Dernières nouvelles - Édition en Ligne d'Octobre 2009

Directeur de publication : ALI MAHAMADE HOUMED Codirecteur : MAHDI IBRAHIM A. GOD    Email : realite_djibouti@yahoo.fr


S  o  m  m  a  i  r  e

27/10/2009 Nabad Nantes accueille le représentant de l’ARD sur les ondes FM à Nantes

24/10/2009 LDDH diffuse une information le 24 octobre sur le procès du journal Le Renouveau

18/10/2009 Communiqué de presse de la LDDH le 18 octobre 2009

14/10/2009 Lettre du secrétaire général de l'Union djiboutienne du travail (UDT)

12/10/2009 Lettre du président de la LDDH au ministre de la justice, chargé des droits de l'Homme

07/10/2009 Lettre ouverte du président de la LDDH à Madame la ministre de la promotion de la femme

29/09/2009 Note d'information du 29/09/09 de la LDDH

28/09/2009 Communiqué de l'UAD du 26 septembre 2009 : Appel au peuple djiboutien et à la communauté internationale


Nabad Nantes accueille le représentant de l’ARD sur les ondes FM à Nantes

A Nantes, les Djiboutiens Nidal Mahmoud, Abdi Ismaël, Abdishoukour et Nofel animent chaque samedi après-midi de 13h50 à 15h30 une séquence Musique et Infos sur Djibouti au cours de l’émission Nadab Nantes diffusée sur Alternantes FM.

Alternantes FM est captée en modulation de fréquence sur 98.1 FM à Nantes, sur 91 FM à Saint-Nazaire et sur alternantesfm.net partout dans le monde.

Le samedi 24 octobre 2009 a été reçu à l’antenne Maki Houmedgaba, représentant de l’ARD en Europe. Un tour d’horizon de l’actualité suivi d’un exposé sur les projets de l’opposition dans la perspective de la lutte politique à Djibouti ont été présentés.

Les auditeurs ont pu s’adresser à l’invité et entendre des réponses à des préoccupations concrètes de leur vie quotidienne. Le projet de 3e mandat d’Ismaël Omar Guelleh a été débattu, actualité phare depuis l’appel à une révision de la constitution lancée par les militants du RPP au congrès de ce parti le 4 mars 2009 à Djibouti.

Le représentant de l’ARD a pu analyser la situation sociale et économique qui prévaut  dans le pays et révéler les partenariats existants au sein des formations de l’opposition pour consolider leur unité d’action face à l’autocratie persistante.

RDV est pris pour présenter rapidement un nouveau point sur l’action de l’opposition djiboutienne sur les ondes d’Alternantes FM.

La rédaction

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LDDH diffuse une information le 24 octobre sur le procès du journal Le Renouveau

BREVES INFORMATIONS DU 24 OCTOBRE 2009.

Le procès politique du MRD-du journal Le Renouveau sur « la base d’un Faux » est renvoyé au 24 novembre 2009.

« Les chrysanthèmes d’un décret aux références de faux » : c’est à la justice djiboutienne de se prononcer !!!

Ce samedi matin 24 octobre 2009, le tribunal de la Cour du contentieux administratif de la république de Djibouti, a, en toute liberté,  reporté les débats de l’affaire du  MRD contre l’Etat de Djibouti portant sur la « dissolution  » d’un parti légal de l’opposition, le  MRD, au 24 novembre 2009.

Faut-il encore rappeler que le PRD, dirigé par Feu Elabé, a été le  premier parti de l’opposition djiboutienne lors des débuts du conflit armé au nord et à l’ouest de notre république ?

Le PRD, parti politique, avait mené en 1993 une campagne populaire lors des premières élections présidentielles d’un multipartisme, certes limité à quatre partis. Feu Elabé avait failli arracher « le trône de chef d’Etat ».

Faut-il encore rappeler que le PRD, premier parti de l’opposition djiboutienne a obtenu des scores impressionnants, lors des élections législatives de 1997 et à un  très haut niveau face à un parti unique, qui malheureusement non seulement continue de régner par des méthodes dictatoriales minées de fraudes, mais reste aussi et encore sous la coupole des raisons des supers Etats géostratégiques ?

Faut-il encore rappeler que le PRD a été une victime collatérale des « accaparements politiques » en vue d’une succession présidentielle dans les années post coloniales et avant la période préélectorales des futures élections présidentielles ? 

Faut-il encore rappeler que ce premier parti d’opposition s’est naturellement muté en MRD, face à une justice contestable à une période d’intense activité « politico militaire».

L’ensemble d’un bon nombre de militants et haut dirigeants de l’UAD, conduit par le Président Ismaël Guedi Hared, étaient tous présents aux côtés du MRD.

Des défenseurs des droits de l’homme ont suivi, de près, ce procès politique portant sur des « tentatives d’abolition » des droits de l’opposition djiboutienne et de la liberté de la presse dans notre pays.

NOEL ABDI Jean-Paul

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Communiqué de presse de la LDDH le 18 octobre 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 18 OCTOBRE 2009

Renvoi au 17 janvier 2010 par la Cour Suprême.

AFFAIRES PENALES 126/07

Demandeurs : JEAN-PAUL NOEL ABDI ; Défenseurs : FORCES ARMEES DJIBOUTIENNES.

En tant que Défenseur des Droits de l’Homme, je me suis rendu ce matin dès 8 heures à la Salle 3 du Palais de Justice de Djibouti pour suivre la Décision de la Cour Suprême.

Le Président de la Cour Suprême voyant que j’étais seul, m’a juste donné la parole. Très brièvement, j’ai expliqué, qu’après l’incendie au Palais du Peuple, je n’ai pas manqué d’écrire le 30 septembre au deux Chefs de Cour :

 -    à Madame la Première Présidente,

 -    et au Procureur Général.

Que le 15 octobre 2009, j’ai aussi envoyé une lettre de rappel. Dans mes deux lettres, mon souci principal était de savoir si mon Avocat Me TUBIANA pourra venir à Djibouti à une date bien déterminée afin de plaider avec Me ZAKARIA en ma faveur. Comme je l’ai souvent dit : « il est difficile à un oiseau de décoller sans ses deux ailes ».

Le Président de la Cour Suprême a renvoyé cette Affaire au 17 Janvier 2010.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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Lettre du secrétaire général de l'Union djiboutienne du travail (UDT)

Chers camarades

Nous avions décidé de réduire le séminaire à deux jours soit le 12 et le 13/10/09.

Le premier jour du séminaire tout s'est bien passé et il n y a eu aucun problème. Par contre le 13 au matin les forces de l'ordre ont sur ordre du premier ministre investi le lieu de notre séminaire que nous tenions au palais du peuple et refoulés tous les participants en en arrêtant dans la foulé deux : il s'agit du secrétaire général du syndicat d'électricité de Djibouti le camarade Anouar mohamed ali et abdourachid MOAHAMED ARREH du syndicat des enseignants; tous membre du bureau exécutif de l'UDT. Ils ne furent relâchés qu'en fin de matinée après avoir subi un interrogatoire aux locaux de la brigade criminelle.

Le secrétaire général que je suis fut recherché durant la matinée parce qu'ils n'ont pu mettre la main sur moi lorsqu'ils ont refoulé tout le monde. Cet après midi la police m'a interdit l'accès au siège de l'UDT disant que c'était sur ordre du premier ministre et deux policiers ont été affecté devant le siège pour monter la garde.

Hier également la direction de Sheraton a été également sommé par la primature de résilier d'office la réservation que nous avions effectué auprès d'elle pour tenir le congrès et également un escadron de la police a été affecté là- bas pour la surveillance au cas où .

Devant cette dérive autoritaire le comité exécutif s'est réuni d'urgence le 13/10/09 dans la soirée et a décidé de reporter la tenue du congrès en attendant de clarifier la situation; nous allons vous adresser un courrier officiel de l'UDT sur ce qui vient de se passer et sur la suite que nous comptons donner à ces événements qui nous sont tombés dessus par surprise. Car le comité exécutif a décidé d'informer la CSI d'abord puis le BIT pour porter plainte ensuite.

Rester à notre écoute car nous vous informerons de l'évolution de ces événements qui a étonné et a pris de court tout le monde.

ADAN MOHAMED ABDOU Secrétaire général de l'UDT

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Lettre du président de la LDDH au ministre de la justice, chargé des droits de l'Homme

 

LETTRE OUVERTE DE LA LDDH

AU MINISTRE DE LA JUSTICE

CHARGE DES DROITS DE L'HOMME ET DES AFFAIRES PENITENTIAIRES

 

 

A Monsieur le Ministre de la Justice, chargé des Droits de l’Homme et des Affaires Pénitentiaires.

Djibouti, le 12 octobre 2009

Monsieur le Ministre,

Je vous serais reconnaissant de bien vouloir prendre en considération notre demande, pour que nous puissions librement accéder à la Prison de Gabode en accordant une Autorisation Spéciale à la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH).

Conformément à nos activités dans le combat pour la prévention des conflits et en tant que Défenseurs des Droits de l’Homme, il est de notre Devoir de suivre la situation carcérale et ce au sein de la Prison, avec évidemment votre Autorisation de Ministre chargé des Affaires Pénitentiaires.

A l’issu de notre Enquête, notre Organisation s’engage d’établir un Rapport ouvert et indépendant, tant à votre attention, que pour des Organisations internationales des Défenseurs des Droits de l’Homme.

Votre Autorisation Spéciale va, inéluctablement, nous permettre d’effectuer une Enquête de deux ou trois jours, afin de mieux connaître auprès des détenus les raisons et les conditions d’incarcération, en particulier des jeunes mineurs et autres, mais aussi de déterminer le nombre exact des détentions provisoire parfois, hélas de plusieurs années.

Une réponse écrite dans un proche avenir serait encourageante, et je reste à votre entière disposition pour vous donner plus amples informations, dès que vous serez disposé à me recevoir.

Avec mes sentiments déférents et fraternels

NOEL ABDI Jean-Paul

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Lettre ouverte du président de la LDDH à Madame la ministre de la promotion de la femme

Le Président

LETTRE OUVERTE

A MADAME NIMAC BOULHAN

MINISTRE DE LA PROMOTION DE LA FEMME

Djibouti, le 7 octobre 2009

Madame la Ministre,

Très sincèrement, je déplore le fait que jusqu’à présent vous n’avez pas daigné répondre à la lettre du 30 septembre 2009, que j’avais remis à votre Secrétaire.

En effet, une Délégation de la LDDH membre focal du Réseau de l’East and Horn Africa Human Rights Defender doit se rendre incessamment à une Conférence sur la Protection et la Promotion de la Femme.

J’avais attiré votre attention sur ce fait, tout en vous demandant un Entretien dans votre Bureau afin de mieux apprécier les efforts que vous entreprenez pour la Défense et la Protection de la Femme Djiboutienne et en faire un Rapport succinct.

Dans la lettre que je vous avais adressée, je n’ai pas manqué de vous rappeler qu’avant les fêtes de l’Indépendance, j’avais remis à Madame HALOW Secrétaire Générale de la Promotion de la Femme des documents et des posters, ainsi qu’un questionnaire de la FIDH à l’occasion de la « Femme Africaine ».

J’ose espérer, même si vous estimez ne pas me recevoir pour un simple entretien, vous ne manquerez pas de répondre au moins par écrit directement à la FIDH au questionnaire remis à Madame HALOW.

Avec mes sentiments déférents.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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Note d'information du 29/09/09 de la LDDH

Le Président

Aucun espoir pour l’opposition pacifique

en république de Djibouti ?

Le samedi 26 septembre 2009 le Conseil du Contentieux Administratif, longtemps demeuré in opérationnel pour des raisons non encore élucidées, est, depuis ces derniers temps, régulier tant dans ses horaires d’audiences que dans ses décisions.

Néanmoins, même avec les présences régulières de la représentante du Gouvernement (sauf pour le décès de son papa, que Dieu garde son âme en paix), l’entrave de ces derniers temps proviennent du représentant de l’Etat, un certain Omar Wahib Aref. (fils adoptif du défunt Wahib Aref, oncle de Maître Aref).

Comme souvent, le représentant de l’Etat n’était pas encore présent lors de la énième audience sur « le décret d’abolition d’un parti légal de l’opposition djiboutienne, à savoir le MRD et son journal le Renouveau ».

Pourtant un espoir est à attendre, car la Cour à renvoyer cette affaire au 24 octobre 2009.

Reste à savoir si le représentant de l’Etat sera en mesure de prouver que le document qui aurait induit en erreur le chef de l’Etat est juridiquement fiable. L’erreur est humaine, mais il faut avoir le courage de le reconnaître.

Toutefois, une mobilisation nationale en faveur des droits de l’opposition, des droits de s’exprimer librement, des droits de la presse libre, de tous les droits fondamentaux, notamment ceux des respects de la Constitution nationale, des Conventions internationales, ainsi que de l’Accord de paix signé en 2001, est un devoir pour tous les patriotes.

NOEL ABDI Jean-Paul

PS. Nous venons d’apprendre que le cousin du président de l’UAD, Gouhad Hoche Hared a été arrêté alors qu’il se rendait à l’ambassade des Etats-Unis pour leur remettre une communication de l’opposition pacifique.

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Communiqué de l'UAD du 26 septembre 09 : Appel au peuple djiboutien et à la communauté internationale

UNION POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE (U.A.D)
(ARD, UDJ, MRD)

Adresse : Avenue Nasser – Djibouti

APPEL AU PEUPLE DJIBOUTIEN ET A LA
COMMUNAUTE INTERNATIONALE

Nous, partis politiques coalisés sous la bannière de l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD), n’avons cessé de mettre en garde contre la dégradation de la situation socio-économique et politique de notre pays et contre ses conséquences dévastatrices pour notre peuple. Nous n’avons cessé d’appeler les Djiboutiennes et les Djiboutiens mais aussi la Communauté internationale à la vigilance. Si les Djiboutiens se sont majoritairement exprimés contre la logique du pire, comme en ont témoigné les succès de nos appels au boycott des mascarades électorales (présidentielle d’avril 2005, locales de mars 2006 et législatives de février 2008), nous ne pensons pas que la Communauté internationale ait pris la pleine mesure de la gravité de la situation. A nos yeux, le régime n’a point subi le degré de pression que commandaient ses méfaits.

Dès lors, interprétant cette attitude de la Communauté internationale comme un soutien à ses agissements, le président Ismaël Omar Guelleh n’a pas hésité à manifester en mars 2009 sa volonté de modifier la Constitution en vue d’un troisième mandat, tentant ainsi de s’ouvrir la voie à une présidence à vie. Cette initiative irresponsable et dangereuse a choqué l’écrasante majorité des Djiboutiennes et Djiboutiens.

Force est de constater qu’aujourd’hui la situation dans notre pays présente de sérieux risques d’explosion sociale mais aussi de guerre civile. Jamais, le mécontentement n’a été aussi profond et aussi généralisé. Jamais, notre pays n’a été aussi proche de l’explosion. Il suffit, pour s’en rendre compte, d’observer les formes préoccupantes que prend le profond malaise social dans la capitale comme en province. Il suffit, pour s’en rendre compte, d’observer le flot de jeunes djiboutiens qui, perdant toute confiance en ce régime, gagnent ou regagnent le maquis du Nord et renforcent ainsi les rangs du FRUD, mouvement armé djiboutien d’opposition, ou émigrent à leurs risques et périls en grand nombre, par le golfe d’Aden ou la Méditerranée. Du reste, si la situation actuelle perdure, l’idée du recours aux armes pour se débarrasser de ce pouvoir risque fort de l’emporter sur les autres formes de lutte pacifique auxquelles nous tenons tant.

Face à cette grave évolution, et autour des valeurs fortes qui lui sont chères, à savoir l’unité, la fraternité, la paix, l’Etat de droit et le développement durable, la démocratie, la bonne gouvernance, la justice sociale, l’entente cordiale avec les pays voisins et le reste du monde, l’Union pour l’Alternance Démocratique :

-         rejette et condamne toute idée de troisième mandat présidentiel et de présidence à vie ;

-         appelle le peuple djiboutien à l’unité et à une mobilisation décisive contre la dictature ;

-         appelle la Communauté internationale à prendre la pleine mesure de la situation à Djibouti et à user de toute son influence pour faire entendre raison au président Ismaël Omar Guelleh.

L’UAD estime que la solution du problème djiboutien passe par la mise en place d’un gouvernement d’union nationale de transition, regroupant opposition, gouvernement et société civile, et chargé de redresser la situation économique et sociale ainsi que de jeter les bases d’une vie collective nationale et démocratique.

Les points essentiels suivants doivent faire partie de la plateforme commune de gouvernement à élaborer par l’opposition, le gouvernement et la société civile ;

1 – Un véritable multipartisme intégral (sans entraves politico administratives inutiles)

2 – La mise en œuvre de la décentralisation à l’instar de celle qui existe dans le reste de l’Afrique et prévue par l’Accord du 12 mai 2001 avec le FRUD armé du regretté président Ahmed Dini Ahmed ;

3 – Une justice indépendante et opérationnelle, y compris dans sa composante administrative (tribunal du contentieux administratif) et avec des juges libres ;

4 – Le réexamen du Conseil constitutionnel dans son statut comme dans sa composition ; il est, comme le reste de l’appareil d’Etat, totalement inféodé au régime parce qu’entièrement nommé par lui ;

5 – La mise en place d’une Commission électorale nationale indépendante en charge de l’ensemble du processus électoral depuis la confection des listes jusqu’à la proclamation des résultats et composée à parité de représentants de l’opposition et du régime sous la présidence d’une personnalité indépendante de la société civile acceptée par les deux parties (c’est la condition sine qua none de la transparence électorale) ;

6 – Le respect des libertés fondamentales (syndicale, d’expression, de presse, etc…) et des droits de l’homme ;

7 – L’accès libre et équitable des partis politiques aux médias publics (radio, télévision, journaux, etc.)

Nous rappelons que ces points sont conformes à la Constitution djiboutienne et à l’accord de paix FRUD armé – Gouvernement du 12 mai 2001. Ils sont également conformes à la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance adoptée le 30 janvier 2007 à Addis-Abeba par la huitième session ordinaire de la conférence de l’Union africaine, charte dont Djibouti est signataire. Cette charte réaffirme la volonté des Etats d’ « œuvrer sans relâche pour l’approfondissement et la consolidation de la démocratie, de l’Etat de droit, de la paix, de la sécurité et du développement », leur résolution à « promouvoir les valeurs universelles et les principes de la démocratie, la bonne gouvernance, les droits de l’homme et le droit au développement ».  Ils y expriment leur souci d’ « enraciner dans le continent une culture d’alternance politique fondée sur la tenue régulière d’élections transparentes, libres et justes, conduites par des organes électoraux nationaux indépendants, compétents et impartiaux. »

Comme l’a dit samedi 11 juillet 2009, le président des Etats-Unis d’Amérique Barack Obama à l’occasion de sa première visite sur le continent à Accra, au Ghana, pays où s’enracinent la démocratie et la bonne gouvernance, nous pensons que « l’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts mais d’institutions fortes ». Or, Djibouti n’a point d’institutions fortes mais croupit sous un homme fort qui l’opprime. L’heure est plus que jamais grave sous nos cieux et commande que l’on agisse en conséquence.

                                                         Fait à Djibouti, le 26 septembre 2009

      Pour l’ARD                                       Pour l’UDJ                                     Pour le MRD
      Ahmed Youssouf Houmed                 Ismaël Guedi Hared                        Souleiman Farah London
      Le Président                                      Le Président                                    Le Vice-Président 

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