont obtenu des réductions de peine. Ce pardon
excluait toutefois les trafiquants de drogues, les
individus détenus pour abus de fonds publics, ceux ayant
commis des actes de violence à l’encontre de membres de
leur famille et les violeurs.
e. Non-respect du droit à un procès public et équitable
La loi
prévoit l’indépendance du pouvoir judiciaire mais, dans la
pratique, celui-ci n’était pas indépendant du pouvoir
exécutif. Les dispositions de la Constitution prévoyant un
procès équitable n’ont pas été entièrement respectées,
même dans les affaires sans aucun caractère politique. Le
Judiciaire a fait l’objet d’inefficacité et de corruption.
Basé sur
le code français Napoléon, le pouvoir judiciaire est
composé d’un tribunal de grande instance, d’une Cour
d’appel et d’une Cour Suprême, qui a le pouvoir d’infirmer
toute décision rendue par les tribunaux de première
instance. Les magistrats sont nommés à vie. Le Conseil
constitutionnel juge de la constitutionnalité des lois,
notamment celles ayant trait à la protection des droits de
l'homme et aux libertés publiques ; ses décisions n’ont
toutefois pas toujours assuré la protection de ces droits.
Le système
juridique est basé sur les lois, les décrets présidentiels
et ministériels, le droit français tel qu’il se trouvait
codifié lors de l’indépendance, la loi islamique (charia),
et les traditions nomades. La criminalité urbaine a été
appréhendée par les juridictions judiciaires ordinaires,
conformément au droit et à la pratique judiciaire inspirés
du droit français. Les actions civiles peuvent être
intentées devant les juridictions judiciaires ou
traditionnelles. En 2004, les pouvoirs publics ont publié
le Code de la Famille de 2002 et ont entrepris sa mise en
application. Il vient remplacer la charia pour ce qui est
de déterminer la majorité des lois portant sur la famille
et la personne, notamment concernant les questions
touchant au mariage, au divorce, à la garde d’enfants et
aux successions. Les questions qui sont régies par le Code
de la Famille sont présentées devant les juridictions
civiles, et les deux parties peuvent présenter leurs
arguments au juge. La Cour tente alors d’obtenir des deux
parties un accord de réconciliation ; toutefois, si aucune
solution ne peut être obtenue, le juge décide alors de
l’issue de l’affaire en se fondant sur les lois
applicables du Code de la Famille.
Procédures
judiciaires
Les procès
étaient en général publics, sauf dans les affaires
politiquement sensibles dans lesquelles des mesures de
sécurité empêchaient effectivement un accès du public. Les
indigents étaient censés avoir accès à un avocat dans les
affaires pénales (accusés) et civiles (défendeurs), mais
ce n’était souvent pas le cas. La loi prévoit qu’un accusé
est présumé innocent jusqu’à ce qu’il soit prouvé
coupable, mais la présomption d’innocence n’était pas
toujours appliquée. Les causes ont été entendues par le
Juge président du tribunal accompagné de deux juges
assesseurs ; ces deux assesseurs bénéficiaient de
l’assistance de deux experts qui n’appartiennent pas à la
magistrature assise, mais que l’on considérait posséder
des connaissances juridiques suffisantes pour comprendre
la procédure judiciaire. Les pouvoirs publics ont
sélectionné ces experts parmi les membres du public, mais
les rapports ont indiqué que les appartenances politiques
et ethniques ont joué un certain rôle dans cette
sélection.
Le droit
traditionnel est souvent mis en application en cas de
résolution des conflits et de compensation des victimes.
Par exemple, le droit traditionnel prévoit souvent qu’un
prix payé en monnaie de sang doit être versé au clan de la
victime en cas de crimes tels que le meurtre et le viol.
Prisonniers politiques
Aucun cas
de prisonnier politique n’a été signalé.
f. Ingérence arbitraire dans la vie privée, la famille, le
foyer ou la correspondance
La loi
prohibe ce genre d’actions, mais les pouvoirs publics
n’ont pas respecté ces interdictions dans la pratique.
Ainsi, la loi exige que les autorités publiques obtiennent
un mandat avant de procéder à des perquisitions sur des
biens privés mais, en pratique, cela n’a pas toujours été
le cas. On dit également que les pouvoirs publics ont
procédé à des écoutes des communications des opposants du
gouvernement, et ont parfois désorganisé ces
communications, en coupant leurs services de téléphone ou
d’électricité. On signale que la police a fréquemment fait
suivre des individus qui assistaient à des rassemblements
politiques de l’opposition.
Section 2
Respect des libertés publiques, en particulier :
a. Liberté
d’expression et liberté de la presse
La loi
prévoit la liberté d’expression et la liberté de la
presse. Dans la pratique, les pouvoirs publics ont
toutefois limité ces libertés et intimidé des journalistes
jusqu’à ce qu’ils pratiquent l’autocensure.
La loi
interdit la diffusion de fausses informations et
réglemente la publication des journaux. Le gouvernement
est propriétaire du journal principal, La Nation, qui est
publié trois fois par semaine. En outre, chaque parti
politique enregistré a le droit de publier son organe de
presse. Il y avait plusieurs publications hebdomadaires et
mensuelles issues de l’opposition en circulation libre qui
critiquaient ouvertement le gouvernement.
Les
pouvoirs publics détenaient également des stations de
radio et de télévision. Les médias officiels se sont en
général abstenus de critiquer les dirigeants ou la
politique du gouvernement. Radio-Télévision Djibouti,
station officielle du gouvernement, diffuse des programmes
radio dans quatre langues, 24 heures sur 24. Des médias
étrangers diffusent également des programmes dans
l’ensemble du pays.
Le
gouvernement a employé différentes tactiques pour
intimider les journalistes, notamment la surveillance et
le retrait, des kiosques à journaux, des publications
ayant critiqué les pouvoirs publics ; toutefois,
contrairement aux années précédentes, aucune publication
n’a été fermée.
Contrairement à l'année précédente, personne n’a été
arrêté pour diffamation ; et aucun journaliste n’a été
placé en détention.
Les
pouvoirs publics n’ont pas restreint l’accès à l’Internet.
De manière
générale, les pouvoirs publics n’ont pas limité la liberté
universitaire, et les enseignants pouvaient s’exprimer et
mener des recherches sans restriction, à condition de ne
pas enfreindre les lois relatives à la sédition. Le
gouvernement a cependant continué à bloquer les salaires
des enseignants ayant participé aux activités de grève
(voir Section 6.b.).
b. Libertés de réunion et d’association pacifiques
Liberté de
réunion
La loi
prévoit la liberté de réunion ; pour autant, les pouvoirs
publics ont restreint l’exercice de cette liberté dans la
pratique. Le Ministère de l’Intérieur exige l’obtention de
permis pour les rassemblements pacifiques et surveille les
activités de l’opposition. Certains chefs de l’opposition
ont en fait pratiqué l’autocensure et se sont abstenus
d’organiser des manifestations populaires aux fins
d’éviter de provoquer une descente des autorités.
Au cours
de l’année, la police a dispersé de force des
manifestations, ce qui a fait un mort et plusieurs
blessés. A titre d’exemple, le 8 avril, la police a lancé
des bombes à gaz lacrymogène sur une foule de manifestants
rassemblés devant le siège de l’opposition, ce qui a
également fait plusieurs blessés et a entraîné la
détention brève de plusieurs personnes. La police, qui a
nié l’existence de blessés, a allégué que les
protestataires n’avaient pas obtenu l’autorisation et que
seuls ceux qui avaient refusé de se disperser avaient été
arrêtés.
Le 24
octobre, la police a fait feu plusieurs fois sur une foule
violente d’environ 300 protestataires, après que des
manifestants avaient entraîné plusieurs agents de police
dans la foule : un manifestant a été tué, et un autre a
été gravement blessé. Sept agents de police ont été
blessés par des pierres lancées par la foule. Une enquête
portant sur cet incident se trouvait en cours à la fin de
année.
Le 30
novembre, dernier jour d’une opération d’une semaine
destinée à éliminer les logements illicites du quartier
Arhiba II de Djibouti, la police a fait feu sur des
résidents qui protestaient contre l’élimination de leurs
logements ; 4 personnes ont été tuées et environ 10 autres
ont été blessées. Selon le Ministère de l’Intérieur, 15
agents de police ont également été blessés au cours de
cette confrontation.
Au cours
de année, les autorités de police ont dispersé de force de
violentes manifestations de travailleurs (voir Section
6.b.).
Liberté
d’association
La loi
garantit la liberté d’association à condition de respecter
certaines conditions juridiques, mais les pouvoirs publics
ont toutefois en pratique limité l’exercice de cette
liberté. Ils ont exigé que tant les partis politiques que
les associations à caractère non politique se fassent
enregistrer, et ont continué à harceler et à intimider les
membres des groupes de l’opposition (voir Section 1.f.).
c. Liberté
de religion
La
Constitution, quoique déclarant que l’islam est la
religion d’État, prévoit néanmoins la liberté de religion,
et les pouvoirs publics ont en général respecté en
pratique l’exercice de cette liberté. Ils n’ont pas
sanctionné ceux qui méconnaissaient la doctrine islamique
ou pratiquaient d’autres religions. Plus de 99 pour cent
de la population était de foi musulmane sunnite.
Le
gouvernement requiert des groupes religieux qu’ils se
fassent enregistrer. Contrairement aux années précédentes,
il n’a été signalé aucun cas de groupe Baha’i qui se sont
vu refuser le droit de se faire enregistrer ; ils n’ont
toutefois pas tenté l’enregistrement au cours de l'année
car ils pensaient que les pouvoirs publics ne leur
permettraient pas de le faire. La loi n’interdit pas le
prosélytisme, mais il est découragé.
Mauvais
traitements et discriminations au niveau de la société
Il n'y
avait pas de communauté juive que l'on connaisse, et aucun
acte antisémite n'a été signalé. Pour une analyse plus
détaillée, voir le Rapport international sur les libertés
religieuses de 2005.
d. Droit
de circuler librement dans le pays et à l’étranger, droit
d’émigration et de rapatriement
La Loi
prévoit ces droits ; les pouvoirs publics ont cependant
parfois imposé certaines limites à leur exercice dans la
pratique.
La loi
prohibe l’exil forcé, et les autorités n’ont pas eu
recours à cette pratique.
Protection
des réfugiés
La Loi
prévoit l’octroi de l’asile ou du statut de réfugié
conformément à la Convention des Nations Unies de 1951
relative au statut des réfugiés, ainsi qu’à son Protocole
de 1967. Dans la pratique, le gouvernement a institué
certaines mesures de protection contre le refoulement, à
savoir le renvoi des personnes dans un pays où elles
craignent d’être persécutées. Il y a toutefois eu au cours
de l'année des cas signalés, mais non confirmés, de
personnes renvoyées de force dans un pays dans lequel
elles craignaient de se trouver persécutées, en
particulier l’Ethiopie et l’Erythrée. Le gouvernement n’a
pas couramment accordé le statut de réfugié ou le droit
d’asile, ni n’a accepté, au cours de l'année, de réfugiés
pour réinstallation. Les pouvoirs publics ont coopéré avec
le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR)
en offrant assistance aux réfugiés et aux demandeurs
d’asile.
Le 9 juin,
3 membres de l’Armée de l’air éthiopienne ont atterri par
hélicoptère militaire éthiopien à l’aéroport international
d’Ambouli ; deux de ces membres ont, dit-on, demandé
asile. Les pouvoirs publics ont alors contacté les Forces
armées éthiopiennes qui ont envoyé une délégation qui a
rencontré ces trois membres et les a, dit-on, convaincus
de rentrer en Éthiopie le lendemain. Le 15 juin, Amnistie
Internationale et l’UNHCR, qui n’avaient pas obtenu
l’autorisation d’accès à ces hommes, ont fait publier un
communiqué indiquant que les membres d’équipage en
question pouvaient se voir accusés de trahison et encourir
la peine de mort dès leur retour en Éthiopie. Aucune
information sur le traitement accordé à ces membres
d’équipage à leur arrivée en Éthiopie n’a pu être obtenue.
A la fin de l’année, des membres des familles des pilotes
ont indiqué à la presse locale que ceux-ci étaient
détenus, sans contact avec l’extérieur, sur une base
aérienne.
En juin
2004, le gouvernement a traité environ huit mille demandes
d’asile présentées par des étrangers sans documentation
qui avaient allégué la peur des persécutions lors des
expulsions en masse d’immigrants clandestins qui avaient
eu lieu en 2003. Il a accordé le statut de réfugié présumé
[prima facie] (statut de réfugié temporaire pouvant être
révoqué après enquête) à plus de quatre mille Somaliens du
sud et cents Éthiopiens, qui tous ont été transférés dans
les camps de réfugiés d’Ali-Adde ou d’Hol-Hol.
Contrairement à l’année précédente, il n’a été signalé
aucun viol de femmes réfugiées.
Au cours
de l'année, les pouvoirs publics ont continué d’effectuer
des rafles portant sur les étrangers sans documentation
(provenant essentiellement d’Éthiopie, de Somalie et du
Yémen) et de les expulser ; il n’a été signalé aucun cas
de violation des droits de l'homme au cours de ces
raffles. En 2003, plus de 80 mille étrangers sans
documentation ont été forcés de quitter le pays et de
nombreux décès provoqués par l’exposition aux éléments et
des installations surpeuplées ont été signalés.
Section
3 Respect des droits politiques : droit des citoyens de
changer de gouvernement:
La Loi
prévoit que les citoyens ont le droit de changer de
gouvernement ; pour autant, celui-ci a limité l’exercice
de ce droit dans la pratique.
Élections
et participation politique
Le 8
avril, Le Président Guelleh, du RPP, qui gouverne le pays
depuis son indépendance, a remporté les élections avec 95
pour cent des voix. Il n’y avait d’ailleurs aucune
opposition car celle-ci avait boycotté les élections,
accusant le gouvernement de n’avoir pas tenu compte de ses
demandes portant sur une réforme électorale. Des
observateurs étrangers ont considéré que, dans l’ensemble,
les élections avaient été libres et justes. Il s’est
toutefois produit un certain nombre d'irrégularités,
notamment le double vote, la présence de travailleurs de
campagne électorale dans les bureaux de vote et aux
alentours de ceux-ci, ainsi que l’absence de bulletin de
vote blancs pour ceux qui ne souhaitaient pas voter pour
le Président Guelleh.
Le Corps
législatif comptait 7 sièges occupés par des femmes sur
65, ces 7 sièges étant réservés à des femmes par décret
présidentiel. Les premières femmes parlementaires du pays
sont entrées en fonction lorsque l'Assemblée législative
issue de l’Union pour la Majorité Présidentielle (UMP)
s’est réunie en 2003. En juillet, le Ministère des
Affaires étrangères a promu Hawa Ahmed Youssouf au poste
de Ministre de la Coopération internationale. Aicha
Mohamed Robleh a alors remplacé Youssouf au poste de
Ministre d’état chargé de la Promotion de la femme, de la
famille et des affaires sociales. Khadija Abeda,
Présidente de la Cour Suprême, est la femme ayant le poste
de fonctionnaire le plus élevé.
Il y avait
9 membres de minorités, à savoir les clans somaliens non
Issa (Issaks, Gadaboursis et Darood) et arabes, sur les 65
sièges qui composent le Corps législatif. Il y avait 3
membres de minorités sur les 20 membres que compte le
Conseil des ministres. Le sous-clan auquel appartient le
Président, les Issa Mamassans, a exercé un pouvoir
disproportionné dans les affaires de l’État. Les Afars ont
tenu un certain nombre de postes ministériels importants,
mais n’étaient pas bien représentés aux niveaux
inférieurs. Les clans somaliens autres que les Issa, ainsi
que les citoyens originaires du Yémen, se trouvaient
limités, de manière officieuse, à un poste ministériel
chacun. Il a également été posé certaines limites
officieuses au nombre de sièges pour chacun des groupes,
aux fins de préserver l’équilibre au sein du parlement.
Corruption
et transparence gouvernementales
Au cours
de l'année, le gouvernement a pris d’importantes mesures
en vue de lutter contre la corruption qui posait problème.
En juillet, le Ministère des Finances a fait arrêter deux
fonctionnaires soupçonnés de corruption et en a suspendu
plusieurs autres tant que leurs dossiers étaient en cours
d’enquête. Les deux fonctionnaires arrêtés sont restés à
la prison de Gabode en attendant de passer en jugement en
fin d’année. Le directeur de cette prison a aussi été
arrêté pour corruption présumée et attendait également de
passer en jugement à la fin de année, dans la prison qu’il
dirigeait avant cela.
Il
n’existait aucune législation destinée à mettre à la
disposition du public des informations gouvernementales ;
il était donc incertain si l’accès à celles-ci aurait été
accordé sur demande. Au cours de l'année, la Chambre des
comptes et de discipline budgétaire, bureau de
vérification des dépenses publiques créé aux fins de
lutter contre la corruption et de promouvoir la
transparence, a rendu publics les résultats de son second
rapport annuel sur les dépenses du gouvernement.
Section 4 Attitude du
gouvernement envers les enquêtes internationales et non
gouvernementales concernant des allégations de violations
des droits de l’homme :
Quelques
groupes nationaux de défense de droits de l'homme ont pu dans
l’ensemble agir sans se trouver gravement limités par les
pouvoirs publics, à savoir mener des enquêtes limitées et
parfois publier leurs conclusions tirées d’affaires touchant
aux droits de l'homme. Les fonctionnaires du gouvernement
faisaient en général preuve d'indifférence à l'égard de leurs
points de vue. Le groupe local de défense de droits de l'homme
LDDH a pu, au cours de l'année, agir sans ingérence des
pouvoirs publics. L’Union nationale des femmes de Djibouti
[Union of Djiboutian Women] et l’Association djiboutienne de
promotion de la famille [Djiboutian Association for the
Promotion of the Family] ont prôné la défense des droits des
femmes et des enfants.
Le Comité
international de la Croix-Rouge (CICR) avait un modeste bureau
dont le personnel était composé de personnes recrutées sur
place. Le représentant régional du CICR, qui était basé à
Nairobi, a visité le pays au cours de l'année.
Le
gouvernement disposait d’un Médiateur, qui jouait également le
rôle de législateur au parlement, et dont les responsabilités
spécifiques comprenaient la médiation entre les organisations
gouvernementales et les organisations non gouvernementales
(ONG). Selon le rapport de 2004 de ce médiateur, moins de la
moitié des affaires soumises ont toutefois fait l’objet d’une
médiation productive.
En mai 2004,
le gouvernement a organisé un forum national sur les droits de
l'homme en vue de solliciter les points de vue du public et de
discuter d’une législation possible relative aux droits de
l'homme. A la fin de l'année, les résultats de ce forum
n’avaient toutefois pas été rendus publics.
Section
5 Discrimination, violences sociétales et traite des personnes
:
La loi
interdit toute discrimination fondée sur la langue, la race ou
le sexe ; il reste que la discrimination contre les femmes et
les minorités ethniques ont persisté. La mise en application,
par les pouvoirs publics, des lois destinées à protéger les
femmes et les enfants était inefficace.
Situation des
femmes
La violence
familiale dirigée contre les femmes existait, mais peu de cas
ont été signalés. La loi interdit « la torture et les actes de
barbarie perpétrés à l’encontre d’un conjoint », qui sont
passibles d’une peine de 20 années de prison. Les actes de
violence perpétrés contre les femmes étaient en général réglés
au sein de la structure de la famille ou du clan, plutôt que
devant les tribunaux. La police est rarement intervenue dans
les incidents de violence familiale, et les médias n’ont
signalé que les cas les plus extrêmes, tels que les meurtres.
La loi prévoit notamment des peines allant jusqu’à 20 ans de
prison pour les violeurs. Le nombre de poursuites judiciaires
intentées dans ce type d’affaires au cours de l'année était
inconnu.
Selon la loi,
il n’existe pas de viol entre époux.
On estime à 98
pour cent la quantité des femmes de ce pays ayant subi des
mutilations génitales féminines (MGF) qui, selon la tradition,
sont réalisées sur des fillettes âgées de 7 à 10 ans. Les
efforts réalisés par l’Union nationale des femmes de Djibouti
et autres organismes en vue d’éduquer les femmes sur les
méfaits de cette pratique ont produit quelque effet dans la
capitale. Cependant, l’infibulation, forme la plus extrême de
MGF, continue d’être largement pratiquée dans les régions
rurales. La loi énonce que « les actes de violence provoquant
une mutilation génitale » sont passibles d’une peine
d’emprisonnement de 5 ans et d’une amende de plus de 5.650
dollars E-U (soit 1 million FD). Les pouvoirs publics
n’avaient encore condamné personne en vertu de cette loi.
Au cours de
l'année, le gouvernement a lancé une campagne contre les MGF,
qui a culminé avec la ratification, par le pays, du Protocole
de Maputo rendant illégales les mutilations génitales
féminines ; il a également organisé une conférence
subrégionale en février en vue d’aborder la position de
l’islam concernant ces pratiques. Des représentants de
gouvernements venus de 10 pays africains, ainsi que de hautes
autorités musulmanes de l’ensemble de la région s’y sont
rendus. Dans une déclaration écrite communiquée aux
participants, le Président Guelleh demandait de mettre fin aux
MGF, notant : « Nous ne voulons plus qu’elle soit pratiquée
par les arabes, ni par les Somaliens, ni par les Afars, ni
sous aucune autre forme… aucune circoncision féminine n’est
justifiable. »
La loi
interdit la prostitution, mais elle a toutefois constitué un
problème important. De manière générale, il y avait deux
catégories de prostituées : celles qui disposaient d’un
appartement, et celles des rues. Celles qui appartenaient à la
première catégorie étaient très bien tolérées et desservaient
la communauté étrangère (en particulier les militaires), alors
que la police ciblait en général les prostituées appartenant à
la deuxième catégorie. Les réfugiées et les filles issues de
familles pauvres couraient les plus grands risques de devenir
des prostituées des rues.
La loi
n'interdit pas le harcèlement sexuel, ce qui constitue un
problème.
La loi accorde
aux femmes l’intégralité des droits civiques ; malgré cela, la
coutume, associée à la discrimination traditionnelle commise
contre les femmes par la société en matière d’éducation les a
reléguées à un rôle secondaire dans la vie publique avec des
opportunités réduites dans le monde du travail. Elles étaient
en grande partie confinées dans les secteurs du commerce et du
secrétariat. En 2004, les pouvoirs publics ont publié le Code
de la Famille de 2002 et ont entrepris sa mise en application.
Il vient remplacer la charia au titre de recueil de la
majorité des lois applicables dans le domaine de la famille et
de la personne (voir Section 1.e.). Les enfants de sexe
masculin ont hérité d’un pourcentage plus important de
successions que les enfants de sexe féminin. La faible
quantité de femmes éduquées s’est de plus en plus adressée aux
tribunaux habituels aux fins de défendre leurs intérêts.
Situation des
enfants
Les pouvoirs
publics n’ont affecté pratiquement aucun budget public à faire
progresser les droits et le bien-être des enfants. Quelques
organismes caritatifs se sont occupés des enfants.
L’enseignement
primaire était obligatoire, mais les pouvoirs publics ne
vérifiaient pas le respect de cette obligation. Le niveau
d’éducation le plus élevé obtenu par la plupart des élèves
était la fin des études primaires. L’Etat offrait, dans les
écoles publiques, une éducation libre de tout frais de
scolarité mais, pour les familles plus pauvres, les dépenses
supplémentaires, telles que les frais de transport, de livres
et de craie pouvaient être prohibitifs. Les installations
scolaires ont continué d’être inadéquates. Les arriérés de
salaire des enseignants n’ont toujours pas été payés et une
grande partie des enseignants hautement qualifiés ont quitté
la profession (voir Section 6.e.). Environ 20 pour cent des
enfants ayant entrepris des études secondaires les ont
achevées.
Le système
éducatif n’effectue pas de discrimination à l’encontre des
filles, mais les attitudes ancrées dans la société ont
entraîné des différences dans le suivi des études et le
traitement des filles en milieu scolaire. Selon le Ministère
de l’Éducation, 50 pour cent des filles étaient inscrites dans
les écoles primaires au cours de l’année, par rapport à 60
pour cent des garçons, alors que l’année précédente, les taux
d’inscription pour ces écoles étaient de 42 pour cent pour les
filles, et de 58 pour cent pour les garçons. Dans les zones
rurales, l’accès limité aux établissements scolaires, le
manque de matériels d’enseignement et les comportements
culturels ont entraîné un nombre d’inscriptions scolaires
nettement inférieur et de plus grandes disparités
d’inscriptions entre garçons et filles. (Voir le site
http://www.irinnews.org/report.asp?ReportID=39139&SelectRegion=Horn_of_Africa&SelectCountry=DJIBOUTI
Des mauvais
traitements à enfants ont été commis ; les pouvoirs publics
n’ont cependant pas employé les dispositions légales en
vigueur pour faire face sérieusement à ce problème, les peines
imposées étant en général légères. A titre d’exemple, les
auteurs de viol ou de mauvais traitements se voyaient en
général imposer une amende d’un montant suffisant pour couvrir
les frais médicaux nécessités par l’enfant.
Les
mutilations génitales féminines (MGF) ont été réalisées sur
les petites filles dans une proportion allant jusqu’à 98 pour
cent d’entre elles (voir Section 5 « Situation des femmes »).
Le mariage
d’enfants s’est produit dans des zones rurales et entre
certains groupes tribaux, mais cela n’a pas été considéré
comme un problème important. Les pouvoirs publics ont
collaboré avec plusieurs ONG aux fins d’accroître
l’inscription scolaire des filles, dans le but en partie de
réduire les chances que les parents forceraient leurs jeunes
filles à se marier. Le Ministère de la Promotion de la femme,
de la famille et des affaires sociales a également activement
collaboré avec des organisations féminines dans l’ensemble du
pays en vue de protéger les droits des filles, notamment le
droit de décider quand se marier et avec qui.
On a noté
l’existence de la prostitution des enfants. Certains enfants
qui avaient immigré dans ce pays pour des raisons économiques
se sont livrés à la prostitution pour survivre. On ne
connaissait pas de système de souteneurs organisés qui
exploitaient ces enfants ; toutefois, certains gamins plus
âgés jouaient parfois le rôle de « protecteurs » vis-à-vis
d’autres enfants et percevaient une partie de leurs gains à
titre de droit.
Le travail des
enfants existait (voir Section 6.d.).
Traite des
personnes
La loi
n’interdit pas la traite de personnes. Bien que l’on ne
connaisse pas de cas signalé de traite de personnes à
destination ou en provenance du pays, ou encore à l’intérieur
de celui-ci, des observateurs sont persuadés que c’est, d’une
part, un pays de destination pour les personnes victimes de
traite en provenance d’Ethiopie et de Somalie et, d’autre
part, un pays de transit en direction du Moyen-Orient. La
traite des personnes pourrait faire l’objet de poursuites
judiciaires en vertu de diverses dispositions légales, telles
que notamment « l’exploitation de la faiblesse ou de
l’ignorance d’autrui » ou « l’exercice de pressions sur autrui
en vue de forcer cette personne à se livrer à la prostitution
». Le 8 février, le gouvernement a ratifié la Convention des
Nations Unies contre la corruption, ainsi que la Convention
des Nations Unies contre la criminalité organisée
transnationale, y compris les protocoles concernant la lutte
contre la traite des personnes.
Personnes
handicapées
Les personnes
atteintes de handicaps ont certes accès aux établissements
scolaires et aux installations de santé publique cependant,
aucune législation spécifique n’aborde les besoins des
personnes handicapées ; de même, il n’existe aucune
législation ni réglementation venant empêcher la
discrimination, dans le monde du travail, contre ces
personnes. C’est au niveau de la société que se produisait la
discrimination à l’encontre des handicapés. Les pouvoirs
publics n’ont pas exigé que les immeubles ou services publics
leur soient rendus accessibles.
Minorités
nationales/raciales/ethniques
Les pouvoirs
publics ont continué à pratiquer la discrimination, contre
leurs citoyens, en fonction de l’origine ethnique en matière
d’embauche et de promotion. Les Issas somaliens constituaient
le groupe ethnique majoritaire et contrôlaient le parti au
pouvoir, la fonction publique et les services de sécurité,
ainsi que les forces militaires. Cette discrimination, fondée
sur l’origine ethnique et l’appartenance au clan, limitait
ainsi le rôle des membres des groupes et clans minoritaires
dans les domaines administratif et politique.
Section
6 Droits des travailleurs :
a. Liberté
d’association
La loi
reconnaît le droit de s’organiser en syndicats, mais les
pouvoirs publics ont limité ce droit. Ainsi, selon le Code du
Travail, un syndicat ne peut exister qu’avec l’agrément du
gouvernement. Celui-ci a continué d’opprimer les syndicats
indépendants et représentatifs en renvoyant leurs dirigeants,
les empêchant ainsi de tenir des rassemblements, tout en
créant des syndicats parallèles destinés à les remplacer et
qui eux sont parrainés par le gouvernement.
La loi
interdit la discrimination visant les syndicalistes ; les
employeurs jugés coupables de ce type de discrimination ont
été tenus de rétablir dans leurs fonctions les employés qui
avaient été renvoyés pour activités syndicales. Les pouvoirs
publics n’ont toutefois ni appliqué, ni respecté cette loi.
b. Droit de se
syndiquer et de négocier collectivement
Bien que la
loi reconnaisse aux syndicats le droit de mener leurs
activités sans interférence, le gouvernement n’a pas protégé
ce droit dans la pratique. Les négociations de conventions
collectives n’ont pas eu lieu.
Il n’existait
pas de législation ni d’exemption particulières au droit du
travail ordinaire dans la zone franche industrielle
d’exportation.
Les rapports
entre employeurs et travailleurs étaient informels et
paternalistes. Les pouvoirs publics pouvaient choisir les
représentants des travailleurs, et le faisaient. C’était en
général les employeurs qui établissaient les taux salariaux en
se basant sur les principes directeurs établis par le
Ministère du Travail. En cas de litige portant sur les
rémunérations ou sur des problèmes touchant à la santé et à la
sécurité, le Ministère du Travail a encouragé leur résolution
directe entre représentants du personnel et employeurs, mais
les travailleurs ou les employeurs pouvaient également
présenter une demande d’audiences administratives officielles
auprès du service d’inspection du Ministère. Les critiques ont
allégué que le processus d’inspection et de règlement des
différends était peu respecté en raison de la faible priorité
et du financement inadéquat qui lui était accordé.
La loi accorde
le droit de grève et requiert que les représentants du
personnel qui projettent de faire grève en avisent le
Ministère de l’Intérieur 48 heures à l’avance. Les
travailleurs ont exercé ce droit dans la pratique.
La loi confère
au Président des pouvoirs étendus pour réquisitionner les
fonctionnaires considérés indispensables au fonctionnement des
services publics essentiels.
Au cours de
l’année, le gouvernement a pris des mesures de représailles
contre des grévistes. Par exemple, le 17 mai, des publications
de l’opposition avaient indiqué qu’Hassan Cher Hared, agent
des services postaux et vice-président de l’Union djiboutienne
des travailleurs, avait été suspendu pendant huit jours, puis
renvoyé du Service des postes pour « récidive ». Hared avait
critiqué la direction du Service des postes au cours d’une
manifestation qui avait eu lieu le 1er, Fête internationale du
Travail. La direction a alors allégué que ce renvoi était dû
au fait qu’Hared n’était pas retourné à son poste après sa
suspension ; certains observateurs ont toutefois déclaré que
son renvoi était dû à ses activités syndicales.
Après les
grèves portuaires du 14 septembre, la Direction portuaire de
Djibouti (la « Direction») a renvoyé 11 membres de l’Union des
travailleurs du port pour défaut de respecter dûment les
réglementations relatives à la déclaration de grève, et les a
arrêté pour « atteinte à l’ordre public » et « incitation à
l’insubordination ». Le 2 octobre, le procureur de la
République a déterminé les 11 membres non coupables et ordonné
leur remise en liberté. Le 15 septembre, la Direction a
également renvoyé 25 membres de l’Union, prétendument en
raison de leurs mauvais résultats professionnels
antérieurement à la grève du 14 septembre. Ensuite, le 24 du
même mois, après l’échec des efforts de médiation, la
Direction a détenu 167 grévistes pendant 48 heures.
Les pouvoirs
publics ont continué à bloquer le salaire de Kamil Hassan,
instituteur qui avait dirigé une grève des enseignants en 1997
; il a toutefois été autorisé à reprendre ses fonctions
d’enseignant au cours de l’année.
c. Prohibition
du travail forcé ou obligatoire
La loi
interdit le travail forcé ou obligatoire, dont celui des
enfants, et il n’a été signalé aucun cas de ce type de
pratique.
d. Interdiction du travail des enfants et âge minimum pour
pouvoir travailler
La loi
interdit tout travail exercé par des enfants de moins de 14
ans, mais le gouvernement n’a pas toujours fait appliquer
cette interdiction avec efficacité ; ainsi, le travail des
enfants, quoique peu courrant, existait quand même. En
général, les enfants n’étaient pas employés à des travaux
dangereux, mais travaillaient dans des entreprises familiales,
telles que des restaurants et des boutiques, à toutes heures
du jour et de la nuit. Un manque d’inspecteurs du travail
réduisait la possibilité que les cas signalés de travail
d’enfants puissent faire l’objet d’enquêtes.
e. Conditions
de travail acceptables
Seule une
faible minorité de la population était salariée dans la vie
professionnelle. Les pouvoirs publics établissent
administrativement les taux salariaux minimaux selon les
catégories professionnelles, et le Ministère du Travail est
chargé d’en assurer la mise en application. Le salaire mensuel
pour la main-d’œuvre non qualifiée, fixé en 1976, était
d’environ 125 dollars (22 mille FD), mais il n’était pas
appliqué en pratique. Le salaire minimum national n’a pas
assuré un niveau de vie décent aux travailleurs et à leurs
familles. Le gouvernement devait toujours trois mois
d’arriérés de traitements, pour 1995 et 1997, aux enseignants,
forces de sécurité et fonctionnaires.
La loi limite
la durée de travail hebdomadaire à 40 heures, réparties
normalement sur 6 jours. Elle requiert également une période
de repos hebdomadaire de 24 heures consécutives et le droit au
paiement des heures supplémentaires. Le Ministère du Travail
est chargé de l’application des normes d’hygiène et de
sécurité au travail, des rémunérations et des heures de
travail. En raison d’une mise en application inefficace de ces
règles, les travailleurs se sont parfois trouvés dans des
conditions de travail dangereuses. Ils ont toutefois rarement
protesté, essentiellement de peur que d’autres travailleurs
décidés à accepter les risques ne viennent les remplacer.
Aucune législation ni réglementation ne permet en effet aux
travailleurs de refuser d’effectuer les travaux dangereux qui
leur sont attribués sans risquer de perdre leur emploi
continu.
Seuls les
travailleurs étrangers en situation régulière étaient protégés
par la loi.
Note d'information de la LDDH : Le Day, zone de non droit
?
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Le Président |
NOTE D’INFORMATION
DU 03 MARS 2007
Le Day, zone de non droit ? |
Le village
du Day dans le district de Tadjourah a tristement fait
parler de lui le mois dernier, lors d’une macabre
découverte de sept (7) corps de civils massacrés par
l’armée gouvernementale le 1er janvier 1994.
Ainsi comme
pour rappeler l’impunité officielle assurée aux auteurs des
exactions contre des civils dans notre pays. deux individus,
dont un sergent de la Garde Présidentielle normalement affecté
à la surveillance de la propriété Présidentielle privée,
auraient violé le 24 février 2007 aux environs de 21h30, une
jeune fille sourde-muette se trouvant seule dans sa maison.
Jusqu’à
présent, un silence de peur règne, car les auteurs de ce crime
odieux ne semblent nullement être inquiétés et sont toujours
en service dans cette localité.
Face à ce déni
de Justice, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) :
1. demande
expressément aux Autorités Djiboutiennes de poursuivre et de
punir les auteurs de cet acte ignoble ;
2. exhorte
également l’Union Nationale des Femmes Djiboutiennes (UNFD) –
Partie présente à la signature de l’entrée en vigueur du
Protocole relatif aux droits des Femmes en Afrique, le 26
octobre 2005, - Protocole adopté le 11 juillet 2003 à Maputo
(Mozambique), de condamner ce viol ;
3. demande aux
ministères concernés - Défense, Justice chargé des Droits de
l’Homme -, ainsi que la Présidence de la République, à se
saisir immédiatement de ce dossier de violation des droits
humains dans une zone ayant gravement souffert du conflit
civil.
Cette affaire
reste suivie.
M.
NOËL ABDI Jean-Paul
LDDH : Des premières Dames de la Corne d’Afrique sous
l’éclairage des faits divers.
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Le Président |
NOTE D’INFORMATION
DU 01 MARS 2007
Des premières Dames de la Corne
d’Afrique
sous l’éclairage des faits divers. |
Mais
pourquoi, certains journalistes éclairent, sous le feu des
projecteurs des faits divers, certaines Premières Dames de
notre sous-région ? Est-ce que le droit de la Femme
prévoit l’exonération d’être citée pour association avec
des malfaiteurs et/ou gangstérisme d’Etat ? Autant de
questions que l’on doit se poser avant de traduire au
tribunal ou d’emprisonner des journalistes avec parfois
leurs matériels de productions.
Aujourd’hui,
1er mars 2007 une visite regroupée aura lieu à Mandhera –
prison de haute sécurité – où sont détenus depuis plus de deux
mois, Yusuf Gabode et deux autres journalistes afin d’être
jugée dans l’Ecole d’entraînement de Police. Il est bon de
rappeler que leur avocat avait récemment démissionné tout en
soulignant qu’il était inadmissible que des condamnations se
déroulent dans des prisons.
Dans notre
sous-région, l’Ecole de Police se transforme souvent en un
lieu de tortures ou de détentions, mais aussi comme un «
Tribunal de prison ou Cour martiale ».
C’est afin
d’écouter ce simulacre de procès que plusieurs défenseurs du
Réseau des Défenseurs des droits de l’Homme (EHAHRD) vont se
rendre pour écouter le cas des journalistes de Haatuf qui ont
été arrêtés et jetés en prison pour avoir tout simplement
informé le public du comportement de corruption et de
népotisme de la famille et de certains ministres du Président
du Somaliland.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) considère, que personne
ne doit être protégée pour ses actions de népotisme souvent de
mise dans notre région et pour ces crimes organisés de
corruption d’Etat qui se propagent « à ciel ouvert » au plus
haut niveau, car bénéficiant de la totale impunité.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande ;
1. la
libération immédiate de Yusuf Gabode et des deux autres
journalistes de Haatuf ;
2. au Chef de
l’Etat du Somaliland de veiller à ce que des enquêtes
judiciaires libres soient diligentées afin de parer au plus
vite à la corruption et aux « pots-de-vin ou bottes de Khat »,
qui hélas ne peuvent que créer la discorde nationale.
M. NOËL ABDI Jean-Paul
Les Lecteurs nous écrivent
L'éducation nationale djiboutienne
défaillante
L'état des
écoles et collèges djiboutiens s'est considérablement
détérioré ces quinze dernières années. En effet, à entendre
des témoignages ébahissant d'enseignants, ces derniers se
voient parfois contraints le matin avant de débuter leurs
cours, d'aller chercher des bâtons de craie dans le bureau de
Monsieur le Principal.
Sans ce détour
obligé, aucun matériel n'est mis à leur disposition pour leur
permettre d'enseigner dans des conditions dignes de ce nom.
Par ailleurs, n'omettons pas de préciser l'état des tables et
tableaux noirs rayés et couverts de blanco. Que dire de la
seule photocopieuse de l'établissement, en panne une fois sur
deux, et que les professeurs ne peuvent utiliser qu'avec
parcimonie? Bref, que de plaisir à exercer le métier
d'enseignant à Djibouti!
Les propos du
ministre de l'Éducation Nationale ne sont tenus que pour nous
rassurer. Nous sommes ainsi ravis d'apprendre que 25% du
budget national est réservé au secteur éducatif! Sans ces
chiffres, il est certain que nous aurions de bonnes raisons de
nous demander s'il y a effectivement une somme d'argent
allouée à l'Education Nationale djiboutienne.
Avons-nous
finalement de véritables raisons de nous inquiéter des
conditions dans lesquelles les cours sont dispensés dans
certains établissements scolaires, quand un article de La
Nation nous console en nous apprenant que mercredi 14 février
dernier, une convention de financement de 8 millions d'euros a
été signée entre Djibouti et l'Agence Française de
développement ?
Cette somme
considérable serait apparemment destinée entre autres choses à
la construction d'un nouveau collège à Balbala ainsi qu'à la
réhabilitation d'infrastructures scolaires. Que demande le
peuple? Rien d'autre que de voir ces 8 millions d'euros
utilisés effectivement dans la rénovation des écoles
primaires, collèges et lycée de Djibouti.
Il ne serait
cependant pas étonnant que d'ici quelques années, les locaux
d'enseignement continuent à se détériorer sans que le
gouvernement ne s'en préoccupe.
Mariam
* * *
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