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Dernières nouvelles - Édition en Ligne d'Octobre
2007
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Directeur
de publication : Mohamed Ali Abdou. Codirecteur :
Mahdi Ibrahim A. God. Email :
realite_djibouti@yahoo.fr
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29/10/2007 Communiqué de l'UDDESC
du 25/10/2007 sur le bannissement de la famille
Alhoumekani
29/10/2007 Communiqué de
presse du l'Union pour l'Alternance Démocratique (UAD) du
28 octobre 2007
29/10/2007 Note d'information
de la LDDH : Incarcération expéditive du Père Sandro
(mise à jour)
27/10/2007 Communiqué de
Mohamed Saleh Alhoumekani, remerciant pour les soutiens
reçus
27/10/2007 Communiqué de
presse : l'ARD condamne le bannissement des Djiboutiens
26/10/2007 Communiqué de
presse du PDD : le bannissement de citoyens innocents,
acte inqualifiable
26/10/2007 Communiqué commun
ARDHD et Survie du 24 octobre 2007
25/10/2007 L’Affaire Borrel
creuse le fossé entre la France et Djibouti (Afrik.com)
24/10/2007 Communiqué du MRD
: expulsion des Alhoumekani, honte à Ismaël Omar
22/10/2007 Note d'information
de la LDDH : arrestation de la famille Houmekani
20/10/2007 Communiqué du MRD
: la manifestation antifrançaise organisée par le régime
djiboutien hier ne sert pas les intérêts du peuple
djiboutien
15/10/2007 L'UAD appelle à la
mobilisation générale
09/10/2007 Communiqué de
l'UAD : Appel à participer au meeting de l'Aid el Fitr
03/10/2007 LDDH : Tableau de
bord du 1er octobre 2007 sur la situation actuelle des
droits de l'homme à Djibouti
18/09/2007 Disparition du
chanteur compositeur Abdallah Abdoulkader Abass, dit
Abdallah Leh
Communiqué de l'UDDESC du 25/10/2007 sur le bannissement de la
famille Alhoumekani
Union Djiboutienne pour les Droits
Économiques, Sociaux et Culturels
& Civils et Politiques
UDDESC
Quartier 4 – B.P: 2767 - E-mail : uddesc@yahoo.fr
-
Web site:
www.uddesc.org -
Tel :253 – Fax : 253
République de Djibouti
Réf : 11/AN2007 Djibouti, le 25/10/2007
COMMUNIQUÉ
La journée du octobre 2007 sur ordre de la haute
magistrature de la république de Djibouti, une famille
djiboutienne composée de sept (7) personnes, la famille SALEH
ALHOUMEKANI , se fut arrêtée, détenue au centre de transit de
Nagad, privée de leurs droits civiles (expropriation de la
nationalité djiboutienne), déportée et bannit de leurs propre
patrie sans aucune raison valable.
Cette décision inique et barbare qui a frappé la famille
précitée, une famille qui sont citoyens djiboutiens depuis des
générations, ne passera pas inaperçue et ne tombera pas dans
l’oublie. Elle aura des conséquences sur les ordonnateurs et
sur les exécutants.
C’est une violation grave des droits de l’homme qui
démontre l’évolution dangereuse et négative de la gestion
politique du pays et qui contrevient à tous les instruments
juridiques nationaux et internationaux garantissant le respect
des droits de l’homme sous mentionnés:
- Les
articles 1-3-10 et 74 de la constitution nationale de Djibouti
du 04 septembre 1992 ;
- Les articles
3-7-8-9-10-11-12-13 et 15 de la déclaration universelle des
droits de l’homme adoptée par l’assemblée générale de l’ONU
dans sa résolution 217 A (III) du 10 décembre 1948;
- Les articles
3-4-6-9 et 12/2 de la charte africaine des droits de l’homme
et des peuples adoptée le 26 juin 1981 par la conférence des
états et de gouvernement africaines ;
- Les articles
9-12/4-17 et 26 du pacte international relatif aux droits
civils et politiques adopté à l’assemblée générale de l’ONU
dans sa résolution 2200A (XXI) du 16 décembre 1966 ;
- Les articles
5-8-9-17-21-22-24- et 25 de la charte arabe des droits de
l’homme adoptée le 14 septembre 1994 par la ligue des états
arabe.
Cependant, l’UDDESC la dénonce sans réserve et entreprendra
tous les mesures nécessaires pour porter l’affaire devant les
instances internationales des droits de l’homme et ainsi
contraindre le gouvernement djiboutien à revenir sur sa
décision comparable à un génocide.
Secrétaire général de l’UDDESC
M. HASSAN CHER HARED
Communiqué de presse du l'Union pour l'Alternance
Démocratique (UAD) du 28 octobre 2007

Note d'information de la LDDH : Incarcération expéditive
du Père Sandro
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Le Président |
NOTE
D’INFORMATION
DU 29
OCTOBRE 2007
*
Incarcération expéditive du Père SANDRO
Cette Note
d’Information vient d’être complétée
et mise à jour.
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Hier,
dimanche 28 octobre 2007, le Père SANDRO, missionnaire de
l’Eglise catholique Saint Louis d’Ali Sabieh a été mis en
détention « expéditive » par la Chambre d’Accusation,
suite à l’Appel du Parquet.
Cette
détention « expéditive » ne peut que se cadrer dans le
contexte, actuel, d’un procès encore en Instruction, mais déjà
propagé, afin de justifier cette incarcération, par le journal
de propagande « La Nation » d’une équipe au pouvoir et ce aux
frais des contribuables.
Cette décision
de la Chambre d’Accusation, qui a ordonné la détention
provisoire du Père SANDRO, est en contradiction flagrante
avec la décision du juge d’instruction qui avait estimé, à
juste titre, que l’incarcération de l’inculpé n’est pas
nécessaire à la manifestation de la vérité.
Par
conséquent, le Juge d’Instruction avait ordonné la liberté
provisoire sous contrôle judiciaire de l’inculpé. Ce dernier a
parfaitement respecté ce contrôle judiciaire. Malheureusement
la Chambre d’Accusation a décidé autrement. Actuellement, le
prêtre se trouve dans une cellule d’isolement total.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reste très préoccupée
par ces décisions, hélas, hautement politique.
M. NOËL ABDI
Jean-Paul
Communiqué de Mohamed Saleh Alhoumekani, remerciant pour
les soutiens reçus
Mohamed Saleh Alhoumekani
81 rue de la limite
1210 Bruxelles
Royaume de Belgique
Tel mobile : +32 (0)47 58 32 443
@-mail :
alhoumekani@gouv-exil.org
Bruxelles, le 27 octobre
2007
Sept membres de ma famille, dont ma mère,
âgée de 78 ans, ont subi de terribles épreuves, en raison de
leur bannissement par le régime dictatorial de Djibouti. Les
familles de mes frères et sœurs sont séparées.
Je tiens à remercier l'ensemble des partis d'opposition, les
associations et toutes les personnes qui sont intervenues soit
pour m'apporter leur soutien soit pour médiatiser les
informations à cette occasion.
A l'heure actuelle, j'ai reçu des nouvelles rassurantes. En
dépit de la surprise, puisqu'elles n'avaient pas été prévenues
de l'arrivée de sept personnes sans aucun document d'identité
ni passeport, les autorités yéménites ont pris la mesure du
problème et mes parents ont été accueillis avec la plus grande
humanité.
Cette décision scandaleuse, illégale et inqualifiable a été
prise par des personnes au plus haut niveau de l'État
djiboutien. Il est probable que la responsabilité de sa mise
en œuvre soit à mettre sur le compte de MM Hassan Saïd et
Djama Souleiman.
Contrairement à ce qu'ils espéraient et en accord ma famille,
il n'a jamais été question que je revienne sur mon témoignage,
ni que je retire les plaintes pour subornation de témoins
contre ces deux personnes.
Personnellement, je vois malgré tout un point positif dans
cette affaire. Mesurant les excès commis par de hauts
responsables, l'opposition s’est rassemblée pour dénoncer ce
régime dictatorial qui asservit le pays.
Depuis plusieurs années, je milite de toutes mes forces pour
l'union de l'opposition autour des valeurs démocratiques. Je
suis convaincu que ces épreuves qui nous ont rapprochés
aujourd'hui, permettront d'aller plus loin dans les prochaines
semaines, afin de mettre un terme à la dictature.
Avec les plus sincères remerciements de
ma famille et de moi-même.
Mohamed Saleh Alhoumekani
Communiqué de presse : l'ARD condamne le bannissement des
Djiboutiens
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Alliance Républicaine
pour le Développement
A.R.D |
Djibouti, le 27 Octobre 2007 |
COMMUNIQUÉ
L’A.R.D. CONDAMNE LE BANNISSEMENT DES DJIBOUTIENS
Au lendemain
de pseudos manifestations populaires de soutien à sa personne,
Ismaël Omar Guelleh a procédé à l’expulsion indigne de sept
(7) membres d’une vieille famille djiboutienne vers le Yémen.
Il s’agit là,
d’une intolérable dérive haineuse portant gravement atteinte à
la cohésion nationale.
Il s’agit en
outre, d’un dangereux précédent ouvrant la voie à toutes
sortes d’abus dont des répressions ciblées visant les membres
insoumis de certaines communautés nationales.
Face à cette
brutale remise en cause de l’identité nationale pourtant
forgée par des immigrations successives, l’Alliance
Républicaine pour le Développement (ARD), profondément
attachée aux valeurs de Vérité et de Justice :
- condamne les
bannissements à caractère politique ou ethnique ;
- exige le
rapatriement sans conditions et aux frais de l’État des
membres de la famille Alhoumekani injustement expulsés vers
le Yémen;
- Exhorte tous
les Djiboutiens à exprimer leur solidarité agissante à l’égard
d’une paisible famille djiboutienne persécutée ;
- Demande à la
Communauté Internationale de dénoncer fermement le
bannissement d’un autre âge dont sont victimes d’innocents
citoyens djiboutiens.
Le Président de
l’ARD
Ahmed Youssouf Houmed
Communiqué de presse du PDD : le bannissement de citoyens
innocents, acte inqualifiable
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PARTI DJIBOUTIEN
POUR LE DEVELOPPEMENT
Siège Central : Gabode IV Boite Postale : 892 Tél : 82 28
60
République de Djibouti |

Londres, le 26 octobre 2007
COMMUNIQUE DE PRESSE
Une fois de plus, le régime de
Monsieur ISMAEL OMAR GUELLEH (IOG) a commis un acte
inqualifiable et inexplicable en procédant au bannissement des
citoyens innocents, installés à Djibouti depuis plusieurs
générations, sous le seul motif qu’ils sont membres de la
famille du témoin à charge Monsieur MOHAMED SALEH HOUSSEIN
ALHOUMEKENI contre la personne de Monsieur IOG dans l’affaire
BORREL, magistrat français coopérant dont la mort remonte au
19 Octobre 1995 à Djibouti, bien avant que Monsieur Ismaël ne
soit Chef de l’Etat.
Aussi, ce régime s’en prend
à la France en tentant de pousser la population à la haine
anti-française, alors que sa présence à Djibouti a montré son
importance lors de la guerre entre l’Ethiopie et l’Erythrée en
mai 1998. Sans cette présence, notre pays y compris sa
Capitale, aurait pu être le champ de bataille entre nos deux
voisins, ce dont la population est consciente.
Devant ces actes
irresponsables d’un régime aux abois, le Parti Djiboutien Pour
le Développement ( P.D.D.) ne peut rester sans réagir et
condamne :
Le sentiment de haine anti-française que le
pouvoir tente de créer dans notre pays et qui ne profite à
personne.
Le bannissement des citoyens honnêtes et
innocents dont la Constitution confère leur protection au Chef
de l’Etat. Nous demandons leur retour le plus tôt possible et
sans conditions à leurs foyers à Djibouti.
Le Président du P.D.D.
MOHAMED DAOUD CHEHEM
Communiqué commun ARDHD et Survie du 24 octobre 2007
Djibouti.
Affaire Borrel.
La famille d’un
témoin crucial arrêtée,
puis bannie et
expulsée au Yémen manu militari
Communiqué : le 24 octobre 2007
Bannissements et expulsions
musclées : encore des persécutions de la part de la dictature
djiboutienne pour tenter de faire taire un témoin crucial de
l’affaire Borrel.
Le 23 octobre 2007
au matin, la famille de Mohamed
Saleh Aloumekhani, témoin crucial dans l’affaire Borrel, vient
d’être expulsée de Djibouti, sans bagages et sans papiers.
Après arrestation et confiscation de leurs passeports, les
membres de la famille, citoyens djiboutiens, ont été bannis de
leur pays, mis de force dans un avion et débarqués à Sanaa, au
Yémen, sans même que les autorités yéménites en soient
informées.
Mohamed Aloumekhani, témoin
essentiel dans l’affaire Borrel, compte tenu de son témoignage
sur l’implication des plus hautes sphères de l’Etat djiboutien
(dont le chef de l’Etat Ismaël Omar Guelleh) dans l’assassinat
à Djibouti, en octobre 1995, du juge français Bernard Borrel,
est lui-même réfugié en Belgique. Il a personnellement été
l’objet de façon récurrente de pressions, de tentatives de
subornation, et de menaces de mort, pour le faire revenir sur
son témoignage.
Depuis plusieurs mois, au fur et à
mesure que les investigations et les présomptions de la
justice française se concentrent sur une probable implication
directe de hauts responsables djiboutiens dans l’assassinat du
juge français, la famille d’Aloumekhani, restée à Djibouti, a
été de façon croissante l’objet de pressions et de menaces à
son domicile.
Les harcèlements tournent
aujourd’hui à la persécution : le lundi 22 octobre, les forces
de police ont investi en force trois quartiers de Djibouti,
Gabode, le quartier 2, et le Héron, pour effectuer des rafles,
et arrêter trente membres de la famille de Mohamed Aloumekhani,
dont 8 mineurs, âgés de 3 à 17 ans. Tous ont été conduits et
incarcérés à l’école de Police de Nagade. En fin de journée,
les femmes (sauf l’une d’entre elles) et les enfants ont été
libérés. Lundi soir, sept personnes, la famille la plus
proche, restaient incarcérées : la mère de M. Aloumekhani,
âgée de 78 ans, ses frères (dont un gravement malade) et une
belle-sœur. Les autorités affirmaient alors que la famille
serait expulsée le 23 octobre. Ce qui a été fait avec
brutalité ce mardi 23 octobre au matin : toute la famille a
été mise de force dans un avion à destination du Yémen et
obligée d’y débarquer sans bagages et sans papiers, leurs
passeports ayant été saisis. Un véritable bannissement de
citoyens du pays.
Les associations SURVIE et ARDHD
demandent la libération immédiate, et le retour immédiat dans
leur pays et dans leurs maisons, des membres de la famille de
M. Mohamed Saleh Aloumekhani, avec restitution de leurs
passeports et demandent l’arrêt immédiat de toutes les
persécutions qui les visent.
A l’heure où la tension monte entre
Paris et Djibouti en raison d’une probable implication du
Président djiboutien dans l’assassinat du juge français,
l’arrestation, puis l’expulsion musclée de membres de la
famille de M. Aloumekhani constituent une agression
caractérisée ainsi qu’une nouvelle violation des droits de
l’Homme commise par le régime dictatorial d’Ismaël Omar
Guelleh.
Rappel : une campagne
anti-française orchestrée par les autorités djiboutiennes.
Depuis plusieurs semaines, le
régime djiboutien a initié dans les deniers média djiboutiens
« autorisés » (totalement sous contrôle), une campagne de
communication hostile à la justice française qui enquête sur
l’assassinat du juge Borrel.
Après la mise en cause du juge
assassiné, taxé de pédophilie, de sa veuve, taxée de folie, et
de la justice française, taxée de racisme, plusieurs
fonctionnaires français, des membres du clergé catholique et
des coopérants français ont également été accusés localement
de « pédophilie » et de « trafics illicites ».
La campagne anti-française a
culminé le 20 octobre par des manifestations encadrées à
Djibouti-Ville et dans des chefs lieu de district à
l’intérieur du pays, au cours desquelles ont été lancés, de
façon clairement orchestrée par le pouvoir en place, des
slogans hostiles au Président de la République Française , et
aux ressortissants français.
Appel à la France , à l’Union
européenne, aux États-unis, et à la communauté internationale.
Nous demandons aux autorités
françaises, à celles de l’Union Européenne, aux États-unis,
très présents à Djibouti, et à l’ensemble de la communauté
internationale, de s’élever solennellement contre les
persécutions de la dictature djiboutienne, et de réclamer la
libération et le rapatriement immédiat et sans conditions de
tous les membres de la famille de M. Aloumekhani.
Nous demandons aussi à la
communauté internationale de cesser de financer et d’apporter
son soutien à une dictature djiboutienne qui viole en
permanence les Droits de l’Homme, ruine le pays, empêche toute
expression, et asservit la population.
A un moment où de nouvelles
informations révèleraient une collusion passée entre la
dictature djiboutienne et certains anciens diplomates
français, au plus haut niveau, pour étouffer l’affaire Borrel,
Survie et ARDHD demandent à ces instances de s’élever
clairement pour dénoncer ce nouveau crime commis par le régime
dictatorial djiboutien, qui tente d’entraver la marche de la
vérité sur l’affaire Borrel, et tente ainsi de soustraire
l’actuel président djiboutien et son entourage à leur mise en
cause dans la commandite de l’assassinat du juge Borrel.
Contacts presse :
SURVIE
Olivier Thimonier
olivier.thimonier@survie-france.org
Tél : 01 44 61 03 25 |
ARDHD
Jean-Loup Schaal
jlschaal@ardhd.org
Tél : 01 46 34 70 70 |
L’Affaire Borrel creuse le fossé entre la France et
Djibouti
Les événements de ces
derniers jours relancent la polémique sur la mort du juge
français
Source : Afrik.com, Mercredi 24 octobre
2007
La famille de Mohammed
Saleh Alhoumekani, un témoin clé dans l’affaire de
l’assassinat du juge Borrel, a été expulsée lundi après midi
de Djibouti vers le Yémen. Cette expulsion fait suite à la
montée des tensions entre Djibouti et la France qui a eu lieu
ces quatre derniers jours
« Votre famille est là, vous dites un
seul mot et tout rentre dans l’ordre », tels sont les propos
qu’auraient tenus deux généraux djiboutiens à Mohammed Saleh
Alhoumekani. Sept membres de sa famille ont été expulsés lundi
après midi de Djibouti vers le Yémen. Sa mère, ses cinq frères
et sœurs et la femme de son frère aîné ont fait l’objet d’une
procédure de bannissement de la part des autorités
djiboutiennes. D’après une source judiciaire, avant leur
départ, la famille aurait été placée pendant 24 heures en
garde à vue dans le centre de transit de Nagad situé à
quelques kilomètres de la capitale djiboutienne.
M. Alhoumekani, ancien officier de la
garde présidentielle djiboutienne réfugié à Bruxelles avait
mis en cause le Président djiboutien Ismaël Omar Guelleh dans
l’enquête sur la mort du juge Bernard Borrel en 1995. A la
suite de son témoignage, l’homme aurait subi des pressions
pourqu’il lève ses accusations. Il a assuré mardi avoir reçu
des appels émanant de généraux de l’armée djiboutienne lui
demandant de revenir sur ces déclarations.
Fin août, le chef des services secrets,
Hassan Said, et le procureur général de Djibouti Djama
Souleiman avaient été traduits en justice en France dans le
cadre de l’assassinat du juge Borrel. Ils étaient suspectés
d’avoir menacé deux témoins dont M. Alboumekani.
Une enquête sous haute tension
Les relations entre la France et la
République de Djibouti se sont nettement tendues ces derniers
mois en raison de l’affaire Borrel. Ce week-end,
des manifestations hostiles à la France et à sa justice
ont secoué la République de Djibouti. 35 000 personnes sont
descendues dans la rue et ont scandé des slogans comme
« Justice raciste ! ». Plusieurs ministres, des
parlementaires, des chefs religieux et représentants de la
société civile ont eux aussi participé au rassemblement.
La remise en cause par la justice
française du suicide du juge Borrel, la comparution en France
du procureur général et du chef des services secrets attisent
les tensions. D’autre part, les autorités djiboutiennes ont
récemment évoqué un lien entre la mort du juge et une affaire
de pédophilie dont il aurait été chargé. En avril, une plainte
pour agressions sexuelles présumées sur mineurs avait été
déposée par deux djiboutiens. Celle-ci impliquerait plusieurs
ressortissants français ayant résidé à Djibouti dans les
années 90.
Le 19 octobre1995, à Djibouti, on retrouvait le corps à demi
calciné du juge Bernard Borrel. Douze ans après sa mort,
l’affaire n’a pas encore révélé tous ses mystères.
Stéphanie Plasse
Communiqué du MRD : expulsion des Alhoumekani, honte à
Ismaël Omar
Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement
(Ancien PRD)
Cité Poudrière Avenue Nasser
Tel : 34 23 99
BP : 3570
Djibouti
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
EXPULSION DES ALHOUMEKANI : HONTE A ISMAEL OMAR !
Comme
prévisible, le dictateur Ismaël Omar Guelleh a expulsé les
membres de la famille Alhoumekani. Ils sont au nombre de
sept : Ali, Nadem (par ailleurs membre du MRD), Adnan,
Houssein et Fozia Saleh Houssein Alhoumekani, ainsi que leur
mère de 78 ans, Seoud Abdallah Kassim, et l’épouse d’Ali
Saleh, le grand frère, Feryal Abdoulmagid, soit quatre frères,
une sœur, leur mère et une belle-sœur.
Ils ont été
jetés hier mardi 24 octobre 2007 dans un avion à destination
du Yémen, pays auquel le pouvoir les rattache bien à tort du
fait de leurs lointaines origines yéménites. Ils se sont
retrouvés à Sana’a sans papiers ni bagages.
Cette
expulsion confirme le bannissement annoncé de la famille.
C’est un acte à la fois criminel et raciste. C’est une
décision choquante de bêtise.
Aujourd’hui,
les Alhoumekani, demain d’autres. A qui le tour ? La balle est
dans le camp des Djiboutiennes et Djiboutiens : ils doivent se
mobiliser contre cette dictature hideuse.
Nous ne
pouvons que condamner avec la plus grande fermeté ce
bannissement arbitraire de bout en bout. Cette famille
djiboutienne, comme toutes les autres, est et restera
djiboutienne. Les Alhoumekani doivent être rétablis dans tous
leurs droits. La force ne fait pas le droit !
Honte à Ismaël
Omar Guelleh ! Honte à ce régime d’un autre âge ! Honte au
silence complice !
Aux amis de
Djibouti et à la communauté démocratique internationale, nous
lançons un appel pressant pour ne pas abandonner le peuple
djiboutien aux griffes de Guelleh.
Nadem Saleh
Houssein, camarade, tu nous manques beaucoup.
Fait à
Bruxelles, le 24 octobre 2007
Par le président du MRD,
Daher Ahmed Farah
Note d'information de la LDDH : arrestation de la famille
Houmekani
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Le Président |
NOTE
D’INFORMATION
DU 21
OCTOBRE 2007
*
Insultes, Intimidations, Provocations, ça suffit !
L’arbitraire commence à battre ses ailes. |
Insultes,
Intimidations, Provocations, ça suffit !
L’arbitraire
commence à battre ses ailes.
Après une
vaste campagne pire de celle de Dreyfus, c’est au tour des
vieux Djiboutiens que les nouveaux parvenus s’attaquent. Il
est temps que ces complots ourdis contre le peuple djiboutien
cessent.
L’arrestation
Arbitraire de toute une famille, pour uniquement faire
pression sur un témoin résidant à Bruxelles, dénonce, hélas la
fin d’un règne avec ses derniers soubresauts.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande au Chef de
l’État de faire signe de plus de responsabilités, en donnant
des instructions fermes pour que cessent les provocations
policières à l’égard d’une vieille famille djiboutienne dont
les noms suivent.
SAOUD ABDALLAH
KASSIM, une vieille maman de 80 ans
ALI SALEH
HOUSSEIN ALHOUMEKANI
FERYAL
ABDOULMAGID EPOUSE DE ALI SALEH
NADEM SALEH
HOUSSEIN ALHOUMEKANI
ADNAN SALEH
HOUSSEIN ALHOUMEKANI
HOUSSEIN SALEH
HOUSSEIN ALHOUMEKANI
Leur vieil
oncle d'environ 80 ans totalement paralysé se trouve seul dans
la maison et ce sont les voisins qui s'occupent de lui.
FOZIA SALEH
HOUSSEIN ALHOUMEKANI, son époux et ses enfants n’ont pas été
arrêtés
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un appel
pressant pour que soit relâché dans les plus brefs délais
toute cette famille persécutée, d’une manière discriminatoire,
pour une cause qui n’est pas la sienne.
M. NOËL ABDI
Jean-Paul
Communiqué du MRD : la manifestation anti française
organisée par le régime djiboutien hier ne sert pas les
intérêts du peuple djiboutien
Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement
(Ancien PRD)
Cité Poudrière Avenue Nasser
Tel : 34 23 99
BP : 3570
Djibouti
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Encore
une fois, le régime de monsieur Ismaël Omar Guelleh fait
l’amalgame entre une affaire judiciaire, celle du juge
français Bernard Borrel, assassiné à Djibouti le 19 octobre
1995, et les intérêts de la nation djiboutienne. Encore une
fois, il s’en prend à tout un pays, la France, et tente de
faire du dossier Borrel une question nationale qui opposerait
ce pays et Djibouti. Encore une fois, Ismaël Omar Guelleh
étale sa tendance malsaine à confondre l’État djiboutien,
qu’il contrôle illégitimement, et sa personne.
En
témoigne la manifestation organisée samedi 20 octobre 2007,
jour ouvrable à Djibouti. Une manifestation dont les quelques
milliers de participants, notamment des travailleurs et
commerçants, sont pour la plupart des gens tétanisés par la
peur d’un régime brutal. Ce n’est pas un hasard si,
contrairement à ce qui a été annoncé par les agents de
sécurité dans les quartiers populaires, cette manifestation
n’est pas organisée la veille, vendredi, jour férié : Ismaël
Omar Guelleh sait qu’il n’a pas le soutien de ses concitoyens.
Nous
nous élevons contre cet amalgame puéril et rappelons Ismaël
Omar Guelleh à la réalité : l’affaire Borrel est une affaire
judicaire qui ne concerne que les mis en cause. Elle ne
concerne en rien les intérêts de la nation djiboutienne et ses
relations avec la France. Le peuple djiboutien n’a de problème
ni avec la France ni avec la famille du défunt au sujet de
l’affaire Borrel. Il souhaite dans son immense majorité que
toute la lumière soit faite sur la mort tragique sur son sol
d’un homme venu le servir.
Nous
invitons le président Guelleh et ses quelques dignitaires à
mettre fin à leurs tentatives puériles de prendre notre pays
en otage pour une affaire qui ne concerne qu’eux. Ces
agissements à courte vue ne laissent personne dupe. Une
affaire judiciaire se traite sur le terrain judiciaire, par
les voies de droit, non par l’invective et la fuite en avant.
N’en
déplaise à monsieur Guelleh, les attentes du peuple djiboutien
sont connues et reconnues : la fin de l’État policier et de la
dictature qui empêchent l’avènement de la démocratie et de la
bonne gouvernance.
Fait à Bruxelles, le 20 octobre 2007
Par le président du MRD,
Daher Ahmed Farah
L'UAD
appelle à la mobilisation générale
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Alliance Républicaine
pour le Développement
A.R.D |
Djibouti, le 15 Octobre 2007 |
L’U.A.D. appelle à la
Mobilisation Générale
Le vendredi 12 octobre a été un grand jour pour le peuple
djiboutien dans son ensemble. A l’appel de l’U.A.D, les
Djiboutiens ont massivement répondu présents bravant un
impressionnant dispositif policier déployé dès la veille pour
tenter d’intimider la population d’une capitale privée d’eau
et d’électricité durant tout le mois de ramadan. Une rumeur
sourde sans doute propagée par les professionnels de la
désinformation du pouvoir ayant circulé sur la probabilité de
troubles à l’ordre public que les forces de l’ «ordre »
étaient chargées de mater….
C’est
tout le contraire de l’effet (d’intimidation) souhaité qui
s’est produit, puisqu’aux fidèles militants de l’U.A.D., est
venue s’ajouter une foule compacte de citoyens exprimant leur
ras-le-bol du mensonge permanent du R.P.P., convaincus qu’il
n’y a plus rien à en attendre, déterminés à lutter et à
l’écoute de propositions de lutte concrètes de l’opposition.
Ils n’ont pas été déçus !
En effet,
les voeux d’usage sitôt expédiés, les ténors de l’U.A.D. se
sont tour à tour succédé au micro pour répondre aux multiples
interrogations et attentes d’un auditoire particulièrement
réceptif. Tous les intervenants ont axé leurs discours
respectifs sur la phase que traverse la lutte politique de l’U.A.D.
et la méthode adéquate pour parvenir à la conquête des droits
du peuple bafoués par un régime sans foi ni loi.
I/
L’Analyse de la situation.
Sans
s’attarder sur la description des innombrables difficultés que
vit le peuple au quotidien, les orateurs ont constaté et
convenu que :
-
Sur le plan politique, c’est l’impasse totale
due à la violation par le gouvernement de l’Accord de paix
signé avec le Frud-armé, sa dénonciation par l’autre partie et
l’impossibilité constatée par tous les partis politiques d’une
alternance démocratique par la voie des urnes. L’absence de
tout moyen d’expression des partis de l’opposition depuis la
confiscation par le régime du matériel d’impression de
l’organe de presse du M.R.D. « le Renouveau » et le constat
d’un retour de facto à une situation de parti unique.
-
Sur le plan économique : l’insupportable
contraste entre un budget de l’Etat s’élevant à près de 55
milliards de francs, le boom des activités portuaires et
aéroportuaires, l’augmentation des rentes de la présence
militaire U.S. et européenne et la criante misère dans
laquelle se débat l’écrasante majorité du peuple illustrée par
la couleur rouge de tous les indicateurs du développement
humain. Mais c’est surtout,
-
Sur le plan social que les intervenants ont
exprimé leurs plus graves inquiétudes. Cette inégale
répartition des fruits de la croissance est illustrée par la
fulgurante progression de la pauvreté extrême dans la capitale
et l’état d’abandon dans lequel se trouvent les trois-quarts
du territoire. La répression de toutes les centrales
syndicales, le harcèlement de la seule ligue des droits
humains (L.D.D.H.), l’inaccessibilité du plus grand nombre aux
services de santé gratuits et couverts, une éducation à deux
vitesses…
Parce qu’il
est bien évident que rien n’avance par le simple constat
fût-il réaliste, les dirigeants de l’U.A.D., pour sortir de
cette impasse, ont donc appelé la population à une
mobilisation générale dont ils ont défini les contours et
objectifs.
II/
Objectifs de la Mobilisation Générale
L’objectif de
cette mobilisation n’est pas la conquête du pouvoir, sa
conquête en république obéissant à un droit qui n’est pas
celui de manifester…
.Tout le
propos de cette mobilisation est de revendiquer et reconquérir
d’une manière pacifique les droits naturels consignés dans les
instruments juridiques dont Djibouti est signataire.
Reconquérir aussi les droits civils et politiques de toute
lutte pacifique et surtout les droits économiques, sociaux et
culturels qui constituent le terrain d’action des syndicats
libres (aujourd’hui interdits d’expression) Mais aussi et
surtout de lutter contre l’injustifiable cherté de la vie et
la dangereuse chute du pouvoir d’achat des ménages…
. Où, Quand
et Comment ?
Telles
étaient les interrogations de notre peuple auxquelles les
présidents des différents partis ont apporté des réponses sans
équivoque.
S’exprimant
au nom du M.R.D. et de son président DAF contraint à l’exil,
M. Souleiman Farah Lodon a déclaré en substance « en
tant que nationaux et dirigeants responsables, nous affirmons
avec force que c’est pacifiquement que nous pourrons parvenir
à nos fins ».
Tandis que le
président de l’A.R.D. M. Ahmed Youssouf a expliqué que «
c’est à Djibouti-ville et nulle part ailleurs que cette
mobilisation doit avoir lieu et la visibilité pacifique de
tous les citoyens est une condition sine qua non pour mériter
la miséricorde divine ici-bas ».
Le président
de l’UA.D., M. Ismaël Guedi, a quant à lui insisté sur le
caractère unitaire que doit indispensablement revêtir cette
mobilisation : « c’est ici, avant la fête du sacrifice et
unis, que nous devons défendre nos droits fondamentaux et
l’intérêt général en contraignant pacifiquement le pouvoir à
les respecter puisqu’ils sont inscrits dans la Constitution. »
Et c’est dans
une ambiance joyeuse et festive que s’est dispersée
l’imposante foule en scandant une promesse : « Nous
répondrons présents ! ».
Si la Paix
civile nous est redevable, il nous appartient à tous d’imposer
la Justice, car selon la formule heureuse du secrétaire
général des Nations Unies, Ban Ki Moon, : « la Paix et
la Justice sont indivisibles ! ».
A la veille du
nouvel an musulman, qu’il plaise à l’Eternel que cette
inéluctable mobilisation soit celle d’une Nation conquérante
de ses droits légitimes !!
Mohamed Ali
Abdou
Secrétaire à la communication et porte-parole de l’A.R.D.
Communiqué de l'UAD : Appel à participer au meeting de
l'Aid el Fitr
Communiqué
de l'UNION POUR L'ALTERNANCE DEMOCRATIQUE (U.A.D) - (ARD, UDJ,
MRD) - Appel à participer à un meeting le premier jour de la
fête de l'Aïd el Fitr.
Djibouti, le 09
octobre 2007
Les
djiboutiens viennent de passer leur plus difficile mois de
Ramadan depuis 30 ans. Aux récurrentes pénuries d'eau et
d'électricité est venue s'ajouter une brutale cherté du coût
de la vie. La flambée des prix de denrées alimentaires et la
hausse vertigineuse des tarifs de l'énergie (eau, électricité)
ont durablement affecté le moral et le porte-monnaie des
ménages.
Nos
compatriotes ont ainsi perdu en quelques années une grande
partie de leur pouvoir d'achat á cause du blocage des
salaires, de la reconduction sous une autre forme de la
contribution patriotique et des hausses des prix anarchiques.
Dans le même
temps, le chômage des jeunes et la pauvreté extrême ont
dangereusement progressé, n'en déplaise au pouvoir prédateur
dont la propagande tente toujours de faire croire á une
amélioration de la santé économique du pays.
Un exemple
illustre á lui seul la constante détérioration des conditions
de vie de nos concitoyens : la baguette de pain vendue á 20 FD
ne nourrit plus son homme. Son poids et sa taille ont été
réduits de moitié du fait des coûts excessifs de la farine et
de l'énergie.
Une triste
première depuis l'indépendance.
Au plan
politique la situation est tout simplement chaotique. Le
processus de démocratisation longtemps en panne est désormais
enterré, avec le retour au système de parti unique, de la
pensée unique et du culte de la personnalité.
Plus de place
donc pour le débat contradictoire : la liberté d'expression
est bannie.
Les forces
démocratiques sont régulièrement réprimées : les journalistes
de l'opposition, les syndicalistes indépendants et lés
défenseurs des droits de l'homme n'ont plus voix au chapitre.
Dans ces conditions oú va notre pays sous la férule d'un
régime répressif, rétrogradé et réputé pour sa mauvaise
gestion. Les djiboutiens méritent-ils d'être privés de -pain
et de liberté en ce début du 21éme siècle ?
Pour répondre
á toutes ces questions et formuler des propositions, l'Union
pour l'Alternance Démocratique (UAD) invite toutes les
djiboutiennes et tous les djiboutiens á venir nombreux au
meeting qui se tiendra le premier jour de l'Aid-el-fitr á
partir de 8 h á l'avenue Nasser en face du siége de l'U.D.J.
Non á !a
gabegie, Non au régime de misère !
LDDH : Tableau de bord du 1er octobre 2007 sur la
situation actuelle des droits de l'homme à Djibouti
|

Le Président |
TABLEAU DE BORD
DU 1er OCTOBRE 2007
*
Sur la situation actuelle des droits de
l’Homme
dans un contexte politico social
dégradant
en République de Djibouti. |
« Ha ka sugin! Nin ku dilay haarka
kuma jiido » - n’attends pas que celui qui t’a tué
tire ton corps vers l’ombre –
I) - Contexte
politico social.
La réalité
socio-économique en République de Djibouti est souvent
largement maquillée par l’absence d’informations ; réalité
pourtant bien triste quand elle ne tue pas.
Il nous est
difficile avec le manque d’informations statistiques fiables
de chiffrer le désastre de l’inflation dans notre pays sans
des contrôles financiers applicables, quant à certains
budgets, il sont incontestablement empoché, car n’apparaissant
nulle part.
Il est
indéniable que les bases des données réelles sont en
possession du FMI et autres Institutions Financières
Internationales sans diffusions directes, certainement pour
des raisons géostratégiques – terme ces derniers temps à la
mode pour justifier des nouvelles orientations répressives et
collectives cooptées par différents États, en faveur de la
pseudo lutte contre le Terrorisme.
Et comme l’a «
si bien » dit un Représentant de l’Union Européenne en
République de Djibouti, à M. Jean-Paul NOEL ABDI Défenseur des
Droits de l’Homme, « nos intérêts géostratégiques sont très
importants et il est facile d’éliminer des opposants ».
Certes, ces
intérêts géostratégiques, d’une manière générale, mis au
service d’un régime foncièrement dictatorial, ne peuvent que
conduire au « désespoir collectif » chère à la résistance
anarchique.
Certes, « tout
soutien aveugle et inconditionnel » ne peut que dévoiler le
faux principe sacro-saint de « l’amitié entre les peuples »
par un plus actuel principe mercantilisme des « amitiés avec
des régimes aux tendances mafieuses ».
Dans cette
approche du contexte politico social, ce Tableau de bord ne
prend en compte que quelques aspects à la une dans le
sentiment général des Djiboutiens et des Djiboutiennes,
sentiments non médiatisés, car malheureusement étouffés dans
le milieu des médias avec l’inexistence d’une presse écrite
ou/et audiovisuelle indépendante.
Oui à
Djibouti, la Presse Libre et celle de l’Opposition n’existe
pas, car la justice de notre Pays est sous tutelle, surtout
dans le domaine spécifique de la Liberté d’expression.
En effet, au
moindre coup de colère venu d’en haut, la machine judiciaire
se met en branle et les flagrants délits sont souvent émis par
« go out or go to jail».
Il va de soi,
qu’une telle politique est destinée à maintenir par la force
et la peur un climat favorable à des élections mascarades.
Même, durant
la colonisation, la Justice de la période pré indépendance ne
s’était jamais acharnée à l’égard des Journalistes de la
presse indépendantiste et les autres Presses Libres, comme par
exemple le Journal « Iftin » dont le courageux et dynamique
directeur de publication avait subitement disparu à l’aurore
de notre indépendance
Dire la vérité
depuis l’Indépendance est restée à haut risque, car à chaque
fois les journaux disparaissent ou/et sont interdits et les
journalistes ainsi que leurs collaborateurs durement harcelés,
emprisonnés, sinon exilés.
Mais, cela
n’empêche pas les Autorités politiques d’organiser, sans
vergogne, des Ateliers régionaux sur l’organisation des
Journalistes, alors que la Presse libre et indépendante a
disparu pour ne pas dire démantelée.
Sont, aussi,
en ligne de mire les défenseurs des droits économiques et
sociaux et ce après trente ans d’Indépendance.
Les
Syndicalistes se retrouvent dans la pratique face aux mêmes
situations des répressions coloniales de 1956 lors de la
guerre du Canal de Suez et dix ans après, à la veille du
Référendum mascarade du 19 mars 1967.
Toutefois, il
est important de souligner qu’actuellement les centrales
syndicales libres ne sont pas du tout considérées comme des
partenaires sociaux, elles sont marginalisées et ne peuvent
pas dénoncer les violations par des actions de démonstrations
sur le Terrain :
- le blocage
des salaires depuis 1985,
- le taux de
chômage de plus de 75% - version officielle de l’ancien
ministre des Fiances -
- par des
manifestations ou des grèves le Nouveau Code du travail, qui
d’ailleurs a permis de « fêter » dans la morosité et
l’obscurité le trentième anniversaire de notre Indépendance.
En effet, dans
cette Politique d’harcèlement, le gouvernement et l’Assemblée
nationale monocorde ont mis en œuvre des stratégies
répressives avec le nouveau Code du Travail bien plus
régressif que celui de la période colonial de 1954.
Il est bon de
rappeler que la LDDH dès sa création a suivi avec d’énormes
préoccupations la situation intolérable à l’égard des
dirigeants syndicaux constamment harcelés et parfois
emprisonnés surtout lorsque des grèves sont déclenchées.
Pourtant
l’article 37 de la constitution djiboutienne en son 2ème
alinéa stipule « Les traités ou accords régulièrement ratifiés
ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des
lois sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son
application par l’autre partie et de sa conformité avec les
dispositions pertinentes du droit des traités…, en ce qui
concerne le droit de grève le 2ème alinéa de l’article 15 de
la constitution stipule : Tous les citoyens ont le droit de se
constituer librement des associations et syndicats sous
réserve de se conformer aux formalités édictées par les lois
et règlements ».
De même, la
Déclaration universelle des droits de l’homme ainsi que tous
les autres dispositions des Conventions Internationales
ratifiées et les accords signés avec le BIT par la partie
djiboutienne relatifs aux droits des travailleurs exigent le
respect par le Gouvernement de toutes les dispositions signées
et ratifiées pour les conventions, accords et autres pactes
signés.
Il est de
notoriété publique que les autorités djiboutiennes sont
régulièrement enclin à signer divers Conventions ou accords
internationaux.
Le dernier en
date est celui des Accords de Paix signés le 12 mai 2001 par
le Frud-armé et le Gouvernement.
Mais, il est
très regrettable de constater l’entêtement de l’actuel
gouvernement de notre pays à se positionner dans le refus
d’appliquer l’intégralité de bon nombre de Conventions
ratifiées, d’Accords signés notamment avec le BIT et celle de
l’Accord de Paix du 12 mai 2001.
C’est dans ce
climat malsain que le peuple et les travailleurs djiboutiens
ont fêté dans la morosité et l’obscurité le trentième
anniversaire de notre indépendance.
Morosité
doublée d’une situation chaotique sur le plan social avec un
taux d’inflation insupportable et ouvrant la voie au
banditisme, qui est le schéma classique de la voie de
l’instabilité sécuritaire, d’une grave carence dans le
fonctionnement de l’Administration, corruption et
détournements des Biens publics et Sociaux battent leurs
plein, - même parfois à coup de Décret, depuis une poignée
d’année -.
A titre
d’exemple actuel, contrairement aux fanfaronnades sur une
lutte « exemplaire » contre la Pauvreté, durant le mois Béni
du Ramadan, le prix au détail de la farine est passé de 80FD à
130FD ;
Quant au pain
son prix n’a pas augmenté mais par contre son poids a diminué
de 40%, et il est surnommé « pain rachitique » probablement
signe de l’extrême Pauvreté dans notre pays – mis à part ceux
et celles qui fêtent tous les soirs à coup de gâteau -, du
jamais vu depuis l’Indépendance.
Espérons que
les « fonds aiguisables » du PAM ne seront pas actionnés.
En outre, il
est nécessaire de préciser que l’ensemble des travailleurs
djiboutiens, ainsi que l’ensemble de nos compatriotes ont
connu, encore cet été, la canicule provoquée par
l’incompétence ou l’usure au pouvoir de l’inamovible Directeur
Général de l’EDD.
A Djibouti,
les « intouchables » car constamment impunis sont légion, il
suffit d’être à la bonne porte.
Seule lueur
d’espoir semble être la timide mesure du ministre des finances
de publier les noms de personnalités importantes – peut-être
en disgrâces – dans le Journal « La Nation » en guise
d’avertissement pour les inciter à payer au moins leurs
impôts.
Encore un peu
de courage de la part du Ministre des Finances alors les
impôts seront, inéluctablement, perçus par les Services des
contributions. Et encore, il en a certainement oublié.
La Lutte
contre la corruption et les détournements des deniers publics
est l’affaire de tous.
En un mot, au
stade actuel, la situation sociale en République de Djibouti
est dramatique et très inquiétante pour le proche avenir.
Constat amer
pour la vieille garde indépendantiste, qui hélas ne peut que
murmurer dans les termes suivants : « les vaillants
indépendantistes morts pour la Patrie doivent se retourner
dans leur tombe ».
QUE DIEU
TOUT-PUISSANT ET MISÉRICORDIEUX garde leur âme en Paix.
II - Contexte
préélectoral.
La seule
possibilité d’un changement pacifique, d’un réel changement
sans heurts violents résident :
- dans des
élections transparentes, libres pour tous, d’un Conseil
constitutionnel indépendant tout au moins équilibré dans sa
composition et non uniquement de l’apanage de la Mouvance
Présidentielle ;
- avec une
nette possibilité d’action pour chaque parti politique de
l’opposition dans la tenue de leurs meetings sans aucun risque
de répressions policières,
- avec le
droit à la Libre expression et l’autorisation d’ouvrir un
centre audiovisuel libre ;
- avec le
droit et la liberté de publier leurs journaux sans que pour un
oui ou un non la Parquet de la Justice se mette en branle ;
- avec la
possibilité de manifester sans les risques de tirs à balle
réelle par les Forces de répression ;
- Avec la
participation et les consultations régulières des Partis
Politiques de l’Opposition lors de la refonte des Listes
Electorales – le gouvernement a reconnu publiquement que même
les morts continuent de voter, mais propose une simple
Révision au lieu d’une Refonte des listes 2lectorales - .
- Ces quelques
points ne peuvent que compléter les 9 points proposés par les
partis de l’opposition regroupés.
L'inexistence
d'une Radio Libre par le blocage et/ou le refus du chef du
gouvernement de publier le Décret d'application de la Loi de
1992 sur la « liberté » de communication, maintiennent encore
le musellement de l'Information Contradictoire, créant ainsi
un déséquilibre particulièrement néfaste lors des élections
nationales apparemment « régulières » tant dans le rythme que
dans les fraudes et les détournements des résultats
électoraux.
Ce blocage sur
l'ouverture de Radios Libres, les harcèlements et les
arrestations abusives des journalistes ne peuvent que
confirmer encore la volonté d'une Dictature foncièrement
sournoise à se maintenir encore et toujours par la force et la
peur et aussi par la continuité des élections mascarades.
Il est à
déplorer, que jusqu’à présent aucune mesure concrète n’a été
prise, afin d’assurer un minimum de confiance pour les
prochaines élections législatives du 1er semestre 2008.
Pourtant le
taux d’absentions de plus de 78% lors des dernières élections
présidentielles devraient servir d’exemple. Il est encore
temps pour le chef de l’État d’arrêter ses basses campagnes de
dénigrement à l’encontre des Défenseurs des Droits de l’Homme
et des membres de l’opposition légale de notre République et
de respecter au mieux l’article 22 de la Constitution.
Des
propositions concrètes, relatives à la Liberté d’Expression,
de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains ont été soumises
lors d’un Atelier sur la situation des Défenseurs des Droits
de l’Homme dans les pays ACP, qui s’est tenu, en présence de
plusieurs Parlementaires Européens et des ACP, le 13
septembre 2007.
ANNEXE I
Ci-après une
intervention orale de l’Observatoire lors de la 96ème
session de la Conférence internationale du travail du 30 mai
au 15 juin 2007.
BUREAU
INTERNATIONAL DU TRAVAIL
– 96ème
session de la Conférence internationale du travail 14 juin
2007 –
Intervention
orale
L’Observatoire
est intervenu lors de la 96ème session de la Conférence
internationale du travail, qui s’est tenue à Genève (Suisse)
du 30 mai au 15 juin 2007, afin d’exprimer sa vive
préoccupation quant aux violations par certains Etats de leurs
obligations internationales découlant de la Constitution de
l’Organisation internationale du travail (OIT) et des
Conventions 87 et 98, qui imposent la reconnaissance et la
jouissance effective du droit à la liberté syndicale et à la
négociation collective dans les législations internes des
Etats parties.
En effet, dans
un certain nombre d’États (Cambodge, Chine, Colombie, Corée du
Sud, Costa Rica, Djibouti, Egypte, Guatemala, Guinée-Conakry,
Irak, Iran, Maroc, Mexique, Philippines, Tunisie, Turquie,
Zimbabwe), les défenseurs des droits économiques, sociaux et
culturels sont régulièrement victimes d’assassinats ou de
tentatives d’assassinat, de menaces, de mauvais traitements,
d’arrestations ou de détentions arbitraires. Les dirigeants
syndicaux sont les premières victimes de cette répression,
leur engagement pour un meilleur équilibre social et une
meilleure répartition des richesses étant souvent considéré
comme un obstacle à la croissance économique par de nombreux
acteurs (Etats, entreprises transnationales, etc.).
Le dernier
rapport annuel de l’Observatoire recense ainsi la situation de
303 dirigeants syndicaux et syndicalistes victimes, en 2006,
d’agressions, de menaces, de harcèlement et de détentions
arbitraires, parce qu’ils dénoncent les mauvaises conditions
de travail, mais également la corruption, la mauvaise gestion
et l’exploitation abusive des ressources naturelles.
En outre,
plusieurs États poursuivent la mise en œuvre de stratégies
répressives visant à limiter les libertés d’association, de
rassemblement et d’expression, en premier lieu desquelles
celles des militants syndicaux.
ANNEXE II
DJIBOUTI -
Condamnation
11 avril 2007
- Communiqué de presse
11 avril 2007
- Mission d’observation et de défense judiciaire
Le 11 avril
2007, M. Jean-Paul Noël Abdi, président de la Ligue
djiboutienne des droits humains (LDDH), a été condamné par la
Cour d’appel de Djibouti à un an de prison dont 11 mois avec
sursis et 300 000 francs djiboutiens d’amende en présence de
ses avocats, Me Michel Tubiana, mandaté au nom de
l’Observatoire, Me Luc Aden et Me Zakaria. Ces derniers ont
formé un pourvoi en cassation, déposé au greffe le 24 juin
2007. Ce pourvoi visera à démontrer, entre autres, que le Code
de procédure pénale ne permet pas d’aggraver le sort d’un
prévenu sur son seul appel, et que les poursuites à l’encontre
de M. Noël Abdi sont dénuées de fondement juridique. M. Noël
Abdi avait été condamné le 18 mars 2007 par le Tribunal
correctionnel de Djibouti pour “divulgation de fausses
nouvelles” et “diffamation” à six mois d’emprisonnement pour
avoir violé les dispositions des articles 425 du Code pénal et
79 de la Loi sur la communication.
Ces charges
faisaient suite à la publication par le président de la LDDH
d’une note d’information datée du 3 mars 2007 intitulée “Le
Day, zone de non droit”, faisant état de la découverte d’un
charnier dans le village du Day (district de Tadjourah)
contenant les corps de sept civils qui auraient été tués par
les forces gouvernementales le 1er janvier 1994. Il dénonçait
également le viol d’une jeune fille, en février 2007, dans ce
même village, par un sergent de la garde présidentielle. Dans
leurs conclusions, les avocats de M. Noël Abdi ont relevé que
leur client avait fait l’objet d’une procédure de flagrant
délit non prévue par la loi, et que les faits relevés dans la
note d’information n’étaient pas contestables, et de notoriété
publique.
M. NOËL ABDI
Jean-Paul
Disparition du chanteur compositeur Abdallah Abdoulkader
Abass, dit Abdallah Leh
Ce mardi 18 septembre 2007
à 11 heures en France a rendu l'âme Abdallah Leh au CHU de
Poitiers.
Que Dieu l'accueille en
son paradis éternel. Amin

Abdallah Leh dimanche 5
août 2007 à Paris
* *
*
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