Dernières nouvelles - Édition en Ligne de Novembre 2011

        

                              Alliance                    « La seule vraie politique est la politique du vrai » EDGAR FAURE
                         Républicaine
               
pour le Développement

 Directeur de publication : Mohamed Ali Abdou.   Codirecteur : Mahdi Ibrahim A. God.   Email : realite_djibouti@yahoo.fr


S  o  m  m  a  i  r  e

JE SIGNE la pétition pour la libération des prisonniers politiques de Djibouti



Djibouti, le  23 novembre 2011

Communiqué de presse

L’ARD condamne l’hystérie répressive d’une dictature aux abois

La gendarmerie et la police politique ont arrêté ces derniers jours des opposants et des personnalités religieuses critiques envers le régime corrompu du potentat local.

Outre nos camarades Farah Abadid Hildid et Houssein Robleh Dabar, démocrates habitués des geôles de la dictature, le premier flic du pays a fait également arrêter le juge Mohamed Cheik Souleiman Cheik Moussa, déjà sanctionné en mars 2011 pour avoir fait libérer une quarantaine de personnes injustement détenus après les manifestations du 18 février dernier. 

Face aux multiples provocations, intimidations et aux atteintes quotidiennes aux droits fondamentaux, les Djiboutiens doivent manifester en masse leur  ras-le bol général de manière responsable et solidaire dans toutes les rues de la Capitale et des  villes de l’Intérieur.

Il en va de notre dignité et de notre survie !

L’Alliance Républicaine pour le Développement demande la libération immédiate des démocrates et de toutes les personnes injustement détenues pour délit d’opinion.

La victoire est proche ! Mobilisons-nous !

Le Président de l’ARD

Ahmed Youssouf Houmed

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Communiqué de presse : l’ARD appelle à la mobilisation contre la tyrannie

 Djibouti, le 18 novembre 2011

Communiqué de presse 

L’ARD appelle à la mobilisation contre la tyrannie

Depuis les manifestations historiques du premier trimestre 2011 contre son troisième mandat illégal, le despote rejeté par une écrasante majorité de notre Peuple s’arc-boute à son pouvoir illégitime et s’enlise chaque jour un peu plus dans la répression.

La réduction du peu d’espace démocratique conquis par les forces de l’opposition nationale au cours des décennies 1990-2000, la généralisation des intimidations, arrestations arbitraires ou encore les tentatives de clonage, voire la dissolution programmée des associations indépendantes nous imposent plus que jamais une urgence incontournable : faire de nouveau parler toutes les rues de toutes les agglomérations de notre cher pays martyrisé, de manière responsable, solidaire et déterminée.

LA MOBILISATION CITOYENNE CONTRE LA DICTATURE

DOIT IMPERATIVEMENT REPRENDRE !

En acculant la grande majorité des Djiboutiens au chômage, à l’insécurité et à la pauvreté, le dictateur autiste espère par la terreur inscrire son régime irresponsable dans la durée pour continuer à piller au grand jour et en toute impunité.

Cette gouvernance chaotique a déjà mis notre pays à terre et cherche également à nous mettre à genoux : aucune passivité de notre part ne permettra que cette calamité perdure !

L’Alliance Républicaine pour le Développement appelle le peuple djiboutien et toutes les forces démocratiques nationales, où qu’elles se trouvent, à une vigoureuse mobilisation citoyenne contre la tyrannie, synonyme de prédation, régression et paupérisation.

L’ARD demande également aux grandes nations démocratiques militairement présentes à Djibouti de ne pas cautionner par leur silence ou complaisance les dangereuses dérives autoritaires d’un régime policier  à contre-courant de l’Histoire.

La Victoire est proche ! Mobilisons-nous !

Le président de l’ARD

Ahmed Youssouf Houmed


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Six mois après avoir remporté l’élection présidentielle, le président djiboutien Omar Guelleh, voit son pays confronté à une crise économique (augmentation des prix des matières premières, y compris le Khat !) et à des troubles qui semblent s’éterniser, s’éterniser…

Répressions : Le 18 février 2011, la capitale Djiboutienne voyait un rassemblement de 40 000 personnes pour demander la fin de la mandature Guelleh. Six mois plus tard, les manifestations (beaucoup plus petites) se poursuivent, mais les actes de répression « et de détention arbitraire, de pratique de la torture » se poursuivent selon la Fédération internationale des Ligues des Droits de l’Homme. D’ailleurs, très clairement le Président Guelleh craint que le « printemps arabe », ne vienne s’abattre dans son Etat, d’où l’interdiction de toute manifestation !

Les législatives se profilent (2012) et une nouvelle fois les Etats-Unis souhaiteraient voir l’organisation Democracy International, être présente pour surveiller la réalisation en toute légalité de cette élection (ONG expulsée lors des élections présidentiel d’avil 2011…). Mais pour la première fois, la France souhaiterait elle aussi « contrôler » son bon déroulement via une ONG dont le nom n’est pas connu à ce jour. Cette volonté française est loin de satisfaire le président Guelleh qui a souhaité le faire savoir à l’Ambassadeur de France Mr René Forceville… un nouvel écueil dans les relations franco-djiboutiennes ? En tout cas, celui-ci vient s’ajouter à l’affaire Borrel et peut-être aussi à cause du site du Ras Doumeira, des hauteurs qui surplombent la Mer Rouge (région d’Obock). Selon les informations dévoilées par l’organisation Survie, qui s’appuie sur un câble de Wikileaks, ce bout de terre, qui pourrait donner lieu à de nouveaux accrochages armés entre Djibouti et l’Érythrée, est également plus ou moins revendiqué par la France ; La faute aux errements de l’histoire coloniale…

La France vient depuis le 1er septembre, dans le cadre des accords de défense entre la France et la République de Djibouti, déployer quatre Mirage 2000-5 (en remplacement des quatre Mirage 2000-C). Ces accords, conclus le 27 juin 1977, sont d’ailleurs en pleine renégociation outre le loyer de la base qui devrait augmenter, Djibouti souhaiterait voir la formation de ses militaires être renforcée.

L’Affaire Bernard Borrel : Voilà seize ans que ce Juge français a été lâchement assassiné et toujours pas de coupable devant la justice. La faute à qui ? Evidemment au couple politique franco-djiboutien qui depuis 1995 a été au pouvoir (pour Djibouti c’est facile, c’est le Président Guelleh et pour la France, les responsables de Gauche comme de Droite ont eu le pouvoir dans les mains !), mais aussi au fameux « Secret Défense », qui empêche la justice française d’avancer pleinement. Il serait sans doute temps que les parlementaires français se saisissent pleinement de ce Secret Défense et travaillent sur ce principe, qui est mis en avant dès qu’un homme meurt, alors qu’il travaillait sur des affaires pouvant mettre en cause, semble t-il la diplomatie, des militaires, ou des responsables politiques français…

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LDDH : Note d'information du 7 novembre 2011 "Non aux mascarades électorales"

Le Président

Note d'information du 7 novembre 2011

Non aux mascarades électorales !

Oui au pluralisme intégral !

Oui à des élections organisées par un Gouvernement de Salut National !

 

«  Le pouvoir djiboutien doit arrêter sa fuite en avant et stopper immédiatement les violations des droits de l’Homme afin de permettre aux djiboutiennes et aux djiboutiens de manifester librement sans craindre d’être arrêtés, détenus et torturés comme c’est le cas actuellement » a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.

Lors de son discours, à l’occasion de la Grand fête l'AÏD-EL-ADHA, fête du sacrifice, ponctué de promesses mirobolants, qui ne se réalise jamais, nous avons encore constaté que l’Individu Ismaël Omar Guelleh qui a encore usurpé le pouvoir par un Coup d’Etat Militaro-Electoral du 8 avril 2011, personnifie l’échec de la régression de notre pays.

Il est bon de rappeler que pendant trente ans, cet individu passible de Crimes Organisés et appartenance à des cellules de la mafia transrégionale, a organisé avec l’appui de certains éléments des Forces de Sécurité et accapare non seulement le pouvoir, mais aussi les Fonds et les Biens de l’Etat et ceci toujours comme d’habitude, par les mêmes méthodes. Et pourtant la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), qui suit parfaitement les dangers de la dictature djiboutienne, avait dénoncé vivement les conditions intolérables des conditions du déroulement des élections.

D’autres Organisations Internationales des Droits de l’Homme comme Amnesty International, Human Rights Watch et régionales comme le Réseau de East and Horn of Africa Defenders, UIDH, ainsi que Reporters Sans Frontières et Survie qui suit actuellement les détournements de l’aide Française et Européenne ont, à maintes reprises, dénoncé les situations dramatiques en République de Djibouti. 

Les alertes de la LDDH et de l’ARDHD ainsi que de tous les Djiboutiens de l’Europe en Amérique sans oublier les résistants Djiboutiens à Ottawa (Canada) commencent à faire bouger l’opinion Internationale et Nationale, fragilisant de jour en jour ce régime dictatoriale sans foi ni loi.

Alerte sur les pseudos élections, pour les dites élections régionales et cantonales

Par décret n° 2011-018/PR/MI portant convocation du corps électoral et fixant la date des élections régionale et communales… (En information ci-après) l’individu issu d’un Coup d’Etat Electoral a fixé  au vendredi 20 janvier 2011, et la date de dépôts au 10 décembre 2011. 

Bref aperçu de la décadence politique, économique et sociale

L’incompétent et inconscient dictateur encore au pouvoir, continue encore à  « loger le diable dans la bourse de l’Etat », si bien que les Travailleurs Djiboutiennes et Djiboutiens n’ont plus d’argent, tandis que la Banque Centrale et le Trésor National « s’en vont au safran ». A quand la cessation de paiement définitif aux fonctionnaires et agents de l’Etat, à quand la dévaluation fatale pour l’avenir de notre pays, car les risques d’une dévaluation de la monnaie de notre République Djibouti planent d’une manière inquiétante.

Sur les élections régionales et communales.

C’est dans un sale climat politique et social que nos compatriotes ont fêté dans leur pays dans l’inquiétude quant à leur avenir. Pas de doute les prochaines élections, fanfaronnées par le dictateur-usurpateur sont pour la quasi majorité des électeurs et électrices des élections tronquées qui resteront « pourri jusqu’à l’os » tant que ce dictateur est au pouvoir.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dans le cadre de la Prévention des conflits demande au préalable le départ immédiat du Dictateur et l’instauration d’un Gouvernement de Salut national avec toutes les composantes de notre nation en danger.

En effet, aucune élection viable ne peut avoir lieu tant que ce dictateur avec sa clique au pouvoir et ses éléments des Forces armées de répression seront là pour diriger à leur guise les résultats des élections. Ces impositions par la peur et la terreur ne peut, obligatoirement, qu’engendrer une guerre civile qui risque de déboucher sur un conflit tribal comme en Somalie avec les Seigneurs de Guerre puis avec les Forces tueuses d’Amisson avec encore aujourd’hui les forces tueuses du Kenya et demain de Djibouti sans négliger les Forces coloniales de Washington à Paris via Londres, qui massacre dans le silence et l’Impunité la plus totale car déjà ces Puissances opèrent par des bombardements inadmissibles des populations civiles en République de Somalie et en Ogaden.

Quant à la crédibilité et la transparence des élections, le prochain Gouvernement de Salut national devra s’atteler sur les points suivants et la LDDH ne peut que proposer l’application d’un plan d’urgence afin de mettre en place une réelle Démocratie conformément à la Constitution issue du Référendum du 4 septembre 1992 et conformément à la Loi Organique sur les élections, ainsi que la loi relative à la Liberté de Communication toutes les deux de la même année 1992.

Propositions de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)

Toutes les élections Législatives et celles des Régionales et Communales devront avoir pour base des proportionnels INTEGRALES. L’application pure et simple des 9 points déjà proposés le 9 octobre 2004 par l’UAD, Union des Partis de l’Opposition nationale, à savoir :

1) La refonte des listes électorales qui doivent refléter la réalité du corps électoral tel qu’il est actuellement ;

2) L’établissement de ces listes par bureau de vote dans les régions de l’Intérieur,

3) La publication de toutes les listes électorales mises à la disposition de tous les partis politiques ;

4) La mise en place d’une véritable Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), composée à parité égale de représentants de l’Opposition et de représentants des partis au pouvoir, sous la présidence d’une personnalité indépendante acceptée par les deux parties ;

5) L’élaboration conjointe (Opposition/Gouvernement) du Statut Spécial de la Capitale ;

6) La modification de Loi relative aux élections dans ses articles 27 et 54, portant sur la proclamation des résultats et la remise des Procès-verbaux, consécutive au dépouillement du résultat des scrutins. Désormais, pour une réelle transparence des élections, chaque partie devant disposer de son exemplaire de PV et les résultats proclamés par la CENI ;

7) L’abandon pur et simple des pratiques de l’ancien système du parti unique dans la désignation des assesseurs par le pouvoir. Ces assesseurs devant représenter les parties en compétition ;

8) L’accès libre et équitable des partis politiques aux médias publics ;

9) L’amendement et l’application effective de la loi de 1992 sur la communication qui autorise l’ouverture de radios et de télévisions libres.

Bref commentaire sur le décret ci-après

Comme vous pouvez le constater ce Décret est une insulte non seulement pour notre Peuple mais aussi pour les Chancelleries de la Place à qui on demande d’envoyer des Observateurs Internationaux. Il est de notre devoir de souligner quelques points qui prouvent la mauvaise foi d’un régime dictatorial à la phase de l’agonie.

-Dans les visas, la Constitution citée est celle de 1992 et non celle votée par les mal élus à ses ordres. On a l’impression que seul l’article 23 modifié pour un 3ème mandat illégal et anticonstitutionnel était le but du dictateur pour continuer à voler les Fonds publics, à brader les Biens Sociaux et à pirater les ressources et aides Sociales et que maintenant pour la consommation internationale on revient à la Constitution populaire de 1992.

Insultes à l’égard des électeurs, mais aussi des partis Politiques de l’Opposition qui ne sont jamais associés par ces décisions unilatérales du dictateur-usurpateur. Insulte pour les tous les candidats qui n’ont qu’un bref délai pour préparer leur candidature et ce avant le 10 décembre 2011 prochain à midi. Toutes les structures des mascarades et les mêmes méthodes d’étouffements, des répressions, des tortures et des disparitions forcées, du musèlement de la Justice et de la paralysie de la Presse libre etc. sont là, tandis que l’explosion sociale est à nos portes.

La Ligue Djiboutienne est très préoccupée par l’imminente conflit interne si le dictateur refuse à partir afin qu’un Gouvernement de Salut National puisse mettre rapidement en place toutes les structures d’élections libres comme en Tunisie aujourd’hui, demain comme en Egypte, au Yémen et à Djibouti.

Aux Forces Vives Djiboutiennes de continuer sans relâche à faire parler la Rue comme en Tunisie, afin d’acculer le dictateur à partir, le traduire en Justice pour Haute Trahison et Crimes contre l’Humanité.

NOEL ABDI Jean-Paul

Décret du 13 octobre 2011

Décret n°2011-0187/PR/MI portant convocation du corps électoral et fixant la date des élections régionales et communales ainsi que les dates de dépôt des candidatures

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DU GOUVERNEMENT

VU La constitution du 15 septembre 1992 ;
VU La Loi n°174/AN/02/4ème L portant décentralisation et statut des régions du 07 juillet 2002, et notamment son article 9.
VU La Loi n°122/AN/92/2ème L du 1er 2005 portant statut de la ville de Djibouti ;
VU La Loi n°1/AN/92/2ème L du 15 septembre 1992 relative aux parties politiques en République de Djibouti ;
VU Le Décret n° 93-0023/PRE du 29 mars 1992 fixant les modalités d'établissement des listes électorales ainsi que les conditions de délivrance et de validité des cartes d'électeurs ;
VU Le Décret n°2011-0066/PRE du 11 mai 2011 portant nomination du Premier Ministre ;
VU Le Décret n° 2001-0067/PRE du 12 mai 2011 portant nomination des membres du gouvernement ;
SUR Proposition du Ministre de L’Intérieur.

DECRETE

Article 1er : La date du premier tour des élections régionales et communales est fixée au vendredi 20 janvier 2012.

Article 2 : Les électeurs inscrits préalablement sur les listes électorales, telles qu'elles ont été arrêtées par les Préfets au 05 septembre 2011 sont appelés à participer au premier tour du scrutin le vendredi 20 janvier 2012.

Article 3 : Le scrutin est ouvert de 06H00 du matin à 18H00 du soir sur l'ensemble du territoire de la République.

Article 4 : Dans l'éventualité où l'élection n'est pas acquise au 1er tour, un second tour sera organisé dans les mêmes conditions le vendredi 10 février 2012 pour le 2ème tour.

Article 5 : Les dates de dépôts des candidatures sont fixées au plus tard le samedi 10 décembre 2011 à midi pour le premier tour et le samedi 28 janvier 2012 pour le 2ème tour.

Article 6 : Le présent décret sera enregistré, exécuté partout où besoin sera et publié au Journal Officiel de la République.

Fait à Djibouti, le 13 octobre 2011

Le Président de la République,
chef du Gouvernement
ISMAÏL OMAR GUELLEH

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BONNE FETE DE L'AÏD-EL-ADHA AU PEUPLE DE DJIBOUTI

En particulier aux  Djiboutiennes et Djiboutiens opprimé(e)s

En ce jour de la grande Fête de l'AÏD-EL-ADHA, tous les membres de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) se recueillent en ce jour de prière pour prier DIEU TOUT-PUISSANT, afin de guider nos pas dans l’unique objectif de nous libérer, tous en même temps, du néocolonialisme sous la couverture d’un dictateur sanguinaire passible de Crimes de Guerre, de Crimes de Génocide en Somalie du Sud, de Crimes Organisés et d’association à la Mafia Transrégionale dans toutes la Corne d’Afrique, tous ces Crimes détruisent notre pays mais aussi le Peuple frère de la République de Somalie.

Demain nous reviendrons sur la nécessité à redoubler d’effort pour que nos souhaits deviennent la réalité de demain.

En tant que Défenseur des Droits de l’Homme, nous ferons aussi des propositions concrètes afin de poursuivre, de mettre fin et d’enterrer ce régime moribond en décomposition.  

ALLAH U AGBAR

DIEU EST GRAND

NOEL ABDI Jean-Paul

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LDDH : Diffusion d'information du 6 novembre 2011

DIFFUSION D’INFORMATION DU 6 NOVEMBRE 2011

DJIBOUTI

observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'homme

rapport annuel 2011

En 2010-2011, le champ d’action de la société civile est resté limité par une répression quasi constante des autorités en amont de l’élection présidentielle d’avril 2011.

Plusieurs centaines de syndicalistes ont été arrêtés, ainsi que deux membres de la Ligue djiboutienne des droits humains. Une organisation internationale travaillant au bon déroulement du processus électoral a également été expulsée.

Contexte politique

Sans aucune surprise, le Président djiboutien Ismaïl Oumar Guelleh, au pouvoir depuis 1999, a remporté les élections présidentielles du 8 avril 2011. Cette candidature pour un troisième mandat, qui a été rendue possible grâce à une modification de l’article 23 de la Constitution amendée par le Parlement le 19 avril 2010 supprimant la limitation des mandats présidentiels, a déclenché de fortes réactions de la part de l’opposition et de la société civile, engendrant un climat préélectoral tendu et violent. Des manifestations populaires sans précédent dans l’histoire du pays, ont ainsi été organisées en 2010 et 2011 afin de contester les conditions non transparentes de l’organisation du scrutin ainsi que la légalité des amendements constitutionnels.

Le Gouvernement a répondu à cette contestation par l’interdiction de toute manifestation et par des arrestations, des détentions et des procédures pénales arbitraires à l’encontre des manifestants pacifiques.

Ainsi, les 5 et 18 février 2011, deux manifestations ont été dispersées avec violence par les forces de l’ordre qui ont eu recours aux gaz lacrymogènes, balles en caoutchouc mais aussi à des balles réelles, occasionnant la mort d’au moins neuf personnes, des centaines de blessés et d’arrestations.

Cette situation a poussé tous les partis d’opposition à boycotter, une fois de plus, l’élection présidentielle.

Dans ce contexte, le champ d’action des représentants de la société civile, y compris celui des organisations internationales, est resté limité en 2010-2011.

1 / Le 5 février 2011, plusieurs manifestants ont été arrêtés et conduits à la prison de Gabode et au centre de rétention de Nagad, dont la fonction officielle est de retenir les personnes visées par une reconduite à la frontière mais qui est régulièrement utilisé pour détenir arbitrairement des personnes jugées critiques envers le pouvoir. Une centaine de personnes a par ailleurs été arrêtée le lendemain de la manifestation du 18 février, dont trois leaders de l’opposition. Le 27 février 2011, 40 des prévenus ont été acquittés et le 6 mai 2011, 39 autres prévenus ont été libérés. Fin avril 2011, 45 personnes restaient détenues dans le cadre de ces deux manifestations. Cf. Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH).

Atteintes à la liberté de rassemblement pacifique et harcèlement judiciaire à l’encontre de deux défenseurs des droits de l’Homme ayant apporté leur soutien à des manifestants détenus.

En 2010, le Gouvernement a illustré son refus de mettre en œuvre les recommandations du Conseil des droits de l’Homme portant sur la garantie de la liberté syndicale2 par la répression de mouvements de protestation sociale. Par exemple, le 7 mars 2010, au cours d’une manifestation pacifique organisée devant le ministère des Transports de la ville de Djibouti par l’Union djiboutienne du travail (UDT) et l’Union générale des travailleurs djiboutiens (UGDT) afin de réclamer le paiement de trois mois d’arriérés de salaires non versés par les autorités aux agents du chemin de fer, 90 syndicalistes ont été arrêtés par les forces de police du ministère de l’Intérieur.

Tous ont été conduits au centre de rétention de Nagad, avant d’être libérés le jour même sans qu’aucune charge ne soit retenue à leur encontre.

Le 6 mars au matin, une manifestation aux revendications similaires s’était déjà tenue aux abords de la gare de Djibouti et avait également abouti à l’arrestation de plus d’une centaine de syndicalistes par les forces de police.

Ces derniers avaient été incarcérés au centre de Nagad et libérés le soir même, sans qu’aucune charge ne soit retenue à leur encontre.

Par ailleurs, dans le contexte du musèlement de toute voix contestataire ayant accompagné la campagne électorale, deux membres de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) ont fait l’objet d’un harcèlement judiciaire pour avoir apporté leur soutien aux manifestants arrêtés le 5 février 2011 lors de la manifestation d’étudiants et de lycéens contre la politique d’éducation du Gouvernement. Ainsi, M. Jean-Paul Noël Abdi, président de la LDDH, soumis par ailleurs à un harcèlement constant de la part du Gouvernement depuis plusieurs années3, a été empêché par les autorités de rendre visite aux personnes détenues dans la prison de Gabode suite aux arrestations qui se sont déroulées lors de cette manifestation.

Il avait également dénoncé l’arrestation le même jour de son collègue, M. Farah Abadid Heldid4. Le 9 février 2011, après avoir rendu visite au procureur afin de s’enquérir de la situation de son collègue, M. Noël Abdi

2 / Cf. rapport annuel 2010.

3 / Fin avril 2011, une procédure judiciaire pour “diffamation” restait pendante à l’encontre de M. Noël

Abdi après qu’il eut déclaré en 2007 que les forces de sécurité étaient complices de l’assassinat en 1994, de sept personnes. Une autre procédure à son encontre restait pendante pour “injure publique à l’autorité judiciaire” devant la Cour suprême, pour avoir critiqué en 2009 le manque d’indépendance de la justice.

4 / M. Abadid Heldid a été arrêté en l’absence de mandat par des éléments de la gendarmerie nationale alors qu’il se trouvait au siège du Mouvement pour le renouveau démocratique et le développement (MRD), un parti membre de la principale coalition d’opposition. Conduit dans les locaux de la brigade de recherche de la gendarmerie nationale à Djibouti-ville, il a été victime d’actes de torture et de mauvais traitements pendant quatre jours, sans avoir accès à son avocat ni à un médecin.  par les agents de la gendarmerie nationale qui répondaient aux ordres du  même procureur. Le jour même, MM. Noël Abdi et Abadid Heldid ont été déférés devant le parquet de Djibouti et accusés de “participation à un mouvement insurrectionnel” sur la base des articles 145 et 146.4 du Code pénal, qui prévoit jusqu’à quinze ans de réclusion criminelle et une amende de 7 000 000 francs djiboutiens (environ 27 222 euros)5. Ils ont ensuite été placés sous mandat de dépôt et détenus à la prison de Gabode. Suite à un malaise le 17 février, M. Nöel Abdi, qui souffre de diabète et de problèmes cardiaques, a été libéré le 21 février sous contrôle judiciaire pour raisons de santé. Le 22 mars 2011, la juge d’instruction a accepté la demande de mainlevée qui avait été introduite par son avocat. Le 27 mars, le procureur a fait appel de cette décision, compromettant ainsi la participation de M. Nöel Abdi aux travaux de l’assemblée générale du Réseau des défenseurs des droits de l’Homme de l’est et de la corne de l’Afrique tenue du 29 au 30 mars 2011 à Kampala, en Ouganda. Le 31 mars 2011, la Cour d’appel a finalement confirmé la levée du contrôle judiciaire à son encontre.

En revanche, M. Farah Abadid Heldid se trouvait toujours écroué fin avril 2011 à la prison de Gabode, sa demande de liberté provisoire ayant été rejetée par la chambre d’accusation de la Cour d’appel.

Expulsion d’une organisation internationale travaillant au bon déroulement du processus électoral

Dans le contexte de la période pré-électorale, une organisation internationale travaillant au bon déroulement du processus électoral a été expulsée de Djibouti. Ainsi, le 4 mars 2011, après avoir déployé plusieurs missions d’observations pré-électorales et avoir publié plusieurs rapports, Démocratie internationale (Democracy International - DI), une organisation financée par l’Agence américaine pour le développement international (USAID) qui avait fourni des experts à l’administration djiboutienne pour l’assister dans la préparation du scrutin, a été accusée par le Gouvernement de Djibouti de partialité et d’être une “organisation illégale” appuyant les activités “séditieuses” de l’opposition, car elle avait appelé le Gouvernement à respecter les droits de ses citoyens, dont le droit aux libertés de réunion pacifique et d’expression et la possibilité de participer à un scrutin libre et équitable. Le 5 mars 2011, le Gouvernement djiboutien a expulsé DI, qui a été obligée de quitter le pays un mois avant le scrutin présidentiel 6.

5 /  Ces accusations seraient dues essentiellement à des témoignages peu fiables et contradictoires tentant de prouver leur soutien à la manifestation du 5 février 2011.

6 / Cf. LDDH.

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La FIDH dénonce la répression à Djibouti

Djibouti : répression tous azimuts mais en silence

FIDH, 4 novembre 2011

La FIDH et son organisation membre à Djibouti, la LDDH, dénoncent la répression illégale de toutes les voix qui protestent contre le mode de gouvernance des autorités : multiplication des arrestations et détentions arbitraires, pratique de la torture, liberté d’expression niée... Nos organisations exhortent les autorités djiboutiennes à mettre un terme à ces pratiques contraires aux engagements de l’État djiboutien et à relâcher dans les plus brefs délais les prisonniers politiques.

Six mois après l’élection présidentielle qui a vu le président Omar Guelleh reconduit pour un troisième mandat après une élection-mascarade, le bilan de la répression post-électorale s’alourdit de semaines en semaines. Ainsi, le 16 octobre dernier, plusieurs dizaines de jeunes diplômés chômeurs issus de l’Université de Djibouti ont été interpellés lors d’une manifestation à la Place Lagarde à Djibouti-ville appelant à une politique sociale d’emploi. Placés en garde à vue au centre de rétention de Nagad, 32 des jeunes interpellés ont été déférés devant la justice et placés aussitôt sous mandat de dépôt à la prison centrale de Gabode. Le verdict a été mis en délibéré et devrait intervenir dans les prochains jours.

«  Le gouvernement djiboutien doit procéder à la libération immédiate de tous les jeunes et tous les prisonniers politiques qui sont actuellement emprisonnés à Djibouti. Le gouvernement à l’obligation de se conformer aux engagements pris en matière de protection des droits humains » a déclaré Jean-Paul Noël Abdi, président de la LDDH.

Le 18 septembre 2011, quatre prisonniers politiques, MM.Hassan Amine, Ismaël Hassan Aden dit Madheedh, Ismaël Abdillahi Doualeh dit Sitiin et Abdi Osman dit Indabuur, ont entamé une grève de la faim pour protester contre leur arrestation et détention arbitraire depuis le 8 août, sous l’accusation fallacieuse de « participation à une insurrection armée ». M. Hassan Amine, qui est membre de la direction du Parti djiboutien pour le développement (PDD), a été arrêté à son domicile à Randa [1]. Il serait en réalité poursuivi pour avoir rendu visite à des prisonniers politiques et en particulier d’avoir fourni des médicaments à Mohamed Ahmed dit Jabha, privé de soins ; pour avoir dénoncé des arrestations arbitraires et tortures de civils dans le Nord du pays ; et enfin pour avoir joué un rôle actif dans l’organisation de la manifestation de 18 février 2011. Ismaël Hassan Aden dit Madheedh, qui est militant du PND, serait poursuivi pour son rôle, très actif, dans la mobilisation pacifique contre le pouvoir. Il aurait été torturé lors de sa détention par des gendarmes. Ismaël Abdillahi Doualeh dit Sitiin, distribuait le seul journal d’opposition, La République, journal du parti PND d’Aden Robleh Awaleh. Il était constamment harcelé par la police et aurait été torturé à la Section de Recherche et de Documentation (SRD). Abdi Osman dit Indhabuur, cadre de l’Union pour la Démocratie et la Justice (UDJ), a été arrêté en février 2011 à la suite de la grande manifestation, en raison de son rôle dans cette mobilisation. Il aurait lui aussi été torturé par des agents de la gendarmerie.

Depuis les grandes manifestations de février 2011 critiquant les manipulations constitutionnelles permettant au président sortant de briguer un troisième mandat et appelant à plus de liberté, la prison de Gabode et les geôles du régime ne désemplissent pas : opposants, défenseurs des droits de l’Homme, syndicalistes et autres citoyens ordinaires sont arbitrairement arrêtés, jetés en détention et souvent torturés. Outre les 4 grévistes de la faim, la prison centrale de Gabode, est le lieu de détention d’une vingtaine de prisonniers politiques tels que :

- Mohamed Ahmed Abdillahi, frère de l’opposant Mahdi Ahmed Abdillahi (mort le 14 avril 2009 à la prison centrale de Gabode), interpelé en mars 2009 à Djibouti-ville torturé et condamné à 5 ans de prison en juin 2010 ;
- Mohamed Hassan Robleh, militant du Mouvement pour le renouveau Démocratique (MRD), et Adan Mahamoud Awaleh, interpellés le 25 février 2011 à Djibouti-ville et torturés ;
- Hamoud Elmi Ahmed dit Gedaleh, militant de l’Union pour la démocratie et la Justice (UDJ), interpellé en février 2011 et torturé ;
- Mohamed Ahmed dit Jabha du Front pour la restauration de l’unité et la démocratie (FRUD), interpelé en mai 2010 au nord du pays et torturé ;
- Zakaria Awaleh, Mahdi Abdillahi, Zeinab Mohamed Robleh, Idriss Mohamed Robleh et leur père Mohamed Robleh, interpellés le 16 septembre 2011 pour avoir manifesté leur opposition en présence du président Guelleh dans la ville d’Ali-Sabieh au sud du pays où le président possède une résidence secondaire. Ils ont eux aussi été torturés ;
- Ahmed Aidahis, pasteur nomade, interpellé début 2011 et accusé de soutien au FRUD a été violemment torturé et remis en liberté depuis lors ;

A ces personnes, s’ajoutent 58 autres, qui ont été interpellées le 16 septembre 2011 lors de la manifestation d’Ali-Sabieh contre le président Guelleh. Détenues au poste de police de Galilé à la frontière avec l’Éthiopie pour avoir crié spontanément « mort à la dictature » sur le passage du président de retour de la mosquée, elles ont été libérées depuis lors.

La situation des défenseurs des droits de l’Homme demeurent aussi en suspens. Ainsi, M. Jean-Paul Noël Abdi et M. Farah Abadid Hildid, respectivement président et membre de la LDDH, qui avaient été arrêtés le 5 février 2011, et accusés de "participation à un mouvement insurrectionnel", sont toujours en attente de jugement. Ils encourent jusqu’à quinze ans de réclusion criminelle et une amende de 7 000 000 Francs djiboutiens [2] M. Farah Abadid Hildid, en liberté provisoire depuis le 23 juin 2011, a été torturé entre le 5 et 9 février 2011 par des membres de la SRD.

« Cette répression systématique contre les opposants et la population doit cesser » a déclaré Me Sidilki Kaba, président d’Honneur de la FIDH. « L’usage systématique de la torture contre les opposants politiques et les défenseurs des droits de l’Homme est une honte pour Djibouti et une pratique d’un autre temps. Les auteurs de ces tortures devront être poursuivis » a-t-il ajouté.

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Le Président

Brève information du 2 novembre 2011

Demain 33 jeunes, en majorité des étudiants et des lycéens, connaîtront le verdict rendu par
la justice à la solde du dictateur djiboutien

Demain jeudi, 3 novembre 2011, à trois jours de la grande fête musulman, trente trois «33) jeunes en majorité des Etudiants de l’Université, des Lycées et des CES, encore arbitrairement incarcérés à la sinistre prison de Gabode, entendront Madame la Présidente de la Cour correctionnelle, qui donnera lecture de son d élibéré

La Ligue djiboutienne des Droits humains (LDDH) continuera à suivre cette affaire, ainsi que tous les harcèlements des éléments à la solde du dictateur passible de crimes organisés, et de harcèlement à l’encontre des jeunes Djiboutiens (nes).

La Ligue djiboutienne des Droits humains (LDDH) dénonce vivement la disparition forcée de dimanche dernier 30 octobre 2011 du professeur d’histoire et géographie M. Issa dit Lapin, arrêté par des hommes en civils (certainement de la Police Politique aux ordres directs du Dictateur et directement dans son lieu de travail : le Collège d’enseignement secondaire (CES) mitoyen de l’agence de la Palmeraie de l’électricité de Djibouti (EDD) non loin de Balbala, alors qu’il venait juste de terminer un cours d’histoire sur l’ampleur de la d émocratie à travers le monde, notamment avec le printemps arabe et ceux contre les régimes dictatoriaux en Afrique.

Faut-il rappeler que le devoir d’un professeur d’histoire est d’enseigner aussi l’histoire contemporaine, mais ici on veut obliger les professeurs à ne parler que du dictateur usurpateur du pouvoir, par le récent coup d’état militaro-électoral du 8 avril 2011.

La Ligue djiboutienne des Droits humains (LDDH) est très préoccupée par les disparitions forcées, les tortures et les répressions constantes, l’interdiction in facto de la Presse Libre, de toutes formes de communication, d’expression et actuellement les répressions contre le corps des enseignants, afin de propager et d’instaurer la politique de peur et de terreur entretenue par un régime en décomposition.

NOEL ABDI Jean-Paul

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Conseil national des Droits de l'Homme. Communiqué sous la signature de son coordinateur, pour dénoncer les harcèlements et les répressions intolérables en République de Djibouti

RESOLUTION/1/CN/du 31 OCTOBRE 2011 du CONSEIL NATIONAL
Portant sur les harcèlements et les répressions intolérables en
République de Djibouti.

Le Conseil national des Droits de l’Homme de la LDDH s’est réuni le 31 octobre 2011 et a adopté la résolution suivante ;

  • Conscient que la situation sécuritaire s’empire de jour en jour du fait de la très mauvaise gestion des Affaires de l’Etat, et, du démantèlement des structures propres de l’Administration djiboutienne actuellement fondées sur des favoritismes et des bases tribales/ethniques ;
  • Conscient qu’aucune, Presse libre ou radio libre n’existe elles sont de facto interdites en République de Djibouti, malgré les dispositions de la Constitution du Référendum du 4 septembre 1992, ainsi que de la Loi de 1992 relative à la liberté de communication ;
  • Conscient que, la Justice de notre pays est totalement muselée par le ministère public et par un premier magistrat passible de crimes organisés et de détournements des Deniers publics, des biens sociaux et des bradages effrénés du patrimoine national et des immeubles de l’Etat ;
  • Conscient que, des éléments des forces de sécurité à la solde du Dictateur Ismaël Omar Guelleh sèment la peur et la terreur dans les quartiers par des violations souvent nocturnes des domiciles des citoyens djiboutiens et des étrangers sur notre sol ;
  • Rappelle qu’hier, 30 octobre 2011, une centaine d’étudiants, dont un étudiant en médecine et défenseur des Droits de l’Homme, Saïd HOUSSEIN ROBLEH membre très actif du Conseil national des Droits de l’Homme, Saïd HOUSSEIN est chargé de l’éducation et de la santé au sein du Conseil National.
    Tous ces étudiants en médecine ont voulu exprimé par un sit-in non loin de la présidence de la République de Djibouti et durant leur marche pacifique le dépérissement de l’enseignement primordial dispensé pour nos futurs médecins et cadre de demain (voir le Communiqué de Presse publié hier).

Tous ces étudiants en médecine sont incarcérés à Nagad, qui est gravement affecté par le choléra.

Par conséquent :

Le Conseil national des Droits de l’Homme de la Ligue djiboutienne des Droits Humains (LDDH) exige la libération immédiate de tous les étudiants de l’école de médecine incarcérés dans un lieu illégal dont l’école de police de Nagad qui est un centre de rétention et juridiquement aucune loi n’autorise à cette école de servir de centre de détention, par conséquent toutes ces séquestrations sont illégales.

Le Conseil national des Droits de l’Homme lance un Appel pressant à la communauté nationale et internationale de ne ménager aucun effort afin de mettre fin à ce régime moribond issu du Coup d’Etat militaro-électoral du 8 avril 2011.

NOEL ABDI Jean-Paul
Coordinateur du Conseil national des Droits de l’Homme.

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LDDH : Arrestation des futurs médecins, qui devraient être séquestrés à Nagad - Ecole de Police -

Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 30 OCTOBRE 2011

Arrestation des futurs médecins,
qui devraient être séquestrés à Nagad
Ecole de Police

Mais enfin, qui provoque les Universitaires Djiboutiens ?

Cette question fondamentale, n’a qu’une seule et unique réponse :
« les Voyous, encore au Pouvoir « !

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très préoccupée des risques des explosions sociales suite aux provocations et aux harcèlements intolérables et inadmissibles qui sont ordonnés par les voyous qui dirigent ce régime..

Aujourd’hui 30 octobre 2011, à 10 heures (Djibouti), une centaine d’étudiants de l'école de médecine de Djibouti (EMD) ont décidé de manifester pacifiquement en blouse banche (symbole du secours médical qui est portée par les Médecins Sans Frontières et les Médecins du Monde) en commençant par une marche pacifique devant l'hôpital général Peltier (HGP), puis en terminant pas un sit-in aux alentours du Palais présidentiel

Ces étudiants dénoncent le manque de professeurs à l’école et l'absence totale de professeurs encadreurs à l’hôpital. Ce sont les médecins qui ont la charge d'encadrer les étudiants durant leurs stages hospitaliers et ainsi d’autres attributions qui seront détaillées plus tard.

Les étudiants réclament que leur formation médicale soit conforme aux exigences d’un enseignement médical professionnalisé tant sur le plan théorique que sur le plan pratique dans un système de santé de qualité. De la qualité de leur formation dépend la vie, la santé de nous tous, et une assistance efficace aux personnes en danger. .

Ces carences et cette misère anarchique sont apparues depuis l'arrêt des dons de l’OMS (organisation mondiale de la santé) au motif que «l' appui technique et financier à la jeune école de médecine de Djibouti » avait été prévu en 1997 à la création de l'EMD, pour une durée de quatre années depuis 2007.

En conséquence l’EMD manque de liquidités et ne peut plus payer les professeurs. Il faut savoir que les professeurs sont des intervenants étrangers en mission temporaire qui ne consacrent que deux semaines à l'enseignement de leur spécialité, puis ils repartent dans leurs pays respectifs.

Ces professeurs viennent en majorité de Tunisie, dans le cadre d'un accord de jumelage entre la faculté de médecine tunisienne et l’EMD.

Voila grosso modo les causes profondes de la faillite actuelle de l’EMD.

NOEL ABDI Jean-Paul

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