Dernières nouvelles - Édition en Ligne de novembre 2010

        

                              Alliance                    « La seule vraie politique est la politique du vrai » EDGAR FAURE
                         Républicaine
               
pour le Développement

 Directeur de publication : Mohamed Ali Abdou.   Codirecteur : Mahdi Ibrahim A. God.   Email : realite_djibouti@yahoo.fr


S  o  m  m  a  i  r  e

29/11/2010 Diffusion d'information de la LDDH du 28 novembre 2010 sur le témoignage d'un syndicaliste
29/11/2010 Diffusion d'information de la LDDH du 28 novembre 2010 sur l'arrestation de réfugiés érythréens
25/11/2010 Message de l'Association pour la Démocratie et le Développement (ADD) à Londres
25/11/2010 Déclaration du FRUD au forum de Londres
24/11/2010  Synthèse du forum de l'opposition djiboutienne organisée à l'appel de l'UAD à Londres le 20 novembre 10
23/11/2010 Réflexions préliminaires de la Mission d’observation électorale à Djibouti 2010-2011
20/11/2010 Contribution de Saïda Barreh, représentante du PND en Europe, au forum de l'opposition djiboutienne
22/11/2010 Rappel de la lettre de l'UAD pour les conditions d'une démocratisation de la vie politique
20/11/2010 Message du Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS) au Forum de l’UAD à Londres
20
/11/2010 Contribution de Hassan Cher, représentant de l'ARD en Suisse, au Forum de l'opposition djiboutienne
20/11/2010 Contribution de Aïnaché au Forum de l'opposition djiboutienne : "Pas facile d'être opposant à Djibouti"
20/11/2010 Message de l'ARDHD au Forum de l'opposition djiboutienne de Londres
16/11/2010 Compte rendu de la manifestation de l'Aïd-el-Adha 2010 : le verdict de la rue
14/11/2010 Meilleurs vœux de l'ARD à l'occasion de l'Aïd el Adha
12/11/2010 Note d'information de l'UAD : Halte aux gesticulations policières !
10/11/2010 UAD : Le sursaut national est en marche
09/11/2010 Analyse de l'actualité par la rédaction de djiboutii.net
06/11/2010 Mise au point de la rédaction en ligne de « Réalité »
06/11/2010 Note d'information de l'ARD du 6 novembre 2010
05/11/2010 Communiqué de l’Association pour la Promotion de la Démocratie et du Droit de la Personne
02/11/2010 Forum de l'Opposition Djiboutienne à Londres samedi 20 novembre 2010
02/11/2010 Forum of Djibouti Opposition at London Saturday 20 novembre 2010
02/11/2010 Deux annexes du RPP à Ottawa. Par Hassan Aden
02/11/2010 Non à la culture du silence ! Par Abdoulkader Mohamed

Articles sur le forum afar de Bruxelles 2010
01/11/2010 Les résolutions du Forum afar (en anglais)
26/10/2010 Traduction et transcription de l'intervention orale en afar de Maki Houmedgaba au forum afar
26/10/2010 Traduction et transcription de l'intervention orale en afar de M. Cassim Ahmed Dini au forum afar
26/10/2010 Message de Mahdi Ibrahim God, Vice-président de l'ARD, à l'occasion du forum afar
26/10/2010 Message of Mahdi Ibrahim God, Vice-président of ARD, at the time of afar forum
22/10/2010 L'ARD participe au forum afar de Bruxelles du 22 au 24 octobre 2010


Articles sur la mobilisation générale en septembre et octobre 2010
24/10/2010 Ismaël Guedi Hared, président de l'UAD, interview sur Africa 24
20/10/2010 Interview d'Ismaël Guedi Hared, Président de l'Union pour l'alternance démocratique (UAD)
23/09/2010 Mémorandum de l'UAD présenté le 8 mai 2010 aux chancelleries étrangères à Djibouti (rappel)
13/09/2010 "Tu avais raison DINI..", par Mohamed Ali Abdou, porte-parole de l'ARD
13/09/2010 Compte rendu de la conférence d'hommage à Ahmed Dini dimanche 12 septembre 2010 à Bruxelles
13/09/2010 Compte rendu provisoire de la conférence du 12 septembre par le Congrès djiboutien de solidarité
13/09/2010 Photos de la conférence d'hommage à Ahmed Dini le 12 septembre 2010 à Bruxelles
10/09/2010 Les Djiboutiens répondent massivement à l'appel de la liberté
10/09/2010 Les photos de la mobilisation du 10 septembre 2010 à Djibouti


Diffusion d'information de la LDDH du 28 novembre 2010 sur le témoignage d'un syndicaliste

Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION

DU 28 NOVEMBRE 2010


Témoignage d’un Syndicaliste Cheminot.

 NOTE D’INFORMATION DU 28 NOVEMBRE 2010

Témoignage d’un Syndicaliste Cheminot. « Nul n’est censé ignorer que depuis l’accession au pouvoir de l’actuel président qui se dit : je suis fils de cheminot, alors que  la Compagnie du chemin de fer n’existe plus.

La triste et honteuse réalité de misère est palpable, les stigmates de souffrance sont visibles dans la gare et descriptibles sur les visages de ces pauvres cheminots qui fuient leurs foyers pour ne pas entendre le cri de leurs enfants affamés.

D’entendre ou de voir diffuser les fallacieuses promesses de ce président indifférent à l’égard de notre situation qui continue à grossir les abcès en profondeur des Cheminots.

Il est inutile d’attendre de ce gouvernement,  qui a déjà bradé notre patrimoine et nos logements, qui nous a donné des denrées alimentaires périmées, qui depuis bientôt six mois nous laisse sans salaire.

Il est inutile d’attendre quoi que ce soit d’un gouvernement irresponsable qui ne fait que des promesses qu’il ne tienne pas debout.

Le moment est venu de prendre conscience que ce régime qui ne pense qu’à s’enrichir et n’hésite pas à réprimer dans des conditions insupportables les pauvres cheminots emprisonnés encore une fois à Nagad aujourd’hui 28 novembre 2010 pour avoir exigé le paiement de leurs salaires et des arriérés de six mois de salaires ;

La République de Djibouti, qui est chargée d’un tronçon de moins de 120 Km et 250 Travailleurs, n’arrive à pas à trouver une solution adéquate, tandis que l’Ethiopie qui gère plus de 750 km et 15OO Travailleurs a trouvé une solution par la mise en place d’une société qui s’est engagée de payer les arriérés de salaires et l’indemnisation  des retraités et doit payer jusqu’à nouvel ordre les salaires des employés.

Les travailleurs du Chemin de Fer continueront leur combat jusqu’à la régularisation de leurs indemnités sociales ainsi que  le  paiement régulier de leurs salaires. Aux Cheminots du monde entier d’entendre notre détresse notamment les Cheminots de la France qui connaissent bien notre Chemin de Fer qui s’appelait à l’époque (CFE) puis le Chemin de Fer Djibouto-Ethiopien (CDE) ».

Observations de la LDDH :

La Ligue Djiboutienne est sidérée de l’arrestation de ce matin de plus de 100 Cheminots qui sont venus de Gallileh, Ali Sabieh jusqu’à Chebelle pour percevoir au moins une parti e de leurs arriérés de salaires.

En effet, lors de la ballade du Chef de l’Etat au Yémen pour suivre une compétition de football au côté de son homologue Erythréen, paraît-il ennemi, même si par la suite le Ministère des Télécommunications aurait fait un démenti même si les photos de la Télévision Yéménite a  bel et bien montrer les trois Chefs d’Etat  assis côte à côte.

Le même jour les pauvres Cheminots affamés se sont rendus pour la deuxième fois au Palais présidentiel pour manifester leur désarroi. Le Directeur général du Cabinet M. Ismaël Tani s’est rendu en personne pour leur dire qu’ils seront payés dès le retour d’Ismaël Omar Guelleh Fort de cette promesse les travailleurs du rail sont venus chercher leurs salaires à  la Direction de la Gare.

Face à l’impossibilité pour manque de liquidités et l’indécision du gouvernement incapable de trouver une solution. Les pauvres Cheminots n’ayant aucun moyen de locomotion se sont couchés sur la route face à la gare, qui est une route principale menant non loin de l’Ambassade de France et en direction du Port. Immédiatement la Garde Républicaine est venue les embarquer manu militari car c’est le chemin qu’empreinte Monsieur Ismaël Omar Guelleh.

On ne sait pas si les Cheminots ont été torturés ou non car pendant plusieurs heures on ne savait pas où ils étaient, et, actuellement ils ont été déportés à Nagad où des Policiers Somaliens s’entrainent. 

Par conséquent : La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) exige du candidat illégal à un troisième mandat de relâcher immédiatement et sans condition tous les travailleurs Cheminots  abusivement incarcérés d’abord dans un Centre secret puis dans l’Ecole de la Police comme en Argentine dans l’Ecole de la Marine durant la dictature.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande au Gouvernement le paiement immédiat de tous les salaires des Cheminots  alors que l’Etat prend en charge la  Société Daalo Airlines en principe Somalilandaise qui compte trente (30) employés en injectant comme subvention  la somme de trois (3) millions de dollars, c’est à se demander si l’homme d’affaire Ismaël Omar Guelleh est aussi actionnaire principal comme pour la SomCable avec le prête nom d’un Somalilandais d’après le Journal « Hadhwanaag de Hargeisa »

Lance un appel pressant à la Caisse de Développement de France et à l’USAID d’apporter un soutien financier aux Cheminots en détresse.   

NOEL ABDI Jean-Paul

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Diffusion d'information de la LDDH du 28 novembre 2010 sur l'arrestation de réfugiés érythréens

Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION

DU 28 NOVEMBRE 2010


Les risques collatéraux de la rencontre dans un stade de foot. au Yémen…

Il faut s’attendre à tout, après le retour du candidat-usurpateur du Yémen pour officiellement un match de football,  où certainement il a eu l’occasion de discuter avec son homologue en présence du Chef d’Etat Yémen et probablement suivi d’une tête à tête amicale, les Djiboutiens sont inquiets mais aussi perplexe.

Après ce matin de l’arrestation de plus de cent Cheminots, suivi de l’arrestation en guise d’otage d’une dizaine d’épouses  de dirigeant Cheminots pour obliger ces dirigeants à signer un engagement de renonciation à leur arriérée de salaires au nom de tous les cheminots, des membre de la famille des jeunes Afars qui ont fui l’Erythrée.

Le site All Afar avait soulevé cette inquiétude en informant tous les internautes dans les termes suivants : “ A  group of refugees who have escaped the difficulty situation in Erythrea and tried to come to a more secure place are in custody since November 1/2010 in Nagad prison in the capital city of Djibouti…”

Cette situation de séquestration illégal, ces arrestations Abusives et illégales  sont en infraction totale au Code Pénal adopté lorsque le Conseiller du Ministre de la Justice le Juge Bernard Borel avant son assassinat  jusqu’à présent sous le coup du Secret Défense imposé à la Justice Française.

Ce groupe de réfugiés Erythrée dont l’un a 16 ans Moussa Omar Ali  et quatre autres sont des enseignants risquent d’être remis aux autorités Erythréennes avec d’autres réfugiés qui ont fui le régime Dictatorial en Erythrée.

forces Erythréennes, mais dont pratiquement personne ne connaît leur nombre encore moins leur famille car si la Croix Rouge Internationale était informée elle aurait eu la possibilité d’informer la famille de l’état de santé de leurs proches.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande au candidat à un troisième mandat illégal et anticonstitutionnel d’ordonner à ses troupes de relâcher dans les plus brefs délais et de les remettre au HCR ;

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant au HCR  et à la Croix Rouge Internationale d’accorder une attention particulière à ces jeunes réfugiés Djiboutiens et de prendre toutes les dispositions pour assurer leur sécurité et de ne pas hésiter en cas de refoulement sur l’Erythrée de déposer des plaintes auprès des juridictions  concernées.

NOEL ABDI Jean-Paul

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Message de l'Association pour la Démocratie et le Développement (ADD) à Londres

Association pour la Démocratie et le Développement

(A.D. D)

ADD-Djibouti@hotmail.fr

L’Association pour la Démocratie et le Développement (ADD) est une association de résidents djiboutiens en France, qui s’est illustrée dès sa création en 1991 dans la défense des Droits Humains à Djibouti.

L’ADD, qui est une des plus anciennes organisations de la diaspora djiboutienne, milite activement pour la démocratie à Djibouti.

 L’ADD a organisé le 6 mars 2010 une manifestation  devant l’ambassade de Djibouti à Paris,  contre le troisième mandat du Chef de l’Etat Djiboutien en violation de la Constitution, avec les soutiens des organisations Djiboutiennes, Françaises et Africaines.

Elle a participé  aussi à la manifestation  le 13 juillet 2010 à Paris contre le soutien de la France aux dictatures africaines à l’appel des organisations françaises et africaines.

L’ADD apporte son soutien à toutes les forces politiques, qui luttent réellement pour un changement démocratique à Djibouti.

L’ADD salue cette initiative de Londres, qui prolonge les manifestations de Paris et de Bruxelles contre le 3ème mandat de Guelleh, et félicite les militants, les cadres et les dirigeants de l’UAD qui ont organisé les manifestations  dans des conditions difficiles à Djibouti-ville.

L’ADD rend hommage aussi aux combattants et aux dirigeants du FRUD, qui non sans courage et persévérance ont empêché  la flamme de la lutte de s’éteindre tout  en créant  un pôle important de résistance.

Les populations djiboutiennes, en dépit d’une féroce répression, ne cessent de manifester d’une façon ou d’une autre leur aspiration à la démocratie.

L’ADD organise chaque année, après la sanglante journée du 18 décembre 1991 d’Arhiba où 59 civils ont été tués et 80 autres blessés, « la journée des Martyrs », par un rassemblement devant l’ambassade de Djibouti à Paris, contre l’impunité des coupables et pour l’ouverture d’une enquête internationale.

L’ADD lance un appel aux démocrates djiboutiens en Europe, aux associations, et organisations politiques, pour commémorer tous ensemble cette année l’anniversaire de massacre d’ARHIBA le 18 décembre 2010  par une manifestation  devant l’ambassade de Djibouti à Paris, pour dénoncer tous les crimes,  les exécutions extrajudiciaires, les viols, tortures et arrestations arbitraires perpétrés par le régime.

Londres, le 20 novembre 2010
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Déclaration du FRUD au forum de Londres

Le FRUD, crée en Août 1991, est plus que jamais porteur d’espoir de la population Djiboutienne, opposée à la dictature et hostile au 3ème mandat présidentiel que veut briguer Ismaël Omar Guelleh, suite à la violation constitutionnelle opérée en Avril 2010.

La décision de maintenir la structure politico-militaire du FRUD en mars 2002, en dépit de l’accord signé un an  auparavant, est aujourd’hui saluée par l’ensemble des forces démocratiques Djiboutiennes, comme étant d’une grande lucidité politique.

Le FRUD a été un acteur décisif de tous les changements politiques  qui se sont déroulés à Djibouti, même si ses objectifs restent inaboutis, essentiellement à cause de l’importance de facteurs extérieurs et des divisions et dissidences au sein de l’organisation.

Il y a comme une relation dialectique entre  la montée en puissance  du FRUD et la libération  des espaces démocratiques à Djibouti.

Les premiers succès du FRUD qui ont failli emporter le régime, sauvé in extremis par l’interposition de l’armée française en Février 1992, ont néanmoins obligé le régime à adopter une constitution et un quadripartisme, vite vidés de leur substance.

La deuxième avancée du FRUD a permis l’instauration d’un multipartisme  en septembre 2002 qui ne conservera que l’aspect administratif.

Le renforcement actuel du FRUD est un atout important pour l’ensemble de l’opposition, pour créer un rapport de force  susceptible de peser pour une alternance politique crédible.

La dispersion des forces de l’opposition est aujourd’hui le seul atout du régime qui est lui-même en proie à des divisions profondes.

Le FRUD a mené d’intenses activités pour la recherche de l’unité de l’opposition sur une base solide, seule à même de porter le coup de grâce  à Ismaël Omar Guelleh et son régime. Le FRUD ne pourra se contenter de la transparence d’une élection.

Ses objectifs restent et sont toujours l’égalité des citoyens, l’égalité des communautés, l’égalité des régions. Dans le cadre d’un Etat réellement national, et pour une démocratie authentique.

Les causes du conflit se sont aggravées, et la marginalisation de l’une des 2 composantes principales s’est accrue, ce qui est susceptible de générer une crise majeure au sein de la nation et de l’Etat Djiboutien.

Les organisations internationales ont dénoncé les détériorations sur le plan des droits de l’Homme et des conditions de vie de la population.

La FIDH s’est fait l’écho des violations massives des Droits Humains en ces termes:

« L'escalade de la répression à l'encontre des populations civiles opérée à Djibouti est le reflet d'un grave recul de l'espace démocratique dans ce pays. Sous prétexte de vouloir mettre un terme à la rébellion armée qui sévit dans certaines régions, en particulier dans le Nord, l'Armée nationale Djiboutienne (AND) procède à des actes de représailles à l'encontre de la population civile perçue comme soutenant directement les rebelles: une politique de la terre brûlée, des actes de torture et de mauvais traitements, des violences sexuelles, de même que des procédures illégales de refoulement de citoyens Djiboutiens vers l'Ethiopie seraient ainsi perpétrés dans la plus complète impunité par les éléments de l'armée régulière.

Ces actes de violences s'inscrivent dans le contexte plus général d'un recul de l'espace démocratique à Djibouti et d'une atteinte quotidienne portée aux libertés individuelles. Les atteintes à la liberté d'association (notamment des partis politiques de l'opposition), les entraves aux actions menées par les défenseurs des droits de l'Homme, les atteintes aux libertés syndicales ou aux libertés d'information et d'expression sont monnaie courante. »

De son côté l’UNICEF a  dans un rapport de 15 juin 2010 sur la pauvreté infantile, révélé que la majorité des enfants de Djibouti vivent dans une pauvreté « abjecte », qui les expose à des menaces de mort.

Tout le monde sait, y compris les anciens comme les nouveaux observateurs étrangers, que les élections à Djibouti sont maintenues au niveau d’une mascarade. 

Les démocrates africains sont fatigués de répéter comme un leitmotiv, à l’issue de chaque scrutin, que les élections ont été frauduleuses.

L’alternance des urnes étant condamnée par le système actuel,

Le FRUD  appelle  encore et encore à une unité des forces patriotiques sur une plateforme politique en rupture avec des pratiques  de 33 ans, pour mettre hors d’état  de nuire ce régime rétrograde.

 Londres, le 20/11/2010

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 Synthèse du forum de l'opposition djiboutienne organisée à l'appel de l'UAD à Londres le 20 novembre 2010

La première conférence de l’opposition djiboutienne de Londres s’est tenue samedi 20 novembre 2010 de 15 h à 20 h à l’appel de l’Union pour l’Alternance démocratique (UAD).

L’UAD, la coalition de l’opposition djiboutienne à l’initiative de la conférence, a organisé la séance publique autour de nombreux représentants de formations de l’opposition djiboutienne, d’associations et de personnalités de la société civile.

Les trois formations politiques membres de l’UAD étaient présentes : l’Alliance républicaine pour le développement (ARD), le Mouvement pour le renouveau démocratique et le développement (MRD) et l’Union pour la démocratie et la justice (UDJ).

L’ARD était représentée par son Vice-président Mahdi Ibrahim God, son représentant en Europe, Maki Houmedgaba et son représentant en France, Hamad Daoud. Le MRD était représenté par son président Daher Ahmed Farah et par le président du Comité du MRD en Belgique, Abdoulfatah Omar Osman, ainsi que par le trésorier de ce comité, Mohamed Ali Bobeh. L’Union pour la Démocratie et la Justice (UDJ) par Monsieur Yonis Houssein Chireh, son représentant en Grande Bretagne.

Extérieurs à l’UAD, le Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie (FRUD) était représenté par Monsieur Ali Chehem, représentant du FRUD en Amérique du Nord, tandis que le mouvement Uguta-Toosa était représenté par son président, Monsieur Ali Coubba.

L’Association pour la démocratie et le développement (ADD) a adressé un message à la conférence, l’Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti (ARDHD) lui a exprimé son soutien, alors que le Congrès pour la démocratie et la solidarité (CDS) était représenté par Monsieur Moustapha Khaireh 

Enfin, de nombreuses personnalités de la vie civile et politique de la société djiboutienne avaient fait le déplacement, notamment Messieurs Abdourahman Boreh, Mohamed M. Aïnaché (le médiateur du forum), Mohamed Doubad Waïss, porte-parole de l’Intersyndicale UDT/UGTD, ainsi que Madame Saïda Barreh, représentante du PND en Europe.

La conférence de Londres, co-présidée par Messieurs Mahdi Ibrahim God et Daher Ahmed Farah, a été l’occasion de réunir toute l’opposition djiboutienne de l’étranger et de délivrer un discours reflétant l’ensemble des points de vue de la société djiboutienne en butte à un désarroi profond dû à une situation dramatique à tous points de vue.

 Il s’agissait notamment de mobiliser la diaspora afin qu’elle soutienne la mobilisation pacifique en cours dans le pays sous la direction de l’UAD.  

Les thèmes retenus étaient :

1) NON AU 3ème MANDAT et AU VIOL DE LA CONSTITUTION ;

2) DES REFORMES DEMOCRATIQUES, Y COMPRIS DES ELECTIONS LIBRES, TRANSPARENTES;

3) DEBAT : DJIBOUTI : QUEL AVENIR AVEC UNE DICTATURE ET DANS UNE REGION TROUBLEE ?

INTERVENTIONS

1.      Mahdi Ibrahim a ouvert le forum pour rappeler brièvement à l’assistance la situation qui prévaut dans le pays et le risque de voir la pérennisation de la dictature qui d’ores et déjà a modifié et violé la Constitution de la manière la plus antidémocratique. Il a précisé qu’il appartenait à tous les Djiboutiens où qu’ils se trouvent de rejeter ce régime par tous les moyens pacifiques et sauver son Peuple du désastre causé par 12 ans de répression et de corruption jamais égalées depuis l’indépendance. Il a réitéré l’importance de ce forum dont les 3 thèmes retenus consistent à ouvrir un débat sincère avec les responsables politiques et de la société civile en vue de dégager ensemble les moyens indispensables pour accompagner la mobilisation forte en cours à Djibouti sous l’égide de l’Union pour l’Alternance Démocratique.

 

2.      Daher Ahmed Farah a précisé que la menace est réelle et que le régime s’octroie le droit de vie et de mort sur notre population appauvrie et en proie à la malnutrition frappant aujourd’hui une frange importante tant à l’intérieur du pays que dans la Capitale. Il a ajouté que la situation politique est des plus dangereuses pour l’avenir et que le risque était grand tant la dictature bafoue le peu de libertés sans respect des lois et textes en vigueur. Il a insisté sur l’impérieuse action des Djiboutiens en faveur d’une réelle démocratie avec des réformes ouvrant la voie à une indispensable transparence électorale telle que l’Union pour l’Alternance Démocratique l’a posée depuis 2003 et à un Etat national. Il a terminé son intervention en insistant sur le fait qu’il n’y avait aucun miracle à attendre d’une quelconque intervention extérieure : seule notre action déterminée et unitaire nous sauvera !

 

3.      Le représentant de l’UDJ, M. Yonis Houssein, a salué le courage des membres de l’UAD pour leurs sacrifices et leur engagement. Il a exigé de l’assistance qu’elle apporte son soutien le plus total à la mobilisation en cours dans le pays pour empêcher le dictateur de se représenter.

 

4.      Le représentant du mouvement syndical, M. Mohamed Doubad Waïss, a rappelé que les multiples condamnations internationales (OIT, BIT, CISL, etc.) sont restées sans effet sur l’intransigeance du régime djiboutien et que les travailleurs se doivent d’être à la hauteur pour accompagner la mobilisation générale dans le pays.

 

5.      Les organisations œuvrant pour la défense des droits de l’homme (ADD et CDS) ont réitéré leur indéfectible soutien aux efforts des démocrates Djiboutiens pour sauver le pays.

 

6.      Le Président du mouvement Uguta/Toosa, M. Ali Coubba, tout en soutenant la démarche de l’UAD, a souhaité que celle-ci s’ouvre à toutes les organisations et personnalités politiques œuvrant sérieusement à l’avènement de la démocratie.

 

7.      M. Mohamed M. Aînaché a souligné la difficulté d’être opposant à Djibouti et appelé l’assistance à remplir son devoir citoyen en s’impliquant davantage dans la lutte contre cette dictature féroce qu’elle est censée avoir fuie.

 

8.      Du fait de sa trajectoire atypique, M. Abdourahman Boreh a particulièrement retenu l’attention de l’assistance désireuse de comprendre les raisons et la solidité de son engagement aux côté des forces de l’opposition. Il s’est prêté volontiers à cet exercice et a précisé que son implication a commencé dès lors que le dictateur a lancé le viol de la Constitution. Il a réaffirmé sa candidature à la présidentielle de 2011 et a défié Ismaël Omar de recueillir plus de 3% en cas de réelle transparence électorale. Enfin, il a rappelé qu’Ismaël Omar avait mis au chômage plus de 3000 travailleurs de ses entreprises et fermé plusieurs chantiers, ruinant ainsi le peu de confiance des investisseurs étrangers dans notre économie.

 

9.      S’étant invitée en dernière minute, la représentante du PND en Europe, Mme Saïda Barreh, a lu un message selon lequel le président de son parti était désormais dans l’opposition et que l’unité était indispensable pour mettre fin à la dictature.

 

10.  M. Ali Chehem, délégué du mouvement politico-militaire FRUD, a justement rappelé tout ce que les quelques avancées démocratiques devaient à la lutte armée (relayée à l’intérieur par l’opposition pacifique) et déclaré que son mouvement appelle encore à une unité des forces patriotiques autour d’une plateforme commune. 

Du débat général qui s’est ensuite instauré sous la conduite du modérateur Aînaché, trois idées-forces se sont dégagées :

1) Le non au viol de la Constitution comme au troisième mandat et le soutien à la mobilisation pacifique de l’UAD car c’est la dernière chance d’épargner à notre pays un nouveau conflit civil aux conséquences incalculables,

 

2)  L’impérieuse nécessité des réformes démocratiques et le refus de toute compétition électorale dans les conditions actuelles, c’est-à-dire sans l’instauration du cadre exigé par l’UAD

 

3)  Le parachèvement de l’indispensable unité d’action de l’opposition autour d’un projet démocratique fédérateur.

Pour l’UAD

   Daher Ahmed Farah                                                  Mahdi Ibrahim A. God

  Président du MRD                                                     Vice-Président de l’ARD

 Quelques photos du forum de l'opposition djiboutienne à Londres

De gauche à droite : Ali Chehem (FRUD), Mahdi Ibrahim (ARD), DAF (MRD), Mohamed M. Aînaché (personnalité politique, modérateur), Saîda Barreh (PND) et Abdourahman Boreh (personnalité politique)

De gauche à droite: Ali Chehem (FRUD), Ali Coubba (Uguta-Toosa), Mahdi Ibrahim (ARD) et DAF (MRD)

Vue de l’assistance avec, au premier rang de gauche à droite: Abdoulfatah Omar (MRD), Doubad (Intersyndicale UDT/UGTD), Cassim Ahmed (ARD), Yonis Houssein (UDJ) et Hamad Daoud (ARD)

Une vue de l'assistance nombreuse

Les conférenciers du forum de l'opposition djiboutienne à Londres

Mohamed Aïnaché, modérateur

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Réflexions préliminaires de la Mission d’observation électorale à Djibouti 2010-2011

 

Mission d’observation électorale à Djibouti 2010-2011

Première visite de l'équipe d’observation à long terme de

Democracy International en République de Djibouti:

Réflections préliminaires pour l'amélioration

du processus électoral djiboutien

 

Une mission d’observation à long terme de Democracy International s'est rendue à Djibouti du 1 au 9 novembre 2010 pour commencer son évaluation des préparatifs électoraux du pays. Dans ce cadre des réunions ont été tenues avec les institutions gouvernementales impliquées dans les opérations électorales, ainsi qu’avec tous les partis politiques et certains groupes de la société civile. Sans exception les interlocuteurs n’ont pas ménagés leurs efforts pour apporter leur contribution au succès de cette mission. L'équipe sera de retour à Djibouti à nouveau en Janvier 2011

 

Administration des élections

 

1) En tant que manifestation concrète de son engagement continu pour le progrès démocratique, il serait bénéfique pour le Gouvernement de la République de Djibouti d'envoyer à l'Assemblée nationale un projet de texte portant ratification de la « Charte Africaine sur la Démocratie, des Elections et la Gouvernance » que Djibouti a signée le 15 juin 2007.

 

2) En prévision des élections présidentielles de 2011, le gouvernement pourrait instaurer une plus grande confiance dans le système électoral à travers la rapide promulgation d'un décret précisant les détails chronologiques relatifs au scrutin à venir. Il devrait contenir, mais sans s'y limiter, les dates de:

 

• L'élection ; • La publication de la liste électorale ; • La délivrance des cartes d'électeurs ; • La définition des protocoles permettant l'accès des partis politiques à la liste électorale générale ; • L'installation de la CENI ; • Début et la fin de la période de campagne électorale ; • Du dépouillement et la totalisation des votes et annonce des résultats ;

 

3) Permettre l'accès en temps opportun à la liste électorale à la fois aux partis politiques et au grand public favoriserait une plus grande transparence et augmenterait la crédibilité du processus électoral.

 

4) L'intégrité du processus électoral dans son ensemble peut être renforcée par la création d'une CENI équilibrée et compétente, dirigée par une personne dont l'intégrité est incontestée, et nommé dans le délai maximum autorisé par la loi, et lui fournir les moyens et l'autonomie nécessaires pour que cette dernière puisse fonctionner correctement.

  

5) La transparence peut être améliorée en rendant publics les détails relatifs au financement des partis politiques par des fonds publics pendant la période de campagne électorale.

 

6) Compte tenu des importantes responsabilités des préfectures dans la planification et la mise en œuvre des élections au niveau local, tous les efforts devraient être faits pour s'assurer qu'ils sont pourvus de moyens de communications, financiers, logistiques nécessaires afin de leur permettre de s'acquitter convenablement de leurs fonctions qui sont par ailleurs essentielles.

 

Concurrence politique.

 

7) Tous les partis politiques légalement enregistrés sont invités à participer pleinement et activement à la vie politique du pays, notamment en recherchant le dialogue avec les citoyens sur les questions importantes pour le développement du pays; en informant le public de leurs programmes politiques ; et s’il le désire, en posant leurs candidatures, ainsi qu’en soutenant et en faisant campagne pour leurs candidats.

 

8) Les partis sont invités à poursuivre le dialogue entre eux pour bâtir une confiance réciproque.

 

9) En plus de leurs activités politiques partisanes, toutes les parties sont instamment invités à assumer leurs responsabilités nationales pour vérifier la liste des électeurs, participer à la CENI, chercher un accès régulier et efficace aux médias publics, et plus généralement promouvoir les pratiques démocratiques.

 

10) Comme c'est le cas dans de nombreux pays, les partis politiques devraient envisager sérieusement d'élaborer, d'approuver formellement et de respecter un code de conduite pendant la campagne afin de faire en sorte que la période avant, pendant et après l'élection se caractérise par le respect de la civilité, la non-violence, le respect de la primauté du droit et de la tolérance pour les différents points de vue politiques.

 

Communications

 

11) Le mandat que s’est donnée la Radio Télédiffusion de Djibouti “vous informer de manière objective (et) à suivre des débats nationaux” gagnerait à travers la recherche de possibilités d'engager touts les partis légalisés dans des discussions et des débats publiques radiodiffusées afin de mieux informer le public au cours de la période de la campagne électorale.

 

12) En outre, en dehors de la période spécifique de la campagne électorale, la RTD et « La Nation », en tant qu’unique médias nationaux, sont encouragés à faire tous les efforts pour couvrir les événements importants qui influent sur la vie politique de Djibouti pour faire en sorte d’exposer des points de vue alternatifs.

 

13) Les médias et les relais d'information doivent contribuer à la paix et la stabilité en effectuant une couverture responsable des questions électorales et politiques d'intérêt pour le public, et en s'abstenant des attaques personnelles et d’éviter un langage aux fins de division.

 

14) De manière générale, il est de la responsabilité éthique et professionnelle des canaux d’information de refléter la diversité d'opinion et de présenter une image équilibrée des événements politiques et électoraux.

 

Education civique des électeurs

 

15) Le gouvernement est invité à lancer une vaste campagne d'information en diffusant des messages d'éducation des électeurs sur les principes démocratiques, la signification des élections et les rôles et les responsabilités des citoyens.

 

16) En outre, une campagne d’éducation visant à combler les lacunes du public par rapport à la compréhension de ces derniers des domaines importants tels que l'inscription des électeurs et la délivrance des cartes nationales d'identité irait bien à une meilleure compréhension et encourageant une plus large participation du public dans les processus électoraux.

 

17) A titre de complément des efforts d'information de l'État et afin d'encourager une plus grande participation populaire dans les élections, les organisations de la société civile devraient rechercher les moyens d'entreprendre des campagnes non partisane d’éducation civique et électorale en direction des groupes traditionnellement marginalisés comme les femmes, les handicapés, et en milieu rural les populations semi-nomades.

 

Soutien externe

 

18) Les organisations internationales, les missions diplomatiques ainsi que les agences bilatérales et multilatérales sont instamment invités à apporter un soutien concret à la population de Djibouti sur le chemin d'une plus grande démocratie.

 

19) Toutes les parties prenantes Djiboutienne sont encouragées à tirer parti des possibilités existantes afin de bénéficier de l'assistance technique dans une grande variété de domaines, notamment la vérification de la liste des électeurs, l'éducation civique des électeurs, l'observation électorale, le développement d’un code de conduite pour les partis politiques, la formation des partis politiques, la formation des médias, la communication des résultats, et d'autres domaines.

 

Democracy International (DI) est basée aux États-Unis et fournit des services d'analyse, offre une assistance technique, et met en œuvre des projets à travers le monde pour la démocratie et la promotion de la gouvernance. La mission d'observation de DI à Djibouti est soutenue par l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) en vertu d’un accord entre les États-Unis et le gouvernement de Djibouti intitulé, « Gouverner avec Justice et Démocratie ».

 

(Auteurs: Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, 21 Novembre 2010)

 

Contact: Kevin Colbourne, Directeur de Mission d’Observation Électorale: +253- 34 46 52

Email: kcolbourne@democracyinternational.com

1st Visit of Democracy International’s Long-Term Observation Team to the Republic of Djibouti: Preliminary considerations for improving the Djiboutian electoral process.

 

Democracy International’s Long-Term Observation team visited Djibouti from Nov. 1 – 9, 2010 to commence its assessment of the country’s electoral preparations. Meetings were held with government entities involved in electoral operations, all political parties, and civil society groups. Without exception interlocutors were generous with their time and ideas. The team will return to Djibouti again in January 2011.

 

Electoral Administration

 

1) As a concrete manifestation of its continued commitment to democratic progress, the Government of the Republic of Djibouti would benefit from sending to the National Assembly for ratification the “African Charter on Democracy, Elections and Governance”. *This document was signed by the government on June 15, 2007.+

 

2) In anticipation of the 2011 presidential elections, the government could generate increased confidence in the electoral system through the speedy issuance of a decree outlining the chronological details relating to upcoming polls, including, but not limited to the dates for:

 

 The election

 Publication of the electoral list containing the names of all registered voters

Issuance of voters cards

Allowing the political parties access to the entire electoral list

Installation of the CENI so it can serve its entire 90 days

The beginning and end of the campaign period

 Counting, tabulation of votes and announcement of results

 

3) Allowing timely access to the electoral list both to political parties and to the general public would promote greater transparency and enhance the credibility of the electoral process.

 

4) The integrity of the entire electoral process can be enhanced by the creation of a balanced and competent CENI, headed by a person of unquestioned integrity, named within the maximum period allowed by law, and provided with the necessary means and autonomy to function properly.

 

5) Transparency can be improved by making public the details relating to the provision of state funds to political parties during the period of electoral campaigning.

 

6) Given the important responsibilities of the Prefectures in the planning and implementation of elections at the local level, every effort should be made to ensure that the Prefectures are provided with adequate financial, logistical and communications means in order to permit them to properly carry out these essential support functions.

 

Political Competition

 

7) All legally registered political parties are encouraged to take a full and active part in the political life of the country, including seeking dialogue with citizens on issues important to the development of the country; informing the public of their political programs; and if so desired, nominating, supporting and campaigning for candidates.

 

8) Parties are advised to continue dialogue among themselves to build trust and confidence

 

9) In addition to their partisan political activities, all parties are urged to undertake their national responsibilities to verify the voter registry, participate in the CENI, seek regular and effective access to public media, and generally promote democratic practices.

 

10) As is the case in many countries, political parties should give serious consideration to developing, approving and respecting a formal code of campaign conduct to ensure that the period before, during and after the election is characterized by civility, nonviolence, respect for the rule of law and tolerance for different political viewpoints.

 

Communications

 

11) Radio Télédiffusion de Djibouti’s expressed mandate to “vous informer de manière objective (et) à suivre des débats nationaux” would gain from seeking opportunities to engage all legal political entities in publicly broadcast discussions and debates in order to better inform the public during the electoral campaign period.

 

12) Furthermore, outside of the specific electoral campaign period, RTD and La Nation, as the sole national media outlets, are encouraged to make every effort to report on significant events that influence the political life of Djibouti in a manner that exposes alternative viewpoints.

 

13) Media and information outlets can contribute to peace and stability by conducting responsible reporting on electoral and political issues of interest to the public, and refraining from personal attacks and divisive language.

 

14) In general, news outlets have a professional and ethical responsibility to reflect a diversity of opinion and to present a balanced picture of political and electoral events.

 

Voter and Civic Education

 

15) The government is urged to launch a comprehensive information campaign airing voter education messages on democratic principles, the meaning of elections and the roles and responsibilities of citizens.

 

16) Furthermore, education addressing gaps in the public’s knowledge of important areas such as voter registration and the issuance of national identification cards would go far in increasing understanding and encouraging broader public participation in electoral processes.

 

17) By way of complementing the informational efforts of the state and of encouraging greater popular participation in the elections, civil society organizations should seek ways to undertake non-partisan civic and voter education campaigns directed at traditionally marginalized groups such as women, the disabled, rural and semi-nomadic populations.

 

External Support

 

18) International organizations, diplomatic missions, and bilateral & multilateral agencies are urged to provide tangible support to the people of Djibouti on their path to greater democracy.

 

19) All Djiboutian stakeholders are encouraged to take advantage of opportunities to benefit from existing technical assistance in a wide variety of areas including voter registry verification, civic and voter education, electoral observation, political party code of conduct development, political party training, media training, results reporting, and other areas.

 

Democracy International (DI) is based in the United States and provides analytical services, offers technical assistance, and implements projects worldwide for democracy and governance promotion. DI’s observation mission in Djibouti is supported by the United States Agency for International Development (USAID) under the Governing Justly and Democratically Assistance Agreement between the United States and the Government of Djibouti.

(Authors: Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, and Kevin Colbourne, November 21, 2010)

 

Contact: Kevin Colbourne, Director of Election Observation Program: +253- 34 46 52

Email: kcolbourne@democracyinternational.com

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Mesdames et messieurs,

 

Je vous salue.

 

Je vous apporte également les salutations du Président du PND, ADEN ROBLEH AWALEH. Je vous lis ici le message du Président du PND qui s'excuse de ne pouvoir participer à ce forum de l'opposition :

 

« Le PND fait partie de l'opposition djiboutienne. Depuis 8 mois le PND dénonce vigoureusement, de manière claire et nette la dictature implacable que M. GUELLEH a instaurée depuis qu'il est à la tête de notre pays, en 1999.

 

« Nous devons faire tout ce qui est possible pour l'en empêcher.

 

« Notre priorité doit être l'élection présidentielle de 2011.

 

Selon le PND l'opposition djiboutienne doit s'unir et présenter un candidat unique.

 

« Pour revenir à la tête du pays M. Guelleh compte sur une seule possibilité : que l'opposition boycotte l'élection.. Nous ne devons pas lui donner cette possibilité. C'est dire que nous devons participer à cette élection sinon notre peuple complètement mobilisé contre lui sera blessé mortellement.

 

« Je suis convaincue que les fraudes électorales seront réduites au minimum. Il y a sur place une ONG fortement décidée à s'impliquer dans cette élection. Nos partis travaillent avec elle étroitement. Je vous adresse un document en cinq points que le PND a remis à cette ONG et selon les dernières nouvelles le document a été remis par cette ONG au dictateur.

 

« Il est nécessaire que l'ensemble des mouvements d'opposition publient un document signé par tous ces mouvements y compris bien entendu le PND.

 

« On peut s'unir sous cette bannière : Opposition unie contre la dictature (OUCD)

 

« LES BASES DE LA TRANSPARENCE ELECTORALE

 

« 1°)  Mise en place d’une commission nationale électorale indépendante ainsi que ses représentants au niveau local

 

« 2°) - mettre en place un bulletin de vote unique portant les photos des candidats et les logos de  leurs partis ;

 

« 3°)  Le président de la CENI est élu par les membres de la CENI ;

 

« 4°)   mise en place d’une encre véritablement indélébile pour éviter le vote multiple ;

 

« 5°)   dotation pour couvrir les charges afférentes aux activités de la CENI. »

 

signé : ADEN ROBLEH AWALEH, Président du Parti National Démocratique (PND).

 

Je me présente :

SAIDA BARREH FOUREH, représentante du PND en France et en Europe.

 

Je vous remercie de votre attention.

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Rappel de la lettre de l'UAD pour les conditions d'une démocratisation de la vie politique

L'UAD écrit au Chef de l'État (sans réponse)

UNION POUR L’ALTERNANCE DÉMOCRATIQUE

ARD, UDJ, MRD ET PDD 

A Monsieur le Président de la République

Chef de Gouvernement, Palais Présidentiel Djibouti

Djibouti, le 21 mai 2004

Monsieur le Président de la République,

Depuis l’instauration du multipartisme intégral consécutif aux accords de paix définitive du 12 mai 2001, nous n’avons à aucun moment manqué de nous conformer aux dispositions légales en vigueur afin de respecter pleinement les règles qu’impose toute démocratie. Nous nous permettons de vous rappeler que nous vous avions saisi, en votre qualité de Président de la République et Chef de Gouvernement, avant et après les élections législatives, sur l’énorme décalage entre la démocratisation affichée et les dispositions de la loi relatives aux élections.
 
A cet effet, c’est par souci de transparence électorale, que nous vous avions d’ailleurs écrit le 9 novembre 2002, sur l’impérieuse nécessité d’une modification du décret n° 2002/198/PR/MID du 30 septembre de la même année relatif à la composition et au fonctionnement de la Commission Electorale Nationale Indépendante en vous y exposant nos observations et nos propositions afin que ladite commission puisse disposer de toutes les attributions et compétences nécessaires pour bénéficier de l’indispensable indépendance que requiert sa mission, seule garantie pour l’organisation d’élections libres et transparentes.

De l’annonce des résultats du scrutin du 10 janvier 2003 à ce jour, nous avions entrepris et épuisé toutes les démarches légales, pour le remboursement de la caution de 32,5 millions fd déposée au Trésor Public par les 65 candidats de notre liste aux dernières élections. Du Trésorier payeur, en passant par le Ministre de l’Intérieur, du Tribunal Civil et Commercial, du Tribunal du Contentieux Administratif enfin du Ministre de la Justice chargé des Droits de
l’Homme, nos doléances sont restées sans réponse.

Notre dernière tentative, avec pour objectif le déblocage de la situation politique de notre pays, fut notre entrevue du 24 mars dernier avec votre Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation. Cette rencontre devait permettre la concrétisation effective, puisque légale, des engagements relatifs à la démocratisation de la vie politique, tant pour les consultations nationales que régionales.

A ce sujet, nous n’avions pas manqué de faire remarquer au Ministre en charge de la Décentralisation, que la loi n° 174/AN/02/4ème L portant décentralisation et statut des régions du 7 juillet 2002 promulguée par vous-mêmes et publiée au journal officiel du 15 juillet 2002 a été tout simplement violée, au regard de son article 5 aliéna 2 lequel dispose : « dans les trois mois qui suivront la promulgation de la présente loi, un décret précisera un calendrier pour l’installation et la mise en place effective des collectivités régionales élues
ainsi que les transferts de compétences qui leur sont dévolus par la loi ».

Par conséquent, cette réunion n’ayant débouché sur aucune conclusion honorable et considérant qu’à défaut d’une issue responsable pour notre pays, nous, Union pour l’Alternance Démocratique regroupant les quatre partis de l’opposition, toujours soucieuse de l’intérêt général, réitérons avant toute consultation électorale nos exigences légales et légitimes pour :

- La refonte des listes électorales qui doivent refléter la réalité du corps électoral tel qu’il est actuellement. Sur ce point, votre Ministre de l’Intérieur avait reconnu en présence des observateurs internationaux lors des dernières législatives que les listes électorales étaient décalées de la réalité du corps électoral national.

- L’établissement de ces listes par bureau de vote dans les régions de l’Intérieur ;

- La mise en place d’une véritable Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), composée à parité de représentants de l’Opposition et de représentants des partis au pouvoir, sous la présidence d’une personnalité indépendante acceptée par les deux parties ;

- L’élaboration conjointe (Opposition/Gouvernement) du Statut Spécial de la Capitale Djibouti ;

- La modification de la Loi relative aux élections dans ses articles 27 et 54, portant sur la proclamation des résultats et la remise des Procès-verbaux, consécutives au dépouillement du résultat des scrutins. Désormais, nous considérons que pour une transparence réelle des élections, chaque liste doit disposer de son exemplaire de PV et les résultats proclamés par la CENI ;

- L’abandon pur et simple des pratiques de l’ancien système du parti unique dans la désignation des assesseurs par le pouvoir. Ces assesseurs doivent désormais représenter les listes en compétition ;

- L’accès libre et équitable des partis politiques aux médias publics;

- L’amendement et l’application effective de la loi de 1992 sur la communication qui autorise l’ouverture de radios et de télévisions libres.

Monsieur le Président de la République, la légitimité du pouvoir, la transparence et la stabilité résident dans la loyale application des points ci-dessus. Dans le cas contraire, nous prenons à témoins l’opinion nationale et internationale sur les dangers que fait courir votre gouvernement à la fragile stabilité que nous avons su préserver jusqu’à ce jour. Conditions pour la démocratisation de la vie politique.

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Message du Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS) au Forum de l’UAD à Londres

Congres Djiboutien pour la Solidarité (CDS)

Adresse : Parc du Peterbos 1, 1070 Bruxelles

Tél : (00 32) 0486 36 31 10 bouhismail@yahoo.fr

Tél : (00 32) 0486 35 58 27 roblehbourale@yahoo.fr

Ce message était la contribution de Congrès djiboutiens pour la solidarité pour le forum de l’UAD à Londres le 20 novembre.

Chers participants,

Permettez-moi de remercier l’UAD au nom du Congres Djiboutien pour la Solidarité que j’ai l’honneur de représenter ici.

Le CDS souhaite nourrir le débat politique à travers des propositions qu’il juge fondamentales. Nous pensons que la clarté du message politique pour un peuple sous le feu  de la propagande quotidienne est un élément vital pour l’action.

A savoir et en premier lieu : l’affirmation d’une lutte pacifique

Certes, la violence appelle la violence et je comprends la radicalisation de certains de nos compatriotes tentés par une lutte armée. Cependant, si l’option militaire constitue la manière la plus catégorique d’évincer le tyran ou tout au moins de le déstabiliser, c’est aussi et souvent une option périlleuse qui ne garantie nullement une démocratie durable.

Pour cela et pour bien d’autres raisons aussi nobles, le CDS réaffirme son attachement à une lutte pacifique mais déterminée qui s’inscrit dans la durée aux côtés de l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD).

Puisque la corrélation entre développement et développement de la société civile n’est plus à démontrer, nous appelons l’opposition à renforcer la coordination avec les forces vives et notamment avec les structures telles que la nôtre qui désire œuvrer à ses côtés.

Parmi les propositions du CDS, la lutte contre le tribalisme et la culture du partage de gâteaux :

33 ans après l’indépendance, est-il acceptable que la représentation nationale rime toujours avec représentation tribale ? L’assemblée actuelle est certes monocolore et mal élue mais elle tire un semblant de légitimité aux yeux de certains dans sa composition tribale instaurée jadis par le colonisateur et gravée depuis lors dans le marbre et dans les esprits.

Le silence de l’opposition sur ce sujet et la revendication d’une équilibre ethnique prôné par certains hôtent tout espoir à une société égalitaire. Cette politique a crée des citoyens de second zone, des citoyens suspects. On est en droit aujourd’hui de se demander quels citoyens et pour quelle nation voulons nous construire. Peut-on continuer à écarter continuellement des franges importantes de nos communautés du fait de leurs appartenances claniques ? L’opposition doit prendre sa responsabilité.

A chaque génération sa mission politique : le CDS propose à l’UAD d’ajouter dans sa liste de revendications le scrutin proportionnel par circonscription qui serait une réponse institutionnelle à la culture du gâteau.

La lutte contre la drogue du khat qui constitue un fléau national et pas uniquement financier, malgré l’hémorragie que constitue son importation. Ses conséquences sont tout simplement incalculables en termes de santé publique et de destruction du bien être familial. Là aussi une politique courageuse permettrait un vrai débat et surtout une prise de conscience salutaire que nous appelons de nos vœux.

Chères sœurs, chers frères

Ne soyons pas tentés par le pouvoir facile. Œuvrons pour une culture de la vérité face à la politique du mensonge et de la manipulation. L’autorité doit être recentrée en son sens essentiel « Autoritas » prendre les autres en charge pour les faire grandir. Il nous semble important de se remettre en cause avant de changer les choses.

Ne pas se focaliser uniquement sur le rejet d’un homme aussi tyran soit-il mais plus encore construit un véritable projet alternatif, engranger des batailles pour gagner la guerre.

Nous voulons une presse libre et responsable. Nous voulons  que puissent s’exprimer et fleurir des mouvements associatifs, des coopératives dynamiques et productives. L’événement du droit absolu et inaliénable des femmes et des hommes à mettre l’intelligence au centre de leur vie nous motive. Nous retenons le mot de ce philosophe « quand l’intelligence desserte les forums, la médiocrité s’installe et tout finit en dictature ». Nous voulons surtout que nul ne s’arroge le droit de chosifier l’autre ni de le mettre à genou.

Cette politique a fait de nous des réfugiés, des apatrides, mais nous refusons l’idée du renoncement qui fait le lit de la résignation. « Si tu peux voir détruit l’œuvre de ta vie » disait le sage « et sans perdre un instant, te mettre à rebâtir, alors tu seras un homme mon fils »

Chaque peuple humilié, bafoué, entravé dans sa quête de liberté et de progrès et plongé dans la nuit saura un moment ou un autre s’arc-bouter autour d’un même radeau prenant appui sur sa dernière chance de survie pour briser ses liens et sortir rayonnant le visage en larmes et en sang, méconnaissable peut-être, mais définitivement vivant.

Nous seront vivants parce que nous le voulons et nous le pouvons.

Je remercie l’UAD encore une fois et les responsables de l’ARD en particulier qui ne ménagent pas leurs efforts pour sensibiliser et éduquer à travers  la cohérence de leur message politique.

                                                                                         Vive la république de Djibouti !!!

                                                                                         Vive le peuple djiboutien !!!

                                                                                         Vive l'UAD !!!

                                                                                         Ismail BOUH ROBLEH

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Contribution de Hassan Cher, représentant de l'ARD en Suisse, au Forum de l'opposition djiboutienne 

Mr Hassan Cher Hared

Secrétaire aux relations internationales de l’UDT

Représentant de l’ARD en Suisse

Chemin des  Aubépines 11

1004 Lausanne

Tél : 0041 788 24 52 69

Email : nour_djib@yahoo.fr

au Forum de l’UAD à Londres.

  

Suisse, le 19/11/2010

 

Chers compatriotes,

 

Sachant bien que l’action, les gestes et la contribution de chacun de nous tous sont primordiales à la concrétisation de notre lutte pour la naissance d’un état de droit dans notre pays, la république de Djibouti, j’ai le regret de vous annoncer que je n’y serai pas à ce forum  de Londres et profite de l’occasion afin de vous demander de m’excuser pour cet absence fâcheux. 

 

Malgré  mon absence à une des événements importants de l’UAD, je ne manque pas de mener à bon escient mes engagements tant politiques que sociales.

 

Sans oublier que nous sommes confrontés à un des régimes le plus pernicieux du continent noir au vu de sa politique des répressions basées sur des techniques sournoises. Le moins surprenant qu’ils soient, au-delà des atteintes physiques, ces méthodes de répression qui va de la mise à la pauvreté forcé, de  l’exploitation, la maltraitance psychologique, la déréglementation programmée de l’outil administratif, l’avilissement de  la qualité de l’enseignement, la banalisation de la corruption, l’opposition systématique et volontaire à l’émancipation économique, sociale et juridique des citoyens, et ainsi d’autres, qui ne sont pas encore considérés comme des violations graves des droits de l’homme par la communauté internationale.

 

Cette politique d’anéantissement qui profite et profitera au régime va,  d’un côté   réduire presque à néant toute possibilité de  réclamation d’un peuple occupé à surmonter quotidienne tous les embuches précités et de l’autre côté   ça rendra éreintante la lutte  politique.  

 

La position stratégique de notre pays peut jouer un rôle prépondérant à notre lutte politique. Ça peut être d’une manière positive comme ça peut être d’une manière négative. Mais, les choses tendent plutôt du côté négative pour le peuple en raison des puissances occidentaux pressent à Djibouti qui semblent primer leurs intérêts immédiat à l’émergence d’un état de droit durable et favorable à tout le monde.

 

Dès lors, pour barrer la route à la troisième mandat qui est synonyme d’instauration d’un régime pérenne et réhabiliter la constitution nationale corrompue et dévalorisée, je crois que nous devons soutenir les actions de masse pacifique que l’UAD mène à l’intérieur et à l’extérieur du pays, intensifier les contacts et sensibilisations internationales et, surtout, entreprendre des actions juridiques coordonnées.

 

C'est-à-dire la rédaction d’un document juridique bien scellé que n’importe qui peut s’en servir dans ses démarches et contacts internationales.

 

Ce document portera sur trois thèmes, la bonne gouvernance, la démocratie et les élections à Djibouti. Il sera semblable au « rapport sur les droits d’opinion et d’expression à Djibouti » que j’avais initié et réalisé à 80% avec le concours de l’Ardhd, l’UDT et la Lddh.

 

Et je m’en charge à fournir une ossature bien détaillé et à la collecte des articles et lois dénonçant les violations des thèmes susmentionnés si les intervenants  s’engagent sur ce projet.

 

Je vous salue sur ce et vous souhaite un forum  chaleureux et plein de succès.

 

Vive la république de Djibouti !!!

Vive la démocratie !!!

Et que la lutte continue !!!

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Contribution de Aïnaché au Forum de l'opposition djiboutienne : "Pas facile d'être opposant à Djibouti"

FORUM DE L’OPPOSITON DJIBOUTIENNE

Londres, le 20 novembre 2010.

LA VOIX AU CHAPITRE : Par AÏNACHÉ

PAS FACILE D’ÊTRE OPPOSANT A DJIBOUTI !

Pour se réunir, réfléchir ou échanger sur la vie politique, syndicale ou même culturelle, cela devient pratiquement impossible pour la grande majorité des Djiboutiens de s’organiser dans leur propre pays.

Toute tentative de cet ordre est à priori soupçonnée d’être une mauvaise intention de la part des personnes ou des groupes. Ceux-ci sont aussitôt  assimilés à des ennemis de la république.

Car dans l’esprit de nos dirigeants, tous ceux qui ne font pas partie du cercle réduit des courtisans sont des ennemis de l’ordre établi.

C’est la raison pour laquelle l’opposition politique, syndicale, ou tout autre groupe souhaitant échanger un point de vue sur son propre pays est contraint de le faire hors des frontières nationales, comme c’est le cas aujourd’hui, à Londres. On peut rappeler que bien d’autres réunions semblables ont précédé celle ci et dont les plus récentes sont Bruxelles, Ottawa ou Paris.

Mon souhait, et sans me tromper, le souhait de chacun d’entre nous qui avons fait l’effort d’organiser ce forum ou d’y participer en venant, pour certains de loin, est que notre rencontre serve à faire avancer la coalition de l’opposition et  envoie un énorme signal d’encouragement à tous les Djiboutiens qui souffrent sous ce régime policier.

Les thèmes choisis pour  cette rencontre sont aujourd’hui:

1er     - Non au 3ème mandat et au viol de la constitution

2ème - Des réformes démocratiques y compris des élections libres et transparentes

3ème   -  Débat : Djibouti, quel avenir avec une dictature et dans une région troublée ?

Le viol de la constitution qui s’est opéré avec les obligés du président, manifestement sans douleur, n’est pas et ne peut être validé par personne encore moins par nous qui sommes rassemblés ici, maintenant, et  ceux qui se battent au risque de leur vie au pays.

La preuve s’il en était besoin, la démonstration de la population à Djibouti mardi dernier, jour de l’aïd, à l’appel de l’UAD.

En modifiant la constitution, le président n’a même pas pris la peine de cacher ses intentions. En procédant de la sorte, il visait sans vergogne une présidence à vie. Cela lui parait aller de soit car ayant reçu cette fonction en héritage, dans son esprit il se doit de rester suffisamment longtemps pour léguer la présidence aux siens.

Alors, la première question posée est : comment s’opposer à cette élection anticonstitutionnelle programmée pour le mois d’avril 2011, soit dans seulement cinq mois ?

A la dernière élection présidentielle d’avril 2005, l’opposition avait choisi le boycott, après avoir constaté que les conditions minimales pour participer dignement à cette élection n’étaient pas réunies

Le président sortant qui se présentait à sa propre succession, n’a pas non plus pu susciter un seul candidat, même de complaisance, comme challenger.

Malgré tout, cela ne l’a pas gêné d’aller seul à l’élection dont il avait à l’avance programmé son succès. D’où le surnom dont le journal La Réalité l’a affublé ’’LE CANDIDAT SOLITAIRE’’

Deux mandats illégitimes :

Le tenant du titre a bénéficié, jusqu’à maintenant de deux mandats illégitimes.

Comme chacun sait, l’élection de 1999 fut très fortement contestée et l’opposition s’est senti volée de sa victoire comme aux législatives de 2003, locales de mars 2006 et législatives de février 2008.

Ni pour l’une ni pour les autres, le pouvoir n’a pu (ou voulu), jusqu’à ce jour, démontrer la véracité de sa victoire ni donner aucun éclaircissement quant à l’organisation et aux résultats du scrutin.

L’élection du second et dernier mandat fut la plus ridicule en l’espèce.

Le candidat sortant n’a même pas pu trouver un adversaire de complaisance pour sauver les apparences. En raison du refus de l’opposition de servir de caution à une élection mascarade, il fut contraint d’aller faire sa cuisine seul.

Les conditions non remplies de l’élection de 2005 sont toujours d’actualité et par conséquent il n’y a eu aucune évolution qui pourrait infléchir la position de l’opposition regroupée au sein de l’UAD.

C’est la raison pour laquelle, les dirigeants de l’UAD préconisent une nouvelle fois, la non participation à cette élection mascarade annoncée.

Il est toujours difficile pour un démocrate de refuser de participer à une élection. Mais quand les dés sont pipés et que tout est joué d’avance en bafouant les règles minimes élémentaires acceptables, il est criminel et irresponsable de cautionner une élection truquée.

Notre Autocrate est un adepte de la malheureuse phrase de l’ancien président français J. CHIRAC, je cite :’’Il faut laisser les dictateurs gagner les élections, sinon ils ne l’organiseront pas’’.

Pour finir, permettez-moi d’aborder, la troisième question posée pour notre rencontre :

Quel avenir avec une dictature et dans une région troublée ?

Sans espace de liberté, nous nous réunissions une fois de plus en dehors de notre pays. La parole publique est confisquée sauf dans les Mabrazes truffés d’oreilles intéressées.

Nous apprenons régulièrement la difficulté que rencontrent les militants des partis légalisés de se rendre dans les annexes afin de participer à des réunions ou de rencontrer les dirigeants.

Ils subissent constamment à proximité des sièges des partis ou aux domiciles de certains dirigeants des provocations et intimidations policières.

Nous savons désormais que le recours à la guerre civile est la pire des solutions et pourtant cela nous traverse parfois l’esprit.

Certains d’entre nous ont franchi ce pas avec toutes les conséquences que cela a pu engendrer. L’expérience de la guerre civile (dont les braises couvent encore de nos jours) des années quatre vingt dix avec son cortège de malheur a stoppé net le développement du nord de la république.

Il ne faut pas perdre de vue que le conflit sommeille en nous, prêt à surgir.

Pour éviter une nouvelle guerre civile abominable, nous sommes forcés d’abandonner nos divisions intestines qui en définitive ne profitent qu’aux tenants du pouvoir.

Il est illusoire de vouloir établir une nation sans des citoyens égaux. Il ne se passera rien de sérieux dans le domaine politique tant que l’unité politique ne sera pas réalisée autour d’un leader charismatique adoubé par l’opposition nationale.

La malédiction Djiboutienne veut que les politiciens visent une alternance ethnique ou tribale au lieu d’une alternance des programmes politiques.

Ce n’est pas que nous manquons de généraux, mais d’un GENERAL EN CHEF.

Tout le monde se souvient de la raillerie de l’ancien Secrétaire d’État  USA, Henri Kiesinger  à propos de l’absence d’un interlocuteur représentant l’Europe dans les années quatre vingt : ‘’L’Europe quel numéro de téléphone ?’’

D’où vient cette impuissance sinon des rivalités ethniques et tribales savamment entretenues ?

Pour ma part, je me demande souvent, si le pouvoir ne rêve pas d’entretenir un conflit permanent  le rendant indispensable aux yeux des puissances étrangères qui sont évidemment inquiètes à propos de leurs intérêts économiques et géostratégiques dans cette région troublée !

Ainsi, notre président leur vend l’idée qu’il est par sa fermeté et sa longévité au pouvoir, le garant de la stabilité dans la région.

On murmure ça et là qu’il n’est pas étranger aux conflits qui perdurent en Somalie

Notre président, par son refus d’affronter le débat démocratique, s’approprie l’adage que les chrétiens attribuent à Jésus-Christ : Celui qui n’est pas avec moi est contre moi. Donc pas de débat, pas de démocratie pas de civisme.

Depuis toujours, les occidentaux ont privilégié leur intérêt stratégique qui vient de prendre une dimension colossale avec la guerre civile en Somalie qui perdure depuis bientôt vingt ans et ses conséquences multiples.

La désormais célèbre et très ‘’lucrative’’ piraterie maritime au large de la Somalie a augmenté l’intérêt déjà réel aux yeux du monde sur notre petit pays.

Notre pays a donc pris, à cause ou grâce, c’est selon, les troubles de la région et la piraterie, une dimension qui nous dépasse. Nos dirigeants n’ont vu que les retombées financières comme d’habitude à leurs usages personnels.

Leur cupidité les a aveuglés et comme toujours, ils n’ont pas su trier le bon grain de l’ivraie.

Nous intéressons, à n’en pas douter, le monde entier. Il faut que nous soyons à la hauteur de l’espoir d’une stabilité que notre pays suscite.

Nous avons claironné et voulu que notre pays soit une « terre de rencontre et d’échange » et je suis persuadé que nous pouvons  restaurer cette maxime. Il ne suffit pas de le dire mais il faut le faire.

Le plus important ce n’est pas de se doter des institutions sur  papiers et de se flatter de voter des lois mais de les appliquer !

La mobilisation générale des démocrates préconisée à de multiples reprises doit s’organiser rapidement. Parce que nous n’avons plus de temps à perdre.

Il est plus qu’urgent que nous prenions lors de cette rencontre des décisions audibles, visibles et concrètes pour mettre hors d’état de nuire ce pouvoir usurpé qui n’a que trop duré.

Vive le peuple Djiboutien uni ! 

Vive la Démocratie!

AÏNACHÉ

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Message de l'ARDHD au Forum de l'opposition djiboutienne de Londres

A tous les participants au Forum de Londres du 20 novembre 2010

En tant que témoin de l’évolution de la situation à Djibouti et président de l’ARDHD, j’aurais fortement souhaité participer à vos débats en qualité d’observateur, puisque, comme vous le savez, je n’ai aucune « ambition » politique dans le Djibouti et que le régime de Guelleh n’est pas prêt, de toutes les façons, à m’accorder la nationalité djiboutienne … !

Malheureusement des contraintes familiales de dernière minute m’ont empêché de faire le déplacement et je remercie à l’avance Mr Anaiche, modérateur du forum qui vous lira ce message en mon nom.

Depuis sa création en 1982, l’ARDHD n’a jamais cessé de réclamer l’union de tous les opposants sincères et engagés dans la libération du peuple de l’oppression qu’il subit pratiquement depuis l’indépendance et qui s’est encore renforcée depuis 1999, avec la prise du pouvoir par M. Guelleh.

C’est en ma qualité de défenseur des Droits de l’Homme que j’interviens aujourd’hui devant vous. On me dit souvent que la politique ne devrait pas faire partie de notre combat pour les Droits de l’Homme. Et pourtant ! Comment l’ignorer ? Alors que c’est elle qui conditionne directement la situation des Droits de l’Homme dans un Etat. Ce sont les hommes politiques qui prennent et qui appliquent les décisions en matière de justice, de police, d’enseignement, de santé et de services collectifs, pour ne citer que ceux-là.

C’est la raison pour laquelle les Défenseurs des Droits de l’homme ne peuvent pas ignorer la vie politique et surtout les positions de l’opposition face à ce régime trompeur, accapareur, qui asservit les populations et qui ruine l’économie et l’espoir dans l’avenir.

Mais le régime est coriace ! Il a acheté des consciences et des hommes qui tiennent d’une main de fer toutes les commandes du pays : armée, police, justice, communication, etc…

Pour les mettre en échec, il faut leur opposer des forces au moins aussi puissantes. Très rapidement au sein de l’ARDHD, nous sommes parvenus à cette conclusion : « seule l’union sans faille de tous les opposants peut provoquer la chute du système dictatorial ». L’ennemi numéro 1 à abattre, c’est le régime. Tant que le régime de Guelleh sera en place, il serait stérile et irresponsable de jouer la concurrence entre les différentes tendances politiques.

Ce n’est qu’une fois le régime écarté du paysage djiboutien, que chaque parti, chaque leader pourra soumettre au suffrage universel, son programme, ses options et sa vision pour l’avenir.

Pour y arriver, il faut non seulement opposer la force de l’union, mais il faut aussi convaincre le peuple. Pour cela, au-delà de l’union des oppositions, il faut préparer un programme solide de gouvernement avec des objectifs clairs, réalistes, partagés et compréhensibles. Le peuple vous écoute et il attend beaucoup, mais vous ne devez pas le décevoir, car il a déjà beaucoup souffert et il souffre davantage chaque jour.

J’espère que ce forum sera l’occasion historique de réaliser l’union des forces de l’opposition autour de deux objectifs : 1°) mettre un terme à la dictature et montrer la voie à suivre pour rétablir un Etat de droit, avec tout ce que cela implique, 2°) élaborer des propositions concrètes pour gouverner le pays dans l’intérêt du peuple, des anciens, des chômeurs, des femmes et de la jeunesse, tous laissés à l’abandon, à la pauvreté et au désespoir.

Avant de terminer, je voudrai adresser à Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH l’expression de mon admiration intense pour le travail qu’il effectue chaque jour, au péril de sa liberté et parfois de sa vie et j’adresse plus généralement mes remerciements personnels à toutes celles et à tous ceux qui nous informent pour que le site internet de l’ARDHD soit et reste l’un des vecteurs privilégiés de la communication, de la dénonciation des crimes et de la libre expression des opposants.

Merci à toutes et à tous.

JL Schaal, Président ARDHD

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Compte rendu de la manifestation de l'Aïd-el-Adha 2010 : le verdict de la rue

Djibouti , le 16 novembre 2010<!--DIV {margin:0px;}-->

La mobilisation générale décrétée par l'UAD au printemps dernier a franchi une nouvelle étape avec la démonstration de force de l'opposition djiboutienne à l'Avenue Nasser ce mardi matin 16 novembre 2010.

Jamais depuis les grands meetings des Législatives de janvier 2003, l'Avenue Nasser n'avait connu pareille affluence : plusieurs milliers de manifestants venus du PK 12, de Balbala et des quartiers populaires de la capitale ont crié leur refus du troisième mandat illégal et confirmé leur soutien à l'UAD.

Les orateurs qui se sont succédé à la tribune se sont tous félicités du succès de cette montée en puissance de la contestation contre l'imposture ainsi que de la volonté de changement manifestée par notre peuple.

Alors que les dirigeants de l'UAD galvanisaient les foules en vue des prochaines batailles contre la forteresse sinistrée du RPP, l'imposteur du palais de l'escale rêvant toujours d'un troisième mandat anticonstitutionnel faisait son numéro devant un parterre d'obligés en assurant: « l'opposition semble trop tôt parti en campagne cette année, il reste encore cinq mois avant la présidentielle... ». Cinq mois c'est en réalité le temps qu'il lui reste pour préparer son départ car demain sera un autre jour.

En venant massivement occuper la rue des heures durant sous le soleil de Djibouti, les femmes et les hommes de notre pays ont clairement démontré leur détermination à imposer le verdict de la rue face au parjure et à l'imposture. La mobilisation continue jusqu'au triomphe du droit sur le mensonge et l'arbitraire.

Le rassemblement de l’Aïd el Adha s’est conclu par des messages d’appel à persévérer délivrés par les responsables de l’UAD.

Les prochaines semaines, l'UAD sillonnera tout le pays à la rencontre des Djiboutiens oubliés des districts de l'intérieur, qui sont les principales victimes du système d'Ismaël Omar Guelleh, l'éternel candidat mal élu en 1999, rejeté en 2005, illégal depuis avril 2010.

A tous de montrer encore une fois qu’il existe une autre Djibouti, éprise de liberté et de démocratie, où une majorité de moins en moins silencieuse se fait jour à la mesure de la désolation quotidienne qui est la leur.

Les illustrations qui accompagnent le compte rendu montrent une nouvelle fois la mobilisation générale qui s’opère à Djibouti.

Les photos de la manifestation de la l'A+id el Adha 2010

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Meilleurs vœux de l'ARD à l'occasion de l'Aïd el Adha

A toutes les musulmanes, à tous les musulmans de Djibouti et d’ailleurs, l’ARD présente ses meilleurs vœux de bonheur et de prospérité à l’occasion de l’Aïd el Adha de l’an 1431 de l’hégire.

Les citoyens djiboutiens sont appelés à saisir ce moment béni pour montrer une nouvelle fois la détermination qui les anime dans la perspective de la mobilisation générale plus que jamais d’actualité.

Puisse ces vœux être accueillis et rendus fructueux par le Très Haut.

La rédaction en ligne de Réalité

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Note d'information de l'UAD : Halte aux gesticulations policières !

                                                                                      Djibouti, le 12 novembre 2010

Dans le cadre de la préparation de son grand rassemblement populaire de l'Aid el Adha, l'Union pour l'alternance démocratique (UAD) a entamé jeudi dernier une tournée des annexes de la capitale pour y tenir des réunions avec les différents comités de mobilisation.

La première de ces réunions devait se tenir jeudi après-midi à l'annexe de l'ARD à Balbala-Wahlé Daba où une centaine de personnes étaient attendues, mais quand les dirigeants de l'UAD sont arrivés sur place vers 16h30, ce sont plusieurs centaines de personnes enthousiastes qui les attendaient devant l'annexe de l'ARD et c'est finalement au cours d'un meeting improvisé que la direction de l'UAD a délivré son message politique.

Vendredi après-midi les dirigeants de l'UAD devaient rencontrer le comité de mobilisation du quatrième arrondissement de Balbala à l'annexe de l'UDJ, mais l'affluence a été quelque peu perturbée par un dispositif policier déployé en vue d'empêcher le rassemblement. L'affrontement a été évité de justesse grâce au sang froid des dirigeants de l'UAD qui ont réussi à faire passer leur message de mobilisation pour la fête de l'Aid el Adha.

Face à ces intimidations policières d'un autre âge qui constituent d'intolérables entraves aux activités des partis légalement constitués, l'Union pour l'alternance démocratique (UAD) demande aux autorités de faire cesser immédiatement ces provocations policières préjudiciables à la paix civile. Les tournées de mobilisation se poursuivront jusqu'à la veille du grand jour : la fête de l'Aid el Adha à l'avenue Nasser.

Union pour l'Alternance Démocratique

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Le sursaut national est en marche

UNION POUR L'ALTERNANCE DEMOCRATIQUE (UAD)

Djibouti , le 10 novembre 2010<!--DIV {margin:0px;}-->

A l'occasion de la fête de l' Aïd el Adha qui sera célébrée la semaine prochaine, l’Union pour l'alternance démocratique (UAD) souhaite bonne fête, paix et unité à la nation toute entière.

En cette fin d'année 2010, notre pays se trouve à un tournant historique : la gravité de la situation socio-politique et les incertitudes qui pèsent sur l'avenir appellent à un sursaut patriotique contre la régression et l'imposture.

Fort heureusement, les forces démocratiques s'organisent à l'intérieur du pays et également à l'étranger au sein de la diaspora djiboutienne exilée en Europe et aux Amériques.

L'union pour l'alternance démocratique (UAD), principale force politique de notre pays, incarne le changement et la rupture totale avec les méthodes obscurantistes du fossoyeur de la nation djiboutienne, de surcroit candidat à un troisième mandat illégal.     

Parce que le changement ne viendra que de notre mobilisation massive et de notre détermination à l'imposer, l' UAD appelle les Djiboutiens à venir en masse au grand rassemblement populaire qu'elle tiendra le jour de la fête de l'Aïd el Adha à l'avenue Nasser à partir de 9 heures.

Pour l'UAD,

Ahmed Youssouf Houmed

Président de l’ARD

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Analyse de l’actualité par la rédaction de djiboutii.net

La maison de verre et la maison de pierre.

Depuis la rumeur (confirmée depuis Mars 2010) du président Guelleh comme candidat à sa propre succession pour un 3ème mandat anticonstitutionnel, le paysage politique djiboutien pilule de d'organisations.

Ce phénomène ne se limite plus aux seules frontières du pays. Loin s'en faut! Ici comme ailleurs ceux qui parlent au nom de la diaspora ne se comptent plus. Il faut souligner néanmoins qu'ils se repartissent en deux groupes:

1. Ceux qui, sans se l'avouer, courent pour la 3ème réélection (contraire à la constitution) de celui qu'ils accusaient, il y une décennie ou moins, d'être leur bourreau.

2. Ceux qui sont pour le changement, après 33 ans de règne sans partage des Gouled/Guelleh.

Le premier groupe était le plus organisé et le seul jusqu'à maintenant, qui faisait le plus de boucan et occupait tout le terrain, puisque soutenu par des fonds à l'origine occulte. Les valets et les agents du régime occupaient seuls le devant de la scène. Ce groupe s'était approprié tout. Même le 27 juin : les DVD et autres vidéos à la gloire de la dictature en poste à Djibouti sont sur les tablettes de nos magasins, ici comme ailleurs.

Fort de son monopole, ce groupe devenait de plus en plus arrogant. Depuis l'annonce de la candidature de Guelleh pour la présidence à vie, il mettait les bouchées doubles. Le nombre de soi-disant évènements sociaux que ces agents de la dictature organisent, surtout ici à Ottawa, commencent à  crever les yeux au goût de certains qui se sentent lésés et trahis.

Le dernier événement en date des béni oui oui se tenait le samedi 6 novembre au siège de l'un des plus grands syndicats des fonctionnaires fédéraux (PSAC).

Cependant, de plus en plus, un pas à la fois, les autres, ceux qui sont les vraies victimes de la dictature et qui aspirent au vrai changement, eux aussi, commencent à s'organiser. Ils commencent à s'organiser en association ou s'affilier aux partis de l'opposition. Nous en avons rencontrés quelques uns à la contre manif tenue devant le 233 de la rue Gilmour.

Les organisateurs de cette contre manif, les membres d'une nouvelle association dont nous vous avions parlé lors de la création de l'Association pour la Promotion de la Démocratie et du Droit de la Personne (APDDP), nous ont confirmé que, désormais, ils allaient passer de la parole à l'acte.

Ils nous ont dit que, désormais, "ceux qui sont dans la maison de verre (les agents du Régime Policier) ne doivent pas lancer des roches sur ceux qui habitent la maison de pierre" (les victimes qui ont fui ce régime). Affaire à  suivre.

Je vous invite à jeter un œil sur cette petite vidéo parue sur Youtube. Le 9/11/2010

Cliquer ici (http://www.youtube.com/watch?v=i_TO7k5IAWs&feature=player_embedded)
La rédaction de Djiboutii.net
www.djibouti.net --Djiboutii.net une voix pour les sans-voix

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Mise au point de la rédaction en ligne de « Réalité »

Déloyal, discourtois et irresponsable !

Une propagande savamment orchestrée par le pouvoir bat actuellement son plein. En semant le trouble dans les esprits et la zizanie, cette campagne gouvernementale fait croire à l’opinion publique que les Etats-Unis légitiment un troisième mandat présidentiel, et que l’U.A.D. aurait accepté de participer aux prochaines échéances électorales d’autre part.

Cela est déloyal envers l’opposition légale.

La participation massive de l’U.M.P , y compris par un haut gradé de la police politique sévissant dans le nord et officiellement haut fonctionnaire au ministère de l’intérieur qui s’est imposé sans y être invité à un séminaire réunissant les représentants des partis politiques (à quel titre l’eût- il été ?), la médiatisation à outrance par la R.T.D. d’une simple observation et soutien au bon déroulement d’un  processus électoral que le gouvernement s’acharne à tuer dans l’œuf , photos et vidéos des experts dans l’exercice de leur fonction sans leur consentement préalable.… ne laissent la place à aucun doute sur l’intention du pouvoir à berner nos concitoyens en les mystifiant sur un improbable aval américain à un troisième mandat !

Vaccinée et déterminée, l’Opposition légale ne s’en émeut guère !

Mais cette campagne est par contre, discourtoise envers les U.S.A., l’U.S.A.I.D. et Democracy International ainsi que vis-à-vis des experts (chevronnés) des processus électoraux sous toutes les latitudes, physiquement impliqués dans la pacification des compétitions électorales à Djibouti.

Discourtois autant qu’irresponsable, parce que jetant en pâture à la vindicte populaire des partenaires auxquels le lie un Accord officiel dont le gouvernement, comme à son habitude, dénature la teneur et ce n’est pas une première !

Ce qui oblige la rédaction à rappeler trois évidences !

- La première, c’est que si, près de dix ans après un Accord de Paix Définitif signé avec nous le 12 mai 2001 (qui comportait un volet entier violé, intitulé « Réformes Démocratiques »), le gouvernement a, à nouveau, signé un Accord portant sur « La promotion de l’état de droit et la bonne gouvernance », c’est à l’évidence un aveu officiel et la reconnaissance par le parti au pouvoir qu’il y a en la matière, un grave déficit !  Dont acte !

- La seconde, qui honore nos partenaires à nos yeux, c’est qu’en impliquant tous les partis politiques légaux, du pouvoir comme de l’opposition, seuls représentatifs du peuple djiboutien, c’est ce dernier qui, toutes tendances confondues, sortira au total vainqueur de la concrétisation concertée de ces Accord et projet !

- La troisième évidence faisant force de loi universelle, c’est que nulle puissance quelqu’elle soit ne peut, sauf à mettre en péril crédibilité et intérêts, imposer et maintenir à la tête d’un Etat, un homme impopulaire et rejeté par son peuple !

L’opportunité de la note d’information qui suit s’imposait-elle donc d’elle-même.
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Note d'information de l'ARD du 6 novembre 2010

La contribution de l’A.R.D. à la concrétisation du projet « D.E.P.P. (Djibouti Elections et Processus Politiques)»,  signé entre les gouvernements Américain et Djiboutien ne doit pas occulter quelques vérités essentielles.

1) En premier lieu, le grave contentieux opposant l’A.R.D. au pouvoir n'est pas d’ordre électoral mais politique !

Il plonge ses racines dans la violation unilatérale par la partie gouvernementale d’un Accord de Paix englobant le traitement des multiples causes ayant entrainé le déclenchement d’un conflit armé qui a duré près de dix ans et dont les réformes démocratiques ne constituent qu’un volet !

C’est suite à cette violation qu’est née l’U.A.D., à la veille des Législatives 2003, pour appliquer de concert cet Accord faute de partenaire gouvernemental et plus gravement, elle est directement à l’origine de la Mobilisation Générale en cours faute de médiateur international !

2) La seconde vérité a fait l’objet de plusieurs résolutions et mots d’ordre lors du dernier congrès de l’A.R.D. tenue à Balbala en 2010 :

 l’A.R.D. ne saurait accepter la candidature d’un fossoyeur de la Paix et parjure à un troisième mandat illégal. Ni le légitimer de quelque façon que ce soit !

3) Enfin, bien que considérant comme légitime toute candidature de quelque bord qu’elle vienne, à la magistrature suprême, l’ARD la combattra quelqu’elle soit, tant que ne sera pas instauré un environnement institutionnel accepté par tous, rendant possible une compétition électorale pacifiée et loyale, avant, pendant et après le déroulement de chaque scrutin électoral !

Aussi bien, l’A.R.D. appelle- t’elle :

- Tous ses militants, sympathisants ainsi que le peuple Djiboutien à redoubler de vigilance, et demeurer mobilisés et sereins pour sauver la Paix, le jour de l’Aïd-El-Adha 1431 !

                                                                                                       Le bureau exécutif de l’A.R.D.

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Communiqué de l’Association pour la Promotion de la Démocratie et du Droit de la Personne

Ottawa, le 5 novembre 2010

NON à l’Evénement « Fourberie de la RTD »

Théoriquement depuis Juin 1977, la Radio Télévision de Djibouti (www.rtd.dj), en tant que service public et unique média de développement, avait notamment pour objectif de :

 

- Aider et promouvoir le développement du pluralisme politique et la liberté d’expression  conformément aux dispositions constitutionnelles et aux textes en vigueur

- Sauvegarder l’identité culturelle du peuple djiboutien

- Consolider la souveraineté, l’unité et la solidarité nationale

 

Après trente-trois (33) ans, la RTD a failli a sa mission. Pourquoi ?

 

La raison est simple ; un handicap idéologique. La RTD est un outil de propagande au service du Parti-Etat.

 

Aujourd’hui plus que jamais, la R.T.D veut exporter ses maux au Canada.

 

Avec plus de trois anciens Directeurs Généraux qui se retrouvent en exil à Ottawa et aucune antenne dans l’arrière pays de Djibouti, l’unique motivation de l’ouverture d’un Bureau de la RTD dans la Région de la Capitale Nationale est de combler la programmation T.V en produisant des reportages indécents sur « les Courtisans  Djiboutiens du Régime au Canada ».

 

A moins que la prétendue composante de la Diaspora a l’initiative de ce projet veuille prendre part à la violation des libertés fondamentales du peuple djiboutien et ainsi initier avant l’heure le lancement de la campagne présidentielle 2011 du candidat Ismail Omar Guelleh.

 

L’Association pour la Promotion de la Démocratie et du Droit de la Personne est catégorique et sans appel. Nous disons Non, Non et trois fois Non à l’imposture !!!!

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Pour la 1ère fois à LONDRES – UK

A l’Appel de

UNION POUR L'ALTERNANCE DEMOCRATIQUE

 

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Forum of Djibouti Opposition at London Saturday 20 novembre 2010

For the first time in LONDON – UK

WITH THE INVITATION of

UNION POUR L'ALTERNANCE DEMOCRATIQUE




 

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Deux annexes du RPP à Ottawa. Par Hassan Aden

Non content de nous avoir dépouillé de tout (biens, dignité, patrie, etc.) le RPP en rajoute. Il va lancer ici à Ottawa, coup sur coup, l’inauguration de deux antennes, véritables postes avancés pour son hégémonie. Il va faire ça ici, à Ottawa, parmi nous, ses victimes! Je vous l'ai toujours dit: plus rien n'arrête “Mourdisso”!

RPP Mourdisso, le parti qui règne sans partage sur la destinée de notre pays sur bientôt 33 ans et qui nous a réduits à la mendicité, s’invite dans cette autre patrie que nous nous sommes faite tant bien que mal: le Canada. Il ne manquait plus que ça !

Le RPP s’invite ici pour créer non pas une mais deux antennes:

    * Une annexe du RPP,

    * Une antenne de la RTD, la  “voix-de-son-maître” du dictateur Ismael O. Guelleh.

Beaucoup parmi les lecteurs seront surpris ou incrédules. Pas moi. Depuis le printemps dernier, l’est du Canada en général et, le triangle Montréal/Ottawa/Toronto en particulier, sont la cible d’un intense ballet de dignitaires de tout poil du régime de Guelleh. Son altesse Djama Haid alias Le Beauf a même été reçu (en cachette toutefois) ici à Ottawa. Le beauf ?..  Eh! Oui, le Beauf! Il ne manque plus que le débarquement du Boss.

Pourquoi tant d’intérêt pour cette région doit-on se demander. La réponse est simple: Guelleh et son gang poursuivent deux objectifs:

    * Investir (blanchir) fortune mal acquise,

    * Se créer une base arrière au cas où ça tournerait au vinaigre à Djibouti car ils sont pour la plupart indésirables en Europe où on les connaît mieux.

Oui. Les hommes de Guelleh ont investi massivement dans l’immobilier, ici. Mais attention! Comme il fallait s’y attendre, il y a toujours une attrape. Ces gens qui ont perdu depuis 32 ans l’habitude de payer utilisent un truc: se limiter à payer une grosse mise de fond et laisser le contribuable canadien, le soin de payer l’hypothèque. Comment ? Un vieux truc rppèen!

En créant coup sur coup ces deux antennes, ce régime et ses agents locaux présentent au grand jour son appétit sans limites et surtout son arrogance ! Assez, c’est assez! Kifaaya! Qu’attendent les vraies victimes pour se manifester ?

Où sont les vrais djibouto-canadiens ?

Eh bien, figurez-vous qu'ils vont être là. Les djibouto-canadiens ne seront pas absents. Ceux qui ne mangent pas à tous les rateliers seronts de la fête. Promis. Ils seront là, “à  la belge”. Les djibouto-canadiens seront là pour manifester pacifiquement et… surtout, prendre en photo le portrait de tous ceux et celles qui, habillés de leurs plus beaux apparats, seront là pour applaudir ceux qui ont violé la constitution et ouvert la porte à la présidence à vie du dictateur Guelleh.

La grandes messe aura lieu ce samedi 6 novembre 2010 à 19h au 233 Gilmour street (Gilmour @ Elgin) à Ottawa. Le 233 Gilmour ? N'est-ce pas le siège du très honorable PSAC (the Public Service Alliance of Canada). Que fait le syndicat des fonctionnaires fédéraux en compagnie du RPP ? On le saura bientôt.

En attendant, que ceux et celles qui sont trompés par les agents de “Mourdisso” se désolidarisent de ce projet. Car "Mourdisso" c'est le parti de ceux et celles qui préparent la présidence à vie de Guelleh, le dictateur ex-chef de la police politique que nous avons fui ! Que les agents de “mourdisso” se le tiennent pour dit : Nous seront là.

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Non à la culture du silence ! Par Abdoulkader Mohamed

Depuis l’été dernier, des «étranges» visiteurs mandatés par le régime de Djibouti pullulent dans la capitale canadienne. Qui sont-ils? Que veulent-ils?

Selon des sources concordantes contactées à Ottawa, le régime compte implanter une antenne de sa Radio Télévision de Djibouti – RTD- à Ottawa. Pour cela, une soirée d’inauguration est prévue ce samedi 6 novembre 2010 à 19h à l’adresse 233 Gilmour st (Gilmour et Elgin), Ottawa, Canada.

Sous le prétexte fallacieux de reportages et autres émissions à caractère social et consacrés à la diaspora djiboutienne du Canada, ces responsables qui aiment tant aller au-devant des désirs du prince veulent en réalité nous imposer ici au Canada l’indigeste 3ième mandat et la campagne électorale déguisée d’Iog.

Ces arrivistes oublient-ils que nous avons fui notre chère patrie entre autres à cause de la «culture du silence» imposée par les dictatures postcoloniales successives de Gouled et IOG?

Nous demandons à tous les démocrates épris de justice d’Ottawa et du Canada de :

* Manifester son mécontentement contre la caporalisation de la RTD.

* Exiger l’accès équitable et équilibré de tous les partis politiques aux organes étatiques.

* Clamer NON à la quasi-monopolisation de la RTD par le clan présidentiel, cette oligarchie qui suce jusqu’à l’os le sang de notre population.

* Proclamer son indépendance comme le tigre sa «tigritude» pour faire reculer  ces médiocrates panurgiques à la solde du RPP-Parti unique qui traitent tout opposant politique non pas comme un adversaire mais plutôt un ennemi à abattre.

L’heure n’est plus aux tergiversations mais à la mobilisation partout. Place aux actes !

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Les résolutions du Forum afar (en anglais)

Afar forum

  • Brussels, October24, 2010

  • AFAR FORUM, P.O. Box 2119, Seeheim-Jugenheim, Germany Bank Account, AF e.V, Commerzbank , Stuttgart, Acct Nr. 5511084, Bank Routing Nr. 60040071 www.afarforum.com, e-mail address: info@afarforum.com AFAR FORUM, P.O. Box 2119, Seeheim-Jugenheim, Germany Bank Account, AF e.V, Commerzbank , Stuttgart, Acct Nr. 5511084, Bank Routing Nr. 60040071 www.afarforum.com, e-mail address: info@afarforum.com

    Resolution of Afar Forum

    The Afar Forum (AF) conference held in Brussels on 22-24 October 2010, under the theme ‘the current development, challenges of the Afar people in the Horn Africa: Reflections on the past and the way forward’ attracted a great number of delegates from across the Afar Diaspora in Europe, USA, Canada and NGOs from the Horn Africa countries and opposition groups from Eritrea, Ethiopia and Djibouti. Governments from these countries were invited, however only representative from Ethiopian Embassy attended. The conference provided a forum for politicians and policy makers, academics, researchers and Afar Diaspora to discuss the issues which have adverse influence on the development of Afar people, and thereafter to make recommendations for the future development work.

    The first day of the conference programme was concentrated on academic papers presentations, while the second day focused on Afar political parties, NGOs and on the socio-political situation of Afar people. The last day was focused on the way forward i.e. to enhance building partnerships, to recognise the role and contribution of the Afar Diaspora, to strengthen the Afar forum, and consecutively to be partners in solving the regional challenges. Overall, this year conference was a huge success and unique due to the quality and quantity of the academic papers presented as well as the number of delegates from various organisations.

    Taking into consideration the challenges the Afar people is facing, the conference has given priority to strengthen and increase the capacity of the Afar Forum to respond more effectively to these challenges and made the following general recommendations:

    To strengthen the existing Diaspora communities/associations to be more effective, and further to establish a platform through the Afar Forum for all Afar communities to coordinate their efforts to support and become development partners in the region

    To encourage establishment of more Afar NGOs in Diaspora

    The Afar Forum to create and improve the communications among the Afar Diaspora

    The conference discussed the Afar situation in Ethiopia and acknowledged the development efforts the Afar regional state made so far, however highlighted the shortcomings and made the following recommendations:

    Afar Forum calls for respect of the boundary of Afar regional state territory and calls upon the Afar regional state to publish a map. Such undertaking may help to evade current conflicts between Afar and the neighbouring nationalities

    The governments of Ethiopia and the Afar regional state to take decisive actions to alleviate the intra-clan conflict in Afar area particularly around Zone 3 and address the root cause of these conflicts

    Conflicts related to land grabbing and displacement should be properly addressed and its impact on the Afar pastoralists should be assessed accordingly

    The Afar regional state to assume its constitutional right and fully implement the use of the Afar language as an administrative language

    To release all political prisoners languishing in the prisons of Afar region without due process

    Ethiopian Federal army to stop harassment and repression of Afar pastoralists along Djibouti – Addis Ababa main road

    The conference discusses the situation of Afar in Eritrea and expresses deep concern about the situation and made the following recommendations:

    AF demands the Eritrean regime to stop the systematic mass displacement of Afars from costal area of Eritrea and to stop social engineering and demographic change in the area

    AF denounce the current violation of human right by the Eritrean regime and demand to implement the rule of law in the country

    The Afar Forum commends Eritrean Government for using the Afar language as education medium in primary schools however demand the right to exercise the Afar language as administrative language in Afar area

    The conference discussed the situation in Djibouti and acknowledges that in the past the situation in Djibouti was relatively better compared to other states in the region; however the conferences expressed serious concern about deteriorating of human right and the deepening of inequity between the ethnic groups in Djibouti in the recent years. Consequently, the conference made the following recommendations:

    AF demands the Djibouti regime to stop the violation of human right in general and the right of Afar people in particular

    AF demands to stop the ethnic based marginalisation and social injustice projected by the Djibouti regime toward the Afar population in the country

    AF Demands the regime in Djibouti to stop interfering and fuelling the conflict between Issa and Afar in Ethiopia, and instead AF demands the regime to promote peace among these brotherly ethnic groups

    Finally, the Afar Forum made the following appeal to the international community, human right organisations and NGOs to support the Afar people struggle for peace, democracy, equality and justices:

    The Afar Forum calls upon the international community to recognise the Afar Refugees in the Horn of African states and provide them with necessary support as refugees in accordance with UN declaration

    AF Calls upon international community to assist Afar refugees in Ethiopia with immediate assistance due the grave situation in the refugee camps

    Afar Forum calls upon the international organisations to help and support grass root Afar NGOs

    Afar Forum calls upon the UN to acknowledge Afar as Indigenous People and to protect their right according to UN Declaration of the Rights of Indigenous Peoples

    Alliance Républicaine
    pour le Développement

    République de Djibouti

    Les représentants des partis politiques et des ONG étaient invités à intervenir au forum afar de Bruxelles le samedi 23 octobre 2010. Le thème abordé par Maki Houmedgaba, représentant de l’ARD en Europe, a été : « Quelle lutte pour les Afars dans la Corne de l’Afrique ? »

    J’adresse mes remerciements les plus chaleureux aux jeunes organisateurs du présent forum afar de Belgique avec le soutien logistique de l’association culturelle RAMID de Bruxelles.

    Si les Afars sont arrivés nombreux ici en provenance d'Ethiopie, d'Erythrée et de Djibouti ainsi que depuis les différents pays du monde où ils vivent en diaspora, c’est pour partager l’expérience de leurs vécus et avec le désir de relever les défis de leurs survies au quotidien.

    Un engagement mené pour la défense des droits légitimes de telle ou telle communauté linguistique dans tel ou tel pays de notre région doit être envisagé dans le cadre d’un engagement global pour les droits de toutes les communautés nationales dans chaque pays.

    Cette région d’Afrique au nationalisme sourcilleux ne doit pas s’ériger sur des considérations identitaires qui peuvent mener au pire en croyant arracher les populations à la dictature et à la misère.

    Présenter le cadre de la lutte pour les droits des Afars dans la Corne de l’Afrique doit poser d’emblée le principe suivant. Le débat doit s'atteler, pour atteindre une meilleure efficacité, à distinguer la lutte pour le développement de la culture d’une part, de la lutte pour le développement de la démocratie et des droits de l’homme d’autre part.

    Les différents conférenciers ici présents ne manqueront pas d’exposer les contextes qui prévalent en Ethiopie et en Erythrée, je me limiterai pour ma part à présenter au nom de l’ARD la situation qui prévaut en république de Djibouti.

    Autant les Afars de Djibouti partagent avec les autres Afars dans la région des liens étroits culturel, linguistique, géographique et historique, autant s'agissant de l'action politique, c'est avec les seuls Djiboutiens que le combat pour la démocratie, le multipartisme et l’égalité peut être mené, sans renier le besoin d’échange d’expérience entre Afars.

    Parce que les communautés culturelles de Djibouti peuvent connaitre les mêmes soubresauts identitaires que celles des pays voisins, il convient d’exprimer son attachement culturel avec une attention toute particulière, notamment en veillant à  préserver la fraternité et la paix sociale dans le pays.

    Une telle stratégie de lutte est le seul moyen efficace qui permettra de gagner la démocratie à Djibouti, mais aussi parce qu’elle est la condition première au maintien de la cohésion nationale dans le pays.

    La mobilisation générale actuellement réussie à Djibouti est la preuve vivante de l'efficacité d'une telle action menée de concert par toutes les communautés nationales, et elle est aussi la condition sine qua non pour obtenir le soutien de la communauté internationale toujours éprise de paix sociale et d'union nationale. 

    Le gouvernement d’Hassan Gouled Aptidon avait poussé le FRUD en 1993 à l’isolement diplomatique avec l’accusation de préparer la grande afarie, inculpation gratuite qui avait conduit la France de François Mitterrand à prendre le parti du gouvernement djiboutien.

    Tirant les enseignements de cette histoire contemporaine, les Assises de l’ARD tenues en février 2010 ont permis d’organiser dans le cadre de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD) des tournées dans tout le pays et coordonné de nombreux rassemblements dans Djibouti-ville à partir d’avril 2010.

    Les places publiques de Djibouti-ville à Balbala, Hawableh, Wahle Daba et Avenue Nasser ont vu se fusionner tantôt 1000, tantôt 1500, tantôt 2000 manifestants de toutes origines contre le troisième mandat, contre la violation des accords de paix et contre l’état de dictature dans le pays.

    C’est bien la preuve que seule une union de toutes les forces vives de la nation rendra un jour possible l’avènement de la démocratie et de l’état de droit à Djibouti, comme ailleurs dans notre région.

    Je vous remercie.

    Maki Houmedgaba, Représentant de l’ARD en Europe

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    Alliance Républicaine
    pour le Développement

    République de Djibouti

    TRADUCTION ET TRANSCRIPTION

    DE L’INTERVENTION ORALE EN AFAR DE M. CASSIM AHMED DINI

    FORUM AFAR DE BRUXELLES,

    22/24 OCTOBRE 2010 

    Ce forum a débuté hier sous les meilleurs auspices par la présentation de remarquables travaux académiques à laquelle je n’ai pas pu assister : que leurs auteurs veuillent bien m’en excuser.

    De même, je vous prie de bien vouloir excuser l’absence du vice-président Mahdi Ibrahim, retenu à Londres. Le texte de son intervention vous sera distribué. Néanmoins, il me charge de vous en transmettre l’essentiel de vive voix : il est inexact de penser que tous les Issa et, a fortiori tous les Somali, soient impliqués dans les agressions multiformes que les Afar subissent où qu’ils vivent.

    D’une part parce que le pansomalisme a disparu depuis la défaite de Siad Barré en Ogaden en 1977. D’autre part du fait que les Issa eux-mêmes désapprouvent la politique tribaliste du régime djiboutien et son aventurisme meurtrier dans les pays voisins. Voilà l’essentiel du message de Mahdi Ibrahim.

    De plus, j’ai été officiellement délégué par le Président Ahmed Youssouf et l’ensemble du Bureau Politique de l’ARD pour clarifier notre position. Ceci parce que notre parti n’oublie pas les multiples sacrifices consentis pour arracher le peu d’espace démocratique qui nous permet de nous exprimer. Mais vous n’ignorez pas que, lors du forum tenu ici il y a deux ans, je ne représentais pas l’ARD. Ce changement de statut mérite explication pour une meilleure compréhension du message que je suis chargé de délivrer et, pour cela, rien de mieux qu’un survol historique.

    2000 : un accord de paix est signé à Paris entre le Gouvernement de Djibouti et le FRUD.

    2001 : au terme d’une année de négociations durant lesquelles je coprésidais la commission des réformes démocratiques, je rejoins le maquis pour convaincre mes compagnons de lutte que cette paix est vouée à l’échec. Mais une fois que celui qui personnifiait ce combat avait signé l’accord de paix du 12 mai 2001, il devenait politiquement irresponsable de prétendre continuer une lutte armée à laquelle cadres, combattants et concitoyens souhaitaient mettre un terme à 99,99%. Et plus un seul combattant armé n’est resté sur le terrain.

    2002 : grâce au multipartisme intégral ainsi obtenu, le frud-armé devient l’ARD, l’Alliance Républicaine pour le Développement.

    2003 : dans le cadre de l’Union pour une Alternance Démocratique (UAD), l’opposition participe aux élections législatives du 10 janvier. Suite aux fraudes massives qui l’ont spoliée d’une victoire sans appel, l’UAD adresse au Chef de l’Etat une correspondance dans laquelle elle conditionne toute participation à quelque scrutin que ce soit à la mise en place effective et concertée de conditions de transparence. Aucune réponse à ce jour.

    2004 : le signataire de l’accord de paix du 12 mai 2001 et fondateur de l’ARD décède. Lui succède démocratiquement à la présidence de l’ARD M. Ahmed Youssouf.

    2005 : l’ARD dénonce l’accord de paix du 12 mai 2001.

    2006 : au cours du congrès tenu à Balbala, certains cadres et militants, prenant acte de l’impossibilité de toute alternance par la voie des urnes, proposent d’explorer d’autres formes de résistance en dehors des structures du Parti.

    Et c’est là que je parle à la première personne : étant un de ceux-là, je quitte l’ARD et propose mes services à la direction de la lutte armée. Celle-ci ayant refusé de m’intégrer, pour des raisons que j’ignore et que je déplore, malgré deux années de patience, je reviens à la direction de l’ARD en 2008. Depuis cette date, je ne m’occupe que des activités partisanes et ne suis concerné ni de près ni de loin par d’autres formes d’action.

    Malheureusement, beaucoup de rumeurs circulent sur cette triste expérience comme sur ses développements ultérieurs. Il n’est pas question pour moi d’y répondre, ni ici ni ailleurs, les faits étant connus de qui de droit, ici comme ailleurs.

    Quant au message que je suis chargé de vous transmettre, il s’articule autour de deux points, la situation actuelle et les perspectives de lutte.

    Concernant le premier point, nous somme engagés, avec toute l’UAD, dans un processus visant à imposer le changement démocratique par une mobilisation populaire aussi multiforme que pacifique : c’est la seule voie qui reste à l’opposition légale, entre deux refus : celui de la mascarade électorale et celui de l’action violente. Fort d’un mécontentement grandissant contre ce régime rétrograde, responsable des principaux maux de notre pays et des plus intolérables souffrances de notre Peuple, et avec l’aide du Très-Haut, nous croyons résolument en la victoire de la Justice, du Droit et de la Démocratie en empêchant le dictateur de briguer une présidence à vie.

    Si, par le plus grand des malheurs, et c’est le second point, tel n’était pas le cas, nous nous en remettrons encore une fois à la volonté populaire, après avoir démontré l’impossibilité de la voie pacifique que nous nous serons acharnés à maintenir depuis si longtemps.

    Et si, en dépit de l'idée que nous en aurions, d’autres se hasardaient dans des formes d’action radicales, la recherche de l’intérêt général commanderait qu’elles concernent toutes les composantes de la communauté nationale et toutes les portions du territoire national.

    Je vous remercie de votre attention et vous dis, loin de la virtualité, welcome to the real world ! 

    Cassim Ahmed Dini

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    Alliance Républicaine
    pour le Développement

    République de Djibouti

    Message de M. Mahdi Ibrahim Ahmed God,

    vice-président de l’ARD

    à l’occasion du Forum Afar,

    Bruxelles, 22-24 octobre 2010

    Je remercie l’ensemble des organisateurs de ce Forum de la communauté Afare de l’extérieur qui pour la première invite officiellement mon parti politique l’Alliance Républicaine pour le Développement – ARD, un parti qui lutte pour la Démocratie et l’État de droit dans une République unie et indivisible.

    Comme vous le savez chers amis, nous continuons la lutte actuellement par la voie pacifique en travaillant d’arrache-pied avec les autres mouvements et personnalités politiques de notre pays. Aussi, souhaitons-nous parvenir à l’arrachement de nos droits à la dictature de Djibouti par des voies pacifiques associant toutes les composantes de notre peuple,  avec bien entendu l’aide indispensable d’Allah, le miséricordieux.

    La communauté afare où qu’elle soit dans la région connaît des difficultés d’ordre multiples dont sont aussi victimes à des degrés diverses les autres communautés de la région. Ces difficultés tirent leurs origines de la présence coloniale dans notre région et surtout à celles des régimes qui tout en collaborant activement avec ceux là ont eu la mainmise facile sur les pouvoirs et les ressources de nos nations. Les différents pouvoirs qui se sont succédé ou ont pris le contrôle de l’appareil d’Etat dans nos pays sont loin de répondre aux attentes de leurs populations, en matière de démocratie et de développement.

    Aujourd’hui, il est plus que regrettable de constater le démembrement de celui qui fut un grand état, la Somalie bien sûr, dont la population fait les frais des erreurs politiques des régimes successifs et a ouvert la conquête et l’écrasement de certaines tribus par d’autres. L’identité ici est totalement perdue et peut-être mettra des décennies pour que les plaies causées par déjà vingt années de guerre civile se cicatrisent. D’autres exemples existent tant dans notre région que dans le reste de l’Afrique pour ne citer que notre continent.

    Cependant, l’identitarisme communautaire se doit avant tout d’être enrichissant et porteur d’espoir dans l’espace et dans le temps. Sa vraie valeur réside dans sa capacité à s’ouvrir aux autres et à leur apporter la cohésion et la coexistence pacifique dans le respect de la différence qui est source de confiance et de progrès pour toute nation. C’est dans cet esprit que la communauté qui qu’elle soit peut servir de locomotive aux autres entités à travers ses enseignements et son développement surtout spirituelle.

    Chers amis, vous savez tous que notre indépendance a été acquise 17 ans après la majorité des Etats d’Afrique. Plutôt que d’éviter le système du régime politique à parti unique et à la pérennité d’un chef d’état fort au détriment d’institutions fortes qui ont le lit des malheurs des populations, le RPP a choisi ce mode gestion dans un pays de moins d’un demi million d’âmes à l’époque. Aujourd’hui, après plus de 33 ans d’indépendance notre pays jadis uni et prospère enregistre les mêmes maux beaucoup de nos frères du continent.

    La diabolisation des tribus et des ethnies par le régime est devenue le mode de gestion de la cité. Aucune tribu y compris les Issas n’est épargnée par la dictature, au même titre que les Afars, les Issacs, les Gadabourcis et j’en passe. Par conséquence, notre lutte contre le système en place passe par une conscientisation de la population sur l’origine de nos malheurs et la seule manière de sceller les bases d’un développement lequel ne peut se faire sans l’instauration d’une démocratie véritable et d’institutions fortes garantissant à tout un chacun la paix et le progrès social.

    Enfin, il ne faut pas oublier que c’est le déséquilibre politique entre les différentes communautés de Djibouti qui est directement responsable du conflit entre Afar et Issa en Ethiopie. Toutefois, il ne faut pas considérer cette conquête territoriale comme la manifestation d’un irrédentisme somali qui a disparu depuis la guerre de l’Ogaden en 1977 : parler de Somali-Issa est donc inapproprié. Ni même d’une idéologie à laquelle adhèrerait tous les Issa : le seul responsable est la dictature djiboutienne qui cherche ainsi à diviser notre peuple au-delà des frontières. Mais est-il concevable que la puissance régionale qu’est l’Ethiopie, qui n’hésite pas à envoyer ses troupes jusqu’à Mogadiscio, n’ait pas les moyens de régler ce conflit entre Afar et Issa ?

    Vous l’aurez compris, le combat que nous menons pour l’avènement de la Démocratie à Djibouti vise également à instaurer la paix et la stabilité dans toute la région : c’est en cela qu’il doit vous concerner et c’est pour cela que nous avons besoin de vous.

    Je vous remercie de votre attention et vous souhaite plein succès dans les travaux de ce forum.

                                                                                                                      Le Vice-president de l'ARD

     

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    Alliance Républicaine
    pour le Développement

    République de Djibouti

    MESSAGE OF Mr. MAHDI IBRAHIM A. GOD

    VICE-PRESIDENT OF ARD

     at the time of the Afar Forum,

    Brussels, 22 October 24, 2010

    I thank the unit for the organizers of this Forum of the Afare community of the outside which for the first invites officially my political party Republican Alliance for the Development - ARD, a party which fights for the Democracy and the State of right in a plain and indivisible Republic.

    As you know it dear friends, we currently continue the fight by the peaceful way while working like a navy with the other movements and political personalities of our country. Also, wish we to arrive at the wrenching of our rights to the dictatorship of Djibouti by peaceful ways associating all the components of our people, with of course the essential assistance of ALLAH.

    The community afare where that it is in the area has multiple problems of order that’s to differing degree the other communities of the area are also victims. These difficulties draw their origins from the colonial presence in our area and especially to those of the modes which while collaborating actively with those there had the easy seizure on the capacities and the resources of our nations. The various capacities which followed one another or took the control of the apparatus of State in our countries are far from answering waiting’s of their population, democracy and development.

    Today, it is more than regrettable to note the dismemberment of that which was a great state, Somalia of course, whose population makes the expenses of the political errors of the successive modes and opened the conquest and the crushing of certain tribes by others.

    The identity here is completely lost and will spend may be many decades to be rebuild so that the wounds caused by already twenty years of civil war are healed. Other examples exist so much in our area than in the remainder of Africa to quote only our continent. 

    However, the Community identitarism must above all be enriching and carrying hope in space and time. Its true value lies in its capacity to open with the others and to bring cohesion and the peaceful coexistence to them in the respect of the difference which causes progress and confidence for any nation. For this reason the community which that it is can be used as engine with the other entities through its lesson and its development especially spiritual.

    Dear friends, you know all that our independence was acquired 17 years after the majority of the States of Africa. Rather than to avoid the system of the political régime with single party and the durability of a Head of strong State to the detriment of strong institutions which have the bed of misfortunes of the populations, RP chose this management mode in a country of less than one half million hearts at the time. Today, after more than 33 years of independence our formerly plain and prosperous country records the same evils much our brothers of the continent.

    The demonization of the tribes and the ethnos groups by the mode became the mode of management of the city. No tribe including Issas is saved by the dictatorship, as well as Afars, Issacs, Gadabourcis and I pass from there. By consequence, our fight against the system in place passes by a regaining of the consciousness of the population on the origin of our misfortunes and the only manner of sealing the bases of a development which cannot be done without the introduction of a true democracy and strong institutions guaranteeing to all one each one peace and the social progress.

    Lastly, it should not be forgotten that it is political imbalance between the various communities of Djibouti which is directly responsible for the conflict between Afar and Issa in Ethiopia. However, one should not regard this territorial conquest as the demonstration of a irredentism somali which disappeared since the war from Ogaden in 1977: to speak about Somali-Issa is thus inappropriate. Nor even of one ideology to which all Issa would adhere: the only person in charge is the Djibouti dictatorship which thus seeks to divide our people beyond the borders. But is it conceivable that regional power that is Ethiopia, which does not hesitate to send its troops until Mogadiscio, does not have the means of regulating this conflict between Afar and Issa?

    You will have included/understood it, the combat that we carry out for the advent of the Democracy to Djibouti also aims at founding peace and stability in all the area: it is in that that it must concern you and therefore we need you. I thank you for your attention and I wish you every success in your work of this forum.         

                                                                                                              The Vice-president of the ARD

     

     

     

     

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    Ismaël Guedi Hared, président de l'UAD, interview sur Africa 24

    Lien avec la video

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    L'ARD participe au forum afar de Bruxelles du 22 au 24 octobre 2010

    L'alliance républicaine pour le développement (ARD) participe au forum afar de Bruxelles prévu du 22 au  24 octobre 2010, parce que la nation djiboutienne une et indivisible présente aussi un visage divers et riche de ses différences.

     

    L'ARD présentera et débattra de la nécessité pour les communautés culturelles de la Corne de l'Afrique de mener un combat pacifique et fraternel pour défendre leurs droits légitimes à un développement culturel et social et à la préservation des identités souvent millénaires.

     

    Cassim Ahmed Dini et Maki Houmedgaba représenteront l'ARD au forum afar et un message du Vice-président Mahdi Ibrahim God sera délivré à cette occasion.

     

    La rédaction

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    Interview d'Ismaël Guedi Hared, Président de l'Union pour l'alternance démocratique (UAD)


    Ismaël Guedi Hared
     

    Présent en France depuis près de deux mois, le président Guedi a bien voulu nous accorder une entrevue. Sa présence à Paris n’est pas fortuite et vise également, comme il a aimablement accepté de s’en ouvrir à « Réalité », à mettre au point ici les dernières démarches diplomatiques ainsi que les concertations avec les oppositions pour donner le coup d’accélérateur indispensable à la Mobilisation Générale en cours à Djibouti… 

    Voici en exclusivité pour nos lecteurs la teneur de l’entrevue !  La rédaction.

    ***

     

    «  Je suis d’ores et déjà en mesure d’annoncer de manière solennelle que  l’Opposition  Djiboutienne est désormais d’accord pour jeter toutes ses forces dans la dernière bataille pour chasser le RPP…

     

      « ..C’est parce qu’elle s’est construite autour d’un programme cohérent que l’UAD a fait, et continue de faire preuve de solidité, et c’est pour cela qu’elle souhaite la bienvenue à toutes sensibilités politiques soucieuses d’œuvrer à l’avènement d’un état de droit par des moyens pacifiques et légaux ! »

     

    Réalité : Assalaam aleykoum, Monsieur le président ? Comment vous portez-vous ?

     

    Ismaël Guedi Hared : Je me porte très bien alhamdulillah ! J’ai profité de ma présence à Paris pour faire un petit bilan de santé qui s’est avéré concluant pour le septuagénaire que je suis ! Ma pensée en ces moments difficiles pour mes concitoyens, va à tous ceux qui n’ont pas les moyens matériels de se soigner par leurs propres moyens, à tous ceux, de plus en plus nombreux, exclus du système de santé publique par le parti au pouvoir…

    A toute cette masse je redis notre détermination à la servir.

     

    Réalité : Pouvez-vous brièvement nous faire un compte-rendu de ces concertations et démarches diplomatiques ?

     

    Ismaël Guedi Hared : Les démarches diplomatiques ont lieu en ce moment même, tant à Djibouti avec l’Union Européenne dont une délégation parlementaire est en ce moment même en pourparlers avec l’UAD ainsi qu’avec l’USAID, qu’ici à Paris avec notre partenaire traditionnel...

     

    - Elles portent essentiellement sur le Mémorandum que l’U.A.D. a récemment adressé aux Etats-Unis d’Amérique ainsi qu’à l’Union Européenne qui résume à nos yeux, la seule voie de salut pacifique de sortie de crise.

    Ce mémorandum reprend les grandes lignes de l’Accord de Paix du 12 mai 2001, unanimement salué par les communautés nationales toutes tendances confondues, et internationale ! Accord désormais actualisé pour la Mobilisation générale !

     

    Pour ce qui est des concertations que nous avons menées et continuerons encore de mener courant octobre jusqu’en novembre, avec l’opposition multiforme djiboutienne, elles sont constructives et bien avancées…

     

    Mais je suis d’ores et déjà en mesure d’annoncer de manière solennelle que  l’opposition djiboutienne souscrit désormais totalement à la Mobilisation Générale pour jeter toutes ses forces dans la dernière bataille pour chasser le RPP…

     

    Réalité : Il y a pourtant des candidatures annoncées qui font désordre dans l’unité souhaitée des oppositions…

     

    Ismaël Guedi Hared : Détrompez-vous ! Nous considérons comme légitimes toutes ambitions déclarées ou pas et à venir, pour incarner un indispensable changement au sommet de l’Etat car tel est désormais l’enjeu…

     

    Mais compte-tenu du bras de fer actuellement en cours entre le pouvoir et l’opposition, entre le pouvoir et le peuple, il est compris et acquis, qu’il faille serrer les rangs autour de l’UAD pour sauver la Paix…Cet enjeu, parce qu’il engage les intérêts bien compris de toutes les oppositions, de nos voisins comme de nos partenaires traditionnels et autres, a conduit a une convergence de points de vue et de méthodes !

     

    C’est parce qu’elle s’est construite autour d’un programme cohérent que l’UAD a fait et continue de faire preuve de solidité et c’est pour cela qu’elle souhaite la bienvenue à toutes sensibilités politiques soucieuses d’œuvrer à l’avènement d’un état de droit par des moyens pacifiques et légaux !

     

    Permettez- moi d’ajouter que, bien que démocrate, l’UAD combattra pacifiquement mais avec détermination toutes manœuvres d’où qu’elles viennent, allant à contre-sens de la Mobilisation Générale !

     

    Propos recueillis par Maki Houmedgaba, pour la rédaction de Réalité en ligne

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    UNION POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE (U.A.D)
    (ARD, UDJ, MRD)

    Adresse : Avenue Nasser – Djibouti

    Mémorandum de l’U.A.D.

    aux Nations-Unies, Union Africaine, Ligue Arabe,

    Etats-Unis d’Amérique et Union Européenne

                                                                                            Djibouti, le 8 mai  2010

     L'U.A.D. est née au lendemain de la violation par le gouvernement d'un Accord de Paix Définitive salué par tous les partis politiques et la communauté internationale et à la veille des élections Législatives de 2003 pour appliquer dans les détails et de concert cet Accord et reconstruire un pays ravagé par dix années de guerre civile et bâtir une démocratie digne de ce nom.

    Toutes les propositions de l'U.A.D. pour un déroulement transparent du scrutin qui figuraient pourtant dans l'Accord de Paix cosigné par le gouvernement ont été rejetées par le ministère de l'Intérieur, mais l'U.A.D. forte du soutien populaire et afin de donner une chance à un multipartisme naissant et au premier scrutin pluraliste de l'Histoire a accepté d'aller aux élections...Malgré l'adhésion du peuple à son programme politique sanctionné par une écrasante victoire de l'U.A.D., le gouvernement a recouru à de grossières et massives fraudes électorales prouvées dans l'épais dossier de recours en annulation déposé au conseil constitutionnel dont les membres sont désignés par le Président de la République et du parti au pouvoir .

    Echaudée par cette mascarade, l'U.A.D. a, à la veille de chaque parodie d'élections saisit par courrier officiel la Présidence et le ministère de l'Intérieur en proposant la participation de l'opposition au processus électoral et en posant neuf conditions garantissant la transparence du scrutin. A chaque fois un silence méprisant lui a été opposé!

    Contrainte de boycotter les échéances électorales suivantes, l'U.A.D. a cependant pesé de tout son poids électoral en prônant une abstention largement suivie aux Présidentielles 2005 obligeant le candidat sortant à se présenter seul contre lui-même, aux Régionales 2006 qui ont vu un taux officiel d'abstention de 70% ainsi qu'aux Législatives 2008 qui se sont déroulées dans un contexte de répression politique inouïe et sans précédent dans l'Histoire électorale Djiboutienne (interdiction à l'opposition de mener campagne, occupation policière du siège d'un parti légal (U.D.J.), arrestation et emprisonnement de centaines de militants de l'opposition légale...

    De sorte que Djibouti vit aujourd'hui  une impossibilité d’alternance démocratique aggravée par :

    -  la dénonciation par l'A.R.D. (partie signataire) en septembre 2005 de l'Accord de Paix  Définitive du 12 mai 2001,

    -  l'absence totale de presse libre et indépendante depuis la saisie et confiscation du matériel d'impression de l'organe de presse du M.R.D.,le "Renouveau" et médias publics monopolisés par le parti au pouvoir,

    -  la dissolution par décret présidentiel du M.R.D. sous un prétexte fallacieux, et

    -  les bruits de bottes persistants dans le nord et le sud-ouest du pays dus à la reconduction et aggravation des causes qui ont déclenchées la guerre civile de 1991!

    Cette impasse politique conjuguée aux effets de la situation économique et sociale explosive :

    - Indicateurs du développement humain au rouge et augmentation de la pauvreté extrême tandis que le budget de l’Etat et l’aide publique au développement connaissent une fulgurante progression…

    - marginalisation de la politique publique de développement national de 70% du territoire,

    - hausse croissante du chômage des jeunes notamment,

    - cherté des prix des denrées alimentaires dans la capitale

    - famine organisée dans les régions de l’intérieur

    - absence pour cause de répression de syndicats libres et légaux,

    - dénis de justice faute d'indépendance de l'appareil judiciaire...

    - expulsions forcées des populations de l’ouest du pays vers l’Ethiopie voisine

    - bradage de lotissements publics à des étrangers en expulsant les nationaux (familles de militaires) et situation explosive avec les expropriations et décasements programmés  d’Arhiba et du P.K.12 …

    Font que la situation est aujourd'hui explosive !

    A cette absence d'alternance politique démocratique et risque d’explosion sociale vient s'ajouter cette année la modification de la constitution adoptée le 19/O4/10 et promulguée le 21/04/10 enterrant un espoir de changement en 2011 par l'amendement de l'article limitant à deux le nombre de mandats présidentiels.

    Ce projet d'amendement contrevient aux dispositions des Accords de Cotonou signés par la République de Djibouti!

    Malgré les appels à un dialogue national serein et salvateur de la part de l’U.A.D., les incessantes sonnettes d'alarme lancées par l'unique ligue Djiboutienne des Droits de l'Homme (L.D.D.H.) et les multiples condamnations de la République de Djibouti par le B.I.T., la F.I .D.H. le C.I.S.L... Le gouvernement reste désespérément prisonnier d'une logique de parti unique et reste sourd conforté en cela par le silence de la communauté internationale pourtant sensibilisée en permanence par l’U.A.D. de  la situation par courriers et démarches auprès des représentations diplomatiques...

    Comme l’a dit samedi 11 juillet 2009, le président des Etats-Unis d’Amérique Barack Obama à l’occasion de sa première visite sur le continent à Accra, au Ghana, pays où s’enracinent la démocratie et la bonne gouvernance, nous pensons que « l’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts mais d’institutions fortes ». Or, Djibouti n’a point d’institutions fortes mais croupit sous un homme fort qui l’opprime. L’heure est plus que jamais grave sous nos cieux et commande que l’on agisse en conséquence car c'est aujourd'hui l'existence même de l'Etat Djiboutien qui est menacée par cette situation et partant la Paix et la stabilité régionales !

    L’U.A.D. reste convaincue que seule une transition démocratique chargée de réformer les institutions politiques et refaire de ce pays ce qu’il a cessé d’être depuis une décennie :une république et un état, constitue la solution politique pacifique de sortie d’impasse ! Les points essentiels à appliquer par cette transition pour restaurer et consolider la démocratie, l’Etat de droit, la bonne gouvernance et la sécurité, promouvoir les droits de l’homme, le développement et l’entente cordiale avec les pays voisins et le reste du monde ont été consignés dans un document daté du 26 septembre 2009.

    L'U.A.D.fidèle à sa posture légaliste mais déterminée à sauver la Paix civile à Djibouti, après avoir terminé ses démarches diplomatiques et exposé, au cours d’un meeting d’explication à venir, sa position au peuple djiboutien et ses propositions de sortie de crise:

    Lancera une campagne pacifique de Mobilisation Générale (marches pacifiques, meetings d'explication, conférences...) dans la capitale et tout au long de l'année, à une  date qui sera fixée ultérieurement mais sous peu !

    Ce mémorandum est donc un appel à témoins et une invitation aux Nations-Unies à mener une mission de bons offices auprès du  gouvernement, seul responsable de cette impasse politique et ce, dans l’unique et noble objectif de préserver la paix et prévenir le conflit de trop !

                                                                Union pour l'Alternance démocratique

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    « Tu avais raison DINI… »

    Par Mohamed Ali Abdou

     Porte-parole de l’A.R.D.

                                                                                                                                   Djibouti le 11/09/10

    « Comme tout état moderne, nous avons des institutions, dont l’ensemble constitue l’État. Ces institutions sont l’exécutif, le législatif, le judiciaire, etc. Aucune de ces institutions ne remplit ses fonctions. On constate que chaque pouvoir, dans son créneau, se trouve en embuscade, une véritable embuscade.

    Tout ce qui passe à sa portée est happé et privatisé. Et chaque pouvoir, au lieu de limiter le pouvoir de l’autre et de matérialiser ainsi l’équilibre de l’État, est complice avec son vis-à-vis. Complicité entre l’Exécutif et le Législatif et complicité entre le Judiciaire et les deux premiers. Les potentialités du pays sont prises en otage, par ceux qui devraient les gérer. Au lieu de gérer le pays, ils l’ingèrent. « Glup ! Avalé ! »

    « Oui, il y a une unité ethnique dans l’opposition et aussi une unité ethnique dans la prédation... Si l’alternance avait lieu un jour, elle ne serait pas contre la présence française ou autre, tant que cette présence ne serait pas contraire aux intérêts nationaux de Djibouti. »

    Je saisis l’occasion de cette heureuse initiative du C.D.S. que je salue au passage, pour contribuer à cet évènement, en mon nom personnel et celui de l’A.R.D.

    Oh ! Ce n’est pas pour lui souhaiter le Paradis qui est le souhait de chacun d’entre nous et où j’en suis sûr, il reposera : de là où il est, il en sent certainement déjà le parfum promis à ceux qui ont sacrifié leurs biens et leurs personnes pour « la face d’Allah ».

    Une vie entière consacrée à l’adoration exclusive d’Allah et une pratique authentique, automatique, des obligations religieuses pour son salut individuel (on est seul dans la tombe et sans avocat le jour du jugement dernier autres… que le jeûne, la prière, la zakat, le Coran récité, les engagements publics tenus ou non ; seul comptable de ses actes à plus forte raison quand on est responsable public…) font que nous sommes nombreux à savoir qu’il a voyagé avec suffisamment de provisions pour que je ne m’attarde ici, à d’interminables prières pour sa future demeure !

     Les plus nécessiteux en prières sont ceux qui s’entourent à leur corps consentant de faux dévots, d’obligés, de faux-témoins… convoqués à grands frais publics, d’une pléthore de gardes du corps : suivez mon regard…

    Ce n’est pas non plus pour glorifier son passé, son action…Il a légué à tous les Djiboutiens une trace indélébile dans l’Histoire du pays dont s’inspire ses disciples comme ses détracteurs, qui se sont tous appropriés cet héritage qui est  aussi le leur !

    Juste quelques mots dans le contexte politique national actuel, pour rappeler à ceux qui se sont réjouis de sa disparition, que le parti qu’il a crée à l’attention de tous les Djiboutiens, a non seulement survécu à sa disparition mais s’enrichit d’un nombre chaque jour grandissant d’adhérents, la paupérisation de la majorité de nos concitoyens fait qu’ils sont pour la plupart d’entre eux sans le sou… mais riches d’espoir et c’est le plus important : Il n’y a de capital que social et humain ! Mais pas seulement de chômeurs… : des personnes aisées aussi bravent le R.P.P. en  osant afficher au grand jour leur sympathie et solidarité ainsi que des fonctionnaires … et ce n’est qu’un début !

    Solidement structuré autour d’un noyau stable composé des résistances armée du FRUD et civile du FUOD, et bien guidé par son successeur, il murît, grandit, se ramifie…

    Je faisais partie des membres du conseil national qui ont émis des réserves sur le calendrier de mise en œuvre de l’Accord de Paix tel qu’il venait de nous le présenter pour solliciter le renouvellement de son mandat avant la signature de l’Accord : au sujet du désarmement des combattants notamment. Après avoir poliment et surtout longuement écouté chacun d’entre nous, et d’interminables palabres plus tard, avec sa foi communicative et son verbe persuasif, citant maints versets, hadiths et proverbes, il a réussi à convaincre la presqu’unanimité du conseil national à lui renouveler sa confiance et le mandat. Ce que nous avons fait et l’avons rendu public dans un communiqué officiel ! Sans aucun regret à ce jour !

    Quelques-uns de ses propos résonnent encore : « Si qu’à Allah ne plaise cet Accord est violé, ce ne sont pas ces armes qui constitueront une garantie pour son application, elles ont remplies leur rôle en contraignant le gouvernement à bientôt signer en public, un Accord globalement satisfaisant pour les parties en conflit et dont le Peuple est le plus grand gagnant ! La signature au bas de l’Accord, de l’O.N.U, ou toutes autres puissances comme témoins non plus ! La seule garantie, avec le soutien d’un peuple consulté et acquis, c’est votre détermination à lutter pacifiquement pour son application. Ces armes, brûlez-les !!! Les logiques des rapports de force, de l’argumentation et de la réfutation,  finiront tôt ou tard par l’emporter…c’est une question de combat démocratique et de patience ! Inutile de prolonger le conflit pour une question de garanties…C’est vous et le peuple qui en êtes garants ! Vous avez explosé l’injustice à Djibouti, si elle perdure… il nous suffira d’accompagner son inéluctable implosion ! »…

    Ou encore, au lendemain de la victoire spoliée de l’UAD aux Législatives, à l’attention des militants de l’UAD, en refusant le soulèvement auquel ils  appelaient : « Patience ! Dix ans d’un combat pacifique et légal valent mieux que dix minutes de chaos… ».

    Il est parti le vieux lion ! Mais son ombre en cette fin d’année agitée, plane à basse altitude sur le ciel Djiboutien, comme un gros nuage chargé d’espérances….

    Nul besoin de nous attarder en cette occasion à l’analyse de la situation politique à Djibouti : une observation lucide du réel rapport de forces politiques, le ras-le-bol généralisé et palpable des citoyens et des militaires, la tournure, dramatique que prennent aujourd’hui les évènements pour le RPP, englué dans ses fuites en avant, son mensonge permanent et le mal acquis, nous autorise à prédire …qu’il est imminent le jour où le peuple s’écriera en chœur et le cœur en fête :

     « …Tu avais raison Dini !!! »

    Travaillons-y ensemble sans relâche, c’est le meilleur hommage que l’on puisse rendre à un homme qui n’appartient pas à la seule A.R.D. et qui n’a cofondé et dirigé l’U.A.D. que pour léguer aux Djiboutiens un instrument légal de conquête pacifique du pouvoir !!!

    Luttons partout, tout le temps et ensemble, jusqu’à la victoire, son imminence ne tient qu’à Nous !!!

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    Une conférence d’Hommage à Ahmed Dini Ahmed, Père de l’Indépendance, ancien Premier ministre, ancien président du FRUD et fondateur de l’ARD, s’est tenue à Bruxelles dimanche 12 septembre 2010 à l’occasion de la sixième année de sa disparition.

     

    Le Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS), association organisatrice de la réunion, a réussi à ouvrir le débat autour de nombreux représentants de trois formations de l’opposition djiboutienne, l’Alliance républicaine pour le développement (ARD), le Parti djiboutien pour le développement (PDD) et l’Union pour la démocratie et la justice (UDJ).

     

    Les organisateurs de l’association CDS étaient Ismaël Bouh Robleh, Mohamed Robleh Bouraleh et Moustapha Khairé. Les invités ont été le président du Parti djiboutien pour le développement (PDD) Mohamed Daoud Chehem, le représentant en Belgique de l’Union pour la démocratie et la justice (UDJ) Mohamed Mahamoud, le vice-président de l’Alliance républicaine pour le développement (ARD) Mahdi Ibrahim God, son secrétaire général arrivé de Djibouti Kassim Ali Dini, son représentant en Europe Maki Houmedgaba et son représentant en France Docteur Hamad Daoud.

     

    L’introduction du colloque par le président du CDS Ismaël Bouh a permis de présenter l’ensemble des conférenciers à l’assistance formée de plusieurs dizaines de participants djiboutiens.

     

    Le vice-président de l’ARD Mahdi Ibrahim God à la tête de l’équipe de l’ARD était pourvu d’un mandat de toute l’UAD, lui donnant pouvoir pour s’exprimer au nom de cette coalition de l’opposition.

     

    La vie et l’œuvre politique d’Ahmed Dini Ahmed ont été présentées aux jeunes générations de Djiboutiens curieux de l’histoire récente de leur pays. Ahmed Dini a été de fait le fondateur de la république de Djibouti à l’avènement de laquelle il a consacré son combat politique.

     

    L’homme de foi et de conviction qu’a été Ahmed Dini a été amené à composer au cours de sa vie politique avec des personnalités qui n’ont pas toujours été dignes de la confiance qu’il avait placée en elles. Une des tragédies de l’histoire moderne de Djibouti est bien née de cet écart de moralité. Les jeunes djiboutiens présents à la réunion ont pu prendre à cette occasion la mesure du combat vertueux qui reste à mener à Djibouti pour sauver le pays en perdition.

     

    Les organisateurs et les participants de la conférence n’ont pas manqué d’aborder avec les invités la situation réelle qui prévaut aujourd’hui en république de Djibouti et cela a permis d’ouvrir un large débat. Le combat de l’opposition djiboutienne pour lutter contre la dictature d’Ismaël Omar Guelleh bat le plein à Djibouti ville avec le large rassemblement tenu Avenue Nasser le jour de l’Aïd El Fitr vendredi 9 septembre.

     

    L’occasion de rappeler le rassemblement de l'Aïd était d’autant plus importante qu’une nouvelle gestation d’une opposition unie se fait jour depuis la réunion qui s’est tenue la semaine dernière à Paris entre le président du MRD Daher Ahmed Farah, le président de l’UAD et de l’UDJ Ismaël Guedi Hared, le Vice-président de l’ARD Mahdi Ibrahim God et d'autres personnalités de l'opposition djiboutienne.

     

    Le CDS a proposé en conclusion que le 12 septembre soit une journée de commémoration et d’hommage à la mémoire du président Ahmed Dini Ahmed.

     

    La rédaction de Réalité en ligne

    ARD, Bruxelles, le 12 septembre 2010

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    Compte rendu provisoire de la conférence du 12 septembre par le Congrès djiboutien de solidarité (CDS)

    La rencontre de 12 septembre à Bruxelles à l’initiative du Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS) a été un franc succès.

    En effet bon nombre de nos  ressortissants ont pris part à cette rencontre de mobilisation et de mémoire dédié en hommage au regretté AHMED DINI AHMED père de la nation.

    Elle s’est distinguée par la qualité et la sincérité de propos échangés.

    Toutes les formations et les sensibilités politiques ont unanimement soutenu l’appel du milieu associatif.

    Les personnalités annoncées ont honoré l’événement par leurs présences.

    Signalons que le président de l’UAD Mr Ismail GUEDI HARED s’est excusé pour cause de réunion urgente à Paris. Néanmoins il a tenu à déléguer Mr Mahdi IBRAHIM GOD (Vice-président de l’ARD) qui s’est exprimé au nom de l’UAD.

    Un compte rendu détaillé sera communiqué dans les prochains jours.

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    Photos de la conférence d'hommage à Ahmed Dini le 12 septembre 2010 à Bruxelles




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    Les Djiboutiens répondent massivement à l'appel de la liberté

    Sous une température élevée et une humidité de saison, c’est en masse que les Djiboutiens se sont déplacés à l’appel de l’UAD pour fêter l’Aïd avec la coalition de l’opposition.

    Une communion entre le peuple et l’U.A.D. a été palpable à l’avenue Nasser au centre des quartiers populaires de Djibouti-ville tandis que le R.P.P. n’a pas fêté de rupture de jeûne avec ses militants ni leur président n'a daigné présenter les traditionnels vœux au peuple.

    Les dirigeants de l’U.A.D. se sont tour à tour employés à dresser un bilan du règne du RPP : du parti unique officiel d’antan, responsable du déclenchement de la guerre civile, au monopartisme déguisé d’aujourd’hui, violeur de l’Accord de Paix et de la Constitution, le caractère désastreux de son « mandat » sur les plans économique et social a fait l’unanimité.

    Les Djiboutiens ont pu se déplacer en masse précisément malgré le déploiement massif de forces de l’ordre qui ont empêché des centaines de manifestants de Balbala de rejoindre l’avenue Nasser.

    Les dirigeants de l’UAD ont surtout, compte tenu de l’incurable surdité du pouvoir, tiré la conclusion qu’il fallait désormais s’atteler à chasser le R.P.P, et pour ce faire, à intensifier la Mobilisation générale au cours du dernier trimestre de cette année.

    L’UAD promet de multiplier dès octobre 2010 ses réunions de concertation et de relancer les démarches diplomatiques en s’engageant à en tenir régulièrement informé le peuple.

    En attendant, la fermeture hermétique du régime à toute évolution démocratique et sociale prônée par l’opposition démocrate et les syndicats, ainsi que ses multiples fuites en avant, ont conduit l’Etat-RPP à un dépôt de bilan sans appel.

    L’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) a appelé le peuple à la plus grande vigilance et à ne pas céder aux provocations du RPP enclin à créer et à entretenir des tensions pour perdurer.

    Mohamed Ali Abdou, Porte-parole de l’ARD,                                                                                                   Djibouti, le 10 septembre 2010

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    Les photos de la mobilisation du 10 septembre 2010 à Djibouti




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