Dernières nouvelles - Édition en Ligne de mars 2011

        

                              Alliance                    « La seule vraie politique est la politique du vrai » EDGAR FAURE
                         Républicaine
               
pour le Développement

 Directeur de publication : Mohamed Ali Abdou.   Codirecteur : Mahdi Ibrahim A. God.   Email : realite_djibouti@yahoo.fr


S  o  m  m  a  i  r  e

30/03/2011 Communiqué de presse de l'ARD du 30 mars 2011
30/03/2011 Mémorandum de l'ARD du 1er février 2011
27/03/2011 Cassim Ahmed Dini nommé conseiller politique du président de l'ARD, Ahmed Youssouf Houmed
25/03/2011 ARD : Violences policières au Togo lors de la marche pacifique du 17 mars 2011 et Appel à une manifestation à Paris
24/03/2011 Grand meeting populaire et national demain vendredi à Djibouti
24/03/2011 LDDH : Arrestations des Jeunes d’Ali Sabieh le 21 mars puis incarcérés le 24 mars 2011.
24/03/2011 Communiqué de presse du 24 mars 2011 sur les répressions sauvages dans la capitale
23/03/2011 Note d'information du mercredi 23 mars 2011 : scandale d'un déni de justice
23/03/2011 Manifestation citoyenne du vendredi 11 mars 2011 à Arhiba
23/03/2011 Appel à manifester le 1 avril 2011 à Bruxelles
23/03/2011 Manifestations des démocrates djiboutiens à Bruxelles et à Ottawa
23/03/2011 L'Association Cultures et Progrès (ACP) organise vendredi 1er avril à Bruxelles une conférence sur les droits de l'homme à Djibouti
23/03/2011 «N'oublions pas Djibouti», déclare le Parti socialiste français
23/03/2011 Interview du porte-parole de l’A.R.D, Mohamed Ali Abdou
22/03/2011 Djibouti : une présidentielle qui s'annonce mal, par Sabine Cassou
19/03/2011 De 1967 à 2011: Le combat continue, par Cassim Ahmed
18/03/2011 LDDH : la Cour d'Appel face aux ingérences d'un premier magistrat en perte de vitesse
18/03/2011 LDDH : la cour d'Appel confirme la décision de son président Souleiman Cheikh Moussa
17/03/2011 Collectif  international de soutien aux prisonniers politiques de Djibouti
17/03/2011 Interview de Cassim Ahmed accordé à djiboutii.net

14/03/2011 Djibouti suspends US election mission (anglais)
14/03/2011 Appel à la conscience citoyenne, par Farah Abdillahi Miguil
13/03/2011 La soirée de gala du 12 mars 2011 à Paris comme si vous y étiez..
13/03/2011 Police et chahut à Paris contre la soirée du 3e mandat d’Ismaël Omar Guelleh
11/03/2011 Communiqué de presse de l'Union pour l'alternance démocratique (UAD)
11/03/2011 Le point  de la journée de mobilisation du 11 mars 2011
11/03/2011 Libération des dirigeants de l’opposition
11/03/2011 Communiqué de presse de l'UAD le 11 mars 2011
11/03/2011 LDDH : ARRESTATIONS DES LEADERS DE L’OPPOSITION DJIBOUTIENNE
10/03/2011 Courrier du ministre de l’intérieur interdisant la manifestation du 11 mars à Djibouti
08/03/2011 LDDH : Brèves informations du 8 mars 2011
08/03/2011 LDDH : Diffusion d'information du 7 mars 2011
08/03/2011 LDDH : Liste des détenus politiques arrêtés après la manifestation du vendredi 18 février 2011
08/03/2011 Manifestation et journée de colère à Tadjourah, Obock et Balho le 8 mars 2011
08/03/2011 Appel pour une manifestation de soutien au peuple djiboutien prévue le 12 mars 2011 sur la Colline du Parlement à Ottawa
07/03/2011 Communiqué de la coalition UAD UMD le 7 mars 2011 : libérez les prisonniers politiques
07/03/2011 Un collégien de Tadjourah blessé par balle par un militaire
06/03/2011 ARD : Compte-rendu des manifestations de Bruxelles et Ottawa le samedi 5 mars 2011
06/03/2011 Compte-rendu de la manifestation du samedi 5 mars 2011 à Bruxelles par le FDP
06/03/2011 Compte-rendu de la manifestation du 05 mars 2011 à Ottawa par l’Association de la Diapora Djiboutienne au Canada (ADDC)
06/03/2011 Compte-rendu de la manifestation d'Ottawa le 5 mars 2011
05/03/2011 Deux communiqués de la coalition UAD UMD le 4 mars 2011
04/03/2011 Rassemblements à Djibouti vendredi 4 mars 2011 à l’appel de la coalition UAD / UMD 
04/03/2011 Confirmation de la coalition UAD et UMD d'organiser la manifestation pacifique du 4 mars 2011
04/03/2011 Djibouti: Les autorités demandent le report d'une manifestation (Agence Reuter)
04/03/2011 Nouveau courrier du ministre de l'intérieur aux présidents de l'UAD et de l'UMD
04/03/2011 Courrier du ministre de l'intérieur à l'UAD et l'UMD demandant de différer la tenue de la manifestation du 4 mars
04/03/2011 Lettre de l'UAD et de l'UMD au ministre de l'intérieur informant de la manifestation pacifique du 4 mars
04/03/2011 Appel de l’ARD Europe à rejoindre les manifestations du samedi 5 mars 2011 à Bruxelles et Ottawa
03/03/2011 Manifestation djiboutienne à Ottawa samedi 5 mars 2011
03/03/2011 Appel à manifester du FDP samedi 5 mars 2011 à Bruxelles
02/03/2011 Lettre ouverte de la LDDH le mercredi 2 mars 2011 à Madame la juge d'instruction

02/03/2011 Les Obockois seront présents en masse pour le grand rendez-vous du 4 mars à Djibouti ville
01/03/2011 Communiqué de SURVIE : Soutien français aux dictatures : enfin le changement ?!
28/02/2011 Note d'information de la LDDH du 28 février 2011: Nagad et les Commissariats de police remplis
27/02/2011 MISE A JOUR DE LA LISTE DES PRISONNIERS POLITIQUES AU 27 FEVRIER 2O11
23/02/2011 Communiqué de presse de la coalition UAD / UMD : appel à rassemblement à Djibouti le vendredi 4 mars 2011, journée nationale de la colère populaire
01/02/2011 Communication de l'Union pour l'Alternance Démocratique (UAD) le 1er février 2011

Communiqué de presse de l'ARD du 30 mars 2011

Ce mercredi 30 mars 2011, le candidat illégal à sa propre succession dépêche son aide de camp Mohamed Ibrahim pour préparer sa prochaine visite à Yoboki dans le cadre de la campagne électorale…

Un notable s’exclame : «  Les traces de la guerre civile de 1991 à 2000 sont encore visibles sur les murs de nos habitations, non seulement nous n’avons pas connu de Réhabilitation et indemnisations de la guerre comme c’est le cas sous toutes les latitudes mais nous n’avons ni électricité ni eau courante en 2011 et vous osez nous proposez de soutenir la reconduction de cette injustice permanente ? Allez-vous--en ! Maudits soyez-vous ! »

Malgré la distribution de khat et autres bakchichs, la population de Yoboki refuse de se mobiliser pour soutenir le candidat illégal et joignant le geste aux intentions, une foule compacte défile dans la rue pour manifester son refus d’un troisième mandat !

Sur ordre de la hiérarchie militaire locale, une pluie de balles réelles, de gaz lacrymogène et de matraques pleut sur les manifestants.

Bilan provisoire : deux blessés graves, Mrs Ali Loubak Robleh, la mâchoire fracassée et Daoud Ismael Kako sont évacués vers la capitale à l’hôpital Peltier où toute visite est interdite et des dizaines de blessés  sont laissés à l’abandon !

L’Alliance Républicaine pour le Développement ne se contentera pas de condamner cette barbarie et

-appelle le peuple Djiboutien à manifester tous les jours et partout sa solidarité avec leurs concitoyens Yobokois et rejeter un troisième mandat illégal ! 

                                                                    Le Président de l’ARD

                                                                   Ahmed Youssouf Houmed

Djibouti, le 30 mars 2011

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Vidéo de la manifestation du 18 février 2011 à Djibouti

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Mémorandum de l'ARD du 1er février 2011

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ALLIANCE RÉPUBLICAINE POUR LE DÉVELOPPEMENT

ARD

 Djibouti le 1erfevrier 2011

Mémorandum de l’A.R.D

Depuis la question référendaire du 8 mai 1977 sur l’Indépendance, aucun scrutin ne s’est déroulé de manière transparente à Djibouti. L’élection présidentielle, prévue dans deux mois ne dérogera pas à cette règle.

En effet, du multipartisme limité, imposé par le fracas des armes en 1992, au multipartisme intégral, consécutif à l’accord de paix du 12 mai 2001, la situation n’a pas changé : un parti-Etat dirige le pays sans aucun contrepouvoir ; ses alliés réduits au rôle de satellites et ses rivaux de l’opposition démocratique empêchés de véritablement concourir à l’expression du suffrage universel. Le corollaire de ce monopole, c’est la généralisation de la corruption et de l’impunité, le gaspillage des ressources et la dégradation continue des conditions de vie de l’écrasante majorité de notre population.

Une telle injustice ne pouvant indéfiniment perdurer, le Peuple djiboutien, échaudé par toutes les mascarades électorales et déterminé à recouvrer sa liberté, s’est résolument engagé depuis quelques mois et jusqu’à la victoire, dans une mobilisation pacifique sous la conduite de l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) afin d’écrire lui-même un nouveau chapitre de son Histoire : celui du changement démocratique. L’Alliance Républicaine pour le Développement (ARD), partie prenante de l’UAD, s’inscrit pleinement dans cette voie, ultime chance pour épargner à notre pays un nouveau déchirement aux conséquences incalculables.

Ainsi, et c’est l’objet essentiel du présent mémorandum, si l’ARD est convaincue de la pertinence de son analyse (I) et farouchement résolue à mobiliser le Peuple pour l’avènement d’une réelle Démocratie (II), elle demeure ouverte au dialogue avec toutes les parties concernées quant à la définition consensuelle des modalités d’une transition pacifique (III).

I)                    Eléments pour une analyse du blocage actuel

Depuis l’Indépendance, Djibouti connaît une situation de conflit civil, ouvert ou latent. L’absence de tout espace d’expression démocratique et les multiples formes de ségrégation (régulièrement établies par les rapports du Département d’Etat américain) ont conduit à une confrontation armée dont la dernière a pris fin avec la signature de l’accord de paix du 12 mai 2001, salué par l’ensemble de la communauté internationale : Nations unies, Union Européenne, Ligue Arabe, Union Africaine, Etats-Unis d’Amérique, etc. Cet accord se proposait à la fois de remédier aux causes du conflit et d’en réparer les conséquences. Malgré son bien-fondé, cet engagement dans la voie pacifique par le recours au verdict des urnes n’a      malheureusement pas     permis ni d’instaurer la Démocratie ni encore moins de restaurer la paix civile.

Le constat ne fut pas difficile à dresser : il n’y a pas d’élection digne de ce nom car il n’y a pas d’électeur respecté dans ses droits et devoirs ; il n’y a pas d’électeur digne de ce nom car il n’y a pas de citoyen dont les droit pourtant inaliénables et constitutionnellement garantis seraient protégés et respectés. En clair, cette dictature sortie des urnes interdit toute expression libre d’une réelle société civile.

I.1) Législatives 2003 : une opposition spoliée de sa victoire

Assoiffé de liberté et de changement démocratique, le Peuple Djiboutien s’était massivement mobilisé au côté de l’UAD lors des premières élections pluralistes du pays dans le cadre d’un multipartisme intégral : les législatives du 10 janvier 2003. Rétention et falsification des listes électorales, violences militaires et policières à l’encontre des votants et des délégués de l’opposition, bourrage et confiscation des urnes, rédaction unilatérale des procès-verbaux fantaisistes, etc. : nul ne peut sérieusement nier le caractère massif des fraudes qui   ont détruit, ce jour-là les aspirations majoritaires au changement démocratique et depuis toute confiance dans quelque scrutin que ce soit, comme le démontre l’incontestable succès du boycott prôné dès lors par l’UAD.

Boycott lui-même imposé par l’absence de réponse de la part du chef de l’Etat à la correspondance que lui avait adressée l’UAD et dans laquelle étaient définies les conditions de transparence à garantir pour une participation aux élections. Enfin boycott qui, ajouté à la dénonciation par l’ARD (continuité historique du FRUD-armé cosignataire) de l’accord de paix du 12 mai 2001, dévoile le processus électoral en République de Djibouti tel qu’il est réellement : élément d’un vaste décorum à prétention démocratique uniquement destiné à la communauté internationale ! Mépris suprême d’une société civile étouffée au quotidien, mais déterminée à arracher son droit à la vie.

I.2) Une société civile étouffée

La raison d’être d’un parti politique, qui d’accéder au pouvoir par les urnes grâce au vote de ses électeurs, présuppose l’existence d’une réelle citoyenneté. Pour louable que soit cette posture, se focaliser sur le seul processus électoral et s’acharner à obtenir la participation des partis d’opposition est, du point de vue de l’ARD, une erreur d’analyse. Comme celle de ce passant qui, ayant perdu un soir les clés de son domicile, s’obstine à ne les rechercher que sous un réverbère, au prétexte que c’est la seule zone éclairée dans la rue. De nombreuses atteintes aux droits fondamentaux persistent, auxquelles il convient au préalable de remédier, comme le stipulait notre accord de paix :

-          Il existe une citoyenneté à plusieurs vitesses en vertu de laquelle une ségrégation divise et oppose les Djiboutiens dans l’accès aux pièces d’identité nationale, au marché de l’emploi, à l’Education, à la Santé et, d’une façon générale, aux politiques publiques initiées essentiellement grâce à l’aide internationale ;

-          Il n’existe aucun syndicat libre  toléré et le régime djiboutien est systématiquement dénoncé par les organisations syndicales internationales et le Bureau International du Travail ;

-          Il n’existe aucun presse indépendante tandis que les médias publics sont uniquement les instruments de propagande du parti-Etat au pouvoir ;

-          Le secteur associatif est rigoureusement contrôlé par le régime qui l’utilise comme moyen de captation de l’aide internationale à l’exception notable de l’unique organisation de défense des droits humains qu’est la LDDH.

-          Etc.

C’est donc le citoyen qu’il convient d’abord de restaurer dans ses droits fondamentaux. Et, faute d’avoir été jusqu’à présent écouté par la classe dirigeante des prédateurs, notre Peuple est désormais déterminé à se faire entendre dans la rue, conscient de la justesse de sa Cause et conforté par une récente actualité, véritable Bérézina des dictateurs se croyant éternels.

II)                  Mobilisation populaire et unité d’action

II.1) Mobilisation populaire

Depuis le congrès de l’A.R.D. de 2006 ayant décidé le recours à la Mobilisation Générale et à la désobéissance civique pacifique pour parvenir à nos fins, il est indéniable de constater que ce recours à la Mobilisation Générale a également été adopté par l’ensemble des forces politiques composant l’U.A.D et d’autres mouvements, forces, associations….Depuis le printemps 2010 date à laquelle cette Mobilisation a débuté à ce jour ce mouvement va crescendo et a conquis toutes les composantes du peuple ainsi que tous les régions de l’intérieur dépassant ainsi tous les obstacles et vaines tentatives de division..La Direction de l’ARD a toujours maintenu le contact avec ses militants et sympathisants, malgré leur criminalisation par le régime qui leur interdit tout travail salarié, son vice-président s’ayant même vu son passeport  et billet d’avion confisqué alors qu’il se rendait à une réunion de l’O.A.T. au Maroc.

II.2) Renforcement de l’unité d’action

 L’UAD, malgré l’interdiction infondée du MRD, reste une coalition solide et sérieuse comme le démontre son unité d’action qui  a survécue  en toutes circonstances depuis 2006.

C’est pourquoi l’U.A.D. forte de sa cohésion et la cohérence de sa démarche invite toutes les formations politiques de l’opposition ainsi que de la société civile à  conjuguer leurs efforts avec les siens et à apporter leur contribution propre pour en finir unis avec une dictature aussi sournoise que malfaisante.

III)                Propositions pour une transition pacifique

Loin d’être l’expression d’un apolitisme, l’abstentionnisme à Djibouti traduit avant tout le bon sens citoyen : participer à des élections revient à cautionner une fraude généralisée. C’est donc tout l’environnement institutionnel qu’il convient au préalable d’assainir et de pacifier. Pour ce faire, l’ARD propose et, à défaut, entend imposer par la rue Djiboutienne :

1)      Le report de l’élection présidentielle 

2)      La désignation d’un gouvernement d’union nationale chargé de mettre en place un cadre institutionnel véritablement démocratique par l’application de toutes les dispositions de l’accord de paix du 12 mai 2001, à savoir notamment

a)      L’octroi des pièces d’identité nationale à tous les citoyens sans discrimination,

b)      Le respect du droit syndical et associatif afin qu’émerge une véritable société civile,

c)      La refonte des listes électorales en les rendant conformes à l’état réel du corps électoral,

d)      La mise en place d’une Commission Electorale Nationale Indépendante intègre,

e)      La libéralisation de l’espace médiatique,

f)       La lutte contre la corruption, le népotisme et la concussion,

g)      Le retour des exilés chassés par le conflit civil,

3)      La rédaction d’une nouvelle Constitution garantissant une stricte séparation des pouvoirs,

4)      La promulgation d’une loi d’amnistie autorisant le retour des opposants politiques exilés.

Il appartiendra à toutes les parties concernées de se concerter afin d’arriver à une définition consensuelle de la composition et de la durée de ce gouvernement d’union nationale. C’est avant à la mise en place d’institutions solides qu’il convient de s’atteler et non perdre son temps dans l’inutile  recherche d’un improbable leader charismatique.

Sans toutes ces réformes, non seulement Djibouti ne connaitra pas la paix civile indispensable à toute Démocratie et à tout Développement, mais continuera d’exporter sa propre instabilité dans la région.

                                                                                                                         Pour l’ARD

                                                                                                                     Le Vice-président

                                                                                                                Adan Mohamed Abdou

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Cassim Ahmed Dini nommé conseiller politique du président de l'ARD, Ahmed Youssouf Houmed

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ALSAL INKI ADDA TAWQE XAAGUUY ABUK– RAQTIIY,

SUGTEEMIH GABBAAQUU KEE, YANI WAKTIH ASCOSSIH,AYYUFTAY ISI AMOH XIN LE.

 ANNI YAYSE ITTA MALAA KEE ESSER TELLEENIK  HINNAY  

GABAT AGLE NELLUK EDDE TALLEENIM FAXXEENIK TAHAK GUBAL TAN YAN

EmailIL NET TANGOOROWEENIM DUDDAANAH: mohammedafarali@yahoo.com 

  NORWAY 

 

 

Dadal kak iyyaanam macaay?

 

Ahat gaba yassagalle mari butta – butta (horta horta ) kurrumma iyyeenih, Dariifal keenik yan caalatay ,tu sinnih elle yablen gurraa kee keenil yan caalatak ugut abak,Dadal macaay inta qangaral walalak ,adda fakoot kak aboonay.

 

Kulli horti abah yan taamak geytintem sitta fan gacisak, Dadal, inta qangara celta maqna kah talle innah abaanama.

Dadal yaanam uxxuxxossa haynek yakkeh yan Dadal gexsitih addat geytimtaama, yaanam. Ta gexso taamah exxaaxiy, takkeh iyyak ugut abak, away edde nan manoh caalatay, nee cayse waah iyyak ,nee cayselem nakkale manoh caalat fan nee gufselem nakkaleh nan korsih gexso, yaanama.

             

Arobbah caddol dadala yaanam, korsaay ayyuntinoo kee tu maddur caddol tatur leh iyyay yayse korsa fan edde gexaanah iyya yaanama.

2to baadih carbih lakal, dadal deqsitta qangara mango baaxooxal abinal asak geytimte.

1950 ta sanootak lakal, mango baaxooxa xixxibaanek tawqay immay ayyuntiinoo kee tu maddur gibdaabinak yassaqeenim maduudinnaon. Tohuk gexxaamah ,tahak calli takke gidi yaanamal qaalam Bankii kee qaalam lakqoh xisneh innah tan xisneena soolisen. Takkay immay, qaalam caddol baaxooxa fanal yan dadal baxsi baxxo baahak baahe. Tohuk gexxaamah, dadalte baaxooxaay ,dadale wayte baaxooxaay, dadalat tan baaxooxa axcuk ken muggaaqisen. 

Fabrikah caddol dadalte Arobbah duwal dadalte baaxooxat  loowimeeniih, takkay, immay Afrikaay, Laatin Ameerikaa kee Aasiyat raqta baaxooxa, dadle wayte baaxooxay wadir raqte deqsiten. Asaaku, sacaarak guba raba raqta Afrikah baaxooxak (Itiyyobiya edde anuk) kaxxa baaca elle tan baaxooxay, dadal caddol kulli baaxooxak wadir raqte deqsitan. Ta gibdaabinih fidgah mango qayntih mala xayyooseeniih, mangom kak abinal asse. Baad caddol,mango Eglaali (NGO) ahih callih solteeh mango macal abak geytiman. Uxxussa haynek, dadal inta qangara Arobbah intit edde sugen caddok tayse caddoh fan korsah aban gexso,yaanamah tambullee.

Ayyunti keenih takkeh tan taamat gabat agle lem faxximta

Dadal ayyunti gabat agle maleh mayakka.

ALSI MISSILA

  1Abbak raqtam baxi leeh caxak raddem kimbiro le

2. Allal taniimih gaba rubtek gurummal litom kok caxitta

3. Af meqe awka kee abiino meqe awka asaaluk assa

4. Aligge qaxah kok ayseway canno gadah kok ayseway

 

 

 

Dadal deqsitta qangarah, maqna elle temeete inna.

Dadal deqsita qangarah, maqna ayrook ayro dadalak, a saaku mango maqna kah antacawwayuk geytimta.  1950  tat sanat yen saakku  suge Tu maddur kee dadalaay, awayi waktil (qasril) sahada dadalak leh tan tu mabuluk mango  qaynatih maqna yeceen.

Ceelalloh Dadal kak yaanama ayyuntiino Dadalah aban Qaafiyat Dacayriiy, Tubarittoo kee gersi Dadal taamoomiiy, Dariifa Dacayriiy, Dimokraasi  kee meqe Xintoo kee Xiinissooy, Qadaalat Dacrissa Xinto geyaanam kee sahdayti  Cakki Dacrisaanamih tiyat axawah tan.  Dadal tiyal,mango uddur mango mari sissin tû mabul  xayyooseh yen.

 

Dadal tiyal mango adda edde yaabeenim kee xayyoosen tû mabul.

Waqdiiy, tu kak baritak bartan  Dadal weelok

Taham 18 to boolih sanatakay  Industrih uguugumo edde qembiseenik xabba haanam, gexsiisak sugen tû mabulu. Markisik kenem  elle axcuk ten innal, Dadal iyyaanam raq sinniimiy, ummattâ kabuuk tamaatu duddah iyya iyye.

                Tû maddur  Dadalak yan tû mabulu.

A tû mabuluuy, 1960 to sanootat, axcihiiy 2 to qaalamih carbil, eddeey edde , too carbit tû maddur kak finqite baaxooxah marih catoh xayyoosen tû mabuluk ten. Taham Ameerika Arobba cattâ gideh soolisse Marshal plan deqsitta xisnek sugte . Dadal kak yaanam dibuk doolat kabuk takke abtot axawah taniimi, yaanam hinna iyyan.

               Away yan wargih (Qasrih) tû mabulu.

Ta wargih (qasrih ) mari, Dadal kak yaanam Tû mabul kee afkanal yan qasrih mara yakkeenim kee sugte qaadaa kee tû mabuluk yaxxeereenimi, yaanama iyyan. Tahamak maqna Ameerikaa kee Arobba kataataanama, yaanama. Gersi kabuk kaadu, Dadal kak yaanam marin gabah wagittoo kee catok sinni duudaanama iyya mari yan. Ta mari, Dadalat tan baaxooxah marih gabah wagittok sinni duudaanamat amaate weenik Dadal mayana, iyyan. Toh akke wayya haytekiiy, manok gudet yan mara kee baaca aba luk yassaleeleqe mara yakkeenim raq maliiy, fanal keenik yan baxsi baar baahak baaha.

 Tahak dagal siinih xayyosnem Qafar Dacarsittoh Dadalih Egla (APDA) bicisseh tan ayyunti gabah assagolla deqsitah Buukul geyneh nan oyti. Ciggilta Bilol siinih kataysenno.

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ARD  : violences policières au Togo lors de la marche pacifique du 17 mars 2011 et Appel à une manifestation à Paris

Violences policières au Togo lors de la marche pacifique du 17 mars 2011 

Appel à une manifestation à Paris

 Le Collectif des organisations togolaises pour la défense des droits de l’Homme et les amis du Togo vous invite à participer à la manifestation pacifique qui aura lieu à Paris le :

Samedi 26 mars 2011 de 14h30 à 18 heures

Au Parvis des droits de l’Homme au Trocadéro

Cette manifestation qui réunira la diaspora togolaise et les amis du Togo, a pour objectifs :

- de protester contre la violente répression exercée par le pouvoir togolais lors de la marche pacifique organisée à Lomé le jeudi 17 mars 2011 ;

- d’exiger le retrait inconditionnel et immédiat du projet de loi liberticide du gouvernement togolais relatif aux conditions d’exercice de la liberté de réunion et de manifestation sur la voie publique ;

- de manifester la solidarité de la diaspora togolaise et des amis du Togo au peuple togolais dans sa lutte pour la liberté et la dignité ainsi qu’aux nombreuses victimes de la violente répression ;

- d’engager la diaspora togolaise à apporter leurs appuis multiformes, particulièrement financiers, aux partis politiques et à la société civile qui sont à l’avant-garde du combat du peuple togolais contre le système autocratique qui sévit au Togo depuis plus de quatre décennies ;

- d’appeler la diaspora togolaise et les amis du Togo à demeurer mobilisée et en alerte pour continuer à suivre et à relayer les informations sur la situation réelle des libertés et des droits de l’Homme au Togo auprès des opinions publiques, des gouvernements et des organisations internationales et non gouvernementales.

LA LUTTE POPULAIRE EST INVINCIBLE !

Le Comité d’action contre l’impunité et la torture au Togo (CACIT)

Le Conseil mondial de la diaspora togolaise (CMDT)

Synergie-Togo

La Fédération internationale de l’Alliance nationale pour le changement (FI-ANC).

Le Mouvement du 04 mars pour la Libération du Togo (MoLiTo)

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Grand meeting populaire et national demain vendredi à Djibouti

A l'appel des partis politiques d'opposition, regroupés au sein de la coalition UMD/UAD, se tiendra demain vendredi 25 mars 2011 à 14 heures à Djibouti-ville, Avenue Nasser, devant les sièges du MRD et de l'UDJ, un grand meeting pacifique, populaire et national. Ce sera l'occasion pour l'Opposition d'informer le peuple djiboutien et de décider de la suite de la mobilisation nationale contre la dictature.

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LDDH : Arrestations des Jeunes d’Ali Sabieh le 21 mars puis incarcérés le 24 mars 2011.

Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 26  MARS 2011

Arrestations des Jeunes d’Ali Sabieh le 21 mars
puis incarcérés le 24 mars 2011

La répression révoltante s’amplifie et continue de s’abattre non seulement dans la capitale mais aussi dans les Régions comme Ali Sabieh.

- FARAH SAID AHMED ;

- SOULEIMAN SAID DABAR ;

- ABDOURAZAK AWALEH GUEDI ;

- SAID MOUSSA HOUFFANEH ;

- AHMED SAID HIGGEH ;

- SAAD SAID KAIREH ;

- KHAIREH DJAMA ASSOD.

Ces jeunes seraient arrêtés car ils ont manifesté pour trouver du travail car la discrimination bat dans la nouvelle politique de recrutement de gendarmes, de la Garde Républicaine et autres Corps de la Sécurité.

Cette nouvelle politique de recrutement sans prévision budgétaire laisse la porte ouverte à des renvois collectifs après le Coup d’Etat électoral du 8 avril 2011.

Espérons que ces jeunes seront directement relâchés de Gabode sans passer par le Parquet comme la dernière fois, dés que le Ministre dit Johar de cette région se serait rendu à Gabode un peu avant que le candidat sanguinaire se soit rendu à Ali Sabieh

NOEL ABDI Jean-Paul

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Le Président

BREVE DU 26  MARS 2011

Non aux ingérences de la BBC Somali Section.


BREVE INFORMATION DU 26 MARS 2011

Non aux ingérences de la BBC Somali Section.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est sidérée des ingérences CONTRE LES ASPIRATIONS des populations djiboutiennes en cette période où la dictature est paniquée et n’a qu’un seule issue à savoir : torturer, emprisonner.

En effet, la BBC en Somalie qui ce matin 26 mars 2011 à 7 heures Djibouti  a diffusé sur ses ondes le communiqué provocateur interdisant le meeting de l’opposition. Que reçoit la BBC EN CONTREPARTIE du régime dictatorial en diffusant le communiqué du ministre de l’intérieur qui illégalement veut interdire un simple meeting de l’opposition ?

Il est intolérable de constater qu’une chaîne internationale bien écoutée par les Djiboutiens continue de tomber aussi bas dans son soutien intéressé à un dictateur. La BBC enfreint son image de marque en n’accordant aucune vérification auprès des leaders de l’Opposition ou même la Ligue Djiboutienne des Droits Humains qui ne cesse de dénoncer la manipulation de la Constitution, les absurdités de cette décision en violation aux Textes fondamentaux nationaux et internationaux concernant la Liberté d’expression, la Liberté de réunion et la Liberté de manifestation et dans un contexte politique où les risques d’un conflit armé, provoqués par les répressions sauvages et les crimes organisés, sont inquiétantes ;

La BBC outrepasse et s’ingère vulgairement dans les Affaires intérieures de Djibouti contrairement à Voice Of America (VOA), plus ouvert à tous les Partis. En effet, la BBC s’aligne directement aux positions provocatrices du régime impopulaire qui veut garder le pouvoir par la Force.

Déjà le couvre-feu est instauré le soir depuis trois mois dans les Régions d’Ali Sabieh et de Tadjourah et depuis le 18 février 2011 dans la capitale.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à la Direction de la BBC d’effectuer une enquête sur ce phénomène de discrimination à l’encontre des personnalités politiques de l’opposition.Il est temps à la BBC de comprendre que le combat de l’opposition djiboutienne est de combattre contre les mesures arbitraires, de dénoncer les dérives du dictateur, de mobiliser les populations djiboutiennes, de montrer au monde entier que l’usurpateur et son équipe n’ont plus de place au pouvoir.

Mais à écouter la BBC, on se demande si cette chaîne anglaise prend fait et cause afin d’amplifier le climat de peur, de participer à la diffusion de la campagne illégale et inconstitutionnelle qui se déroule dans des conditions insupportables avec de facto un couvre feu qui s’est abattu avec des violations de domicile, hier soir, à Balbala et dans d’autres quartiers de la capitale ?

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à la Direction de la BBC d’effectuer une enquête sur ce phénomène discrimination à l’encontre des personnalités politiques de l’Opposition.

NOEL ABDI Jean-Paul

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Communiqué de presse du 24 mars 2011 sur les répressions sauvages dans la capitale

Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 24  MARS 2011

SUR LES REPRRESIONS SAUVAGES

DANS LA CAPITALE :

 
signes de provocations pour la guérilla urbaine

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 24 MARS 2011 SUR LES REPRRESIONS SAUVAGES DANS LA CAPITALE : SIGNES DE PROVOCATIONS POUR LA GUERILLA URBAINE.

ALERTE A LA COMMUNAUTE NATIONALE ET INTERNATIONALE FACE AUX ABSURDITES D’UN REGIME EN PLEINE DECADENCE…

IL EST TEMPS AUX FORCES ARMEES DJIBOUTIENNES ET ETRANGERES DE DEPLACER LEUR BIVOUAC.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), dénonce avec vigueur les bas mouvements des Forces de Sécurité Djiboutiennes, certainement avec l’assistance des Forces Etrangères sur le plan  logistique et surtout sur celui des renseignements.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains  (LDDH) lance un Appel pressant aux Forces Armées de notre pays de rester à la disposition de nos populations.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande aux Forces Armées et de  Sécurité de ne pas cautionner et surtout à ne pas être au Service du pitoyable candidat ex agent de la Police coloniale Française, naturellement récupéré ou recyclé dans le club de la mafia et des organisations des Crimes Organisés grâce à sa position de Chef de Cabinet de son Oncle le défunt Hassan Gouled Aptidon.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très inquiète de l’absurde « mise au point du Ministre de l’Intérieur en réponse la juste décision des leaders de l’Opposition de notre République à tenir un meeting de ses militants afin d’exprimer leur détermination à assumer leurs responsabilités  face aux dangers d’une anarchie dans le contexte  d’une préparation à un Coup d’Etat électoral, d’une insécurité sans cesse croissante, d’une répression intolérable et inadmissible, bref de la politique de Somalisation à outrance, orchestrée par l’IGAD et le PNUD (avec ses teeshirts aux emblèmes d’IOG financés entièrement par le PNUD et distribués par l’UNFD « l’Association Maison » le 8 mars 2011, Journée Internationale de la Femme), cette Somalisation basée sur des critères raciaux/ethniques/tribaux ne peut que déboucher sur un conflit interminable comme à Mogadiscio. 

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce les absurdités du Ministre de l’Intérieur dans sa déclaration d’interdiction diffusée hier soir  sur les antennes de la RTD et ce matin sur le journal gouvernementale financé par le Budget de l’Etat, en l’occurrence les Contribuables Djiboutiens et des pays amis.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) précise que l’article 14 du décret de 1993 dans un contexte où le multipartisme était totalement bafoué. Cet article 14 est précis et il n’est pas applicable à la Libre Expression et aux manifestations d’ordre purement politiques.

Si le Ministre de l’Intérieur a perdu la main sur ses faibles connaissances juridiques, si ce Ministre n’arrive pas à comprendre l’importance de l’alternance politique, s’il n’arrive pas à saisir au moins les textes juridiques et Législatifs en vigueur, alors, il est temps de lever l’ancre, car la Force et la Répression ont inévitablement une fin comme en Tunisie.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) met en garde la Communauté Nationale et Internationale des dangers imminents des INTERDICTIONS ABUSIVES ET PROVOCATRICES DU MINISTRE DE L’INTERIEUR ET DES FORCES DE REPRESSIONS sous la houlette d’un minable candidat.

NOEL ABDI Jean-Paul

NOTA BENE.

Ci-après l’article 14, ainsi que le Décret pour vous permettre de mieux comprendre l’absurdité de la Décision d’un Ministre dépassé dans ses analyses ou dans ses interprétations juridiques.

Un Décret d’application circonstancielle n’a aucune valeur législative pour modifier une Loi.

Cette Décision d’interdire sous un Faux Prétexte un simple Meeting montre à quel point le régime dictatorial est aux abois.

Article 14 : ‑ Peuvent seuls participer à la campagne électorale, les candidats ou les partis politiques ayant présenté un candidat dont la candidature a été admise par le Conseil Constitutionnel.

On a l’impression que ce Ministre n’a pas compris que l’Opposition Djiboutienne n’est pas en campagne électorale, car elle s’oppose avec vigueur aux mascarades électorales en cours consistant à imposer un Coup d’Etat Electoral, alors que le vent de la Démocratie et de l’Alternance politique et respect de la Constitution et des principes républicains sont le noble combat que même la LDDH, le Forces vives, ainsi que les Patriotes Djiboutiennes et Djiboutiens.

Le combat de l’Opposition Djiboutienne est de combattre contre l’arbitraires, de dénonce, les dérives du Dictateur, de mobiliser les Populations Djiboutiennes, de montrer au monde entier que l’usurpateur et son équipe n’ont plus de place au pouvoir.

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Note d'information du mercredi 23 mars 2011 : scandale d'un déni de justice

Le Président

BREVES INFORMATIONS DU 23  MARS 2011

SCANDALE D’UN DENI DE JUSTICE…
 
LE PARQUET GENERAL EST-IL DESEMPARE ?

NOTE D’INFORMATION DU MERCREDI 23 MARS 2011

Une chose est sûre, même si à une certaine époque, le président de la Ligue des Droits Humains fut inquiété pour « offense à la Justice » alors qu’aucune plainte n’avait été déposée.

Aujourd’hui, une chose est confirmée : la Justice Djiboutienne est victime des tiraillements par les Décisions scandaleuses de changement de Juge dans les Affaires politiques suite aux manifestations légales prévues par la Constitution et la loi sur les Partis politiques.

Pour preuve le juge de la Chambre des Flagrants Délits le Magistrat Souleiman C. MOUSSA a été éjecté de son audience du dimanche 27 février 2011.

Même le Parquet Général n’est pas épargné, c’est les cas de « la mise en touche » à la dernière minute du Procureur du Parquet Général, qui avait mercredi dernier déclaré que le Parquet de la République s’était basé sur des dossiers vides.

C’est dans cette ambiance d’instabilité du Parquet Général que le nouveau Procureur du Parquet Général « désigné d’office » a demandé à la Cour d’Appel de renvoyer l’Audience du 23 mars 2011 au détriment des prisonniers politiques abusivement et illégalement incarcérés pour avoir exprimé leur volonté à combattre le Coup d’Etat Electoral du 8 avril 2011 programmé avec le soutien des Forces Armées et des Forces de Sécurité.

En effet, la vaste manifestation populaire du 18 février 2011 a montré clairement la volonté des Djiboutiennes et des Djiboutiens d’exiger le départ immédiat du Dictateur.

Ce report de l’audience à, la semaine prochaine fait certainement suite à la Décision des Partis de l’Opposition légale de tenir un vaste Meeting en face du siège de l’UAD à l’Avenue Gamal Abdou Nasser.

Il va s’en dire les Manifestations populaires ont créé la psychose au sein du régime dictatorial qui est acculé à interdire les meetings de l’Opposition, même celle de vendredi 25 mars 2011.

Dès publication écrite dans le Journal publicitaire du Gouvernement le Journal la « Nation » de cette Décision provocatrice du Ministre de l’Intérieur, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains lancera des Appels dans le cadre de la Prévention des Conflits.

Ces mesures discriminatoires, et les obstructions aux activités des Partis légaux comme le MRD, le PND, l’ARD, l’UDJ et le PDD, ont créé par conséquent un Etat de Non Droit avec tous les risques de dérapages et les tentatives d’incitations à la révolte, aux conflits armés.

C’est dans ce climat d’insécurité qu’aujourd’hui, le 23 mars 2011, la Cour d’Appel a rapidement statué le renvoi, à la semaine prochaine 30 mars 2011 et a refusé de mettre en liberté provisoire les onze (11) et les quatre (4) condamnés par le Président du Tribunal des Flagrants délits, qui avait été désigné le 27 février, sur ordre du candidat-usurpateur, lors d’un procès inique, alors que le Président de la Cour des Flagrants Délit, après avoir, relaxé 40 détenus politique.  

En effet, le courageux Magistrat fut  éjecté à pieds levés en pleine l’Audience par le Ministre de la Justice sur ordre du Premier Magistrat candidat illégal et inconstitutionnel.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est préoccupée par la décision de la Cour d’Appel du 23 mars gardant abusivement une dizaine de détenus politique dont les dossiers sont truffés de vice-formes, vices de procédures, sans aucune preuve, uniquement basés sur des procès-verbaux dignes la période Stalinienne.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains lance un Appel à tous les Organisations des Droits de l’Homme, ainsi qu’à l’Observatoire des Prisons et de l’Observatoire des Défenseurs des Droits de l’Homme d’envoyer des Missions d’Enquêtes afin d’établir, avant qu’il ne soit trop tard, un Rapport permettant éventuellement des poursuites contre le Dictateur au pouvoir.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)  demande la libération de tous les détenus politiques. La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), dans le cadre de la Prévention des Conflits  armées, notamment  en milieu urbain, reste très, très préoccupée  et en alerte.

Une liste alphabétique de toutes les victimes de la dictature sera dans les plus brefs délais établis avec nos commentaires. La liste des prisonniers/détenus relaxés suivront rapidement dès obtention des jugements.

NOEL ABDI Jean-Paul

PS
Il est regrettable de constater que le Ministère Public, par le biais du Procureur de la République lance maladroitement des mises en garde à vue à l’encontre des Défenseurs des Droits de l’Homme, qui ont pour Mission de témoigner, de dénoncer, de constater les Décisions hâtives sous la pression d’un Premier Magistrat avide du pouvoir, qui veut se maintenir par la Force et la Terreur, afin d’éviter les plaintes auprès des Juridictions Internationales à son encontre comme dans les Affaires de l’assassinat du Juge Borel, celui de  Boreh contre le Premier Magistrat et son épouse. Ces deux Affaires sont actuellement aux mains des Juges de Paris.

D’autres plaintes inéluctablement verront prochainement le jour sans oublier, les plaintes relatives : aux massacres d’Arhiba, aux Crimes contre l’Humanité et autres Crimes organisés à tendance mafieuses. Il est regrettable  d’apprendre que plusieurs victimes de l’Arbitraire sont encore  maintenues en prison  et que le Procureur de la République un certain Maki, lors de ses arrestations à caractère politiques, comme récemment les arrestations massives dignes de l’époque coloniale dans l’unique but de créer un climat de peur et d’insécurité dans le contexte de la préparation des prochaines élections mascarades, en faveur du dictateur passible de Crimes Organisés et hélas encore Premier Magistrat, qui bénéficie de l’impunité la plus absolue auprès des Juridictions Djiboutiennes.

Des enquêtes Indépendantes et/ou Internationales s’avèrent urgent, afin de connaître les Tortures physiques et morales, les Disparitions Forcées, ainsi que les situations carcérales au Centre de Rétention de Nagad et dans d’autres Centres secrets des Forces Armées.

Liste des quatre(4) et onze(11) maintenus injustement en prison car le Parquet Général n’a eu le temps d’étudier son dossier.
-          ALI NOUHO HOUMED ;

-          ABDI MOHAMED MOUSSA ;

-          MOHAMED KAMIL MOHAMED ;

-          AHMED ISMAEL AWALEH.

RP n° 602/11 : condamnation pour manifestation  politique à 8  mois de prison ferme;
-          BOGOREH ROBLEH GUEDI (souffrant et interdit de visite médical à l’hôpital Bouffard où il est régulièrement suivi, car son cas est grave);

-          ABDI ELMI OMAR dit Germany;

-          ABDI SAMIREH BOUH;

-          ABDOULFATAH HASSAN IBRAHIM (Secrétaire  Général du PDD;

-          HASSAN MOHAMED HASSAN (1er Vice-président du PDD)

-          ISMAÊL ABDILLAHI DOUALEH ;

-          OMAR ALI AHMED (garde de corps du député Aden Robleh)

-          OMAR MOHAMED ;

-          OMAR MAHAMOUD OKIEH ;

-          HASSAN AMIR AHMED ;

-          ABDOULKADER HOUSSEIN HAMAD ;

Solidarité aux détenus du 9 février 2011 encore à Nagad :

1) FARAH ABADID HILDID défenseur associé à la LDDH à titre individuel ;

2) HOUSSEIN AHMED FARAH le frère de DAF ;

3) HOUSSEIN ROBLEH DABAR ;

4) ABDILLAHI ADEN ALI dit CORBEAU ;

5) MOUSTAPHA ABDOURAHMAN HOUSSEIN;

6) MOHAMED IBRAHIM WAISS;

Les Défenseurs des droits de l’Homme ne vous oublient pas.

Appel à manifester le 1 avril 2011 à Bruxelles

Après la manifestation du 5 mars 2011 devant  les ambassades de France et des États-Unis d'Amérique, le Congres Djiboutien pour la Solidarité (CDS) appelle la communauté Djiboutienne de Belgique et du reste de l'Europe à venir manifester en soutien à la révolte populaire en cours dans notre pays

Le vendredi 1 avril 2011 à 14h 30 devant la Commission Européenne

 175, rue de la Loi (Métro Schuman).

La mobilisation sans précédent du peuple djiboutien pour réclamer dignité et liberté a fragilisé l’usurpateur Guelleh et mis à jour la dictature primaire que subissent nos sœurs et frères au quotidien.

Chères sœurs, chers frères, ne relâchons pas la pression. Venez nombreux pour demander justice.

Personnes contact                             

Mahamed ROBLEH BOURALE, Tél. 0486/355.827, roblehbourale@yahoo.fr

Ismail BOUH ROBLEH, Tél. 0483/366.186, bouhismail@yahoo.fr

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Manifestations des démocrates djiboutiens à Bruxelles et à Ottawa

L'ARD appelle à participer aux manifestations qui auront lieu le samedi 26 mars 2011 à Ottawa au Canada et le vendredi 1er avril 2011 à Bruxelles en Belgique.

 

Le rassemblement d’Ottawa est organisé devant le Parlement fédéral du Canada par l’Association de la Diaspora djiboutienne du Canada (ADDC) à 14 heures et celui de Bruxelles se tient devant le siège de la commission européenne à l’appel du Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS) à 14 heures 30.

 

Plus nombreux nous serons, plus nous serons entendus. Allons-y nombreux.

 

ARD Europe, 23/03/2011  

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L'Association Cultures et Progrès (ACP) organise vendredi 1er avril à Bruxelles une conférence sur les droits de l'homme à Djibouti

L’Association Cultures et Progrès (ACP) organise le vendredi 1er avril 2011 à l’espace Moselle à Bruxelles une conférence de presse destinée à examiner la situation des droits de l’homme à Djibouti et de présenter un livre collectif sur les droits de l'Homme à Djibouti.

 

L’Espace Moselle accueillera les conférenciers et les invités à partir de 17 h 30 pour un évènement placé sous le patronage d’eurodéputé et ancien ministre belge Louis Michel.

 

Le député belge Alain Hutchinson anciennement président d’une mission parlementaire d'observation à Djibouti sera également présent à la conférence, aux côtés de MM. Florent Geel de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), Daher Ahmed Farah, président du MRD, formation de l’opposition djiboutienne, membre fondateur de la coalition de l’opposition djiboutienne UAD, l’Union pour l'alternance démocratique, ainsi que le belgo-djiboutien Ali Deberkalé, président de l’Association Cultures et Progrès (ACP).

 

Soyez nombreux à honorer de votre présence cet évènement de la diaspora djiboutienne en Belgique.

 

ARD Europe, 23/03/2011 

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«N'oublions pas Djibouti», déclare le Parti socialiste français

 Par la voix de son Secrétaire national à l'Europe et aux Relations internationales, Jean-Christophe Cambadélis, le Parti socialiste français a fait la déclaration suivante sur Djibouti le 18 mars 2011:

«Alors que le Printemps arabe représente un formidable espoir de démocratisation et d’émancipation des peuples, le Parti socialiste s’inquiète du durcissement de la situation à Djibouti. L’opposition politique y survit dans des conditions très difficiles, alors que la mise à l’écart de la presse internationale rend très difficile la collecte d’éléments objectifs et inquiète au plus haut point. Le silence du gouvernement français, alors même que notre pays y possède une base où stationnent 3.600 soldats, n’est pas acceptable.

La France doit demander le respect des droits humains en général, mais aussi des droits de l’opposition politique et de la liberté de la presse.» Paris, le 22/03/2011

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Interview du porte-parole de l’A.R.D, Mohamed Ali Abdou

La dernière interview en ligne du porte-parole de l’A.R.D. Mr Mohamed Ali Abdou,  date de décembre 2009. Depuis, les choses ont beaucoup évolué…Nous avons jugé utile de l'interroger à nouveau sur le contexte sociopolitique très tendu à la veille d’un hold-up électoral programmé du candidat illégal à un troisième mandat anticonstitutionnel..

Le RPP et son chef sont en guerre contre le peuple djiboutien …

Réalité : Bonjour Mr le porte-parole ! Comment allez-vous et comment se portent l’A.R.D. et l’opposition un mois après la manifestation historique du 18 février  2011 ?

Mohamed Ali Abdou : Même entre guillemets, le 18 février n’était pas un échec mais au contraire un grand succès pour l’UAD qui a fait étalage de toute sa force en réunissant près de quarante mille personnes autour du stade Hassan Gouled dans une ambiance festive, tandis que le pouvoir en faisant parler les armes contre des manifestant(e)s à mains nues, a lui, apporté la démonstration qu’il était illégitime et tenterait à nouveau de passer en force le 8 avril prochain…

Réalité : Pouvez-vous tirer un bilan de cette journée et des suivantes ?

M.A.A. : On ne tire pas un bilan, même provisoire d’une bataille en cours…La répression continue avec la mise en résidence surveillée des présidents des partis de l’opposition, tortures des activistes emprisonnés, filature des militants actifs, écoutes téléphoniques… Le RPP et son chef   sont entrés en guerre contre le peuple Djiboutien …

Réalité : Que dit la communauté internationale et qu’attend-elle pour réagir, face à cette répression barbare d’une    autre époque ?

M.A.A. : Pour l’instant et officiellement, elle se tait et compte les points…et attend peut-être pour réagir qu’il y  ait davantage de morts ou que ses intérêts soient directement menacés par l’instabilité dans la capitale ! !!

 Ce qui, au regard de la détermination de l’opposition pacifique et des intentions du candidat unique à sa propre succession, ne saurait tarder….

Réalité : Il n’est pas candidat unique cette fois-ci puisque l’ancien magistrat Mr Warsama lui servira de « sparring-partner »…

M.A.A. : Allons restons sérieux !

Mr Warsama ne peut pas être un Sparring Partner car ce dernier rend les coups !  Ce qui ne sera pas le cas de Mr Warsama, par ailleurs tout à fait respectable, il lui servira juste de … Punching ball ! C’est tout. Circulez, il n’y a rien à voir ni à entendre !

Réalité : Le gouvernement a chassé Democracy International avec laquelle il avait pourtant signé un Accord en bonne et due forme pour la promotion de la bonne gouvernance, la transparence électorale et…..

M.A.A. : Ce n’est pas la première fois que le gouvernement et son chef violent des Accords signés en grande  pompe…

Il appartient désormais à la communauté internationale de tirer les conclusions de ces violations répétitives des engagements nationaux et internationaux souscrits par le régime despotique d’Ismaël Omar Guelleh et de l’impasse politique actuelle, conséquence du parjure officiel.

Réalité : Dans ces conditions, quelle est la marge de manœuvre d’une opposition légale ? Quel est le scénario qui risque de prévaloir à Djibouti ?

M.A.A. : La marge de manœuvre des démocrates n’est amoindrie qu’en apparence et les apparences sont souvent trompeuses…

Le RPP et son chef peuvent passer en force à chaque cirque électoral, mais ils ne peuvent pas en permanence mobiliser leurs ressources coercitives contre le peuple lequel peut et doit rester mobilisé pour la conquête de ses droits naturels au moindre cout humain et matériel, c’est une question de persévérance et de foi !

La balle est dans notre camp et nous en ferons le meilleur usage !

Que Dieu préserve notre pays d’une une autre décennie de conflit armé fratricide, mais  malheureusement le risque de voir nôtre capitale se transformer en Mogadiscio  n’est pas incertain….

Djibouti n’est pas la Tunisie, l’Egypte ou la Lybie ! Il faut se garder des comparaisons hâtives ! Nous ferons tout pour qu’elle ne se transforme pas non plus en Mogadiscio !

L’A.R.D. qui a décidé de recourir à la désobéissance civique pacifique dès 2006 reste cohérente dans sa démarche et n’a pas attendu les départs récents des dictateurs arabes pour conquérir les droits naturels du peuple Djiboutien auquel nous demandons  de ne pas tomber dans le piège tendu par le R.P.P. finissant et de ne quitter son domicile le 8 avril que pour se rendre à la mosquée ou à la plage, bref de boycotter activement la énième mascarade électorale du BEN ALI local. Et  se  préparer à déferler  dans la rue pour un tsunami politique pacifique avec pour seul mot d’ordre « WUTA !!! »…

Réalité : qui signifie ?

M.A.A. : Il comprendra, il est parait-il polyglotte à ses heures, on l’a récemment vu discourir à l’occasion du troisième congrès linguistique baptisé PEN organisé à dessein ces jours-ci dans notre capitale….

Propos recueillis par Maki Houmedgaba, le 23/03/2011 

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Djibouti : une présidentielle qui s'annonce mal

Extrait de Posts Afrique, Par Sabine Cessou, 22/03/11

L'opposition djiboutienne va boycotter l'élection présidentielle du 8 avril, qui sera remportée sans problème par le président en place, Ismail Omar Guelleh, au pouvoir depuis 1999, dont le parti dirige l'ancienne colonie française depuis son indépendance en 1977. Pratique courante en Afrique, mais qui passe de plus en plus mal à l'heure des révolutions tunisienne et égyptienne : le chef de l'Etat a fait modifier la Constitution pour pouvoir briguer un troisième mandat...

Les opposants dénoncent une répression tous azimuts, depuis la  manifestation monstre du 18 février, au moins 20 000 personnes, qui s'est soldée par deux morts (un gendarme et un manifestant). Trois leaders de l'opposition, arrêtés après la manifestation, sont en résidence surveillée. Leurs résidences seraient encerclées par les forces de l'ordre. Quelque 200 personnes sont portées disparues depuis la manifestation, et des "révoltés" potentiels, y compris des mineurs, seraient "enlevés" par la police, qui demanderait ensuite 50 000 Francs djiboutiens (150 euros) pour les libérer.

Des membres de l'opposition, notamment de l'Union pour l'alternance démocratique (UAD), accusent l'armée française d'assister sans rien faire à la répression - en envoyant des hélicoptères surveiller les manifestants, dans un pays hautement stratégique où se trouve la plus grande base militaire française, mais aussi une base américaine et une base japonaise. C'est de Djibouti, notamment, que les puissances occidentales mènent la bataille contre les pirates somaliens, et envoient des avions de chasse dans le cadre de l'opération militaire en cours en Libye.  

Djibouti, principal débouché sur la mer de l'Ethiopie, est l'un des pays les plus pauvres du monde, et affiche un taux de chômage de 60 %.

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De 1967 à 2011: Le combat continue

L’année dernière, Mahdi Ibrahim et moi avons été invités à Ottawa par nos amis Hassan Aden et Houssein Andoleh afin de participer à la commémoration des événements du 19 mars 1967. A cette occasion, j’ai constaté à quel point toutes les composantes de la diaspora djiboutienne se sentaient concernées par ce douloureux épisode de notre Histoire commune, au sens où nous avons tous été, peut-être à des moments et dans des contextes différents, victimes du fait colonial.

Un consensus s’était dégagé: pour comprendre ce qui nous arrive aujourd’hui et y faire face, nous devions éviter les pièges d’une instrumentalisation du passé à des fins de justification ou de contestation des discriminations actuelles. En clair, lorsque cela sera possible au pays, laissons les véritables historiens faire leur travail pour expliquer avec rigueur et impartialité les différentes phases de peuplement de ce qui est aujourd’hui notre patrie à tous: la République de Djibouti. Voilà pour ce qui est du passé.

Mais ce qui a été le plus frappant, et le plus prometteur pour la suite, c’est la nécessité unanimement reconnu d’une action unitaire de la diaspora contre la dictature. Et là, l’image que mes compatriotes du Canada ont envoyée à notre Peuple par leur mobilisation et leur soutien sans faille est exemplaire. A tel point que, tyran en tête,  le régime se bouscule sur les ondes locales d’Ottawa!

Alors, quel parallèle entre 1967 et aujourd’hui? Celui qui m’intéresse ici est le ressort de la révolte. En mars 1967, le Peuple n’a eu besoin de personne pour manifester son rejet du système colonial. Aujourd’hui non plus, il n’a pas à être constamment encadré dans la rue par des responsables de l’opposition pour dire à Ismaël Omar «Hirou» (il comprendra, c’est la version amharique du célèbre “dégage”). Je crois que si les femmes et les enfants manifestaient tous les jours et les jeunes tous les soirs (avec tout ce que cela suppose), l’appareil répressif, vite surmené, ne saurait plus où donner de la tête.

Cette constance dans le harcèlement, ajoutée à l’établissement d’un équilibre de la terreur (je ne comprends pas ceux qui supplient les militaires de ne pas tirer sur des civils) peut conduire à une sorte d’effondrement institutionnel, première phase d’un renversement complet du régime. Je crois qu’une révolution mentale doit s’accomplir (comme les Tunisiens l’ont fait en quelques jours): le militant qui obéit à un parti doit devenir le citoyen qui assume ses responsabilités. Là réside la clé de la victoire et je suis persuadé que mes compatriotes en sont largement capables. Aucun peuple au monde n’a demandé à une dictature l’autorisation de la renverser! C’est malheureusement ce qui se passait à chaque demande de manifestation de l’opposition  civile. Ce qui doit se passer ne peut absolument pas relever d’une quelconque légalité concédée par le régime. La Liberté s’arrache, mais ne se négocie pas. Il faut être encore plus déterminé que le dictateur, partir du principe qu’il n’y a rien à négocier avec lui et surtout agir en conséquence.

L’enjeu, c’est de restaurer fierté collective et dignité individuelle, pas de remplacer untel par untel. Pour mettre en place les institutions démocratiques, chaque communauté devra choisir les plus intègres d’entre elle, surtout des femmes neuves et des hommes neufs. C’est possible, il ne faut pas avoir peur de la liberté!

Cassim Ahmed Dini
19 Mars 2011

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LDDH : la Cour d'Appel face aux ingérences d'un premier magistrat en perte de vitesse

Le Président

BREVES INFORMATIONS DU 17  MARS 2011

La Cour d’Appel face aux ingérences
 
d’un premier Magistrat en perte de vitesse.

Mercredi 16 mars 2011, la Cour d’Appel a courageusement relaxé plus d’une quarantaine de prisonniers politiques, suite au soulèvement du vent de Tunisie. Fait rarissime en République de Djibouti, le Parquet Général a demandé aux membres de la Cour d’Appel la relaxe soutenant que leur Dossiers étaient non seulement vide mais encore ne comportaient ni preuve matérielle, ni témoignages accablants.

Compte tenu de l’agressivité sans précédent du Ministre de la Justice et des affaires pénitentiaires totalement bouleversé et inquiet pour l’avenir de ses actions dans le secteur privé, c’est grâce à des Magistrats dignes de leur noble fonction comme le Magistrat Souleiman CHEICK MOUSSA et celui du Président de la Cour d’Appel qui a pris ce Jugement qui sera inscrit dans la jurisprudence djiboutienne.

Nous saurons son nom lors de l’établissement écrit de son jugement avec évidemment les listes nominatives de tous les prisonniers relaxés. Les avocats Maître Foulié et Maître Zakaria Abdillahi, ont sans ambages soulevé  un certain nombre de nullités flagrantes, dont, à notre avis, quatre (4) montrent le stade d’un délabrement d’une Justice lorsque quelques Juges « se mettent à genou » et font abstraction de leur Serment à Juger en leur âme et conscience sans aucune interférence extérieure.

Les quatre nullités choquantes sont :

1. Nullité lors des arrestations, car plusieurs personnes ont été arrêtées manu militari à leur domicile entre 2 heures et 5 heures du matin en dehors des horaires légales et en violation du Code de Procédure Pénale ;

2. Nullité de la garde à vue, car toutes les victimes des rapts que les Forces de Sécurité ont opérés sans assistance d’un avocat ni d’un médecin, laquelle garde à vue a été prolongées abusivement sans l’autorisation écrite du Parquet de la République ;

3. Nullité lors des condamnations du Procès en 1er Instance du Tribunal des flagrants délits, prises après que le Président de la Cour des Flagrants Délits eut été manu militari chassé de l’Audience qu’il présidait car il avait tout simplement relaxé 40 prisonniers politiques, dont les dossiers étaient vides.

4. Nullité flagrante entre le nom et la signature apposée  au jugement ; le nom figurant sur le jugement est celui du Magistrat Souleiman et la signature est une autre que celle du Juge cité. Cette  erreur flagrante est certainement volontaire et l’on doit considérer comme une « Usurpation de nom »,

5. Qu’après, l’Appel interjeté par les avocats des victimes du régime, Maître Zakaria et Maître Foulié ont démontré aux membres de  la Cour d’Appel, l’existence d’un Faux ou plus exactement d’une Usurpation de nom, inimaginable et inconcevable, mais possible. En effet, le jugement aurait été pris au nom du Président de la Cour,  qui avait été « éjecté » par décision verbale du Ministre des Affaires Pénitentiaires, qui s’est rendu au Tribunal pour mettre fin aux décisions en cours d’un Magistrat en exercice, dont la présence du Ministre de la Justice au Tribunal par Abus de Pouvoir en violation à la l’Indépendance des Magistrats en exercices ;

6. Qu’il est bon de rappeler que le 1er Magistrat pour des raisons personnelles a interdit par un simple Décret sans structure juridique et paradoxalement basé sur un faux document établi pour la circonstance., il est bon de rappeler que l ’Affaire MRD contre l’Etat suit son cours à la Cour Suprême.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) :

- Rappelle que,150 personnes ont été illégalement incarcérés sur de fausses allégations fabriquées de toute pièce par les Forces dite de Sécurité et le Ministère Public aux ordres du Dictateur-usurpateur Ismaël Omar, afin de soutenir le climat de peur et de terreur d’autant plus que son régime en décadence ;

- Dénonce toutes les mesures de Répressions inacceptables et intolérables, suite à la manifestation grandiose et populaire du Vendredi 18 mars 2011 après les prières dans les Mosquées ;

- Reste très préoccupée de toutes les mesures de répressions des Forces armées au service d’un Individu, dont les exactions et sévices restent constamment Impunis ;

- Demande aux Organisations des Droits de l’Homme, aux Avocats Sans Frontière, à Reporters Sans Frontière de se mobiliser pour l’envoi d’une Mission d’Enquête Internationale dans le cadre de la Prévention des conflits ;

- Suit avec inquiétude les Répressions dangereuses aux dérapages imprévisibles dont les seuls responsables seront les leaders Politiques du Régime et leurs milices armées financées par des Forces Extérieures, Répressions aux risques alarmants, qui continuent encore car l’Opposition maintient  la pression populaire pour le départ immédiat d’Ismaël Omar Guelleh dictateur membre de la mafia transrégionale et passible de Crimes de Génocide, à Arhiba,
au Nord et au Sud de la République ;

- Reste sidérée par l’ampleur des représailles en particulier à Balbala, et au PK12, en l’espace de deux dernières nuits avec environ deux cents (200) arrestations/disparitions. Une grande partie des arrestations arbitraires et nocturnes sont suivis de déportations dans des Centres de Concentration probablement dans des Camps militaires comme celui du nouveau Camp d’Ali Counayeh, que les Forces des Etats-Unis sont entrain de construire, tout comme  dans le Centre de Tortures sophistiqués de la Police Politique sise au Plateau du Serpent, actuellement financée par la Chine au service de l’Administration de Washington et de New-York.

Dès réception le nom des victimes libérées et celles encore séquestrées par les Forces de Sécurité au service du Dictateur et non au service des Contribuables Djiboutiens et de l’Etat de Djibouti, la LDDH continuera à tenir informer les Défenseurs des Droits de l’Homme et nos compatriotes.

NOEL ABDI Jean-Paul. 

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LDDH : la cour d'Appel confirme la décision de son président Souleiman Cheikh Moussa

Le Président

BREVES INFORMATIONS DU 10  MARS 2011

La Cour d’Appel a confirmé la décision

du Président SOULEIMAN CHEICK MOUSSA

Le 27 février 2011, quarante (40) prisonniers politiques mis en détention arbitraire sur ordre du Ministère public, ont été purement relaxés par la Cour des Flagrants délits, car leur dossier était vide.

L’unique et vrai reproche était  d’osé à  manifester pacifiquement contre le 3ème mandat illégal et inconstitutionnel du dictateur-usurpateur l’individu Ismaël Omar Guelleh, conformément à l’article 15 de la Constitution issue du Référendum du 4 septembre 1992, qui stipule : « Chacun  a le droit d’exprimer et de diffuser librement ses opinions par la parole, la plume et l’image… »

Le mardi 8 mars 2011, la Cour d’Appel de Djibouti a confirmé les Décisions judiciaires de relaxe prises, le 27 févier 2011, par  Président Souleiman CHEICK MOUSSA, qui avait été débarqué alors qu’il était en pleine Audience, par le Ministre de la Justice et chargé des Prisons et sur ordre du Premier Magistrat.

Faut-il rappeler que cette Décision judiciaire a eu lieu un mois, jour pour jour, du Coup d’Electoral programmé par l’équipe dictatoriale encore au pouvoir qui règne par la peur et la terreur, tout en bafouant la Constitution adoptée par Référendum et non par une Assemblée de la mouvance présidentielle composée d’une soixante de membres mal élus.

Reste à savoir, si le Ministre du Centre Pénitencier de Gabode va encore s’entêter à les garder de force  en prison,  en  violation  flagrante des décisions judiciaires ; faits délictuels passibles de Haute Trahison.

Quant à la Chambre d’Accusation de  la Cour d’Appel, qui aurait été saisie par le Procureur général a rejeté la demande de Liberté provisoire, pour 6 autres détenus sur le faux motif « d’insurrection », sans aucun élément introduit  jusqu’à présent auprès de la Juge d’instruction du Cabinet A.

Il s’agit de :

1) FARAH ABADID HILDID défenseur associé à la LDDH à titre individuel ;

2) HOUSSEIN AHMED FARAH le frère de DAF ;

3) HOUSSEIN ROBLEH DABAR ;

4) ABDILLAHI ADEN ALI dit CORBEAU ;

5) MOUSTAPHA ABDOURAHMAN HOUSSEIN ;

6) MOHAMED IBRAHIM WAISS ;

Les Défenseurs des droits de l’Homme ne vous oublient pas.

NOEL ABDI Jean-Paul

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Collectif  international de soutien aux prisonniers politiques de Djibouti 

Un grand nombre de prisonniers politiques, pour la plupart non jugés,

détenus à Djibouti dans des conditions effroyables d’hygiène et de promiscuité

La République de Djibouti est un pays où la démocratie et le respect des droits Humains n'ont pas droit de cité depuis l’Indépendance nationale du 27 juin 1977.

Un grand nombre de prisonniers politiques croupissent dans la prison centrale de Gabode, beaucoup sans jugement, ou détenus en garde à vue dans les cellules de la police et de la gendarmerie.

Le président Ismaël Omar Guelleh a fait modifier la Constitution en avril 2010 par une assemblée nationale monocolore et soumise pour s'arroger un troisième mandat à la tête du pays, s'ouvrant ainsi la voie à une présidence à vie.

Ces prisonniers sont des étudiants de l’Université de Djibouti, des lycéens, des collégiens, des civils arrêtés lors des ratissages dans le Nord de Djibouti, mais aussi des militants et responsables des partis djiboutiens d'opposition regroupés au sein de  l’UAD et de l’UMD, et du FRUD.

Le seul crime de ces citoyens djiboutiens est d'avoir osé exercer leur droit de grève pour les étudiants et élèves, leur droit de manifestation pour de nombreux militants de l'Opposition (notamment lors de la grande manifestation pacifique à laquelle l'UAD avait appelé le 18 février 2011), ou tout simplement d'appartenir à l'Opposition.

Avant et pendant ces vagues d'arrestations arbitraires, le régime a perpétré de véritables exécutions extrajudiciaires et des actes de torture partout dans le pays : à Djibouti-ville, la capitale, à Tadjourah et à Obock au Nord, dans les districts de Dikhil (notamment à Hanlé) et d'Ali-Sabieh au Sud.

Un collectif international de soutien aux prisonniers politiques de  Djibouti a été constitué :

-         Pour obtenir la libération immédiate de personnes arbitrairement détenues ;

-         Pour faire cesser les tortures infligées à la plupart des prisonniers ;

-        Pour demander que Djibouti respecte les instruments juridiques pour la protection des mineurs, des femmes, et contre la torture qu’il a signés ;

-         Pour dénoncer les tentatives du pouvoir djiboutien de criminaliser l’action politique de l’opposition en république de Djibouti.

LE COLLECTIF INTERNATIONAL DE SOUTIEN AUX PRISONNIERS POLITIQUES DE DJIBOUTI

***

liste des prisonniers politiques détenus à Djibouti

LISTE NON EXHAUSTIVE

1) Fahmi Mohamed Adaweh 

2) Farhan Daher Gan

3) Elmi Omar Houssein

4) Adaweh Robleh dit Bouh

5) Ali Saleh Barreh

6) Idriss Abdi Aouled

7) Sadam Houssein Robleh

8) Liban Daoud Soubaneh

9) Mohamed Ahmed Djama dit Nasto

10) Fahmi Abdi Obsieh

11) Mohamed Rirache Miguil

12) Hassan Mohamed Hassan

13) Abdoulfatah Hassan Ibrahim

14) Hassan Amin Ahmed

15) Abdi Elmi Omar dit Germany

16) Omar Ali Ahmed

17) Abdi Osman dit Indhabuur

18) Bogoreh Robleh

19) Abdi Samireh

20) Hawa Waïss 

21) Abdo Dabaleh Mohamed

22) Mohamed Kabo Idriss

23) Abdo Houssein Ahmed 

24) Kadir Abdillahi Yassin

25) Yacin Houssein

26) Saïd Houssein Robleh 

27) Idriss Ali

28) Fayçal Djama

29) Omar Daher

30) Aboucheh Abmoule

31) Omar Mahamoud Okieh

32) Ismaël Abdillahi

33) Mohamed Kamil

34) Ali Nouho Houmed

35) Hadi Mohamed Moussa

36) Abdi Saïd : athlète national et international

37) Farah Abadid Hildid

38) Houssein Ahmed Farah

39) Houssein Robleh Dabar

40) Abdillahi Aden Ali

41) Moustapha Abdourahman Houssein

42) Mohamed Ibrahim Waïs

43) Mohamed Ahmed dit Jabha

44) Mohamed Ahmed Ibrahim (frère de Mahdi Ahmed décédé en prison)

le comite de coordination du collectif international

Maki Houmedgaba ;

Hassan Cher Hared ;

Aicha Dabalé ;

Mohamed Moussa Ainaché ;

Mohamed Doubad Waiss ;

leS DELEGUES LOCAUX DU comite de coordination du collectif international

Djibouti : Jean-Paul Abdi Noël ;

Etats-Unis et Canada : Abdourahman Waberi ;

Liste des ORGANISATIONS membres du collectiF INTERNATIONAL

DJIBOUTI:    

U.A.D : Union pour une Alternance Démocratique (ARD, MRD, UDJ) ;

A.R.D : Alliance Républicaine pour le Développement ;

M.R.D : Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement ;

U.D.J : Union pour la démocratie et la justice ;

U.M.D : Union des Mouvements Démocratiques (PND et PDD) ;

P.D.D : Parti Djiboutien pour le Développement ;

P.N.D : Parti National Démocratique ;

LDDH : Ligue Djiboutienne des Droits Humains ;

FRANCE :

FRUD : Front pour la restauration de l’unité et la démocratie ;

ORDHD : Observatoire pour le respect des droits humains à Djibouti ;

AFASPA : Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique ;

ADD : Association pour la promotion de la démocratie et  le développement ;

UGUTA-TOOSA ;

CODED : Collectif pour la démocratie à Djibouti ;

FEMMES SOLIDAIRES ;

BELGIQUE

FDP : Forum pour la démocratie et la paix ;

CDS : Congrès Djiboutien pour la Solidarité ;

SUISSE

UDDESC : Union Djiboutienne des Droits Economiques Sociaux et Culturels ;

CANADA

ADDC : Association  de la Diaspora Djiboutienne du Canada ;

ACSAO : Association Culturelle et Sportive des Afars d’Ottawa ;

APDDP : Association pour la promotion de la démocratie et du droit de la personne ;

Liste des PERsonnalites membres du collectif international

Abdourahman Ali Waberi, écrivain et intellectuel ;

Abdourahman Boreh, homme d'affaires et personnalité politique ;

Mohamed Moussa Aïnaché, Ancien directeur de la RTD et personnalité politique ;

Mohamed Doubad Waïss, porte-parole pour l'Europe de l'Intersyndicale UDT/UGTD ;

Abdoulkader Mohamed ;

Hassan Abdi Aden ;

ORGANISATIONs ET PERSONNALITeS DE SOUTIEN Au collectiF INTERNATIONAL

ASSOCIATION SURVIE ;

ARDHD : Association pour le respect des droits de l'homme à Djibouti ;

Laurence Dawidowicz, Survie Paris ;

Jean-Loup Schaal, président de l’ARDHD ;

Maxime Gremetz, député de la Somme ;

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Interview de Cassim Ahmed accordé à djiboutii.net

1. Bonjour/bonsoir M.Cassim Ahmed, ici Djiboutii.net “une autre voix pour les sans-voix” djiboutiens. Comment ça va pour vous, votre famille, votre parti?

Merci à vous de bien vouloir m’ouvrir vos colonnes ; tout va bien pour moi. Je reviens d’un séjour de dix jours à Dakar, où j’ai été invité à participer à la seconde édition du Forum Mondial Science et Démocratie et à la onzième du Forum Social Mondial. C’est dans ce genre de manifestation internationale que l’on saisit le mieux ce que notre pays représente : à cause d’une dictature aussi bête que méchante, dirigée par un docteur honoris causa d’opérette, nous ne participons en rien à la marche de l’humanité. Ce fut une expérience enrichissante.

Quant à mon parti, l’ARD, vous suivez tout comme moi la mobilisation en cours dans toutes les régions de notre pays ; je n’ai donc rien à vous apprendre de ce point de vue. Et comme je crois plus utile, dans la phase actuelle, de dire ce qui est plutôt que de prétendre prédire ce qui doit être, je tiens à préciser que mes propos n’engagent que moi et vous comprendrez pourquoi.

2. Quel parallèle faut-il  faire, selon vous,  entre les événements qui secouent le monde arabo-musulman (et peut être bientôt, le reste des pays du monde sous le joug de régimes tyranniques) et la situation à Djibouti?

Pour l’heure, deux soulèvements populaires ont conduit à la chute d’un dictateur : en Tunisie avec la Révolution du jasmin qui a chassé Ben Ali et en Egypte où celle du Nil s’est débarrassée du dinosaure Moubarak. Plus qu’avec ce dernier cas, il y a beaucoup de similitudes entre Djibouti et la Tunisie. Et quelques différences essentielles aussi.
Il y a tout d’abord une gigantesque désespérance du fait d’un appauvrissement généralisé de la population surtout dû à la mauvaise gouvernance d’une classe politique prédatrice. Il y a une jeunesse, même diplômée, sans perspective d’avenir et, ici comme là-bas, candidate à l’émigration. Il y a un tyran : Ben Ali, qui a effectué une visite à Djibouti l’été 1977 en qualité de vice-président, est le modèle préféré de notre dictateur local, mais un peu plus intelligent que lui. Il y a une première dame rombière, même si Leila Trabelsi préférait confisquer de des villas alors que Khadra Haid gifle plus facilement ministres et hauts fonctionnaires! Donc, dans les deux cas, les motifs de soulèvement existent.

Mais il y a quelques différences. Si Ben Ali fut le modèle d’Ismael Om ar, Habib Bourguiba n’a malheureusement pas été celui de Hassan Gouled : « D’une poussière d’individus, d’un magma de tribus, de sous-tribus, tous courbés sous le joug de la résignation et du fatalisme, j’ai fait un peuple de citoyens. Mais j’ai peur de ce que j’ai appelé un jour le «démon des Numides», ce démon qui pousse à la désunion, aux luttes intestines, qui nous a fait rater notre histoire après la révolte de Jugurtha » disait le Père de l’Indépendance tunisienne. Chez Gouled, c’est plutôt la désunion et le tribalisme que l’Histoire retiendra : la Nation djiboutienne reste encore largement à construire. Peut-être se construit-elle justement aujourd’hui, sous nos yeux, à travers l’actuelle mobilisation: quand les forces de répression tirent indistinctement sur les civils, il y a forcément une solidarité des opprimés qui s’organise et c’est pour cela que les manifestations unitaires, à Djibouti comme au sein de la diaspora sont si importantes et font si mal au régime qui ne survit que par la division.

En second lieu, la neutralité des forces armées tunisiennes a été essentielle dans l’aboutissement de la révolution de jasmin comme dans celle du Nil. Or, à Djibouti, quelques criminels de guerre totalement impunis ont depuis longtemps déshonoré les forces armées et la police. Criminels et parfaitement corrompus. Ce sont véritablement des mercenaires sans foi ni loi. Mais on sait au moins une chose des mercenaires : c’est qu’ils cherchent avant tout à rester en vie pour profiter de leurs gains. Quant aux soldats, policiers et gendarmes, beaucoup d’entre eux sont d’honnêtes citoyens tout juste désireux de gagner leur vie et d’élever leurs enfants. Toutefois, un constat s’impose : l’armée djiboutienne n’est pas nationale ! Les hommes en armes déshonorent leur uniforme et leurs frères d’armes morts sur le champ de bataille. L’armée djiboutienne est surtout célèbre du fait de ses exactions contre les civils.

Vous savez, il arrive même que des soldats israéliens dénoncent les atrocités commises par les troupes sionistes contre les civils palestiniens. Avez-vous entendu un seul militaire djiboutien dénoncer les assassinats, viols ou tortures perpétrés par la soldatesque gouvernementale ? Si, un seul l’a fait : il a été abattu dans le dos par un «compagnon d’armes» ! Et ça se dit musulman, et ça pollue les mosquées. Si vous saviez comme je suis fier d’avoir combattu l’AND, fier de mon passé de maquisard ! Et je suis prêt à le redevenir s’il le faut. Sauf que pour l’heure, les conditions d’une vraie lutte armée ne sont absolument pas réunies. On y reviendra.

3. Si Guelleh quittait le pouvoir en catastrophe (à la Ben Ali) aujourd’hui même, selon vous, qu’est-ce qui se passerait au pays ?

Il quittera le pouvoir, tôt ou tard ! Le problème est de savoir comment. De toute évidence, il a choisi la manière forte, mais c’était prévisible. Dans sa stratégie, il est aussi fin qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Donc, à mon avis, il ne quittera pas le pouvoir avant d’avoir épuisé tout l’arsenal répressif dont il dispose. Autant dire qu’il a de la marge. Mais deux choses sont sûres:

·         il est prêt à tuer mais pas à mourir pour rester au pouvoir alors que les opposant ont démontré qu’ils étaient prêts à mourir. On le sait grâce à WikiLeaks et au Président du Yémen : Ismael Omar est un dealer (trafiquant de drogue), un barman (trafiquant d’alcool) et un armurier (trafiquant d’armes). Ce qu’il aime, c’est avant tout le pouvoir pour l’argent. Pour cela, il peut même commanditer un attentat (ou même une tentative contre lui-même comme autrefois) et accuser qui il veut pour mieux justifier un régime de terreur.

·         Ce n’est pas le rôle de l’opposition que d’envoyer ses manifestants au massacre. Là, ne jouons ni avec les mots ni avec les vies : l’actuelle mobilisation est tout sauf pacifique puisqu’il y a déjà des morts, des blessés, des torturés, des détenus. Il y a donc une disproportion dans l’engagement : on n’engage pas un combat pour mourir, mais pour vaincre. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Sun Tzu. Il faudra redéfinir les modalités de l’action et je crois que les jeunes l’ont très bien compris.

4. Votre  mot sur l’UMP, le RPP et le 3ème mandat de monsieur Ismaël Omar Guelleh… Et, un mot sur l’opposition djiboutienne.

Je ne parle pas de mes ennemis, je les combats. Tout ce que je peux conseiller aux courtisans de ce régime, c’est de fuir tant qu’il en est encore temps. Quant aux hommes en uniforme, ils devraient comprendre qu’en assassinant un civil, ce sont les leurs qu’ils exposent à une légitime vengeance.

Quant à l’opposition, je crois qu’elle doit sortir des deux impasses dans lesquelles est se trouve. La première est d’avoir espéré mener des actions de contestation pacifique contre une dictature qui a tué plus de civils en trois décennies que le colon en plus d’un siècle. Si les urnes sont truquées et les rues minées, la définition de ce qu’est un parti politique et de ce que sont ses militants qui doit être revue.

La seconde, plus grave, est de prétendre que l’horizon indépassable du combat démocratique est la lutte armée en milieu rural et pour cela dénigrer toute tentative pacifique. Comme par exemple lorsque notre ancien compagnon de lutte et ami Mohamed Kadamy et son mouvement du Frud-armé-exilé disent qu’en matière de trahison, Ahmed Dini = Ougouré Kiflé: l’observateur le plus neutre trouverait cela au moins excessif. C’est pour cela que je demande aux jeunes de faire attention au mirage de la lutte armée en milieu rural: le régime doit être combattu entre le Port de Djibouti et le poste de Galafi. Pour le moment, la lutte armée est surtout un épouvantail, un alibi utilisé par la dictature pour affaiblir l’action unitaire de l’opposition.

5. Votre message aux Djiboutiens du pays et de la diaspora… et enfin, votre message à la classe politique djiboutienne (l’opposition d’une part et le RPP/UMP et leur candidat, d’autre part…).

A tous je dis que ce régime est condamné par l’Histoire et que, quelle que soit l’issue de l’actuelle mobilisation, plus rien ne sera jamais comme avant. La dictature démystifiée deviendra de plus en plus féroce et la résistance de mieux en mieux organisée. Pensons à la fierté des Tunisiens et des Egyptiens aujourd’hui : ils ont écrit une page des l’Histoire contemporaine dont les conséquences seront beaucoup plus importantes que la chute du Mur de Berlin. Cela vaut tous les sacrifices.

Dans ce cadre, le rôle libérateur des jeunes est fondamental. Selon mes informations, ils commencent déjà à s’organiser de manière autonome, presque clandestine. A croire qu’ils ont lu le «manuel de guérilla urbaine» de Carlos Marighella disponible sur Internet! Il faut empêcher l’ennemi de se sentir en sécurité chez lui et tous les rats quitteront alors le navire.

Pour ce qui est de l’opposition, le renforcement de l’unité d’action et la détermination de stratégies cohérentes et complémentaires est d’une urgence vitale. Et je crois que tout le monde en est conscient.

Enfin, avec le rétrécissement continu des lieux d’expression démocratique dans notre pays, la place et la contribution de la diaspora dans la lutte deviennent de plus en plus évidentes. A elle de se montrer à la hauteur.

Comme je l’ai dit, mes ennemis, je n’en parle pas, je les combats à mort.

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Djibouti suspends US election mission

By Katrina Manson in Nairobi

Published: March 12 2011 02:32 | Last updated: March 12 2011 02:32

Djibouti has told the United States that an independent election observer mission is “illegal” and suspended its partnership with the US-funded mission.

The news came amid reports that the north-east African coastal state had arrested two opposition leaders on Friday.

Democracy International (DI), which has a $2.2m, eight-man team in the tiny strategic state, provides the only international technical assistance and observation group in the country, which has been ruled by the same dynasty since independence.

The increasing visibility of the Djibouti’s anti-democratic leanings is awkward for the US, which relies on the country for its only military base on the continent and last year doubled aid to the country, funding DI’s Djibouti operation. Many of its 3,000 troops are dedicated to fighting piracy and terrorism in neighbouring Somalia.

President Ismail Omar Guelleh, who took over from his uncle in 1999, last year scrapped a two-term constitutional limit to allow him to stand for re-election on April 8.

His regime has several times arrested opposition leaders, and moved swiftly to quell dissent following popular protests in the city-state that sought to draw on uprisings taking hold across north Africa. Facebook postings urged protesters to imitate revolts in Egypt and Tunisia.

Djibouti’s foreign ministry sent a diplomatic note to the US Embassy dated March 2 requesting the end of the partnership with DI, alleging it had participated in and supported a violent February 18 opposition rally in which at least one person was killed, accusations the group denies.

A January report from DI noted widespread voter apathy, adding that those surveyed said Djiboutian politicians distribute money and khat, a narcotic drug, to voters ahead of election day as an inducement for loyalty.

Sources say efforts to resolve the dispute with DI continue. “We have not closed up our operations, (but) we are not undertaking any active programming,” DI co-founder Glenn Cowan told the Financial Times, adding that the group still plans to observe the elections.

Subsequent efforts to organise protests have failed. Critics attribute this to heavy-handed tactics by the state, whose president once headed the secret services.

Human rights activist Jean-Paul Noël Abdi, himself detained for 11 days last month, told the Financial Times that two opposition leaders were arrested in broad daylight on Friday, by state forces in 20 vehicles. He said he did not know their whereabouts at the moment.

Calls and text messages to Djiboutian authorities went unanswered on Friday, an official day off. Opposition leaders had vowed earlier on Friday to boycott the elections, deliberately missing a nominations deadline. They said they believed polls would be rigged and dangerous.

“If I, or any other opposition candidate had stood, we would have only been adding to the perceived legitimacy of the election – a legitimacy that it doesn’t deserve,” said Abdourahman Boreh, a self-exiled businessman-turned-opposition politician. He said it would not be safe for his supporters to campaign.

A US government spokesman did not immediately respond to requests for comment.

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Appel à la conscience citoyenne, Par Farah Abdillahi Miguil

Djibouti, le 14 mars 2011 

 « La République de Djibouti qui a 14 ans est donc majeure. C’est à dire que le peuple de cette République est lui aussi majeure. Il ne doit plus être… comme l’orphelin que le tuteur empêcherait d’exercer sa responsabilité et son droit malgré le fait qu’il a atteint l’âge de majorité légale.

Il a été démontré partout dans le monde que le Parti Unique  était le contraire de la Démocratie, l’antithèse de l’Unité Nationale et l’obstacle majeur au développement économique ; Il ne peut pas être différent ici de ce qu’il est ailleurs.

Le Parti Unique, c’est aussi la capture en douce d’un peuple et l’accaparement d’un Pays par une organisation qui s’approprie l’Etat. (…)

Lorsqu’un groupe d’hommes s’appuyant sur des droits et exerçant des libertés valables pour tous, a créé une organisation politique prétend le nier ces mêmes droits et interdire l’exercice de ces mêmes libertés aux autres en se proclamant « Parti Unique », il transgresse une limite naturelle. (…)

Tous les partis Uniques partout dans le monde, au bout d’un certain délai supportable plus ou moins long ou bien ils se sont effondrés ou bien ils ont été contraint de régner par le sang. … la nature a fini toujours par punir les transgresseurs et d’humilier les orgueilleux qui ont osé se proclamer UNIQUES.

DIEU SEUL EST UNIQUE ; » (Mohamed Ahmed Issa dit « Cheiko » 02 mars 1991)

Un appel prophétique

Ce discours a été prononcé lors d’un congrès du RPP par Cheiko le 2 mars 1991 au milieu d’une salle acquise à la cause du parti unique. Quel courage ! Quelle lucidité ! Quelle clairvoyance pour un homme politique qui était à ce moment-là député et représentant du parti unique. Quelle prophétie ! Lorsqu’on sait qu’en novembre 1991 la guerre civile allait éclater dans notre pays. Cheiko, membre fondateur de la LPA durant la colonisation avec Omar kamil Warsama (Omar Agoon), Ahmed Dini et Ibrahim Harbi, a toujours été du côté de l’indépendance vraie et de la vraie liberté. Il a été aussi membre fondateur et président du Front Uni de l’Opposition Djiboutienne (FUOD) jusqu’à sa mort. Il parait qu’à la fin de son discours il lança à l’adresse de Hassan Gouled Aptidon cette phrase « vous avez su nous conduire vers l’indépendance il faudra maintenant que vous nous conduisez vers le pluralisme ».  De quel côté  serait Mohamed Ahmed Issa dit « Cheiko » s’il était parmi nous aujourd’hui ? Sans aucun doute il serait du côté de la démocratie, de la liberté et de la justice.

Parti unique à la Démocratie

C’était il y a 20 ans que ces mots qui restent plus que jamais d’actualité ont été prononcés par Cheiko. Qu’est-ce qui a changé depuis ce 2 mars 1991 ? Rien sauf la mise en place d’un pluralisme politique et syndical sur le papier avec l’adoption de la première constitution démocratique en septembre 1992. C’est ainsi que débuta la consécration de la « démocratie au parti unique ».

Assemblée nationale, cimetière des volontés et de la représentation

Je rappelle ce discours de Cheiko pour rendre hommage au courage et à la vision d’un homme politique de terrain mais aussi pour rappeler aux jeunes générations que dans notre pays il y a eu une époque où des hommes de valeur ont siégé dans notre parlement malgré le parti unique. De Gaulle ne disait-il pas que : « L’histoire n’enseigne pas le fatalisme il y a les heures où la volonté de quelques hommes libres, brise le déterminisme et ouvre de nouvelles voies ». Ces hommes avaient une légitimité incontestée pour la plupart pour avoir combattu le colonialisme. Malheureusement, aujourd’hui ceux qui « squattent » l’assemblée nationale et dont la présence n’est qu’une réponse au bégaiement de l’histoire, n’ont aucune légitimité. D’ailleurs, beaucoup d’entre eux ne savent pas pourquoi ils sont là. Ils ont été souvent choisis pour leur manque de personnalité, leur docilité et leur soumission à se comporter comme des moutons de panurge. Les soi-disant représentants du peuple djiboutien, sont aujourd’hui pour la grande majorité des hommes au passé vierge de tout militantisme de terrain. Ces hommes et ces femmes qui n’ont jamais porté un idéal ni une cause, ont été coptés par le parti au pouvoir. Ils ont vécu leur nomination comme une sorte de météorite. Perdant parfois « la vue » et/ou le sens de la responsabilité. Et comme chaque créature appartient à son créateur. Le pouvoir actuel a réussi à les convaincre comme ceux qui sont au gouvernement qu’ils doivent avant tout montrer une soumission aveugle et une peur divine envers leur créateur qu’est le système.

Face à une maturité populaire, un aveuglement persistant côtoie une considération infantilisante

Au moment où des tremblements de terre secouent les dictatures arabes souvent emportés par les tsunamis populaires qui font suite à ces séismes, la prise de paroles des différents responsables politiques djiboutiens traduit une frilosité face à la maturité et à la prise de conscience des citoyens. En effet, ceux dont on disait plus soucieux de la paix sociale que de leurs droits. Ceux qu’on pensait qu’ils allaient accepter comme toujours de bon cœur la faim, la maladie, l’ignorance et le déni pour préserver le statu quo, se dressent aujourd’hui pour réclamer la justice, la liberté et la démocratie. On dirait que cette prise de conscience du peuple djiboutien inquiète plus d’un parmi les membres du gouvernement. Pour preuve la mitraillette d’intimidations et  d’insultes à l’égard de l’opposition souvent assimilées à « des vulgaires voyous » par certains ministres sur les ondes de la RTD, de VAO et de la BBC du jeudi 3 au vendredi 4 mars 2011, témoignent d’un réflexe pavlovien de conservation. C’est le refrain habituel de « qui ne pense pas comme moi est un terroriste potentiel ». A ce moment-là, je me suis rappelé ces mots que Nelson Mandela avait notées dans son carnet de note, le 2 juin 1979 dans sa cellule : « Dans un pays malade, chaque pas vers la santé est une insulte pour ceux qui prospèrent sur le malade ». C’est comme si la transparence et l’état de droit étaient dangereux pour certains. La palme de l’irrespect à ce ministre polyglotte mélangeant intimidations, mensonges, insultes, dérapages verbales et voulant jeter en pâture au peuple djiboutien les chômeurs comme boucs émissaires. Comme si être chômeur est synonyme de délinquant ou de criminel.

C’est vrai que le vendredi 4 mars 2011 la ville de Djibouti avait parfum de Gaza, la palestinienne. Alors, nous disons au pouvoir public que l’ère de la peur, des barbelés et des barrages, est révolue et il serait temps que vous fassiez sienne de cette évidence. Aux membres du gouvernement ainsi qu’aux responsables de l’opposition nous disons que les citoyens djiboutiens méritent plus d’égards et de considérations que de l’infantilisation. Ils ont besoin d’hommes et de femmes crédibles pour envisager un avenir meilleur. On dit souvent que lorsque les deux forces que sont les intellectuels et les politiques capitulent face au pouvoir soit par la collaboration soit par la soumission alors l’avenir de ce pays est le chaos.

Volonté populaire incarnée dans la différence passe par un appel aux négociations

Aujourd’hui en ce moment crucial nous devons tous prendre parti pour la vérité et la justice contre notre parti, contre notre tribu, contre notre famille, contre nos amis, …. D’ailleurs, l’histoire récente abonde d’exemples où des pouvoirs qu’on croyait immuables se sont fissurés et se sont écroulés comme des châteaux de cartes sous la pression populaire. C’est pour cela qu’il serait temps pour l’intérêt de ce pays et de ses habitants que le pouvoir actuel et l’opposition se retrouvent au plus vite et ouvrent des négociations sans exclusive et sans  a-priori pour sortir de l’impasse dans laquelle nous nous engouffrons. L’arrogance et la suffisance ainsi que la haine et la rancœur n’engendrent que la destruction. 

Consensus, compromis

Une prise de conscience collective doit s’opérer au sein des Djiboutiennes et des Djiboutiens. Cette prise de conscience doit servir de prémices à l’expression d’une responsabilité partagée par chacun de nous tous pour lancer les jalons d’un dialogue salutaire pour l’intérêt général et pour trouver les voies d’un consensus, d’un compromis …. Ce pays n’est pas la propriété d’une famille, d’une tribu, d’un clan, d’un parti ni de celui d’un groupe d’individus mais celle de toutes les composantes de la nation djiboutienne sans distinction aucune. L’avenir de ce pays nous concerne tous, et une « somalisation » de notre chère patrie serait un désastre pour ses citoyens mais aussi pour la région. C’est pour cela que chacun d’entre nous doit y mettre un peu du sien.

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La soirée de gala du 12 mars 2011 à Paris comme si vous y étiez..

Ayant su par l’entremise des frères Djiboutiens qu’il s’organisait à Paris une manifestation de soutien au président actuel, le tyran I.O.G, je me suis dit que c’est l’occasion de voir les repus et les bouffons de la République.

Arrivé à l’hôtel vers 23 h30-minuit, on rentre dans la salle de réception. J’ai eu l’impression d’assister à un défilé de mode avec toutes ses femmes habillés en Dira (tenue traditionnelle faite d’étoffes chères), ces hommes dans leur costume d’apparat et la nourriture abondante dans un luxueux hôtel du 15e arrondissement de Paris.

Qui paie la facture ? Les pauvres Djiboutiens habitants à Balbabla ou au quartier « Carton » qui se réveillent tous les jours en se demandant de quoi sera fait demain. Bien sûr que c’est l’argent du contribuable qui est gaspillé pour une élection de façade, de façade en effet car tout le monde sait qu’I.O.G n’est plus si sûr qu’avant de perdurer sur son trône en faisant croire aux occidentaux qu’il combat les terroristes.  

Ces gens étaient content à l’idée de soutenir un homme qui a trafiqué la constitution afin d’être réélu pour la 3ème fois, faisant fi de la volonté du peuple d’espérer. Le point d’orgue de cette mascarade fut la montée à la tribune de la femme de l’ancien président de la Somaliland qui a harangué la foule en prétextant une volonté de paix et de stabilisation politique en laissant IOG en place par le vote d’avril 2011. Incroyable pour une femme qui a fuit son pays pour se cacher à Rennes et ceci sous la protection de la France.

Ce président se comporte de la même façon que BEN Ali de Tunisie en ce sens qu’il laisse faire sa femme tous les harcèlements possibles sur le peuple afin de s’enrichir et ceci par le paiement d’une taxe à toutes personnes qui souhaitent ouvrir un commerce à Djibouti. Il fait semblant qu’il n’est au courant de rien tout en faisant régner la terreur sur le peuple à travers les écoutes téléphoniques et l’aide du service d’espionnage de la France.

J’ai eu une impression d’apocalypse, d’être dans un monde irréel, de vivre un cauchemar et que le réveil était  long. On est dans un monde d’Afrique et de la péninsule arabique dans lequel le processus de changement politique est entamé, et paradoxalement, une infime partie du peuple djiboutien nie toutes réalités et fait semblant que tout est beau et qu’il faut coûte que coûte continuer à spolier les pauvres en achetant des immeubles sur Paris et en transférant les fonds en Suisse.  

Ainsi, il est temps d’alerter l’opinion internationale et surtout Mr Barack OBAMA afin que ce terroriste, qui n’a pas hésité à sacrifier son peuple (Cf le Frud), puisse être jugé par la Cour Pénale Internationale et que sa fortune soit gelée par la Suisse, tout comme elle l’a fait pour Ben Ali et Moubarak.

Voila j’ai dit !

Aboubaker du Massif

Paris, le 13 mars 2011

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Police et chahut à Paris contre la soirée du 3e mandat d’Ismaël Omar Guelleh

Une soirée de gala en soutien au 3e mandat usurpatoire du président djiboutien avait été improvisée ce samedi 12 mars à Paris à l’espace Moncassin, situé au 164, rue Javel.

L’ambassadeur de Djibouti en France, Rachad Ahmed Farah, a été porté absent à ce jubilé alors qu’il était annoncé pour délivrer un discours, préférant fuir le chahut du comité d’accueil spécialement alerté de sa venue.

Beaucoup de visages arrivaient masqués sous les voiles ou ombrés sous les chapeaux et les écharpes, craignant les caméras et les appareils photos dissimulés le long du trajet du métro Félix Faure à la salle Moncassin.

Des représentants et des sympathisants des mouvements d’opposition ARD, MRD et FRUD s’étaient en effet rassemblés, pour rappeler aux noctambules de devoir assumer pleinement un jour prochain leur danse avec la dictature.

La révision de la constitution décriée par les Djiboutiens continue ainsi d’attiser la révolte, mais aussi de déchirer jusque dans les rangs du président autocrate, à preuve les aveux de crainte pour leurs positions exprimée piteusement par certains invités pour expliquer leur collaboration.

Sur les pellicules numériques les prises ont été bonnes, les plus beaux portraits ont été laissés, auxquels les uns et les autres seront confrontés en temps utile.

Placés sur les dents, les organisateurs ont provoqué l’intervention de la police dans l’espoir de faire vider la rue Javel. Des palabres s’en sont suivis avec les agents de police arrivés sur les lieux pour finir par de véritables éclats de rire avec ces derniers, acquis à la posture totalement pacifique des opposants, sans qu’il n’y ait eu besoin de se prononcer sur le bien fondé du différend politique.

Une fois les uniformes éloignés, nous prenons tous conscience que la menace sans frontière représentée par le peuple djiboutien pour son dictateur Ismaël Omar Guelleh peut se renforcer, et appelle de plus amples initiatives en France.

ARD Europe, Paris, Samedi 12 mars 2011 

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UNION POUR L'ALTERNANCE DEMOCRATIQUE

 

(ARD, MRD, UDJ)

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Londres et Bruxelles, le  11 mars 2011

 

 

Le régime vient de franchir une ultime étape dans la dictature en arrêtant

les leaders de l'Opposition

 

Le régime dictatorial d’Ismail Omar Guelleh vient de franchir une ultime étape dans le déni de liberté en interdisant par la répression tout exercice du droit de manifester aux partis d'opposition. Cet après-midi vers 14 heures et demie, sans mandat ni motif juridiquement valable, quatre des leaders des partis de l'opposition de la coalition UAD/UMD ont été arrêtés par la police et détenus jusqu'à 18 heures et 15 minutes pour les empêcher de diriger la manifestation pacifique programmée contre le 3ème mandat d’Ismail Omar Guelleh. Ces leaders sont:

            -Ismaël Guedi Hared, président de l'UDJ et de la coalition UAD,

            -Souleiman Farah Lodon, vice-président du MRD,

            -Aden Robleh Awaleh, président du PND et de la coalition UMD,

            -Mohamed Daoud Chehem, président du PDD.

 

Dès leur libération, ces dirigeants ont été placés en résidence surveillée avec un imposant dispositif policier autour de leurs domiciles respectifs. De plus, plusieurs militants de l'opposition ont été arrêtés ce vendredi 11 mars 2011. Parmi eux, Rachid, Mohamed Omar Guedi, Moustapha Ahmed Miguil et Ibrahim Hoch Hared.

 

Cette nouvelle étape dans la répression est consécutive à l’accentuation de la dérive dictatoriale entamée depuis le 5 février 201 l avec les centaines d'arrestations arbitraires, notamment celle du défenseur des droits humains Farah Abadid Hildid et sauvagement torturé. Après les précédentes exactions et interpellations à l'encontre des populations civiles du Nord, après les dizaines de blessés et les 5 morts qu'a entraînés la répression de la manifestation générale et pacifique du 18 février 2011, après les tortures, les condamnations injustes et autres détentions arbitraires qui ont suivi, le régime du président Guelleh s'est encore enfoncé dans la dictature. Cette cruauté sans limite contre les dirigeants et la population démontre sans aucun doute que le Candidat illégal est saisi d’une paranoïa répressive avec pour seul objectif le passage en force comme en 2005. Cependant contrairement à 2005, il agit dans l’illégalité la plus totale en 2011 puisqu’en plus de la violation de la Constitution de la République, il réprime tant la population qui le rejette dans sa grande majorité comme toute action pacifique de l’Opposition.

 

La Coalition de l’opposition Djiboutienne UAD/UMD ne peut plus tolérer l’acharnement répressif et meurtrier du régime moribond et met en garde le Candidat illégal sur ses agissements irresponsables au risque de voir une radicalisation de nos actions jusque là pacifiques. L’Opposition ne peut plus continuer à respecter la Loi quand le Pouvoir lui-même l’a foule du pied.

 

Par conséquent, tout en condamnant avec la plus grande fermeté ces arrestations arbitraires des chefs de partis de l'opposition et nous exigeons :

-          la fin de la mise en résidence surveillée de nos dirigeants ;

-          la libération immédiate et sans condition des militants de l'Opposition interpellés aujourd'hui et de tous les autres prisonniers politiques.

 

Lançons un appel pressant :

-          A la communauté nationale pour qu’elle reste vigilante et mobiliser en vue d’actions spontanées avec sittings dans tous les points stratégiques du pays et de la capitale.

-          À la communauté internationale et aux pays amis présents à Djibouti pour qu'ils prennent leurs responsabilités face à cette dangereuse fuite en avant du régime dictatorial du président Guelleh.

 

La situation de non-droit atteint un degré tel qu'elle est plus que jamais grave et lourde de risques pour Djibouti et la région mais aussi pour le reste du monde en raison de l'importance stratégique de notre pays.

 

 

                                                             Pour l'UAD

 

Daher Ahmed Farah,                                                                           Mahdi Ibrahim A. God,

Président du MRD                                                                                Vice-président de l'ARD

 

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Le point  de la journée de mobilisation du 11 mars 2011

La série de manifestations de Djibouti s’est poursuivie de plus belle ce vendredi 11 mars malgré la mise à l’ombre en début d’après-midi de quatre dirigeants de l’opposition nationale.

Ismaël Guedi Hared, Mohamed Daoud Chehem, Aden Robleh Awaleh et Souleiman Farah Lodon, dirigeant respectivement l’UAD, le PDD, le PND et le MRD, ont été enlevés à dessein à leurs militants pour désappointer la révolte.

Or il n’en a rien été : des manifestants se sont déployés sur plusieurs sites dans Djibouti-ville, principalement Arhiba, Balbala et avenue Nasser.

Les responsables de l’ARD demeurés libres ont tourné sur l’ensemble des points de ralliement des manifestants afin de veiller à la logistique et pour enquêter sur la disparition des dirigeants de l'opposition.

Nombre de rues étaient barrées et la circulation perturbée au gré du marathon de Djibouti organisé pour afficher une image pacifiée de la capitale.

Des réunions chargées de révoltes contre les forces de la tyrannie se sont tenues et des stratégies ont été discutées pour faire pièce à la sape des actions citoyennes.

Les Djiboutiennes et les Djiboutiens pourront montrer sans discontinuer combien ils se joueront joyeusement des entraves mises à leurs actions de mobilisation. Car il sera tôt fait le tour de la citadelle Ismaël Omar Guelleh.

Journal Réalité en ligne, 11/03/11

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Libération des dirigeants de l’opposition

Ismaël Guedi Hared, Mohamed Daoud Chehem, Aden Robleh Awaleh et Souleiman Farah Lodon, respectivement président de l’UAD, président du PDD, président du PND et Vice-président du MRD, interpellés l'après-midi ont bien été relâchés dans la soirée ce jour vendredi 11 mars.

Réalité, Journal en ligne, 11/03/11

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Communiqué de presse de l'UAD le 11 mars 2011

                                                                                                Djibouti, le 11 mars 201 

Communiqué de presse

Depuis le 18 février 2011, près d’un demi-millier de personnes ont été arrêtés et emprisonnés dans les geôles  du dictateur candidat illégal.                           

L’inadmissible s’est aujourd’hui produit vers 14h heure locale avec l’arrestation et la détention arbitraire  en un lieu inconnu  de Ismaël Guedi Hared, Aden Robleh Awaleh, Souleiman Farah Lodon, et Mohamed Daoud Chehem, respectivement présidents de l’UDJ, du PND, vice-président du MRD, et président du PDD.

L’UAD condamne ces arrestations arbitraires et exige la libération immédiate des dirigeants de l’opposition et de tous les prisonniers politiques.

En cherchant à étouffer toute contestation populaire pacifique, le régime porte l’entière     responsabilité de la dégradation de la situation politique.

Pour l’UAD, le président

Ahmed Youssouf Houmed

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LDDH : ARRESTATIONS DES LEADERS DE L’OPPOSITION DJIBOUTIENNE

Le Président

BREVES INFORMATIONS DU 11  MARS 2011

ARRESTATIONS DES LEADERS

DE L’OPPOSITION DJIBOUTIENNE

 

BREVE INFORMATION DU VENDREDI 11 MARS 2011
ARRESTATIONS DES LEADERS DE L’OPPOSITION DJIBOUTIENNE

Les leaders de l’Opposition Djiboutienne  (UAD et UMD),  juste à 15 heures Djibouti, viennent d’être arrêtés, en face du domicile d’Ismaël Guedi, par les Forces de Répression au service du candidat illégal, inconstitutionnel, membre de la mafia transrégionale.

Ces arrestations illégales montrent parfaitement que des éléments des Forces de Sécurité se sont, hélas, transformées en une milice  au service d’un Individu et non au service de l’Etat ;

Ces Services de Sécurité payés par les Contribuables Djiboutiens et par des Contribuables des pays amis,  ces Forces sont prêtes à participer au Coup d’Etat Electoral programmé  au vendredi noir du 8 avril 2011.

Une vingtaine de véhicules étaient mobilisés lors des arrestations.

Nous attendons d’autres informations sur les lieux des détentions illégales et Arbitraires dignes d’un régime de Voyous intolérable, qu’il faut combattre par tous les moyens efficaces.

Ces arrestations vont inéluctablement créer un climat prérévolutionnaire avec tous les risques de colère qui pourront en résulter.

Le régime dictatorial pousse l’ensemble des populations à la révolte, afin de créer la peur et instaurer le couvre-feu, un climat identique à celui de la Libye, et permettre aux blindés Djiboutiens de bombarder les populations civiles de Balbala et de certains quartiers de Djibouti ville, tout comme les Forces tueuses de l’Ouganda, du Burundi  (composées de mercenaires à la solde des Administrations de Washington, de New-York, et de la Chine), qui en toute Impunité procèdent à l’extermination des populations civiles  de Mogadiscio et de nouveau par des Forces coloniales Ethiopiennes qui viennent d’envahir plusieurs villes frontalières avec le Kenya, Ethiopie et Sud de la Somalie occupée et ce dans l’Impunité la plus flagrante.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)  lance un Appel pressant aux Organisations Internationales des Droits de l’Homme de condamner avec fermeté toutes ces dérives autoritaires tendant à perpétrer une dictature inadmissible, qui se déroule sous le nez des grandes Puissances qui se revendiquent comme les  « maîtres à penser » la Démocratie et de l’Alternance Politique.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à l’Union Européenne, aux Etats-Unis et à tous les pays et Peuples que les populations Djiboutiennes considèrent comme des Peuples amis, de suspendre, illico, toutes leurs aides au régime corrompu qui s’enrichit au détriment de notre Peuple,

La LDDH demande au Procureur de la Cour Pénale Internationale d’ouvrit une enquête sur les membres de la mafia transrégionale et de saisir leurs comptes et leurs Biens mal acquis répartis dans plusieurs pays de l’Europe, des Etats-Unis et du Canada, en Ouganda, au Burundi, au Soudan, en Ethiopie sans oublier l’Afrique du Sud où se trouve une Usine d’armements, appartenant en grande partie à un Djiboutien, armements  destinés à la vente illicite en Somalie, en Erythrée contre le régime Erythréen, au Yémen, au Darfour et certainement dans d’autres régions, mais pas encore à l’usurpateur GBAGBO.

NOEL ABDI Jean-Paul

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Courrier du ministre de l’intérieur interdisant la manifestation du 11 mars à Djibouti

Par lettre date du 6 mars 2011, vous me faites part de votre intention d’organiser des manifestations dans toutes les villes du pays, tous les vendredis de 14 heures à 18 heures.

Vous établissez cette déclaration au nom de cinq partis politiques dont le parti dissout, le défunt MRD. Emanant donc d’une personne morale qui n’a plus aucune existence juridique, l’administration ne saurait la considérer comme un document crédible répondant à toutes les conditions d’une déclaration au sens du décret-loi de 1935.

Aussi vous persistez dans la provocation, en sollicitant un blanc-seing pour un rituel hebdomadaire en contradiction avec les modalités d’exercice de la liberté de manifestation.

Vous caressez un projet insurrectionnel destiné à renverser le régime, incompatible avec l’expression d’une contestation pacifique.

En agissant de la sorte, nul doute que vous avez décidé de vous placer dans une position radicalement illégale, défiant tout ordre et vous privant de votre qualité de partenaire politique.

Cette nouvelle mission à laquelle vous assignez vos partis politiques est en violation avec ses objectifs.

L’administration s’emploie à crever l’abcès en étudiant la voie la plus favorable pour soumettre cette contradiction à l’examen de la justice.

Croyez Messieurs les Président des groupements de partis de partis en l’assurance de ma parfaite considération
.

Version d'origine

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LDDH : Brèves informations du 8 mars 2011

Le Président

BREVES INFORMATIONS DU 8 MARS 2011

 

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), hier après-midi, a appris avec stupéfaction les tirs à balles réelles par les Forces armées Djiboutiennes sur des populations civiles à Tadjourah.

Un jeune adolescent de 12 ans a été blessé et évacué sur Djibouti. La population de Tadjourah est sous le choc et ce matin 8 mars 2011 : « journée internationale de la Femme », le cœur n’y était pas pour les Femmes de Tadjourah.

Il semblerait qu’un militaire ne trouvant plus son téléphone portable a appelé du renfort pour bloquer le secteur afin de retrouver son téléphone.

Bouclage brutal qui a dégénéré et provoqué une fusillade d’un soldat. Ce genre de dérapage montre à quel point l’insécurité consécutive aux répressions quotidiennes, inéluctablement,  risquent et peuvent conduire à la révolte générale dans un proche avenir.

Dimanche matin la journaliste Kaltoum Ali, représentante de la BBC section en langue Somalie, aurait été suspendue de ses fonctions à la RTD car sa version à la BBC  en langue somalie n’aurait pas plu au candidat illégal et inconstitutionnel, le Dictateur Ismaël Omar Guelleh.

Décidément, les journalistes de la presse gouvernementale qui dépendent du Ministère de l’Information n’ont pas droit ni à la libre expression, ni aux témoignages et  surtout il ne faut pas contredire l’insultant Ministre des Affaires étrangères un certain Mahamoud.

Espérons que sa suspension sera d’un court délai, même si elle fait souvent l’éloge du dictateur.

NOEL ABDI Jean-Paul.

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LDDH : Diffusion d'information du 7 mars 2011

Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION DU 7 MARS 2011

Liste alphabétique des prisonniers politiques : déclarés non coupables mais encore maintenus en prison à Gabode et Liste alphabétique des prisonniers politiques condamnés par un autre juge imposé

Liste alphabétique des prisonniers politiques : déclarés non coupables mais encore maintenus en prison à Gabode

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) n’arrive pas à avoir jusqu’à présent les noms des quarante (40)  détenus arbitraires déclarés non coupable, le dimanche 27 février 2011, par le Président Mohamed SOULEMAN CHEICK MOUSSA, qui a eu le courage de ne pas suivre les ordres de l’Exécutif.

Ce juge a fait preuve d’Indépendance et a jugé en son âme et conscience sans ingérence extérieure. Néanmoins, ci-après quelques noms  des prévenus de trouble à ordre public:

1er groupe :

- DAHER HACHIM ;

- HASSAN ADEN AHMED ;

- HOUSSEIN ABDILLAHI ;

- YAHYA ABDI ET CONSORTS.

2ème  groupe :

- ABDI SAID ROBLEH prévenu de provocation direct à un attroupement.

3ème  groupe :

- ABDILLAHI IBRAHIM ;

- ABDOURAHMAN YOUSSOUF

- AHMED OMAR ;

- DOUBAD ELMI ;

- MAHAMOUD AHMED prévenu de dégradation des biens et de trouble à l’ordre public.

4ème  groupe :

- ADNAN MOHAMED.

- ABDOURAZACK MOUSSA ;

- AWALEH AHMED ;

- SOULEIMAN ISSA ET CONSORTS prévenus à un attroupement délictueux et actes de vandalisme et de dégradation.

Liste alphabétique des prisonniers politiques condamnés par un autre juge imposé :

1er groupe : RP n° 661/11 :   condamnation pour manifestation  politique à 12 mois de prison ferme;

- KADIR ABDOURAHMAN ;

- HASSAN…

- IDRISS HASSAN OBSIEH ;

- IMRAN ABDOURAHMAN ;

- KADIR MOURSAL IBRAHIM ;

- MOUHOUMED ISSE ;

Audience du 27 février 2011. Ministère Public demande 1 an de prison ferme. Le Tribunal décide 1 an de prison ferme.

2ème  groupe : RP n° 602/11 :   condamnation pour manifestation  politique à 8  mois de prison ferme;

- ABDI ELMI OMAR dit Germany;

- ABDI SAMIREH BOUH;

- ABDOULFATAH HASSAN IBRAHIM (Secrétaire  Général du PDD; ;

- BOGOREH ROBLEH GUEDI;

- HASSAN MOHAMED HASSAN (1er Vice-président du PDD)

- ISMAÊL ABDILLAHI DOUALEH ;

- OMAR ALI AHMED (garde de corps du député Aden Robleh)

- OMAR MOHAMED ;

- OMAR MAHAMOUD OKIEH ;

- HASSAN AMIR AHMED ;

- ABDOULKADER HOUSSEIN HAMAD ;

Audience du dimanche 27 février 2011. Ministère Public demande 1 an de prison ferme. Le Tribunal décide 8 mois de prison ferme. Pour rébellion. Lors du dimanche 27 février 2011, Madame SAADI OMAR WAISS fut relaxée par le tribunal
 
3ème  groupe : RP n° 584/11 : condamnation pour manifestation  politique à 3 mois de prison ferme;

- ABDI MOHAMED MOUSSA ;

- AHMED ISMAÊL AWALEH ;

- ALI NOUHO MOUSSA ;

- MOHAMED KAMIL MOHAMED.

Audience du  jeudi 5 février 2011.

4ème  groupe :

RP n° 70411 : Le Tribunal se déclare incompétent et invite le Ministère Public à mieux se pourvoir. 
- AHMED HASSAN BOUH. Audience du  jeudi 5 février 2011.

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LDDH : Liste des détenus politiques arrêtés après la manifestation du vendredi 18 février 2011

Le Président

LISTE DES DETENUS POLITIQUES ARRETES APRES LA MANIFESTATION DU VENDREDI 18 FEVRIER 2011

BLESSES :
- ABDOURAZAK ALI  FAHRAN le visage bien abîmé (bouche et nez)

- LIBAN AHMED OMAR blessé profondément à la tête.

- Tous les deux ont été blessés devant le Stade Hassan Gouled le vendredi 18 février 2011.

1. ABDI ELMI OMAR dit GERMANY

2. ABDI HOUSSEIN  arrêté le 24 02 11

3. ABDI OSMAN dit INDHABUR

4. ABDI SAID (athlète national et international : 40 compétitions à son actif)

5. ABDI SAMIREH

6. ABDO DABALEH MOHAMED

7. ABDO HOUSSEIN AHMED

8. ABOUCHEH ABMOULE

9. ABDOULFATAH HASSAN IBRAHIM

10. ADAWEH ROBLEH dit BOUH

11. ADAWEH ROBLEH ABSIEH

12.  ADMAN MOHAMED OSMAN

13.  AHMED AWALEH

14.  AHMED FARAH

15.  ALI NOUHO HOUMED

16.  ALI SALEH BAREH

17.  BOGOREH ROBLEH

18.  ELMI OMAR HOUSSEIN

19.  FAHMI ABDI OBSIEH

20.  FAHMI MOHAMED ADAWEH

21.  FARADA MOHAMED WITTI Vice-président de l’ARD (UAD) arrêté à Dhikil

22.  FARHAN DAHER ABDILLAHI

23.  FARHAN DAHER GAN

24.  FAYCAL DJAMA

25.  HADI MOHAMED MOUSSA

26.  HAMADOU dit GUEDALEH président à HAYABLEH

27.  HASSAN AMIN AHMED

28.  HASSAN MOHAMED HASSAN

29.  HAWA WAISS

30.  IDRISS ABDI AOULED

31.  IDRISS DJAMA ALLALEH arrêté le 25 02 11

32.  IDRISS ALI

33.  ISMAEL ABDILLAHI

34.  ISMAEL dit DA’DA’O

35.  KADIR ABDILLAHI YASSIN

36.  LIBAN DAOUD SOUBANEH

37.  MOHAMED AHMED DJAMA dit NASTO

38.  MOHAMD HASSAN ROBLEH arrêté le 24 02 11

39.  MOHAMED IBRAHIM WAISS

40.  MOHAMED KAMIL

41.  MOHAMED RIRACHE MIGUIL

42.  NIMAN MOHAMED AMIR

43.  OMAR ALI AHMED

44.  OMAR DAHER

45.  OMAR MAHAMAOUD OKIEH

46.  SADAM HOUSSEIN ROBLEH

47.  SAHAL HASSAN responsable du MRD arrêté le 24 02 11

48.  SAÎD HOUSSEIN ROBLEH

49.  SALEBAN AWAD WABERI

50.  YABEH MOHAMED IBRAHIM

51.  YACIN ALI FARAH

52.  YACIN HOUSSEIN

53.  Fils de HAMADOU DIRIE                                                                        

54.  ABDI ELMI OMAR dit GERMANY

55.  ABDI HOUSSEIN  arrêté le 24 02 11

56.  ABDI OSMAN dit INDHABUR

57.  ABDI SAID (athlète national et international : 40 compétitions à son actif)

Ainsi que les 6 démocrates détenus depuis le 9 février 2011:

1) FARAH ABADID HILDID

2) HOUSSEIN AHMED FARAH le frère de DAF

3) HOUSSEIN ROBLEH DABAR

4) ABDILLAHI ADEN ALI dit CORBEAU

5) MOUSTAPHA ABDOURAHMAN HOUSSEIN

6) MOHAMED IBRAHIM WAISS 

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Manifestation et journée de colère à Tadjourah, Obock et Balho le 8 mars 2011

 

Les villes de Tadjourah, Obock et Balho dans le nord de Djibouti ont emboité le pas, ce mardi 8 mars, à la capitale Djibouti-ville dans l’engagement citoyen contre la dictature d’Ismaël Omar Guelleh.

 

Une manifestation imposante s’est déclenchée ce matin à Tadjourah pour dénoncer l’impunité des militaires, ravivée par le tir à balle réelle perpétré hier par le militaire visant le collégien Ahmed Issé Abdallah gravement blessé et hospitalisé à l’hôpital Peltier à Djibouti-ville où il a été évacué.

 

Les habitants de la ville blanche Tadjourah ont appris à réprouver la présence des hommes en armes qui bénéficient d’une totale impunité dans leur ville et notamment la présence des officiers tels que les colonels Waïss et Awaleh.

 

La marche bruyante a été accompagnée de slogans dénonçant le 3e mandat, exigeant la fin de l’impunité dans les districts du nord laissés pour compte et le départ d’Ismaël Omar Guelleh.

 

L’arrivée d’hommes en armes sur les lieux destinée à appeler au calme a produit l’effet inverse, amenant les rangs des manifestants de Tadjourah à grossir de dizaine de manifestants à vue d’œil.

 

La ville d’Obock s’est lancée à son tour dans une manifestation majestueuse en solidarité avec les Tadjouriens mais aussi en solidarité avec tous les Djiboutiens victimes d’Ismaël Omar Guelleh.

 

Les banderoles des Obockois requéraient elles-aussi le « Non au 3e mandat » et « IOG dégage ! ».

 

La manifestation d’Obock s’est clôturé par un sit-in devant les bureaux de la mairie de la ville, installée elle aussi dans l’opacité électorale totale il ya quelques années.

 

Obock avait en réalité déjà manifesté le vendredi 4 mars dernier de 8 h à 10 h le matin, bien avant la manifestation de Djibouti-ville devant le stade Gouled dans l’après-midi empêchée par le déploiement des militaires que l’on sait sur la place de la liberté.

 

En parallèle avec Tadjourah et Obock, un rassemblement s’est tenu aussi à Balho, village situé à l’extrême sud-ouest du district de Tadjourah dont le jeune Ahmed Issé Abdallah est natif.

 

Les habitants de Balho demandant justice pour leur enfant de 12 ans saigné par la soldatesque du président non élu Ismaël Omar Guelleh ont été dispersés par des tirs à balles réelles dans le ciel de leur village.

 

Avec Djibouti-ville, c'est tout le pays qui prendra sa place dans la révolte populaire pour en finir avec l'autocratie.

 

La Rédaction en ligne de Réalité, le 8 mars 2011

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Appel pour une manifestation de soutien au peuple djiboutien prévue le 12 mars 2011 sur la Colline du Parlement à Ottawa

Nous, Diaspora Djiboutienne au Canada contre la dictature de Ismael Guelleh, inquiète de la situation de l’état de droit à Djibouti, soucieuse de la violation de la constitution pour se frayer un chemin afin de briquer un 3 ème mandat présidentiel illégal.

Nous appelons toutes les personnes inquiètes du climat politique de plus en plus pernicieux et soucieuses du respect des droits humains fondamentaux, à participer le 12 mars 2011 à Ottawa à une manifestation de soutien au peuple djiboutien qui est déterminé plus que jamais à mettre définitivement fin au régime dictatorial en place à Djibouti depuis 34 ans.

Les objectifs de la manifestation sont les suivants :
• Affirmer notre solidarité au combat pour la liberté et la démocratie de nos concitoyens
• Dénoncer les arrestations arbitraires et les tortures des civiles
• Sensibiliser le gouvernement canadien de Stephen Harper, la communauté internationale et les medias des atrocités perpétrées par le dictateur sanguinaire de Djibouti sur la population
• et enfin pour dire haut et fort « IOG DÉGAGE»

Djiboutiennes, djiboutiens du Canada, ne laissons pas à IOG de faire ce qu’il veut de notre pays.

Date et lieu de la manifestation :
Samedi 12 mars 2011 à Ottawa (Canada)
14h -16h30
Au sein de la Colline du Parlement

Ahmed Aden
Président de Diaspora Djiboutienne au Canada (DDC)
ahmed_aden1@yahoo.ca
Ottawa (Canada), le 8 mars 2011

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Un collégien de Tadjourah blessé par balle par un militaire

Ahmed Issé Abdallah, élève en classe de 6e à Tadjourah, avait eu un simple démêlé avec d’autres jeunes.

Intercédant pour séparer les adversaires, un militaire de la brigade de Tadjourah a eu la main lourde : tir à balles réelles sur Ahmed, qui sera évacué sur Djibouti-ville faute de moyen au dispensaire de Tadjourah pour arrêter son hémorragie.

Les camarades d’Ahmed ne pouvaient pas accepter cette bévue, ils ont décidé de demander une explication aux autorités militaires. Résultat, tous interpellés et intimidés, avant d’être relâchés.

Mais le militaire auteur du coup de feu flânant toujours librement dans la ville, un sentiment d’impunité s'est emparé des jeunes et une tension vive a saisi une partie de la ville de Tadjourah.

Un calme apparent semblait revenu en fin de journée, mais nous restons à l’écoute de la suite qui sera donnée à cette énième affaire de népostisme. Nous ne manquerons pas d’informer et d’agir en conséquence.

Réalité, Journal en ligne, 7/03/2011

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A l’appel du Forum pour la démocratie et la paix (FDP), une cinquantaine de Djiboutiens se sont rassemblé samedi 5 mars rue des Lois à Bruxelles face aux ambassades française et étasunienne.

Une occasion essentielle a été saisie pour faire entendre la voix de la diaspora djiboutienne dans la ville Capitale de l’Union européenne, mécène potentielle de la dictature de Djibouti si l’on n’y prend garde.

Associations et mouvements d’oppositions djiboutiens FDP, CDS, ARD, MRD, PDD, FRUD, GED se sont donné la main et hurlé leur colère pour dénoncer l’aide parfois inconditionnelle de la France et des Etats-Unis à l’autocratie de Djibouti.

De même, une bonne centaine de manifestants djiboutiens se sont rassemblés à Ottawa outre atlantique à l’appel de l’Association de la Diaspora Djiboutienne au Canada (ADDC) autorisée à remettre un mémorandum au Greffier du Parlement canadien.

La mobilisation des Djiboutiennes et des Djiboutiens s’étend et s’affiche mondialement en soutien sans faille des actions courageuses des militants et des sympathisants de la coalition de l’opposition UAD et UMD arrêtés et arbitrairement détenus à Djibouti.

Les mots d’ordre ont demandé la libération immédiate des prisonniers politiques, le refus du 3e mandat présidentiel, la liberté et la démocratie à Djibouti.

Les photos et les vidéos des rassemblements sont publiés sur le présent site.

ARD Europe

Le 5 mars 2011

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Compte-rendu de la manifestation du samedi 5 mars 2011 à Bruxelles par le FDP

Forum pour la Démocratie et la Paix                                                        Bruxelles le, 5 Mars 2011

Chaussée de Louvain, 124

1210 Bruxelles

Tél : 0476.342.583

fdpdjibouti@hotmail.com

                                                           Communiqué de Presse

Par une journée froide et grise, l'appel à la mobilisation pour la manifestation en solidarité avec les mouvements de protestation du peuple djiboutien, lancé par le Forum pour la Démocratie et la Paix et des patriotes engagés a été entendu par toute la communauté djiboutienne installée en Belgique.

 

Au départ du point de rendez-vous (gare de Midi), plus de 100 personnes (femmes, hommes) militants engagés et très actifs en seins des associations, des partis politiques de l'opposition se sont transportés sur les lieux prévus.

Les forces vives associatives et politiques (F.D.P, C.D.S, A.R.D, P.D.D, M.R.D, G.E.D, F.R.UD) en Europe ont voulu marquer cette journée et faire preuve de leur unité face à la machine répressive instaurée au fil du temps par l'autocrate en chef I.O.G entouré de ses nervis.

D'une manière civilisée et disciplinée, nos compatriotes ont pris position dans l'espace qui leur a été indiqué par les forces de l'ordre. Le déploiement des drapeaux, des panneaux, des banderoles la distribution des sifflets, le mégaphone a eu lieu et nous avons brandis les armes des démocrates, des gens libres.

Aussitôt, nous sommes rentrés dans le vif du sujet qui est de dénoncer le modus operandi de la dictature qui sévit à Djibouti, la chape de plomb qui pèse sur nos frères et sœurs, l'interdiction de manifester librement ses opinions, le refus du 3ème mandat.

Les manifestants ont entamé leurs diatribes on entendait des morceaux de phrases du type : 

-        I.O.G Game over...

-        I.O.G dégage....

-        Non au 3ème mandat...

-        Libérez les prisonniers d'opinions...

-        I.O.G out

-        Non à la violation de la constitution.....

 

Une première du genre pour le Forum pour la Démocratie et la Paix association engagée pour la défense des droits de l'homme et des libertés, une manifestation organisée en 2 temps :

-        10h à 11h devant l'ambassade de France

-        11h à 12h devant l'ambassade des États Unis d'Amérique

En effet, le vent de la démocratie et de la liberté a commencé au Maghreb jusqu'au Machrek en passant par la Mer Rouge à atteint les portes de l'Afrique de l'Est et souffle sur Djibouti. Nous continuerons à entretenir cette dynamique afin de bouter en touche la clique régnante comme nos frères Tunisiens et Égyptiens ont déboulonnés des monstres.

Tout s'est passé dans une ambiance bon enfant, dans une atmosphère très calme et sereine. Car l'essentiel était de transmettre le message à la communauté internationale et particulièrement à la France et aux États Unis d'Amérique par leur présence militaire à Djibouti tout en accompagner notre peuple dans son pour l’avènement d'un État de droit.

Le peuple de Djibouti à soif de démocratie et de liberté depuis 33 ans et dit NON au despotisme.

A midi, les manifestants ont plié leurs affaires et ont quitté les lieux. Les organisateur se sont donné rendez-vous pour d'autres actions INCHA ALLAH !.

Le Forum pour la Démocratie et la Paix et les patriotes engagés remercient les manifestants pour leur mobilisation massif, leur patriotisme car à Djibouti la situation est grave.

 

La mobilisation continue !

 

L ‘Equipe

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Compte-rendu de la manifestation du 05 mars 2011 à Ottawa par l’Association de la Diapora Djiboutienne au Canada (ADDC)

Le samedi 05 mars 2011, la diaspora djiboutienne au Canada a bravé la pluie et le froid  pour marquer sa désapprobation et son rejet d’un 3ème mandat de Ismael Omar Guelleh.

Dès 13h30, la communauté djiboutienne a commencé  à se rassembler sur la Colline du Parlement à côté de leurs frères libyens et des touristes venus du monde entier.

On dénombrait une centaine, ce qui, tenant compte de la météo est plus qu’honorable.

L’Association de la Diaspora des djiboutiens au Canada (DDC) a d’abord remis un mémorandum au greffier de Parlement avant de prendre possession de l’emplacement établie par le Comité du Parlement Canadien.

Vers 14h la manifestions a officiellement commencé et le drapeau national ainsi des affiches dénonçant la dictature à Djibouti ont été déployés par la communauté. Un porte-voix  passait d’une main à l’autre pour scander les slogans en direction des medias présentes et des visiteurs du lieu:

§  «IOG dégage»

§  «Freedom for Djibouti»

§  «Non à la dictature»

§  «Oui à la démocratie pour les djiboutiens»

La manifestation s’est poursuivie avec la prise de parole et les orateurs ont insisté sur :

§  leur solidarité indéfectible à leurs frères opprimés au pays et à l’opposition djiboutienne dans leur lutte pacifique pour la liberté et la démocratie,

§  la nécessité de marquer et de manifester le refus catégorique et le rejet total d’un 3ème mandat,

§  la condamnation avec la plus grande fermeté de la répression, des arrestations arbitraires et des violations des droits humains fondamentaux,

§  la poursuite des manifestations sur la Colline du Parlement jusqu’à la chute du dictateur de Djibouti,

§  la mobilisation active du gouvernement canadien, de la communauté internationale et des médias.

Le Président de l’Association de la Diaspora Djiboutienne au Canada (ADDC)

Ahmed ADEN
Ottawa, Canada
ahmed_aden1@yahoo.ca

Compte-rendu de la manifestation d'Ottawa le 5 mars 2011

Video 1 et Video 2

Comme prévu, ce Samedi 5 Mars 2011, et malgré la pluie et le verglas, les djiboutiens de la région de la capitale fédérale du Canada sont venus nombreux pour manifester leur soutien à leurs frères et soeurs que la dictature moribonde de Ismaël Omar Guelleh a placé sous la loi martiale depuis longtemps et surtout depuis que plusieurs peuples frères (tunisiens, égyptiens…) ont montré la porte à leurs régents-présidents.

Les objectifs de notre manifestation étaient de:

1.       Affirmer notre solidarité au combat pour la liberté et la démocratie de nos concitoyens

2.      Dénoncer les arrestations arbitraires et les tortures de civiles

3.      Sensibiliser le gouvernement canadien, la communauté internationale et les médias des atrocités perpétrées par le dictateur sanguinaire de Djibouti sur la population

4.      et enfin pour dire haut et fort «IOG DÉGAGE»

Faut-il le souligner ? À Djibouti, les geôles du pays, les commissariats de police et mêmes les casernes de l’armée sont pleins de milliers de citoyens amis aux arrêts et soumis à la torture de cette “république en uniforme”. L’état d’urgence prévaut.

Vous n’êtes pas sans savoir que la manifestation pacifique qui devrait être organisée par l’union des partis de l’opposition djiboutienne (UAD/UMD) le vendredi 4 mars 2011, dans la capitale djiboutienne, a été annulée par une lettre du ministre de l’intérieur Yassin Elmi Bouh.

Au moment où nous mettons ces quelques photos en ligne, nous apprenons que Yassin Elmi Bouh et Ali Farah Assoweh, que nous disions sur la touche, sont maintenant virés par IOG. Ils seraient placés en résidence surveillée.

Affaire à suivre.

Cliquer ici pour regarder l’album de la manif d’Ottawa.

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Deux communiqués de la coalition UAD UMD le 4 mars 2011

***
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Rassemblements à Djibouti vendredi 4 mars 2011 à l’appel de la coalition UAD / UMD 

Des rassemblements organisés ce vendredi 4 mars à Djibouti à l’appel de la coalition de l’opposition djiboutienne ont permis de mesurer la charge de la répression que les forces de l’ordre du dictateur Guelleh s’apprêtaient à infliger aux citoyens, femmes et enfants de Djibouti.

Le terrain vague situé près du stade Gouled, baptisée Place de la liberté depuis le 18 février, avait été pris d’assaut par des éléments armés à la solde du gouvernement dans le but d’y empêcher toute réunion de manifestants.

Alors que par ailleurs, des militaires et des policiers appuyés par des blindés légers avaient installé des points de contrôle à chaque rue de la ville, rendue semblable à une cité en état de siège.

Devant un tel dispositif menaçant faisant étalage de la force farouche, les militants et les sympathisants de l'opposition regroupés près de Balbala et de certains carrefours de la ville ont décidé d'éviter l'affrontement avec la milice de Guelleh afin de prévenir le pire.

Parce que l’opposition djiboutienne est foncièrement responsable et attachée à une action pacifique pour parvenir à la libération de son pays, elle ne peut se laisser enfermer dans un chantage à la violence tendu par le gouvernement.

De nouvelles manifestations d’ores et déjà envisagées pourront démontrer combien il est possible de mener des actions pacifiques mais fermes à même de triompher de la dictature et de la tyrannie.

Ceux qui modifient la constitution pour rester aux commandes n’ont plus aujourd'hui aucun avenir dans le monde et le président djiboutien n’y fera pas exception, déjà aveugle à la mesure du déluge qui va emporter son régime.

La rédaction du journal Réalité, le 4 mars 2011

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Confirmation de la coalition UAD et UMD d'organiser la manifestation pacifique du 4 mars 2011

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Djibouti: Les autorités demandent le report d'une manifestation

Extrait du journal 20 minutes, Mis à jour le 03.03.11 à 15h17

Les autorités de Djibouti ont sommé l'opposition de repousser la manifestation antigouvernementale prévue vendredi en raison des affrontements en marge des derniers défilés. Mais l’opposition a répondu que la manifestation serait maintenue et sera pacifique.

Les manifestations des 18 et 19 février dans cet ancien territoire français de la Corne de l'Afrique, indépendant depuis 1977, avaient rassemblé plusieurs milliers de personnes selon l'opposition. Des affrontements avec la police avaient fait deux morts au moins - un manifestant et un policier. Galvanisés par le succès des révolutions tunisienne et égyptienne, les protestataires réclament le départ du président Ismaïl Omar Guelleh, au pouvoir depuis 1999.

En avril, le Parlement avait adopté un amendement constitutionnel autorisant le chef de l'Etat à briguer un troisième mandat à la tête de l'ancien Territoire français des Afars et Issas (TFAI). L'élection présidentielle doit avoir lieu en avril.

Avec Reuters

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Nouveau courrier du ministre de l'intérieur aux présidents de l'UAD et de l'UMD

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Courrier du ministre de l'intérieur à l'UAD et l'UMD demandant de différer la tenue de la manifestation du 4 mars

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Lettre de l'UAD et de l'UMD au ministre de l'intérieur informant de la manifestation pacifique du 4 mars

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Appel de l’ARD Europe à rejoindre les manifestations du samedi 5 mars 2011 à Bruxelles et Ottawa

Les Djiboutiennes et les Djiboutiens vont manifester massivement vendredi 4 mars 2011 à Djibouti-ville Place de la liberté (face au stade Gouled) pour demander le départ immédiat du dictateur Ismaël Omar Guelleh et les menaces du gouvernement djiboutien n’y feront rien !

Le mouvement de contestation trouve un large écho sur l’ensemble du pays d’où convergent depuis plusieurs jours les futurs manifestants pour répondre à l’appel à descendre dans la rue lancé par les coalitions de l’opposition djiboutienne Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) et Union des Mouvements Démocratiques (UMD).

Pas en reste, les Djiboutiens de la diaspora appellent à leur tour à manifester le lendemain samedi 5 mars 2011 à Bruxelles en Belgique et à Ottawa au Canada en soutien des soulèvements historiques de Djibouti.

Heure et lieu de la manifestation à Ottawa :

De 14h -16h30, au sein de la Colline du Parlement

 

 

Heure et lieu de la manifestation à Bruxelles :

Metro Art-Loi, rassemblement de 10h à 12heures, sur la pelouse devant l’ambassade de France,

coin entre l’Avenue des Arts et la rue Joseph II

De 10 h à 11 h devant l’Ambassade de France et

De 11 h à 12 h devant l’Ambassade Américaine

 

L'ensemble des comptes-rendus des manifestations seront diffusés sur le site de l’ARD, ard-djibouti.org.

ARD Europe

Le 4/03/2011

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Manifestation djiboutienne à Ottawa samedi 5 mars 2011

Appel pour une manifestation de soutien au peuple djiboutien prévue le 05 mars 2011 sur la Colline du Parlement à Ottawa.

Nous, Diaspora Djiboutienne au Canada contre la dictature de Ismaël Guelleh, inquiète de la situation de l’état de droit à Djibouti, soucieuse de la violation de la constitution pour se frayer un chemin afin de briquer un 3 ème mandat présidentiel illégal.

Nous appelons toutes les personnes inquiètes du climat politique de plus en plus pernicieux, et soucieuses du respect des droits humains fondamentaux, à participer le 5 Mars 2011 à Ottawa à une manifestation de soutien au peuple djiboutien qui est déterminé plus que jamais à mettre définitivement fin au régime dictatorial en place à Djibouti depuis 34 ans.

Les objectifs de la manifestation sont les suivants:

1. Affirmer notre solidarité au combat pour la liberté et la démocratie de nos concitoyens

2. Dénoncer les arrestations arbitraires et les tortures des civils

3. Sensibiliser le gouvernement canadien de Stephen Harper, la communauté internationale et les medias, des atrocités perpétrées par le dictateur sanguinaire de Djibouti sur la population

4. et enfin pour dire haut et fort «IOG DÉGAGE»

Djiboutiennes, djiboutiens du Canada, ne laissons pas à IOG de faire ce qu’il veut de notre pays.

Date de la manifestation: Samedi 05 mars 2011 à Ottawa (Canada)
14h -16h30 Au sein de la Colline du Parlement

Ahmed Aden
ahmed_aden1@yahoo.ca
Ottawa (Canada)

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Appel à manifester du FDP samedi 5 mars 2011 à Bruxelles

À l’initiative du FDP, rejoint dans son appel par nombre de citoyens belges d'origine djiboutienne, tel que Z. Iftin et d'autres, une manifestation sera organisée le 05.03.2011 à Bruxelles devant les ambassades de France et des Etats-Unis d’Amérique au :

Metro Art-Loi, rassemblement de 10h à 12heures, sur la pelouse devant l’ambassade de France, coin entre l’Avenue des Arts et la rue Joseph II

 

De 10 h à 11 h devant l’Ambassade de France et

De 11 h à 12 h devant l’Ambassade Américaine.

 

Unitaire dans son esprit, elle aura pour tâche de porter les revendications du peuple djiboutien qui lutte actuellement pour ses droits légitimes. En soutien  à la manifestation prévue le 04.03.2011 à Djibouti, les initiateurs de la manifestation de Bruxelles appellent la diaspora djiboutienne de Belgique, les amis des démocrates djiboutiens, l'ensemble de l'opposition djiboutienne, les collectifs et autres associations,  à venir manifester le samedi  05.03.2011 pour:

 

 -  Appeler à ce qu’une véritable démocratisation des pratiques politiques s’instaure à Djibouti,

 

 - Dénoncer les actes de répression perpétrés par le régime moribond à l’encontre de la population, 

 

 - Dénoncer la manœuvre de violation de la constitution entreprise par le dictateur IOG et la présidence à vie qu’il projette,

 

-  Dénoncer  l'apathie de la communauté internationale devant les méfaits de la mafia régnante,

 

Venez nombreux soutenir la volonté du peuple djiboutien qui refuse l’inacceptable

 

L’Equipe,

 

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Lettre ouverte de la LDDH le mercredi 2 mars 2011 à Madame la juge d'instruction

Le Président

LETTRE OUVERTE DU MERCREDI 2 MARS 2011 A MADAME LA MISS JUGE D’INSTRUTION DU CABINET A.

« Assassinat des libertés d’Expression, d’Association, de Réunion et de Manifestation populaire en  République de Djibouti »

21 JOURS DE DETENTION ARBITRAIRE POUR UN FAUX PROBLEME INSURECTIONNEL AU DOSSIER VIDE, CONCOCTE PAR UN CANDIDAT ILLEGAL ET INCONSTITUTIONNEL PRESUME MEMBRE DE LA MAFIA REGIONALE.

Madame la Juge d’Instruction du Cabinet A,

Je tiens tout d’abord à vous exprimer mes sentiments déférents et ma reconnaissance pour m’avoir accordé une libération provisoire en attendant mon interrogatoire de fonds.

Compte tenue du fait que jusqu’à présent mon dossier est vide et truffé de vices de formes et de procédures inadmissibles, j’ai confiance en la Justice et je suis persuadé que nos requêtes introduites par nos avocats vous permettront de prendre une Ordonnance judiciaire de Non Lieu, conformément au Code de Procédure pénale de notre pays.

Permettez-moi de vous signaler que les conditions de détention à Gabode sont horribles avec un ancien tortionnaire notoire Capitaine Ali ADEN de la Gendarmerie à la tête de la prison et méritent une attention particulière.

En effet, la situation des Droits de l’Homme ne cesse de s’empirer et de se dégrader depuis ces deux dernières années où les déportations, les tortures et les exécutions extrajudiciaires sont protégées par une politique d’impunité inadmissible et intolérable.

En cette période de Coup d’Etat électoral, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très préoccupée par les emprisonnements arbitraires déclenchés par le Ministère public sous les ordres du Premier magistrat paniqué par le vent de la Tunisie qui soulève le vaillant Peuple djiboutien, qui continue d’exiger le départ immédiat du dictateur au pouvoir comme Ben Ali depuis pratiquement plus de trente ans.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très inquiète de « la chasse aux sorcières » par le régime djiboutien au désarroi et conjure tous les juges djiboutiens d’accorder une attention particulière aux divers complots du Ministère public aux ordres d’un Premier magistrat en agonie politique.

Madame la juge du Cabinet A, permettez-moi d’attirer votre regard pour les six autres détenus à Gabode pour le même motif fabriqué de toutes pièces par les Forces de répression du régime dictatorial en perte de vitesse.

En ces 21 journées en détention arbitraire des 6 démocrates détenus depuis le 9 février 2011:

1) FARAH ABADID HILDID                                                                                                   

2) HOUSSEIN AHMED FARAH le frère de DAF

3) HOUSSEIN ROBLEH DABAR

4) ABDILLAHI ADEN ALI dit CORBEAU

5) MOUSTAPHA ABDOURAHMAN HOUSSEIN

6) MOHAMED IBRAHIM WAISS.

L’ensemble des défenseurs des Droits de l’Homme internationaux et nationaux ne vous oublient pas. La Ligue Djiboutienne attire l’attention de l’Opinion Internationale et Nationale sur la situation critique que traverse notre pays.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) réitère son Appel pour l’envoi d’une Commission d’Enquête Internationale sur les violations des LIBERTES D’EXPRESSION, D’ASSOCIATION, DE REUNION ET MANIFESTATION ;

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à  toutes les Organisations Internationales de Défense des Droits de l’Homme, à l’Observatoire des Prisons, à l’Observatoire des Droits de l’Homme, à tous les Défenseurs des Droits de l’Homme notamment la FIDH, l’UIDH, East and Horn of Africa, AMNESTY INTERNATIONAL, ainsi que HUMAN RIGHTS WATCH dont la LDDH est membre, la COMMISSION AFRICAINE DES DROITS DE L’HOMME ET DES PEUPLES, dont la LDDH est membre observateur, ainsi que le Conseil des Nations Unies des Droits de l’Homme qui suit la situation des droits de l’Homme à Djibouti d’accorder une attention particulière aux manifestations programmées de l’Opposition djiboutienne, qui vont se dérouler le vendredi 4 mars prochain, d’autant plus que les Forces de répression vont, comme de coutume, riposter par une répression violente et elles devront être considérées comme les principaux  responsables de tous les dérapages qui s’en suivront.

Il est temps d’appeler le candidat illégal à contenir ses Forces de répressions et à quitter le Pouvoir dans les délais impartis car il a terminé ses 2 mandats prévus par l’article 23 de la Constitution référendaire du 4 septembre 1992.

QUE DIEU PROTEGE LE PEUPLE DE LA REPUBLIQUE DE DJIBOUTI.

NOEL ABDI Jean-Paul

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Les Obockois seront présents en masse pour le grand rendez-vous du 4 mars à Djibouti ville

Contrairement aux allégations mensongères publiées sur le site pro-gouvernemental, qui se travesti sous l'anonymat, les jeunes Obockois se rendront en masse à Djibouti-ville pour participer à la grande manifestation pacifique de protestation contre le 3ème mandant illégal d'Ismaël Omar Guelleh le 4 mars à l'appel de l'UAD et de l'UMD.

Obock est une ville totalement abandonnée par le régime Djiboutien depuis l'indépendance. Le taux de chômage est estimé à 99% des travailleurs et cette ville a toujours été contre le régime autoritaire depuis 34 ans.

Lors de la guerre civile, l'armée tribale du dictateur de l'époque et de son Chef de Cabinet, devenu Président, y avait subi un large revers face aux résistants du FRUD. En représailles les hordes du pouvoir avaient massacré au moins 16 civils innocents.

Ci-dessous le nom des ces martyrs innocents, afin de ne pas les oublier, car ils resteront dans la mémoire collective. La liste n'est pas exhaustive car en mars 93, lors de l'offensive de l'armée Djiboutienne, plusieurs massacres avaient de nouveau été commis dans l'arrière pays.

Cette liste avait été publiée dans le journal du combat numéro 33 (dimanche 26 décembre 1993).

Parmi ces personnes figurent en majorité des femmes et vieux et un enfant âgé de 7 ans

Les auteurs de ces crimes vivent tranquillement a Djibouti et ils ont pris du galon.

Dire que les Obockois ont manifesté récemment pour soutenir Ismaël Omar Guelleh qui a été le commanditaire de ces massacres, est non seulement une contre-vérité insupportable mais aussi une insulte aux Obockois qui ont été lâchement assassinés par des militaires en exercice.

Surpris par cette information publié sur ce site, et étant moi même originaire de cette ville, j'ai pris contact immédiatement avec mes relations sur place.

C'était du bluff !

Ismaël Guelleh cherche à faire croire qu'il a le soutien des Obockois. Alors qu'il a pratiqué un véritable blocus contre la région qui a été mise, par sa volonté, à l'écart de tous les circuits politiques et économiques du pays.

Cela montre combien ce régime est affaibli et aux abois. Réduit à inventer des informations sans fondement pour se maintenir contre la volonté populaire, qui s'est massivement exprimée le 18 février et qui recommencera à le faire, dans la dignité, le 4 mars..

Nous n'avons aucun doute. La victoire sera de notre côté. Lorsque les Djiboutiens commencent la lutte, rien ne pourra les arrêter leur désir de reconquérir la liberté, la justice et la démocratie : la survie du pays et de la société civile en dépend !

Vive les Djiboutiens, vive l'Opposition djiboutienne

Omar Gabasse, le 2 mars 2011
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Communiqué de SURVIE : Soutien français aux dictatures : enfin le changement ?!

Communiqué, le 28 février 2011

Au lendemain de l'annonce par le Président de la République de la nouvelle ligne de la politique extérieure de la France, l'association Survie se félicite des premières mesures concrètes que devrait annoncer les nouveaux ministres, afin de couper tout soutien français aux dictatures africaines.

Après l'annonce ce dimanche soir 27 février 2011 par Nicolas Sarkozy que "nous ne devons avoir qu'un seul but : accompagner, soutenir, aider les peuples qui ont choisi d'être libres" et qu'"il nous faut tout faire pour que l'espérance qui vient de naître ne meure pas", le nouvel exécutif a décidé d'anticiper les mouvements populaires dans tout son ancien "pré-carré".

Quelques heures avant l'annonce officielle que devraient faire ce soir les nouveaux ministres de la Défense et des Affaires étrangères[1], l’association Survie a appris avec soulagement que la France souhaitait enfin agir fermement à l'encontre des régimes alliés ne donnant pas les garanties démocratiques suffisantes.

Parmi les mesures qui devraient être annoncées dans la soirée, Survie salue notamment :

  • le rappel en France des centaines de coopérants militaires et policiers présents au Cameroun, au Gabon, au Togo, au Maroc, à Djibouti, à Madagascar, au Burkina Faso, au Tchad, en Centrafrique, en Mauritanie, etc. ;
  • la fermeture définitive et complète des bases militaires françaises au Gabon, au Sénégal, au Tchad (opération Epervier), à Djibouti et à Abu Dhabi ;
  • le gel des avoirs financiers et la saisie des Biens Mal Acquis de tous les dictateurs sur le territoire français, notamment l'hôtel particulier récemment acheté par l'Etat gabonais rue de l'Université à Paris ;
  • la suspension de l'aide budgétaire bilatérale au Cameroun et au Tchad si Paul Biya et Idriss Déby ne renoncent pas à se représenter aux élections prévues cette année ;
  • un audit public des services de Bercy sur les investissements des multinationales françaises à capitaux publics implantées dans des Etats où les droits humains ne sont pas respectés ;
  • l'annulation du récent décret d'attribution de la Légion d'honneur à Jean-Dominique Okemba, pilier du régime de Sassou Nguesso, et la nomination à titre posthume des opposants congolais Bruno Ossebi et tchadien Ibni Oumar Mahamat Saleh et du président de la Ligue centrafricaine des droits de l'Homme, Maître Goungaye.

Certes, si ces informations transmises officieusement à l'association Survie sont confirmées, cela pourrait entraîner la chute des actions d'Areva et de Total au CAC 40, même si c’est le prix à payer pour une politique étrangère responsable. En revanche, si elles ne sont finalement pas annoncées officiellement par le gouvernement, cela indiquera une fois de plus que Nicolas Sarkozy fait de belles déclarations, mais ne change absolument rien à la politique française criminelle de soutien aux dictatures africaines.

[1] Alain Juppé, également ministre des Affaires étrangères, a reçu le 27 avril 1994 deux des pires extrémistes hutu, en plein cœur du génocide en cours envers les Tutsi.

Stéphanie Dubois de Prisque

Chargée de communication, stephanie.duboisdeprisque@survie.org

Association Survie, 107, boulevard Magenta, 75010 Paris, Tél : 01 44 61 03 25, Fax : 01 44 61 03 20, http://survie.org

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Note d'information de la LDDH du 28 février 2011: Nagad et les Commissariats de police remplis

Le Président

Note d'information de la LDDH
du 28 février 2011 :

Nagad et les Commissariats de Police : Goulag du régime répressif, on se demande si le KGB a en main la police djiboutienne ?

Nagad et les Commissariats de Police : Goulag du régime répressif, on se demande si le KGB a en main la police Djiboutienne ?

Les Centres des Détentions illégales, les Centres de tortures et les Centres secrets dans le cadre des disparitions forcées souvent utilisés pour les tortures à mort sont disséminés sur tout le  Territoire national.

La République de Djibouti est devenue une prison à ciel ouvert ou divers Corps de l’Armée abritent à leur guise des lieux  de tortures des civils souvent considérés par leurs proches comme personnes en disparition forcée.

A l’heure actuel et sans une Enquête Internationale il  est difficile de savoir combien sont-ils et où sont-ils placés ces Centres secrets des Forces armées dont certains éléments  doivent être considérés, ni plus ni moins, comme les milices de la mort du candidat illégal et inconstitutionnel dans notre pays.

C’est dans ce cadre que la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a, à maintes reprises demandées l’envoie d’une Commission d’Enquête Internationale pour nous faciliter à connaître le nombre exact des  Centres de tortures, des Centre illégaux  des détentions abusifs.

Le Commissariat Central de la Police (en face de la Poste de Djibouti) dirigé directement par le Colonel de la Police Urbaine et Directeur de la Police Judiciaire, s’est-il transformé comme une cellule de torture physique et morale au service d’un lieutenant de police connu à Mogadiscio pour ses crimes de guerre.

En effet, le lieutenant Sahal Soubayeh à fui Mogadiscio lorsque les El SHABAAB ont mis sa tête à prix. Revenu à Djibouti, il a été affecté à Nagad avec la responsabilité d’opérer de la Place Ménélik jusqu’à la Place Rimbaud pour procéder aux rafles des commerçants informels, des sans papiers, des défenseurs des Droits de l’Homme et de l’Opposition sans oublier les commerçantes éthiopiennes qui vendent l’alcool dans des lieux légaux et qui paient régulièrement leurs patentes.

Il va s’en dire que les commerçants informels et les commerçants légaux sont régulièrement arnaqués. Alors il est légitime de se demander si ce lieutenant est couvert par ses supérieurs en l’occurrence le Colonel de la Police Urbaine ou par le Colonel Chef d’Etat-major et Directeur de la Police ou tout simplement par son cousin le candidat illégal et inconstitutionnel ?

Pour exemple : un militant de première heure de l’UAD et sympathisant actif de la LDDH le vieux ELMI  OMAR  LOOX, dit Internet, qui avait été arrêté par le lieutenant Sahal Soubayeh et conduit directement au Commissariat Central de la Police, le 21 février 2011, jour de ma libération de Gabode, pour être relâché hier 27 février 2011 à 13 heures.

Six jours en détention abusive, illégale et arbitraire méritent une attention particulière, judiciaire contre X.ELMI OMAR LOOX dit Internet a été considéré pendant six jours comme : « personne en disparition forcée » durant presque une semaine il a été impossible de savoir où il était.

NOEL ABDI Jean-Paul

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MISE A JOUR DE LA LISTE DES PRISONNIERS POLITIQUES AU 27 FEVRIER 2011

Mise à jour de la liste alphabétique des prisonniers politiques diffusée par la Ligue djiboutienne des droits de l'homme:

BLESSES :
-  ABDOURAZAK ALI  FAHRAN le visage bien abîmé (bouche et nez)

-  LIBAN AHMED OMAR blessé profondément à la tête.

-  Tous les deux ont été blessés devant le Stade Hassan Gouled le vendredi 18 février 2011.

ARRETES :

1.   ABDI ELMI OMAR dit GERMANY
2.   ABDI HOUSSEIN  arrêté le 24 02 11
3.   ABDI OSMAN dit INDHABUR
4.   ABDI SAID (athlète national et international : 40 compétitions à son actif)
5.   ABDI SAMIREH
6.   ABDO DABALEH MOHAMED
7.   ABDO HOUSSEIN AHMED
8.   ABOUCHEH ABMOULE
9.   ABDOULFATAH HASSAN IBRAHIM
10.  ADAWEH ROBLEH dit BOUH
11.  ADAWEH ROBLEH ABSIEH
12.  ADMAN MOHAMED OSMAN
13.  AHMED AWALEH
14.  AHMED FARAH
15.  ALI NOUHO HOUMED
16.  ALI SALEH BAREH
17.  BOGOREH ROBLEH
18.  ELMI OMAR HOUSSEIN
19.  FAHMI ABDI OBSIEH
20.  FAHMI MOHAMED ADAWEH

xx
.  FARADA MOHAMED WITTI Vice-président de l’ARD (UAD) arrêté à Dikhil (libéré le 26/02/11)
21.  FARHAN DAHER ABDILLAHI
22.  FARHAN DAHER GAN
23.  FAYCAL DJAMA
24.  HADI MOHAMED MOUSSA
25.  HAMADOU dit GUEDALEH président à HAYABLEH
26.  HASSAN AMIN AHMED
27.  HASSAN MOHAMED HASSAN
28.  HAWA WAISS
29.  IDRISS ABDI AOULED
30.  IDRISS DJAMA ALLALEH arrêté le 25 02 11
31.  IDRISS ALI
32.  ISMAEL ABDILLAHI
xx.  ISMAEL HAMADOU dit DA’DA’O (libéré le 26/02/11)
33.  KADIR ABDILLAHI YASSIN
34.  LIBAN DAOUD SOUBANEH
35.  MOHAMED AHMED DJAMA dit NASTO
36.  MOHAMD HASSAN ROBLEH arrêté le 24 02 11
37.  MOHAMED IBRAHIM WAISS
38.  MOHAMED KAMIL
39.  MOHAMED RIRACHE MIGUIL
40.  NIMAN MOHAMED AMIR
41.  OMAR ALI AHMED
42.  OMAR DAHER
43.  OMAR MAHAMAOUD OKIEH
44.  SADAM HOUSSEIN ROBLEH
45.  SAHAL HASSAN responsable MRD arrêté le 24 02 11
46.  SAÎD HOUSSEIN ROBLEH
47.  SALEBAN AWAD WABERI
48.  YABEH MOHAMED IBRAHIM
49.  YACIN ALI FARAH
50.  YACIN HOUSSEIN

51.  ZAHRA YOUSSOUF MOHAMED (cadre de l'ARD, également arrêtée)
52.  Fils de HAMADOU DIRIE

Ainsi que les 6 démocrates détenus depuis le 9 février 2011:

1) FARAH ABADID HILDID

2) HOUSSEIN AHMED FARAH le frère de DAF
3) HOUSSEIN ROBLEH DABAR
4) ABDILLAHI ADEN ALI dit CORBEAU
5) MOUSTAPHA ABDOURAHMAN HOUSSEIN
6) MOHAMED IBRAHIM WAISS

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Communiqué de presse de la coalition UAD / UMD : appel à rassemblement à Djibouti le vendredi 4 mars 2011, journée nationale de la colère populaire

UNION POUR l’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE

(U.A.D.)

UNION DES MOUVEMENTS DEMOCRATIQUES

(U.M.D.)

                                                                      Djibouti, le 23 février2011

                          COMMUNIQUE DE PRESSE

La coalition de l’U.A.D. et de l’UMD organisera le vendredi 04 Mars 2011, à la place sise en face du stade Hassan Gouled, une manifestation Générale pacifique, dénommée «  JOURNEE NATIONALE DE COLERE POPULAIRE »contre

1)      L’état de siège de fait

2)      Les arrestations arbitraires de nuit comme de jour

3)      Les exactions et les tortures

4)      Les violations de domicile

5)      Les emprisonnements des blessés hospitalisés

6)      Les enlèvements nocturnes des citoyens innocents et des mineurs

Les revendications principales demeurent toujours les mêmes, à savoir :

   -rejet du troisième mandat

   -départ immédiat de Monsieur Ismaël Omar Guelleh

Aussi, nous rappelons que la responsabilité des violences consécutives au zèle des forces de l’ordre du vendredi 18 février 2011, incombe entièrement au gouvernement et à son chef qui ont ordonné ces agressions contre les manifestants pacifiques.

 Pour l’U.M.D.                                                                      Pour l’U.A.D.

ADEN ROBLEH AWALEH                                                Ismaël Guedi Hared

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UNION POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE (UAD)

(ARD, UDJ, MRD)

                                                                                             Djibouti le 1er février 2011

SE Mr le sous secrétaire d’état James B. Steinberg

Mmes et Mrs les membres de sa délégation

SE Mr l’ambassadeur des Etats Unis à Djibouti

Mmes et Mrs les représentants de l’UMP et de l’UMD

Depuis la question référendaire du 8 mai 1977sur l’Indépendance, aucun scrutin ne s’est déroulé de manière transparente à Djibouti. L’élection présidentielle, prévue dans deux mois ne dérogera pas à cette règle.

En effet, du multipartisme limité, imposé par le fracas des armes en 1992, au multipartisme intégral, consécutif à l’accord de paix du 12 mai 2001, la situation n’a pas changé : un parti-Etat dirige le pays sans aucun contrepouvoir ; ses alliés réduits au rôle de satellites et ses rivaux de l’opposition démocratique empêchés de véritablement concourir à l’expression du suffrage universel. Le corollaire de ce monopole, c’est la généralisation de la corruption et de l’impunité, le gaspillage des ressources et la dégradation continue des conditions de vie de l’écrasante majorité de notre population.

Une telle injustice ne pouvant indéfiniment perdurer, le Peuple djiboutien, échaudé par toutes les mascarades électorales et déterminé à recouvrer sa liberté, s’est résolument engagé depuis quelques mois et jusqu’à la victoire, dans une mobilisation pacifique sous la conduite de l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) afin d’écrire lui-même un nouveau chapitre de son Histoire : celui du changement démocratique : ultime chance pour épargner à notre pays un nouveau déchirement aux conséquences incalculables.

Ainsi, et c’est l’objet essentiel du présent mémorandum, si l’UAD est convaincue de la pertinence de son analyse (I) et farouchement résolue à mobiliser le Peuple pour l’avènement d’une réelle Démocratie (II), elle demeure ouverte au dialogue avec toutes les parties concernées quant à la définition consensuelle des modalités d’une transition pacifique (III).

I)                   Eléments pour une analyse du blocage actuel

Depuis l’Indépendance, Djibouti connaît une situation de conflit civil, ouvert ou latent. L’absence de tout espace d’expression démocratique et les multiples formes de ségrégation (régulièrement établies par les rapports du Département d’Etat américain) ont conduit à une confrontation armée dont la dernière a pris fin avec la signature de l’accord de paix du 12 mai 2001, salué par l’ensemble de la communauté internationale : Nations unies, Union Européenne, Ligue Arabe, Union Africaine, Etats-Unis d’Amérique, etc. Cet accord se proposait à la fois de remédier aux causes du conflit et d’en réparer les conséquences. Malgré son bien-fondé, cet engagement dans la voie pacifique par le recours au verdict des urnes n’a malheureusement pas permis ni d’instaurer la Démocratie ni encore moins de restaurer la paix civile.

Le constat ne fut pas difficile à dresser : il n’y a pas d’élection digne de ce nom car il n’y a pas d’électeur respecté dans ses droits et devoirs ; il n’y a pas d’électeur digne de ce nom car il n’y a pas de citoyen dont les droits pourtant inaliénables et constitutionnellement garantis seraient protégés et respectés. En clair, cette dictature prétendument sortie des urnes interdit toute expression libre d’une réelle société civile.

I.1) Législatives 2003 : une opposition spoliée de sa victoire

Assoiffé de liberté et de changement démocratique, le Peuple Djiboutien s’était massivement mobilisé au côté de l’UAD lors des premières élections pluralistes du pays dans le cadre d’un multipartisme intégral : les législatives du 10 janvier 2003. Rétention et falsification des listes électorales, violences militaires et policières à l’encontre des votants et des délégués de l’opposition, bourrage et confiscation des urnes, rédaction unilatérale des procès-verbaux fantaisistes, etc. : nul ne peut sérieusement nier le caractère massif des fraudes qui ont détruit, ce jour-là, les aspirations majoritaires au changement démocratique et depuis toute confiance dans quelque scrutin que ce soit, comme le démontre l’incontestable succès du boycott prôné dès lors par l’UAD.

Boycott lui-même imposé par l’absence de réponse de la part du chef de l’Etat à la correspondance que lui avait adressée l’UAD et dans laquelle étaient définies les conditions de transparence à garantir pour une participation aux élections. Enfin boycott qui, ajouté à la dénonciation par l’ARD (continuité historique du FRUD-armé cosignataire) de l’accord de paix du 12 mai 2001, dévoile le processus électoral en République de Djibouti tel qu’il est réellement : élément d’un vaste décorum à prétention démocratique uniquement destiné à la communauté internationale ! Mépris suprême d’une société civile étouffée au quotidien, mais déterminée à arracher son droit à la vie.

I.2) Une société civile étouffée

La raison d’être d’un parti politique, qui est d’accéder au pouvoir par les urnes grâce au vote de ses électeurs, présuppose l’existence d’une réelle citoyenneté. Pour louable que soit cette posture, se focaliser sur le seul processus électoral et s’acharner à obtenir la participation des partis d’opposition est, du point de vue de l’UAD, une erreur d’analyse. Comme celle de ce passant qui, ayant perdu un soir les clés de son domicile, s’obstine à ne les rechercher que sous un réverbère, au prétexte que c’est la seule zone éclairée dans la rue. De nombreuses atteintes aux droits fondamentaux persistent, auxquelles il convient au préalable de remédier, comme le stipulait notre accord de paix :

-          Il existe une citoyenneté à plusieurs vitesses en vertu de laquelle une ségrégation divise et oppose les Djiboutiens dans l’accès aux pièces d’identité nationale, au marché de l’emploi, à l’Education, à la Santé et, d’une façon générale, aux politiques publiques initiées essentiellement grâce à l’aide internationale ;

-          Il n’existe aucun syndicat libre toléré et le régime djiboutien est systématiquement dénoncé par les organisations syndicales internationales et le Bureau International du Travail ;

-          Il n’existe aucune presse indépendante tandis que les médias publics sont uniquement les instruments de propagande du parti-Etat au pouvoir ;

-          Le secteur associatif est rigoureusement contrôlé par le régime qui l’utilise comme moyen de captation de l’aide internationale à l’exception notable de l’unique organisation de défense des droits humains qu’est la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH).

-          Etc.

C’est donc le citoyen qu’il convient d’abord de restaurer dans ses droits fondamentaux. Et, faute d’avoir été jusqu’à présent écouté par la classe dirigeante des prédateurs, notre Peuple est désormais déterminé à se faire entendre dans la rue, conscient de la justesse de sa Cause et conforté par une récente actualité, véritable Bérézina des dictateurs se croyant éternels.

II)                Mobilisation populaire et unité d’action

 II.1) Mobilisation populaire

Depuis le congrès de l’A.R.D. de 2006 ayant décidé le recours à la Mobilisation Générale et à la désobéissance civique pacifique pour parvenir à nos fins, il est indéniable de constater que ce recours à la Mobilisation Générale a également été adopté par l’ensemble des forces politiques composant l’U.A.D et d’autres mouvements, forces et associations….Depuis le printemps 2010 date à laquelle cette Mobilisation a débuté  jusqu’à ce jour, ce mouvement va crescendo et a conquis toutes les composantes du peuple ainsi que tous les régions de l’intérieur dépassant ainsi tous les obstacles et vaines tentatives de division. La Direction de l’UAD a toujours maintenu le contact avec ses militants et sympathisants, malgré leur criminalisation par le régime qui leur interdit tout travail salarié, le vice-président de l’ARD s’ayant même vu son passeport et billet d’avion confisqué alors qu’il se rendait à une réunion de l’O.A.T au Maroc.

   II.2) Renforcement de l’unité d’action

 

L’UAD, malgré l’interdiction infondée du MRD, reste une coalition solide et sérieuse comme le démontre son unité d’action qui  a survécu en toutes circonstances depuis 2006.

C’est pourquoi l’U.A.D. forte de sa cohésion et la cohérence de sa démarche invite toutes les formations politiques de l’opposition ainsi que de la société civile à conjuguer leurs efforts avec les siens et à apporter leur contribution propre pour en finir unis avec une dictature aussi sournoise que malfaisante.

III)               Propositions pour une transition pacifique

Loin d’être l’expression d’un apolitisme, l’abstentionnisme à Djibouti traduit avant tout le bon sens citoyen : participer à des élections revient à cautionner une fraude généralisée. C’est donc tout l’environnement institutionnel qu’il convient au préalable d’assainir et de pacifier. Pour ce faire, l’UAD propose et, à défaut, entend imposer par la rue djiboutienne :

1)      Le report de l’élection présidentielle et donc le rejet d’un 3eme mandat anticonstitutionnel

 

2)      La désignation d’un gouvernement d’union nationale chargé de mettre en place un cadre institutionnel véritablement démocratique par l’application de toutes les dispositions de l’accord de paix du 12 mai 2001, à savoir notamment

      a)      L’octroi des pièces d’identité nationale à tous les citoyens sans discrimination,

      b)      Le respect du droit syndical et associatif afin qu’émerge une véritable société civile,

      c)      La refonte des listes électorales en les rendant conformes à l’état réel du corps électoral,

      d)      La mise en place d’une Commission Electorale Nationale Indépendante intègre,

      e)      La libéralisation de l’espace médiatique,

      f)       La lutte contre la corruption, le népotisme et la concussion,

      g)      Le retour des exilés chassés par le conflit civil,

 

3)      La rédaction d’une nouvelle Constitution garantissant une stricte séparation des pouvoirs,

 

4)      La promulgation d’une loi d’amnistie autorisant le retour des opposants politiques exilés.

Il appartiendra à toutes les parties concernées de se concerter afin d’arriver à une définition consensuelle de la composition et de la durée de ce gouvernement d’union nationale. C’est avant tout à la mise en place d’institutions solides qu’il convient de s’atteler et non perdre son temps dans l’inutile recherche d’un improbable leader charismatique.

Sans toutes ces réformes, non seulement Djibouti ne connaitra pas la paix civile indispensable à toute Démocratie et à tout Développement, mais continuera d’exporter sa propre instabilité dans la région.

                                                                                                    Pour l’UAD

                                                                                       ADAN MOHAMED ABDOU

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