Dernières nouvelles - Édition en Ligne de Mars 2010

 

                   Alliance                    « La seule vraie politique est la politique du vrai » EDGAR FAURE
                
Républicaine
             
pour le Développement

 Directeur de publication : Mohamed Ali Abdou.   Codirecteur : Mahdi Ibrahim A. God.   Email : realite_djibouti@yahoo.fr


S  o  m  m  a  i  r  e

25/03/2010 Interview de Mahdi Ibrahim en somali
25/03/2010 Synthèse de l'interview donnée à Saylac.com par Mahdi Ibrahim A. God
25/03/2010 Journée mondiale de l'eau, à Khor-Angar : visite présidentielle salée !
23/03/2010  LDDH : Tableau de bord sur le phénomène de l'apatridie en république de Djibouti
22/03/2010 LDDH : A qui profile l'insécurité ambiante ?
21/03/2010  Note d'information de l'ARD : le sentier de tous les dangers, vers un nouveau déni de réalité ?
20/03/2010 Dimanche, un officier de police fait deux morts civils à Tadjourah
20/03/2010 Communiqué de l'Union djiboutienne du travail
20/03/2010 Plainte de vendeurs de bétail au procureur de la république
20/03/2010 Communiqué de presse de la LDDH du 20 mars 2010, rejet de requête du MRD contre l'Etat
19/03/2010 Commémoration des évènements du 19 MARS 1967 à Ottawa (texte en langue afar)
18/03/2010 LDDH : Le tribunal du conseil du contentieux administratif va statuer
16/03/2010 Deux vidéos de l'arrivée de Mahdi Ibrahim God et Cassim Ahmed à Ottawa
08/03/2010 Diffusion d'information de la LDDH du 8 mars 2010
08/03/2010 OTTAWA: Commémoration des évènements du 19 MARS 1967
08/03/2010 Communiqué de presse de la LDDH le 8 mars 2010
02/03/2010 Démenti de l'ARD à propos d'un article de LOI.


Interview de Mahdi Ibrahim en somali

Interview Mahdi

Mahdi Ibrahim A. God

Synthèse de l'interview donnée à Saylac.com par Mahdi Ibrahim A. God

L’ARD est l’Alliance Républicaine pour le Développement, émanation du FUOD (Front Uni de l’Opposition Djiboutienne) créé en Juin 1992 à Paris sous l’égide du Frud dirigé par Ahmed Dini Ahmed, Front armé membre à part entière de la coalition de l’Opposition Djiboutienne.

Après la signature de l’accord de paix définitive du 12 mai 2001, cette coalition s’est transformée en parti légal et est devenue le premier parti de l’Opposition sur la scène politique Djiboutienne et soutient ses alliés pour la formation de partis libres et indépendants grâce au seul point de l’accord accepté par la régime dictatorial de Ismail Omar Guelleh à savoir le multipartisme intégral.

C’est sur cette même lancée face à un système sectaire et corrompu que l’ARD et ses alliés ont formé l’UAD (Union pour l’Alternance Démocratique) lors des élections législatives de 2003. Ces alliés sont l’UDJ de Ismail Guedi Hared, le MRD de Daher Ahmed Farah et le PDD de Mohamed Daoud Chehem.

Spoliés de sa victoire, l’UAD n’a pas participé aux différentes consultations consécutives à cette mascarade électorale de janvier 2003. Quelle soit régionale, présidentielle (2005) ou législative.

L’ARD, compte tenu de ce qui précède avait accepté de signer la paix pour pouvoir asseoir une démocratie dans le pays. Le non-respect de l’accord de paix par l’autre partie signataire à savoir le pouvoir en place fait qu’aujourd’hui, la liberté et la démocratie sont loin d’être acquises. Nous constatons qu’il y a un pourrissement de la situation à tous les niveaux. Ce pourrissement et l’aggravation des conditions de vie de la communauté nationale de la capitale plus encore des régions de l’intérieur conduiront tôt ou tard à l’éclatement de la république.

Le risque est grand. Aucun crédit ne plaide en faveur d’IOG qui maintient la fermeture des frontières terrestres des régions de l’intérieur qui ne peuvent commercer avec les pays voisins comme le Yémen, l’Erythrée, l’Ethiopie ou le Somaliland. Tout doit transiter par Djibouti-ville. Par exemple le port de Tadjourah construit avec des fonds étrangers en partie de l’ordre de près de 400 millions de fdj reste fermé et sans activité aucune.

Plus grave est le constat de la manne financière dont la République semble disposer aujourd’hui. Avec un budget de 85 milliards fdj auxquels il faut ajouter les recettes tirées des différentes bases militaires dont pour ne nommer que deux les américains pour 15 millions de dollars US et les français pour 32 millions d’Euros en plus des aides bilatérales et multilatérales en plus des prêts, ce régime de fanfarons n’arrive pas à nourrir 800.000 âmes, c’est-à-dire moins de la moitié d’Ottawa. Nous disons donc tout simplement OUT à ce régime de fanfarons.

L’ARD sait que la cause du conflit armé dans son pays relevait de problèmes institutionnels. Nous sommes certes contre la modification de Constitution limitée à ne pas limiter le mandat présidentiel, mais s’il y a changement il faut une véritable réforme institutionnelle garantissant une réelle séparation entre les pouvoirs Exécutif, Législatif et Judiciaire.

Il est inadmissible que le président d’un parti politique comme le RPP et non de tous les Djiboutiens puisse se présenter comme un président de la république et pire encore chef de gouvernement ayant à sous ses bottes une assemblée nationale, seulement de nom, et une justice dont le rôle ne se limite qu’à rançonner les préjudiciables et condamner les opposants.

La question du 3ème mandat reste le cadet de nos soucis. Nous avons un différend plus important avec le régime. La réforme institutionnelle nous importe peu. Nous ne participerons pas aux futures élections présidentielles tant que les conditions de transparence (une CENI indépendante en plus d’un Conseil Constitutionnel digne de ce nom) ne sont pas réunies. Et nous ne soutiendrons aucun candidat déjà perdant d’avance.

Pour ce qui est de savoir si l’ARD soutient officiellement les jeunes qui combattent dans le nord de Djibouti, nous vous disons NON. Nous avons signé l’accord de paix du 12 mai 2001 sous la plume du regretté Ahmed Dini Ahmed et sommes un parti légalisé qui veut, dans l’état actuel des choses, épuiser l’ensemble des moyens, aussi peu soient-ils, pour aboutir à l’émancipation pacifique du peuple djiboutien dans le respect de la plateforme politique de l’Opposition : UAD (Union pour l’Alternance Démocratique). La solution militaire nous semble dans l’immédiat prématurée.

Sur les possibilités et les capacités de nos actions, nous sommes un parti qui dispose de moyens humains et des amis dans le cadre de l’UAD. Il s’agit d’une force importante et non des moindres. Nous userons dans les jours à venir dans la capitale de l’ensemble de nos capacités pour démontrer notre force pour un OUT définitif au régime des fanfarons et un OUI à réelle démocratie pour une République Unie et Solidaire.   

Certes, la politique régionale de la République de Djibouti n’est pars ce qu’elle devait être. Djibouti ne peut pas jouer un rôle de puissance régionale juste parce qu’il y a quelques milliers de militaires étrangers présents sur notre territoire. Ismail Omar Guelleh, le premier des fanfarons de son régime se croit à l’abri du trouble régional. D’ailleurs, ses contradictions politiques font qu’aujourd’hui alors qu’une partie de notre territoire reste encore occupée par l’Erythrée envoie à l’abattoir près de 500 bonhommes pour protéger le 3ème président somalien fabriqué à Djibouti.

L’ARD condamne ce comportement nuisible pour notre pays et le danger que lui fait courir Ismail Omar Guelleh. Nous avons reconnu depuis 1992 la république du Somaliland dont le peuple est aussi celui d’une partie des Djiboutiens. Un pays qui partage notre frontière. Nous n’accepterons pas qu’IOG importe par sa politique maléfique les flammes de Bakara de Mogadisho à la place Mahamoud Harbi.

Nous avons des bonnes relations commerciales avec l’Ethiopie et comptons toujours les entretenir et souhaitons les améliorer davantage dans le respect de nos amitiés et bons voisinages. Ceci est aussi valable pour l’Erythrée, le Somaliland et le Yémen tous pays frontaliers.

Retour au sommaire 

Accueil


Journée mondiale de l'eau, à Khor-Angar : visite présidentielle salée!

Illusionniste hors pair et spécialiste de l'esbroufe politique, le candidat à un troisième mandat anticonstitutionnel visite ce jeudi la localité de Khor-Angar dans le nord d'Obock.

Profitant de la célébration de la journée mondiale de l'eau, le chef de l'Etat se déplace pour « soulager » les ruraux, victimes de la soif dans cette zone côtière particulièrement hostile de notre pays. Précédé sur place par des centaines de figurants convoyés depuis la capitale par terre, air et mer, le sourcier national compte y inaugurer une petite unité de désalinisation d'eau de mer déjà installée depuis plusieurs mois au bénéfice des militaires déployés dans la zone.

Cette machine à l'origine d'un couteux déplacement présidentiel aurait déjà servi lors de la construction de l'hôtel Kempeski il ya quelques années.

Mais au fait, combien a couté cette installation au gouvernement ? Et à combien reviendra au contribuable djiboutien la note de l'inauguration présidentielle de cette unité de désalinisation qui, comme chacun sait, ne profitera jamais à la population assoiffée de Khor-Angar ? Tout simplement parce que le régime ne dépensera pas un sou pour l'approvisionnement en gas-oil du générateur.

Le problème de la soif dans toutes les régions de notre pays ne sera résolu qu'après le départ de l'actuel locataire du palais de l'escale. Pour l'heure, faute d'eau dessalée, le régime nous prépare une note salée de cette campagne à la campagne...

La rédaction, le 25/03/2010

Retour au sommaire 

Accueil


 LDDH : Tableau de bord sur le phénomène de l'apatridie en république de Djibouti

http://www.ardhd.org/photos/lddh/lddh01.jpg
Le Président

TABLEAU DE BORD
SUR LE PHENOMENE DE L’APATRIDIE
EN REPUBLIQUE DE DJIBOUTI

L’insupportable problème des Apatrides Djiboutiens
présenté au nom de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH).

Le droit à la Mémoire des Massacres du 20 mars 1967 est un Devoir pour nous tous .


Ce Tableau de Bord est dédicacé à toutes les victimes des massacres du Lundi 20 mars 1967 au lendemain du Référendum mascarade organisée par l’Administration coloniale française du 19 mars 1967.

C’est avec un sentiment de fierté et de compassion, loin de Djibouti, que les enfants des années 1967, des enfants à peine âgés de dix ans, mais pour certains d’entre eux, aujourd’hui des responsables politiques comme Mahdi Ibrahim God et Cassim Ahmed Dini, qui continuent comme ils l’ont toujours fait leur combat contre la dictature sournoise qui, hélas, classe Djibouti comme un vaste Cimetière des crimes organisés, un vaste Cimetière des victimes des répressions physiques et sociales, le vaste Cimetière de la Pauvreté et du Sida, enfin l’un des plus vaste Cimetière des détournements des Deniers Publics et des Biens Sociaux.

Djibouti compte actuellement « quatre milliardaires (4) et quatre cent mille (400 000) mendiants ».

Il est de notre Devoir d’exprimer tous nos encouragements et notre solidarité à Mahdi et à Cassim pour le juste combat qu’aujourd’hui en ce 19 mars 2010, combat qu’ils mènent auprès de leurs compatriotes du Canada loin de leur patrie, combat régulier, qu’ils mènent depuis leur tendre jeunesse notamment celui pour le Droit à la Mémoire lors des massacres par les Forces militaires coloniales bien avant notre Indépendance, les massacres d’Arhiba après l’indépendance par un régime aux méthodes coloniales.

En tant que vieux Djiboutien et actuellement Défenseur des Droits de l’Homme à Djibouti, en ce Jour de Mémoire, en ce Jour de souvenir de tous nos compatriotes morts pour l’Indépendance, je ne peux que participer par le cœur à ce Droit de Mémoire qui ce déroule actuellement à CANADA.

TABLEAU DE BORD

Dans le cadre des activités, des 17 et 18 mars 2010, de l’Atelier sur la Nationalité, l’Apatridie et l’Enregistrement des naissances à Djibouti par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, permettez-moi de vous soumettre un tableau de bord pour vous aider à mieux sentir ou comprendre certains aspects des couloirs ou filières politico-tribaux sous-jacents.

Dès sa création en 1999, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) s’est attelée à observer et à dénoncer les violations insupportables en matière des Droits Humains en République de Djibouti, en priorité les exécutions extrajudiciaires, les blocus alimentaires et sanitaires, et autres sévices de tout genre.

Née dans un contexte de conflit armé, avec tous les drames pour nos populations du Nord et de l’Ouest de notre pays, la LDDH était présente sur plusieurs autres Fronts, à savoir :

1. Les répressions contre la Liberté d’Expression, la Liberté de Presse, la Liberté à manifester pacifiquement, la Liberté de grève, toutes ces répressions sont en violations flagrantes aux articles de la Constitution de 1992 en particulier des Droits et Devoir de la Personne Humaine ;

2. Les harcèlements et les arrestations, les détentions et/ou emprisonnements arbitraires aux aspérités purement politiques ;

3. La forte tendance discriminatoire et inadmissible du refus d’octroyer des pièces d’identité aux Djiboutiens, mais surtout aux Djiboutiennes mariées à des Djiboutiens, qui depuis la période coloniale sont « condamnés à demeurer avec leurs enfants et petits enfants des Apatrides dans leur quartier, sans emploi ni avenir, et sans la liberté d’Aller et Venir sans être raflé ou… » ;

Ce dernier point est en violation permanente à la Dignité de la Personne Humaine, violations humiliantes et dégradantes qui perdurent depuis le 27 Juin 1977 Journée d’Espoir pour les vrais Djiboutiens, qui avaient lutté au prix de leur sang pour la Souveraineté Nationale, pour la Liberté et le Droit à sa personnalité juridique.

Ils et Elles ont combattu avec courage et abnégation contre les toutes les formes des dispositions racistes du colonialisme français espérant que la Liberté acquise serait la fin des tortures physiques et morales, la fin des rafles et des expulsions, souvent vers la Somalie.

Ces Djiboutiens dont les parents de certains, ont combattu pour la Liberté de la France contre le régime raciste des nazis hitlériens, ces Djiboutiens pensaient que toutes les formes de racisme allait prendre fin le jour de l’Indépendance.

Jusqu’aujourd’hui, ce racisme ethnique et/ou tribal persiste encore à Djibouti ville tout en soulignant que cette discrimination a pris de l’ampleur dans les régions du Nord et de l’Ouest de la République depuis le conflit armé de 1991.

Toutefois, l’actuel Directeur de la Population Dini Mohamed Daoud fait preuve d’efforts louables avec l’ouverture d’ores et déjà perceptif en ce concerne la délivrance des cartes d’identité aux Djiboutiens possédant la carte « Damer, en Somali âne » ou plus précisément la Carte de Résidence qui permettait aux Djiboutiens de circuler librement sans être raflé et de travailler dans le noir, ce depuis pratiquement plus de trente ans, depuis 1976 après la première négociation entre la LPAI et l’Administration coloniale de la rue Odinot de Paris.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) qui suit avec préoccupation et ce depuis sa création en 1999, toutes ces mesures discriminatoires qui ont, hélas, pris une ampleur avec des méthodes sournoises, après la signature des Accords de Paix de 2002.

Le phénomène des Apatrides Afar et celui des Somalis non Issas s’aggrave et s’amplifie avec les nouveaux afflux des immigrés eux aussi sans aucune pièce d’identité, et pour certains d’entre eux qui vivent à Djibouti depuis presque deux générations.

Il est temps de se mobiliser pour dénoncer et combattre un tel phénomène, qui s’aggrave et anéantit le propre de la nationalité Djiboutienne.

Il est temps de se mobiliser pour le Respect au Droit à toute personne d’avoir un Statut Juridique et circuler librement dans notre pays sans la peur au ventre d’être raflé..

Il est temps de mettre fin aux abus et aux instructions venues d’En-haut pour la délivrance des documents de voyage à des non Djiboutiens qui parfois rejoignent les Clubs des Crimes Organisés mais aussi les Pirates de mer.

Enfin, il est bon de rappeler que le refus d’appliquer au moins les dispositions des Textes en vigueur à Djibouti, ces refus d’application sont contraires et en violation à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et autres Conventions (civiles et politiques), mais aussi la Convention Internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale de 1965, Convention contre la torture et autres peines ou traitement cruels inhumains et dégradants de 1984, sans oublier la Convention de 1957 sur la nationalité de la Femme mariée, encore moins la Convention de 1954 relative aux Statuts des Apatrides.

En conclusion, cet Atelier organisé par le HCR et animé par E. Bilquees a été bénéfique avec la participation active d’un certain nombre de professeurs, qui ont posé des questions pertinentes en particulier par le professeur Youssouf qui a fait remarquer les contradictions entre des articles du Code de Famille et celui du Code civil en application à Djibouti.

Une étude, en droit comparé, plus poussée pourrait mettre en relief bon nombre de contradictions, et il est essentiel de le constater par l’établissement d’une liste des textes régulièrement bafoués ou pas du tout appliqués.

__________________________________________
Rappel :

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) avait publié une Note d’Information du 25 janvier 2000 sur le Droit à la Nationalité jointe en Annexe dés que nous aurons le rapport de l’Atelier, ainsi qu’une Diffusion d’Information avec des commentaires sur le Code de la nationalité Djiboutienne de 1982 dont certains des passages seront reproduits ultérieurement.

NOEL ABDI Jean-Paul
Défenseur des Droits Humains

Retour au sommaire 

Accueil


LDDH : A qui profile l'insécurité ambiante ?

Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 22 mars 2010

A qui profite l’insécurité ambiante ?

Depuis plusieurs mois, une insécurité grandissante règne dans les quartiers sud de la capitale et dans une grande partie du Nord et du Sud-ouest de notre pays, la république de Djibouti.

Le dernier épisode tragique s’est déroulé dans la matinée d’hier (21 mars 2010) à l’entrée de la ville de Tadjourah.

Selon les informations reçues, un officier de police, bien connu dans cette région depuis janvier 1994, aurait tiré à bout portant sur un taxi-brousse causant la mort de deux passagers civils d’origine Somali.

Après ce drame la population de Tadjourah a bruyamment manifesté en bloquant les principales artères de cette ville pour exiger l’arrestation immédiate de cet officier supérieur. Le calme est revenu dans l’après-midi, mais une vive tension reste perceptible sur place.

A l’approche du coup d’Etat constitutionnel programmé, le régime cherche-t-il à provoquer un « vote sécuritaire » en faveur d’un troisième mandat ?

La Ligue Djiboutienne demande aux autorités djiboutiennes de mettre immédiatement fin à l’impunité.

Exige de poursuivre les auteurs présumés de crimes extrajudiciaires, d’assassinats et d’exactions à l’encontre des civils.

NOEL ABDI Jean-Paul

Retour au sommaire 

Accueil


Note d'information de l'ARD : le sentier de tous les dangers, vers un nouveau déni de réalité ?

                                                                                                               Djibouti, le 20 mars 2010 

                                                  Note d’information de l A.R.D.

              Le sentier de tous les dangers : vers un nouveau déni de réalité ?

Le gouvernement, dans sa neuvième séance du conseil des ministres du mardi 16 mars 2010, a examiné et approuvé le projet de décret portant sur la publication des résultats du Recensement Général de la Population et de l’Habitat.

Bouclé et bâclé en quelques mois, ce Recensement n’aura mobilisé que les fonds nécessaires pour sa publication à la veille des Présidentielles 2011 mais nullement les moyens humains nécessaires à une œuvre d’une telle ampleur et importance et encore moins les populations concernées. La brève collecte des données du 2ème recensement général est censée servir d’instrument officiel d’analyse aux décideurs publics en les éclairant sur l’effectif de la population, ses différentes composantes, ses caractéristiques sociodémographiques, sa répartition géographique, et son évolution en vue d’une prise en compte dans la formulation des plans et programmes de développement.

 Le journal gouvernemental La Nation nous apprend qu’ « au terme de la collecte, l’effectif total de la population s’élève à 818159 habitants en république de Djibouti. La capitale compte 475322 citadins. Le chiffre représente 58,1% de la population totale, soit 6 personnes sur 10. Mieux, le nombre cumulé des habitants de Djibouti-ville et des chefs-lieux des régions de l’intérieur atteint le taux de 70,6% de la population totale, soit 7 personnes sur 10.Déduction faite : le pourcentage des ruraux est de 30% sur l’ensemble de la population du pays. Bref, conclut-il, cette base de données géo-démographiques est un outil précieux pour l’élaboration de la politique nationale de développement, la planification des grands chantiers de demain… ».

C’est précisément la raison pour laquelle, la publication dans le « Journal Officiel » de ses chiffres fantaisistes constituera  un déni de réalité en trop et l’engagement de l’Etat sur le mauvais sentier car visant à officialiser et justifier pour le long terme la politique de développement séparé en vigueur depuis l’Indépendance.

Cette publication viendra aggraver une politique de marginalisation systématique dont est victime une des principales composantes de la communauté nationale subissant déjà :

-un déni de citoyenneté reconnu par le gouvernement comme cause de dix ans de conflit armé en signant avec nous un Accord de Paix qui, pour y remédier, avait prévu la création d’une commission mixte ad hoc chargée de délivrer les pièces d’identité aux ayants-droits…ainsi qu’aux spoliés des kaar-dhameer Tandis que plusieurs milliers de cartes nationales d’identité sont aujourd’hui prêtes à être  sélectivement distribuées en prévision d’improbables Présidentielles en 2011.

- une politique systématique de marginalisation de toute politique publique de développement des régions du nord et du sud-ouest

-un refus de réhabiliter les zones affectées par le conflit armé (fait sans précédent dans l’histoire des conflits)

- une sous-représentation systématique dans les institutions politiques et militaires à tous les échelons…

- une annexion du territoire qu’elle occupe exclusivement par le changement arbitraire des délimitations des districts en 2002, qui s’est traduite par une expansion territoriale au profit du district d’Arta nouvellement crée  au détriment des districts de Dikhil et de Tadjourah

-Le sulfureux programme d’expropriation et décasements des populations (non recensées) d’Arhiba et du P.K.12 visant à effacer toute visibilité de cette communauté dans la capitale.  Programme, sans cesse reporté et qui attend pour être réalisé un contexte politique plus favorable, que l’A.R.D.combattra de toutes ses forces !

-une famine organisée dans le nord et, plus grave et sans précédent :

-Des expulsions récentes des populations vivant dans l’ouest du pays vers l’Ethiopie voisine !

Parce que consciente que la Paix civile  lui est redevable, déterminée à la sauvegarder malgré les permanentes provocations gouvernementales qui s’acharne  à tout prix à déclencher une guerre civile, l’A.R.D. :

-appelle le peuple Djiboutien à la vigilance et la mobilisation pour faire barrage à la discorde… par tous les moyens légitimes !!!

-prend à témoins les bailleurs de fonds : leur inestimable contribution au développement du pays risque d’aggraver les causes du conflit. Et de le reconduire…

                                                                                         Le secrétaire à la communication et porte-parole de l’A.R.D

                                                                                                                    Mohamed Ali Abdou

Retour au sommaire 

Accueil



Ce dimanche 21 mars, le chef de la police de la ville de Tadjourah, l'officier Awaleh, a ouvert le feu sur un véhicule civil dans le quartier Fiqa de la ville, faisant deux morts et plusieurs blessés. La raison officielle du tir serait le soupçon de transporter des clandestins. Devant la tension créée, Tadjourah a été aussitôt quadrillée par les forces de l'ordre. Des informations sont en cours de vérification et seront communiquées rapidement.
Retour au sommaire 

Accueil



Communiqué de l'Union djiboutienne du travail



Retour au sommaire 

Accueil


Plainte de vendeurs de bétail au procureur de la république

Retour au sommaire 

Accueil


Communiqué de presse de la LDDH du 20 mars 2010, rejet de requête du MRD contre l'Etat

Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 20 mars 2010

Djibouti, une République

en dérive car sans justice ?

Peur de chamboulement, Déni de Justice, contrariété d’une décision de justice, ou bien de plano…, inéluctablement la vérité témoignera !

Enfin, après plus de deux ans de manœuvres dilatoires, la Chambre d’Appel du Conseil du Contentieux Administratif s’est prononcée, aujourd’hui samedi 20 mars 2010 dans l’Affaire MRD contre l’Etat.

La Présidente du Tribunal du Contentieux Administratif Madame HABIBA HACHI a, en quelques mots, prononcé son verdict tout en déclarant que cette requête est : « sur la forme irrecevable ».

Le rejet sans explication de la totalité de la requête du MRD contre l’Etat aurait pu être déclaré par la Présidente de la Cour, dès le début sans attendre, ni fatiguer les plaignants, tout en évitant les procédures dilatoires favorables aux fausses propagandes d’un régime autoritaire qui viole constamment la Constitution en particulier les Libertés d’Expression, les droits politiques et des droits syndicaux.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est sidérée par une telle décision judiciaire non motivée dans son ensemble, Décision politico-judiciaire qui se situe dans un contexte politique, économique, social très explosif, dans un contexte d’étouffement des Partis Politiques de l’Opposition, à l’aube d’un Coup d’Etat constitutionnel, dans un environnement propice à un nouveau conflit armé qui risque de se propager dans tout notre pays.

Il est de notre devoir de dénoncer ce dérapage politico-judiciaire avec tous les dangers des risques d’une anarchie incontrôlable, presque déjà à nos portes dans la capitale.
Faut-il rappeler que cette Affaire purement politique fait suite à une Décision fondée sur un FAUX du Dictateur au Pouvoir en République de Djibouti, mais évidemment, ce dernier est encore soutenu par des éléments des Forces Armées prépositionnées dans des stricts intérêts en partie géostratégique.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), dès réception du Jugement de la Première Présidente de la Cour d’Appel et Présidente du Conseil du Contentieux administratif ne manquera pas d’émettre un diffusion d’information.

Toutefois, je tiens à rappeler que sur ce point avec l’inexistence des documents de consultation de base, suite au manque des références des jurisprudences (inexistence de Jurisprudence au Palais de Justice) voir même la non possibilité de vérification par comparaison des jugements contestables (par manque d’archives complets et entretenus), en tant que Défenseur des Droits de l’Homme notre seul souhait est celui de combattre le musèlement de la Justice par le Premier Magistrat couvert provisoirement par l’Impunité Diplomatique.

Néanmoins, je suis persuadé que Madame la Présidente de la Cour d’Appel comme toujours permettra dans les trois jours qui suivent la consultation de son Jugement.

Je tiens à préciser, qu’il est de mon devoir de souligner que quelques jugements de la Cour Suprême, la plus Haute Cour, n’ont pas encore été signés, pour ne pas dire rédigés ou remis aux justiciables, qui attendent pour certains depuis plusieurs années probablement depuis cinq ans au moins.

NOEL ABDI Jean-Paul

Retour au sommaire 

Accueil


Commémoration des évènements du 19 mars 1967 à Ottawa (texte en langue afar)

traduction en arabe

Traduction en arabe de l’accueil réservé à l’ARD au Canada وسوف يعقد مؤتمر حول المستقبل السياسي لجمهورية جيبوتي الذيسيعقد في جامعة كيبيك في  Outaouais في مدينة غاتينو / هال في ضواحي أوتاوا. هذا المؤتمر سيعقد في 20 مارس 2010 تتزامن مع الذكرى السنوية ال43 من القمع الدموي من سكان جيبوتي من قبل القوات الاستعمارية الفرنسية ما بين 19 و 24 مارس 1967. وسوف يعقد هذا المؤتمر على العنوان التالي : 283 ألكسندر tâche بوليفارد في غاتينو / هال ، قاعة مد - 0443 - 0445 ما بين الساعة 3 عصراً حتى الساعة 5عصراً. منظمي المؤتمر سوف يعرضون لجالية الجيبوتية على وجه الخصوص وإلى أي شخص أو منظمة قلقة بشأن الوضع في جيبوتي ومنطقة القرن الأفريقي بصفة عامة .وفي هذه السانحة سوف تعرض أفلام والصور وثائقية على الأحداث من هذا الفترة المظلمة من مراحل النضال من أجل الاستقلال جيبوتي. كما دعت من قبل المنظمين لهذا المؤتمر كبار الشخصيات والمنظمات السياسية من المعارضة الجيبوتية التي تكافح ضد النظام من أجل إحلال الديمقراطية والتغيير في بلدهم ، وفي نهاية ولاية الرئيس إسماعيل عمر جيله. ضمن هذه المنظمات السياسية المدعوة اثنين من كبار المسئولين من التحالف الجمهوري من أجل التنمية-- ARD : -- مهدي إبراهيم وأحمد - غــود، نائب الرئيس ARD ؛ -- قاسم احمد ديني ، المندوب المفوض ARD. أيضا ، مدعوون للمشاركة اثنين من ممثلين MRD المقيمة في أوتاوا ، والسيدة / SHMIS KARJAJEEH الفنان الأول من غنى  النشيد الوطني 27 يونيو 1977 ، يوم استقلال جيبوتي.   وأخيرا ، إذا كانت وصائل التقنية تسمح   : 1 -- المنظمين يعطينكم فرصة لاستماع إلى الممثلين في هذا الكفاح المناهض للاستعمار في هذه الفترة من التاريخ لا ينسى من جيبوتي 2 -- وإرسالها سوف تكون متاحة على الهواء مباشرة عبر سكايب : hassan.aden.line.  * مهدي إبراهيم وأحمد غـود هو عضو مؤسس وزعيم ثم رئيس UDD FUOD (تحالف المعارضة التي تأسست في باريس في حزيران / يونيو 1992 والتي تضمنت أيضا FRUD ، وUDD ، MND  و MSR) ، وبعد فاجعة موت الزعيم محمد أحمد عيسى المكنة  بشيخو. وهو عضو مؤسس للARD، وهو حاليا نائب الرئيس * قاسم أحمد ديني ، أحد الأعضاء المؤسسين والمفوض السامي ل ARD * ، هو الابن البكر لزعيم الراحل احمد ديني احمد أول رئيس الوزراء في جيبوتي عبد الاستقلال. أحمد ديني ، هوالذي كان قد أعلن استقلال جيبوتي , هو شخصية تاريخية من النضال ضد الاستعمار وبعد الاستقلال من الحرية والديمقراطية. كان الرئيس المؤسس للتحالف الجمهوري من أجل التنمية -- ARD حاضرة في هذا المؤتمر.  

 

traduction en afar

43toh, liggidih kassitih ayro amobaxaqqah uluulkah qabli caydih ayro

19 kee 24 Ciggilta-kudo 1967

Djiboutih ummunok sarrimaane  siyaasa axxamuk Kanadak Qebeck Universitil qanxaffe leh tan daffeyna eddenan Ciggilta-Kudok 20 ,2010 kinni takkuwaytam ,tama daffeyan kaadu edde massowtu waytam 43 toh kassitih  Djibouti h ayyunti qabali caydu edde caxeh yan ayro fransawi kaamol anyok yawquh toh 19 kee 24 Ciggilta-kudo 1967 yen saaku.

Tama daffeyna elle takkuwytah tan madabay:

283 boulevard Alexandre-Taché à Gatineau/Hull,  Amphithéâtre D-0443-0445 waqla carri 3 – carri 5 fanah

Tokkel daffeyna saqolti Djibouti xayloo kee daffeynat gaba tassagalluwyta baxaabaxssa leh tan massoynaani taway caalat Djibouti kee amo gexak Africah gayssal calat elle yaninih gurrah, filmi mayballa kee tasaawir kinni xayyoyse loonum, dite leh yan waddiry djiboutih ummunol garre gunnussak  kamol anyook koositih giclok  amo elle tabeenih yanin gurra xayyosseleon.

Tonnahaay dafeyna saqoltii kaadu deeqo kah abteh tanim giffale siyaasa soqoliti baxaabaxssa leh tan xissneenak djibouti xintol saduh geytimtak sinni  baaxol democratie daabimtam kee baxol edde tan ceyak korssituh , baxoh abbak illicabo reeda kinnim qaddossak maclan.

Tadeffeynat tangaluwaah tan xisnoonak fayyaleh yan namma mirac edde angale leeh toh ARD mirocti :

- MAHDI IBRAHIM AHMED GOD ,ARD xissnek abba gubaytu

- KASSIM AHMED DINI ARD xissnek caabih awlaytu

Tonnaah kaadu MRD xissnek Ottawal madab kak geytimak gifta SHAMIS KARJAJEEH edde tangaluwaam timixxigeeh, iss kaadu naharak Djibouti 27 Qassa-dirrik 1977  simbil soloh gad abtteh tan saynum kinnim tamixxigeeh

Elli caboh techink gurri bica net yellek :

1-    Daffeyna saqolti sinih xayyoselem  djiboutil kaamolanyoh saduh giclo-aba abba hayteh tan baxaabaxssa le gicloolay elii cabo kak amobaxaqqal iffonte.

2-    Tohih tabaatabssi ,massah SKYPE tedeerul geeton (Hassan Aden line)

·        MAHDI IBRAHIM AHMED GOD ussug UDD xissnek awlaytuuy,xisnne saqala,kaadu FUOD ( tengele sadi xissney ubka 1992 Qass-dirrik Paris toh ,FRUD,L`UDD,MND, MSR) Toh gannageyo MOHAMED AHMED ISSA (cheikol axaguk yeneeni)xisseh yen xissok ,assaku  ussug ARD  abba gubaytuh kak yan.

·        KASSIM AHMED DINI,awlaytuuy ARD partie caabi saqala  gannageyo AHMED DINI AHMED, Djiboutil nahrssi malak amobaxaqqa lakal yekeh sugey Djiboutik siyaasa foocih saqoltik saqalah teena sugey kamolanyo xinto kaluh maqar leh yan giclo abem Djiboutih aydaadih sumaqal kak timixigeh ten celemi, tohuk lakal democratie macalah ARD xisnok naharsi saqal sugem kaadu timixxigeh ten num baxa.

Retour au sommaire 

Accueil


LDDH : Le tribunal du conseil du contentieux administratif va stat

Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 18 mars 2010

Le Tribunal du Conseil du contentieux administratif va statuer !

Il ne reste plus qu’au Tribunal du Conseil du Contentieux administratif de se prononcer sur l’Affaire MRD contre l’Etat de Djibouti.

En effet, la Première Présidente de la Cour d’Appel avait mis fin aux manœuvres dilatoires du représentant de l’Etat en ordonnant à la Commissaire du Gouvernement à déposer ses observations écrites.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) met en garde le Premier magistrat à ne pas interférer dans cette affaire délicate pendante au Tribunal et consécutive à une décision abusive et hâtive sans aucune preuve matérielle mis à part un faux document.

Faut-il rappeler, qu’en cette période où les risques d’un coup d’Etat constitutionnel sont imminentes et dans le cadre de la prévention des conflits armés, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un appel pressant aux organisations des défenseurs des droits de l’Homme, à la communauté internationale et au peuple de la république de Djibouti de se mobiliser afin d’éviter tous les risques d’un bain de sang.

En effet, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) constate que depuis ces dernières années les libertés d’expression, les droits de l’opposition, les libertés de grève et de manifestation sont constamment bafoués.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) regrette tous les abus de pouvoir du chef de l’Etat qui, malheureusement, « foule aux pieds » des dispositions de la constitution djiboutienne, alors qu’il avait, à deux reprises, prêté serment sur le Saint Coran lors de son investiture à la Magistrature Suprême.

NOEL ABDI Jean-Paul

Retour au sommaire 

Accueil


Retour au sommaire 

Accueil



Diffusion d'information de la LDDH du 8 mars 2010

Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 8 MARS 2010

Faut-il prendre les armes ou baisser les bras
face à des répressions impunies
sous l’œil vigilant des Chancelleries de la place ?

DIFFUSION D’INFORMATION DU 9 MARS 2010

Trois extraits du rapport de la Rapporteuse Spéciale des Droits de l’Homme de l’ONU.
 
L’Observatoire pour la Protection des Droits de l’Homme a transmis à la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) le Rapport  de la Rapporteuse Spéciale de l’ONU.
La Ligue Djiboutiennedes Droits Humains (LDDH) se félicite et témoigne ses remerciements à la Rapporteuse Spéciale de l’ONU pour sa Lettre d’Allégations.

Le Défenseur Djiboutien Noël Abdi Jean-Paul attend toujours la réponse de la Présidente de la Cour Suprême afin de permettre à son Avocat International du Barreau de Paris Maître TUBINA de plaider en sa faveur.

Après la main levée de la Juge d’instruction, le Défenseur Noel Abdi Jean-Paul est libre de ses déplacements et de ses mouvements.

Toutefois, il attend toujours la réponse de sa demande de NON LIEU, qu’il avait demandé durant l’Enquête au Cabinet de la Juge d’Instruction, car aucune plainte ne figurait  dans son dossier et aucune plainte n’avait  été déposée avant son arrestation.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) s’étonne des propos, à notre avis, déplacés, lors de son intervention télévisée de dimanche  7 mars aux émissions du soir.

Après deux jours d’atelier sur les Droits Economiques-Socio-Culturels ces propos ont été prononcés dans le contexte d’une campagne pour un 3ème mandat anticonstitutionnel par un certain Fennischer Représentant Régional de l’Afrique de l’Est du Haut Commissariat des Droits de l’Homme des Nations Unies.

 Il est fort possible, que le Représentant Résident à Addis-Abeba n’avait pas eu le temps de s’informer sur la situation désastreuse ici en République de Djibouti en matière des Droits de l’Homme, notamment et pour exemple : lors des déroulements de l’Atelier organisé par le PNUD, les cheminots djiboutiens ont été arrêtés et incarcérés à Nagad le Samedi 6 mars puis relâchés tard dans la nuit.

Ces mêmes Cheminots ont été repris le dimanche 7 mai 2010, alors qu’ils manifestaient pacifiquement pour obtenir trois mois d’arriérés de salaires et à cent mètres de l’Ambassade des Etats-Unis pays d’accueil des Nations Unies. Aucune réaction diplomatique n’a été perçue jusqu’aujourd’hui car ces cheminots n’ont pas droit à la visite d’un médecin d’autant plus que certains d’entre eux sont malades. Ils sont aux nombres de 90 arbitrairement détenus à Nagad.


Force est de constater qu’il n’avait pas eu aussi le temps de s’informer de la Lettre d’Allégations de la Rapporteuse Spéciale de l’ONU, car un régime dictatorial qui s’apprête à un Coup d’Etat Constitutionnel, un régime qui ne respecte pas les Conventions signées avec le BIT et l’OIT, un régime qui daigne même pas de répondre aux lettres d’une des plus Hautes Instances des Nations Unies, ce régime ne mérite pas d’éloges d’un Haut Fonctionnaire des Nations Unies surtout en cette période d’une crise sociale sans précédent avec tous les risques d’une reprise d’un nouveau conflit armé.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est sidérée par le silence du Représentant du haut Commissariat des Droits de l’Homme basé à Addis-Abeba, un Représentant qui n’a pas eu le temps de s’inquiéter de la situation des défenseurs Djiboutiens « non étatisés » qui militent dans des conditions difficiles pour la Protection des droits de l’Homme et contre l’Impunité.

En effet, «  La Rapporteuse spéciale regrette, au moment de la finalisation du présent rapport, l’absence de réponse à la communication en date du 9 avril 2009. Elle exhorte le Gouvernement à répondre au plus vite aux craintes exprimées dans celle-ci. Elle considère les réponses à ses communications comme partie intégrante de la coopération des gouvernements avec son mandat. »


NOEL ABDI Jean-Paul Vice-président de l’UIDH Chargé de la Corne d’Afrique

Partie concernant Djibouti

Djibouti
Lettre d’allégations 717.

Le 9 avril 2009, la Rapporteuse spéciale, conjointement avec le Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, a envoyé une lettre d’allégations au Gouvernement sur la situation de M. Jean-Paul Noël Abdi, président de la Ligue Djiboutienne des droits humains (LDDH). M. Noël Abdi a été le sujet d’un appel urgent envoyé par le Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression et l’ancienne Représentante spéciale du Secrétaire général concernant la situation des défenseurs des droits de l'homme le 13 mars 2007. Nous accusons réception de la réponse du Gouvernement de Votre Excellence en date du 23 mars 2007.

 Selon les informations reçues :

718. Le 4 avril 2009, M. Noël Abdi aurait été arrêté dans le centre-ville de Djibouti par des éléments du Service de recherche et de documentation de la gendarmerie nationale. Ceux-ci lui auraient signifié, en ne produisant aucun mandat d’arrêt, que cette arrestation était motivée par des « injures publiques à l’autorité judiciaire » que M. Noël Abdi aurait proférées dans une note d’information en date du 26 mars 2009, dans laquelle il avait dénoncé les « graves manquements de la justice Djiboutienne et en particulier son absence d’indépendance, illustrés par la non motivation et la non-rédaction de certains jugements et décisions de justice en particulier dans les procès sensibles comme celui du père Sandro ». M. Noël Abdi aurait ensuite été conduit à la Brigade Nord de la gendarmerie de Djibouti avant d’être placé en garde à vue.


719. Le 5 avril 2009, M. Noël Abdi aurait été déféré devant le parquet en comparution immédiate et entendu par le substitut du procureur dans le cadre d’une procédure de flagrant délit.

Il aurait ensuite été interrogé par le juge d’instruction, devant lequel il aurait nié toute injure à l’autorité judiciaire, avant d’être libéré.

A/HRC/13/22/Add.1
Page 111

720. Selon les termes de la décision de l’instruction, M. Noël-Abdi serait désormais placé sous contrôle judiciaire, se verrait opposer une interdiction de sortie du territoire ainsi qu’une obligation d’émarger de façon régulière auprès du cabinet du juge d’instruction, dans l’attente de l’ouverture d’une enquête à son encontre.

721. Des craintes sont exprimées quant au fait que l’arrestation de M. Noël Abdi et son placement subséquent sous contrôle judiciaire serait liés à ses activités pacifiques de défense des droits de l’homme.

Observations

722. La Rapporteuse spéciale regrette, au moment de la finalisation du présent rapport, l’absence de réponse à la communication en date du 9 avril 2009. Elle exhorte le Gouvernement à répondre au plus vite aux craintes exprimées dans celle-ci. Elle considère les réponses à ses communications comme partie intégrante de la coopération des gouvernements avec son mandat.

Retour au sommaire 

Accueil


OTTAWA: Commémoration des évènements du 19 MARS 1967

À l’occasion du 43ème anniversaire des évènements du 19 Mars 1967, deux hauts responsables de l’ARD (Alliance Républicaine pour la Démocratie) seront en visite officielle dans la région de la capitale fédérale du Canada.

Ces deux hauts responsables, M. Mahdi Ibrahim Ahmed God,  vice-président de ce parti et M. Cassim Ahmed Dini, délégué plénipotentiaire du parti, seront parmi nous entre le 12 et le 20 Mars 2010. Ils prendront part à une grande conférence commémorant le 43ème anniversaire du référendum truqué du 19 mars 1967 et du massacre qui a suivi. Ils vont également consulter les Djiboutiennes et les Djiboutiens ainsi que les amis de Djibouti vivant dans la région d'Ottawa.

Les thèmes suivants seront abordés à la grande conférence :

  • Portée nationale des événements du 19 Mars 1967,
  • Changement démocratique nécessaire à Djibouti en 2011,
  • Contre le projet de changement de la constitution.

La conférence se tiendra le samedi 20 mars 2010 entre 15h30 et 17h30  à l’Université du Québec en Outaouais (UQO succursale de Hull) au 283 boulevard Alexandre-Taché à Gatineau (secteur Hul) dans le grand amphithéâtre de la section D de l’université (salle D-0443-0445). En outre, pendant leurs séjours, ces hauts responsables vont consulter les Djiboutiennes et les Djiboutiens vivant un  peu partout à Ottawa et ses environs. Tous les Djiboutiennes et les Djiboutiens sont  invités à venir nombreux à cette conférence.

Enfin, ces deux responsables vont également avoir des rencontres avec les médias locaux et internationaux.

Un site qui sera mis à jour continuellement a été créé pour cette conférence.

Cliquer ici (http://www.djiboutii.net/mahdietcassim/)

Pour de plus amples renseignements, prière de contacter les organisateurs par courrier électronique :

mahdietcassim@gmail.com

Retour au sommaire 

Accueil



Communiqué de presse de la LDDH le 8 mars 2010

Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 8 MARS 2010

Faut-il prendre les armes ou baisser les bras
face à des répressions impunies
sous l’œil vigilant des Chancelleries de la place ?

En cette journée Internationale de la Femme, en République de Djibouti c’est le désastre pour bon nombre de Femmes Djiboutiennes, qui ont vu leurs logements bradés par le Chef de l’Etat, qui voient leurs maris constamment incarcérés, aux sus et au vus et à deux pas des Ambassades des Etats-Unis, du Yémen, de l’Ethiopie, du PNUD et de l’Ambassade de France.

La Femme Djiboutienne est confrontée, dans ce contexte, à diverses violations socio-économiques insupportables et condamnables, à des persécutions physiques et morales pires et plus vicieux que celles de période coloniale.

Les faits.

Samedi 6 mars 2010, des Agents du Chemin de Fer, après plus de trois mois de salaires non payés par les Autorités Djiboutiennes alors que leurs camarades dépendant des Autorités Ethiopiennes sont payés, ont entamé une manifestation pacifique sauvagement réprimée et plus d’une centaine de cheminots ont été incarcérés à Nagad pour être relâchés tard dans la soirée.

Dimanche 7 mars 2010, les cheminots sont repartis manifester, cette fois  en face du Ministère des Transports à cent mètres de l’Ambassade des Etats-Unis, mais aussi à cent mètres de l’Ambassade d’Ethiopie. Malheureusement les cheminots ne savaient pas que toutes les manifestations pacifiques dans cette Zone névralgique sont formellement interdites.

Reste à savoir, en vertu de quel texte juridique ?

Néanmoins, force est de constater que depuis hier dimanche 7 mars 2010 soixante quatre (64) travailleurs sur plus d’une centaine ont été embarqués manu militari après un trie sélectionnant sur des critères d’appartenance probablement politiques ou/et tribales.  

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains lance un appel pressant aux Ambassades des Etats-Unis, de l’Ethiopie et de la France à réagir promptement face aux répressions inadmissibles et intolérables, qui se sont abattus sur les travailleurs cheminots, qui ont manifesté pacifiquement et sont arbitrairement incarcérés à Nagad depuis le 7 mars 2010.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à tous les Défenseurs des Droits de l’Homme de demander aux Ambassade accrédités en République de Djibouti  de se prononcer diplomatiquement si des accords secrets ont été signés avec les Autorités Djiboutiennes déclarant toute cette Zone comme Zone exclusive et vendue à certaines de ces Chancelleries. 

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) constate et dénonce avec fermeté les mesures inhumaines et indignes pour l’ensemble des Djiboutiennes à savoir :

- les violations, par le Chef de l’Etat Monsieur Ismaël Omar Guelleh,  des Droits fondamentaux et de la Démocratie en République de Djibouti,
 
- les bradages, les non paiements des salaires des Agents de l’Etat ou ceux sous la tutelle de l’Etat comme les cheminots de la Société du Chemin de Fer Djibouto-Ethiopienne, en particulier les cheminots dépendant directement des Autorités Djiboutiennes,
 
- ainsi que toutes les arrestations illégales et en violations flagrantes de la Constitution Djiboutienne, notamment en ses articles : 10, 12, 14, 15 et 16,

- Exige la libération immédiate de tous les travailleurs illégalement détenus à Nagad suite aux diverses manifestations pacifiques des cheminots, contre les Abus de Pouvoir. Ces derniers manifestaient, à juste titre,  pacifiquement contre les bradages de leurs logements, contre le non paiement de leurs salaires et arriérés de salaires. 

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) rappelle que « les violations d’ententes commerciales sont considérées plus sérieuses que les violations des droits humains » et elle considère que les bradages et le non paiement des salaires sont des aspects des tortures morales, qui sont encore plus sérieuses et en violation à la Dignité de la Personne Humaine.

NOEL ABDI Jean-Paul
Retour au sommaire 

Accueil


Dans un article diffusé par LOI en date du 13 février, il est écrit que "Kassim Ali Dini, neveu du (regrettté) Ahmed Dini souhaite renforcer ses rangs, avant d'entammer des discussions avec d'autres composantes de l'opposition".

Interrogé par l'ARDHD, Cassim Ahmed Dini, fils d'Ahmed Dini et représentant plénipotentière de l'ARD, dément les affirmations de LOI. Selon lui, l'ARD bénéficie déjà d'une large audience dans le pays, mais surtout, le parti n'envisage aucune alliance pour le moment ni avec le FRUD Armé ni avec Abdourahman Borreh.

Cassim Ahmed Dini rappelle que l'ARD est déjà l'une des composantes de l'opposition légalisée au sein de l'UAD, ce qui justifie son démenti, puisqu'il y a déjà une union de l'opposition, qui fonctionne au sein de cette structure

Retour au sommaire 

Accueil


Compte rendu des Assises de l'ARD

Djibouti, le 28 février 2010

COMMUNIQUE

Tenues à Balbala les 25 et 26 courant, les Assises Nationales de l’ARD ont réuni une centaine de délégués venus de la vingtaine d’annexes de la Capitale et des districts. A l’issue des travaux, les participants ont dressé le constat, adopté les résolutions et lancé les mots d’ordre suivants :

LE CONSTAT

1) Les actions du Parti

a) Dans le pays

Sur la base de l’état des lieux dressé par le Secrétaire Général, les participants ont pris bonne note des actions entreprises aussi bien par le Comité Exécutif que par les responsables des annexes, malgré les entraves policières imposées par cette dictature à peine déguisée. De même qu’ils se sont félicités de la détermination qui anime la coalition de l’UAD.

b) A l’étranger

Le renforcement de l’ARD au sein de la diaspora a été accueilli comme une avancée prometteuse. A cet égard, mention spéciale a été faite du rapprochement d’Uguta-Toosa du Docteur Ali Coubba dont une rapide concrétisation est attendue.

c) Au niveau diplomatique

Les multiples démarches entamées dans le cadre de l’UAD auprès des chancelleries occidentales pour les tenir informées de la dégradation de la situation politique ont été exposées aux participants. La timidité du feed-back tient à la situation dans laquelle s’inscrit notre combat démocratique.

La situation

a) Le contexte national

Bien qu’il n’ait pas réussi à occulter le débat sur la détérioration croissante des conditions d’existence de nos concitoyens, inhérente à la mauvaise gouvernance, le thème du 3ème  mandat présidentiel s’est imposé. C’est, pour les participants, la preuve d’un massif rejet populaire qu’il appartient à l’opposition de capitaliser par une mobilisation soutenue. Si un scénario à la nigérienne semble ici exclu, les risques d’une explosion sociale y sont réels, que ne peuvent prévenir les habituelles technologies dictatoriales de domination : appauvrissement,  famine, cloisonnement ethnique ou encore asservissement de la société civile.

b) La conjoncture régionale

Le conflit armé nous opposant à notre voisin érythréen et la situation d’anarchie sanglante et les multiples ingérences militaires en Somalie, créent un environnement qui complique davantage la tâche des démocrates et des défenseurs des droits de l’homme à Djibouti.

LES RESOLUTIONS

A) Au niveau du parti

1) Il conviendra de renforcer le parti par l'implantation des sections et annexes dans tous les quartiers de la capitale et dans tous les districts de l'intérieur ;

2) Il conviendra d’accroitre la visibilité du Parti à l’étranger par la mobilisation de la diaspora ;

B) Au niveau de l’opposition

3) La dynamisation de l’opposition pacifique sera renforcée par une plus grande unité d’action et par l’organisation rapide et soutenue d’une campagne de mobilisation commune et multiforme ;

4) Des démarches diplomatiques unitairess seront entamées auprès des chancelleries occidentales et arabes ;

C) De l’instauration de la Démocratie

5) L’ARD condamne les entraves multiformes par lesquelles le régime interdit le fonctionnement normal des partis politiques et nuit gravement à l’instauration de la paix civile et d’une véritable démocratie ;

6) L’ARD condamne vigoureusement tout projet de révision constitutionnelle en faveur d’un troisième mandat présidentiel

7) Toute sortie de l’impasse politique qui s’est instaurée depuis la violation des accords de paix et du  trucage des législatives de janvier 2003 devra nécessairement passer par la mise en place d'une véritable transition démocratique ayant pour objectifs de :

- Mettre fin aux dysfonctionnements institutionnels qui interdisent toute alternance démocratique, par la mise en œuvre des remèdes définis dans l’Accord de paix du 12 mai 2001 qui devront être actualisés, complétés et renforcés,

- Restaurer dans leur citoyenneté tous ceux qui en sont encore injustement privés ;

- Reconstruire une identité djiboutienne mise à mal par le  pouvoir clanique :

De la situation régionale

8) L’ARD dénonce le rôle déstabilisateur du régime djiboutien dans la corne de l'Afrique ;                 

9) L’ARD appelle Djibouti et l'Erythrée à soumettre leur différend frontalier à l'arbitrage des juridictions internationales et invite l’Erythrée à traiter ses éventuels prisonniers de guerre Djiboutiens dans le respect de la Convention de Genève ;                                                             

10) L’ARD soutient la lutte internationale contre le terrorisme et la piraterie.                                  

11) L’ARD exhorte les parties somaliennes à trouver une solution pacifique sans ingérences extérieures ;

12) L’ARD salue le processus de paix en cours au Darfour.

LES MOTS D’ORDRE

1. Non à toute révision constitutionnelle, régler les vrais problèmes !

2. Non à un troisième mandat anticonstitutionnel !

3. Halte aux exactions contre les populations civiles du nord et du sud-ouest !

4. Halte aux expropriations sauvages du domaine public en faveur des étrangers!

5. Sauvons la paix civile en 2010 en organisant des manifestations pacifiques

6. Légalisation immédiate et inconditionnelle du MRD !

Le président de l’ARD
Ahmed Youssouf Houmed



*  *  *