Dernières nouvelles - Édition en Ligne d'Octobre 2007

 Directeur de publication : Mohamed Ali Abdou.   Codirecteur : Mahdi Ibrahim A. God.   Email : realite_djibouti@yahoo.fr


S  o  m  m  a  i  r  e

29/10/2007 Communiqué de l'UDDESC du 25/10/2007 sur le bannissement de la famille Alhoumekani

29/10/2007 Communiqué de presse du l'Union pour l'Alternance Démocratique (UAD) du 28 octobre 2007

29/10/2007 Note d'information de la LDDH : Incarcération expéditive du Père Sandro (mise à jour)

27/10/2007 Communiqué de Mohamed Saleh Alhoumekani, remerciant pour les soutiens reçus

27/10/2007 Communiqué de presse : l'ARD condamne le bannissement des Djiboutiens

26/10/2007 Communiqué de presse du PDD : le bannissement de citoyens innocents, acte inqualifiable

26/10/2007 Communiqué commun ARDHD et Survie du 24 octobre 2007

25/10/2007 L’Affaire Borrel creuse le fossé entre la France et Djibouti (Afrik.com)

24/10/2007 Communiqué du MRD : expulsion des Alhoumekani, honte à Ismaël Omar

22/10/2007 Note d'information de la LDDH : arrestation de la famille Houmekani

20/10/2007 Communiqué du MRD : la manifestation antifrançaise organisée par le régime djiboutien hier  ne sert pas les intérêts du peuple djiboutien

15/10/2007 L'UAD appelle à la mobilisation générale

09/10/2007 Communiqué de l'UAD : Appel à participer au meeting de l'Aid el Fitr

03/10/2007 LDDH : Tableau de bord du 1er octobre 2007 sur la situation actuelle des droits de l'homme à Djibouti

18/09/2007 Disparition du chanteur compositeur Abdallah Abdoulkader Abass, dit Abdallah Leh


Communiqué de l'UDDESC du 25/10/2007 sur le bannissement de la famille Alhoumekani

Union Djiboutienne pour les Droits Économiques, Sociaux et Culturels

& Civils et Politiques UDDESC

Quartier 4 – B.P: 2767 - E-mail : uddesc@yahoo.fr -

Web site: www.uddesc.org - Tel :253 – Fax : 253

République de Djibouti

Réf : 11/AN2007 Djibouti, le 25/10/2007

COMMUNIQUÉ

La journée du octobre 2007 sur ordre de la haute magistrature de la république de Djibouti, une famille djiboutienne composée de sept (7) personnes, la famille SALEH ALHOUMEKANI , se fut arrêtée, détenue au centre de transit de Nagad, privée de leurs droits civiles (expropriation de la nationalité djiboutienne), déportée et bannit de leurs propre patrie sans aucune raison valable.

Cette décision inique et barbare qui a frappé la famille précitée, une famille qui sont citoyens djiboutiens depuis des générations, ne passera pas inaperçue et ne tombera pas dans l’oublie. Elle aura des conséquences sur les ordonnateurs et sur les exécutants.

C’est une violation grave des droits de l’homme qui démontre l’évolution dangereuse et négative de la gestion politique du pays et qui contrevient à tous les instruments juridiques nationaux et internationaux garantissant le respect des droits de l’homme sous mentionnés:

- Les articles 1-3-10 et 74 de la constitution nationale de Djibouti du 04 septembre 1992 ;

- Les articles 3-7-8-9-10-11-12-13 et 15 de la déclaration universelle des droits de l’homme adoptée par l’assemblée générale de l’ONU dans sa résolution 217 A (III) du 10 décembre 1948;

- Les articles 3-4-6-9 et 12/2 de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples adoptée le 26 juin 1981 par la conférence des états et de gouvernement africaines ;

- Les articles 9-12/4-17 et 26 du pacte international relatif aux droits civils et politiques adopté à l’assemblée générale de l’ONU dans sa résolution 2200A (XXI) du 16 décembre 1966 ;

- Les articles 5-8-9-17-21-22-24- et 25 de la charte arabe des droits de l’homme adoptée le 14 septembre 1994 par la ligue des états arabe.

Cependant, l’UDDESC la dénonce sans réserve et entreprendra tous les mesures nécessaires pour porter l’affaire devant les instances internationales des droits de l’homme et ainsi contraindre le gouvernement djiboutien à revenir sur sa décision comparable à un génocide.

Secrétaire général de l’UDDESC
M. HASSAN CHER HARED

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Communiqué de presse du l'Union pour l'Alternance Démocratique (UAD) du 28 octobre 2007

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Note d'information de la LDDH : Incarcération expéditive du Père Sandro

Le Président

NOTE D’INFORMATION

DU 29 OCTOBRE 2007

*

Incarcération expéditive du Père SANDRO

Cette Note d’Information vient d’être complétée

et mise à jour.

Hier, dimanche 28 octobre 2007, le Père SANDRO, missionnaire de l’Eglise catholique Saint Louis d’Ali Sabieh a été mis en détention « expéditive » par la Chambre d’Accusation, suite à l’Appel du Parquet.

Cette détention « expéditive » ne peut que se cadrer dans le contexte, actuel, d’un procès encore en Instruction, mais déjà propagé, afin de justifier cette incarcération, par le journal de propagande « La Nation » d’une équipe au pouvoir et ce aux frais des contribuables.

Cette décision de la Chambre d’Accusation, qui a ordonné la détention provisoire du Père SANDRO, est  en contradiction flagrante avec la décision du juge d’instruction qui avait estimé, à juste titre, que l’incarcération de l’inculpé n’est pas nécessaire à la manifestation de la vérité.

Par conséquent, le Juge d’Instruction avait ordonné la liberté provisoire sous contrôle judiciaire de l’inculpé. Ce dernier a parfaitement respecté ce contrôle judiciaire. Malheureusement la Chambre d’Accusation a décidé autrement. Actuellement, le prêtre se trouve dans une cellule d’isolement  total.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reste très préoccupée par ces décisions, hélas, hautement politique. 

M. NOËL ABDI Jean-Paul

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Communiqué de Mohamed Saleh Alhoumekani, remerciant pour les soutiens reçus

Mohamed Saleh Alhoumekani
81 rue de la limite
1210 Bruxelles
Royaume de Belgique
Tel mobile : +32 (0)47 58 32 443
@-mail : alhoumekani@gouv-exil.org

Bruxelles, le 27 octobre 2007

Sept membres de ma famille, dont ma mère, âgée de 78 ans, ont subi de terribles épreuves, en raison de leur bannissement par le régime dictatorial de Djibouti. Les familles de mes frères et sœurs sont séparées.

Je tiens à remercier l'ensemble des partis d'opposition, les associations et toutes les personnes qui sont intervenues soit pour m'apporter leur soutien soit pour médiatiser les informations à cette occasion.

A l'heure actuelle, j'ai reçu des nouvelles rassurantes. En dépit de la surprise, puisqu'elles n'avaient pas été prévenues de l'arrivée de sept personnes sans aucun document d'identité ni passeport, les autorités yéménites ont pris la mesure du problème et mes parents ont été accueillis avec la plus grande humanité.

Cette décision scandaleuse, illégale et inqualifiable a été prise par des personnes au plus haut niveau de l'État djiboutien. Il est probable que la responsabilité de sa mise en œuvre soit à mettre sur le compte de MM Hassan Saïd et Djama Souleiman.

Contrairement à ce qu'ils espéraient et en accord ma famille, il n'a jamais été question que je revienne sur mon témoignage, ni que je retire les plaintes pour subornation de témoins contre ces deux personnes.

Personnellement, je vois malgré tout un point positif dans cette affaire. Mesurant les excès commis par de hauts responsables, l'opposition s’est rassemblée pour dénoncer ce régime dictatorial qui asservit le pays.

Depuis plusieurs années, je milite de toutes mes forces pour l'union de l'opposition autour des valeurs démocratiques. Je suis convaincu que ces épreuves qui nous ont rapprochés aujourd'hui, permettront d'aller plus loin dans les prochaines semaines, afin de mettre un terme à la dictature.

Avec les plus sincères remerciements de ma famille et de moi-même.

Mohamed Saleh Alhoumekani

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Communiqué de presse : l'ARD condamne le bannissement des Djiboutiens

Alliance Républicaine
pour le Développement
 A.R.D

 

 

 

 

 

Djibouti, le 27  Octobre 2007

COMMUNIQUÉ

L’A.R.D. CONDAMNE LE BANNISSEMENT DES DJIBOUTIENS

Au lendemain de pseudos manifestations populaires de soutien à sa personne, Ismaël Omar Guelleh a procédé à l’expulsion indigne de sept (7) membres d’une vieille famille djiboutienne vers le Yémen.

Il s’agit là, d’une intolérable dérive haineuse portant gravement atteinte à la cohésion nationale.

Il s’agit en outre, d’un dangereux précédent ouvrant la voie à toutes sortes d’abus dont des répressions ciblées visant les membres insoumis de certaines communautés nationales.

Face à cette brutale remise en cause de l’identité nationale pourtant forgée par des immigrations successives, l’Alliance Républicaine pour le Développement (ARD),  profondément attachée aux valeurs de Vérité et de Justice :

- condamne les bannissements à caractère politique ou ethnique ;

- exige le rapatriement sans conditions et aux frais de l’État des membres de la famille Alhoumekani  injustement expulsés vers le Yémen;

- Exhorte tous les Djiboutiens à exprimer leur solidarité agissante à l’égard d’une  paisible famille djiboutienne persécutée ;

- Demande à la Communauté Internationale de dénoncer fermement le bannissement d’un autre âge dont sont victimes d’innocents citoyens djiboutiens.

Le Président de l’ARD
Ahmed Youssouf Houmed

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Communiqué de presse du PDD : le bannissement de citoyens innocents, acte inqualifiable

PARTI DJIBOUTIEN

POUR LE DEVELOPPEMENT

Siège Central : Gabode IV Boite Postale : 892 Tél :  82 28 60

République de Djibouti 

                           Londres, le 26 octobre 2007

COMMUNIQUE DE PRESSE

          Une fois de plus, le régime de Monsieur ISMAEL OMAR GUELLEH (IOG) a commis un acte inqualifiable et inexplicable en procédant au bannissement des citoyens innocents, installés à Djibouti depuis plusieurs générations, sous le seul motif qu’ils sont membres de la famille du témoin à charge Monsieur MOHAMED SALEH HOUSSEIN ALHOUMEKENI  contre la personne de Monsieur IOG dans l’affaire BORREL, magistrat français coopérant dont la mort remonte au 19 Octobre 1995 à Djibouti, bien avant que Monsieur Ismaël ne soit Chef de l’Etat.

               Aussi, ce régime s’en prend à la France en tentant de pousser la population à la haine anti-française, alors que sa présence à Djibouti a montré son importance lors de la guerre entre l’Ethiopie et l’Erythrée en mai 1998. Sans cette présence, notre pays y compris sa Capitale, aurait pu être le champ de bataille entre nos deux voisins, ce dont la population est consciente.

                Devant ces actes irresponsables d’un régime aux abois, le Parti Djiboutien Pour le Développement ( P.D.D.) ne peut rester sans réagir et condamne :

Le sentiment de haine anti-française que le pouvoir tente de créer dans notre pays et qui ne profite à personne.

Le bannissement des citoyens honnêtes et innocents dont la Constitution confère leur protection au Chef de l’Etat. Nous demandons leur retour le plus tôt possible et sans conditions à leurs foyers à Djibouti. 

                                                               Le Président du P.D.D.
MOHAMED DAOUD CHEHEM

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Communiqué commun ARDHD et Survie du 24 octobre 2007

Djibouti. Affaire Borrel.

La famille d’un témoin crucial arrêtée,

puis bannie et expulsée au Yémen manu militari

Communiqué :  le 24 octobre 2007

Bannissements et expulsions musclées :  encore des persécutions de la part de la dictature djiboutienne pour tenter de faire taire un témoin crucial de l’affaire Borrel.

Le 23 octobre 2007 au matin, la famille de Mohamed Saleh Aloumekhani, témoin crucial dans l’affaire Borrel, vient d’être expulsée de Djibouti, sans bagages et sans papiers. Après arrestation et confiscation de leurs passeports, les membres de la famille, citoyens djiboutiens, ont été bannis de leur pays, mis de force dans un avion et débarqués à Sanaa, au Yémen, sans même que les autorités yéménites en soient informées.

Mohamed Aloumekhani, témoin essentiel dans l’affaire Borrel, compte tenu de son témoignage sur l’implication des plus hautes sphères de l’Etat djiboutien (dont le chef de l’Etat Ismaël Omar Guelleh) dans l’assassinat à Djibouti, en octobre 1995, du juge français Bernard Borrel, est lui-même réfugié en Belgique. Il a personnellement été l’objet de façon récurrente de pressions, de tentatives de subornation, et de menaces de mort, pour le faire revenir sur son témoignage.

Depuis plusieurs mois, au fur et à mesure que les investigations et les présomptions de la justice française se concentrent sur une probable implication directe de hauts responsables djiboutiens dans l’assassinat du juge français,  la famille d’Aloumekhani, restée à Djibouti, a été de façon croissante l’objet de pressions et de menaces à son domicile.

Les harcèlements tournent aujourd’hui à la persécution : le lundi 22 octobre, les forces de police ont investi en force trois quartiers de Djibouti, Gabode, le quartier 2, et le Héron, pour effectuer des rafles, et arrêter trente membres de la famille de Mohamed Aloumekhani, dont 8 mineurs, âgés de 3 à 17 ans. Tous ont été conduits et incarcérés à l’école de Police de Nagade. En fin de journée, les femmes (sauf l’une d’entre elles) et les enfants ont été libérés. Lundi soir, sept personnes, la famille la plus proche, restaient incarcérées : la mère de M. Aloumekhani, âgée de 78 ans, ses frères (dont un gravement malade) et une belle-sœur. Les autorités affirmaient alors que la famille serait expulsée le 23 octobre. Ce qui a été fait avec brutalité ce mardi 23 octobre au matin : toute la famille a été mise de force dans un avion à destination du Yémen et obligée d’y débarquer sans bagages et sans papiers, leurs passeports ayant été saisis. Un véritable bannissement de citoyens du pays.

Les associations SURVIE et ARDHD demandent la libération immédiate, et le retour immédiat dans leur pays et dans leurs maisons, des membres de la famille de M. Mohamed Saleh Aloumekhani, avec restitution de leurs passeports et demandent l’arrêt immédiat de toutes les persécutions qui les visent.

A l’heure où la tension monte entre Paris et Djibouti en raison d’une probable implication du Président djiboutien dans l’assassinat du juge français, l’arrestation, puis l’expulsion musclée de membres de la famille de M. Aloumekhani constituent une agression caractérisée ainsi qu’une nouvelle violation des droits de l’Homme commise par le régime dictatorial d’Ismaël Omar Guelleh.

Rappel : une campagne anti-française orchestrée par les autorités djiboutiennes.

Depuis plusieurs semaines, le régime djiboutien a initié dans les deniers média djiboutiens « autorisés » (totalement sous contrôle), une campagne de communication hostile à la justice française qui enquête sur l’assassinat du juge Borrel.

Après la mise en cause du juge assassiné, taxé de pédophilie, de sa veuve, taxée de folie, et de la justice française, taxée de racisme, plusieurs fonctionnaires français, des membres du clergé catholique et des coopérants français ont également été accusés localement de « pédophilie » et de « trafics illicites ».

La campagne anti-française a culminé le 20 octobre par des manifestations encadrées à Djibouti-Ville et dans des chefs lieu de district à l’intérieur du pays, au cours desquelles ont été lancés, de façon clairement orchestrée par le pouvoir en place, des slogans hostiles au Président de la République Française , et aux ressortissants français. 

Appel à la France , à l’Union européenne, aux États-unis, et à la communauté internationale.

Nous demandons aux autorités françaises, à celles de l’Union Européenne, aux États-unis, très présents à Djibouti, et à l’ensemble de la communauté internationale, de s’élever solennellement contre les persécutions de la dictature djiboutienne,  et de réclamer la libération et le rapatriement immédiat et sans conditions de tous les membres de la famille de M. Aloumekhani. 

Nous demandons aussi à la communauté internationale de cesser de financer et d’apporter son soutien à une dictature djiboutienne qui viole en permanence les Droits de l’Homme, ruine le pays, empêche toute expression, et asservit la population.

A un moment où de nouvelles informations révèleraient une collusion passée entre la dictature djiboutienne et certains anciens diplomates français, au plus haut niveau, pour étouffer l’affaire Borrel, Survie et ARDHD demandent à ces instances de s’élever clairement pour dénoncer ce nouveau crime commis par le régime dictatorial djiboutien, qui tente d’entraver la marche de la vérité sur l’affaire Borrel, et tente ainsi de soustraire l’actuel président djiboutien et son entourage à  leur mise en cause dans la commandite de l’assassinat du juge Borrel.

Contacts presse :

SURVIE
Olivier Thimonier
olivier.thimonier@survie-france.org
Tél : 01 44 61 03 25
ARDHD
Jean-Loup Schaal
jlschaal@ardhd.org
Tél : 01 46 34 70 70

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L’Affaire Borrel creuse le fossé entre la France et Djibouti

Les événements de ces derniers jours relancent la polémique sur la mort du juge français

Source : Afrik.com, Mercredi 24 octobre 2007

La famille de Mohammed Saleh Alhoumekani, un témoin clé dans l’affaire de l’assassinat du juge Borrel, a été expulsée lundi après midi de Djibouti vers le Yémen. Cette expulsion fait suite à la montée des tensions entre Djibouti et la France qui a eu lieu ces quatre derniers jours

 « Votre famille est là, vous dites un seul mot et tout rentre dans l’ordre », tels sont les propos qu’auraient tenus deux généraux djiboutiens à Mohammed Saleh Alhoumekani. Sept membres de sa famille ont été expulsés lundi après midi de Djibouti vers le Yémen. Sa mère, ses cinq frères et sœurs et la femme de son frère aîné ont fait l’objet d’une procédure de bannissement de la part des autorités djiboutiennes. D’après une source judiciaire, avant leur départ, la famille aurait été placée pendant 24 heures en garde à vue dans le centre de transit de Nagad situé à quelques kilomètres de la capitale djiboutienne.

M. Alhoumekani, ancien officier de la garde présidentielle djiboutienne réfugié à Bruxelles avait mis en cause le Président djiboutien Ismaël Omar Guelleh dans l’enquête sur la mort du juge Bernard Borrel en 1995. A la suite de son témoignage, l’homme aurait subi des pressions pourqu’il lève ses accusations. Il a assuré mardi avoir reçu des appels émanant de généraux de l’armée djiboutienne lui demandant de revenir sur ces déclarations.

Fin août, le chef des services secrets, Hassan Said, et le procureur général de Djibouti Djama Souleiman avaient été traduits en justice en France dans le cadre de l’assassinat du juge Borrel. Ils étaient suspectés d’avoir menacé deux témoins dont M. Alboumekani.

Une enquête sous haute tension

Les relations entre la France et la République de Djibouti se sont nettement tendues ces derniers mois en raison de l’affaire Borrel. Ce week-end, des manifestations hostiles à la France et à sa justice ont secoué la République de Djibouti. 35 000 personnes sont descendues dans la rue et ont scandé des slogans comme « Justice raciste ! ». Plusieurs ministres, des parlementaires, des chefs religieux et représentants de la société civile ont eux aussi participé au rassemblement.

La remise en cause par la justice française du suicide du juge Borrel, la comparution en France du procureur général et du chef des services secrets attisent les tensions. D’autre part, les autorités djiboutiennes ont récemment évoqué un lien entre la mort du juge et une affaire de pédophilie dont il aurait été chargé. En avril, une plainte pour agressions sexuelles présumées sur mineurs avait été déposée par deux djiboutiens. Celle-ci impliquerait plusieurs ressortissants français ayant résidé à Djibouti dans les années 90.

Le 19 octobre1995, à Djibouti, on retrouvait le corps à demi calciné du juge Bernard Borrel. Douze ans après sa mort, l’affaire n’a pas encore révélé tous ses mystères.

Stéphanie Plasse

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Communiqué du MRD : expulsion des Alhoumekani, honte à Ismaël Omar

Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement
(Ancien PRD)
Cité Poudrière Avenue Nasser
Tel : 34 23 99
BP : 3570
Djibouti

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

EXPULSION DES ALHOUMEKANI : HONTE A ISMAEL OMAR !

Comme prévisible, le dictateur Ismaël Omar Guelleh a expulsé les membres de la famille Alhoumekani. Ils sont au nombre de sept : Ali, Nadem (par ailleurs membre du MRD), Adnan, Houssein et Fozia Saleh Houssein Alhoumekani, ainsi que leur mère de 78 ans, Seoud Abdallah Kassim, et l’épouse d’Ali Saleh, le grand frère, Feryal Abdoulmagid, soit quatre frères, une sœur, leur mère et une belle-sœur.

Ils ont été jetés hier mardi 24 octobre 2007 dans un avion à destination du Yémen, pays auquel le pouvoir les rattache bien à tort du fait de leurs lointaines origines yéménites. Ils se sont retrouvés à Sana’a sans papiers ni bagages.

Cette expulsion confirme le bannissement annoncé de la famille. C’est un acte à la fois criminel et raciste. C’est une décision choquante de bêtise.

Aujourd’hui, les Alhoumekani, demain d’autres. A qui le tour ? La balle est dans le camp des Djiboutiennes et Djiboutiens : ils doivent se mobiliser contre cette dictature hideuse.

Nous ne pouvons que condamner avec la plus grande fermeté ce bannissement arbitraire de bout en bout. Cette famille djiboutienne, comme toutes les autres, est et restera djiboutienne. Les Alhoumekani doivent être rétablis dans tous leurs droits. La force ne fait pas le droit !

Honte à Ismaël Omar Guelleh ! Honte à ce régime d’un autre âge ! Honte au silence complice !

Aux amis de Djibouti et à la communauté démocratique internationale, nous lançons un appel pressant pour ne pas abandonner le peuple djiboutien aux griffes de Guelleh.

Nadem Saleh Houssein, camarade, tu nous manques beaucoup.

Fait à Bruxelles, le 24 octobre 2007
Par le président du MRD,
Daher Ahmed Farah

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Note d'information de la LDDH : arrestation de la famille Houmekani

Le Président

NOTE D’INFORMATION

DU 21 OCTOBRE 2007

*

Insultes, Intimidations, Provocations, ça suffit !

L’arbitraire commence à battre ses ailes.

Insultes, Intimidations, Provocations, ça suffit !

L’arbitraire commence à battre ses ailes.

Après une vaste campagne pire de celle de Dreyfus, c’est au tour des vieux Djiboutiens que les nouveaux parvenus s’attaquent. Il est temps que ces complots ourdis contre le peuple djiboutien cessent.

L’arrestation Arbitraire de toute une famille, pour uniquement faire pression sur un témoin résidant à Bruxelles, dénonce, hélas la fin d’un règne avec ses derniers soubresauts.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande au Chef de l’État de faire signe de plus de responsabilités, en donnant des instructions fermes pour que cessent les provocations policières à l’égard d’une vieille famille djiboutienne dont les noms suivent.  

SAOUD ABDALLAH KASSIM, une vieille maman de 80 ans

ALI SALEH HOUSSEIN ALHOUMEKANI

FERYAL ABDOULMAGID EPOUSE DE ALI SALEH

NADEM SALEH HOUSSEIN ALHOUMEKANI

ADNAN SALEH HOUSSEIN ALHOUMEKANI

HOUSSEIN SALEH HOUSSEIN ALHOUMEKANI

Leur vieil oncle d'environ 80 ans totalement paralysé se trouve seul dans la maison et ce sont les voisins qui s'occupent de lui.

FOZIA SALEH HOUSSEIN ALHOUMEKANI, son époux et ses enfants n’ont pas été arrêtés

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un  appel  pressant pour que soit relâché dans les plus brefs délais toute cette famille persécutée, d’une manière discriminatoire, pour une cause qui n’est pas la sienne.  

M. NOËL ABDI Jean-Paul

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Communiqué du MRD : la manifestation anti française organisée par le régime djiboutien hier ne sert pas les intérêts du peuple djiboutien

Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement

(Ancien PRD)

Cité Poudrière Avenue Nasser

Tel : 34 23 99

BP : 3570

Djibouti

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Encore une fois, le régime de monsieur Ismaël Omar Guelleh fait l’amalgame entre une affaire judiciaire, celle du juge français Bernard Borrel, assassiné à Djibouti le 19 octobre 1995, et les intérêts de la nation djiboutienne. Encore une fois, il s’en prend à tout un pays, la France, et tente de faire du dossier Borrel une question nationale qui opposerait ce pays et Djibouti. Encore une fois, Ismaël Omar Guelleh étale sa tendance malsaine à confondre l’État djiboutien, qu’il contrôle illégitimement, et sa personne. 

En témoigne la manifestation organisée samedi 20 octobre 2007, jour ouvrable à Djibouti. Une manifestation dont les quelques milliers de participants,  notamment des travailleurs et commerçants, sont pour la plupart des gens tétanisés par la peur d’un régime brutal. Ce n’est pas un hasard si, contrairement à ce qui a été annoncé par les agents de sécurité dans les quartiers populaires, cette manifestation n’est pas organisée la veille, vendredi, jour férié : Ismaël Omar Guelleh sait qu’il n’a pas le soutien de ses concitoyens.

Nous nous élevons contre cet amalgame puéril et rappelons Ismaël Omar Guelleh à la réalité : l’affaire Borrel est une affaire judicaire qui ne concerne que les mis en cause. Elle ne concerne en rien les intérêts de la nation djiboutienne et ses relations avec la France. Le peuple djiboutien n’a de problème ni avec la France ni avec la famille du défunt au sujet de l’affaire Borrel. Il souhaite dans son immense majorité que toute la lumière soit faite sur la mort tragique sur son sol d’un homme venu le servir.

Nous invitons le président Guelleh et ses quelques dignitaires à mettre fin à leurs tentatives puériles de prendre notre pays en otage pour une affaire qui ne concerne qu’eux. Ces agissements à courte vue ne laissent personne dupe. Une affaire judiciaire se traite sur le terrain judiciaire, par les voies de droit, non par l’invective et la fuite en avant.  

N’en déplaise à monsieur Guelleh, les attentes du peuple djiboutien sont connues et reconnues : la fin de l’État policier et de la dictature qui empêchent l’avènement de la démocratie et de la bonne gouvernance.

Fait à Bruxelles, le 20  octobre 2007
Par le président du MRD,
Daher Ahmed Farah

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L'UAD appelle à la mobilisation générale

Alliance Républicaine
pour le Développement
 A.R.D

 

 

 

 

 

Djibouti, le 15 Octobre 2007

L’U.A.D. appelle à la

Mobilisation Générale

Le vendredi 12 octobre a été un grand jour pour le peuple djiboutien dans son ensemble. A l’appel de l’U.A.D, les Djiboutiens ont massivement répondu présents bravant un impressionnant dispositif policier déployé dès la veille pour tenter d’intimider la population d’une capitale privée d’eau et d’électricité durant tout le mois de ramadan. Une rumeur sourde sans doute propagée par les professionnels de la désinformation du pouvoir ayant circulé sur la probabilité de troubles à l’ordre public que les forces de l’ «ordre » étaient chargées de mater….

       C’est tout le contraire de l’effet (d’intimidation) souhaité qui s’est produit, puisqu’aux fidèles militants de l’U.A.D., est venue s’ajouter une foule compacte de citoyens exprimant leur ras-le-bol du mensonge permanent du R.P.P., convaincus qu’il n’y a plus rien à en attendre, déterminés à lutter et à l’écoute de propositions de lutte concrètes de l’opposition. Ils n’ont pas été déçus !

   En effet, les voeux d’usage sitôt expédiés, les ténors de l’U.A.D. se sont tour à tour succédé au micro pour répondre aux multiples interrogations et attentes d’un auditoire particulièrement réceptif. Tous les intervenants ont axé leurs discours respectifs sur la phase que traverse la lutte politique de l’U.A.D. et la méthode adéquate pour parvenir à la conquête des droits du peuple bafoués par un régime sans foi ni loi.

I/ L’Analyse de la situation.

Sans s’attarder sur la description des innombrables difficultés que vit le peuple au quotidien, les orateurs ont constaté et convenu que :

-         Sur le plan politique, c’est l’impasse totale due à la violation par le gouvernement de l’Accord de paix signé avec le Frud-armé, sa dénonciation par l’autre partie et l’impossibilité constatée par tous les partis politiques d’une alternance démocratique par la voie des urnes. L’absence de tout moyen d’expression des partis de l’opposition depuis la confiscation par le régime du matériel d’impression de l’organe de presse du M.R.D. « le Renouveau » et le constat d’un retour de facto à une situation de parti unique.

-         Sur le plan économique : l’insupportable contraste entre un budget de l’Etat s’élevant à près de 55 milliards de francs, le boom des activités portuaires et aéroportuaires, l’augmentation des rentes de la présence militaire U.S. et européenne et la criante misère dans laquelle se débat l’écrasante majorité du peuple illustrée par la couleur rouge de tous les indicateurs du développement humain. Mais c’est surtout,

-         Sur le plan social  que les intervenants ont exprimé leurs plus graves inquiétudes. Cette inégale répartition des fruits de la croissance est illustrée par la fulgurante progression de la pauvreté extrême dans la capitale et l’état d’abandon dans lequel se trouvent les trois-quarts du territoire. La répression de toutes les centrales syndicales, le harcèlement de la seule ligue des droits humains (L.D.D.H.), l’inaccessibilité du plus grand nombre aux services de santé gratuits et couverts, une éducation à deux vitesses…

Parce qu’il est bien évident que rien n’avance par le simple constat fût-il réaliste, les dirigeants de l’U.A.D., pour sortir de cette impasse, ont donc appelé la population à une mobilisation générale dont ils ont défini les contours et objectifs.

II/ Objectifs de la Mobilisation Générale

L’objectif de cette mobilisation n’est pas la conquête du pouvoir, sa conquête en république obéissant à un droit qui n’est pas celui de manifester…

 .Tout le propos de cette mobilisation est de revendiquer et reconquérir d’une manière pacifique les droits naturels consignés dans les instruments juridiques dont Djibouti est signataire. Reconquérir aussi les droits civils et politiques de toute lutte pacifique et surtout les droits économiques, sociaux et culturels qui constituent le terrain d’action des syndicats libres (aujourd’hui interdits d’expression) Mais aussi et surtout de lutter contre l’injustifiable cherté de la vie et la dangereuse chute du pouvoir d’achat des ménages…

. Où, Quand et Comment ?

 Telles étaient les interrogations de notre peuple auxquelles les présidents des différents partis ont apporté des réponses sans équivoque.

 S’exprimant au nom du M.R.D. et de son président DAF contraint à l’exil, M. Souleiman Farah Lodon a déclaré en substance « en tant que nationaux et dirigeants responsables, nous affirmons avec force que c’est pacifiquement que nous pourrons parvenir à nos fins ».

Tandis que le président de l’A.R.D. M. Ahmed Youssouf a expliqué que «  c’est à Djibouti-ville et nulle part ailleurs que cette mobilisation doit avoir lieu et la visibilité pacifique de tous les citoyens est une condition sine qua non pour mériter la miséricorde divine ici-bas ».

Le président de l’UA.D., M. Ismaël Guedi, a quant à lui insisté sur le caractère unitaire que doit indispensablement revêtir cette mobilisation : « c’est ici, avant la fête du sacrifice et unis, que nous devons défendre nos droits fondamentaux et l’intérêt général en contraignant pacifiquement le pouvoir à les respecter puisqu’ils sont inscrits dans la Constitution. »

Et c’est dans une ambiance joyeuse et festive que s’est dispersée l’imposante foule en scandant une promesse : « Nous répondrons présents ! ».

Si la Paix civile nous est redevable, il nous appartient à tous d’imposer la Justice, car selon la formule heureuse du secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, : « la Paix et la Justice sont indivisibles ! ».

A la veille du nouvel an musulman, qu’il plaise à l’Eternel que cette inéluctable mobilisation soit celle d’une Nation conquérante de ses droits légitimes !!

Mohamed Ali Abdou
Secrétaire à la communication et porte-parole de l’A.R.D.

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Communiqué de l'UAD : Appel à participer au meeting de l'Aid el Fitr

Communiqué de l'UNION POUR L'ALTERNANCE DEMOCRATIQUE (U.A.D) - (ARD, UDJ, MRD) - Appel à participer à un meeting le premier jour de la fête de l'Aïd el Fitr.

Djibouti, le 09 octobre 2007

Les djiboutiens viennent de passer leur plus difficile mois de Ramadan depuis 30 ans. Aux récurrentes pénuries d'eau et d'électricité est venue s'ajouter une brutale cherté du coût de la vie. La flambée des prix de denrées alimentaires et la hausse vertigineuse des tarifs de l'énergie (eau, électricité) ont durablement affecté le moral et le porte-monnaie des ménages.

Nos compatriotes ont ainsi perdu en quelques années une grande partie de leur pouvoir d'achat á cause du blocage des salaires, de la reconduction sous une autre forme de la contribution patriotique et des hausses des prix anarchiques.

Dans le même temps, le chômage des jeunes et la pauvreté extrême ont dangereusement progressé, n'en déplaise au pouvoir prédateur dont la propagande tente toujours de faire croire á une amélioration de la santé économique du pays.

Un exemple illustre á lui seul la constante détérioration des conditions de vie de nos concitoyens : la baguette de pain vendue á 20 FD ne nourrit plus son homme. Son poids et sa taille ont été réduits de moitié du fait des coûts excessifs de la farine et de l'énergie.

Une triste première depuis l'indépendance.

Au plan politique la situation est tout simplement chaotique. Le processus de démocratisation longtemps en panne est désormais enterré, avec le retour au système de parti unique, de la pensée unique et du culte de la personnalité.

Plus de place donc pour le débat contradictoire : la liberté d'expression est bannie.

Les forces démocratiques sont régulièrement réprimées : les journalistes de l'opposition, les syndicalistes indépendants et lés défenseurs des droits de l'homme n'ont plus voix au chapitre.

Dans ces conditions oú va notre pays sous la férule d'un régime répressif, rétrogradé et réputé pour sa mauvaise gestion. Les djiboutiens méritent-ils d'être privés de -pain et de liberté en ce début du 21éme siècle ?

Pour répondre á toutes ces questions et formuler des propositions, l'Union pour l'Alternance Démocratique (UAD) invite toutes les djiboutiennes et tous les djiboutiens á venir nombreux au meeting qui se tiendra le premier jour de l'Aid-el-fitr á partir de 8 h á l'avenue Nasser en face du siége de l'U.D.J.

Non á !a gabegie, Non au régime de misère !

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LDDH : Tableau de bord du 1er octobre 2007 sur la situation actuelle des droits de l'homme à Djibouti

Le Président

TABLEAU DE BORD

DU 1er OCTOBRE 2007

*

Sur la situation actuelle des droits de l’Homme

dans un contexte politico social dégradant

en République de Djibouti.

« Ha ka sugin! Nin ku dilay  haarka kuma jiido » - n’attends pas que celui qui t’a tué tire ton corps vers l’ombre –

I) - Contexte politico social.

La réalité socio-économique en République de Djibouti est souvent largement maquillée par l’absence d’informations ; réalité pourtant bien triste quand elle ne tue pas.

Il nous est difficile avec le manque d’informations statistiques fiables de chiffrer le désastre de l’inflation dans notre pays sans des contrôles financiers applicables, quant à certains  budgets, il sont incontestablement empoché, car n’apparaissant nulle part.

Il est indéniable que les bases des données réelles sont en possession du FMI et autres Institutions Financières Internationales sans diffusions directes, certainement pour des raisons géostratégiques – terme ces derniers temps à la mode pour justifier des nouvelles orientations répressives et collectives cooptées par différents États, en faveur de la pseudo lutte contre le Terrorisme.

Et comme l’a « si bien » dit un Représentant de l’Union Européenne en République de Djibouti, à M. Jean-Paul NOEL ABDI Défenseur des Droits de l’Homme, « nos intérêts géostratégiques sont très importants et il est facile d’éliminer des opposants ».

Certes, ces intérêts géostratégiques, d’une manière générale, mis au service d’un régime foncièrement dictatorial, ne peuvent que conduire au « désespoir collectif » chère à la résistance anarchique.

Certes, « tout soutien aveugle et inconditionnel » ne peut que dévoiler le faux principe sacro-saint de « l’amitié entre les peuples » par un plus actuel principe mercantilisme des « amitiés avec des régimes aux tendances mafieuses ».

Dans cette approche du contexte politico social, ce Tableau de bord ne prend en compte que quelques aspects à la une dans le sentiment général des Djiboutiens et des Djiboutiennes, sentiments non médiatisés, car malheureusement étouffés dans le milieu des médias avec l’inexistence d’une presse écrite ou/et audiovisuelle indépendante.

Oui à Djibouti, la Presse Libre et celle de l’Opposition n’existe pas, car la justice de notre Pays est  sous tutelle, surtout dans le domaine spécifique de la Liberté d’expression.

En effet, au moindre coup de colère venu d’en haut, la machine judiciaire se met en branle et les flagrants délits sont souvent émis par « go out or go to jail».

Il va de soi, qu’une telle politique est destinée à maintenir par la force et la peur un climat favorable à des élections mascarades.

Même, durant la colonisation, la Justice de la période pré indépendance ne s’était jamais  acharnée à l’égard des Journalistes de la presse indépendantiste et les autres Presses Libres, comme par exemple le Journal « Iftin » dont le courageux et dynamique directeur de publication avait subitement disparu à l’aurore de notre indépendance 

Dire la vérité depuis l’Indépendance est restée à haut risque, car à chaque fois les journaux disparaissent ou/et sont interdits et les journalistes ainsi que leurs collaborateurs durement harcelés, emprisonnés, sinon exilés.

Mais, cela n’empêche pas les Autorités politiques d’organiser, sans vergogne, des Ateliers régionaux sur l’organisation des Journalistes, alors que la Presse libre et indépendante a disparu pour ne pas dire démantelée. 

Sont, aussi, en ligne de mire les défenseurs des droits économiques et sociaux et ce après trente ans d’Indépendance.

Les Syndicalistes se retrouvent dans la pratique face aux mêmes situations des répressions coloniales de 1956 lors de la guerre du Canal de Suez et dix ans après, à la veille du Référendum mascarade du 19 mars 1967.

Toutefois, il est important de souligner  qu’actuellement les centrales syndicales libres ne sont pas du tout considérées comme des partenaires sociaux, elles sont marginalisées et ne   peuvent pas dénoncer les violations par des actions de démonstrations sur le Terrain :

- le blocage des salaires depuis 1985,

- le taux de chômage de plus de 75% - version officielle de l’ancien ministre des Fiances - 

- par des manifestations ou des grèves le Nouveau Code du travail, qui d’ailleurs a permis de « fêter » dans la morosité et l’obscurité le trentième anniversaire de notre Indépendance.

En effet, dans cette Politique d’harcèlement, le gouvernement et l’Assemblée nationale monocorde ont mis en œuvre des stratégies répressives avec le nouveau Code du Travail bien plus régressif que celui de la période colonial de 1954.

Il est bon de rappeler que la LDDH dès sa création a suivi avec d’énormes préoccupations la situation intolérable à l’égard des dirigeants syndicaux constamment harcelés et parfois emprisonnés surtout lorsque des grèves sont déclenchées.

Pourtant l’article 37 de la constitution djiboutienne en son 2ème alinéa stipule « Les traités ou accords régulièrement ratifiés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l’autre partie et de sa conformité avec les dispositions pertinentes du droit des traités…, en ce qui concerne le droit de grève le 2ème alinéa de l’article 15 de la constitution stipule : Tous les citoyens ont le droit de se constituer librement des associations et syndicats sous réserve de se conformer aux formalités édictées par les lois et règlements ».

De même, la Déclaration universelle des droits de l’homme ainsi que tous les autres dispositions des Conventions Internationales ratifiées et les accords signés avec le BIT par la partie djiboutienne relatifs aux droits des travailleurs exigent le respect par le Gouvernement de toutes les dispositions signées et ratifiées pour les conventions, accords et autres pactes signés.

Il est de notoriété publique que les autorités djiboutiennes sont régulièrement enclin à signer divers Conventions ou accords internationaux.

Le dernier en date est celui des Accords de Paix signés le 12 mai 2001 par le Frud-armé et le Gouvernement.

Mais, il est très regrettable de constater l’entêtement de l’actuel gouvernement de notre pays à se positionner dans le refus d’appliquer l’intégralité de bon nombre de Conventions ratifiées, d’Accords signés notamment avec le BIT et celle de l’Accord de Paix du 12 mai 2001. 

C’est dans ce climat malsain que le peuple et les travailleurs djiboutiens ont fêté dans la morosité et l’obscurité le trentième anniversaire de notre indépendance.

Morosité doublée d’une situation chaotique sur le plan social avec un taux d’inflation insupportable et ouvrant la voie au banditisme, qui est le schéma classique de la voie de l’instabilité sécuritaire, d’une grave carence dans le fonctionnement de l’Administration, corruption et détournements des Biens publics et Sociaux battent leurs plein, - même parfois à coup de Décret, depuis une poignée d’année -.

A titre d’exemple actuel, contrairement aux fanfaronnades sur une lutte « exemplaire » contre la Pauvreté, durant le mois Béni du Ramadan, le prix au détail de la farine est passé de 80FD à 130FD ;

Quant au pain  son prix n’a pas augmenté mais par contre son poids a diminué de 40%, et il est surnommé « pain rachitique » probablement signe de l’extrême Pauvreté dans notre pays – mis à part ceux et celles qui fêtent tous les soirs à coup de gâteau -, du jamais vu depuis l’Indépendance.

Espérons que les « fonds aiguisables »  du PAM ne seront pas actionnés.

En outre, il est nécessaire de préciser que l’ensemble des travailleurs djiboutiens, ainsi que l’ensemble de nos compatriotes ont connu, encore cet été, la canicule provoquée par l’incompétence ou l’usure au pouvoir de l’inamovible Directeur Général de l’EDD.

A Djibouti, les « intouchables » car constamment impunis sont légion, il suffit d’être à la bonne porte.

Seule lueur d’espoir semble être la timide mesure du ministre des finances de publier les noms de personnalités importantes – peut-être en disgrâces – dans le Journal « La Nation » en guise d’avertissement pour les inciter à payer au moins leurs impôts.

Encore un peu de courage de la part du Ministre des Finances alors les impôts seront, inéluctablement, perçus par les Services des contributions. Et encore, il en a certainement oublié.

La Lutte contre la corruption et les détournements des deniers publics est l’affaire de tous.

En un mot, au stade actuel, la situation sociale en République de Djibouti est dramatique et très inquiétante pour le proche avenir.    

Constat amer pour la vieille garde indépendantiste,  qui hélas ne peut que murmurer dans les termes suivants : « les vaillants indépendantistes morts pour la Patrie doivent se retourner dans leur tombe ».

QUE DIEU TOUT-PUISSANT ET MISÉRICORDIEUX garde leur âme en Paix.

II - Contexte préélectoral.

La seule possibilité d’un changement pacifique, d’un réel changement sans heurts violents résident :

- dans des élections transparentes, libres pour tous, d’un Conseil constitutionnel indépendant tout au moins équilibré dans sa composition et non uniquement de l’apanage de la Mouvance Présidentielle ;

- avec une nette possibilité d’action pour chaque parti politique de l’opposition dans la tenue de leurs meetings sans aucun risque de répressions policières,

- avec le droit à la Libre expression et l’autorisation d’ouvrir un centre audiovisuel libre ;

- avec le droit et la liberté de publier leurs journaux sans que pour un oui ou un non la Parquet de la Justice se mette en branle ;

- avec la possibilité de manifester sans les risques de tirs à balle réelle par les Forces de répression ;

- Avec la participation et les consultations régulières des Partis Politiques de l’Opposition  lors de la refonte des Listes Electorales – le gouvernement a reconnu publiquement que même les morts  continuent de voter, mais propose une simple Révision au lieu d’une Refonte des listes 2lectorales - .

- Ces quelques points ne peuvent que compléter les 9 points proposés par les partis de l’opposition regroupés.

L'inexistence d'une Radio Libre par le blocage et/ou le refus du chef du gouvernement de publier le Décret d'application de la Loi de 1992 sur la « liberté » de communication, maintiennent encore le musellement de l'Information Contradictoire, créant ainsi un déséquilibre particulièrement néfaste lors des élections nationales apparemment « régulières » tant dans le rythme que dans les fraudes et les détournements des résultats électoraux.

Ce blocage sur l'ouverture de Radios Libres, les harcèlements et les arrestations abusives des journalistes ne peuvent que confirmer encore la volonté d'une Dictature foncièrement sournoise à se maintenir encore et toujours par la force et la peur et aussi par la continuité des élections mascarades.

Il est à déplorer, que jusqu’à présent aucune mesure concrète n’a été prise, afin d’assurer un minimum de confiance pour les prochaines élections législatives du 1er semestre 2008.

Pourtant le taux d’absentions de plus de 78% lors des dernières élections présidentielles devraient servir d’exemple. Il est encore temps pour le chef de l’État d’arrêter ses basses campagnes de dénigrement à l’encontre des Défenseurs des Droits de l’Homme et des membres de l’opposition légale de notre République et de respecter au mieux l’article 22 de la Constitution.

Des propositions concrètes, relatives à la Liberté d’Expression, de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains ont été soumises lors d’un Atelier sur la situation des Défenseurs des Droits de l’Homme dans les pays ACP, qui s’est tenu, en présence de plusieurs Parlementaires  Européens et des ACP, le 13 septembre 2007.

ANNEXE I

Ci-après une intervention orale de l’Observatoire lors de la 96ème session de la Conférence internationale du travail du 30 mai au 15 juin 2007. 

BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL

 – 96ème session de la Conférence internationale du travail 14 juin 2007 –

Intervention orale

L’Observatoire est intervenu lors de la 96ème session de la Conférence internationale du travail, qui s’est tenue à Genève (Suisse) du 30 mai au 15 juin 2007, afin d’exprimer sa vive préoccupation quant aux violations par certains Etats de leurs obligations internationales découlant de la Constitution de l’Organisation internationale du travail (OIT) et des Conventions 87 et 98, qui imposent la reconnaissance et la jouissance effective du droit à la liberté syndicale et à la négociation collective dans les législations internes des Etats parties.

En effet, dans un certain nombre d’États (Cambodge, Chine, Colombie, Corée du Sud, Costa Rica, Djibouti, Egypte, Guatemala, Guinée-Conakry, Irak, Iran, Maroc, Mexique, Philippines, Tunisie, Turquie, Zimbabwe), les défenseurs des droits économiques, sociaux et culturels sont régulièrement victimes d’assassinats ou de tentatives d’assassinat, de menaces, de mauvais traitements, d’arrestations ou de détentions arbitraires. Les dirigeants syndicaux sont les premières victimes de cette répression, leur engagement pour un meilleur équilibre social et une meilleure répartition des richesses étant souvent considéré comme un obstacle à la croissance économique par de nombreux acteurs (Etats, entreprises transnationales, etc.).

Le dernier rapport annuel de l’Observatoire recense ainsi la situation de 303 dirigeants syndicaux et syndicalistes victimes, en 2006, d’agressions, de menaces, de harcèlement et de détentions arbitraires, parce qu’ils dénoncent les mauvaises conditions de travail, mais également la corruption, la mauvaise gestion et l’exploitation abusive des ressources naturelles.

En outre, plusieurs États poursuivent la mise en œuvre de stratégies répressives visant à limiter les libertés d’association, de rassemblement et d’expression, en premier lieu desquelles celles des militants syndicaux.

ANNEXE II

DJIBOUTI - Condamnation

11 avril 2007 - Communiqué de presse

11 avril 2007 - Mission d’observation et de défense judiciaire

Le 11 avril 2007, M. Jean-Paul Noël Abdi, président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), a été condamné par la Cour d’appel de Djibouti à un an de prison dont 11 mois avec sursis et 300 000 francs djiboutiens d’amende en présence de ses avocats, Me Michel Tubiana, mandaté au nom de l’Observatoire, Me Luc Aden et Me Zakaria. Ces derniers ont formé un pourvoi en cassation, déposé au greffe le 24 juin 2007. Ce pourvoi visera à démontrer, entre autres, que le Code de procédure pénale ne permet pas d’aggraver le sort d’un prévenu sur son seul appel, et que les poursuites à l’encontre de M. Noël Abdi sont dénuées de fondement juridique. M. Noël Abdi avait été condamné le 18 mars 2007 par le Tribunal correctionnel de Djibouti pour “divulgation de fausses nouvelles” et “diffamation” à six mois d’emprisonnement pour avoir violé les dispositions des articles 425 du Code pénal et 79 de la Loi sur la communication.

Ces charges faisaient suite à la publication par le président de la LDDH d’une note d’information datée du 3 mars 2007 intitulée “Le Day, zone de non droit”, faisant état de la découverte d’un charnier dans le village du Day (district de Tadjourah) contenant les corps de sept civils qui auraient été tués par les forces gouvernementales le 1er janvier 1994. Il dénonçait également le viol d’une jeune fille, en février 2007, dans ce même village, par un sergent de la garde présidentielle. Dans leurs conclusions, les avocats de M. Noël Abdi ont relevé que leur client avait fait l’objet d’une procédure de flagrant délit non prévue par la loi, et que les faits relevés dans la note d’information n’étaient pas contestables, et de notoriété publique.

M. NOËL ABDI Jean-Paul

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Disparition du chanteur compositeur Abdallah Abdoulkader Abass, dit Abdallah Leh

Ce mardi 18 septembre 2007 à 11 heures en France a rendu l'âme Abdallah Leh au CHU de Poitiers.

Que Dieu l'accueille en son paradis éternel. Amin

Abdallah Leh dimanche 5 août 2007 à Paris

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