Dernières nouvelles - Édition en Ligne de Mars  2007

 Codirecteur de publication: MAHDI IBRAHIM A. GOD Email : realite_djibouti@yahoo.fr


28/03/2007 Lettre adressée au ministre français des Affaires étrangères par l'AFASPA

28/03/2007 Création du Comité pour la libération de Jean-Paul Noël Abdi

27/03/2007 L’ARD encourage la mobilisation internationale pour faire libérer le président de la LDDH

25/03/2007 M. Abdi Noël souffrant de troubles cardiaques a été transféré à l'hôpital Peltier dimanche 25 mars

24/03/2007 Pétition pour la libération immédiate du président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH)

23/03/2007 Dossier : Être défenseur des droits de l'Homme à Djibouti (Radio Vatican)

22/03/2007 Déclaration de l'Union interafricaine des droits de l'homme (UIDH) sur l'emprisonnement de M. Abdi Noël

22/03/2007 Communiqué de presse sur les travaux du 4e congrès de l'Union interafricaine des droits de l'homme

21/03/2007 Le PDD dénonce l'arrestation du président de la Ligue djiboutienne des droits humains

21/03/2007 Le MRD dénonce l'emprisonnement du président de la LDDH de Djibouti

19/03/2007 FIDH : le Président de la ligue djiboutienne des droits humains condamné à six mois de prison ferme

19/03/2007 Communiqué de presse du MRD sur l'arrestation du président de la Ligue des droits de l'homme

14/03/2007 L'Ardhd et Survie adressent une lettre ouverte au ministre français des affaires étrangères

13/03/2007 Diffusion d'information de la LDDH du 12 mars 2007

12/03/2007 Communiqué conjoint de Survie et de l'Ardhd pour dénoncer l'arrestation du président de la LDDH

11/03/2007 Libération du président de la LDDH et Communiqué de presse du 11 mars 2007

09/03/2007 FIDH et OMCT : Arrestation du président de la Ligue djiboutienne des droits humains

06/03/2007 Rapport américain sur les droits de l'homme en république de Djibouti - 2006

03/02/2007 Note d'information de la LDDH : Le Day, zone de non droit ?

01/03/2007 LDDH : Des premières Dames de la Corne d’Afrique sous l’éclairage des faits divers.

01/03/2007 Les Lecteurs nous écrivent L'éducation nationale djiboutienne défaillante

S  o  m  m  a  i  r  e


Lettre adressée au ministre français des Affaires étrangères par l'AFASPA

Michèle DECASTER                                                          Bagnolet, 28 mars 2007                           
Secrétaire Générale de L'AFASPA


                                                                                          Monsieur Philippe Douste Blazy
                                                                                          Ministre des Affaires Etrangères
                                                                                          37, Quai d’Orsay
                                                                                          75007 PARIS

Objet : Atteintes aux droits de l'Homme à Djibouti

                         Monsieur le Ministre,

                        Une nouvelle fois les droits humains sont bafoués dans la République de Djibouti, non seulement à l'égard des populations civiles mais aussi envers les trop rares démocrates qui tentent de les dénoncer et de s'y opposer.

                        Comme vous le savez, le 18 mars dernier, Jean Paul Noël, Président de la Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme (LDDH), a été condamné, à six mois d’emprisonnement ferme par le tribunal de Djibouti pour avoir demandé une enquête sur le charnier découvert le 7 février 2007 au Day, non loin de la résidence secondaire du Président de la République, et pour avoir dénoncé le viol d’une jeune femme handicapée le 28 février 2007 par des soldats de la Garde Présidentielle .

L’Association Française d'Amitié et de Solidarité avec les Peuples d'Afrique se joint à l'Observatoire pour le Respect des Droits Humains à Djibouti et au Comité des Femmes Djiboutiennes contre les Viols et l’Impunité pour dénoncer cette condamnation scandaleuse et la répression qui s'intensifie à l’encontre des personnes qui dénoncent les violations des Droits Humains durant le deuxième mandat présidentiel d'Ismael Omar Guelleh.

La France qui dispose d'une base militaire à proximité de telles exactions ne peut les cautionner dans un silence coupable. Nous vous demandons par la présente d'intervenir pour :

-          La libération immédiate de Jean Paul Noël dont l'état de santé est inquiétant,

-          La fin des harcèlements de tous les démocrates djiboutiens,

-          Qu'une enquête indépendante soit menée pour faire toute la lumière sur le charnier découvert au Day le 7 février 2007,

-          La fin de l’impunité pour les auteurs des massacres et des viols.

Dans l'attente de votre réponse, je vous prie de recevoir, Monsieur le Ministre, l'expression de mes salutations distinguées.

 

                                                                       Michèle DECASTER                                                                                       Secrétaire Générale de L'AFASPA

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Création du Comité pour la libération de Jean-Paul Noël Abdi

COMITE POUR LA LIBÉRATION DE JEAN PAUL NOËL ABDI

Président de la Ligue Djiboutienne des  Droits Humains

E.mail : libertejpn@hotmail.fr

Un Comité pour la libération de Jean Paul Noël Abdi, Président de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains s’est constitué le 22 Mars 2007 à Paris.

-        Pour dénoncer la condamnation de Jean Paul Noël à 6 mois de prison ferme par le tribunal de Djibouti le 18 /03/ 2007 pour diffamation et diffusion des fausses nouvelles concernant le viol d’une jeune fille handicapée par les soldats de la Garde Présidentielle le 24 /02/2007 au Day.

En réalité il est emprisonné pour avoir dénoncé le rôle de l’Armée  Djiboutienne dans les exécutions extra judiciaires de 7 civils du Day de 1994 dont le charnier a été découvert le 7/02 /2007.

-         Pour la libération immédiate de Jean Paul Noël dont l’état de santé est préoccupante.

Le Comité est composé de citoyens djiboutiens et français, soutenu par des personnalités et des associations. Il est ouvert à toute personne qui souhaite participer à la libération de Jean Paul Noël.

Le Comité se propose d’informer et de sensibiliser la communauté internationale pour obtenir la libération du Président de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains.

Fait à Paris le 23 Mars 2007

***

Les Porte parole du Comité pour la libération de Jean Paul Noël

Simone Bernier

Said Mohamed

Mahdi Ibrahim

Aicha Dabalé                                                                   

Les Membres du Comité Pour la Libération de Jean Paul Noël

Ali Coubba, Uguta Toosa

Colette Delsol, Les Nouvelles d’Addis

Daher Ahmed Farah, MRD

Christiane Poyet, l’Illalta France

Gysèle Noublanche, Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté

Sabine Salmon, Femmes Solidaires

Decaster Michèle, AFASPA

Mohamed Daoud Chehem, PDD

Kassim Ahmed Kassim, A.D.D

Kassim Ahmed Dini,  L.D.D.H.

Sy Savané Mamadou, journaliste

Houmado Abdallah, FRUD

Elisabeth Logié, A.F.A.S.P.A

Sadik Mohamed Daoud, F.R.U.D

Maki Houmed Gaba, A.R.D

Ibrahim Ali, Observatoire pour le Respect des Droits Humains à Djibouti

Mablé Viviane, Comité Togolais de résistance

Meeké Abdi Nour, France/Djibouti

Jean Chatain, journaliste

Kécheri Doumbia, amicale Panafricaine

Géraldine le Digol, Clara Magazine

Alain Letterier, Les Nouvelles d’Addis

Mohamed Kadamy, F.R.U.D

Ebo Maki et Djilani Ibrahim, F.D.P

Les associations qui soutiennent le Comité pour la Libération de Jean Paul Noël 

Association Française de Solidarité avec les peuples d’Afrique

Amicale Panafricaine

Association Femmes Solidaires

Observatoire pour le Respect des Droits Humains à Djibouti

Association pour la Démocratie et le Développement

Forum pour la Démocratie et la Paix

Comité des Femmes Djiboutiennes contre les viols et l’Impunité

Association France/Djibouti

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L’ARD encourage la mobilisation internationale pour faire libérer le président de la LDDH

27/03/2007 Les autorités djiboutiennes ont fait arrêter et jeter en prison le 18 mars 2007 le président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) qui plus est le représentant de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) à Djibouti, M. Abdi Noël Jean-Paul.

Sous l’influence d’un gouvernement irrité par la dénonciation de ses actes barbares contre des civils, le tribunal de première instance de Djibouti n’a pas hésité à enfermer le défenseur des droits de l’homme après un procès hâtif pour « divulgation de fausses nouvelles » et « dénonciation calomnieuse ».

Il est de fait reproché au défenseur des droits de l’homme d’avoir évoqué la découverte d’un charnier dans le nord du pays au cours du mois de février 2007 et d’avoir fait état d’une plainte pour viol appuyée pourtant par un certificat médical déposée par le père de la victime âgée de 8 ans.

L’ARD dénonce avec la dernière énergie la tyrannie sans cesse renouvelée du président Ismaël Omar Guelleh et exige la libération immédiate et inconditionnelle du chantre de la liberté nationale.

Le tollé international levé de toutes parts contre cette mesure d’exception a d'ores et déjà passé toutes les frontières.

Au communiqué diffusé par l’Union interafricaine des droits humains (UIDH) le jour de son arrestation a succédé celui de la FIDH, suivi à son tour de nombreuses déclarations émanant de l’ensemble des mouvements associatifs et citoyens de Djibouti et amis de Djibouti.

L’association Survie aidée de l’Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti (Ardhd) a lancé une pétition en ligne diffusée notamment sur le site de l’ARD : le Lien avec la pétition. Des pétitions seraient encore en projet pour demander aussi la libération du président de la LDDH.

L’action des Djiboutiens et de l’opposition nationale ne pouvait rester indifférente à la démence qui s’empare une nouvelle fois des autorités djiboutiennes coutumières d’une mise au pas des citoyens et d'une suppression de leur droit à témoigner de leur sort commun.

LA RÉDACTION

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M. Abdi Noël souffrant de troubles cardiaques a été transféré à l'hôpital Peltier dimanche 25 mars

Nous apprenons que le président de la ligue djiboutienne des droits humains emprisonné à la prison de Gabode, Jean-Paul NOEL ABDI, a été transféré ce jour dimanche 25 mars 2007 à l'hôpital général PELTIER après que son médecin traitant ait diagnostiqué de sérieux soucis cardiaques. Le diagnostic a été confirmé par le cardiologue de l'hôpital PELTIER.

M. Abdi Noël se trouve donc en convalescence et dans l'attente de son jugement en appel.

Information communiquée par le fils de M. Abdi Noël, Hassan Abdi Noël

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Pétition pour la libération immédiate du président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH)

En signant la présente pétition, j'apporte mon soutien à la Défense des Droits Humains à Djibouti.

Je demande au Président de la République et aux autorités politiques et judiciaires d'annuler le jugement rendu dans le procès de Monsieur Jean-Paul Noel ABDI, Président de la LDDH, Vice-Président de l'UIDH et représentant d'Amnesty international et de lui rendre sa liberte et son passeport, sans aucune condition.

Je dénonce le jugement qui a été pris à son encontre, car il a été pris sur la base d'informations manipulées et de de pression sur les victimes, les parents et les témoins.

Je demande à la Communauté internationale d'intervenir auprès du régime de M. Ismael Guelleh pour qu'il rétablisse un État de Droit à Djibouti et en particulier qu'il rende son indépendance à la Justice.

De plus, l'état médical de Monsieur Jean-Paul Noël ABDI semble être difficilement compatible avec une incarcération à Gabode et je suis préoccupé par l'évolution de sa santé dans un univers carcéral, car elle nécessite un suivi permanent.

Signez la Pétition

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Déclaration de l'Union interafricaine des droits de l'homme (UIDH) sur l'emprisonnement de M. Abdi Noël

DECLARATION DU 22 MARS DE L’UIDH SUR L’EMPRISONNEMENT DE M. NOËL ABDI JEAN-PAUL

C’est avec une grande stupéfaction que l’Union Interafricaine des Droits de l'Homme (UIDH) a appris la condamnation de M. Noël ABDI Jean-Paul, Président de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) et Vice Président de l’UIDH pour la Corne de l’Afrique.

En effet, le 18 mars 2007, au terme d’un procès entaché de graves irrégularités, M. Noël ABDI Jean-Paul a écopé de six (6) mois de prison ferme assortis de 100.000FDJ d’amende.

M. Abdi Noël Jean Paul menait des investigations sur la découverte d’un charnier le 9 février 2007 à moins d’un kilomètre de la propriété Présidentielle, le « charnier du Day ». Les ossements exhumés par les eaux seraient ceux des civils innocents, victimes d’exécutions sommaires et extrajudiciaires par les Forces armées djiboutiennes le 1er janvier 1994.

Il enquêtait également sur un cas de viol perpétré le 24 février 2007 sur une jeune fille sourde-muette se trouvant seule dans sa maison, acte commis par deux individus, dont un sergent de la Garde Présidentielle affecté à la surveillance de la propriété Présidentielle privée.

M. Abdi Noël Jean Paul a été interpellé le 9 mars 2007 par la police judiciaire et placé en garde à vue. Les autorités judiciaires lui reprochent, entre autres, d'avoir sciemment diffusé de fausses nouvelles et ce faisant, diffamé et porté le discrédit sur les institutions de la République ainsi que leurs dirigeants.

A l'issue, de sa garde à vue, il a été déféré au parquet de Djibouti pour répondre des chefs d'accusation retenus à son encontre. Par la suite, il a bénéficié d'une liberté provisoire.

Une demie heure après sa sortie de prison, le directeur de la sécurité publique, le Lieutenant Colonel Omar H. Hassan, a ordonné la saisie de son passeport. Cette mesure inique visait à empêcher M. Noël Abdi Jean Paul à se rendre au Burkina Faso pour assister au Congrès de l’UIDH prévu les 15, 16 et 17 mars.

En effet, l’UIDH dans une lettre adressée à M. Ibrahim Idriss Djibril, Ministre de la Justice , chargé des droits de l’homme a protesté contre cette mesure qui constitue une violation au droit de circuler librement et a demandé la restitution dudit passeport, requête restée sans suite. Pire, M. Abdi Noël Jean Paul a été condamné à six mois de prison ferme.

L’UIDH s’inquiète de la tournure prise par les évènements et craint pour la vie de M. Abdi Noël Jean Paul dont l’état de santé exige un suivi régulier. Elle exhorte les autorités djiboutiennes à :

- garantir l’intégrité physique et psychologique de M. Abdi Noël Jean Paul et de tous ses associés ;

- ordonner sa libération immédiate et sans condition ;

- mener une enquête indépendante sur le « charnier du day » et l’affaire du viol afin d’identifier toutes les personnes impliquées, de les traduire devant un tribunal indépendant et d’appliquer les sanctions prévues par la loi ;

- garantir le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales selon les lois nationales et les instruments internationaux ratifiés par la République de Djibouti.

Ouagadougou le 22 mars 2007
Le Président de l’UIDH
Me Brahima KONE

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Communiqué de presse sur les travaux du 4e congrès de l'Union interafricaine des droits de l'homme

UIDH - Communiqué de presse sur les travaux du 4ème congrés qui s'est tenu à Ouagadougou et auquel Jean-Paul Noël ABDI n'a pu présenter en personne la situation alarmante des Droits de l'Homme à Djibouti (Privé de passeport par le régime d'IOG ...)

LE 4ème CONGRÈS de l’UNION INTERAFRICAINE des DROITS de l’HOMME

a placé les problèmes des conflits en Afrique au centre de ses grandes préoccupations face aux drames que connaissent les populations africaines endeuillées par les conflits générés doublement par la mal gouvernance et le mal développement qui plongent le continent dans la misère, la précarité, les maladies endémiques, la faillite des systèmes éducatifs, entraînant l’évasion de la jeunesse hors des différents pays vers des destinations périlleuses, l’exode des travailleurs et des élites fuyant les guerres civiles et les interventions étrangères destructrices.
____________________________________

Face à ces drames qui se déroulent dans toutes les régions d’Afrique, les foyers les plus ardents étant, actuellement, le Darfour, la Somalie, l’Ethiopie – Erythrée, le Tchad, le Centrafrique, le Congo, le Rwanda, le Burundi, la Guinée, le Polisario, la Casamance, les Comores, l’Angola et le Kabinda, la Côte d’Ivoire, le Nigeria, le Cameroun, le Niger, le Mali, la responsabilité du Conseil de Sécurité des Nations Unies, notamment des cinq membres disposant du DROIT de VETO (USA, France, Grande Bretagne, Russie, Chine) soutenant les régimes néocoloniaux corrompus au pouvoir, est fortement engagée devant l’histoire et devant les peuples.

Aussi, le 4ème Congrès de l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme, dont la mission et la lutte pour le Droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes et les Droits de l’Homme à la liberté, à la dignité, à l’éducation, à la culture, à la paix et à la solidarité pour le développement, la justice contre la corruption et l’impunité par la bonne gouvernance transparente et alternante, interpelle la conscience universelle et avec elle, les organisations, les mouvements, tous les acteurs confondus de la défense des libertés fondamentales en Afrique et dans le monde.

1) Au plan africain, l’Union Africaine et la Commission des Droits de l’Homme et des Peuples doivent réagir et agir d’urgence avec obligation de résultats au niveau des populations endeuillées par les pouvoirs corrompus, et ce, par l’application effective de la Charte de la bonne gouvernance.

2) Au plan international et mondial, le Conseil de Sécurité des Nations Unies doit immédiatement contraindre ses Etats membres, notamment, la France, la Grande Bretagne et les Etats-Unis à cesser de prêter main forte aux régimes corrompus en Afrique et voire même par leurs interventions armées directes dans le bombardement génocidaire pratiqué sur les populations du Tchad, du Soudan, du Centrafrique, de Somalie, de l’Erythrée, du Congo, du Burundi et du Rwanda, jouant ainsi, tout à la fois, les pompiers pyromanes et les médecins après la mort.

Le 4ème Congrès de l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme, dans son département chargé de la gestion des conflits, intensifiera ses efforts pour contribuer à la recherche de solutions en vue de l’avènement de l’Etat de Droit pour que règne la liberté, la paix et l’amitié entre les êtres, les nations et les peuples.

Le 22 mars 2007.
Professeur Kapet de BANA,
Membre du Comité de Coordination de l’Union Interafricaine
des Droits de l’Homme, chargé de la gestion des conflits.
_____________________________

Siège social : 01 BP 1346 Ouagadougou 01
tel :( 226) 31.61.45. fax : (226) 31.61.44.
BURKINA FASO (West Africa)
Contact du Responsable chargé de la gestion des conflits :
Professeur Kapet de BANA : africa@smol.org
Mémoire d’Afrique : http://africa.smol.org

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Le PDD dénonce l'arrestation du président de la Ligue djiboutienne des droits humains

PARTI DJIBOUTIEN
POUR LE DEVELOPPEMENT
P.D.D.

Siège Central: Gabode IV
Boite Postale: 892
Tél: +253 / 822860
République de Djibouti

Le 21 Mars 2007

COMMUNIQUÉ DE PRESSE


A quelques mois des élections législatives de Décembre 2007, le pouvoir met au grand jour son comportement face à la démocratie tant attendue par le peuple djiboutien. Il confirme qu’il n’est pas près du tout à accepter la moindre ouverture démocratique.

Les preuves :

d’abord la confiscation, en Février 2007, des matériels du seul journal indépendant, considéré comme la voix de l’opposition.

et puis la condamnation, le 18 Mars 2007 à six mois fermes, du Président de la Ligue Djihoutienne des Droits Humains, Jean-Paul ABDI NOÉL pour une affaire pour laquelle le Gouvernement devait ouvrir une enquête pour rechercher les auteurs de ce massacre au lieu de s’en prendre au Défenseur des Droits de l'Homme, qui n’a fait qu’annoncer sa découverte.

Par ces actes, le pouvoir donne raison aux partis d'opposition qui dénonçaient déjà son refus de l’ouverture démocratique réelle contrairement à ses discours prononcés par ici, par là et destinés aux pays démocratiques.

 
Le P.D.D., restant attaché aux libertés individuelles et d’expression, demande la libération immédiate et sans conditions du Président Jean-Paul ABDI NOEL.

 

 

 

 

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FIDH : le Président de la ligue djiboutienne des droits humains condamné à six mois de prison ferme

19/03/2007 Djibouti / Défenseur

Le Président de la Ligue djiboutienne des droits humains condamné à 6 mois de prison ferme sans réelle possibilité de défense.

Le 18 mars 2007, M. Jean-Paul Noël Abdi, président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), a été condamné par la Chambre des flagrants délits du Tribunal de première de instance de Djibouti à 6 mois de prison ferme et 100.000 francs djiboutiens d’amende. Il a été condamné pour « divulgation de fausses nouvelles », « dénonciation calomnieuse » et « diffamation » à propos d’une communication de la LDDH émise le 14 février 2007 concernant la découverte d’un charnier dans le village du Day (district de Tadjourah) comprenant les corps de sept civils qui auraient été tués par les forces gouvernementales le 1er janvier 1994.

Présent au procès, l’avocat de M. Abdi, Maître Zakaria Abdillahi, avait formulé une demande de renvoi, les pièces les plus importantes du dossier, notamment celles relatives à la procédure préliminaire et la plainte du ministère de la Défense, ne lui ayant pas été communiquées. Me Zakaria Abdillahi fondait également sa demande de renvoi sur le besoin de citer d’importants témoins. Sa demande ayant été refusée par les juges, il n’a pu défendre son client. Après une heure d’audience, la Chambre a prononcé la condamnation et émis un mandat de dépôt. M. Abdi a été conduit à la prison centrale de Gabode. Son avocat a fait appel ce matin.

Compte tenu des charges retenues contre M. Abdi, l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), s’étonne, dans un premier temps, que l’affaire ait été portée devant la Chambre des flagrants délits et non le Tribunal correctionnel.

L’Observatoire dénonce également le fait qu’aucune pièce importante du dossier n’ait été préalablement communiquée à l’avocat de M. Abdi, ce en violation des droits de la défense garantis par la loi djiboutienne et les dispositions de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ratifiés respectivement par Djibouti en 1991 et 2003.

L’Observatoire rappelle en outre que l’arrestation de M. Abdi le 9 mars 2007 s’était effectuée de façon arbitraire, sans mandat, et que son passeport avait été saisi par les forces de police sans décision de justice (cf. communiqué de l’Observatoire du 13/03/2007).

L’Observatoire prie les autorités djiboutiennes de garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de M. Abdi et demande que toutes les irrégularités de procédure soient dûment prises en compte par les juges à l’occasion du jugement en appel qui doit intervenir dans les plus brefs délais.

L’Observatoire demande plus généralement aux autorités djiboutiennes de se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, notamment à son article premier qui dispose que « chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international » et à son article 6.b qui dispose que « chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres de publier, communiquer à autrui ou diffuser librement des idées, informations et connaissances su tous les droits de l’Homme et toutes les libertés fondamentales », ainsi qu’aux dispositions des instruments internationaux et régionaux ratifiés par Djibouti.

L’Observatoire prie enfin la Rapporteure spéciale de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples sur les défenseurs des droits de l’Homme ainsi que la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’Homme de saisir les autorités de Djibouti sur le cas de M. Jean-Paul Noël Abdi.

Pour plus d’informations, merci de contacter : FIDH : Gaël Grilhot : + 33 1 43 55 25 18 / OMCT : Delphine Reculeau : + 41 22 809 49 39

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Dossier : Être défenseur des droits de l'Homme à Djibouti

Diffusion de Radio Vatican, le 15 mars 2007

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme a rendu son rapport 2006 le 13 mars dernier. Ce rapport présente la situation de plus de 1300 défenseurs de ces droits réprimés à travers le monde. Il dénonce aussi les entraves à la liberté d’expression d’associations dans près de 90 pays. Parmi ces hommes et ces femmes au chevet des droits de l’homme, Jean-Paul Noël Abdi, président de la ligue djiboutienne des droits humains.
Arrêté par la police dans la semaine du 5 au 11 mars 2007 pour avoir dénoncé un viol, il n’a pas été autorisé à sortir du territoire pour participer à la conférence de presse sur la sortie de ce rapport 2006. Au quotidien, il se bat pour le respect des droits de l’Homme à Djibouti. Écoutez l'interview de M. Abdi Noël :

Propos recueillis par Antony Torzec

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Le MRD dénonce l'emprisonnement du président de la LDDH de Djibouti

Dakar, Sénégal (PANA) – Le Mouvement pour le renouveau démocratique et le développement (MRD, opposition djiboutienne) a vivement dénoncé la condamnation à six mois de prison ferme du président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), Jean-Paul Noël Abdi, exigeant sa libération "immédiate et sans condition".

Dans un communiqué transmis mardi à la PANA, le MRD indique que la condamnation de M. Abdi est assortie d'une amende de 200.000 francs djiboutiens.

Arrêté le 9 mars et placé en détention à la "sinistre prison de Gabode", le président de la LDDH avait bénéficié le 11 mars d'une liberté provisoire.

Selon le MRDD, M. Abdi a été accusé d'avoir publié de fausses nouvelles au sujet du viol d'une jeune fille sourde-muette par un membre de la garde présidentielle ainsi que sur la découverte, le 9 février, d'un charnier contenant sept corps de civils "tués par les troupes gouvernementales", en janvier 1994, dans la forêt du Day, "non loin de la résidence d'été du dictateur" Ismaël Omar Guelleh, le président Djiboutien.

"Ce chef d'accusation de diffusion de fausses nouvelles, ne trompe personne. Il en rappelle d'autres. C'est sous le même motif fallacieux que le journal le Renouveau Djiboutien et le MRD sont régulièrement attaqués et arbitrairement réprimés", déclare le MRD dans son communiqué daté du 19 mars.

"En réalité, c'est son engagement en faveur des droits humains qu'il est reproché au président de la LDDH. Il s'agit de le réduire au silence", ajoute le MRD, estimant que le gouvernement djiboutien sera "tenu pour responsable de toute dégradation de son état de santé fragile, compte tenu des conditions de détention inhumaines qui caractérisent la sinistre prison de Gabode".

Dakar, 20/03/07

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Communiqué de presse du MRD sur l'arrestation du président de la Ligue des droits de l'homme

Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement

(Ancien PRD)

Cité Poudrière Avenue Nasser

Tel : 34 23 99

BP : 3570

Djibouti

Bruxelles, le 19 mars 2007

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

EN JETANT EN PRISON LE PRÉSIDENT DE LA LDDH , LE REGIME POURSUIT SA LOGIQUE RÉPRESSIVE ! 

Après l’avoir arrêté vendredi 9 mars 2007, placé en garde à vue dans les locaux de la police, transféré le lendemain à la sinistre prison de Gabode puis mis en liberté provisoire dimanche 11 mars 2007, le pouvoir dictatorial en place en République de Djibouti a condamné à six mois de prison ferme et à deux cent mille francs Djibouti d’amende le président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), Jean-Paul NOËL ABDI. Il a été de nouveau jeté dans la sinistre prison de Gabode.

Il est reproché à Jean-Paul NOËL ABDI d’avoir publié de fausses nouvelles au sujet du viol par un membre de la garde présidentielle d’une jeune fille sourde-muette, Fatouma Abdallah Ali, ainsi que sur la découverte le 9 février 2007 d’un charnier (sept corps de civils tués par les troupes gouvernementales en janvier 1994) à la forêt du Day, non loin de la résidence d’été du dictateur Ismaël Omar Guelleh.

Ce chef d’accusation de diffusion de fausses nouvelles, ne trompe personne. Il en rappelle d’autres : c’est sous le même motif fallacieux que le journal le Renouveau Djiboutien et le MRD sont régulièrement attaqués et arbitrairement réprimés.

En réalité, c’est son engagement en faveur des droits humains qu’il est reproché au président de la LDDH , Jean-Paul NOËL ABDI. Il s’agit de le réduire au silence.

Le régime poursuit sa logique répressive pour faire en sorte qu’aucune voix libre, n’existe à Djibouti. Ce qui augure mal des élections législatives prévues pour janvier 2008 dont rien n’indique qu’elles seront libres et démocratiques.

Nous dénonçons fermement cette condamnation et cet emprisonnement arbitraires et exigeons la libération immédiate et sans condition de Jean-Paul NOËL ABDI.

Le régime sera tenu pour responsable de toute dégradation de son état de santé fragile, compte tenu des conditions de détention inhumaines qui caractérisent la sinistre prison de Gabode.

Le président du MRD,
Daher Ahmed Farah

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L'Ardhd et Survie adressent une lettre ouverte au ministre français des affaires étrangères

Paris, le 14 mars 2007

Monsieur Philippe Douste-Blazy
Ministre des Affaires étrangères
Ministère des Affaires étrangères
37, quai d'Orsay
75351 PARIS CEDEX 07

Envoi par fax

Lettre ouverte concernant la situation
d’un Défenseur des Droits de l’Homme à Djibouti

Monsieur le Ministre,

Nos associations sont particulièrement inquiètes sur l’évolution de la situation à Djibouti et en particulier le harcèlement policier dont est victime M. Jean-Paul Noël Abdi, Président de la Ligue djiboutienne des Droits humains (LDDH) et Vice-président pour l’Afrique de l’est de l’Union interafricaine des Droits de l’Homme (UIDH).

La LDDH est affiliée à la FIDH (Fédération internationale des Droits de l’Homme à Paris).

Depuis de nombreuses années, en dépit des difficultés et des obstacles qu’il rencontre dans son pays, Monsieur Abdi défend les Droits de l’Homme. Son action courageuse et engagée est reconnue non seulement par les Djiboutiens mais par l’ensemble des défenseurs des Droits de l’Homme.

La semaine dernière, il a publié deux informations importantes :

- la première concerne la découverte d’un premier charnier dans le Nord de Djibouti (DAY)

- la seconde concerne une affaire sordide : le viol récent d’une jeune fille sourde-muette par un militaire de la Garde nationale djiboutienne.

Les réactions officielles du Gouvernement djiboutien ne se sont pas fait attendre. Dès le vendredi 9 mars, Monsieur Abdi était arrêté à son domicile par la Police criminelle qui agissait sans mandat. En dépit de son état médical préoccupant et de la nécessité de suivre un traitement régulier, il a été incarcéré à la Prison de Gabode où il a passé quarante-huit heures en garde à vue.

Au cours de ces deux jours complets, il n’a été interrogé que durant 25 minutes par un juge d’instruction, qui lui a signifié sa remise en liberté provisoire et qui lui a délivré une convocation pour samedi prochain (17 mars).

A sa sortie du tribunal, les policiers, agissant sur ordre, lui ont demandé de leur remettre son passeport, qu’ils ont saisi. Pour ces deux raisons, Monsieur Abdi ne pourra pas se rendre à Ouagadougou pour participer à la conférence annuelle de l’UIDH et présenter le rapport sur la situation des Droits de l’Homme à Djibouti.

Par ailleurs, la convocation qu’il a reçue pour samedi prochain, laisse supposer qu’il est susceptible d’être de nouveau incarcéré pour des motifs qui n’auraient rien de répréhensibles dans un état de droit.

Nous sollicitons votre Ministère pour qu’il intervienne le plus rapidement possible auprès des autorités djiboutiennes, afin que :

- le passeport de Monsieur Abdi lui soit immédiatement restitué et qu’il soit libre de circuler, y compris à l’étranger, pour participer à cette conférence internationale,

- cessent toutes les manoeuvres de harcèlement qui sont dirigées contre un défenseur reconnu des Droits de l’Homme (cf. le communiqué conjoint de la FIDH et de l’OMCT – Organisation mondiale contre la torture)

La France ne saurait admettre que de telles injustices soient commises sous ses yeux, sans réagir.

Dans le cas contraire, nous ne serions pas loin de penser qu’elle accorde un soutien abusif à une dictature qui viole sans cesse et en toute impunité (jusqu’à présent) les droits d’une population civile qui est soumise à une forme moderne d’asservissement et qui est victime de massacres (Arhiba 1991 et Arhiba 2005, plus tous ceux que l’on commence à identifier au fur et à mesure de la découverte de charniers).

Les raisons seraient faciles à imaginer : la défense des intérêts stratégiques de la France serait-elle supérieure à celle de la protection des Défenseurs des Droits de l’Homme et aussi d’un juge français assassiné dans l’exercice de ses fonctions.

Nos associations vous remercient à l’avance de votre intervention rapide, car le temps presse et de nous informer des démarches diplomatiques qui auront été engagées par votre Ministère.

Dans cette attente, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de notre respect.

Association SURVIE
210, rue Saint-Martin – 75003 Paris
Tel : +33 (0)1-44-61-03-25
http://www.survie-france.org
Pour SURVIE
P/O Odile Biyidi
ARDHD
84, rue Saint-Louis en l’ile - 75004 PARIS
Tel : +33 (0)1 46 34 70 70
http://www.ardhd.org
Pour l’ARDHD
Jean-Loup Schaal

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Diffusion d'information de la LDDH du 12 mars 2007

Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION

DU 12 MARS 2007

La Presse gouvernementale « file sa corde »

Cette mise au point par le Journal « La Nation de ce lundi 12 mars 2007 » – juste après la décision du tribunal d’enquêter sur la véracité de mes déclarations - hier 11 mars au Tribunal - sur cette Affaire, il bon de se demander si cette article n’est pas un prélude de répression avec tous les risques de pression sur un ou/et des témoins, alors que la Justice djiboutienne continue d’enquêter.

NOËL ABDI Jean-Paul

***

Mise au point, suite au communiqué de la ligue des droits de l'Homme ( L.L.D.H) paru la semaine dernière relatif à un différend survenu dans la localité du Day le 24 février dernier et en réaction aux interprétations des faits relatés dans ledit communiqué, Nous, Abdallah Dabaleh - Mohamed, Akel général de Day et Abdallah Ali Mohamed, père de la fille concernée, tenons à apporter !es précisions suivantes :

Les faits en question se résument en vérité à une dispute entre d'une part un élément de la Garde républicaine accompagné d'un enseignant et d'autre part une jeune fille.

Cette affaire a aussitôt été portée par Abdallah Ali Mohamed devant les autorités coutumières de la région. Lesquelles autorités ont à leur tour saisi le chef d'état-major de la Garde républicaine, le colonel Mohamed Djama, qui, conformément aux lois coutumières en vigueur a procédé avec les notables de la région, au règlement à !'amiable de !'affaire.

Nous tenons par ailleurs à profiter de cette occasion pour remercier le colonel Mohamed Djama qui s'est montré particulièrement responsable dans l'affaire à notre égard. Nous remercions également le député Mohamed Dileita Mohamed -et l'ancien député du Day Chehem Ahmed, qui ont joué un rôle prépondérant dans la résolution de cette affaire.

Abdallah Qabalé Mohamed, Akel Général de Day

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Communiqué conjoint de Survie et de l'Ardhd pour dénoncer l'arrestation du président de la LDDH

12 mars 2007 : communiqué conjoint de SURVIE et de l’ARDHD pour dénoncer l’arrestation de Jean-Paul Noël ABDI, Président de la Ligue djiboutienne des Droits humains.

SURVIE et l’ARDHD dénoncent l’arrestation à son domicile, le vendredi 9 mars, de Jean-Paul Noël ABDI, Président de la Ligue djiboutienne des Droits humains (association affiliée à la FIDH) et Vice-Président de l’UIDH pour l’Afrique de l’est.

Aussitôt après son arrestation, il a été placé en garde à vue dans la sinistre prison de Gabode, ce qui semble peu compatible avec son état de santé, qui nécessite des soins et des médications régulières.

A l’heure actuelle, les autorités judiciaires n’ont pas communiqué les motifs de son arrestation, précisant seulement que l’enquête poursuivait son cours.

Tout porte à croire que cette arrestation, qui fait suite à des harcèlements policiers réguliers depuis plusieurs années, aurait son origine « officieuse » dans ses prises de position en faveur du respect des Droits de l’Homme à Djibouti, ses appels à l’ouverture d’enquêtes judiciaires pour identifier et punir les coupables de massacres et de viols. Récemment, il avait signalé la découverte d’un charnier dans le Day (Nord de Djibouti). Parallèlement, il avait rappelé l’impunité dont bénéficiaient les auteurs des massacres d’Arhiba en décembre 1991 et en novembre 2005 et il avait encouragé les familles des victimes à déposer des plaintes.

Il a été remis en liberté provisoire ce dimanche 11 mars vers 13h30, avec obligation de se présenter devant la Justice dans une semaine. La Police a confisqué son passeport, ce qui l’empêche de se rendre au Congrès de l’UIDH qui se tiendra à Ouagadougou le 15 mars.

SURVIE et l’ARDHD s’insurgent contre ces méthodes d’intimidation des Défenseurs des Droits de l’Homme et demandent aux plus hautes autorités djiboutiennes :

            - de faire restituer, sans condition, le Passeport de M. Jean-Paul Noël Abdi et de lui garantir la liberté de circulation afin qu’il puisse participer au congrès de l’Union interafricaine des Droits de l’Homme (UIDH), le 15 mars, où il devrait représenter son Pays, en sa qualité de Vice-Président pour l’Afrique de l’Est,

            - de faire cesser toutes les mesures de harcèlement dont il est régulièrement victime.

Contacts :

SURVIE Olivier THIMONIER 210, rue Saint-Martin – 75003 Paris Tel : +33 (0)1-44-61-03-25 E-mail : olivier.thimonier@survie-france.org http://www.survie-france.org

ARDHD Jean-Loup SCHAAL 84, rue Saint-Louis en l’ile - 75004 PARIS Tel : +33 (0)1 46 34 70 70 E-mail : :jlschaal@ardhd.org http://www.ardhd.org

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Libération du président de la LDDH et Communiqué de presse du 11 mars 2007

Le Président

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

DU 11 MARS 2007

PARLER DU DAY EST A HAUT RISQUE !

VISITE IMPOSÉE MAIS FORTUITE

A LA PRISON DE GABODE

Vendredi 9 Mars 2007, à 9 heures du matin, deux véhicules de la FNP se sont arrêtés face au domicile de M. NOËL ABDI Jean-Paul, défenseur des Droits de l’Homme, sis au Boulevard De Gaulle en République de Djibouti.

Juste après mon petit déjeuner, j’ai pris mes médicaments et je fus conduis à la brigade criminelle, sous bonne garde, sans mandat d’arrêt, sans même connaître le motif de mon arrestation, ce qui m’aurait, au moins, permis de prendre avec moi les communications publiées concernant l’affaire de la découverte du charnier du Day.

Il est vrai, que de la découverte de ce charnier est très probablement la source même de l’énervement du chef de l’Etat et des motifs de mon arrestation en garde à vue, puis le lendemain samedi 10 mars je fus conduit à Gabode par Décision du Ministère publique.

Il est vrai, qu’en 1994, l’actuel chef de l’État était le principal Patron de la Sécurité Nationale et que toutes ouvertures d’enquêtes judiciaires indépendantes semblent à chaque fois être inopportunes, surtout en cette période de conjoncture régionale complexe pour certains alliés dont quelques uns sont, plus ou moins, en déroute.

Il est vrai, que les informations précises, de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), contre le règne de l’Impunité dérangent beaucoup.

Dans ce cadre des informations complémentaires ne manqueront pas d’être publiés.  

Toutefois, il est à souligner que l’enquête proprement dite n’a duré que 25 minutes et s’est essentiellement portée sur deux communications relatives au Day, dont essentiellement celui de la découverte d’un charnier de sept personnes disparues.  Sur ce point fondamental, je suis à la disposition de toute Commission d’Enquête nationale indépendante ou internationale, pour apporter ma totale collaboration.

Aujourd’hui, le 11 mars 2007 le Président de la Chambre des Flagrants délits du Tribunal m’a mis en liberté provisoire pour une semaine et a ordonné au Parquet de procéder à une enquête. Après avoir quitté la prison de Gabode à 13 h 45, juste après ma libération, le Directeur de la Sécurité publique le Lieutenant colonel Omar H. Hassan a demandé à deux de ses officiers de saisir mon passeport.

C’est à se demander si cet ordre, venu inéluctablement d’En Haut, consiste uniquement à neutraliser toutes possibilités de participer au Congrès de l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme (UIDH), et ce au cas où le Tribunal accepterait mon départ pour une semaine.  

Voilà, encore, un cas type de décision sans aucune base légale, sans aucune notification judiciaire, ces décisions policières sont inadmissibles et ne fait qu’accentuer la politique de Non Droit qui persiste encore dans mon pays.

Mes Conseils internationaux sont déjà avertis. 

M. NOËL ABDI Jean-Paul

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FIDH et OMCT : Arrestation du président de la Ligue djiboutienne des droits humains

L’Observatoire

Pour la Protection des Défenseurs des Droits de l’Homme

THE OBSERVATORY

for the Protection of Human Rights Defenders

 

EL OBSERVATORIO

para la Protección de los Defensores de Derechos Humanos

DJIBOUTI Arrestation du président de la Ligue djiboutienne des droits humains

Paris – Genève, le 9 mars 2007 - L'Observatoire a été informé de l'arrestation de M. Jean-paul Noël Abdi, président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), le 9 mars 2007.

Selon les informations reçues, des policiers de la Brigade criminelle se sont présentés au domicile de M. Noël Abdi le 9 mars 2007, vers 11h00. Ils l’ont ensuite emmené dans les locaux de la Brigade criminelle, sans préciser le motif de son arrestation. Vers 13h00, M. Noël Abdi était officiellement placé en garde à vue.

La Brigade criminelle et le Procureur de la république joints par l'Observatoire se sont refusés à expliquer les motifs de cette garde à vue, mais ont assuré qu’ils garantiraient "l'intégrité physique de M. Noël Abdi" en raison de ses problèmes de santé. Ils ont par ailleurs indiqué que si "l'enquête se poursuivait", les autorités informeraient l'Observatoire "samedi matin ou samedi soir".

Cette arrestation intervient après une série de prises de position de M. Noël Abdi au nom de la LDDH, sur l'intervention sanglante des forces de sécurité à Arhiba - un quartier de Djibouti ville - le 30 novembre 2005 (voir communiqué de la FIDH du 2/12/05) ; ainsi que sur le charnier retrouvé dans le village du Day (district de Tadjourah) comprenant les corps de 7 civils qui auraient été tués par les forces gouvernementales le 1er janvier 1994.

M. Noel Abdi doit par ailleurs participer à la conférence régionale de presse organisée par l'Observatoire pour la sortie de son rapport annuel 2006 à Ouagadougou (Burkina Faso), le 14 mars 2007, avant de participer au congrès de l’Union interafricaine des droits de l’Homme (UIDH), le 15 mars.

L’Observatoire est particulièrement inquiet par la récurrence des arrestations dont M. Noël Abdi est l’objet et demande aux autorités djiboutiennes de procéder à sa libération immédiate.

L’Observatoire demande plus généralement aux autorités djiboutiennes de se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, notamment à son article premier qui dispose que « chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international ».

Pour plus d’informations, merci de contacter :

OMCT : Delphine Reculeau : + 41 22 809 49 39

FIDH : Gaël Grilhot : + 33 1 43 55 25 18

Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme

17, Passage de la Main d’Or

75 011 Paris, France

Organisation Mondiale Contre la Torture

Case postale 21 - 8 rue du Vieux-Billard

1211 Genève 8, Suisse

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Rapport américain sur les droits de l'homme en république de Djibouti - 2006

source : Rapport américain 2006

version en anglais

Djibouti est une république dotée d’une présidence forte, mais d’un pouvoir législatif faible ; on estime sa population à environ 660.000 habitants. Le 8 avril (2005), le Président Ismail Omar Guelleh, candidat du parti au pouvoir, le Rassemblement populaire pour le progrès (RPP), a remporté la réélection, sans aucune opposition du fait d’un boycott de celle-ci. Des observateurs étrangers ont considéré ces élections comme étant, d’une manière générale, libres et justes. Les autorités civiles ont dans l’ensemble réussi à maintenir le contrôle des forces de sécurité.

Dans le domaine du respect des droits de l’homme, la conduite du gouvernement reste de piètre qualité, car il a continué à commettre de graves violations en ce domaine, mais a également réalisé des améliorations sur certains points. Les problèmes relatifs aux droits de l’homme ci-dessous ont été signalés :

· limitation du droit qu’ont les citoyens de changer de gouvernement ;

· violations commises à l’encontre de prisonniers et de détenus ;

· conditions carcérales dures ;

· impunité des pouvoirs publics ;

· arrestations et détentions arbitraires, et longues périodes de détention préventive ;

· violation du droit au respect de la vie privée ;

· limitations portées aux libertés de la presse, de réunion et d’association ;

· usage de la force en vue de disperser des manifestants et grévistes ;

· violence et discrimination à l’encontre des femmes ;

· mutilation génitale féminine (MGF) ;

· discrimination fondée sur l’origine ethnique, la nationalité ou le clan d’origine ; et
· limitations posées aux syndicats et harcèlement des dirigeants syndicaux.

Au cours de l'année, le gouvernement a pris certaines mesures pour améliorer la situation des droits de l'homme, notamment par la suspension et l’arrestation de fonctionnaires présumés corrompus, ainsi que la ratification du Protocole de Maputo rendant illégales les mutilations génitales féminines.

RESPECT DES DROITS DE L’HOMME

Section 1 Respect de l’intégrité de la personne, y compris le droit de ne pas être victime des violations suivantes :

a. Privation arbitraire ou illégale de la vie

Ni le gouvernement ni ses agents n’ont commis de meurtre à mobile politique ; la police a toutefois dispersé de force plusieurs manifestations, ce qui a fait des blessés et des morts (voir Section 2.b.).

Le soldat responsable de la mort d’un enfant âgé de quatre ans, lors d’un accident de voiture survenu en mars 2004, a versé, au cours de l'année, des dommages-intérêts aux parents.

Il n’y a eu aucun développement nouveau dans l’affaire de juillet 2004 dans laquelle il était rapporté que quatre membres de la gendarmerie avaient gravement passé à tabac un prisonnier militaire qui était ensuite décédé des suites de ses blessures. Le commandant de gendarmerie a refusé de mener une enquête ou de permettre à l’inculpé de comparaître en justice.

b. Disparitions

Aucun cas de disparition à mobile politique n’a été signalé.

c. Torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants

La loi interdit de telles pratiques ; pour autant, on continue de signaler que la police et la gendarmerie passent à tabac et maltraitent physiquement les prisonniers et détenus.

En mars, la police a arrêté et a, dit-on, passé à tabac Warris Mouhoumed, une femme d’affaires qui refusait de se conformer aux ordres de la police et de fermer son restaurant pendant les deux semaines de campagne électorale. Les charges retenues par la police étaient que les clients de son restaurant, lieu de rassemblement des membres de l’opposition, insultaient et menaçaient les passants. Mouhoumed a ensuite été libérée le lendemain, mais son restaurant est reste fermé pendant deux semaines.

Au cours de l'année, la police a passé à tabac des protestataires alors qu’elle dispersait une manifestation (voir Section 2.b.).

Aucune mesure n’a été prise contre les deux agents de police responsables des voies de fait commises contre Mohamed Darar Waberi, figure de l’opposition, et de son arrestation qui ont eu lieu en avril 2004.

Des membres des unités de la police mondaine ont ciblé des prostituées dans les rues et, a-t-on signalé, les ont violées comme condition sine qua non de leur libération.

Conditions carcérales dans les prisons et centres de détention

Les conditions carcérales étaient dures, et le surpeuplement constituait un problème grave. Les conditions d’hygiène qui régnaient au centre de détention de Nagad, où les étrangers étaient détenus avant leur expulsion, étaient fort mauvaises ; souvent, les détenus n’étaient pas nourris pendant plusieurs jours avant leur expulsion. Les soins médicaux étaient inadéquats, et il a été signalé que plusieurs prisonniers souffraient de maladies ou de blessures non traitées reçues lors de leur arrestation.

En principe, les mineurs étaient détenus séparément des prisonniers adultes, mais ce n’était pas toujours le cas. Les enfants âgés de moins de cinq ans étaient parfois autorisés à rester avec leur mère. En raison du manque d’installations, les personnes en détention préventive n’étaient pas en général séparées du reste de la population carcérale condamnée.

Le gouvernement a accordé l’accès aux prisons au Comité international de la Croix-Rouge aux fins de réaliser ses inspections annuelles.

d. Cas d’arrestations ou de détentions arbitraires

La loi interdit les arrestations et les détentions arbitraires ; pour autant, le gouvernement n’a pas respecté ces interdictions.

Rôle de la police et de l’appareil de sécurité 

Les forces de sécurité comprennent : la Force nationale de police (FNP) qui dépend du Ministère de l’Intérieur ; l’armée et la gendarmerie nationale, qui dépendent du Ministère de la Défense ; et une Garde républicaine d’élite, qui dépend de la présidence. La FNP est chargée de la sécurité intérieure, du contrôle des frontières et des établissements pénitenciers. La gendarmerie nationale est chargée de la sécurité extérieure, mais est également dotée de certaines responsabilités en matière de sécurité nationale. La Garde républicaine est quant à elle chargée de la protection du Président.

La police était en général efficace ; cependant il y a eu des rapports de corruption, en particulier dans les rangs inférieurs, où les salaires étaient bas. L’impunité des pouvoirs publics a posé problème. 

Arrestations et détentions

La loi requiert l’obtention de des mandats d’arrêt et prévoit que les autorités ne peuvent pas détenir quelqu’un plus de 48 heures sans que celui-ci ne fasse l’objet de mise en accusation officielle par un juge d’instruction ; pour autant, la loi n’a pas toujours été appliquée dans la pratique. Des détenus peuvent rester en détention 24 heures supplémentaires avec l’accord préalable du Procureur. Quiconque, y compris celui qui se trouve accusé de commission d’infractions de nature politique ou d’infractions relatives à la sécurité nationale, doit passer en jugement dans le délai de huit mois à compter de sa mise en accusation. La loi prévoit aussi le principe de la caution et celui du droit à un procès rapide ; toutefois, la police a parfois fait fi de ces procédures. Les détenus ont le droit d’avoir rapidement accès à l’avocat de leur choix ; dans les affaires pénales, l’Etat fournit un avocat aux détenus dépourvus de représentation.

Les forces de sécurité ont arbitrairement arrêté et détenu bon nombre de personnes, dont certaines ont été passées à tabac (voir Section 1.c.). Elles ont également, au cours de l'année, arrêté des manifestants et des grévistes (voir Sections 2.b. et 6.b.).

Contrairement à l’année précédente, il n’a pas été signalé de cas de personnes ayant à verser des pots-de-vin pour pouvoir être libérées au cours de descentes de police visant des étrangers clandestins.

Le 19 mars, Houssein Robleh Darar, Awad Robleh Waiss et Abdi Osman Nour, membres du parti de l’opposition l’Union pour la démocratie et la justice, ont été arrêté et détenus pour « constitution de menaces pour la population » et pour « dégradation de bien-être d’autrui et actes de violence ». Les pouvoirs publics ont allégué que ces arrestations avaient pour objets d’empêcher les trois hommes de mettre à exécution leurs menaces de poser des bombes et de détruire des biens. Les journaux de l’opposition ont toutefois déclaré que ces trois hommes avaient été arrêtés en raison de leur opposition au gouvernement. En août, un tribunal a rejeté toutes les accusations portées contre ces trois opposants qui ont ensuite été libérés de la prison de Gabode. A la fin de année, il n’avait été signalé aucun autre détenu politique.

La longueur des détentions préventives a posé problème, mais les statistiques n’étaient pas disponibles.

Pardon présidentiel

Le 27 juin, le gouvernement a remis en liberté des détenus, ou réduit leurs peines, dans le cadre du pardon accordé à l’occasion de la Fête nationale de l’Indépendance. Les détenus purgeant une peine d’une année ou moins ont été remis en liberté, et ceux qui purgeaient des peines plus longues ont obtenu des réductions de peine. Ce pardon excluait toutefois les trafiquants de drogues, les individus détenus pour abus de fonds publics, ceux ayant commis des actes de violence à l’encontre de membres de leur famille et les violeurs.

e. Non-respect du droit à un procès public et équitable

La loi prévoit l’indépendance du pouvoir judiciaire mais, dans la pratique, celui-ci n’était pas indépendant du pouvoir exécutif. Les dispositions de la Constitution prévoyant un procès équitable n’ont pas été entièrement respectées, même dans les affaires sans aucun caractère politique. Le Judiciaire a fait l’objet d’inefficacité et de corruption.

Basé sur le code français Napoléon, le pouvoir judiciaire est composé d’un tribunal de grande instance, d’une Cour d’appel et d’une Cour Suprême, qui a le pouvoir d’infirmer toute décision rendue par les tribunaux de première instance. Les magistrats sont nommés à vie. Le Conseil constitutionnel juge de la constitutionnalité des lois, notamment celles ayant trait à la protection des droits de l'homme et aux libertés publiques ; ses décisions n’ont toutefois pas toujours assuré la protection de ces droits.

Le système juridique est basé sur les lois, les décrets présidentiels et ministériels, le droit français tel qu’il se trouvait codifié lors de l’indépendance, la loi islamique (charia), et les traditions nomades. La criminalité urbaine a été appréhendée par les juridictions judiciaires ordinaires, conformément au droit et à la pratique judiciaire inspirés du droit français. Les actions civiles peuvent être intentées devant les juridictions judiciaires ou traditionnelles. En 2004, les pouvoirs publics ont publié le Code de la Famille de 2002 et ont entrepris sa mise en application. Il vient remplacer la charia pour ce qui est de déterminer la majorité des lois portant sur la famille et la personne, notamment concernant les questions touchant au mariage, au divorce, à la garde d’enfants et aux successions. Les questions qui sont régies par le Code de la Famille sont présentées devant les juridictions civiles, et les deux parties peuvent présenter leurs arguments au juge. La Cour tente alors d’obtenir des deux parties un accord de réconciliation ; toutefois, si aucune solution ne peut être obtenue, le juge décide alors de l’issue de l’affaire en se fondant sur les lois applicables du Code de la Famille.

Procédures judiciaires

Les procès étaient en général publics, sauf dans les affaires politiquement sensibles dans lesquelles des mesures de sécurité empêchaient effectivement un accès du public. Les indigents étaient censés avoir accès à un avocat dans les affaires pénales (accusés) et civiles (défendeurs), mais ce n’était souvent pas le cas. La loi prévoit qu’un accusé est présumé innocent jusqu’à ce qu’il soit prouvé coupable, mais la présomption d’innocence n’était pas toujours appliquée. Les causes ont été entendues par le Juge président du tribunal accompagné de deux juges assesseurs ; ces deux assesseurs bénéficiaient de l’assistance de deux experts qui n’appartiennent pas à la magistrature assise, mais que l’on considérait posséder des connaissances juridiques suffisantes pour comprendre la procédure judiciaire. Les pouvoirs publics ont sélectionné ces experts parmi les membres du public, mais les rapports ont indiqué que les appartenances politiques et ethniques ont joué un certain rôle dans cette sélection.

Le droit traditionnel est souvent mis en application en cas de résolution des conflits et de compensation des victimes. Par exemple, le droit traditionnel prévoit souvent qu’un prix payé en monnaie de sang doit être versé au clan de la victime en cas de crimes tels que le meurtre et le viol.

Prisonniers politiques

Aucun cas de prisonnier politique n’a été signalé.

f. Ingérence arbitraire dans la vie privée, la famille, le foyer ou la correspondance

La loi prohibe ce genre d’actions, mais les pouvoirs publics n’ont pas respecté ces interdictions dans la pratique. Ainsi, la loi exige que les autorités publiques obtiennent un mandat avant de procéder à des perquisitions sur des biens privés mais, en pratique, cela n’a pas toujours été le cas. On dit également que les pouvoirs publics ont procédé à des écoutes des communications des opposants du gouvernement, et ont parfois désorganisé ces communications, en coupant leurs services de téléphone ou d’électricité. On signale que la police a fréquemment fait suivre des individus qui assistaient à des rassemblements politiques de l’opposition.

Section 2  Respect des libertés publiques, en particulier :

a. Liberté d’expression et liberté de la presse 

La loi prévoit la liberté d’expression et la liberté de la presse. Dans la pratique, les pouvoirs publics ont toutefois limité ces libertés et intimidé des journalistes jusqu’à ce qu’ils pratiquent l’autocensure.

La loi interdit la diffusion de fausses informations et réglemente la publication des journaux. Le gouvernement est propriétaire du journal principal, La Nation, qui est publié trois fois par semaine. En outre, chaque parti politique enregistré a le droit de publier son organe de presse. Il y avait plusieurs publications hebdomadaires et mensuelles issues de l’opposition en circulation libre qui critiquaient ouvertement le gouvernement.

Les pouvoirs publics détenaient également des stations de radio et de télévision. Les médias officiels se sont en général abstenus de critiquer les dirigeants ou la politique du gouvernement. Radio-Télévision Djibouti, station officielle du gouvernement, diffuse des programmes radio dans quatre langues, 24 heures sur 24. Des médias étrangers diffusent également des programmes dans l’ensemble du pays.

Le gouvernement a employé différentes tactiques pour intimider les journalistes, notamment la surveillance et le retrait, des kiosques à journaux, des publications ayant critiqué les pouvoirs publics ; toutefois, contrairement aux années précédentes, aucune publication n’a été fermée.

Contrairement à l'année précédente, personne n’a été arrêté pour diffamation ; et aucun journaliste n’a été placé en détention.

Les pouvoirs publics n’ont pas restreint l’accès à l’Internet.

De manière générale, les pouvoirs publics n’ont pas limité la liberté universitaire, et les enseignants pouvaient s’exprimer et mener des recherches sans restriction, à condition de ne pas enfreindre les lois relatives à la sédition. Le gouvernement a cependant continué à bloquer les salaires des enseignants ayant participé aux activités de grève (voir Section 6.b.). 

b. Libertés de réunion et d’association pacifiques

Liberté de réunion

La loi prévoit la liberté de réunion ; pour autant, les pouvoirs publics ont restreint l’exercice de cette liberté dans la pratique. Le Ministère de l’Intérieur exige l’obtention de permis pour les rassemblements pacifiques et surveille les activités de l’opposition. Certains chefs de l’opposition ont en fait pratiqué l’autocensure et se sont abstenus d’organiser des manifestations populaires aux fins d’éviter de provoquer une descente des autorités.

Au cours de l’année, la police a dispersé de force des manifestations, ce qui a fait un mort et plusieurs blessés. A titre d’exemple, le 8 avril, la police a lancé des bombes à gaz lacrymogène sur une foule de manifestants rassemblés devant le siège de l’opposition, ce qui a également fait plusieurs blessés et a entraîné la détention brève de plusieurs personnes. La police, qui a nié l’existence de blessés, a allégué que les protestataires n’avaient pas obtenu l’autorisation et que seuls ceux qui avaient refusé de se disperser avaient été arrêtés.

Le 24 octobre, la police a fait feu plusieurs fois sur une foule violente d’environ 300 protestataires, après que des manifestants avaient entraîné plusieurs agents de police dans la foule : un manifestant a été tué, et un autre a été gravement blessé. Sept agents de police ont été blessés par des pierres lancées par la foule. Une enquête portant sur cet incident se trouvait en cours à la fin de année.

Le 30 novembre, dernier jour d’une opération d’une semaine destinée à éliminer les logements illicites du quartier Arhiba II de Djibouti, la police a fait feu sur des résidents qui protestaient contre l’élimination de leurs logements ; 4 personnes ont été tuées et environ 10 autres ont été blessées. Selon le Ministère de l’Intérieur, 15 agents de police ont également été blessés au cours de cette confrontation.

Au cours de année, les autorités de police ont dispersé de force de violentes manifestations de travailleurs (voir Section 6.b.).

Liberté d’association

La loi garantit la liberté d’association à condition de respecter certaines conditions juridiques, mais les pouvoirs publics ont toutefois en pratique limité l’exercice de cette liberté. Ils ont exigé que tant les partis politiques que les associations à caractère non politique se fassent enregistrer, et ont continué à harceler et à intimider les membres des groupes de l’opposition (voir Section 1.f.).

c. Liberté de religion 

La Constitution, quoique déclarant que l’islam est la religion d’État, prévoit néanmoins la liberté de religion, et les pouvoirs publics ont en général respecté en pratique l’exercice de cette liberté. Ils n’ont pas sanctionné ceux qui méconnaissaient la doctrine islamique ou pratiquaient d’autres religions. Plus de 99 pour cent de la population était de foi musulmane sunnite.

Le gouvernement requiert des groupes religieux qu’ils se fassent enregistrer. Contrairement aux années précédentes, il n’a été signalé aucun cas de groupe Baha’i qui se sont vu refuser le droit de se faire enregistrer ; ils n’ont toutefois pas tenté l’enregistrement au cours de l'année car ils pensaient que les pouvoirs publics ne leur permettraient pas de le faire. La loi n’interdit pas le prosélytisme, mais il est découragé.

Mauvais traitements et discriminations au niveau de la société

Il n'y avait pas de communauté juive que l'on connaisse, et aucun acte antisémite n'a été signalé. Pour une analyse plus détaillée, voir le Rapport international sur les libertés religieuses de 2005.

d. Droit de circuler librement dans le pays et à l’étranger, droit d’émigration et de rapatriement

La Loi prévoit ces droits ; les pouvoirs publics ont cependant parfois imposé certaines limites à leur exercice dans la pratique.

La loi prohibe l’exil forcé, et les autorités n’ont pas eu recours à cette pratique.

Protection des réfugiés  

La Loi prévoit l’octroi de l’asile ou du statut de réfugié conformément à la Convention des Nations Unies de 1951 relative au statut des réfugiés, ainsi qu’à son Protocole de 1967. Dans la pratique, le gouvernement a institué certaines mesures de protection contre le refoulement, à savoir le renvoi des personnes dans un pays où elles craignent d’être persécutées. Il y a toutefois eu au cours de l'année des cas signalés, mais non confirmés, de personnes renvoyées de force dans un pays dans lequel elles craignaient de se trouver persécutées, en particulier l’Ethiopie et l’Erythrée. Le gouvernement n’a pas couramment accordé le statut de réfugié ou le droit d’asile, ni n’a accepté, au cours de l'année, de réfugiés pour réinstallation. Les pouvoirs publics ont coopéré avec le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) en offrant assistance aux réfugiés et aux demandeurs d’asile.

Le 9 juin, 3 membres de l’Armée de l’air éthiopienne ont atterri par hélicoptère militaire éthiopien à l’aéroport international d’Ambouli ; deux de ces membres ont, dit-on, demandé asile. Les pouvoirs publics ont alors contacté les Forces armées éthiopiennes qui ont envoyé une délégation qui a rencontré ces trois membres et les a, dit-on, convaincus de rentrer en Éthiopie le lendemain. Le 15 juin, Amnistie Internationale et l’UNHCR, qui n’avaient pas obtenu l’autorisation d’accès à ces hommes, ont fait publier un communiqué indiquant que les membres d’équipage en question pouvaient se voir accusés de trahison et encourir la peine de mort dès leur retour en Éthiopie. Aucune information sur le traitement accordé à ces membres d’équipage à leur arrivée en Éthiopie n’a pu être obtenue. A la fin de l’année, des membres des familles des pilotes ont indiqué à la presse locale que ceux-ci étaient détenus, sans contact avec l’extérieur, sur une base aérienne.

En juin 2004, le gouvernement a traité environ huit mille demandes d’asile présentées par des étrangers sans documentation qui avaient allégué la peur des persécutions lors des expulsions en masse d’immigrants clandestins qui avaient eu lieu en 2003. Il a accordé le statut de réfugié présumé [prima facie] (statut de réfugié temporaire pouvant être révoqué après enquête) à plus de quatre mille Somaliens du sud et cents Éthiopiens, qui tous ont été transférés dans les camps de réfugiés d’Ali-Adde ou d’Hol-Hol.

Contrairement à l’année précédente, il n’a été signalé aucun viol de femmes réfugiées. 

Au cours de l'année, les pouvoirs publics ont continué d’effectuer des rafles portant sur les étrangers sans documentation (provenant essentiellement d’Éthiopie, de Somalie et du Yémen) et de les expulser ; il n’a été signalé aucun cas de violation des droits de l'homme au cours de ces raffles. En 2003, plus de 80 mille étrangers sans documentation ont été forcés de quitter le pays et de nombreux décès provoqués par l’exposition aux éléments et des installations surpeuplées ont été signalés.

Section 3 Respect des droits politiques : droit des citoyens de changer de gouvernement:

La Loi prévoit que les citoyens ont le droit de changer de gouvernement ; pour autant, celui-ci a limité l’exercice de ce droit dans la pratique.

Élections et participation politique 

Le 8 avril, Le Président Guelleh, du RPP, qui gouverne le pays depuis son indépendance, a remporté les élections avec 95 pour cent des voix. Il n’y avait d’ailleurs aucune opposition car celle-ci avait boycotté les élections, accusant le gouvernement de n’avoir pas tenu compte de ses demandes portant sur une réforme électorale. Des observateurs étrangers ont considéré que, dans l’ensemble, les élections avaient été libres et justes. Il s’est toutefois produit un certain nombre d'irrégularités, notamment le double vote, la présence de travailleurs de campagne électorale dans les bureaux de vote et aux alentours de ceux-ci, ainsi que l’absence de bulletin de vote blancs pour ceux qui ne souhaitaient pas voter pour le Président Guelleh.

Le Corps législatif comptait 7 sièges occupés par des femmes sur 65, ces 7 sièges étant réservés à des femmes par décret présidentiel. Les premières femmes parlementaires du pays sont entrées en fonction lorsque l'Assemblée législative issue de l’Union pour la Majorité Présidentielle (UMP) s’est réunie en 2003. En juillet, le Ministère des Affaires étrangères a promu Hawa Ahmed Youssouf au poste de Ministre de la Coopération internationale. Aicha Mohamed Robleh a alors remplacé Youssouf au poste de Ministre d’état chargé de la Promotion de la femme, de la famille et des affaires sociales. Khadija Abeda, Présidente de la Cour Suprême, est la femme ayant le poste de fonctionnaire le plus élevé.

Il y avait 9 membres de minorités, à savoir les clans somaliens non Issa (Issaks, Gadaboursis et Darood) et arabes, sur les 65 sièges qui composent le Corps législatif. Il y avait 3 membres de minorités sur les 20 membres que compte le Conseil des ministres. Le sous-clan auquel appartient le Président, les Issa Mamassans, a exercé un pouvoir disproportionné dans les affaires de l’État. Les Afars ont tenu un certain nombre de postes ministériels importants, mais n’étaient pas bien représentés aux niveaux inférieurs. Les clans somaliens autres que les Issa, ainsi que les citoyens originaires du Yémen, se trouvaient limités, de manière officieuse, à un poste ministériel chacun. Il a également été posé certaines limites officieuses au nombre de sièges pour chacun des groupes, aux fins de préserver l’équilibre au sein du parlement.

Corruption et transparence gouvernementales

Au cours de l'année, le gouvernement a pris d’importantes mesures en vue de lutter contre la corruption qui posait problème. En juillet, le Ministère des Finances a fait arrêter deux fonctionnaires soupçonnés de corruption et en a suspendu plusieurs autres tant que leurs dossiers étaient en cours d’enquête. Les deux fonctionnaires arrêtés sont restés à la prison de Gabode en attendant de passer en jugement en fin d’année. Le directeur de cette prison a aussi été arrêté pour corruption présumée et attendait également de passer en jugement à la fin de année, dans la prison qu’il dirigeait avant cela.

Il n’existait aucune législation destinée à mettre à la disposition du public des informations gouvernementales ; il était donc incertain si l’accès à celles-ci aurait été accordé sur demande. Au cours de l'année, la Chambre des comptes et de discipline budgétaire, bureau de vérification des dépenses publiques créé aux fins de lutter contre la corruption et de promouvoir la transparence, a rendu publics les résultats de son second rapport annuel sur les dépenses du gouvernement.

Section 4 Attitude du gouvernement envers les enquêtes internationales et non gouvernementales concernant des allégations de violations des droits de l’homme :

Quelques groupes nationaux de défense de droits de l'homme ont pu dans l’ensemble agir sans se trouver gravement limités par les pouvoirs publics, à savoir mener des enquêtes limitées et parfois publier leurs conclusions tirées d’affaires touchant aux droits de l'homme. Les fonctionnaires du gouvernement faisaient en général preuve d'indifférence à l'égard de leurs points de vue. Le groupe local de défense de droits de l'homme LDDH a pu, au cours de l'année, agir sans ingérence des pouvoirs publics. L’Union nationale des femmes de Djibouti [Union of Djiboutian Women] et l’Association djiboutienne de promotion de la famille [Djiboutian Association for the Promotion of the Family] ont prôné la défense des droits des femmes et des enfants.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) avait un modeste bureau dont le personnel était composé de personnes recrutées sur place. Le représentant régional du CICR, qui était basé à Nairobi, a visité le pays au cours de l'année.

Le gouvernement disposait d’un Médiateur, qui jouait également le rôle de législateur au parlement, et dont les responsabilités spécifiques comprenaient la médiation entre les organisations gouvernementales et les organisations non gouvernementales (ONG). Selon le rapport de 2004 de ce médiateur, moins de la moitié des affaires soumises ont toutefois fait l’objet d’une médiation productive.

En mai 2004, le gouvernement a organisé un forum national sur les droits de l'homme en vue de solliciter les points de vue du public et de discuter d’une législation possible relative aux droits de l'homme. A la fin de l'année, les résultats de ce forum n’avaient toutefois pas été rendus publics.

Section 5 Discrimination, violences sociétales et traite des personnes :

La loi interdit toute discrimination fondée sur la langue, la race ou le sexe ; il reste que la discrimination contre les femmes et les minorités ethniques ont persisté. La mise en application, par les pouvoirs publics, des lois destinées à protéger les femmes et les enfants était inefficace.

Situation des femmes

La violence familiale dirigée contre les femmes existait, mais peu de cas ont été signalés. La loi interdit « la torture et les actes de barbarie perpétrés à l’encontre d’un conjoint », qui sont passibles d’une peine de 20 années de prison. Les actes de violence perpétrés contre les femmes étaient en général réglés au sein de la structure de la famille ou du clan, plutôt que devant les tribunaux. La police est rarement intervenue dans les incidents de violence familiale, et les médias n’ont signalé que les cas les plus extrêmes, tels que les meurtres. La loi prévoit notamment des peines allant jusqu’à 20 ans de prison pour les violeurs. Le nombre de poursuites judiciaires intentées dans ce type d’affaires au cours de l'année était inconnu.

Selon la loi, il n’existe pas de viol entre époux.

On estime à 98 pour cent la quantité des femmes de ce pays ayant subi des mutilations génitales féminines (MGF) qui, selon la tradition, sont réalisées sur des fillettes âgées de 7 à 10 ans. Les efforts réalisés par l’Union nationale des femmes de Djibouti et autres organismes en vue d’éduquer les femmes sur les méfaits de cette pratique ont produit quelque effet dans la capitale. Cependant, l’infibulation, forme la plus extrême de MGF, continue d’être largement pratiquée dans les régions rurales. La loi énonce que « les actes de violence provoquant une mutilation génitale » sont passibles d’une peine d’emprisonnement de 5 ans et d’une amende de plus de 5.650 dollars E-U (soit 1 million FD). Les pouvoirs publics n’avaient encore condamné personne en vertu de cette loi.

Au cours de l'année, le gouvernement a lancé une campagne contre les MGF, qui a culminé avec la ratification, par le pays, du Protocole de Maputo rendant illégales les mutilations génitales féminines ; il a également organisé une conférence subrégionale en février en vue d’aborder la position de l’islam concernant ces pratiques. Des représentants de gouvernements venus de 10 pays africains, ainsi que de hautes autorités musulmanes de l’ensemble de la région s’y sont rendus. Dans une déclaration écrite communiquée aux participants, le Président Guelleh demandait de mettre fin aux MGF, notant : « Nous ne voulons plus qu’elle soit pratiquée par les arabes, ni par les Somaliens, ni par les Afars, ni sous aucune autre forme… aucune circoncision féminine n’est justifiable. »

La loi interdit la prostitution, mais elle a toutefois constitué un problème important. De manière générale, il y avait deux catégories de prostituées : celles qui disposaient d’un appartement, et celles des rues. Celles qui appartenaient à la première catégorie étaient très bien tolérées et desservaient la communauté étrangère (en particulier les militaires), alors que la police ciblait en général les prostituées appartenant à la deuxième catégorie. Les réfugiées et les filles issues de familles pauvres couraient les plus grands risques de devenir des prostituées des rues.

La loi n'interdit pas le harcèlement sexuel, ce qui constitue un problème.

La loi accorde aux femmes l’intégralité des droits civiques ; malgré cela, la coutume, associée à la discrimination traditionnelle commise contre les femmes par la société en matière d’éducation les a reléguées à un rôle secondaire dans la vie publique avec des opportunités réduites dans le monde du travail. Elles étaient en grande partie confinées dans les secteurs du commerce et du secrétariat. En 2004, les pouvoirs publics ont publié le Code de la Famille de 2002 et ont entrepris sa mise en application. Il vient remplacer la charia au titre de recueil de la majorité des lois applicables dans le domaine de la famille et de la personne (voir Section 1.e.). Les enfants de sexe masculin ont hérité d’un pourcentage plus important de successions que les enfants de sexe féminin. La faible quantité de femmes éduquées s’est de plus en plus adressée aux tribunaux habituels aux fins de défendre leurs intérêts.

Situation des enfants

Les pouvoirs publics n’ont affecté pratiquement aucun budget public à faire progresser les droits et le bien-être des enfants. Quelques organismes caritatifs se sont occupés des enfants.

L’enseignement primaire était obligatoire, mais les pouvoirs publics ne vérifiaient pas le respect de cette obligation. Le niveau d’éducation le plus élevé obtenu par la plupart des élèves était la fin des études primaires. L’Etat offrait, dans les écoles publiques, une éducation libre de tout frais de scolarité mais, pour les familles plus pauvres, les dépenses supplémentaires, telles que les frais de transport, de livres et de craie pouvaient être prohibitifs. Les installations scolaires ont continué d’être inadéquates. Les arriérés de salaire des enseignants n’ont toujours pas été payés et une grande partie des enseignants hautement qualifiés ont quitté la profession (voir Section 6.e.). Environ 20 pour cent des enfants ayant entrepris des études secondaires les ont achevées.

Le système éducatif n’effectue pas de discrimination à l’encontre des filles, mais les attitudes ancrées dans la société ont entraîné des différences dans le suivi des études et le traitement des filles en milieu scolaire. Selon le Ministère de l’Éducation, 50 pour cent des filles étaient inscrites dans les écoles primaires au cours de l’année, par rapport à 60 pour cent des garçons, alors que l’année précédente, les taux d’inscription pour ces écoles étaient de 42 pour cent pour les filles, et de 58 pour cent pour les garçons. Dans les zones rurales, l’accès limité aux établissements scolaires, le manque de matériels d’enseignement et les comportements culturels ont entraîné un nombre d’inscriptions scolaires nettement inférieur et de plus grandes disparités d’inscriptions entre garçons et filles. (Voir le site

http://www.irinnews.org/report.asp?ReportID=39139&SelectRegion=Horn_of_Africa&SelectCountry=DJIBOUTI

Des mauvais traitements à enfants ont été commis ; les pouvoirs publics n’ont cependant pas employé les dispositions légales en vigueur pour faire face sérieusement à ce problème, les peines imposées étant en général légères. A titre d’exemple, les auteurs de viol ou de mauvais traitements se voyaient en général imposer une amende d’un montant suffisant pour couvrir les frais médicaux nécessités par l’enfant.

Les mutilations génitales féminines (MGF) ont été réalisées sur les petites filles dans une proportion allant jusqu’à 98 pour cent d’entre elles (voir Section 5 « Situation des femmes »).

Le mariage d’enfants s’est produit dans des zones rurales et entre certains groupes tribaux, mais cela n’a pas été considéré comme un problème important. Les pouvoirs publics ont collaboré avec plusieurs ONG aux fins d’accroître l’inscription scolaire des filles, dans le but en partie de réduire les chances que les parents forceraient leurs jeunes filles à se marier. Le Ministère de la Promotion de la femme, de la famille et des affaires sociales a également activement collaboré avec des organisations féminines dans l’ensemble du pays en vue de protéger les droits des filles, notamment le droit de décider quand se marier et avec qui.

On a noté l’existence de la prostitution des enfants. Certains enfants qui avaient immigré dans ce pays pour des raisons économiques se sont livrés à la prostitution pour survivre. On ne connaissait pas de système de souteneurs organisés qui exploitaient ces enfants ; toutefois, certains gamins plus âgés jouaient parfois le rôle de « protecteurs » vis-à-vis d’autres enfants et percevaient une partie de leurs gains à titre de droit.

Le travail des enfants existait (voir Section 6.d.).

Traite des personnes

La loi n’interdit pas la traite de personnes. Bien que l’on ne connaisse pas de cas signalé de traite de personnes à destination ou en provenance du pays, ou encore à l’intérieur de celui-ci, des observateurs sont persuadés que c’est, d’une part, un pays de destination pour les personnes victimes de traite en provenance d’Ethiopie et de Somalie et, d’autre part, un pays de transit en direction du Moyen-Orient. La traite des personnes pourrait faire l’objet de poursuites judiciaires en vertu de diverses dispositions légales, telles que notamment « l’exploitation de la faiblesse ou de l’ignorance d’autrui » ou « l’exercice de pressions sur autrui en vue de forcer cette personne à se livrer à la prostitution ». Le 8 février, le gouvernement a ratifié la Convention des Nations Unies contre la corruption, ainsi que la Convention des Nations Unies contre la criminalité organisée transnationale, y compris les protocoles concernant la lutte contre la traite des personnes.

Personnes handicapées

Les personnes atteintes de handicaps ont certes accès aux établissements scolaires et aux installations de santé publique cependant, aucune législation spécifique n’aborde les besoins des personnes handicapées ; de même, il n’existe aucune législation ni réglementation venant empêcher la discrimination, dans le monde du travail, contre ces personnes. C’est au niveau de la société que se produisait la discrimination à l’encontre des handicapés. Les pouvoirs publics n’ont pas exigé que les immeubles ou services publics leur soient rendus accessibles.

Minorités nationales/raciales/ethniques

Les pouvoirs publics ont continué à pratiquer la discrimination, contre leurs citoyens, en fonction de l’origine ethnique en matière d’embauche et de promotion. Les Issas somaliens constituaient le groupe ethnique majoritaire et contrôlaient le parti au pouvoir, la fonction publique et les services de sécurité, ainsi que les forces militaires. Cette discrimination, fondée sur l’origine ethnique et l’appartenance au clan, limitait ainsi le rôle des membres des groupes et clans minoritaires dans les domaines administratif et politique.

Section 6 Droits des travailleurs :

a. Liberté d’association

La loi reconnaît le droit de s’organiser en syndicats, mais les pouvoirs publics ont limité ce droit. Ainsi, selon le Code du Travail, un syndicat ne peut exister qu’avec l’agrément du gouvernement. Celui-ci a continué d’opprimer les syndicats indépendants et représentatifs en renvoyant leurs dirigeants, les empêchant ainsi de tenir des rassemblements, tout en créant des syndicats parallèles destinés à les remplacer et qui eux sont parrainés par le gouvernement.

La loi interdit la discrimination visant les syndicalistes ; les employeurs jugés coupables de ce type de discrimination ont été tenus de rétablir dans leurs fonctions les employés qui avaient été renvoyés pour activités syndicales. Les pouvoirs publics n’ont toutefois ni appliqué, ni respecté cette loi.

b. Droit de se syndiquer et de négocier collectivement

Bien que la loi reconnaisse aux syndicats le droit de mener leurs activités sans interférence, le gouvernement n’a pas protégé ce droit dans la pratique. Les négociations de conventions collectives n’ont pas eu lieu.

Il n’existait pas de législation ni d’exemption particulières au droit du travail ordinaire dans la zone franche industrielle d’exportation.

Les rapports entre employeurs et travailleurs étaient informels et paternalistes. Les pouvoirs publics pouvaient choisir les représentants des travailleurs, et le faisaient. C’était en général les employeurs qui établissaient les taux salariaux en se basant sur les principes directeurs établis par le Ministère du Travail. En cas de litige portant sur les rémunérations ou sur des problèmes touchant à la santé et à la sécurité, le Ministère du Travail a encouragé leur résolution directe entre représentants du personnel et employeurs, mais les travailleurs ou les employeurs pouvaient également présenter une demande d’audiences administratives officielles auprès du service d’inspection du Ministère. Les critiques ont allégué que le processus d’inspection et de règlement des différends était peu respecté en raison de la faible priorité et du financement inadéquat qui lui était accordé.

La loi accorde le droit de grève et requiert que les représentants du personnel qui projettent de faire grève en avisent le Ministère de l’Intérieur 48 heures à l’avance. Les travailleurs ont exercé ce droit dans la pratique.

La loi confère au Président des pouvoirs étendus pour réquisitionner les fonctionnaires considérés indispensables au fonctionnement des services publics essentiels.

Au cours de l’année, le gouvernement a pris des mesures de représailles contre des grévistes. Par exemple, le 17 mai, des publications de l’opposition avaient indiqué qu’Hassan Cher Hared, agent des services postaux et vice-président de l’Union djiboutienne des travailleurs, avait été suspendu pendant huit jours, puis renvoyé du Service des postes pour « récidive ». Hared avait critiqué la direction du Service des postes au cours d’une manifestation qui avait eu lieu le 1er, Fête internationale du Travail. La direction a alors allégué que ce renvoi était dû au fait qu’Hared n’était pas retourné à son poste après sa suspension ; certains observateurs ont toutefois déclaré que son renvoi était dû à ses activités syndicales.

Après les grèves portuaires du 14 septembre, la Direction portuaire de Djibouti (la « Direction») a renvoyé 11 membres de l’Union des travailleurs du port pour défaut de respecter dûment les réglementations relatives à la déclaration de grève, et les a arrêté pour « atteinte à l’ordre public » et « incitation à l’insubordination ». Le 2 octobre, le procureur de la République a déterminé les 11 membres non coupables et ordonné leur remise en liberté. Le 15 septembre, la Direction a également renvoyé 25 membres de l’Union, prétendument en raison de leurs mauvais résultats professionnels antérieurement à la grève du 14 septembre. Ensuite, le 24 du même mois, après l’échec des efforts de médiation, la Direction a détenu 167 grévistes pendant 48 heures.

Les pouvoirs publics ont continué à bloquer le salaire de Kamil Hassan, instituteur qui avait dirigé une grève des enseignants en 1997 ; il a toutefois été autorisé à reprendre ses fonctions d’enseignant au cours de l’année.

c. Prohibition du travail forcé ou obligatoire

La loi interdit le travail forcé ou obligatoire, dont celui des enfants, et il n’a été signalé aucun cas de ce type de pratique.

d. Interdiction du travail des enfants et âge minimum pour pouvoir travailler

La loi interdit tout travail exercé par des enfants de moins de 14 ans, mais le gouvernement n’a pas toujours fait appliquer cette interdiction avec efficacité ; ainsi, le travail des enfants, quoique peu courrant, existait quand même. En général, les enfants n’étaient pas employés à des travaux dangereux, mais travaillaient dans des entreprises familiales, telles que des restaurants et des boutiques, à toutes heures du jour et de la nuit. Un manque d’inspecteurs du travail réduisait la possibilité que les cas signalés de travail d’enfants puissent faire l’objet d’enquêtes.

e. Conditions de travail acceptables

Seule une faible minorité de la population était salariée dans la vie professionnelle. Les pouvoirs publics établissent administrativement les taux salariaux minimaux selon les catégories professionnelles, et le Ministère du Travail est chargé d’en assurer la mise en application. Le salaire mensuel pour la main-d’œuvre non qualifiée, fixé en 1976, était d’environ 125 dollars (22 mille FD), mais il n’était pas appliqué en pratique. Le salaire minimum national n’a pas assuré un niveau de vie décent aux travailleurs et à leurs familles. Le gouvernement devait toujours trois mois d’arriérés de traitements, pour 1995 et 1997, aux enseignants, forces de sécurité et fonctionnaires.

La loi limite la durée de travail hebdomadaire à 40 heures, réparties normalement sur 6 jours. Elle requiert également une période de repos hebdomadaire de 24 heures consécutives et le droit au paiement des heures supplémentaires. Le Ministère du Travail est chargé de l’application des normes d’hygiène et de sécurité au travail, des rémunérations et des heures de travail. En raison d’une mise en application inefficace de ces règles, les travailleurs se sont parfois trouvés dans des conditions de travail dangereuses. Ils ont toutefois rarement protesté, essentiellement de peur que d’autres travailleurs décidés à accepter les risques ne viennent les remplacer. Aucune législation ni réglementation ne permet en effet aux travailleurs de refuser d’effectuer les travaux dangereux qui leur sont attribués sans risquer de perdre leur emploi continu.

Seuls les travailleurs étrangers en situation régulière étaient protégés par la loi.

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Note d'information de la LDDH : Le Day, zone de non droit ?

Le Président

NOTE D’INFORMATION

DU 03 MARS 2007

Le Day, zone de non droit ?

Le village du Day dans le district de Tadjourah a tristement fait parler de lui le mois dernier, lors d’une macabre découverte de sept (7) corps de civils massacrés par l’armée gouvernementale le 1er janvier 1994.

Ainsi comme pour rappeler l’impunité officielle assurée aux auteurs des exactions contre des civils dans notre pays. deux individus, dont un sergent de la Garde Présidentielle normalement affecté à la surveillance de la propriété Présidentielle privée, auraient violé le 24 février 2007 aux environs de 21h30, une jeune fille sourde-muette se trouvant seule dans sa maison.

Jusqu’à présent, un silence de peur règne, car les auteurs de ce crime odieux ne semblent nullement être inquiétés et sont toujours en service dans cette localité.

Face à ce déni de Justice, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) :

1. demande expressément aux Autorités Djiboutiennes de poursuivre et de punir les auteurs de cet acte ignoble ;

2. exhorte également l’Union Nationale des Femmes Djiboutiennes (UNFD) – Partie présente à la signature de l’entrée en vigueur du Protocole  relatif aux droits des Femmes en Afrique, le 26 octobre 2005, - Protocole adopté le 11 juillet 2003 à Maputo (Mozambique), de condamner ce viol ;

3. demande aux ministères concernés - Défense, Justice chargé des Droits de l’Homme -, ainsi que la Présidence de la République, à se saisir immédiatement de ce dossier de violation des droits humains dans une zone ayant gravement souffert du conflit civil.  

Cette affaire reste suivie.

M. NOËL ABDI Jean-Paul

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LDDH : Des premières Dames de la Corne d’Afrique sous l’éclairage des faits divers.

Le Président

NOTE D’INFORMATION

DU 01 MARS 2007

Des premières Dames de la Corne d’Afrique

sous l’éclairage des faits divers.

Mais pourquoi, certains journalistes éclairent, sous le feu des projecteurs des faits divers, certaines Premières Dames de notre sous-région ? Est-ce que le droit de la Femme prévoit l’exonération d’être citée pour association avec des malfaiteurs et/ou gangstérisme d’Etat ? Autant de questions que l’on doit se poser avant de traduire au tribunal ou d’emprisonner des journalistes avec parfois leurs matériels de productions.

Aujourd’hui, 1er mars 2007 une visite regroupée aura lieu à Mandhera – prison de haute sécurité – où sont détenus depuis plus de deux mois, Yusuf Gabode et deux autres journalistes afin d’être jugée dans l’Ecole d’entraînement de Police. Il est bon de rappeler que leur avocat avait récemment démissionné tout en soulignant qu’il était inadmissible que des condamnations se déroulent dans des prisons.

Dans notre sous-région, l’Ecole de Police se transforme souvent en un lieu de tortures ou de détentions, mais aussi comme un « Tribunal de prison ou Cour martiale ».

C’est afin d’écouter ce simulacre de procès que plusieurs défenseurs du Réseau des Défenseurs des droits de l’Homme (EHAHRD) vont se rendre pour écouter le cas des journalistes de Haatuf qui ont été arrêtés et jetés en prison pour avoir tout simplement informé le public du comportement de corruption et de népotisme de la famille et de certains ministres du Président du Somaliland.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) considère, que personne ne doit être protégée pour ses actions de népotisme souvent de mise dans notre région et pour ces crimes organisés de corruption d’Etat qui se propagent « à ciel ouvert » au plus haut niveau, car bénéficiant de la totale impunité.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande ;

1. la libération immédiate de Yusuf Gabode et des deux autres journalistes de Haatuf ;

2. au Chef de l’Etat du Somaliland de veiller à ce que des enquêtes judiciaires libres soient diligentées afin de parer au plus vite à la corruption et aux « pots-de-vin ou bottes de Khat », qui hélas ne peuvent que créer la discorde nationale.

M. NOËL ABDI Jean-Paul

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Les Lecteurs nous écrivent L'éducation nationale djiboutienne défaillante

L'état des écoles et collèges djiboutiens s'est considérablement détérioré ces quinze dernières années. En effet, à entendre des témoignages ébahissant d'enseignants, ces derniers se voient parfois contraints le matin avant de débuter leurs cours, d'aller chercher des bâtons de craie dans le bureau de Monsieur le Principal.

Sans ce détour obligé, aucun matériel n'est mis à leur disposition pour leur permettre d'enseigner dans des conditions dignes de ce nom. Par ailleurs, n'omettons pas de préciser l'état des tables et tableaux noirs rayés et couverts de blanco. Que dire de la seule photocopieuse de l'établissement, en panne une fois sur deux, et que les professeurs ne peuvent utiliser qu'avec parcimonie? Bref, que de plaisir à exercer le métier d'enseignant à Djibouti!

Les propos du ministre de l'Éducation Nationale ne sont tenus que pour nous rassurer. Nous sommes ainsi ravis d'apprendre que 25% du budget national est réservé au secteur éducatif! Sans ces chiffres, il est certain que nous aurions de bonnes raisons de nous demander s'il y a effectivement une somme d'argent allouée à l'Education Nationale djiboutienne.

Avons-nous finalement de véritables raisons de nous inquiéter des conditions dans lesquelles les cours sont dispensés dans certains établissements scolaires, quand un article de La Nation nous console en nous apprenant que mercredi 14 février dernier, une convention de financement de 8 millions d'euros a été signée entre Djibouti et l'Agence Française de développement ?

Cette somme considérable serait apparemment destinée entre autres choses à la construction d'un nouveau collège à Balbala ainsi qu'à la réhabilitation d'infrastructures scolaires. Que demande le peuple? Rien d'autre que de voir ces 8 millions d'euros utilisés effectivement dans la rénovation des écoles primaires, collèges et lycée de Djibouti.

Il ne serait cependant pas étonnant que d'ici quelques années, les locaux d'enseignement continuent à se détériorer sans que le gouvernement ne s'en préoccupe.                

Mariam

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