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Dernières nouvelles
- Édition en Ligne de novembre 2006
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Directeur de
Publication : ALI MAHAMADE HOUMED Codirecteur
: MAHDI IBRAHIM A. GOD Email : realite_djibouti@yahoo.fr
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30/11/2006 SURVIE : Nouvelle
Conférence Débat avec Elisabeth Borrel à Paris
30/11/2006 Nouveau site Internet
sur l'oeuvre et la vie de Mahmoud Harbi Farah
24/11/2006 LDDH : Demande de
retrait de la plainte du 13 novembre 2006 adressée au
procureur
23/11/2006 La presse
internationale commence à se mobiliser pour le congrès de l'ARD:
le principal parti de l'opposition en congrès à Djibouti,
pour Panapress et Jeune Afrique ;
l’ARD appelle à la résistance civique,
pour la Lettre de l'Océan Indien.
22/11/2006 Nouvelles
révélations sur l’assassinat maquillé de Bernard Borrel (NouvelObs)
18/11/2006 Note d'information
de la LDDH : L’EXÉCUTIF BRADE LES BIENS PUBLICS
18/11/2006 Présentation de la
situation à Djibouti le 15 novembre 2006
18/11/2006 Communiqué de
presse du 15 novembre 2006 : l'ARD convoque les assises de
la refondation
15/11/2006 Nouvel Observateur
: L'État français reste mobilisé.
15/11/2006 Témoignage
d'atrocité commise sous l'autorité de Gouled - Guelleh.
(Lecteur)
14/11/2006 Les lecteurs
écrivent sur la réunion du Comesa : Le Comesa n’a pas
été au secours de l’économie corrompue
13/11/2006 Plainte de la LDDH
auprès du Procureur de la République de Djibouti
11/10/2006 Enquête
préliminaire sur un site Internet diffusant des documents
classifiés (concernant l'affaire Borrel), selon l'AFP
10/11/2006 Les lecteurs
écrivent sur la réunion du Comesa : Il y a t-il de
l'égalité au Comesa ?
09/11/2006 Les lecteurs
écrivent sur la réunion du Comesa : Comesa ou pas Comesa,
c’est la misère à Djibouti
09/11/2006 Un suspect de
l'assassinat du juge Borrel prêt à s'expliquer, selon Le
Monde
09/11/2006 Signez la
pétition
Appel pour la vérité sur LE DOSSIER du juge Borrel
09/11/2006 Lettre de la LDDH
au chef d'état major de la Force nationale de police
08/11/2006 Les lecteurs
écrivent sur la réunion du Comesa : A qui profitera le Comesa : Abdourahman Mahamoud Boreh ?
07/11/2006 Les lecteurs
écrivent sur la réunion du Comesa : Comesa et clientélisme
à Djibouti
06/11/2006 Les lecteurs
écrivent sur la réunion du Comesa : La république bannière
prépare le COMESA.
04/11/2006 Confédération
syndicale internationale : gros plan sur Adan Mohamed
Abdou
03/11/2006 Interview à l'AFP
du secrétaire général de l'Union djiboutienne du travail
(UDT) à Vienne
02/11/2006 Le groupe UMP
boude la pétition Borrel, annonce la Lettre de l'Océan
indien
01/11/2006 Dossier de la
plainte de Djibouti contre la France devant la Cour
internationale de justice
01/11/2006 Association Survie
: 170 personnalités ont signé pour la vérité sur
l'assassinat du juge Borrel
01/11/2006 Note d'information
de la LDDH du 1er novembre 06 : le golfe de Tadjourah
est-il mis en vente ?
24/10/2006 Compte rendu du
meeting de l’opposition nationale à Djibouti, le lundi 23
octobre 2006
23/10/2006 Compte-rendu de la
conférence de presse sur le dossier Borrel, lundi 23
octobre 2006 à Paris
30/11/06 SURVIE : Nouvelle Conférence Débat avec Elisabeth
Borrel à Paris
Source :
http://www.survie-paris.org
La conférence débat se tiendra dimanche 17 décembre 2006 à 14h
au FIAP (salle Lisbonne), au 30 rue Cabanis, 75014
métro Glacière (ligne 6).
Au programme :
Présentation des différents intervenants
: Survie-Paris et les associations des Communautés
Djiboutiennes en France, l’ARDHD, Femmes Solidaires et le
Syndicat de la Magistrature.
Présentation de l’excellent documentaire
de Bernard Nicolas "Révélation sur un suicide impossible".
Débat croisé sur l’affaire Borrel et la
situation à Djibouti
Dédicaces de l’ouvrage de Mme Borrel :
"un juge assassiné".
Participation aux frais : 3 euros ou 5
euros (comprenant l’entrée + une des 4 brochures de
l’association Survie).
Nouveau site Internet sur l'oeuvre et la vie de Mahmoud Harbi
Farah
source :
http://mahamoudharbi.ifrance.com
30/11/06 Nous
vous informons qu'une exposition sur Internet tente de
retracer la vie et l’œuvre de Mahamoud Harbi Farah, le célèbre
indépendantiste djiboutien. Des rubriques documentées
présentent l’histoire, la "loi cadre" du temps de la CFS, la
pratique électorale coloniale, ainsi qu'un début de
"dictionnaire sur les hommes politiques djiboutiens". Les
animateurs du nouveau site demandent le soutien des lecteurs
pour mener à bien leur projet. Contacter :
hassan_said8@yahoo.fr
LDDH : Demande de retrait de la plainte du 13 novembre 2006
adressée au procureur
RETRAIT DE LA
PLAINTE DU 13 NOVEMBRE 2006 AU PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE
LE 22 NOVEMBRE
2006
AFFAIRE
a)
portant sur :
1. atteinte à la liberté individuelle ;
2. obstruction aux activités des droits de l’homme ;
3. confiscation de la carte d’Identité de M. Jean-Paul
NOEL ABDI ;
4. refus de délivrer dans les délais fixés par le
Service des passeports de la Direction de la Police pour la
prorogation du passeport de M. Jean-Paul NOEL ABDI ;
b) contre le
Colonel Directeur Général de la Police M. Abdillahi Abdi pour
atteinte à la liberté individuelle articles 195 à 197 du Code
Pénal et l’article 390 du Code Pénal d’une manière
particulière;
Monsieur le
Procureur de la République
J’ai le
plaisir de vous informer que depuis le 20 novembre 2006 à
12h45 mon passeport signé par le Colonel Abdillahi Abdi Farah
(Directeur Général de la Police) ainsi que ma carte d’Identité
m’ont été remis. Par conséquent, je vous serais reconnaissant
de bien vouloir annuler la plainte que je vous avais adressée.
Tout en vous remerciant, je vous prie d’agréer, Monsieur le
Procureur de la République, mes sentiments déférents.
M. NOEL ABDI
Jean-Paul
Pour
Information.
Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation.
Le Directeur Général de la Police.
Le principal parti de l'opposition en congrès à Djibouti
Jeune Afrique, DJIBOUTI - 22 novembre 2006
L'Alliance républicaine pour le développement (ARD),
principale force d'opposition à Djibouti, a décidé de réunir
un congrès national de "Refondation" du 30 novembre au 1er
décembre à Balbala, près de la capitale djiboutienne, indique
un communiqué parvenu mercredi au bureau de la PANA à Paris.
Les délégués au Congrès feront un état des lieux de la
démocratie à Djibouti dans un contexte marqué par "le
harcèlement des militants et dirigeants de l'opposition, des
syndicalistes indépendants et des défenseurs des droits de
l'homme".
Ils débattront en outre de la participation de l'ARD aux
prochaines échéances électorales avant d'évaluer le respect
par le gouvernement du président Ismaël Omar Guelleh de
l'accord de paix signé inter- djiboutien signé en mai 2001.
Celui-ci prévoyait la décentralisation de l'État,
l'indemnisation des biens pillés ou détruits pendant la guerre
civile, la réinsertion des combattants démobilisés ainsi que
la "fin de l'impunité assurée aux criminels".
"Dans le contexte d'aujourd'hui, le congrès dépasse le
cadre d'un fonctionnement routinier d'une organisation
politique (...) pour être le cadre de la redéfinition d'une
résistance citoyenne", souligne l'ARD, espérant qu'il aide à
renforcer la cohésion nationale et l'unité dé l'opposition.
Source
:
Jeune Afrique
L’ARD appelle
à la résistance civique
La Lettre de
l’Océan indien n°1202, du 18 novembre 2006
L’Alliance
républicaine pour le développement (ARD, opposition), présidée
par Ahmed Youssouf Houmed, cherche à sortir l’opposition de sa
léthargie actuelle. Pour ce faire, elle a convoqué des assises
nationales les 30 novembre et 1er décembre à
Balbala (Djibouti ville) afin de redéfinir une stratégie de
résistance citoyenne face au régime du président Ismail Omar
Guelleh. Cette faction de l’opposition djiboutienne, qui a
joué le jeu des accords de paix avec le régime en 2001, s’est
trouvée depuis lors dans l’attente de contreparties
démocratiques qui ne sont jamais venues. L’ARD considère en
effet que le « multipartisme reste de façade » à
Djibouti, que les élections y sont toujours non régulières et
qu’hormis la coalition gouvernementale, « aucune formation
politique digne de ce nom n’a le droit de librement exister
».
Nouvelles révélations sur l’assassinat
maquillé de Bernard Borrel
Le juge
qui en savait trop
NouvelObs N°2194 du jeudi 23 novembre 2006
Onze ans après, la vérité peu à peu
se fait jour. Nouvelles expertises et témoignages inédits
confirment que derrière la mort du magistrat, à Djibouti, se
profile tout un réseau d'intérêts politico-mafieux. Une
enquête de Sylvie Véran
Elle avance dans l'ombre. Stoïque et un brin amusée d'être
devenue la bête noire des autorités djiboutiennes depuis que
l'instruction de la mort du juge Borrel lui a été confiée.
C'était en septembre 2002, sept ans après la découverte à
Djibouti, le 19 octobre 1995, du corps à demi calciné de son
collègue. Sophie Clément, 43 ans, devient alors le cinquième
magistrat chargé du dossier. Sans le savoir, cette jolie
blonde, aussi discrète que déterminée, arrive au bon moment.
L'instruction, pourtant, semble s'acheminer vers un non-lieu.
Pour la Brigade criminelle, les choses sont claires : Bernard
Borrel s'est suicidé ; il s'est aspergé d'essence et immolé
par le feu. Il n'y a plus que sa veuve pour croire à un
assassinat. Une femme que le chagrin égare, une folle,
entend-on dans les couloirs du Palais de Justice de Paris.
Et soudain, coup de théâtre ! Tombent les conclusions de la
deuxième autopsie, ordonnée par le prédécesseur de Sophie
Clément : il y a eu des coups. Très violents. Deux fractures,
au crâne et à un bras, l'attestent. A Sophie Clément de
découvrir par qui et pourquoi le magistrat a été tué. A elle
aussi les pressions qui ne vont plus cesser, les bâtons dans
les roues pour empêcher la manifestation d'une vérité qui
dérange tant Paris que Djibouti. Mais face à la raison d'État,
la petite juge s'arc-boute. Sa force est de ne pas avoir
d'états d'âme. «Elle ne personnalise pas ses dossiers, dit une
de ses amies. Elle instruit, point.»
Ce que la magistrate va peu à peu
découvrir est pourtant effarant. Comme elle ne se fie à
personne, elle reprend le dossier à zéro. Les témoins sont
réentendus. Les scellés réexpertisés par des spécialistes
choisis à dessein dans le secteur privé ou à l'étranger. Ils
vont de découverte en découverte. Un deuxième combustible est
retrouvé dans les prélèvements effectués sur le corps. Non pas
de l'essence, mais une sorte d'alcool à brûler. Puis deux
empreintes d'ADN masculins sont identifiées sur le short du
magistrat. Des traces de sueur qui indiquent un «contact long
et/ou un maintien avec force», ce qui pourrait signifier que
le corps a été transporté.
Tandis qu'elle poursuit ce travail
de fourmi, la magistrate doit ferrailler avec les plus hautes
institutions de l'État. Un jour, ce sont les ministères
français de la Justice et de l'Intérieur qui bloquent la
déclassification de documents « secret-défense ». Le
lendemain, c'est le Quai-d'Orsay qui, sortant de ses
compétences, promet la transmission d'une copie du dossier
d'instruction à Djibouti. Ce sont des policiers qui distillent
que le juge était dépressif, qu'il avait des problèmes dans sa
vie privée... Peu à peu pourtant la vérité se dessine. En
octobre dernier, la juge Clément délivre des mandats d'arrêt
internationaux à l'encontre de deux suspects accusés par un
témoin visuel d'avoir rendu compte du meurtre du juge Borrel,
le jour des faits, à celui qui est aujourd'hui président de la
République de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh. Cette procédure
fait suite à deux autres mandats d'arrêt, émanant de la cour
d'appel du tribunal de Versailles et visant le procureur
général de Djibouti et le chef des services secrets, dans un
dossier connexe de « subornation de témoins ».
Pour y voir plus clair dans cette
ténébreuse affaire d'État où s'entremêlent intérêts français
et djiboutiens, la juge Clément a dû se plonger dans
l'histoire et la société complexes de l'ancienne Côte
française des Somalis, pays des Afars et des Issas - les deux
ethnies dominantes - devenu, depuis son indépendance en 1977,
la principale base militaire française à l'étranger.
Comprendre aussi qu'à Djibouti ce sont l'armée et la
diplomatie françaises qui gouvernent, dans l'ombre du chef de
l'État, Ismaël Omar Guelleh, despote patenté, soupçonné d'être
compromis dans de multiples trafics.
En 1994, année de l'arrivée du
juge Borrel, promu conseiller technique du ministre de la
Justice de Djibouti dans le cadre de la coopération avec
Paris, près de 5 000 soldats français vivaient là et 200
coopérants civils. Tous accompagnés de leur famille. La
location de la plate-forme militaire rapportait à Djibouti 18
millions d'euros par an (somme portée à 30 millions en 2005).
Une broutille pour la France, une manne pour cette contrée
désertique qui comptait seulement 500 000 habitants. Environ 1
700 Français y étaient établis à demeure et prospéraient dans
l'import-export, la construction ou le commerce. Parmi eux,
des individus au passé trouble tenaient le milieu de la nuit
et des jeux, en bonne entente avec une mafia locale, corse,
italienne et libanaise. Camorra à l'africaine, baptisée par
les Djiboutiens le « clan d'IOG ». Le cland'Ismaël Omar
Guelleh - alors chef des services secrets et homme fort du
régime (il sera élu président en 1999, succédant à Hassan
Gouled).
Un nid de ripoux inféodés au
pouvoir, des banques blanchisseuses d'argent sale, des bars
louches et des bordels à soldats, des trafics de conteneurs
bourrés d'armes à destination du reste de l'Afrique, d'alcool
et de cocaïne destinés au golfe Persique. Un bastion du RPR,
version « Françafrique », et de certaines obédiences
maçonniques. C'est ça, Djibouti, quand débarque Bernard
Borrel, 40 ans, avec épouse et enfants. Un pays à la logique
illisible pour ce magistrat réputé intègre et droit.
Psychorigide, selon certains.
(...)
Lire la suite sur le site
du
NouvelObs ou de l'Association
pour le respect des droits de l'homme à Djibouti (Ardhd)
Note d'information de la LDDH :
l'exécutif brade les biens publics
|

Le Président |
NOTE D’INFORMATION DU 16 NOVEMBRE
2006
*
L’EXÉCUTIF BRADE LES BIENS PUBLICS
PAR LA
CONFISCATION DES POUVOIRS DU LÉGISLATIF
|
Djibouti
accueille jusqu’à aujourd’hui le 11e Sommet du COMESA
censé promouvoir la libre entreprise et l’intégration
régionales. Prenant acte de cette ambition officielle,
tout comme la Fédération Internationale des Droits de
l’Homme (FIDH) dans son dernier Rapport, la LDDH avait
dénoncé les conditions d’attribution en concession privée
du Port et de l’Aéroport de Djibouti.
A cet égard,
l’année 2006 marque une aggravation dans le bradage du domaine
et des biens publics en République de Djibouti. En témoignent
les multiples Décrets et Arrêtés ci-dessous reproduits, par
lesquels l’Exécutif dépossède le Législatif des prérogatives
qui sont les siennes en vertu des articles 56 à 70 de la
Constitution, délimitant les rapports du Pouvoir Législatif et
du Pouvoir Exécutif. Octrois discrétionnaires et illégaux par
lesquels l’Exécutif porte gravement atteinte à la libre
concurrence.
La LDDH note
avec inquiétude qu’une intolérable atteinte est perpétrée
contre les hôteliers de la place, dont les établissements sont
réquisitionnés et mis en demeure de n’accepter aucun client,
ceci sans aucune indemnisation. La LDDH déplore que la
sécurité des hôtes du COMESA se fasse au détriment de la
liberté des citoyens entrepreneurs, dérive qui trahit encore
plus l’absence d’État de droit et de stabilité politique,
conditions indispensables à tout développement économique.
M. NOËL ABDI
Jean-Paul
CONFISCATION DES POUVOIRS DU LÉGISLATIF
DÉCRET
n°2006-0225/PRE relatif à la concession d’occupation des
terrains pour la réalisation d’un projet industriel et
commercial portant sur la convention signée entre l'État
djiboutien et la société SALT INVESTMENT S.A le 17 juillet
2006 octroyant en concession exclusive d'occupation des
terrains d'une surface de 100km2 sur la banquise du Lac Assab
et du Goubet.
Article 1er :
Est approuvée la convention signée entre l'État djiboutien et
la société SALT INVESTMENT S.A le 17 juillet 2006 octroyant en
concession exclusive d'occupation des terrains d'une surface
de 100km2 sur la banquise du Lac Assal et du Goubet pour une
durée de 50 ans pour la réalisation d'un projet de
développement et de mise en valeur des ressources marines
comprenant notamment :
-
l'extraction, le traitement, et la commercialisation du sel du
Lac Assal ;
- la création
de zone de stockage du sel ;
-
l'installation d'une centrale électrique et d'une centrale de
dessalement d'eau de mer ;
- la création
des institutions financières et d'assurances ainsi que des
logements, des infrastructures sanitaires, commerciales,
sociales et des loisirs pour le personnel de la société.
ARRÊTÉ
n°2006-0609/PR/MID portant démolition du bâtiment “Vieille
Marine” situé sur le Boulevard de la République.
DÉCRET
n°2006-0149/PRE relatif à la cession de terrains et accordant
diverses exonérations : Article 1 : Il est cédé à la société
NAKHEEL, HOTEL AND RESORT LLC :
- à titre
gracieux trois parcelles de terrains :
* au Héron
l'extension sur la mer de 250.000 m² (phase 2 et 3),
* au Lac Assab
un terrain d'une superficie de 100.000 m²,
* une plage à
Durale 200.000 m².
- à titre de
location durant 99 ans deux plages aux Îles Moucha d'une
superficie totale de 100.000 m² .La location sera gratuite
durant les quinze première années, ensuite le loyer sera fixé
d'un commun accord entre les deux parties.
ARRÊTÉ
n°2006-0410/PR/MEFPP déclarant un concessionnaire de terrain
déchu de son droit de concession provisoire.
Article 1er :
Il est déchu de droit accordé en vertu de dispositions de
l'Acte de vente n°869 du 23 octobre 1974 relatif à la
concession provisoire d'une parcelle de terrain sise au
lotissement de la Zone Industrielle Sud, lot 184, d'une
superficie de 5621 mètres carrés et immatriculé au Livre
Foncier sous le n°1691 au profit de Mr. HAIM TESCIUBA.
ARRÊTÉ
n°2006-0411/PR/MEFPP portant attribution d’une parcelle de
terrain sise au lotissement de la Zone Industrielle Sud.
Article 1er :
Il est attribué en concession provisoire à Mr. Dileïta Mohamed
Dileïta, une parcelle de terrain d'une superficie de 5621
mètres carrés sise au lotissement de la Zone Industrielle Sud,
lot 184.
ARRÊTÉ
n°2006-0412/PR/MEFPP portant attribution d'une parcelle de
terrain à Balbala au Ministère de la Santé en vue de
l’édification d’un hôpital dénommé “Al Saoudi Al Al-Mani”.
ARRÊTÉ
n°2006-0413/PR/MEFPP portant attribution à la Société
Barberrela Holding International LTD d'une parcelle de terrain
sise près du Port de Pêche.
DÉCRET
n°2006-0136/PR/MAPCPI portant attribution d’un projet de
Promotion Immobilière dans la Zone de Haramous à la Société
INMA of Djibouti.
DÉCRET
n°2006-0137/PR/MAPCPCI modifiant le Décret n°2005-0201/PR/MAPCPI
portant attribution d'un projet de Promotion Immobilière dans
la Zone de Haramous à la Société Djibouti Investment and
Development Compagny.
DÉCRET
n°2006-0127/PR/MEFPCP portant attribution d’une parcelle de
terrain sise à Doraleh. Article 1er : Il est attribué à titre
gracieux à Mr. Ibrahim Said Lootah, une parcelle de terrain
d’une superficie de 51 525 m² sise à Doraleh.
ARRÊTÉ
n°2006-0376/PR/MEFPCP portant la démolition d'un immeuble
objet du Titre foncier n°620.
Article 1er :
Il est décidé la démolition de l'immeuble objet du Titre
foncier n°620 souscrit au Livre Foncier au nom de l'État
Djiboutien appartenant au Ministère de l'Économie, des
Finances et de la Planification, chargé de la Privatisation,
dénommé "Case de passage".
ARRÊTÉ
n°2006-0378/PR/MEFPCP portant attribution d’une parcelle de
terrain à la République Française.
Article 1 : Il
est attribué en concession provisoire à la République
Française une parcelle de terrain d’une superficie de douze
hectares (12 ha) sise près du Poste 20 au Sud de l’Aéroport.
ARRÊTÉ
n°2006-0261/PR/MEFPCP portant la distraction du T.F n°180
Appartenant à l'État de Djibouti.
Article 1er :
Il est fait distraction du T.F 180 souscrit au Livre Foncier
au nom de l'État de Djibouti, sise au Quartier Boulaos Brise
de mer en bordure du Boulevard de Gaulle, d'une portion de
terrain d'une superficie de 13 864,5 m2.
Article 2 : Il
s'agit d'une parcelle de terrain située là où était implantée
anciennement la cité dite "ROMSE".
Article 3 :
Ladite parcelle de terrain est attribuée à titre onéreux à la
société dénommée NAPOLEON SARL.
ARRÊTÉ
n°2006-0262/PR/MEFPCP portant attribution à la Société
INCHCAPE à titre onéreux, une parcelle de terrain sise au
Lotissement Marabout.
Article 1er :
Il est fait expropriation d'un terrain non bâti objet du Titre
Foncier 1026 sis au Lotissement Marabout, lot n°332, d'une
superficie de 2 223 m2 souscrit au Livre Foncier en concession
définitive au nom de l'Ambassade d'IRAK, en vertu d'un Acte de
vente notarial n°324 du 29 juillet 1980.
DÉCRET
n°2006-0022/PR/MEFPCP portant autorisation de vente
immobilière de l'État.
Article 1er :
Est approuvé dans les conditions prescrites dans le contrat de
vente joint au présent décret la cession du terrain domanial
«CLUB DES CHEMINOTS» parcelle de terrain urbain (bâti et non
bâti) à Djibouti, sis au plateau du serpent, boulevard
Maréchal Lyautey, immatriculé au Livre Foncier de l'État sous
les numéros TF N°79 au nom du VENDEUR ainsi que son extension
vers la mer, soit une superficie totale de 11 089 m2, entre la
Société GXA
ASSURANCES
ayant son siège social à Djibouti et le Gouvernement de la
République de Djibouti, représenté par le Ministre des
Finances, de l'Économie et de la Planification, chargé de la
Privatisation.
........................................................................................................................................................................
JOURNAL
OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI
Décret
n°2006-0225/PRE relatif à la concession d’occupation des
terrains pour la réalisation d’un projet industriel et
commercial
LE PRÉSIDENT
DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DU GOUVERNEMENT
VU La
constitution du 15 septembre 1992 ;
VU La loi
n°66/AN/94/3è du 7 décembre 1994 portant Code Minier ;
VU La loi
n°58/AN/94/3è du 16 octobre 1994 portant Code des
Investissements;
VU La loi
n°53/AN/04 portant code de zone franche ;
VU Le décret
n°2002-0226/PR/MERN du 22 octobre 2002 portant réglementation
spécifique de l'extraction, de traitement et de
commercialisation du Sel du Lac Assal ;
VU Le décret
n°2005-0067/PR du 21 mai 2005 portant nomination du premier
ministre ;
VU Le décret
n°2005-0069/PR du 22 mai 2005 portant nomination des membres
du gouvernement.
DECRETE
Article 1er :
Est approuvée la convention signée entre l'État djiboutien et
la société SALT INVESTMENT S.A le 17 juillet 2006 octroyant en
concession exclusive d'occupation des terrains d'une surface
de 100km2 sur la banquise du Lac Assal et du Goubet pour une
durée de 50 ans pour la réalisation d'un projet de
développement et de mise en valeur des ressources marines
comprenant notamment :
-
l'extraction, le traitement, et la commercialisation du sel du
Lac Assal ;
- la création
de zone de stockage du sel ;
-
l'installation d'une centrale électrique et d'une centrale de
dessalement d'eau de mer ;
- la création
des institutions financières et d'assurances ainsi que des
logements, des infrastructures sanitaires, commerciales,
sociales et des loisirs pour le personnel de la société.
Article 2 :
L'ensemble des terrains sur lequel se déroule ce projet à
caractère industriel et commercial constitue une zone franche
et bénéficie à cet effet des avantages et exonérations
conformément à la loi relative au Code des Zones Franches pour
une durée de 50 ans.
Article 3 : Le
concédant accorde notamment au concessionnaire pour la
réalisation effective du projet :
- la mise à
disposition à titre gratuit de l'ensemble des terrains visés
ci-dessus libres de tout droit d'occupation et de tout droit
de sûreté, hypothèque ou servitude octroyé au bénéfice de
tiers ;
- la
jouissance d'un droit réel sur les immeubles réalisés au cours
de la mise en oeuvre du projet ;
-
l'autorisation d'ouvrir des comptes en monnaie locale ou en
devises étrangères auprès des banques installées en République
ou hors de la République notamment ainsi que celle de vendre
le surplus de courant électrique produit et non utilisé dans
le cadre du projet ;
- des
exonérations en matières douanières et fiscales prévus par les
textes en vigueur ;
- la libre
conversion et le libre transfert des fonds destinés au
règlement de toutes dettes en devises étrangères, de fonds et
bénéfices provenant de la liquidation des actifs du projet,
des fonds nécessaires afin d'une part de faire face à
l'ensemble des coûts d'exploitation et d'investissement et
d'autre part de pouvoir effectuer les paiements nécessaires
vis-à-vis de ses
sous
traitants, fournisseurs ou concernant les biens et services
achetés à l'étranger ; la libre conversion et le libre
transfert des bénéfices distribués aux actionnaires et de
toutes sommes affectées au remboursement et au service des
intérêts des financement obtenus ;
- les
autorisations administratives nécessaires à la construction
des logements et des infrastructures annexes ;
- le droit
d'utiliser les infrastructures existantes ou à construire, qui
seraient nécessaires pour permettre le raccordement des
infrastructures du projet aux réseaux routier, ferroviaire,
portuaire, électrique, téléphonique et télécommunication,
d'alimentation en eau et d'évacuation des eaux usées, ou tout
autre réseau permettant la mise en oeuvre du projet ;
- la propriété
des actifs réalisés ou acquis au cours de la période de
concession ;
- l'octroi des
permis d'activité nécessaires aux termes du décret 2002-0226/PRIMERN
du 22 octobre 2002 ;
-
l'exclusivité de l'exploitation du projet par le
concessionnaire et le droit d'exporter toute quantité de sel
et des ses produits ;
- des
garanties administratives telles que des autorisations
administratives, de police et les formalités requises pour la
bonne réalisation du projet à temps raisonnable ainsi que la
sécurité des installations et du personnel ;
- des
garanties juridiques comme le droit de posséder, gérer,
entretenir, utiliser, jouir et disposer de tous ses biens,
titre et intérêts ;
- le droit
d'hypothéquer, de nantir ou de constituer des sûretés ou toute
autre forme de garantie sur les terrains en concession et les
actifs du projet afin de garantir ses financements.
Article 4 : Le
concessionnaire a l'obligation :
- de créer et
faire fonctionner un centre de formation théorique et pratique
nécessaire pour le personnel du projet ;
- de
construire une centrale électrique pour les besoins du projet
;
- de verser au
concédant les redevances prévues par la loi relative au Code
Minier.
Article 5 :
Tout différend sera réglé à l'amiable ou au recours d'un
expert ou enfin à l'arbitrage.
Article 6 : le
présent décret entrera en vigueur dès sa signature et sera
publié au Journal Officiel de la République de Djibouti.
Fait à
Djibouti, le 14 Septembre 2006. Le Président de la République,
chef du
Gouvernement ISMAÏL OMAR GUELLEH
…………………………………………………………………………………………………
JOURNAL
OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI
Arrêté
n°2006-0609/PR/MID portant démolition du bâtiment “Vieille
Marine” situé sur le Boulevard de la République.
LE PRÉSIDENT
DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DU GOUVERNEMENT
VU La
Constitution du 15 Septembre 1992 ;
VU Le Décret
n°2005-0067/PRE du 21 mai 2005 portant nomination du Premier
Ministre ;
VU Le Décret
n°2006-0069/PRE du 22 mai 2005 portant nomination des membres
du Gouvernement ;
VU La
Délibération n°309/6 du 28 juillet 1966 fixant les
dispositions à prendre pour imposer la réparation ou la
démobilisation des constructions qui représentent un danger ;
VU La lettre
n°579 du Chef d'Etat-Major Général des Armées du 25 avril 2006
;
VU La lettre
n°158 du Ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme, de
l'Environnement et de l'Aménagement du territoire ;
Sur
Proposition du Ministre de l'Intérieur et de la
Décentralisation.
ARRÊTÉ
Article 1er :
L'immeuble "Vieille Marine" situé sur le Boulevard de la
république, propriété de l'État Djiboutien, et dont l'état de
délabrement et de vétusté avancé risque de compromettre la
sécurité publique, doit être démoli.
Article 2 :
Les travaux de démolition doivent être entrepris dans un délai
de trois mois à compter de la date de notification du présent
Arrêté.
Article 3 : Le
Ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation et le
Ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme, de l'Environnement et
de l'Aménagement du Territoire sont chargés de l'application
du présent Arrêté.
Article 4 : Le
présent Arrêté sera enregistré, publié et exécuté partout où
besoin sera.
Fait à
Djibouti, le 24 août 2006. P. Le Président de la République,
chef du
Gouvernement P.O Le Directeur de Cabinet ISMAÏL HOUSSEIN TANI
…………………………………………………………………………………………………
JOURNAL
OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI
Décret
n°2006-0149/PRE relatif à la cession de terrains et accordant
diverses exonérations.
LE PRÉSIDENT
DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DU GOUVERNEMENT
VU La
Constitution du 15 septembre 1992 ;
VU La Loi
n°88/AN/84/1er L du 13 février 1984 portant code des
investissements ;
VU La Loi
n°53/AN/04/5ème L portant Code de Zones Franches ;
VU Le Décret
n°2005-0067/PRE du 21 mai 2005 portant nomination du Premier
Ministre ;
VU Le Décret
n°2005-0069/PRE du 22 mai 2005 portant nomination des membres
du Gouvernement ;
VU Le Décret
n°2005-0073/PRE du 26 mai 2005 fixant les attributions des
Membres du Gouvernement.
DECRETE
TITRE I
DISPOSITIONS GENERALES
Article 1 : Il
est cédé à la société NAKHEEL, HOTEL AND RESORT LLC :
- à titre
gracieux trois parcelles de terrains :
* au Héron
l'extension sur la mer de 250.000 m² (phase 2 et 3),
* au Lac Assal
un terrain d'une superficie de 100.000 m²,
* une plage à
Doraleh 200.000 m².
- à titre de
location durant 99 ans deux plages aux Îles Moucha d'une
superficie totale de 100.000 m² .La location sera gratuite
durant les quinze première années, ensuite le loyer sera fixé
d'un commun accord entre les deux parties.
Article 2 : La
concession de ces terrains doit servir à la construction de
villas appartements, d'un hôtel luxueux de 5 étoiles, d'un
centre de conférence, d'un centre commercial, des restaurants
et des infrastructures annexes.
TITRE II
DISPOSITIONS PARTICULIERES
Article 3 : Le
gouvernement djiboutien accorde à la société, aux entités qui
la contrôle, à toutes les compagnies de managements engagées
pour gérer l'hôtel des exonérations portant, d'une part sur
les frais d'enregistrement:
- des actes
notariés pour la création des sociétés et ses statuts;
- de actes de
mutation des droits de propriété, d'acquisition des terrains,
de bâtiments pour la réalisation du projet ;
Et d'autre
part sur les taxes :
- les timbres
en cas de vente, de location ou transfert des biens
immobiliers (hôtel, villas, appartements) à une tierce partie
;
- les
bénéfices de ventes, de location d'une partie ou de l'ensemble
de l'hôtel, de villas, des appartements ;
- la cession
ou transfert d'un droit de propriété à tierce personne
(personne physique ou morale) ;
- les
bénéfices et les revenus industriels et commerciales
résultants de l'exploitation du projet pour une durée de 10
ans ;
- le transfert
de devises de la République de Djibouti vers d'autres
destinations ;
Et enfin des
exonérations de l'impôt :
- foncier à
compter de la date d'acquisition des terrains pour une durée
de 10 ans ;
- sur la plus
value immobilière.
Article 4 :
Les directeurs, employés, agents étrangers ainsi que les
représentants étrangers de la société sont soustraits au
prélèvement de l'impôt sur le salaire.
Article 5 :
Les exonérations sont appliquées à la construction de l'hôtel
mais aussi pour tous les travaux de réparations, de
replacements, de service ou de maintenance de tout ordre, qui
seront occasionnés dans l'avenir pour la réalisation du
projet.
Article 6 :
Sont exemptés de droits de douanes tous les matériels,
équipements, bien de toute nature importés ou exportés pour
une durée de 10 ans.
Les articles
importés et constituants un surplus pourront être réexportés
sans un prélèvement de droits de douanes.
Article 7 : Un
tarif préférentiel en matière d'électricité, d'eau et de
télécommunication sera accordé à la société NAKHEEL HOTEL AND
RESORT LLC conformément à l'arrêté 2005-0486/PR/MERN portant
modification des tarifs de vente d'Énergie Électrique et de
redevances accessoires.
Article 8 : Le
gouvernement djiboutien s'engage à octroyer des visas, des
permis de travail renouvelables à tous les employés, les
contractants et autres représentants de la compagnie et ses
affiliés dans un délai raisonnable.
Article 9 : Le
gouvernement djiboutien s'engage à faciliter à la société
l'accès aux documents techniques nécessaires pour la
réalisation des activités et opérations engendrées par le
projet.
Article 10 :
Le gouvernement se charge :
- de faciliter
l'accostage de bateaux de la société dans la Marina ;
- d'assouplir
leurs contrôles douaniers et administratifs.
Article 11 :
Les différents projets entrepris dans la société seront soumis
à la législation djiboutienne mais le gouvernement djiboutien
s'engage, afin de rassurer la société NAKEEL et ses éventuels
investisseurs, à ne pas légiférer des dispositions normatives
qui ont pour conséquence de mettre en péril la poursuite de
l'épanouissement des ces investissements, des réalisations des
ces différents projets immédiats et futurs projetés par la
société.
Article 12 :
Le gouvernement ne s'opposera pas à l'enregistrement de la
société en tant que propriétaire de la marque déposée, du nom
du projet et de son logo dans le registre de commerce de
Djibouti.
Article 13 :
Aucune restriction ne sera faite sur l'entrée, le transfert ou
la disponibilité de devises étrangères en vue de faciliter
l'exécution du projet de construction de l'hôtel et autres
projets annexes.
Article 14 :
Le gouvernement djiboutien va procéder à la construction d'un
salon de 250m² de superficie dans le salon VIP de l'aéroport,
exclusivement réservé aux hôtes et hommes d'affaires de
l'hôtel à charge à la société NAKEEL de rembourser les frais
inhérents à la construction.
Article 15 :
Le gouvernement approuve les demandes d'agrément, de licences
de tout nature, présentées par le mandataire conventionnel de
la société ou de ses affiliés et qui sont requises pour :
- les
activités et opérations du projet ;
- le
fonctionnement, la gestion, la maintenance du projet de
construction de l'hôtel ;
- le
développement et le fonctionnement des jeux de hasard.
La société
payera les frais de licence de l'alcool et du casino.
Article 16 :
Dans le cadre du contrat de concession le gouvernement, en
partenariat avec les agences privées et les compagnies,
s'engage à fournir une assistance à la société.
Article 17 :
La société NAKHEEL dispose le droit de :
- procéder
selon ses besoins à la division de son terrain en lot séparé
pour le développement de l'hôtel, en lots commerciaux, en
villas, en appartement, casinos ;
- vendre un
lot ou plusieurs lots à tout acheteur ou groupe d'acheteurs
qu'elle estime convenables ;
- d'opérer son
activité de construction d'un centre commercial et de loisir
au alentour de l'hôtel, en zone franche ;
- céder ses
titres, intérêts conférés par l'autorité concédant pour la
réalisation des projets, à d'autres parties ;
- ne pas
divulguer ses membres constituants, ses investisseurs;
- muter une
partie ou l'intégralité de son droit de propriété à une tierce
personne, sans le consentement de l'autorité concédant ;
- de contrôler
la zone de développement du projet, de sorte que la société
puisse assurer la propriété exclusive du site ; la sécurité de
service financier ; la sécurité et la confidentialité de
recettes issues des ventes de biens ;
Article 18 :
La société prendra en accord avec le gouvernement de mesures
de préservation et de conservation standard pour le maintient
de la qualité des récifs coralliens et des eaux d'origine de
la zone de développement du projet.
Article 19 :
Dans la zone de développement du projet, les aéronefs privés,
les hélicoptères de la société ont les droits d'atterrir et de
procéder à des évacuations médicales.
Article 20 :
La société peut développer dans le centre de loisirs des
activités touristiques telle que le sport nautique.
TITRE III
DISPOSITIONS FINALES
Article 21 :
Le Ministre des Affaires présidentielles, chargé de la
Promotion des Investissements, le Ministre de l'Economie et
des Finances, le Ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme, le
Ministre de l’Emploi, l'ONEAD, l'EDD et le Ministre de la
Jeunesse, des Sports, des Loisirs et du Tourisme sont chargés,
chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret
et sont tenus d'apporter leur assistance pour la bonne
réalisation du projet.
Article 22 :
Le présent décret sera exécuté partout où besoin sera et
publié dans le Journal Officiel de Djibouti.
Fait à
Djibouti, le 24 juin 2006. Le Président de la République,
chef du
Gouvernement ISMAÏL OMAR GUELLEH
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JOURNAL
OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI
Arrêté
n°2006-0410/PR/MEFPP déclarant un concessionnaire de terrain
déchu de son droit de concession provisoire.
LE PRÉSIDENT
DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DU GOUVERNEMENT
VU La
constitution du 15 septembre 1992 ;
VU Le décret
n°2005-0067/PRE du 21 mai 2005 portant nomination du Premier
Ministre ;
VU Le décret
n°2005-0069/PRE du 22 mai 2005 portant nomination des membres
du Gouvernement ;
VU Le décret
n°2005-0073/PRE du 26 mai 2005 fixant les attributions des
Ministères;
VU La Loi
n°173/AN/91/2ème L du 10 octobre 1991 portant organisation du
Domaine Privé de l'État ;
SUR le rapport
du Ministre de l'Économie, des Finances et de la
Planification, chargé de la Privatisation.
ARRETE
Article 1er :
Il est déchu de droit accordé en vertu de dispositions de
l'Acte de vente n°869 du 23 octobre 1974 relatif à la
concession provisoire d'une parcelle de terrain sise au
lotissement de la Zone Industrielle Sud, lot 184, d'une
superficie de 5621 mètres carrés et immatriculé au Livre
Foncier sous le n°1691 au profit de Mr. HAIM TESCIUBA.
Article 2 : Le
concessionnaire n'a pas rempli les clauses et conditions du
cahier de charge de la délibération n°487/7ème L du 24 mai
1968 modifiée et complétée par la délibération n°39/8ème L du
27 mai 1974 applicables aux aliénations de gré à gré de
parcelles de terrain du domaine privé de l'Etat.
Article 3 : Le
présent Arrêté sera exécuté partout où besoin sera et publié
au Journal Officiel de la République de Djibouti.
Fait à
Djibouti, le 08 juin 2006. P. le Président de la République,
chef du
Gouvernement P.O le Ministre des Affaires Présidentielles,
…………………………………………………………………………………………………
JOURNAL
OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI
Arrêté
n°2006-0411/PR/MEFPP portant attribution d’une parcelle de
terrain sise au lotissement de la Zone Industrielle Sud.
LE PRÉSIDENT
DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DU GOUVERNEMENT
VU La
Constitution du 15 septembre 1992 ;
VU Le Décret
n°2005-0067/PRE du 21 mai 2005 portant nomination du Premier
Ministre ;
VU Le Décret
n°2005-0069/PRE du 22 mai 2005 portant nomination des membres
du Gouvernement ;
VU Le Décret
n°2005-0073/PRE du 26 mai 2005 fixant les attributions des
Ministères;
VU La Loi
n°173/AN/91/2ème L du 10 octobre 1991 portant organisation du
Domaine Privé de I'Etat ;
SUR le rapport
du Ministre de l'Économie, des Finances et de la
Planification, chargé de la Privatisation.
ARRETE
Article 1er :
Il est attribué en concession provisoire à Mr. Dileïta Mohamed
Dileïta, une parcelle de terrain d'une superficie de 5621
mètres carrés sise au lotissement de la Zone Industrielle Sud,
lot 184.
Article 2 : A
compter de la date de la notification du présent Arrêté, le
concessionnaire devra :
1°) Verser à
la caisse de la Sous Direction des Domaines la somme due à
raison de 1000 FDj le mètre carré en vertu de l'article 2 de
la délibération n°487/6ème L du 24 mai 1968, modifié et
complétée par la délibération n°39/8L du 27 mai 1974.
Article 3 : Le
concessionnaire doit remplir les clauses et conditions du
cahier de charge de la délibération n°487/7ème L du 24 mai
1968, modifiée et complétée par la délibération n°39/8 L du 27
mai 1974 applicables aux aliénations de gré à gré de parcelles
de terrain du domaine privé de l'État.
Article 4 :
Les formalités d'enregistrement, du timbre et de la mutation
seront remplies au nom et à la diligence du concessionnaire
dans les délais réglementaires.
Article 5 : Le
présent Arrêté sera exécuté partout où besoin sera et publié
au Journal Officiel de la République de Djibouti.
Fait à
Djibouti, le 07 juin 2006. P. le Président de la République,
chef du
Gouvernement P.O le Ministre des Affaires Présidentielles,
chargé de la
Promotion des Investissement OSMAN AHMED MOUSSA
…………………………………………………………………………………………………
JOURNAL
OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI
LE
PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DU GOUVERNEMENT
VU La
constitution du 15 septembre 1992 ;
VU Le décret
n°2005-0067/PRE du 21 mai 2005 portant nomination du Premier
Ministre ;
VU Le décret
n°2005-0069/PRE du 22 mai 2005 portant nomination des membres
du Gouvernement ;
VU Le décret
n°2005-0073/PRE du 26 mai 2005 fixant les attributions des
Ministères;
VU La Loi
n°173/AN/91/2ème L du 10 octobre 1991 portant organisation du
Domaine Privé de I'Etat ;
SUR le rapport
du Ministre de l'Economie, des Finances et de la
Planification, chargé de la Privatisation.
Le Conseil des
Ministres entendu en sa séance du 06 juin 2006.
ARRETE
Article 1er :
Il est attribué en concession provisoire au Ministère de la
Santé une parcelle de terrain d'une superficie de cinquante
mille mètres carrés (50.000 m2) sise à Balbala.
Article 2 :
Cette parcelle est destinée à la construction d'un centre
hospitalier dénommé Hôpital "AI Saoudi- Al Al-Mani".
Article 3 : Le
concessionnaire doit remplir les clauses et conditions du
cahier de charge de la délibération n°487/7ème L du 24 mai
1968, modifiée et complétée par la délibération n°39/8 L du 27
mai 1974 applicables aux aliénations de gré à gré de parcelles
de terrain du domaine privé de l'État.
Article 4 :
Dans les vingt jours de la date du présent Arrêté, le Sous
Directeur des Domaines fera remise de la dite parcelle au
Ministre de la Santé. Il sera dressé un procès verbal de cette
opération, lequel comportera l'évaluation du terrain attribué
et détermination de ces limites.
Article 5 : Le
présent Arrêté sera exécuté partout où besoin et sera publié
au Journal Officiel de la République de Djibouti.
Fait à
Djibouti, le 12 juin 2006. Le Président de la République,
chef du
Gouvernement ISMAÏL OMAR GUELLEH
………………………………………………………………………………………………
JOURNAL
OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI
Arrêté
n°2006-0413/PR/MEFPP portant attribution à la Société
Barberrela Holding International LTD d'une parcelle de terrain
sise près du Port de Pêche.
LE PRÉSIDENT
DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DU GOUVERNEMENT
VU La
Constitution du 15 septembre 1992 ;
VU Le Décret
n°2005-0067/PRE du 21 mai 2005 portant nomination du Premier
Ministre ;
VU Le Décret
n°2005-0069/PRE du 22 mai 2005 portant nomination des membres
du Gouvernement ;
VU Le Décret
n°2005-0073/PRE du 26 mai 2005 fixant les attributions des
Ministères;
VU La Loi
n°173/AN/91/2ème L du 10 octobre 1991 portant organisation du
Domaine Privé de l'État ;
VU Le décret
n°2005-0252/PR/MEFPCP du 23 avril 2005 déclarant un
concessionnaire de terrain déchu de son droit de concession
provisoire ;
SUR le rapport
du Ministre de l'Économie, des Finances et de la
Planification, chargé de la Privatisation ;
Le Conseil des
Ministres entendu en sa séance du 06 juin 2006
ARRETE
Article 1er :
Il est attribué en concession provisoire à la Société
Barberrela Holding International LTD une parcelle de terrain
d'une superficie de trente mille mètres carrés (30 000 m2)
sise près du Port de Pêche.
Article 2 :
Cette parcelle est destinée à un projet de construction d'un
hôtel.
Article 3 : Le
prix d'achat du terrain est de cinq cent francs par mètre
carré (500 FDj/m2).
Article 4 : Le
concessionnaire doit remplir les clauses et conditions du
cahier de charge de la délibération n°487/7ème L du 24 mai
1968, modifiée et complétée par la délibération n°39/8 L du 27
mai 1974 applicables aux aliénations de gré à gré de parcelles
de terrain du domaine privé de l'État.
Article 5 :
Dans les vingt jours de la date du présent Arrêté, le Sous
Directeur des Domaines fera remise de la dite parcelle au
représentant de la Société Barberrela Holding International
LTD.
Il sera dressé
un procès verbal de cette opération, lequel comportera
l'évaluation du terrain attribué et détermination de ces
limites.
Article 6 : Le
présent Arrêté sera exécuté partout où besoin sera et publié
au Journal Officiel de la République de Djibouti.
Fait à
Djibouti, le 12 juin 2006. Le Président de la République,
chef du
Gouvernement ISMAÏL OMAR GUELLEH
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JOURNAL
OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI
Décret
n°2006-0136/PR/MAPCPI portant attribution d’un projet de
Promotion Immobilière dans la Zone de Haramous à la Société
INMA of Djibouti.
LE PRÉSIDENT
DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DU GOUVERNEMENT
VU La
Constitution du 15 septembre 1992 ;
VU Le Décret
n°2005-0067/PRE du 21 mai 2005 portant nomination du Premier
Ministre ;
VU Le Décret
n°2005-0069/PRE du 22 mai 2005 portant nomination des membres
du Gouvernement ;
VU Le Décret
n°2005-0073/PRE du 26 mai 2005 fixant les attributions des
Ministères;
VU La Loi
n°171/AN/91/2ème L du 10 octobre 1991 portant organisation du
Domaine Public;
VU Le Décret
n°2004-0026/PRE du 25 février 2004 portant approbation du
contrat d'aménagement de la zone de Haramous ;
VU Le Décret
n°2004-0098/PRE/MEFPCP portant attribution d'une parcelle de
terrain sis à Haramous aux Etat Unis d'Amérique ;
VU Le décret
n°2005-0053/PRE du 18 avril 2005 abrogeant le décret
n°2004-0026 relatif à l'approbation du Contrat d'Aménagement
Urbain de la Zone de Haramous;
SUR
Proposition du Ministre des Affaires Présidentielles, chargé
des Investissements ;
Le Conseil des
Ministres entendu en sa séance du 06 juin 2006.
DECRETE
Article 1er :
Il est attribué à la Société INMA of Djibouti, le projet de
promotion immobilière dans la zone de Haramous.
Article 2 :
Cette attribution fera objet d'une concession provisoire d'une
parcelle de terrain d'une superficie de Quatre Cent Quatre
Vingt Treize Mille Trois cent Seize mètres carrés (493 316 m2)
environ et ayant une façade maritime sur la baie d'Aden d'une
longueur de Cent Quatre Vingt Quinze mètres (195 m2). Elle est
destinée à la réalisation d'un projet de promotion immobilière
(construction de villas à usage d'habitation de standing élevé
destinées à la vente ainsi que toutes autres constructions).
Article 3 : La
concession définitive du terrain sera accordée au promoteur
après en avoir viabiliser la totalité. Tous les droits
d'enregistrement et de mutation sont exonérés des frais et des
taxes.
Article 4 :
Pour la réalisation du projet susvisé, il est accordé à la
société INMA of Djibouti les exonérations suivantes prévues
par le code des investissements au projet.
* Construction
des Villas destinées à la vente (les propriétaires seront
imposés à la taxe Foncière).
a) Bénéficiera
du régime B du code des investissements.
b) Exonération
de la taxe sur les permis de construire.
Article 5 : La
parcelle de terrain est attribuée au promoteur sur la base
d'un prix forfaitaire de 1 000 FDj le mètre carré payable en
cinq annuités à compter de l'année 2006.
Article 6 : Si
au cours de l'exécution du projet, apparaît des propriétaires
de certains terrains dans la zone attribuée au promoteur, le
gouvernement en fera son affaire personnelle et indemnisera
les intéressés.
Article 7 : Le
Ministre des Affaires Présidentielles, chargé de la Promotion
des Investissements, le Ministre de l'Économie et des
Finances, le Ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme, le
Ministre de l'Emploi et le Ministre l'Intérieur, l'ONEAD, l'EDD
et Djibouti-Télécom sont chargés, chacun en ce qui le
concerne, de l'exécution du présent Décret.
Article 8 : Le
présent Décret sera exécuté partout où besoin sera et publié
au Journal Officiel de la République de Djibouti.
Fait à
Djibouti, le 11 juin 2006. Le Président de la République,
chef du
Gouvernement ISMAÏL OMAR GUELLEH
………………………………………………………………………………………………
JOURNAL
OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI
Décret
n°2006-0137/PR/MAPCPCI modifiant le Décret n°2005-0201/PR/MAPCPI
portant attribution d'un projet de Promotion Immobilière dans
la Zone de Haramous à la Société Djibouti Investment and
Development Compagny.
LE PRÉSIDENT
DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DU GOUVERNEMENT
VU La
Constitution du 15 septembre 1992 ;
VU Le Décret
n°2005-0067/PRE du 21 mai 2005 portant nomination du Premier
Ministre ;
VU Le Décret
n°2005-0069/PRE du 22 mai 2005 portant nomination des membres
du Gouvernement ;
VU Le Décret
n°2005-0073/PRE du 26 mai 2005 fixant les attributions des
Ministères;
VU La Loi
n°171/AN/91/2ème L du 10 octobre 1991 portant organisation du
Domaine Public ;
VU Le Décret
n°2004-0026/PRE du 25 février 2004 portant approbation du
contrat d'aménagement de la zone de Haramous ;
VU Le Décret
n°2004-0098/PRE/MEFPCP portant attribution d'une parcelle de
terrain sis à Haramous aux États-Unis d'Amérique ;
VU Le décret
n°2005-0053/PRE du 18 avril 2005 abrogeant le décret
n°2004-0026 relatif à l'approbation du Contrat d'Aménagement
Urbain de la Zone de Haramous;
SUR
Proposition du Ministre des Affaires Présidentielles, chargé
des Investissements ;
Le Conseil des
Ministres entendu en sa séance du 06 juin 2006.
DECRETE
Article 1er :
Il est porté modification du Décret n°2005-0201/PR/MAPCPI
portant attribution d'un projet de Promotion Immobilière dans
la Zone de Haramous à la Société Djibouti Investment and
Development Compagny.
Article 2 : Du
Décret susmentionné est modifié comme suivant:
Au lieu :
d'une superficie de sept cent quarante sept mille six cent
soixante dix neuf et ayant une façade maritime de 195 m de
longueur.
Lire : une
superficie de Deux Cent Cinquante Quatre Mille Trois Cent
Soixante Deux mètre carrés (254 362 m2) environ.
Article 3 : La
concession définitive du terrain sera accordée au promoteur
après en avoir viabilisé la totalité. Tous les droits
d'enregistrement et de mutation sont exonérés des frais et des
taxes.
Article 4 :
Pour la réalisation du projet susvisé, il est accordé à la
société Djibouti Investment and Development Company les
exonérations suivantes prévues par le code des investissements
au projet.
* Construction
des Villas destinées à la vente (les propriétaires seront
imposés à la taxe Foncière).
a) Bénéficiera
du régime b du code des investissements.
b) Exonération
de la taxe sur les permis de construire.
Article 5 : La
parcelle de terrain est attribuée au promoteur sur la base
d'un prix forfaitaire de 1 000 fdj le mètre carré payable en
cinq annuités à compter de l'année 2006.
Article 6 : Si
au cours de l'exécution du projet, apparaît des propriétaires
de certains terrains dans la zone attribuée au promoteur, le
gouvernement en fera son affaire personnelle et indemnisera
les intéressés.
Article 7 : Le
Ministre des Affaires Présidentielles, chargé de la Promotion
des Investissements, le Ministre de l'Économie et des
Finances, le Ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme, le
Ministre de l'Emploi et le Ministre de l'Intérieur, l'ONEAD,
l'EDD et Djibouti-Télécom sont chargés, chacun en ce qui le
concerne de l'exécution du présent Décret.
Article 8 : Le
présent Décret sera exécuté partout où besoin sera publié au
Journal Officiel de la République de Djibouti.
Fait à
Djibouti, le 11 juin 2006. Le Président de la République,
chef du
Gouvernement ISMAÏL OMAR GUELLEH
…………………………………………………………………………………………
JOURNAL
OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI
Décret
n°2006-0127/PR/MEFPCP portant attribution d’une parcelle de
terrain sise à Doraleh.
LE PRÉSIDENT
DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DU GOUVERNEMENT
VU La
constitution du 15 septembre 1992 ;
VU Le décret
n°2005-0067/PRE du 21 mai 2005 portant nomination du Premier
Ministre ;
VU Le décret
n°2005-0069/PRE du 22 mai 2005 portant nomination des membres
du Gouvernement ;
VU La loi
n°173/AN/91/2ème L du 10 octobre 1991 portant organisation du
domaines privé de l’Etat ;
VU La
correspondance n°58/PR du 26 mars 2006.
DECRETE
Article 1er :
Il est attribué à titre gracieux à Mr. Ibrahim Said Lootah,
une parcelle de terrain d’une superficie de 51 525 m² sise à
Doraleh.
Article 2 :
Ladite parcelle de terrain est destinée pour la construction
d’une résidence privée.
Article 3 : Le
présent Décret sera enregistré, publié et communiqué partout
où besoin sera.
Fait à
Djibouti, le 22 mai 2006. Le Président de la République,
chef du
Gouvernement ISMAÏL OMAR GUELLEH
…………………………………………………………………………………………
JOURNAL
OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI
Arrêté
n°2006-0376/PR/MEFPCP portant la démolition d'un immeuble
objet du Titre Foncier n°620.
LE PRÉSIDENT
DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DU GOUVERNEMENT
VU La
constitution du 15 septembre 1992 ;
VU Le décret
n°2005-0067/PRE du 21 mai 2005 portant nomination du Premier
Ministre ;
VU Le décret
n°2005-0069/PRE du 22 mai 2005 portant nomination des membres
du Gouvernement ;
VU La loi
n°173/AN/91/2ème L du 10 octobre 1991 portant organisation du
domaine privé de l'État ;
SUR le rapport
du Ministre de l'Économie, des Finances et de la
Planification, chargé de la Privatisation ;
ARRETE
Article 1er :
Il est décidé la démolition de l'immeuble objet du Titre
Foncier n°620 souscrit au Livre Foncier au nom de l'État
Djiboutien appartenant au Ministère de l'Économie, des
Finances et de la Planification, chargé de la Privatisation,
dénommé "Case de passage".
Article 2 :
Ledit immeuble est situé à l'angle des Rues Bruxelles et
Pierre CURIE.
Article 3 : La
démolition de l'immeuble en question est intervenue pour cause
d'un état de délabrement et vétusté très avancé d'où risque
d'effondrement (voir rapport d'expertise).
Article 4 : Le
présent Arrêté sera enregistré, communiqué et exécuté partout
où besoin sera.
Fait à
Djibouti, le 25 avril 2006.P. Le Président de la République,
chef du
Gouvernement P.O Le Ministre des Affaires Présidentielles,
chargé de la
Promotion des InvestissementsOSMAN AHMED MOUSSA
…………………………………………………………………………………………
JOURNAL
OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI
Arrêté n°2006-0378/PR/MEFPCP portant
attribution d’une parcelle de terrain à la République
Française.
LE PRÉSIDENT
DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DU GOUVERNEMENT
VU La
constitution du 15 septembre 1992 ;
VU Le décret
n°2005-0067/PRE du 21 mai 2005 portant nomination du Premier
Ministre ;
VU Le décret
n°2005-0069/PRE du 22 mai 2005 portant nomination des membres
du Gouvernement ;
VU Le décret
n°2005-0073/PRE du 26 mai 2005 fixant les attributions des
Ministères;
VU La loi
n°173/AN/91/2ème L du 10 octobre 1991 portant organisation du
Domaine Privé de l’Etat ;
VU Le décret
n°2005-0252/PR/MEFPP du 23 avril 2005 déclarant un
concessionnaire de terrain déchu de son droit de concession
provisoire.
SUR le rapport
du Ministre de l'Économie, des Finances et de la
Planification, chargé de la Privatisation ;
ARRETE
Article 1 : Il
est attribué en concession provisoire à la République
Française une parcelle de terrain d’une superficie de douze
hectares (12 ha) sise près du Poste 20 au Sud de l’Aéroport.
Article 2 :
Cette parcelle est destinée aux Forces Françaises Stationnées
à Djibouti.
Article 3 : Le
concessionnaire doit remplir les clauses et conditions du
cahier de charge de la délibération n°487/7ème L du 24 mai
1968, modifiée et complétée par la délibération n°39/8 L du 27
mai 1974 applicables aux aliénations de gré à gré de parcelles
de terrain du domaine privé de l’Etat.
Article 4 :
Dans les vingt jours de la date du présent Arrêté, le Sous
Directeur des Domaines fera remise de la dite parcelle au
Commandant des Forces Françaises Stationnées à Djibouti. Il
sera dressé un procès verbal de cette opération, lequel
comportera l’évaluation du terrain attribué et détermination
de ces limites.
Article 5 : Le
présent Arrêté sera exécuté partout où besoin sera et publié
au Journal Officiel de la République de Djibouti.
Fait à
Djibouti, le 25 avril 2006. Le Président de la République,
chef du
Gouvernement ISMAÏL OMAR GUELLEH
…………………………………………………………………………………………………
JOURNAL
OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI
Arrêté
n°2006-0261/PR/MEFPCP portant la distraction du T.F n°180
Appartenant à l'État de Djibouti.
LE PRÉSIDENT
DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DU GOUVERNEMENT
VU La
constitution du 15 septembre 1992 ;
VU Le décret
n°2005-0067/PRE du 21 mai 2005 portant nomination du Premier
Ministre ;
VU Le décret
n°2005-0069/PRE du 22 mai 2005 portant nomination des membres
du Gouvernement ;
VU La Loi
n°173/AN/91/2ème L du 10 octobre 1991 portant organisation du
domaine privé de l'Etat ;
SUR Le rapport
du Ministre de l'Économie, des Finances et de la
Planification, chargé de la Privatisation.
ARRETE
Article 1er :
Il est fait distraction du T.F 180 souscrit au Livre Foncier
au nom de l'Etat de Djibouti, sise au Quartier Boulaos Brise
de mer en bordure du Boulevard de Gaulle, d'une portion de
terrain d'une superficie de 13 864,5 m2.
Article 2 : Il
s'agit d'une parcelle de terrain située là où était implantée
anciennement la cité dite "ROMSE".
Article 3 :
Ladite parcelle de terrain est attribuée à titre onéreux à la
société dénommée NAPOLEON SARL.
Article 4 :
Le concessionnaire devra se soumettre aux clauses et
conditions du cahier de charge adopté par la délibération
n°487/7ème L du 24 mai 1968, modifiée et complétée par la
délibération n°38/8ème du 27 mai 1974.
Il sera dressé
procès-verbal de cette opération, laquelle comportera
l'évaluation du terrain affecté et détermination de ses
limites.
Article 5 :
Les formalités d'enregistrement et de timbre seront remplies
au nom et à la diligence des pétitionnaires dans les délais
réglementaires.
Article 6 : Le
présent Arrêté sera enregistré, publié et exécuté partout où
besoin sera.
Fait à
Djibouti, le 12 avril 2006. Le Président de la République,
chef du
Gouvernement ISMAÏL OMAR GUELLEH
…………………………………………………………………………………………
JOURNAL
OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI
Arrêté
n°2006-0262/PR/MEFPCP portant attribution à la Société
INCHCAPE à titre onéreux, une parcelle de terrain sise au
Lotissement Marabout.
LE PRÉSIDENT
DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DU GOUVERNEMENT
VU La
constitution du 15 septembre 1992 ;
VU Le décret
n°2005-0067/PRE du 21 mai 2005 portant nomination du Premier
Ministre ;
VU Le décret
n°2005-0069/PRE du 22 mai 2005 portant nomination des membres
Gouvernements ;
VU La loi
n°173/AN/91/2ème L du 10 octobre 1993 portant organisation du
domaines Privé de l'État ;
SUR Le rapport
du Ministre de l'Économie, des Finances et de la Planification
chargé de la Privatisation.
ARRETE
Article 1er :
Il est fait expropriation d'un terrain non bâti objet du Titre
Foncier 1026 sis au Lotissement Marabout, lot n°332, d'une
superficie de 2 223 m2 souscrit au Livre Foncier en concession
définitive au nom de l'Ambassade d'IRAK, en vertu d'un Acte de
vente notarial n°324 du 29 juillet 1980.
Article 2 : La
parcelle de terrain ainsi expropriée est attribuée à la
Société INCHCAPE à titre onoreux à raison 5 230 Fd (Cinq mille
deux cent trente francs Djibouti) le mètre carré car la
parcelle est viabilisée et clôturée d'où le coût
d'investissement est repartie dans le prix de vente.
Article 3 : Le
concessionnaire provisoire devra conformément à la
délibération n°487/6ème L du 24 mai 1968 modifiée et complétée
par la délibération n°39/8ème L du 27 mai 1974 se soumettre
aux conditions du Cahier des charges applicable aux
aliénations du terrain gré à gré.
Article 4 :
Les formalités d'enregistrement, du timbre et de la mutation
seront remplies au nom et à la diligence du concessionnaire
dans les délais réglementaires.
Article 5 : Le
présent Arrêté sera enregistré, publié et communiqué partout
où besoin sera.
Fait à
Djibouti, le 12 avril 2006.Le Président de la République,
chef du
Gouvernement ISMAÏL OMAR GUELLEH
………………………………………………………………………………………….
JOURNAL
OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI
Décret
n°2006-0022/PR/MEFPCP portant autorisation de vente
immobilière de l'État.
LE PRÉSIDENT
DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DU GOUVERNEMENT
VU La
Constitution du 15 septembre 1992 ;
VU Le Décret
n°2005-0067/PRE du 21 mai 2005 portant nomination du Premier
Ministre ;
VU Le Décret
n°2005-0069/PRE du 22 mai 2005 portant nomination des Membres
du Gouvernement.
DECRETE
Article 1er :
Est approuvé dans les conditions prescrites dans le contrat de
vente joint au présent décret la cession du terrain domanial
«CLUB DES CHEMINOTS» parcelle de terrain urbain (bâti et non
bâti) à Djibouti, sis au plateau du serpent, boulevard
Maréchal Lyautey, immatriculé au Livre Foncier de l'État sous
les numéros TF N°79 au nom du VENDEUR ainsi que son extension
vers la mer, soit une superficie totale de 11 089 m2, entre la
Société GXA ASSURANCES ayant son siège social à Djibouti et le
Gouvernement de la République de Djibouti, représenté par le
Ministre des Finances, de l'Économie et de la Planification,
chargé de la Privatisation.
Article 2 : A
travers cette opération de vente du terrain domanial dit «CLUB
DES CHEMINOTS», le Gouvernement Djiboutien compte apporter son
soutien au développement et à la promotion de l'activité
hôtelière et touristique qui contribue à la croissance
économique et à la lutte contre la pauvreté. C'est pourquoi le
gouvernement attache une importance capitale à la réalisation
de ce projet et continue d'encourager les initiatives privées
dans ce domaine.
Article 3 : La
Société GXA ASSURANCES s'engage à réaliser la réhabilitation
du domaine et la construction des extensions pour un complexe
touristique.
Article 4 : La
Société GXA ASSURANCES s'engage à investir un montant total de
un million de dollars américains (1 000 000 US Dollars) pour
la réalisation de ce projet.
Article 5 : La
Société GXA ASSURANCES s'engage à réaliser le projet dans un
délai de deux ans à compter de la date de signature de toutes
les autorisations administratives.
Article 6 :
Tous les droits d'enregistrement et de mutation sont exonérés
des frais et des taxes.
Article 7 : La
présente vente est consentie par l'État moyennant les
conditions de prix tel que fixé à l'article 11 du contrat de
vente joint en annexe.
Article 8 : Le
Ministre des Affaires Présidentielles, chargé de la Promotion
des Investissements, le Ministre de l'Économie et des
Finances, le Ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme sont
chargés, chacun en ce qui les concerne, de l'exécution du
présent décret et sont tenus d'apporter leur assistance à la
Société GXA ASSURANCES pour la bonne réalisation du projet.
Article 9 : Le
présent décret sera exécuté partout où besoin sera et publié
au Journal Officiel de la République de Djibouti.
Fait à
Djibouti, le 01 février 2006. Le Président de la République,
chef du
Gouvernement ISMAÏL OMAR GUELLEH
Présentation de la situation à Djibouti le 15 novembre 2006
18/11/06 L’opposition
a renoncé à manifester à l'occasion du sommet du Comesa le 15
novembre 2006 à Djibouti et l’ARD a décidé de convoquer les
assises nationales de son mouvement.
A
l’occasion du 11e sommet du Comesa, Djibouti-Ville a vécu
trois semaines sous une occupation policière intense par la
Force nationale de police (FNP).
Des rumeurs
d’attentats terroristes ont couru prétextées par le chaos
islamiste dans la Somalie voisine. Des agents lourdement armés
étaient postés dans toutes les artères de la capitale et
donnaient la charge au moindre regroupement d’individus.
Les agents
du SDS, les services de sécurité djiboutiens, s’étaient
positionnés devant chaque hôtel interdisant au moindre citoyen
tout contact avec la presse étrangère
Un état de
siège qui ne dit pas son nom avait de la sorte été mis en
vigueur au moins une semaine avant le début du Comesa.
Pour
préserver les citoyens djiboutiens d’une folie policière
potentiellement meurtrière, l’ARD qui était à l’origine de la
proposition de manifester a préféré y renoncer, quand bien
même l’idée de manifester visait à attirer l’attention des
pays hôtes sur la situation de l’état de droit et de la
gouvernance à Djibouti.
Une telle
intimidation infligée aux Djiboutiens n’est pas nouvelle mais
elle intervient une fois de plus et une fois de trop :
l’opposition ne peut pas indéfiniment d’une part se prévaloir
d’un statut de parti légalisé et d’autre part ne pas être en
mesure de conduire en toute sécurité des actions publiques
parfaitement légales et pacifiques.
L’ARD a
décidé de convoquer pour le 30 novembre et 1er décembre 2006
des assises pour une refondation de ses actions civiques afin
de tirer devant ses militantes, militants et concitoyens,
toutes les conclusions qui s’imposent.
Lisez
ci-dessous le Communiqué de l’Alliance républicaine pour le
développement (ARD).
Communiqué de presse du 15 novembre 2006 : l'ARD convoque les
assises de la refondation
 |
ALLIANCE RÉPUBLICAINE POUR LE DÉVELOPPEMENT
ARD
|
Djibouti, le 15 novembre
2006
COMMUNIQUÉ
L’ARD CONVOQUE
LES ASSISES DE LA
REFONDATION
Chaque orientation politique
doit être soumise à l’appréciation d’une majorité souveraine :
tel est le fondement de la Démocratie. C’est pourquoi le
comité exécutif de l’ARD a convoqué des assises nationales qui
se dérouleront les 30 novembre et 1er décembre 2006
à Balbala. Mais, ce qui relève ailleurs du fonctionnement
routinier d’une organisation politique, prend ici une
dimension particulière, et ceci pour au moins deux raisons :
1) L’IMPOSSIBILITE D’UNE
ALTERNANCE PACIFIQUE
Hormis le parti-Etat, mue de
l’ancien parti unique, aucune formation politique digne de ce
nom n’a le droit de librement exister. Dirigeants et militants
de l’opposition sont systématiquement harcelés et victimes de
discriminations multiformes pour cause d’opinion. Tout comme
les syndicalistes indépendants et les défenseurs des droits de
l’homme.
Les fraudes institutionnalisées
constatées lors des législatives du 10 janvier 2003 ont
conduit l’UAD à prôner le boycott tant que les conditions de
transparence ne seront pas garanties. Or, un parti politique
n’a nullement vocation à boycotter un scrutin électoral.
Participer en étant certain
d’être volé ou boycotter en se condamnant à l’inaction : tel
est l’équation truquée qu’il nous faut dépasser. Surtout que
toute manifestation pacifique est réprimée à balles réelles.
2) L’AGGRAVATION DES CAUSES DU
CONFLIT CIVIL
L’ARD ne peut oublier qu’elle
doit son existence au multipartisme arraché de haute lutte et
consigné dans l’Accord de paix du 12 mai 2001.
Non seulement ce multipartisme
reste de façade, mais les autres dispositions essentielles de
cet Accord de paix ont été systématiquement violées par la
partie gouvernementale : Décentralisation, indemnisation des
biens civils pillés ou détruits, fin de l’impunité assurée aux
criminels de guerre, reconstruction des zones affectées par le
conflit ou encore réinsertion des démobilisés. Le respect des
sacrifices multiformes consentis par notre peuple nous impose
ce devoir de vérité.
Autant que nos militants et nos
concitoyens, puissances occidentales militairement présentes
ici et investisseurs étrangers attirés sous couvert du COMESA
savent pertinemment qu’un régime portant à ce point atteinte à
la paix civile ne peut assurer un quelconque développement
économique. Et encore moins offrir une quelconque garantie de
stabilité politique.
C’est donc à la redéfinition
d’une résistance citoyenne que nos militants sont conviés et
c’est d’elle que l’ARD rendra compte au sein de l’UAD, afin de
renforcer la cohésion nationale et l’unité d’action de
l’opposition.
Le président de l’ARD
AHMED YOUSSOUF HOUMED

Nouvel Observateur :
L'État français reste mobilisé.
NOUVELOBS.COM | 15.11.06
La ministre déléguée à la coopération
Brigitte Girardin a réaffirmé sa détermination de faire "toute
la lumière" sur la mort du juge Borrel.
La ministre déléguée à la Coopération
Brigitte Girardin a déclaré devant l'Assemblée nationale que
le gouvernement est tout à fait déterminé à ce que toute la
lumière soit faite sur les circonstances exactes du décès du
juge Borrel en octobre 1995". Elle a ajouté que "nous
souhaitons que, dans cette affaire, toute l'instruction puisse
se faire sereinement, à l'abri de la pression médiatique, dans
le respect des droits de chacun, dans le respect de la
présomption d'innocence, et également dans le respect du
secret de l'instruction".
Brigitte Girardin a fait état de
"difficultés" avec Djibouti pour la mise en oeuvre de la
convention d'entraide judiciaire entre les deux pays sur cette
affaire. Elle a néanmoins fait part de la volonté de Paris de
coopérer de manière "très étroite" avec la Cour internationale
de justice (CIJ) de la Haye, auprès de laquelle Djibouti a
déposé un recours en janvier.
Personne "n'a tué" le juge.
L'enquête menée par Djibouti a conclu à
un suicide et le président djiboutien Ismail Omar Guelleh a
réaffirmé mardi 14 novembre que "personne n'a tué" le
magistrat français.
La thèse de l'assassinat a été
privilégiée par l'enquête judiciaire française en cours. Des
hautes personnalités djiboutiennes pourraient être mises en
cause.
Deux repris de justice djiboutien en
fuite, Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan Adouani, considérés
comme de possibles exécutants d'un assassinat ont été mis en
octobre sous mandat d'arrêt par la justice française.
Elisabeth Borrel, l'épouse du juge, a
affirmé que son mari enquêtait sur des trafics d'armes et des
attentats dans lesquels le président Guelleh aurait été
impliqué.
Témoignage d'atrocité commise sous l'autorité de Gouled -
Guelleh. (Lecteur)
15/11/06 Les
faits remontent à 1991, lors des combats entre les résistants
du FRUD (Front pour la Restauration de l'unité et de la
Démocratie) et les mercenaires de Gouled-Guelleh appelés "Wayané"
(Woyalé)
Ce récit porte sur les atrocités perpétrées par ces
mercenaires au DAY, dans la région de Tadjourah, plus
précisément sur le Mont Goda.
Touristiquement parlant, le DAY était très connu par les
occidentaux plus particulièrement par les français qui
l'avaient surnommé le "Petit Paris", en raison de son climat
spécifique.
Sachant que la température à Djibouti est parfois difficile à
supporter, puisqu'il peut y faire entre 45 et 50°C à l'ombre,
et qu'en revanche, au DAY, il fait entre 0°C l'hiver et 25°C
l'été (hiver très froid d'où son surnom de "petit Paris" et
doux en été).
Mais si mon propos n'est pas de vous parler de climat comparé,
il est important de vous dépeindre les paysages verdoyants et
les arbres magnifiques. Le DAY possède une forêt dense et une
faune extraordinaire, surtout pour sa diversité.
Il m'appartient de témoigner de faits réels : des atrocités
(c'est-à-dire des tortures), des interrogatoires à long terme,
des viols et de la liquidation des civil(e)s qui y ont été
pratiqués par les militaires, comme au temps des Nazis.
1°) Comment peut-on forcer un individu (civil) résidant au DAY,
qui ne s'occupe que de son bétail et qui n'a aucun contact
avec la résistance, à s'accuser de soutenir cette organisation
?
2°) Comment est-il possible qu'un individu puisse confesser
des crimes qu'il n'a jamais commis ?
Quand une Armée de mercenaires a besoin de cacher ses
défaites, elle se retourne contre les civils, et plus
spécifiquement contre les plus faibles : femmes, vieillards,
enfants et handicapés. Elle pratique l'unique chose dont elle
est capable : la barbarie.
Torturer les
plus faibles ! Pour leur ôter toute notion de dignité humaine
et qu'ils avouent dans l'inconscience provoquée par les
douleurs et l'avilissement.
Au DAY, les femmes, les vieillards, les enfants et les
handicapés ont subi des actes de brutalité commis par les
mercenaires "Wayné" aux ordres de Gouled-Guelleh.
Sans relâche, ils frappaient leurs victimes à l'estomac avec
des sacs remplis de sable, ce qui entraînait en général la
mort dans des souffrances atroces. Celles et ceux qui ont
survécus en gardent des séquelles et nombreux sont ceux qui
sont atteints de tumeurs.
Les femmes étaient violées. Elles sont encore violées dans le
Nord du District de Tadjourah par l'armée "nationale". Les
vieillards sont abattus sans scrupule, sans état d'âme.
Les hommes et
les enfants sont placés debout contre un mur, sur la pointe
des pieds. Ils étaient forcés de conserver cette position
pendant des heures.
Un autre jour, ils avaient les pieds et les mains liés dans le
dos, et ils étaient soulevés en l'air pendant qu'on leur
assénait des coups de tous côtés.
Sachez aussi que les femmes, avant d'être violées étaient
battues.
Une des rares
femmes rescapées qui vit toujours au DAY m'a confié qu'on lui
avait écrasé les doigts dans une porte et qu'on lui avait
brisé les deux jambes. Cette femme est invalide à 90% et
pourtant elle ne reçoit aucune aide de l'Etat.
Un autre rescapé survivant témoigne qu'il avait supporté les
coups sans broncher, lorsque un soldat lui enfonça la tête
dans un récipient plein de crachats.
Un autre témoin rescapé et survivant lui aussi témoigne que
son tortionnaire lui urina sur la face.
D'autres ont eu des orteils arrachés.
Sachez aussi que la torture et les interrogatoires musclés
duraient toute la nuit car le matin, l"armée "nationale"
s'abritait dans ses tranchées de peur de recevoir les obus du
FRUD sur la tête.
Lorsque ces civils innocents affirmaient à leurs bourreaux
qu'ils n'étaient pas des sympathisants du FRUD, on les
soumettait à diverses formes d'humiliations en plus de la
torture.
Privés de nourriture et de sommeil, sans couverture dans le
froid (-6 ou -7° C parfois), avec une lampe braquée en
permanence pour les empêcher de se reposer.
Aujourd'hui, IOG occupe le DAY. Pire il a amené ses OKALS
(vieux des palabres) avec leurs femmes et leurs enfants.
C'est une
occupation injuste du territoire ancestral
Certaines
mauvaises langues, perfides, disent que le DAY a été vendu. Ce
n'est pas totalement faux.
Cet article a été rédigé à l'attention de la Communauté
Internationale et de toutes celles et tous ceux qui dénoncent
les violations des Droits de l'Homme, dans l'espoir qu'un jour
Justice sera rendue à ces victimes civiles innocentes qui
souffrent encore dans leur chaire et leur esprit.
La Diaspora Djiboutienne ne doit jamais cesser de dénoncer les
atrocités perpétrées par une armée dirigée par IOG et qui
était renforcée par des mercenaires d'une brutalité et d'une
férocité inouïe, mue uniquement par la haine et par l'appât du
gain misérable que les dictateurs (Gouled et Guelleh) leurs
jetaient avec commisération.
Article d’un lecteur
Le Comesa n’a pas été au secours de l’économie corrompue
14/11/06 Le gouvernement de Djibouti a
joué son va tout sur la réunion du Comesa pour renflouer les
affaires de ses protégés. Mais il semble loin d’avoir réussi.
Les signataires de la nouvelle étape de la marche du Comesa ne
se sont pas précipités à Djibouti, ils ont trouvé mieux à
faire à Bruxelles où ils étaient conviés à la première édition
des journées européennes du développement où 19 chefs d’Etats
africains étaient attendus du 15 au 17 novembre 2006. Même le
premier ministre Meles Zenawi de l’Ethiopie, principale
économie de la Corne de l’Afrique, a privilégié le déplacement
à Bruxelles à celui de Djibouti.
Sur la vingtaine des chefs d’Etat
attendus à Djibouti au sommet des chefs d’Etats des pays
membres du Comesa, seraient arrivés Robert Mugabe du Zimbabwe,
Hassan El Bachir du Soudan, Paul Kagamé du Rwanda, Bungu wa
Matharika du Malawi, et Issayas Afeworki d’Erythrée.
Le mauvaise synchronisation de la réunion
du Comesa avec celle de Bruxelles n’est pas seule en cause
dans l’échec du sommet, Djibouti est probablement boudée parce
que connue comme le pays miné par la corruption et
l’affairisme depuis deux documents officiels publiés l’un en
mai 2004 par le FMI, intitulé Poverty Reduction Strategy Paper,
Joint Staff Assessment, et l’autre en août 2006 par
l’Observatoire international.
Le FMI a indiqué que «La mauvaise
gouvernance a été identifiée dans les consultations comme un
obstacle majeur à la réduction de la pauvreté et à une
croissance économique soutenue à Djibouti », alors que
l’Observatoire a précisé combien « La corruption à tous les
échelons de la fonction publique est si quotidienne, si
présente qu’elle en est devenue banale. »
Les problèmes liés à la corruption ont
conduit le gouvernement a créer en 2001 la Chambre des comptes
et de discipline budgétaire (CCDB) et à installer une
inspection générale d’État. La CCDB a publié son premier
rapport général au Journal Officiel du lundi 15 novembre 2004
mais elle est restée impuissante face aux irrégularités
constatées. « La plupart des anomalies peuvent être qualifiées
de délit et donc conduire à des suites judiciaires », explique
dans ce rapport M. Mohamed Mahamoud Hassan, président de la
CCDB. Lors de ses investigations, la chambre des comptes a été
confrontée à l’existence de caisses parallèles à celle du
Trésor public. Pour l’heure, les entraves rencontrées par les
magistrats de la CCDB sont manifestes. Entre 1999 et 2003, 13
milliards de recettes fiscales n’avaient pas été recouvrées.
Il est clair que le respect de certains
principes fondamentaux du Traité du COMESA, comme la Promotion
et maintien d'un système de gouvernance juste et comptable, la
reconnaissance, promotion et protection des droits
fondamentaux de la personne humaine, ainsi que l’engagement au
respect des principes de liberté, des libertés fondamentales
et de la primauté du droit ont fait défaut à Djibouti pour
précipiter le 11e sommet de l’organisation dans le non
événement.
Bruxelles le 14 novembre 2006, par Abdallah Kamil
Plainte de la LDDH auprès du Procureur de la République de
Djibouti
|

Le Président |
PLAINTE
AUPRÈS DU PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE
*
DJIBOUTI,
LE 13 NOVEMBRE 2006
|
PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE
AFFAIRE
a) portant sur :
1. atteinte à la liberté individuelle ;
2. obstruction aux activités des droits de l'homme ;
3. confiscation de la carte d'Identité de M. Jean-Paul NOEL
ABDI ;
4. refus de délivrer dans les délais fixés par le Service des
passeports de la Direction de la Police pour la prorogation du
passeport de M. Jean-Paul NOEL ABDI ;
b) contre le Colonel Directeur Général de
la Police M. Abdillahi Abdi pour atteinte à la liberté
individuelle articles 195 à 197 du Code Pénal et l'article 390
du Code Pénal d'une manière particulière;
Rappelant que « tous les nationaux
djiboutiens majeurs, des deux sexes, jouissent de leurs droits
civiques et politiques... » Article 5 de la Constitution.
Rappelant que « tous citoyens de la
République ont le droit de se déplacer et de se fixer
librement sur tout l'étendue du Territoire. » Article 14 de la
Constitution.
Rappelant que « le fait par une personne
dépositaire de l'autorité publique, ayant eu connaissance,
dans l'exercice de ses fonctions, d'une privation de liberté
illégale, de s'abstenir volontairement soit d'y mettre fin si
elle en a le pouvoir, . » Article 196 du Code Pénal
En effet, il m'est potentiellement
impossible de circuler librement sans ma carte d'Identité
(heureusement que bon nombre de Policiers me connaissent
personnellement et me témoignent souvent beaucoup de respect).
Dans le cadre de ces entraves au Droit
d'Aller et venir, dans le cadre de la confiscation illégale et
non justifiée de ma carte d'Identité et du refus apparent du
Colonel Abdillahi Abdi Directeur Général de la Police (ancien
FNP) d'apposer sa signature pour la prorogation de mon
passeport et celui de s'abstenir, dans l'exercice de ses
fonctions, à mettre fin la privation de liberté illégale.
J'ai déjà informé par écrit le Chef
d'État Major actuellement Directeur Général de la Police
(c'est le terme que son Secrétariat m'a indiqué en me faisant
remarquer que son nom exact est M. Abdillahi Abdi et non Abdi
Abdillahi comme je l'avais écrit dans ma lettre du 9 novembre
2006 ci-après joint).
Je vous prie Monsieur le Procureur de la
République d'accorder une suite favorable pour saisir
rapidement la juridiction pénale concernée afin d'obtenir
rapidement mes deux documents d'identité ; mon titre de voyage
et ma carte d'identité, qui est ma propriété privée de
circulations.
AVEC MES SENTIMENTS DEFERENTS
M.
Jean-Paul NOËL ABDI
Pour information
Le Ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation.
Enquête préliminaire sur un site Internet diffusant des
documents classifiés
Agence France Presse, le vendredi
10 novembre 2006
Le parquet de Paris a ouvert fin octobre une enquête préliminaire
visant le site "Géopolitique.com" qui propose à ses abonnés un
accès direct à des documents confidentiels classifiés "secret
défense" ou provenant de dossiers d'instruction, a-t-on appris
vendredi de source judiciaire.
L'enquête préliminaire vise des faits de "violation du secret
professionnel et du secret de l'instruction et de recel",
a-t-on précisé de même source.
L'un des responsables du site, l'écrivain journaliste Guillaume
Dasquié, a été entendu dans ce cadre mercredi pendant près de
deux heures par la police.
"L'enquêteur de la brigade de répression des atteintes aux
personnes qui m'a reçu s'intéressait particulièrement à
l'origine de documents liés à l'affaire Borrel (magistrat
français assassiné en 1995 à Djibouti, ndlr) que nous avons
diffusés", a indiqué à l'AFP Guillaume Dasquié.
Le site a notamment mis en ligne une note attribuée à la Direction
centrale des renseignements généraux (DCRG), détaillant "des
affaires" dans lesquelles Omar Guelleh aurait été impliqué
avant d'accéder à la présidence de Djibouti.
Une fiche de la direction centrale de la police judiciaire évoquant
également le nom de M. Guelleh à propos des menaces
d'attentats contre la communauté française de Djibouti aurait
également été évoquée par l'enquêteur, selon l'écrivain.
Guillaume Dasquié revendique ses transgressions du secret défense
ou de l'instruction sur son site, dont le contenu aurait fait,
selon lui, l'objet d'un procès verbal de constatation.
"Notre but, en diffusant ces documents confidentiels, est de lutter
contre la confusion entre information et communication", dit
le journaliste, qui ajoute: "Et notre manière de le faire est
de proposer à nos abonnés des éléments de preuve, validés et
restitués dans leur contexte".
Pour M. Dasquié, cette démarche correspond "à une évolution
fondamentale de la culture journalistique face à un manque de
transparence des institutions".
Il y a t-il de
l'égalité au Comesa ?
10/11/06 Les Djiboutiennes et
Djiboutiens refusent ce COMESA, parce qu'il ne résout pas le
chômage massif, ni le problème du déficit du Budget National
ni celui de la dégradation du Ministère de la Santé Publique,
de l'insécurité ou d'une Justice qui est loin d'être
impartiale et est devenue une justice partisane. Il ne permet
pas davantage l’accès égal à l’éduction et risque d’instaurer
une grande discrimination administrative entre les régions du
pays.
Le peuple de Djibouti ne cesse de se
poser des questions sur ce COMESA qui vise à perpétuer les
rapports de domination entre les communautés nationales,
excluant systématiquement les plus pauvres, qui ne sont même
pas embauchés au sein du Palace construit pour ce COMESA.
En revanche, nous sommes pour une
démocratie représentative qui permet une participation directe
et permanente des citoyens.
Nous dénonçons que dans notre petit
pays l’accession de IOG au pouvoir ait monopolisé la soi
disante « démocratie représentative » au profit de groupes
dirigeants restreints depuis 1999, lesquels sont
périodiquement réélus et monopolisent le pouvoir en se
transformant en une sorte d’oligarchie.
A Djibouti, les citoyens
djiboutiens ne sont « libres » qu'au moment où ils sont censés
voter et exprimer la souveraineté du pays. Mais entre les
prétendues échéances « électorales », les citoyens se
contentent d'assister passivement aux choix des élus, sans le
moindre acte de participation ni de contrôle.
Selon l'expression de Jean Jacques
Rousseau, critique du modèle anglais à son époque : "Le peuple
(de Djibouti) pense être libre; il se trompe fort, il ne l'est
que durant les élections, sitôt finis, il est esclave, il
n'est rien."
Nous souhaitons un État pour le
peuple est non un État contre le peuple, et encore moins un
État qui dresse les communautés les unes et les autres.
Nous souhaitons un État
interventionniste, un État qui prône un nationalisme qui n’est
pas un extrémisme radical mais qui épouse le sens du
républicanisme, un État républicain comme l’incarnait Ahmed
Dini.
Enfin de compte, nous voulons :
- Un État protecteur, avec une
Justice impartiale et surtout non partisane.
- Un État planificateur qui rompe
radicalement avec la conception libérale, mais à qui le peuple
octroie librement prérogatives et légitimité.
- Un État éducateur qui facilite la
réussite scolaire au lieu de pousser à l'échec scolaire, et
surtout que notre Baccalauréat ne se mue pas inutilement en
Baccalauréat strictement national.
Les Djiboutiens ne s'opposent pas
pour s'opposer mais pour revendiquer leurs droits de citoyens
et pour que l'État actuel de Djibouti évolue vers un État de
droit.
Article d'un lecteur
Comesa ou pas Comesa, c’est la misère à Djibouti
09/11/06 C'est
devenu un mythe : lorsque la crise économique frappe plus
fort, lorsque le chômage conjoncturel des femmes, des hommes
et des jeunes en capacité de travailler qui ont quitté leurs
milieux rurales(campagne) vers le milieu urbain (ville)pour
trouver un "job".
A Djibouti, nul n'échappe à la misère conséquence du chômage
conjoncturel et structurel, conséquence lui-même de la Mal
gouvernance et de la Mal gérance du Budget national.
Il est évident que l'orchestration médiatique autour de ce
COMESA, est bien le signe de l'échec politico-économique du
régime accentué par la corruption. Ce qui génère une méfiance
particulière des pays créanciers à l'égard des pays débiteurs
comme Djibouti.
Nous nous lasserons pas de prévenir la Communauté
Internationale, que ce COMESA est orchestré par un être
éthiquement déboussolé et qui a comme seul mot d'ordre, l'État
c'est moi, un point à la ligne.
Le COMESA est
notre "traité de Bolkestein", nous le rejetons en bloc et
radicalement de façon nette.
Article
d'un lecteur
Un suspect de l'assassinat du juge Borrel prêt à s'expliquer
Source :
LE MONDE | 09.11.06
Hamouda Hassan
Adouani, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt international
depuis le 19 octobre pour "assassinat sur la personne de
Bernard Borrel", explique, dans un entretien téléphonique,
qu'il est "prêt à répondre aux questions de la justice
française". "Je ne suis pas en fuite, je veux bien qu'on
examine mon ADN", poursuit cet ancien terroriste revenu dans
sa ville de naissance, Bizerte, en Tunisie.
La juge
d'instruction Sophie Clément veut comparer l'ADN de M. Adouani
avec les empreintes génétiques présentes sur le short du juge
Borrel, retrouvé mort à Djibouti, en 1995, dans des
circonstances mystérieuses. L'enquête avait d'abord privilégié
la thèse du suicide avant de s'orienter vers l'assassinat, sur
la base de plusieurs expertises, et de témoignages de
Djiboutiens en exil à Bruxelles.
"Je ne pouvais
sortir de prison que pour aller à l'hôpital, sous escorte
spéciale, explique M. Adouani. Je n'ai rien à voir avec la
mort du juge et avec ce régime djiboutien qui m'a condamné à
mort et torturé." Il est le responsable d'un attentat contre
le café L'Historil, à Djibouti, qui a fait quinze morts, en
1987. "Je regrette l'acte que j'ai commis, mais je ne regrette
pas mon engagement pour la cause palestinienne", dit-il. Sa
sentence a été commuée en peine de prison à vie. Il a fait
l'objet d'une grâce du président djiboutien en juillet 2000.
Il en avait fait la demande après avoir été entendu par un
juge d'instruction français en mars 2000. "Je craignais pour
ma vie", car l'opposition djiboutienne était, selon lui,
mécontente de son témoignage.
Un ancien
garde présidentiel, Mohammed Saleh Alhoumekani, a témoigné en
janvier 2000 d'une rencontre, le lendemain de la mort du juge
Borrel, entre l'actuel président djiboutien, Ismaël Omar
Guelleh, le chef des services secrets, le chef de la
gendarmerie, un Français et deux prisonniers, Hamouda Hassan
Adouani et Awalleh Robleh, qui fait lui aussi l'objet d'un
mandat d'arrêt international. Un ancien gardien de la prison
de Gabode, où ils étaient détenus, a témoigné que M. Adouani
était sorti le soir du meurtre du juge. Ce que l'intéressé
dément.
"Nous
souhaitons qu'il vienne se présenter le plus vite possible
devant la justice française", a commenté Me Olivier Morice,
l'avocat de la veuve du magistrat, Elisabeth Borrel.
Alain Salles
Lettre de la LDDH au chef d'état major de la Force nationale
de police
|

Le Président |
LETTRE AU CHEF D'ÉTAT MAJOR DE LA
FNP
COLONEL ABDI ABDILLAHI
*
LE 9 NOVEMBRE 2006
|
Mon Colonel,
J’ai l’honneur d’attirer votre aimable
attention sur le fait que la demande de la prorogation de mon
passeport est depuis le 4 novembre 2006 déposé à votre
signature.
Sur le reçu du Service des passeports, le
retrait, de l’original de ma carte d’identité ainsi que mon
passeport à être prorogé, devrait avoir lieu le 7 novembre
2006.
Pratiquement tous les jours je ne manque
pas de m’inquiéter auprès de vos Services de mes titres de
circulations d’autant que, sans carte d’identité et sans
passeport, je suis légalement en situation irrégulière et mon
droit d’Aller et Venir est légalement précaire.
Tenant compte du peu de temps qui m’est
imparti je vous serais reconnaissant de bien vouloir prendre
les dispositions pour que mon passeport et ma carte d’identité
me soit remis dans les meilleurs délais, si possible avant le
lundi 13 novembre 2006.
En effet je dois prendre des rendez-vous
avant de me rendre à un forum organisé par le Réseau régional
des Défenseurs des Droits de l’Homme vers le 20 de ce mois en
Afrique de l’Est.
Avec mes respects
M. NOEL ABDI Jean-Paul
PS/ Dans l’unique souci d’éviter toutes
ambiguïtés, il est de mon devoir de rappeler : les articles
195 à 197 du Code Pénal portant sur les atteintes à la liberté
individuelle, ainsi que l’article 390 sur la discrimination.
A qui profitera le Comesa : Abdourahman Mahamoud Boreh ?
Historiquement, il y a les tenants de la place économique de
Djibouti tels que les groupes français Marill ou Massida, les
familles italiennes ou corses, et il y a depuis une décennie
les aboutissants djiboutiens, homme d’affaires qui ont émergé
dans le sillage du président Ismaël Omar Guelleh ou de son
épouse Kadra Haïd.
Le plus abouti
parmi tous est l’homme de Dubaï, désormais aussi actuel homme
du Comesa, Abdourahman Mahamoud Boreh. Celui-ci aura l’honneur
d’accueillir personnellement à l’hôtel dont il est le
promoteur, le grand hôtel Kempiski de Djibouti, les hommes
d’affaires des pays de l’Afrique orientale et australe en
déplacement à Djibouti pour le sommet du Comesa.
Boreh possède
déjà des sociétés d’import export et des sociétés de travaux
publics. Il est aussi le président de l’Autorité des ports et
des zones franches de Djibouti, même si la gestion en est
confiée à des compagnies de Dubaï. Il serait de même le consul
honoraire de Pologne. M. Boreh fils d’un notable de Dire-Dawa,
ville d’Éthiopie, s’est enrichi dans les années 1980 par le
commerce des moutons de la Somalie vers l’Arabie Saoudite.
Ce n’est pas
tout. La firme Boreh Intenrational FZE enregistrée à Dubaï
participe actuellement à la construction d’un terminal
pétrolier dans le futur port de Doraleh. M. Boreh est aussi
vice-président de la Chambre de Commerce et de l’industrie de
Djibouti. Aussi, il a pu être le généreux contributeur de la
conférence somalienne d’Arta en 2000, après en avoir été
désigné le président de la commission des Finances.
Certaines de
ses relations ont pu lui fait peur. Deux anciens associés de
M. Boreh dans la société d’eau minérale Crystal, MM. Wissam
Abdallah et Mounir Duri, ont été arrêtés pour corruption en
Éthiopie en 1995 avec l’ex-vice-président éthiopien Tamrat
Layne. Ce qui a conduit M. Boreh à s’associer avec le
milliardaire saoudo-éthiopien Mohamed Houssein Al Amoudi pour
sauver ses mises en Éthiopie.
A Djibouti
aussi, la corruption est devenu un mode d’emploi évoqué par
les organismes internationaux et par le rapport 2006 du
département d’état américain sur les droits de l’homme. Les
Djiboutiens ne peuvent pas croire que le principal homme
d’affaires djiboutien, protégé du président Omar Guelleh
lui-même affairiste, soit exempt de pratiques liées à la
corruption.
M. Boreh
personnifie au contraire l’affairisme du président Ismaël Omar
Guelleh pour qui il soustraite les dessous financiers des
relations publiques. Si le gouvernement djiboutien a souvent
promis d’élever la lutte contre la corruption au rang d’une
priorité avec la mise en place, en 2001, de la Chambre des
Comptes et Discipline Budgétaire (CCDB) et de l’Inspection
Générale de l’État (IGE), ces institutions publiques
feront-elles le poids avec le privé Abdourahman Mahamoud Boreh ?
Mohamed Abdoulkader,
Bruxelles, le 8 novembre 2006
Les lecteurs écrivent sur la réunion du Comesa : Comesa et
clientélisme à Djibouti
Au nom de la
Démocratie et de la liberté d'expression, dire non au Comesa
pour dire non au clientélisme.
Comme moi vous
savez que nos ruelles sont nettoyées de jour comme de nuit,
que nos commerçant(e)s sont sollicité(e)s pour montrer une
bonne image de notre pays et surtout ils(elles) sont priés(es)
d'afficher en permanence le "sourire marketing" car ils /
elles sont filmé(e)s.
Vous aussi, bon gré mal gré, vous appartenez à la Diaspora
djiboutienne qui a pris conscience des dérives de nos
dirigeants sortis du Bled.
Dire non au
COMESA, c'est dire non à la corruption et à la politique
mercantiliste prônée par le Kaiser de Djibouti.
Dire non au
COMESA, c'est dire non à cette domination politico-économique
exercée par une poignée de personnes dont la seule idée est
qu'ils peuvent diriger le peuple en le dominant.
Enfin dire non au COMESA, c'est dire non au clientélisme et au
chantage.
Les
Djiboutien/nes doivent comprendre que ce COMESA ne règlera pas
les problèmes du chômage, de la dévalorisation du Diplôme du
Baccalauréat "ancienne version", reconnu internationalement au
profit d'un "nouveau" Baccalauréat national privé de toute
équivalence dans le monde.
Le COMESA ne
comblera pas le déficit extravagant des Fonds publics, sans
oublier l'endettement de Djibouti qui atteint des sommes
colossales et qui grossit tous les trimestres, avec l'octroi
de nouveaux prêts qui assurent la fuite en avant.
Au passage
sachez que même si l'EDD ou l'ONED, (etc...) ne sont pas
officiellement privatisées, elles le sont de fait, car le
régime absorbe tous les revenus, tout l'argent disponible et
toutes les aides, subventions et prêts qui leur sont
octroyées.. Ces entreprises comme d'autres sont contraintes
d'assurer le financement du train de vie honteux de nos
dirigeants, au détriment du service public qu'elles devraient
assurer et de l'entretien et de la modernisation des
équipements.
L'avenir de Djibouti est dans les mains de la Diaspora
Djiboutienne : c'est à elle de s'exprimer contre ce COMESA.
C'est dire non
à la corruption et à l'économie souterraine.
Article d'un lecteur
04/11/06 Confédération syndicale internationale : gros plan
sur Adan Mohamed Abdou
|
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Gros Plan sur Adan
Mohamed Abdou
Secrétaire général de
l'Union djiboutienne du travail (UDT)
« La CSI permettra de mieux lutter
contre les violations des droits syndicaux » |
Adan Mohamed Abdou, secrétaire général de
l’UDT (Union djiboutienne du travail), place de grands espoirs
dans la nouvelle CSI. Les syndicalistes de Djibouti en auront
grand besoin : leur gouvernement ne cesse de les harceler, à
tel point qu’Adan Mohamed Abdou et trois autres dirigeants
syndicaux ont passé un mois en prison cette année.
Que pensez-vous de la création de la CSI ?
C’est une très bonne évolution. Il n’y aura
désormais qu’une seule voix syndicale puissante au niveau
mondial. Avec cet interlocuteur unique pour la communauté
internationale, la liberté syndicale sera mieux garantie et
les droits syndicaux mieux défendus. Faire front commun face
aux institutions internationales à la communauté
internationale et les gouvernements qui violent les droits
syndicaux est la meilleure chose qui pouvait arriver au
mouvement syndical international.
Djibouti a une réputation peu flatteuse en
matière de droits syndicaux. Comment la situation a-t-elle
évolué ces derniers mois ?
Quatre dirigeants syndicaux de l’UDT ont été
arrêtés en mars 2006 et emprisonnés sous les chefs
d’accusation : intelligence avec une puissance étrangère
d’outrage au Président de la République et de fourniture
d’informations à des puissances étrangères. A Djibouti, ce
sont des accusations qui peuvent valoir dix-sept années de
prison ferme et une forte amende. J’étais l’un de ces quatre
dirigeants arrêtés, les autres étaient Hassan Cher, secrétaire
aux relations internationales de l’UDT ainsi que Djibril
Ismaël Igueh et Mohamed Ahmed, membres du bureau exécutif de
l’UDT. Djibril et Mohamed ont été arrêtés à leur retour
d’Israël où ils étaient partis en formation, Hassan et moi
avons été arrêtés peu après (on nous accusait de les y avoir
envoyés).
Ce voyage en Israël n’était qu’un prétexte :
la véritable cause de notre arrestation, c’était le rapport de
la CISL lors de l’examen par l’OMC de la politique commerciale
de Djibouti. Ce rapport a fâché le gouvernement de Djibouti,
qui a réagi en nous enfermant et en refusant la venue de
délégations étrangères venues nous soutenir. Lors de nos
interrogatoires, ils ont posé des questions sur nos relations
avec Israël et son syndicat Histadrut, mais aussi sur les
informations que nous avions données à la CISL et lors de
plaintes au BIT.
Pour les autorités, c’est comme si nous avions
aidé des puissances étrangères qui veulent du mal à Djibouti !
C’est complètement faux : nous respectons la Constitution du
pays, qui prévoit la liberté syndicale, et notre affiliation
internationale est prévue par les conventions de l’OIT que
Djibouti a ratifiées. Ce sont des prétextes pour éradiquer le
syndicalisme libre et indépendant qu’incarne l’UDT à Djibouti.
Pour quelle raison avez-vous été relâchés ?
C’est grâce à la pression internationale,
notamment de la CISL, de la FIDH (Fédération internationale
des droits de l’homme), du BIT et de beaucoup d’autres
syndicats, que le pouvoir nous a relâchés. Des délégations de
ces organisations ont été envoyées à Djibouti. Celle de la
CISL et de la FIDH a été refoulée de l’aéroport manu militari.
Le représentant du BIT a pu entrer dans le pays mais le
lendemain de son arrivée, il a été arrêté à son hôtel,
interrogé par la police, puis expulsé du pays. C’est toutefois
cette pression qui nous a finalement permis de quitter la
prison un mois après notre arrestation.
Ceci dit, si nous avons été relâchés, nous
sommes sous contrôle judiciaire : il n’y a pas eu de
condamnation effective, il n’y a pas eu de procès nous
concernant, nous sommes en liberté provisoire. Je risque
d’ailleurs d’être inquiété à mon retour de ce congrès de
fondation de la CSI à Vienne.
Quelles étaient vos conditions de
détention ?
Comme pour les autres détenus, elles étaient
mauvaises. La surpopulation des cellules est insoutenable, il
y a des tortures de prisonniers de droit commun (nous quatre
n’avons pas été frappés), l’alimentation n’est pas saine
(c’est notre famille qui doit nous en amener), l’insalubrité
est énorme et il y a un mélange entre détenus de droits commun
(criminels, violeurs, …) et les détenus politiques.
Étiez-vous au courant de la mobilisation
internationale en votre faveur ?
Oui, nous recevions la visite d’amis et de
membres de la famille qui nous en avaient parlé. Nous savions
même qu’une délégation de la CISL allait venir. Nous restions
aussi à l’écoute d’autres prisonniers. Certains sont en
détention préventive depuis plusieurs années, l’un d’entre eux
depuis 14 ans, sans jugement !
Quelles sont les forces vives de l’UDT à
l’heure actuelle ?
L’UDT compte 15.000 membres (enseignants,
énergie, ports, travaux publics, hôtels, …). Elle représente
près de 80% des travailleurs syndiqués à Djibouti. Je dois
reconnaître que les femmes ne composent qu’environ 20% de ces
effectifs. C’est dû aux traditions, mais aussi à notre manque
de temps pour sensibiliser davantage les femmes au
syndicalisme, ce manque de temps étant lié à notre situation
très difficile.
Quelles sont les principales revendications
de l’UDT ?
La réintégration des dirigeants syndicaux
licenciés depuis 1995, la reconnaissance des droits syndicaux,
le dialogue social sur la base du tripartisme. Avant de
pouvoir passer à autre chose, il faut que le syndicat soit
reconnu, qu’il puisse agir librement, ce qui n’est pas le cas
actuellement à Djibouti. Nous sommes harcelés, notre vie est
en danger, nos familles sont menacées.
Dernièrement, le secrétaire aux relations
internationales de l’UDT, qui était parti en formation à
Turin, a été licencié pour « abandon de poste » alors qu’il
avait pris ses précautions : comme il n’avait pas confiance
dans les congés d’éducation prévus par la loi, il avait pris
ses propres congés, qui ont ensuite été supprimés par ordre du
Gouvernement. Son directeur l’a donc licencié pour abandon de
poste.
Voilà les conditions dans lesquelles nous
vivons, il est très difficile d’exercer son activité syndicale
dans ce contexte. Malgré de nombreuses tentatives de notre
part, le gouvernement reste sourd à tout dialogue avec nous.
Propos recueillis par Samuel Grumiau
Gros plan diffusé sur le site de la
nouvelle
Confédération syndicale internationale (CSI)
Interview à l'AFP du secrétaire général de l'Union
djiboutienne du travail (UDT) à Vienne
Adan Mohamed Abdou, secrétaire général
de l’Union djiboutienne du travail (UDT) a été l’invité à
Vienne du congrès fondateur de la Confédération syndicale
internationale (CSI), qui s’est
tenue dans la capitale autrichienne
du mercredi 1er au
vendredi 3 novembre 2006.
Ce congrès a été précédé des Congrès de dissolution de la
Confédération internationale des syndicats libres (CISL) et de
la Confédération mondiale du travail (CMT) le mardi 31
octobre.
« La création de la CSI
renforcera la capacité du mouvement syndical aux niveaux
national et international » a déclaré Guy Ryder, ex Secrétaire
général de la CISL et candidat au titre de Secrétaire général
de la CSI. Ajoutant que « La fondation de la CSI fait partie
intégrante de ce processus d'unification des forces
syndicales».
« La CSI sera sans conteste
un contre pouvoir efficace au sein d'une société qui a évolué
énormément et qui a vu les droits des travailleurs et
travailleuses bafoués sous la pression de la mondialisation »
a pour sa part déclaré Willy Thys, ex Secrétaire général de la
CMT.
Le congrès de la
refondation a rappelé combien dans de nombreux pays
des militants étaient poursuivis par la justice
pour le simple exercice du droit syndical. Adan Mohamed Abdou,
secrétaire général de l'Union djiboutienne du travail (UDT), a
ainsi été accusé d'"intelligence avec une puissance étrangère"
pour le fait que deux militants de son syndicat avaient suivi
une formation auprès de la centrale syndicale Histadrout en
Israël.
Incarcéré puis libéré à titre
provisoire, M. Mohamed Abdou risque 17 ans de prison. "Depuis
notre grève en 1995 contre une baisse générale des salaires,
le pouvoir djiboutien fait tout pour briser le mouvement
syndical", a-t-il observé. "Le siège de l'UDT a été pillé cinq
fois par la police. On a dit à ma femme que je pourrais me
faire tuer, des badauds payés par le gouvernement perturbent
nos réunions" a alerté Adan Mohamed Abdou, secrétaire général
de l’Union des travailleurs djiboutiens.
La CSI représente 166
millions de travailleurs et travailleuses dans 309
organisations affiliées dans 166 pays et territoires. La CSI
est également partenaire des Global Unions, au site Internet
http://www.global-unions.org
Le groupe UMP
boude la pétition Borrel
La Lettre de l'Océan Indien, 28 octobre 2006
La pétition réclamant la vérité sur la mort du juge français
Bernard Borrel, tué à Djibouti en octobre 1995, qui a été
lancée en France par le Syndicat de la magistrature, l'ONG
Survie et l'Association pour le respect des droits de l'homme
à Djibouti (ARDHD) a été boycottée par l'Union pour un
mouvement populaire (UMP, majorité présidentielle). Elle a
recueilli les signatures de 170 personnalités dont trois
anciens premiers ministres, cinq candidats à la
présidentielle, 30 ex-ministres et 90 parlementaires ou
responsables politiques français. Les principaux partis de
gauche (PS, PCF, Verts) ainsi que l'UDF de François Bayrou
(centre-droit) sont largement représentés parmi ces
signataires. Toutefois ceux-ci ne comptent dans leurs rangs
que deux représentants de l'UMP dont un seul député en
activité, Jean-Marc Nesme (élu de Saône-et-Loire). L'autre
signataire de cette pétition membre de l'UMP est Françoise
Hostalier, ancienne secrétaire d'Etat à l'éducation nationale
et ex-députée, qui est actuellement conseillère régionale dans
le Nord-Pas-de-Calais.
Extrait :
www.LettredelOceanIndien.com
Dossier de la plainte de Djibouti contre la France devant la
Cour internationale de justice
1) Lettre du Parquet de Djibouti au
président de la Cour internationale de La Haye, signé le
04/01/2005 par le procureur de la république de Djibouti Djama
Souleiman.
2) Traité d’amitié et de coopération
entre la république française et la république de Djibouti,
signé à Djibouti le 27 juin 1977, par le président Hassan
Gouled et par le ministre de la coopération française Robert
Galley
3) Convention d’entraide judiciaire en
matière pénale entre le gouvernement de la république de
Djibouti et la république française signé à Djibouti le 27
septembre 1986 par les deux représentants des deux
gouvernements
4) Délégation de pouvoir du gouvernement
de Djibouti au procureur de la république Djama Souleiman Ali,
adressée au président de la Cour internationale de justice, le
28 décembre 2005.
Lire l'ensemble du dossier sur le site
de la
Cour internationale de justice (CIJ)
Association Survie : 170 personnalités ont signé pour la
vérité sur l'assassinat du juge Borrel
11 ans après l’assassinat à Djibouti de
son mari, le juge Bernard Borrel, Elisabeth Borrel n’est plus
seule dans son combat pour la vérité et la justice.
170 personnalités ont signé l’appel pour
la vérité sur l’assassinat du juge Bernard Borrel. Il y a un
an, en octobre 2005, le Syndicat de la Magistrature lançait un
appel à soutien, autour de 50 personnalités qui s’engageaient
pour demander la vérité sur cette affaire, et pour qu’aucune
entrave ne soit opposée à la justice et à la recherche de la
vérité sur l’assassinat du juge Borrel, retrouvé mort et à
demi calcine à 80 kms de Djibouti.
Appel relayé ensuite par SURVIE et l’ARDHD.
Un an après, des milliers de citoyens ont
signé l’appel pour la vérité sur l’assassinat du juge Borrel,
sur les sites web du Syndicat de la Magistrature, de Survie,
de l’Association pour le Respect des Droits de l’homme à
Djibouti, d’assassinats-de-coopérants.com, du comité de
soutien de Lisieux, et de bien d’autres.
Au 23 octobre 2006 ce sont aussi plus de
170 personnalités qui ont signé l’appel : 170 signataires,
issus du monde politique, du monde judiciaire et juridique, du
monde économique, du monde des arts et lettres et de la
recherche, du monde associatif.
Lire la suite sur le site Internet de
l'association
Survie France
Note d'information de la LDDH : le golfe de Tadjourah est-il
mis en vente ?
|

Le Président |
NOTE D’INFORMATION DU 1er NOVEMBRE
2006
*
LE
GOLFE DE TADJOURAH
SERA-T-IL MIS EN VENTE
PAR
SIMPLE DÉCRET PRÉSIDENTIEL ?
En
document joint : Décret n°2006-0225/PRE relatif à la
concession d’occupation des terrains pour la
réalisation d’un projet industriel et commercial, paru
au JO du 14/09/ 2006 |
A la
veille de COMESA c’est comme çà, mais après… ?
Le texte
ci-après met en relief la politique de bradage par des groupes
complices avec les impacts des crimes organisés. Après le Port
et autres Établissements Publics, la mise en concession et/ou
vente des Biens Sociaux et des Biens Immobiliers Publics fait
rage ces derniers temps, mais pire encore, le début de mise en
concession du TERRITOIRE NATIONAL annonce la couleur à la
veille de COMESA.
A quand la
mise en concession d’occupation de toute la République de
Djibouti et de son Peuple par un simple Décret, pris par le
Chef de l’Exécutif ? Le nom de la Société prête-nom est déjà
mis en projet de Décret ?
A suivre … !
Le silence du peuple reste inquiétant !
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce toutes les
violations de l’Etat de Droit et des Droits Economiques et
Sociaux.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) considère que tous les
simples Décrets pris unilatéralement, ces dernières années,
sans le cautionnement de l’Assemblée Nationale (pourtant
monocorde) et contraire aux droits à la préservation des
Deniers et des Biens Publics, constituent en soi des crimes
organisés.
M. NOËL ABDI
Jean-Paul
JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI
Décret n°2006-0225/PRE relatif
à la concession d’occupation des terrains pour la réalisation
d’un projet industriel et commercial
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE,
CHEF DU GOUVERNEMENT
VU La constitution du 15
septembre 1992 ;
VU La loi n°66/AN/94/3è du 7
décembre 1994 portant Code Minier ;
VU La loi n°58/AN/94/3è du 16
octobre 1994 portant Code des Investissements ;
VU La loi n°53/AN/04 portant
code de zone franche ;
VU Le décret n°2002-0226/PR/MERN
du 22 octobre 2002 portant réglementation spécifique de
l'extraction, de traitement et de commercialisation du Sel du
Lac Assal ;
VU Le décret n°2005-0067/PR du
21 mai 2005 portant nomination du premier ministre ;
VU Le décret n°2005-0069/PR du
22 mai 2005 portant nomination des membres du gouvernement.
DECRETE
Article 1er : Est approuvée la
convention signée entre l'État djiboutien et la société SALT
INVESTMENT S.A le 17 juillet 2006 octroyant en concession
exclusive d'occupation des terrains d'une surface de 100km2
sur la banquise du Lac Assal et du Goubet pour une durée de 50
ans pour la réalisation d'un projet de développement et de
mise en valeur des ressources marines comprenant notamment :
- l'extraction, le traitement,
et la commercialisation du sel du Lac Assal ;
- la création de zone de
stockage du sel ;
- l'installation d'une centrale
électrique et d'une centrale de dessalement d'eau de mer ;
- la création des institutions
financières et d'assurances ainsi que des logements, des
infrastructures sanitaires, commerciales, sociales et des
loisirs pour le personnel de la société.
Article 2 : L'ensemble des
terrains sur lequel se déroule ce projet à caractère
industriel et commercial constitue une zone franche et
bénéficie à cet effet des avantages et exonérations
conformément à la loi relative au Code des Zones Franches pour
une durée de 50 ans.
Article 3 : Le concédant
accorde notamment au concessionnaire pour la réalisation
effective du projet :
- la mise à disposition à titre
gratuit de l'ensemble des terrains visés ci-dessus libres de
tout droit d'occupation et de tout droit de sûreté, hypothèque
ou servitude octroyé au bénéfice de tiers ;
- la jouissance d'un droit réel
sur les immeubles réalisés au cours de la mise en oeuvre du
projet ;
- l'autorisation d'ouvrir des
comptes en monnaie locale ou en devises étrangères auprès des
banques installées en République ou hors de la République
notamment ainsi que celle de vendre le surplus de courant
électrique produit et non utilisé dans le cadre du projet ;
- des exonérations en matières
douanières et fiscales prévus par les textes en vigueur ;
- la libre conversion et le
libre transfert des fonds destinés au règlement de toutes
dettes en devises étrangères, de fonds et bénéfices provenant
de la liquidation des actifs du projet, des fonds nécessaires
afin d'une part de faire face à l'ensemble des coûts
d'exploitation et d'investissement et d'autre part de pouvoir
effectuer les paiements nécessaires vis-à-vis de ses sous
traitants, fournisseurs ou concernant les biens et services
achetés à l'étranger ; la libre conversion et le libre
transfert des bénéfices distribués aux actionnaires et de
toutes sommes affectées au remboursement et au service des
intérêts des financement obtenus ;
- les autorisations
administratives nécessaires à la construction des logements et
des infrastructures annexes ;
- le droit d'utiliser les
infrastructures existantes ou à construire, qui seraient
nécessaires pour permettre le raccordement des infrastructures
du projet aux réseaux routier, ferroviaire, portuaire,
électrique, téléphonique et télécommunication, d'alimentation
en eau et d'évacuation des eaux usées, ou tout autre réseau
permettant la mise en oeuvre du projet ;
- la propriété des actifs
réalisés ou acquis au cours de la période de concession ;
- l'octroi des permis
d'activité nécessaires aux termes du décret 2002-0226/PRIMERN
du 22 octobre 2002 ;
- l'exclusivité de
l'exploitation du projet par le concessionnaire et le droit
d'exporter toute quantité de sel et des ses produits ;
- des garanties administratives
telles que des autorisations administratives, de police et les
formalités requises pour la bonne réalisation du projet à
temps raisonnable ainsi que la sécurité des installations et
du personnel ;
- des garanties juridiques
comme le droit de posséder, gérer, entretenir, utiliser, jouir
et disposer de tous ses biens, titre et intérêts ;
- le droit d'hypothéquer, de
nantir ou de constituer des sûretés ou toute autre forme de
garantie sur les terrains en concession et les actifs du
projet afin de garantir ses financements.
Article 4 : Le concessionnaire
a l'obligation :
- de créer et faire fonctionner
un centre de formation théorique et pratique nécessaire pour
le personnel du projet ;
- de construire une centrale
électrique pour les besoins du projet ;
- de verser au concédant les
redevances prévues par la loi relative au Code minier.
Article 5 : Tout différend sera
réglé à l'amiable ou au recours d'un expert ou enfin à
l'arbitrage.
Article 6 : le présent décret
entrera en vigueur dès sa signature et sera publié au Journal
Officiel de la République de Djibouti.
Fait à Djibouti, le 14
Septembre 2006.Le Président de la République,
chef du Gouvernement ISMAÏL
OMAR GUELLEH
Compte rendu du meeting de l’opposition nationale à Djibouti,
le lundi 23 octobre 2006
Les Djiboutiennes et
les Djiboutiens se sont déplacés nombreux au meeting de
l’opposition le lundi 23 octobre 2006, jour béni de l’Aïd el
Fitr.
Le rassemblement a
réuni plusieurs centaines de militants et de sympathisants
mobilisés dès 9 heures ce matin sur l’étendue de l’avenue
Nasser, abritant à Djibouti ville le siège de l’Union pour la
démocratie et la justice (UDJ).
Le rassemblement a été
aussi le mot d’ordre de l’opposition qui comptait sur les
lieux plusieurs représentants des mouvements
démocratiques coalisés dans l’Union pour l’alternance
démocratique (UAD), à savoir l’Alliance républicaine pour le
développement (ARD), le Mouvement pour le renouveau de la
démocratie et le développement (MRD) et l’Union pour la
démocratie et la justice (UDJ).
Également présents en
nombre, les militants du Parti démocratique djiboutien (PDD)
malgré l’absence de leur président Mohamed Daoud Chehem en
déplacement à Bruxelles.
Les discours se sont
centrés sur la situation générale qui prévaut dans le pays sur
tous les plans économique, social et des droits de l’homme.
Les participants ont ovationné leurs orateurs pour les appels
fervents à persévérer jusqu’à la lie contre l’injustice et la
tyrannie.
Le président de l’ARD
M. Ahmed Youssouf a discouru le premier appelant à redoubler
d’effort et de résistance, suivi par MM. Adan Mohamed Abdou et
Cassim Ahmed dans une présentation sans concession de la vie
quotidienne aujourd’hui à Djibouti.
Souleiman Farah Lodon,
2e Vice-président du MRD, a harangué la foule à son
tour avant de céder la parole au secrétaire général adjoint du
parti M. Ahmed Guirreh.
Les dirigeants de
l’UAD ont dénoncé l’arrestation tôt ce matin à son domicile du
président de la Ligue djiboutienne des droits de l’homme
(LDDH), M. M. NOEL ABDI
Jean-Paul, gardé au commissariat toute la matinée sans raison
avancée.
La réunion publique a
été aussi l’occasion de sonner l’heure de la vérité s’agissant
des limites incontestables de l’action politique à Djibouti,
où le mouvement démocratique est proscrit. Car si en
démocratie l’essence des formations politiques est de
concourir à des élections libres, une autocratie s’est emparée
de notre pays rendant impossible toute évolution sociale.
C’est pourquoi
l’opposition nationale prendra la liberté d’exprimer les
prochains jours, devant le peuple et devant la communauté
internationale, toutes les conséquences qu’elle entend tirer
de cette réalité.
Le meeting s’est
clôturé vers 11 heures sur un discours programme d’Ismaël
Guedi Harer, président de l’UDJ et président de la coalition
de l’opposition, prenant date pour la semaine du sommet du
COMESA prévu mi-novembre à Djibouti.
La rédaction de l’ARD
Djibouti, le 23 octobre 2006
Compte-rendu de la conférence de presse sur le dossier Borrel,
lundi 23 octobre 2006 à Paris
La conférence
de presse a débuté ce lundi 23 octobre à 15h30 au cabinet de
Maître Olivier Morice, avocat de Mme Elisabeth Borrel, au 11
rue Saint Dominique, Paris 7e, devant un parterre
d’une cinquantaine de journalistes et de témoins.
Me Morice a
présenté une synthèse du dossier Borrel et des différentes
procédures en cours, notamment celle qui fait le plus grand
bruit pour subornation de témoin visant le procureur général
de Djibouti.
L’avocat a
alerté les journalistes que les témoins djiboutiens réfugiés
en Belgique étaient l’objet de menaces de mort depuis les
derniers développements de l’affaire. Une protection spéciale
serait à solliciter pour assurer leur intégrité physique.
S’agissant de
la demande djiboutienne d’accéder au dossier de l’accusation,
Me Morice a fait part de l’existence d’une contradiction dans
les propos du quai d’Orsay tantôt refusant, tantôt promettant
de transmettre le dossier à Djibouti.
L’avocat a
regretté qu’au sommet de l’Etat français on continue de
distiller la thèse du suicide alors que l’autorité judiciaire
a clairement établi l’assassinat du magistrat français.
L’avocat a
rappelé la promesse du ministre des affaires étrangères M.
Douste Blazy de faire toute la lumière sur les raisons pour
lesquelles les documents classés secret défense écrits de
janvier 1994 à avril 1997 n’étaient toujours pas déclassifiés
alors qu’ils portent sur la période de la mort du juge.
La veuve du juge français a présenté
la liste des 170 personnalités françaises, européennes et
djiboutiennes qui ont signé l’ « appel pour la vérité
sur l’assassinat du juge Bernard Borrel ».
Figurent parmi
les signataires, les anciens premiers ministres Laurent
Fabius, Pierre Mauroy, Michel Rocard, la Vice-présidente de la
Fondation de la résistance Lucie Aubrac, des parlementaires
dont Marie-George Buffet, Yves Cochet, Daniel Cohn-Bendit,
Jean-Marie Cavada, Michel Delebarre, Harlem Désir, Corinne
Lepage, Noël Mamère, Arnaud Montebourg, Segolène Royal, André
Santini, Dominique Strauss-Kahn, Dominique Voynet, Richard
Yung.
Un total de 90 parlementaires, dont
50 du Parti socialiste, 20 de l’UDF et deux de l’UMP ont signé
cet appel.
Le monde
associatif et de défense des droits de l’homme a apporté son
soutien avec les personnes d’Odile Biyidi-Awala, présidente de
SURVIE, Aida Chouk, président du Syndicat de la magistrature,
Pierre Cornil, président des avocats de France, Jean-Pierre
Dubois, président de la Ligue des droits de l’homme.
De nombreux
magistrats ont signé l’appel, dont Jean-Yves Bertand-Cadi,
premier président honoraire de la cour d’appel de Rouen, qui
est aussi l’ancien président de la Cour d’appel de Djibouti,
Didier Gallot, Eric Halphen, et Louis Janet, premier avocat
général honoraire à la cour de cassation.
Autres
personnalités signataires, les conseillers d’Etat Bettina
Laville et Anicet Le Pors, aini que le
président de la section du rapport
et des études du Conseil d’Etat Jean-Michel Belorgey.
Parmi les personnalités de
Djibouti ont signé l’appel Ali Coubba (Uguta), Ahmed Kassim (Add),
Sadik Mohamed Daoud et Mohamed Abdallah Houmado (Frud), Maki
Houmedgaba (Ard).
Au nombre des signataires figurent
de nombreux citoyens djiboutiens vivant en exil parmi lesquels Mohamed Abdoulkader Moussa, Mohamed Ibrahim
Barao, Mohamed Ahmed
Mohamed, Gaas Noor, Tourab Mohamed Abdoulkader, Rokia Mohamed Hassanleh, Abdoulkader Mohamed Daoud,
Sabira Mohamed Hassanleh
«Les personnalités signataires
demandent que les obstacles rencontrés par l'instruction en
cours soient levés, notamment en ce qui concerne la remise au
juge d'instruction des documents émanant des services de l'Etat
pouvant avoir un lien avec cet assassinat», dont certains sont
toujours classés «secret défense».
L’avocat Morice s’est dit indigné
que le ministre des affaires étrangères Douste Blazy, qui
avait reçu Mme Borrel le 20 octobre 2006 et s’était engagé à
faire toute la lumière sur l’assassinat du juge Borrel, ait
laissé entendre deux jours plus tard sur Canal + que les deux
hypothèses du suicide et de l’assassinat prévalaient toujours.
Mme Borrel a adressé un courrier au
président Jacques Chirac le 22 octobre lui demandant que ces
engagements ministériels soient traduits en acte et qu’il soit
tenu compte des conclusions de l’enquête rappelées par le
magistrat instructeur Madame Sophie Clément ainsi que des
rapports du parquet général de Paris. La veuve du juge a aussi
regretté que Jeune Afrique ait remis en selle l’hypothèse du
suicide.
Anne Crenier-Vaudano représentant le
syndicat de la magistrature a rappelé que son organisation
était partie civile dans le dossier Borrel et qu’il n’y avait
pas de doute sur la thèse de l’assassinat depuis 2002.
Madame Elisabeth Borrel a conclu la
conférence de presse en annonçant que son livre « un juge
assassiné » paru en octobre 2006 était dédié à M.
François-Xavier Vershave, ancien Président de l’association
"Survie". Il a été l'homme qui a aidé Mme Borrel à décrypter la françafrique.
François-Xavier Verschave décédé le
29 juin 2005 est l’auteur de nombreux pamphlets, dossiers et
ouvrages contre la politique française en Afrique. Aux Arènes,
il a publié Noir silence (45.000 ex), Noir procès
(7.100 ex) et Noir Chirac (9.200 ex).
La séance a été levée à 17 heures
après une série de questions réponses avec les journalistes.
La Rédaction
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