Dernières nouvelles - Édition en Ligne de septembre  2006

 Directeur de Publication : ALI MAHAMADE HOUMED    Codirecteur : MAHDI IBRAHIM A. GOD    Email : realite_djibouti@yahoo.fr


S  o  m  m  a  i  r  e

01/10/2006 Nouvel épisode de l'affaire Borrel avec deux mandats d'arrêt à Djibouti, par Pierre ROCHICCIOLI

01/10/2006 Le Monde : Affaire Borrel : le tribunal de Versailles lance deux mandats d'arrêt contre des personnalités de Djibouti, Djama Souleiman et Hassan Said

01/10/2006  LDDH : Note d'information sur la répression à Djibouti

26/09/2006 LDDH : couvre-feu imposé par l'Électricité de Djibouti

23/09/2006 LDDH : "La Paix sociale et la menace : qui menace qui ?"

22/09/2006 Émeutes à Djibouti suite à des coupures d'électricité

14/09/2006 Abdourahman Waberi fait son entrée au Petit Robert 2007

13/09/2006 LDDH : Diffusion d'information : une curieuse rentrée judiciaire

12/09/2006 LDDH : Note d'information sur le rapport du FIDH sur le Conseil des droits de l'Homme

09/09/2006 Drogue : le khat fait son apparition à  Nantes

07/09/2006 Bush avoue l'existence de prisons secrètes

06/09/2006 Bush défend les méthodes de la CIA et mentionne plusieurs complots déjoués

05/09/2006 LDDH : Note d'information sur la détention préventive à Djibouti


 LDDH : Note d'information sur la répression à Djibouti

Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 1ER 2006

A DJIBOUTI, LA RÉPRESSION BAT SON PLEIN EN CE MOIS BENI DU RAMADAN LA PROVOCATION CONTINUE !

Les quelques diminutions des coupures d’électricité avec les récentes manifestations nocturnes, démontrent indirectement le mépris des Dirigeants à l’égard de la Population de Djibouti.

Il est bon de rappeler que ces coupures unilatérales ont perduré depuis 1996 (avec le rat des campagnes qui avait grignoté les câbles électriques).

Ce n’est qu’avec AUCUN respect aux clients, que ces coupures cassantes, magistralement violant les Accords et/ou Contrats établis en principe entre les consommateurs de cette énergie et la Direction de l’EDD, (cette dernière parrainée par un Groupe au Pouvoir depuis des années), que ces délestages continuent de s’opérer sans aucun départ.

Toutefois, il est bon d’enregistrer, que la répression actuelle change de face, certainement avant une certaine Conférence de la COMESA coûteuse.

Déjà, l’ensemble des commerçants de la place sont aux aguets car certains organisateurs ont décidé de toucher leurs portefeuilles.

Comment faut-il considérer, ces répressions incontrôlables et tout azimut, qui se sont gravement abattues, dans la Capitale, depuis hier soir le 30 septembre 2006 sur les commerçants informels, avec paraît-il un grand nombre de civils et de policiers blessés, voir même décédés), mais aussi sur des étudiants sans pognons ? 

Espérons que tous les détails exacts, ainsi que le nombre des victimes réels feront encore l’objet d’une enquête indépendante.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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Nouvel épisode de l'affaire Borrel avec deux mandats d'arrêt à Djibouti, par Pierre ROCHICCIOLI

Agence France-Presse, dimanche 01 octobre 2006

Onze ans après l'assassinat d'un juge français à Djibouti, la justice française a délivré deux premiers mandats d'arrêt contre des personnalités djiboutiennes.

La cour d'appel de Versailles, près de Paris, a ordonné la diffusion de mandats d'arrêt contre le procureur de la République et le chef des services secrets de Djibouti pour une éventuelle "subornation de témoins" dans l'enquête sur cet assassinat, a-t-on appris dimanche de source judiciaire.

Le parquet général dispose de cinq jours pour se pourvoir en cassation contre cet arrêt, rendu mercredi, à l'encontre du procureur, Djama Souleiman, et du chef des services secrets, Hassan Saïd.

Il s'agit des premiers mandats d'arrêt depuis la découverte, le 19 octobre 1995 du corps à demi calciné du juge Bernard Borrel, vêtu d'un slip et d'un tee-shirt, au bas d'une falaise à 80 km de Djibouti, où se trouve la plus grande base militaire française à l'étranger.

Parallèlement, la juge d'instruction parisienne Sophie Clément a transmis jeudi au procureur de la République une demande de réquisition concernant la délivrance de deux autres mandats d'arrêt visant les principaux suspects de l'assassinat, Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan Adouani.

"La justice passe maintenant à la vitesse supérieure. Les magistrats montrent qu'ils n'ont pas peur de rechercher la vérité, quitte à déplaire aux autorités politiques françaises et djiboutiennes", s'est félicité Me Olivier Morice, l'un des avocats de la famille Borrel.

Au centre des deux procédures, menées à Paris et Versailles, se trouve le témoignage d'un ancien officier de la garde présidentielle de Djibouti, Mohammed Saleh Aloumekani.

Il a affirmé devant la juge Clément avoir surpris le 19 octobre 1995, jour ou lendemain de l'assassinat du juge, dans le jardin du palais présidentiel de Djibouti une conversation entre six hommes, dont l'actuel président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, alors chef de cabinet du président Gouled Aptidon, Hassan Said, chef des services de sécurité et les deux suspects Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan Adouani.

Selon ses déclarations, les interlocuteurs d'Ismaël Omar Guelleh seraient venus lui rendre compte de "l'élimination du juge fouineur" et de la disparition des traces du crime.

Le procureur de Djibouti est soupçonné d'avoir tenté de faire pression sur M. Aloumekani pour qu'il revienne sur son témoignage et le chef des services secret d'être intervenu pour que le capitaine Iftin, chef de la garde présidentielle de Djibouti en 1995, rédige une attestation discréditant le témoin.

Appelés à s'expliquer le 13 octobre 2005 devant la justice française, les deux hommes ne sont pas venus. Les avocats de la partie civile ont alors demandé la délivrance de mandats d'arrêt. Le président de la chambre de l'instruction Didier Guérin vient de leur donner raison estimant que leur comparution était "indispensable à la manifestation de la vérité".

Sur le short du magistrat, ont été retrouvés des empreintes génétiques qui pourraient appartenir à ses assassins et le juge Clément souhaite les comparer à celles Awalleh Guelleh et d'Hamouda Hassan Adouani, mais les deux hommes sont en fuite.

Le premier a été condamné à perpétuité par contumace en France pour son implication dans l'attentat du Café de Paris en 1990 à Djibouti (un mort, 11 blessés). Il s'est évadé en 1997.

Le second, condamné à mort pour sa participation à un attentat contre le bar "l'Historil" en mars 1987 (douze morts), a été gracié en juillet 2000 par l'actuel président djiboutien Ismael Omar Guelleh.

Source : Cyberpresse

pr/pmg/rmb

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Affaire Borrel : le tribunal de Versailles lance deux mandats d'arrêt contre des personnalités de Djibouti, Djama Souleiman et Hassan Said

Le Monde avec AFP, dimanche 01 octobre 2006

La cour d'appel de Versailles a ordonné la diffusion de mandats d'arrêt contre le procureur de la République et le chef des services secrets de Djibouti pour une éventuelle "subornation de témoins" dans l'enquête sur l'assassinat du juge français Bernard Borrel, a-t-on appris, dimanche 1er octobre, de source judiciaire.

Le parquet général dispose de cinq jours pour se pourvoir en cassation contre cet arrêt, rendu mercredi, à l'encontre du procureur, Djama Souleiman, et du chef des services secrets, Hassan Saïd.

Il s'agit des premiers mandats d'arrêt délivrés dans cette affaire depuis la découverte, le 19 octobre 1995, du corps a demi calciné du juge Borrel, au bas d'une falaise à quelque 80 kilomètres de Djibouti, où se trouve la plus grande base militaire française à l'étranger.

Parallèlement, la juge d'instruction parisienne Sophie Clément a transmis jeudi au procureur de la République de Paris une demande de réquisition concernant la délivrance de deux autres mandats d'arrêt visant les principaux suspects de l'assassinat du juge Borrel, Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan Adouani.

"La justice passe maintenant à la vitesse supérieure. Les magistrats montrent qu'ils n'ont pas peur de rechercher la vérité, quitte à déplaire aux autorités politiques françaises et djiboutiennes", s'est félicité Me Olivier Morice, l'un des deux avocats, avec Laurent de Caunes, de la famille Borrel.

PREMIERS MANDATS D'ARRÊTS DANS CETTE AFFAIRE

Au centre des deux procédures, menées à Paris et Versailles, se trouve le témoignage d'un ancien officier de la garde présidentielle de Djibouti, Mohammed Saleh Aloumekani. Il a affirmé devant la juge Clément avoir surpris le 19 octobre 1995, jour ou lendemain de l'assassinat du juge, dans le jardin du palais présidentiel de Djibouti une conversation entre six hommes, dont l'actuel président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, alors chef de cabinet du président Gouled Aptidon, Hassan Saïd, chef des services de sécurité et les deux suspects Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan Adouani. Selon ses déclarations, les interlocuteurs d'Ismaël Omar Guelleh seraient venus lui rendre compte de "l'élimination du juge fouineur" et de la disparition des traces du crime.

Le procureur de Djibouti est soupçonné d'avoir tenté de faire pression sur M. Aloumekani pour qu'il revienne sur son témoignage et le chef des services secret d'être intervenu pour que le capitaine Iftin, chef de la garde présidentielle de Djibouti en 1995, rédige une attestation discréditant le témoin. Appelés à s'expliquer le 13 octobre 2005 devant la justice française, les deux hommes ne sont pas venus. Les avocats de la partie civile ont alors demandé la délivrance de mandats d'arrêt. Le président de la chambre de l'instruction Didier Guérin vient de leur donner raison estimant que leur comparution était "indispensable à la manifestation de la vérité".

Sur le short du magistrat, ont été retrouvés des empreintes génétiques qui pourraient appartenir à ses assassins et le juge Clément souhaite les comparer à celles Awalleh Guelleh et d'Hamouda Hassan Adouani, mais les deux hommes sont en fuite.

Source : Le Monde

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LDDH : couvre-feu indirectement imposé par l'Électricité de Djibouti

Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION

DU 26 SEPTEMBRE 2006

COUVRE-FEU

 INDIRECTEMENT IMPOSÉ

PAR L'EDD

DIFFUSION D’INFORMATION DU 26 SEPTEMBRE 2006

Couvre-feu indirectement imposé par l’EDD

L’Electricité de Djibouti (EDD) semble ne pas « connaître la coupure », signe ostentatoire de la médiocrité des responsables, d’un Pouvoir foncièrement dictatorial, maintenus en République de Djibouti par certains bailleurs de Fonds et financièrement cautionnés par des pays amis pour des raisons qui leurs sont propres, qui malheureusement  n’ont servi à enrichir

une clique à la solde, alors que le Peuple Djiboutien souffre dans le silence médiatique.

C’est dans ce contexte infernal et insupportable que les Djiboutiens sont soumis depuis des mois à des coupures intempestives de l’énergie électrique.

Depuis une semaine, précisément nuit pour nuit, les populations, de tous quartiers populaires de la Capitale et de ses Banlieues de Balbala et PK 12 sont assoiffées et privées d’électricité durant tout l’été, pire encore, elles sont choquées de voir depuis la rentrée scolaire leurs enfants dans un état de haute tension, frisant la dépression, privés d’électricité le soir pour faire leurs devoirs et dormir au frais, de voir leurs enfants acculés dans l’impossibilité de prendre des notes souvent brouillées par la sueur dans une salle bondée et envahie par les mouches car sans ventilateur à cause de l’irresponsabilité des responsables de l’EDD, qui ne  connaissent certainement pas les insomnies consécutives à la canicule, mais peut-être celles de l’euphorie du Khat.

Depuis une semaine la ville de Djibouti et ses banlieues sont plongées dans l’obscurité quasi totale, et la circulation des véhicules sont minimes non seulement à cause de la cherté du carburant mais aussi des manifestations populaires et spontanées.

Régulièrement des jeunes sont embarqués vers les Arrondissements ou vers Nagad.

Il semblerait qu’un tarif vacillant entre 2 000FD et 20 000FD est nécessaire pour relâcher les manifestants ou passants. Espérons que ces taxes informelles permettront à l’EDD « d’arrondir les angles en vue de la construction d’une nouvelle Centrale nucléaire ».

Un autre point chaud commence à gronder en provenance de l’Université avec les Décisions navrantes, qui ont été prises bloquant l’accès à l’Université de Djibouti au plus démunis.

On a l’impression que les pauvres sont interdits de poursuivre leurs études universitaires « car eux ou leurs parents non rien dans la poche et sont donc indignes de continuer leurs études ».

Peut-être que les pauvres représentent un danger social.

Sur ce dernier point, la Ligue Djiboutienne  des Droits Humains (LDDH) continue ses recherches et ne manquera pas de se prononcer sur ce problème délicat.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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LDDH : "La Paix sociale et la menace : qui menace qui ?"

Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION

DU 23 SEPTEMBRE 2006

 

PAIX SOCIALE ET COMESA :

QUI MENACE QUI !

Conformément à leur mission de Prévention des conflits, les Défenseurs des droits de l’Homme  tirent la sonnette d’alarme en cette rentrée politique 2006 placée sous le signe d’un Sommet du COMESA prévu en principe à Djibouti en novembre prochain.

Pour sa part, la LDDH s’inquiète à juste titre des sabotages perpétrés quotidiennement contre la Paix Civile et Sociale sans lesquels tout développement ni Investissement ne sont possibles en République de Djibouti.

Paradoxalement, c’est dans ce contexte politique et social critique que les autorités djiboutiennes ont maladroitement célébré le 21 septembre 2006 la journée Internationale de la Paix instituée par les Nations Unis (ONU) en1981.

Pourtant, les Djiboutiens savent pertinemment que les deux Accords de Paix, dont l’actuel Chef de l’Exécutif s’enorgueillit ont vécu. Car, s’agissant de l’Accord de Paix du 12 mai 2001 signé entre le Frud-Armé et le Gouvernement, il a été largement violé par la Partie Gouvernementale au point d’être dénoncé par l’autre Partie signataire en décembre 2005.

Quant à l’Accord de Paix d’Arta sur la Somalie arraché et signé en août 2000, il n’a nullement contribué à consolider la Paix dans ce pays frère.

Alors, quelle Paix a-t-on célébré jeudi dernier à Djibouti ?

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), gravement préoccupée par la montée des périls Sociaux et politiques en République de Djibouti, demande instamment aux Pouvoirs Publics de désamorcer une crise largement alimentée par la pénurie électrique et les atteintes aux Droits Fondamentaux des citoyens Djiboutiens.

La LDDH saisit cette occasion pour rappeler aux Autorités Djiboutiennes, qu’elles doivent impérativement trouver une solution à la situation des Défenseurs des Droits Économiques et Sociaux injustement brimés dans notre pays.

M. NOËL ABDI Jean-Paul

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Émeutes à Djibouti suite à des coupures d'électricité

Des émeutes se sont produits dans plusieurs quartiers de la capitale à Djibouti les nuits du mardi 19 et du mercredi 20 septembre 2006 pour protester contre des coupures intempestives de l’électricité.

Le ras le bol des manifestants face aux coupures d’électricité plus de trois fois par jour révèle l’existence d’un ras le bol beaucoup plus général à l’endroit de la mauvaise gouvernance.

Le directeur de l’Électricité De Djibouti, Djama Ali Guelleh, a improvisé une conférence de presse le jeudi 21 septembre pour tenter en vain de calmer la détermination de manifestants décidés à se faire entendre. M. Djama a affirmé sans convaincre que les délestages étaient dus à la révision des générateurs.

Les forces de police ont fait arrêter une centaine de jeunes gens interpellés sans distinction dans les rues de la capitale, dont une dizaine de blessés des deux côtés, ce qui a provoqué une nouvelle colère de la population de la capitale Djibouti.

Nous reviendrons sur le sujet avec plus d’informations.

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Abdourahman Waberi fait son entrée au Petit Robert 2007

14/09/06 Abdourahman Waberi, professeur d’anglais au lycée Paul Cornu de Lisieux, vient de faire son entrée dans l’édition 2007 du « Petit Robert ». Né à Djibouti, il a déjà obtenu de nombreux prix littéraires pour une série de romans publiés depuis 10 ans. Lire ci-dessous un extrait de son dernier roman, "Les Etats-Unis d'Afrique", paru chez Lattès, en janvier 2006 :

La Fédération des Etats-Unis d'Afrique prospère avec ses centres d'affaires, ses mégalopoles, ses savants et ses artistes réputés, indifférente au sort des millions de réfugiés, pauvres rebus de l'humanité qui se pressent à ses frontières. Les sans-terre, les sans-pain, les sans-espoir fuient la désolée et sanglante Euramérique et viennent s'échouer sur les plages d'Alger ou de Djerba. Le chemin qui mène vers cette terre promise africaine, Maya l'a déjà empruntée, il y a bien longtemps. Enfant, elle a été arrachée à la misère et à la faim par un homme providentiel, Docteur Papa, alors en mission humanitaire en Normandie. Il l'adopte et l'emmène à Asmara en Erythrée. Mais même dans ce pays de cocagne, la mort et le malheur peuvent s'abattre. Maya doit partir, revenir, retrouver l'Europe et ses maux, se rapprocher des siens. Elle entame un long et douloureux périple loin de la douceur des côtes africaines. (...)

ABDOURAHMAN A. WABERI

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LDDH : Diffusion d'information : une curieuse rentrée judiciaire

Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION

DU 13 SEPTEMBRE 2006

 

UNE CURIEUSE RENTREE JUDICIAIRE

Tôt ce matin, le Tribunal de Djibouti sis au Palais du Peuple a été investi par les Forces de Police, suite semble-t-il à une ou des incursions nocturnes.

En l’absence d’une version officielle, difficile de comprendre les raisons de cette investigation policière dans les locaux du Palais de Justice.

Toujours est-il que la police des empreintes semble, depuis une semaine, à l’œuvre sur les lieux.

Il est tout de même curieux, depuis cet été, que certaines administrations publiques soient victimes de saccages et, pour d’autres, probablement de disparitions de documents.

Ainsi, les enquêtes suivent leur cours dans notre pays, sans qu’aucune condamnation judiciaire ne soit prononcée dans le cadre de ces récurrentes affaires.

De toute évidence, le manque d’Indépendance Totale de la Justice, si souvent dénoncé par tous les Défenseurs des Droits de l’Homme, explique ce constant laxisme judiciaire.

Face à toutes ces affaires non élucidées, les citoyens Djiboutiens se posent des légitimes questions au sujet de tous les dossiers abandonnés  notamment :

- Le dernier attentat à la grenade de l’Avenue 13,

- l’extinction du procès de l’Affaire des Faux Dollars,

- les nombreux détournements des deniers publics - dont certains des auteurs, après plusieurs mois de Détention « Provisoire » - se sont vus propulsés au plus haut niveau de l’Administration Publique.

A la veille de cette Rentrée Judiciaire 2006, les justiciables Djiboutiens se demandent si le 1er Magistrat se contentera encore cette fois, d’annoncer une simple « enquête judiciaire » (comme pour la tuerie du 30 novembre 2005 à Arhiba ou le tragique naufrage du navire à proximité du Port en avril 2006) ;

Quoi qu’il en soit, force est de déplorer qu’au delà des déclarations d’intention, le Chef de l’Exécutif n’ait concrètement rien entrepris à ce jour pour asseoir l’indépendance et la crédibilité de la Justice Djiboutienne. 

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) s’inquiète gravement de cette politique gouvernementale favorisant l’impunité permanente en République de Djibouti.

M. NOËL ABDI Jean-Paul

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LDDH : Note d'information sur le rapport du FIDH sur le Conseil des droits de l'Homme

Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION

DU 12 SEPTEMBRE 2006

RAPPORT DE LA FIDH

SUR LE CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME

Après la répression sauvage contre les Travailleurs, Djibouti fait le profile  bas?

Depuis un peu plus d’un an, les Défenseurs des Droits de l’Homme en particulier les Défenseurs des Droits économiques et sociaux que sont les syndicalistes libres sont constamment harcelés et persécutés.

La République de Djibouti s’est distinguée par son absence, pourtant le journal  « La Nation » avait à cors et à cri proclamé, l’admission de Djibouti comme membre du Conseil des Droits de l’Homme, comme une victoire.

Mais être absent en obtant pour la chaise vide, lors de la première session du Conseil des Droits de l’Homme tenu à Genève du 19 au 30 Juin 2006 démontre que les autorités  djiboutiennes se sentaient mal à l’aise après les somations de l’OIT.

Il est temps aux responsables des Travailleurs des secteurs privés et publics en particulier ceux du Port de résoudre le plus rapidement possible les litiges qui les opposent au Monde du Travail.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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Drogue : le khat fait son apparition à  Nantes

Ouest France, du 9 septembre 2006

Environ 20 kg de feuilles de khat ont été saisis, mercredi, à la gare de Nantes, dans les valises d'une femme originaire de Djibouti. Le khat est cultivé et consommé principalement en Afrique orientale. Les feuilles, qui coupent la faim et la fatigue, y sont mastiquées pour leur effet stimulant. C'est la première fois que des policiers nantais trouvent du khat. Depuis cinq ans, les saisies, qui restent très limitées, progressent en France. La femme qui transportait la drogue a été écrouée hier après-midi.

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Bush avoue l'existence de prisons secrètes

Extrait de rtl.fr, le 7 septembre 2006

La presse l'avait révélée il y a plusieurs mois déjà, mais l'information n'avait jamais encore été confirmée par les principaux intéressés : les Américains. George W.Bush a reconnu pour la première fois publiquement, l'existence de prisons secrètes, gérées par les services de la CIA, dans lesquelles sont notamment détenus et interrogés des membres d'Al Qaïda. Des prisons qu'il n'a pas du tout l'intention de fermer en dépit de la réprobation internationale.

L'aveu du président américain

Le président américain, George Bush, a confirmé mercredi (6 septembre) que la CIA avait des prisons secrètes où sont détenus des terroristes présumés. Le programme de la CIA avait été révélé l'année dernière par le Washington Post, et avait soulevé un tollé international contre l'administration Bush, laquelle n'avait jamais reconnu officiellement l'existence de tels centres de détention secrets. Après avoir avoué, il a justifié ces méthodes d'interrogatoire parce qu'elles ont permis, dit-il, de déjouer plusieurs complots aux Etats Unis, à Djibouti, à Londres et au Pakistan sans donner plus de détails.

George Bush espère par ces rebondissements reprendre la main sur les questions de sécurité, qui lui ont toujours valu des bons taux de popularité. "Notre sécurité dépend de notre faculté à obtenir ce genre de renseignements", a déclaré G.W.Bush. En réponse aux critiques formulées par les associations de défense des droits de l'homme, le président a affirmé que les agents de la CIA traitaient les détenus avec humanité et sans utiliser la torture. Le Président n'a pas indiqué où se trouvaient les centres de détention en question, mais l'existence de telles structures a été signalée en Europe de l'Est.

Des tribunaux militaires

Dans la foulée, il a annoncé que le cerveau présumé des attentats du 11 septembre, serait transféré et jugé à Guantanamo. Autre information délivrée par le chef d'Etat : les 14 terroristes présumés avaient été envoyés au centre de détention américain de Guantanamo Bay à Cuba pour y être jugés par des tribunaux militaires qu'il espère voir mettre sur pied par le Congrès. La Cour suprême a pourtant jugé illégaux, en juin, les tribunaux militaires devant lesquels devaient comparaître ces détenus, pour la plupart capturés en Afghanistan.
 

AC

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Bush défend les méthodes de la CIA et mentionne plusieurs complots déjoués

Dépêche AFP du mercredi 6 septembre 2006

Le président George W. Bush a défendu mercredi les méthodes d'interrogatoire de la CIA dans les prisons secrètes où sont détenus des terroristes présumés, en assurant qu'elles avaient permis de déjouer plusieurs complots.

Le président américain, qui s'exprimait depuis la Maison Blanche, a indiqué que des attaques terroristes avaient été déjouées aux Etats-Unis, à Djibouti, à Londres et au Pakistan, sur la base d'informations révélées par ces détenus.

Lors de son discours, George W. Bush a annoncé que 14 responsables d'Al-Qaïda détenus au secret, dont le cerveau présumé du 11-Septembre, avaient été transférés à Guantanamo pour y être jugés.

M. Bush a fait mention de projets d'attaques sur des Marines à Djibouti, sur des avions aux Etats-Unis et au Royaume Uni, sur des gratte-ciels américains et une attaque biologique au bacille du charbon.

Il a également fait allusion à un projet d'attaque à Karachi (Pakistan) avec des voitures et motos piégées.

Tout en révélant ces projets d'attaques attribués au réseau Al-Qaïda, le président américain n'a pas donné de détails sur les dates, les noms des participants et l'état d'avancement de ces projets.

Mais selon lui, les informations réunies par la CIA ont permis d'identifier et de localiser des terroristes.

George W. Bush a ainsi souligné qu'Abou Zoubaydah, un homme de confiance de Ben Laden capturé en 2002, aurait lors de ces interrogatoires donné des informations clés. Il aurait notamment désigné Khaled Cheikh Mohammed comme le cerveau du 11-Septembre et Ramzi Ben Al-Shaba comme l'un de ses adjoints.

Le président américain a reconnu que la CIA avait utilisé avec ces prisonniers des méthodes d'interrogatoires "alternatives", considérées par ses adversaires, mais aussi certains pays alliés, comme de la torture.

Extrait AFP

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LDDH : Note d'information sur la détention préventive à Djibouti

Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION

DU 5 SEPTEMBRE 2006

FAUT-IL ENCORE LE CLASSER SINE DIE

DURANT DES MOIS ?

CE DOCUMENT SUR LA PRISON

NE PEUT QUE SURGIR !

 

La première réaction de tout prisonnier en Détention Arbitraire est celui de déposer une plainte auprès du Parquet pour Torture physique et morale. Mais la réputation de cette juridiction se veut impitoyable, car bon nombre de dossiers classés sine die par le Procureur de la République font légende.

Merci au Défenseur des Droits de l’Homme, qui a mené avec courage l’enquête dans des conditions inattendues, qui a réussi à décrire par écrit cette dure réalité quotidienne pour un grand nombre de prisonniers en  «Détention Provisoire » et pour certains parfois coffrés manu militari, sans jugement, peut-être à vie.

Combien sont-il aujourd’hui ? Pour la majorité, l’incarcération en détention « Provisoire » vacille entre deux ans et cinq ans, pour d’autres bientôt 9 et 15 ans. Une Enquête de l’Observatoire des prisons s’avère urgent en République de Djibouti.

Le Comité International de la Croix Rouge - CICR (seule habilité à se rendre régulièrement à Gabode) est évidemment tenu par son principe tant respectable de la Haute Confidentialité, néanmoins ses démarches  doivent faciliter l’efficacité toujours dans la Confidentialité. Rester dans une prison sans aucun jugement, sur un simple mandat d’un juge debout, n’est-ce pas une forme de crime contre l’humanité ?  

C’est afin d’attirer l’attention du Pouvoir Judiciaire dans notre pays que ce document est publié.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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