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Dernières nouvelles
- Édition en Ligne d'octobre 2006
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Directeur de
Publication : ALI MAHAMADE HOUMED Codirecteur
: MAHDI IBRAHIM A. GOD Email : realite_djibouti@yahoo.fr
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31/10/2006 Note d'information
de la LDDH du 1er novembre 06 : le golfe de Tadjourah
est-il mis en vente ?
24/10/2006 Compte rendu du
meeting de l’opposition nationale à Djibouti, le lundi 23
octobre 2006
23/10/2006 Compte-rendu de la
conférence de presse sur le dossier Borrel, lundi 23
octobre 2006 à Paris
23/10/2006 Le président de la
LDDH retenu au commissariat lors du meeting de
l'opposition
20/10/2006 Conférence de
presse sur le dossier Borrel le 23 octobre 2006 à Paris
19/10/2006 Communiqué de
presse de l'UAD du 18 octobre 2006
19/10/2006 Affaire Borrel:
mandats d'arrêt contre les deux principaux suspects
19/10/2006 Affaire Borrel :
la plainte visant le Quai d'Orsay jugée recevable
14/10/2006
DJIBOUTI: Manifestation de l`opposition djiboutienne,
article de Panapress
10/10/2006 Note d'information
de la LDDH : la rentrée universitaire est mal partie
10/10/2006 Communiqué de
presse de l'Union Djiboutienne du travail (UDT)
09/10/2006 Mon mari, juge,
assassiné, Livre d'Elisabeth Borrel
05/10/2006 Communiqué : la
famille Borrel appelle Chirac à défendre les magistrats
contre Djibouti
05/10/2006 La déraison d'État
: article du Canard Enchaîné sur la nouvelle affaire
Borrel
05/10/2006 LDDH : Communiqué
de presse : Licenciement du syndicaliste Hassan Cher Hared
02/10/2006 Soirée-débat sur
l’Affaire Borrel, le 14 oct à Paris (Arceuil 94)
02/10/2006 Propos de Me
Olivier Morice recueillis
par Jérôme Hourdeaux (le lundi 2 octobre 2006)
01/10/2006 Le dossier sur
l’assassinat du juge Borrel désigne le président Guelleh
01/10/2006 Nouvel épisode de
l'affaire Borrel avec deux mandats d'arrêt à Djibouti, par
Pierre ROCHICCIOLI
01/10/2006 Le Monde : Affaire Borrel :
le tribunal de Versailles lance deux mandats d'arrêt
contre des personnalités de Djibouti, Djama Souleiman et
Hassan Said
01/10/2006 LDDH : Note
d'information sur la répression à Djibouti
01/10/2006 Deux nouveaux
mandats d'arrêt à Djibouti dans l'affaire Borrel
01/10/2006 L'enquête sur la
mort du juge Borrel relancée
Note d'information de la LDDH : le golfe de Tadjourah est-il
mis en vente ?
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Le Président |
NOTE D’INFORMATION DU 1er NOVEMBRE
2006
*
LE
GOLFE DE TADJOURAH
SERA-T-IL MIS EN VENTE
PAR
SIMPLE DÉCRET PRÉSIDENTIEL ?
En
document joint : Décret n°2006-0225/PRE relatif à la
concession d’occupation des terrains pour la
réalisation d’un projet industriel et commercial, paru
au JO du 14/09/ 2006 |
A la
veille de COMESA c’est comme çà, mais après… ?
Le texte
ci-après met en relief la politique de bradage par des groupes
complices avec les impacts des crimes organisés. Après le Port
et autres Établissements Publics, la mise en concession et/ou
vente des Biens Sociaux et des Biens Immobiliers Publics fait
rage ces derniers temps, mais pire encore, le début de mise en
concession du TERRITOIRE NATIONAL annonce la couleur à la
veille de COMESA.
A quand la
mise en concession d’occupation de toute la République de
Djibouti et de son Peuple par un simple Décret, pris par le
Chef de l’Exécutif ? Le nom de la Société prête-nom est déjà
mis en projet de Décret ?
A suivre … !
Le silence du peuple reste inquiétant !
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce toutes les
violations de l’Etat de Droit et des Droits Economiques et
Sociaux.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) considère que tous les
simples Décrets pris unilatéralement, ces dernières années,
sans le cautionnement de l’Assemblée Nationale (pourtant
monocorde) et contraire aux droits à la préservation des
Deniers et des Biens Publics, constituent en soi des crimes
organisés.
M. NOËL ABDI
Jean-Paul
JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI
Décret n°2006-0225/PRE relatif
à la concession d’occupation des terrains pour la réalisation
d’un projet industriel et commercial
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE,
CHEF DU GOUVERNEMENT
VU La constitution du 15
septembre 1992 ;
VU La loi n°66/AN/94/3è du 7
décembre 1994 portant Code Minier ;
VU La loi n°58/AN/94/3è du 16
octobre 1994 portant Code des Investissements ;
VU La loi n°53/AN/04 portant
code de zone franche ;
VU Le décret n°2002-0226/PR/MERN
du 22 octobre 2002 portant réglementation spécifique de
l'extraction, de traitement et de commercialisation du Sel du
Lac Assal ;
VU Le décret n°2005-0067/PR du
21 mai 2005 portant nomination du premier ministre ;
VU Le décret n°2005-0069/PR du
22 mai 2005 portant nomination des membres du gouvernement.
DECRETE
Article 1er : Est approuvée la
convention signée entre l'État djiboutien et la société SALT
INVESTMENT S.A le 17 juillet 2006 octroyant en concession
exclusive d'occupation des terrains d'une surface de 100km2
sur la banquise du Lac Assal et du Goubet pour une durée de 50
ans pour la réalisation d'un projet de développement et de
mise en valeur des ressources marines comprenant notamment :
- l'extraction, le traitement,
et la commercialisation du sel du Lac Assal ;
- la création de zone de
stockage du sel ;
- l'installation d'une centrale
électrique et d'une centrale de dessalement d'eau de mer ;
- la création des institutions
financières et d'assurances ainsi que des logements, des
infrastructures sanitaires, commerciales, sociales et des
loisirs pour le personnel de la société.
Article 2 : L'ensemble des
terrains sur lequel se déroule ce projet à caractère
industriel et commercial constitue une zone franche et
bénéficie à cet effet des avantages et exonérations
conformément à la loi relative au Code des Zones Franches pour
une durée de 50 ans.
Article 3 : Le concédant
accorde notamment au concessionnaire pour la réalisation
effective du projet :
- la mise à disposition à titre
gratuit de l'ensemble des terrains visés ci-dessus libres de
tout droit d'occupation et de tout droit de sûreté, hypothèque
ou servitude octroyé au bénéfice de tiers ;
- la jouissance d'un droit réel
sur les immeubles réalisés au cours de la mise en oeuvre du
projet ;
- l'autorisation d'ouvrir des
comptes en monnaie locale ou en devises étrangères auprès des
banques installées en République ou hors de la République
notamment ainsi que celle de vendre le surplus de courant
électrique produit et non utilisé dans le cadre du projet ;
- des exonérations en matières
douanières et fiscales prévus par les textes en vigueur ;
- la libre conversion et le
libre transfert des fonds destinés au règlement de toutes
dettes en devises étrangères, de fonds et bénéfices provenant
de la liquidation des actifs du projet, des fonds nécessaires
afin d'une part de faire face à l'ensemble des coûts
d'exploitation et d'investissement et d'autre part de pouvoir
effectuer les paiements nécessaires vis-à-vis de ses sous
traitants, fournisseurs ou concernant les biens et services
achetés à l'étranger ; la libre conversion et le libre
transfert des bénéfices distribués aux actionnaires et de
toutes sommes affectées au remboursement et au service des
intérêts des financement obtenus ;
- les autorisations
administratives nécessaires à la construction des logements et
des infrastructures annexes ;
- le droit d'utiliser les
infrastructures existantes ou à construire, qui seraient
nécessaires pour permettre le raccordement des infrastructures
du projet aux réseaux routier, ferroviaire, portuaire,
électrique, téléphonique et télécommunication, d'alimentation
en eau et d'évacuation des eaux usées, ou tout autre réseau
permettant la mise en oeuvre du projet ;
- la propriété des actifs
réalisés ou acquis au cours de la période de concession ;
- l'octroi des permis
d'activité nécessaires aux termes du décret 2002-0226/PRIMERN
du 22 octobre 2002 ;
- l'exclusivité de
l'exploitation du projet par le concessionnaire et le droit
d'exporter toute quantité de sel et des ses produits ;
- des garanties administratives
telles que des autorisations administratives, de police et les
formalités requises pour la bonne réalisation du projet à
temps raisonnable ainsi que la sécurité des installations et
du personnel ;
- des garanties juridiques
comme le droit de posséder, gérer, entretenir, utiliser, jouir
et disposer de tous ses biens, titre et intérêts ;
- le droit d'hypothéquer, de
nantir ou de constituer des sûretés ou toute autre forme de
garantie sur les terrains en concession et les actifs du
projet afin de garantir ses financements.
Article 4 : Le concessionnaire
a l'obligation :
- de créer et faire fonctionner
un centre de formation théorique et pratique nécessaire pour
le personnel du projet ;
- de construire une centrale
électrique pour les besoins du projet ;
- de verser au concédant les
redevances prévues par la loi relative au Code minier.
Article 5 : Tout différend sera
réglé à l'amiable ou au recours d'un expert ou enfin à
l'arbitrage.
Article 6 : le présent décret
entrera en vigueur dès sa signature et sera publié au Journal
Officiel de la République de Djibouti.
Fait à Djibouti, le 14
Septembre 2006.Le Président de la République,
chef du Gouvernement ISMAÏL
OMAR GUELLEH
Compte rendu du meeting de l’opposition nationale à Djibouti,
le lundi 23 octobre 2006
Les Djiboutiennes et
les Djiboutiens se sont déplacés nombreux au meeting de
l’opposition le lundi 23 octobre 2006, jour béni de l’Aïd el
Fitr.
Le rassemblement a
réuni plusieurs centaines de militants et de sympathisants
mobilisés dès 9 heures ce matin sur l’étendue de l’avenue
Nasser, abritant à Djibouti ville le siège de l’Union pour la
démocratie et la justice (UDJ).
Le rassemblement a été
aussi le mot d’ordre de l’opposition qui comptait sur les
lieux plusieurs représentants des mouvements
démocratiques coalisés dans l’Union pour l’alternance
démocratique (UAD), à savoir l’Alliance républicaine pour le
développement (ARD), le Mouvement pour le renouveau de la
démocratie et le développement (MRD) et l’Union pour la
démocratie et la justice (UDJ).
Également présents en
nombre, les militants du Parti démocratique djiboutien (PDD)
malgré l’absence de leur président Mohamed Daoud Chehem en
déplacement à Bruxelles.
Les discours se sont
centrés sur la situation générale qui prévaut dans le pays sur
tous les plans économique, social et des droits de l’homme.
Les participants ont ovationné leurs orateurs pour les appels
fervents à persévérer jusqu’à la lie contre l’injustice et la
tyrannie.
Le président de l’ARD
M. Ahmed Youssouf a discouru le premier appelant à redoubler
d’effort et de résistance, suivi par MM. Adan Mohamed Abdou et
Cassim Ahmed dans une présentation sans concession de la vie
quotidienne aujourd’hui à Djibouti.
Souleiman Farah Lodon,
2e Vice-président du MRD, a harangué la foule à son
tour avant de céder la parole au secrétaire général adjoint du
parti M. Ahmed Guirreh.
Les dirigeants de
l’UAD ont dénoncé l’arrestation tôt ce matin à son domicile du
président de la Ligue djiboutienne des droits de l’homme
(LDDH), M. M. NOEL ABDI
Jean-Paul, gardé au commissariat toute la matinée sans raison
avancée.
La réunion publique a
été aussi l’occasion de sonner l’heure de la vérité s’agissant
des limites incontestables de l’action politique à Djibouti,
où le mouvement démocratique est proscrit. Car si en
démocratie l’essence des formations politiques est de
concourir à des élections libres, une autocratie s’est emparée
de notre pays rendant impossible toute évolution sociale.
C’est pourquoi
l’opposition nationale prendra la liberté d’exprimer les
prochains jours, devant le peuple et devant la communauté
internationale, toutes les conséquences qu’elle entend tirer
de cette réalité.
Le meeting s’est
clôturé vers 11 heures sur un discours programme d’Ismaël
Guedi Harer, président de l’UDJ et président de la coalition
de l’opposition, prenant date pour la semaine du sommet du
COMESA prévu mi-novembre à Djibouti.
La rédaction de l’ARD
Djibouti, le 23 octobre 2006
Compte-rendu de la conférence de presse sur le dossier Borrel,
lundi 23 octobre 2006 à Paris
La conférence
de presse a débuté ce lundi 23 octobre à 15h30 au cabinet de
Maître Olivier Morice, avocat de Mme Elisabeth Borrel, au 11
rue Saint Dominique, Paris 7e, devant un parterre
d’une cinquantaine de journalistes et de témoins.
Me Morice a
présenté une synthèse du dossier Borrel et des différentes
procédures en cours, notamment celle qui fait le plus grand
bruit pour subornation de témoin visant le procureur général
de Djibouti.
L’avocat a
alerté les journalistes que les témoins djiboutiens réfugiés
en Belgique étaient l’objet de menaces de mort depuis les
derniers développements de l’affaire. Une protection spéciale
serait à solliciter pour assurer leur intégrité physique.
S’agissant de
la demande djiboutienne d’accéder au dossier de l’accusation,
Me Morice a fait part de l’existence d’une contradiction dans
les propos du quai d’Orsay tantôt refusant, tantôt promettant
de transmettre le dossier à Djibouti.
L’avocat a
regretté qu’au sommet de l’Etat français on continue de
distiller la thèse du suicide alors que l’autorité judiciaire
a clairement établi l’assassinat du magistrat français.
L’avocat a
rappelé la promesse du ministre des affaires étrangères M.
Douste Blazy de faire toute la lumière sur les raisons pour
lesquelles les documents classés secret défense écrits de
janvier 1994 à avril 1997 n’étaient toujours pas déclassifiés
alors qu’ils portent sur la période de la mort du juge.
La veuve du juge français a présenté
la liste des 170 personnalités françaises, européennes et
djiboutiennes qui ont signé l’ « appel pour la vérité
sur l’assassinat du juge Bernard Borrel ».
Figurent parmi
les signataires, les anciens premiers ministres Laurent
Fabius, Pierre Mauroy, Michel Rocard, la Vice-présidente de la
Fondation de la résistance Lucie Aubrac, des parlementaires
dont Marie-George Buffet, Yves Cochet, Daniel Cohn-Bendit,
Jean-Marie Cavada, Michel Delebarre, Harlem Désir, Corinne
Lepage, Noël Mamère, Arnaud Montebourg, Segolène Royal, André
Santini, Dominique Strauss-Kahn, Dominique Voynet, Richard
Yung.
Un total de 90 parlementaires, dont
50 du Parti socialiste, 20 de l’UDF et deux de l’UMP ont signé
cet appel.
Le monde
associatif et de défense des droits de l’homme a apporté son
soutien avec les personnes d’Odile Biyidi-Awala, présidente de
SURVIE, Aida Chouk, président du Syndicat de la magistrature,
Pierre Cornil, président des avocats de France, Jean-Pierre
Dubois, président de la Ligue des droits de l’homme.
De nombreux
magistrats ont signé l’appel, dont Jean-Yves Bertand-Cadi,
premier président honoraire de la cour d’appel de Rouen, qui
est aussi l’ancien président de la Cour d’appel de Djibouti,
Didier Gallot, Eric Halphen, et Louis Janet, premier avocat
général honoraire à la cour de cassation.
Autres
personnalités signataires, les conseillers d’Etat Bettina
Laville et Anicet Le Pors, aini que le
président de la section du rapport
et des études du Conseil d’Etat Jean-Michel Belorgey.
Parmi les personnalités de
Djibouti ont signé l’appel Ali Coubba (Uguta), Ahmed Kassim (Add),
Sadik Mohamed Daoud et Mohamed Abdallah Houmado (Frud), Maki
Houmedgaba (Ard).
Au nombre des signataires figurent
de nombreux citoyens djiboutiens vivant en exil parmi lesquels Mohamed Abdoulkader Moussa, Mohamed Ibrahim
Barao, Mohamed Ahmed
Mohamed, Gaas Noor, Tourab Mohamed Abdoulkader, Rokia Mohamed Hassanleh, Abdoulkader Mohamed Daoud,
Sabira Mohamed Hassanleh.
«Les personnalités signataires
demandent que les obstacles rencontrés par l'instruction en
cours soient levés, notamment en ce qui concerne la remise au
juge d'instruction des documents émanant des services de l'Etat
pouvant avoir un lien avec cet assassinat», dont certains sont
toujours classés «secret défense».
L’avocat Morice s’est dit indigné
que le ministre des affaires étrangères Douste Blazy, qui
avait reçu Mme Borrel le 20 octobre 2006 et s’était engagé à
faire toute la lumière sur l’assassinat du juge Borrel, ait
laissé entendre deux jours plus tard sur Canal + que les deux
hypothèses du suicide et de l’assassinat prévalaient toujours.
Mme Borrel a adressé un courrier au
président Jacques Chirac le 22 octobre lui demandant que ces
engagements ministériels soient traduits en acte et qu’il soit
tenu compte des conclusions de l’enquête rappelées par le
magistrat instructeur Madame Sophie Clément ainsi que des
rapports du parquet général de Paris. La veuve du juge a aussi
regretté que Jeune Afrique ait remis en selle l’hypothèse du
suicide.
Anne Crenier-Vaudano représentant le
syndicat de la magistrature a rappelé que son organisation
était partie civile dans le dossier Borrel et qu’il n’y avait
pas de doute sur la thèse de l’assassinat depuis 2002.
Madame Elisabeth Borrel a conclu la
conférence de presse en annonçant que son livre « un juge
assassiné » paru en octobre 2006 était dédié à M.
François-Xavier Vershave, ancien Président de l’association
"Survie". Il a été l'homme qui a aidé Mme Borrel à décrypter la françafrique.
François-Xavier Verschave décédé le
29 juin 2005 est l’auteur de nombreux pamphlets, dossiers et
ouvrages contre la politique française en Afrique. Aux Arènes,
il a publié Noir silence (45.000 ex), Noir procès
(7.100 ex) et Noir Chirac (9.200 ex).
La séance a été levée à 17 heures
après une série de questions réponses avec les journalistes.
La Rédaction
23/10/06 Le président de la LDDH retenu au commissariat lors
du meeting de l'opposition
|

Le Président |
NOTE D’INFORMATION DU 23 OCTOBRE 2006
*
Le président de la Ligue djiboutienne des droits de
l'homme retenu au commissariat lors du meeting de
l'opposition
|
Combien
d’Adjudants de la Police routière – FNP - sont sous les
ordres directes du Palais de la police politique ?
Le 23
octobre 2006, jour de fête de la fin du mois béni du
Ramadan, jour où les Partis de l’Opposition et ceux du
Gouvernement ont l’habitude de souhaiter à leurs partisans une
bonne fête, la Police routière est venue chez moi pour
m’embarquer dans leur 4X4 en guise peut-être de prévention,
certainement pas pour me souhaiter bonne fête.
En effet, à
peine sorti de chez moi au environ de 9 heures, pour attendre
des amis qui devaient venir me chercher, je fus immédiatement
arrêté me privant par la même occasion d’observer et de
constater avec mes amis le bon déroulement des festivités tant
au Palais Présidentiel avec essentiellement la Mouvance
présidentielle, qu’au siège de l’UAD avec tous les Partis de
l’Opposition.
Sans mandat
d’arrêt, avec pour seul motif que le Colonel (sans nom)
désirait me voir rapidement, je fus embarquer et transférer à
toute allure dans un véhicule de la FNP conduite par un
Adjudant en tenue verte de la Police routière. Il est temps
d’afficher le nom ou le matricule des responsables de la
Police, ce qui éviterait les abus de police et encouragerait
les plaintes.
C’est la
deuxième fois en l’espace de moins d’un mois que la Police
routière s’amuse à m’arrêter abusivement, sans aucun motif
sans aucune enquête, uniquement pour des raisons de contrôle
routier.
C’est à se
demander si le fait d’être sans véhicule, debout en face de
son domicile constitue une infraction routière ? Quand un
régime est en déperdition irréversible, alors il faut
s’attendre à tout !
Je fus gardé à
la Brigade Criminelle jusqu’à 10 heures 30 en attendant
l’Officier de la Police Judiciaire. Ce dernier m’a présenté
toutes ses excuses en m’ouvrant avec courtoisie la porte
blindée de la Brigade et j’ai pu trouver facilement un taxi
pour me raccompagner à mon domicile.
Toutefois, il
est bon de se poser un certain nombre de questions suite à ces
basses tracasseries.
D’après des
renseignements anonymes il semblerait qu’un certain W. écarté
de la FNP, mais rapidement réintégré dans son Corps d’origine
de la Police Politique aurait déstabilisé son Colonel en
disant que j’allais prendre la parole au meeting de
l’Opposition et que j’allais faire un discours fulgurant
contre le régime, mais surtout que j’allais donner des
informations foudroyantes sur l’affaire de la mort tragique de
Bernard Borrel.
La réalité est
toute autre, d’autant plus qu’en tant que Défenseur des Droits
de l’Homme, je n’ai jamais pris la parole lors d’un meeting
politique.
Mais ce qui
est certain, c’est que en tant que citoyen Djiboutien je
n’aurais jamais hésité et pas une seconde, de dire la vérité
si j’avais la moindre information sur cette triste affaire. La
vérité est plus que nécessaire
Tout ce que je
peux dire c’est que Borrel, que Dieu garde son âme en Paix,
avait fait un travail fantastique et hautement appréciable
pour le Code Pénal et le Code de Procédure Pénale de la
République de Djibouti.
M.
NOEL ABDI Jean-Paul
Conférence de presse sur le dossier Borrel le 23 octobre 2006
à Paris
Paris, le 20 octobre 2006
COMMUNIQUÉ
23 octobre 15h30 - Point sur le dossier Borrel
Il y a onze ans, le juge Bernard Borrel
était retrouvé assassiné, à demi calciné, à Djibouti. En dépit
des obstructions et des tentatives d’intimidation, le dossier
judiciaire connaît aujourd’hui des avancées significatives.
On assiste à une réelle prise de
conscience de l’opinion sur ce dossier, qui se traduit par un
vaste mouvement de soutien au combat d’Elisabeth Borrel pour
la vérité.
A l’occasion du 11e anniversaire de la
mort de Bernard Borrel, et de la parution du livre, « Un juge
assassiné »*, une conférence de presse est organisée à
l'initiative d’Elisabeth Borrel, avec le soutien du syndicat
de la magistrature (SM), de l'Association pour le Respect des
Droits de l'Homme à Djibouti (ARDHD) et de Survie :
Conférence de presse, le lundi 23 octobre à
15h30
11 rue Saint Dominique , à Paris 7ème
dans les locaux de Me Olivier Morice, avocat
d’Elisabeth Borrel.
Après un point sur l’évolution récente du
dossier judiciaire, la liste des personnalités signataires de
l’appel pour la vérité dans l’affaire Borrel sera présentée,
permettant de mesurer l'ampleur des soutiens à ce combat pour
la vérité, la justice et le respect de la démocratie.
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* « Un juge assassiné », Elisabeth
Borrel, en collaboration avec le journaliste Bernard Nicolas.
Éditions Flammarion – octobre 2006
Contacts :
Communiqué de presse de l'UAD du 18 octobre 2006
Union pour
l’Alternance Démocratique
UAD
ARD, UDJ, MRD
Djibouti,
le 18 octobre 2006
Communiqué de presse
Aid
El-Fitr 2006 – Sauvons notre pays !
Les prétendus
scrutins régionaux, qui se sont déroulés en mars et avril
derniers, ont démontré de manière éclatante que l’UAD avait
raison depuis le 10 janvier 2003 : démocratie,
décentralisation et élections ne sont que mascarades à
Djibouti. Car il ne peut y avoir aucune démocratie locale sans
démocratie au niveau national.
Le régime
pour sa part, constant dans son mépris de la volonté
populaire, puisqu’il a tout mis en œuvre pour ne pas être
sanctionné par quelque verdict électoral que ce soit, porte
encore plus atteinte aux conditions de vie de nos concitoyens
en se lançant dans une entreprise mégalomaniaque et, pour tout
dire, pharaonique : un sommet des chefs d’Etat et de
gouvernement du COMESA, prévu en novembre prochain.
La
préparation de ce sommet intervient dans un contexte
d’économie sinistrée et d’impasse politique :
-
crise
financière aigue due à la corruption et à la prédation
généralisée des biens publics ;
-
émeutes
populaires consécutives aux graves pénuries d’eau et
d’électricité depuis juin dernier (ayant entraîné plus d’une
centaine d’arrestations) ;
-
répression
des syndicalistes indépendants et graves atteintes aux droits
fondamentaux, qui ont valu au régime une condamnation unanime
au niveau des instances internationales ;
-
renforcement,
depuis la présidentielle d’avril 2005, d’une situation
dictatoriale ;
-
harcèlement à
l’encontre des défenseurs des droits de l’homme ;
-
criminalisation des partis politiques légalisés d’opposition,
de leurs dirigeants et de leurs militants ;
-
menace de
reprise d’un conflit civil pour cause de violation flagrante
de l’accord de paix du 12 mai 2001,
Un tel mépris
du peuple ne peut perdurer : aucun sommet du COMESA ne peut
justifier cette aggravation du déni des droits inaliénables de
notre peuple à une existence décente !
Pour toutes
ces raisons, l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD)
appelle à un sursaut national et invite toutes les
Djiboutiennes et tous les Djiboutiens soucieux de sauver notre
pays à assister massivement à son grand meeting qui se tiendra
le jour de l’Aïd-El-Fitr à partir de 9 heures à l’avenue
Nasser devant le siège de l’UDJ.

Affaire Borrel: mandats d'arrêt contre les deux principaux
suspects
Source AFP du 19 octobre 2006
La juge française chargée d'enquêter sur l'assassinat du juge
Bernard Borrel en 1995 à Djibouti a délivré jeudi des mandats
d'arrêt internationaux à l'encontre des deux principaux
suspects de ce dossier, passant outre les réquisitions du
parquet.
Ces mandats d'arrêt visent deux repris de justice en fuite,
Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan Adouani, considérés par la
juge Sophie Clément comme de possibles exécutants de
l'assassinat de Bernard Borrel. Mme Clément souhaite pouvoir
comparer leur ADN à des empreintes génétiques inconnues
retrouvées sur le short du juge.
La magistrate a passé outre l'avis du parquet de Paris qui
avait demandé, avant toute délivrance de mandats d'arrêt, de
comparer l'ADN du short à celui de militaires qui auraient
aidé à mettre en bière le corps du juge.
La délivrance des deux mandats intervient onze ans, jour pour
jour, après la découverte du corps, à demi calciné du juge,
vêtu d'un slip et d'un tee-shirt, au bas d'une falaise à 80 km
de Djibouti.
"L'enquête menée établissait qu'il s'agissait d'un
assassinat", a rappelé Mme Clément dans les motifs des mandats
d'arrêt.
La cour d'appel de Paris a également validé jeudi une
information judiciaire visant l'ancien porte-parole du Quai
d'Orsay Hervé Ladsous, pour de supposées pressions sur la
justice française dans le cadre de ce dossier et ceci, contre
l'avis du parquet.
La justice avait délivré début octobre les deux premiers
mandats d'arrêt du dossier Borrel à l'encontre du procureur de
Djibouti et du chef des services secrets pour une éventuelle
"subornation de témoins".
"C'est une victoire considérable pour Mme Borrel, les mandats
d'arrêt supplémentaires et la décision de la cour d'appel,
sont pour nous la preuve que des magistrats indépendants
n'acceptent plus les pressions sur ce dossier. C'est un
désavoeu considérable pour le parquet de Paris", estime Me
Olivier Morice, l'un des avocat, avec Laurent de Caunes, de la
famille Borrel.
Dans un entretien à l'AFP, le procureur de Paris, Jean-Claude
Marin, avait assuré que le parquet n'avait aucune intention de
faire "obtruction" à l'enquête.
Dans son ordonnance, la juge constate que les premiers
enquêteurs arrivés près du corps affirment "avoir fait le
nécessaire afin qu'aucune modification ne puisse être apportée
sur les lieux".
Elle souligne que celui qui a mis le short sous scellé n'a eu
qu'un "contact bref" avec le vêtement alors que, pour les
experts, l'ADN retrouvé implique "un contact long et/ou un
maintien avec force".
Jugeant la comparaison de l'ADN du short avec ceux des
militaires de la mise en bière "pas utile à la manifestation
de la vérité", Sophie Clément accepte en revanche une analyse
de l'ADN des hommes qui ont mis le short sous scellé.
Motivant les mandats d'arrêt, la juge rappelle qu'un témoin
clef du dossier, Mohamed Saleh Aloumekani, officier de la
garde présidentielle, affirme avoir vu les deux suspects
rendre compte avec trois autres hommes de l'assassinat du juge
à l'actuel président djiboutien Ismaël Omar Guelleh, alors
chef de cabinet du président Gouled Aptidon.
Elle rappelle qu'un gardien de la prison de Gabode, où les
deux suspects étaient incarcérés pour des attentats contre des
lieux fréquentés par les Français, a expliqué que l'un d'eux,
Adouani, avait été sorti de prison par le chef de la sécurité
de Djibouti, le jour de la mort de Bernard Borrel.
La juge souligne que l'ancien attaché financier de l'ambassade
de Djibouti au Yémen a également affirmé que l'autre suspect,
Awalleh Guelleh, pouvait entrer et sortir de la prison de
Gabode.
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Affaire Borrel : la plainte visant le Quai d'Orsay jugée
recevable
AP | 19.10.06 | 16:11
PARIS (AP) --
La cour d'appel de Paris a confirmé jeudi la décision de deux
juges d'instruction parisiens d'instruire la plainte déposée
par Elisabeth Borrel, veuve d'un magistrat mort à Djibouti en
1995, pour "pressions sur la Justice" et visant le ministère
des Affaires étrangères, a-t-on appris de sources judiciaires.
L'arrêt de la
chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris n'était
pas disponible jeudi.
Le 2 mars
2006, la doyenne des juges d'instruction de Paris avait estimé
recevable la plainte contre X de Mme Borrel visant le Quai
d'Orsay, malgré les réquisitions contraires du parquet prises
en août 2005.
Le 29 janvier
2005, le Quai d'Orsay avait regretté l'expulsion de six
coopérants français de Djibouti avant d'annoncer qu'une copie
du dossier instruit à Paris sur la mort de M. Borrel serait
transmise "prochainement" à la justice djiboutienne.
La veuve du
magistrat décédé dans des conditions suspectes a déposé
plainte en février 2005, considérant que cette annonce, faite
dix jours avant que la juge d'instruction française ne soit
saisie officiellement de la demande d'entraide judiciaire
émise par Djibouti, pouvait être interprétée comme des
"pressions sur la justice".
La juge
d'instruction Sophie Clément a refusé par la suite de
communiquer le dossier d'instruction à son homologue
djiboutien.
Bernard Borrel
a été retrouvé mort et brûlé le 19 octobre 1995 face à l'Ile
du Diable à Djibouti. Elisabeth Borrel soutient que son mari a
été assassiné et accuse le régime djiboutien, dont son actuel
président Ismaël Omar Guelleh, d'être le commanditaire du
crime.
Une version
fermement contestée par Djibouti.
AP
DJIBOUTI: Manifestation de l`opposition djiboutienne
Source :
Panapress et Angolapress
Paris, 14/10 - L`opposition djiboutienne
envisage d`organiser des manifestations lors du prochain
sommet des Etats membres du Marché commun d`Afrique orientale
et australe (COMESA), prévu du 11 au 13 novembre à Djibouti, a
indiqué vendredi à la PANA un de ses responsables, Maki
Houmedgaba.
"Les actions à poser pendant ce sommet seront arrêtées lors
d`un meeting de l`Alliance républicaine pour le développement
(ARD) prévu à la fin du Eamadan. Nous souhaitons saisir cette
occasion pour attirer l`attention des chefs d`Etat sur le
blocage politique et la situation des droits de l`Homme à
Djibouti", a affirmé M. Houmedgaba, porte-parole de
l`opposition djiboutienne en Europe.
Il a précisé que les partis de l`opposition remettront aux
délégations présentes des documents en rapport avec les
"violations" du code du Travail, "la paupérisation du peuple
djiboutien", ainsi que "la répression des émeutes de
l`électricité". "Il est important que les chefs d`Etat de la
COMESA et leurs délégations sachent dans quel pays ils mettent
pied en venant au sommet.
Ils arrivent au moment où la garantie pour un salaire minimum
à 100 euros a été supprimée. Ils arrivent au moment où des
jeunes qui ont protesté contre les coupures d`électricité ont
été sauvagement réprimés", a souligné l`opposant.
M. Houmedgaba a regretté le peu d`intérêt de l`opinion
internationale pour Djibouti, jugeant cette situation
paradoxale pour un pays considéré comme un verrou sur la mer
Rouge et un poste avancé de la lutte contre le terrorisme.
"On ne s`intéresse à Djibouti que pour évoquer les bases
militaires françaises et américaines. D`autres choses, sans
doute plus importantes pour le peuple djiboutien, s`y passent.
L`opposition entend les faire connaître dans son combat pour
faire avancer la démocratie", a argumenté Maki Houmedgaba,
insistant sur "la grande unité" de l`opposition djiboutienne.
Note d'information de la LDDH : la rentrée universitaire est
mal partie
|

Le Président |
NOTE D’INFORMATION DU 8 OCTOBRE 2006
LA
RENTREE UNIVERSITAIRE 2006
EST
MAL PARTIE. |
Tell all the Truth but tell it slant
Success in Circuit lies
Too bright for our infirm Delight
The Truth’s superb surprise
As Lightning to the Children eased
With explanation kind
The Truth must dazzle gradually
Or every man be blind.
Emily Dickinson.
Retards pour
la rentrée universitaire 2006-2007. Les cours seront-ils
bâclés pour permettre la réalisation des examens blancs prévus
avant les vacances de Noël ?
Tout laisse à
croire que la rentrée universitaire 2006 est mal partie,
d’autant plus que malgré les aides de la Coopération
Française, Américaine, et autres Institutions Internationales,
tous ces supports financiers n’arrivent pas, apparemment, à
satisfaire des responsables politiques en particulier les
spécialistes quémandeurs.
C’est à se
demander quand dans le temps la marche, contre la corruption
et les détournements des Deniers Publics et des Biens Sociaux,
sera-t-elle un combat de tous les jours, pour nous tous ?
Topo d’une vue
d’ensemble de l’Université. L’Université de Djibouti comprend
actuellement trois Facultés :
- Faculté des
lettres, langues et sciences humaines ;
- Faculté de
droit, économie, gestion et filières technologies tertiaires;
- Facultés des
sciences et filières technologies industrielles.
C’est par un
simple Décret (et non par une Loi conformément à l’article 57
de la Constitution), que l’Université de Djibouti a été créée
tout en succédant au Pôle Universitaire, qui fonctionnait
depuis cinq ans et qui aurait « mis en place les premiers
éléments d’un enseignement supérieur » gratuit permettant,
ainsi, aux plus démunis de poursuivre leurs Etudes
Supérieures, malgré l’inflation galopante pour les denrées de
premières nécessités, comme le pétrole lampant et d’autres
marchandises alimentaires.
Cette gratuité
vient d’être éliminée par un simple Décret présidentiel, du 23
août 06, juste quelques mois après la création de l’Université
de Djibouti, avec un nouveau Recteur, renforcée d’une nouvelle
division plus adéquate semble-t-il.
Aujourd’hui et
certainement avec la mauvaise gestion de certains hauts
responsables du Port, on a l’impression de revenir à la vente
de fagots de bois pour pouvoir cuisiner, car encore (depuis
quelques jours) le prix du carburant lampant a augmenté et
pour les familles aisées les bombonnes de butagaz font défaut
depuis plusieurs semaines (paraît-il à cause du manque de
transparence dans des appels d’offres).
C’est donc,
dans ce contexte de crises sociales à tous les niveaux, dans
un
contexte où le
chômage frise plus de 80% des jeunes de moins de trente cinq
ans, c’est dans ce contexte alarmant que la lutte contre la
Pauvreté en république de Djibouti reste si souvent et
seulement prononcée dans des réunions ou colloques financés,
parrainés par des Fonds extrabudgétaires, cette lutte contre
la Pauvreté est régulièrement médiatisée avec en première
ligne les Autorités Djiboutiennes ;
C’est dans ce
contexte imposé, que la grande majorité des programmes
d’assistances, par des fonds financiers importants, restent
jusqu’à présent sans aucune transparence dans la distribution
effective de ces «mannes internationales » ;
C’est dans ces
différents contextes d’obscurités sociales :
- Que par un
simple Décret présidentielle (du Cabinet de la Présidence),
sans distinction pour tous les étudiants(es) (riches ou
pauvres de la capitale) des frais non planifiés et rapidement
exécutoires sont exigés pour entamer et continuer ses études
universitaires ;
- Que depuis
pratiquement un mois, la rentrée universitaire et encore
bloquée et les Forces de Police continuent d’assiéger les deux
ailes de l’Université de Djibouti ;
- Que la
rentrée universitaire a été officieusement reportée d’abord au
7 octobre 2006 puis au 14 octobre, peut-être … pour le 7
janvier 2007, date anniversaire de la parution du Décret
créant l’Université de Djibouti.
Le message,
ci-après publié, d’une jeune étudiante est significatif. Afin
d’assurer la non répression contre cette jeune étudiante
certains détails ne seront pas donnés. Il était de notre
devoir de censurer quelques termes estimés un peu trop
violents, vu son état de stress.
Message d’une
jeune universitaire qui galope encore pour trouver de
l’argent..
Je m’appelle
… étudiante en 3ème année de la Faculté de …. à l’université
de Djibouti. De famille très pauvre, ma mère, avec une pension
retraite de vingt deux mille francs Djibouti par mois, juste à
peine de quoi payer le loyer et la nourriture pour neuf (9)
enfants, est obligée en plus des travaux ménagers de se
retrouver tous les jours devant le lycée de Balbala pour
vendre sous une chaleur torride des petits amuse-gueules aux
lycéens pendant les récréations.
Nous sommes
déjà deux à l’université et les autres sont au lycée, au
collège et au primaire. Les charges sont lourdes pour notre
pauvre maman, avec les livres scolaires à payer, avec le prix
du bus pour deux (je me rappelle que l’année dernière, ma sœur
et moi-même étions parfois obligées de rester assises le
ventre creux sous les escaliers de l’Université - le Pôle pour
l’année dernière - lorsque nous n’avions pas d’argent pour
retourner par bus le midi à la maison et revenir l’après-midi
pour suivre les cours).
C’est face à
ces contraintes de la pauvreté extrême dont souffre ma
famille, que brusquement et sans aucun avertissement
préalable, un décret signé par le Directeur de Cabinet de la
présidence de la République fut lancé. Le Chef de l’Exécutif
sachant l’impopularité de ce Décret n’a pas osé le signer et a
donc chargé son Directeur, car il veut conserver son titre de
bienfaiteur, mais maintenant on commence à le connaître comme
un « missleader » ou plus exactement « un leader raté à cause
des mensonges ».
Dés début
septembre ma sœur et moi-même avons décidé de trouver du
travail à mi-temps si possible en donnant des cours en
particulier aux enfants de Balbala où d’Ambouli, dont les
parents seraient disposés à payer un prix modique, qui
permettrait à ma sœur et moi de payer nos frais d’études.
J’avais trouvé
un certain nombre d’enfants mais malheureusement les pannes
anarchiques de l’EDD et surtout les rafles intempestives de la
Police ont paralysé notre volonté de gagner de l’argent pour
pouvoir poursuivre nos études.
Un responsable
de notre administration m’a suggérée de faire les trottoirs.
Quelles humiliations avec cette insulte inadmissible pour une
fille vierge qui n’aspire qu’à réussir ses études. Quant à la
solidarité tribale elle fonctionne qu’avec ceux qui se
prostituent physiquement et politiquement. Je ne sais plus
quoi faire et je n’ai pas le courage de servir de bombe
humaine, encore moins m’immoler.
Souhaits de
la LDDH.
Après avoir
effectué discrètement des recherches sur les causes profondes
de ces mesures prises apparemment à la hâte avec des promesses
de projets de Campus, certainement pas gratuits, qui certes
permettront aux plus riches d’être indépendants de leurs
parents, il est primordial de décrire, d’abord, certains des
malaises qui bloquent la compréhension, puis ensuite
d’émettre quelques souhaits qui pourront peut-être soulager
les plus démunis.
- a)
Défaillances propres aux fonctionnements.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) pose un certain nombre
de questions qui permettront de connaître certaines
défaillances inhérentes à la machine administrative de
l’Université.
1. Peut-on
savoir le nombre de Professeurs professionnels capables
d’enseigner dans n’importe quelle autre université ?
2. Est-ce que
la Bibliothèque est en passe d’assurer une certaine autonomie
d’utilisation des livres afin de combler le déficit de livres
accessibles financièrement parlant aux étudiants(es) ?
3. Comme vous
pouvez le constater les étudiants(es) de l’université de
Djibouti à Djibouti sont sans bourses pour les plus pauvres,
et le montant exigé pour les Djiboutiens (certains parents
riches des régions de l’Intérieur sont exonérés de ces frais
universitaires. Pour les pauvres on comprendrait à condition
que se soit une mesure générale), s’élèvent à 20000FDx2x2000=
80 000 000FD (quatre vingt millions de Francs Djibouti) soit
environ 10% des 800 000 000FD (huit cent millions de Francs
Djibouti).
Ce montant des
dépenses de l’université n’est pas à notre connaissance
budgétisé par loi. Quant aux dons et legs, sont-ils bien
conservés loin de l’opinion publique et des mass média :
probablement ?
- b)
Souhaits.
La Ligue
Djiboutienne des Droits humains (LDDH) est très préoccupée par
les
récents
dérapages consécutifs suite à des mesures provocatrices sur
le plan social en général ;
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce toutes les
mises en
application
des Décrets anticonstitutionnels qui continuent encore d’être
pris à la hâte, sans aucune plainte des membres de l’Assemblée
Nationale de
la République
de Djibouti auprès du Conseil Constitutionnel et/ou de la
Cour Suprême du Tribunal de Djibouti, en conformité au respect
des dispositions de la Constitution dans son ensemble, en
particulier en son article 57 La LDDH considère que le Décret
du 23 août 2006 est non seulement discriminatoire et
anticonstitutionnel, mais en violation aux Conventions
Internationales relatives aux Droits Économiques et Sociaux.
Sur le plan
pratique, et dans l’esprit des dispositions de l’Arrêté
présidentielle, pris par le Directeur de Cabinet, du 20 août
2006 (ci-joint en annexe) fixant le montant des contributions
des établissements publics à la bourse d’excellence :
- la LDDH
encourage le Recteur de l’université de Djibouti en parfait
accord avec le Ministre de l’Éducation de lancer et de saisir
le Chef du Gouvernement pour inciter la Société privée chargée
des recouvrements issus des Hydrocarbures (ancien
Établissement Public des hydrocarbures – EPH- actuellement
société privatisée au nom de certains fonctionnaires
–privatisation originale dans son genre - mais dont la
mainmise est normalement assurée) de prendre en charge les 80
000 000FD en guise des contributions prioritaires aux
étudiants de l’Université de Djibouti.
M. NOEL ABDI
Jean-Paul
Communiqué de presse de l'Union Djiboutienne du travail (UDT)
COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Djibouti, le 05 /10/ 2006
Le camarade
HASSAN CHER HARED, secrétaire aux relations internationales de
l’UDT et secrétaire à l’information du syndicat des postiers,
vient d’être, en catimini, licencier arbitrairement et
abusivement vers le 24 septembre 2006 avec ses quatre autres
collègues de la poste, par le Directeur générale de la poste,
alors qu’il se trouve depuis le 13 septembre en formation
syndicale au centre international de l’OIT à Turin en Italie.
Avant de
partir, notre camarade HASSAN CHER, avait pris un congé de
deux mois sur les arriérés de ses congés que le Directeur
général se serait permis contre toute logique d’annuler tout
aussi arbitrairement peu après son départ pour procéder à ce
licenciement qu’il avait déjà visiblement prémédité.
Le secrétaire
général de l’UDT et un membre de comité exécutive de l’UDT se
sont déplacés, le 03 octobre dernier, pour voir le Directeur
général de la poste qui leur a confirmé l’avoir licencié avec
quatre autres employés mais il leur a refusé la copie du dite
licenciement en leur confirmant, cependant, avoir agit sur
ordre du Gouvernement qui selon lui insistait depuis plusieurs
mois déjà auprès de lui à cet effet.
Nous savons que
HASSAN CHER était harcelé et menacé sans cesse depuis fort
longtemps déjà par la Direction générale de la poste qui
tantôt suspendait son salaire tantôt le sanctionnait en
l’accusant sans aucun fondement réel de tous les maux alors
qu’il ne demandait qu’à être rétablit dans ses droits de
travailleur qui était à chaque fois remise en cause à cause
notamment de ses engagements et activités syndicales.
Ce
licenciement constitue, à travers notre camarade, une nouvelle
escalade (une violation flagrante et préméditée) contre le
syndicalisme libre et indépendant et les droits syndicaux
qu’il défend.
L’UDT
dénonce avec fermeté et condamne vigoureusement ce
licenciement aussi lâche qu’arbitraire. Elle exige du
Gouvernement et notamment du ministère de la communication en
charge de la poste ainsi que du conseil d’administration de la
poste comme aussi de son président,
l’annulation de cette sanction insensée et la réintégration
immédiate et sans condition de notre camarade HASSAN CHER dans
son emploi.
Demande à la CISL, à l’ORAF, à la FIDH et au BIT de s’associer
à l’UDT et à la LDDH pour faire pression sur le Gouvernement
et exiger le rétablissement de notre camarade dans sa fonction
à la poste avec tous ses droits pertinents remise en cause.

Mon mari, juge, assassiné, Livre
d'Elisabeth Borrel
Libération, Lundi 9 octobre 2006
Mon mari, juge, assassiné, Elisabeth
Borrel, Flammarion, 384 pp., 21 € (sortie demain)
Livre. Elisabeth Borrel a dû lutter presque seule pour
que l'enquête progresse et que la thèse du suicide soit
écartée. Elle raconte et accuse. Le combat pour la vérité de
la veuve du juge Borrel, Par Brigitte VITAL-DURAND
«J 'accuse certains juges, militaires, diplomates,
hommes politiques français, d'avoir tenté de taire
l'assassinat d'un magistrat français en mission pour la
France dans un pays étranger ; d'avoir intoxiqué l'opinion
publique en privilégiant une thèse du suicide, grossière ;
d'avoir accablé la veuve de ce magistrat en la faisant
passer pour folle.» Et aussi d' «avoir protégé un
régime politique totalitaire», et encore d'
«avoir poussé le cynisme jusqu'à soutenir ce régime». Et
d'avoir, d'avoir, d'avoir...
La liste des accusations qu'Elisabeth Borrel dresse en
épilogue de son livre se veut acte de justice, un de ces
réquisitoires implacables par lesquels les procureurs
décrivent le crime et réclament des châtiments. Son mari,
Bernard Borrel, dont on a cherché à déguiser l'assassinat en
suicide, était procureur. Et elle, est magistrate. Elle
connaît le poids des mots.
S'il n'y avait pas eu cette veuve, sa colère, son
opiniâtreté, sa droiture, il n'y aurait jamais eu d'
«affaire Borrel», le plus grand scandale diplomatique
entre la France et Djibouti, son ancienne colonie. Il n'y
aurait eu que la souffrance intime d'une famille qui a perdu
l'un des siens d'une mort douloureuse pour ceux qui restent,
le suicide.
Onze ans après la mort de son mari, dans la nuit du 18 au
19 octobre 1995, Elisabeth Borrel a pris la plume, avec la
collaboration du journaliste Bernard Nicolas, pour raconter
son combat. Comment ce matin d'automne, le consul de France
vient lui annoncer que son mari, coopérant auprès du
ministre de la Justice de Djibouti, s'est suicidé. Par le
feu. Le corps carbonisé a été retrouvé dans des rochers, en
contrebas de la route du désert. Trois jours plus tard, sous
le choc, elle quitte le pays avec leurs deux enfants, sans
espoir de retour.
A Toulouse, elle tente de se remettre au travail elle
est juge au tribunal d'instance de la ville et d'élever
les enfants, des petits garçons. Elisabeth Borrel n'a rien
oublié. Ses premiers doutes: pourquoi ne procède-t-on pas
aussitôt à l'autopsie du corps de son mari? Pourquoi
l'alliance qu'on lui rend est-elle comme neuve? Pourquoi ne
trouve-t-elle, et leurs amis, aucune raison en faveur du
suicide, mais beaucoup de raisons inverses? Elle décrit un
homme profondément croyant, attaché à ses enfants, qui
l'aimait.
Elisabeth Borrel raconte les sourires dédaigneux que
certains magistrats ses propres pairs opposaient à ses
questions, leur hostilité, leur malveillance. Que
cherchaient-ils à cacher? Pourquoi son mari a-t-il été
assassiné? Qui l'a tué? On ne le sait toujours pas. Elle
rappelle que la brigade criminelle de Paris avait quand même
suggéré qu'il était pédophile, qu'il mâchait du khat, qu'il
avait une fille adultérine, etc. Tout cela était faux.
Aujourd'hui, Djibouti, principale base militaire
française en Afrique, se cabre devant l'enquête que mène
enfin la justice française en direction de la présidence de
la République, désignée comme coupable par Elisabeth Borrel.
Deux mandats d'arrêt ont été lancés la semaine dernière à
l'encontre du procureur général et du chef des services
secrets. Et c'est grâce à cette veuve inapaisable.
Communiqué : la famille Borrel appelle Chirac à défendre les
magistrats contre Djibouti
AFP
04.10.06
La veuve et
les enfants de Bernard Borrel, le juge français assassiné en
1995 à Djibouti, ont appelé mercredi dans un communiqué le
président de la République Jacques Chirac à prendre la défense
des magistrats français contre les "outrages et "menaces" de
Djibouti.
La famille
Borrel, partie civile dans l'enquête judiciaire, va également
demander audience au ministère des affaires étrangères pour
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