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Dernières nouvelles - Édition en Ligne de Mars
2007
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Codirecteur
de publication:
MAHDI IBRAHIM A. GOD Email : realite_djibouti@yahoo.fr
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28/03/2007 Lettre adressée au
ministre français des Affaires étrangères par l'AFASPA
28/03/2007 Création du Comité
pour la libération de Jean-Paul Noël Abdi
27/03/2007 L’ARD encourage la
mobilisation internationale pour faire libérer le
président de la LDDH
25/03/2007 M. Abdi Noël
souffrant de troubles cardiaques a été transféré à
l'hôpital Peltier dimanche 25 mars
24/03/2007 Pétition pour la
libération immédiate du président de la Ligue djiboutienne
des droits humains (LDDH)
23/03/2007 Dossier : Être
défenseur des droits de l'Homme à Djibouti (Radio Vatican)
22/03/2007 Déclaration de
l'Union interafricaine des droits de l'homme (UIDH) sur
l'emprisonnement de M. Abdi Noël
22/03/2007 Communiqué de
presse sur les travaux du 4e congrès de l'Union
interafricaine des droits de l'homme
21/03/2007 Le PDD dénonce
l'arrestation du président de la Ligue djiboutienne des
droits humains
21/03/2007 Le MRD dénonce
l'emprisonnement du président de la LDDH de Djibouti
19/03/2007 FIDH : le
Président de la ligue djiboutienne des droits humains
condamné à six mois de prison ferme
19/03/2007 Communiqué de
presse du MRD sur l'arrestation du président de la Ligue
des droits de l'homme
14/03/2007 L'Ardhd et Survie
adressent une lettre ouverte au ministre français des
affaires étrangères
13/03/2007 Diffusion
d'information de la LDDH du 12 mars 2007
12/03/2007 Communiqué
conjoint de Survie et de l'Ardhd pour dénoncer
l'arrestation du président de la LDDH
11/03/2007 Libération du
président de la LDDH et Communiqué de presse du 11 mars
2007
09/03/2007 FIDH et OMCT :
Arrestation du président de la Ligue djiboutienne des
droits humains
06/03/2007 Rapport américain
sur les droits de l'homme en république de Djibouti - 2006
03/02/2007 Note d'information
de la LDDH : Le Day, zone de non droit ?
01/03/2007 LDDH : Des
premières Dames de la Corne d’Afrique sous l’éclairage des
faits divers.
01/03/2007
Les Lecteurs nous écrivent L'éducation nationale
djiboutienne défaillante
Lettre adressée au ministre français des Affaires
étrangères par l'AFASPA
Michèle DECASTER
Bagnolet,
28 mars 2007
Secrétaire Générale de L'AFASPA
Monsieur Philippe Douste Blazy
Ministre des Affaires Etrangères
37, Quai d’Orsay
75007 PARIS
Objet :
Atteintes aux droits de l'Homme à Djibouti
Monsieur le Ministre,
Une
nouvelle fois les droits humains sont bafoués dans la
République de Djibouti, non seulement à l'égard des
populations civiles mais aussi envers les trop rares
démocrates qui tentent de les dénoncer et de s'y opposer.
Comme
vous le savez, le 18 mars dernier, Jean Paul Noël, Président
de la Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme (LDDH), a été
condamné, à six mois d’emprisonnement ferme par le tribunal de
Djibouti pour avoir demandé une enquête sur le charnier
découvert le 7 février 2007 au Day, non loin de la résidence
secondaire du Président de la République, et pour avoir
dénoncé le viol d’une jeune femme handicapée le 28 février
2007 par des soldats de la Garde Présidentielle .
L’Association Française d'Amitié et de Solidarité avec les
Peuples d'Afrique se joint à l'Observatoire pour le Respect
des Droits Humains à Djibouti et au Comité des Femmes
Djiboutiennes contre les Viols et l’Impunité pour dénoncer
cette condamnation scandaleuse et la répression qui
s'intensifie à l’encontre des personnes qui dénoncent les
violations des Droits Humains durant le deuxième mandat
présidentiel d'Ismael
Omar Guelleh.
La France qui dispose d'une base militaire à proximité de
telles exactions ne peut les cautionner dans un silence
coupable. Nous vous demandons par la présente d'intervenir
pour :
-
La libération immédiate de Jean Paul Noël dont l'état
de santé est inquiétant,
-
La fin des harcèlements de tous les démocrates
djiboutiens,
-
Qu'une enquête indépendante soit menée pour faire toute
la lumière sur le charnier découvert au Day le 7 février 2007,
-
La fin de l’impunité pour les auteurs des massacres et
des viols.
Dans l'attente de votre réponse, je vous prie de recevoir,
Monsieur le Ministre, l'expression de mes salutations
distinguées.
Michèle DECASTER
Secrétaire Générale de L'AFASPA
Création du Comité pour la libération de Jean-Paul Noël
Abdi
COMITE POUR LA LIBÉRATION DE
JEAN PAUL NOËL ABDI
Président de la Ligue
Djiboutienne des Droits Humains
E.mail :
libertejpn@hotmail.fr
Un Comité
pour la libération de Jean Paul Noël Abdi, Président de la
Ligue Djiboutienne des Droits Humains s’est constitué le 22
Mars 2007 à Paris.
- Pour
dénoncer la condamnation de Jean Paul Noël à 6 mois de prison
ferme par le tribunal de Djibouti le 18 /03/ 2007 pour
diffamation et diffusion des fausses nouvelles concernant le
viol d’une jeune fille handicapée par les soldats de la Garde
Présidentielle le 24 /02/2007 au Day.
En réalité il est emprisonné
pour avoir dénoncé le rôle de l’Armée Djiboutienne dans les
exécutions extra judiciaires de 7 civils du Day de 1994 dont
le charnier a été découvert le 7/02 /2007.
-
Pour la libération immédiate de Jean Paul Noël dont
l’état de santé est préoccupante.
Le Comité est composé de
citoyens djiboutiens et français, soutenu par des
personnalités et des associations. Il est ouvert à toute
personne qui souhaite participer à la libération de Jean Paul
Noël.
Le Comité se propose
d’informer et de sensibiliser la communauté internationale
pour obtenir la libération du Président de la Ligue
Djiboutienne des Droits Humains.
Fait à Paris le 23 Mars 2007
***
Les Porte parole du
Comité pour la libération de Jean Paul Noël
Simone Bernier
Said Mohamed
Mahdi Ibrahim
Aicha
Dabalé
Les Membres du Comité
Pour la Libération de Jean Paul Noël
Ali Coubba, Uguta Toosa
Colette Delsol, Les
Nouvelles d’Addis
Daher
Ahmed Farah, MRD
Christiane Poyet, l’Illalta
France
Gysèle Noublanche, Ligue
Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté
Sabine Salmon, Femmes
Solidaires
Decaster Michèle, AFASPA
Mohamed
Daoud Chehem, PDD
Kassim
Ahmed Kassim, A.D.D
Kassim
Ahmed Dini, L.D.D.H.
Sy Savané Mamadou,
journaliste
Houmado Abdallah, FRUD
Elisabeth Logié,
A.F.A.S.P.A
Sadik Mohamed Daoud,
F.R.U.D
Maki
Houmed Gaba, A.R.D
Ibrahim Ali, Observatoire
pour le Respect des Droits Humains à Djibouti
Mablé Viviane, Comité
Togolais de résistance
Meeké Abdi Nour,
France/Djibouti
Jean Chatain, journaliste
Kécheri Doumbia, amicale
Panafricaine
Géraldine le Digol, Clara
Magazine
Alain Letterier, Les
Nouvelles d’Addis
Mohamed
Kadamy, F.R.U.D
Ebo
Maki et Djilani Ibrahim, F.D.P
Les
associations qui soutiennent le Comité pour la Libération de
Jean Paul Noël
Association Française de
Solidarité avec les peuples d’Afrique
Amicale Panafricaine
Association Femmes
Solidaires
Observatoire pour le
Respect des Droits Humains à Djibouti
Association pour la
Démocratie et le Développement
Forum pour la Démocratie
et la Paix
Comité des Femmes
Djiboutiennes contre les viols et l’Impunité
Association
France/Djibouti
L’ARD encourage la mobilisation internationale pour faire
libérer le président de la LDDH
27/03/2007
Les autorités djiboutiennes ont fait arrêter et jeter en
prison le 18 mars 2007 le président de la Ligue
djiboutienne des droits humains (LDDH) qui plus est le
représentant de la Fédération internationale des ligues
des droits de l’homme (FIDH) à Djibouti, M. Abdi Noël
Jean-Paul.
Sous
l’influence d’un gouvernement irrité par la dénonciation
de ses actes barbares contre des civils, le tribunal de
première instance de Djibouti n’a pas hésité à enfermer le
défenseur des droits de l’homme après un procès hâtif pour
« divulgation de fausses nouvelles » et « dénonciation
calomnieuse ».
Il est de
fait reproché au défenseur des droits de l’homme d’avoir
évoqué la découverte d’un charnier dans le nord du pays au
cours du mois de février 2007 et d’avoir fait état d’une
plainte pour viol appuyée pourtant par un certificat
médical déposée par le père de la victime âgée de 8 ans.
L’ARD
dénonce avec la dernière énergie la tyrannie sans cesse
renouvelée du président Ismaël Omar Guelleh et exige la
libération immédiate et inconditionnelle du chantre de la
liberté nationale.
Le tollé
international levé de toutes parts contre cette mesure
d’exception a d'ores et déjà passé toutes les frontières.
Au
communiqué diffusé par l’Union interafricaine des droits
humains (UIDH) le jour de son arrestation a succédé celui
de la FIDH, suivi à son tour de nombreuses déclarations
émanant de l’ensemble des mouvements associatifs et
citoyens de Djibouti et amis de Djibouti.
L’association Survie aidée de l’Association pour le
respect des droits de l’homme à Djibouti (Ardhd) a lancé une pétition en ligne diffusée notamment sur le
site de l’ARD : le Lien
avec la pétition. Des pétitions seraient encore en
projet pour demander aussi la libération du président de
la LDDH.
L’action
des Djiboutiens et de l’opposition nationale ne pouvait
rester indifférente à la démence qui s’empare une nouvelle
fois des autorités djiboutiennes coutumières d’une mise au pas
des citoyens et d'une suppression de leur droit à
témoigner de leur sort commun.
LA
RÉDACTION
M. Abdi Noël souffrant de troubles cardiaques a été
transféré à l'hôpital Peltier dimanche 25 mars
Nous apprenons que le président de la
ligue djiboutienne des droits humains emprisonné à la
prison de Gabode, Jean-Paul NOEL ABDI, a été transféré ce
jour dimanche 25 mars 2007 à l'hôpital général PELTIER
après que son médecin traitant ait diagnostiqué de sérieux
soucis cardiaques. Le diagnostic a été confirmé par le
cardiologue de l'hôpital PELTIER.
M. Abdi Noël se trouve donc en
convalescence et dans l'attente de son jugement en appel.
Information communiquée par le fils de M. Abdi Noël, Hassan
Abdi Noël
Pétition pour la libération immédiate du président de la
Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH)
En signant la présente pétition,
j'apporte mon soutien à la Défense des Droits Humains à
Djibouti.
Je demande au Président de la République et aux autorités
politiques et judiciaires d'annuler le jugement rendu dans
le procès de Monsieur Jean-Paul Noel ABDI, Président de la
LDDH, Vice-Président de l'UIDH et représentant d'Amnesty
international et de lui rendre sa liberte et son
passeport, sans aucune condition.
Je dénonce le jugement qui a été pris à son encontre, car
il a été pris sur la base d'informations manipulées et de
de pression sur les victimes, les parents et les témoins.
Je demande à la Communauté internationale d'intervenir
auprès du régime de M. Ismael Guelleh pour qu'il
rétablisse un État de Droit à Djibouti et en particulier
qu'il rende son indépendance à la Justice.
De plus, l'état médical de Monsieur Jean-Paul Noël ABDI
semble être difficilement compatible avec une
incarcération à Gabode et je suis préoccupé par
l'évolution de sa santé dans un univers carcéral, car elle
nécessite un suivi permanent.
Signez la Pétition
Déclaration de l'Union interafricaine des droits de
l'homme (UIDH) sur l'emprisonnement de M. Abdi Noël
DECLARATION DU
22 MARS DE L’UIDH SUR L’EMPRISONNEMENT DE M. NOËL ABDI
JEAN-PAUL
C’est avec une
grande stupéfaction que l’Union Interafricaine des Droits de
l'Homme (UIDH) a appris la condamnation de M. Noël ABDI
Jean-Paul, Président de la Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH) et Vice Président de l’UIDH pour la Corne de
l’Afrique.
En effet, le 18 mars 2007, au terme d’un procès entaché de
graves irrégularités, M. Noël ABDI Jean-Paul a écopé de six
(6) mois de prison ferme assortis de 100.000FDJ d’amende.
M. Abdi Noël Jean Paul menait des investigations sur la
découverte d’un charnier le 9 février 2007 à moins d’un
kilomètre de la propriété Présidentielle, le « charnier du Day
». Les ossements exhumés par les eaux seraient ceux des civils
innocents, victimes d’exécutions sommaires et extrajudiciaires
par les Forces armées djiboutiennes le 1er janvier 1994.
Il enquêtait également sur un cas de viol perpétré le 24
février 2007 sur une jeune fille sourde-muette se trouvant
seule dans sa maison, acte commis par deux individus, dont un
sergent de la Garde Présidentielle affecté à la surveillance
de la propriété Présidentielle privée.
M. Abdi Noël Jean Paul a été interpellé le 9 mars 2007 par la
police judiciaire et placé en garde à vue. Les autorités
judiciaires lui reprochent, entre autres, d'avoir sciemment
diffusé de fausses nouvelles et ce faisant, diffamé et porté
le discrédit sur les institutions de la République ainsi que
leurs dirigeants.
A l'issue, de
sa garde à vue, il a été déféré au parquet de Djibouti pour
répondre des chefs d'accusation retenus à son encontre. Par la
suite, il a bénéficié d'une liberté provisoire.
Une demie heure après sa sortie de prison, le directeur de la
sécurité publique, le Lieutenant Colonel Omar H. Hassan, a
ordonné la saisie de son passeport. Cette mesure inique visait
à empêcher M. Noël Abdi Jean Paul à se rendre au Burkina Faso
pour assister au Congrès de l’UIDH prévu les 15, 16 et 17
mars.
En effet, l’UIDH
dans une lettre adressée à M. Ibrahim Idriss Djibril, Ministre
de la Justice , chargé des droits de l’homme a protesté contre
cette mesure qui constitue une violation au droit de circuler
librement et a demandé la restitution dudit passeport, requête
restée sans suite. Pire, M. Abdi Noël Jean Paul a été condamné
à six mois de prison ferme.
L’UIDH s’inquiète de la tournure prise par les évènements et
craint pour la vie de M. Abdi Noël Jean Paul dont l’état de
santé exige un suivi régulier. Elle exhorte les autorités
djiboutiennes à :
- garantir
l’intégrité physique et psychologique de M. Abdi Noël Jean
Paul et de tous ses associés ;
- ordonner sa libération immédiate et sans condition ;
- mener une
enquête indépendante sur le « charnier du day » et l’affaire
du viol afin d’identifier toutes les personnes impliquées, de
les traduire devant un tribunal indépendant et d’appliquer les
sanctions prévues par la loi ;
- garantir le
respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales
selon les lois nationales et les instruments internationaux
ratifiés par la République de Djibouti.
Ouagadougou le
22 mars 2007
Le Président de l’UIDH
Me Brahima KONE
Communiqué de presse sur les travaux du 4e congrès de
l'Union interafricaine des droits de l'homme
UIDH -
Communiqué de presse sur les travaux du 4ème congrés qui s'est
tenu à Ouagadougou et auquel Jean-Paul Noël ABDI n'a pu
présenter en personne la situation alarmante des Droits de
l'Homme à Djibouti (Privé de passeport par le régime d'IOG
...)
LE 4ème
CONGRÈS de l’UNION INTERAFRICAINE des DROITS de l’HOMME
a placé les problèmes des conflits en Afrique au centre de ses
grandes préoccupations face aux drames que connaissent les
populations africaines endeuillées par les conflits générés
doublement par la mal gouvernance et le mal développement qui
plongent le continent dans la misère, la précarité, les
maladies endémiques, la faillite des systèmes éducatifs,
entraînant l’évasion de la jeunesse hors des différents pays
vers des destinations périlleuses, l’exode des travailleurs et
des élites fuyant les guerres civiles et les interventions
étrangères destructrices.
____________________________________
Face à ces drames qui se déroulent dans toutes les régions
d’Afrique, les foyers les plus ardents étant, actuellement, le
Darfour, la Somalie, l’Ethiopie – Erythrée, le Tchad, le
Centrafrique, le Congo, le Rwanda, le Burundi, la Guinée, le
Polisario, la Casamance, les Comores, l’Angola et le Kabinda,
la Côte d’Ivoire, le Nigeria, le Cameroun, le Niger, le Mali,
la responsabilité du Conseil de Sécurité des Nations Unies,
notamment des cinq membres disposant du DROIT de VETO (USA,
France, Grande Bretagne, Russie, Chine) soutenant les régimes
néocoloniaux corrompus au pouvoir, est fortement engagée
devant l’histoire et devant les peuples.
Aussi, le 4ème
Congrès de l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme, dont
la mission et la lutte pour le Droit des Peuples à disposer
d’eux-mêmes et les Droits de l’Homme à la liberté, à la
dignité, à l’éducation, à la culture, à la paix et à la
solidarité pour le développement, la justice contre la
corruption et l’impunité par la bonne gouvernance transparente
et alternante, interpelle la conscience universelle et avec
elle, les organisations, les mouvements, tous les acteurs
confondus de la défense des libertés fondamentales en Afrique
et dans le monde.
1) Au plan
africain, l’Union Africaine et la Commission des Droits de
l’Homme et des Peuples doivent réagir et agir d’urgence avec
obligation de résultats au niveau des populations endeuillées
par les pouvoirs corrompus, et ce, par l’application effective
de la Charte de la bonne gouvernance.
2) Au plan
international et mondial, le Conseil de Sécurité des Nations
Unies doit immédiatement contraindre ses Etats membres,
notamment, la France, la Grande Bretagne et les Etats-Unis à
cesser de prêter main forte aux régimes corrompus en Afrique
et voire même par leurs interventions armées directes dans le
bombardement génocidaire pratiqué sur les populations du
Tchad, du Soudan, du Centrafrique, de Somalie, de l’Erythrée,
du Congo, du Burundi et du Rwanda, jouant ainsi, tout à la
fois, les pompiers pyromanes et les médecins après la mort.
Le 4ème
Congrès de l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme, dans
son département chargé de la gestion des conflits,
intensifiera ses efforts pour contribuer à la recherche de
solutions en vue de l’avènement de l’Etat de Droit pour que
règne la liberté, la paix et l’amitié entre les êtres, les
nations et les peuples.
Le 22 mars
2007.
Professeur Kapet de BANA,
Membre du Comité de Coordination de l’Union Interafricaine
des Droits de l’Homme, chargé de la gestion des conflits.
_____________________________
Siège social : 01 BP 1346 Ouagadougou 01
tel :( 226) 31.61.45. fax : (226) 31.61.44.
BURKINA FASO (West Africa)
Contact du Responsable chargé de la gestion des conflits :
Professeur Kapet de BANA : africa@smol.org
Mémoire d’Afrique : http://africa.smol.org
Le PDD dénonce l'arrestation du président de la Ligue
djiboutienne des droits humains
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PARTI DJIBOUTIEN
POUR LE DEVELOPPEMENT
P.D.D. |
Siège Central: Gabode IV
Boite Postale: 892
Tél: +253 / 822860
République de Djibouti
Le 21 Mars 2007
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
A quelques mois des élections législatives de Décembre 2007,
le pouvoir met au grand jour son comportement face à la
démocratie tant attendue par le peuple djiboutien. Il confirme
qu’il n’est pas près du tout à accepter la moindre ouverture
démocratique.
Les preuves :
d’abord la
confiscation, en Février 2007, des matériels du seul journal
indépendant, considéré comme la voix de l’opposition.
et puis la
condamnation, le 18 Mars 2007 à six mois fermes, du Président
de la Ligue Djihoutienne des Droits Humains, Jean-Paul ABDI
NOÉL pour une affaire pour laquelle le Gouvernement devait
ouvrir une enquête pour rechercher les auteurs de ce massacre
au lieu de s’en prendre au Défenseur des Droits de l'Homme,
qui n’a fait qu’annoncer sa découverte.
Par ces actes,
le pouvoir donne raison aux partis d'opposition qui
dénonçaient déjà son refus de l’ouverture démocratique réelle
contrairement à ses discours prononcés par ici, par là et
destinés aux pays démocratiques.
Le P.D.D., restant attaché aux libertés individuelles et
d’expression, demande la libération immédiate et sans
conditions du Président Jean-Paul ABDI NOEL.

FIDH : le Président de la ligue djiboutienne des droits
humains condamné à six mois de prison ferme
19/03/2007 Djibouti / Défenseur

Le Président
de la Ligue djiboutienne des droits humains condamné à 6 mois
de prison ferme sans réelle possibilité de défense.
Le 18 mars
2007, M. Jean-Paul Noël Abdi, président de la Ligue
djiboutienne des droits humains (LDDH), a été condamné par la
Chambre des flagrants délits du Tribunal de première de
instance de Djibouti à 6 mois de prison ferme et 100.000
francs djiboutiens d’amende. Il a été condamné pour
« divulgation de fausses nouvelles », « dénonciation
calomnieuse » et « diffamation » à propos d’une communication
de la LDDH émise le 14 février 2007 concernant la découverte
d’un charnier dans le village du Day (district de Tadjourah)
comprenant les corps de sept civils qui auraient été tués par
les forces gouvernementales le 1er janvier 1994.
Présent au
procès, l’avocat de M. Abdi, Maître Zakaria Abdillahi, avait
formulé une demande de renvoi, les pièces les plus importantes
du dossier, notamment celles relatives à la procédure
préliminaire et la plainte du ministère de la Défense, ne lui
ayant pas été communiquées. Me Zakaria Abdillahi fondait
également sa demande de renvoi sur le besoin de citer
d’importants témoins. Sa demande ayant été refusée par les
juges, il n’a pu défendre son client. Après une heure
d’audience, la Chambre a prononcé la condamnation et émis un
mandat de dépôt. M. Abdi a été conduit à la prison centrale de
Gabode. Son avocat a fait appel ce matin.
Compte tenu
des charges retenues contre M. Abdi, l’Observatoire pour la
protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme
conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits
de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la
torture (OMCT), s’étonne, dans un premier temps, que l’affaire
ait été portée devant la Chambre des flagrants délits et non
le Tribunal correctionnel.
L’Observatoire
dénonce également le fait qu’aucune pièce importante du
dossier n’ait été préalablement communiquée à l’avocat de M. Abdi,
ce en violation des droits de la défense garantis par la loi
djiboutienne et les dispositions de la Charte africaine des
droits de l’Homme et des peuples et du Pacte international
relatif aux droits civils et politiques, ratifiés
respectivement par Djibouti en 1991 et 2003.
L’Observatoire
rappelle en outre que l’arrestation de M. Abdi le 9 mars 2007
s’était effectuée de façon arbitraire, sans mandat, et que son
passeport avait été saisi par les forces de police sans
décision de justice (cf. communiqué de l’Observatoire du
13/03/2007).
L’Observatoire
prie les autorités djiboutiennes de garantir en toutes
circonstances l’intégrité physique et psychologique de M. Abdi
et demande que toutes les irrégularités de procédure soient
dûment prises en compte par les juges à l’occasion du jugement
en appel qui doit intervenir dans les plus brefs délais.
L’Observatoire
demande plus généralement aux autorités djiboutiennes de se
conformer aux dispositions de la Déclaration sur les
défenseurs des droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée
générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, notamment à son
article premier qui dispose que « chacun a le droit,
individuellement ou en association avec d’autres, de
promouvoir la protection et la réalisation des droits de
l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et
international » et à son article 6.b qui dispose que « chacun
a le droit, individuellement ou en association avec d’autres
de publier, communiquer à autrui ou diffuser librement des
idées, informations et connaissances su tous les droits de
l’Homme et toutes les libertés fondamentales », ainsi qu’aux
dispositions des instruments internationaux et régionaux
ratifiés par Djibouti.
L’Observatoire
prie enfin la Rapporteure spéciale de la Commission africaine
des droits de l’Homme et des peuples sur les défenseurs des
droits de l’Homme ainsi que la Représentante spéciale du
Secrétaire général des Nations unies sur les défenseurs des
droits de l’Homme de saisir les autorités de Djibouti sur le
cas de M. Jean-Paul Noël Abdi.
Pour plus
d’informations, merci de contacter : FIDH : Gaël Grilhot : +
33 1 43 55 25 18 / OMCT : Delphine Reculeau : + 41 22 809 49
39
Dossier : Être défenseur des droits de l'Homme à Djibouti
Diffusion de Radio Vatican, le 15
mars 2007
L’Observatoire pour la protection des défenseurs des
droits de l’Homme a rendu son rapport 2006 le 13 mars
dernier. Ce rapport présente la situation de plus de 1300
défenseurs de ces droits réprimés à travers le monde. Il
dénonce aussi les entraves à la liberté d’expression
d’associations dans près de 90 pays. Parmi ces hommes et
ces femmes au chevet des droits de l’homme, Jean-Paul Noël
Abdi, président de la ligue djiboutienne des droits
humains.
Arrêté par la police dans la semaine du 5 au 11 mars 2007
pour avoir dénoncé un viol, il n’a pas été autorisé à
sortir du territoire pour participer à la conférence de
presse sur la sortie de ce rapport 2006. Au quotidien, il
se bat pour le respect des droits de l’Homme à Djibouti.
Écoutez l'interview de M. Abdi Noël :

Propos
recueillis par Antony Torzec
Le MRD dénonce l'emprisonnement du président de la LDDH de
Djibouti
|
Dakar, Sénégal (PANA) – Le Mouvement pour le renouveau
démocratique et le développement (MRD, opposition
djiboutienne) a vivement dénoncé la condamnation à
six mois de prison ferme du président de la Ligue
djiboutienne des droits humains (LDDH), Jean-Paul
Noël Abdi, exigeant sa libération "immédiate et sans
condition".
Dans un communiqué transmis mardi à la PANA, le MRD
indique que la condamnation de M. Abdi est assortie
d'une amende de 200.000 francs djiboutiens.
Arrêté le 9 mars et placé en détention à la
"sinistre prison de Gabode", le président de la LDDH
avait bénéficié le 11 mars d'une liberté provisoire.
Selon le MRDD, M. Abdi a été accusé d'avoir publié
de fausses nouvelles au sujet du viol d'une jeune
fille sourde-muette par un membre de la garde
présidentielle ainsi que sur la découverte, le 9
février, d'un charnier contenant sept corps de
civils "tués par les troupes gouvernementales", en
janvier 1994, dans la forêt du Day, "non loin de la
résidence d'été du dictateur" Ismaël Omar Guelleh,
le président Djiboutien.
"Ce chef d'accusation de diffusion de fausses
nouvelles, ne trompe personne. Il en rappelle
d'autres. C'est sous le même motif fallacieux que le
journal le Renouveau Djiboutien et le MRD sont
régulièrement attaqués et arbitrairement réprimés",
déclare le MRD dans son communiqué daté du 19 mars.
"En réalité, c'est son engagement en faveur des
droits humains qu'il est reproché au président de la
LDDH. Il s'agit de le réduire au silence", ajoute le
MRD, estimant que le gouvernement djiboutien sera
"tenu pour responsable de toute dégradation de son
état de santé fragile, compte tenu des conditions de
détention inhumaines qui caractérisent la sinistre
prison de Gabode".
Dakar, 20/03/07 |
Communiqué de presse du MRD sur l'arrestation du président
de la Ligue des droits de l'homme
Mouvement pour le Renouveau démocratique et le
Développement
(Ancien PRD)
Cité Poudrière Avenue Nasser
Tel : 34 23 99
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Djibouti
Bruxelles, le 19 mars 2007
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
EN JETANT EN PRISON LE PRÉSIDENT DE LA LDDH , LE REGIME POURSUIT SA
LOGIQUE RÉPRESSIVE !
Après
l’avoir arrêté vendredi 9 mars 2007, placé en garde à vue
dans les locaux de la police, transféré le lendemain à la
sinistre prison de Gabode puis mis en liberté provisoire
dimanche 11 mars 2007, le pouvoir dictatorial en place en
République de Djibouti a condamné à six mois de prison
ferme et à deux cent mille francs Djibouti d’amende le
président de la Ligue djiboutienne des droits humains
(LDDH), Jean-Paul NOËL ABDI. Il a été de nouveau jeté dans
la sinistre prison de Gabode.
Il est
reproché à Jean-Paul NOËL ABDI d’avoir publié de fausses
nouvelles au sujet du viol par un membre de la garde
présidentielle d’une jeune fille sourde-muette, Fatouma
Abdallah Ali, ainsi que sur la découverte le 9 février
2007 d’un charnier (sept corps de civils tués par les
troupes gouvernementales en janvier 1994) à la forêt du
Day, non loin de la résidence d’été du dictateur Ismaël
Omar Guelleh.
Ce chef
d’accusation de diffusion de fausses nouvelles, ne trompe
personne. Il en rappelle d’autres : c’est sous le même
motif fallacieux que le journal le Renouveau Djiboutien et
le MRD sont régulièrement attaqués et arbitrairement
réprimés.
En
réalité, c’est son engagement en faveur des droits humains
qu’il est reproché au président de la LDDH , Jean-Paul
NOËL ABDI. Il s’agit de le réduire au silence.
Le régime
poursuit sa logique répressive pour faire en sorte
qu’aucune voix libre, n’existe à Djibouti. Ce qui augure
mal des élections législatives prévues pour janvier 2008
dont rien n’indique qu’elles seront libres et
démocratiques.
Nous
dénonçons fermement cette condamnation et cet
emprisonnement arbitraires et exigeons la libération
immédiate et sans condition de Jean-Paul NOËL ABDI.
Le régime
sera tenu pour responsable de toute dégradation de son
état de santé fragile, compte tenu des conditions de
détention inhumaines qui caractérisent la sinistre prison
de Gabode.
Le président du MRD,
Daher Ahmed Farah
L'Ardhd et Survie adressent une lettre ouverte au ministre
français des affaires étrangères
Paris, le 14 mars 2007
Monsieur Philippe Douste-Blazy
Ministre des Affaires étrangères
Ministère des Affaires étrangères
37, quai d'Orsay
75351 PARIS CEDEX 07
Envoi par fax
Lettre
ouverte concernant la situation
d’un Défenseur des Droits de l’Homme à Djibouti
Monsieur le
Ministre,
Nos
associations sont particulièrement inquiètes sur l’évolution
de la situation à Djibouti et en particulier le harcèlement
policier dont est victime M. Jean-Paul Noël Abdi, Président de
la Ligue djiboutienne des Droits humains (LDDH) et
Vice-président pour l’Afrique de l’est de l’Union
interafricaine des Droits de l’Homme (UIDH).
La LDDH est
affiliée à la FIDH (Fédération internationale des Droits de
l’Homme à Paris).
Depuis de
nombreuses années, en dépit des difficultés et des obstacles
qu’il rencontre dans son pays, Monsieur Abdi défend les Droits
de l’Homme. Son action courageuse et engagée est reconnue non
seulement par les Djiboutiens mais par l’ensemble des
défenseurs des Droits de l’Homme.
La semaine
dernière, il a publié deux informations importantes :
- la première
concerne la découverte d’un premier charnier dans le Nord de
Djibouti (DAY)
- la seconde
concerne une affaire sordide : le viol récent d’une jeune
fille sourde-muette par un militaire de la Garde nationale
djiboutienne.
Les réactions
officielles du Gouvernement djiboutien ne se sont pas fait
attendre. Dès le vendredi 9 mars, Monsieur Abdi était arrêté à
son domicile par la Police criminelle qui agissait sans
mandat. En dépit de son état médical préoccupant et de la
nécessité de suivre un traitement régulier, il a été incarcéré
à la Prison de Gabode où il a passé quarante-huit heures en
garde à vue.
Au cours de
ces deux jours complets, il n’a été interrogé que durant 25
minutes par un juge d’instruction, qui lui a signifié sa
remise en liberté provisoire et qui lui a délivré une
convocation pour samedi prochain (17 mars).
A sa sortie du
tribunal, les policiers, agissant sur ordre, lui ont demandé
de leur remettre son passeport, qu’ils ont saisi. Pour ces
deux raisons, Monsieur Abdi ne pourra pas se rendre à
Ouagadougou pour participer à la conférence annuelle de l’UIDH
et présenter le rapport sur la situation des Droits de l’Homme
à Djibouti.
Par ailleurs,
la convocation qu’il a reçue pour samedi prochain, laisse
supposer qu’il est susceptible d’être de nouveau incarcéré
pour des motifs qui n’auraient rien de répréhensibles dans un
état de droit.
Nous
sollicitons votre Ministère pour qu’il intervienne le plus
rapidement possible auprès des autorités djiboutiennes, afin
que :
- le passeport
de Monsieur Abdi lui soit immédiatement restitué et qu’il soit
libre de circuler, y compris à l’étranger, pour participer à
cette conférence internationale,
- cessent
toutes les manoeuvres de harcèlement qui sont dirigées contre
un défenseur reconnu des Droits de l’Homme (cf. le communiqué
conjoint de la FIDH et de l’OMCT – Organisation mondiale
contre la torture)
La France ne
saurait admettre que de telles injustices soient commises sous
ses yeux, sans réagir.
Dans le cas
contraire, nous ne serions pas loin de penser qu’elle accorde
un soutien abusif à une dictature qui viole sans cesse et en
toute impunité (jusqu’à présent) les droits d’une population
civile qui est soumise à une forme moderne d’asservissement et
qui est victime de massacres (Arhiba 1991 et Arhiba 2005, plus
tous ceux que l’on commence à identifier au fur et à mesure de
la découverte de charniers).
Les raisons
seraient faciles à imaginer : la défense des intérêts
stratégiques de la France serait-elle supérieure à celle de la
protection des Défenseurs des Droits de l’Homme et aussi d’un
juge français assassiné dans l’exercice de ses fonctions.
Nos
associations vous remercient à l’avance de votre intervention
rapide, car le temps presse et de nous informer des démarches
diplomatiques qui auront été engagées par votre Ministère.
Dans cette
attente, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à
l’assurance de notre respect.
Association SURVIE
210, rue Saint-Martin – 75003 Paris
Tel : +33 (0)1-44-61-03-25
http://www.survie-france.org
Pour SURVIE
P/O Odile Biyidi |
ARDHD
84, rue Saint-Louis en l’ile - 75004 PARIS
Tel : +33 (0)1 46 34 70 70
http://www.ardhd.org
Pour l’ARDHD
Jean-Loup Schaal |
Diffusion d'information de la LDDH du 12 mars 2007
|

Le Président |
DIFFUSION D’INFORMATION
DU 12 MARS 2007
La Presse gouvernementale « file sa
corde » |
Cette mise
au point par le Journal « La Nation de ce lundi 12 mars
2007 » – juste après la décision du tribunal d’enquêter
sur la véracité de mes déclarations - hier 11 mars au
Tribunal - sur cette Affaire, il bon de se demander si
cette article n’est pas un prélude de répression avec tous
les risques de pression sur un ou/et des témoins, alors
que la Justice djiboutienne continue d’enquêter.
NOËL ABDI
Jean-Paul
***
Mise au
point, suite au communiqué de la ligue des droits de
l'Homme ( L.L.D.H) paru la semaine dernière relatif à un
différend survenu dans la localité du Day le 24 février
dernier et en réaction aux interprétations des faits
relatés dans ledit communiqué, Nous, Abdallah Dabaleh -
Mohamed, Akel général de Day et Abdallah Ali Mohamed, père
de la fille concernée, tenons à apporter !es précisions
suivantes :
Les faits
en question se résument en vérité à une dispute entre
d'une part un élément de la Garde républicaine accompagné
d'un enseignant et d'autre part une jeune fille.
Cette
affaire a aussitôt été portée par Abdallah Ali Mohamed
devant les autorités coutumières de la région. Lesquelles
autorités ont à leur tour saisi le chef d'état-major de la
Garde républicaine, le colonel Mohamed Djama, qui,
conformément aux lois coutumières en vigueur a procédé
avec les notables de la région, au règlement à !'amiable
de !'affaire.
Nous
tenons par ailleurs à profiter de cette occasion pour
remercier le colonel Mohamed Djama qui s'est montré
particulièrement responsable dans l'affaire à notre égard.
Nous remercions également le député Mohamed Dileita
Mohamed -et l'ancien député du Day Chehem Ahmed, qui ont
joué un rôle prépondérant dans la résolution de cette
affaire.
Abdallah Qabalé Mohamed, Akel Général de Day
Communiqué conjoint de Survie et de l'Ardhd pour
dénoncer l'arrestation du président de la LDDH
12 mars
2007 : communiqué conjoint de SURVIE et de l’ARDHD pour
dénoncer l’arrestation de Jean-Paul Noël ABDI, Président
de la Ligue djiboutienne des Droits humains.
SURVIE et l’ARDHD dénoncent l’arrestation à son domicile, le
vendredi 9 mars, de Jean-Paul Noël ABDI, Président de la
Ligue djiboutienne des Droits humains (association
affiliée à la FIDH) et Vice-Président de l’UIDH pour
l’Afrique de l’est.
Aussitôt après son arrestation, il a été placé en garde à vue dans
la sinistre prison de Gabode, ce qui semble peu
compatible avec son état de santé, qui nécessite des
soins et des médications régulières.
A l’heure actuelle, les autorités judiciaires n’ont pas communiqué
les motifs de son arrestation, précisant seulement que
l’enquête poursuivait son cours.
Tout porte à croire que cette arrestation, qui fait suite à des
harcèlements policiers réguliers depuis plusieurs
années, aurait son origine « officieuse » dans ses
prises de position en faveur du respect des Droits de
l’Homme à Djibouti, ses appels à l’ouverture d’enquêtes
judiciaires pour identifier et punir les coupables de
massacres et de viols. Récemment, il avait signalé la
découverte d’un charnier dans le Day (Nord de Djibouti).
Parallèlement, il avait rappelé l’impunité dont
bénéficiaient les auteurs des massacres d’Arhiba en
décembre 1991 et en novembre 2005 et il avait encouragé
les familles des victimes à déposer des plaintes.
Il a été remis en liberté provisoire ce dimanche 11 mars vers
13h30, avec obligation de se présenter devant la Justice
dans une semaine. La Police a confisqué son passeport,
ce qui l’empêche de se rendre au Congrès de l’UIDH qui
se tiendra à Ouagadougou le 15 mars.
SURVIE et l’ARDHD s’insurgent contre ces méthodes d’intimidation
des Défenseurs des Droits de l’Homme et demandent aux
plus hautes autorités djiboutiennes :
- de faire restituer, sans condition, le Passeport de M. Jean-Paul
Noël Abdi et de lui garantir la liberté de circulation
afin qu’il puisse participer au congrès de l’Union
interafricaine des Droits de l’Homme (UIDH), le 15 mars,
où il devrait représenter son Pays, en sa qualité de
Vice-Président pour l’Afrique de l’Est,
- de faire cesser toutes les mesures de harcèlement dont il est
régulièrement victime.
Contacts :
SURVIE
Olivier
THIMONIER
210, rue
Saint-Martin – 75003 Paris Tel : +33 (0)1-44-61-03-25 E-mail :
olivier.thimonier@survie-france.org
http://www.survie-france.org
ARDHD
Jean-Loup
SCHAAL
84, rue
Saint-Louis en l’ile - 75004 PARIS Tel : +33 (0)1 46 34 70 70
E-mail : :jlschaal@ardhd.org http://www.ardhd.org
Libération du président de la LDDH et Communiqué de presse
du 11 mars 2007
|

Le Président |
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
DU 11 MARS 2007
PARLER DU DAY EST A HAUT RISQUE !
VISITE IMPOSÉE MAIS FORTUITE
A LA PRISON DE GABODE |
Vendredi 9
Mars 2007, à 9 heures du matin, deux véhicules de la FNP
se sont arrêtés face au domicile de M. NOËL ABDI
Jean-Paul, défenseur des Droits de l’Homme, sis au
Boulevard De Gaulle en République de Djibouti.
Juste
après mon petit déjeuner, j’ai pris mes médicaments et je
fus conduis à la brigade criminelle, sous bonne garde,
sans mandat d’arrêt, sans même connaître le motif de mon
arrestation, ce qui m’aurait, au moins, permis de prendre
avec moi les communications publiées concernant l’affaire
de la découverte du charnier du Day.
Il est
vrai, que de la découverte de ce charnier est très
probablement la source même de l’énervement du chef de l’Etat
et des motifs de mon arrestation en garde à vue, puis le
lendemain samedi 10 mars je fus conduit à Gabode par
Décision du Ministère publique.
Il est
vrai, qu’en 1994, l’actuel chef de l’État était le
principal Patron de la Sécurité Nationale et que toutes
ouvertures d’enquêtes judiciaires indépendantes semblent à
chaque fois être inopportunes, surtout en cette période de
conjoncture régionale complexe pour certains alliés dont
quelques uns sont, plus ou moins, en déroute.
Il est
vrai, que les informations précises, de la Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), contre le règne de
l’Impunité dérangent beaucoup.
Dans ce
cadre des informations complémentaires ne manqueront pas
d’être publiés.
Toutefois,
il est à souligner que l’enquête proprement dite n’a duré
que 25 minutes et s’est essentiellement portée sur deux
communications relatives au Day, dont essentiellement
celui de la découverte d’un charnier de sept personnes
disparues. Sur ce point fondamental, je suis à la
disposition de toute Commission d’Enquête nationale
indépendante ou internationale, pour apporter ma totale
collaboration.
Aujourd’hui, le 11 mars 2007 le Président de la Chambre
des Flagrants délits du Tribunal m’a mis en liberté
provisoire pour une semaine et a ordonné au Parquet de
procéder à une enquête. Après avoir quitté la prison de
Gabode à 13 h 45, juste après ma libération, le Directeur
de la Sécurité publique le Lieutenant colonel Omar H.
Hassan a demandé à deux de ses officiers de saisir mon
passeport.
C’est à se
demander si cet ordre, venu inéluctablement d’En Haut,
consiste uniquement à neutraliser toutes possibilités de
participer au Congrès de l’Union Interafricaine des Droits
de l’Homme (UIDH), et ce au cas où le Tribunal accepterait
mon départ pour une semaine.
Voilà,
encore, un cas type de décision sans aucune base légale,
sans aucune notification judiciaire, ces décisions
policières sont inadmissibles et ne fait qu’accentuer la
politique de Non Droit qui persiste encore dans mon pays.
Mes
Conseils internationaux sont déjà avertis.
M. NOËL
ABDI Jean-Paul
FIDH et OMCT : Arrestation du président de la Ligue
djiboutienne des droits humains
L’Observatoire
Pour la Protection des Défenseurs des Droits de l’Homme
|
THE OBSERVATORY
for the
Protection of Human Rights Defenders
|
EL OBSERVATORIO
para la
Protección de los Defensores de Derechos Humanos |
DJIBOUTI Arrestation du président de
la Ligue djiboutienne des droits humains
Paris –
Genève, le 9 mars 2007 - L'Observatoire a été informé de
l'arrestation de M. Jean-paul Noël Abdi, président de la
Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), le 9 mars
2007.
Selon les
informations reçues, des policiers de la Brigade
criminelle se sont présentés au domicile de M. Noël Abdi
le 9 mars 2007, vers 11h00. Ils l’ont ensuite emmené dans
les locaux de la Brigade criminelle, sans préciser le
motif de son arrestation. Vers 13h00, M. Noël Abdi était
officiellement placé en garde à vue.
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