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Dernières nouvelles - Édition en Ligne de Février 2010
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Alliance
« La
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du vrai »
EDGAR
FAURE
Républicaine
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le Développement |
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Directeur
de publication : Mohamed Ali Abdou. Codirecteur :
Mahdi Ibrahim A. God. Email :
realite_djibouti@yahoo.fr
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07/02/2010 Rapport global
2009 de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH)
le 7 février 2010
02/02/2010 Lettre ouverte
du président de la LDDH aux défenseurs des droits de
l'homme
02/02/2010 Compte rendu de
la réunion d’information de l’ARD à Paris le 30 janvier
2010
01/02/2010 Lettre ouverte
de la LDDH au chef de l'Etat
Rapport global 2009 de la Ligue djiboutienne des droits
humains (LDDH) le 7 février 2010
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Le Président |
RAPPORT GLOBAL
2009
DE LA LIGUE
DJIBOUTIENNE
DES DROITS
HUMAINS (LDDH)
Le 07 FEVRIER
2010 |
Message
pour notre AFRIQUE 2010 en PAIX. Message de vœux du
Président de l’UIDH
Nous voilà
enfin au terme de l’année 2009, une année particulièrement
marquée par des conflits armés, des répressions et de
nombreuses contestations en Afrique, notamment en République
Démocratique du Congo, en Somalie, au Madagascar, en Guinée
Bissau, en Guinée Conakry, en Mauritanie, au Niger, au
Gabon, en Gambie.
Aux victimes
de ces évènements nous apportons notre compassion. Nous
souhaitons un prompt rétablissement aux blessés et
présentons nos condoléances les plus attristées aux familles
des disparus.
Nous
souhaitons que l’année 2010 qui s’annonce nous apporte la
paix, la santé et la prospérité. Aux militants des Droits de
l’Homme, nous souhaitons beaucoup de courage et de
persévérance dans le noble combat que nous menons ensemble.
Bonne et heureuse année 2010
Maître
Brahima Koné
***
Lettre de remerciement à l’aube de la nouvelle année 2010à
tous les défenseurs des droits de l’Homme. Le 31 décembre
2009.
Nos
meilleurs vœux à tous nos compatriotes, à tous les
défenseurs des droits de l’Homme, à tous nos amis de part le
monde, sans oublier nos familles.
Tous nos
remerciements aux défenseurs des droits de l’Homme, aux
organisations humanitaires telles que le HCR qui font un
travail inoubliable dans la corne d’Afrique en particulier.
Un remerciement spécial à Jean-Loup SCHAAL et à toute
l’Equipe de l’ARDHD, qui non seulement publient
régulièrement les communications de la Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH), mais surtout ils sont les
premiers défenseurs à prendre l’initiative de dénoncer les
tentatives d’un coup d’Etat constitutionnel comme au Niger
que les présidents Sarkozy de France et Obama des Etats-Unis
ont immédiatement condamné. Quant aux dessins de Roger Picon
publiés dans l’ARDHD, elles atténuent nos stresses par le
rire et nous encouragent.
Que DIEU
TOUT PUISSANT protège notre peuple des risques imminents des
bains de sang comme chez nos voisins et frères de la Somalie
du sud qui combattent courageusement les forces étrangères
de l’Amison et les gouvernements imposés de l’extérieur ou
chez nos frères de l’Ogaden, qui combattent les crimes de
génocide perpétrés par les forces d’occupation de
l’administration coloniale éthiopienne.
NOEL ABDI
Jean-Paul
…………………………………………………………………………………………………
Note Liminaire.
Ce rapport
global est un bref commentaire par thème sur la situation
actuelle. Les commentaires sont répartis de la manière
suivante :
1.
Inexistence d’une presse libre en république de Djibouti ;
2.
Paralysie et criminalisation de l’opposition légale
djiboutienne ;
3.
Réfugiés érythréens, éthiopiens et somalis en république de
Djibouti;
4. Crimes
de guerre et crimes contre l’humanité en Somalie et en
Ogaden ;
5.
Défenseurs des droits de l’Homme : harcèlements et
dénigrements permanents ;
I) -
Inexistence d’une presse libre en république de Djibouti.
La
république de Djibouti est l’un des quelques rares pays
dictatoriaux comme la Corée du Nord où la presse libre est
inexistante. Non seulement il n’existe plus de journaux
libres, les organes de presse de l’opposition légale sont
dans la pratique interdites sans aucune décision judiciaire,
avec les méthodes des répressions similaires à celles de la
Corée du Nord.
Le dernier
journal de l’opposition « Le Renouveau » est de facto
interdit de publication. En effet, durant dix ans, les
répressions policières sur ordre d’un régime dictatorial
instauré en république de Djibouti, après des élections
mascarades classiques, plus précisément, après un coup
d’Etat électoral avec l’appui des forces armées de la police
sous les ordres du Général feu Yassin Yabeh, qui,
d’ailleurs, un an plus tard fut arrêté et emprisonné puis
décédé suite à un refus de non assistance à personne en
danger, par son propre ami de plus de trente ans,
probablement en guise de récompense pour l’avoir aidé à
usurper le pouvoir en 1999.
Tout ceci,
inévitablement sous le regard, voire même l’aval des
puissances et des forces armées pré positionnées dans notre
pays, phénomène d’autant plus choquant que ces mêmes
puissances se réclament comme les fondateurs de la
Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, de la
démocratie, en particulier la France et les Etats-Unis, dont
les intérêts militaires immédiats les acculent à soutenir la
dictature à Djibouti avec des Fonds à une pseudo démocratie,
qui tue dans le silence et sous embargo, des informations
discrètement ordonnées par des démarches onusiennes.
Donc pour
ces raisons, il ne faut pas qu’il y ait des journalistes
emprisonnés comme en Chine ou en Erythrée, il ne faut pas
tuer des journalistes comme en Somalie. Il suffit, tout
simplement, de les condamner d’un mois à six mois de prison
ferme à Gabode, de donner des ordres à la police, de
s’accaparer des matériels d’impression de ces journaux, de
rafler non seulement les vendeurs à la crié, mais aussi, de
s’approprier périodiquement les journaux mis en vente,
surtout dès que des articles sensibles sur les détournements
et les scandales socio financiers sont publiés par voie
écrite.
Comme disent
certains officiers en se marrant: « pas de journaux libres,
alors les Reporters Sans Frontières ne peuvent rien dire »
Avec ce «
Faux constat New Look », les Nations Unies de New York
pourront la tête haute déclarer « qu’en république de
Djibouti officiellement il n’y a pas de répression contre
la presse. » Et pourtant, la liberté d’expression est
totalement violée, avec les sites web qui sont bloqués et
sans les Djiboutiens qui ne peuvent pas avoir leur accès sur
moteur Google comme en Chine. C’est le cas de l’ARDHD, d’Uguta-Toosa,
d’autres sites en Europe et au Canada, ainsi que celui de la
LDDH.
Pire encore
: le viol du respect des ECHANGES COMMERCIAUX doublé du viol
constant de l’Article 13 de la constitution de la république
de Djibouti qui stipule : « Le secret de la correspondance
et de tous autres moyens de communications EST INVIOLABLE.
Il ne peut-être ORDONNE DE RESTRICTION à cette INVIOLABILITE
qu’en application de la LOI »
C’est
probablement pour ces raisons que des importants commerçants
ont levé l’ancre, estimant que la divulgation des secrets en
matière de la concurrence commerciale fausse d’emblée et
totalement la liberté des informations et des secrets
commerciaux, qui sont la priorité nécessaire à la libre
concurrence.
Que faire
face à un régime sans vergogne, aux réactions et aux
comportements des spécialistes des crimes organisés?
II) -
Paralysie et criminalisation de l’opposition légale
djiboutienne
Les
mascarades électorales qui sévissent depuis l’époque
coloniale avec les emprisonnements arbitraires, les rafles,
les expulsions, sont, hélas, les principaux legs de
l’administration coloniale française.
Force est de
déplorer que le régime RPP a non seulement recours à ces
tristes méthodes mais les a perfectionnées pour se maintenir
au pouvoir contre la volonté populaire au changement.
Ce climat antidémocratique a conduit l’opposition légale
regroupée au sein de l’UAD à boycotter toutes parodies
d’élection à partir de 2005. Face au mépris gouvernemental
de tenir compte de ses exigences de transparence
électorale, l’opposition nationale n’a pas eu d’autre choix
que de boycotter les élections truquées imposées par un
régime redevenu de facto une dictature de parti unique.
L’année 2008
reste emblématique d’une dérive autoritaire sans précédent.
A l’occasion des législatives 2008 une seule liste a été
mise en place par la mouvance présidentielle (UMP).
L’opposition s’est vue interdire de tenir des meetings
d’explication de son appel au boycott du scrutin.
Le jour du vote, ses principaux dirigeants ont été assignés
à résidence. En juin 2008 le parti d’opposition MRD a été
illégalement dissout par un décret présidentiel sur la base
d’un document dont l’authenticité n’a jamais pu être prouvée
par le régime liberticide. La plainte pour faux introduite
par le MRD a été jugée recevable par le Tribunal
administratif, mais le procès n’est toujours pas terminé et
le délibéré est attendu pour le 20 mars 2010.
L’année 2009
restera également noire au chapitre des droits de
l’opposition qui est régulièrement insultée dans les médias
publics. Comme d’habitude, avant les prochaines élections
présidentielles, élections d’ores et déjà verrouillées de
2011, il faut s’attendre non seulement à des insultes mais
aussi à des provocations, des séquestrations dont les
premières victimes seront les opposants politiques, leurs
familles et les proches.
Dans ces
perspectives, et dans le cadre de la prévention des
conflits, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains a lancé
cette Lettre Ouverte au Chef de l’Etat :
LETTRE OUVERTE AU CHEF DE L’ETAT
REPUBLIQUE DE DJIBOUTI
Djibouti, le
1er février 2010
Excellence,
Je tiens à
vous rappeler qu'à la fin de l'année 1999 jusqu’au 7 janvier
2000 (un mois avant la signature de Paix à Paris), la Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) avait à maintes
reprises exhorter le nouveau pouvoir à ouvrir le dialogue
avec l'opposition armée afin de mettre fin au conflit civil
qui n'avait que trop duré.
Cet appel a
été entendu puisque votre nouveau gouvernement de l'époque a
signé deux accords de paix avec le FRUD-armé de feu regretté
Ahmed Dini. Cette paix que votre gouvernement, avec le
soutien de l’Union Européenne, des USA et de bon nombre de
pays amis de la communauté internationale, a signé avec le
Frud-armé l’Accord de Paix du 12 mai 2001. Il est déplorable
d’avoir constaté que votre gouvernement ait violé cet accord
et qu’ensuite l'autre partie l'ait dénoncé !
Cela c'est
du passé et c'est l'avenir de notre pays qui inquiète au
premier point tous les défenseurs des Droits de l’Homme en
particulier la Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme (LDDH)
au regard de la zone de très fortes turbulences que traverse
notre patrie, car le spectre de la guerre civile est là sur
tout notre territoire et frappe sourdement aux portes de la
capitale...
C'est
pourquoi, nous réitérons notre Appel d’urgence, une semaine
avant le 7 février 2010, 10ème Anniversaire de la
signature de Paix à Paris, pour :
• Le
strict respect du dernier Accord de Paix signé le 12 mai
2001 ;
• une
rapide et nouvelle orientation politique en vue des
élections libres, équilibrées, équitables et concertées avec
tous les dirigeants politiques, sans discrimination aucune ;
• un
dialogue ouvert à tous sans distinction aucune, car la
situation et les priorités politiques l'exigent.
Dans le
contexte actuel très sensible, il est urgent d’agir vite car
vous êtes le premier magistrat, garant du respect de la
constitution et la première autorité habilitée d'initier un
dialogue franc et sincère avec toutes les forces de
l’opposition, qu'il serait condamnable d'ignorer, afin
d’éviter de les pousser dans leurs derniers retranchements,
ce qui ouvrirait la voie dangereuse de la violence politique
déjà latente et au chaos qui ne peuvent qu’engendrer des
recours aux répressions violentes difficilement maîtrisables
à long terme.
A nouveau en
cette fin de mandat agité, l'Histoire et la Paix civile vous
interpellent directement ! Il vous appartient de prendre à
nouveau une décision politique courageuse dans le cadre de
la prévention d’un nouveau conflit imminent !
Cette
initiative personnelle entre dans le cadre de nos missions
de prévention et de résolution des conflits et n'a d'autre
objectif que d'apporter la contribution de la Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) à la définitive
restauration de la paix civile et la concorde nationale
aujourd'hui plus gravement menacées qu'hier ! Dans l'espoir
qu'une oreille attentive sera cette fois encore prêtée à cet
appel, je vous prie d'agréer, Excellence, l'expression de
mes sentiments déférents !
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reviendra
ultérieurement sur ce point durant les mois à venir.
III) – Les
Réfugiés érythréens, éthiopiens et somalis en république de
Djibouti
Depuis que
Djibouti est devenu membre de la Conseil des Droits de
l’Homme, on a l’impression que certains des très Hauts
responsables djiboutiens peuvent se permettre en toute
impunité de bafouer et de violer des Accords Internationaux
qu’ils ont ratifiés, notamment celle de la Convention
Relative au Statut des Réfugiés.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance des alertes
pressants et dénonce à chaque fois les expulsions manu
militari sans avoir au préalable informé le HCR et sans
qu’aucune décision judiciaire ne soit prise d’un commun
accord.
Il est temps
aux autorités djiboutiennes de mettre fin aux reconductions
forcées des demandeurs d’asile politique qui ont fui leur
pays pour sauvegarder leur vie et qui sont reconduits de
force en violation des textes relatifs au Statut des
Réfugiés et plus récemment vers les zones de guerre de
Mogadiscio, ou bien avant vers Addis Abeba comme les pilotes
remis par les autorités djiboutiennes aux autorités
éthiopiennes pour être fusillés.
IV – Les
crimes de guerre et crimes contre l’humanité en république
de Somalie et en Ogaden.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce les crimes de
guerre et crimes contre l’humanité perpétrés par les Forces
onusiennes d’Amison, ainsi que les crimes de génocide à
l’égard des populations civiles de Mogadiscio suite aux
bombardements aveugles et prémédités avec le silence
criminel de l’ONU et de l’Union Africaine.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) témoigne son entière
solidarité et apprécie les efforts louables des défenseurs
des droits de l’Homme, des organisations internationales des
droits de l’Homme, de Reporters Sans Frontières, des
organisations humanitaires telles que le HCR du Kenya à
Djibouti et les Médecins Internationaux et Nationaux et de
tous les journalistes somalis qui opèrent aux risques de
leur vie. Depuis le 1er janvier 2010 le nombre des victimes
à Mogadiscio de ces bombardements aveugles des forces
tueuses burundaises et ougandaises dépassent les six cents
morts ou grièvement blessés sans compter le départ des
populations des zones libérées par les forces patriotiques
somalies.
En effet,
depuis fin janvier 2010, des opérations d’extension des
zones d’exterminations des populations civiles vont
s’étendre de Mogadiscio à Kismayo.
Ces
opérations, sous le financement de l’administration d’OBAMA,
seront dans un proche avenir opérées conjointement par les
forces tueuses d’Amison et celles des paramilitaires
éthiopiens. Alors que le dit gouvernement somali fabriqué en
république de Djibouti n’arrive même pas à sécuriser « ses
quelques pâtés de maisons », il est à constater que les
zones libérées par les forces patriotiques sont largement
sécurisées même s’il existe d’énormes difficultés
financières.
Laissons aux
Somalis gérer comme bon leur semble leur pays sans des
interférences extérieures et surtout sans les crimes de
guerre et crimes contre l’humanité en contradiction
flagrante de la Mission des forces étrangères et onusiennes
qui s’affichent sous le faux prétexte de paix.
En Ogaden,
territoire encore sous colonisation éthiopienne, les crimes
de guerre, les crimes de génocide sont sous embargo et
aucune presse internationale ne peut se déplacer librement,
car cette zone est une zone militaire où toutes formes de
communications sont sous contrôle. C’est une zone de non
communication.
V) -
Défenseurs des droits de l’Homme : harcèlement et
dénigrements permanents.
Née dans un
contexte de conflit armé et avec un vide réel de défenseurs
des droits de l’Homme, la Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH) dès sa création le 4 mai 1999 et le dépôt de
ses Statuts le 9 mai de la même année s’est immédiatement
attelée à suivre avec une particulière attention toutes les
exactions commises contre nos populations civiles du Nord et
de l’Ouest de la République de Djibouti ;
C’est ainsi,
que nous n’avons pas cessé de dénoncer les emprisonnements
et les détentions arbitraires, les exécutions
extrajudiciaires, les disparitions et autres formes de
répression comme les blocus alimentaires et sanitaires.
Dès août
1999 jusqu’au 7 janvier 2000, la Ligue Djiboutienne des
Droits Humains (LDDH) n’avait cessé de lancer des appels
pour la concertation et la signature d’Accord de Paix.
Le 7 février 2000, enfin et pour la première fois la LDDH
avait été entendu, car le défunt regretté Ahmed Dini Ahmed a
signé à Paris un premier Accord de Paix suivi dès le 12 mai
2001 de l’Accord de Paix signé à Djibouti avec la partie
gouvernementale.
Avec le
temps, il s’est malheureusement avéré que la partie
gouvernementale n’avait pas du tout respecté cet accord
historique et s’est même permise de modifier en comble l’une
des clauses principales à savoir les accords sur la
décentralisation, et les dispositions des procédures
électorales libres et transparents, d’un Conseil
constitutionnel et d’une CENI équitable et neutres tant dans
les normes de ses prérogatives que dans sa composition
équilibrée et choisis de commun accord.
Sur le plan
Social, cet Accord prévoyait la fin de la politique de
répression à l’égard des libertés de la presse, des
activités syndicales et du respect des droits de l’Homme.
La situation
des droits et des libertés fondamentales a depuis empiré. Le
règne de la force et de la terreur est le lot quotidien :
dire la vérité, dénoncer les atrocités intolérables et
témoigner en faveur des victimes sont à très haut risques.
Les
défenseurs des droits de l’Homme, des droits
socioéconomiques et des droits syndicaux sont en permanence
harcelés, dénigrés. Ce qui explique que les centrales
syndicales n’ont aucun champ de manœuvre, aucune grève n’est
autorisée sous peine d’être immédiatement emprisonné, aucune
manifestation n’est autorisée sous peine d’être
immédiatement matraqué, arrêté et condamné avec les risques
des balles perdues.
NOEL ABDI
Jean-Paul
Lettre ouverte du président de la LDDH aux défenseurs des
droits de l'homme
|

Le Président |
LETTRE OUVERTE
AUX DEFENSEURS
DES DROITS DE L'HOMME
Le 2 février 2010
|
Aux
Défenseurs des Droits de l’Homme des Etats-Unis, de la
France et du Canada sur les dénigrements du Chef de
l’Etat de Djibouti à mon égard.
Chers amis,
Constatant
que les propos humiliants et dégradants de M. Ismaël Omar
Guelleh et consorts continuent à fuser encore à mon
encontre.
Rappelant
que le chef de l’Etat en 2007, après mon arrestation
arbitraire dans la sinistre prison de Gabode a déclaré sur
un ton insultant des propos diffamatoires et mensongers à
mon égard.
Que le
journal « Jeune Afrique » qui avait publié ces dénigrements
inadmissibles et intolérables grâce à mon avocat Maître
Tubiana avait immédiatement accepté de publier notre droit
de Réponse à défaut de preuve sur le paiement mensuel par
l’Ambassade des Etats-Unis à Djibouti de la somme de 10 000
USA Dollars.
Comme ce
président usurpateur du pouvoir est le Premier magistrat de
la république de Djibouti, le journal du Gouvernement La
Nation a, hélas, prêté sourde oreille à mon droit de
réponse.
Fort de la
non possibilité réelle à déposer des plaintes car le
ministère public comme dans ces habitudes ne manquerait pas
à les classer sans suite, mon regard se tourne vers vous. A
plusieurs reprises, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains
(LDDH) en a souvent fait les frais.
Aujourd’hui
encore sous couvert de la défense d’un chef d’Etat en
exercice au Soudan présumé commanditaire des crimes de
guerre, crimes contre l’Humanité, crimes de génocide, un
certain Ali Dahan Canadien d’origine djiboutienne non
seulement a repris les mêmes termes insultants, tout en
proférant le même style du slogan, à savoir : que
l’ambassade des Etats-Unis me paie la somme de 10 000
dollars USA mais cette fois en l’élargissant avec le
paiement mensuel de 7.000 Euro par l’ambassade de France à
Djibouti.
Faut-il
rappeler que ce réfugié économique actuellement résident au
Canada était un ex agent de la cellule présidentielle de la
Documentation sous les ordres directes de l’ancien patron de
la police politique et chef de cabinet du Président feu
Hassan Gouled Aptidon, puis ensuite diplomate aux Etats-Unis
avant de fuir vers le Canada lorsque son ministre des
affaires Etrangères feu Moumin Bhadon Farah avait déclenché
une procédure pénale pour malversation.
A mon avis,
il est temps et urgent aux ambassades des Etats-Unis et de
la France de se prononcer sur la véracité ou non du paiement
mensuel dont je n’ai jamais vu la couleur. Un silence
persistant et dégradant à mon égard serait insupportable.
C’est pour
ces raisons, que je lance un appel pressant aux défenseurs
des droits de l’Homme de ces trois pays d’enquêter sur ces
perpétuels harcèlements, tortures morales et fausses
propagandes à mon égard en tant que citoyen et défenseur des
droits de l’Homme en république de Djibouti.
Dénoncer,
dire la vérité, témoigner pour les peuples de sa région, et
prendre position contre les terroristes au Sommet des Etats
de notre sous région africaine, notamment, les crimes de
guerre, les crimes contre l’Humanité et les crimes de
génocide lancés par la Cour Pénale Internationale de la Haye
contre un chef d’Etat, même s’il se trouve au sommet d’un
Etat dictatorial, est-ce un crime ?
Est-ce un
crime lorsqu’un défenseur dénonce les détournements des
fonds publics et des biens sociaux comme dans mon pays ?
Est-ce un
crime lorsqu’un défenseur des droits de la personne humaine
demande aux contribuables des pays amis comme les
Etats-Unis, la France et le Canada de diligenter des audits
et des commissions d’enquêtes parlementaires pour au moins
vérifier si personnellement je perçois mensuellement les
sommes propagées par le régime djiboutien, qui, j’en suis
persuadé est non seulement impopulaire, mais en pleine
décadence.
Avec mes
sentiments déférents.
NOEL ABDI
Jean-Paul
Compte rendu de la réunion d’information de l’ARD à Paris le
30 janvier 2010
L’ARD a tenu
une réunion d’information le samedi 30 janvier de 14 heures
à 19 heures à la réception du Restaurant "Aux Oliviers" situé
dans le dixième arrondissement de Paris. La conférence a été
animée par quatre personnalités du mouvement :
- le vice-président du parti Mahdi Ibrahim,
- le délégué plénipotentiaire de l’ARD à l’étranger Cassim Ahmed,
- le représentant en Europe Maki Houmedgaba, et
- le représentant en France Hamad Daoud.
L’assistance
nombreuse comptait une trentaine de participants et
accueillait quatre invités d’honneur :
- Madame Laurence Davidovitch, présidente de Survie-Paris,
- Madame Karera Hassan, réfugiée djiboutienne accueillie en France
le 18 décembre dernier,
- Ahmed Kassim, président de l’Association pour la démocratie et de
développement (ADD), et
- Jean-Loup Schaal, vice-président de l’Association pour le respect
des droits de l’homme à Djibouti (ARDHD), co-représentant en
Europe des réfugiés et animateur du site ardhd.org.
Après
introduction de la réunion par le délégué plénipotentiaire
Cassim Ahmed qui a présenté les différentes personnalités de
l’ARD et les thèmes qui allaient être abordés par chacun, le
vice-président de l’ARD Mahdi Ibrahim a évoqué l’histoire de la lutte
politique à Djibouti entre 1992 et 2003. Cet intervalle charnière
a marqué de fait des moments forts
de la lutte pour la démocratie à Djibouti entre la fondation
d’un idéal national avec la création du Front uni de
l’opposition djiboutienne (FUOD) en juin 1992 et en janvier
2003 les élections législatives que l’UAD considère avoir
gagnées. Cette période a incarné le premier soulèvement
djiboutien contre l’autocratie et le monopartisme et a vu la
transformation en avril 1992 du Frud-armé en ARD un an
après l’accord de réforme et de concorde civile signé en mai
2001 entre le Frud-armé et le gouvernement djiboutien. Le
vice-président a rappelé la réalité selon laquelle la
création de l’ARD a permis la création des autres partis, ce
qui fait de l’ARD un parti précurseur du premier
multipartisme à la djiboutienne.
Enfin,
introduisant l’intervention du Délégué Plénipotentiaire, le
Vice-Président Mahdi Ibrahim a insisté sur le fait que
l’actuelle impasse politique est, selon l’ARD, d’ordre
institutionnel et non constitutionnel. Pour proposer un
véritable programme de société, il ne s’agit pas seulement
de s’opposer à un troisième (4ème, 5ème,
énième) mandat d’un Président mal élu. Qu’il ait été
candidat solitaire en 2005 est la meilleure preuve d’un
blocage institutionnel persistant qui ne peur être dépassé
que par la restauration dans leurs droits les plus
fondamentaux des citoyens, par l’octroi des pièces
d’identité nationale à qui y a droit, et des électeurs, par
la mise en place d’une CENI véritablement indépendante.
Lui
succédant, le Délégué Plénipotentiaire Cassim Ahmed a
présenté la situation générale qui prévaut actuellement en
république de Djibouti. L’accent a été mis sur le contexte
particulier relatif à l’état de non droit qui y perdure
depuis l’indépendance nationale en 1977. Le délégué a
rappelé la tenue en février 2010 à Djibouti des Assises de
l’ARD destinées à fixer le nouveau cap des actions prévues
dans le cadre du renforcement des activités de l’opposition
nationale. Parce que la constitution djiboutienne ne fait
aucune place à la séparation effective des pouvoirs
législatif, exécutif et judiciaire, l’ARD appelle à une
mobilisation populaire pour provoquer le changement de
régime. Dans ce cadre, réunions d’information et meetings
seront organisés à Djibouti à partir des Assises nationales
du parti. Un hommage appuyé est rendu à l’action de
Jean-Loup Schaal et de l’Ardhd aux côtés des Djiboutiens
depuis le début du soulèvement à Djibouti dans les années
1990.
A sa suite a
pris la parole le représentant de l’ARD en Europe Maki
Houmedgaba qui a présenté les raisons pour lesquelles
l’opposition djiboutienne et notamment l’ARD a été conduite
à élire domicile aussi à l’étranger. Il a justifié les choix
des pays comme la France, la Belgique et la Suisse pour
installer les représentations de l’ARD en Europe. Alors que
la France est le bailleur de fonds principal de la
république de Djibouti avec 30 millions d’euros alloués
annuellement depuis 2003, la Belgique est le siège de la
Commission Européenne décisionnaire dans l’aide au
développement mais aussi le siège des tribunaux belges à
compétence universelle, tandis que la Suisse est la
résidence de la Commission des droits de l’homme des Nations
Unies et du Bureau international du travail, toutes
institutions qui seront assidument approchées par les
différents représentants permanents installés localement. De
même, l’ARD va développer les contacts avec les autorités
politiques des pays concernés.
Le
représentant de l’ARD en France Hamad Daoud a poursuivi
l’exposé en évoquant l’organisation concrète de cellules
locales que le mouvement va créer en France afin de
mobiliser les Djiboutiens de la diaspora. Aussitôt que
l’organisation sera opérationnelle, elle pourra servir de
modèle pour d’autres pays. Le représentant en France a saisi
l’occasion pour appeler à un travail de proximité avec les
Djiboutiens restés dans le pays en développant un système de
jumelage entre des écoles en France et à Djibouti. Organiser
une entraide entre les Djiboutiens de l’exil et ceux vivant
au pays permet de constituer un capital de militants
concrets. Le représentant en France a tenu à demander à
l’assistance de renouveler leur soutien à l’ARD afin de
rendre possible les actions envisagées par le parti.
Le président
de l’ADD, Ahmed Kassim, a pris la parole pour rappeler la
présence de l’ADD dans la lutte pour les droits de l’homme
et la démocratie à Djibouti. Il a rappelé que l’ADD a
toujours organisé aux côtés des autres organisations la
manifestation d’Arhiba tous les 18 décembre devant
l’ambassade de Djibouti pour commémorer le massacre de 59
civils à Arhiba le 18 décembre 1991. Appelant les
Djiboutiennes et les Djiboutiens à agir pour aller de
l’avant, « aide-toi et le ciel t’aidera » a conclu le
président de l’ADD.
Jean-Loup
Schaal, le vice-président de l’ardhd, a remercié l’ARD pour
l’invitation reçue et a rappelé dans quelles circonstances
l’ardhd a commencé sa mobilisation aux côtés des Djiboutiens
victimes de la dictature dans leur pays. L’ardhd a joué un
rôle dans la défense des droits de l’homme et privilégie le
partenariat avec les militants. Le site internet de l’ardhd
sert de vecteur à cette cause avec 3000 à 4000 connections par
jour. M. Schaal rappelle que l’ardhd a beaucoup œuvré pour la
défense des demandeurs d’asile et des réfugiés djiboutiens
en France. Un remerciement chaleureux a été adressé à Omar Ali Gabassé, qui a travaillé à la venue des réfugiés djiboutiens
en France. M. Schaal a révélé que le site de l’ardhd souvent
coupé à Djibouti, restait consulté par des
voies détournées.
Laurence
Davidovitch, présidente de Survie-Paris, a présenté la
genèse de l’association Survie et son engagement dans la
lutte contre le phénomène de la Françafrique. C’est dans ce
cadre que Survie-Paris s’est impliquée dans l’affaire Borrel,
du nom du magistrat français assassiné à Djibouti en 1995.
C’est donc à partir de l’affaire Borrel, que la présidente
de Survie-Paris s’est intéressée à Djibouti et à la Corne de
l’Afrique, une région peu connue en France. Lorsque le Medef
s’était rendue à Djibouti, Survie-Paris a mené une campagne
d’information sur Djibouti, a rappelé Mme Davidovitch.
L’association prépare actuellement un article de presse sur
la visite surprise du président Sarkozy à Djibouti, qui sera
publié sur le site de l’ardhd.
A la fin des
interventions programmées, l’assistance a engagé une série
de questions réponses. Le délégué plénipotentiaire de l’ARD
a rappelé à cette occasion que la mobilisation de la diaspora aujourd’hui
faisait écho à la décision de l’ARD de se mobiliser à Djibouti
en 2010.
Le
vice-président de l’ARD Mahdi Ibrahim a conclu la séance en
rappelant que la réunion ne devait pas en rester là et qu’il
appartenait à chacune et à chacun d’être l’ambassadeur de
cette lutte, même si la responsabilité des acteurs
politiques est la plus grande dans le rôle à jouer.
A 19 heures
la réunion touchait à sa fin, alors que les derniers mots
portaient sur l’échange des coordonnées afin de consolider
les liens et de rééditer la rencontre dans un délai de
quatre à six semaines.
Maki
Houmedgaba
Lettre ouverte de la LDDH au chef de l'Etat
|

Le Président |
LETTRE OUVERTE
AU CHEF DE L'ETAT
REPUBLIQUE DE DJIBOUTI |
Djibouti, le 1er février 2010
Excellence,
Je tiens à vous rappeler qu'à la fin de l'année 1999
jusqu’au 7 janvier 2000 (un mois avant la signature de Paix
à Paris), la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)
avait à maintes reprises exhorter le nouveau pouvoir à
ouvrir le dialogue avec l'opposition armée afin de mettre
fin au conflit civil qui n'avait que trop duré.
Cet appel a
été entendu puisque votre nouveau gouvernement de l'époque a
signé deux Accords de Paix avec le FRUD-armé de feu regretté
Ahmed Dini.
Cette paix
que votre Gouvernement, avec le soutien de l’Union
Européenne, des USA et de bon nombre de pays amis de la
Communauté internationale, a signé avec le Frud-armé
l’Accord de Paix du 12 mai 2001.
Il est
déplorable d’avoir constaté que votre gouvernement ait violé
cet Accord et qu’ensuite l'autre partie l'ait dénoncé !
Cela c'est
du passé et c'est l'avenir de notre pays qui inquiète au
point tous les Défenseurs des Droits de l’Homme en
particulier la Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme (LDDH)
au regard de la zone de très fortes turbulences que traverse
notre Patrie, car le spectre de la guerre civile est là sur
tout notre Territoire et frappe sourdement aux portes de la
capitale...
C'est
pourquoi, nous réitérons notre appel d’urgence, une semaine
avant le 7 février 2010, 10ème anniversaire de la
signature de Paix à Paris, pour :
• Le
strict respect du dernier accord de paix signé le 12 mai
2001 ;
• une
rapide nouvelle orientation politique en vue des élections
libres, équilibrées, équitables et concertées avec tous les
dirigeants politiques, sans discrimination aucune ;
• un
dialogue ouvert à tous sans distinction aucune, car la
situation et les priorités politiques l'exigent.
Dans le contexte actuel très sensible, il est urgent d’agir
vite car vous êtes le premier Magistrat, garant du respect
de la Constitution et la première autorité habilitée
d'initier un dialogue franc et sincère avec toutes les
Forces de l’Opposition, qu'il serait condamnable d'ignorer,
afin d’éviter à les pousser dans leurs derniers
retranchements ce qui ouvrirait la voie dangereuse de la
violence politique déjà latente et au chaos qui ne peuvent
qu’engendrer des recours aux répressions violentes
difficilement maîtrisables à long terme.
A nouveau en
cette fin de mandat agité, l'histoire et la paix civile vous
interpellent directement !
Il vous
appartient de prendre à nouveau une Décision politique
courageuse dans le cadre de la prévention d’un nouveau
conflit imminent !
Cette
initiative personnelle entre dans le cadre de nos missions
de prévention et de résolution des conflits et n'a d'autre
objectif que d'apporter la contribution de la Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) à la définitive
restauration de la Paix civile et la concorde nationale
aujourd'hui plus gravement menacées qu'hier !
Dans
l'espoir qu'une oreille attentive sera cette fois encore
prêtée à cet appel, je vous prie d'agréer, Excellence,
l'expression de mes sentiments déférents !
NOEL ABDI
Jean-Paul
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