Dernières nouvelles - Édition en Ligne d'octobre  2006

 Directeur de Publication : ALI MAHAMADE HOUMED    Codirecteur : MAHDI IBRAHIM A. GOD    Email : realite_djibouti@yahoo.fr


S  o  m  m  a  i  r  e

31/10/2006 Note d'information de la LDDH du 1er novembre 06 : le golfe de Tadjourah est-il mis en vente ?

24/10/2006 Compte rendu du meeting de l’opposition nationale à Djibouti, le lundi 23 octobre 2006

23/10/2006 Compte-rendu de la conférence de presse sur le dossier Borrel, lundi 23 octobre 2006 à Paris

23/10/2006 Le président de la LDDH retenu au commissariat lors du meeting de l'opposition 

20/10/2006 Conférence de presse sur le dossier Borrel le 23 octobre 2006 à Paris

19/10/2006 Communiqué de presse de l'UAD du 18 octobre 2006

19/10/2006 Affaire Borrel: mandats d'arrêt contre les deux principaux suspects

19/10/2006 Affaire Borrel : la plainte visant le Quai d'Orsay jugée recevable

14/10/2006 DJIBOUTI: Manifestation de l`opposition djiboutienne, article de Panapress

10/10/2006 Note d'information de la LDDH : la rentrée universitaire est mal partie

10/10/2006 Communiqué de presse de l'Union Djiboutienne du travail (UDT)

09/10/2006 Mon mari, juge, assassiné, Livre d'Elisabeth Borrel

05/10/2006 Communiqué : la famille Borrel appelle Chirac à défendre les magistrats contre Djibouti

05/10/2006 La déraison d'État : article du Canard Enchaîné sur la nouvelle affaire Borrel

05/10/2006 LDDH : Communiqué de presse : Licenciement du syndicaliste Hassan Cher Hared

02/10/2006 Soirée-débat sur l’Affaire Borrel, le 14 oct à Paris (Arceuil 94)

02/10/2006 Propos de Me Olivier Morice recueillis par Jérôme Hourdeaux (le lundi 2 octobre 2006)

01/10/2006 Le dossier sur l’assassinat du juge Borrel désigne le président Guelleh

01/10/2006 Nouvel épisode de l'affaire Borrel avec deux mandats d'arrêt à Djibouti, par Pierre ROCHICCIOLI

01/10/2006 Le Monde : Affaire Borrel : le tribunal de Versailles lance deux mandats d'arrêt contre des personnalités de Djibouti, Djama Souleiman et Hassan Said

01/10/2006  LDDH : Note d'information sur la répression à Djibouti

01/10/2006 Deux nouveaux mandats d'arrêt à Djibouti dans l'affaire Borrel

01/10/2006 L'enquête sur la mort du juge Borrel relancée


Note d'information de la LDDH : le golfe de Tadjourah est-il mis en vente ?

Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 1er NOVEMBRE 2006

*

LE GOLFE DE TADJOURAH

SERA-T-IL MIS EN VENTE

PAR SIMPLE DÉCRET PRÉSIDENTIEL ?

En document joint : Décret n°2006-0225/PRE relatif à la concession d’occupation des terrains pour la réalisation d’un projet industriel et commercial, paru au JO du 14/09/ 2006

A la veille de COMESA c’est comme çà, mais après… ?

Le texte ci-après met en relief la politique de bradage par des groupes complices avec les impacts des crimes organisés. Après le Port et autres Établissements Publics, la mise en concession et/ou vente des Biens Sociaux et des Biens Immobiliers Publics fait rage ces derniers temps, mais pire encore, le début de mise en concession du TERRITOIRE NATIONAL annonce la couleur à la veille de COMESA.

A quand la mise en concession d’occupation de toute la République de Djibouti et de son Peuple par un simple Décret, pris par le Chef de l’Exécutif ? Le nom de la Société prête-nom est déjà mis en projet de Décret ?

A suivre … !  Le silence du peuple reste inquiétant !

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce toutes les violations de l’Etat de Droit et des Droits Economiques et Sociaux.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) considère que tous les simples Décrets pris unilatéralement, ces dernières années, sans le cautionnement de l’Assemblée Nationale (pourtant monocorde) et contraire aux droits à la préservation des Deniers et des Biens Publics, constituent en soi des crimes organisés.  

M. NOËL ABDI Jean-Paul

JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI

Décret n°2006-0225/PRE relatif à la concession d’occupation des terrains pour la réalisation d’un projet industriel et commercial

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DU GOUVERNEMENT

VU La constitution du 15 septembre 1992 ;

VU La loi n°66/AN/94/3è du 7 décembre 1994 portant Code Minier ;

VU La loi n°58/AN/94/3è du 16 octobre 1994 portant Code des Investissements ;

VU La loi n°53/AN/04 portant code de zone franche ;

VU Le décret n°2002-0226/PR/MERN du 22 octobre 2002 portant  réglementation spécifique de l'extraction, de traitement et de commercialisation du Sel du Lac Assal ;

VU Le décret n°2005-0067/PR du 21 mai 2005 portant nomination du premier ministre ;

VU Le décret n°2005-0069/PR du 22 mai 2005 portant nomination des membres du gouvernement.

DECRETE

Article 1er : Est approuvée la convention signée entre l'État djiboutien et la société SALT INVESTMENT S.A le 17 juillet 2006 octroyant en concession exclusive d'occupation des terrains d'une surface de 100km2 sur la banquise du Lac Assal et du Goubet pour une durée de 50 ans pour la réalisation d'un projet de développement et de mise en valeur des ressources marines comprenant notamment :

- l'extraction, le traitement, et la commercialisation du sel du Lac Assal ;

- la création de zone de stockage du sel ;

- l'installation d'une centrale électrique et d'une centrale de dessalement d'eau de mer ;

- la création des institutions financières et d'assurances ainsi que des logements, des infrastructures sanitaires, commerciales, sociales et des loisirs pour le personnel de la société.

Article 2 : L'ensemble des terrains sur lequel se déroule ce projet à caractère industriel et commercial constitue une zone franche et bénéficie à cet effet des avantages et exonérations conformément à la loi relative au Code des Zones Franches pour une durée de 50 ans.

Article 3 : Le concédant accorde notamment au concessionnaire pour la réalisation effective du projet :

- la mise à disposition à titre gratuit de l'ensemble des terrains visés ci-dessus libres de tout droit d'occupation et de tout droit de sûreté, hypothèque ou servitude octroyé au bénéfice de tiers ;

- la jouissance d'un droit réel sur les immeubles réalisés au cours de la mise en oeuvre du projet ;

- l'autorisation d'ouvrir des comptes en monnaie locale ou en devises étrangères auprès des banques installées en République ou hors de la République notamment ainsi que celle de vendre le surplus de courant électrique produit et non utilisé dans le cadre du projet ;

- des exonérations en matières douanières et fiscales prévus par les textes en vigueur ;

- la libre conversion et le libre transfert des fonds destinés au règlement de toutes dettes en devises étrangères, de fonds et bénéfices provenant de la liquidation des actifs du projet, des fonds nécessaires afin d'une part de faire face à l'ensemble des coûts d'exploitation et d'investissement et d'autre part de pouvoir effectuer les paiements nécessaires vis-à-vis de ses sous traitants, fournisseurs ou concernant les biens et services achetés à l'étranger ; la libre conversion et le libre transfert des bénéfices distribués aux actionnaires et de toutes sommes affectées au remboursement et au service des intérêts des financement obtenus ;

- les autorisations administratives nécessaires à la construction des logements et des infrastructures annexes ;

- le droit d'utiliser les infrastructures existantes ou à construire, qui seraient nécessaires pour permettre le raccordement des infrastructures du projet aux réseaux routier, ferroviaire, portuaire, électrique, téléphonique et télécommunication, d'alimentation en eau et d'évacuation des eaux usées, ou tout autre réseau permettant la mise en oeuvre du projet ;

- la propriété des actifs réalisés ou acquis au cours de la période de concession ;

- l'octroi des permis d'activité nécessaires aux termes du décret 2002-0226/PRIMERN du 22 octobre 2002 ;

- l'exclusivité de l'exploitation du projet par le concessionnaire et le droit d'exporter toute quantité de sel et des ses produits ;

- des garanties administratives telles que des autorisations administratives, de police et les formalités requises pour la bonne réalisation du projet à temps raisonnable ainsi que la sécurité des installations et du personnel ;

- des garanties juridiques comme le droit de posséder, gérer, entretenir, utiliser, jouir et disposer de tous ses biens, titre et intérêts ;

- le droit d'hypothéquer, de nantir ou de constituer des sûretés ou toute autre forme de garantie sur les terrains en concession et les actifs du projet afin de garantir ses financements.

Article 4 : Le concessionnaire a l'obligation :

- de créer et faire fonctionner un centre de formation théorique et pratique nécessaire pour le personnel du projet ;

- de construire une centrale électrique pour les besoins du projet ;

- de verser au concédant les redevances prévues par la loi relative au Code minier.

Article 5 : Tout différend sera réglé à l'amiable ou au recours d'un expert ou enfin à l'arbitrage.

Article 6 : le présent décret entrera en vigueur dès sa signature et sera publié au Journal Officiel de la République de Djibouti.

Fait à Djibouti, le 14 Septembre 2006.Le Président de la République,

chef du Gouvernement ISMAÏL OMAR GUELLEH

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Compte rendu du meeting de l’opposition nationale à Djibouti, le lundi 23 octobre 2006

Les Djiboutiennes et les Djiboutiens se sont déplacés nombreux au meeting de l’opposition le lundi 23 octobre 2006, jour béni de l’Aïd el Fitr.

Le rassemblement a réuni plusieurs centaines de militants et de sympathisants mobilisés dès 9 heures ce matin sur l’étendue de l’avenue Nasser, abritant à Djibouti ville le siège de l’Union pour la démocratie et la justice (UDJ).

Le rassemblement a été aussi le mot d’ordre de l’opposition qui comptait sur les lieux plusieurs représentants des mouvements démocratiques coalisés dans l’Union pour l’alternance démocratique (UAD), à savoir l’Alliance républicaine pour le développement (ARD), le Mouvement pour le renouveau de la démocratie et le développement (MRD) et l’Union pour la démocratie et la justice (UDJ).

Également présents en nombre, les militants du Parti démocratique djiboutien (PDD) malgré l’absence de leur président Mohamed Daoud Chehem en déplacement à Bruxelles.

Les discours se sont centrés sur la situation générale qui prévaut dans le pays sur tous les plans économique, social et des droits de l’homme. Les participants ont ovationné leurs orateurs pour les appels fervents à persévérer jusqu’à la lie contre l’injustice et la tyrannie.

Le président de l’ARD M. Ahmed Youssouf a discouru le premier appelant à redoubler d’effort et de résistance, suivi par MM. Adan Mohamed Abdou et Cassim Ahmed dans une présentation sans concession de la vie quotidienne aujourd’hui à Djibouti.

Souleiman Farah Lodon, 2e Vice-président du MRD, a harangué la foule à son tour avant de céder la parole au secrétaire général adjoint du parti M. Ahmed Guirreh.

Les dirigeants de l’UAD ont dénoncé l’arrestation tôt ce matin à son domicile du président de la Ligue djiboutienne des droits de l’homme (LDDH), M. M. NOEL ABDI Jean-Paul, gardé au commissariat toute la matinée sans raison avancée.

La réunion publique a été aussi l’occasion de sonner l’heure de la vérité s’agissant des limites incontestables de l’action politique à Djibouti, où le mouvement démocratique est proscrit. Car si en démocratie l’essence des formations politiques est de concourir à des élections libres, une autocratie s’est emparée de notre pays rendant impossible toute évolution sociale.

C’est pourquoi l’opposition nationale prendra la liberté d’exprimer les prochains jours, devant le peuple et devant la communauté internationale, toutes les conséquences qu’elle entend tirer de cette réalité.

Le meeting s’est clôturé vers 11 heures sur un discours programme d’Ismaël Guedi Harer, président de l’UDJ et président de la coalition de l’opposition, prenant date pour la semaine du sommet du COMESA prévu mi-novembre à Djibouti.

La rédaction de l’ARD
Djibouti, le 23 octobre 2006

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Compte-rendu de la conférence de presse sur le dossier Borrel, lundi 23 octobre 2006 à Paris

La conférence de presse a débuté ce lundi 23 octobre à 15h30 au cabinet de Maître Olivier Morice, avocat de Mme Elisabeth Borrel, au 11 rue Saint Dominique, Paris 7e, devant un parterre d’une cinquantaine de journalistes et de témoins.

Me Morice a présenté une synthèse du dossier Borrel et des différentes procédures en cours, notamment celle qui fait le plus grand bruit pour subornation de témoin visant le procureur général de Djibouti.

L’avocat a alerté les journalistes que les témoins djiboutiens réfugiés en Belgique étaient l’objet de menaces de mort depuis les derniers développements de l’affaire. Une protection spéciale serait à solliciter pour assurer leur intégrité physique.

S’agissant de la demande djiboutienne d’accéder au dossier de l’accusation, Me Morice a fait part de l’existence d’une contradiction dans les propos du quai d’Orsay tantôt refusant, tantôt promettant de transmettre le dossier à Djibouti.

L’avocat a regretté qu’au sommet de l’Etat français on continue de distiller la thèse du suicide alors que l’autorité judiciaire a clairement établi l’assassinat du magistrat français.

L’avocat a rappelé la promesse du ministre des affaires étrangères M. Douste Blazy de faire toute la lumière sur les raisons pour lesquelles les documents classés secret défense écrits de janvier 1994 à avril 1997 n’étaient toujours pas déclassifiés alors qu’ils portent sur la période de la mort du juge.

La veuve du juge français a présenté la liste des 170 personnalités françaises, européennes et djiboutiennes qui ont signé l’ « appel pour la vérité sur l’assassinat du juge Bernard Borrel ».

Figurent parmi les signataires, les anciens premiers ministres Laurent Fabius, Pierre Mauroy, Michel Rocard, la Vice-présidente de la Fondation de la résistance Lucie Aubrac, des parlementaires dont Marie-George Buffet, Yves Cochet, Daniel Cohn-Bendit, Jean-Marie Cavada, Michel Delebarre, Harlem Désir, Corinne Lepage, Noël Mamère, Arnaud Montebourg, Segolène Royal, André Santini, Dominique Strauss-Kahn, Dominique Voynet, Richard Yung.

Un total de 90 parlementaires, dont 50 du Parti socialiste, 20 de l’UDF et deux de l’UMP ont signé cet appel.

Le monde associatif et de défense des droits de l’homme a apporté son soutien avec les personnes d’Odile Biyidi-Awala, présidente de SURVIE, Aida Chouk, président du Syndicat de la magistrature, Pierre Cornil, président des avocats de France, Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l’homme. 

De nombreux magistrats ont signé l’appel, dont Jean-Yves Bertand-Cadi, premier président honoraire de la cour d’appel de Rouen, qui est aussi l’ancien président de la Cour d’appel de Djibouti, Didier Gallot, Eric Halphen, et Louis Janet, premier avocat général honoraire à la cour de cassation.

Autres personnalités signataires, les conseillers d’Etat Bettina Laville et Anicet Le Pors, aini que le président de la section du rapport et des études du Conseil d’Etat Jean-Michel Belorgey.

Parmi les personnalités de Djibouti ont signé l’appel Ali Coubba (Uguta), Ahmed Kassim (Add), Sadik Mohamed Daoud et Mohamed Abdallah Houmado (Frud), Maki Houmedgaba (Ard).

Au nombre des signataires figurent de nombreux citoyens djiboutiens vivant en exil parmi lesquels Mohamed Abdoulkader Moussa, Mohamed Ibrahim Barao, Mohamed Ahmed Mohamed, Gaas Noor, Tourab Mohamed Abdoulkader, Rokia Mohamed Hassanleh, Abdoulkader Mohamed Daoud, Sabira Mohamed Hassanleh.

«Les personnalités signataires demandent que les obstacles rencontrés par l'instruction en cours soient levés, notamment en ce qui concerne la remise au juge d'instruction des documents émanant des services de l'Etat pouvant avoir un lien avec cet assassinat», dont certains sont toujours classés «secret défense».

L’avocat Morice s’est dit indigné que le ministre des affaires étrangères Douste Blazy, qui avait reçu Mme Borrel le 20 octobre 2006 et s’était engagé à faire toute la lumière sur l’assassinat du juge Borrel, ait laissé entendre deux jours plus tard sur Canal + que les deux hypothèses du suicide et de l’assassinat prévalaient toujours.

Mme Borrel a adressé un courrier au président Jacques Chirac le 22 octobre lui demandant que ces engagements ministériels soient traduits en acte et qu’il soit tenu compte des conclusions de l’enquête rappelées par le magistrat instructeur Madame Sophie Clément ainsi que des rapports du parquet général de Paris. La veuve du juge a aussi regretté que Jeune Afrique ait remis en selle l’hypothèse du suicide.

Anne Crenier-Vaudano représentant le syndicat de la magistrature a rappelé que son organisation était partie civile dans le dossier Borrel et qu’il n’y avait pas de doute sur la thèse de l’assassinat depuis 2002.

Madame Elisabeth Borrel a conclu la conférence de presse en annonçant que son livre « un juge assassiné » paru en octobre 2006 était dédié à M. François-Xavier Vershave, ancien Président de l’association "Survie". Il a été l'homme qui a aidé Mme Borrel à décrypter la françafrique.

François-Xavier Verschave décédé le 29 juin 2005 est l’auteur de nombreux pamphlets, dossiers et ouvrages contre la politique française en Afrique. Aux Arènes, il a publié Noir silence (45.000 ex), Noir procès (7.100 ex) et Noir Chirac (9.200 ex).

La séance a été levée à 17 heures après une série de questions réponses avec les journalistes.

La Rédaction

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23/10/06 Le président de la LDDH retenu au commissariat lors du meeting de l'opposition 

Le Président

NOTE D’INFORMATION  DU 23 OCTOBRE 2006

*

Le président de la Ligue djiboutienne des droits de l'homme retenu au commissariat lors du meeting de l'opposition

 Combien d’Adjudants de la Police routière – FNP - sont sous les ordres directes du Palais de la police politique ?

Le 23 octobre 2006, jour de fête de la fin du mois béni du Ramadan, jour où les Partis de l’Opposition et ceux du Gouvernement ont l’habitude de souhaiter à leurs partisans une bonne fête, la Police routière est venue chez moi pour m’embarquer dans leur 4X4 en guise peut-être de prévention, certainement pas pour me souhaiter bonne fête.

En effet, à peine sorti de chez moi au environ de 9 heures, pour attendre des amis qui devaient venir me chercher, je fus immédiatement arrêté me privant par la même occasion d’observer et de constater avec mes amis le bon déroulement des festivités tant au Palais Présidentiel avec essentiellement la Mouvance présidentielle, qu’au siège de l’UAD avec tous les Partis de l’Opposition.  

Sans mandat d’arrêt, avec pour seul motif que le Colonel (sans nom) désirait me voir rapidement, je fus embarquer et transférer à toute allure dans un véhicule de la FNP conduite par un Adjudant en tenue verte de la Police routière. Il est temps d’afficher le nom ou le matricule des responsables de la Police, ce qui éviterait les abus de police et encouragerait les plaintes.

C’est la deuxième fois en l’espace de moins d’un mois que la Police routière s’amuse à m’arrêter abusivement, sans aucun motif sans aucune enquête, uniquement pour des raisons de contrôle routier.

C’est à se demander si le fait d’être sans véhicule, debout en face de son domicile constitue une infraction routière ? Quand un régime est en déperdition irréversible, alors il faut s’attendre à tout !

Je fus gardé à la Brigade Criminelle jusqu’à 10 heures 30 en attendant l’Officier de la Police Judiciaire. Ce dernier m’a présenté toutes ses excuses en m’ouvrant avec courtoisie la porte blindée de la Brigade et j’ai pu trouver facilement un taxi pour me raccompagner à mon domicile.

Toutefois, il est bon de se poser un certain nombre de questions suite à ces basses tracasseries.

D’après des renseignements anonymes il semblerait qu’un certain W. écarté de la FNP, mais rapidement réintégré dans son Corps d’origine de la Police Politique aurait déstabilisé son Colonel en disant que j’allais prendre la parole au meeting de l’Opposition et que j’allais faire un discours fulgurant contre le régime, mais surtout que j’allais donner des informations foudroyantes sur l’affaire de la mort tragique de Bernard Borrel.

La réalité est toute autre, d’autant plus qu’en tant que Défenseur des Droits de l’Homme, je n’ai jamais pris la parole lors d’un meeting politique.

Mais ce qui est certain, c’est que en tant que citoyen Djiboutien je n’aurais jamais hésité et pas une seconde, de dire la vérité si j’avais la moindre information sur cette triste affaire. La vérité est plus que nécessaire

Tout ce que je peux dire c’est que Borrel, que Dieu garde son âme en Paix, avait fait un travail fantastique et hautement appréciable pour le Code Pénal et le Code de Procédure Pénale de la République de Djibouti.   

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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Conférence de presse sur le dossier Borrel le 23 octobre 2006 à Paris

Paris, le 20 octobre 2006

COMMUNIQUÉ

23 octobre 15h30 - Point sur le dossier Borrel

Il y a onze ans, le juge Bernard Borrel était retrouvé assassiné, à demi calciné, à Djibouti. En dépit des obstructions et des tentatives d’intimidation, le dossier judiciaire connaît aujourd’hui des avancées significatives.

On assiste à une réelle prise de conscience de l’opinion sur ce dossier, qui se traduit par un vaste mouvement de soutien au combat d’Elisabeth Borrel pour la vérité.

A l’occasion du 11e anniversaire de la mort de Bernard Borrel, et de la parution du livre, « Un juge assassiné »*, une conférence de presse est organisée à l'initiative d’Elisabeth Borrel, avec le soutien du syndicat de la magistrature (SM), de l'Association pour le Respect des Droits de l'Homme à Djibouti (ARDHD) et de Survie :

Conférence de presse, le lundi 23 octobre à 15h30

11 rue Saint Dominique , à Paris 7ème

dans les locaux de Me Olivier Morice, avocat d’Elisabeth Borrel.

Après un point sur l’évolution récente du dossier judiciaire, la liste des personnalités signataires de l’appel pour la vérité dans l’affaire Borrel sera présentée, permettant de mesurer l'ampleur des soutiens à ce combat pour la vérité, la justice et le respect de la démocratie.

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* « Un juge assassiné », Elisabeth Borrel, en collaboration avec le journaliste Bernard Nicolas. Éditions Flammarion – octobre 2006

Contacts :

www.syndicat-magistrature.org

SM Syndicat de la Magistrature

Anne Crenier-Vaudano

06 73 12 62 01

anne.crenier@wanadoo.fr

www.survie-france.org

SURVIE

Olivier Thimonier

01 44 61 03 25

olivier.thimonier@survie-france.org

www.ardhd.org

ARDHD

Anne Marie de Vaivre

01 46 34 70 70

amdevaivre@ardhd.org

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Communiqué de presse de l'UAD du 18 octobre 2006

Union pour l’Alternance Démocratique
UAD
ARD, UDJ, MRD

 Djibouti, le 18 octobre 2006

Communiqué de presse

Aid El-Fitr 2006 – Sauvons notre pays !

Les prétendus scrutins régionaux, qui se sont déroulés en mars et avril derniers, ont démontré de manière éclatante que l’UAD avait raison depuis le 10 janvier 2003 : démocratie, décentralisation et élections ne sont que mascarades à Djibouti. Car il ne peut y avoir aucune démocratie locale sans démocratie au niveau national.

Le régime pour sa part, constant dans son mépris de la volonté populaire, puisqu’il a tout mis en œuvre pour ne pas être sanctionné par quelque verdict électoral que ce soit, porte encore plus atteinte aux conditions de vie de nos concitoyens en se lançant dans une entreprise mégalomaniaque et, pour tout dire, pharaonique : un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du COMESA, prévu en novembre prochain.

La préparation de ce sommet intervient dans un contexte d’économie sinistrée et d’impasse politique :

-          crise financière aigue due à la corruption et à la prédation généralisée des biens publics ;

-          émeutes populaires consécutives aux graves pénuries d’eau et d’électricité depuis juin dernier (ayant entraîné plus d’une centaine d’arrestations) ;

-          répression des syndicalistes indépendants et graves atteintes aux droits fondamentaux, qui ont valu au régime une condamnation unanime au niveau des instances internationales ;

-          renforcement, depuis la présidentielle d’avril 2005, d’une situation dictatoriale ;

-          harcèlement à l’encontre des défenseurs des droits de l’homme ;

-          criminalisation des partis politiques légalisés d’opposition, de leurs dirigeants et de leurs militants ;

-          menace de reprise d’un conflit civil pour cause de violation flagrante de l’accord de paix du 12 mai 2001,

Un tel mépris du peuple ne peut perdurer : aucun sommet du COMESA ne peut justifier cette aggravation du déni des droits inaliénables de notre peuple à une existence décente !

Pour toutes ces raisons, l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) appelle à un sursaut national et invite toutes les Djiboutiennes et tous les Djiboutiens soucieux de sauver notre pays à assister massivement à son grand meeting qui se tiendra le jour de l’Aïd-El-Fitr à partir de 9 heures à l’avenue Nasser devant le siège de l’UDJ.

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Affaire Borrel: mandats d'arrêt contre les deux principaux suspects

Source AFP du 19 octobre 2006

La juge française chargée d'enquêter sur l'assassinat du juge Bernard Borrel en 1995 à Djibouti a délivré jeudi des mandats d'arrêt internationaux à l'encontre des deux principaux suspects de ce dossier, passant outre les réquisitions du parquet.

Ces mandats d'arrêt visent deux repris de justice en fuite, Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan Adouani, considérés par la juge Sophie Clément comme de possibles exécutants de l'assassinat de Bernard Borrel. Mme Clément souhaite pouvoir comparer leur ADN à des empreintes génétiques inconnues retrouvées sur le short du juge.

La magistrate a passé outre l'avis du parquet de Paris qui avait demandé, avant toute délivrance de mandats d'arrêt, de comparer l'ADN du short à celui de militaires qui auraient aidé à mettre en bière le corps du juge.

La délivrance des deux mandats intervient onze ans, jour pour jour, après la découverte du corps, à demi calciné du juge, vêtu d'un slip et d'un tee-shirt, au bas d'une falaise à 80 km de Djibouti.

"L'enquête menée établissait qu'il s'agissait d'un assassinat", a rappelé Mme Clément dans les motifs des mandats d'arrêt.

La cour d'appel de Paris a également validé jeudi une information judiciaire visant l'ancien porte-parole du Quai d'Orsay Hervé Ladsous, pour de supposées pressions sur la justice française dans le cadre de ce dossier et ceci, contre l'avis du parquet.

La justice avait délivré début octobre les deux premiers mandats d'arrêt du dossier Borrel à l'encontre du procureur de Djibouti et du chef des services secrets pour une éventuelle "subornation de témoins".

"C'est une victoire considérable pour Mme Borrel, les mandats d'arrêt supplémentaires et la décision de la cour d'appel, sont pour nous la preuve que des magistrats indépendants n'acceptent plus les pressions sur ce dossier. C'est un désavoeu considérable pour le parquet de Paris", estime Me Olivier Morice, l'un des avocat, avec Laurent de Caunes, de la famille Borrel.

Dans un entretien à l'AFP, le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, avait assuré que le parquet n'avait aucune intention de faire "obtruction" à l'enquête.

Dans son ordonnance, la juge constate que les premiers enquêteurs arrivés près du corps affirment "avoir fait le nécessaire afin qu'aucune modification ne puisse être apportée sur les lieux".

Elle souligne que celui qui a mis le short sous scellé n'a eu qu'un "contact bref" avec le vêtement alors que, pour les experts, l'ADN retrouvé implique "un contact long et/ou un maintien avec force".

Jugeant la comparaison de l'ADN du short avec ceux des militaires de la mise en bière "pas utile à la manifestation de la vérité", Sophie Clément accepte en revanche une analyse de l'ADN des hommes qui ont mis le short sous scellé.

Motivant les mandats d'arrêt, la juge rappelle qu'un témoin clef du dossier, Mohamed Saleh Aloumekani, officier de la garde présidentielle, affirme avoir vu les deux suspects rendre compte avec trois autres hommes de l'assassinat du juge à l'actuel président djiboutien Ismaël Omar Guelleh, alors chef de cabinet du président Gouled Aptidon.

Elle rappelle qu'un gardien de la prison de Gabode, où les deux suspects étaient incarcérés pour des attentats contre des lieux fréquentés par les Français, a expliqué que l'un d'eux, Adouani, avait été sorti de prison par le chef de la sécurité de Djibouti, le jour de la mort de Bernard Borrel.

La juge souligne que l'ancien attaché financier de l'ambassade de Djibouti au Yémen a également affirmé que l'autre suspect, Awalleh Guelleh, pouvait entrer et sortir de la prison de Gabode.

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Affaire Borrel : la plainte visant le Quai d'Orsay jugée recevable

AP | 19.10.06 | 16:11

PARIS (AP) -- La cour d'appel de Paris a confirmé jeudi la décision de deux juges d'instruction parisiens d'instruire la plainte déposée par Elisabeth Borrel, veuve d'un magistrat mort à Djibouti en 1995, pour "pressions sur la Justice" et visant le ministère des Affaires étrangères, a-t-on appris de sources judiciaires.

L'arrêt de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris n'était pas disponible jeudi.

Le 2 mars 2006, la doyenne des juges d'instruction de Paris avait estimé recevable la plainte contre X de Mme Borrel visant le Quai d'Orsay, malgré les réquisitions contraires du parquet prises en août 2005.

Le 29 janvier 2005, le Quai d'Orsay avait regretté l'expulsion de six coopérants français de Djibouti avant d'annoncer qu'une copie du dossier instruit à Paris sur la mort de M. Borrel serait transmise "prochainement" à la justice djiboutienne.

La veuve du magistrat décédé dans des conditions suspectes a déposé plainte en février 2005, considérant que cette annonce, faite dix jours avant que la juge d'instruction française ne soit saisie officiellement de la demande d'entraide judiciaire émise par Djibouti, pouvait être interprétée comme des "pressions sur la justice".

La juge d'instruction Sophie Clément a refusé par la suite de communiquer le dossier d'instruction à son homologue djiboutien.

Bernard Borrel a été retrouvé mort et brûlé le 19 octobre 1995 face à l'Ile du Diable à Djibouti. Elisabeth Borrel soutient que son mari a été assassiné et accuse le régime djiboutien, dont son actuel président Ismaël Omar Guelleh, d'être le commanditaire du crime.

Une version fermement contestée par Djibouti.

AP

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DJIBOUTI: Manifestation de l`opposition djiboutienne

Source : Panapress et Angolapress

Paris, 14/10 - L`opposition djiboutienne envisage d`organiser des manifestations lors du prochain sommet des Etats membres du Marché commun d`Afrique orientale et australe (COMESA), prévu du 11 au 13 novembre à Djibouti, a indiqué vendredi à la PANA un de ses responsables, Maki Houmedgaba.

"Les actions à poser pendant ce sommet seront arrêtées lors d`un meeting de l`Alliance républicaine pour le développement (ARD) prévu à la fin du Eamadan. Nous souhaitons saisir cette occasion pour attirer l`attention des chefs d`Etat sur le blocage politique et la situation des droits de l`Homme à Djibouti", a affirmé M. Houmedgaba, porte-parole de l`opposition djiboutienne en Europe.

Il a précisé que les partis de l`opposition remettront aux délégations présentes des documents en rapport avec les "violations" du code du Travail, "la paupérisation du peuple djiboutien", ainsi que "la répression des émeutes de l`électricité". "Il est important que les chefs d`Etat de la COMESA et leurs délégations sachent dans quel pays ils mettent pied en venant au sommet.

Ils arrivent au moment où la garantie pour un salaire minimum à 100 euros a été supprimée. Ils arrivent au moment où des jeunes qui ont protesté contre les coupures d`électricité ont été sauvagement réprimés", a souligné l`opposant.

M. Houmedgaba a regretté le peu d`intérêt de l`opinion internationale pour Djibouti, jugeant cette situation paradoxale pour un pays considéré comme un verrou sur la mer Rouge et un poste avancé de la lutte contre le terrorisme.

"On ne s`intéresse à Djibouti que pour évoquer les bases militaires françaises et américaines. D`autres choses, sans doute plus importantes pour le peuple djiboutien, s`y passent. L`opposition entend les faire connaître dans son combat pour faire avancer la démocratie", a argumenté Maki Houmedgaba, insistant sur "la grande unité" de l`opposition djiboutienne.

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Note d'information de la LDDH : la rentrée universitaire est mal partie

Le Président

NOTE D’INFORMATION  DU 8 OCTOBRE 2006

 

LA RENTREE UNIVERSITAIRE 2006

EST MAL PARTIE.

Tell all the Truth but tell it slant
Success in Circuit lies
Too bright for our infirm Delight
The Truth’s superb surprise
As Lightning to the Children eased
With explanation kind
The Truth must dazzle gradually
Or every man be blind.
Emily Dickinson.

Retards pour la rentrée universitaire 2006-2007. Les cours seront-ils bâclés pour permettre la réalisation des examens blancs prévus avant les vacances de Noël ?

Tout laisse à croire que la rentrée universitaire 2006 est mal partie, d’autant plus que malgré les aides de la Coopération Française, Américaine, et autres Institutions Internationales, tous ces supports financiers n’arrivent pas, apparemment, à satisfaire des responsables politiques en particulier les spécialistes quémandeurs.

C’est à se demander quand dans le temps la marche, contre la corruption et les détournements des Deniers Publics et des Biens Sociaux, sera-t-elle un combat de tous les jours, pour nous tous ?

Topo d’une vue d’ensemble de l’Université. L’Université de Djibouti comprend  actuellement trois Facultés :

- Faculté des lettres, langues et sciences humaines ;

- Faculté de droit, économie, gestion et filières technologies  tertiaires;

- Facultés des sciences et filières technologies industrielles.

C’est par un simple Décret (et non par une Loi conformément à l’article 57 de la Constitution), que l’Université de Djibouti a été créée tout en succédant au  Pôle Universitaire, qui fonctionnait depuis cinq ans et qui aurait « mis en place les premiers éléments d’un enseignement supérieur » gratuit permettant, ainsi, aux plus démunis de poursuivre leurs Etudes Supérieures, malgré l’inflation galopante pour les denrées de premières nécessités, comme le pétrole lampant et d’autres marchandises alimentaires.

Cette gratuité vient d’être éliminée par un simple Décret présidentiel, du 23 août 06, juste quelques mois après la création de l’Université de Djibouti, avec un nouveau Recteur, renforcée d’une nouvelle division plus adéquate semble-t-il.

Aujourd’hui et certainement avec la mauvaise gestion de certains hauts responsables du Port, on a l’impression de revenir à la vente de fagots de bois pour pouvoir cuisiner, car encore (depuis quelques jours) le prix du carburant lampant a augmenté et pour les familles aisées les bombonnes de butagaz font défaut depuis plusieurs semaines (paraît-il à cause du manque de transparence dans des appels d’offres).

C’est donc, dans ce contexte de crises sociales à tous les niveaux, dans un

contexte où le chômage frise plus de 80% des jeunes de moins de trente cinq ans, c’est dans ce contexte alarmant que la lutte contre la Pauvreté en république de Djibouti reste si souvent et seulement prononcée dans des réunions ou colloques financés, parrainés par des Fonds extrabudgétaires, cette lutte contre la Pauvreté est régulièrement médiatisée avec en première ligne les Autorités Djiboutiennes ;

C’est dans ce contexte imposé, que la grande majorité des programmes d’assistances, par des fonds financiers importants, restent jusqu’à présent sans aucune transparence dans la distribution effective de ces  «mannes internationales » ;

C’est dans ces différents contextes d’obscurités sociales :

- Que par un simple Décret présidentielle (du Cabinet de la Présidence), sans distinction pour tous les étudiants(es) (riches ou pauvres de la capitale) des frais non planifiés et rapidement exécutoires sont exigés pour entamer et continuer ses études universitaires ;

- Que depuis pratiquement un mois, la rentrée universitaire et encore bloquée et les Forces de Police continuent d’assiéger les deux ailes de l’Université de Djibouti ;

- Que la rentrée universitaire a été officieusement reportée d’abord au 7 octobre 2006 puis au 14 octobre, peut-être … pour le 7 janvier 2007, date anniversaire de la parution du Décret créant l’Université de Djibouti.

Le message, ci-après publié, d’une jeune étudiante est significatif. Afin d’assurer la non répression contre cette jeune étudiante certains détails ne seront pas donnés. Il était de notre devoir de censurer quelques termes estimés un peu trop violents, vu son état de stress.      

Message d’une jeune universitaire qui galope encore pour trouver de l’argent..

Je m’appelle  … étudiante en 3ème année de la Faculté de …. à l’université de Djibouti. De famille très pauvre, ma mère, avec une pension retraite de vingt deux mille francs Djibouti par mois, juste à peine de quoi payer le loyer et la nourriture pour neuf (9) enfants, est obligée en plus des travaux ménagers de se retrouver tous les jours devant le lycée de Balbala pour vendre sous une chaleur torride des petits amuse-gueules aux lycéens pendant les récréations.

Nous sommes déjà deux à l’université et les autres sont au lycée, au collège et au primaire. Les charges sont lourdes pour notre pauvre maman, avec les livres scolaires à payer, avec le prix du bus pour deux (je me rappelle que l’année dernière, ma sœur et moi-même étions parfois obligées de rester assises le ventre creux sous les escaliers de l’Université - le Pôle pour l’année dernière - lorsque nous n’avions pas d’argent pour retourner par bus le midi à la maison et revenir l’après-midi pour suivre les cours).

C’est face à ces contraintes de la pauvreté extrême dont souffre ma famille, que brusquement et sans aucun avertissement préalable,  un décret signé par le Directeur de Cabinet de la présidence de la République fut lancé. Le Chef de l’Exécutif sachant l’impopularité de ce Décret n’a pas osé le signer et a donc chargé son Directeur, car il veut conserver son titre de bienfaiteur, mais maintenant on commence à le connaître comme un « missleader »  ou plus exactement « un leader raté à cause des mensonges ». 

Dés début septembre ma sœur et moi-même avons décidé de trouver du travail à mi-temps si possible en donnant des cours en particulier aux enfants de  Balbala où d’Ambouli, dont les parents seraient disposés à payer un prix modique, qui permettrait à ma sœur et moi de  payer nos frais d’études.

J’avais trouvé un certain nombre d’enfants mais malheureusement les pannes anarchiques de l’EDD et surtout les rafles intempestives de la Police ont paralysé notre volonté de gagner de l’argent pour pouvoir poursuivre nos études.

Un responsable de notre administration m’a suggérée de faire les trottoirs. Quelles humiliations avec cette insulte inadmissible pour une fille vierge qui n’aspire qu’à réussir ses études. Quant à la solidarité tribale elle fonctionne qu’avec ceux qui se prostituent physiquement et politiquement. Je ne sais plus quoi faire et je n’ai pas le courage de servir de bombe humaine, encore moins m’immoler.  

Souhaits de la LDDH.

Après avoir effectué discrètement des recherches sur les causes profondes de ces mesures prises apparemment à la hâte avec des promesses de projets  de Campus, certainement pas gratuits, qui certes permettront aux plus riches d’être indépendants de leurs parents, il est primordial de décrire, d’abord, certains des malaises qui bloquent la compréhension, puis ensuite  d’émettre quelques souhaits qui pourront peut-être soulager les plus démunis.

- a) Défaillances propres aux fonctionnements.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) pose un certain nombre de questions qui permettront de connaître certaines défaillances inhérentes à la machine administrative de l’Université. 

1. Peut-on savoir le nombre de Professeurs professionnels capables d’enseigner dans n’importe quelle autre université ?

2. Est-ce que la Bibliothèque est en passe d’assurer une certaine autonomie d’utilisation des livres afin de combler le déficit de livres accessibles financièrement parlant aux étudiants(es) ?

3. Comme vous pouvez le constater les étudiants(es) de l’université de Djibouti à Djibouti sont sans bourses pour les plus pauvres, et le montant exigé pour les Djiboutiens (certains parents riches des régions de l’Intérieur sont exonérés de ces frais universitaires. Pour les pauvres on comprendrait à condition que se soit une mesure générale), s’élèvent à 20000FDx2x2000= 80 000 000FD (quatre vingt millions de Francs Djibouti)  soit environ 10% des 800 000 000FD (huit cent millions de Francs Djibouti).

Ce montant des dépenses de l’université n’est pas à notre connaissance budgétisé par loi. Quant aux dons et legs, sont-ils bien conservés loin de l’opinion publique et des mass média : probablement ?  

- b) Souhaits.

La Ligue Djiboutienne des Droits humains (LDDH) est très préoccupée par les

récents dérapages consécutifs suite à des mesures  provocatrices sur le plan social en général ;

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce toutes les mises en

application des Décrets anticonstitutionnels qui continuent encore d’être pris à la hâte, sans aucune plainte des membres de l’Assemblée Nationale de

la République de Djibouti auprès du Conseil Constitutionnel et/ou de la  Cour Suprême du Tribunal de Djibouti, en conformité au respect des  dispositions de la Constitution dans son ensemble, en particulier en son article 57 La LDDH considère que le Décret du 23 août 2006 est non seulement discriminatoire et anticonstitutionnel, mais en violation aux Conventions Internationales relatives aux Droits Économiques et Sociaux.

Sur le plan pratique, et dans l’esprit des dispositions de l’Arrêté  présidentielle, pris par le Directeur de Cabinet, du 20 août 2006 (ci-joint en annexe) fixant le montant des contributions des établissements publics à la bourse d’excellence :

  - la LDDH encourage le Recteur de l’université de Djibouti en parfait accord avec le Ministre de l’Éducation de lancer et de saisir le Chef du Gouvernement pour inciter la Société privée chargée des recouvrements issus des Hydrocarbures  (ancien Établissement Public des hydrocarbures – EPH- actuellement société privatisée au nom de certains fonctionnaires –privatisation originale dans son genre - mais dont la mainmise est normalement assurée) de prendre en charge les 80 000 000FD en guise des contributions prioritaires aux étudiants de l’Université de Djibouti.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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Communiqué de presse de l'Union Djiboutienne du travail (UDT)

COMMUNIQUÉ DE PRESSE


 

 

 

Djibouti, le 05 /10/ 2006

Le camarade HASSAN CHER HARED, secrétaire aux relations internationales de l’UDT et secrétaire à l’information du syndicat des postiers, vient d’être, en catimini, licencier arbitrairement et abusivement vers le 24 septembre 2006 avec ses quatre autres collègues de la poste, par le Directeur générale de la poste, alors qu’il se trouve depuis le 13 septembre en formation syndicale au centre international de l’OIT à Turin en Italie. 

Avant de partir, notre camarade HASSAN CHER, avait pris un congé de deux mois sur les arriérés de ses congés que le Directeur général se serait permis contre toute logique d’annuler tout aussi arbitrairement peu après son départ pour procéder à ce licenciement qu’il avait déjà visiblement prémédité.

Le secrétaire général de l’UDT et un membre de comité exécutive de l’UDT se sont déplacés, le 03 octobre dernier, pour voir le Directeur général de la poste qui leur a confirmé l’avoir licencié avec quatre autres employés mais il leur a refusé  la copie du dite licenciement  en leur confirmant, cependant, avoir agit sur ordre du Gouvernement qui selon lui insistait depuis plusieurs mois déjà auprès de lui à cet effet.

Nous savons que HASSAN CHER était harcelé et menacé sans cesse depuis fort longtemps déjà par la Direction générale de la poste qui tantôt suspendait son salaire tantôt le sanctionnait en l’accusant sans aucun fondement réel de tous les maux alors qu’il ne demandait qu’à être rétablit dans ses droits de travailleur qui était à chaque fois remise en cause à cause notamment de ses engagements et activités syndicales.

Ce licenciement constitue, à travers notre camarade, une nouvelle escalade (une violation flagrante et préméditée)  contre le syndicalisme libre et indépendant et les droits syndicaux qu’il défend.

L’UDT dénonce avec fermeté et condamne vigoureusement ce licenciement aussi lâche qu’arbitraire. Elle exige du Gouvernement et notamment du ministère de la communication en charge de la poste ainsi que du conseil d’administration de la poste comme aussi de son président,  l’annulation de cette sanction insensée et la réintégration immédiate et sans condition de notre camarade HASSAN CHER dans son emploi.

Demande à la CISL, à l’ORAF, à la FIDH et au BIT de s’associer à l’UDT et à la LDDH pour faire pression sur le Gouvernement et exiger le rétablissement de notre camarade dans sa fonction à la poste avec tous ses droits pertinents remise en cause.

 

 

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Mon mari, juge, assassiné, Livre d'Elisabeth Borrel

Libération, Lundi 9 octobre 2006

Mon mari, juge, assassiné, Elisabeth Borrel, Flammarion, 384 pp., 21 € (sortie demain)

Livre. Elisabeth Borrel a dû lutter presque seule pour que l'enquête progresse et que la thèse du suicide soit écartée. Elle raconte et accuse. Le combat pour la vérité de la veuve du juge Borrel, Par Brigitte VITAL-DURAND

«J 'accuse certains juges, militaires, diplomates, hommes politiques français, d'avoir tenté de taire l'assassinat d'un magistrat français en mission pour la France dans un pays étranger ; d'avoir intoxiqué l'opinion publique en privilégiant une thèse du suicide, grossière ; d'avoir accablé la veuve de ce magistrat en la faisant passer pour folle.» Et aussi d' «avoir protégé un régime politique totalitaire», et encore d' «avoir poussé le cynisme jusqu'à soutenir ce régime». Et d'avoir, d'avoir, d'avoir...

La liste des accusations qu'Elisabeth Borrel dresse en épilogue de son livre se veut acte de justice, un de ces réquisitoires implacables par lesquels les procureurs décrivent le crime et réclament des châtiments. Son mari, Bernard Borrel, dont on a cherché à déguiser l'assassinat en suicide, était procureur. Et elle, est magistrate. Elle connaît le poids des mots.

S'il n'y avait pas eu cette veuve, sa colère, son opiniâtreté, sa droiture, il n'y aurait jamais eu d' «affaire Borrel», le plus grand scandale diplomatique entre la France et Djibouti, son ancienne colonie. Il n'y aurait eu que la souffrance intime d'une famille qui a perdu l'un des siens d'une mort douloureuse pour ceux qui restent, le suicide.

Onze ans après la mort de son mari, dans la nuit du 18 au 19 octobre 1995, Elisabeth Borrel a pris la plume, avec la collaboration du journaliste Bernard Nicolas, pour raconter son combat. Comment ce matin d'automne, le consul de France vient lui annoncer que son mari, coopérant auprès du ministre de la Justice de Djibouti, s'est suicidé. Par le feu. Le corps carbonisé a été retrouvé dans des rochers, en contrebas de la route du désert. Trois jours plus tard, sous le choc, elle quitte le pays avec leurs deux enfants, sans espoir de retour.

A Toulouse, elle tente de se remettre au travail ­ elle est juge au tribunal d'instance de la ville ­ et d'élever les enfants, des petits garçons. Elisabeth Borrel n'a rien oublié. Ses premiers doutes: pourquoi ne procède-t-on pas aussitôt à l'autopsie du corps de son mari? Pourquoi l'alliance qu'on lui rend est-elle comme neuve? Pourquoi ne trouve-t-elle, et leurs amis, aucune raison en faveur du suicide, mais beaucoup de raisons inverses? Elle décrit un homme profondément croyant, attaché à ses enfants, qui l'aimait.

Elisabeth Borrel raconte les sourires dédaigneux que certains magistrats ­ ses propres pairs ­ opposaient à ses questions, leur hostilité, leur malveillance. Que cherchaient-ils à cacher? Pourquoi son mari a-t-il été assassiné? Qui l'a tué? On ne le sait toujours pas. Elle rappelle que la brigade criminelle de Paris avait quand même suggéré qu'il était pédophile, qu'il mâchait du khat, qu'il avait une fille adultérine, etc. Tout cela était faux.

Aujourd'hui, Djibouti, principale base militaire française en Afrique, se cabre devant l'enquête que mène enfin la justice française en direction de la présidence de la République, désignée comme coupable par Elisabeth Borrel.

Deux mandats d'arrêt ont été lancés la semaine dernière à l'encontre du procureur général et du chef des services secrets. Et c'est grâce à cette veuve inapaisable.

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Communiqué : la famille Borrel appelle Chirac à défendre les magistrats contre Djibouti

AFP 04.10.06

La veuve et les enfants de Bernard Borrel, le juge français assassiné en 1995 à Djibouti, ont appelé mercredi dans un communiqué le président de la République Jacques Chirac à prendre la défense des magistrats français contre les "outrages et "menaces" de Djibouti.

La famille Borrel, partie civile dans l'enquête judiciaire, va également demander audience au ministère des affaires étrangères pour qu'il fasse en sorte qu'elle soit entendue (le 16 octobre, ndlr) par la Cour Internationale de Justice (CIJ), indiquent les avocats de la famille, Me Olivier Morice et Laurent de Caunes, signataires du communiqué.

La famille Borrel entend ainsi répondre au gouvernement djiboutien qui a prévenu mardi soir dans un communiqué qu'il "ne se laisserait pas intimider par la justice française" qui a diffusé des mandats d'arrêt contre des personnalités djiboutiennes dans l'enquête sur la mort du juge Borrel.

Le gouvernement djiboutien annonce également que le procureur de la République de Djibouti, visé par l'un des deux mandats d'arrêt de la justice française, se rendra le 16 octobre à la Haye, siège de la CIJ "pour plaider l'innocence de la République de Djibouti".

Il indique qu'il "ne réagira pas aux dérapages et aux provocations de certains magistrats français" et déplore "une fois de plus le non-respect des procédures de la part de certains magistrats français qui font fi des résolutions de leurs propre autorités étatiques". "Les responsables djiboutiens demeurent disposés à veiller au respect des procédures et invitent la justice française à en faire autant", ajoute le gouvernement djiboutien.

"La veuve et les enfants de Bernard Borrel ne peuvent que s'étonner et s'indigner d'une telle ingérence dans le cours de la justice française, de la formulation de telles insultes, et de la manifestation, de la part du gouvernement d'une République, d'une telle incompréhension du principe de séparation des pouvoirs", expliquent les avocats de Mme Borrel.

En conséquence, la famille Borrel "demande solennellement au président de la République française, garant de l'indépendance des magistrats français, de défendre ceux-ci contre ces outrages, ces menaces et ces manifestations d'obscurantisme politique".

La famille Borrel s'étonne également "d'avoir été tenue à l'écart" d'une réunion qui doit avoir lieu le 16 octobre à la CIJ, en présence du procureur de Djibouti, et demande à pouvoir être également entendue à cette occasion par la plus haute instance judiciaire des Nations unies.

Extrait du site Comité de soutien à Madame Elisabeth Borrel

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La déraison d'État : article du Canard Enchaîné sur la nouvelle affaire Borrel

Canard Enchaîné du 04/10/06

«  Je t’embrasse, Djama. »

Onze ans : il aurai fallu onze ans de bagarre pour que la veuve du juge Borrel, assassiné à Djibouti en octobre 1995, remporte une première victoire sur la raison d’Etat. Victoire encore modeste : deux responsables djiboutiens, le procureur de la république et le chef des services  secrets, font l’objet d’un mandat d’arrêt, car la justice française exige désormais leur audition.

Pas pour l’assassinat lui-même, mais pour avoir tenté d’influencer des témoins et d’entraver l’enquête criminelle. Deux suspects devraient bientôt subir le même sort, cette fois comme auteur ou complice présumés de l’assassinat. Il restera le plus délicat, la mise en cause d’Omar Guelleh, chef de l’État djiboutien, et probable commanditaire…

Le procès de ces hommes-là n’aura sans doute jamais lieu. Mais le retournement - même tardif- de la justice mérite d’être salué. Tout a été tenté dés les premiers jours qui ont suivi le meurtre, pour ne pas compromettre les bonnes relations diplomatiques avec Djibouti. Ce petit État abrite, il faut le rappeler, une des plus importantes bases militaires françaises L’armée a d’ailleurs prêté la main à la dissimulation des preuves.

Les radios du corps, effectuées par des médecins militaires, ont été << perdues >>. On sait aujourd’hui qu’elles battaient en brèche la thèse du suicide qui convenait tellement bien à la justice djiboutienne. Et le procureur de la république  de Djibouti, celui-là même qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt, entretenait des relations cordiales avec ses collègues français. Un petit mot destiné à la juge d’instruction Marie-Paule Moracchini, retrouvé dans le dossier, se terminait par ces mots : «  Je t’embrasse, Djama.  »

            Quelque chose n’a, finalement, pas fonctionné dans cet enterrement programmé. Peut-être parce que la victime était elle-même un magistrat, quelques juges n’ont pas accepté de se coucher, et ont fait leur travail. Seulement leur travail, sans tenir compte des impératifs économico-diplomatiques. L’événement, c’en est un, est absolument sidérant !

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LDDH : Communiqué de presse : Licenciement du syndicaliste Hassan Cher Hared

Le Président

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 5 OCTOBRE 2006

LICENCIEMENT ABUSIF DU SYNDICALISTE

HASSAN CHER HARED.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) vient d’apprendre que les défenseurs des Droits Économiques et Sociaux le brillant syndicaliste djiboutien HASSAN CHER HARED, secrétaire aux relations internationales de l'UDT (une Centrale affiliée à la CISL) et responsable à l'information au Syndicat des Postiers de Djibouti vient encore  d’être  victime à la fin du mois de septembre 2006 d'un licenciement délibéré alors qu'il était en formation syndicale au Centre International de formation de l'OIT, à Turin (en Italie et non en Israël).

La Ligue Djiboutienne déplore cette politique inadmissible, qui est apparemment toujours couverte par l’impunité, d’autant plus que le Tribunal de Djibouti classe systématiquement les plaintes du syndicaliste Hassan Cher.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce vivement cette politique délibérée, qui perdure depuis pratiquement dix ans, politique amplifiée depuis les dernières élections présidentielles de 2005.

Cette nouvelle politique dangereuse et néfaste est organisée et entretenue par un Groupe de personnalités politiques, administratives, mais aussi de quelques personnalités du Secteur Privé, et doit avoir pour unique objectif : celui de déstabiliser les Travailleurs Djiboutiens.

Cette politique de répression et de harcèlement des syndicalistes de l’UDT est nantie par un nouveau Code du Travail antisocial et régressif.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains soutient avec fermeté et sans réserve la plainte déposée auprès de l’OIT le 4 octobre 2006, et ce, face au silence constant de la Justice Djiboutienne.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande au Chef de l’État de prendre, pendant qu’il est encore temps, toutes les dispositions nécessaires pour mettre fin à toutes ces formes de persécutions et d’entamer un dialogue ouvert avec le Partenaire Social qu’est le Monde du Travail.  

M. NOEL ADBI Jean-Paul

Nota Bene.

Nous rappelons que deux (2) syndicalistes avaient été incarcérés, début 2006, à Gabode parce qu’ils avaient  suivi une formation  syndicale en Israël. Paraît-il que la politique du gouvernement d’Israël est totalement opposée à celle de notre Chef du Gouvernement.

Toutefois, reste à savoir, si la politique du gouvernement Italien doit être aussi cataloguée comme contraire à l’actuelle politique du Chef de l’Exécutif  djiboutien, notamment après les récentes évolutions en Somalie.

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Soirée-débat sur l’Affaire Borrel, le 14 oct à Paris (Arceuil 94)
Autour du livre d’Elizabeth Borrel Un juge assassiné Ed. Flammarion, 2006
et du film " Juge Borrel : révélation sur un suicide impossible " de Nicolas Bernard

02/10/2006 Débat en présence d’Elizabeth Borrel et de Nicolas Bernard.

A partir de 19h, à l’Espace Jean Vilar, 1, rue Paul Signac 94110 Arcueil, Renseignements, réservations : 01 41 24 25 55 Plein tarif 5,20 euros / Tarif réduit 4,75 euros


"Epouse du magistrat français Bernard Borrel, assassiné à Djibouti en Octobre 1995, j’ai subi, dans le cadre de cette affaire, des violences d’autant plus grandes qu’elles ont porté on seulement sur mon mari, mais également, ensuite, sur l’image que j’avais de nos institutions. Votre mari, Madame (s’adressant à Marie-Thérèse Verschave-Clot), m’a permis de redresser la tête, et ils n’étaient pas nombreux à ce moment-là....

Il m’a expliqué, à travers le fonctionnement de ces réseaux françafricains, toute une série de choses que mon éducation ne m’avait sans doute pas permis de voir : quand on a grandi dans un milieu protégé et qu’on n’a pas affaire à des mafias, on a du mal à imaginer qu’on puisse y être un jour confronté.

On pense toujours que cela n’arrive qu’aux autres, on pense que c’est loin, que cela ne touche pas nos démocraties. Le dossier de mon mari est justement la preuve que ces pratiques ont cours dans notre démocratie, et que la corruption a gagné beaucoup de nos gouvernants parmi les plus hauts placés.

Alors, je voulais vous dire, Madame, tout ce que votre mari m’a apporté, vous dire aussi toute l’admiration que j’avais pour lui. Pour moi, plus que tout, François-Xavier Verschave était un homme vrai. Et s’il était peut-être révolutionnaire, c’était un révolutionnaire pour la vie, ce que très peu de révolutionnaires ont été. C’est cela qui en fait à mes yeux un homme vraiment exceptionnel."

Elisabeth Borrel

Témoignage oral lors de la commémoration à l’occasion de la disparition de François Xavier Verschave, le 18 septembre 2005 à Paris.

Retranscrit dans le livre « François-Xavier Verschave. L’homme qui voulait soulever les montagnes » publié aux éditions les Arènes (2006).


L’assassinat du juge Borrel : une affaire Dreyfus Le courage obstiné d’une veuve, la solidarité d’une partie de ses collègues, l’obstination de ses avocats, l’appui de quelques journalistes et de citoyens scandalisés par un mensonge d’État ont fini par faire éclater la vérité : le juge coopérant Bernard Borrel a été assassiné en octobre 1995 à Djibouti. Du coup, tous les témoignages d’exilés de Djibouti énonçant précisément les conditions de cet assassinat et la responsabilité directe de l’actuel Président de ce protectorat militaire français, Ismaël Omar Guelleh, prennent tout leur sens. On ne pourra plus éviter de s’interroger sur la culpabilité de ce policier tortionnaire, ni sur le pourquoi de la protection d’une dictature mafieuse par un certain nombre de responsables politiques et militaires français. Le plus insupportable reste évidemment qu’un certain nombre de magistrats, de policiers et d’experts ont, sur ordre, maintenu durant sept ans la version du suicide. Quitte à salir la victime, désespérer sa veuve et ses enfants. La série de rapports tronqués ou truqués, d’analyses escamotées ou biaisées, fait irrésistiblement penser à l’affaire Dreyfus - dans l’ombre de la Françafrique, militaro-politique. Sera-t-elle l’occasion du même sursaut civique ? Rompra-t-elle enfin le consensus de la gestion néocoloniale, empreinte de racisme, d’une partie de l’Afrique - le plus long scandale de la République ?

Communiqué de François-Xavier Verschave, publié le 2 décembre 2002

Source : Survie France du 02/10/2006

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"Ces mandats d'arrêts valent mises en examen" par Me Olivier Morice, avocat d'Elisabeth Borrel

Propos recueillis par Jérôme Hourdeaux, NouvelObs, le lundi 2 octobre 2006

Que reproche-t-on concrètement au procureur de la République et au chef des services secrets de Djibouti ?

Ce qui est reproché au procureur de la République, aujourd'hui procureur général de Djibouti, ainsi qu'au chef des services secrets, c'est d'avoir fait pression sur des témoins, ou tenté de les décrédibiliser, pour contrecarrer ce que ces personnes pouvaient avoir à dire ou obtenir leur rétractation.

Ainsi, le procureur général de Djibouti s'est rendu en Belgique où il aurait proposé de l'argent à Mohamed Saleh Alhoumekani, ancien membre de la garde présidentielle de Djibouti, qui affirme avoir surpris une conversation en octobre 1995 dans les jardins du palais présidentiel entre plusieurs personnes, dont les assassins présumés de Berner Borrel. L'un d'entre eux aurait affirmé à Omar Guelleh, alors chef de cabinet du président et président aujourd'hui, que le "juge fouineur" avait bien été éliminé et qu'il n'y avait plus de trace.

Pourquoi ces mandats d'arrêts ont-ils mis tant de temps à être délivrés ? Qu'est-ce qui a pu débloquer la situation ? 

Si la situation s'est débloquée, c'est tout d'abord parce que le dossier s'est considérablement épaissi et que la mauvaise volonté affichée par les deux suspects a conduit la cour d'appel à accélérer les choses. Pour bien comprendre l'impact des ces mandats d'arrêts délivrés par les magistrats de la cour d'appel de Versailles, il faut savoir que ceux-ci valent mises en examen et que les juges ont voulu s'assurer que les convocations puissent être délivrées.

Si le chef des services secrets et le procureur général n'y répondent pas, ils pourront donc être condamnés par contumace. De plus, la juge d'instruction Sophie Clément a transmis au parquet une demande visant à obtenir deux autres mandats d'arrêts contre Awalleh Guelleh et Hamouda Adouani, soupçonnés d'être les assassins de Bernard Borrel.

Le chef des services secrets a déjà annoncé qu'il ne se soumettrait pas à la justice française. Quelles peuvent être les conséquences de ce refus ?

Ce qu'il risque, c'est d'être condamné par contumace. Le procureur général pourrait bien d'ailleurs se retrouver dans une situation cocasse. Celui-ci est en effet censé représenter son pays devant la Cour internationale de justice mais risque, en raison du mandat d'arrêt lancé par la justice française, de se faire arrêter s'il met les pieds à La Haye.

Mais le pouvoir politique a également son rôle à jouer dans un pays où la France a installé sa principale base militaire d'Afrique. Il serait temps que le garde des Sceaux se réveille pour mettre fin au traitement indigne que subit Elisabeth Borrel et qu'elle raconte dans un livre qui paraîtra le 10 octobre : "Un juge assassiné, une femme seule face au secret d’État" (éd. Flammarion). Il y a dix ans, on lui disait qu'elle ne saurait jamais la vérité sur la mort de son mari. Or aujourd'hui, la vérité avance à grands pas et les autorités djiboutiennes commencent à être prises en étau.

Il faudrait déjà que le Garde des sceaux reçoive enfin madame Borrel, épouse de magistrat et magistrate elle même. Signe des temps, les jeunes magistrats de l'Ecole nationale de la magistrature ont d'ailleurs décidé de baptiser leur promotion "Bernard Borrel".

Source : NouvelObs du lundi 2 octobre 2006

Propos recueillis par Jérôme Hourdeaux

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Le dossier sur l’assassinat du juge Borrel désigne le président Guelleh

Téléchargez sur le site Geopolitique.com 23 pages contenant les notes de la DGSE, des procès-verbaux et les courriers du juge d'instruction adressés à Dominique de Villepin et Michèle Alliot-Marie qui accablent Ismaël Omar Guelleh. Les signatures et les cachets contenus dans ces notes émanent des institutions judiciaires.

Le 28.09.06. Une affaire d'État. D’une part, le juge français Bernard Borrel, placé en poste à Djibouti, a pu être assassiné le 19 octobre 1995 sur ordre du président de cet État, Ismaël Omar Guelleh ; d’autre part, plusieurs services français des ministères de l’Intérieur et de la Défense ont pu dissimuler des éléments à charge contre le même Omar Guelleh, afin de protéger les relations de Paris avec Djibouti...

Cette hypothèse se révèle désormais étayée par de nombreuses pièces versées au dossier instruit par le juge Sophie Clement, au Tribunal de grande instance de Paris. Pour en prendre la mesure, nous vous proposons de télécharger une série de documents éloquents.  

Il s’agit en premier lieu de deux lettres, datées du 17 septembre 2004, adressées par Sophie Clément aux ministres de l’Intérieur et de la Défense de l’époque, Dominique de Villepin et Michèle Alliot-Marie. Ces courriers contiennent les motivations détaillées du juge pour obtenir la déclassification de documents établissant un lien entre les activités criminelles d’Ismaël Omar Guelleh, son entourage sécuritaire et les recherches menées en 1995 par Bernard Borrel. Celui-ci travaillait en effet à identifier les auteurs d’un attentat visant la communauté française de Djibouti, perpétré le 27 septembre 1990, et dont les auteurs auraient agi sur ordre d’Omar Guelleh.

En dépit des preuves que les courriers de Sophie Clément énumèrent, les deux ministres ne lui donneront pas satisfaction, en refusant la déclassification des documents touchant directement Omar Guelleh.

Nous publions aussi les notes de la DGSE produites entre janvier 2000 et janvier 2002, versées, elles, au dossier par le cabinet de Michèle Alliot-Marie. Ces notes révèlent surtout l’opiniâtreté avec laquelle ce service de renseignement a soutenu la thèse du suicide de Bernard Borrel. 

Nous publions également un document, identifié comme une note de la DCRG (Direction centrale des renseignements généraux) par Pierre Lelong, président de la Commission consultative du secret de la défense nationale. La note énumère les activités criminelles, les trafics d’armes d’Ismaël Omar Guelleh avant son accession à la présidence, et évoque son rôle présumé dans l’attentat de septembre 1990.

Enfin, nous publions des procès-verbaux de l’instruction sur l’attentat de septembre 1990, dont Bernard Borrel avait obtenu copie, et qui convergent sans ambiguïté vers la responsabilité du président djiboutien. 

À l’approche de la date anniversaire de l’assassinat de Bernard Borrel, la veuve du juge assassiné, Elisabeth Borrel - elle-même magistrate - lèvera le voile sur l’histoire de cette enquête criminelle hors norme, en détaillant dans un livre consacré à son combat les diverses manœuvres qu’elle a subi visant à la décrédibiliser. (Un juge assassiné, une femme seule face au secret d’État, avec Bernard Nicolas, Flammarion, le 10 octobre prochain)

Source : Geopolitique.com

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Nouvel épisode de l'affaire Borrel avec deux mandats d'arrêt à Djibouti, par Pierre ROCHICCIOLI

Agence France-Presse, dimanche 01 octobre 2006

Onze ans après l'assassinat d'un juge français à Djibouti, la justice française a délivré deux premiers mandats d'arrêt contre des personnalités djiboutiennes.

La cour d'appel de Versailles, près de Paris, a ordonné la diffusion de mandats d'arrêt contre le procureur de la République et le chef des services secrets de Djibouti pour une éventuelle "subornation de témoins" dans l'enquête sur cet assassinat, a-t-on appris dimanche de source judiciaire.

Le parquet général dispose de cinq jours pour se pourvoir en cassation contre cet arrêt, rendu mercredi, à l'encontre du procureur, Djama Souleiman, et du chef des services secrets, Hassan Saïd.

Il s'agit des premiers mandats d'arrêt depuis la découverte, le 19 octobre 1995 du corps à demi calciné du juge Bernard Borrel, vêtu d'un slip et d'un tee-shirt, au bas d'une falaise à 80 km de Djibouti, où se trouve la plus grande base militaire française à l'étranger.

Parallèlement, la juge d'instruction parisienne Sophie Clément a transmis jeudi au procureur de la République une demande de réquisition concernant la délivrance de deux autres mandats d'arrêt visant les principaux suspects de l'assassinat, Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan Adouani.

"La justice passe maintenant à la vitesse supérieure. Les magistrats montrent qu'ils n'ont pas peur de rechercher la vérité, quitte à déplaire aux autorités politiques françaises et djiboutiennes", s'est félicité Me Olivier Morice, l'un des avocats de la famille Borrel.

Au centre des deux procédures, menées à Paris et Versailles, se trouve le témoignage d'un ancien officier de la garde présidentielle de Djibouti, Mohammed Saleh Aloumekani.

Il a affirmé devant la juge Clément avoir surpris le 19 octobre 1995, jour ou lendemain de l'assassinat du juge, dans le jardin du palais présidentiel de Djibouti une conversation entre six hommes, dont l'actuel président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, alors chef de cabinet du président Gouled Aptidon, Hassan Said, chef des services de sécurité et les deux suspects Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan Adouani.

Selon ses déclarations, les interlocuteurs d'Ismaël Omar Guelleh seraient venus lui rendre compte de "l'élimination du juge fouineur" et de la disparition des traces du crime.

Le procureur de Djibouti est soupçonné d'avoir tenté de faire pression sur M. Aloumekani pour qu'il revienne sur son témoignage et le chef des services secret d'être intervenu pour que le capitaine Iftin, chef de la garde présidentielle de Djibouti en 1995, rédige une attestation discréditant le témoin.

Appelés à s'expliquer le 13 octobre 2005 devant la justice française, les deux hommes ne sont pas venus. Les avocats de la partie civile ont alors demandé la délivrance de mandats d'arrêt. Le président de la chambre de l'instruction Didier Guérin vient de leur donner raison estimant que leur comparution était "indispensable à la manifestation de la vérité".

Sur le short du magistrat, ont été retrouvés des empreintes génétiques qui pourraient appartenir à ses assassins et le juge Clément souhaite les comparer à celles Awalleh Guelleh et d'Hamouda Hassan Adouani, mais les deux hommes sont en fuite.

Le premier a été condamné à perpétuité par contumace en France pour son implication dans l'attentat du Café de Paris en 1990 à Djibouti (un mort, 11 blessés). Il s'est évadé en 1997.

Le second, condamné à mort pour sa participation à un attentat contre le bar "l'Historil" en mars 1987 (douze morts), a été gracié en juillet 2000 par l'actuel président djiboutien Ismael Omar Guelleh.

Source : Cyberpresse

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Affaire Borrel : le tribunal de Versailles lance deux mandats d'arrêt contre des personnalités de Djibouti, Djama Souleiman et Hassan Said

Le Monde avec AFP, dimanche 01 octobre 2006

La cour d'appel de Versailles a ordonné la diffusion de mandats d'arrêt contre le procureur de la République et le chef des services secrets de Djibouti pour une éventuelle "subornation de témoins" dans l'enquête sur l'assassinat du juge français Bernard Borrel, a-t-on appris, dimanche 1er octobre, de source judiciaire.

Le parquet général dispose de cinq jours pour se pourvoir en cassation contre cet arrêt, rendu mercredi, à l'encontre du procureur, Djama Souleiman, et du chef des services secrets, Hassan Saïd.

Il s'agit des premiers mandats d'arrêt délivrés dans cette affaire depuis la découverte, le 19 octobre 1995, du corps a demi calciné du juge Borrel, au bas d'une falaise à quelque 80 kilomètres de Djibouti, où se trouve la plus grande base militaire française à l'étranger.

Parallèlement, la juge d'instruction parisienne Sophie Clément a transmis jeudi au procureur de la République de Paris une demande de réquisition concernant la délivrance de deux autres mandats d'arrêt visant les principaux suspects de l'assassinat du juge Borrel, Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan Adouani.

"La justice passe maintenant à la vitesse supérieure. Les magistrats montrent qu'ils n'ont pas peur de rechercher la vérité, quitte à déplaire aux autorités politiques françaises et djiboutiennes", s'est félicité Me Olivier Morice, l'un des deux avocats, avec Laurent de Caunes, de la famille Borrel.

PREMIERS MANDATS D'ARRÊTS DANS CETTE AFFAIRE

Au centre des deux procédures, menées à Paris et Versailles, se trouve le témoignage d'un ancien officier de la garde présidentielle de Djibouti, Mohammed Saleh Aloumekani. Il a affirmé devant la juge Clément avoir surpris le 19 octobre 1995, jour ou lendemain de l'assassinat du juge, dans le jardin du palais présidentiel de Djibouti une conversation entre six hommes, dont l'actuel président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, alors chef de cabinet du président Gouled Aptidon, Hassan Saïd, chef des services de sécurité et les deux suspects Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan Adouani. Selon ses déclarations, les interlocuteurs d'Ismaël Omar Guelleh seraient venus lui rendre compte de "l'élimination du juge fouineur" et de la disparition des traces du crime.

Le procureur de Djibouti est soupçonné d'avoir tenté de faire pression sur M. Aloumekani pour qu'il revienne sur son témoignage et le chef des services secret d'être intervenu pour que le capitaine Iftin, chef de la garde présidentielle de Djibouti en 1995, rédige une attestation discréditant le témoin. Appelés à s'expliquer le 13 octobre 2005 devant la justice française, les deux hommes ne sont pas venus. Les avocats de la partie civile ont alors demandé la délivrance de mandats d'arrêt. Le président de la chambre de l'instruction Didier Guérin vient de leur donner raison estimant que leur comparution était "indispensable à la manifestation de la vérité".

Sur le short du magistrat, ont été retrouvés des empreintes génétiques qui pourraient appartenir à ses assassins et le juge Clément souhaite les comparer à celles Awalleh Guelleh et d'Hamouda Hassan Adouani, mais les deux hommes sont en fuite.

Source : Le Monde

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LDDH : Note d'information sur la répression à Djibouti

Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 1ER OCTOBRE 2006

A DJIBOUTI, LA RÉPRESSION BAT SON PLEIN EN CE MOIS BENI DU RAMADAN LA PROVOCATION CONTINUE !

Les quelques diminutions des coupures d’électricité avec les récentes manifestations nocturnes, démontrent indirectement le mépris des Dirigeants à l’égard de la Population de Djibouti.

Il est bon de rappeler que ces coupures unilatérales ont perduré depuis 1996 (avec le rat des campagnes qui avait grignoté les câbles électriques).

Ce n’est qu’avec AUCUN respect aux clients, que ces coupures cassantes, magistralement violant les Accords et/ou Contrats établis en principe entre les consommateurs de cette énergie et la Direction de l’EDD, (cette dernière parrainée par un Groupe au Pouvoir depuis des années), que ces délestages continuent de s’opérer sans aucun départ.

Toutefois, il est bon d’enregistrer, que la répression actuelle change de face, certainement avant une certaine Conférence de la COMESA coûteuse.

Déjà, l’ensemble des commerçants de la place sont aux aguets car certains organisateurs ont décidé de toucher leurs portefeuilles.

Comment faut-il considérer, ces répressions incontrôlables et tout azimut, qui se sont gravement abattues, dans la Capitale, depuis hier soir le 30 septembre 2006 sur les commerçants informels, avec paraît-il un grand nombre de civils et de policiers blessés, voir même décédés), mais aussi sur des étudiants sans pognons ? 

Espérons que tous les détails exacts, ainsi que le nombre des victimes réels feront encore l’objet d’une enquête indépendante.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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Deux nouveaux mandats d'arrêt à Djibouti dans l'affaire Borrel

PARIS (Reuters) - La justice française a délivré mercredi dernier des mandats d'arrêt contre le procureur de la République et le chef des services secrets de Djibouti, dans le cadre de l'enquête sur la mort en 1995 du juge Bernard Borrel, apprend-on dimanche auprès de l'avocat de son épouse.

"C'est une avancée plus que considérable dans le dossier de l'assassinat de Bernard Borrel", a déclaré à Reuters Me Olivier Morice, qui estime que le magistrat français a été victime d'une opération commanditée par le pouvoir djiboutien.

La cour d'appel de Versailles a rendu un arrêt mercredi faisant état de "charges accablantes contre le procureur de la République et le chef des services secrets djiboutiens", a-t-il précisé.

"Ce que nous trouvons absolument scandaleux, c'est que cela fait plus de trois ans que les différents gardes des Sceaux (...) savent que le juge Borrel a été assassiné mais qu'ils n'ont jamais reçu Elisabeth Borrel, son épouse, qui est également magistrate", a souligné l'avocat.

Le corps carbonisé de Bernard Borrel, coopérant français et conseiller technique auprès du ministère de la Justice djiboutien, a été retrouvé carbonisé en 1995.

L'hypothèse du suicide par "auto-combustion" avait été initialement retenue par la justice française mais après plusieurs changements de magistrats et d'autres expertises, notamment médico-légales, c'est la piste criminelle qui est désormais suivie.

Source : Tribune.fr

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L'enquête sur la mort du juge Borrel relancée

LE MONDE.FR Avec AFP et Reuters | 28.06.06 | 11h33  •  Mis à jour le 01.10.06 | 19h30

Des empreintes génétiques qui pourraient appartenir aux assassins du juge français Bernard Borrel, tué en 1995 à Djibouti, ont été découvertes sur le short retrouvé près du corps du magistrat, a annoncé, mercredi 28 juin, Me Olivier Morice, l'avocat de la veuve du juge.

Ces empreintes génétiques ont été identifiées par le docteur Olivier Pascal, pionnier de l'ADN en France et expert près la Cour de cassation, a-t-on précisé de même source, confirmant ainsi une information du quotidien Libération. "C'est une avancée considérable pour l'enquête. Nous savions déjà depuis plusieurs années que Bernard Borrel avait été assassiné, mais maintenant la justice est sur la piste de ses assassins et des complices", explique Me Morice.

Le corps immolé de Bernard Borrel avait été retrouvé le 19 octobre 1995 au bas d'une falaise à 80 kilomètres de Djibouti, devant l'île du Diable. Le magistrat était vêtu d'un slip et d'un tee-shirt. Son short et différents objets lui appartenant avaient été découverts sur les hauteurs de cette falaise, semblant accréditer la thèse d'un suicide, longtemps privilégiée par les autorités djiboutiennes et françaises.

Le docteur Pascal a découvert, lors de ses expertises, deux traces d'ADN inconnues sur le short du juge Borrel, l'une dans la poche avant droit et l'autre à l'entrejambe. "Au vu de la quantité d'ADN retrouvée", nous pouvons "exclure l'hypothèse d'un contact bref. Il faut envisager un contact long et [ou] un maintien avec force", explique l'expert, concluant que l'hypothèse "d'un transport du corps" était "en accord" avec ses observations.

THÈSE DE L'ASSASSINAT ACCRÉDITÉE

Aux yeux de la famille de la victime, ces travaux accréditent davantage encore la thèse de l'assassinat de Bernard Borrel, qui était coopérant français et conseiller technique auprès du ministère de la justice djiboutien. L'hypothèse du suicide par "autocombustion" avait été initialement privilégiée par la justice française mais, après plusieurs changements de magistrats et d'autres expertises, notamment médico-légales, c'est la piste criminelle qui est suivie.

Me Olivier Morice estime que le magistrat français a été victime d'un assassinat commandité par le pouvoir djiboutien, pour des motifs politiques liés à des découvertes faites par Bernard Borrel. Des témoignages d'opposants et d'exilés djiboutiens, dont la validité est contestée par Djibouti, laissent penser que le chef d'Etat actuel du pays, Ismaël Omar Guelleh, pourrait être impliqué.

Un ex-gardien de prison djiboutien a témoigné, en mai, devant la juge d'instruction Sophie Clément, pour raconter qu'un détenu, extrait le jour du crime de sa cellule, pouvait selon lui être impliqué dans l'affaire. Début 2005, le gouvernement français a livré à la juge Clément deux feuillets de documents secrets sur l'affaire, tout en gardant la confidentialité sur une quarantaine de feuillets.

Une nouvelle demande pourrait être prochainement formulée par la magistrate. Le dossier Borrel est important sur le plan diplomatique, Djibouti accueillant la principale base militaire française en Afrique.

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