Union pour l’Alternance Démocratique -U.A.D
(A.R.D, U.D.J, M.R.D)
Djibouti, le 8 février 2006
COMMUNIQUE DE PRESSE
L’UAD BOYCOTTE LA MASCARADE DES ELECTIONS REGIONALES
Les
premières élections régionales de l’Histoire de notre pays
annoncées pour mars prochain se présentent d’ores et déjà
comme une nouvelle falsification de la Démocratie.
Prisonnier de ses réflexes de parti unique, le régime RPP
s’est révélé incapable d’instaurer une réelle
Décentralisation et poursuit sa fuite en avant,
prolongeant dangereusement l’impasse politique et les
souffrances du peuple.
La
population djiboutienne, dont les conditions de vie se
dégradent de jour en jour, ne cautionnera pas cette
nouvelle mascarade électorale, uniquement organisée en vue
d’officialiser une parodie de Décentralisation.
L’Union
pour l’Alternance Démocratique (UAD) rappelle qu’au cours
de ces dix dernières années l’opposition avait remporté
des élections auxquelles elle avait participé. Mais, à
chaque fois, les fraudes massives du régime RPP ont
empêché toute alternance démocratique. C’est pourquoi l’UAD
pose depuis mai 2004 des conditions préalables à sa
participation à toute consultation électorale. A ce jour,
le régime fraudeur continue d’ignorer la transparence que
réclame I’UAD.
Concernant
les prochaines élections régionales, I’UAD avait
clairement réaffirmé sa disposition à y participer si un
minimum d’honnêteté et de transparence était garanti. Ce
qui n’est malheureusement pas le cas. Prenant à témoin
l’opinion nationale et internationale, I’UAD estime que la
mauvaise foi de ce régime fraudeur, au pouvoir depuis
trois décennies, est amplement démontrée.
En
conséquence, l’UAD
- prend
acte de l’impossibilité de toute compétition démocratique
avec ce régime et laisse les coalisés irresponsables « s’entrefrauder
»,
- lance un
appel au boycott massif de cette parodie d’élections
régionales sur toute l’étendue du territoire national.
La
démocratie locale ne doit pas être une affaire de
délinquance politique, réduisant le mandat électif à un
poste honorifique sans pouvoir de décision ni indépendance
financière.
Le
Président de l'UAD
Ismael Guedi Hared
Communiqué de
Presse : l'ARD va porter plainte contre le gouvernement de
Djibouti
Alliance
républicaine
pour le
développement
ARD
COMMUNIQUE DE PRESSE
L’ARD porte plainte contre le régime
C’est avec anxiété que nos compatriotes avaient pris acte
de notre dénonciation le 24 septembre dernier de l’Accord
de paix du 12 mai 2001 et du silence irresponsable par
lequel le régime a officiellement traité cette grave
décision. Or, lui-même coupable de multiples crimes et
délits, le régime djiboutien aurait récemment saisi la
Cour Internationale de Justice de La Haye dans le cadre
d’une affaire Borrel.
Pour sa part, l’ARD, fidèle à sa posture légaliste et
outrée par l’arrogance d’un pouvoir djiboutien accordant
plus d’importance à l’«irrespect» d’une France dont la
Justice, un peu plus indépendante qu’ici, refuse de lui
transmettre certains dossiers, qu’aux traumatismes d’un
conflit civil dont il refuse encore de traiter les causes
et les conséquences, informe l’opinion publique nationale
et internationale que, depuis sa dénonciation de l’accord
de paix, elle prépare le dossier d’une plainte en justice
contre le régime djiboutien.
Plainte motivée par :
1)
La violation de l’accord de paix
2)
L’impunité assurée aux officiers,
sous-officiers et hommes de troupe coupables de crimes
contre des civils, crimes dont certains ont été commis
depuis 1999, que ce soit dans le cadre du conflit, lors de
manifestations pacifiques ou comme à Arhiba le 18 décembre
1991 et le 30 novembre dernier.
3)
Le refus d’indemniser les milliers
de civils dont les biens ont été pillés ou détruits par
les troupes gouvernementales durant le conflit.
Forte du soutien populaire et convaincue de la justesse de
sa cause, l’ARD est confiante dans l’issue de sa démarche
: nul ne peut être durablement privé de tout recours
légal.
Le Président de l’ARD
Ahmed Youssouf Houmed
Djibouti, le 24
septembre 2005
COMMUNIQUE DE PRESSE
L’ARD DENONCE
L’ACCORD DE PAIX DU
12 MAI 2001
Quatre ans et quatre mois
après la signature de l’Accord du paix du 12 mai 2001 et
un an après la disparition de son fondateur, cosignataire
dudit Accord, le regretté Ahmed Dini, l’ARD a clôturé
mercredi dernier une consultation populaire relative aux
limites de l’action politique et à l’actualité de la paix
civile. La base militante et les démobilisés du
FRUD-armé ont adopté la résolution portant dénonciation de
l’Accord de paix du 12 mai 2001, pour cause de violations
systématiques et intolérables par le régime.
La reconduction des causes
du conflit et le refus d’en traiter les conséquences, dont
est coupable la partie gouvernementale justifient cette
décision historique.
I) RECONDUCTION DES
CAUSES DU CONFLIT :
a) L’égalité devant la
citoyenneté reste une fiction car l’octroi des pièces
d’identité nationale est dénié aux citoyens des
districts du Nord et du Sud-Ouest. De même, la
marginalisation persiste au niveau des emplois civils et
militaires.
b) Les réformes
démocratiques prévues par cet Accord ont été sabotées,
rendant inutile toute participation à quelque compétition
électorale que ce soit, comme l’ont amplement démontré la
servilité partisane du Conseil Constitutionnel et de la
CENI, ainsi que le déroulement des deux dernières
consultations électorales, sans oublier les entraves au
fonctionnement normal des partis politiques d’opposition.
c) La Décentralisation
telle qu’adoptée par les deux parties signataires a subi
d’inacceptables altérations que le régime se propose de
concrétiser par des élections régionales qu’il prétend
prochainement organiser et auxquelles l’ARD ne saurait
apporter la plus infime caution.
II) REFUS DE TRAITER LES
CONSEQUENCES DU CONFLIT :
d) La reconstruction
des zones dévastées s’est limitée, à Obock, à la
construction de quelques logements indécents et à leur
octroi sur une base strictement partisane. Aucun programme
de réhabilitation pour assurer un cadre de vie décent
n’est encore à l’ordre du jour partout ailleurs, de Yoboki
à Moulhoulé, en passant par le Day et Randa.
e) L’indemnisation des
civils dont les biens ont été détruits ou pillés n’a
jamais été une préoccupation gouvernementale.
f) La réinsertion des
cadres et anciens combattants, dispositif essentiel de
tout retour à la paix partout ailleurs où il y a eu
conflit dans le monde est ici oubliée.
Tout en restant fermement
attachée à la paix et à la démocratie, l’ARD, continuité
historique du FRUD-armé, gravement préoccupée par cette
reconduction du statu quo ante à l’origine du
conflit civil, est aujourd’hui dans l’obligation de
prendre officiellement acte du refus systématique opposé
par le régime à une application honnête et concertée des
dispositions de l’Accord de paix du 12 mai 2001.
Le respect pour les
sacrifices hier consentis et la conscience des souffrances
encore endurées par la population djiboutienne imposent
cette décision à l’ARD : l’aggravation persistante des
conditions de vie de nos concitoyens est due au fait que
le régime, restant en état de guerre intérieure, oriente
ses priorités budgétaires vers la répression.
Désormais, le régime
assumera seul les inévitables conséquences des sabotages
qu’il s’acharne à perpétrer contre la paix, la démocratie
et le développement. Toute oppression doit cesser : nul ne
peut impunément condamner son prochain au désespoir.
Le Président de l'UAD
Ismaël Guedi Hared
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UNION POUR L’ALTERNANCE
DEMOCRATIQUE (U.A.D)
(ARD, UDJ, MRD)
Adresse: Héron
Djibouti Tél: (253) 25 09
19 Email: realite_djibouti à yahoo.fr
Djibouti
Djibouti,
le 2
avril 2005
COMMUNIQUE DE PRESSE
Sans doute impressionné par le succès grandissant de la
mobilisation populaire contre la mascarade électorale du 8
avril prochain et cherchant à intimider l'UAD, le régime
du candidat solitaire en perte de vitesse multiplie les
arrestations des opposants.
Après l'arrestation à Djibouti de Houssein Robleh Dabar
samedi dernier, l'hystérie répressive gagne les districts
de l'intérieur. Ainsi dans la nuit de vendredi à samedi,
huit militants de l'UAD (ARD) de Tadjourah ont été arrêtés
à leur domicile sans raison valable et sont actuellement
détenus dans les locaux de la police de Tadjourah. Il
s'agit des cadres et militants dont les noms suivent
:
- Madame Fato Omar, Présidente de la section féminine ARD
de Tadjourah
- Mademoiselle Kadiga
- M. Hassan Mohamed Halloyta, dit Dalga
- M. Adan Mohamed Abakari
- M. Abass Mohamed Osman
- M. Habib Houmed Abdallah
- M. Bourhan Abdoulkader, dit Babyou
- M. Hassan Ali
- L’UAD condamne énergiquement ces actes répressifs et met
en garde le pouvoir contre toute dérive susceptible de
troubler l’ordre public ;
- Exige la libération immédiate et inconditionnelle de
tous nos cadres et militants ;
- Appelle l’opinion nationale et internationale à
condamner sans réserve la dérive dictatoriale du régime
djiboutien.
Le Président de l’UAD Ismaël Guedi Hared
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POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE (U.A.D)
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Djibouti
Djibouti, le
13 février 2005
COMMUNIQUE
DE PRESSE
SUR L’ELECTION PRESIDENTIELLE D’AVRIL
2005
La
prochaine échéance électorale est une étape
fondamentale pour le devenir de la République de
Djibouti, eu égard au caractère présidentialiste de
notre Constitution. C’est pourquoi l’Union pour l’Alternance
Démocratique y accorde une importance particulière. Pour
le régime, la campagne est déjà lancée depuis
plusieurs mois, à grand renfort de médias publics détournés
de leur mission d’information et de l’ensemble des
ressources de l’État.
Décidée
le dimanche 6 févier 2005 par le Haut Conseil de l’Union
pour l’Alternance Démocratique (UAD), la tenue du
meeting du vendredi 11 février avait un double objectif :
démontrer sa capacité à mobiliser ses militants et
sympathisants en un temps record et annoncer à cette
occasion sa position sur la prochaine élection présidentielle.
L’UAD,
se félicitant de la participation massive à son premier
meeting de la présidentielle constate une fois encore
l’arrogance et l’inique comportement de l’actuel
chef de l’État, candidat à sa propre succession, en
campagne depuis plus de cinq mois, au mépris des textes
et des règles de conduite élémentaires pour l’avènement
d’une compétition transparente. Pourtant, il n’est
toujours pas en mesure de répondre à nos multiples
courriers posant les conditions sine
qua non pour un réel concours démocratique
respectueux de l’expression de chaque électeur et
par-delà du peuple djiboutien,.
Formulées
dans une correspondance adressée au président de la République
le 9 octobre 2004, nos exigences portaient, outre
l’indispensable refonte du Conseil Constitutionnel, prévue
par l’accord de paix du 12 mai 2001 sur:
1)
La refonte des listes électorales qui doivent refléter
la réalité du corps électoral tel qu’il est
actuellement ;
2)
L’établissement de ces listes par bureau de vote
dans les régions de l’Intérieur,
3)
La publication de toutes les listes électorales
mises à la disposition de tous les partis politiques ;
4)
La mise en place d’une véritable Commission Électorale
Nationale Indépendante (CENI), composée à
parité égale de représentants de l’Opposition et de
représentants des partis au pouvoir, sous la présidence
d’une personnalité indépendante acceptée par les deux
parties ;
5)
L’élaboration conjointe
(Opposition/Gouvernement) du Statut Spécial de la
Capitale ;
6)
La modification de Loi relative aux élections dans
ses articles 27 et 54, portant sur la proclamation des résultats
et la remise des Procès-verbaux, consécutive au dépouillement
du résultat des scrutins. Désormais, pour une réelle
transparence des élections, chaque partie devant disposer
de son exemplaire de PV et les résultats proclamés par
la CENI ;
7)
L’abandon pur et simple des pratiques de
l’ancien système du parti unique dans la désignation
des assesseurs par le pouvoir. Ces assesseurs devant représenter
les parties en compétition ;
8)
L’accès libre et équitable des partis
politiques aux médias publics ;
9)
L’amendement et l’application effective de la
loi de 1992 sur la communication qui autorise
l’ouverture de radios et de télévisions libres.
Consciente
d’incarner une véritable alternance démocratique, l’UAD a clarifié sa position sur la prochaine consultation électorale,
à savoir : son rejet pur et simple, cette élection
ne devant pas avoir lieu sans l’UAD ;
C’est
pourquoi l’UAD exigeant l’avènement d’une réelle démocratie
et forte de la confiance populaire, réitère ses
sommations ignorées depuis trois ans par le régime, basées
sur la stricte application de l’accord de paix du 12 mai
2001, lance un appel :
1)
Au Peuple djiboutien :
Par
notre action de mobilisation, il est de notre intérêt
commun de rejeter ce régime qui s’obstine à saboter la
consolidation d’une paix réelle. Nous ne devons plus
accepter cette dictature responsable de la corruption, du
chômage, de la pauvreté, de la maladie, de l’immoralité
et de l’enrichissement illicite d’un cercle restreint.
2)
A la communauté internationale :
L’Union
pour l’Alternance Démocratique appelle la communauté
internationale à prendre ses responsabilités et à faire
pression par tous les moyens à l’encontre de la
dictature
AVEC L’AIDE
DE DIEU, INCHA ALLAH , L’UAD VAINCRA.