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Dernières nouvelles - Édition en Ligne de novembre 2010
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Alliance
« La
seule vraie politique est la politique
du vrai »
EDGAR
FAURE
Républicaine
pour
le Développement |
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Directeur
de publication : Mohamed Ali Abdou. Codirecteur :
Mahdi Ibrahim A. God. Email :
realite_djibouti@yahoo.fr
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29/11/2010
Diffusion d'information de la LDDH du 28
novembre 2010 sur le témoignage d'un
syndicaliste
29/11/2010
Diffusion d'information de la LDDH du 28
novembre 2010 sur l'arrestation de réfugiés
érythréens
25/11/2010
Message de l'Association pour la Démocratie et
le Développement (ADD) à Londres
25/11/2010
Déclaration du FRUD au forum de Londres
24/11/2010
Synthèse
du
forum
de
l'opposition
djiboutienne
organisée
à
l'appel
de
l'UAD
à
Londres
le
20
novembre
10
23/11/2010
Réflexions préliminaires de la Mission
d’observation électorale à Djibouti 2010-2011
20/11/2010
Contribution de Saïda Barreh, représentante du
PND en Europe, au forum de l'opposition
djiboutienne
22/11/2010
Rappel de la lettre de l'UAD pour les conditions
d'une démocratisation de la vie politique
20/11/2010
Message du Congrès djiboutien pour la solidarité
(CDS) au Forum de l’UAD à Londres
20/11/2010
Contribution de Hassan Cher, représentant de
l'ARD en Suisse, au Forum de l'opposition
djiboutienne
20/11/2010
Contribution de Aïnaché au Forum de l'opposition
djiboutienne : "Pas facile d'être opposant à
Djibouti"
20/11/2010
Message de l'ARDHD au Forum de l'opposition
djiboutienne de Londres
16/11/2010
Compte rendu de la manifestation de l'Aïd-el-Adha
2010 : le verdict de la rue
14/11/2010
Meilleurs vœux de l'ARD à l'occasion de l'Aïd el
Adha
12/11/2010
Note d'information de l'UAD : Halte aux
gesticulations policières !
10/11/2010
UAD : Le sursaut national est en marche
09/11/2010
Analyse de l'actualité par la rédaction de
djiboutii.net
06/11/2010
Mise au point de la rédaction en ligne de
« Réalité »
06/11/2010
Note d'information de l'ARD du 6 novembre 2010
05/11/2010
Communiqué de l’Association pour la
Promotion de la Démocratie et du Droit de la
Personne
02/11/2010
Forum de l'Opposition Djiboutienne à Londres
samedi 20 novembre 2010
02/11/2010
Forum of Djibouti Opposition at London Saturday
20 novembre 2010
02/11/2010
Deux annexes du RPP à Ottawa. Par Hassan Aden
02/11/2010
Non à la culture du silence ! Par Abdoulkader
Mohamed
Articles sur le forum afar de Bruxelles 2010
01/11/2010
Les résolutions du Forum afar (en anglais)
26/10/2010
Traduction et transcription de l'intervention
orale en afar de Maki Houmedgaba au forum afar
26/10/2010
Traduction et transcription de l'intervention
orale en afar de M. Cassim Ahmed Dini au forum
afar
26/10/2010
Message de Mahdi Ibrahim God, Vice-président de
l'ARD, à l'occasion du forum afar
26/10/2010
Message of Mahdi Ibrahim God, Vice-président of
ARD, at the time of afar forum
22/10/2010
L'ARD participe au forum afar de Bruxelles du 22
au 24 octobre 2010
Articles sur la
mobilisation générale en septembre et octobre 2010
24/10/2010
Ismaël Guedi Hared, président de l'UAD,
interview sur Africa 24
20/10/2010
Interview d'Ismaël Guedi Hared, Président de
l'Union pour l'alternance démocratique (UAD)
23/09/2010
Mémorandum de l'UAD présenté le 8 mai 2010 aux
chancelleries étrangères à Djibouti (rappel)
13/09/2010
"Tu avais raison DINI..", par Mohamed Ali Abdou,
porte-parole de l'ARD
13/09/2010
Compte rendu de la conférence d'hommage à Ahmed
Dini dimanche 12 septembre 2010 à Bruxelles
13/09/2010
Compte rendu provisoire de la conférence du 12
septembre par le Congrès djiboutien de
solidarité
13/09/2010
Photos de la conférence d'hommage à Ahmed Dini
le 12 septembre 2010 à Bruxelles
10/09/2010
Les Djiboutiens répondent massivement à l'appel
de la liberté
10/09/2010
Les photos de la mobilisation du 10 septembre
2010 à Djibouti
Diffusion
d'information de la LDDH du 28 novembre 2010
sur le témoignage d'un syndicaliste
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Le
Président
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DIFFUSION D’INFORMATION
DU
28 NOVEMBRE 2010
Témoignage d’un
Syndicaliste Cheminot.
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NOTE
D’INFORMATION DU 28 NOVEMBRE 2010
Témoignage d’un Syndicaliste Cheminot. « Nul
n’est censé ignorer que depuis l’accession
au pouvoir de l’actuel président qui se
dit : je suis fils de cheminot, alors que
la Compagnie du chemin de fer n’existe plus.
La triste
et honteuse réalité de misère est palpable,
les stigmates de souffrance sont visibles
dans la gare et descriptibles sur les
visages de ces pauvres cheminots qui fuient
leurs foyers pour ne pas entendre le cri de
leurs enfants affamés.
D’entendre ou de voir diffuser les
fallacieuses promesses de ce président
indifférent à l’égard de notre situation qui
continue à grossir les abcès en profondeur
des Cheminots.
Il est
inutile d’attendre de ce gouvernement,
qui a déjà bradé notre patrimoine et nos
logements, qui nous a donné des denrées
alimentaires périmées, qui depuis bientôt
six mois nous laisse sans salaire.
Il est
inutile d’attendre quoi que ce soit d’un
gouvernement irresponsable qui ne fait que
des promesses qu’il ne tienne pas debout.
Le moment
est venu de prendre conscience que ce régime
qui ne pense qu’à s’enrichir et n’hésite pas
à réprimer dans des conditions
insupportables les pauvres cheminots
emprisonnés encore une fois à Nagad
aujourd’hui 28 novembre 2010 pour avoir
exigé le paiement de leurs salaires et des
arriérés de six mois de salaires ;
La
République de Djibouti, qui est chargée d’un
tronçon de moins de 120 Km et 250
Travailleurs, n’arrive à pas à trouver une
solution adéquate, tandis que l’Ethiopie qui
gère plus de 750 km et 15OO Travailleurs a
trouvé une solution par la mise en place
d’une société qui s’est engagée de payer les
arriérés de salaires et l’indemnisation
des retraités et doit payer jusqu’à nouvel
ordre les salaires des employés.
Les
travailleurs du Chemin de Fer continueront
leur combat jusqu’à la régularisation de
leurs indemnités sociales ainsi que le
paiement régulier de leurs salaires. Aux
Cheminots du monde entier d’entendre notre
détresse notamment les Cheminots de la
France qui connaissent bien notre Chemin de
Fer qui s’appelait à l’époque (CFE) puis le
Chemin de Fer Djibouto-Ethiopien (CDE) ».
Observations de la LDDH :
La Ligue
Djiboutienne est sidérée de l’arrestation de
ce matin de plus de 100 Cheminots qui sont
venus de Gallileh, Ali Sabieh jusqu’à
Chebelle pour percevoir au moins une parti e
de leurs arriérés de salaires.
En effet,
lors de la ballade du Chef de l’Etat au
Yémen pour suivre une compétition de
football au côté de son homologue Erythréen,
paraît-il ennemi, même si par la suite le
Ministère des Télécommunications aurait fait
un démenti même si les photos de la
Télévision Yéménite a bel et bien
montrer les trois Chefs d’Etat assis
côte à côte.
Le même
jour les pauvres Cheminots affamés se sont
rendus pour la deuxième fois au Palais
présidentiel pour manifester leur désarroi.
Le Directeur général du Cabinet M. Ismaël
Tani s’est rendu en personne pour leur dire
qu’ils seront payés dès le retour d’Ismaël
Omar Guelleh Fort de cette promesse les
travailleurs du rail sont venus chercher
leurs salaires à la Direction de la
Gare.
Face à
l’impossibilité pour manque de liquidités et
l’indécision du gouvernement incapable de
trouver une solution. Les pauvres Cheminots
n’ayant aucun moyen de locomotion se sont
couchés sur la route face à la gare, qui est
une route principale menant non loin de
l’Ambassade de France et en direction du
Port. Immédiatement la Garde Républicaine
est venue les embarquer manu militari car
c’est le chemin qu’empreinte Monsieur Ismaël
Omar Guelleh.
On ne
sait pas si les Cheminots ont été torturés
ou non car pendant plusieurs heures on ne
savait pas où ils étaient, et, actuellement
ils ont été déportés à Nagad où des
Policiers Somaliens s’entrainent.
Par
conséquent : La Ligue Djiboutienne des
Droits Humains (LDDH) exige du candidat
illégal à un troisième mandat de relâcher
immédiatement et sans condition tous les
travailleurs Cheminots abusivement
incarcérés d’abord dans un Centre secret
puis dans l’Ecole de la Police comme en
Argentine dans l’Ecole de la Marine durant
la dictature.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)
demande au Gouvernement le paiement immédiat
de tous les salaires des Cheminots
alors que l’Etat prend en charge la
Société Daalo Airlines en principe
Somalilandaise qui compte trente (30)
employés en injectant comme subvention
la somme de trois (3) millions de dollars,
c’est à se demander si l’homme d’affaire
Ismaël Omar Guelleh est aussi actionnaire
principal comme pour la SomCable avec le
prête nom d’un Somalilandais d’après le
Journal « Hadhwanaag de Hargeisa »
Lance un
appel pressant à la Caisse de Développement
de France et à l’USAID d’apporter un soutien
financier aux Cheminots en détresse.
NOEL ABDI
Jean-Paul
Diffusion
d'information de la LDDH du 28 novembre 2010
sur l'arrestation de réfugiés érythréens
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Le
Président
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DIFFUSION D’INFORMATION
DU
28 NOVEMBRE 2010
Les risques collatéraux
de la rencontre dans un
stade de foot. au Yémen…
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Il faut
s’attendre à tout, après le retour du
candidat-usurpateur du Yémen pour
officiellement un match de football,
où certainement il a eu l’occasion de
discuter avec son homologue en présence du
Chef d’Etat Yémen et probablement suivi
d’une tête à tête amicale, les Djiboutiens
sont inquiets mais aussi perplexe.
Après ce matin de l’arrestation de plus de
cent Cheminots, suivi de l’arrestation en
guise d’otage d’une dizaine d’épouses
de dirigeant Cheminots pour obliger ces
dirigeants à signer un engagement de
renonciation à leur arriérée de salaires au
nom de tous les cheminots, des membre de la
famille des jeunes Afars qui ont fui
l’Erythrée.
Le site All Afar avait soulevé cette
inquiétude en informant tous les internautes
dans les termes suivants : “ A group of
refugees who have escaped the difficulty
situation in Erythrea and tried to come to a
more secure place are in custody since
November 1/2010 in Nagad prison in the
capital city of Djibouti…”
Cette situation de séquestration illégal,
ces arrestations Abusives et illégales
sont en infraction totale au Code Pénal
adopté lorsque le Conseiller du Ministre de
la Justice le Juge Bernard Borel avant son
assassinat jusqu’à présent sous le
coup du Secret Défense imposé à la Justice
Française.
Ce groupe de réfugiés Erythrée dont l’un a
16 ans Moussa Omar Ali et quatre
autres sont des enseignants risquent d’être
remis aux autorités Erythréennes avec
d’autres réfugiés qui ont fui le régime
Dictatorial en Erythrée.
forces Erythréennes, mais dont pratiquement
personne ne connaît leur nombre encore moins
leur famille car si la Croix Rouge
Internationale était informée elle aurait eu
la possibilité d’informer la famille de
l’état de santé de leurs proches.
La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) demande au
candidat à un troisième mandat illégal et
anticonstitutionnel d’ordonner à ses troupes
de relâcher dans les plus brefs délais et de
les remettre au HCR ;
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains
(LDDH) lance un Appel pressant au HCR
et à la Croix Rouge Internationale
d’accorder une attention particulière à ces
jeunes réfugiés Djiboutiens et de prendre
toutes les dispositions pour assurer leur
sécurité et de ne pas hésiter en cas de
refoulement sur l’Erythrée de déposer des
plaintes auprès des juridictions
concernées.
NOEL ABDI Jean-Paul
Message de l'Association pour la Démocratie
et le Développement (ADD) à Londres
Association pour la
Démocratie et le Développement
(A.D. D)
ADD-Djibouti@hotmail.fr
L’Association pour
la Démocratie et le Développement (ADD) est
une association de résidents djiboutiens en
France, qui s’est illustrée dès sa création
en 1991 dans la défense des Droits Humains à
Djibouti.
L’ADD ,
qui est une des plus anciennes organisations
de la diaspora djiboutienne, milite
activement pour la démocratie à Djibouti.
L’ADD
a organisé le 6 mars 2010 une manifestation
devant l’ambassade de Djibouti à Paris,
contre le troisième mandat du Chef de l’Etat
Djiboutien en violation de la Constitution,
avec les soutiens des organisations
Djiboutiennes, Françaises et Africaines.
Elle a participé
aussi à la manifestation le 13 juillet
2010 à Paris contre le soutien de la France
aux dictatures africaines à l’appel des
organisations françaises et africaines.
L’ADD
apporte son soutien à toutes les forces
politiques, qui luttent réellement pour un
changement démocratique à Djibouti.
L’ADD
salue cette initiative de Londres, qui
prolonge les manifestations de Paris et de
Bruxelles contre le 3ème mandat de Guelleh,
et félicite les militants, les cadres et les
dirigeants de l’UAD qui ont organisé les
manifestations dans des conditions
difficiles à Djibouti-ville.
L’ADD
rend hommage aussi aux combattants et aux
dirigeants du FRUD, qui non sans courage et
persévérance ont empêché la flamme de
la lutte de s’éteindre tout en créant
un pôle important de résistance.
Les populations
djiboutiennes, en dépit d’une féroce
répression, ne cessent de manifester d’une
façon ou d’une autre leur aspiration à la
démocratie.
L’ADD
organise chaque année, après la sanglante
journée du 18 décembre 1991 d’Arhiba où 59
civils ont été tués et 80 autres blessés,
« la journée des Martyrs », par un
rassemblement devant l’ambassade de Djibouti
à Paris, contre l’impunité des coupables et
pour l’ouverture d’une enquête
internationale.
L’ADD
lance un appel aux démocrates djiboutiens en
Europe, aux associations, et organisations
politiques, pour commémorer tous ensemble
cette année l’anniversaire de massacre
d’ARHIBA le 18 décembre 2010 par une
manifestation devant l’ambassade de
Djibouti à Paris, pour dénoncer tous les
crimes, les exécutions
extrajudiciaires, les viols, tortures et
arrestations arbitraires perpétrés par le
régime.
Londres, le 20 novembre 2010
Déclaration du FRUD au forum de Londres
Le FRUD, crée en Août 1991, est plus que
jamais porteur d’espoir de la population
Djiboutienne, opposée à la dictature et
hostile au 3ème mandat présidentiel que veut
briguer Ismaël Omar Guelleh, suite à la
violation constitutionnelle opérée en Avril
2010.
La décision de maintenir la structure
politico-militaire du FRUD en mars 2002, en
dépit de l’accord signé un an auparavant,
est aujourd’hui saluée par l’ensemble des
forces démocratiques Djiboutiennes, comme
étant d’une grande lucidité politique.
Le FRUD a été un acteur décisif de tous les
changements politiques qui se sont
déroulés à Djibouti, même si ses objectifs
restent inaboutis, essentiellement à cause
de l’importance de facteurs extérieurs et
des divisions et dissidences au sein de
l’organisation.
Il y a comme une relation dialectique entre
la montée en puissance du FRUD et la
libération des espaces démocratiques à
Djibouti.
Les premiers succès du FRUD qui ont failli
emporter le régime, sauvé in extremis par
l’interposition de l’armée française en
Février 1992, ont néanmoins obligé le régime
à adopter une constitution et un
quadripartisme, vite vidés de leur
substance.
La deuxième avancée du FRUD a permis
l’instauration d’un multipartisme en
septembre 2002 qui ne conservera que
l’aspect administratif.
Le renforcement actuel du FRUD est un atout
important pour l’ensemble de l’opposition,
pour créer un rapport de force susceptible
de peser pour une alternance politique
crédible.
La dispersion des forces de l’opposition est
aujourd’hui le seul atout du régime qui est
lui-même en proie à des divisions profondes.
Le FRUD a mené d’intenses activités pour la
recherche de l’unité de l’opposition sur une
base solide, seule à même de porter le coup
de grâce à Ismaël Omar Guelleh et son
régime. Le FRUD ne pourra se contenter de la
transparence d’une élection.
Ses objectifs restent et sont toujours
l’égalité des citoyens, l’égalité des
communautés, l’égalité des régions. Dans le
cadre d’un Etat réellement national, et pour
une démocratie authentique.
Les causes du conflit se sont aggravées, et
la marginalisation de l’une des 2
composantes principales s’est accrue, ce qui
est susceptible de générer une crise majeure
au sein de la nation et de l’Etat
Djiboutien.
Les organisations internationales ont
dénoncé les détériorations sur le plan des
droits de l’Homme et des conditions de vie
de la population.
La FIDH s’est fait l’écho des violations
massives des Droits Humains en ces termes:
« L'escalade
de la répression à l'encontre des
populations civiles opérée à Djibouti est le
reflet d'un grave recul de l'espace
démocratique dans ce pays. Sous prétexte de
vouloir mettre un terme à la rébellion armée
qui sévit dans certaines régions, en
particulier dans le Nord, l'Armée nationale
Djiboutienne (AND) procède à des actes de
représailles à l'encontre de la population
civile perçue comme soutenant directement
les rebelles: une politique de la terre
brûlée, des actes de torture et de mauvais
traitements, des violences sexuelles, de
même que des procédures illégales de
refoulement de citoyens Djiboutiens vers
l'Ethiopie seraient ainsi perpétrés dans la
plus complète impunité par les éléments de
l'armée régulière.
Ces actes de violences s'inscrivent dans le
contexte plus général d'un recul de l'espace
démocratique à Djibouti et d'une atteinte
quotidienne portée aux libertés
individuelles. Les atteintes à la liberté
d'association (notamment des partis
politiques de l'opposition), les entraves
aux actions menées par les défenseurs des
droits de l'Homme, les atteintes aux
libertés syndicales ou aux libertés
d'information et d'expression sont monnaie
courante. »
De son côté l’UNICEF a dans un rapport
de 15 juin 2010 sur la pauvreté infantile,
révélé que la majorité des enfants de
Djibouti vivent dans une pauvreté
« abjecte », qui les expose à des menaces de
mort.
Tout le monde sait, y compris les anciens
comme les nouveaux observateurs étrangers,
que les élections à Djibouti sont maintenues
au niveau d’une mascarade.
Les démocrates africains sont fatigués de
répéter comme un leitmotiv, à l’issue de
chaque scrutin, que les élections ont été
frauduleuses.
L’alternance des urnes étant condamnée par
le système actuel,
Le FRUD appelle encore et encore
à une unité des forces patriotiques sur une
plateforme politique en rupture avec des
pratiques de 33 ans, pour mettre hors
d’état de nuire ce régime rétrograde.
Londres,
le 20/11/2010
Synthèse
du forum de l'opposition djiboutienne
organisée à l'appel de l'UAD à Londres le 20
novembre 2010
La première conférence de l’opposition
djiboutienne de Londres s’est tenue samedi
20 novembre 2010 de 15 h à 20 h à l’appel de
l’Union pour l’Alternance démocratique
(UAD).
L’UAD, la coalition de l’opposition
djiboutienne à l’initiative de la
conférence, a organisé la séance publique
autour de nombreux représentants de
formations de l’opposition djiboutienne,
d’associations et de personnalités de la
société civile.
Les trois formations politiques membres de
l’UAD étaient présentes : l’Alliance
républicaine pour le développement (ARD), le
Mouvement pour le renouveau démocratique et
le développement (MRD) et l’Union pour la
démocratie et la justice (UDJ).
L’ARD était représentée par son
Vice-président Mahdi Ibrahim God, son
représentant en Europe, Maki Houmedgaba et
son représentant en France, Hamad Daoud. Le
MRD était représenté par son président Daher
Ahmed Farah et par le président du Comité du
MRD en Belgique, Abdoulfatah Omar Osman,
ainsi que par le trésorier de ce comité,
Mohamed Ali Bobeh. L’Union pour la
Démocratie et la Justice (UDJ) par Monsieur
Yonis Houssein Chireh, son représentant en
Grande Bretagne.
Extérieurs à l’UAD, le Front pour la
restauration de l’unité et de la démocratie
(FRUD) était représenté par Monsieur Ali
Chehem, représentant du FRUD en Amérique du
Nord, tandis que le mouvement Uguta-Toosa
était représenté par son président, Monsieur
Ali Coubba.
L’Association pour la démocratie et le
développement (ADD) a adressé un message à
la conférence, l’Association pour le respect
des droits de l’homme à Djibouti (ARDHD) lui
a exprimé son soutien, alors que le Congrès
pour la démocratie et la solidarité (CDS)
était représenté par Monsieur Moustapha
Khaireh
Enfin, de nombreuses personnalités de la vie
civile et politique de la société
djiboutienne avaient fait le déplacement,
notamment Messieurs Abdourahman Boreh,
Mohamed M. Aïnaché (le médiateur du forum),
Mohamed Doubad Waïss, porte-parole de
l’Intersyndicale UDT/UGTD, ainsi que Madame
Saïda Barreh, représentante du PND en
Europe.
La conférence de Londres, co-présidée par
Messieurs Mahdi Ibrahim God et Daher Ahmed
Farah, a été l’occasion de réunir toute
l’opposition djiboutienne de l’étranger et
de délivrer un discours reflétant l’ensemble
des points de vue de la société djiboutienne
en butte à un désarroi profond dû à une
situation dramatique à tous points de vue.
Il
s’agissait notamment de mobiliser la
diaspora afin qu’elle soutienne la
mobilisation pacifique en cours dans le pays
sous la direction de l’UAD.
Les
thèmes retenus étaient :
1)
NON AU 3ème MANDAT et AU VIOL DE LA
CONSTITUTION ;
2)
DES REFORMES DEMOCRATIQUES, Y COMPRIS DES
ELECTIONS LIBRES, TRANSPARENTES;
3)
DEBAT : DJIBOUTI : QUEL AVENIR AVEC UNE
DICTATURE ET DANS UNE REGION TROUBLEE ?
INTERVENTIONS
1.
Mahdi Ibrahim a ouvert le forum pour
rappeler brièvement à l’assistance la
situation qui prévaut dans le pays et le
risque de voir la pérennisation de la
dictature qui d’ores et déjà a modifié et
violé la Constitution de la manière la plus
antidémocratique. Il a précisé qu’il
appartenait à tous les Djiboutiens où qu’ils
se trouvent de rejeter ce régime par tous
les moyens pacifiques et sauver son Peuple
du désastre causé par 12 ans de répression
et de corruption jamais égalées depuis
l’indépendance. Il a réitéré l’importance de
ce forum dont les 3 thèmes retenus
consistent à ouvrir un débat sincère avec
les responsables politiques et de la société
civile en vue de dégager ensemble les moyens
indispensables pour accompagner la
mobilisation forte en cours à Djibouti sous
l’égide de l’Union pour l’Alternance
Démocratique.
2.
Daher Ahmed Farah a précisé que la menace
est réelle et que le régime s’octroie le
droit de vie et de mort sur notre population
appauvrie et en proie à la malnutrition
frappant aujourd’hui une frange importante
tant à l’intérieur du pays que dans la
Capitale. Il a ajouté que la situation
politique est des plus dangereuses pour
l’avenir et que le risque était grand tant
la dictature bafoue le peu de libertés sans
respect des lois et textes en vigueur. Il a
insisté sur l’impérieuse action des
Djiboutiens en faveur d’une réelle
démocratie avec des réformes ouvrant la voie
à une indispensable transparence électorale
telle que l’Union pour l’Alternance
Démocratique l’a posée depuis 2003 et à un
Etat national. Il a terminé son intervention
en insistant sur le fait qu’il n’y avait
aucun miracle à attendre d’une quelconque
intervention extérieure : seule notre action
déterminée et unitaire nous sauvera !
3.
Le représentant de l’UDJ, M. Yonis Houssein,
a salué le courage des membres de l’UAD pour
leurs sacrifices et leur engagement. Il a
exigé de l’assistance qu’elle apporte son
soutien le plus total à la mobilisation en
cours dans le pays pour empêcher le
dictateur de se représenter.
4.
Le représentant du mouvement syndical, M.
Mohamed Doubad Waïss, a rappelé que les
multiples condamnations internationales
(OIT, BIT, CISL, etc.) sont restées sans
effet sur l’intransigeance du régime
djiboutien et que les travailleurs se
doivent d’être à la hauteur pour accompagner
la mobilisation générale dans le pays.
5.
Les organisations œuvrant pour la défense
des droits de l’homme (ADD et CDS) ont
réitéré leur indéfectible soutien aux
efforts des démocrates Djiboutiens pour
sauver le pays.
6.
Le Président du mouvement Uguta/Toosa, M.
Ali Coubba, tout en soutenant la démarche de
l’UAD, a souhaité que celle-ci s’ouvre à
toutes les organisations et personnalités
politiques œuvrant sérieusement à
l’avènement de la démocratie.
7.
M. Mohamed M. Aînaché a souligné la
difficulté d’être opposant à Djibouti et
appelé l’assistance à remplir son devoir
citoyen en s’impliquant davantage dans la
lutte contre cette dictature féroce qu’elle
est censée avoir fuie.
8.
Du fait de sa trajectoire atypique, M.
Abdourahman Boreh a particulièrement retenu
l’attention de l’assistance désireuse de
comprendre les raisons et la solidité de son
engagement aux côté des forces de
l’opposition. Il s’est prêté volontiers à
cet exercice et a précisé que son
implication a commencé dès lors que le
dictateur a lancé le viol de la
Constitution. Il a réaffirmé sa candidature
à la présidentielle de 2011 et a défié
Ismaël Omar de recueillir plus de 3% en cas
de réelle transparence électorale. Enfin, il
a rappelé qu’Ismaël Omar avait mis au
chômage plus de 3000 travailleurs de ses
entreprises et fermé plusieurs chantiers,
ruinant ainsi le peu de confiance des
investisseurs étrangers dans notre économie.
9.
S’étant invitée en dernière minute, la
représentante du PND en Europe, Mme Saïda
Barreh, a lu un message selon lequel le
président de son parti était désormais dans
l’opposition et que l’unité était
indispensable pour mettre fin à la
dictature.
10.
M. Ali Chehem, délégué du mouvement
politico-militaire FRUD, a justement rappelé
tout ce que les quelques avancées
démocratiques devaient à la lutte armée
(relayée à l’intérieur par l’opposition
pacifique) et déclaré que son mouvement
appelle encore à une unité des forces
patriotiques autour d’une plateforme commune.
Du débat
général qui s’est ensuite instauré sous la
conduite du modérateur Aînaché, trois
idées-forces se sont dégagées :
1)
Le non au viol de la Constitution comme au
troisième mandat et le soutien à la
mobilisation pacifique de l’UAD car c’est la
dernière chance d’épargner à notre pays un
nouveau conflit civil aux conséquences
incalculables,
2)
L’impérieuse
nécessité des réformes démocratiques et le
refus de toute compétition électorale dans
les conditions actuelles, c’est-à-dire sans
l’instauration du cadre exigé par l’UAD
3)
Le parachèvement de l’indispensable unité
d’action de l’opposition autour d’un projet
démocratique fédérateur.
Pour
l’UAD
Daher Ahmed Farah
Mahdi Ibrahim A. God
Président du MRD
Vice-Président de l’ARD
Quelques photos du forum de
l'opposition djiboutienne à Londres

De gauche à droite : Ali Chehem (FRUD),
Mahdi Ibrahim (ARD), DAF (MRD), Mohamed M.
Aînaché (personnalité politique,
modérateur), Saîda Barreh (PND) et
Abdourahman Boreh (personnalité politique)

De gauche à droite: Ali Chehem (FRUD), Ali
Coubba (Uguta-Toosa), Mahdi Ibrahim (ARD) et
DAF (MRD)

Vue de l’assistance avec, au premier rang de
gauche à droite: Abdoulfatah Omar (MRD),
Doubad (Intersyndicale UDT/UGTD), Cassim
Ahmed (ARD), Yonis Houssein (UDJ) et Hamad
Daoud (ARD)


Une vue de l'assistance nombreuse


Les conférenciers du forum de
l'opposition djiboutienne à Londres

Mohamed Aïnaché, modérateur
Réflexions préliminaires de la Mission
d’observation électorale à Djibouti
2010-2011

Mission d’observation
électorale à Djibouti
2010-2011
Première visite de l'équipe
d’observation à long terme
de
Democracy International en
République de Djibouti:
Réflections préliminaires
pour l'amélioration
du processus électoral
djiboutien
Une mission d’observation à
long
terme de Democracy
International s'est
rendue à Djibouti du 1 au 9
novembre 2010 pour commencer
son évaluation des
préparatifs électoraux du
pays. Dans ce cadre des
réunions ont été tenues avec
les institutions
gouvernementales impliquées
dans les opérations
électorales, ainsi qu’avec
tous les partis politiques
et certains groupes de la
société civile. Sans
exception les interlocuteurs
n’ont pas ménagés leurs
efforts pour apporter leur
contribution au succès de
cette mission. L'équipe sera
de retour à Djibouti à
nouveau en Janvier 2011
Administration des élections
1) En tant que manifestation
concrète de son engagement
continu pour le progrès
démocratique, il serait
bénéfique pour le
Gouvernement de la
République de Djibouti
d'envoyer à l'Assemblée
nationale un projet de texte
portant ratification de la
« Charte Africaine sur la
Démocratie, des Elections et
la Gouvernance » que
Djibouti a signée le 15 juin
2007.
2) En prévision des
élections présidentielles de
2011, le gouvernement
pourrait instaurer une plus
grande confiance dans le
système électoral à travers
la rapide promulgation d'un
décret précisant les détails
chronologiques relatifs au
scrutin à venir. Il devrait
contenir, mais sans s'y
limiter, les dates de:
• L'élection ; • La
publication de la liste
électorale ; • La délivrance
des cartes d'électeurs ; •
La définition des protocoles
permettant l'accès des
partis politiques à la liste
électorale générale ; •
L'installation de la CENI ;
• Début et la fin de la
période de campagne
électorale ; • Du
dépouillement et la
totalisation des votes et
annonce des résultats ;
3) Permettre l'accès en
temps opportun à la liste
électorale à la fois aux
partis politiques et au
grand public favoriserait
une plus grande transparence
et augmenterait la
crédibilité du processus
électoral.
4) L'intégrité du processus
électoral dans son ensemble
peut être renforcée par la
création d'une CENI
équilibrée et compétente,
dirigée par une personne
dont l'intégrité est
incontestée, et nommé dans
le délai maximum autorisé
par la loi, et lui fournir
les moyens et l'autonomie
nécessaires pour que cette
dernière puisse fonctionner
correctement.
5) La transparence peut être
améliorée en rendant publics
les détails relatifs au
financement des partis
politiques par des fonds
publics pendant la période
de campagne électorale.
6) Compte tenu des
importantes responsabilités
des préfectures dans la
planification et la mise en
œuvre des élections au
niveau local, tous les
efforts devraient être faits
pour s'assurer qu'ils sont
pourvus de moyens de
communications, financiers,
logistiques nécessaires afin
de leur permettre de
s'acquitter convenablement
de leurs fonctions qui sont
par ailleurs essentielles.
Concurrence politique.
7) Tous les partis
politiques légalement
enregistrés sont invités à
participer pleinement et
activement à la vie
politique du pays, notamment
en recherchant le dialogue
avec les citoyens sur les
questions importantes pour
le développement du pays; en
informant le public de leurs
programmes politiques ; et
s’il le désire, en posant
leurs candidatures, ainsi
qu’en soutenant et en
faisant campagne pour leurs
candidats.
8) Les partis sont invités à
poursuivre le dialogue entre
eux pour bâtir une confiance
réciproque.
9) En plus de leurs
activités politiques
partisanes, toutes les
parties sont instamment
invités à assumer leurs
responsabilités nationales
pour vérifier la liste des
électeurs, participer à la
CENI, chercher un accès
régulier et efficace aux
médias publics, et plus
généralement promouvoir les
pratiques démocratiques.
10) Comme c'est le cas dans
de nombreux pays, les partis
politiques devraient
envisager sérieusement
d'élaborer, d'approuver
formellement et de respecter
un code de conduite pendant
la campagne afin de faire en
sorte que la période avant,
pendant et après l'élection
se caractérise par le
respect de la civilité, la
non-violence, le respect de
la primauté du droit et de
la tolérance pour les
différents points de vue
politiques.
Communications
11) Le mandat que s’est
donnée la Radio
Télédiffusion de Djibouti
“vous informer de manière
objective (et) à suivre des
débats nationaux” gagnerait
à travers la recherche de
possibilités d'engager touts
les partis légalisés dans
des discussions et des
débats publiques
radiodiffusées afin de mieux
informer le public au cours
de la période de la campagne
électorale.
12) En outre, en dehors de
la période spécifique de la
campagne électorale, la RTD
et « La Nation », en tant
qu’unique médias nationaux,
sont encouragés à faire tous
les efforts pour couvrir les
événements importants qui
influent sur la vie
politique de Djibouti pour
faire en sorte d’exposer des
points de vue alternatifs.
13) Les médias et les relais
d'information doivent
contribuer à la paix et la
stabilité en effectuant une
couverture responsable des
questions électorales et
politiques d'intérêt pour le
public, et en s'abstenant
des attaques personnelles et
d’éviter un langage aux fins
de division.
14) De manière générale, il
est de la responsabilité
éthique et professionnelle
des canaux d’information de
refléter la diversité
d'opinion et de présenter
une image équilibrée des
événements politiques et
électoraux.
Education civique des
électeurs
15) Le gouvernement est invité
à lancer une vaste campagne
d'information en diffusant
des messages d'éducation des
électeurs sur les principes
démocratiques, la
signification des élections
et les rôles et les
responsabilités des
citoyens.
16) En outre, une campagne
d’éducation visant à combler
les lacunes du public par
rapport à la compréhension
de ces derniers des domaines
importants tels que
l'inscription des électeurs
et la délivrance des cartes
nationales d'identité irait
bien à une meilleure
compréhension et
encourageant une plus large
participation du public dans
les processus électoraux.
17) A titre de complément
des efforts d'information de
l'État et afin d'encourager
une plus grande
participation populaire dans
les élections, les
organisations de la société
civile devraient rechercher
les moyens d'entreprendre
des campagnes non partisane
d’éducation civique et
électorale en direction des
groupes traditionnellement
marginalisés comme les
femmes, les handicapés,
et en milieu rural les
populations semi-nomades.
Soutien externe
18) Les organisations
internationales, les
missions diplomatiques ainsi
que les agences bilatérales
et multilatérales sont
instamment invités à
apporter un soutien concret
à la population de Djibouti
sur le chemin d'une plus
grande démocratie.
19) Toutes les parties
prenantes Djiboutienne sont
encouragées à tirer parti
des possibilités existantes
afin de bénéficier de
l'assistance technique dans
une grande variété de
domaines, notamment la
vérification de la liste des
électeurs, l'éducation
civique des électeurs,
l'observation électorale, le
développement d’un code de
conduite pour les partis
politiques, la formation des
partis politiques, la
formation des médias, la
communication des résultats,
et d'autres domaines.
Democracy International (DI)
est basée aux États-Unis et
fournit des services
d'analyse, offre une
assistance technique, et met
en œuvre des projets à
travers le monde pour la
démocratie et la promotion
de la gouvernance. La
mission d'observation de DI
à Djibouti est soutenue par
l'Agence des États-Unis pour
le développement
international (USAID) en
vertu d’un accord entre les
États-Unis et le
gouvernement de Djibouti
intitulé, « Gouverner avec
Justice et Démocratie ».
(Auteurs: Christian
Hennemeyer, El Obaid Ahmed
El Obaid, et Kevin Colbourne,
21 Novembre 2010)
Contact: Kevin Colbourne,
Directeur de Mission
d’Observation Électorale:
+253- 34 46 52
Email:
kcolbourne@democracyinternational.com
1st
Visit of Democracy
International’s Long-Term
Observation Team to the
Republic of Djibouti:
Preliminary considerations
for improving the Djiboutian
electoral process.
Democracy International’s
Long-Term Observation team
visited Djibouti from Nov. 1
– 9, 2010 to commence its
assessment of the country’s
electoral preparations.
Meetings were held with
government entities involved
in electoral operations, all
political parties, and civil
society groups. Without
exception interlocutors were
generous with their time and
ideas. The team will return
to Djibouti again in January
2011.
Electoral
Administration
1) As
a concrete manifestation of
its continued commitment to
democratic progress, the
Government of the Republic
of Djibouti would benefit
from sending to the National
Assembly for ratification
the “African Charter on
Democracy, Elections and
Governance”. *This document
was signed by the government
on June 15, 2007.+
2) In
anticipation of the 2011
presidential elections, the
government could generate
increased confidence in the
electoral system through the
speedy issuance of a decree
outlining the chronological
details relating to upcoming
polls, including, but not
limited to
the dates for:
The election
Publication of the
electoral list containing
the names of all registered
voters
Issuance of voters cards
Allowing the political
parties access to the entire
electoral list
Installation of the CENI so
it can serve its entire 90
days
The beginning and end of the campaign period
Counting, tabulation of
votes and announcement of
results
3) Allowing timely access to
the electoral list both to
political parties and to the
general public would promote
greater transparency and
enhance the credibility of
the electoral process.
4)
The integrity of the entire
electoral process can be
enhanced by the creation of
a balanced and competent
CENI, headed by a person of
unquestioned integrity,
named within the maximum
period allowed by law, and
provided with the necessary
means and autonomy to
function properly.
5) Transparency can be
improved by making public
the details relating to the
provision of state funds to
political parties during the
period of electoral
campaigning.
6) Given the important
responsibilities of the
Prefectures in the planning
and implementation of
elections at the local level,
every effort should be made
to ensure that the
Prefectures are provided
with adequate financial,
logistical and
communications means in
order to permit them to
properly carry out these
essential support functions.
Political
Competition
7) All legally registered
political parties are
encouraged to take a full
and active part in the
political life of the
country, including seeking
dialogue with citizens on
issues important to the
development of the country;
informing the public of
their political programs;
and if so desired,
nominating, supporting and
campaigning for candidates.
8) Parties are advised to
continue dialogue among
themselves to build trust
and confidence
9) In addition to their
partisan political
activities, all parties are
urged to undertake their
national responsibilities to
verify the voter registry,
participate in the CENI,
seek regular and effective
access to public media, and
generally promote democratic
practices.
10) As is the case in many
countries, political parties
should give serious
consideration to developing,
approving and respecting a
formal code of campaign
conduct to ensure that the
period before, during and
after the election is
characterized by civility,
nonviolence, respect for the
rule of law and tolerance
for different political
viewpoints.
Communications
11) Radio Télédiffusion de
Djibouti’s expressed mandate
to “vous informer de manière
objective (et) à suivre des
débats nationaux” would gain
from seeking opportunities
to engage all legal
political entities in
publicly broadcast
discussions and debates in
order to better inform the
public during the electoral
campaign period.
12) Furthermore, outside of
the specific electoral
campaign period, RTD and La
Nation, as the sole national
media outlets, are
encouraged to make every
effort to report on
significant events that
influence the political life
of Djibouti in a manner that
exposes alternative
viewpoints.
13) Media and information
outlets can contribute to
peace and stability by
conducting responsible
reporting on electoral and
political issues of interest
to the public, and
refraining from personal
attacks and divisive
language.
14) In general, news outlets
have a professional and
ethical responsibility to
reflect a diversity of
opinion and to present a
balanced picture of
political and electoral
events.
Voter and Civic
Education
15) The government is urged
to launch a comprehensive
information campaign airing
voter education messages on
democratic principles, the
meaning of elections and the
roles and responsibilities
of citizens.
16) Furthermore, education
addressing gaps in the
public’s knowledge of
important areas such as
voter registration and the
issuance of national
identification cards would
go far in increasing
understanding and
encouraging broader public
participation in electoral
processes.
17)
By way of complementing the
informational efforts of the
state and of encouraging
greater popular
participation in the
elections, civil society
organizations should seek
ways to undertake
non-partisan civic and voter
education campaigns directed
at traditionally
marginalized groups such as
women, the disabled, rural
and semi-nomadic
populations.
External Support
18)
International organizations,
diplomatic missions, and
bilateral & multilateral
agencies are urged to
provide tangible support to
the people of Djibouti on
their path to greater
democracy.
19)
All Djiboutian stakeholders
are encouraged to
take advantage of
opportunities to benefit
from existing technical
assistance in a wide variety
of areas including voter
registry verification, civic
and voter education,
electoral observation,
political party code of
conduct development,
political party training,
media training, results
reporting, and other areas.
Democracy International (DI)
is based in the United
States and provides
analytical services, offers
technical assistance, and
implements
projects worldwide for
democracy and governance
promotion. DI’s observation
mission in Djibouti is
supported by the United
States Agency for
International Development
(USAID) under the Governing
Justly and Democratically
Assistance Agreement between
the United States and the
Government of Djibouti.
(Authors:
Christian Hennemeyer, El
Obaid Ahmed El Obaid, and
Kevin Colbourne, November
21, 2010)
Contact: Kevin Colbourne,
Director of Election
Observation Program: +253-
34 46 52
Email:
kcolbourne@democracyinternational.com
Mesdames et messieurs,
Je vous salue.
Je vous apporte également les salutations du Président du
PND, ADEN ROBLEH AWALEH. Je vous lis ici le message du
Président du PND qui s'excuse de ne pouvoir participer à ce
forum de l'opposition :
« Le PND fait partie de l'opposition djiboutienne. Depuis 8 mois le
PND dénonce vigoureusement, de manière claire et nette la
dictature implacable que M. GUELLEH a instaurée depuis qu'il
est à la tête de notre pays, en 1999.
« Nous devons faire tout ce qui est possible pour l'en
empêcher.
« Notre priorité doit être l'élection présidentielle de
2011.
Selon le PND
l'opposition djiboutienne doit s'unir et présenter un
candidat unique.
« Pour revenir à la tête du pays M. Guelleh compte sur une
seule possibilité : que l'opposition boycotte l'élection..
Nous ne devons pas lui donner cette possibilité. C'est dire
que nous devons participer à cette élection sinon notre
peuple complètement mobilisé contre lui sera blessé
mortellement.
« Je suis convaincue que les fraudes électorales seront
réduites au minimum. Il y a sur place une ONG fortement
décidée à s'impliquer dans cette élection. Nos partis
travaillent avec elle étroitement. Je vous adresse un
document en cinq points que le PND a remis à cette ONG et
selon les dernières nouvelles le document a été remis par
cette ONG au dictateur.
« Il est nécessaire que l'ensemble des mouvements
d'opposition publient un document signé par tous ces
mouvements y compris bien entendu le PND.
« On peut s'unir sous cette bannière : Opposition unie
contre la dictature (OUCD)
« LES BASES DE LA TRANSPARENCE ELECTORALE
« 1°) Mise en
place d’une commission nationale électorale indépendante
ainsi que ses représentants au niveau local
« 2°) - mettre en place un bulletin de vote unique portant
les photos des candidats et les logos de
leurs partis ;
« 3°) Le
président de la CENI est élu par les membres de la CENI ;
« 4°) mise
en place d’une encre véritablement indélébile pour éviter le
vote multiple ;
« 5°)
dotation pour couvrir les charges afférentes aux activités
de la CENI. »
signé : ADEN ROBLEH AWALEH, Président du Parti National
Démocratique (PND).
Je me présente :
SAIDA BARREH FOUREH, représentante du PND en France et en
Europe.
Je vous remercie de votre attention.
R appel
de la lettre de l'UAD pour les conditions d'une
démocratisation de la vie politique
L'UAD écrit au Chef
de l'État (sans réponse)
UNION POUR
L’ALTERNANCE DÉMOCRATIQUE
ARD, UDJ, MRD ET PDD
A Monsieur le
Président de la République
Chef de Gouvernement,
Palais Présidentiel Djibouti
Djibouti, le 21 mai
2004
Monsieur le Président de la République,
Depuis l’instauration du multipartisme intégral consécutif
aux accords de paix définitive du 12 mai 2001, nous n’avons
à aucun moment manqué de nous conformer aux dispositions
légales en vigueur afin de respecter pleinement les règles
qu’impose toute démocratie. Nous nous permettons de vous
rappeler que nous vous avions saisi, en votre qualité de
Président de la République et Chef de Gouvernement, avant et
après les élections législatives, sur l’énorme décalage
entre la démocratisation affichée et les dispositions de la
loi relatives aux élections.
A cet effet, c’est par souci de transparence électorale, que
nous vous avions d’ailleurs écrit le 9 novembre 2002, sur
l’impérieuse nécessité d’une modification du décret n°
2002/198/PR/MID du 30 septembre de la même année relatif à
la composition et au fonctionnement de la Commission
Electorale Nationale Indépendante en vous y exposant nos
observations et nos propositions afin que ladite commission
puisse disposer de toutes les attributions et compétences
nécessaires pour bénéficier de l’indispensable indépendance
que requiert sa mission, seule garantie pour l’organisation
d’élections libres et transparentes.
De l’annonce des résultats du scrutin du 10 janvier 2003 à
ce jour, nous avions entrepris et épuisé toutes les
démarches légales, pour le remboursement de la caution de
32,5 millions fd déposée au Trésor Public par les 65
candidats de notre liste aux dernières élections. Du
Trésorier payeur, en passant par le Ministre de l’Intérieur,
du Tribunal Civil et Commercial, du Tribunal du Contentieux
Administratif enfin du Ministre de la Justice chargé des
Droits de
l’Homme, nos doléances sont restées sans réponse.
Notre dernière tentative, avec pour objectif le déblocage de
la situation politique de notre pays, fut notre entrevue du
24 mars dernier avec votre Ministre de l’Intérieur et de la
Décentralisation. Cette rencontre devait permettre la
concrétisation effective, puisque légale, des engagements
relatifs à la démocratisation de la vie politique, tant pour
les consultations nationales que régionales.
A ce sujet, nous n’avions pas manqué de faire remarquer au
Ministre en charge de la Décentralisation, que la loi n°
174/AN/02/4ème L portant décentralisation et statut des
régions du 7 juillet 2002 promulguée par vous-mêmes et
publiée au journal officiel du 15 juillet 2002 a été tout
simplement violée, au regard de son article 5 aliéna 2
lequel dispose : « dans les trois mois qui suivront la
promulgation de la présente loi, un décret précisera un
calendrier pour l’installation et la mise en place effective
des collectivités régionales élues
ainsi que les transferts de compétences qui leur sont
dévolus par la loi ».
Par conséquent, cette réunion n’ayant débouché sur aucune
conclusion honorable et considérant qu’à défaut d’une issue
responsable pour notre pays, nous, Union pour l’Alternance
Démocratique regroupant les quatre partis de l’opposition,
toujours soucieuse de l’intérêt général, réitérons avant
toute consultation électorale nos exigences légales et
légitimes pour :
- La refonte des listes électorales qui doivent refléter la
réalité du corps électoral tel qu’il est actuellement. Sur
ce point, votre Ministre de l’Intérieur avait reconnu en
présence des observateurs internationaux lors des dernières
législatives que les listes électorales étaient décalées de
la réalité du corps électoral national.
- L’établissement de ces listes par bureau de vote dans les
régions de l’Intérieur ;
- La mise en place d’une véritable Commission Electorale
Nationale Indépendante (CENI), composée à parité de
représentants de l’Opposition et de représentants des partis
au pouvoir, sous la présidence d’une personnalité
indépendante acceptée par les deux parties ;
- L’élaboration conjointe (Opposition/Gouvernement) du
Statut Spécial de la Capitale Djibouti ;
- La modification de la Loi relative aux élections dans ses
articles 27 et 54, portant sur la proclamation des résultats
et la remise des Procès-verbaux, consécutives au
dépouillement du résultat des scrutins. Désormais, nous
considérons que pour une transparence réelle des élections,
chaque liste doit disposer de son exemplaire de PV et les
résultats proclamés par la CENI ;
- L’abandon pur et simple des pratiques de l’ancien système
du parti unique dans la désignation des assesseurs par le
pouvoir. Ces assesseurs doivent désormais représenter les
listes en compétition ;
- L’accès libre et équitable des partis politiques aux
médias publics;
- L’amendement et l’application effective de la loi de 1992
sur la communication qui autorise l’ouverture de radios et
de télévisions libres.
Monsieur le Président de la République, la légitimité du
pouvoir, la transparence et la stabilité résident dans la
loyale application des points ci-dessus. Dans le cas
contraire, nous prenons à témoins l’opinion nationale et
internationale sur les dangers que fait courir votre
gouvernement à la fragile stabilité que nous avons su
préserver jusqu’à ce jour. Conditions pour la
démocratisation de la vie politique.
Message du Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS) au
Forum de l’UAD à Londres
Congres Djiboutien pour la Solidarité
(CDS)
Adresse : Parc du Peterbos 1, 1070
Bruxelles
Tél : (00 32) 0486 36 31 10
bouhismail@yahoo.fr
Tél : (00 32) 0486 35 58 27
roblehbourale@yahoo.fr
Ce message était la contribution de Congrès
djiboutiens pour la solidarité pour le forum de l’UAD à
Londres le 20 novembre.
Chers participants,
Permettez-moi de remercier l’UAD au nom du Congres
Djiboutien pour
la Solidarité que j’ai l’honneur de
représenter ici.
Le CDS souhaite nourrir le débat politique à travers des
propositions qu’il juge fondamentales. Nous pensons que la
clarté du message politique pour un peuple sous le feu
de la propagande quotidienne est un élément vital pour
l’action.
A savoir et en premier lieu : l’affirmation d’une lutte
pacifique
Certes, la violence appelle la violence et je comprends la
radicalisation de certains de nos compatriotes tentés par
une lutte armée. Cependant, si l’option militaire constitue
la manière la plus catégorique d’évincer le tyran ou tout au
moins de le déstabiliser, c’est aussi et souvent une option
périlleuse qui ne garantie nullement une démocratie durable.
Pour cela et pour bien d’autres raisons aussi nobles, le CDS
réaffirme son attachement à une lutte pacifique mais
déterminée qui s’inscrit dans la durée aux côtés de l’Union
pour l’Alternance Démocratique (UAD).
Puisque la corrélation entre développement et développement
de la société civile n’est plus à démontrer, nous appelons
l’opposition à renforcer la coordination avec les forces
vives et notamment avec les structures telles que la nôtre
qui désire œuvrer à ses côtés.
Parmi les propositions du CDS, la lutte contre le tribalisme
et la culture du partage de gâteaux :
33 ans après l’indépendance, est-il acceptable que la
représentation nationale rime toujours avec représentation
tribale ? L’assemblée actuelle est certes monocolore et mal
élue mais elle tire un semblant de légitimité aux yeux de
certains dans sa composition tribale instaurée jadis par le
colonisateur et gravée depuis lors dans le marbre et dans
les esprits.
Le silence de l’opposition sur ce sujet et la revendication
d’une équilibre ethnique prôné par certains hôtent tout
espoir à une société égalitaire. Cette politique a crée des
citoyens de second zone, des citoyens suspects. On est en
droit aujourd’hui de se demander quels citoyens et pour
quelle nation voulons nous construire. Peut-on continuer à
écarter continuellement des franges importantes de nos
communautés du fait de leurs appartenances claniques ?
L’opposition doit prendre sa responsabilité.
A chaque génération sa mission politique : le CDS propose à
l’UAD d’ajouter dans sa liste de revendications le scrutin
proportionnel par circonscription qui serait une réponse
institutionnelle à la culture du gâteau.
La lutte contre la drogue du khat qui constitue un fléau
national et pas uniquement financier, malgré l’hémorragie
que constitue son importation. Ses conséquences sont tout
simplement incalculables en termes de santé publique et de
destruction du bien être familial. Là aussi une politique
courageuse permettrait un vrai débat et surtout une prise de
conscience salutaire que nous appelons de nos vœux.
Chères sœurs, chers frères
Ne soyons pas tentés par le pouvoir facile. Œuvrons pour une
culture de la vérité face à la politique du mensonge et de
la manipulation. L’autorité doit être recentrée en son sens
essentiel « Autoritas » prendre les autres en charge pour
les faire grandir. Il nous semble important de se remettre
en cause avant de changer les choses.
Ne pas se focaliser uniquement sur le rejet d’un homme aussi
tyran soit-il mais plus encore construit un véritable projet
alternatif, engranger des batailles pour gagner la guerre.
Nous voulons une presse libre et responsable. Nous voulons
que puissent s’exprimer et fleurir des mouvements
associatifs, des coopératives dynamiques et productives.
L’événement du droit absolu et inaliénable des femmes et des
hommes à mettre l’intelligence au centre de leur vie nous
motive. Nous retenons le mot de ce philosophe « quand
l’intelligence desserte les forums, la médiocrité s’installe
et tout finit en dictature ». Nous voulons surtout que nul
ne s’arroge le droit de chosifier l’autre ni de le mettre à
genou.
Cette politique a fait de nous des réfugiés, des apatrides,
mais nous refusons l’idée du renoncement qui fait le lit de
la résignation. « Si tu peux voir détruit l’œuvre de ta
vie » disait le sage « et sans perdre un instant, te mettre
à rebâtir, alors tu seras un homme mon fils »
Chaque peuple humilié, bafoué, entravé dans sa quête de
liberté et de progrès et plongé dans la nuit saura un moment
ou un autre s’arc-bouter autour d’un même radeau prenant
appui sur sa dernière chance de survie pour briser ses liens
et sortir rayonnant le visage en larmes et en sang,
méconnaissable peut-être, mais définitivement vivant.
Nous seront vivants parce que nous le voulons et nous le
pouvons.
Je remercie l’UAD encore une fois et les responsables de
l’ARD en particulier qui ne ménagent pas leurs efforts pour
sensibiliser et éduquer à travers la cohérence de leur
message politique.
Vive la république de
Djibouti !!!
Vive le
peuple djiboutien !!!
Vive l'UAD !!!
Ismail BOUH ROBLEH
Contribution de Hassan Cher, représentant de l'ARD en
Suisse, au Forum de l'opposition djiboutienne
Mr Hassan Cher Hared
Secrétaire aux
relations internationales de l’UDT
Représentant de l’ARD
en Suisse
Chemin des
Aubépines 11
1004 Lausanne
Tél : 0041 788 24 52
69
Email :
nour_djib@yahoo.fr
au
Forum de l’UAD à Londres.
Suisse,
le 19/11/2010
Chers compatriotes,
Sachant bien que
l’action, les gestes et la contribution de chacun de nous
tous sont primordiales à la concrétisation de notre lutte
pour la naissance d’un état de droit dans notre pays, la
république de Djibouti, j’ai le regret de vous annoncer que
je n’y serai pas à ce forum
de Londres et profite de l’occasion afin de vous
demander de m’excuser pour cet absence fâcheux.
Malgré
mon absence à une des événements importants de l’UAD,
je ne manque pas de mener à bon escient mes engagements tant
politiques que sociales.
Sans oublier que nous
sommes confrontés à un des régimes le plus pernicieux du
continent noir au vu de sa politique des répressions basées
sur des techniques sournoises. Le moins surprenant qu’ils
soient, au-delà des atteintes physiques, ces méthodes de
répression qui va de la mise à la pauvreté forcé, de
l’exploitation, la
maltraitance psychologique, la déréglementation programmée
de l’outil administratif, l’avilissement de
la qualité de
l’enseignement, la banalisation de la corruption,
l’opposition systématique et volontaire à l’émancipation
économique, sociale et juridique des citoyens, et ainsi
d’autres, qui ne sont pas encore considérés comme des
violations graves des droits de l’homme par la communauté
internationale.
Cette politique
d’anéantissement qui profite et profitera au régime va,
d’un côté réduire
presque à néant toute possibilité de
réclamation d’un
peuple occupé à surmonter quotidienne tous les embuches
précités et de l’autre côté
ça rendra éreintante la lutte
politique.
La position
stratégique de notre pays peut jouer un rôle prépondérant à
notre lutte politique. Ça peut être d’une manière positive
comme ça peut être d’une manière négative. Mais, les choses
tendent plutôt du côté négative pour le peuple en raison des
puissances occidentaux pressent à Djibouti qui semblent
primer leurs intérêts immédiat à l’émergence d’un état de
droit durable et favorable à tout le monde.
Dès lors, pour barrer
la route à la troisième mandat qui est synonyme
d’instauration d’un régime pérenne et réhabiliter la
constitution nationale corrompue et dévalorisée, je crois
que nous devons soutenir les actions de masse pacifique que
l’UAD mène à l’intérieur et à l’extérieur du pays,
intensifier les contacts et sensibilisations internationales
et, surtout, entreprendre des actions juridiques
coordonnées.
C'est-à-dire la
rédaction d’un document juridique bien scellé que n’importe
qui peut s’en servir dans ses démarches et contacts
internationales.
Ce document portera
sur trois thèmes, la bonne gouvernance, la démocratie et les
élections à Djibouti. Il sera semblable au « rapport sur les
droits d’opinion et d’expression à Djibouti » que j’avais
initié et réalisé à 80% avec le concours de l’Ardhd, l’UDT
et la Lddh.
Et je m’en charge à
fournir une ossature bien détaillé et à la collecte des
articles et lois dénonçant les violations des thèmes
susmentionnés si les intervenants
s’engagent sur ce projet.
Je vous salue sur ce
et vous souhaite un forum
chaleureux et plein de succès.
Vive la république de
Djibouti !!!
Vive la
démocratie !!!
Et que la lutte
continue !!!
Contribution de
Aïnaché au
Forum de
l'opposition
djiboutienne :
"Pas facile
d'être opposant
à Djibouti"
FORUM DE
L’OPPOSITON DJIBOUTIENNE
Londres, le
20 novembre 2010.
LA VOIX AU CHAPITRE :
Par AÏNACHÉ
PAS FACILE D’ÊTRE OPPOSANT A DJIBOUTI !
Pour se réunir, réfléchir ou échanger
sur la vie politique, syndicale ou même culturelle, cela
devient pratiquement impossible pour la grande majorité des
Djiboutiens de s’organiser dans leur propre pays.
Toute tentative de cet ordre est à
priori soupçonnée d’être une mauvaise intention de la part
des personnes ou des groupes. Ceux-ci sont aussitôt
assimilés à des ennemis de la république.
Car dans l’esprit de nos dirigeants,
tous ceux qui ne font pas partie du cercle réduit des
courtisans sont des ennemis de l’ordre établi.
C’est la raison pour laquelle
l’opposition politique, syndicale, ou tout autre groupe
souhaitant échanger un point de vue sur son propre pays est
contraint de le faire hors des frontières nationales, comme
c’est le cas aujourd’hui, à Londres. On peut rappeler que
bien d’autres réunions semblables ont précédé celle ci et
dont les plus récentes sont Bruxelles, Ottawa ou Paris.
Mon souhait, et sans me tromper, le
souhait de chacun d’entre nous qui avons fait l’effort
d’organiser ce forum ou d’y participer en venant, pour
certains de loin, est que notre rencontre serve à faire
avancer la coalition de l’opposition et
envoie un énorme signal d’encouragement à tous les
Djiboutiens qui souffrent sous ce régime policier.
Les thèmes choisis pour
cette rencontre sont aujourd’hui:
1er
-
Non au 3ème mandat et au viol de la constitution
2ème
- Des réformes démocratiques y compris des élections libres
et transparentes
3ème
-
Débat : Djibouti, quel avenir avec
une dictature et dans une région troublée ?
Le viol de la constitution qui s’est
opéré avec les obligés du président, manifestement sans
douleur, n’est pas et ne peut être validé par personne
encore moins par nous qui sommes rassemblés ici, maintenant,
et ceux qui se
battent au risque de leur vie au pays.
La preuve s’il en était besoin, la
démonstration de la population à Djibouti mardi dernier,
jour de l’aïd, à l’appel de l’UAD.
En modifiant la constitution, le
président n’a même pas pris la peine de cacher ses
intentions. En procédant de la sorte, il visait sans
vergogne une présidence à vie. Cela lui parait aller de soit
car ayant reçu cette fonction en héritage, dans son esprit
il se doit de rester suffisamment longtemps pour léguer la
présidence aux siens.
Alors, la première question posée est :
comment s’opposer à cette élection anticonstitutionnelle
programmée pour le mois d’avril 2011, soit dans seulement
cinq mois ?
A la dernière élection présidentielle
d’avril 2005, l’opposition avait choisi le boycott, après
avoir constaté que les conditions minimales pour participer
dignement à cette élection n’étaient pas réunies
Le président sortant qui se présentait à
sa propre succession, n’a pas non plus pu susciter un seul
candidat, même de complaisance, comme challenger.
Malgré tout, cela ne l’a pas gêné
d’aller seul à l’élection dont il avait à l’avance programmé
son succès. D’où le surnom dont le journal
La Réalité l’a affublé ’’LE CANDIDAT SOLITAIRE’’
Deux
mandats illégitimes
:
Le tenant du titre a bénéficié, jusqu’à
maintenant de deux mandats illégitimes.
Comme chacun
sait, l’élection de 1999 fut très fortement contestée et
l’opposition s’est senti volée de sa victoire comme aux
législatives de 2003, locales de mars 2006 et législatives
de février 2008.
Ni pour l’une ni pour les autres, le
pouvoir n’a pu (ou voulu), jusqu’à ce jour, démontrer la
véracité de sa victoire ni donner aucun éclaircissement
quant à l’organisation et aux résultats du scrutin.
L’élection du second et dernier mandat
fut la plus ridicule en l’espèce.
Le candidat sortant n’a même pas pu
trouver un adversaire de complaisance pour sauver les
apparences. En raison du refus de l’opposition de servir de
caution à une élection mascarade, il fut contraint d’aller
faire sa cuisine seul.
Les conditions non remplies de
l’élection de 2005 sont toujours d’actualité et par
conséquent il n’y a eu aucune évolution qui pourrait
infléchir la position de l’opposition regroupée au sein de
l’UAD.
C’est la raison pour laquelle, les
dirigeants de l’UAD préconisent une nouvelle fois, la non
participation à cette élection mascarade annoncée.
Il est toujours difficile pour un
démocrate de refuser de participer à une élection. Mais
quand les dés sont pipés et que tout est joué d’avance en
bafouant les règles minimes élémentaires acceptables, il est
criminel et irresponsable de cautionner une élection
truquée.
Notre Autocrate
est un adepte de la malheureuse phrase de l’ancien président
français J. CHIRAC, je cite :’’Il faut laisser les
dictateurs gagner les élections, sinon ils ne l’organiseront
pas’’.
Pour finir, permettez-moi d’aborder, la
troisième question posée pour notre rencontre :
Quel
avenir avec une dictature et dans une région troublée
?
Sans espace de liberté, nous nous
réunissions une fois de plus en dehors de notre pays. La
parole publique est confisquée sauf dans les Mabrazes
truffés d’oreilles intéressées.
Nous apprenons régulièrement la
difficulté que rencontrent les militants des partis
légalisés de se rendre dans les annexes afin de participer à
des réunions ou de rencontrer les dirigeants.
Ils subissent constamment à proximité
des sièges des partis ou aux domiciles de certains
dirigeants des provocations et intimidations policières.
Nous savons désormais que le recours à
la guerre civile est la pire des solutions et pourtant cela
nous traverse parfois l’esprit.
Certains d’entre nous ont franchi ce pas
avec toutes les conséquences que cela a pu engendrer.
L’expérience de la guerre civile (dont
les braises couvent encore de nos jours) des années quatre vingt
dix avec son cortège de malheur a stoppé net le
développement du nord de la république.
Il ne faut pas perdre de vue que le
conflit sommeille en nous, prêt à surgir.
Pour éviter une nouvelle guerre civile
abominable, nous sommes forcés d’abandonner nos divisions
intestines qui en définitive ne profitent qu’aux tenants du
pouvoir.
Il est illusoire de vouloir établir une
nation sans des citoyens égaux. Il ne se passera rien de
sérieux dans le domaine politique tant que l’unité politique
ne sera pas réalisée autour d’un leader charismatique adoubé
par l’opposition nationale.
La malédiction Djiboutienne veut que les
politiciens visent une alternance ethnique ou tribale au
lieu d’une alternance des programmes politiques.
Ce n’est pas que nous manquons de
généraux, mais d’un GENERAL EN CHEF.
Tout le monde se souvient de la
raillerie de l’ancien Secrétaire d’État
USA, Henri Kiesinger
à propos de l’absence d’un interlocuteur représentant
l’Europe dans les années quatre vingt : ‘’L’Europe
quel numéro de téléphone ?’’
D’où vient cette impuissance sinon des
rivalités ethniques et tribales savamment entretenues ?
Pour ma part, je me demande souvent, si
le pouvoir ne rêve pas d’entretenir un conflit permanent
le rendant indispensable aux yeux des puissances
étrangères qui sont évidemment inquiètes à propos de leurs
intérêts économiques et géostratégiques dans cette région
troublée !
Ainsi, notre président leur vend l’idée
qu’il est par sa fermeté et sa longévité au pouvoir, le
garant de la stabilité dans la région.
On murmure ça et là qu’il n’est pas
étranger aux conflits qui perdurent en Somalie
Notre président, par son refus
d’affronter le débat démocratique, s’approprie l’adage que
les chrétiens attribuent à Jésus-Christ : Celui qui
n’est pas avec moi est contre moi. Donc pas de
débat, pas de démocratie pas de civisme.
Depuis toujours, les occidentaux ont
privilégié leur intérêt stratégique qui vient de prendre une
dimension colossale avec la guerre civile en Somalie qui
perdure depuis bientôt vingt ans et ses conséquences
multiples.
La désormais célèbre et très
‘’lucrative’’ piraterie maritime au large de la Somalie a
augmenté l’intérêt déjà réel aux yeux du monde sur notre
petit pays.
Notre pays a donc pris, à cause ou
grâce, c’est selon, les troubles de la région et la
piraterie, une dimension qui nous dépasse. Nos dirigeants
n’ont vu que les retombées financières comme d’habitude à
leurs usages personnels.
Leur cupidité les a aveuglés et comme
toujours, ils n’ont pas su trier le bon grain de l’ivraie.
Nous intéressons, à n’en pas douter, le
monde entier. Il faut que nous soyons à la hauteur de
l’espoir d’une stabilité que notre pays suscite.
Nous avons claironné et voulu que notre
pays soit une « terre de rencontre et d’échange » et je suis persuadé que nous
pouvons
restaurer cette maxime. Il ne suffit pas de le dire mais il
faut le faire.
Le plus important ce n’est pas de se
doter des institutions sur
papiers et de se flatter de voter des lois mais de
les appliquer !
La mobilisation générale des démocrates
préconisée à de multiples reprises doit s’organiser
rapidement. Parce que nous n’avons plus de temps à perdre.
Il est plus qu’urgent que nous prenions
lors de cette rencontre des décisions audibles, visibles et
concrètes pour mettre hors d’état de nuire ce pouvoir usurpé
qui n’a que trop duré.
Vive le peuple Djiboutien uni !
Vive la Démocratie!
AÏNACHÉ
Message de l'ARDHD
au Forum de l'opposition djiboutienne de Londres
A tous les participants au
Forum de Londres du 20 novembre 2010
En tant que témoin de
l’évolution de la situation à Djibouti et président de
l’ARDHD, j’aurais fortement souhaité participer à vos débats
en qualité d’observateur, puisque, comme vous le savez, je
n’ai aucune « ambition » politique dans le Djibouti et que
le régime de Guelleh n’est pas prêt, de toutes les façons, à
m’accorder la nationalité djiboutienne … !
Malheureusement des
contraintes familiales de dernière minute m’ont empêché de
faire le déplacement et je remercie à l’avance Mr Anaiche,
modérateur du forum qui vous lira ce message en mon nom.
Depuis sa création en 1982,
l’ARDHD n’a jamais cessé de réclamer l’union de tous les
opposants sincères et engagés dans la libération du peuple
de l’oppression qu’il subit pratiquement depuis
l’indépendance et qui s’est encore renforcée depuis 1999,
avec la prise du pouvoir par M. Guelleh.
C’est en ma qualité de
défenseur des Droits de l’Homme que j’interviens aujourd’hui
devant vous. On me dit souvent que la politique ne devrait
pas faire partie de notre combat pour les Droits de l’Homme.
Et pourtant ! Comment l’ignorer ? Alors que c’est elle qui
conditionne directement la situation des Droits de l’Homme
dans un Etat. Ce sont les hommes politiques qui prennent et
qui appliquent les décisions en matière de justice, de
police, d’enseignement, de santé et de services collectifs,
pour ne citer que ceux-là.
C’est la raison pour
laquelle les Défenseurs des Droits de l’homme ne peuvent pas
ignorer la vie politique et surtout les positions de
l’opposition face à ce régime trompeur, accapareur, qui
asservit les populations et qui ruine l’économie et l’espoir
dans l’avenir.
Mais le régime est coriace
! Il a acheté des consciences et des hommes qui tiennent
d’une main de fer toutes les commandes du pays : armée,
police, justice, communication, etc…
Pour les mettre en échec, il faut leur opposer des forces au
moins aussi puissantes. Très rapidement au sein de l’ARDHD,
nous sommes parvenus à cette conclusion : « seule l’union
sans faille de tous les opposants peut provoquer la chute du
système dictatorial ». L’ennemi numéro 1 à abattre, c’est le
régime. Tant que le régime de Guelleh sera en place, il
serait stérile et irresponsable de jouer la concurrence
entre les différentes tendances politiques.
Ce n’est qu’une fois le régime écarté du paysage djiboutien,
que chaque parti, chaque leader pourra soumettre au suffrage
universel, son programme, ses options et sa vision pour
l’avenir.
Pour y arriver, il faut non seulement opposer la force de
l’union, mais il faut aussi convaincre le peuple. Pour cela,
au-delà de l’union des oppositions, il faut préparer un
programme solide de gouvernement avec des objectifs clairs,
réalistes, partagés et compréhensibles. Le peuple vous
écoute et il attend beaucoup, mais vous ne devez pas le
décevoir, car il a déjà beaucoup souffert et il souffre
davantage chaque jour.
J’espère que ce forum sera
l’occasion historique de réaliser l’union des forces de
l’opposition autour de deux objectifs : 1°) mettre un terme
à la dictature et montrer la voie à suivre pour rétablir un
Etat de droit, avec tout ce que cela implique, 2°) élaborer
des propositions concrètes pour gouverner le pays dans
l’intérêt du peuple, des anciens, des chômeurs, des femmes
et de la jeunesse, tous laissés à l’abandon, à la pauvreté
et au désespoir.
Avant de terminer, je
voudrai adresser à Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH
l’expression de mon admiration intense pour le travail qu’il
effectue chaque jour, au péril de sa liberté et parfois de
sa vie et j’adresse plus généralement mes remerciements
personnels à toutes celles et à tous ceux qui nous informent
pour que le site internet de l’ARDHD soit et reste l’un des
vecteurs privilégiés de la communication, de la dénonciation
des crimes et de la libre expression des opposants.
Merci à toutes et à tous.
JL Schaal, Président ARDHD
Compte rendu de la manifestation de l'Aïd-el-Adha 2010 : le
verdict de la rue
Djibouti , le 16 novembre 2010<!--DIV
{margin:0px;}-->
La mobilisation
générale décrétée par l'UAD au printemps dernier a franchi
une nouvelle étape avec la démonstration de force de
l'opposition djiboutienne à l'Avenue Nasser ce mardi matin
16 novembre 2010.
Jamais depuis les
grands meetings des Législatives de janvier 2003, l'Avenue
Nasser n'avait connu pareille affluence : plusieurs milliers
de manifestants venus du PK 12, de Balbala et des quartiers
populaires de la capitale ont crié leur refus du troisième
mandat illégal et confirmé leur soutien à l'UAD.
Les orateurs qui se
sont succédé à la tribune se sont tous félicités du succès
de cette montée en puissance de la contestation contre
l'imposture ainsi que de la volonté de changement manifestée
par notre peuple.
Alors que les
dirigeants de l'UAD galvanisaient les foules en vue des
prochaines batailles contre la forteresse sinistrée du RPP,
l'imposteur du palais de l'escale rêvant toujours d'un
troisième mandat anticonstitutionnel faisait son numéro
devant un parterre d'obligés en assurant: « l'opposition
semble trop tôt parti en campagne cette année, il reste
encore cinq mois avant la présidentielle... ». Cinq mois
c'est en réalité le temps qu'il lui reste pour préparer son
départ car demain sera un autre jour.
En venant massivement
occuper la rue des heures durant sous le soleil de Djibouti,
les femmes et les hommes de notre pays ont clairement
démontré leur détermination à imposer le verdict de la rue
face au parjure et à l'imposture. La mobilisation continue
jusqu'au triomphe du droit sur le mensonge et l'arbitraire.
Le
rassemblement de l’Aïd el Adha s’est conclu par des messages
d’appel à persévérer délivrés par les responsables de l’UAD.
Les prochaines
semaines, l'UAD sillonnera tout le pays à la rencontre des
Djiboutiens oubliés des districts de l'intérieur, qui sont
les principales victimes du système d'Ismaël Omar Guelleh,
l'éternel candidat mal élu en 1999, rejeté en 2005, illégal
depuis avril 2010.
A tous
de montrer encore une fois qu’il existe une autre Djibouti,
éprise de liberté et de démocratie, où une majorité de moins
en moins silencieuse se fait jour à la mesure de la
désolation quotidienne qui est la leur.
Les
illustrations qui accompagnent le compte rendu montrent une
nouvelle fois la mobilisation générale qui s’opère à
Djibouti .
Les photos de la manifestation
de la l'A+id el Adha 2010 <!--DIV
{margin:0px;}-->



Meilleurs
vœux de l'ARD à l'occasion de l'Aïd el Adha
A toutes les
musulmanes, à tous les musulmans de Djibouti et d’ailleurs,
l’ARD présente ses meilleurs vœux de bonheur et de
prospérité à l’occasion de l’Aïd el Adha de l’an 1431 de
l’hégire.
Les citoyens djiboutiens sont appelés à saisir ce
moment béni pour montrer une nouvelle fois la détermination
qui les anime dans la perspective de la mobilisation
générale plus que jamais d’actualité.
Puisse ces vœux
être accueillis et rendus fructueux par le Très Haut.
La rédaction en
ligne de Réalité
Note d'information de l'UAD : Halte aux
gesticulations policières !
Djibouti, le
12 novembre 2010
Dans le cadre de la préparation de son grand rassemblement populaire de
l'Aid el Adha, l'Union pour l'alternance démocratique (UAD)
a entamé jeudi dernier une tournée des annexes de la
capitale pour y tenir des réunions avec les différents
comités de mobilisation.
La première de ces réunions devait se tenir jeudi après-midi à l'annexe
de l'ARD à Balbala-Wahlé Daba où une centaine de personnes
étaient attendues, mais quand les dirigeants de l'UAD sont
arrivés sur place vers 16h30, ce sont plusieurs centaines de
personnes enthousiastes qui les attendaient devant l'annexe
de l'ARD et c'est finalement au cours d'un meeting improvisé
que la direction de l'UAD a délivré son message politique.
Vendredi après-midi les dirigeants de l'UAD devaient rencontrer le comité
de mobilisation du quatrième arrondissement de Balbala à
l'annexe de l'UDJ, mais l'affluence a été quelque peu
perturbée par un dispositif policier déployé en vue
d'empêcher le rassemblement. L'affrontement a été évité de
justesse grâce au sang froid des dirigeants de l'UAD qui ont
réussi à faire passer leur message de mobilisation pour la
fête de l'Aid el Adha.
Face à ces intimidations policières d'un autre âge qui constituent
d'intolérables entraves aux activités des partis légalement
constitués, l'Union pour l'alternance démocratique (UAD)
demande aux autorités de faire cesser immédiatement ces
provocations policières préjudiciables à la paix civile. Les
tournées de mobilisation se poursuivront jusqu'à la veille
du grand jour : la fête de l'Aid el Adha à l'avenue Nasser.
Union pour l'Alternance Démocratique
Le sursaut national est en marche
UNION POUR L'ALTERNANCE
DEMOCRATIQUE (UAD)
Djibouti , le 10 novembre 2010<!--DIV
{margin:0px;}-->
A l'occasion de la fête de l' Aïd el
Adha qui sera célébrée la semaine prochaine, l’Union pour
l'alternance démocratique (UAD) souhaite bonne fête, paix et
unité à la nation toute entière.
En cette fin d'année 2010, notre pays se
trouve à un tournant historique : la gravité de la situation
socio-politique et les incertitudes qui pèsent sur l'avenir
appellent à un sursaut patriotique contre la régression et
l'imposture.
Fort heureusement, les forces
démocratiques s'organisent à l'intérieur du pays et
également à l'étranger au sein de la diaspora djiboutienne
exilée en Europe et aux Amériques.
L'union pour l'alternance démocratique
(UAD), principale force politique de notre pays, incarne le
changement et la rupture totale avec les méthodes
obscurantistes du fossoyeur de la nation djiboutienne, de
surcroit candidat à un troisième mandat illégal.
Parce que le changement ne viendra que
de notre mobilisation massive et de notre détermination à
l'imposer, l' UAD appelle les Djiboutiens à venir en masse
au grand rassemblement populaire qu'elle tiendra le jour de
la fête de l'Aïd el Adha à l'avenue Nasser à partir de 9
heures.
Pour l'UAD,
Ahmed Youssouf Houmed
Président de l’ARD
Analyse de l’actualité par la rédaction de djiboutii.net
La maison
de verre et la maison de pierre.
Depuis la
rumeur (confirmée depuis Mars 2010) du président Guelleh
comme candidat à sa propre succession pour un 3ème mandat
anticonstitutionnel, le paysage politique djiboutien pilule
de d'organisations.
Ce
phénomène ne se limite plus aux seules frontières du pays.
Loin s'en faut! Ici comme ailleurs ceux qui parlent au nom
de la diaspora ne se comptent plus. Il faut souligner
néanmoins qu'ils se repartissent en deux groupes:
1. Ceux
qui, sans se l'avouer, courent pour la 3ème réélection
(contraire à la constitution) de celui qu'ils accusaient, il
y une décennie ou moins, d'être leur bourreau.
2. Ceux
qui sont pour le changement, après 33 ans de règne sans
partage des Gouled/Guelleh.
Le
premier groupe était le plus organisé et le seul jusqu'à
maintenant, qui faisait le plus de boucan et occupait tout
le terrain, puisque soutenu par des fonds à l'origine
occulte. Les valets et les agents du régime occupaient seuls
le devant de la scène. Ce groupe s'était approprié tout.
Même le 27 juin : les DVD et autres vidéos à la gloire de la
dictature en poste à Djibouti sont sur les tablettes de nos
magasins, ici comme ailleurs.
Fort de
son monopole, ce groupe devenait de plus en plus arrogant.
Depuis l'annonce de la candidature de Guelleh pour la
présidence à vie, il mettait les bouchées doubles. Le nombre
de soi-disant évènements sociaux que ces agents de la
dictature organisent, surtout ici à Ottawa, commencent à
crever les yeux au goût de certains qui se sentent lésés et
trahis.
Le
dernier événement en date des béni oui oui se tenait le
samedi 6 novembre au siège de l'un des plus grands syndicats
des fonctionnaires fédéraux (PSAC).
Cependant, de plus en plus, un pas à la fois, les autres,
ceux qui sont les vraies victimes de la dictature et qui
aspirent au vrai changement, eux aussi, commencent à
s'organiser. Ils commencent à s'organiser en association ou
s'affilier aux partis de l'opposition. Nous en avons
rencontrés quelques uns à la contre manif tenue devant le
233 de la rue Gilmour.
Les
organisateurs de cette contre manif, les membres d'une
nouvelle association dont nous vous avions parlé lors de la
création de l'Association pour la Promotion de la Démocratie
et du Droit de la Personne (APDDP), nous ont confirmé que,
désormais, ils allaient passer de la parole à l'acte.
Ils nous
ont dit que, désormais, "ceux qui sont dans la maison de
verre (les agents du Régime Policier) ne doivent pas lancer
des roches sur ceux qui habitent la maison de pierre" (les
victimes qui ont fui ce régime).
Affaire à suivre.
Je vous
invite à jeter un œil sur cette petite vidéo parue sur
Youtube. Le 9/11/2010
Cliquer
ici (http://www.youtube.com/watch?v=i_TO7k5IAWs&feature=player_embedded)
La rédaction de Djiboutii.net
www.djibouti.net
--Djiboutii.net une voix pour les sans-voix
Mise au point de la rédaction en ligne de
« Réalité »
Déloyal, discourtois et
irresponsable !
Une propagande
savamment orchestrée par le pouvoir bat
actuellement son plein. En semant le trouble
dans les esprits et la zizanie, cette
campagne gouvernementale fait croire à
l’opinion publique que les Etats-Unis
légitiment un troisième mandat présidentiel,
et que l’U.A.D. aurait accepté de participer
aux prochaines échéances électorales d’autre
part.
Cela est déloyal envers
l’opposition légale.
La participation
massive de l’U.M.P , y compris par un haut
gradé de la police politique sévissant dans
le nord et officiellement haut fonctionnaire
au ministère de l’intérieur qui s’est imposé
sans y être invité à un séminaire réunissant
les représentants des partis politiques (à
quel titre l’eût- il été ?), la
médiatisation à outrance par la R.T.D. d’une
simple observation et soutien au bon
déroulement d’un
processus électoral que le
gouvernement s’acharne à tuer dans l’œuf ,
photos et vidéos des experts dans l’exercice
de leur fonction sans leur consentement
préalable.… ne laissent la place à aucun
doute sur l’intention du pouvoir à berner
nos concitoyens en les mystifiant sur un
improbable aval américain à un troisième
mandat !
Vaccinée et déterminée,
l’Opposition légale ne s’en émeut guère !
Mais cette campagne est
par contre, discourtoise envers les U.S.A.,
l’U.S.A.I.D. et Democracy International
ainsi que vis-à-vis des experts (chevronnés)
des processus électoraux sous toutes les
latitudes, physiquement impliqués dans la
pacification des compétitions électorales à
Djibouti.
Discourtois autant
qu’irresponsable, parce que jetant en pâture
à la vindicte populaire des partenaires
auxquels le lie un Accord officiel dont le
gouvernement, comme à son habitude, dénature
la teneur et ce n’est pas une première !
Ce qui oblige la
rédaction à rappeler trois évidences !
- La première, c’est
que si, près de dix ans après un Accord de
Paix Définitif signé avec nous le 12 mai
2001 (qui comportait un volet entier violé,
intitulé « Réformes Démocratiques »), le
gouvernement a, à nouveau, signé un Accord
portant sur « La promotion de l’état de
droit et la bonne gouvernance », c’est à
l’évidence un aveu officiel et la
reconnaissance par le parti au pouvoir qu’il
y a en la matière, un grave déficit !
Dont
acte !
- La seconde, qui
honore nos partenaires à nos yeux, c’est
qu’en impliquant tous les partis politiques
légaux, du pouvoir comme de l’opposition,
seuls représentatifs du peuple djiboutien,
c’est ce dernier qui, toutes tendances
confondues, sortira au total vainqueur de la
concrétisation concertée de ces Accord et
projet !
- La troisième évidence
faisant force de loi universelle, c’est que
nulle puissance quelqu’elle soit ne peut,
sauf à mettre en péril crédibilité et
intérêts, imposer et maintenir à la tête
d’un Etat, un homme impopulaire et rejeté
par son peuple !
L’opportunité de la note d’information qui
suit s’imposait-elle donc d’elle-même.
La contribution de
l’A.R.D. à la concrétisation du projet
« D.E.P.P. (Djibouti Elections et Processus
Politiques)»,
signé entre les gouvernements
Américain et Djiboutien ne doit pas occulter
quelques vérités essentielles.
1) En premier lieu, le
grave contentieux opposant l’A.R.D. au
pouvoir n'est pas d’ordre électoral mais politique !
Il plonge ses racines
dans la violation unilatérale par la partie
gouvernementale d’un Accord de Paix
englobant le traitement des multiples causes
ayant entrainé le déclenchement d’un conflit
armé qui a duré près de dix ans et dont les
réformes démocratiques ne constituent qu’un
volet !
C’est suite à cette
violation qu’est née l’U.A.D., à la veille
des Législatives 2003, pour appliquer de
concert cet Accord faute de partenaire
gouvernemental et plus gravement, elle est
directement à l’origine de la Mobilisation
Générale en cours faute de médiateur
international !
2) La seconde vérité a
fait l’objet de plusieurs résolutions et
mots d’ordre lors du dernier congrès de
l’A.R.D. tenue à Balbala en 2010 :
l’A.R.D.
ne saurait accepter la candidature d’un
fossoyeur de la Paix et parjure à un
troisième mandat illégal. Ni le légitimer de
quelque façon que ce soit !
3) Enfin, bien que
considérant comme légitime toute candidature
de quelque bord qu’elle vienne, à la
magistrature suprême, l’ARD la combattra
quelqu’elle soit, tant que ne sera pas
instauré un environnement institutionnel
accepté par tous, rendant possible une
compétition électorale pacifiée et loyale,
avant, pendant et après le déroulement de
chaque scrutin électoral !
Aussi bien, l’A.R.D.
appelle- t’elle :
-
Tous ses militants, sympathisants ainsi que
le peuple Djiboutien à redoubler de
vigilance, et demeurer mobilisés et sereins
pour sauver la Paix, le jour de l’Aïd-El-Adha
1431 !
Le bureau exécutif de l’A.R.D.
Communiqué de l’Association
pour la Promotion de la Démocratie et du
Droit de la Personne
Ottawa, le 5 novembre 2010
NON à l’Evénement
« Fourberie de la RTD »
Théoriquement depuis Juin 1977, la Radio Télévision de
Djibouti (www.rtd.dj), en tant que service
public et unique média de développement,
avait notamment pour objectif de :
- Aider et promouvoir le développement du pluralisme
politique et la liberté d’expression
conformément aux dispositions
constitutionnelles et aux textes en vigueur
- Sauvegarder l’identité culturelle du peuple djiboutien
- Consolider la souveraineté, l’unité et la solidarité
nationale
Après trente-trois (33) ans, la RTD a failli a sa mission.
Pourquoi ?
La raison est simple ; un handicap idéologique. La RTD est
un outil de propagande au service du
Parti-Etat.
Aujourd’hui plus que jamais, la R.T.D veut exporter ses
maux au Canada.
Avec plus de trois anciens Directeurs Généraux qui se
retrouvent en exil à Ottawa et aucune
antenne dans l’arrière pays de Djibouti,
l’unique motivation de l’ouverture d’un
Bureau de la RTD dans la Région de la
Capitale Nationale est de combler la
programmation T.V en produisant des
reportages indécents sur « les Courtisans
Djiboutiens du Régime au Canada ».
A moins que la prétendue composante de la Diaspora a
l’initiative de ce projet veuille prendre
part à la violation des libertés
fondamentales du peuple djiboutien et ainsi
initier avant l’heure le lancement de la
campagne présidentielle 2011 du candidat
Ismail Omar Guelleh.
L’Association pour la Promotion de la Démocratie et du
Droit de la Personne est catégorique et sans
appel. Nous disons Non, Non et trois fois
Non à l’imposture !!!!
Pour la 1ère fois à LONDRES – UK
A l’Appel de

UNION POUR L'ALTERNANCE DEMOCRATIQUE





Forum of Djibouti Opposition
at London Saturday 20
novembre 2010
For the first time in LONDON
– UK
WITH THE INVITATION of

UNION POUR L'ALTERNANCE DEMOCRATIQUE



Deux annexes du RPP à Ottawa. Par Hassan
Aden
Non content de nous avoir dépouillé de tout
(biens, dignité, patrie, etc.) le RPP en
rajoute. Il va lancer ici à Ottawa, coup sur
coup, l’inauguration de deux antennes,
véritables postes avancés pour son
hégémonie. Il va faire ça ici, à Ottawa,
parmi nous, ses victimes! Je vous l'ai
toujours dit: plus rien n'arrête “Mourdisso”!
RPP Mourdisso, le parti qui règne sans
partage sur la destinée de notre pays sur
bientôt 33 ans et qui nous a réduits à la
mendicité, s’invite dans cette autre patrie
que nous nous sommes faite tant bien que
mal: le Canada. Il ne manquait plus que ça !
Le RPP s’invite ici pour créer non pas une
mais deux antennes:
* Une annexe du RPP,
* Une antenne de la RTD, la
“voix-de-son-maître” du dictateur Ismael O.
Guelleh.
Beaucoup parmi les lecteurs seront surpris
ou incrédules. Pas moi. Depuis le printemps
dernier, l’est du Canada en général et, le
triangle Montréal/Ottawa/Toronto en
particulier, sont la cible d’un intense
ballet de dignitaires de tout poil du régime
de Guelleh. Son altesse Djama Haid alias Le
Beauf a même été reçu (en cachette
toutefois) ici à Ottawa. Le beauf ?..
Eh!
Oui, le Beauf! Il ne manque plus que le
débarquement du Boss.
Pourquoi tant d’intérêt pour cette région
doit-on se demander. La réponse est simple:
Guelleh et son gang poursuivent deux
objectifs:
* Investir (blanchir) fortune mal acquise,
* Se créer une base arrière au cas où ça
tournerait au vinaigre à Djibouti car ils
sont pour la plupart indésirables en Europe
où on les connaît mieux.
Oui. Les hommes de Guelleh ont investi
massivement dans l’immobilier, ici. Mais
attention! Comme il fallait s’y attendre, il
y a toujours une attrape. Ces gens qui ont
perdu depuis 32 ans l’habitude de payer
utilisent un truc: se limiter à payer une
grosse mise de fond et laisser le
contribuable canadien, le soin de payer
l’hypothèque. Comment ? Un vieux truc rppèen!
En créant coup sur coup ces deux antennes,
ce régime et ses agents locaux présentent au
grand jour son appétit sans limites et
surtout son arrogance ! Assez, c’est assez!
Kifaaya! Qu’attendent les vraies victimes
pour se manifester ?
Où sont les vrais djibouto-canadiens ?
Eh bien, figurez-vous qu'ils vont être là.
Les djibouto-canadiens ne seront pas
absents. Ceux qui ne mangent pas à tous les
rateliers seronts de la fête. Promis. Ils
seront là, “à la belge”. Les djibouto-canadiens
seront là pour manifester pacifiquement et…
surtout, prendre en photo le portrait de
tous ceux et celles qui, habillés de leurs
plus beaux apparats, seront là pour
applaudir ceux qui ont violé la constitution
et ouvert la porte à la présidence à vie du
dictateur Guelleh.
La grandes messe aura lieu ce samedi 6
novembre 2010 à 19h au 233 Gilmour street (Gilmour
@ Elgin) à Ottawa. Le 233 Gilmour ? N'est-ce
pas le siège du très honorable PSAC (the
Public Service Alliance of Canada). Que fait
le syndicat des fonctionnaires fédéraux en
compagnie du RPP ? On le saura bientôt.
En attendant, que ceux et celles qui sont
trompés par les agents de “Mourdisso” se
désolidarisent de ce projet. Car "Mourdisso"
c'est le parti de ceux et celles qui
préparent la présidence à vie de Guelleh, le
dictateur ex-chef de la police politique que
nous avons fui ! Que les agents de “mourdisso”
se le tiennent pour dit : Nous seront là.
Non à la culture du silence ! Par
Abdoulkader Mohamed
Depuis l’été dernier, des «étranges»
visiteurs mandatés par le régime de Djibouti
pullulent dans la capitale canadienne. Qui
sont-ils? Que veulent-ils?
Selon des sources concordantes contactées à
Ottawa, le régime compte implanter une
antenne de sa Radio Télévision de Djibouti –
RTD- à Ottawa. Pour cela, une soirée
d’inauguration est prévue ce samedi 6
novembre 2010 à 19h à l’adresse 233 Gilmour
st (Gilmour et Elgin), Ottawa, Canada.
Sous le prétexte fallacieux de reportages et
autres émissions à caractère social et
consacrés à la diaspora djiboutienne du
Canada, ces responsables qui aiment tant
aller au-devant des désirs du prince veulent
en réalité nous imposer ici au Canada
l’indigeste 3ième mandat et la campagne
électorale déguisée d’Iog.
Ces arrivistes oublient-ils que nous avons
fui notre chère patrie entre autres à cause
de la «culture du silence» imposée par les
dictatures postcoloniales successives de
Gouled et IOG?
Nous demandons à tous les démocrates épris
de justice d’Ottawa et du Canada de :
* Manifester son mécontentement contre la
caporalisation de la RTD.
* Exiger l’accès équitable et équilibré de
tous les partis politiques aux organes
étatiques.
* Clamer NON à la quasi-monopolisation de la
RTD par le clan présidentiel, cette
oligarchie qui suce jusqu’à l’os le sang de
notre population.
* Proclamer son indépendance comme le tigre
sa «tigritude» pour faire reculer ces
médiocrates panurgiques à la solde du
RPP-Parti unique qui traitent tout opposant
politique non pas comme un adversaire mais
plutôt un ennemi à abattre.
L’heure n’est plus aux tergiversations mais
à la mobilisation partout. Place aux actes !
Les
résolutions du Forum afar (en anglais)
Afar
forum
Brussels, October24, 2010
AFAR FORUM, P.O. Box 2119, Seeheim-Jugenheim,
Germany Bank Account, AF e.V, Commerzbank , Stuttgart, Acct
Nr. 5511084, Bank Routing Nr. 60040071 www.afarforum.com,
e-mail address: info@afarforum.com AFAR FORUM, P.O. Box
2119, Seeheim-Jugenheim, Germany Bank Account, AF e.V,
Commerzbank , Stuttgart, Acct Nr. 5511084, Bank Routing Nr.
60040071 www.afarforum.com, e-mail address:
info@afarforum.com
Resolution of Afar Forum
The Afar Forum (AF) conference held in
Brussels on 22-24 October 2010, under the theme
‘the current development, challenges of the Afar people in
the Horn Africa: Reflections on the past and the way forward’
attracted a great number of delegates from across the
Afar Diaspora in Europe, USA, Canada and NGOs from the Horn
Africa countries and opposition groups from Eritrea,
Ethiopia and Djibouti. Governments from these countries were
invited, however only representative from Ethiopian Embassy
attended. The conference provided a forum for politicians
and policy makers, academics, researchers and Afar Diaspora
to discuss the issues which have adverse influence on the
development of Afar people, and thereafter to make
recommendations for the future development work.
The first day of the conference programme
was concentrated on academic papers presentations, while the
second day focused on Afar political parties, NGOs and on
the socio-political situation of Afar people. The last day
was focused on the way forward i.e. to enhance building
partnerships, to recognise the role and contribution of the
Afar Diaspora, to strengthen the Afar forum, and
consecutively to be partners in solving the regional
challenges. Overall, this year conference was a huge success
and unique due to the quality and quantity of the academic
papers presented as well as the number of delegates from
various organisations.
Taking into consideration
the challenges the Afar people is facing,
the conference has given priority to
strengthen and increase the capacity of the
Afar Forum to respond more effectively to
these challenges and made the following
general recommendations:
To strengthen the existing Diaspora communities/associations
to be more effective, and further to establish a platform
through the Afar Forum for all Afar communities to
coordinate their efforts to support and become development
partners in the region
To encourage establishment of more Afar NGOs in Diaspora
The Afar Forum to create and improve the communications
among the Afar Diaspora
The conference discussed the Afar
situation in Ethiopia and acknowledged the development
efforts the Afar regional state made so far, however
highlighted the shortcomings and made the following
recommendations:
Afar Forum calls for respect of the boundary of Afar
regional state territory and calls upon the Afar regional
state to publish a map. Such undertaking may help to evade
current conflicts between Afar and the neighbouring
nationalities
The governments of Ethiopia and the Afar regional state
to take decisive actions to alleviate the intra-clan
conflict in Afar area particularly around Zone 3 and address
the root cause of these conflicts
Conflicts related to land grabbing and displacement
should be properly addressed and its impact on the Afar
pastoralists should be assessed accordingly
The Afar regional state to assume its constitutional
right and fully implement the use of the Afar language as an
administrative language
To release all political prisoners languishing in the
prisons of Afar region without due process
Ethiopian Federal army to stop harassment and repression
of Afar pastoralists along Djibouti – Addis Ababa main road
The conference discusses the situation of
Afar in Eritrea and expresses deep concern about the
situation and made the following recommendations:
AF demands the Eritrean regime to stop the systematic
mass displacement of Afars from costal area of Eritrea and
to stop social engineering and demographic change in the
area
AF denounce the current violation of human right by the
Eritrean regime and demand to implement the rule of law in
the country
The Afar Forum commends Eritrean Government for using the
Afar language as education medium in primary schools however
demand the right to exercise the Afar language as
administrative language in Afar area
The conference discussed the situation in
Djibouti and acknowledges that in the past the situation in
Djibouti was relatively better compared to other states in
the region; however the conferences expressed serious
concern about deteriorating of human right and the deepening
of inequity between the ethnic groups in Djibouti in the
recent years. Consequently, the conference made the
following recommendations:
AF demands the Djibouti regime to stop the violation of
human right in general and the right of Afar people in
particular
AF demands to stop the ethnic based marginalisation and
social injustice projected by the Djibouti regime toward the
Afar population in the country
AF Demands the regime in Djibouti to stop interfering and
fuelling the conflict between Issa and Afar in Ethiopia, and
instead AF demands the regime to promote peace among these
brotherly ethnic groups
Finally, the Afar Forum
made the following appeal to the
international community, human right
organisations and NGOs to support the Afar
people struggle for peace, democracy,
equality and justices:
The Afar Forum calls upon the international community to
recognise the Afar Refugees in the Horn of African states
and provide them with necessary support as refugees in
accordance with UN declaration
AF Calls upon international community to assist Afar
refugees in Ethiopia with immediate assistance due the grave
situation in the refugee camps
Afar Forum calls upon the international organisations to
help and support grass root Afar NGOs
Afar Forum calls upon the UN to acknowledge Afar as
Indigenous People and to protect their right according to UN
Declaration of the Rights of Indigenous Peoples

Alliance
Républicaine
pour
le Développement
République de Djibouti
Les représentants des
partis politiques et des ONG étaient invités à intervenir au
forum afar de Bruxelles le samedi 23 octobre 2010. Le thème
abordé par Maki Houmedgaba, représentant de l’ARD en Europe,
a été : « Quelle lutte pour les Afars dans la Corne de
l’Afrique ? »
J’adresse mes remerciements les plus chaleureux aux
jeunes organisateurs du présent forum afar de Belgique avec
le soutien logistique de l’association culturelle RAMID de
Bruxelles.
Si les Afars sont arrivés nombreux ici en provenance
d'Ethiopie, d'Erythrée et de Djibouti ainsi que depuis les
différents pays du monde où ils vivent en diaspora, c’est pour partager l’expérience de leurs vécus
et avec le
désir de relever les défis de leurs survies au quotidien.
Un engagement mené pour la défense des droits légitimes de telle
ou telle communauté linguistique dans tel ou
tel pays de notre région doit être envisagé dans
le cadre d’un engagement global pour les droits de toutes les
communautés nationales dans chaque pays.
Cette région d’Afrique au nationalisme sourcilleux ne
doit pas s’ériger sur des considérations identitaires qui
peuvent mener au pire en croyant arracher les populations à la dictature
et à la misère.
Présenter le cadre de la lutte pour les droits des
Afars dans la Corne de l’Afrique doit poser d’emblée le
principe suivant. Le débat
doit s'atteler, pour atteindre une meilleure efficacité, à distinguer la lutte
pour le développement de la culture d’une part, de la lutte
pour le développement de la démocratie et des droits de
l’homme d’autre part.
Les différents conférenciers ici présents ne manqueront
pas d’exposer les contextes qui prévalent en Ethiopie et en
Erythrée, je me limiterai pour ma part à présenter au nom
de l’ARD la situation qui prévaut en république de Djibouti.
Autant les Afars de Djibouti partagent avec les autres
Afars dans la région des liens étroits culturel, linguistique,
géographique et historique, autant s'agissant de l'action
politique, c'est avec les seuls Djiboutiens que le combat
pour la démocratie, le multipartisme et l’égalité peut être
mené, sans renier le besoin d’échange d’expérience entre
Afars.
Parce que les communautés culturelles de Djibouti peuvent
connaitre les mêmes soubresauts identitaires que celles des
pays voisins, il convient d’exprimer son attachement
culturel avec une attention toute particulière, notamment en
veillant à préserver la fraternité et la paix sociale
dans le pays.
Une telle stratégie de lutte est le seul moyen
efficace qui permettra de gagner la démocratie à Djibouti,
mais aussi parce qu’elle est la condition première au
maintien de la cohésion nationale dans le pays.
La mobilisation générale actuellement réussie à Djibouti est
la
preuve vivante de l'efficacité d'une telle action menée de
concert par toutes les communautés nationales, et
elle est aussi la condition sine qua non pour obtenir le
soutien de la communauté internationale toujours éprise de
paix sociale et d'union nationale.
Le gouvernement d’Hassan Gouled Aptidon avait poussé le
FRUD en 1993 à l’isolement diplomatique avec l’accusation de
préparer la grande afarie, inculpation gratuite qui avait
conduit la France de François Mitterrand à prendre le
parti du gouvernement djiboutien.
Tirant les enseignements de cette histoire contemporaine,
les Assises de l’ARD tenues en février 2010 ont
permis d’organiser dans le cadre de l’Union pour l’alternance
démocratique (UAD) des tournées dans tout le pays et
coordonné de nombreux rassemblements dans Djibouti-ville à
partir d’avril 2010.
Les places publiques de Djibouti-ville à Balbala,
Hawableh, Wahle Daba et Avenue Nasser ont vu se fusionner
tantôt 1000, tantôt 1500, tantôt 2000 manifestants de toutes
origines contre le
troisième mandat, contre la violation des accords de paix et contre l’état de dictature dans le pays.
C’est bien la preuve que seule une union de toutes les
forces vives de la nation rendra un jour possible
l’avènement de la démocratie et de l’état de droit à
Djibouti, comme ailleurs dans notre région.
Je vous remercie.
Maki Houmedgaba, Représentant de l’ARD en Europe

Alliance
Républicaine
pour
le Développement
République de Djibouti
TRADUCTION ET TRANSCRIPTION
DE L’INTERVENTION ORALE EN
AFAR DE M. CASSIM AHMED DINI
FORUM AFAR DE BRUXELLES,
22/24 OCTOBRE 2010
Ce forum a débuté hier sous les
meilleurs auspices par la présentation de remarquables
travaux académiques à laquelle je n’ai pas pu assister : que
leurs auteurs veuillent bien m’en excuser.
De même, je vous prie de bien vouloir
excuser l’absence du vice-président Mahdi Ibrahim, retenu à
Londres. Le texte de son intervention vous sera distribué.
Néanmoins, il me charge de vous en transmettre l’essentiel
de vive voix : il est inexact de penser que tous les Issa
et, a fortiori tous les Somali, soient impliqués dans les
agressions multiformes que les Afar subissent où qu’ils
vivent.
D’une part parce que le pansomalisme a
disparu depuis la défaite de Siad Barré en Ogaden en 1977.
D’autre part du fait que les Issa eux-mêmes désapprouvent la
politique tribaliste du régime djiboutien et son aventurisme
meurtrier dans les pays voisins. Voilà l’essentiel du
message de Mahdi Ibrahim.
De plus, j’ai été officiellement
délégué par le Président Ahmed Youssouf et l’ensemble du
Bureau Politique de l’ARD pour clarifier notre position.
Ceci parce que notre parti n’oublie pas les multiples
sacrifices consentis pour arracher le peu d’espace démocratique qui nous
permet de nous exprimer. Mais vous n’ignorez pas que, lors
du forum tenu ici il y a deux ans, je ne représentais pas
l’ARD. Ce changement de statut mérite explication pour une
meilleure compréhension du message que je suis chargé de
délivrer et, pour cela, rien de mieux qu’un survol
historique.
2000 : un accord de paix est signé à Paris entre le Gouvernement de
Djibouti et le FRUD.
2001 : au terme d’une année de négociations durant lesquelles je
coprésidais la commission des réformes démocratiques, je
rejoins le maquis pour convaincre mes compagnons de lutte
que cette paix est vouée à l’échec. Mais une fois que celui
qui personnifiait ce combat avait signé l’accord de paix du
12 mai 2001, il devenait politiquement irresponsable de
prétendre continuer une lutte armée à laquelle cadres,
combattants et concitoyens souhaitaient mettre un terme à
99,99%. Et plus un seul combattant armé n’est resté sur le
terrain.
2002 : grâce au multipartisme intégral ainsi obtenu, le frud-armé
devient l’ARD, l’Alliance Républicaine pour le
Développement.
2003 : dans le cadre de l’Union pour une Alternance Démocratique
(UAD), l’opposition participe aux élections législatives du
10 janvier. Suite aux fraudes massives qui l’ont spoliée
d’une victoire sans appel, l’UAD adresse au Chef de l’Etat
une correspondance dans laquelle elle conditionne toute
participation à quelque scrutin que ce soit à la mise en
place effective et concertée de conditions de transparence.
Aucune réponse à ce jour.
2004 : le signataire de l’accord de paix du 12 mai 2001 et fondateur
de l’ARD décède. Lui succède démocratiquement à la
présidence de l’ARD M. Ahmed Youssouf.
2005 : l’ARD dénonce l’accord de paix du 12 mai 2001.
2006 : au cours du congrès tenu à Balbala, certains cadres et
militants, prenant acte de l’impossibilité de toute
alternance par la voie des urnes, proposent d’explorer
d’autres formes de résistance en dehors des structures du
Parti.
Et c’est là que je parle à la première
personne : étant un de ceux-là, je quitte l’ARD et propose
mes services à la direction de la lutte armée. Celle-ci
ayant refusé de m’intégrer, pour des raisons que j’ignore et
que je déplore, malgré deux années de patience, je reviens à
la direction de l’ARD en 2008. Depuis cette date, je ne
m’occupe que des activités partisanes et ne suis concerné ni
de près ni de loin par d’autres formes d’action.
Malheureusement, beaucoup de rumeurs
circulent sur cette triste expérience comme sur ses
développements ultérieurs. Il n’est pas question pour moi
d’y répondre, ni ici ni ailleurs, les faits étant connus de
qui de droit, ici comme ailleurs.
Quant au message que je suis chargé de
vous transmettre, il s’articule autour de deux points, la
situation actuelle et les perspectives de lutte.
Concernant le premier point, nous somme
engagés, avec toute l’UAD, dans un processus visant
à imposer le changement démocratique par une
mobilisation populaire aussi multiforme que pacifique :
c’est la seule voie qui reste à l’opposition légale, entre
deux refus : celui de la mascarade électorale et celui de
l’action violente. Fort d’un mécontentement grandissant
contre ce régime rétrograde, responsable des principaux maux
de notre pays et des plus intolérables souffrances de notre
Peuple, et avec l’aide du Très-Haut, nous croyons résolument
en la victoire de la Justice, du Droit et de la Démocratie
en empêchant le dictateur de briguer une présidence à vie.
Si, par le plus grand des malheurs, et
c’est le second point, tel n’était pas le cas, nous nous en
remettrons encore une fois à la volonté populaire, après
avoir démontré l’impossibilité de la voie pacifique que nous
nous serons acharnés à maintenir depuis si longtemps.
Et si, en dépit de l'idée que nous en aurions,
d’autres se hasardaient dans des formes d’action radicales,
la recherche de l’intérêt général commanderait qu’elles
concernent toutes les composantes de la communauté nationale
et toutes les portions du territoire national.
Je vous remercie de votre attention et
vous dis, loin de la virtualité, welcome to the real world !
Cassim Ahmed Dini

Alliance
Républicaine
pour
le Développement
République de Djibouti
Message de M. Mahdi Ibrahim Ahmed God,
vice-président de l’ARD
à l’occasion du Forum Afar,
Bruxelles, 22-24 octobre 2010
Je remercie l’ensemble des organisateurs de ce Forum de la
communauté Afare de l’extérieur qui pour la première invite
officiellement mon parti politique l’Alliance Républicaine
pour le Développement – ARD, un parti qui lutte pour la
Démocratie et l’État de droit dans une République unie et
indivisible.
Comme vous le savez chers amis, nous continuons la lutte
actuellement par la voie pacifique en travaillant
d’arrache-pied avec les autres mouvements et personnalités
politiques de notre pays. Aussi, souhaitons-nous parvenir à
l’arrachement de nos droits à la dictature de Djibouti par
des voies pacifiques associant toutes les composantes de
notre peuple,
avec bien entendu l’aide indispensable d’Allah, le
miséricordieux.
La communauté afare où qu’elle soit dans la région connaît
des difficultés d’ordre multiples dont sont aussi victimes à
des degrés diverses les autres communautés de la région. Ces
difficultés tirent leurs origines de la présence coloniale
dans notre région et surtout à celles des régimes qui tout
en collaborant activement avec ceux là ont eu la mainmise
facile sur les pouvoirs et les ressources de nos nations.
Les différents pouvoirs qui se sont succédé ou ont pris le
contrôle de l’appareil d’Etat dans nos pays sont loin de
répondre aux attentes de leurs populations, en matière de
démocratie et de développement.
Aujourd’hui, il est plus que regrettable de constater le
démembrement de celui qui fut un grand état, la Somalie bien
sûr, dont la population fait les frais des erreurs
politiques des régimes successifs et a ouvert la conquête et
l’écrasement de certaines tribus par d’autres. L’identité
ici est totalement perdue et peut-être mettra des décennies
pour que les plaies causées par déjà vingt années de guerre
civile se cicatrisent. D’autres exemples existent tant dans
notre région que dans le reste de l’Afrique pour ne citer
que notre continent.
Cependant, l’identitarisme communautaire se doit avant tout
d’être enrichissant et porteur d’espoir dans l’espace et
dans le temps. Sa vraie valeur réside dans sa capacité à
s’ouvrir aux autres et à leur apporter la cohésion et la
coexistence pacifique dans le respect de la différence qui
est source de confiance et de progrès pour toute nation.
C’est dans cet esprit que la communauté qui qu’elle soit
peut servir de locomotive aux autres entités à travers ses
enseignements et son développement surtout spirituelle.
Chers amis, vous savez tous que notre indépendance a été
acquise 17 ans après la majorité des Etats d’Afrique. Plutôt
que d’éviter le système du régime politique à parti unique
et à la pérennité d’un chef d’état fort au détriment
d’institutions fortes qui ont le lit des malheurs des
populations, le RPP a choisi ce mode gestion dans un pays de
moins d’un demi million d’âmes à l’époque. Aujourd’hui,
après plus de 33 ans d’indépendance notre pays jadis uni et
prospère enregistre les mêmes maux beaucoup de nos frères du
continent.
La diabolisation des tribus et des ethnies par le régime est
devenue le mode de gestion de la cité. Aucune tribu y
compris les Issas n’est épargnée par la dictature, au même
titre que les Afars, les Issacs, les Gadabourcis et j’en
passe. Par conséquence, notre lutte contre le système en
place passe par une conscientisation de la population sur
l’origine de nos malheurs et la seule manière de sceller les
bases d’un développement lequel ne peut se faire sans
l’instauration d’une démocratie véritable et d’institutions
fortes garantissant à tout un chacun la paix et le progrès
social.
Enfin, il ne faut pas oublier que c’est le déséquilibre
politique entre les différentes communautés de Djibouti qui
est directement responsable du conflit entre Afar et Issa en
Ethiopie. Toutefois, il ne faut pas considérer cette
conquête territoriale comme la manifestation d’un
irrédentisme somali qui a disparu depuis la guerre de
l’Ogaden en 1977 : parler de Somali-Issa est donc
inapproprié. Ni même d’une idéologie à laquelle adhèrerait
tous les Issa : le seul responsable est la dictature
djiboutienne qui cherche ainsi à diviser notre peuple
au-delà des frontières. Mais est-il concevable que la
puissance régionale qu’est l’Ethiopie, qui n’hésite pas à
envoyer ses troupes jusqu’à Mogadiscio, n’ait pas les moyens
de régler ce conflit entre Afar et Issa ?
Vous l’aurez compris, le combat que nous menons pour
l’avènement de la Démocratie à Djibouti vise également à
instaurer la paix et la stabilité dans toute la région :
c’est en cela qu’il doit vous concerner et c’est pour cela
que nous avons besoin de vous.
Je vous remercie de votre attention et vous souhaite plein
succès dans les travaux de ce forum.
Le Vice-president de l'ARD


Alliance
Républicaine
pour
le Développement
République de Djibouti
MESSAGE OF Mr. MAHDI IBRAHIM A. GOD
VICE-PRESIDENT OF ARD
at the
time of the Afar Forum,
Brussels, 22 October 24, 2010
I thank the unit for the organizers of this Forum of the
Afare community of the outside which for the first invites
officially my political party Republican Alliance for the
Development - ARD, a party which fights for the Democracy
and the State of right in a plain and indivisible Republic.
As you know it dear friends, we currently continue the fight
by the peaceful way while working like a navy with the other
movements and political personalities of our country. Also,
wish we to arrive at the wrenching of our rights to the
dictatorship of Djibouti by peaceful ways associating all
the components of our people, with of course the essential
assistance of ALLAH.
The community afare where that it is in the area has
multiple problems of order that’s to differing degree the
other communities of the area are also victims. These
difficulties draw their origins from the colonial presence
in our area and especially to those of the modes which while
collaborating actively with those there had the easy seizure
on the capacities and the resources of our nations. The
various capacities which followed one another or took the
control of the apparatus of State in our countries are far
from answering waiting’s of their population, democracy and
development.
Today, it is more than regrettable to note the dismemberment
of that which was a great state, Somalia of course, whose
population makes the expenses of the political errors of the
successive modes and opened the conquest and the crushing of
certain tribes by others.
The identity here is completely lost and will spend may be
many decades to be rebuild so that the wounds caused by
already twenty years of civil war are healed. Other examples
exist so much in our area than in the remainder of Africa to
quote only our continent.
However, the Community identitarism must above all be
enriching and carrying hope in space and time. Its true
value lies in its capacity to open with the others and to
bring cohesion and the peaceful coexistence to them in the
respect of the difference which causes progress and
confidence for any nation. For this reason the community
which that it is can be used as engine with the other
entities through its lesson and its development especially
spiritual.
Dear friends, you know all that our independence was
acquired 17 years after the majority of the States of
Africa. Rather than to avoid the system of the political
régime with single party and the durability of a Head of
strong State to the detriment of strong institutions which
have the bed of misfortunes of the populations, RP chose
this management mode in a country of less than one half
million hearts at the time. Today, after more than 33 years
of independence our formerly plain and prosperous country
records the same evils much our brothers of the continent.
The demonization of the tribes and the ethnos groups by the
mode became the mode of management of the city. No tribe
including Issas is saved by the dictatorship, as well as
Afars, Issacs, Gadabourcis and I pass from there. By
consequence, our fight against the system in place passes by
a regaining of the consciousness of the population on the
origin of our misfortunes and the only manner of sealing the
bases of a development which cannot be done without the
introduction of a true democracy and strong institutions
guaranteeing to all one each one peace and the social
progress.
Lastly, it should not be forgotten that it is political
imbalance between the various communities of Djibouti which
is directly responsible for the conflict between Afar and
Issa in Ethiopia. However, one should not regard this
territorial conquest as the demonstration of a irredentism
somali which disappeared since the war from Ogaden in 1977:
to speak about Somali-Issa is thus inappropriate. Nor even
of one ideology to which all Issa would adhere: the only
person in charge is the Djibouti dictatorship which thus
seeks to divide our people beyond the borders. But is it
conceivable that regional power that is Ethiopia, which does
not hesitate to send its troops until Mogadiscio, does not
have the means of regulating this conflict between Afar and
Issa?
You will have included/understood it, the combat that we
carry out for the advent of the Democracy to Djibouti also
aims at founding peace and stability in all the area: it is
in that that it must concern you and therefore we need you.
I thank you for your attention and I wish you every success
in your work of this forum.
The Vice-president of the ARD

Ismaël Guedi Hared, président de l'UAD, interview sur Africa
24
Lien avec la
video
L'ARD
participe au
forum afar
de Bruxelles
du 22 au 24
octobre 2010
L'alliance républicaine pour
le développement (ARD)
participe au forum afar de
Bruxelles prévu du 22 au
24 octobre 2010, parce que
la nation djiboutienne une
et indivisible présente
aussi un visage divers et
riche de ses différences.
L'ARD présentera et débattra
de la nécessité pour les
communautés culturelles de
la Corne de l'Afrique de
mener un combat pacifique et
fraternel pour défendre
leurs droits légitimes à un
développement culturel et
social et à la préservation
des identités souvent
millénaires.
Cassim Ahmed Dini et Maki
Houmedgaba représenteront
l'ARD au forum afar et un
message du Vice-président
Mahdi Ibrahim God sera
délivré à cette occasion.
La rédaction
Interview
d'Ismaël
Guedi Hared,
Président de
l'Union pour
l'alternance
démocratique
(UAD)

Ismaël Guedi
Hared
Présent en France depuis
près de deux mois, le
président Guedi a bien voulu
nous accorder une entrevue.
Sa présence à Paris n’est
pas fortuite et vise
également, comme il a
aimablement accepté de s’en
ouvrir à « Réalité », à
mettre au point ici les
dernières démarches
diplomatiques ainsi que les
concertations avec les
oppositions pour donner le
coup d’accélérateur
indispensable à la
Mobilisation Générale en
cours à Djibouti…
Voici
en exclusivité pour nos
lecteurs la teneur de
l’entrevue !
La
rédaction.
***
« Je suis d’ores et
déjà en mesure d’annoncer de
manière solennelle que
l’Opposition
Djiboutienne est désormais
d’accord pour jeter toutes
ses forces dans la dernière
bataille pour chasser le
RPP…
« ..C’est parce qu’elle
s’est construite autour d’un
programme cohérent que l’UAD
a fait, et continue de faire
preuve de solidité, et c’est
pour cela qu’elle souhaite
la bienvenue à toutes
sensibilités politiques
soucieuses d’œuvrer à
l’avènement d’un état de
droit par des moyens
pacifiques et légaux ! »
Réalité :
Assalaam aleykoum,
Monsieur le président ?
Comment vous portez-vous ?
Ismaël Guedi
Hared :
Je
me porte très bien
alhamdulillah ! J’ai profité
de ma présence à Paris pour
faire un petit bilan de
santé qui s’est avéré
concluant pour le
septuagénaire que je suis !
Ma pensée en ces moments
difficiles pour mes
concitoyens, va à tous ceux
qui n’ont pas les moyens
matériels de se soigner par
leurs propres moyens, à tous
ceux, de plus en plus
nombreux, exclus du système
de santé publique par le
parti au pouvoir…
A toute cette masse je redis
notre détermination à la
servir.
Réalité :
Pouvez-vous
brièvement nous faire un
compte-rendu de ces
concertations et démarches
diplomatiques ?
Ismaël Guedi
Hared : Les
démarches diplomatiques ont
lieu en ce moment même, tant
à Djibouti avec l’Union
Européenne dont une
délégation parlementaire est
en ce moment même en
pourparlers avec l’UAD ainsi
qu’avec l’USAID, qu’ici à
Paris avec notre partenaire
traditionnel...
- Elles portent
essentiellement sur le
Mémorandum que l’U.A.D. a
récemment adressé aux
Etats-Unis d’Amérique ainsi
qu’à l’Union Européenne qui
résume à nos yeux, la seule
voie de salut pacifique de
sortie de crise.
Ce mémorandum reprend les
grandes lignes de l’Accord
de Paix du 12 mai 2001,
unanimement salué par les
communautés nationales
toutes tendances confondues,
et internationale ! Accord
désormais actualisé pour la
Mobilisation générale !
Pour ce qui est des
concertations que nous avons
menées et continuerons
encore de mener courant
octobre jusqu’en novembre,
avec l’opposition multiforme
djiboutienne, elles sont
constructives et bien
avancées…
Mais je suis d’ores et déjà
en mesure d’annoncer de
manière solennelle que
l’opposition
djiboutienne souscrit
désormais totalement à la
Mobilisation Générale pour
jeter toutes ses forces dans
la dernière bataille pour
chasser le RPP…
Réalité :
Il y a
pourtant des candidatures
annoncées qui font désordre
dans l’unité souhaitée des
oppositions…
Ismaël Guedi
Hared :
Détrompez-vous !
Nous considérons comme
légitimes toutes ambitions
déclarées ou pas et à venir,
pour incarner un
indispensable changement au
sommet de l’Etat car tel est
désormais l’enjeu…
Mais compte-tenu du bras de
fer actuellement en cours
entre le pouvoir et
l’opposition, entre le
pouvoir et le peuple, il est
compris et acquis, qu’il
faille serrer les rangs
autour de l’UAD pour sauver
la Paix…Cet enjeu, parce
qu’il engage les intérêts
bien compris de toutes les
oppositions, de nos voisins
comme de nos partenaires
traditionnels et autres, a
conduit a une convergence de
points de vue et de
méthodes !
C’est parce qu’elle s’est
construite autour d’un
programme cohérent que l’UAD
a fait et continue de faire
preuve de solidité et c’est
pour cela qu’elle souhaite
la bienvenue à toutes
sensibilités politiques
soucieuses d’œuvrer à
l’avènement d’un état de
droit par des moyens
pacifiques et légaux !
Permettez- moi d’ajouter
que, bien que démocrate,
l’UAD combattra
pacifiquement mais avec
détermination toutes
manœuvres d’où qu’elles
viennent, allant à
contre-sens de la
Mobilisation Générale !
Propos
recueillis par Maki
Houmedgaba, pour la
rédaction de Réalité en
ligne
UNION POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE (U.A.D)
(ARD, UDJ, MRD)
Adresse : Avenue Nasser – Djibouti
Mémorandum de l’U.A.D.
aux Nations-Unies, Union Africaine, Ligue Arabe,
Etats-Unis d’Amérique
et Union Européenne
Djibouti, le 8 mai 2010
L'U.A.D.
est née au lendemain de la violation par le gouvernement
d'un Accord de Paix Définitive salué par tous les partis
politiques et la communauté internationale et à la veille
des élections Législatives de 2003 pour appliquer dans les
détails et de concert cet Accord et reconstruire un pays
ravagé par dix années de guerre civile et bâtir une
démocratie digne de ce nom.
Toutes les propositions de l'U.A.D. pour un déroulement
transparent du scrutin qui figuraient pourtant dans l'Accord
de Paix cosigné par le gouvernement ont été rejetées par le
ministère de l'Intérieur, mais l'U.A.D. forte du soutien
populaire et afin de donner une chance à un multipartisme
naissant et au premier scrutin pluraliste de l'Histoire a
accepté d'aller aux élections...Malgré l'adhésion du peuple
à son programme politique sanctionné par une écrasante
victoire de l'U.A.D., le gouvernement a recouru à de
grossières et massives fraudes électorales prouvées dans
l'épais dossier de recours en annulation déposé au conseil
constitutionnel dont les membres sont désignés par le
Président de la République et du parti au pouvoir .
Echaudée par cette mascarade, l'U.A.D. a, à la veille de
chaque parodie d'élections saisit par courrier officiel la
Présidence et le ministère de l'Intérieur en proposant la
participation de l'opposition au processus électoral et en
posant neuf conditions garantissant la transparence du
scrutin. A chaque fois un silence méprisant lui a été
opposé!
Contrainte de boycotter les échéances électorales suivantes,
l'U.A.D. a cependant pesé de tout son poids électoral en
prônant une abstention largement suivie aux Présidentielles
2005 obligeant le candidat sortant à se présenter seul
contre lui-même, aux Régionales 2006 qui ont vu un taux
officiel d'abstention de 70% ainsi qu'aux Législatives 2008
qui se sont déroulées dans un contexte de répression
politique inouïe et sans précédent dans l'Histoire
électorale Djiboutienne (interdiction à l'opposition de
mener campagne, occupation policière du siège d'un parti
légal (U.D.J.), arrestation et emprisonnement de centaines
de militants de l'opposition légale...
De sorte que Djibouti vit aujourd'hui une
impossibilité d’alternance démocratique aggravée par :
- la
dénonciation par l'A.R.D. (partie signataire) en septembre
2005 de l'Accord de Paix Définitive du 12 mai 2001,
- l'absence
totale de presse libre et indépendante depuis la saisie et
confiscation du matériel d'impression de l'organe de presse
du M.R.D.,le "Renouveau" et médias publics monopolisés par
le parti au pouvoir,
- la
dissolution par décret présidentiel du M.R.D. sous un
prétexte fallacieux, et
- les
bruits de bottes persistants dans le nord et le sud-ouest du
pays dus à la reconduction et aggravation des causes qui ont
déclenchées la guerre civile de 1991!
Cette impasse politique conjuguée aux effets de la situation
économique et sociale explosive :
- Indicateurs du développement humain au rouge et
augmentation de la pauvreté extrême tandis que le budget de
l’Etat et l’aide publique au développement connaissent une
fulgurante progression…
- marginalisation de la politique publique de développement
national de 70% du territoire,
- hausse croissante du chômage des jeunes notamment,
- cherté des prix des denrées alimentaires dans la capitale
- famine organisée dans les régions de l’intérieur
- absence pour cause de répression de syndicats libres et
légaux,
- dénis de justice faute d'indépendance de l'appareil
judiciaire...
- expulsions forcées des populations de l’ouest du pays vers
l’Ethiopie voisine
- bradage de lotissements publics à des étrangers en
expulsant les nationaux (familles de militaires) et
situation explosive avec les expropriations et décasements
programmés d’Arhiba et du P.K.12 …
Font que la situation est aujourd'hui explosive !
A cette absence d'alternance politique démocratique et
risque d’explosion sociale vient s'ajouter cette année la
modification de la constitution adoptée le 19/O4/10 et
promulguée le 21/04/10 enterrant un espoir de changement en
2011 par l'amendement de l'article limitant à deux le nombre
de mandats présidentiels.
Ce projet d'amendement contrevient aux dispositions des
Accords de Cotonou signés par la République de Djibouti!
Malgré les appels à un dialogue national serein et salvateur
de la part de l’U.A.D., les incessantes sonnettes d'alarme
lancées par l'unique ligue Djiboutienne des Droits de
l'Homme (L.D.D.H.) et les multiples condamnations de la
République de Djibouti par le B.I.T., la F.I .D.H. le
C.I.S.L... Le gouvernement reste désespérément prisonnier
d'une logique de parti unique et reste sourd conforté en
cela par le silence de la communauté internationale pourtant
sensibilisée en permanence par l’U.A.D. de la situation par
courriers et démarches auprès des représentations
diplomatiques...
Comme l’a dit samedi 11 juillet 2009, le président des
Etats-Unis d’Amérique Barack Obama à l’occasion de sa
première visite sur le continent à Accra, au Ghana, pays où
s’enracinent la démocratie et la bonne gouvernance, nous
pensons que « l’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts
mais d’institutions fortes ». Or, Djibouti n’a point
d’institutions fortes mais croupit sous un homme fort qui
l’opprime. L’heure est plus que jamais grave sous nos cieux
et commande que l’on agisse en conséquence car c'est
aujourd'hui l'existence même de l'Etat Djiboutien qui est
menacée par cette situation et partant la Paix et la
stabilité régionales !
L’U.A.D. reste convaincue que seule une transition
démocratique chargée de réformer les institutions politiques
et refaire de ce pays ce qu’il a cessé d’être depuis une
décennie :une république et un état, constitue la solution
politique pacifique de sortie d’impasse ! Les points
essentiels à appliquer par cette transition pour restaurer
et consolider la démocratie, l’Etat de droit, la bonne
gouvernance et la sécurité, promouvoir les droits de
l’homme, le développement et l’entente cordiale avec les
pays voisins et le reste du monde ont été consignés dans un
document daté du 26 septembre 2009.
L'U.A.D.fidèle à sa posture légaliste mais déterminée à
sauver la Paix civile à Djibouti, après avoir terminé ses
démarches diplomatiques et exposé, au cours d’un meeting
d’explication à venir, sa position au peuple djiboutien et
ses propositions de sortie de crise:
Lancera une campagne pacifique de Mobilisation Générale
(marches pacifiques, meetings d'explication, conférences...)
dans la capitale et tout au long de l'année, à une date
qui sera fixée ultérieurement mais sous peu !
Ce mémorandum est donc un appel à témoins et une invitation
aux Nations-Unies à mener une mission de bons offices auprès
du gouvernement,
seul responsable de cette impasse politique et ce, dans
l’unique et noble objectif de préserver la paix et prévenir
le conflit de trop !
Union pour l'Alternance démocratique
« Tu avais raison
DINI… »
Par Mohamed Ali Abdou
Porte-parole de
l’A.R.D.
Djibouti le 11/09/10
« Comme tout état moderne, nous avons des institutions,
dont l’ensemble constitue l’État. Ces institutions sont
l’exécutif, le législatif, le judiciaire, etc. Aucune de ces
institutions ne remplit ses fonctions. On constate que
chaque pouvoir, dans son créneau, se trouve en embuscade,
une véritable embuscade.
Tout ce qui
passe à sa portée est happé et privatisé. Et chaque pouvoir,
au lieu de limiter le pouvoir de l’autre et de matérialiser
ainsi l’équilibre de l’État, est complice avec son
vis-à-vis. Complicité entre l’Exécutif et le Législatif et
complicité entre le Judiciaire et les deux premiers. Les
potentialités du pays sont prises en otage, par ceux qui
devraient les gérer. Au lieu de gérer le pays, ils
l’ingèrent. « Glup ! Avalé ! »
« Oui, il y a une unité ethnique dans l’opposition et
aussi une unité ethnique dans la prédation... Si
l’alternance avait lieu un jour, elle ne serait pas contre
la présence française ou autre, tant que cette présence ne
serait pas contraire aux intérêts nationaux de Djibouti. »
Je saisis
l’occasion de cette heureuse initiative du C.D.S. que je
salue au passage, pour contribuer à cet évènement, en mon
nom personnel et celui de l’A.R.D.
Oh ! Ce n’est pas pour lui souhaiter le Paradis qui est le
souhait de chacun d’entre nous et où j’en suis sûr, il
reposera : de là où il est, il en sent certainement déjà le
parfum promis à ceux qui ont sacrifié leurs biens et leurs
personnes pour « la face d’Allah ».
Une vie entière consacrée à l’adoration exclusive d’Allah et
une pratique authentique, automatique, des obligations
religieuses pour son salut individuel (on est seul dans la
tombe et sans avocat le jour du jugement dernier autres… que
le jeûne, la prière, la zakat, le Coran récité, les
engagements publics tenus ou non ; seul comptable de ses
actes à plus forte raison quand on est responsable public…)
font que nous sommes nombreux à savoir qu’il a voyagé avec
suffisamment de provisions pour que je ne m’attarde ici, à
d’interminables prières pour sa future demeure !
Les plus nécessiteux en
prières sont ceux qui s’entourent à leur corps consentant de
faux dévots, d’obligés, de faux-témoins… convoqués à grands
frais publics, d’une pléthore de gardes du corps : suivez
mon regard…
Ce n’est pas non plus pour glorifier son passé, son action…Il
a légué à tous les Djiboutiens une trace indélébile dans
l’Histoire du pays dont s’inspire ses disciples comme ses
détracteurs, qui se sont tous appropriés cet héritage qui
est aussi le
leur !
Juste quelques mots dans le contexte politique national
actuel, pour rappeler à ceux qui se sont réjouis de sa
disparition, que le parti qu’il a crée à l’attention de tous
les Djiboutiens, a non seulement survécu à sa disparition
mais s’enrichit d’un nombre chaque jour grandissant
d’adhérents, la paupérisation de la majorité de nos
concitoyens fait qu’ils sont pour la plupart d’entre eux
sans le sou… mais riches d’espoir et c’est le plus
important : Il n’y a de capital que social et humain ! Mais
pas seulement de chômeurs… : des personnes aisées aussi
bravent le R.P.P. en
osant afficher au grand jour leur sympathie et
solidarité ainsi que des fonctionnaires … et ce n’est qu’un
début !
Solidement structuré autour d’un noyau stable composé des
résistances armée du FRUD et civile du FUOD, et bien guidé
par son successeur, il murît, grandit, se ramifie…
Je faisais partie des membres du conseil national qui ont émis
des réserves sur le calendrier de mise en œuvre de l’Accord
de Paix tel qu’il venait de nous le présenter pour
solliciter le renouvellement de son mandat avant la
signature de l’Accord : au sujet du désarmement des
combattants notamment. Après avoir poliment et surtout
longuement écouté chacun d’entre nous, et d’interminables
palabres plus tard, avec sa foi communicative et son verbe
persuasif, citant maints versets, hadiths et proverbes, il a
réussi à convaincre la presqu’unanimité du conseil national
à lui renouveler sa confiance et le mandat. Ce que nous
avons fait et l’avons rendu public dans un communiqué
officiel ! Sans aucun regret à ce jour !
Quelques-uns de ses propos résonnent encore : « Si qu’à Allah ne plaise cet Accord est violé, ce ne sont pas ces armes
qui constitueront une garantie pour son application, elles
ont remplies leur rôle en contraignant le gouvernement à
bientôt signer en public, un Accord globalement satisfaisant
pour les parties en conflit et dont le Peuple est le plus
grand gagnant ! La signature au bas de l’Accord, de l’O.N.U,
ou toutes autres puissances comme témoins non plus ! La
seule garantie, avec le soutien d’un peuple consulté et
acquis, c’est votre détermination à lutter pacifiquement
pour son application. Ces armes, brûlez-les !!! Les logiques
des rapports de force, de l’argumentation et de la
réfutation,
finiront tôt ou tard par l’emporter…c’est une question de
combat démocratique et de patience ! Inutile de prolonger le
conflit pour une question de garanties…C’est vous et le
peuple qui en êtes garants ! Vous avez explosé l’injustice à
Djibouti, si elle perdure… il nous suffira d’accompagner son
inéluctable implosion ! »…
Ou encore, au lendemain de la victoire spoliée de l’UAD aux
Législatives, à l’attention des militants de l’UAD, en
refusant le soulèvement auquel ils
appelaient :
« Patience ! Dix ans
d’un combat pacifique et légal valent mieux que dix minutes
de chaos… ».
Il est parti le vieux lion ! Mais son ombre en cette fin
d’année agitée, plane à basse altitude sur le ciel
Djiboutien, comme un gros nuage chargé d’espérances….
Nul besoin de nous attarder en cette occasion à l’analyse de
la situation politique à Djibouti : une observation lucide
du réel rapport de forces politiques, le ras-le-bol
généralisé et palpable des citoyens et des militaires, la
tournure, dramatique que prennent aujourd’hui les évènements
pour le RPP, englué dans ses fuites en avant, son mensonge
permanent et le mal acquis, nous autorise à prédire …qu’il
est imminent le jour où le peuple s’écriera en chœur et le
cœur en fête :
« …Tu
avais raison Dini !!! »
Travaillons-y ensemble sans relâche, c’est le meilleur hommage
que l’on puisse rendre à un homme qui n’appartient pas à la
seule A.R.D. et qui n’a cofondé et dirigé l’U.A.D. que pour
léguer aux Djiboutiens un instrument légal de conquête
pacifique du pouvoir !!!
Luttons partout, tout le
temps et ensemble, jusqu’à la victoire, son imminence ne
tient qu’à Nous !!!
Une conférence
d’Hommage à Ahmed Dini Ahmed, Père de l’Indépendance, ancien
Premier ministre, ancien président du FRUD et fondateur de
l’ARD, s’est tenue à Bruxelles dimanche 12 septembre 2010 à
l’occasion de la sixième année de sa disparition.
Le Congrès
djiboutien pour la solidarité (CDS), association
organisatrice de la réunion, a réussi à ouvrir le débat
autour de nombreux représentants de trois formations de
l’opposition djiboutienne, l’Alliance républicaine pour le
développement (ARD), le Parti djiboutien pour le
développement (PDD) et l’Union pour la démocratie et la
justice (UDJ).
Les
organisateurs de l’association CDS étaient Ismaël Bouh
Robleh, Mohamed Robleh Bouraleh et Moustapha Khairé. Les
invités ont été le président du Parti djiboutien pour le
développement (PDD) Mohamed Daoud Chehem, le représentant en
Belgique de l’Union pour la démocratie et la justice (UDJ)
Mohamed Mahamoud, le vice-président de l’Alliance
républicaine pour le développement (ARD) Mahdi Ibrahim God,
son secrétaire général arrivé de Djibouti Kassim Ali Dini,
son représentant en Europe Maki Houmedgaba et son
représentant en France Docteur Hamad Daoud.
L’introduction
du colloque par le président du CDS Ismaël Bouh a permis de
présenter l’ensemble des conférenciers à l’assistance formée
de plusieurs dizaines de participants djiboutiens.
Le
vice-président de l’ARD Mahdi Ibrahim God à la tête de
l’équipe de l’ARD était pourvu d’un mandat de toute l’UAD,
lui donnant pouvoir pour s’exprimer au nom de cette
coalition de l’opposition.
La vie et
l’œuvre politique d’Ahmed Dini Ahmed ont été présentées aux
jeunes générations de Djiboutiens curieux de l’histoire
récente de leur pays. Ahmed Dini a été de fait le fondateur
de la république de Djibouti à l’avènement de laquelle il a
consacré son combat politique.
L’homme de foi
et de conviction qu’a été Ahmed Dini a été amené à composer
au cours de sa vie politique avec des personnalités qui
n’ont pas toujours été dignes de la confiance qu’il avait
placée en elles. Une des tragédies de l’histoire moderne de
Djibouti est bien née de cet écart de moralité. Les jeunes
djiboutiens présents à la réunion ont pu prendre à cette
occasion la mesure du combat vertueux qui reste à mener à
Djibouti pour sauver le pays en perdition.
Les
organisateurs et les participants de la conférence n’ont pas
manqué d’aborder avec les invités la situation réelle qui
prévaut aujourd’hui en république de Djibouti et cela a
permis d’ouvrir un large débat. Le combat de l’opposition
djiboutienne pour lutter contre la dictature d’Ismaël Omar
Guelleh bat le plein à Djibouti ville avec le large
rassemblement tenu Avenue Nasser le jour de l’Aïd El Fitr vendredi 9
septembre.
L’occasion de
rappeler le rassemblement de l'Aïd était d’autant plus importante
qu’une nouvelle gestation d’une opposition unie se fait jour
depuis la réunion qui s’est tenue la semaine dernière à
Paris entre le président du MRD Daher Ahmed Farah, le
président de l’UAD et de l’UDJ Ismaël Guedi Hared, le
Vice-président de l’ARD Mahdi Ibrahim God et d'autres
personnalités de l'opposition djiboutienne.
Le CDS a
proposé en conclusion que le 12 septembre soit une journée
de commémoration et d’hommage à la mémoire du président
Ahmed Dini Ahmed.
La rédaction
de Réalité en ligne
ARD, Bruxelles, le
12 septembre 2010
Compte rendu provisoire de la conférence du 12
septembre par le Congrès djiboutien de solidarité (CDS)
La rencontre de 12
septembre à Bruxelles
à l’initiative du Congrès djiboutien pour la solidarité
(CDS) a été un franc succès.
En effet bon nombre
de nos
ressortissants ont pris part à cette rencontre de
mobilisation et de mémoire dédié en hommage au regretté
AHMED DINI AHMED père de la nation.
Elle s’est distinguée
par la qualité et la sincérité de propos échangés.
Toutes les formations
et les sensibilités politiques ont unanimement soutenu
l’appel du milieu associatif.
Les personnalités
annoncées ont honoré l’événement par leurs présences.
Signalons que le
président de l’UAD Mr Ismail GUEDI HARED s’est excusé pour
cause de réunion urgente à Paris. Néanmoins il a tenu à
déléguer Mr Mahdi IBRAHIM GOD (Vice-président de l’ARD) qui
s’est exprimé au nom de l’UAD.
Un compte rendu
détaillé sera communiqué dans les prochains jours.
Photos de la conférence d'hommage à Ahmed Dini le 12
septembre 2010 à Bruxelles




Les Djiboutiens répondent massivement à l'appel
de la liberté
Sous une température élevée et une humidité de
saison, c’est en masse que les Djiboutiens se
sont déplacés à l’appel de l’UAD pour fêter
l’Aïd avec la coalition de l’opposition.
Une communion entre le peuple et l’U.A.D. a été
palpable à l’avenue Nasser au centre des
quartiers populaires de Djibouti-ville tandis
que le R.P.P. n’a pas fêté de rupture de jeûne
avec ses militants ni leur président n'a daigné
présenter les traditionnels vœux au peuple.
Les dirigeants de l’U.A.D. se sont tour à tour
employés à dresser un bilan du règne du RPP : du
parti unique officiel d’antan, responsable du
déclenchement de la guerre civile, au
monopartisme déguisé d’aujourd’hui, violeur de
l’Accord de Paix et de la Constitution, le
caractère désastreux de son « mandat » sur les
plans économique et social a fait l’unanimité.
Les Djiboutiens ont pu se déplacer en masse
précisément malgré le déploiement massif de
forces de l’ordre qui ont empêché des centaines
de manifestants de Balbala de rejoindre l’avenue
Nasser.
Les dirigeants de l’UAD ont surtout, compte tenu
de l’incurable surdité du pouvoir, tiré la
conclusion qu’il fallait désormais s’atteler
à chasser le R.P.P, et pour ce faire, à
intensifier la Mobilisation générale au cours du
dernier trimestre de cette année.
L’UAD promet de multiplier dès octobre 2010 ses
réunions de concertation et de relancer les
démarches diplomatiques en s’engageant à en
tenir régulièrement informé le peuple.
En attendant, la fermeture hermétique du régime
à toute évolution démocratique et sociale prônée
par l’opposition démocrate et les syndicats,
ainsi que ses multiples fuites en avant, ont
conduit l’Etat-RPP à un dépôt de bilan sans
appel.
L’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) a
appelé le peuple à la plus grande vigilance et à
ne pas céder aux provocations du RPP enclin à
créer et à entretenir des tensions pour
perdurer.
Mohamed Ali
Abdou, Porte-parole de l’ARD,
Djibouti, le 10 septembre 2010
Les photos de la mobilisation du 10 septembre 2010 à Djibouti



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