Dernières nouvelles - Édition en Ligne de novembre 2009

Directeur de publication : ALI MAHAMADE HOUMED Codirecteur : MAHDI IBRAHIM A. GOD    Email : realite_djibouti@yahoo.fr


S  o  m  m  a  i  r  e

25/11/2009 Communiqué de Presse du Président de l’UAD du 25 novembre 2009

25/11/2009 LDDH : Note d'information du 25 novembre 2009

06/11/2009 Alerte de l'OMCT suite à l'arrestation et la détention arbitraire de Mohamed Ahmed Abdillahi

05/11/2009 Plainte de l'UDT auprès du BIT pour obstruction aux droits d’organisations et interdiction de l’activité syndicale.


Communiqué de Presse du Président de l’UAD du 25 novembre 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE

La fête de l’AID-EL-ADHA sera morose.

La grande majorité des DJIBOUTIENS malmenés par la mal gouvernance subit des duretés sans cesse pires du quotidien.

Ils n’ont pas le cœur à la fête mais à la réflexion et au recueillement à l’occasion de cette grande fête religieuse.

Le gouvernement de la mal gouvernance se caractérise par :

-    Par l’existence d’un seul journal d’Etat « la Nation » et d’un seul journal de son parti. En fait, aucune autre publication n’est autorisée et n’existe réellement aujourd’hui. Même RFI (Radio France Internationale) est interdite d’écoute.

-    Par l’inexistence d’une seule télévision d’état et d’une seule radio. Tout autre média est en fait harcelé et interdit.

-    Par des instances électives dont les élus sont tous issus de l’UMP (formation gouvernementale). Il n’y a aucune place pour une alternance démocratique et on parle même d’un troisième mandat présidentiel anticonstitutionnel et d’une présidence à vie.

Les droits les plus élémentaires de l’homme ne sont pas respectés en république de Djibouti. Pour preuve les dernières arrestations et leur embastillement à la sinistre prison de Gabode : la diva de la chanson djiboutienne NIMA DJAMA MIGUIL, le grand poète ARSANYO, le jeune militant de «l’UDJ » M. GOUHAD HOCHE HARED, etc.

A la veille de l’AID-EL-ADHA, l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) présente ses vœux de bonne santé mentale et physique au peuple djiboutien et au monde musulman.

Le président de l’UAD, ISMAEL GUEDI HARED

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LDDH : Note d'information du 25 novembre 2009

NOTE D’INFORMATION

DU 25 NOVEMBRE 2009

Mal gouvernance et mal gestion

pour des raisons géostratégiques.

Sans des enquêtes internationales :

Djibouti va vers des massacres !

 

Un chef d’Etat, usurpateur du pouvoir par succession en 1999, usurpateur du pouvoir en solo contre tous en 2005, a encore l’intention de modifier la constitution djiboutienne datant de 1992 afin de pérenniser l’impunité de la corruption, de tous les détournements des fonds publics et des biens sociaux, car sa mission principale est de démanteler la république sœur de la Somalie.

L’unité de tous les combats par les moyens possibles contre la dictature, l’unité entre les partis de l’opposition et les djiboutiens(nes) en exil ou loin de leur pays, cette unité s’avère urgente et primordiale.

Il est temps à la communauté nationale et internationale d’unir leurs efforts pour mettre fin à cette dictature foncièrement sournoise.

La Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) lance un appel vibrant aux défenseurs des droits de l’Homme d’envoyer pendant qu’il est encore temps des missions d’information en république de Djibouti et ce dans le cadre de la prévention des conflits généralisés. 

La Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) souhaite une bonne fête au peuple djiboutien, que DIEU TOUT-PUISSANT les protège et les libère.

NOEL ABDI Jean-Paul

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Alerte de l'OMCT suite à l'arrestation et la détention arbitraire de Mohamed Ahmed Abdillahi

Cas DJI 050809.2
Suivi du cas DJI 050809 et DJI 050809.1

Arrestation et détention arbitraire/ Crainte pour l’intégrité physique et psychologique

Le Secrétariat International de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) a reçu de nouvelles informations concernant la situation suivante à Djibouti.

Nouvelles informations

Le Secrétariat International de l’OMCT a été informé par une source fiable et Antenna Internationale, une organisation membre du réseau SOS-Torture de l’OMCT, que M. Mohamed Ahmed Abdillahi (né le 23/10/1967), arrêté le 22 mars 2009 par les forces du Service des Documents et de la Sécurité, reste détenu à la prison centrale dite « Gabode », dont les conditions seraient déplorables, sans qu'aucune charge n'ait été retenue contre lui jusqu’à ce jour. Il n’aurait également toujours pas eu accès à un avocat.

Par ailleurs, selon les mêmes informations, les visites accordées à M. Mohamed Ahmed Abdillahi sont toujours limitées aux seuls membres de sa famille proche. Bien qu’il puisse à nouveau participer à la promenade dans la cour de la prison, ses déplacements sont limités à 2 heures, 3 jours par semaine (au lieu de 2 heures par jour pour les autres prisonniers) (voir Rappel des faits).

Le Secrétariat International de l’OMCT réitère ses vives préoccupations quant à la détention de M. Mohamed Ahmed Abdillahi et prie les autorités du Djibouti de garantir en toutes circonstances son intégrité physique et psychologique, conformément au droit régional et international pertinent et notamment aux dispositions de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi qu’à l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus des Nations Unies.

L’OMCT rappelle que nul ne peut faire l'objet d'une arrestation ou d'une détention arbitraire et demande également instamment aux autorités du Djibouti de respecter les garanties concernant la liberté de la personne conformément aux dispositions des traités régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’homme ratifiés par Djibouti.

L’OMCT est particulièrement préoccupée par le fait que M. Mohamed Ahmed Abdillahi n’a aucun moyen de contester son maintien en détention et n’à accès à un aucun recours utile. C’est pourquoi l’OMCT demande instamment aux autorités compétentes du Djibouti de le libérer immédiatement en l’absence de charges légales valables ou, le cas échéant, le traduire promptement devant un tribunal civil, impartial et compétent tout en garantissant ses droits procéduraux en tout temps.

Enfin, l’OMCT est également préoccupée quant aux circonstances du décès de M. Mahdi Ahmed Abdillahi, le frère de M. Mohamed Ahmed Abdillahi (voir Rappel des faits), et rappelle qu’en lien avec leurs obligations au regard des traités mentionnés, les autorités du Djibouti doivent veiller à ce qu’une enquête immédiate, efficace, exhaustive, indépendante et impartiale soit conduite à chaque fois qu’il y a des motifs raisonnables de croire qu’un acte de torture et autres formes de mauvais traitements aient été commis sur tout territoire sous sa juridiction.

Rappel des faits

L’OMCT avait été informée de la détention arbitraire de M. Mohamed Ahmed Abdillahi à la prison centrale dite « Gabode ».

Selon les informations reçues, M. Mohamed Ahmed Abdillahi a été arrêté, le 22 mars 2009, à son domicile au quartier 6 bis par les forces du Service des Documents et de la Sécurité et détenu à la prison centrale dite « Gabode ». Il serait détenu avec des criminels de droit commun. Par ailleurs, les forces de sécurité de la prison (sous l’autorité du ministère de l’Intérieur) ont reçu l’ordre, fin août, de limiter les visites qui lui sont accordées et de le priver de promenade dans la cour de la prison.

M. Mohamed Ahmed Abdillahi aurait été présenté deux fois devant un juge d’instruction mais aucune charge ne lui aurait été signifiée. Toutefois, les raisons de son arrestation et sa détention seraient liées à l’arrestation et au décès de son frère, M. Mahdi Ahmed Abdillahi, ancien membre fondateur et dirigeant du Parti national démocratique (PND), survenu le 14 avril 2009 à la prison dite « Gabode ».

En effet, selon ces mêmes informations, M. Mohamed Ahmed Abdillahi aurait, dans un premier temps, soutenu son frère lors de son arrestation et aurait ensuite, conjointement avec sa belle-soeur, diffusé un communiqué, le 16 avril 2009, mentionnant les noms des auteurs présumés de la mort de son frère après le refus des autorités de pratiquer une autopsie afin de clarifier les causes du décès. M. Mohamed Ahmed Abdillahi aurait depuis été exhorté à réfuter les allégations du communiqué.

Actions requises

Merci d’écrire aux autorités du Djibouti, afin de leur demander de:

i.                     Garantir, en toutes circonstances, l’intégrité physique et psychologique de M. Mohamed Ahmed Abdillahi;

ii.                    Garantir l’accès immédiat et inconditionnel à un avocat de son choix ainsi qu’à un examen médical par un médecin de son choix et à un traitement médical approprié et se conformer, entre autres, à l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus des Nations Unies (en particulier quant à la promenade et les visites);

iii.                  Ordonner sa libération immédiate en l’absence de charges légales valables ou, le cas échéant, le traduire promptement devant un tribunal civil, impartial et compétent tout en garantissant ses droits procéduraux en tout temps;

iv.                 Garantir une enquête immédiate, efficace, exhaustive, indépendante et impartiale sur ces évènements, dont les conclusions seront rendues publiques, et ce afin d’identifier les responsables, de les traduire devant un tribunal civil indépendant, compétent et impartial et d’appliquer les sanctions pénales, civiles et/ou administratives prévues par la loi ;

v.                    Garantir le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales à travers le pays selon les lois nationales et les instruments internationaux des droits de l’homme.  

Adresses

· Son Excellence Ismail Omar Guelleh,
Président de la République, Palais Présidentiel, BP 6,
Djibouti Ville, République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 35 50 49.

· Monsieur Mohamed Barkat Abdillahi,
Ministre de la Justice, des affaires pénitentiaires etmusulmanes,
chargé des droits de l’Homme, BP 12,
Djibouti Ville, République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 35 40 21 / 54 20.

· Monsieur Maki Omar Abdoulkader,
Procureur de la République,
Tel / Fax : 00 253 35 69 90. Email :likmik@caramail.com.

· Mission permanente de Djibouti auprès de l’Office des Nations Unies à Genève,
19 chemin Louis Dunant,
1202 Genève, Suisse, Fax : + 41 22 749 10 91.
Email : mission.djibouti@djibouti.ch

· Ambassade de Djibouti à Bruxelles,
204 avenue F.D. Roosevelt, 1050 Bruxelles,
Belgique, Tel : + 322 347 69 67, Fax : + 32 2 347 69 63 ;
Email : amb_djib@yahoo.fr

Prière d’écrire aux représentations diplomatiques de Djibouti dans vos pays respectifs.
***
Genève, le 6 novembre 2009.

Veuillez nous informer de toute action entreprise en citant le code de cet appel dans votre réponse.

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Plainte de l'UDT auprès du BIT pour obstruction aux droits d’organisations et interdiction de l’activité syndicale.

à Monsieur le Directeur général
Bureau International du Travail
Genève – Route des Morillons, 4
CH- 1211 Genève – SUISSE

Objet : Plainte pour obstruction aux droits d’organisations et interdiction de l’activité syndicale.

Monsieur le directeur général,

Le 13 octobre 2009, tôt dans la matinée, les forces de l’ordre ont, sur ordre de la primature, investis le palais du peuple où se tenait le séminaire de formation syndicale pré-congrès, organisé par l’UDT et interrompu la poursuite du séminaire en dispersant de force les participants dont l’accès aux salles furent interdits.

Dans la foulée deux des camarades participants refoulés furent arrêtés et conduis dans les locaux de la brigade criminelle avant d’être relâchés en fin de matinée après avoir été astreint à un interrogatoire par la police.

Il s’agit du secrétaire général du syndicat des travailleurs d’électricité de Djibouti (STED) le camarade Anouar Mohamed Ali et Abdourachid Mohamed Arreh, membre du syndicat des enseignants du primaire(SEP).

Dans la même journée, la direction de Djibouti Sheraton Hôtel nous informa que la réservation de la salle de conférence que nous avions conclu avec elle en vue d’y tenir l’assise du 4eme congrès national ordinaire de l’UDT, a été annulée et résiliée d’office sur ordre de la primature également. La direction de l’Hôtel nous annonça de plus qu’elle ne pourrait accueillir au Sheraton notre congrès que si nous pouvions fournir une autorisation écrite du ministère de l’intérieur à cet effet.

Nous nous rendîmes au ministère de l’intérieur pour savoir ce qui s’est passé, mais un des responsable du ministère qui nous a reçu nous annonça d’emblée que ces mesures ne concernaient pas uniquement l’UDT mais concernaient sans distinction toutes le deux centrales nationales dont toutes activités relatives au congrès ou aux séminaires sont désormais interdites jusqu‘à nouvel ordre : « ce sont les directives et ordres que nous venons de recevoir et je vous conseille de ne pas vous fatiguer à chercher une éventuelle autorisation à cet effet ni à essayer de contourner ces dispositions car aucune structure Hôtelière ou établissement publique ou privée ne sont autorisés à accueillir ces genres de rassemblement jusqu‘a nouvel ordre. »

Le 14 octobre 2009 dans l’après midi, encore une fois sur ordre de la primature, le secrétaire de l’UDT, le camarade Adan Mohamed Abdou fut interdit d’accès au siège de l’UDT qu’il dirige et deux policiers furent d’ailleurs affectés à l’entrée dudit siège pour en contrôler l’accès.

Ceci n’est rien d’autre que la mise en application des dispositions antisyndicales du nouveau code de travail qui est aussi en contradiction flagrante avec les conventions internationales du travail de l’OIT numéros 98 et 87 et plus spécialement du premier alinéa de l’article 215 qui stipule clairement que l’existence légale des syndicats est subordonnée à des formalités de dépôt et de contrôle de la légalité du syndicat.

D’ailleurs un groupe d’entrepreneur qui voulait créer, au début de l’année 2009, une centrale syndicale d’employeur indépendante à Djibouti a essuyé le même revers et sont sommés de ne plus à y penser. L’arbitraire à l’encontre des syndicats libre vient d’atteindre, notamment à l’endroit de l’UDT, son paroxysme et la liberté syndicale est ouvertement violée et n’a plus par conséquent droit de cité dans le pays : le simple fait de la revendiquer est désormais un délit pour les pouvoirs publics Djiboutiens au premier rang desquels le premier ministre en personne.

Nous portons plainte contre le gouvernement djiboutien auprès de BIT et lui demandons de prendre ses responsabilités vis-à-vis de Djibouti et de son gouvernement qui depuis presque une décennie et demi viole et bafoue sans retenue aucune, les conventions et recommandations du BIT comme les dispositions constitutionnelles de l’OIT.

Dans l’attente, nous vous prions d’agréer, monsieur le directeur général, l’expression de notre haute considération.

 

 

 

 

 

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