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Dernières nouvelles - Édition en Ligne de septembre 2009
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Directeur
de publication : Mohamed Ali Abdou. Codirecteur :
Mahdi Ibrahim A. God. Email :
realite_djibouti@yahoo.fr
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29/09/2009
Note d'information du 29/09/09 de
la LDDH
28/09/2009
Communiqué de l'UAD du 26 septembre 2009 : Appel au
peuple djiboutien et à la communauté internationale
08/09/2009 Communiqué du MRD
du 7 septembre 2009
08/09/2009
Renforcement de l'opposition nationale djiboutienne
02/09/2009 Uguta-Toosa se
rapproche de l'ARD
03/09/2009 Condoléances du
président du PDD, Mohamed Daoud Chehem, à la disparition
de Moumin Bahdon Farah
01/09/2009 Communiqué du MRD
du 22 août 2009
30/08/2009 Communiqué de
l'Observatoire pour le respect des droits humains à
Djibouti
Note
d'information du 29/09/09 de la LDDH
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Le Président |
Aucun espoir pour l’opposition pacifique
en république de Djibouti ? |
Le samedi 26
septembre 2009 le Conseil du Contentieux Administratif,
longtemps demeuré in opérationnel pour des raisons non
encore élucidées, est, depuis ces derniers temps, régulier
tant dans ses horaires d’audiences que dans ses décisions.
Néanmoins,
même avec les présences régulières de la représentante du
Gouvernement (sauf pour le décès de son papa, que Dieu garde
son âme en paix), l’entrave de ces derniers temps
proviennent du représentant de l’Etat, un certain Omar Wahib
Aref. (fils adoptif du défunt Wahib Aref, oncle de Maître
Aref).
Comme
souvent, le représentant de l’Etat n’était pas encore
présent lors de la énième audience sur « le décret
d’abolition d’un parti légal de l’opposition djiboutienne, à
savoir le MRD et son journal le Renouveau ».
Pourtant un
espoir est à attendre, car la Cour à renvoyer cette affaire
au 24 octobre 2009.
Reste à
savoir si le représentant de l’Etat sera en mesure de
prouver que le document qui aurait induit en erreur le chef
de l’Etat est juridiquement fiable. L’erreur est humaine,
mais il faut avoir le courage de le reconnaître.
Toutefois,
une mobilisation nationale en faveur des droits de
l’opposition, des droits de s’exprimer librement, des droits
de la presse libre, de tous les droits fondamentaux,
notamment ceux des respects de la Constitution nationale,
des Conventions internationales, ainsi que de l’Accord de
paix signé en 2001, est un devoir pour tous les patriotes.
NOEL ABDI
Jean-Paul
PS.
Nous venons d’apprendre que le cousin du président de l’UAD,
Gouhad Hoche Hared a été arrêté alors qu’il se rendait à
l’ambassade des Etats-Unis pour leur remettre une
communication de l’opposition pacifique.
Communiqué de l'UAD du 26 septembre 09 : Appel au peuple
djiboutien et à la communauté internationale
UNION POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE (U.A.D)
(ARD, UDJ, MRD)
Adresse : Avenue Nasser – Djibouti
APPEL AU
PEUPLE DJIBOUTIEN ET A LA
COMMUNAUTE INTERNATIONALE
Nous, partis
politiques coalisés sous la bannière de l’Union pour
l’Alternance Démocratique (UAD), n’avons cessé de mettre en
garde contre la dégradation de la situation socio-économique
et politique de notre pays et contre ses conséquences
dévastatrices pour notre peuple. Nous n’avons cessé
d’appeler les Djiboutiennes et les Djiboutiens mais aussi la
Communauté internationale à la vigilance. Si les Djiboutiens
se sont majoritairement exprimés contre la logique du pire,
comme en ont témoigné les succès de nos appels au boycott
des mascarades électorales (présidentielle d’avril 2005,
locales de mars 2006 et législatives de février 2008), nous
ne pensons pas que la Communauté internationale ait pris la
pleine mesure de la gravité de la situation. A nos yeux, le
régime n’a point subi le degré de pression que commandaient
ses méfaits.
Dès lors,
interprétant cette attitude de la Communauté internationale
comme un soutien à ses agissements, le président Ismaël Omar
Guelleh n’a pas hésité à manifester en mars 2009 sa volonté
de modifier la Constitution en vue d’un troisième mandat,
tentant ainsi de s’ouvrir la voie à une présidence à vie.
Cette initiative irresponsable et dangereuse a choqué
l’écrasante majorité des Djiboutiennes et Djiboutiens.
Force est de
constater qu’aujourd’hui la situation dans notre pays
présente de sérieux risques d’explosion sociale mais aussi
de guerre civile. Jamais, le mécontentement n’a été aussi
profond et aussi généralisé. Jamais, notre pays n’a été
aussi proche de l’explosion. Il suffit, pour s’en rendre
compte, d’observer les formes préoccupantes que prend le
profond malaise social dans la capitale comme en province.
Il suffit, pour s’en rendre compte, d’observer le flot de
jeunes djiboutiens qui, perdant toute confiance en ce
régime, gagnent ou regagnent le maquis du Nord et renforcent
ainsi les rangs du FRUD, mouvement armé djiboutien
d’opposition, ou émigrent à leurs risques et périls en grand
nombre, par le golfe d’Aden ou la Méditerranée. Du reste, si
la situation actuelle perdure, l’idée du recours aux armes
pour se débarrasser de ce pouvoir risque fort de l’emporter
sur les autres formes de lutte pacifique auxquelles nous
tenons tant.
Face à cette
grave évolution, et autour des valeurs fortes qui lui sont
chères, à savoir l’unité, la fraternité, la paix, l’Etat de
droit et le développement durable, la démocratie, la bonne
gouvernance, la justice sociale, l’entente cordiale avec les
pays voisins et le reste du monde, l’Union pour l’Alternance
Démocratique :
-
rejette et condamne toute idée de
troisième mandat présidentiel et de présidence à vie ;
-
appelle le peuple djiboutien à
l’unité et à une mobilisation décisive contre la dictature ;
-
appelle la Communauté internationale
à prendre la pleine mesure de la situation à Djibouti et à
user de toute son influence pour faire entendre raison au
président Ismaël Omar Guelleh.
L’UAD estime
que la solution du problème djiboutien passe par la mise en
place d’un gouvernement d’union nationale de transition,
regroupant opposition, gouvernement et société civile, et
chargé de redresser la situation économique et sociale ainsi
que de jeter les bases d’une vie collective nationale et
démocratique.
Les points
essentiels suivants doivent faire partie de la plateforme
commune de gouvernement à élaborer par l’opposition, le
gouvernement et la société civile ;
1 – Un
véritable multipartisme intégral (sans entraves politico
administratives inutiles)
2 – La mise
en œuvre de la décentralisation à l’instar de celle qui
existe dans le reste de l’Afrique et prévue par l’Accord du
12 mai 2001 avec le FRUD armé du regretté président Ahmed
Dini Ahmed ;
3 – Une
justice indépendante et opérationnelle, y compris dans sa
composante administrative (tribunal du contentieux
administratif) et avec des juges libres ;
4 – Le
réexamen du Conseil constitutionnel dans son statut comme
dans sa composition ; il est, comme le reste de l’appareil
d’Etat, totalement inféodé au régime parce qu’entièrement
nommé par lui ;
5 – La mise
en place d’une Commission électorale nationale indépendante
en charge de l’ensemble du processus électoral depuis la
confection des listes jusqu’à la proclamation des résultats
et composée à parité de représentants de l’opposition et du
régime sous la présidence d’une personnalité indépendante de
la société civile acceptée par les deux parties (c’est la
condition sine qua none de la transparence électorale) ;
6 – Le
respect des libertés fondamentales (syndicale, d’expression,
de presse, etc…) et des droits de l’homme ;
7 – L’accès
libre et équitable des partis politiques aux médias publics
(radio, télévision, journaux, etc.)
Nous
rappelons que ces points sont conformes à la Constitution
djiboutienne et à l’accord de paix FRUD armé – Gouvernement
du 12 mai 2001. Ils sont également conformes à la Charte
africaine de la démocratie, des élections et de la
gouvernance adoptée le 30 janvier 2007 à Addis-Abeba
par la huitième session ordinaire de la conférence de
l’Union africaine, charte dont Djibouti est signataire.
Cette charte réaffirme la volonté des Etats d’ « œuvrer sans
relâche pour l’approfondissement et la consolidation de la
démocratie, de l’Etat de droit, de la paix, de la sécurité
et du développement », leur résolution à « promouvoir les
valeurs universelles et les principes de la démocratie, la
bonne gouvernance, les droits de l’homme et le droit au
développement ». Ils y expriment leur souci d’ « enraciner
dans le continent une culture d’alternance politique fondée
sur la tenue régulière d’élections transparentes, libres et
justes, conduites par des organes électoraux nationaux
indépendants, compétents et impartiaux. »
Comme l’a
dit samedi 11 juillet 2009, le président des Etats-Unis
d’Amérique Barack Obama à l’occasion de sa première visite
sur le continent à Accra, au Ghana, pays où s’enracinent la
démocratie et la bonne gouvernance, nous pensons que « l’Afrique
n’a pas besoin d’hommes forts mais d’institutions fortes ».
Or, Djibouti n’a point d’institutions fortes mais croupit
sous un homme fort qui l’opprime. L’heure est plus que
jamais grave sous nos cieux et commande que l’on agisse en
conséquence.
Fait à Djibouti, le 26 septembre 2009
Pour l’ARD
Pour l’UDJ
Pour le MRD
Ahmed Youssouf Houmed
Ismaël Guedi Hared
Souleiman Farah London
Le Président
Le Président
Le Vice-Président
Communiqué du
MRD du 7 septembre 2009
Mouvement pour le
Renouveau démocratique et le Développement
(Ancien PRD)
Cité Poudrière Avenue Nasser
Tel : (00253) 34 23 99/82 95 23
BP : 3570
Djibouti
Bruxelles, le 7 septembre 2009
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le 2 septembre 2009, une
délégation du parti au pouvoir à Djibouti depuis
l’Indépendance du 27 juin 1977, le Rassemblement populaire
pour le progrès (RPP), conduite par le Premier ministre
Dileita Mohamed Dileita, s’est rendue au Quartier populaire du
PK12, à la périphérie de la capitale djiboutienne, pour
solliciter le soutien de ses habitants à la décision du chef
de l’Etat, Ismaël Omar Guelleh, de se maintenir au pouvoir
au-delà d’avril 2011, terme de son actuel mandat.
Au lieu du soutien
espéré, c’est un rejet massif et catégorique de l’idée de
troisième mandat présidentiel que la population locale a
exprimé. Alors, l’imposant dispositif policier escortant la
délégation gouvernementale a violemment réagi contre les
habitants. Ces derniers ont résisté aux brutalités policières.
Mais plusieurs d’entre eux ont été arrêtés et placés en garde
à vue. En font partie MM. Osman Ali Moussa, Youssouf Mohamed
Robleh, Mahdi Omar Madobé, Samatar Omar Madobé, Nasser Béchir
et Ismaël Gosleh Gouled.
Nous condamnons avec la
plus grande vigueur ces agissements du pouvoir en place et
exigeons la libération de tous les habitants arrêtés du PK12
ainsi que de toutes les autres personnes arbitrairement
détenues.
Nous réitérons notre
appel aux forces armées et de police à ne pas se laisser
manipuler et à se garder d’obéir aux ordres illégaux et
criminels du régime. Nous leur rappelons que ce pouvoir n’est
pas éternel, qu’il chancelle et qu’il est grand temps de
cesser de se compromettre avec lui.
La Communauté
internationale doit accorder à la situation chaque jour plus
préoccupante de Djibouti l’attention qu’elle mérite. Avant
qu’il ne soit trop tard.
Le président du
MRD,
Daher Ahmed Farah
Renforcement de l'opposition nationale djiboutienne

Maki Houmedgaba
Au nom de la représentation de l’ARD en Europe, j’ai le
plaisir de confirmer le renforcement de l'opposition
djiboutienne avec l'arrivée en son sein de nouveaux membres
issus d'un militantisme historique.
Toutes les félicitations s'adressent aux
membres d'Uguta Toosa qui rejoignent les rangs de l'ARD afin
de renforcer l'opposition nationale. Cette contribution
essentielle permettra d'élargir et de consolider le cadre de
l'Union pour l'alternance démocratique (UAD) à laquelle
appartient l'ARD.
Les Djiboutiens de tous pays sont invités à
en faire de même, notamment les Djiboutiens en exil qui
peuvent apporter tous les fruits de leur expérience à un
mouvement d'opposition élargi à la diaspora et grandissant.
Les événements de trouble récents à Balbala
ainsi qu'aux quartiers 3, 4, 5, 6 et 7 dans la ville de
Djibouti, mais aussi les évènements militaires de Boli et de
Sismo au Mont Mabla pour ne citer que ceux-ci, révèlent
combien le système de gouvernement actuel n'a jamais pu
assurer la paix ni la sécurité des habitants.
Soyons mobilisés pour sortir le pays de
cette impasse en nous attaquant directement à la racine du
mal, singulièrement à l'état de non droit et à l'état
d'absence de démocratie qui y prévalent depuis l'indépendance
nationale en 1977.
La mobilisation de l'opposition renforcée
reprendra date dès les premiers moments de la fin du mois de
ramadan.
Maki Houmedgaba
Représentant l'ARD en Europe
Uguta-Toosa se rapproche de l'ARD (Alliance
Républicaine pour le Développement)

M. Ali Coubba
Ce numéro est consacré à une information que nous estimons
capitale et qui concerne notre alliance avec l'ARD, parti
fondé en 2002 par Ahmed Dini et présidé actuellement par
Ahmed Youssouf. Notre credo reste inchangé :
Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011.
Il nous paraît intéressant de rappeler ici à nos militants et à nos
sympathisants de la façon dont notre parti a, dès
l'origine, s'est démarqué des autres formations politiques
en exploitant les nouveaux outils de l'information et de
la communication.
Comment se faire connaître rapidement ? Comment rendre populaire
nos idées (notre programme) ? Comment susciter l'adhésion
de la diaspora djiboutienne à nos thèses ?
Uguta-Toosa est à la fois un parti politique et un journal électronique
Compte tenu de notre éloignement du pays, il fallait dans les
meilleurs délais faire acquérir la notoriété à notre
organisation politique. Pour atteindre ce but, (l'avons-nous
atteint ? C'est à vous de nous le dire), nous avons exploité
les ressources que nous avions à notre disposition et que,
apparemment, les autres partis avaient négligé. Voici la façon
dont nous avons procédé :
- choisir un nom afar (Uguta)
et un nom en somali (Toosa)
parce que la république de Djibouti est dominée par ces deux
ethnies; (Un Djiboutien,
quelle que soit son origine, s'interrogera sur un parti qui a
un patronyme dans sa langue maternelle.
Il va d'abord noter
l'originalité et retenir ce nom simple).
- opter pour des noms suggestifs et évocateurs pour les
Djiboutiens et faciles à prononcer dans toutes les langues; (ce
sont des noms communs)
- Créer un journal électronique qui porte le même nom que le
parti;
- Utiliser les outils de communication (internet, cassettes,
puis video - YouTube)
Nous ne voulions pas d'un parti portant un nom en français
Il était déplacé de donner à notre parti politique, en l'an 2005,
un nom en français. Notre journal étant écrit en français,
faire de la surenchère ne rimait à rien. D''autant que la
majorité de nos compatriotes préfèrent en général se parler en
afar, en somali et en arabe. Nous les Afar et les Somali,
lorsque nous ne sommes pas totalement acculturés, avons un
attachement épidermique à notre langue et à notre culture. Dès
le début de l'année 2007, nous avions décidé de préparer des
cassettes en afar, en somali et en français.
(...)
Uguta-Toosa et l'ARD vont d'abord travailler ensemble en harmonisant
leurs thèmes, leurs discours politiques et en réfléchissant
sur une stratégie politique commune. Le PDD est la bienvenue.
Il va de soi que c'est à nous de faire preuve de souplesse
dans la mesure où un parti légalisé a des marges de manoeuvre
plus étroite qu'un parti non reconnu officiellement.
En se rapprochant de l'ARD, notre parti est conscient de s'engager dans
une voie nouvelle et difficile qui consiste à mobiliser le
peuple djiboutien.
Uguta-Toosa, août
2009
***
Rapprochement UGUTA-TOOSA et l’ARD
Pour quoi ce
rapprochement avec l'ARD ?
Uguta-Toosa
51 100 Reims
Tel : 03 26 85 59 01
Ali.coubba@free.fr
Reims, le 12 juillet 2009
M. Ali Coubba
Président de Uguta-Toosa
A
Monsieur Ahmed
Youssouf
Président de l’ARD
S/C Cassim Ahmed Dini
Représentant plénipotentiaire de l’ARD
Objet :
Réponse à votre courrier
Monsieur le
président,
Notre organisation politique,
Uguta-Toosa,
a
décidé de rejoindre les rangs de votre parti politique
dans un but précis : renforcer l’opposition djiboutienne.
Condition indispensable si l’on désire donner de l’espoir à
notre peuple et rendre possible une alternance démocratique.
Nous avons initié ce rassemblement au nom de l’intérêt
général. Votre réponse, rapide, souligne également que vous
êtes à même de comprendre l’urgence de créer, autour de nos
idéaux, une opposition forte et unie.
Ce projet de rassemblement est nécessaire. Dans l’avenir, il
devra englober d’autres partis de l’opposition. Notre famille
politique en sortira renforcée et nous nous en félicitons
d'avance. Mais seul un travail collectif et soutenu le rendra
attractif.
Vous le savez, dans le meilleur des cas, les questions
d’amour-propre et la division dispersent nos énergies. Dans le
pire des cas, elles affaiblissement notre camp. Conjuguée à
une campagne de communication, cette alliance mobilisera la
diaspora djiboutienne, lassée par l’éparpillement de nos
querelles intestines. Elle convaincra les indécis de nous
rejoindre.
Ces deux
dernières années, notre parti UGUTA /TOOSA a le vent en poupe.
Continuer son ascension politique ne lui aurait fait que du
bien. Il aurait acquis plus de notoriété, plus de renommée,
auprès du peuple djiboutien. Après tout, la notoriété
n’est-elle pas le but ultime de toute organisation politique ?
Tôt ou tard, conforté par ce capital de popularité, UGUTA/TOOSA
aurait participé, dans un cadre démocratique, à des élections
nationales. Mais notre direction politique a tranché la
question. Elle a privilégié l’intérêt général.
En prônant une alliance politique avec l’ARD, elle a arrêté
ses choix politiques. Bien sûr, il y a des réticences internes
mais nos militants et sympathisants dans leur majorité
plébiscitent cette stratégie. Outre de réelles affinités
politiques existant entre l’ARD et notre parti, ils sont
conscients que tous ceux qui privilégient les luttes
pacifiques devraient se rassembler et lutter ensemble contre
la dictature.
Cette
alliance apportera, nous l’espérons, un plus en matière de
réflexion, d’actions et d’efficacité à notre combat collectif.
Cependant, dans la mesure du possible, notre parti entend
conserver une certaine marge de manœuvre tant que la dictature
sera en place. Vous l'avez bien souligné.
Dans
l’espoir que notre collaboration ouvre une nouvelle page de
l’histoire de l’opposition djiboutienne, veuillez agréer
Monsieur le Président, l’expression de mes sincères
salutations.
M. Ali
Coubba
Président de UGUTA/TOOSA
***

M. Cassim A.
Dini
Alliance Républicaine
pour le
Développement
(ARD)
Paris, le 9 juillet 2009
Le Délégué Plénipotentiaire à l’étranger
A
M. ALI MOHAMED (ALI COUBBA)
Président
d’UGUTA-TOOSA
M. le
Président,
Par
courrier en date du 26 juin 2009, adressé à M. ADAN MOHAMED
ABDOU, Vice-président de l’ARD, vous nous avez informé de
l’intention qui est la vôtre ainsi que celle des cadres et
militants d’UGUTA-TOOSA de rejoindre notre Parti.
Réuni en
séance ordinaire, notre Comité Exécutif s’est félicité de
votre démarche constructive et l’a pleinement approuvée,
convaincu qu’il s’agit là d’un apport qui ne pourra que
renforcer les capacités décisionnelles, organisationnelles et
d’action de l’ARD.
Comme
vous n’êtes pas sans le savoir, les Statuts de notre Parti
stipulent que seul un Congrès souverain est habilité à élire
les membres du Comité Central, lequel à son tour détermine la
composition du Comité Exécutif. En attendant la tenue du
congrès qui concrétisera ce processus,
il va de soi qu’UGUTA-TOOSA
garde son entière autonomie par rapport à l’ARD.
Toutefois, vous conviendrez avec nous, M. le Président, qu’une
harmonisation des positions et une coordination des activités
sont indispensables d’ici là. C’est pourquoi nous vous
invitons dès à présent à vous mettre en rapport avec
M. CASSIM AHMED DINI, notre
Délégué Plénipotentiaire à l’étranger et M. MAKI HOUMED-GABA,
notre Représentant en Europe, aux fins d’en
déterminer les modalités concrètes à fixer dans un
document-cadre cosigné que vous nous transmettrez par la voie
appropriée.
Dans
cette attente, et en vous félicitant encore une fois pour
votre choix judicieux de rejoindre l’ARD, veuillez croire, M.
le Président, à l’assurance de notre haute considération.
Pour le Comité Exécutif de l’ARD
Le Délégué Plénipotentiaire à l’étranger
CASSIM AHMED DINI
***
Rapprochement UGUTA-TOOSA et l’ARD

M. Hammadou Ali ben Ali
La nécessité du regroupement
L'ARD et
notre parti, autrement dit Ali Coubba et Cassim Ahmed Dini, de
par leurs signatures, viennent d’exaucer le vœu du peuple
djiboutien.
Conscient de la nécessité de regroupement des partis
politiques par affinité idéologique et en raison de leurs
objectifs,
Uguta/Toosa
et l’ARD ont entendu enfin la voix de la
raison et ont décidé de sceller une alliance politique dans la
perspective de la conquête et de l’exercice du pouvoir. Cette
alliance, le peuple djiboutien dans son ensemble la souhaitait
de toutes ses fibres, mais nous la devons au pragmatisme du
Dr. Ali Coubba et au courage politique de Cassim Ahmed Dini
qui ont, tous les deux, refusé leur fierté se mettre entre
eux.
Une alliance qui, selon toute vraisemblance, pourrait se
transformer après le congrès de l’ARD en une fusion entre les
deux formations politiques. D’ici là, Uguta/Toosa et l’ARD se
sont mis d’accord pour travailler ensemble dans l’intérêt
général du pays.
Alliance voulue par les militants
Cette
alliance est aussi le souhait de tous les militants des deux
partis qui s’exprimaient dans les forums de différents sites,
qui partagent les mêmes convictions et les mêmes objectifs et
les mêmes valeurs.
La question d’alliance s’est posée très tôt au sein d'Uguta-Toosa
et chacun de nous, responsables et membres de notre parti, a
donné son avis sur la question.
Sans prétention de ma part je pourrai dire que Uguta-Toosa est
en avance sur plusieurs formations politiques concernant cette
question.
Vous faire connaître mes choix
Souvenez-vous que, quand la question d’alliance s’est posée au
sein d’Uguta-Toosa,
votre serviteur, Hammadou Ali Ben Ali, je me
suis exprimé à titre personnel dans les colonnes de notre
journal N°41 pour faire connaître mon choix. Choix d’alors qui
s’était porté sur le PDD de Mohamed Daoud Chehem, lequel à mon
grand regret n’a pas séduit la majorité de nos militants et
donc n’a pas été retenu par les instances dirigeantes du
parti. Sans entrer dans les secrets de débat interne au parti,
le temps étant à l’alliance et non à la division, je me suis
incliné devant la décision majoritaire d'aller vers l'ARD, et
certainement demain le PDD pourrait nous rejoindre.
Les alliances : une nécessité
Notre
parti Uguta/Toosa est convaincu que l’alternance politique
pacifique passe par les alliances, il considère donc que tout
rassemblement comme une bonne stratégie pour
renforcer l’opposition.
Nous demandons aux autres formations de venir
nous rejoindre et occuper les pièces qui leur sont destinées
dans la maison commune.
Même
s’il n’est pas légalisé à Djibouti, notre parti Uguta-Toosa
jouit d’une certaine aura auprès des jeunes déçus par les
Qagaba
qui le voient comme un antidote contre la barbarie sournoise
d’une autre époque érigée comme système par IOG. Il est venu
pour nous le temps de descendre dans l'arène djiboutienne,
pour nous faire entendre et porter haut nos couleurs. Nos
idées sont, vous le savez, des valeurs universelles comme
l’instauration de la démocratie, les droits de l’homme,
l’égalité des citoyens, la répartition équitable de la
richesse nationale entre les différentes communautés et
régions du pays, le respect de la constitution, l’ouverture
politique en direction des autres familles politiques, etc.
M. Hamadou Ali ben Ali
Uguta-Toosa, août
2009
Rapprochement UGUTA-TOOSA et l’ARD
Une nouvelle réjouissante
Le temps
d’alliance ou de fusion vient de sonner au sein de
l’opposition. Que penser de cette initiative ? Quels
pourraient être la portée et le champ d’action de cette
nouvelle stratégie ?
En tant que sympathisant du parti Uguta/Toosa je ne peux que
me féliciter de cette initiative. Justifiée à double titre.
Celle-ci exprime d’une part
la volonté politique du
parti Uguta-Toosa de tirer l’opposition Djiboutienne de
l’impasse dans laquelle elle s’est fourrée
depuis la disparition de son chef de file, le regretté Ahmed
Dini Ahmed. D’autre part, parce que l’alliance ou l’union des
formations politiques constitue souvent une étape
incontournable, voir une stratégie fructueuse sur le chemin de
la
conquête du
pouvoir.
Apports des uns et des autres
Quel sera
Alors l’apport relatif de chacune de deux formations (Uguta–Toosa
et l’Alliance Républicaine pour le Développement) engagées
dans cette voie ?
Le parti dirigé par
Dr. Ali coubba se distingue par son dynamisme
sur la scène politique. Cette formation peut faire valoir à
juste titre : compétence, savoir faire, ainsi que l’esprit
d’initiative de ses dirigeants. Il est à même de se tailler un
rôle moteur au sein de l’ensemble de l’opposition.
L’Alliance
Républicaine pour le Développement, crée en
2002 par feu Ahmed Dini est considérée comme le véritable
vainqueur des élections législatives de 2003. Son président
Ahmed Youssouf
est un homme politique chevronné. Toutefois, depuis plusieurs
années, le parti se trouve dans un état de léthargie.
La complémentarité de ces deux partis politiques
La
complémentarité
de Ces deux formations politiques parait évidente. En
procédant à une alliance, ils pourraient peser de façon
beaucoup plus importante sur la scène politique. Uguta-Toosa
aurait gagné en visibilité à Djibouti, tandis que l’ARD
bénéficierait d’un nouvel élan.
Dans cette phase d’alliance, les dirigeants et militants de
deux partis pourraient mener ensemble des actions concrètes
sur le terrain :
sensibilisation et organisation de la diaspora en Europe,
organisation des conférences-débats, des manifestations,
intensification d’actions médiatiques à l’endroit de l’opinion
publique internationale et nationale en utilisant les nouveaux
outils de communication.
En cas de
fusion, la nouvelle direction représentative de la société
Djiboutienne pourrait comprendre des hommes et femmes de
toutes les générations et de toutes les qualités. De plus
nombre d’intellectuels et d’universitaires se seraient réunis
autour des personnalités les plus en vue comme
Ali Coubba
et
Cassim Ahmed Dini.
Une nouvelle ère politique, une nouvelle génération
C’est une
nouvelle ère politique qui va s’ouvrir avec cette génération
très attachée aux valeurs démocratiques et dotée d’un sens
aigu du sacrifice et de l’intérêt général.
Elle n’aura pas une tâche facile car il lui faudra entre autre
détruire les cloisons dressées entre les différentes
communautés, par la dictature tribale, abattre en brèche les
idées reçues et rassembler le peuple au tour des projets de
société. Bref restaurer l’unité nationale et rendre à la
classe politique ses lettres de noblesse.
Pour concrétiser ce rêve, il faudra successivement franchir
l’étape de
l’alliance, pour concrétiser celle de l’union.
Nous
sommes placés ici dans un optique de
gagnant-gagnant
car chacune de deux formations politiques sera gagnante et
c’est le peuple Djiboutien qui sera le grand gagnant.
M. IYAMALI
Uguta-Toosa, août
2009
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La transcription écrite du discours en français - Ali coubba
discours
en français - Ali coubba
Chers
compatriotes,
C’est un
grand honneur et un plaisir pour moi de vous retrouver. Il
s’agit de ma deuxième intervention dans le cadre de la
campagne d’information et de sensibilisation que mène notre
parti
Uguta-Toosa.
Je tiens, d’emblée, à vous annoncer une nouvelle qui va
réjouir tous les démocrates djiboutiens. Notre parti a décidé
de rejoindre à terme les rangs de
l’ARD (Alliance républicaine
pour le développement), une formation
légalisée, fondée en 2002 par Ahmed Dini, présidée depuis
septembre 2004, par
Ahmed Yusuf. Si nous voulons éradiquer la
dictature en place, il est impératif d’unir nos forces. Ce
constat, tout le monde le faisait mais notre parti a décidé de
le concrétiser.
Le sens des
responsabilités. L’intérêt général. La nécessaire unité de
l’opposition. Voilà ce qui nous a motivés. Par
ailleurs, c’est l’unique chemin à suivre si nous voulons
incarner une espérance et une force d’alternance crédible aux
yeux de notre peuple et de nos partenaires internationaux.
Cette nouvelle dynamique, nous l’espérons, donnera un nouvel
élan, un nouveau départ à l’ensemble de l’opposition. En
outre, elle brisera également l’indécision qui mine la
diaspora djiboutienne.
Dans cette vidéo, je traite un seul point : Ismail Omar
Guelleh n’est pas digne de la fonction de président de la
république
(Ismail
Omar Guelleh n’est pas digne de la fonction de président de la
république)
La
République de Djibouti est un Etat multiethnique où cohabitent
dans un climat de fraternité trois communautés nationales :
les Afar, les Arabes
et les Somali.
Trois langues et
trois cultures
différentes qui font
la force, la richesse et la diversité de notre patrimoine.
Apparemment, M. Ismail n’aime la diversité. Il veut imposer le
monolinguisme somali à la radio, à la télévision et dans
l’administration publique. Au risque de nier la réalité
culturelle de notre pays.
Alors qu’un président de la république est garant de l’unité
et de la cohésion nationales, gardien de la Constitution
nationale, Ismail Omar a aggravé la division au sein de notre
nation.
Alors qu’un président de la république est gardien de la
Constitution nationale, il a multiplié la violation de nos
lois constitutionnelles.
- Depuis 1999, il mène tambour battant une guerre économique
et sociale contre
toute la communauté afar, tandis qu’il
persécute les
Issa,
les Gadaboursi, les Iscaaq et les Arabes qui
ne partagent pas ses opinions.
- Parce qu’elle a chanté une chanson dans laquelle elle
dénonce les excès et l’affairisme de la première dame,
l’artiste
Nima Djama est en prison depuis le 14 juin 2009.
Mahamdi Ahmed
Abdillahi, un opposant au régime, est mort en
prison le 22 mars 2009.
De plus, notre président se complait dans l’extrémisme le plus
outrancier.
Dans quel pays, accorde-t-on la promotion à un officier qui
vient d’exécuter sommairement un civil, d’une balle dans la
nuque ? Il faut croire que c’est la raison d’Etat, et non la
haine tribale, qui a prévalu dans l’ignoble assassinat de
Hamad Mahammad
Youssouf,
un berger afar de Qasa-Gayla.
Parmi la
longue liste de ses crimes envers la nation et le peuple, je
n’évoquerai ici qu’une seule affaire, la plus récente :
-
En juin 2008,
Ismail Omar a déclenché
une guerre absurde contre l’Erythrée, un
voisin belliqueux à qui il avait confié, un peu cavalièrement,
le droit de regard sur la région frontalière de Ras-Doumeira
pour épier les agissements du FRUD armé. Monsieur Ismail,
combien de nos soldats sont morts, blessés ou disparus dans ce
conflit ? Personne ne le sait.
Cette affaire possède un second volet soigneusement dissimulé.
M. le président, pendant votre lune de miel avec Issayas
Afworki, une cinquantaine de Djiboutiens ont été raflés par
les Erythréens ? Que sont-ils devenus ?
Le résultat est là.
La dignité de la fonction présidentielle rabaissée ; l’unité
nationale en déconfiture ; le pays au bord de la guerre
civile.
(Conclusion)
Si
Ismail Omar Guelleh avait un peu d’amour pour son pays et un
peu d’intelligence politique, il ne s’accrocherait comme un
forcené au pouvoir, il entreprendrait tout de suite les
réformes démocratiques qui s’imposent.
Face à cette dictature, il n’y aura pas de victoire facile. La
transition démocratique sera forcément périlleuse.
L’opposition (je nomme ses dirigeants:
MM. ismail Guedi Hared,
Ahmed Youssouf, Mohamed Daoud Chehem, Daher Ahmed Farah),
l'opposition doit se concerter dès cet été afin d’organiser
des manifestations de rue. Elle doit mettre en œuvre, en
collaboration avec la société civile, avec des hommes et des
femmes, une vaste campagne de contestation populaire à
Djibouti-ville, à Ali-Sabieh, à Dikhil, à Tadjoura et à Obock.
Vive la république de Djibouti. Non à la présidence à vie
d’Ismail Oumar Guelleh de ses semblables.
Vive la démocratie,
vive le peuple djiboutien. Merci, au revoir et à bientôt.
Uguta-Toosa, août 2009
Condoléances du président du PDD, Mohamed Daoud Chehem, à la
disparition de Moumin Bahdon Farah
CONDOLEANCES
A LA SUITE DU DECES DE M. MOUMIN BAHDON
ANCIEN MINISTRE ET PRESIDENT DU PARTI SOCIAL DEMOCRATE PSD AU
NOM DES MILITANTS ET SYMPATHISANTS DU PARTI DJIBOUTIEN POUR LE
DEVELOPPEMENT PDD ET EN MON NOM PERSONNEL NOUS PRESENTONS NOS
CONDOLEANCES A LA FAMILLE ET SES PROCHES ET A LA DIRECTION ET
MILITANTS DU PSD.
INNA LILLAH WAA INNA ILEYHII RAJIOUN
MOHAMED DAOUD CHEHEM
PRESIDENT DU PDD
Djibouti, le 3 décembre
2009
Communiqué du MRD
du 22 août 2009
Mouvement pour le Renouveau démocratique et
le Développement
(Ancien PRD)
Cité Poudrière Avenue Nasser
Tel : (00253) 34 23 99/82 95 23
BP : 3570
Djibouti
Bruxelles, le 22 août 2009
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le
18 août 2009, à la garnison militaire de Boli, près de
Tadjourah au Nord de Djibouti, le sous-officier Mohamed
Haloyta Mohamed dit Reedo, père de famille et ancien
combattant du FRUD, intégré dans les rangs de l’Armée
djiboutienne en 1995, a été tué de plusieurs balles par un
autre soldat de sa compagnie. Ce meurtre commis de sang froid,
ne semble pas un acte individuel mais une opération décidée
plus haut.
Nous condamnons avec la plus grande vigueur cet assassinat et
exigeons que tous les coupables, quel que soit leur niveau de
pouvoir, soient punis dans toute la rigueur de la loi.
Rappelons que quelques jours plus tôt, le 16 août 2009, lors
d’une pseudo-opération de fouille d’un quartier populaire de
la capitale djiboutienne, la police avait tué devant chez son
domicile, par balles réelles tirées à bout portant, un autre
Djiboutien, civil celui-là, nommé Ali Mohamed Farid, salarié
du port de Djibouti et père de famille.
Nous invitons vivement les forces armées et de police à ne pas
se laisser manipuler et à se garder d’obéir aux ordres
illégaux et criminels du régime. Nous leur rappelons que ce
pouvoir n’est pas éternel, qu’il chancelle et qu’il est grand
temps de cesser de se compromettre avec lui.
La
Communauté internationale doit accorder à la situation chaque
jour plus préoccupante de Djibouti l’attention qu’elle mérite.
Avant qu’il ne soit trop tard.
Le président,
Daher Ahmed Farah
***
Mouvement pour le
Renouveau démocratique et le Développement
(Ancien PRD)
Cité Poudrière Avenue Nasser
Tel : (00253) 34 23 99/82 95 23
BP : 3570
Djibouti
Bruxelles, le 22 août 2009
RAMADAN KARIM
Le
président, le Bureau national ainsi que les militants et
sympathisants du MRD souhaitent Ramadan Karim aux
Djiboutiennes et Djiboutiens ainsi qu’à tous les musulmans du
monde. Puisse Allah écouter vos (nos) prières et exaucer vos
(nos) souhaits les plus chers.
Nous formons les vœux les plus grands pour que le Tout
Puissant vienne en aide à l’aspiration authentique à la
justice et à la liberté qui habite le peuple djiboutien et
justifie notre lutte.
Pour le MRD
Le président,
Daher Ahmed Farah
Communiqué de l'Observatoire pour le
respect des droits humains à Djibouti
OBSERVATOIRE POUR LE RESPECT DES DROITS HUMAINS à DJIBOUTI
ORDHD
ordhd@hotmail.com
17 rue Hoche Montreuil Sous Bois 93 100
COMMUNIQUE de PRESSE
EXECUTIONS EXTRA-JUDICIAIRES EN REPUBLIQUE de DJIBOUTI
Une dizaine de
personnes ont été exécutées d’une manière sommaire, depuis ces
derniers quatre mois à Djibouti par les forces
gouvernementales.
Le 16 août
2009, un père de famille, M Ali Mohamed Farid a été tué à bout
portant, par un agent de la police, prétextant une fouille de
sa maison.
La 18 août
2009, un sous officier Afar M. Mohamed Haloyta Mohamed dit
Reedo, a été exécuté de sang froid de plusieurs balles
dans la nuque par un soldat de l’Armée nationale
Djiboutienne (AND), qui n’est autre que le cousin et
protégé du chef de garnison de Boli (40 km de Tadjourah),
où le crime a eu lieu. C’est un ancien combattant de FRUD,
intégré à l’armée en 1995. Ce n’est pas la première fois
que des anciens du FRUD sont pris comme cible par des éléments
de l’armée.
Mohamed
Haloyta était désarmé avant d’être assassiné, plusieurs de ses
camarades ont été arrêtés et sont emprisonnés à Tadjourah.
L’ORDHD
Condamne ces exécutions extra judiciaires
Dénonce l’impunité dont jouissent tous
les tortionnaires et les criminels
Demande la fin de l’impunité qui dure
depuis 32 ans, et qui incite tous ces criminels et
Tortionnaires à commettre leur forfait
et leur crime
Montreuil, le 19 Août 2009
Pour l’Observatoire : S. BERNIER
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