18/10/2008 Communiqué
conjoint de SURVIE et ARDHD
12/10/2008 Communiqué de
l'Union djiboutienne pour les droits économiques, sociaux
et culturels, UDDESC
11/10/2008 La veuve du juge
Borrel poursuit son combat contre la raison d’État
01/10/2008 Note d'information
de la LDDH le 1er octobre 2008
01/10/2008 Communiqué de
Presse de l'Union pour l'Alternance démocratique (UAD)
Communiqué conjoint de SURVIE et ARDHD
18 octobre 2008 : communiqué conjoint de SURVIE et de l’ARDHD pour
demander aux Sénateurs et aux chefs d’entreprise français
de faire pression sur le Gouvernement djiboutien pour
qu’il respecte les droits fondamentaux des salariés, qu’il
applique les conventions internationales et qu’il se
soumette aux mises en demeure émises par le BIT et l’OIT,
concernant la réintégration des syndicalistes à leur poste
et avec leur ancienneté.
A l'heure où le président Sarkozy intervient publiquement pour
exiger une plus grande moralisation du monde de
l'entreprise et à l'occasion de la réunion organisée au
Sénat le 20 Octobre 2008 pour préparer une conférence sur
l’investissement français à Djibouti, nous souhaitons
attirer votre attention sur les violations des droits des
travailleurs et le harcèlement des syndicalistes à
Djibouti.
Ainsi, suite à une grève des travailleurs du port de Djibouti en
2005, le Bureau International du Travail relevait de
nombreuses entraves à l'exercice des droits syndicaux et a
adressé plusieurs mises en demeure que le gouvernement
djiboutien n'a jamais respectées (*).
Nous demandons aux Sénateurs et aux Chefs d'entreprises françaises
aujourd'hui incitées à investir à Djibouti de faire
pression sur le gouvernement djiboutien afin que celui ci
se mette en conformité avec :
- le droit international du travail,
-
toutes les conventions internationales que le
régime a ratifiées et plus spécifiquement pour qu'il
réponde aux différentes mises en demeures émises par le
BIT et l'OIT.
Ce communiqué a reçu le soutien de l’UDDESC et de Jean-Paul Noël
Abdi, défenseur djiboutien des Droits de l’Homme.
(*) Références documentaires
Mise en demeure du BIT : http://www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=6275
Situation syndicale à Djibouti : http://www.ardhd.org/syndicat.asp
Articles et conventions : http://www.uddesc.org
Contacts
:
|
SURVIE Olivier
THIMONIER
210, rue Saint-Martin – 75003 Paris
Tel : +33 (0)1-44-61-03-25
E-mail : olivier.thimonier@survie.org
http://www.survie.org |
ARDHD Jean-Loup SCHAAL
84, rue Saint-Louis en l’ile – 75004 PARIS
Tel : +33 (0)1 46 34 70 70
E-mail : jlschaal@ardhd.org
http://www.ardhd.org |
Communiqué de l'Union djiboutienne pour les droits
économiques, sociaux et culturels, UDDESC
Union Djiboutienne pour les Droits Economiques, Sociaux
et Culturels_ UDDESC _& Civils et Politiques
Quartier 4 – B.P : 2767 - E-mail : uddesc@yahoo.fr - Web
site: www.uddesc.org - République de Djibouti
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Réf : 04/AN2008
Suisse, le 27/07/2008
Communiqué
(Sur le décret présidentiel controversé portant la
dissolution du MRD)
Des informations publiées sur le
site web de l’Agence Djiboutienne d’Information et du site
web de la présidence de la république de Djibouti laissent
entendre que, sur décret présidentiel
daté du 09 juillet 2008, le
parti politique de l’opposition dénommé « Mouvement pour
le Renouveau démocratique et le Développement» est
dissous.
Pour prononcer la dissolution,
le décret présidentiel avance comme raison l’invitation
du Mouvement pour le Renouveau démocratique et le
Développement au Chef de l'État érythréen à
envahir la République de Djibouti et à porter ainsi
atteinte à l'Indépendance Nationale, à l'intégrité du
territoire et à la sûreté de l'État.
C’est une accusation pitre et
qui met au grand jour, une fois de plus, l’abjection dont
le régime
djiboutien est devenu maître et
sa gaucherie à pouvoir produire une mascarade digeste. Le
plus drôle aussi est la loi dont le décret présidentiel se
réfère afin de donner une légitimité à la décision sans
oublier que cette loi n°1/AN/92/2 e L relative aux partis
politiques est la confirmation de la mise à terme
définitive à Djibouti des mots : droits, libertés,
justices, démocratie, etc. (se référer au rapport sur les
droits à la liberté d’opinion et d’expression de janvier
2007).
Autre point intéressant de cette
sentence controversée, c’est le président d’un parti
politique, Rassemblement Populaire pour le Progrès, qui se
décide sur la dissolution d’un autre parti politique
légalement constitué.
En effet, celle-ci est une
violation patente des plusieurs instruments juridiques
internationaux, régionaux et nationaux. Mais, c’est aussi
un point positif pour le peuple djiboutien parce qu’ils
ont une preuve de plus et de taille pour démontrer aux
instances internationales et régionales l’état de la
démocratie et des droits de l’homme dans leur pays.
Secrétaire général de l’UDDESC
HASSAN CHER HARED
La veuve du juge Borrel poursuit son combat contre la
raison d’Etat
Source :
Leprogrès.fr, Samedi
11 octobre 2008
Treize ans
de combat n’ont pas entamé sa volonté. Et encore moins sa
dignité, qu’elle brandit à chaque fois qu’elle évoque son
mari. Elisabeth Borrel, la veuve du juge assassiné en 1995
à Djibouti, était présente hier à Saint-Étienne pour une
conférence. Invitée par l’association Survie Loire, elle
était aux côtés du journaliste Bernard Nicolas, qui a
réalisé un documentaire sur l’affaire en 2006.
Treize
ans, c’est long. Et l’on sent, sous la voix révoltée, une
vraie souffrance. La souffrance que « mon pays ait voulu
me cacher la vérité », affirme-t-elle. Car la thèse du
suicide a longtemps prévalu, malgré des éléments matériels
indiscutables. La souffrance, aussi, des rumeurs
colportées sur son mari, « qu’on a tenté de salir pour
justifier le suicide ».
La
souffrance, enfin, d’une enquête qui s’éternise « car
dictée par la raison d’Etat ». Elisabeth Borrel est
magistrate. « De toute ma carrière, je n’ai jamais vu un
dossier comme ça » déclare-t-elle. Un dossier où les
obstacles sont venus de haut. De très haut. Car la France
a des intérêts géostratégiques évidents dans cette région
de l’Afrique.
Les
derniers mois lui ont toutefois redonné des raisons
d’espérer. D’une part son entrevue avec le président de la
république : « Nicolas Sarkozy a déclaré qu’il ne ferait
pas obstacle à la levée du secret défense. Nous ferons
bientôt une demande en ce sens ». Cela permettra sans
doute de découvrir de nouveau éléments étayant la thèse de
l’assassinat.
D’autre
part, des décisions de justice sont venues la conforter
dans la version qu’elle soutient : le tribunal
correctionnel de Versailles a condamné deux hauts
fonctionnaires djiboutiens pour subornation de témoins. Et
la Cour internationale de justice de La Haye a confirmé la
décision française de ne pas transmettre le dossier aux
autorités djiboutiennes.
Car c’est
ce qu’elle redoute le plus aujourd’hui : que la justice
djiboutienne boucle l’enquête. « Automatiquement, le
dossier serait alors classé en France ». Et l’on ne saura
jamais, alors, ce qui est arrivé à Bernard Borrel. « Je ne
comprendrai pas que l’assassinat d’un juge reste impuni
dans une démocratie ».