Dernières nouvelles - Édition en Ligne de septembre 2009

 Directeur de publication : Mohamed Ali Abdou.   Codirecteur : Mahdi Ibrahim A. God.   Email : realite_djibouti@yahoo.fr


S  o  m  m  a  i  r  e

29/09/2009 Note d'information du 29/09/09 de la LDDH

28/09/2009 Communiqué de l'UAD du 26 septembre 2009 : Appel au peuple djiboutien et à la communauté internationale

08/09/2009 Communiqué du MRD du 7 septembre 2009

08/09/2009 Renforcement de l'opposition nationale djiboutienne

02/09/2009 Uguta-Toosa se rapproche de  l'ARD

03/09/2009 Condoléances du président du PDD, Mohamed Daoud Chehem, à la disparition de Moumin Bahdon Farah

01/09/2009 Communiqué du MRD du 22 août 2009

30/08/2009  Communiqué de l'Observatoire pour le respect des droits humains à Djibouti



Note d'information du 29/09/09 de la LDDH

Le Président

Aucun espoir pour l’opposition pacifique

en république de Djibouti ?

Le samedi 26 septembre 2009 le Conseil du Contentieux Administratif, longtemps demeuré in opérationnel pour des raisons non encore élucidées, est, depuis ces derniers temps, régulier tant dans ses horaires d’audiences que dans ses décisions.

Néanmoins, même avec les présences régulières de la représentante du Gouvernement (sauf pour le décès de son papa, que Dieu garde son âme en paix), l’entrave de ces derniers temps proviennent du représentant de l’Etat, un certain Omar Wahib Aref. (fils adoptif du défunt Wahib Aref, oncle de Maître Aref).

Comme souvent, le représentant de l’Etat n’était pas encore présent lors de la énième audience sur « le décret d’abolition d’un parti légal de l’opposition djiboutienne, à savoir le MRD et son journal le Renouveau ».

Pourtant un espoir est à attendre, car la Cour à renvoyer cette affaire au 24 octobre 2009.

Reste à savoir si le représentant de l’Etat sera en mesure de prouver que le document qui aurait induit en erreur le chef de l’Etat est juridiquement fiable. L’erreur est humaine, mais il faut avoir le courage de le reconnaître.

Toutefois, une mobilisation nationale en faveur des droits de l’opposition, des droits de s’exprimer librement, des droits de la presse libre, de tous les droits fondamentaux, notamment ceux des respects de la Constitution nationale, des Conventions internationales, ainsi que de l’Accord de paix signé en 2001, est un devoir pour tous les patriotes.

NOEL ABDI Jean-Paul

PS. Nous venons d’apprendre que le cousin du président de l’UAD, Gouhad Hoche Hared a été arrêté alors qu’il se rendait à l’ambassade des Etats-Unis pour leur remettre une communication de l’opposition pacifique.

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Communiqué de l'UAD du 26 septembre 09 : Appel au peuple djiboutien et à la communauté internationale

UNION POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE (U.A.D)
(ARD, UDJ, MRD)

Adresse : Avenue Nasser – Djibouti

APPEL AU PEUPLE DJIBOUTIEN ET A LA
COMMUNAUTE INTERNATIONALE

Nous, partis politiques coalisés sous la bannière de l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD), n’avons cessé de mettre en garde contre la dégradation de la situation socio-économique et politique de notre pays et contre ses conséquences dévastatrices pour notre peuple. Nous n’avons cessé d’appeler les Djiboutiennes et les Djiboutiens mais aussi la Communauté internationale à la vigilance. Si les Djiboutiens se sont majoritairement exprimés contre la logique du pire, comme en ont témoigné les succès de nos appels au boycott des mascarades électorales (présidentielle d’avril 2005, locales de mars 2006 et législatives de février 2008), nous ne pensons pas que la Communauté internationale ait pris la pleine mesure de la gravité de la situation. A nos yeux, le régime n’a point subi le degré de pression que commandaient ses méfaits.

Dès lors, interprétant cette attitude de la Communauté internationale comme un soutien à ses agissements, le président Ismaël Omar Guelleh n’a pas hésité à manifester en mars 2009 sa volonté de modifier la Constitution en vue d’un troisième mandat, tentant ainsi de s’ouvrir la voie à une présidence à vie. Cette initiative irresponsable et dangereuse a choqué l’écrasante majorité des Djiboutiennes et Djiboutiens.

Force est de constater qu’aujourd’hui la situation dans notre pays présente de sérieux risques d’explosion sociale mais aussi de guerre civile. Jamais, le mécontentement n’a été aussi profond et aussi généralisé. Jamais, notre pays n’a été aussi proche de l’explosion. Il suffit, pour s’en rendre compte, d’observer les formes préoccupantes que prend le profond malaise social dans la capitale comme en province. Il suffit, pour s’en rendre compte, d’observer le flot de jeunes djiboutiens qui, perdant toute confiance en ce régime, gagnent ou regagnent le maquis du Nord et renforcent ainsi les rangs du FRUD, mouvement armé djiboutien d’opposition, ou émigrent à leurs risques et périls en grand nombre, par le golfe d’Aden ou la Méditerranée. Du reste, si la situation actuelle perdure, l’idée du recours aux armes pour se débarrasser de ce pouvoir risque fort de l’emporter sur les autres formes de lutte pacifique auxquelles nous tenons tant.

Face à cette grave évolution, et autour des valeurs fortes qui lui sont chères, à savoir l’unité, la fraternité, la paix, l’Etat de droit et le développement durable, la démocratie, la bonne gouvernance, la justice sociale, l’entente cordiale avec les pays voisins et le reste du monde, l’Union pour l’Alternance Démocratique :

-         rejette et condamne toute idée de troisième mandat présidentiel et de présidence à vie ;

-         appelle le peuple djiboutien à l’unité et à une mobilisation décisive contre la dictature ;

-         appelle la Communauté internationale à prendre la pleine mesure de la situation à Djibouti et à user de toute son influence pour faire entendre raison au président Ismaël Omar Guelleh.

L’UAD estime que la solution du problème djiboutien passe par la mise en place d’un gouvernement d’union nationale de transition, regroupant opposition, gouvernement et société civile, et chargé de redresser la situation économique et sociale ainsi que de jeter les bases d’une vie collective nationale et démocratique.

Les points essentiels suivants doivent faire partie de la plateforme commune de gouvernement à élaborer par l’opposition, le gouvernement et la société civile ;

1 – Un véritable multipartisme intégral (sans entraves politico administratives inutiles)

2 – La mise en œuvre de la décentralisation à l’instar de celle qui existe dans le reste de l’Afrique et prévue par l’Accord du 12 mai 2001 avec le FRUD armé du regretté président Ahmed Dini Ahmed ;

3 – Une justice indépendante et opérationnelle, y compris dans sa composante administrative (tribunal du contentieux administratif) et avec des juges libres ;

4 – Le réexamen du Conseil constitutionnel dans son statut comme dans sa composition ; il est, comme le reste de l’appareil d’Etat, totalement inféodé au régime parce qu’entièrement nommé par lui ;

5 – La mise en place d’une Commission électorale nationale indépendante en charge de l’ensemble du processus électoral depuis la confection des listes jusqu’à la proclamation des résultats et composée à parité de représentants de l’opposition et du régime sous la présidence d’une personnalité indépendante de la société civile acceptée par les deux parties (c’est la condition sine qua none de la transparence électorale) ;

6 – Le respect des libertés fondamentales (syndicale, d’expression, de presse, etc…) et des droits de l’homme ;

7 – L’accès libre et équitable des partis politiques aux médias publics (radio, télévision, journaux, etc.)

Nous rappelons que ces points sont conformes à la Constitution djiboutienne et à l’accord de paix FRUD armé – Gouvernement du 12 mai 2001. Ils sont également conformes à la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance adoptée le 30 janvier 2007 à Addis-Abeba par la huitième session ordinaire de la conférence de l’Union africaine, charte dont Djibouti est signataire. Cette charte réaffirme la volonté des Etats d’ « œuvrer sans relâche pour l’approfondissement et la consolidation de la démocratie, de l’Etat de droit, de la paix, de la sécurité et du développement », leur résolution à « promouvoir les valeurs universelles et les principes de la démocratie, la bonne gouvernance, les droits de l’homme et le droit au développement ».  Ils y expriment leur souci d’ « enraciner dans le continent une culture d’alternance politique fondée sur la tenue régulière d’élections transparentes, libres et justes, conduites par des organes électoraux nationaux indépendants, compétents et impartiaux. »

Comme l’a dit samedi 11 juillet 2009, le président des Etats-Unis d’Amérique Barack Obama à l’occasion de sa première visite sur le continent à Accra, au Ghana, pays où s’enracinent la démocratie et la bonne gouvernance, nous pensons que « l’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts mais d’institutions fortes ». Or, Djibouti n’a point d’institutions fortes mais croupit sous un homme fort qui l’opprime. L’heure est plus que jamais grave sous nos cieux et commande que l’on agisse en conséquence.

                                                         Fait à Djibouti, le 26 septembre 2009

      Pour l’ARD                                       Pour l’UDJ                                     Pour le MRD
      Ahmed Youssouf Houmed                 Ismaël Guedi Hared                        Souleiman Farah London
      Le Président                                      Le Président                                    Le Vice-Président 

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Communiqué du MRD du 7 septembre 2009

Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement
(Ancien PRD)
Cité Poudrière Avenue Nasser
Tel : (00253) 34 23 99/82 95 23
BP : 3570
Djibouti

                                                                                                                     Bruxelles, le 7 septembre 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE

            Le 2 septembre 2009, une délégation du parti au pouvoir à Djibouti depuis l’Indépendance du 27 juin 1977, le Rassemblement populaire pour le progrès (RPP), conduite par le Premier ministre Dileita Mohamed Dileita, s’est rendue au Quartier populaire du PK12, à la périphérie de la capitale djiboutienne, pour solliciter le soutien de ses habitants à la décision du chef de l’Etat, Ismaël Omar Guelleh, de se maintenir au pouvoir au-delà d’avril 2011, terme de son actuel mandat.

            Au lieu du soutien espéré, c’est un rejet massif et catégorique de l’idée de troisième mandat présidentiel que la population locale a exprimé. Alors, l’imposant dispositif policier escortant la délégation gouvernementale a violemment réagi contre les habitants. Ces derniers ont résisté aux brutalités policières. Mais plusieurs d’entre eux ont été arrêtés et placés en garde à vue. En font partie MM. Osman Ali Moussa, Youssouf Mohamed Robleh, Mahdi Omar Madobé, Samatar Omar Madobé, Nasser Béchir et Ismaël Gosleh Gouled.

            Nous condamnons avec la plus grande vigueur ces agissements du pouvoir en place et exigeons la libération de tous les habitants arrêtés du PK12 ainsi que de toutes les autres personnes arbitrairement détenues.

            Nous réitérons notre appel aux forces armées et de police à ne pas se laisser manipuler et à se garder d’obéir aux ordres illégaux et criminels du régime. Nous leur rappelons que ce pouvoir n’est pas éternel, qu’il chancelle et qu’il est grand temps de cesser de se compromettre avec lui.

            La Communauté internationale doit accorder à la situation chaque jour plus préoccupante de Djibouti l’attention qu’elle mérite. Avant qu’il ne soit trop tard.

Le président du MRD,
Daher Ahmed Farah 

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Renforcement de l'opposition nationale djiboutienne

Maki Houmedgaba

Au nom de la représentation de l’ARD en Europe, j’ai le plaisir de confirmer le renforcement de l'opposition  djiboutienne avec l'arrivée en son sein de nouveaux membres issus d'un militantisme historique.

Toutes les félicitations s'adressent aux membres d'Uguta Toosa qui rejoignent les rangs de l'ARD afin de renforcer l'opposition nationale. Cette contribution essentielle permettra d'élargir et de consolider le cadre de l'Union pour l'alternance démocratique (UAD) à laquelle appartient l'ARD.

Les Djiboutiens de tous pays sont invités à en faire de même, notamment les Djiboutiens en exil qui peuvent apporter tous les fruits de leur expérience à un mouvement d'opposition élargi à la diaspora et grandissant.

Les événements de trouble récents à Balbala ainsi qu'aux quartiers 3, 4, 5, 6 et 7 dans la ville de Djibouti, mais aussi les évènements militaires de Boli et de Sismo au Mont Mabla pour ne citer que ceux-ci, révèlent combien le système de gouvernement actuel n'a jamais pu assurer la paix ni la sécurité des habitants.

Soyons mobilisés pour sortir le pays de cette impasse en nous attaquant directement à la racine du mal, singulièrement à l'état de non droit et à l'état d'absence de démocratie qui y prévalent depuis l'indépendance nationale en 1977.

La mobilisation de l'opposition renforcée reprendra date dès les premiers moments de la fin du mois de ramadan.

Maki Houmedgaba
Représentant l'ARD en Europe

 

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Uguta-Toosa se rapproche de l'ARD (Alliance Républicaine pour le Développement)

M. Ali Coubba

Ce numéro est consacré à une information que nous estimons capitale et qui concerne notre alliance avec l'ARD, parti fondé en 2002 par Ahmed Dini et présidé actuellement par Ahmed Youssouf. Notre credo reste inchangé : Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011.

Il nous paraît intéressant de rappeler ici à nos militants et à nos sympathisants de la façon dont notre parti a, dès l'origine, s'est démarqué des autres formations politiques en exploitant les nouveaux outils de l'information et de la communication.

Comment se faire connaître rapidement ? Comment rendre populaire nos idées (notre programme) ? Comment susciter l'adhésion de la diaspora djiboutienne à nos thèses ?

Uguta-Toosa est à la fois un parti politique et un journal électronique

Compte tenu de notre éloignement du pays, il fallait dans les meilleurs délais faire acquérir la notoriété à notre organisation politique. Pour atteindre ce but, (l'avons-nous atteint ? C'est à vous de nous le dire), nous avons exploité les ressources que nous avions à notre disposition et que, apparemment, les autres partis avaient négligé. Voici la façon dont nous avons procédé :
- choisir un nom afar (
Uguta) et un nom en somali (Toosa) parce que la république de Djibouti est dominée par ces deux ethnies; (Un Djiboutien, quelle que soit son origine, s'interrogera sur un parti qui a un patronyme dans sa langue maternelle. Il va d'abord noter l'originalité et retenir ce nom simple).
- opter pour des noms suggestifs et évocateurs pour les Djiboutiens et faciles à prononcer dans toutes les langues; (
ce sont des noms communs)
- Créer un journal électronique qui porte le même nom que le parti;
- Utiliser les outils de communication (internet, cassettes, puis video - YouTube)

Nous ne voulions pas d'un parti portant un nom en français

Il était déplacé de donner à notre parti politique, en l'an 2005, un nom en français. Notre journal étant écrit en français, faire de la surenchère ne rimait à rien. D''autant que la majorité de nos compatriotes préfèrent en général se parler en afar, en somali et en arabe. Nous les Afar et les Somali, lorsque nous ne sommes pas totalement acculturés, avons un attachement épidermique à notre langue et à notre culture. Dès le début de l'année 2007, nous avions décidé de préparer des cassettes en afar, en somali et en français.

(...)

Uguta-Toosa et l'ARD vont d'abord travailler ensemble en harmonisant leurs thèmes, leurs discours politiques et en réfléchissant sur une stratégie politique commune. Le PDD est la bienvenue. Il va de soi que c'est à nous de faire preuve de souplesse dans la mesure où un parti légalisé a des marges de manoeuvre plus étroite qu'un parti non reconnu officiellement.

En se rapprochant de l'ARD, notre parti est conscient de s'engager dans une voie nouvelle et difficile qui consiste à mobiliser le peuple djiboutien.


Uguta-Toosa, août 2009

***

Rapprochement UGUTA-TOOSA et l’ARD


Pour quoi ce rapprochement avec l'ARD ?

Uguta-Toosa
51 100 Reims
Tel : 03 26 85 59 01
Ali.coubba@free.fr

Reims, le 12 juillet 2009

M. Ali Coubba
Président de Uguta-Toosa

A
Monsieur Ahmed Youssouf
Président de l’ARD

S/C Cassim Ahmed Dini
Représentant plénipotentiaire de l’ARD

Objet : Réponse à votre courrier

Monsieur le président,

Notre organisation politique, Uguta-Toosa, a décidé de rejoindre les rangs de votre parti politique dans un but précis : renforcer l’opposition djiboutienne. Condition indispensable si l’on désire donner de l’espoir à notre peuple et rendre possible une alternance démocratique.

Nous avons initié ce rassemblement au nom de l’intérêt général. Votre réponse, rapide, souligne également que vous êtes à même de comprendre l’urgence de créer, autour de nos idéaux, une opposition forte et unie.
Ce projet de rassemblement est nécessaire. Dans l’avenir, il devra englober d’autres partis de l’opposition. Notre famille politique en sortira renforcée et nous nous en félicitons d'avance. Mais seul un travail collectif et soutenu le rendra attractif.
Vous le savez, dans le meilleur des cas, les questions d’amour-propre et la division dispersent nos énergies. Dans le pire des cas, elles affaiblissement notre camp. Conjuguée à une campagne de communication, cette alliance mobilisera la diaspora djiboutienne, lassée par l’éparpillement de nos querelles intestines. Elle convaincra les indécis de nous rejoindre.

Ces deux dernières années, notre parti UGUTA /TOOSA a le vent en poupe. Continuer son ascension politique ne lui aurait fait que du bien. Il aurait acquis plus de notoriété, plus de renommée, auprès du peuple djiboutien. Après tout, la notoriété n’est-elle pas le but ultime de toute organisation politique ? Tôt ou tard, conforté par ce capital de popularité, UGUTA/TOOSA aurait participé, dans un cadre démocratique, à des élections nationales. Mais notre direction politique a tranché la question. Elle a privilégié l’intérêt général.
En prônant une alliance politique avec l’ARD, elle a arrêté ses choix politiques. Bien sûr, il y a des réticences internes mais nos militants et sympathisants dans leur majorité plébiscitent cette stratégie. Outre de réelles affinités politiques existant entre l’ARD et notre parti, ils sont conscients que tous ceux qui privilégient les luttes pacifiques devraient se rassembler et lutter ensemble contre la dictature.

Cette alliance apportera, nous l’espérons, un plus en matière de réflexion, d’actions et d’efficacité à notre combat collectif. Cependant, dans la mesure du possible, notre parti entend conserver une certaine marge de manœuvre tant que la dictature sera en place. Vous l'avez bien souligné.

Dans l’espoir que notre collaboration ouvre une nouvelle page de l’histoire de l’opposition djiboutienne, veuillez agréer Monsieur le Président, l’expression de mes sincères salutations.

M. Ali Coubba
Président de UGUTA/TOOSA

***

M. Cassim A. Dini

Alliance Républicaine
pour le Développement
(ARD)

Paris, le 9 juillet 2009

Le Délégué Plénipotentiaire à l’étranger

A

M. ALI MOHAMED (ALI COUBBA)
Président d’UGUTA-TOOSA


M. le Président,

Par courrier en date du 26 juin 2009, adressé à M. ADAN MOHAMED ABDOU, Vice-président de l’ARD, vous nous avez informé de l’intention qui est la vôtre ainsi que celle des cadres et militants d’UGUTA-TOOSA de rejoindre notre Parti.

Réuni en séance ordinaire, notre Comité Exécutif s’est félicité de votre démarche constructive et l’a pleinement approuvée, convaincu qu’il s’agit là d’un apport qui ne pourra que renforcer les capacités décisionnelles, organisationnelles et d’action de l’ARD.

Comme vous n’êtes pas sans le savoir, les Statuts de notre Parti stipulent que seul un Congrès souverain est habilité à élire les membres du Comité Central, lequel à son tour détermine la composition du Comité Exécutif. En attendant la tenue du congrès qui concrétisera ce processus, il va de soi qu’UGUTA-TOOSA garde son entière autonomie par rapport à l’ARD.

Toutefois, vous conviendrez avec nous, M. le Président, qu’une harmonisation des positions et une coordination des activités sont indispensables d’ici là. C’est pourquoi nous vous invitons dès à présent à vous mettre en rapport avec M. CASSIM AHMED DINI, notre Délégué Plénipotentiaire à l’étranger et M. MAKI HOUMED-GABA, notre Représentant en Europe, aux fins d’en déterminer les modalités concrètes à fixer dans un document-cadre cosigné que vous nous transmettrez par la voie appropriée.

Dans cette attente, et en vous félicitant encore une fois pour votre choix judicieux de rejoindre l’ARD, veuillez croire, M. le Président, à l’assurance de notre haute considération.

Pour le Comité Exécutif de l’ARD
Le Délégué Plénipotentiaire à l’étranger

CASSIM AHMED DINI

***

Rapprochement UGUTA-TOOSA et l’ARD

M. Hammadou Ali ben Ali

La nécessité du regroupement

L'ARD et notre parti, autrement dit Ali Coubba et Cassim Ahmed Dini, de par leurs signatures, viennent d’exaucer le vœu du peuple djiboutien.

Conscient de la nécessité de regroupement des partis politiques par affinité idéologique et en raison de leurs objectifs, Uguta/Toosa et l’ARD ont entendu enfin la voix de la raison et ont décidé de sceller une alliance politique dans la perspective de la conquête et de l’exercice du pouvoir. Cette alliance, le peuple djiboutien dans son ensemble la souhaitait de toutes ses fibres, mais nous la devons au pragmatisme du Dr. Ali Coubba et au courage politique de Cassim Ahmed Dini qui ont, tous les deux, refusé leur fierté se mettre entre eux.
Une alliance qui, selon toute vraisemblance, pourrait se transformer après le congrès de l’ARD en une fusion entre les deux formations politiques. D’ici là, Uguta/Toosa et l’ARD se sont mis d’accord pour travailler ensemble dans l’intérêt général du pays.

Alliance voulue par les militants

Cette alliance est aussi le souhait de tous les militants des deux partis qui s’exprimaient dans les forums de différents sites, qui partagent les mêmes convictions et les mêmes objectifs et les mêmes valeurs.
La question d’alliance s’est posée très tôt au sein d'Uguta-Toosa et chacun de nous, responsables et membres de notre parti, a donné son avis sur la question.
Sans prétention de ma part je pourrai dire que Uguta-Toosa est en avance sur plusieurs formations politiques concernant cette question.

Vous faire connaître mes choix

Souvenez-vous que, quand la question d’alliance s’est posée au sein d’Uguta-Toosa, votre serviteur, Hammadou Ali Ben Ali, je me suis exprimé à titre personnel dans les colonnes de notre journal N°41 pour faire connaître mon choix. Choix d’alors qui s’était porté sur le PDD de Mohamed Daoud Chehem, lequel à mon grand regret n’a pas séduit la majorité de nos militants et donc n’a pas été retenu par les instances dirigeantes du parti. Sans entrer dans les secrets de débat interne au parti, le temps étant à l’alliance et non à la division, je me suis incliné devant la décision majoritaire d'aller vers l'ARD, et certainement demain le PDD pourrait nous rejoindre.

Les alliances : une nécessité

Notre parti Uguta/Toosa est convaincu que l’alternance politique pacifique passe par les alliances, il considère donc que tout rassemblement comme une bonne stratégie pour renforcer l’opposition. Nous demandons aux autres formations de venir nous rejoindre et occuper les pièces qui leur sont destinées dans la maison commune.

Même s’il n’est pas légalisé à Djibouti, notre parti Uguta-Toosa jouit d’une certaine aura auprès des jeunes déçus par les Qagaba qui le voient comme un antidote contre la barbarie sournoise d’une autre époque érigée comme système par IOG. Il est venu pour nous le temps de descendre dans l'arène djiboutienne, pour nous faire entendre et porter haut nos couleurs. Nos idées sont, vous le savez, des valeurs universelles comme l’instauration de la démocratie, les droits de l’homme, l’égalité des citoyens, la répartition équitable de la richesse nationale entre les différentes communautés et régions du pays, le respect de la constitution, l’ouverture politique en direction des autres familles politiques, etc.

M. Hamadou Ali ben Ali
Uguta-Toosa, août 2009

Rapprochement UGUTA-TOOSA et l’ARD

Une nouvelle réjouissante

Le temps d’alliance ou de fusion vient de sonner au sein de l’opposition. Que penser de cette initiative ? Quels pourraient être la portée et le champ d’action de cette nouvelle stratégie ?
En tant que sympathisant du parti Uguta/Toosa je ne peux que me féliciter de cette initiative. Justifiée à double titre. Celle-ci exprime d’une part
la volonté politique du parti Uguta-Toosa de tirer l’opposition Djiboutienne de l’impasse dans laquelle elle s’est fourrée depuis la disparition de son chef de file, le regretté Ahmed Dini Ahmed. D’autre part, parce que l’alliance ou l’union des formations politiques constitue souvent une étape incontournable, voir une stratégie fructueuse sur le chemin de la conquête du pouvoir.

Apports des uns et des autres

Quel sera Alors l’apport relatif de chacune de deux formations (Uguta–Toosa et l’Alliance Républicaine pour le Développement) engagées dans cette voie ?
Le parti dirigé par
Dr. Ali coubba se distingue par son dynamisme sur la scène politique. Cette formation peut faire valoir à juste titre : compétence, savoir faire, ainsi que l’esprit d’initiative de ses dirigeants. Il est à même de se tailler un rôle moteur au sein de l’ensemble de l’opposition.
L’Alliance Républicaine pour le Développement, crée en 2002 par feu Ahmed Dini est considérée comme le véritable vainqueur des élections législatives de 2003. Son président Ahmed Youssouf est un homme politique chevronné. Toutefois, depuis plusieurs années, le parti se trouve dans un état de léthargie.

La complémentarité de ces deux partis politiques

La complémentarité de Ces deux formations politiques parait évidente. En procédant à une alliance, ils pourraient peser de façon beaucoup plus importante sur la scène politique. Uguta-Toosa aurait gagné en visibilité à Djibouti, tandis que l’ARD bénéficierait d’un nouvel élan.
Dans cette phase d’alliance, les dirigeants et militants de deux partis pourraient mener ensemble des actions concrètes sur le terrain :
sensibilisation et organisation de la diaspora en Europe, organisation des conférences-débats, des manifestations, intensification d’actions médiatiques à l’endroit de l’opinion publique internationale et nationale en utilisant les nouveaux outils de communication.

En cas de fusion, la nouvelle direction représentative de la société Djiboutienne pourrait comprendre des hommes et femmes de toutes les générations et de toutes les qualités. De plus nombre d’intellectuels et d’universitaires se seraient réunis autour des personnalités les plus en vue comme Ali Coubba et Cassim Ahmed Dini.

Une nouvelle ère politique, une nouvelle génération

C’est une nouvelle ère politique qui va s’ouvrir avec cette génération très attachée aux valeurs démocratiques et dotée d’un sens aigu du sacrifice et de l’intérêt général.
Elle n’aura pas une tâche facile car il lui faudra entre autre détruire les cloisons dressées entre les différentes communautés, par la dictature tribale, abattre en brèche les idées reçues et rassembler le peuple au tour des projets de société. Bref restaurer l’unité nationale et rendre à la classe politique ses lettres de noblesse.
Pour concrétiser ce rêve, il faudra successivement franchir
l’étape de l’alliance, pour concrétiser celle de l’union.

Nous sommes placés ici dans un optique de gagnant-gagnant car chacune de deux formations politiques sera gagnante et c’est le peuple Djiboutien qui sera le grand gagnant.

M. IYAMALI
Uguta-Toosa, août 2009

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La transcription écrite du discours en français - Ali coubba

discours en français - Ali coubba

Chers compatriotes,

C’est un grand honneur et un plaisir pour moi de vous retrouver. Il s’agit de ma deuxième intervention dans le cadre de la campagne d’information et de sensibilisation que mène notre parti Uguta-Toosa.
Je tiens, d’emblée, à vous annoncer une nouvelle qui va réjouir tous les démocrates djiboutiens. Notre parti a décidé de rejoindre à terme les rangs de
l’ARD (Alliance républicaine pour le développement), une formation légalisée, fondée en 2002 par Ahmed Dini, présidée depuis septembre 2004, par Ahmed Yusuf. Si nous voulons éradiquer la dictature en place, il est impératif d’unir nos forces. Ce constat, tout le monde le faisait mais notre parti a décidé de le concrétiser.
Le sens des responsabilités. L’intérêt général. La nécessaire unité de l’opposition. Voilà ce qui nous a motivés. Par ailleurs, c’est l’unique chemin à suivre si nous voulons incarner une espérance et une force d’alternance crédible aux yeux de notre peuple et de nos partenaires internationaux. Cette nouvelle dynamique, nous l’espérons, donnera un nouvel élan, un nouveau départ à l’ensemble de l’opposition. En outre, elle brisera également l’indécision qui mine la diaspora djiboutienne.

Dans cette vidéo, je traite un seul point : Ismail Omar Guelleh n’est pas digne de la fonction de président de la république

(Ismail Omar Guelleh n’est pas digne de la fonction de président de la république)

La République de Djibouti est un Etat multiethnique où cohabitent dans un climat de fraternité trois communautés nationales : les Afar, les Arabes et les Somali. Trois langues et trois cultures différentes qui font la force, la richesse et la diversité de notre patrimoine. Apparemment, M. Ismail n’aime la diversité. Il veut imposer le monolinguisme somali à la radio, à la télévision et dans l’administration publique. Au risque de nier la réalité culturelle de notre pays.
Alors qu’un président de la république est garant de l’unité et de la cohésion nationales, gardien de la Constitution nationale, Ismail Omar a aggravé la division au sein de notre nation.
Alors qu’un président de la république est gardien de la Constitution nationale, il a multiplié la violation de nos lois constitutionnelles.
- Depuis 1999, il mène tambour battant une guerre économique et sociale contre
toute la communauté afar, tandis qu’il persécute les Issa, les Gadaboursi, les Iscaaq et les Arabes qui ne partagent pas ses opinions.
- Parce qu’elle a chanté une chanson dans laquelle elle dénonce les excès et l’affairisme de la première dame, l’artiste
Nima Djama est en prison depuis le 14 juin 2009. Mahamdi Ahmed Abdillahi, un opposant au régime, est mort en prison le 22 mars 2009.
De plus, notre président se complait dans l’extrémisme le plus outrancier.
Dans quel pays, accorde-t-on la promotion à un officier qui vient d’exécuter sommairement un civil, d’une balle dans la nuque ? Il faut croire que c’est la raison d’Etat, et non la haine tribale, qui a prévalu dans l’ignoble assassinat de
Hamad Mahammad Youssouf, un berger afar de Qasa-Gayla.

Parmi la longue liste de ses crimes envers la nation et le peuple, je n’évoquerai ici qu’une seule affaire, la plus récente :
-
En juin 2008, Ismail Omar a déclenché une guerre absurde contre l’Erythrée, un voisin belliqueux à qui il avait confié, un peu cavalièrement, le droit de regard sur la région frontalière de Ras-Doumeira pour épier les agissements du FRUD armé. Monsieur Ismail, combien de nos soldats sont morts, blessés ou disparus dans ce conflit ? Personne ne le sait.
Cette affaire possède un second volet soigneusement dissimulé. M. le président, pendant votre lune de miel avec Issayas Afworki, une cinquantaine de Djiboutiens ont été raflés par les Erythréens ? Que sont-ils devenus ?

Le résultat est là. La dignité de la fonction présidentielle rabaissée ; l’unité nationale en déconfiture ; le pays au bord de la guerre civile.

(Conclusion)

Si Ismail Omar Guelleh avait un peu d’amour pour son pays et un peu d’intelligence politique, il ne s’accrocherait comme un forcené au pouvoir, il entreprendrait tout de suite les réformes démocratiques qui s’imposent.
Face à cette dictature, il n’y aura pas de victoire facile. La transition démocratique sera forcément périlleuse.
L’opposition (je nomme ses dirigeants:
MM. ismail Guedi Hared, Ahmed Youssouf, Mohamed Daoud Chehem, Daher Ahmed Farah), l'opposition doit se concerter dès cet été afin d’organiser des manifestations de rue. Elle doit mettre en œuvre, en collaboration avec la société civile, avec des hommes et des femmes, une vaste campagne de contestation populaire à Djibouti-ville, à Ali-Sabieh, à Dikhil, à Tadjoura et à Obock.

Vive la république de Djibouti. Non à la présidence à vie d’Ismail Oumar Guelleh de ses semblables.
Vive la démocratie, vive le peuple djiboutien. Merci, au revoir et à bientôt
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Uguta-Toosa, août 2009

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Condoléances du président du PDD, Mohamed Daoud Chehem, à la disparition de Moumin Bahdon Farah

CONDOLEANCES

A LA SUITE DU DECES DE M. MOUMIN BAHDON ANCIEN MINISTRE ET PRESIDENT DU PARTI SOCIAL DEMOCRATE PSD AU NOM DES MILITANTS ET SYMPATHISANTS DU PARTI DJIBOUTIEN POUR LE DEVELOPPEMENT PDD ET EN MON NOM PERSONNEL NOUS PRESENTONS NOS CONDOLEANCES A LA FAMILLE ET SES PROCHES ET A LA DIRECTION ET MILITANTS DU PSD.

INNA LILLAH WAA INNA ILEYHII RAJIOUN

MOHAMED DAOUD CHEHEM
PRESIDENT DU PDD

Djibouti, le 3 décembre 2009

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Communiqué du MRD du 22 août 2009

Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement
(Ancien PRD)
Cité Poudrière Avenue Nasser
Tel : (00253) 34 23 99/82 95 23
BP : 3570
Djibouti

                                                                                                                       Bruxelles, le 22 août 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE

            Le 18 août 2009, à la garnison militaire de Boli, près de Tadjourah au Nord de Djibouti, le sous-officier Mohamed Haloyta Mohamed dit Reedo, père de famille et ancien combattant du FRUD, intégré dans les rangs de l’Armée djiboutienne en 1995, a été tué de plusieurs balles par un autre soldat de sa compagnie. Ce meurtre commis de sang froid, ne semble pas un acte individuel mais une opération décidée plus haut.

            Nous condamnons avec la plus grande vigueur cet assassinat et exigeons que tous les coupables, quel que soit leur niveau de pouvoir, soient punis dans toute la rigueur de la loi.

            Rappelons que quelques jours plus tôt, le 16 août 2009, lors d’une pseudo-opération de fouille d’un quartier populaire de la capitale djiboutienne, la police avait tué devant chez son domicile, par balles réelles tirées à bout portant, un autre Djiboutien, civil celui-là, nommé Ali Mohamed Farid, salarié du port de Djibouti et père de famille.

            Nous invitons vivement les forces armées et de police à ne pas se laisser manipuler et à se garder d’obéir aux ordres illégaux et criminels du régime. Nous leur rappelons que ce pouvoir n’est pas éternel, qu’il chancelle et qu’il est grand temps de cesser de se compromettre avec lui.

            La Communauté internationale doit accorder à la situation chaque jour plus préoccupante de Djibouti l’attention qu’elle mérite. Avant qu’il ne soit trop tard.


Le président,
Daher Ahmed Farah 

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Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement
(Ancien PRD)
Cité Poudrière Avenue Nasser
Tel : (00253) 34 23 99/82 95 23
BP : 3570
Djibouti

Bruxelles, le 22 août 2009

RAMADAN KARIM

            Le président, le Bureau national ainsi que les militants et sympathisants du MRD souhaitent Ramadan Karim aux Djiboutiennes et Djiboutiens ainsi qu’à tous les musulmans du monde. Puisse Allah écouter vos (nos) prières et exaucer vos (nos) souhaits les plus chers.

            Nous formons les vœux les plus grands pour que le Tout Puissant vienne en aide à l’aspiration authentique à la justice et à la liberté qui habite le peuple djiboutien et justifie notre lutte.

Pour le MRD
Le président,
Daher Ahmed Farah

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Communiqué de l'Observatoire pour le respect des droits humains à Djibouti

OBSERVATOIRE  POUR LE RESPECT DES DROITS HUMAINS à DJIBOUTI

ORDHD

ordhd@hotmail.com

17 rue Hoche Montreuil Sous Bois 93 100

COMMUNIQUE de PRESSE

EXECUTIONS EXTRA-JUDICIAIRES EN REPUBLIQUE de DJIBOUTI

Une dizaine de personnes ont été exécutées d’une manière sommaire, depuis ces derniers quatre mois à Djibouti par les forces gouvernementales.

Le 16 août 2009, un père de famille, M Ali Mohamed Farid a été tué à bout portant, par un agent de la police, prétextant une fouille de sa maison.

La 18 août 2009, un sous officier Afar M. Mohamed Haloyta Mohamed dit Reedo, a été exécuté  de  sang  froid  de  plusieurs  balles  dans  la  nuque  par  un  soldat    de  l’Armée nationale  Djiboutienne  (AND),  qui  n’est  autre  que  le  cousin  et  protégé  du  chef  de  garnison de Boli (40 km de Tadjourah), où le crime a eu lieu. C’est un ancien combattant  de FRUD,  intégré à  l’armée en 1995. Ce n’est pas  la première  fois que des anciens du FRUD sont pris comme cible par des éléments de l’armée. 

Mohamed Haloyta était désarmé avant d’être assassiné, plusieurs de ses camarades ont été arrêtés et sont emprisonnés à Tadjourah.

L’ORDHD

Condamne ces exécutions extra judiciaires

Dénonce l’impunité dont jouissent  tous les tortionnaires et les criminels

Demande la fin  de l’impunité qui dure depuis 32 ans, et qui incite tous ces criminels et 

Tortionnaires  à commettre leur forfait et leur crime

Montreuil, le 19 Août 2009 

                                                                                                                           Pour l’Observatoire : S. BERNIER

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